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Full text of "Patrologia orientalis"

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PATROLOGIA  ORIENTAUS 


TOMUS  VICES1MUS  TERTIUS 


R.  GR AFFIN  -    F.  NAU 


PATKOLOGIA  ORIENTALIS 


TOMUS    VICESIMUS  TERTIUS 


I.  —  M.  BRIEKE.      ■ 

Les  Homiliae  Gathedrales  de  Severe  d'Antioche.  Home- 
lies  L XXX IV  ä  XC. 

II.  _  F.  NAU. 

Histoire  de  Babhadbesabba  'Abbaia.    Premiere  Partie. 

III.  —  I.  KRATCHKOVSKY  ET  A.   VASILIEV. 

Histoire  de  YAHYA-IßN-SA'in  d'Antioche.  Fascicule  II. 

IV.  —   S.  GREBAUT. 

Les  Pabai.ipomenes.  Livres  I  et  IL    Version   Ethiopienne. 


PARIS 

FIRMIN-DIDOT  ET  Cle,  1MPRIMEURS-EDITEURS 

LIBRAIRIE  DE  PARIS,  56,  RUE  JACOB 

1932 


LES  HOMILIAE  CATHEDRALES 

DE 

SEVERE  DANTIOCHE 

TRADUCTION  SYRIAQUE  DE  JACQUES  D'EDESSE 


(HOMELIES  LXXXIV  A  XC) 


PATR.    OH.   —   T.   XXIII.   —   F.    1. 


LES  H0MIL1AE  CATHEDRALES 


DE 


SEVERE  D  ANTIOCHE 

TRADUCTION  SYRIAQUE  DE  JACQUES  D'fiDESSE 
(suite) 


HOMELIES   LXXXIV  A  XG 

EDITEES     ET     TRAÜUITES     EN     FRANCAIS 


PAH 


MAURICE   BRIERE 


AVERTISSEMENT 


Nous  publions  dans  ce  fascicule  les  homelies  LXXXIV  ä  XG  de  Severe 
d'Antioche  d'apres  la  traduction  syriaque  de  Jacques  d'Edesse.  Comme  le 
second  volume  du  manuscrit  du  British  Museum  Add.  12  159  qui  a  servi  de 
base  ä  I'edition  des  homelies  precedentes  ä  partir  de  l'homelie  LH  se  termine 
par  Thomelie  XC',  il  n'est  pas  etonnant  qu'il  presente  pour  les  home- 
lies LXXXVII,  LXXXVIII  et  XC  des  lacunes  importantes  dues  ä  la  perte  de 
quelques  folios,  en  realite  de  huit  folios  (recto  et  verso).  Aussi  nous  avons 
du  emprunter  le  texte  de  ces  parties  manquantes  au  manuscrit  du  Vatican 
Sir.  nn  141,  auquel  jusqu'ici  nous  n'avions  demandc  que  des  variantes;  en 
effet,  etant  tombe  dans  le  Nil  lors  de  son  transport  du  monastere  de  Notre- 
Dame  dans  le  desert  de  Scete  ä  la  Bibliotheque  Vaticane,  il  est  toujours 
d'une  lecture  difhcile. 

Les  homelies  qui  sont  contenues  dans  ce  fascicule  sont  toutes  inedites. 
On  trouve  seulement  deux  passages  de  l'homelie  LXXXIV,  qui  contiennent 
des  citations  de  saint  Ignace  d'Antioche,  publies  par  W.  Cureton,  Corpus 
Ignatianum,  Londres,  1849,  pp.  217  et  248,  et  ä  sa  suite,  par  J.-B.  Lightfoot, 
The  Apostolic  Fathers,  2d  edition,  Londres,  1889,  Part  II,  p.  187,  une  traduction 
latine  de  l'homelie  LXXXVI  sur  saint  Antonie  dans  A.  Mai',  Scriptorum 
veterüm  nova  collectio,  t.  IX,  pp.  742-749,  et  un  emprunt  libre  ä  la  meme 
homelie  par  Moise  bar  Repha,  voir  O.  Braun,  Moses  bar  Kepha  und  sein  Buch 
von  der  Seele,  Fribourg-en-Brisgau,  1891,  pp.  112-114.  Pour  les  fragments 
grecs  de  ces  homelies,  voir  A.  Mai,  op.  dt.,  t.  IX,  pp.  725,  726,737,748,  et 
F.  Nau,  Quelques  nöuveaux  te.vtes  grecs  de  Severe  d'Antioche,  ä  l'occasion  d'une 
recente  publication,  Revue  de  l'Orient  chretien,  t.  XXVII,  pp.  3-30. 


N.  B.  —  La  pagination  entre  crochets  de  ce  fascicule  continue  celle  de  P.  0.,  t.  XX,  läse.  2. 
1.   Les   homelies   qui   sont    conservees  dans  le  second  volume   du   ms.   Add.   12   159  du  British 
Museum  ont  616  editees  et  traduites  eu  franoais  dans  la  Patrologia  Orientalis  .' 
par   R.  Duval,  Homelies  LII-LVII,  tome  IV,   l'asc.  1 ; 
par  M.  Briere,  Homelies  LVIII-LXIX,  tome  VIII,  fasc.  2; 
par  M.  Briere,  Homelies  LXX-LXXVI,  tome  XII,  fasc.  I ; 
par  A.  Kugener  et  E.  Triffaux,  Homelie  LXXVII,  tome  XVI,  fasc.  5; 
parM.  Briere,  Homelies  LXXVIII-LXXXIII,  tome  XX,  fasc.  2; 
par  M.  Briere,  Homelies  LXXXIV-XC,  tome  XXIII,  fasc.  1. 


L  =  British  Museum  Add.   12  150. 
V  =  Valican  n"  141. 


5 


Ji^/o  '^JttU-bol* 


J^-.,-     J^OO-,     JKjLJl     ),—     '^^ÄiJ     -.Jjtl&iCL^     K*l     j^»     Jj>:>/       —    TVS 

:\j-2)i  Uoo^-s  ypKio  ^Pxa_s  oot  P  ooto  :voo»\  K*l  )oc+J  Jjo—fcooo 
p  (_J^.ä-\  yOOiS.  .  »,nq^  )K\n°>\  )-=>V-o?  J'*-00  ^^\?  >-/  o»-5!  °<* 
IV-^~Jo-_d   p   i^^oixic  J-aj-O;   jffn  ^;   J_»^>oio   USc>\o    :t^.(.^>^o  ^ .  i  i\  \S 

1.  V  ^Um'-v  —  2.  V  in  margine  :  BairO.sio;.  —  3.   V  in  margine  :  OsoXoyo;.  —  4.  V  in  margine  : 

rpYiyopio;.  —  5.  V  in  margine  :  Iyvatto;. 


HOMELIE  LXXXIV* 

SuR    BASILE    LE     GRAND     ET     SUR     GreGOIRE    LE    THEOLOGIEN.    (CETTE     HOMELIE)    FHT 
PRONONCEE     SELON     LA      COLTUME     A      l'iNTERIEUR     DE      l'oRATOIRE      DU     MARTYR 

Ignace  revetu  de  Dieu  (Öeoipopo;). 

*  De  meme  que  les  rois  ont  coutume  d'avoir  chaque  annee  un  jour  fixe  *vf°117s 
et  determine  et  revenant  toujours  le  meme  dans  le  cours  du  temps,  oü, 
comme  s'il  s'agissait  d'une  bataiüe  rangee,  ils  fönt  sortir  dans  une  plaine  les 
soldats  en  leur  faisant  prendre  la  tenue  de  campagne  et  rappellent  la  theorie 
et  l'etude  des  regles  (t^h;)  du  combat,  en  brandissant  correctement  le  javelot 
10  (xovt«p'.ov),  en  tendant  l'arc  artistement  («VtlrvoK),  en  retournant  et  redressant 
le  bouclier  avec  elegance  afin  d'amortir  et  de  detourner  gräce  ä  lui  le  coup 

1.  Les  homelies  LXXXIV  ä  XC  ont  ete  prononcees,  pendant  la  quatrieme  annöe  du  pontificat  de 
Severe,  du  1°'  janvier  516  au  niercredi  de  la  semaine  sainte  de  la  meme  annee. 


*L  fol.  183 
v°  a. 

5 


♦V  fol.  173 

vb. 


8  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [276] 

Uh*  ous  »jj  ou>  ..KJLj^s  jijo^LS  sflciaJl.K^oo  jV^.J^o  p  'k-o  Uxub 
■  •>n  "i^öo  ^aJi.  ^*oi^o  JKyin,.,-s;  ooi  p,^o  ^a)»j  ^a—  ^oacuotao  .« -f 
^-/o  .-J^a/  V^oj_io  joou  '  \coa^^ufla)-5  Jj»»  )acu^.S  ^s^=ß  oöi  Jjt^oj» 
y~\i  -6i  J^jlaj  |-O»o^>  2j-4-;  Ui<ix  ya\  -ojoK-./  JKS^iooo  J^jK-sj  oöi 
^^k>  .Jvjs.Aoo     väKujJojJ-  J;oi  ^ü^^oo;   06t    .-j-OooV    la^;    OOJ  J-CDOiaj  *    5 

yCL^iOojoVauS     0|_aj      JjLi-/      .,^001^.;     jjLiJS,    ^-/      ).>.;1     jjLaJ^OO    4jojJ-;     J^*3 

)~/öi_o  v*-.»     owpoj  t-^s  ^«^s>  yo'U>  yjo  .fK*.iKk  JlojLavs^o;  J-»ia*  K*jo/ 

Jl/    .•)K.A_^>    «öt    Jlo-**JL.aO)    öC^.-.^    OU^^i    )J;o    .-^ot^so    Uj—  oi    oöi 
^  »N  ,1    Joom    ••«.jJi/o    ooi    ot»    »;ö|i/o     JJ.o_.Jsl3    w*iopo;    o£_\    «010K-./ 
-•U^ooVj   Jla_Cbo*C_v  ^-.;  öi->»  »s/o  .-oi\  ^-.jot^Aoo;   yo-jöt^  JAo»a.=>  JJL»aoo   10 
m  m  •> -S  Jl  /   ö£_v-;  J.iä>-»  »J  .-)...  «t.v>    <s.ajL>  JojSs;  oöi  JMV^o  öpj-->;  «-»öi-\ 

^-./      JKjL*     J,_m>     ^SVS     yJS     Jj_',Jl     J.l*^jQ.SLbOO     C*bwO     )l.^.»JL^O      »£»/      *J_3JO|      ^>0 

yVio;  ^L\oi  JLlo  Kxü  ..^s.  y^lsüco  joi^kioj   ^L\oi  ,—_>  ylo-s   )l'\  Ipo'/? 

1    V   «jon.N.ma.  v  in   margine  :  Ba<n).eio;.   —  2.   LV  in    margine   :    *i~l  ^&-   —  S.  V  in  mar- 
gine  :  Iovouapio;.  —  i.  V  in  margine  :  Iavova.  —  5.  V  «cu*>ol?aä3-  v  in  margine  :  npoointov. 


de  l'arme)  de  guerre,  en  aigu  illonaant  et  retenant  le  cheval  avec  les  renes 
d'une  maniere  digne  d'un  cavalier;  de  raeme,  nous  (aussi),  nous  croyons  que 
le  Seigneur  qui  fait  et  produit  tout  avec  sagesse  a  dispose  ([ue  la  comme- 
moraison  tres  chere  du  grand  Basile  coi'ncide  et  qu'elle  se  trouve  comme 
ä  la  porte  et  ä  l'entree,  avec  le  comraencement  du  premier  mois  de  l'annee  5 
L fol.  183  (calculee)  selon  *  l'usage  (v6(x,og)  des  Romains  —  (mois)  qui  pour  cette  raison 
sappelle  januarius,  parce  que  en  verite  dans  leur  langue  janua  designe 
la  porte  —  en  sorte  que,  au  wpooijjuov  c'est-ä-dire  au  commencement  meme 
'Vfoi.173  du  cycle  annuel,  alors  que  par  sa  commemoraison  nous  avons  ä  notre  tete 

*  le  pontife  spirituel  et  divin  et  qui  n'a  pas  fait  mentir  la  force  de  la  sainte  1» 
onction,  mais  (qui)  la  possede  brillante  comme  il  convient  et  (qui)  en  a  recu 
lui-meme  son  lustre  et  sa  splendeur,  eile  apporte  et  fait  venir  unc  benedic- 
lion  pour  ceux  qui  la  celebrent  et  aussi  pour  l'empire  romain  lui-meme 
que  le  Verbe  de  J)ieu  Jesus-Christ  avait  beni,  puisque  c'est  aux  temps 
de  cet  (empire)  qu'il  est  venu  dans  la  chair.  (II  suit)  de  lä  que  son  serviteur  i& 
et  son  ministre  veritablc,  venant  chaque  annee  vers  nous,  comme  je  Tai 
dit,  par  le  fait  de  sa  commemoraison  et  de  ses  benedictions,  dit  egalement 
les  paroles   de   Notre-Seigneur  qu'Isaie  avait   criees  d'avance  :  V Esprit  du 


[277|  HOMELIE  LXXXIV.  9 


,JL.,..«  V) 


Vfol.174 
r  a. 


10 


jjjV    'jK-J-iöo    |_*OjJ^    )i°>\vm    OMVao;    p»    .--ex    )k^>^    JJ    Q^»   .^^° 

•  J-io}— So   JK-aio-Sj   J-S»ijo   .JkjLA;    J-00,-0  «oioK-/;    Jjot   jioojiq    JboK^iO 

) .  >^  <^\  .-joöi  Jlo_a_.l  ^-SOj  oö(  Jüa—o  )jj'a3  .-jK*^-.  ^So  oooi  )■»*»;*; 
oCSwS;  (Liau./  .•JJUjuSwjoK.jlSo;  oöt  jjoi.ojo  )JLoV*^  .^jJ*^00  ^3QjL— ?  )oW;ö 
.)ya:*;o    JU—iöto   jK-^iV.-iloJ^o    ,<_-.;    ojoi    .j-V^e;    jtCb»  Vr>v>    Jootl    JKjlji 

♦  Jjls»o-oo   )Lo;    Lq3o^5 
«öj    JfcoaaL  ,...=>   )^a^a*.   oöt     000^*^0^3   K*3   ^^so    '^001    JKl./ 
Jjoi   J^oo^j»   J.ol^s6   lo^Ot-3   .-j-oeui;  ^.ot   llonN,^;    Jjä*.  ^^j>  oöt   .-Jo^j 

l./V  l^i»o.  —  2.  V  "•8^'«5v  V  in  margine  :  Baui/stn;. 

Seigneur  est  sur  moi,  c'esl  pourquoi  le  Seigneur  m'a  oint;  il  m'a  envoye  pour 
annoncer  la  bonne  nouvelle  aux  pauvres,  pour  guerir  ceux  qui  ont  le  casur  brise, 
pour  proclamer  aux  captifs  la  delivrance  et  aux  aveugles  (le  recouvrement)  de  la 
vue,  pour  appeler  l'annee  agreee  du  Seigneur' . 

5  II  est  donc  certain  que,  puisque  la  commemoraison  du  docteur  qui  est 
divin  et  initie  aux  mysteres  ([tuffTaytoyo';)  est  celebree  en  ce  jour  qui  est  le 
premier  de  l'annee  et  qu'une  semence  de  benediction  (y)  est  jetee,  eile  finira 
l'annee  tout  entiere  remplie  de  benedictions,  laquelle  portera  des  fruits  pour 
ceux  qui  celebrent  cette  commemoraison  d'une  maniere  intelligente,  des  gu6- 

10  risons  *  de  toutgeure  (ye'vo;)  soitpour  le  coeur  *  brise,  soit  pour  le  corps,  pour  *vfoi.  174 
ceux  qui  ont  ete  faits  prisonniers  par  le  peche  le  retour  et  la  liberation  qui 
(vient)  du  repentir,  pour  ceux  qui  sont  aveugles  et  pour  ceux  qui  fönt  les 
ceuvres  des  tenebres  le  reveil  et  la  lumiere  de  la  connaissance,  en  sorte  que 
l'annee  tout  entiere  sera  (l'annee)  agreee  du  Seigneur,  c'est-ä-dire  agreable, 

15  joyeuse  et  qui  plait  corarae  un  sacrifice  et  une  offrande. 

Je    continuerai    donc,  parce    que    en    verite  Basile  qui    est  sage    de  la 
sagesse  de  Dieu  (et)    qui   est  homonyme  de   «  royaume  des  cieux  »,  nous 

1.  Isaie,  i.xi,  1-2. 


*  v  toi.  1: 
r  b. 


10  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [278] 

Jto-V^iOO  ).iOO;   lo^  ^»  OJO|  .^  viJ.AJ.i6   JKiöi   ^o^io  JN^a=>  1q.\  ^e^s; 

♦Lfol.  183  Jjq^:/  o/  Jjuj  *  louw\os  ioio»-5  li-sojjo  J--2«!   )ia— vijo.-oC^-j  'jlcuÄ^Oo; 

oiA    sSloJ^jLioj     'vajo-^oAoJl      ^oq-Jcl^.,-^   .°>ft,\.>oo    >«  .  n\    .-)-.JtS>o 

JjLiaji    ^-.o    .Jooi    ,  -»vv»    vQOuVko   J— oi    V-^   t—   -)ini°>NN9;   Jloj-.;K^o   ' 
1^A.\;    ycuöj  \JJ^S  °>;   .io^au    Ji9u*  }o+X>   j)    .Jooi   »ou-io  yooi^  Jlaa->j; 
,_a   J-jou^    -.U-o»    Jjl.j    ov\   K-/j   U*>   ooi   ^-oo   »—  "^io  JJ/  .^...A.^  v> 
,  -.■,^\  ^     ouS.    ^ojJ-*ioo    .»,V\    )-2^'aN    lo»»^»  ?io    :«\    uaV^o   K_J--.-jj 
)•,  ea-ao  j^o»  lo^.   oX;  -öt   .-j^ScS}    J-la-Vo  J.ü.:^  )  m\^   ^> « «V ^   -oio-.a-yJ 
|  ^  .   -;  ),v>\n    «^   lo^.  .-JJl^öa   lo^    .-JlauL-V    io^    )J/  .Jj-jpo  io 

»jjojut^ai   (~"oV  Lcl\  .*Jjot  Ucl^^i 
plasia*;    oC^sl^o    Jla^^w-.    .JJo    :JaJL^fcoo    jla\ok«2.    ^-iö    ju/  y/o 
■  """»'■«  ..^oKvij  'Jl»a^.J^  •  Jy.a^a  yjo  \-oioJ^#/   J.iLL»  ^^~o  yj  :|^>oj; 

1.  i,  Uaia\*>o-  —  2.   V  in  margine  :  rpriyopio;.  —  3.   V  in  mnrgine  :  H:o>o-p;.  —  4.  V  UaSLa». 


i'ait  monter  au  jour  present  ä  l'exemple  dun    roi  jusqu'a  une  plaine  elevee 
c'est-ä-dire  jusqu'a  la   hautenr  et  ä  l'elevation  de   sa   doctrine,   de  sa  vie 

♦Lfol.  is.!  remarquable  et  de  sa  couduite,  revetu  et  recouvert,  comme  d'une  *  panoplie 
(Travo7rXta)  ou  d'une  pourpre  royale,  de  Gregoire  le  Theologien  qui  lui  est 
associe  daus  la  commemoraison,  parce  qu'il  lui  a  ete  associe  egalement  dans  s 
la  ineine  edueation,  dans  les  etudes,  dans  les  combats  (iy«v)  et  dans  l'ortho- 
doxie  de  la  doctrine;  car  un  seul  Esprit  agissait  en  eux  deux  et  un  seul 
soleil  de  justice  les  eclairait.  N'agissons  pas  avec  plus  de  paresse  que  les 
soldals  qui  foul  leur  Service  comme  subordonnes;  mais  quo  chacun  de  nous 
montre  aux  bons  commandants  de  troupes  (Tacjtapy/j;)  et  chcfs  de  phalange  10 
Kpa'Aayyzp/Tio  oe  qu'il  possede  en   t'ait  d'armure  spirituelle,  en  la  neltoyant 

*  v  roi.  i", '  dune  planiere  brillante,  en  la  revetaut  d'une  facon  elegante  et  en  la  ceignanl 
sur  soi,  (selon  cetto  parole)  :  Ce  n'est  pas  contre  le  ■•>»«.'/  ei  In  chair  qu'on 
s'arme,  mais  contre  les  principautes,  contre  les  puissances,  contre  les  princes  du 
monde  </'■  tenebres  <!<■  ce  siecle,  contre  les  esprits  taauvais'.  ^ 

Si  qnelqu'un  s'appitqne  ä  la  virginite  et  repoussc  totalement  l'union  du 
inariage,  que  ce  soit  un  lioinnn'  ou  que  ce  soit  une  fcinmc,  qu'il  continue 
cette  observancc   et  qu'il   relranclie  les  desirs   voluplueux    et  furieux   de  la 

I.  ßph.,  vi.  12. 


10 


[279]  HOMEL1E  LXXXLV.  H 

♦JL» o^   »s/o  )v^3-=>  »s/o  .)k.**..«\»   JJLaaJ.po  7-/   ''J'^"' 
..Jjoi\  ^oiq-^l^j   ^-.i;»  t-k~;  -.t-»^o/  J— s?0  1*>* O  l^00)-3  "**'!  V'  V* 

|uOiXL3    ^iO;     U°^t?    )  I  ■  <^>0    .|i.OiOt^Aj    )->^>  V>\    J^S*-    JJLÜJ    V^^JO    *3 

ouk-/  )ooil  (fcoaiu  la*o_Jio  )1q^cl^.ii  ^io;  J-ia^lß  -.J-ooi;  -01»  U^-/  J0-^? 
.-U-S  la-ajM    ) J^JLS^aüoo  )k-u^a^.*>  JlojoX^  0^0    J^Sl3lJ   Jla^opo; 

tjloikp»    JoiSx    la^    U^l    a,V^Vi\   JLu    »s/;    JJL3L-/  :Uroai&J    oöt  Jx£^ci~ 

J.W -....-M     ,jJ/     -.^iCL^OO     J-Oj     OÖI    J-SLÄiLiOO    Jt-O-OO    OOl    J^OOj     V*^  U*-'/       "V^11 

sJLS-iot    '^sö    ^,  .   mn  Sa  i;   ^«^.oi    ^o  vs/j    .-oiiJL-)J;    7-./1    -01    jo^JJ    ~ot 

Joojj   jlo  .-K-Jju^,  JJ/   'J-fiüuJ.^  ^*f^  P  °^  .'•«-•'»Kj   yjL^M  ^*-A-=>;  V^*? 

.Jloik— -ioo    JK.~i}    V--^    ^^    *^°  •)^^fc^^   ^D  K1-*   ^**"   Va^(^' 

I.  LV  in  mnrgine  :  l«a^|=-  —  -2.  V  in  margine  :  '.„ ".. ;jo-j(7».  —  3.  LV  in  margine  :  l**»°- 


chair  au  moyen  des  renes  de  la  contineuce,  en  sorte  qu'il  pratique  la 
saintete,  selon  l'avertissement  de  l'Apötre,  soit  dans  le  corps,  soit  dans 
l'esprit1. 

Si  quelqu'un  est  lie  par  un  mariage  chaste  et  pur,  qu'il  le  rende  plus  chaste, 
s  en  assignant  des  epoques  fixes  au  lit  de  la  bonne  enteute  et  ä  l'exercice  de 
la  priere  par  suite  d'une  decision  commune,  de  maniere  que  ce  qui  arrive 
soit  une  clause  du  mariage  chaste  qui  vient  d'une  bonne  entente  et  d'un  con- 
sentement  unanime,  et  non  pas  une  privation  qui  comporte  une  injustice  et 
un  dommage  pour  la  vie  commune   dont  la  ruine  est   la  Separation    forcee. 

10   Nous  disons   cela,  non  pas  comme  si  le   commerce  charnel   legitime  etait 
capable  de  produire  une  souillure,  au  point  d'empecher  meme  de  lever  les 
mains  vers  Dieu  dans  les  priores  —  *  car  comment  un  mariage  honorable  et  *  v  rol.174 
un  lit  pur  produiraient-ils  une  souillure  ?  —  mais  parce  qu'il  est  agreable  ä  Dieu 
que  pour  l'honorer  nous  nous  eloignions  souvent  meme  de  ce  qui  d'une  part 

15  est  legitime  et  d'aulre  part  fait  plaisir,  sans  que  nous  y  soyons  pousses  par 
la  necessite  (ivayavi),  mais  volonlairement,  et  que  nous  ne  soyons  pas  nous- 
memes  tout  entiers  livres  aux  desirs ;  car  la  perseverance  dans  la  vie  asce- 
tique    est   plus  sainte   et  plus  *  agreable  (ä  Dieu)  que   tout  sacrifice  et  que  «Lfoi.184 

1.  Cr.  I  Cur.,  vn.  34. 


12  SEVERE  D'ANTIÜCHE.  [280] 

J-Via\    ai>oj3o    'a^,»   «öt  y^\    JoC^jJ    «ju/    JioKjlij    J-;oa*   >?^j\    »3/  ,JJ/ 
.•c***^*^  »— oKa!  JJ  .joi^JJ  jla^.,  JJ  \lj  J^oo/  "^j  -61  _^-./o  -.^~?  JoiSs 

♦>ö»oVJal  JJo    'jJ'il;  -6t  0/  .-2JJ \l  JJj  w.61  -01  J-a^o 
:J_»_Jot._D   Jjoi    JJj-.oC^  yoouxx^    jlJ-J   -.]-«J-ä;    J-=>/    -otofcs-./   *ju/    yjo   JJ  / 
,— ^oC^>   yo0*^  ki^   *coa^<x9;    otkooo    >■•/?    :JJL~ °»  JJ-^~  «.aV-^   \oL*lto 
6u^-o*   )K_s»a_sj    J-_£  1oV-^2l*    yOoC^  ^-iopo   -.j-Vio;    )i°>\o.->o   jWpa-s 

1  ypou-ao^-o  ^o')-floo  :Jju/^a— "»   JLÜ^Jt  oc*L.  *aj/   vj  V»J    )  « 1  m  *>JJ   ^/o 
^n\  ,w2S^;   J^»lj  .oq-./   ^ai>  p°^°  JloiK^ia^  ou-ap    »J«i^o«.  jiofco 
^a-ö'/   JJ    .^*X_;   J-icu^o  J^im^  JLa^J    JJ    ^*»   t-a^o  .w-J^.fcvJ    )!'/;    ^-Sc 

1.  I-V   in   margine  :  oiof-   —  "  &l   Nw  ^-ö-»-    liji^e  "-j^^  ^J10   V-Ä*  j*»3  -.Uia^j   U»^<  1^ 

^.i.  .«..\-»  a.-j.  .-|LäS.i  C^>  0/  '  l5oUoo;3<  001  l^an  |a-n  ^y«  taSis.  ..  ^w  |tv.al'.-&>3  li^i»  »•»»:••  li 
i»i/  ;,-j»  |;^o  U»oa»  ^3  ^.v  >3(  U;  .-l«o»V  1=^3  la^  M.ao  c  Ro^so  |CvS»Sl..  _  a.  V  U=w-  —  |>.  V  ijj 
margine  :  llpooeupi.  —  c.  V  add  ('"•'"■    -  2.  LV  in  margine  .'  'o»ly. 


toute  vertu.  Et  le  Livre  divin  a  coutume  d'appeler  «  priere  »'  non  seulement 
la  supplication  et  la  demande  exprimee  par  des  paroles,  mais  encore  toute 
promesse  que  Ton  fait  ä  Dieu,  selon  cette  (parole)  :  Faites  des  prieres  au 
Seigneur  notre  Dieu,  et  accomplissez-les2 ;  et  selon  cette  (autre  parole)  :  Tonics 
les  fois  que  tu  fais  une  priere  ä  Dieu,  ne  tarde  pas  ä  l'accomplir;  mieu.r  vaut  5 
pour  toi  ne  pas  faire  de  priere  qu'en  faire  (une)  et  ne  pas  Vaccomplir*. 

Mais  si  quelqu'im  est  pere  d'enfants,  qu'il  vienne  avec  eux  dans  ce  temple 
sacre  et  qu'il  montre  aux  generaux  spirituels  quil  les  elhve  en  les  corrigeant 
et  en  les  instruisant  selon  le  Seigneur*,  conformöment  ä  la  parole  de  Paul,  et 
qu'il  leur  menage  une  vie  lieureuse  (marquee)  par  la  bönediction  de  toute  10 
l'annee. 
'viui.  it'i  *  Et  si  quelqu'un  ofTre  egalement  an  toit  charitable  (^stvöpüMros)  aux 
Strangers  (£evo«)  et  dresse  devant  eux  une  table  ainie,  qu'il  lasse  croitre  la 
vertu  et  qu'il  dise  avec  Job  :  Ufa  porte  sera  ouverte  d  toui  räumt  et  Vetranger 
:=v.i:i  ne  passera  pas  la  nuii  dehors,je  ne  mangeraipas  seul  monpain,je  couvrirai  15 

i.  Note  marginale»  de  LV  :  h'apri's  rhahitmlr  <le  l.i  laimvio  Krcc-quo.  "ii  (lc'siyne  par  an  seul  mol 
la  priiTc  cl  le  viru.  c.v-i  pourquol  le  maltre  au>>i  s"«>i  servi  de  ccs  cvciupIcK.  aiin  elf  inuntrer  que  In 
mol  -yjoi-j/r,,  c'est-ä-dlre  •  priere  »,  est  mis  dans  le  Llvre  diviu  non  seulemenl  pour  la  supplication  et 

la  demande,  mais  encore  pour  toute  pr< isse  el    tout)  voju  qu'on  peul  faire.  —  2,  Ps.  i.xw.  12.  — 

3,  Eccl.,  v,  3-4.  —  '..  i:pli..  vi,  k. 


fol.  175 

i°  a. 

roi.  184 

r"b. 


[281]  HOMEUE  LXXXIV.  13 

5  ) y o>i  Nrt  •  .>&.$';  )j  a  co  ^«^;  J-i-»/  y-»/  •.  y*-~'po?  °oi  .oda^oa-^ß;  )  j.  « rrn  o&. 
»JjJui  JIqjKdqjxu-;  )loy^>aa  of^s  ..JK-soiaio  Kx*ä-jl  Ijloo.  ^soo  'J^-.»!- 
■    -  ^a'^  JJ ?    |_3l«1x:  otS.  K.-/  *a  .JJ-^ä>  l^oti^!  ~o<oK_./  jpo;  ^--;  o« 

^*jLio  ~3oi  K_.J^*a*o  K^j^-ÄO»;   oot  loS.  .jnNJV^  u>Q-»»i  ^l—  ^s/;   JjJt-/ 
10  ♦IXQJQA 

iJjoXjo;    i_ioo    ^io    ;v-*io;o   :Jao^k.io    J-V-»>    )*t-3°?    *»*j/o    ^-.J    yj 
Joou    1—3?    -.)  IV  v<»    J-»ö/   IdS.  Jjljü;    -6i  J^oifcoo  *   p  iVioJx  J^^o-so  *  \ 
Jl    o5i    J_£_i-.;,_jJJ    ouS.    vßpoo    ^.'...so    *J-«-lpo  H  "«"■»       ^  *■»  :J-a^-3-Lio 

•:-,..i»i   Joi^sJJ   jj.~Jt;  J-»^-»/   •Q-^  v*3-0  (J->-^°° 

1.  V  om  »V 


celui  qui  est  nu  et  je  ne  me  detoufnerai  pas  de  relui  qui  court  le  risque  (xtvSuvo?) 
de  perir  ou  peu  s'en  faut'. 

Si  quelqu'un  est  dans  1'administration,  qu'il  s'informe  et  s'enquiere  avec 

soin  (<pi^oxovia)  des  veuves  et  des  orphelins  et  qu'il  ne  permette  que  personne 

s  ne  l'ait  senti  ou  n'ait  fait  l'experience  de  son  administration ;  celui  qui  exerce 

la  misericorde,  corame  celui  qui  seme  avec  esperance-  Tarne  joyeuse  et  la 

main  pleine  de  dons,  chassera  toute  la  tristesse  de  l'avarice. 

Si  celui    qui    est   proprietaire    de    beaucoup    de    biens  a  des   debiteurs 

incapables   de  payer  leur  dette,  qu'il  cultive   pour  eux    la  priere    laquelle 

10   crie  :  Remets-nous  comme  aussi  nous-memes  nous  remettrons3 ,  (en  s'adressant) 

ä  celui  qui  donnera  alors   en  retour  *la  remission  d'une   maniere   riche  et 

abondante. 

Si  quelqu'un  s'applique   ä  la  vie  monastique,   s'il  est  delivre  du   sejour 
dans  le  monde  et  s'il  habite  dans  le  desert,  en  *  meditant  cette  (parole)  :  *  v  fol.  175 
15   «  Passons  aux  demeures  Celestes  »,  qu'il  soit  pur  dans  son  coeur  en  lavant  et 

en  nettoyant  des  *  pensees  qui  pourraient  produire  la  souillure  le  modele  'Lfoi.iss 
(xvSpizvTa)  iavisible  et  iuterieur,  en  sorte  qu'il  puisse  voir  Dieu. 


rb. 


1.  Job,  xxxi,  17,  19,  32.-2.  Gl'.  I  Cor.,  ix,  10.  —  3.  Cf.  Mallh.,  vi,  12. 


10 


14  SEVERE  D  ANTIOCHE.  [282] 

Noa^u  jJ  %»Jo;»  ')Ka.Äolo  JK^jV*»-^  -.vö^cd  jN~.uu.oV  >_»J_.VoJI  lc_^  y/o 
JofSs,  ^->2_m  J1W*>?   jL^s  ^.j  lci\  -U^  I-^oloo»   ,_-<)  s-auo  JJj-j  jis/o 
jlojLÜKaiCLa   .-ot^o   ^.oiajud  sa  n\'.t    oi^i    J_.k.J__»  Jj^oj»  "^_\o    ..»3o;VJ 
*)-,  n  -  -y  -.öCS  N-.).*»*  jlV^Jo  'JAö-V*!   ^ik?   ^-*^°i  *^^oa^>K.d..g>t-5; 

N_J_aL».  JJ  a_\  -.yoKj/  4 *..»  flV-floo  yoKj/  J^UL.';po  ^Owio  )  k,N  n,°>  ^^-m 
.|lo>K*_*5j  )»!./  -choLI  v-*^  U30«  _/-/?  .jAa-^Äö  voao^OLfloo  0-=^»  vOJoi_\ 
■  •)K\nq   leüo^   *-.»    )-^3   -.JJ-*^?   )k~\°j    ^-£cso   J-3-o'poo   '^6   )nm.\ 

»JKjJU^ttJi     ,-^011    )virtK>  1  -*>     .Löo|ll     )Lo't-.f^^i 

yc+-±o   ^^j»   -.J_\    v3/    vä';j    -.yoKjL.;;/    J-LDOt    'yO^j/j   ^^s^soi  >?!fc-£s-» 
vfol.  175  .U-£\_>cL_\  yoov-s  J^--»  ,..ny;  Ja.-./  Vjoi  J_oo     .)Cw»J_\o  vOt~\j  •'Js£M^ 

r°  b. 

JiaXo-.;  -6i  yj    JJ/  .Jj/   Y~*l  «SuV/?  -öl;  |mi.^;  Jj/  i-=>.J^-a--*>  Jj/  »9/   *a 

1.  v  IkSaeacoo  ;.s('i).  —  ü.    V  j»».X»3v  _  :{.   |,  ^i<*»-»-  —  i.  I,  in  margine  :  ^^n'^to-   V  tu 

V1 


S'il  monte  jusqu'aux  eontemplations  (Ostopia;)  spirituelles,  qu'il  ne  s'arrcte 
jiiis  Jans  la  voie  et  (daus)  l'accrois.sement  de  la  purilication  et  qu'il  ne  sc 
desisle,  ni  ne  s'abstienne  d'un  progres  meilleur,  mais  qu'il  coure  apres  la 
eouronne  de  la  vacatiou  superieure  de  Dieu,  qu'il  s'examine  eil  particulier 
sur  ses  propres  actions  au  moyen  des  traites  de  Basile  sur  la  vie  monastique  5 
ei  qu'il  choisisse  au  point  de  vue  de  la  purete  ce  qu'il  y  a  de  meilleur. 

Ce  sont  ila)les  armes  spirituelles  dont  en  verite  je  veux  que  vous  soyez 
armes  aujourd'liui  d'unc  l'acou  livs  brillante,  cn  vous  en  parant  ä  l'occa- 
sion  de  la  commemoraison  des  sages  docteurs,  et  coramc  si  vous  montiez 
ni  armes  sur  une  plaine,  d'unc  maniere  qui  11c  soit  pas  indigne  de  ceux  10 
qui  vous  011t  clmisis  ei  places  dans  (cctte)  armee;  car  tel  est  le  terrain  de  la 
perfection,  difficile  et  rüde  d'une  pari  a  eause  des  sueurs  des  travaux,  largc 
comme  uue  plaine  d'autre  pari  par  la  riebesse  de  la  contemplation  (Oecapi-)  et 
par  le  charme  des  (biens)  Celestes. 

Parce  que  vous  vous  etea  aiasi  armes,  il  laut  donc  <pie  nous  aussi  nous  15 
apportions  a  la  solennite  quelque  chose    qui   soil   utile  et,  qui  convienne. 
'Vfot  i"5  'Que  montrerai-je  donc  qui  puisse  rejouir  les  docteurs,  alors  que  moi  ega- 
'   ''       lernent  je  passe  pour  tenir  la  place  itzv.h  de  docteur,  si  ce  u'est  que  j'expose 


10 


[283]  HOMELIE  LXXXIV.  15 

K'tSX  ,^*t^°  *^>  j^ei^-Qp;   Jicx     nflla  .  Bp)laftoot  ^_io  ^x\  N^.aJ   ^_.i   JJ  .-J;'i 
•r-^CH-j,^^    iogji    ^'»j    .»  . Stt» f>  ^oo^-coU/   )jlO)>   .  ..Not  J^.-aJi    JJ.ua 

V  m'il/    vKJ^.^s_ioi   och    )ouSx,    oiK^^o    |L— hfcao    -.|L»^.j    ^^^>    ,_.».\ot 
f3o   :JL=>/    JV*V*    )oC^s   ^o    '^.©toN.,/    )v-»i-A   JojSx   p>    Jj_,/    ocx   .po/  oj^l/o 
Joot    K— .)t  >'t  to   K-») i°>\ M^Jtaa    U    ^>   <2>l   :Jooi  ^caoK-./*    w6t   w^o   ^i-n    JJ 
|L  /   ^itio^  ^i.  t-jL_.^o   L_~oi   ^d    .-jlcv»*    J.~,,>.Vi->  i^ojLaaij   ^a^.   -,|jüp 

^yjLapJVwaO  As-.J  t  m  °>Q  ^  'J^-X^JS   V*^.  \-^°       J^-t"0    y^>  •)JQ-»?    U)-"*3  -OIOlS^.  *  L  fol.  184 
■  OOCX    ^a»Kl<     JjCH    ^O     jlojk^O*    )°1-^     J  laSlo.*    ,.3       .JjOOO     N.^3     LiSi^Ö    OOOi 

)i.Qfai— L-^aa  öt-^o  •  Jlcv»«  JjjochISoo  J..».v>  ■>  •.>«)•,'•>!/  ytOs-^o?   ^.»  oög 

^•r-3    t^)     ^..^v     sä/     .Ch\    a\o    -.CX.X        joot    O..CCLJ    ^S.      l-JO».\    y.3    .w^Jl^oI/    ).~oi»   «Vfol.  175 
^ä  V  *        v"  a. 

JLs/    -.l^flQ.^    ^--OOI    ^.K*'/}     ^*Öl    ^^^°     :^-s  «-alö    jJo     J.~oi    .IV)  w>JLJkO    joot 


].  \*    tfyi.ftfilaBooi. 


devant  vous  quelque  doctrine  profitable  pour  Tarne  qui  coule  de  Ia  source 
doctrinale  de  ces  (maitres)  et  qui  ne  tombe  pas  en  dehors  du  sujet  (wdös&V;) 
que  nous  nous  sommes  propose?  II  faut  donc  que  nous  expliquions  en  leur 
temps  les  paroles  du  prophete  qui  tout  ä  l'heure  ont  ete  mises  devant  vous. 

s         L'Esprit  du  Seigmur  est  surmoi,  c'est  pourqiioi  le  Seit/ neu r  m'a  oiht'. 

C'est  le  Christ,  le  Verbe  de  Dien,  qui  pour  nous  s'est  hicarne  et  s'est  fait 
liomme,  qui  dit  ces  paroles  par  le  prophete.  En  efTet,  tandis  qu'il  est  le  vrai 
Dieu  du  vrai  Dieu  le  Pere  et  qu'il  n'est  pas  dechu  de  ce  qu'il  etait,  meine 
quand  il  s'est-  fait  liomme  sans  changement  et  eu  verite,  il  a  ete  oint  avec 

10   nous  de  l'huile  de  la  joie'",  lorsque  le  Saint-Esprit  est  venu  sur  lui  sous 

l'aspect  dune  colombe  au  bord  du  Jourdain.  *  Car   c'etait  avec  de  l'huile  * |lu|- ls'1 

,  .   ,  .  .  .  v"  a. 

qu  autrefois  les  rois  et  les  pretres  etaient  oints  d'une  maniere  symbolique, 

en  retirant  de  cette  (huile)  une  certaine  partieipation  ä  la  saiutete  ;  inais  c'est 

avec  l'huile  intellectuelle  de  la  joie  et  avec  l'habitation  nie me  de  l'Esprit  qu'a 

ls   ete  oint  celui  qui  s'est  fait  liomme  pour  nous,  en  recevant  celui-ci  pour  nous 

"et  non  pas  pour  lui-meme.   En  effet,  apres  que  l'Esprit  s'etait  envole  et'Vfoi.irs 

i .     •     ,i   •      .    i  ,  ,  ,  •  v* ;|- 

s  etait  eloigne  de  nous  et  n  etait  pas  reste  eu   nous,  parce  que  nous  etions 

1.  Isafe,  lxi,  I.  —  2.  Cf.  Ps.  xliv,  8. 


■V  l'ol.  175 
v°b 


16  SEVERE  D  ANT10CHR.  [284] 

Jj^N  ^  oys,  ^o  jot  ^>  .);oi  looi  j,J^  JJ  v-^i-J^-'/  M  *°oi  )»\>o 
^>J-s  w-U;  oö»  &l  o/  )■>■>!  v»o^s  »o^.N  ->  »— o  .-Joi^;  Jloslaji  ^o  lo« 
jIaJ>o»JL*J;    jjoowa    Js^Ao    jJUa^j    ^o»^o    JAoo^X;    .-jooj    *-*akj^o    ,_aj 

)■■»  v  t»^»  -.o«  JJ-^JJ  «-«-vjio  :)l./   Lsu^oi^a  ^^  '^opo  JK^Jl-»  ^x>»   5 
.-)K^jou^  jla^Uo   o»ja  o£^  K-/   Jlsuü/   Aoeu»»   p  .•etto'K»/  Jlo^jo  );oi» 
•:-L»_£o>ö£oo  ■>  iN.«  "^^»o  .-jlajit^oo  Jloia^oo  lo't...^»o 

"^^io    ^Xn    )ooi    -.w.^-'/    ^/j    Jv^so    V-^  JA^Oo    :«-a    ^oioK_./    ^.j 
s^ot^   1K-wJ   JJ    v*^  °^s  •«^>  J^^aL.i>  K-Jj^t^o  )la...«,>;N5o  .•lvxa.lai'/;  i° 
JoCSs    t^9  .-...  >V>Jt'/;   w.«  u^.    ioot    o^-.K— . /     (I^tJQJ    ^s^J»   -.JjlJ,_s   joot'/; 

75  )  1  -n  ivs  Nn\    *    ~<V,  -s'rftNrtN.    .    j.„^iO    >■»  JL*,.,  *  >Q    ÖttC^OO;    ^.Öf    .WhS»A    L»pO?    Ot-wOJ 


1.  L  om  l=N-  —  2.  Mai.  Scriptorum  velernm  novo  collectio,  I.  IX,  p.  737  :  'Aitb  toü  tjt.ü  >öyou. 
Eua-fY'''««^«'  ic«*X°'5  in£iTa).x£  jj--"  Toi?  Y*P  T1iv  T0''  ö6*"  yviäuiv  tctid^euousi,  xai  tt/outoü«''.  =v  ajiaptiai? 
iy.rfcvi-i  liyw  jjeravoeiTE.  r,YYix£  ■)*?  *i  ßairiXsio  tiiv  crjjavüv  TXJTr,  xal  to'j;  7UVTETß'.{jL{iivau;  trjv  xapSiav  ia<rocTO. 


chair1,  la  terre  aussi  etait  reniplie  de  tristesse.  Car  comraent  ne  devait-i] 
pas  en  etre  ainsi,  puisqu'elle  etait  dejä  privee  de  la  societe  de  üieu  et  que  par 
hasard  un  prophete  seulement  —  ou  meme  un  second  —  se  trouvait  pari'ois 
avoir  part  ä  une  petite  goutte  et  ä  un  rayon  confus  de  lumiere  ?  Parce  que 
l'Esprit  qui  est  venu  sur  le  Christ  est  venu  en  quelque  sorte  des  premices  sur  b 
toute  la  race  (ye'vo;)  et  qu'il  a  dissipe  cette  tristesse,  c'est  donc  justement  qu'il 
a  ete  nomine  l'huile  de  l'allegresse  et  de  la  joie,  attendu  qu'il  possede  en  lui- 
meme  la  charite"  ((pt>.xv9pü)T7ia),  la  paix  generale,  la  bienfaisance  («uepysixj  et 
l'aide  et  qu'il  est  repandu  sur  tout  le  monde. 

Voilä  donc  ce  qu'il  dit  :  «  L'Esprit  du  Seigneur  qui  procede  du  Pore  est  lo 
en  moi  par  essence  (oīa),  car  je  suis  le  Verbe  et  le  Fils  du  Pere;  il  a  ete 
sur  moi  parce  que  je  me  suis  incarne,  et  c'est  conformement  ä  l'economie  que 
j'ai  aeeepte  l'onction;  car,  si  je  n'avais  pas  condescendu  a  me  faire  nomine, 
il  m'aurait  6te  bien  etranger  d'etre  oint,  puisque  je  suis  üieu  par  nature.  » 
L'Eiprit  du  Seigneur  est  sur  moi,  c'est  pourquoi  le  Seigneur  m'a  oint;  ilm'a  te 
'Vfol.  17".  fiirm/r  annoncer  la  Imune  nouvelle  '  aux  pauvres*.  En  eilet,  ä  ceux  qui  etaient 

V"    II. 

1    Cf.  Gen..  vi.  :i.  —  -J.  Isule,  i.\i,  1. 


•  Lfol.  184 

Vb. 


10 


[285]  HOMELIE  I. XXXIV.  17 

;^_a_iö    jot^Ji^    ^-.v-^'O    :«  « nmv>   Jou^j    )^t->?    t-*-^  \OJOCS.  .y^j»^ 

)  ->\      *.^»ts^    &l     JjJOi     .J-^iOAj     )lol\>P     Öi\    MsV-O    .Q-Sol      -.i-iÖ/      +3  'JoOt 

jfco*,_   jJ;    )-3a*  ..  -»;    yOJÖk.    — -J*    *3     >^-j±    J->—    .r^?    J-'^mX      ^/°   -J-.-3 

ott-a-X   ,_*-^öa_  JKju=.    ,j>;    >?!ü>^^o  .^3;   JoC^v    yx~ 'l  ^^ü^J^ca-/;    J-JLa^ 
),  **  •*  la^,  ;|_».j   ^Ot^>  o^=>  yn«..'\<*i    5JJjo  -.<*^  -otoaJOi'AJj   ,-o_3  )joj\o 

1.  Mai,  Oj).  eil.,  I.  IX,  p.  737  :  'Ano  xoü  aüxoü  Xöyou.  'Exr,puE£  äs  xal  aiy.p.aAtiioi<;  äpETiv  r,v  xai  evinpY15£v. 
öriaa;  xbv  lu^upov,  xöv  xupavvixw;  xoö  xwv  ävöpäntwv  yevou?  xaxaouvaaxEÜ'Tavxa  (jxxaväv,  xai  xa  <jxeu7]  auxoü 
5iap7iacra;  ^(iä;.  —  2.  Mai,  op.  ctt.,  t.  IX,  p.  737  :  'Aitb  toü  avxoü  Xöyou.  Kai  rjjp).oi;  äviSXs'lvv  i^apinaxo, 
toi;  ev  uxötei  Trj;  aYv'''a?  xai  axiä  6avaxoy  eTtipaveij-  xai  &n/ü;  e'iheTv,  sxä).s<jE''  evioutöv  Kupio-j  oext'ov,  Öäe^ 
i-avTa  (JuXat^otiv  e/ei  xa  äyaöä  xat  yjp-qom.  —  3.   V   Ho. 


pauvres  de  Ia  science  de  Dieu  et  riches  en  peehes,  il  prechait  en  disant  : 
Faites  penitence,  le  royaume  des  cieux  s'est  approcfie*.  De  meine,  il  a  aussi  gueri 
ceux  qui  avaient  le  cceur  brise.  11  a  egalement  proclame  la  delivrance  aux 
eaptifs;  ee  qu'il  a  encore  fait,  lorsqu'il  a  enchaiae  le  fort,  Satan,  lequel  avait 

•r>  opprime  le  genre  (ys'vos)  liuniain  d'une  fayon  tyrannique  et  s'etait  prevalu 
(contre  lui),  et  lorsqu'il  a  pille  ses  armes  pour  nous2.  II  a  aussi  donne  la  vue 
aux  aveugles,  lorsqu'il  a  lui  ä  ceux  qui  etaieut  assis  dans  les  tenebres 
de  rignorauce  et  ä  l'ombre  de  la  mort'.  Et  pour  tout  dire  en  un  mot,  il 
a  appele  l'annee  agreee  du  Seigaeur  laquelle  en  verite  possede  en  bloc  tout 

to   ee  qui  est  bon  et  beau. 

Comment  est-il  necessaire  "de  (le)  dire?  Le  Dieu  de  l'univers  a  decretä  M.ioi.  184 
que  la  semaine  serait  en   honneur  parmi  les    enfants  d'Israäl,   parce  que, 
apres  qu'il  eut  fait  en  six  jours  ce  monde  visible,  il  s'est  repose  le  septieme 
jour,  comme  il  est  ecrit,  et  il  l'a  sanctifie  ';  il   leur   a  commande  de   le  lui 

15  consacrer5  et  de  n'y  rien  accomplir  qui  regarde  la  chair,  mais  d'y  faire  et 
pratiquer  toutes  les  (ceuvres)  divines  et  spirituelles,  parce  que  en  verite  ils  ne 

1.  Mallli.,  in,  2.   —  2.  Cf.    Lue,   XI,   22.  —  3.   Cr.   Luc,  i,  79.-4.  Cf.  Gen.,  n,  2-3.  —  5.  Cf.  Ex., 
xx,  11. 

PATR.   Ol!.    —  T.    XXIII.   —  P.    1.  2 


i    a 


18  SEVERE  D'ANTIOCME.  [2861 

ioA    ->  r  WK^X    „nm\o  ooot    yoov-k-,/  ^o^>o  J-i*-o  ^>  oooi  ^..t»vi 
r„i.i76.*)o^JI   J.*i*;..>   vs/   i-^J;«   .J^oa-^i^  '   vO^öik-J   ^°^>!  .-JloiK^io 
«och   ^.ieüLo  Jfcoöo^js   o\    -JK^lA;   J^*a  o/  ^suii  Ji-o-/?    \^?    ^-*^« 
«öl    jk-LJi    ^/    V*^  <&l    -J-^?    U*üo    Ia\  v2>/    .^--j    -och  yjLs^    .»o.>.\a 

Jk^JJ     JJo     JK^-ij      JJ      CH^     OOOI     ^O.^     J^ijlo     loOl     JjL,-otoO     Jh.»*,-  Si     h 

^i  -^epo  Jj^>;  Ua-./  .J^l*?  J^oüa  JLx^a  ä/  J^-o/  v;  ooo«  ^^LioKio 
.  )K  r  ->?)  **-=>  r^-  XLv>  ^*Jl3oi;o  ')  lV»fflV>  voouK-./  i-k-J  J_i*J-iö 
-6t  JKjla;  -.loot  iuK-/  (äaj;  ])/  .Jt-o-./j  ^-^o»  &l  ^*^'!  \p.kjaJ 
och  )  ^^»*  )K-V-/  «JM  )jch  V*^  v2>/  .loot  »JitloU  ^IaIo  ^_*^js»/j 
«ot^>  t^.j  0001  vJ,»,n>o  .0001  ^»^^  JJ  .^  J?°«  JW  >U2±l  )■»>■.■>  ^»  10 
jjas.ct^j  -.looi  ov..k-./  )K-JL*ioi  -.J— Ä*?  )  »No»  001  J-^«"^??  -ö<  .^*^o— ? 
•-,  V^  ),'»;  )joi  j,  i-.j;  J-V—  /o  J-J-.*>1  -choK-/;  001  |^oa-j  Ioch  J**~/ 
JJ;o  .\Aoji    JJ;o    t—    -oiolS^./;    K-O    och   .-,-k^!    och    J^cC^iw;    ^-;    J-^e*-o 


pouvaient,  etant  donne  qu'ils  presentaient  une  certaine  radesse  et  une  cer- 
'vrol.  i76taine  difiiculte  ä  s'elevcr  jusqu'ä  la  perfection,  s'y  appliquer  *  chaque  jour; 
car  ce  scrait  encore  (plus)  agreable  ä  Dieu. 

Or,  cette  (Obligation)  d'honorer  la  «  septaine  »  011  semaine  nc  residait 
pas  dans  les  jours  seulement,  mais  passait  aussi  au  nombre  des  anne.es ' ; 
car  meme  la  septieme  annee  etait  cgalement  sanctifiee  et  (les  enfants  d'Israel) 
laissaient  la  terre  elle-mcme  saus  qu'elle  füt  cultivee  et  sans  qu'ellc  tut 
labouree.  En  plus,  ils  comptaient  encore  sept  sertiaincs  d'annees,  de  teile 
sorte  que  d'une  certainc  maniere  ce  (caractere)  honorifique  scmblc  encore 
s'accroitre  au  moyen  de  (ces)  nombres  qui  sont  tres  limites  et  qui  repro- 
duisent  1111  certain  cycle  en  se  multipliant.  Mais  il  en  resultait  que  la  quarante- 
neuvieme  ann6e  aurait  du  etre  sanctifiee;  car  eile  dtait  aussi  la  derniere  de 
la  septieme  semaine  d'annees.  Cependant  ils  ne  faisaient  pas  cela  et  ils 
sanctifiaient  la  cinquantieme  (annee),  c'est-ä-dire  la  huitieme  annee  de  la 
septieme  semaine  d'annees,  laquelle  symbolisait  le  jour  qui  est  le  huitieme  15 
,1  dernier  de  ce  temps  qui  avance  et  passe  et  qui  est  le  premier  du  siecle 
qui  vient,  lequel  en  vrritc  est  un  et  saus  lin  et  ne  connait  pas  la  succession 
de  la  Quit. 


10 


I.  C.f.   I ..' \ ..  XXV,  2-13. 


b. 


185 


10 


[2871  IIOMELTE  LXXXIV.  19 

O«     y^l    -.~OtoK-./   V-»^*   2Vi(J-    .j^OV^-    _)"/    io°»    ÖuK-/o  .i.OO|  JjOjjliOO  *  V  lol.  176 

oooJ^JLio  'jotSso  ,v^^  ?'o<*U  J«*$s  )oj^  v^'j^oo  -JA;  J-^*  vaa^.K^o» 

.•«Ol    JKjlIjl  OU.K-/    ^?ÖtO   JLO^il;   -.vS^Jl    )»oi   ^J    JJL3L./    .J-V-*^  ^^    i«*^ 
\\+ll   U'^xo    .•)Kaa-.o  (^a.1  ^3  ^äo;   Jjlo^qjlo  )ooi  K../   )i»a—  öl-a;  -öl 

vo-jou^  *  .-.ocsuS-.»    J-N-^>    jilJJ»    JK-^Js    JJ»o    f-^Afl    jJ;    )lai„.  i  °>Eooo  »  l  foi. 
^  ^  r°  a. 

♦OlS.S>J   )jo|   ^0; 
tf}    1  Nfl    ..Oj.n.,*t\    °loOI     j«Jbo>    JoiJ     :)K^wJL-JuiO.-«    jKxlx    ^.OOJ    J»<X^ 
.    J  -  *nn  ...    oÖ|     )>*"^  -  ->    ,'-s"'lft    «    »Vm/?    ^6)    Jk-x!*1     '\.*,\  lAI     OÖl    j-^V-^3    O00* 

)N^>oö.n  ■*  )  r  r  «^;  ^.*aoi  N!^^io  .)iaa*t  ->  c*^.  ooot  ^.^jcul^o  oooi  y^yyioo 
Iq^,  ^  i-^oö  ,-.;  JjLJLio  :7^co.^  ^o'|-oj  )jo»  ^ö  JjäS^X  ys  :)!,/  J-^~/ 
jloj&oo  öuK-./  ous;  oöi  :»J*0>}  oöt  j^a^  IciS.  ^-.;  ojoi  :j^o*iol  oöt  )j>oa-. 

»  * 

1.    V    fn   margine    :    lu6T,).aio;.   —    2.  LV   in   margine    :   o-e«    t-*n.     ..WoMi    Ua^»    ^«>(    l^s;» 
■'^.^5a»i.  _  a.  V  /n  margine  :  \u6r\l.  —  3.  V  ('»  margine  :  Ixw.  —  4.  V  inmargine  :  EXxa.  —  5.  L  U^-*»»- 
-  6.  L  low  {sie).  —  '■  LV  in  margine.  :  k*U^ß  ;»:.*>. 


Cette  cinquantieme  annee   s'appelait  twßr^xw;,  parce   qu'elle  etait  con- 
sacree  ä  Dieu  et  qu'elle  etait  comme  une  chose  promise  par  un  voeu;  wo&iV, 
*  en  effet,  est  comme  si  on  redoublait  le  nom  de  Dieu  et  disait  «  Dieu-Dieu  »  —  *  v  foi.  L76 
car  chez  les  Ilebreux  Dieu  s'appelle  'law  et  "EXax  —  afm  que  tu  apprennes 

8  par  lä  qu'elle  est  tres  sainte,  cette  annee  oü  il  y  avait  la  liberation  et  la 
remission  de  toute  servitude  et  de  (toute)dette,  l'abolition  du  joug  de  l'escla- 
vage,  la  restitution  ä  ses  anciens  proprietaires  d'une  terre  qui  avait  ete 
vendue  et  la  reintegration  sans  violence  et  saus  entrave  dans  leur  propre 
place  *  pour  ceux  qui  en  etaient  dechus.  •  \ao\.  185 

io  Lors  donc  que  cette  cinquantieme  annee  devait  approcher,  ils  la  pro- 
clamaient  le  septieme  mois  de  la  quarante-neuvieme  annee,  au  jour  de 
l'expiation,  et  ils  l'annongaient  d'avance  (au  son)  de  la  trompette.  Parce  que 
le  Christ  est  venu  dans  les  derniers  jours  en  mettant  un  terme  ä  ce  siecle 
present  et  en  nous  faisant  repasser  au  huitieme  jour,  c'est-ä-dire  au  siecle 

15  futur  qui  comprend  le  royaume  des  cieux,  lorsqu'il  reunit  a  ce  (siecle)  le 
temps  de  sa  propre  inhumanation,  il  l'a  donc  appele  l'annee  agreee  du  Sei- 


a. 


1.  Note  marginale  de  LV  :  Le  niaitre  croit  que  le  mot  iwor,).  est  (un  mot)  compose. 


v°  a. 


20  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [288] 

^01  .-)ts^»v...   -«   )Kjla    icoo^   vojjtoo^o   ..-o»-V-d  '^po;  JiC^.Laio 

y;    );;a^o  ..J-J-ojxul    oou    )1^£-  ^o;    +a  .2Voa.    looi    Jpojtoo? 

*         •  *  •  • 

)  -  /-^  ...    och    )-^on  .  ^io   >ai.°>^ts-^o  Joe*  yo^lo   p  -.^-;  )<*£—?  ^-floo-, 
,_3   .J^,oNjLiO   loOl   |-äOHO   Jk^JL..  »vi..   -«   JK-iJ*   <x-a;    oot  ••>>— ^>   ^ 

•>)jgg>  »  *  a   looi   ))V-3^oo 

JuJsj  .ojvaio^   o^o   .-j-po!   :!)kN  Vnvi   JKjla   Ji-cui«^  p?J   ^-?   V*^a 

•  J-^o  -ot  )^  ■  *>\  4c*A  -.^;  )...»v  .06.  ^Ai>po  0001  x^V>  *~^ 
j?ot  J^  ■  '«\;  och  :)ooi  -oioK_/  ^.j  001;  -ött-a-^  1  *> ■»*«<  )-an-'n  Jooilio 
JjJ£>  ^  6*JLjSom  3/  -.J-^o  )1U^Ö>  jKü^j  ~6i  :^  JM^  )k^»v... 
:^>  M  ^^>t^  jJ    i-UL*  ^.»v»..   ..otlo_^   oooj  ^po/    0001  ^f»   Jl 

1.    i,    U^.   —  2.  V  in    margine  :  loSr-.)..   -   :i.  V  om  l^=^»o-  —  4.  L  ok  [sie).  —  5.  V  1^-»-  — 
6.  V  Uioov^»^' 


J      10 


gneur   et  l'a  consacre  ä  l'exemple  de  la  cinquantieme  annee  qu'on  appelait 

m?shl;  et  il    aecorde  la  remission    de   tout   peche,  la   liberation  des  fautes 

vfii  176  anciennes,  la  delivrance  du  joug  du  peche  *  qui  est  plus  lourd  que  tout  et  1c 

v:''      retour  au   Paradis  qui  est  la  premiere  place  (t^ic)  et  la  ville  de  l'homme, 

atteudu  qu'/7  etait  lui-meme  l'expiation  de  nos  peches',  puisqu'il  etait  symbolise  & 
d'avance  autrefois  par  le  jour  de  l'expiation  dans  lequel  la  cinquantieme  annee 
etait  annoncee  d'avance  et  proclamee  (au  son)  de  la  trompette. 

II  a  bien  dit  :  Pour  appeler  l'annde  agreee  du  Seigneur,  et  non  pas  :  «  Pour 
la  proclamer  ».  En  elFet,  les  prophetes  proclamaient  cette  annee  depuis  long- 
trmps  et  ils  l'annoncaient  d'avance  (au  son)  de  la  trompette  prophetique;  lp 
mais  le  Christ  a  appcle  cette  annee  meme  et  il  a  l'ait  qu'elle  fut  presente  et 
actuelle.  Or  que  c'6tait  lui-mßme  qui  nous  ainenait  cette  cinquantieme  anuöe 
pleine  d'uu  grand  nombre  de  biens,  les  Juifs  eux-mömes,  qui  ne  connaissaient 
pas  le  mystere,  le  lui  disaienl  :  Tu  uns  pas  encore  cinquante  ans  et  in  as 
ru  Abraham2?  Car  qu'est-ce  qui  les  emprehait  de  dire  :  «  (Tu  n'as  pas  encore)  15 
quarante  (ans)  >  .  parce  que  le  Christ  etait  jeune  au  point  de  vue  de  l'age 

1.  1  Jean,  11,  -.  —  -■  Jean,  vm,  •'■"■ 


10 


[289]  HOMELIE  LXXX1V.  21 

i^^v     p   Joch   ^o\oK*l    ).___j    JJj    Jo£_lx    -.oto-s-./;    -.ou»   ^3/    .')oo|   JJ_£  •t__a-a»3? 

t_so  'wj    ooot    y_-w.a.jL-o   .jl^io-o-v-o  la.».  JL  /    .-_.oiofcv_./    >  «*i,<    ^bOxi  V-3 

)   »   I  i        J)vi*vi  ..    J._cl_m»    -.yopojj«    ooot   .,.».»'.,.    N3ot^i/?    oda.a_.fcOk    la_\.  *  V  fol.  176 

v.  •  x  •  v  b. 

ouk-/  K_)i__s-  v->--v  )?«*  •,K»>r_.  ^oo»v-=)jJj  -^t^J-  \j  )--~^  °/  :t^  ^*l 
^_^_>o    -.ojot-JL/    ^>-J-fc  y*iL-a-J-K,  JJ/      ■>  »  n  «\Sv>o   ^.f_it_w«    'v^öl?   loot  *  L  fol.  185 
-.otj    )ooi  -.otofcs^/   jjöo  «jl_»    ,_3    J-3-.j-o  i----v     J-isoi   .V___o/      ^Q_.^_0;    OOI    Jjjj 
| ..  -tv>;    -ot   (L___aJ3r   .  ou.IS.5  V*?/?  -'Joot  Väo/j    L*3  °öi_\  jooi    >*.»._,   JJo  )Kjl__ 

OOOt     .    »»    »K--M     yO-JÖl      J-_-_.     Ot__v     OOOl     .    -\'^     f_)     .jjSCO»,      o£_v._-     .°i\.  ..     lo__OJ 

♦  J._cl_s_>.  oC-OlS.   och   JIcl-O   >  v>  >_.n  I  v>\ 
ya..xiK.s    .  »iw  n}j   .|....t  o    (__o;    »__m    tv.JoC-X;   *.^->!    >■*■-'•    j  *,__>,  N.____o 

.-jla-_-.._OC-_CLJ     )1>,     J-»-£ö.O    .JU-.wJ»    J._0---V    OU»     K^l-,     JLL./     OCX     .'OÖ!    jiO-OpO 

io__ov._5    ^->j     yO-C-xJ-ic    .•)K,^_x,___>C--   -.öl    JKxin   la-tOf.-»    .jK_-~£y— ;    )-*-)o;o 
:>_oc_.ta^.^o      vflDa-J-K-w-DJ-a   ,J_v    ^.iotl__oo   .  >  n*'°iv>   |!s~j.L_   )iot-x  ,._ 

1.   L  V<"W*  ;s;>)-  —  2.    L  »*i-!Ol  [sie).  —   3.    V    -»aN.ma. 


selon  la  chair,  bien  qu'il  tut  independant  du  temps  parce  qu'il  etait  Dieu? 
—  car  c'est  lorsqu'il  etait  äge  de  trente  ans  qu'il  est  venu  au  bapteme'.  —  Et 
meme,  en  considerant  l'anciennete  d'Abraham,  ils  auraient  pu  dire  :  «  N'as-tu 
pas  cinq  cents  *  ans  —  ou  mille,  le  cas  echeant  —  toi  qui  as  vu  Abraham?  »  *v  rol.176 

v°  h 

&   Car  c'etait  surtout  la  parole  de  ceux  qui  se  moquent  et  tournent  en  derision. 

*  Mais  ils  ont  fait  mention  de  «  cinquante  ans  »  ä  cause  du  mystere  qui  a  ete  *  LfoLiss 
cite  plus  haut.  C'est  ainsi,  en  etTet,  qu'il  est  ecrit  que  Caiphe,  lorsqu'il  etait 
le  grand  pretre  de  cette  atinee-lä  et  qu'il  ne  savait  pas  ce  qu'il  disait,  a  dit  : 
II  est  utile  que  le  Christ  meure  pour  tout  le  peuple'2,  ignorant  que  de  cette  mort 
w  la  vie  allait  germer  pour  tout  le  monde. 

C'est  divinement,  nie  semble-t-il,  que  le  Saint-Esprit  a  dispose  qu'on  notät 

le  cinquantieme  le  psaume  dans  lequel  il  y  a  une   grande   misericorde,  la 

destruetion  de  l'iniquite  (avojxta)  et  la   puritication  du  peche1,  ä  la  ressem- 

blance  de  l'annee  jubilaire  ou  plutot  (ßöHOiov  <k')  ä  la  ressemblance  de  l'incarna- 

15  tiou  de  notre  Sauveur. 

Puisque  Basile  et  Gregoire,  les  theologiens  (9äo7,dyoc)  qui  (nous)  initient 

1.  Cf.  Luc,  in,  23.-2.  Jean,  xi,  50.  —  3.  Cf.  I's.  l,  3-4. 


22  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [290] 

K_J__aI*  .-jJSJLajj    |Kj»1K~    J-.o»Vo   JjjV   «.-K.*io  Jfcooi^   wC^oö^o  yOJÖi 

+o    .  Jjchs    CiL*)   «txlv^ioo    jouSs    oö»    oooi    ^-»»'»    )  ««  « »>o;    t-^-«x    I^Ji^a 

.  •)  i,  o  sui  U-iL  jl\  «—.jyaiö  P  .'L=^  ^.'^=>K^  ^..^dJ.^o  .  • )  1 1  rö  \n\  ^.Yffiy 

Vfoi.  i:t  >>o  d^;!  jj0  .-a*;»!/  j-V>^o;  JKjÄau«  6^3  Jjtaio  ^_/;  yOJoi  .-J_.^ia.\ 
a^ouJL/  ^Jiol  ^_io»  ,— «l\ot  .  ^.M-^Ka  )•,  m\\  JJ/  .wuuu»;  jia^;  JKslo^o 
1qu\o  .'ol^oKIod/  K_)v-<^jt  ^^■■op  t-s  Q-^"  ^°°  »"^  ^°-  0<^  I  "ä^;  J-sKaj» 
)Io.13lXv>o  jl^^oj  )».*.  labso  .\aj/  a^bJ2»  J_*^wio/  jj^LoaS;  )la^Nao.ii.v> 
)-^.,V>^o;;  jlo»a>^_ji  öi\^\o  •'^->sV  v00*-»'»^  r-*0?  1-lröX  <^-*j/  ov>,...'\  10 
a.\  -i.oo  .*  q_o,j  J.JLSOIO  .afi,.^  »*^a^;  JJoj  lo.Sicy.3  . • )  n  »y mo  ).»°>'i.» 
N55s.x\i  I^söjl^o  . - scoq-^)juw /  )c*\)J  Ju>-auS>  la^o^  fjbSM  la\  yooria^, 
j't-fia~>  »_io  y^lVo  .  »—.v-t-io   ^oojl^v   jJ«    |K~o*  ya^so  .-.  .  iv>)tooo  ^.iJ^-a^o 

I.  L  ft°.»  (sie).  —  2.  Ce  passage  est  6ditö  et  traduit  dans  \V.  Cureton  :  Corpus  Ignatianum* 
Londres,  1849,  pp.  217  et  248,  et  reproduit  par  J.-B.  Lightfoot,  The  Apostolic  Fathers,  2'1  edition. 
Londres,  1889,  Part  II,  p.  187. 


aux  mysteres  ((jwuTXYwyö;)  et  les  preeepteurs  autorises  des  ämes,  nous  inter- 
pretent  et  nousexpliquent  cette  annee,  c'est  bien  convenablement  qu'ils  ont  leur 
eommemoraison  au  debut  de  l'annee,  lorsqu'ils  vont  (encore)  benir  tout  le 
cours  de  l'annee.  Car  c'est  sur  les  traces  du  Christ,  Üieu  et  grand  pretre 
pour  nous,  qu'ils  marchaient,  en  annoncant  la  bonne  nouvellc  aux  pauvres,  :> 
en  guerissant  ceux  qui  ont  le  cceur  brise,  en  proclamant  la  delivrance 
aux  captifs  et  (le  recouvrenient)  de  la  vue  aux  aveugles  et  en  faisant  par  lä 
de  chaque  annee  (l'annöe)  agreee  du  Seigneur.  Comme  Moi'se  ils  ont  eHe 
vfoi.177  instruits  de  toute  *  la  sagesse  des  Egyptiens  et  ils  ne  se  sont  pas  eloignes 

du  sommet  de  la  montague  du  Sinai;  mais,  apres  qu'ils  eurent  tres  bien  t» 
compris  les  dix  paroles  qui  de  ce  lieu  avaient  ete  donnees  dans  le  livre  des 
lables  ecrit  ä  l'exterieur  et  ä  rintericur,  ils  les  ont  elevöes  jusqu'ä  la 
perfection  des  commandements  evangeliques,  ils  ont  aecorde  en  vue  d'un 
seul  chant  et  d'une  (seulc)  doctrine  les  cordes  qui  se  trouvaient  des  deux 
cötea  et  ils  ont  döchire'  comme  une  toile  d'araignäe  toute  la  sottise  des  dogmes  15 
l^o'Y[/.aTx)  paiens  et  vides;  ils  ont  ainsi  regarde  et  fixe"  leurs  yeux  vers  les  cieux 
ä  l'exemple  d'Ignace  revetu  de  Dieu  (öeo<popo«),  ils  restent  et  demeurent  cons- 
tamment  dans  les  beautes  superieures,    ils  habitent  avec  les  esprits  incor- 


[291]  HOM&LIE  LXXXIV.  23 

.•)j/    v*»/?   ^£^0   o^  -.p©/    VI    i-^   &l    -)o«^jJ   >*-^   jiiJ-a;   ^-/; 

|_2>oä_oo   J-sJLiö;    JloVljJo   .•JKjdLfcaoJt   w.^06,   Q^oKLcaia^       Jj/    ...tüVio  '  Hol.  185 

^  v  a. 

Jot    *j;ot    ^.io    .-Jk-JL)— Äoo    jJJ^o    K_o    )K*JL.j.-.ÄoclS.    .•ji.oJLiu.Vj    ^-«Xot 
-  joöfc.  ^-io;  Ua-/  . -^  yj^-flOLl—  i-^  m*^o  .«-K».'/   j^j^eCM  vs/    op  ^xj 

♦.  !■»  .  .t » m'wx  Joou  jJ 
)KMa>\w  )  la_.fi  »  a>  :Jtou^iio  Jk_0>;li  ),a,v>o\.\o  :J»»»ojJU  )-^oo^  f\_.>_~ 

«_./»       ^O^iO      Vw,vÖtl/      JäJL-.    J-SQ-ODO-^S     JjL.'/     ..JlXüoi.     vOOM^-»/  :]J^.a.A  *\   ful.  177 

labs.V.^0^0   ia_\o  .•Q^oi\toeuS,  J1cmIx>.#__oo  ■•a\3K.'mvi\  0/    i^oj^xi-x  ^soi 

10    .'J^fJu   — Öt   )K^.)K.>>^»-)lf>l  I  .Aba\;    ,-j %  V>^0;    _öi    0/    .•ua.£Q..ia^    JLoot-^v 

K-O  0/   l  usoJKjUJOdJl    0ÜS0  jooi    JJ    .jlt.>otj    o«\  öuK../   )ooiL  ^o;  "^o   ^so 

JlaiÖio    jLoV-.^.— -SO    :yOOÜS.    *$lX    Jla_V.-U.»L_0    ^0        )_^.icL^OM    \  V'«o ..    ^.2001 
1.  V  in  margine  :  X^j-y-tfia;.  —  2.  V  in  margine  :  -vovfiaTa.  —  :{.  V  in  margine  :  Aiys*»"'-110"- 


porels  et  ils  sont  ä  la  fois  en  dehors  de  la  chair  et  dans  la  chair.  Prends- 
moi,  en  effet,  pour  preuve  de  ces  (dispositions)  les  paroles  de  celui  qui  etait 
veritablement  revetu  de  Dieu  (Osocpöpo?)  :  «  Car  moi  aussi,  dit-il,  ce  n'est  pas 
parce  que  je  suis  enchaine  et  que  je  peux  *  comprendre  les  (;hoses  Celestes,  *  Lfoi.  185 
5  les  places  des  anges,  les  etats  des  principautes,  les  choses  visibles  et  les 
choses  invisibles,  (ce  n'est  pas)  pour  cela  que  je  suis  dejä  un  disciple; 
beaucoup  de  choses  nous  manquent,  en  effet,  pour  que  nous  ne  manquions 
pas  Dieu '.  » 

As-tu  vu  que  la  hauteur  de  la    contemplation  (Bewpia)    et    la  profondeur 

10  d'une  pensee   bumble  *  sont  etonnantes  en  meme  temps  et  au  meme  degre?  *vioi.  177 
Quel  philosophe  pai'en  a  songe   ä  dire  ou  ä   concevoir   quelque   chose    de 
semblable  et  (en  meme  temps)  ä  s'appliquer  ä  la  perfection  et  ä  monter  vers  . 
la  theologie  ou,  ce  qui  est  plus  modeste,  ä  posseder  dans  les  autres  sciences 
une   intelligence  qui  se   tient  en  garde   de   tous  cötes?  Pour  eux  tout    le 

15  laß'jpivfjo;,  ou  examen  des  opinions,  n'a-t-il  pas  debute  par  l'orgueil  et  ne 
s'est-il  pas  termine  par  l'arrogance  et  par  la  hauteur,  parce  que  pour  eux 
Dieu  n'etait  pas  le  chef  de  ceux  qui  discutaient,  quand  ils  se  refutaient  les 

1.  /*.  G.A.  V.  e..l   (!7y-S80. 


24  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [292] 

\OfH  i  v>    +~    "%*s    v3o    :oooi   »  »t*»    );V-"j   )lQJj'im>n\    p   :ooot   ^...,  V\ 
^_^>    k-^/    JLm.^.sl^o   ,.s    *^-.9oi   '^„l*.    .Jjl..»    Joog;    Joot    j_s\    )l^-x.    V^>o; 

JJ  JoC^.  ^-io;    Jjlsl./   .•vtdq-^^Jjl^./    );owo;   oC^xj  lyi  ^_./   .-J^so*.}    jlaaiS^o 


*|.VJ3*/0    ^*JLioLj    ]^0^0     )cCX.A 

1.  Ce  passage  est  eililo  et  Iraduil  par  Cureion;  op.  eil..,  pp.  217  et  248,  cl  reprosluit  par  Light foot, 
op.  cit.,  p.  187. 


opinions  les  uns  des  autres  et  que  chaeun  d'eux  voulait  etre  le  chef  de  quelque 
nouveaute?  Quant  ä  nous,  puisque  c'est  le  Christ  que  nous  avons  pour  chef 
et  pour  maitre  '  et  non  pas  un  homme,  comrae  il  le  dit  lui-meme  dans  les 
Evangiles  (EüayyeXia),  preparons-nous  donc  au  rovaume  des  cieux  selon  la 
parole  du  martyr  Ignace,  «  pour  que  nous  ne  manquions  pas  completement  5 
Dieu  ».  C'est  ä  lui  que  sied  la  louange  dans  les  siecles  des  siecles.  Äinsi 
soit-il ! 

FiN     DE     LIIOUKLIK     I.XXXIY. 

l.  er.  Matth.,  xxm,  10: 


U*~o  ^iiioU  l^bo 


:•  |Voi  QJ    ^^ 


k_.jl,_~    JJ/    • .  f^_.l_a_.k_^    a\    -.,—^iokJLiO;    ^-«2^./*    JLw-^s    .  «,  n '.stoo 
s  ^a  ..|_ioi  J;J-*J^  oil^^  JU-s^ä>  jk^J    ^   ^/   'M  V*^  l°>        Vt^T00 

♦  JJOJJ? 


Vfol.  177 

v"  a. 


L  fol.  185 

Vb. 


HOMELIE  LXXXV 

Sur  l'Epiphanie. 

Ceux  qui    celebrent   les    fetes  dune    facon    spirituelle,   en    considerant 
toujours  avec  les  yeux  nouveaux  de  leur  esprit  la  puissance  de  ce  qui  s'ac- 

5  complit,  celebrent  les   fetes    d'une   facon  non  pas  ancienne,  mais  nouvelle. 
*  En  effet,  voici  que  moi-meme,  apres  avoir  aussi  celebre  cette  fete  biea  des  *  vfoi.n: 
fois,  en   m'y  presentant   en  ce  moment  comme  un  etranger,  je  suis  frappe 
d'^tonnement  dans  mon  esprit,  je  suis  transporte  au  bord  du  Jourdain  et  je 
crois  voir  que  Jesus  lui-meme  se  tient  debout  au  milieu  du  ileuve. 

io         Et  pour  le  sens  de  ce  nom  (de  Jesus)  j'ai  l'enseignement  propre  de  la 

realite  qui  est  plus  complet  '  que  tout;  en  effet,  si  Jesus  est  le   salut  et  le  *  l  fol.  lSs 
rcmede  de  Dieu,  il  n'a  lui-meme  retire  des  eaux  absolument  aucun  avantage 


vb. 


2G  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [294] 

jj»   oöi      t  v t  n-    p   sa.aj...J    <°\copl    ^opo  jLs/o   -.J-OÖ    ^io    ;K_.    oot    ^e>t^o 
^0V-^>  j-JL-it-*3  .J~*äoJ-s  -oioK-./    joiSsj   ooj  V-*^  U**'l   -«^  )°°«  -010K-./ 

•)-•>■  ^jl^^X;   wöt   jLo  lj-a^  ^\)l    J¥-^-=>    vooi-i  ^>  •.JLiö.X  ^  yQ.«/ 

looi   ÖU.N-/   joi-Sxo  j-^  JLpo»   .^Aoi  )-^äX  b^so'l    .-JL-po  P*/   ^-^°«    ' 

♦^.\oi  J^oäJS.  K*ä'/?  -o«  ''poJj?   |k-^--?   J'V*-^  )?°i 

J.m3a-^  oO>,  Joch  K-./;   .-^am_j    ^of,J    Jk.-^!?   chIo^;   •.^-*;   -01  Jv-s.* 

JKjl.,^0   :o— ^/    Icl^  ssju^Ss    k~J   V-<^  f=>  Joot  ,-.Ki>;    oöi    Jjj>;    J»^^ 

-.)  vi   -  ^  ^&Xajo/    ^o    K.~KA;o    :)Ka*Oioo    )N^n.*ia^    J;oi    öi-A.../    ^-.; 

♦viui.  177  Iv^eooo   K~o   )oi    -.w-Vio/    »J  *ooo«    ^-V^cu^    Jioujs»    vQ-joi    oilaA       o— ^Vr0    '" 
v"b.  x  .  •  ^ 

,_*>  ^_,>^>00   ,^Jl*.-3   J.*iöo  .Ao/    jjJ-,   -po   Kj/;    )jx.|  ..Ol^  j;oi   Jkjupo; 

^*>1   a-ioi/o  -JV-  )Km.\nn  >^oot  oJi.   'aa.fl>    .>*jl-^    V-io/o  .J-Jüs 

j\v\  ^iol  öi^ao  -.J^iöj  v00Hn°>V)  IcLb»  säSl—io  -.oCS>  a>m  io  .J.*^_io 

.IJ^so;   ^ol  ^>o  ooi  Joow   jlo  .^Aot  j^iäA  K*ä>'/  .J-m^o  Viö/  ^-^ot  /po/o 


1.  L 


et,  Iorsqu'il  a  ete  baptise,  il  n'a  recu  en  plus  absolument  rieu  qu'il  n'eüt(aupa- 
ravant).  Car  comment  (aurait-il  regu  quelque  chose),  celui  qui  est  Dieu  par 
essence  (oüci'a),  et  cependant  s'est  fait  homme  saus  changement  et  sans  con- 
naitre  le  peche?  Mais  c'est  pour  aous  qu'il  a  donne  aux  eaux  le  plein  pouvoir 
de  guerir    et    de   sauver,  Iorsqu'il  a  crie  par  les  faits  meines  la  parole  du  ■> 
propluHe  Elisee  :  Voici  ce  qu'a  dit  le  Seigneur:  J'ai  assaini  ces  eaux  '.  C'etait, 
.il  effet,  vraimeatle  propre  du  Seigneur  et  Dieu  de  dire  :  J'ai  assaini  res  eaux. 
II   est  bon  quo  nous  remontions   en  courant    jusqu'ä  l'liistoire  qui  sym- 
bolisait  clairement  le  mystere  qui  devait  (avoir  licu).  En  efTet,  apres  qu'Elisee 
l'ut  dcscendu  a  Jericho  —  c'est  une  ville  situee  dans  une  vallee,  basse  et    io 
v  toi.  177  placee  au-dessous  de  Jerusalem  —  les  habitants  de  ce  (lieu)  s'approcherent  *  de 
lui,  en  disant :  Voici,  le  sejo'ur  dans  cette  ville  est  bon,  comme  tu  k  rois  toi-meme, 
mon  seigneur;  mais  les  eaux  sont  mauvaises  et  rendeni  stirile.  El  Elisde  dit  : 
Prenez-moi  donc  unplat  (wix^oj)  neuf  et  mettez-ydu  sei.  lls  le  prirent ;  et  {Elisie) 
sortit  vers  la  source  des  eaux,  y  jeta  le  sei  et  dit  :  Ainsi  dit  le  Seigneur  :  J'ai   lä 
assaini  ces  eaux,  ei  dordnavant  il  n'y  aura  plus  ni  mourant,  ni  femme  sterile  a 
cause  d'elles  ~. 


%   b. 


I.  IV   Roie,  II,  21.  —  2.  IV   RoiS,  ii.  19-21. 


L'foL  186 

r"  a. 
178 


[295]  HOMELIE  LXXXV.  27 

JN_L.po    ^.iC»    OOt  y^\\    -.y0\\     Ux>y.£>   OCH    j-JLj/    ^    Jo«    -«OK-/    J-IOt   y-\\ 

och  )  v  f'^  ^""  loo«  J~~a.'-ofcoo  ,_.;  Jlo-io  ^  .'vj^a*  ^»°  vj^^* 
J^L-,  -oi  )lofÄ*/  oiJ^au^  ^o  "^A  >a^Kjüo  J^rnJjo  .'Jfc^-^-*  &öttft 
J»^o>  ^io;  och  :jl^—  ~öj  Jk.m„«^.o_o  och  )—■■■«  » v>  Jl  /;  ^-j  «too(  ■)  a .  ffi 
).c  Av,  *  jJo  omti  Jl^l—  *  ooi  Jv^  JJ^ao^Oo  jl  ^.ch  JfcC^oK-s  ^>oo  K-^> 
;   -  V  ch-3    :J~-^.ioA  o^  06.   )ooi  M?    och    :JK^K>.    -öt    J*^£~  ^'™; 

10  :-fciö/  ^oo^Q.9;  )'•*-/  JfcooJu«;  JI^»Jl^o  jJ^ocL^o  ^cnbo  -001  ^ouK-| 
Jla-io  ^o  —™i  -.yoou^j  odK.~*>  t^j»  J-oeL=>  yOOt-S  K^CS^J./  »s/j  <-CH 
lo^a_io?  J^iö  »3/  ßl  ..joAa  JJLo-Ud/;  oJ^  -.J— *  ^.j  vOJO«  -.^0.00 
Jö|_^~}  )..~-» Xao  och  JJojl-^oj»  ^o-t-o  ^o?  vf-JÖ«  t-*^  &l  -o0«  J-^ 
^J*jcu;    )ju^o   J_ocL»  p   .Jicuioj   J-JLs   0001  yOOuN-Zo  :oooi  ^jul» fcoo 

1  *J— oi;    -oj  4u-»j    ^*>;   jlo^.^a  .-^.och  jo£$M   J-JLs   ..^^oK^io 

Tel  etait  le  premier  homme,  Adam,  qui  comme  d'une  ville  tres  haute  et 
(tres)  elevee  —  je  veux  dire  du  Paradis  —  laquelle  possede  la  paix  de  Dieu  et 
n'est  pas  troublee  par  les  passions  —  car  c'est  Jerusalem  —  est  descendu  sur 
cette  terre  basse  et  tres  eloignee  de  Dieu,  qui  d'une  part  est  bonne  —  car  tout 

5  ce  qui  est  venu  de  (Dieu)  est  beau  et  tres  beau '  —  et  qui  d'autre  part  etait 
frappee  et  affligee  par  la  mort  que  le  peche  a  fait  naitre  et  que  le  deborde- 
ment  d'une  vie  humide  a  fait  nager  et  ee  repandre  par-dessus  tout.  Mais, 
lorsqu'est  venu  le  Christ,  le  plat  (kux>.oc)  neuf,  lui  qui  du  Saint-Esprit  et 
de  la  Vierge  immaculee  a  pris  un  corps  *  nouveau  que  le  peche  ancien  ne  *L™-186 

io  pouvait  *  pas  toucher,  lui  qui  possedait  en  lui  le  sei —  car  en  lui  il  y  avait  tous  *  vfoi.ns 
les  tresors  Caches  de  la  sagesse  -,  ainsi  que  dit  Paul  —  lequel  a  ete  egalement 
melange  avec  les  eaux  lorsque  (le  Christ)  y  est  descendu,  la  mort  d'une  part  a 
cesse  et  s'est  arretee,  et  les  eaux  d'autre  part  sont  devenues  elles-memes  non 
seulement  des  eaux  qui  guerisseut,  mais  encore  des  eaux  qui  donnent  nais- 

15  sance  ädes  enfants.  En  eilet,  ceux  qui  autrefois  etaient  noyes  par  le  flot  sale 
des  peches  et  etaient  les  enfants  de  la  mort,  lorsqu'ils  sont  rendus  parfaits 
par  les  eaux  vivifiantes  du  Jourdain,  deviennent  aussi  les  enfants  de  Dieu 
par  la  seconde  naissance  de  l'Esprit. 

1.  Cf.  Gen.,  1.31.  —2.  Col.,11,3.  .   • 


Vfol.  178 

rb. 


10 


28  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [296] 

^ol  ^o»  ^.\oi  LvoCSs  (.inäxo  )K_»jl~oV  ^\oi  ^—.ot^o^o  :JoC$Si  )K«< joo/ 
) » tirtövu  ^-iö  J-^_ä,io  .  Jou^n  wi«  »« ■"  »°>  i  )J>Ao  -.ool  ,_.al*^o  ,_.!S^Jj 
^^  .•...\.V>U  )  ..\  >a^  )K^r>,;  ^3  .-K-.|j^_^  ^y>ö/o  ^..^  n,^6  J;c*S. 
^■«t  n '°>    )Kjo  -v\o    ).-jN^.io    flaio^s  öu>    J.^s/    ^>o»-ß»    ^..«.\oj    ^.j    )..^o. ■.U.X 

^öfloo  — ooi  .  yii 'i  K_.LT^o  .--ocx  .  .\v^jl^o  L^asä^-si  ^-«.\oi  &1 
.),.,.  \^o;  )jpj  .Jloou^  öuk-../  V-"-^  ^^  7-/?  J'i-*^  — °°l  y  m^^o 
Ludoio    \i\--l   )k^.^_~  1    JJoiio  jlomvd.  öCio  50  .jjcxaj    0010    )Lia~o  'Jl^'OU 

^■»  V.xvt;  J-»W  -.)-^'/?  6i.-w^J>o  yaiA//  \oKj/  '0001  ^fcXaflUA  :E»^SCj 
jöu^\;  i-'r-^o'l  \->l  ."voot-a  \  ya\i  yoot^  Joot  K-/  joCVJJ*  vOJÖt  *s/  ooot 
JlM'°U?     -Öl     )Q^     -Jfroo  *>\     ^2/     JjLSOI      yQ.2^0     )j>eui^gj     )„.  '1  ->o     ,-yai.LI 


Que  le  corps  de  l'liomme  soit  1111  vase  d'argile,  Paul  l'a  atteste  en  ecrivant 
aux  Corintliiens  :  Nous  avons  ce  tresor  dans  des  vases  d'argile  ' ;  et  que  le 
sei  symbolise  la  sagesse  essentielle  de  Dieu  ainsi  que  tous  les  (biens) 
spirituels  et  (tous)  les  dons  divins  qui  en  descendent,  les  Livres  inspires  par 
Dieu  le  montrent  encore,  puisque  dune  part  ils  l'unissent  aux  sacrifices  :< 
legaux  et  disent  clairement  :  Tonte  victime  sera  salee  avec  le  sei3,  et  que 
d'autre  part  ils  ordonnent  de  mettre  pareillement  du  sei  et  de  l'encens  aur 
les  pains  de  proposition  :l ;  ils  moutraieut  (]ue  meme  les  choses  qui  sc  faisaient 
sous  des  symboles  n'ctaient  pas  des  choses  commune*  et  videa  de  Dieu,  ei 


•vfoi.  178  *  qu'elles  representaient  d'une  facon  figurative  et  symbolisaient  d'avance  la 

vrrite.  En  eilet,  la  divinile  est  teile  que  le  sei,  (ä   savoir)  brillante,  blanche. 


m 


la  lumiere  meine,  chassant  toute  la  gangrene  et  (toute)  la  pourriture  du 
peebe,  ei  de  cette  maniere  fortifiant  et  eclairant  ceux  en  qui  eile  est  vraiment. 
Apres  que  les  Apötres  eurent  part  a  ce  sei,  ils  entendaient  :  Vous,  vous  Stes  le 
sei  de  la  terre* ;  de  meine  que  ceux  qui  poss6daient  Dieu  qui  habitait  en  ir> 
eux  entendaient  egalement  :  Ifot,  j'ai  dit :  Vous  Stes  des  dieueo  et  les  (ils  du  Tres- 
lliiiit,  vous  tous*.  De  möme  l'encens,  outre  qu'il  est  brillant  et  blanc,  est  aussi 

1.  II  Cm-.,  iv.  7.  —  2.  I.rv..  ii,  IS;  c-f.  Marc,  ix.  48.  —  :t.  er.  L6v.,  xxiv,  7.  —  4.  MalHi.,  v.  13.  — 
5.  Ps.  I.XXXI,  6  .  i'l.  .Iran,  x.  3k. 


Kl 


[297J  IIOMEL1E  LXXXV.  20 

|_X_~    ooilo        K~S.j     I^ax    ^ v>i    oöt    J^cl^.^^    •.j^toJL^o    looi    l^v-o   ..loof  *Lfol.  186 

^  '  •  i°  b. 

)oi^ö   ).^oüS\   \^.»'i   v*io  .-oüS.  ^_*.2>lofcv.jLio»   yQJot.ii  j'otoj   ,-a.;^o  .-J-ia^^S. 

,   -  •*«    ^_.\oi;    o\   :J._.»o|K_.s   ^.jJLwN-io   Jlocx3s    la^i   t—"--^  ^fc^,°'? 
Li^aj»  y~~   jooi  ^<»'ao  jj    ytO^^-io   vjaaj^tf    jK^J^o^ofcoo  JJ    jlcu^aülSoo 
a^    bioi    >  ^o    .yo+zo    oi^aJÜS.    jooi   )a!--Ji    .-joot   o  m  i.fcoo  A*...)  i  m °>o^    p 

JlJ_^,flD    )fcs_J^/     ^i»     v3/o      JkjOjJS.    >*5s>w    ^/     Jl/    •.JO-J^S    f^u^iO         "^N  ♦  V  ful.  178 

^^  v°  a. 

.|k..O_.fco.  s^Ot  J£vJLiOjJ^..=>  JJLOJOXD  jooi  -  J,~.fco.i  ^ö(,  )  k.^i_,a~io  JÄOU Ljis 
..^O  oixo  .^_LV_.  ^-.Ql  l  Ci,°t  V)  jKi  00  -.J  ..TIV);  y-.\  ^oC^—1  lbä.\»  »  .^Ot* 
^io»    )lo-a_^   ,_..=>  .-)»ai.j    U*V^   cl-oÄs-ä./   Q-^'jl/    p»    yOjö«   voot^a  ,)J/ 

yloa/  jooi  *.aiok^+l  J_«.flDo/;  oCS.**  ^d  ^io  öCS*..;  •  ,)L<.,»,*'V>;  ^*t  ooi  .ox>a^as 
^/    :jL=.'cu*o    Jooi    K^li  "^a^x  1/    J-L^  ^°?    °°*    ^°?^    *"*"^  ^°    :JjUL3r— ° 


la  marque  de  la  bonne  odeur  (eüw^ta)  divinc  et  intellectuelle ;  en  verite,  lorsqu'il 

etait  mis  avecle  sei  sur  les  pains  de  proposition,  il  indiquait  d'avance  lepain 

tjui  descend  du  ciel  *  et  donne  la  vie  au  monde  '  et  produit  la  lumiere  dans  ceux  qui 

y  participent  et  par  l'odeur  divine  les  delivre  de  l'odeur  püante  des  passions. 

5         En  effet,  parmi  les  choses  qui  par  la  contemplation  (Öewpi'a)  paraissent 

iHre  en  rapport  avec  la  divinite  ou  parmi  les  choses  qui  ont  ete  disposees 

pour    nous  par  le    moyen  de   l'incarnation    inelTable,   un    seul   objet,   füt-il 

envisage    d'une  facon  symbolique,   ne  suflisait  pas  ä   montrer  toute  chose. 

De  lä  (il  suit)  quo  dans  l'ancien  service  il  a  ete  besohl  non  seulement  du 

io  *  sei,  mais  encore  de  l'encens  et  aussi  de  beaucoup  d'autrcs  choses  svmbo- *  v  |o1- 178 

v°  a. 
liques  qui   pouvaient  montrer  ce    qui  devait  (avoir  lieu),   choses  dont  nous 

avons  connu  les  significations  propres,  autant  qu'il  est  possible,  apres  leur 

realisation,  et  non  (seulement)  nous  tous,  mais  tous  ceux  qui,  apres  avoir  ete , 

purines,  en  ont  obtenu  une  petite  revelation,  par  la  gräce  d'en  haut. 

15         Nos  corps  sont  donc  des  objets  et  des  vases  d'argile\  comme  dit  Paul; 

mais  celui  du  Christ  d'une  part  etait  de  la  meme  essence  (ou<jta)  que  le  nötre, 

et  par  consequent  d'argile;  —  car  c'est  d'Adam  qui  a  ete  faconne  avec  de  la 


I-  lol.  186 
i-  b. 


1.  Jean,  vi.  33.  —  2.  Cf.  II  Cor.,  iv,  7. 


J-3lL->0 


♦V.fol.  178 
v 


,     10 


30  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [298] 

^ioo  Jooi    **otoK_/   J-Jl-^-o  J_~oi    ^_o>    K*3  ^io  :Joot    w.otoK_/   J^o£s 
J  *.yj>    JL_-_   *_.;    JK-xl-J-xq-o  ..JK_^__  *-io   V^ooo    JK-xoK_2>  Jot-^    l-^.l_ 
)K^A^a   )  »  °i  i^  tJ   K_.J-**_jlo  V-^s^  °^    0001   ^r*-"*^   ^°01  -°»°^-/ 
oöt   .L-—;    w.o»    Jjl»_v-*>    .JoC^j    oöi    JK-Kic    .J-i__    vQJÖi    Uj&    -Jooi 
Jouj    jJ    .otA  ^1/    J-i/;  v^öl  J-5^»  ^o  J^ju?   °öl?   -J-* ^s^°U  )o«  »-*>/ 
■    fv   •*  '';    J-JCaO;    Jjl*_O0   ou_<    yooou    .-C%_\  ^l/;    ^-Aot   Jj»_o    JJ/     .  ^)ol_o2_\ 

♦  Vl-x-C-v;    J^-__\ 
>>• l7S -.oioK../   V*^  )'°-^J   .JK-Vau  o_*o   po/   JK  m  .\o_o   K_J»_^       ^.-;   ^^_D 

^öt    JlooiSx;    J-_<L--n  °>  *>    .-ia^j    ^^°   1^"!    poJ-*^    K-./    JW<>     -J»-^ 
oi.-^Di   K___>    oöt;  .J_.al-._c   J_oi'a._o^  oda_>V^  •.^■»;  J;°i   •  -A  taot  ) 

OU^3    K_.JjL3L.KjQQ.iO    jJ     .-Jj-CO    LA    Otlc__>*il     \--~^l     OtK_00     y_./;     OOIJO     .-JjOt 

Jod   y    -   ™ ,^;"   ••>■  >**«>  Jio~2\l    Joo»    ~o!oK_./;    oöj    J-,_^_2_._>   Joo»    _.oioK_./ 

*Jlo__o;    J;ot  ^_./^_so  )l»a_\j    JK^a.___o__» 

♦Lfol.  186  Jj__o   -.w»      yO_-C_\J_io  ,^<iaA  JL'K_*-J    -.JU-io;  -.öl  Jtv  m  .\o_o  >^.*JO|   _.ot 
v'a.  X  •        X  X 

K*0    _.ÖV_\    .J~-^^0    JV-w-VA     _.0|oK_/;     J_tt>    "^-3     J;'i     yOOU-Cj     yQJÖ»    .J.Ä—    vQJÖl     15 


boue  qu'il  descondait  pur  göneration,  quoiqu'il  füt  divin,  parce  qu'il  etait  en 
verite  du  Samt-Esprit  et  de  la  Vierge  Mere  de  Dieu  et  en  dehors  du  peche  — 
et  d'autre  part  il  etait  un  plat  (jmJkXo;)  aeuf  (rempli)  des  eaux;  car,  puisqu'il, 
etait  anime  par  une  ame  intellectuelle,  les  eaux  vives  lui  etaient  nnies  hypos- 
tatiquement  (ä  savoir)  le  Verbe  de  Dieu,  la  source  de  vie,  celui  qui  disait  5 
dans  les  Evangiles  (EuayyeXia)  :  Celui  qui  boira  des  eaux  que  moije  lui  donnerai, 
n'aura  plus  jamais  soif;  mais  les  eaux  que  je  lui  donnerai  deviendroni  en  lui  mir 
saurer  d'eaux  qui  jaillisseni  pour  la  vie  eternelle*. 

»V  fal.178  C'est  tres  *  bien  qu'(Elisec)  a  dit  :  Un  plat,  et  non  pas  :  8  Une  urne  ».  En 
v°b"  effet,  le  corps  (du  Christ)  estpetit —  et  menie  onne  peut  pas  dire  combien  il  10 
est  tres  petit  —  en  comparaison  de  la  divinite  qui  lui  etait  unie.  Ce  (mot) 
montre  la  gfandeur  de  l'äneantissement,  puisque  en  verite  celui  qui  est  si 
grand  et  dont  la  grahdeur  n'a  pas  de  limite-,  selon  la  parole  du  pro- 
phete,  etait  toul  entier  d'one  maniere  illimitee  dans  (ce)  corps  qui  etait 
trea  petil  et  qu'il  6tait  limite  par  (cette)  petite  taille  et  par  nur  teile  forme.  15 
Le  plat  i/.j/.'/'.:i  des  eaux  descendit  donc  au  Jourdain,  ou  plutöt  (pcX^ov  fti) 

•  Lfoi.186  '  les  eaux  vivrs  d'iii'i  decoulr  tont  ce  qui  esl  beau  >'t  bon,  en  vi'iite  ce  (]"'' 

V*  .1. 

I.  Jean,  iv,  IM4.  —  2.  I'-.  csliv,  :t. 


♦  Vfol.  179 
t"  a. 


[299]  HOMELIE  LXXXV.  31 

o£s._:  Jt~*-3-*  ysy^o  y/o  .Of^..;  ,J.^  yo+X)  yj;  -.t-iö/  'J-^JJ  oöt  i-t-Sj  vS/; 
jlo-io  ^iol  ^io  ool  joou  Jlo  -.^-^ot  j-^iöJS.  Is^xo'li  -Jooi  pö/  );oC^^o 
U^J.L?    Oi.Ju.'^s  o  ,  ,'»   »JJL»  vQJch  J-Üo  a^CSJ.JL/   Utio^  j-*-^  t-3  •U2*?   °l 

t->-3»    ooi   .-^ojJi»»    oöt   Jln\„Q^>   )...a.~»    .•J-O^/;    j-J-^-»/    o/    ->'°?    pö/j    U^~»i 

)iou*ao3  oöt  .-joot  )oog  j-oo^N»  y/  JJ  /  .-Joot  K+l  JJV— »/  j-*.^  JjLio  .^otola-J.» 
)i|_^v  "^_D;  :^.J»»a_»  J-^-ioj  V*^^^0  «OU-.»  ^i»  )oot  -fcw^:»  jlolio; 
yOOJ-.J^.V  lySi  Kj/  '.i-io/  ^  t-»OJ  JoO|  t^o'j  >.Uä>.t.iO  yOOtA.../  Jt-Q^-o  J-o»Jjt 
)  i,  V>\  •.»-*>/  «*■•'!   \-*>  j^^io^  ö£^   jLä^o  ,.3   '^»K.^  .j-üo  >^X  J-J^J.J-! 

l'K^.J»  K*D  ^-^O  -.)^iÖ„3  Jlo_iO  K-./  jJ  *J»Ol  ^.^iO  .JtsJL*.„3»  Jju.»  w.OI 
J^bCL.3     ,.3      J-^»/      ^-^3»     \OJOI     (.~Ü..20     jv-O-io      t-»»>x    J-»P/     •)"»"»*>     U-*-^^    \OOÜb> 

voo^  ,,-j  «A  ,_^£l^.~Loo  yoojü^-»  J^K_«..3  JjQ-^  loX  :^_*»lKioo  ^io»  Kio 
v\a_»—.  ^oioK-./»   ^£».io    )-_l.2oi   -.^_joa^o.£a;ioi    o/    ^*ja^|;    o/    :^*^o£^ 

I.   L  Oll)   .3- 

dit  aussi  le  prophetc  Zacharie  :  S'il  y  a  quelque  chose  de  bon,  c'est  ä  lui;  et, 
s'il  }j  a  quelque  eho.se  de  beau,  c'est  ä  lui*.  *  C'est  pourquoi  (le  Seigneur)  disait  : 
J'ai  assaini  ees  eaux,  et  dorenavant  la  mort  n'escistera  plus  qu  (personne)  he 
mourra2.  En  effet,  lorsque  les  eaux  vivcs  ont  ete  melangees  avec  le  Jourdain, 

s  rlles  ont  brise  la  tete  du  dragon3,  comme  dit  David,  ou,  comme  (dit)  Isai'e,  du 
serpent  tortueux  qui  s'enfuit ',  lequel  par  im  conseil  perfide  a  occasionne"  la  mort 
ä  Adam,  et  clles  ont  rompu  toute  la  puissance  des  demons  qui  sontplaces  sous 
lui;  car  quelle  autre  chose  pouvait  arriver,  si  cc  n'cst  de  s'enfuir,  ä  celui  qui 
*  avait  recu  sur  la  tete  une  blessure  mortelle?  En  effet,  parce  quc  les  eaux  du  »vfol.  179 

1CI  Jourdain  eteignent  toute  fieche  diabolique  et  (tout)  incendic,  David  chantait 
en  disant  :  C'est  toi  qui  as  brise  les  tetes  des  dragons  sur  les  eaux" ;  puis,  repre- 
nant  de  nouveau  la  parole,  il  dit  :  «  Pourquoi  dire  :  (Tu  as  brise  la  tete)  des 
dragons?  (Tu  as  brise  la  tete)  du  dragon  principal  qui  est  le  Calomniateur ; 
tu  as  ecrase  le  cräne  qui  est  la  tete  du  mal.  »  C'est  ä  cause  de  cela  qu'il 

15  n'y  a  plus  de  mort  dans  les  eaux,  parce  quc  en  verite  la  sourcc  des  eaux  est 
desccndue  vers  elles.  Car  de  meme  que  les  racines  et  les  pousses  qui  (sortent) 
de  terre,  une  fois  qu'elles  sc  repandent  et  qu'ellcs  macerent  dans  les  eaux, 
transforment  celles-ci  en  leur  propre  couleur,  (de  teile  Sorte  qu'ellcs  soient) 

1.  Cl'.  Zach.,  ix,  17.  —  2.  IV  Rois.   n,  21.  —   3.  CT.  Ps.  i.xxiii.   14.  —  'i.  Isale,  xxvn.  1.    -  5.   Ps. 
lxxxii,  14.. 


*  Lfol.  L8fi 
v°  b. 


32  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [300] 

jlo_iL-^oo  )lo_a— ;jo  .-J-i-.;  ).i/\vw  jiotojo  .-J^/o  JotSs;  jL*~o  )feoaa^ 
^ot-s  yuo  ->*V  <!»*-!  -«a^uLs  »J  •  S!*o  'j—^?  oötj  otvoo  .Ui>»a3o 

.•JL~-L-»o  )k.v>  t..?  psöou  .)-i^."v>  .-Jj^coo  .-JjVoULio  U*>   v«"/   r^° 

och  Jjlä-7  .)la^~  »k-=>  ^  Ui3;  )laJ-;K.i  ) — ^>v>  ^<u-  ^00,30  v«H^° 
vooi^.^^o    y^l  )t^ä_^    ^0  .-J)a_a>   JK-äJ^  ^.01    ^<*^?    )'^    ^»t'^^sj 

♦V^a-^oj  JlV^o  Joi^jJ   a\o    J^nN   ^oio  .  v/ni   K-Jjl^j  UjV^?  -«   "> 

jJo  J-^o  >fca*^.\  oi^  )ooi  jj.L-  ,j)\^x-.oV  Uxxi  ^>  V*^  ^/  -K*©^ 
..«otok-./  jJ  yo+zoi  ^XQJQXfta>o  :Jjujls;  joCSs  ^_/  ^Ou»  v-^ooIa^oo  j  n  » im 
)lj/  :-^i6/  v  n  .  L-CQ;  ^~^U  -^.W    ^7   ^JLioj  W  .n.im  W?  -« 

l.  V  l*^-»v  V  in  margine  :  U-U*»?- 

ou  rouges  ou  ecarlates,  de  merae,  parce  que  Jesus  est  la  sagesse  et  la  force 
de  Dieu  et  Pere,  la  lumiere  et  la  source  de  la  vie,  la  justice,  la  saintete  et  le 
salut,  le  Fils  de  celui  qui  vivifie  l'uuivers,  une  fois  qu'il  a  ete  baptise  dans 
les  Hots  du  Jourdain,  il  a  mis  eu  elles  et  leur  a  donne  saus  restriction  de 
toutes  ces  choses  qu'il  possede  par  essence  et  il  eu  a  fait  des  eaux  qui  ■> 
eclairent,  «jui  enfantent,  qui  vivifieut,  qui  dounent  la  sagesse,  la  force,  la 
saintete,  le  salut  et  la  justice. 

»vrol.  179        Que  les  fds  de  Nestorius  qui  diviseut  *  l'unique  notre  Seigneur  et  notre 
Dien  Jesus-Christ  par  la  dualite  des  natures  apres  l'union,  uous  expliqucut 
donc   comment   celui   qui  a  mis    daus  le   Jourdain  la    richesse   de  tous   ces    10 
biens   a   ete   complete   par   suitc  du  baptßme,  Selon  leur    expression?  C'est 
necessairemenl  parce  que  le  fait  d'attribuer  le  bapteme  a  1'homnie  eu  parli- 

•  l  roi.  i8ß  culier  et  uon  pas  a  Dieu  le  Verbe  qui  s'esl  incarne  9'applique  '  et  convienl 
de  toute  necessite  ä  (cctte)  division  impie. 

Sil  (vous)  platt,  passons  aussi  ä  Jean  et  uous  allons  trouver  qu'il  reprend   is 
clairemeat  la  meme  impiete*.  En  eilet,  lorsqu'il  voyait  egalement  avec  des 
yeux  spirituels  que  Jesus  est  plein,  qu'il  ue  manque  de  rien,  qu'il  est  com- 
plet  en   tOUt  <mi   taut   que   Dieu  qu'il  est    par   nature  cl    qu'il    n'a   besoin  de 
rien,   (Jean)  a  crie  rette  (parole)  :  C'est  moi  qui  ai  besoin  d'6tre  baptise  pur 


V  fol.  ll'J 
v°  a. 


[0 


[301]  IIOMELIE  LXXXV.  33 

)-^\ *>o >  ^iw  ^-,;  y/  .ytoa/  |ju^s  K-,oci  ^-3/  -.Kj/  a\o  11«  iv>too  -K-."/ 
^■^  '.J»«^'»  j^^JiVj  yOotK^io;  Jjlsl»/  :Jooi  >n » i  tr>  oot  »s/  Jt-^ö-^  ^o;  oöj 
»3/    .-La\   fcs_j/    )!'/   JSj/o  .>  *>  \'/    ^JLioi    Jj/    sn .  i.flp  Jj/;    ••pö/j    Jjpai^äo 

)oOI     ,_.fcO.      ),^CLX     ^O     K_^3      yj      .SS.QJU.    vS/     J  I  f»  ir»  rr.  ->      |00|    s*OloK_./      ^x 

..J_i,_ia.-i*-io;    ^.oto  \  v?    ^i.  JL^S   jJ   ooi    JJLaiaS^ji;    Jinm.3   ')K...,bö  JJ/ 

•.V^ö/     J^JL*/     Jlio/?     •UajJ-S     ÖC^O    Ct-^iCLiOL^     2(-.^3     t-«-^    jjLOOt    .Jjtf*     vßO_3L»> 

J-jl-3—./  -.^.K-.'/  {„-J^jio  ^  'y0^  "*****■  i^°  V«-^  U\  >».»tfn  .JJ-JÖl'/;  a\o 
j^J^^'n  >  \  >s/  Jvlß;  «^  jj~3,  K  m  v»  JIqjJj  ^.j  ö£Sj  .i;oM»  Kj/  ^s/j 
Jlo-jJ-S*  .c+X-i  (It^^io  ^_io  J-^iä_=>  ooj-j»  jooi  m^>?  °°t  • '^-*?  )t-^a-^t 
J^oioo»    poJ.iaA»    ^„/    J^-joi^  "^o^j    Jt-^o-^    «*oioI^_/  )K^ootv>  t— -^ 

^--.,—ia-^l     ^-*^-*/    "^^O     J.JLDCH     ».3    -.vXOQ^a3     joüflo    '.)-3't^O    )Ö|.£v_~    ^.iOi     OOI 

1.  V  \*^*>-  —  2.  V  ^  Iß- 


toi.  «  Moi,  dit-il,  je  suis  ä  mettre  au  nombre  de  ceux  qui  ont  besoin,  mais 
non  pas  toi,  bien.que  tu  te  sois  i'ait  homme  eomme  nous.  »  Si  (le  Christ)  avait 
eu  besoin  lui  aussi  de  cctte  perfection  qui  vient  du  bapteme,  eomme  le  veut  la 
parole  de  (ces)  impies,  le  Baptiste  aurait  menti,  en  disant  :  C'est  moi  qui  ai 

r,  besoin  d'4tre  baptise  par  toi,  et  c'est  toi  qui  virus  d  moi'.  Gar  Jesus  aussi  serait 
egalement  dans  le  besoin,  si  en  verite  du  fait  du  bapteme  il  devait  avoir 
part  ä  un  pcrfectionnement. 

Mais  celui  qui  ne  ment  pas  porte  sur  les  paroles  du  Baptiste  une  deei- 
sion  concordante  *  ainsi  que  sur  des  (paroles)  vraies.  En  efTet,  il  n'a  pas  dit  :  •  vröl.  179 

10    «  Moi   aussi  j'ai  besoin  de  ton  bapteme  »  ;  mais  :  Laisse  (faire)  maintenant;      v   H' 
car  il  est  convenable  que  nous  r.emplissions  ainsi  tonte  justice'2.  «  Je  suis  venu, 
dit-il,  pour  remplir,  et  non  pas  pour  etre  rempli;  car  je  nai  besoin  d'absolu- 
ment  rien,  puisque  je  suis  plein,  ainsi  que  tu  l'as  atteste  toi  aussi.  »   11  me 
semble  qu'il  appelle  encore  «  toute  justice  »  la  perfection  de  notre  bapteme 

15  qu'il  devait  etablir  dans  les  eaux  par  le  fait  de  sa  propre  descente.  En  efTet, 

'      que  le  bapteme  soit  la  justice  parfaite  qui  purifie   pour  ainsi  dire  de  toute 

trace  de  la  tacbe  (causee)  par  les  peches,   Paul  Tatteste,  lorsqu'il  s'exprime 


1.  Matth.,  111,  14.—  2.  Matth.,  in,  15. 

PATR.    OR.   —  T.   XXIII.   —    F.    1. 


v°b 

'  Lfol.  ist 

r  a. 


oot 


10 


34  '    SEVERE  D'ANTIOCHE.  [302] 

•:  ^qju,    )     .»Nft -s.    o«    J.jlojo.3    ^-^s    oila-aL*^.^   *^*>?   ^^üP10  t-3  '*-*°l 

--   «  'e.    ,j>   *^o_i^   ^/   ^;    väjj    :vß-i.j/    t^«^7    T"»-*5!      J-»/    >ä*ju»  jj/;   -« 

♦IjV    J"3/?    «1.0»OUD 

*Vfol.i79:>wJI    )  m  .;V£jl^>    *-./?  *    V*^  o«     -^    1^    J-3lä>  *  jJ»    )Ia*j/  Kia~.» 
j_X~j  JJ^.-/;  J— >o/   V^oa\  ^3ot*oo;  JJ^ao&t*;  J.ulj\o   Jbov&.  ^a*x>,/o 
V»j    yoS^J^o    :ou>   ouq—   )i.tr*°  :^°?^    °*--^  °«^fcA./0   <*^—   +*    U<* 
..K-j-^s.^  Jol-^o  p  .v—1^3  J-ocu^.  ..Ja«   J.ä-.;V3  .aiiv—  -.^o>/  ~<^~  <*^ 

.)K*_«o  Jl^  JLoof  ^.  !,.:-»  .vroQ^aa  )coi  v*>/   J—  »o/  )?«  ^^*>  .^^» 

1.  V  oni  IW  ■**-"«>■ 

au  sujet  des  baptises  en  ces  termes  •  i'Junl  justifies  gratuiterrient  par  sa  gräce 
par  le  moyen  du  salut  qui  est  dans  le  Christ  Jesus*. 

Puisque  donc  votre  culte  de  l'homme  (ävflpw^o'XaTpia)  qui  est  plus  impie 
que  tout,  6  tels,  a  ete  repudic  par  le  Jourdaiu  lorsqu'il  a  recu  les  eaux  vives, 
qu'il  a  ete  jete  dehors  par  Jean  lorsqu'il  a  crie  cette  (parole)  :  C'est  m»i  qui  5 
ai  besoin  d'Ure  baptise"  par  toi-,  et  qu'il  a  ete  repousse  ögalement  par  Jesus 
lorsqu'il  a  l'ait  la  rdponse  :  (Luisse  faire  maintenant),  et  qu'il  a  montre  que 
lui-meme  remplit  et  non  pas  qu'il  est  rempli,  des  lors  mettoiis-nous  en  roule 
aussi  vers  le  temoignagc  du  Pere. 

Mais  d'abord  L'ouverture  des  cieux  m'attire  ä  eile  et  une  grande  admira-   '" 

'Vfoi.  i/9tion  pour  une  charite  ((p&avOpwrcia)  '  infinie  ine  remplit.  En  eilet,  celui  '  qui 

i  V,]'  in:  avaitfermöle  Paradis  ä  Adam  etavail  place  le  cherubin  ei  l'epee  flamboyante 

1   :|       (toujours)  agilee  pour  garder  le  chemin  de  l'arbre  de  vie,  cehii-lä,  une  foia 

qu'il  eu1   oettoye  et  lavö  Adam  el   l'eul   montre  nouveau  en  lui-meme.  ou 

plutöl  ( ii.vX/.>jv  Äe)  qu'il  sc  Tut  lui-meme  montre  Adam,  ouvre  en  ce  moment  le    i.-, 

cicl  au  Heu  du  Paradis,  en  montranl  clairemenl  que  le  baptßme  est  pour  noua 

l'ouverture  des  cieux  et  la  mise  en  route  toute  pröte  vers  les  (rägions)  d'cn 

haut,  (l'est  de  cette  routeque  Paul  disail  :  //  nousa  inaugure  une  route  nouvelle 

I.  Rom.,  in,  24.  —  2.  Matlh.,  m.  14. 


V  fol.  180 
i°  a. 


[303]  HOMELIE  LXXXV.  35 

jj  -.j-^o-*?    J-^Vl    O)-—  'J-s/o    joi^i    JAo^a;    )t-so   jt-t-*   ) nN  V>\;  t— -*^  JJ   °^ 

•JjoCi^wio  .f/— ^B^>   )ocx  och.1.  oCiwi    J,_ä_x\   3/   w^ön  ^>^oi  -.Ni.ajLj  vmK3 

vjoot    V^Ö/     l?Öt-CD;    J-fc^O^X)    OCX   v£DO_lJ-a.£o»    .'^AM^S;    j^^OJl   Jj/     )j.L~    )oi 

^a  \s>a^2>  ^_ie«  wl../  'jLo  L^ä  s^oi  p  .|~.}-2  Jju^oJLm  Jfco^o  .•jLa-.KJ^l; 
^.;  la\  .)-=>/;  ot^..;  och  ) W>  l  f>\  ^S.  ioot  )_a^ioo  -.loci  J„.fc^J.too  J-s/; 
Jj'^ico  ,)La*-2uM  oät  ^Jü«_o  j^-s  y-^A  ^W  -.ioot  jv.iö/o  loa  L~k>-iokoo  Jv-s 
<'  6(la.i.sw^>.sK.io  jL\  ^/o  .JlooiSs»  J^ucoo/  io_.a.A.\o  ')t~~s/  )lo^v*^  '^oc" 
)£C^io  )ocm  .^oioK-./;  oöi  :)j-»,Kio;  oöi  V-^^  ^°^  •)t-'flQ7^  la\i  _öi  jla .»....; 
vaJl^^o;  oöi  ^o  V-=^  Uy-*l  Q^°  :o°t  i-3  °9i°   -oioN.j/   f.»«   »m'iY;  joj^S; 

•vAt!    )\.SS%   <-Ö|0   ,£o/;    «-.CM    •.K^|x^ol..V>    rX>l    :  Ji-S  LVcaiO   .mn  .ir>  \  <¥>  i\«    ~./ 

i.  l  «s;- 


ei  rivatite'.  En  effet,  si  les  portes  des  cieux  n'avaient  pas  vu  lc  roi  veritable2 
et  le  Fils  de  Dieu  et  Pere  par  nature,  elles  ne  se  seraient  pas  ouvertes;  car 
c'est  pour  les  rois  que  s'ouvrent  les  dcmeures  royales.  Et  donc,  maintenant 
que  Jesus  a  ouvert  les  cieux,  il  'donnait  egalement  ä  ses  propres  serviteurs 

s   de  voir  des   choses    semblables.    C'est    pourquoi   Etienne,    le  premier  des 
martyrs,  disait  :  Vota,  je  vois  les  cieux  ouverts*. 

II  me  semble  que  l'ouverturc  des  cieux  est  (ä  la  fois)  quelque  cbose  de 
sensible,  comme  si  les  cieux  s'etaicnt  coupes',  ainsi  qu'a  dit  Marc,  et  une 
revelation  parfaite  de  la   Trinite   et  une   connaissance   qui  convient  ä  des 

10  (etres)  Celestes,  puisque  d'un  cöte  la  *  voix  venait  ainsi  que  de  la  part  (icpö-  "vroi.iso 
tutcov)  du  Pere  et  nous  montrait  la  propre  hypostase  du  Pere,  et  puisque      '°  a' 
d'un  autre  cöte  eile  etait  adressee  au  Fils  et  disait  :  Tu  es  mon  Fils  bien- 
(liine',  et  proclamait  en  meme  temps  la  verite  et  l'egalite   d'essence  (oüsc'a) 
de  la  divinite  et  aussi  l'indivisibilite  de  l'union  avec  la  chair.  En  effet,  c'est 

16  (en  s'adressant)  ä  celui  qui  est  vu,  ä  celui  qui  etait  le  Verbe  de  Dieu  incarne 
lequel  est  un  et  le  meme  et  non  pas  un  autre  en  dehors  de  celui  qui  est 
cache,  ainsi  qu'il  semble  ä  Nestorius,  qu'il  a  dit  d'une  maniere  significative 
ce  (mot)  :  Tu,  et  ce  (mot)  :  Mon  Fils,  (ce  mot)  :  Tu  es,  et  non  pas  (ce  mot)  : 

1.  Jlebr..  x.  20.  —  2.  Gl'.  Ps.  xxm.  '..  9.  —3.  Act.,  vir,  55.  —  'i.  Cf.  Marc,  i.  10,  —5.  Gl'.  Matth.,  in.  17. 


10 


30  SEVERE  DANTIOCHE.  L3041 

..K.« »ooij  ^_*j  -ö|  .-oi  j-JLtS?  .^.-.k.-./;  V-*^  -öi  .^_ooij  oJ^o  ,^-.K~./j 
-.J-s/;  Jlojow»  ^bo  >3/  V*pO;  k»*-»  U3--/  .)Ao.a*^jo  -Ol  J^lü  loioo^Äj 
*Jx*J»;  yo-ioi  J.ioacL.  K*3  o/  '  ).^.ietib.-.Saxo  ^N."^!  J»V*  ^T*5  ^^ 
.ytCS^io   -oio^  ^.j  ^a.*    -.)jo_;   )l>-^>    ^iö    *~~J    'J-»--t-ß   ^?    1—°' 

♦Lfol.i87..«owJSA  -ola;  '^x-o-.  ^-*>  l'poj.l/;  ^-;  «öl  .J-oöx      )»^ö^s  ^^.äoN^yj 

r°  b. 

M-foi.  wy.A^  J'p/   -l-poJ  cua.oJ-.oi    oot   jooi   -oioK-/    oC^-m    • . k-Jj^^  Ja.;aao 
r"  b.                ^ 

>*fc^-ao   .-jv-ä-ao  J-a)-a    I-Ju.^    jl-. oi   .£>/   J.iaoi   -.J-aJ-a    j,-ao    tt-"  La/» 

•:-U-flDo/i    jla-oi^a-ot 
j^aö^N   Jbo  JIqjl-^50  J^-So  Jioioj  *a  :)...»>o  pcu*  ^;  "^ü^doi  'S^^oo 

)lr>  .. ,.  «Nn->  ^s  ..^^iOjäoo  ots  »oJLia*ögj   ^.»-fco.;   v°-J®<?   -.^'CLio   p  .)-.oi 

1.  V  in  margine  :  Iojisijiocti. 


«  Tu  es  devenu  ».  Gar  co  (mot)  :  r«  es,  appartient  ä  la  nature,  tandis 
que  ce  (mot)  :  «  Tu  es  devenu  »,,  (appartient)  ä  Tadoption  et  ä  la  gräce, 
de  teile  sorte  en  verite  que  d'apres  le  temoignage  du  Pere  egalement  les 
ffoq>tG|/.aTac  ou  raisonnements  de  (ces)  impies  sont  donc  tombes  en  dehors 
de  la  verite.  r> 

Le   Saint-Esprit   d'une    part  descendit  sous    Taspect  d'une    colombe  et 

d'autre    part   il    reposa   sur    Uli'    pour    nous,    afin    que,    venant     ainsi    que 

sur  les  premices    de  (notre)  race   (ye'vo;),   il   passe    aussi   sur    eeux  qui   sont 

de  la   meme  raec  (6[/.oyevvfe),  lorsqu'ils  sont   rendus  parf'aits  par   le   bapteme 

i,f„i.  is:  *  divin.   Or  ce  qui   a   6te   dit   par  Jean   :    //   resta   sur   lui'\  fait  connaitre   lo 

' "''       clairement  que  l'Esprit  lui  apparteuait  en  propre  et  qu'il  n'etait  pas  *  ä  un 

r"b.      autre.  Gar  de  möme  que  le  Pere  est  daus   le  Fils   et  le  Pils  dans  le  Pere, 

de  möme  le  Saint-Esprit    est   aussi  daus  le  Pere  et  dans  le  Fils  a  cause 

ili'  ridcntili''  dVsseiirc  (oO-rial. 

I'arceque  c'cst  pour  nous  que  le  Christ  a  ötö  baptise,  lorsqu'il  a  rempli    i.\ 
untre  bapteme  de  lumiere,  de  vie  et  de  saintete,  et  qu'il  s'est  fait  la  route 
de  la  venue  de  l'Esprit  vers  nous,  c'est  donc  pour  nous  eucore  qu'il  a  ete 
conduit  au  deserl   par   l'Esprit;  ei   il    fait  connaitre  que  ceux  qui  doivenl 

i.  Cf.  Marc,  i,  io.  —  2.  Jean,  i,  82 


v"  a. 


[305]  HOMELIE  LXXXV.  37 

J  £■   •-  N.  >  /    ^.-.üj/     laio^^o   :   y, «  «,., I  V)Eoo    J~uO**    jl^aJU^  ^^coo  jlj~öj    — ch 
Jjci  .  m  M  Ji-^-w^-S  us^lflDO  j-iöi   \q_.i)^j»  Iq^.  •.  ^-..  »vMSoo  )lo  '»■»^  ),..  *  Vi  •> 

y,  «q|\ ..»  ^öi  Ja.o£ol  laaeu^lo  ,-a_=>  .  oC^—  ^,ib^.xl  ^o»-o»  ^>6t^  J-^?^?  ^--»? 

. ..   1    %   V>     .•>«    IY(*ll/     ,.3      OCX      **t*»?      1""-Ns.     ^Öt-3?      '"V^?/?     vfiOCL^OS      ^j.-^-^ 

1(1     v3/i    J-JJ-O/       .^-O^    ^°t-9     V^m'l^->?  ^**-»k-^?     vCUÖCS.    OU.2i.Ji     chS.*;     J.X^j3U  *  V  toi.  180 

*Jj^O^    ^^.^OQ^     J-IOlS.    ^     CH..30U     JM — -— "»     J-JL-»J     -^^.J»    J_i^X     y.5 

1   V  in  mdrgine  :  Xjioiievoc.  —  2.  V  in  margine  :  ^£^eb*e.  A).eti}/on£voi.  —  3.  V  in  margine  :  ItaStov. 


croire  en  lui  et  etre  baptises,  une  fois  qu'ils  sont  oints  par  cette  onction 
forte  et  tres  vaillante  de  l'Esprit  et  qu'ils  sont  oints  comme  des  athletes 
par  Fhuile  de  la  gräce,  doivent  etre  conduits  au  Stade  eleve  et  tres  eprouve 
des    tentations;    d'une    part     ils    (doivent)  lutter   avec   l'ennemi    cruel    qui 

5  devait  Ieur  porter  envie  ä  cause  de  l'adoption  et  ä  cause  de  la  parente  avec 
Dieu;  Le  mechant,  en  effet,  le  verra  et  se  mettra  en  colere,  il  grincera  des  dents 
et  il  se  consumera  ' ,  dit  David;  et  d'autre  part  il  devait  etre  vaincu,  parce  que 
sa  puissance  a  ete  brisee  d'avance  par  le  combat  preliminaire  que  pour  nous 
le  Christ  a  soutenu  d'avance  avec  lui.  Car  que  c'etait  pour  nous  secourir  qu'il 

10  a  endure  la  tentation,  Paul  l'a  t'ait  connaitre  clairement,  lorsqu'il  dit  :  En 
effet,  parce  qu'il  a  souffert  lui-meme  dans  sa  tentation,  il  peut  secourir  ceux  i/ui 
sont  lentis2.  «  C'est  comme  un  secours  puissant,  dit— il,  qu'il  a  predispose,  ä 
l'exemple  d'un  excellent  medecin,  sa  propre  tentation  en  faveur  de  ceux  qui 
doivent  *  etre  tentes;  de  meme  encore  que,  lorsqu'il  a  endure  la  croix,  c'est  *  v  ioi.  iso 

15   comme  une  arme  puissante  qu'il  nous  a  donne  celle-ci  contre  l'ennemi.  » 

Pourquoi  donc  aurions-nous  nous-memes  honte  de  ces  eaux  qui  purifient? 
Ne  tombons  pas  dans  la  fange  des  desirs  (honteux).  Tremblons  ä  l'ouverture 
des  cieux  et  ne  nous  l'interdisons  pas  ä  nous-memes,  ne  pensant  ä  rien  de  ce 

I.  Ps.  cxi.  10.  —  2.  Hebr..  n.  IS. 


38  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [306] 

•  .^otS.a  t^^»    JJ/  ,^3^  l,,.tv   >.m'd|    K^)  a .',  <m»    |a— jo    .•LynNiaJJ 

♦^-Oo/ 


qui  appartient  aux  cieux,  mais  (pensant)  ä  tout  ce  qui  appartient  ä  la  terre. 
Ne  tournons  pas  le  dos  au  Calomniateur  et  ne  montroas  pas  que  le  Christ 
a  cte  tente  pour  nous  en  vain.  Mais  en  tout  honorons  celui  qui  volontaire- 
ment  a  tout  supportc  pour  uous.  A  lui  soit  la  gloire  pour  les  siecles!  Aiosi 
soit-il !  5 

Fin  de  l'homelie  sur  l'Epiphanie. 


[.  lol.  187 

v"  a. 


5 


V  I..I.  180 


lc 


och  UDO  .  mil/  •  ,K~.jLaliL  )L>oi3s.  ooi  ^toa,.  lo^a/;  ^o  Jv»so,X  —  cv3 
No).*o»i  .-^ocLboi  ch_s  cx\  Jooi  As-./  ) ,««.,»  i  vno  )-^>^Sjl  )»~^~nx  °öj  .\j-si 
)i.o»y.^o  ot-a  woi  )_.K.^ioi  JK.o»jJ.  ..-chcJ^_/o  .ou>K.a/  K^IjKa^aIo  j,~~o/ 
»/  JJ/  •  •loot  c*J^->/  *""-Ns,  QJLr°?  •J-«-3Q-fioa^-»-3;  )i  no.o  J_*x*oj  1cocl>^1oo 
J^uJ-ö,jJJ*  .-)-Ofta;  jloa\sfl->»  ^6\  )loia*io  JJ;  JiqXv)  och  >jdq  .  m  il/» 
JK^io»  ötloJ^po   jjo  chIci»iv>o/   JJ-=>  ^   .-^_\   »o«j   Jlo^^o  JJ   OCH  JlVJ^oo; 

|bö    t-fc^j   wen  >.Jba  ..'\   )io\   'J.jp<Q-cDi   V— nv  J'V*^  .»oij-äoo  <.n  .y.x?   'Jk-Joajj 
i,  v  e-ua*i. 


*  HOMELIE  LXXXVI  »Ltons? 

v°  a. 
SLR    SAINT    AxTOINE     QUI    FUT     LK      PREMIER     IMTIATEUR     DE     LA    VIE    SOLITAIRE     ET 
EREMITIQUE    EM    EgYPTE    ET    (en)    DEVINT   LE    CHEF. 

Le  grand  Athanase,  l'liomme  apostolique  et  qui  avait  le  Christ  qui  parlait 
5  en  lui ',  a  ecrit  !a  vie  du  divin  Antoine  comme  il  faut  d'une  maniere  ä  la  fois 
instructive  et  historique;  c'est  une  histoire  qui  presente  en  elle-meme 
l'enseignement,  la  premiere  regle  et  l'image  (ewmov)  de  la  philosophie  (<p0.o<7o- 
<pt'a).  A  qui,  en  efTet,  appartenait-il,  si  ce  n'est  ä  Athanase,  le  docteur  de 
l'immortalite  *  dans    le  royaume  des    cieux,  de   nous  depeindre    le  modele  *v  foi.iso 

v°  b. 

io  (ivSpiivT«)  immortel  des  vertus,  (en  sorte  qu'il  soit)  veritablement  et  vraiment 
net  et  brillant  dans  la  forme  exempte  dartifice  et  d'ornement  de  la  parole 
evangelique  et  dans  le    recit  pur  et  veridique   des  pensees ,   comme   dans 

1.  Cf.  II  Cor.,  xin,  3. 


'  V  fol 
r°  a. 


10 


40  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [308] 

vQ-jch;   JKjLsulso   .'jpAu   ) N.  .  i  «^  •■•  a n^    Jl.\,y>v>  o»oi-s  yKJipo  JJ »o    Uv-*-* 

ya^O    .  •  h^,\  .U^OPO    wr>  -n  »  i     Jj;lo_;     .    «Not     K_)i»fc^S-D     JJo    k_»JjU£    y, xN^'l ; 

.'OtK^^iJLo  jA^;-a>  joou;  J.joo»\  >*oiQu.tl-\.N.i  ^-iltoö;  \^°i?  )^>.ioo;o  }JLo  » l ./ 

^_a_oL/;  oöi  ^\  »;  f  1  ««iS  .'jjü/  K.lia— '»o  JK^oCSis.  Pilo  1 1  i^boo  t-^3?  °°< 
La^.  .-^.^'po  ^iO  ^.io  r-.K_.to  )j  «*>-  vQJCX  J-Il_-,:_>  )ocn  r.*.±a..J)o  |_-\iju-i 
.•yYi  ;•«>  J^uöto  va;öi  J__!_v^öj.._»  ^.\oi  JJLlo  Kv  a\o  .->eu__o  /  )«,.»v\ .  j^ooi 
]M  v-o».._>  a_-.3otl/i  ^--^-•/  t---3  »V*  ••yO-»t-o  «-^o  -<=oi  .  iViVottoo  JJ  K_.jjj_0i 
iooi  Jt-Oo/  .V^oJ^Cl^.  v*oi  j£v_.^S  J._.a_7;o  .^-*j/  aaV^o  o_o_l_iJ./o  K-.J^_0; 
•Jit-M    JK^io  Iol_\   w-^öö    ^3»^»   vr^0?   vaJ^'  ^°^  \OOU»-Vj--»o  tJ^wSLi   Ia\ 

jjCL-ä-^OI     J.O-V      -S/o     .jüjj      £o.O)CL3      J-S^      y^\     ..yOlN      Jj  /      i,.'ü.V>     Jj  /      joi» 

^-.j  yi\t  i    _s/o   .J_*l_Ä-C_\o  CvOotS.  Jlojoi_a\   .^l^\^s   'yoKJL'Ul   .JjL^iOO 


un  miroir?  Car  il  convient  ä  la  verite  des  faits  d'elre  prechee  au  moyen 
de  paroles  vraies,  depourvues  des  ornements  de  la.grandiloquence  et  capables 
de  persuader,  de  fixer  par  Fimitation  dans  les  Arnes  des  auditeurs  naturelle- 
meut  et  sans  violence  ce  qui  est  profitable  et  de  faire  que  l'intelligence 
se  propose  (uniquement)  la  nature  et  limitation  de  ce  qui  est  raconte  et 
comme  si  eile  en  possedait  l'ensemble  et  le  detail. 

Quant  ä  moi,  je  ne  nie  suis  avanee  en  public  que  pour  ceci,  (ä  savoir)  pour 
glorifier  lc  Verbe  de  Dieü  qui,  par  son  incarnation  divinc  et  cliaritable 
lot/.zvöpwTro?),  a  eleve  jusqu'ä  la  bauteur  des  cieux  notre  nature  attacliee  ä  la 
terre  et  enfouie  sous  les  passions  lionteuses  et  plus  meprisables  que  tout  et  qui 
a  confirme  les  paroles  qui  se  trouvent  dans  les  Evangiles  (E'JxyyAia)  sacres  — 
*  v  fol.  is i  (paroles)  auxquclles  autrefois  on  a'ajoutait  pas  bien  foi  —  par  ceux  *  qui 
gräce  ä  elles  ont  vecu  purement  et  pralique  la  vie  ascetique  et  qui  les  ont 
enseignees.  Comment  cst-il  aecessaire  de  (les)  cjter?  II  ctait  dii  aux  Apötres 
et  par  eux  a  ceux  qui  courent  ensuite  apres  la  parole  de  la  verite  :  Voici,  i •• 
qitanl  ä  moi,  je  vorn  envoie  comme  des  brebis  au  milieu  des  loups' ;  ctaussi  :  Vous 
serez  conduits  ä  cause  de  moi  devant  les  gouvemeurs  (^yepwöv)  et  {devant)  les  rois, 

I.  Matlh.,  \.  16. 


in 


[309 1  HOMELJE  LXXXVI.  41 

vok*iOJO  .vOOV-öl^/    "^    LJLs  vOiOaXUO   *   .«^    j.a/o  .Jlo^O^  -OtO~JJ    L~/  *  I.J..I.  187 

.•^oöwj    L.00   JJ?    )o«  ^-£Q^3  JJ  )i»mi  )OyS>   ,^-Aot   jbö      i~^  QJ-"5 
)r  ,0  ..M»    ""9»M    ]J^*£-*>    Jk\o4*>    ..v*^  La^  !-^>J-><>  ^M^J? 

Jtoa-^    vC^V     *»*Jk     P?l     V'    '°i-ä'    .Jk-V-P^>    Jl*V   OU-3J     lAdj     ^0? 

>*SO>  JJo  ^-3/   :^;   j.V->  ..voou^oo— V   *  ^jlooX  yCUU;po  ..-J-JU»  Ac^»  -61*  vroi.  m 
W  N!%k— ^   ,-»;    ]J  •  .voJ*x~VJ    JJ    :v»j/    °^t*!    v^«?    H>°—  ^»^   :^»V-*/  )0*^0 
)IK~  ^i.;  ^.-/  -.JJ---J  v-otoK-/   ^s^io  o.^  wK^flOv  06t  :Jla*>   ^.io  oj/ 
K^^lo  iK-JjLJt^^o  JJ   06.  )o\jb  p  :ot^  "^  ^/    )™  V   :J-*äJ   JJ?   ^? 
w^^»;o  J-«^--  J-ioi  jioi.aj   Ia\  :ju/   ^-*;   I-L2».Kj  )J  -Jörn0»  IS^^lo  jlo-^o 

1.  1,  ^  ■ 

pour  servir  de  temoignage  ä  eux  et  aux  nations' ;  et  encore  :  Le  frere  livrera 
son   fn-re  n  la   mort   et   le   pere  son  enfant,  *   et    les  enfants  se   leveront  cö.ntre  *Lfol.  187 
leurs  parents  et  les   mettront.ä  mort'1;  et  :  Ne  eraignez  point  ceux  qui  tuent  le 
corps,  mais  ne  peuvent.pas  tuer  l'ärne*. 

i  En  effet,  qui  ne  decretait  pas  avant  l'evenement  que  ces  paroles  ne 
pouvaient  pas  s'accomplir,  ou  au  contraire  qu'elles  etaient  incroyables,  et 
disait  en  verite  dans  son  hesitation  et  dans  son  incredulite  :  «  Tomberions- 
nous  donc  comme  des  brebis  au  milieu  des  loups?  Et  que  nous  arriverait-il  si 
ce  n'est  d'etre  manges  et  de  perir?  Car  la  brebis  est  une  nourriture  toute 

10  prete   pour  le   loup   et  un  aliment  qui   s'ollre    spontanement    ä    (ses)   dents 
cruelles.  Les  parents,  dis-moi,  oublieraient-ils  l'amour  qu'ils  ont  pour  (leurs) 
enfants   et  s'armeraient-ils   contre    *  les  etres    qui  leur  sont  chers?   Et  les*v'0J-1M 
enfants,  n'eussent-ils  meme  pitie  de  rien  autre,  n'auraient-ils  pas  pitie  des 
cheveux  blancs  de  ceux  qui  leur  ont  donne  naissance?  Personne  n'aurait-il 

15  peur  de  la  mort  qui  est  la  chose  de  beaucoup  la  plus  terrible?  Quelqu'un 
mepriserait-il  son  corps  ainsi  qu'un  sac  inanime,  en  le  soumettant  d'une 
maniere  insensible  aux  blessures  et  auxcoupures?  Quelqu'un  ne  se  tournerait- 
il  pas  vers  cette  lumiere  douce  et  tres  agreable  aux  yeux?  »   , 

1.  Matlh..  x,  18.  —  2.  Matth.,  X,21.  —  3.  Matth.,  x,  28. 


42  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [310] 

JK-jJLieuötfcooo  -.^*j/  )o-^.l  fSyl  jl^o-o^;  -06»  -.^oi^a  ^^oi^  JJ/ 
Jj-s^JO  ooi  ')  i,iv>  .-)&  .nv>;oiK^o  Jl  ^t-o  ^*>>  ^*^«^  ^-W  *^> 
.•sS^~a  Jjs^;  )lo.i.'»v>\  Jüjj  ^.io  ^6  JJ-^eb.^  f  ••)»<*»»  *jK^~~o 
.•Joe*  JKJ.too  Jk-ofc^»  l^^rs^»  i<^9t-s  )1o»om»  lo^  «^-?  K*U~a~ 
)J^,..i.,.r>»po  JJo  jt^oös  Jfcocu-.V^  .->s-uflj  jLuo;  ~c*  ,-?  1^»-.'  '^^  5 
JK-Vo.^  Jjlsj  Jbc;  Jjot  JjotOJjo  ,-.;  I^a-»?  'Jt-'f*  W°  JJ-°?  U**** 
jjjo  Jjuoottoo  ]>otaJ-=>  Kj»./  .JK^iJU  Jjü^k  ^-sj  J*~;  Jj-/  y~>\  -'^^f 
s*oot  ,_*5uK-./  2JjläJl*>»  v*«*  .JviMocxioj  ~öt  |K->a— />;  J-o-Aj;  ^o^a* 
♦vfoi.  lsi  oilaa^_äeuÄ    Jjlsoji    ««-./    vo»oulj    J-ai';j    -<->»-'Oi    •'»-*?/?  °°»?    y *^°l    ^° 

•wo  a  •         y  ^  *  ^  • 

)lojoi^po  ^^io  :^ÖJJ!  v^1^!  ^  ^  ^^°  ''^  ^0I?   °*  ^ 
J_±aot  *  oJLieuot    oio;    vf-JÖi?    H^ul^^o»   )K^^a»x>\  .Ji.o»K^io;   Jlo»ai.jo 

)ja^|    l<^    vQJSOliKÄJ     JjL~    la^?    y~\     )U^X>?    U**l     '.«.M    ^>;K^    ^ 

^j»j    :3^.^ot    jLLo    AOLs   sO+zoU    vcdq^.03  ^a^o    .-)laioo    )K^~;    lov^sn; 

1.  LV  in  margine  :  t»^-  —  2.  V  i'n  margine  :  Evexupov.  —  3.  V  om  r^w. 


v°  a. 


*L  fol.  188 

r°  a. 


Mais  la  foule  norabreuse  et  vaillante  des  martyrs  au  coiitraire  a  renverse 
tout  cela  et  eile  a  fait  ajouter  foi  ä  ce  qui  autrefois  etait  iucroyable,  en 
changeant  im  grand  nombre  de  loups  en  de  paisibles  brebis,  en  se  laissant 
conduire  joyeusement  au  martyre  a  la  ressemblance  d'un  torrent  d'ete.  en 
dressant  en  face  de  l'amour  naturel  Taraour  divin  et  invincible  du  createur  5 
de  la  nature  et  du  Pere  veritable,  et  en  se  souciant  peu  de  la  chair  et  de 
la  lumiere  temporaire,  attendu  quelle  avait  fixe  une  bonne  fois  les  yeux  de 
L'esprit  sur  la  lumiere  intellectuelle  et  saus  liu  de  la  splendeur  de  la  rösur- 
1  v  fol  181  rection  qui  est  annoncee  et  dont  nous  avons  pour  garant  *  les  paroles  de  celui 

(jiii  a  dit  :  Alors  les justes  brillemiit  eomme  le  soleil  da*s  le  mytame  de  latr  Pbre.    h 
Que  celui  qui  <i  des  oreilles  peur  entendre,  erntende  '. 

Mais   celui  qui  avait  dit   ces  (paroles)  et  qui   cliercliait   les  oreilles  qui 

(lcvaient  los  entendre,  parce   (pie   la  vertu  etait  rare  et  en  petite  quantite,  a 

■  L  fol.  iss  par  la  suitc  *  tellement  ouvert  les  oreilles  de  l'iutelligeuce  de  ceuxqui  crurent 

en  lui  que  beaueoup  se  portcut  avec  empresaeaieot  vers  le  combat  (*yuv)  pour   « 
la  piete  {tüaS&en)  et  (versi  la  nioii  ainsi  que  vers  la  vie  et  diseut  avec  Paul  les 
paroles  qui  avaieut  ete  dites  auparavant  ]>ar  David  :     1  cause  de  toi  UffUS  mnii- 

i.  Matlh.,  xiii,  vi. 


Vl'ol.  181 


[3H]  IIOMKLIE  LXXXVI.  A3 

Jj*>»?  J^3"oao  rlio^ÄSo  JIo-jlao   J;J^  Aioaio  *J?J^*?  jlcua^o  o^D  w^.*. 

5  oi^    jJ?    JjJVo    jla^A;    JL^ioajio  -Jl^o   Ja^  ~jj^ä>    J^ooäo    )|^ 

Jjl*-/  .JkX-^iä  )Kä3ü?  Jj^fo  ^.vn'i  Ji^o?»  .•vcfc^oKi»  v0"*  ^?° 

v«ffl,.e>Uoo»  vQlJchj  JLiooCS.  o&  joot  ».^i.  J.*x*^)o  .J^cl£^j  J^Jr0?    ^t*^3 
v.\oi  L**l   .v»n°>;  V^°«?    1*^=^  Aa^   °^    i001  N'mv>0  ■*°^i  °00' 

1.  V  in  marginc  :  ^^>et^e.  —  2.  L  om  IS°  oök-  —  :i.  V  in  margine  :  Xtihctpn  (sie).  —  4.  V  in 
margtne  :  Aufavi|.  —  5.  V  in  margine  :  Tpircou;..  —  ;g.  V  in  marginc  :  ae).?oi.  —  7.  V  in  marginc  : 
AiroXla».  —  8.  L  V  in  marginc  :  U&r>?  ltlSl'   /*'. 


ro«s  *0«*  lejottr;  nous  avons  ete  regardes  comme  des  brebis  destinees  ä  Virnmola- 
tion  ' ;  mai.s  dans  tout  cela  nous  sommes  minqueurs,  et  au  delä,  par  celui  qui  nous 
a  aimes2. 

Et  lorsque  ceux-ci  eurent  bien  vaineu  les  tourraents  de  toute  espece  et  de 

5  (tout)  genre,  toute  la  magie  des  demons  a  aussi  cesse  tout  ä  coup  avec  la 
celebration  des  fetes,  la  folie,  la  frenesie,  l'effusion  du  sang  impur,  les  pre- 
sages  honteux  (tires)  des  intestina  et  des  foies,  les  ceremonies  insensees,  les 
mysteres  athees  et  indignes  d'etre  mentionnes  et  qui  respirent  la  mort  et  la 
perte  des  Arnes    raisonnables,  ä  tel   point  que  les  demons  prirent  la  fuite  et 

10   que  comme  des  chiens  *  ils"  abandonnerent  meme  contre  leur  gre  la  puanteur  -  vfol.isi 
des  sacrifices  et  que  les  lieux  de  divinations  qui,  avant  la  venue  du  Verbe 
de  Dieu  dans  la  chair,  etaient  doues  de  la  parole   et  faisaient  entendre  des 
inepties  dans  tout  leur  bavardage  et  qui  ne  s'etaient  jamais  tus,    garderent 
egalement  le  silence.  Oü  est,  en  effet,  le  ^aTaeibv  ou  chaudron  d'airain  qui  se 

15  trouvait  ä  Dodone  et  qui  etait  inepte  et  bavard?  Ou  bien  oü  est  le  trepied 
d'Apollon  ä   Delphes  qui  etait  gros  d'oracles  pervers  et  pervertissait  Tintel- 

1.  Ps.  XLIJI,  22.-2.  Rom.,  VIII,  3C-37. 


44  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [312] 

\y^A  1 1  yOJo«  j-»V'a3o  . -Jlo  i  «v^o  6£o  oooi  ^_*^_iÖ;  )j£~ /  )^°J^  k-*-3 
.•^.yflli;  vQJÖCS.  -ooi  ^Hl '^  JJJÖ^O;  Jk— QJ^seL=>;  „_^oi  .JkJL^a\o 
^^>j  .-jjLiQ^  l|*^»o  jKi*^»  ^-Aoi  jbö  ^oot  ,_.ow.K-/;  ^-^-Z  ^~.| 
JK_aVo»  ye^e    JleLsj    ^-/  .Jk^^!  ^**    Jlöl/    lo?a^o    ).qi..  1J-»-— ^ 

Oi^S    yr\^;*     J^l'pÖo    )fim.\    J-0,£~  K*3    o/      'vfl0V-^ß)VjjL3O   .'^S^too     5 

,^.jJo  .J;J^o   JIoj^;   j— o^   K-Jjl*^£oo   ^cl^h  o/   v^»7  .JW,J~ 

♦yoo«^  y^  ),»i"»o    ^w-'^iö  ^...ot_=>  ^>r**J  !~Poo; 

*vioi.iH2.|Jo    ..)IJ_a_s       ^-^.^olS.  S  I/o    '^-^ülß  JL^ieuLio    J-oI^»  *^-.o«J^>  ^-»^oi 

r°  a. 

j_J^_^iöj_3;     ooi    J-ieu.    laio^a   ,-S   .JJ^wJ^iL^io.    .Jlo    ^.aüio  JK-Vo^co 

»T.r»i  in«    'rX?»T    ^ö|  ^>»vi,ji  .  _^ajN.ioo  Joot  ys^K'so  J— oV  ^.ioo  Joot     "^.'.^K^o;    w 

|_o_öjLi    vOAaaj;    oooi    ^-««.ia-»'»   ^a-^o    ^io;    vOJot    );|^*o    .^-I^j/    V"""^ 

)   i  ft-N.rt»   ya.±    )ISoL.po    feo>  »aaaQ   :J.jls'ojo    Jjlsj;   yO-IOl    |jjqju»o  'jlS.V^-a.io 

:J^.~^o  'JJ.ai-ouso  J-iöt-so  )J.ol^:*js  oooi  ^i-o-fcoeo  :oooi  ^V-0-3^2»0  JJ-^00 


r°  b 


1.  LV  in  margine  :  U&^»-».  _  2.  \  in  margine  :  Xapwrr.ps 


ligencc  de  ceux  qui  lui  obeissaient  et  l'aveuglait  sur  le  clioix  de  ce  qui  etait 
convenable?  Oü  sont  ces  autres  lieux  de  divinations  pleins  de  toute  tromperie, 
de  ruses  astucieus.es  et  d'incantations  qui  ravissaient  les  auditeurs  par  la 
modulation  des  reponses,  telles  qu'etaient  les  paroles  chaldeennes  et  tres 
fameuses  qui  etaient  colportees  par  uu  orgueil  pai'en  et  par  im  faux  prestige 
comme  des  affaires  graves,  qui  entravaient  011  troublaient  d'une  maniere 
trornpeuse  les  esprits  mauvais  et  les  demons  par  des  y otpaucriipe«  ou  liens  serres 
et  astucieux  et  remplis  de  toute  (espece)  de  sortileges  et  qui  repandaient  la 
terreur  et  la  folie  chez  ceux  qui  s'en  servaient? 
'Vfol.  182        Tous  ces  (lieux)  ont    recu   uu  silcnce  complet  et  ont  ete  fermes  *  avec   10 

menace  et  ils  restent  inellicaces  et  inoperants,  apres  que,  a  l'exemple  de  la 
•i,foi.  ins  mer  des  ßvangiles  (Ei^yy^Kx)  qui  etait  agitee  par  les  vagues  *  et  etait  grossie 
'"'''  et  enflec  par  les  vents,  ils  out  entendu  ce  (mot)  :  «  Taiscz-vous,  vous  etes 
fermes'.  »  Et  les  demons  qui  autrefois  aimaient  a  sejourner  dans  les  ruelles, 
sur  les  places  et  sur  les  inarclies  011  Ton  achete  et  Ton  vend,  qui  exhalaient,  15 
leur  rage,  au  milieu  des  villes  avec  beaucoup  d'autorite  et  qui  etaient  honores 
par  des  sacrifices,  par  du  saug,  par  des  temples  e1  par   des  offrandes,  apres 

1.  Cf. Marc,  i\ 


r"  b. 


[313;  HOMELIE  LXXXVI.  45 

)«ni  cyi  \/o  :JoC^s  £0>^,i  VmkA  OJUj  Jjcoa^cao  ))>^,flo  jjo'f£CS.  +3 
Lo\  'JLlii  laX~;  j-.\  yOofc±~.i  \hsZa  J\o  io-Kj;  ~-/  ) in i m ,«.°>J.ts^o  JJ * 
..wm'itoo  JJ;  ^o*  jfJLJLso  JLfc^^kQ3t3ö  )„cpo.vu -o  :ojl_^_\  jJLo-.^p^3 
jl.cn  imv>  ..>o   ^.io  'Jlj-J^.   -JIoaX^    ia-*)N   ^ot    ta^  :yoo£jv~.<   ).\  »n  m  a  ooo» 

^^  «J3  .-^.^^aj  i^.IS^.0  >  ^j.^.,ji  ^_.l\^i  vOJÖ)  ) », ,S ,\o  .  jla^Jaä-5  * rr**-^,1  V}? 
*oooi  ^-'3^  ^~»Ui—  ^\«^>o.\  vocxia\  oop  oiT, n  .JJo  .•aaCLtjJJ./  yooi'^o  Jot^s 
V^S   >  V  Vio   ^.oot   ^^//    ) t  ^  >>  •>   vOOüo    :^.oot    ^.ouk-./    j-LSOt   ^_*.\ot    ^o 

OCX     iCOOaJO^j/     . -j^&bOt      )_loC^      )!./      -.vQ..^iss_lo/l     ^-J^-Ol  Jilo      fSjLi      >0Q_.  i  V  fol.  182 

in  JLs/o  Joot  jtö|K.^o  ).-.o£^  L-om  ch-L^o  odo~^S.^  ^.io  ,-3i  '  oöt  .J^si  j't-»-3; 
|ioi  .jK^J.'ISo;  j.-i.°>\a..^  sSi.oKa.Jto  ^otai^w  '^»aJ.o  J^£>~co  1K,,«  ->\  ^jjj» 
)|_^om  -»;   y-A\    °ö<   •  'Jod    ^»--^    1—^4   y0-^'    00i   t*0-^0   )■*  ■»  «^   ^°   t-3      y-^ 

J-^w^^m     JJo      JL^fcox     OCH      Jt-^O     l-JJ       »^-^      );°<     ^OO     .'^C*(oJ^>/      )  mt£.\n     JJ 

1.  V  U»'-a-^~v  —  2.  LV  in  margine  :  ,*^v  —  3.  L  o». 


avoir  arme  beaucoup  de  princes  (rupawoc)  et  de  gouverneurs  (Äys^tüv)  contre  la 
religion  (Eücs'ßsta),  avoir  agi  parmi  les  enfants  de  la  rebellion',  comme  ü 
est  ecrit,  avoir  aiguise  leur  fureur  jusqu'ä  la  ferocite  ainsi  que  des  betes 
sauvages  et  avoir  cherche  leur  bouheur  dans  les  lois  (vöjao;),  dans  les  institu- 

5  lions  politiques  (rcrAireia)  et  dans  les  tourments  de  toutes  sortes  pour  leur 
avantage,  afm  de  faire  dominer  l'erreur,  (les  demons,  dis-je)  ont  ete  finale- 
ment  vaincus  par  la  patience  des  martyrs  et  se  sont  eafuis  dans  les  lieux  deserts 
et  inhabitables  comme  des  hommes  accables  de  coups  et  des  serviteurs  tres 
mauvais  et  tres  mechants,  une  fois  qu'ils  se  furent  eleves  au-dessus  de  Dieu 

io  leur  maitre  et  qu'ils  s'eiforcaient  iinalement  de  s'attribuer  ä  eux-mumes  la 
gloire  de  celui-ci. 

Comme  il   en  etait  ainsi  et   que  les  paroles   *  de  l'Evangile   (Eüay^iov)  *Vfol.  is2 
allaient  tous  les  jours  en  croissant  par  les  faits  eux-memes,  Antoine  qui  est 
vraiment    grand   vint    en    ee    monde;    dirige   des    sa  jeunesse   par   l'Esprit 

is  de  Dieu,  il  ne  s'accorda  pas  meme  d'aller  ä  l'eeole  et  de  prendre  part 
ä  l'etude  de  l'ecriture,  d'une  part  parce  qu'il  fuyait  la  conversation 
et  la  vie  tranquille  des  enfants  qui  generalement  ne  sont  pas  reglees,  et 
parce   qu'il  courait  des  lors  apres   les   manieres  et    les  mceurs    solitaires  et 

1.  liph.,  ii,  -2. 


46  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [314] 

Jooi  t-fco^  fc^*a  "^-^0  .-)K-.oC^  JloJV-3»-ia-=  &l  ••^-*?  J»°i  Jo0«  ^<ä» 
Vi^,l|  J-.io_».  ^_ioi  oöi  ■•»nnn  i  ooi  J-*-J»-s  loX  .*)lVK->^o;  |Io_o,jl^  f*-a? 
.'Ua^ffi  JJ;   )t-s^>?   i*"s^.'t^>°  •'J-'ooi;  oiloj^üxia^  oi\  jooi  K../  JK  .N,  V)  üaoo 

»Lfol.  ixs)j^x>a3       la\  Jjl&j»   |^ul*d  )^.o>.js  .  3^XL.   JJ   ^ao  K_J^.fco  jJ    JJ  /   .jLojjl   B 
V  a.  • 

..^£do_*jo^jJJ  oilK-^jJ^»  oi^  jooi  K-/  Jjlsoi  ^    'yo^p  Jooi  )K-.lKio  UoiSs 

•  •  •  ^k 

joi^jJ;    y-l    JJ/    .^»V^o;    jJüUxa^j    y^\    jooi    jJ    -Jooi    ^w^cua    J_Xjoo   JüJ^O; 
'Vfol.  182  jl^CLH  — oioN.../    Ljx*;— 10   >.jooi  v*v>.'.«)Soo  oöj^o  .jooi  ^.icus.       Uoaiaj    ^oj-coi 

V°  ;i 

K-.J  n  »\  co    J.^-»fio   -.^-üo   vO^iöKj    JJ    yj;   -.V-iö/   *3  .Jooi   J.iofioo   J..CDaiä.j    10 

♦^>  JJ'o  s^iajL.io.\   Jls/o    .y.^m.^a^  a^  v*^.  V^  >o^h^,ll 
-.hswa\  oi\    jj/  «.vri'aso;   :*t-^ö/;   vflPo\oei\   oj^.  Jooi  s^^aJ»   +S    U>'iO[  >  >o 
.  «i'-'j     Uoopso    :vL.,wtt>    ^JLsj     |iouA..=>o    :Jlo]L=o    ]iio.^oo    'Jj/    ,  ^'«n/^ 

1.  LV  ('//  margine  :  ls'»  ,>>v  —  2.  LV  in  margine  :  !»/■ 


privees,  et  d'autre  part  en  vertu  meme  d'une  disposition  de  Dieu  parce  que 
en  verite  il  devait  monter  par  la  pratique  des  vertus  jusqu'ä  l'homme  qui 
avait  ete  forme  des  le  commencement,  qui  possedait  les  Operations  de  l'intel- 
ligence  dans  leur  plenitude  et  les  sens  du  corps  sans  aucune  atteinte,  qui 
habitait  dans  les  prairies  du  Paradis,  qui  n'a  pas  eu  besoin  au  point  de  vue  B 
de    la  conscience    d'une  loi    (vofto;)    ecrite,   mais  qui  sans   ecriture  et  sans 

Lfol.  ins  Instruction  se  portait  vors  *  le  commandeinent  divin  par  suite  du  mouvemenl 
naturel  de  l'äme.  G'est  pourquoi,  parce  qu'Antoine  etait  anime  de  telles  dis- 
positions,  meme  apres  la  mort  de  son  pere  et  de  sa  mere,  il  n'allait  qu'a 
l'eglisc.  Lorsqu'il  entendait  la  lecture  des  Livres  sacres,  c'est  comme   s'il    '" 

vibi.183*  entendait  non  pas  les  hommes  qui  Lisaient,  mais  Dieu  qui  legiferait;  c'est 
celui-ci  qu'il  se  rcpresentait  et  il  estimait  qu'il  etait  tenu  d'en  accomplir  les 
loi-.  (vojaos),  en  disant  :  «  Si  elles  ne  sont  pas  accomplies  par  houn.  c'esl 
donc  en  vain  qu' elles  ont  6te  ßcrites;  car,  s'il  ne  nous  faut  pas  faire,  il  ne 
nous  laut  pas  non  plus  entendre.  »  15 

Aussi.  lorsqu'il  entendail  Paul  qui  di1  :  Je  dompte  mon  corps,  et  je  l'asservis  '.• 
ei  :  Dans  le  travaüetdans  la  peine,  et  dans  les  veilles  souvent  ei  dans  les  jetines 
sniivi-iii.  dans  lafaim  el  dans  la  soif,  dans  le  froid  et  dans  la  nudite*,  il  s'exercaü 

1.  I  Cor.,  ix.  27.  —  2.  II  Cor.,  XI,  27. 


10 


[315]  limiKIJÜ  LXXXVI.  '.7 

ouV^o  JV^V*!    i^ä^    i--^  •JlcuC^t^Jso   Uiaüjs   :J.*otvJ>o  JjLa.3_i   lyj-^» 
)  ^»w<.   .J^oo/    Jooi    >aiJ^o   .)_ioa-.    <xbo    jooi    jo'o^o    j-ia>\    ».s  .oCS.  ocx  jooi 

.•Jlo-aiO,     JJ     .-)oO|     (aJUS-boc     )l<^i  .  milN.\n      JJ     ^3o    ,)oO|     «-~j';     )«>Y)     oöt 

JjLaiöioS.  ooio  ,^  JSs_./;  ^o»^>o  ^^o  ^«0  ..j..^Joot   -^.^a!*  .)i,oo»mv>  ,looi 

•:-)^^o,*,t>  )K.>o  *.eo  ^.\  jootlo 

J^o>  laS.  Jjj*  ^  «cxok-./  JJ»  .-pö/;  J— .-^a;  ^-^ot  jJ.iä;  JJ.—  ooj  JjLio» 
Jjojl-.;  Jja^  -*£-./  la\  *  .Jjl^öa  io^  .'JJ^ula-V  la^  JJ/  .•|^Ä-ao »vtoi. im 
)  i  X^cs  ^o»  -,.j^_3o  öULaai  v»»;/o  .Jlaju«_.a}  J^.oV  loJb»  .'Jjoi  J-so\  v 
.-'^j^Jiw  ^-*>-=^-  JVO-a;  JiL.  ya.^1  .o£s.  J^-./  JjJ»  «^*.3  J;JLjl  •  JloiJ^io» 
Jlo^—wJ^o  .'Jvso-^  ^-.ooto  ,~»^~  J-^AieCS^.  |j^öJ_so  J-fcj\öot  JVoläJ^o 
^iojj  »ju/j  y-\  a^o    JK-S.v.j.bo  ^)o,.io  JJ.ö.3,  ,-^.s  JJ/  .^S'i-io  J.Jl2lJ;   jlv^JU^ 


v°b. 


I.  V  ^ 


lui-meme  par  les  travaux  de  la  chair  ä  rester  ä  jeun  toute  la  journee  et  ä 
ne  manger  que  lorsque  se  levait  l'astre  du  soir  et  ä  s'appliquer  ä  ne  pas 
prendre  de  nourriture,  ä  ne  pas  se  laver,  ä  coucher  sur  la  terre  et  ä  veiller 
dans  les  priores,  dans  les  hymnes  et  dans  les  psaumes.  A  cela  s'ajoutait  la 

5  pauvrete  ;  car  il  entendait  :  Vends  tout  ce  que  tu  as  et  donne-le  aux  pauvres,  et 
tu  auras  un  tresor  dans  les cieux  * . 

Apres  qu'il  eut  soigaeusement  ecoute  toutes  (ces)  paroles,  il  voulail 
apprendre  par  l'experience  meme  quelle  est  la  puissance  de  ces  mots  de 
l'Apötre  qui  dit  :  Nous  n'avons  pas  ä  lütter  contre  le  sang  et  la  chair,  mais 

io  contre   les  prineipautes,  contre   les  puissances,  *  contre  les  princes  du  ntonde  de*\to\.  182 
teneb'res  de   ce  siede,    contre   les  esprits  mechants2.    II  comprit  par  lui-meme 
et  il  discerna  que  tout  le  travail  de  la  pe-rfection  a  pour    adversaires   les 
demons  qui  penetrent  en  rangs    serres  avec  les  passions  de  la  chair,   qui 
dressent  subrepticemeiit  des  embüches  par  les  liens  de  la  matiere  et  par  les 

15  necessites  du  monde  et  qui  affaiblissent  l'energje  virile  de  l'äme;  mais  (il's 
s'attaquent  ä  nous)  en  se  servant  de  quelques  intermediaires,  et  non  pas  eu 
se  faisant  voir  eux-iuemes  pour  ainsi  dire  et  en  etant  depouillcs  dos  enve- 

I.  Matlh.,  xix,  21;  Marc,  x.  21;  Luc,  xvm,  22.  —  2.  Kph.,  vi.  1-'. 


'Lfol.  ins 
v°  b. 


♦  V  rol.  183 
r  a. 


48  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [316] 

Lv^^s/?  <£>~?  odo^o  ..Jlojou»;  ooi  J.*ok.al  ^/  "jLwJo^o  Jooi  -oioK-./ 
i^.  *  ch^  Joch  ls~l  .J»ot  looi  öw-M  Jk.^^  oX  JJ  /  .Jjo^J  Joot  ~ok>M 
Jw>_-,  Jjsocus  ,-_»  ^ov^  -«^  00°«  ^-^>q'»v>  J,-Uj  JJ^KsLio  Jl^JUji;  .J-io^ 

^CH     JJLOJLJL,»     ^OO     K-«J     OULiO     JKjLiyiO     w*OQ|     ^-iÖ    Jl^iO     iJ^sJ^i/»     Jj-ijO 

JjjLijltoo  jJo  J^V~  JloVJL/  ^~.?  WS»  ..o^aL-1/  Jpfcoo  oVQ.b.,1/  Jla^oi  ».a  :J;JJL; 
);)^  «\  o^^;  jj^9  jJ;  -.)— ^x^  06,  W  )h~  \zo\  v!  Jj/  .w^ 
Jja.3<a^  «2^  K-./  *  .^os'/  ^_*~o~.v^?o  U^^^r»0?  vOCh-^m  .)j/  J-s\o  .yooila^j 
)fa\^.\.  y_lj  .U^. Jl^o  ^ojl-  JoiSso  «TS«;  Uv^  .JjloKjjI  Jjoij  )^2-* 
^^-Lo^iö  Mjj/  JjV-o^o/?  iMftiNo.'Va;,!!   Jt-^*>  IcCS»  K-.j.i^  «^-; 

..^'il  /    ■  n»\  -rt    OOI  N!^i>      .Ul    "^-Ol    OCH  ^^  .^Ot-OJ    ^_.»    k-.Jo£^    .-OlCL^i. 

•:•!_>/   aS>o    JJ  so  öS.  1    jjL&I^bAoo^   -.ota.-^?,-)   001 
^.otoK-./;    jbiJB    jliJJ     )ooi  vm.^a,^o  ..w^'iJL/    ^^c*S>   ,-*^sö;;o    \-*.^oi   *0 
^o  i_a^  J°°i  ^»^»!   O00«  oJ_»   )laiim^o.^^o;   JLsco^j   'Jv^*;a   ^-^fl0  J001 
^^   r  -v   .   ffru.    ..vfl-«*;Kj     Jt~A->    00JL;    :jü/    )ooi  v—'pö.^0    V-*-^  JJ    :J^-*Vr° 


10 


loppes  exterieures.  En  eilet,  la  lutte  du  martyre  aussi  etait  dure  et  penible 
et  c'etait  avec  le  Calomniateur  lui-meme  que  se  livrait  le  combat  (äyw<).  Mais 

»Lfoi.i88  il  n'v  avait  pas  que  ce  (martyre)  purement  et  simplement;  *  car  il  avait  les 
v°b"  princes  (rupawo;)  qui  le  servaient  par  les  differentes  especes  de  tourments. 
Cependant,  gräce  ä  i'attitude  energique  et  eourageuse  de  (ces)  athletes 
(iOV/iTVi?),  les  villes  fureat  delivrees  du  (Calomniateur)  et  de  la  domination 
•  des  demons,  apres  que  les  temples  eurent  ete  detruits  de  fond  en  eomble 
et  que  les  idoles  eurent  ete  renversees,  et  (les  demons)  s'enfuirent  vers  les 
lieux  deserts  et  inabordables.  a  Quant  a  moi,  dit  (Antnine),  je  vois  que 
l'Apötre  nie  represente  que  le  combat  que  j'ai  ä  soutenir  avec  eux  n'est  l(> 
pas  corporel,  et  je  veux  sortir  (de   la  ville)  contre   ces  adversaireä   et  ces 

»  \  i,,i.  is.i  l'uyards.  *.)'ai  un  bei  exemple  (tj-o?)  de  cette  lutte  dans  mon  Seigneur  et 
Dieu  Jesus-Christ,  qui  pour  m'instruire  a  etö  volontairement  couduit  dans 
le  desert  et  humainement  d'une  part  a  acoeptö  pour  lui  la  tentation  du 
Calomniateur  et  diviuement  d'autre  part  l'a  vaincue.  C'esi  en  celui-ci  que  je  ' 
mets  nia  confiance,  en  lui  <jui  a  <-i e  tente  ä  ma  place;  «'est  lui,  et  nun  pas 
moi,  qui  renversera  l'adversaire  qui  (me)  cpmbat.  » 

Apres  c<  -  reflexions  ei  d'(autres)  semblabl'es,  Antoine)  priait  un  vieillard 
•qui  avait  une  grande  expörience  parce  qu'il  avait  vicilli  dans  les  travaux  de 
la  patience  (et)  qui  demeurail  en  dehors  du  village  —  car  personne  n'osait  20 


10 


317  HOMELIE  I.XXXVI.  49 

o__\o  ..ch._jl.3_j   J.--VJ;   -öi__\o  :)oo»  u  ')»    j~»JL<___-  t-~-v    &l    J;©i  Jic___._,___> 

J;'j    Jtk__._M     JJ     J~_.io/    _otOiO.____^_>»    *,_».-v.-_J;    K_-_    )Lj___/    .  •  )Lj_.-t._D    ).--->Q.Jl-k 
ou>  o£-  joot   k_>/»   :jj-»ij   *--»    OÖt   .J___»  y*+l  .^^--Jt/   x--ö   oöi   )J/  Ji-=>_o   lo_v 

♦  yj-»/    JJ    ,jL___j    oöi   l-i-<L-s 
:_-^___>    )oO|    ,_<__:_0    JL__-0^_>1    Oi-K    OOt    -___._>    J___A-S     N3^_o    ) y  -i  n  ->    +3    JJ/ 

,_>   ■  Joot   ^-V-o  —  oioio,-_^._5    ^-ol  '.oü-O  ^_>  l  n  » °>  mo    j-_>--    )00<  >-»oto!S^o 
La._o^._5    j-_--.--.oi    )_u-_.\a.;    )K.',__.o     Jooi   oU___o  (_io)ii    j_)N-___o   J.-__>ot 

)iL_-_v    ..),   .",    »V  \    ~>    )Ycl-_>--k«  v__,/     *J,___>/o    Joot    J_L_5    )K.yiV>  ..     )K_,Vo__»  '■'  Vfol.183 

•      *       y  •  r  b. 

Loot    öt_~v._|    <-.-ö    )K.n » -°>o   Joot    ;»_^   v_oto\>ö  \_>    yoN-i!..  i;    ooot    .  »n1->; 

f._s   •>  ^ö    ,-._>(.-_■    .o  -...-J    |J    ,^-»     ).-oi   .ooot    ^.J__'t__._o   JYq__*    ■*_-/    CL_N    .*f-__) 

JLü._>  ,_>  •.^~»;    v--3'-:5   .«-oto-N-x  ^-I-Ot/f-o;  ooot   .  .',  ^Km\i  oöt  |.Jot\.^___v 

Ji.j__-__   ,-_o    •.*-»;    )i»-—^   .otlcv2^_,,__i-^-»>   ooo«  ^-~^-»   J»~-S--o  Jl  jj-i____o 

_>otc_-v->.  ooot  ^-l'/o  c__a__*-v_»/   J_l._.V;o   Jjl*.  J.g_-_;       JK._.____/o    JJ.J__^»*L  fol.189 

r°  a. 
J_j/j    X--C    oöto    .ooot    ^-»-^    _.ot__Q_x_K.__t ;    jJ  /       _oc~Jotv_J<    a_s   v_    .(_.).___ 

15   ^_;    oöt    Jooi  t— -°-^Nf   »3l^__.:_c__\  joot   v^'J»»    oöt    y_7   -.-»oioN-./;    ^_>,K_-_-o 

s'eloigner  eneore  davantage  —  de  l'assister  dans  cet  empressement.  II  recher- 
chait,  en  efl'et,  (son)  avantage  et  sa  propre  purification,  et  non  pas  la  vaine 
gloire  en  sorte  qu'il  eüt  en  verite  la  reputation  de  s'engager  seul  dans  le 
desert  sur  nne  route  que  personne  n'avait  foulee.  Mais  celui-ci  renonca  paree 

.-,   qu'il  etait  im  vieillard,  et  le  courageux  (Antoine)  qui  possedait  en  lui-meme  le 
Seigneur  de  la  force  ne  se  relächa  pas. 

Mais,  apres  s'etre  enferme  lui-möme  dans  un  vieux  tombeau  qui  etait 
situe  au  loin  ä  une  tres  grande  distance  et  etait  desert  et  completement  vide, 
il  y  habitait  seul,  en  ramassant  les  fleurs  variees  de  la  contemplation  (Oewpia) 

in   et  en  construisant  comme  les  sages  abeilles  les  rayons  du  travail  spirituel ; 

en  merae  temps  il  chassait  ainsi   que  *  des  guepes  furieuses  les  demons  qui  »vfol.183 
cherchaient  ä  gäter  ses  travaux.  Peut-etre  cela  eüt-il  ete  facilo,  s'ils  avaient 
combattu  comme  des  guepes ;  mais  en  ce  moincnt  ils  ne  firent  aucune  treve, 
.  paraissant  tantöt  ebranler  (sa)  cabane  au-dessus  de  lui,  essayant  tantöt  avee 

L5   audace  de  le  terrifier  par  des  bruits  et  par  des  chocs  inaccoutumes,  faisant 
semblant  enfin  de  s'elaneer  sur  lui  avec  violence  sous  les  aspects  multiples 
et  etranges  *  de  betes  sauvages  et  de  serpents,  tout  en  desirant  non  pas  le  •  l  rol.  189 
mordre,  mais  le  blesser ;    l'une   semblait  etre   un  lion  qui  voulait  le  prendre      '   a" 
et  qui  poussait  des  rugissements,  l'autre  (paraissait)  un  loup  ou  un  ours  ou 

PATR.    Oft.    —  T.    XXIII.   —   F.    1.  'l 


10 


50  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [318 

J_i>ojo    )  °>J   ..  •»>  ^.oia^s..^  oooi  xf^'l   t-3    -.\~i-'^X  °l   Jv^o-1   °/  )-s?   °l   'WjJ 
♦yOojJLio   ,.—  ^»3l\   JJlo  ^.io   jooi   K-»/;    ooi   ."Jooi  >a^L^;o   )-«jl>.Io ■«..... 
•Joch  ^o'J-o  K_.jjLi»p^po  JJ  p  :)ocx  j-~»  >'<mv>  K-Jv^jl^  ^...oi^o  ^-^oi\o 
Uv^1;   oiiajujso  ,'wJoipi  L^aiäi.   yooi^s  .•'t.i6/o  yOoCS.^-oa^  )ooi   po'po  «.so 

vaJ-.K.j|   J_s£C^JL~    \äbl   r--^  Q^-  .vootla^^ia.^  w->Lüoo  jooi  vQ  -'n^nq 

vfoi.  1S3  '.yOlN..o    m^oi     ^ooi    y*'<i  öt-»;Q-»^>>.a    )  »  mj^.13         la\  a\o   :vol^>ooi 
v  a. 

,j>  jtC^,^  «^ii.ooLo  .•>»!»  -^l  JK^ojü   jJj;   J.ia  la—->  jf-M  3/   looj  )  afluflp 

^.ototv— /    .JJL_»_^_^L».J    OCH    jJ-^O-Ä    JJ/    ,w£s5>    J-.1/    yO    «jlS^oJLo    .•)>—  U 

yoKj/«  ^-\ot  JL-'om   J_odV'o.s>o  .ygala^fc^w^w  J-o&Lco  o^Lm*   JEs—a^l.    .^J^. 

)  n  >'..o   -.loot   jouoISosoo   *J«_o  ^»'JJ   c*S.  JLoot  Jjo.Kio  Aaj^Jk..  ^j    )jch 
^ai»o  .-j—oV»    |a»'o3j   ^.öi    jlo  1«^  »xoa*ja^j/    'A^?    ^   l;J-*-^  yooi^   J.001 
s^J—^-^lfiO   yOOU-.-coVa.aL^  K...J  90,^0   ]lo  K*Jv-ol    JJ    loot   );.:»  ••),t-«^  J-^acx.« 

1.  L  «^  (Sic). 

un  tigre  ou  un  dragon  qui  s'elancaient  sur  lui  avec  violence  et  avec  le 
muuvement  que  chacun  d'eux  possedait  naturellement  qui  etait  cruel  et  qui 
etait  approprie. 

(Antoine)  supportait  tout  cela  heroiquement  eu  restaut  inebranlable,  eu 
chantant  des  psaumes  coutre  les  (demons)  et  eu  disant  :  Toutes  les  nations  ■'■ 
m'environneront  et  je  les  exterminerai  au  nom  du  Seigneur1 ;  et  :  Si  une  armde 
se  rangeait  en  bataille  contre  moi,  mon  coeur  ne  craindrait  pas2.  En  plus,  il  sc 
riait  et  se  moquait  de  leur  faiblesse  :  «  Si  vous  etiez  forts,  disait-il,  eu  effet, 
vfoi.i8se1  si  vos  (attaques)  ne  regardaient  pas  seulement  *  I'imagination  («pavTacstfa), 

meme  une  seule  bete  suffirait  ä  me  faire  perdre  le  souffle,  ä  me  faire  sicher   10 
de  frayeur  par  sa  simple  vuc  et  ä  me  tuer  eu  s'elancant  sur   moi.  Mais  le 
grand  nombre  de  l'antömes  est  pour  moi  une  preuve  tres  süffisante  de  votre 
faiblesse  et  les  moyeus  de  terreur  que  vous  employez  coutre  moi  sunt  pour 
moi  des  provisions  de  rßconfort.  » 

Mais  ce  qui  Stupefiait  et  etonuait  surtout  le  Calomniateur  et  ice  qui)  suf-    is 
foquait  les  demons,  c'est  qu' Antoine  fut  enrichi  de  la  gräce  du  discernement 
des  esprits  et  que  par  une  pensee  vive  il  dventait  saus  stupeur  et  saus  trouble 
leurs  ruses  les  plus  embrouillees  el  les  plus  Pines;  il  les  sentail  de  Ioiu  et 

I.   Cf.   \'~.  CXVII,  I".  —   2.   I'-.   XXVI     8 


5 


[319]  HOMRLIK  LXXXVI.  51 

^ono  .^^ota  Jooi  J^^ö  J-o— o»  ^-»o  . yi-J.j  ^s  ^o  V-^-»?°  JJj''^ 
yey-ü  f*  'J;ot  \^oo  .oil^.-.  ü  ■■  "m  ^  V'A]  i-^  P  ••)°°«  r^l  vfloo^aa 
:^oj_*_Jo_3,_a--io   >«ou JaX-oy-X-i;  oooi  ^~,a».so  ^o;  ^jo  JJo  :).i.mi  Jjoi 

jJSwJL-O  ji.0^0  ^-*.\oi  *-•/;  '.OOOI  ^.I-SJ.ISOOO  &>■■»)„*■*■■£>  oooi  ^ »  o  « \1K^OO 
jts^jäo    ,^J^o    t-Jr50   .^»-s.^JJ    )K-*»iO    <X^3»    JjLÄ..'/    -.01^^  ^^   o-A-.,/ 

^iO;     yO-JOI     )^-^<A    '^O-wJskjJ     Ol-sjj   *  JoO|    w^XJL^O    jj     p    :Jo01    ^CU^fiD    JoOU  »  V  fol.  183 

K-o   J^.jjv.^    »s/;   .'looi   ^.iCL^öiU  ;o-J^  V!"*01  ^    -.^-A-lÄOO  jjLjÜÜLS 

♦J-^saia\     J>J^1*  Jjlsoi  >..,..,.  i»v>*i.  r< 
JjotA    )-*>,-i>>   ^/;    K1o.jl.»   »s/;   -ot   :Klaa.»,V3    joC^;    jiaS— ^-a   p   JJ/ 

J-iO-kiO     J^JLJSj     Jj^w     ^JiOJ     ODI     Ollo^     JOOI     )!/     ..J^«M/     w-jjkjO     )-0_3,Kj 

V-^  );oi  vS/  :—.. K.3;  Jb>;K\  ou*A*/  t^>o  .J^icuA  ov^  jooi  )K*.i6  )^.»,y>>oo 
oöi   jooi   j^Ö»    )-ta-'/j    -ouj—  -.looi   ö|J^-./    )Iou^w^s«a;    öi^-.;    p  ojS.-;    )^i. 

. -|_iK.2S .. — « o  Jj-ij   J^a^a^J  oot   .-t-^o'/    k-J.£-Jo3  ^V*>>   k-.J.iioj    J-s» 

la-ia-J;  l»-^^  -'U^*  Aaiwj  J-ÄV-°  loi-jJ&S.  °l  'r^l  s&^U*  °«V-^^! 
•  JK.00  laieysi  ']jo^  oux^  K— a  *3o  .'yO^J^flo  ^_bo  söoV^J;  o/   .JtJLJLa 


Ol.  18!» 
r»  b. 


l.  V  in  marsine 


il  disait  avec  Paul  :  En  effet,  nous  n'ignorons  pas  ses  desseins*.  C'est  pourquoi, 
oomme  en  presence  de  cette  experience  ils  ne  pouvaient  en  aucune  facon 
l'entortiller  et  le  faire  mettre  ä  genoux  et  qu'ils  en  etaient  durement  peines 
etpiques,  ils  porterent  sur  son  corps  des  blessures  si  cruelles  qu'il  fut  laisse. 
5   a  demi  mort  (•ÄjuGavYfe)  et  peu  s'en  fallait  qu'il  füt  suppose  mort.  Sans  que 

*  sa  douleur  put  etre  comparee   aux    tourments  qui   sont    inventes  par  les*vfol.i88 
homraes,  aurait-on  seulement  cru  meme  alors  que  les  domons  sont  capables 

*  de  causer  de  telles  blessures  meme  corporellement?  »Lfol.  isa 

...  r°  b. 

Mais  par  une  disposition  de  la  providence  de  Dieu  qui  avait  egalement 
Jo  permis  que  l'athlete  (äöto-rfo)  füt  eprouve  jusqu'ä  ce  point  et  qu'il  triomphat, 
celui  qui  lui  apportait  du  pain  ä  un  moment  determine  et  regle  etait  venu 
chez  lui.  Avant  trouve  la  porte  ouverte  —  car  ceci  etait  anssi  l'oeuvre  de  la 
providence  —  il  vit  comment  le  grand  Antoinc  etait  etendu  dans  toute  sa  gran- 
deur,  pour  parier  poetiquement,  ce  lutteur  (äycoviffW;)  courageux  et  fort  qui 
>■•  avait  oublie  son  corps  plutöt  que  (ii.äXXov  vi]  la  bataille  avec  les  demons  et  qui 
avait,  clioisi  de  mourir  dans  les  tourments  (plutöt)  que  de  fuir  le  Stade.  Apres 

1.  II  Cor.,  ii,  11. 


10 


52  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [320J 

)V^  lo_^J  y.*l  Otla^  OOOI  ^L*V ■*.■!>  ))-^^£D  +ÜO  .ouk—./  )K~.Vt°!  Ut-^ 
oooi  ^-*-->> .^öt-^oo  :oi\  oooi  >  .  ^  .»'n  )  rr> i .> -t»  yO-iöi  K-.Ji_K..o  :(jl2lj  JJi 
^>.a^o  «jlSlj.I/  vo  •>vooC^s  ^j>3*io;  «.so  .jfco,paj»  joot  J_^C\  -.^.^.aijjo 
oöv^  c*\    joot  ^  - o>v<  .,vü)a*ja^j|    001    Na_oo     >Of-=)    J_^.\i    ow^.9   ^.IsJJ 

•  \  ;  ^OIQ-,.,  .i.V^V I  jj>^    OU>     +3    CH-=>1     .oC\     JoOl     >J>SO.I*.^0    Jj>a~.\l     JjLOJCLCO    lo\»     5 

r    a.  '  " 

^.oiQ-..>a,«  m  i«o  .  >^0)0-^S.5QJ    Jjioj»     Jl^>ö;o   j-3*t7~   ooi   li-^s-o   lo\o     •  N-  .J .  <w  ^ 

•>0|_3 

otA  joot  w.oioN_/  )  i  .  ^~^o  lliviivt  och  «ä/  ^^  ^  :'*°°l  ^?°l  fJ3° 
jJ/  :vO^is).i0  )ooi  w»oioK^/  °1^^?  ) J, » v>> V>  Ql^w  ro  :^.^.\cx  la\  jooi  VuAjo 
^>  jooi  (.iöi  -J*-«-^  y-l  J^'i  t—M/  p  -.|la^o_Li.i  yO-iöi  Uötv^L«  J  i,n  » m  vj 
Jooi  »..  •>  «  vi  jJ  "V*^x  V»  n  v>N  :Jooi  jl'poo  '\i\Zx  ^  inn\  )ooi  po'po 
yfll  »V^.  ool  J-i/  ^l/o  .-^.IS.^7  jbiott  .'joot  sA^pÖ  tSwJ-aio«  fj>0  ,\*3,A 
-'►^>  oC^j\  Jf^L=>  \zb\  i^^^.3/  .k^x-*'»!/  jJ  J»°U->  ^  .^£OQ.*ia^j/  jj/ 
jJ/   .l_J3o._^    y»»/    ^.*—  ^^w  K-bJ^la  jJ    -.IK-oo^    jLa^io    ),—    •.voK**»io 

1.  v  W-*>°- 


l'avoir  pris  aiusi  qu'un  raort,  il  l'emmena  ä  l'eglise  du  village;  et,  tandis  que 
beaueoup  de  persoanes,  et  en  particulier  celles  qui  lui  etaient  proches  aupoint 
de  vue  de  ia  parente-  (ysvos),  se  tenaient  aupres  de  lui  comme  aupres  dun 
eorps  inanime  et  versaient  des  larmes  et  plcuraient,  la  nuit  arriva;  pen- 
dant  que  tous  dormaient,  Antoine  qui  par  hasard  avait  an  peu  repris  con-  5 
aaissance  vers  minuil  e1  qui  s'etait  leve,  priait  celui  qui  faisait  son  service 
*  v  i.ii.  is',  pour  le  pain  dont  il  avait  besoin  *  de  Ie  prendre  en  cachette  de  la  memo 
maniere  et  de  l'emporter  au  tombeau  dgserl  et  plein  de  terreur  et  de  l'y 
deposer. 

Quand  ce  ful  fait  —  car  ce  serviteur  aussi  etail  ä  sa  disposition  et  6tai1  10 
d'aecord  (avec  lui)  a  ce  sujet,  parce  qu'il  n'etail  pas  surtout  ((ueWiov)  le 
serviteur  de  son  corps,  mais  il  etail  l'auxiliaire  Ar  (ses)  lüttes  dans  la  vie 
ascetique  —  apres  que  la  porte  eut  6t6  fermee  selon  l'habitude,  (Antoim) 
it.iit  etendu  ä  terre,  chantant  des  psaumes  contre  les  d6mons  et  priant  — 
car  il  oe  pouvail  pas  encorese  tenir  debout  —  el  crianl  tres  fort  :  a  Je  suis  r, 
ici  el  'y  suis  revenu  pres  de  vous,  moi  Antoine,  saus  m'6tre  eloigne  par 
l'ame.  En  effet,  dtt-il,  quoiqur  dans  (vos)  tourments  vous  ayez  blesse*  tont 
uinii  corps,  je    n'ai  pas  regu  une  scule  blessure  de  fuite  dans   le  dos  con • 


1    a. 


189 
v"  a. 
fX  l'ol.  184 

i"  b. 


[321]  MoMKUR  LXXXVI.  53 

•K-jLJ^^  ^ä_iKpo?    .^.-oC^  Jj/    ^-«^   U*~    ^^    7-/0  J1^^-:-^^-0^3 

^»    p   .J^m-Ol^O;    ot-so-w.  ^_io  >■«  li^l    jo+iß    JJ;    ..^.o-^io   J  K-a^fco  ^2l^.~o 
<*&Ol9oi7   JJ   .v*3o,V3  \^Km.a\  -.yOivxN.  fcvXjp^-'/   ^=>J   Jr— 

^  v"  a. 

jJ  _fs    oft    -s  .r>  -\ANrtr,     Joe*     w^i-ÜCO    • .  y.-u^v      ISvj)-.^    .OU^O     ^.^<tJ;     .«ftS  '»; 

J-iV-00  1^1^*»  v N/'"   -'It-Ä*0  v^0*  U0»^^0  ^°  ^-») » *."  y3  -.-JSa&  .  Joiofcoo 

^.bo  ,_s   )+***o  JW  •J-=J-a-=»  .^aJKioo  Joch    **')_*.  .•jAS^.Eaoo    ^.^oi  y.../;; 

10   „>,o   p    Jj^^iofcoo    JJ    licx.Qj;   J-a^j    ..y^sl/    061   jLCS^l;    001   ^-/    \^* 

JJ/     y  1  v  K_o^l3    JJ-3/0    &>.n  ,.;'/   JJ;   -.V^ö/;   ss^o.*.   JJ-o  ..«.jli,^  JJ    J-oo* 

♦  y^-j   JjiöKal;   Jj^.o-a^  ..Jj-w^o^  J^.001  »JS^aio 

1.  L  low&ae- 

un  fuyard;  mais  toutes  sont  apparentes  et  je  les  porte  comme  (ecrites)  sur 
la  poitrine,  alors  qu'elles  crient  clairement  et  qu'ellcs  montrent  ä  la  place 
d'une  ecriture  que  rien  ne  me  separera  de  l'amour  du  Christ';  ear,  une  fois 
que  j'ai  ete  aux  prises  avec  vous,  je  ne  rae  suis  pas  retourne  (pour  regarder) 

s    derriere  moi.  » 

Parce  que    (les    demons)    entendaient  ces    (paroles)   en    etant   cruels  et 
en  haissant  les  hommes,  alors  ils  dresserent  donc  contre  lui  l'imagination 
((pavraffia)  *  des  betes  sauvages  qui  a  ete  mentionnee  plus  haut.  Au  lieu  de  »Lfoi.  189 
s'en  effrayer,  Antoine  s'en  amusa  joyeusement,  en  sc  moquant  et  en  se  riant 

10   *  du  grand  nombre  de  ceux  qui  l'avaicnt  attaque,  ce  qu'il  considerait  comme  *  v  toi.  184 
une  marque  de  faiblesse  et  une  Imagination  (tpavTaaca)  qui  sefl'raie  des  ombres, 
et  cela  en  souffrant  et  en  etant  torture  par  la  douleur  cruellement  du  fait  de 
ces  blessures  et  de  (ces)  tourments  et  du  fait  des  attaques  et  des  combats  qui 
etaient  si  grands  et  si  divers.  Mais,  comme  si  le  toit  se  füt  partage,  un  rayon 

15  de  lumiere  ineffable  qui  entra  par  lä  et  qui  resplendit  sur  lui  rendit  tout 
ä  coup  les  demons  invisibles  et  produisit  immediatement  en  lui  une  indicible 
joie  et  un  puissant  reconfort.  Apres  qu'il  eut  pose  cette  question  :  «  Pourquoi 
ne  m'as-tu  pas  secouru  des  le  commencement?  »  il  entendit  une  voix  qui 
disait  :  «  Je  ne  me  suis  pas  eloigne  et  je  ne  me  suis  pas  ecarte  de  toi;  mais 

2n  j'attendais  pour  voir  l'epreuve  de  tes  lüttes.  » 

1.  Cl'.  Rom.,  viii,  30. 


vfoi.  is' 

v  a. 


54  SEVERE  DANTI0CI1E.  [322] 

•  .c*^  JLn  ^«_sio>   j-A-»;   JVJj;   JKieu«»  •  .^o^..«  i. /o  ^.»U./  p  'J^joi  ^.io 
otlo^o   -Jooi   w    )i    )t>'> V)    jJo    J.jsi..~   «oioIS^./    uk^co;o  )->ol<v     ocx   )yapQ^>q 
-.01    JJf    .)_K-\j£0;o    )ta->.^o— 1    .'Joch    K~>.^   .)°+^>    \-»^>$oo    .  )oo<     )K_.l.£oo 

♦  loot  öt..k~./   j^-aJi»  -.öü^.  k«./   J^.J_a.^;   tsl»  n  ->.!./; 
po/;   ocx  ..  vu,»K.iO}   JLbo  001   Lo\   joot  oort  rr>  v>  ^k*_^.  Jjlsoi  K*3  ^do  5 

i      |j_flo)^JL3       «.«kS»    lO^-Col   ^^l    ,J3     y/     ^fcj/    ^1/    ^>    ^»OJ^D    ^*^°<?   ^00^3^ 

otSK-m  -%\  *J4°iV^  L>°&-  oti--i->   t-3o  .Jbo/  "^^   | ,.:».»  c*\  ^qL»   J.ioJ_coi  )*>» »°»; 

^.it^.£D..^L.\      ~_\    ^J     .'yP«!     -Öl      jJ-O    i-V-S.^     *&.\ll     J^iv^      C*.=>    ,.3    -.OtO  ^» 

)  K^  .•».,.>    |j.A\i   |j.~ »   :poj^ci^  j  K.o_X..ca.9u3    t~*^v    — oio 1 « \    >0t>o   ^o   .(.j.^.^0 
laV),  ->   •.)   n   .;j;   ot^~a.Jt-*ioo   .  |t>— ;    öilo  1  »\,^OcCS,   ö(.^t-*o    .jl'^.So    -.flaiio^i    1» 
^o<oK_>/  oo<    )  1  1  »°io    .  (_».i»).^i2L\   öily-x  Jjlsoi  -.Jlsp*  ^n  N^aüi;    )_».ia_* 

♦Jx.j— fcoo,  ,JJ   Jooi 

^..^.^.^6   JiU*   ,.:>  0/    :cx_^    )och    )  n'ra    |oC^    ^3  0/    :v^.^xcLici    0/   '^.oioK../ 

Une  fois  qu'il  fut  ainsi  reconforte  et  rendu  ä  la  sante,  1'amour  de  combats 
plus  grands  entre  en  lui;  il  aspirait  apres  le  desert  interieur  qui  etait  tres 
vide  et  depourvu  de  tranquillite  et  il  se  portait  vers  lui.  Ce  n'etait  pas  que 
l'empressement,  ni  la  hardiesse  intervint,  mais  c'etait  le  fait  que  (ce  genre  de 
vie)  avait  ete  eprouve  etre  le  meilleur.  5 

Lorsque  cn  verite  il  se  liätait  avec  une  teile  energie  vers  (l'objet)  de  son 
amour,  celui  qui  a  dit  ä  notre  Sauveur  :  Je  te  donnerai  toui  cela,  si  tu  te  pros- 
vfoi.  is',  fernes  et  si  tu  m'adores',  lui  niontra  '  l'imagination  (<pavTaci'ai  dun  plat  (-iva;) 
d'argent  jete  par  terre.  Apres  l'avoir  depasse  dans  sa  course,  (Antoinc)  le 
laissa  derriere  lui,  en  criant  par  le  fait  memo  la  parulc  de  Notre-Sergneur  :  10 
Va-t'en  derriere  moi,  Satan3.  En  eilet,  pour  parier  brievement,  c'esl  avant(de 
voir)  avec  ses  yeux  qu'il  vi l  avec  l'ceil  vif  du  discemement  et  qu'il  reconnut 
distinetement  l'illusion  de  (cette)  vision;  et,  commc  le  soleil  qui  tombe  sur 
un  nuage,  la  pensee  du  juste  dissipa  de  la  meine  maniere  l'imagination 
(<pavTo«r!oc),  et  le  plat  (irival;)  etait  invisible.  i.% 

Mais,  une  autre  fois  encore,  comme  beaueoup  d'or  etait  apparu  dans  le 
däsert,  soit  que  ce  fiit  en  realitö,  soit  que  er  lut  en  apparence,  soit  que  Dieu 
le  mit   ä  l'6preuve,  soil  que  les  dämons  le  trompassent  et  le  seduiBissent, 

l.  Matlb.,  iv.  9.  —  2.  Malth.,  :\     10. 


v  a. 


[323  HOMELIE  LXXXVI.  55 

♦i 
vb, 


)joi   <_:»  v^>*x_\   i-aui.o   —^3    jL^k.£   J-2^3   -J'Q-i;    J^^J°-^?   y—l   JJ/ 


V  fol.184 

v  I). 


*jboj~c0;o  J~^o<>;    JÜl-L^s.  ^o  h^--  y^oa°>; 
5   .joo«    .3»'i    )t-3t^o  lo\  +ä  .-JLajuio;  )V)j   ,J.~ »o/?  oü^  v.OOt  ^-.oi.-N.-/   ^^oo 
uhOOt   ))  »^<y>   J-A-— .'    ^*;    ioCH  ).^>..ioi    :^°  )!S~^aji  :>..1  » /  ),~^  jtoo;  ^.;    ,.:> 

.a3;jl/   )la^.^L5i    ^/   oj^^'j   (Kai^SLa   +3   •.\0-»/    t-^    Jj_.)JL-Jyoo   JJ    '^.io 

10    J_oV  Ict^;   od«  j;j^o-:jL.iojlSs^  jooi  vlcq.L3Äooo  ^iol  JtO  ))  »,&»  \j-=>)    *3o 
La.\i    oöt    .J..X-JL.V  i   •>  w.otaJ^x^,  y0---0.!    °°i   -.Jooi    U'/    J^~») A-^A,\    )i.O-»  ».:>; 

.'JLSI^    yOT.»  V\    vOJ—J»     J-LO-./     .J-IULXJL.3    ^0|-0    yODJOI.QJ     'CU-Jl     .'j^o/     J~-.-^Jl 

ou'ix    oot    a.-\o     iouJL...'j    J_J^-**JJ*    V-^^x    ^>?J    .J « VU,-i;    ocn    yOSa^JJ    yO^^AJo 


(cet    or)    ne  trompa  pas   sa  vue,  bien  loin  qu'il  trompät  son   esprit.  *  Mais,  *Lfol.i89 
comme  s'il  se   tut  agi  d'un   feu    ardent,   il  vola   avec  des    ailes    rapides  et      v°  ' 
passa    par-dessus   cet  (or);  car  il  criait  par  le   fait  meme  ä  notre   Sauveur 
le  Christ  :   Miau-  vautpour  moi  la  h>i  (vo'jaos)  de  ta  bouche  que  mille  (tqlents)  d'or 
5  et  d'argent'. 

C'etaient  lä  les  combats  de  peu  d'iinportance  qu'il  livrait  en  chemin, 
lorsqu'il  courait  vers  le  desert.  Une  fois  qu'il  eut  trouve  un  endroit  qui  d'uue 
part  lui  convenait  et  qui  d'autre  part  etait  rempli  de  beaucoup  de  serpents 
venimeux,  il  mit  un  terme  ä  sa  course.  Et,  apres  avoir  fixe  en  cet  endroit  la 
10  demeure  *  philosophique,  il  rendit  (d'abord)  les  serpents  invisibles  en  les*vfol.i84 
chassant  avec  la  plante  de  son  pied  comme  s'il  les  eüt  frappes,  et  (ensuite)  il  ' 

se  tenait  cache  tont  seul  ä  l'interieur. 

Apres  avoir  sejourne  longtemps  dans  ce  lieu,  avoir  fait  son  bonheur  de  la 
contemplation  (Öewatoc)  et  avoir  remporte  une  grande  victoire  dans  le  combat 
is  contre  les  esprits  mechants,  des  hommes  furent  de  nouveau  suscites  aupres 
de  lui  par  celui  qui  a  dit  aux  Apötres  :  Que  votre  lumiere  brille  deuant  les  hommes, 
u/in  qu'ils  voient  ms  bonnes  oeuvres  et  qu'ils  glorißent  votre  Pere  qui  est  dans  les 
cieux  - !  car  il  faut  que  celui  qui  allume  le  flambeau   des  vertus  eclaire  les 

1.  Ps.  cxvm.  72.  —  2.  Malth.,  v.  16. 


10 


56  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [3421 

^-io»  ya-jöu^  3/  ^_»;  Jooi  iot  1  >o  \-^o  Joe*  >«,  *  'ft>-^o;  -'ooot  ^^c*' 
>^3;     J-ioiVao    ^io    -.ouoK-fci;    J^jJS^»   ia-J^.s    0001    >  » vt'oJ^o    +üo  .\^u~oi 

_y—/o    v.\./     y^\    -.^-U/     PO"/     \r~    )r-    jJ»    J-l3u./o    .OOOI    ^Oi^iO    ^Q->^ 

0001  ^^-t-^Jb  ,_.«  t£  .0001  yoou^-*/  ) ....  »N »  aia^.  /»  )K^^a1  JV^ö/>  U>o 
o£io  ^^o  «jljJJ  JJo  p  -.v>oi_^Jops.j  JJ;  yooj^  Jooi  vm  »°i^n  :otJLa\  ^—.i^Oiioo 
„-j^ia.'i.    Jjso^cl..JL.2o    J_^^.J5   ^*;   vOJÖi  .oiK^S»a  cu^   ^.aiJ;    jooi  ^^Inv 

jLloo    Ji^^-oo  L*_ia^».  :)ooi  a>;K  mvi   J  1  Vt' n  Vi   Ji^swCD  )  %  1  •>;  oöt  y.*\   :oooi 

'Vfol.  185  JK^~  <,     ,..,  ^.I^OÖ;     J--L-3~./     -.--^Ol     y^/»     JLäO»     Jj^—  /o    -JlisX^O    \%  Ö'lO 
r"  a.  "  v.  y        •  • 

JL— J    J^.«,,!,»  tojJ^OO     JJo     Jbs  .  Ü    f)     ^_bO    J)0^iO      (.iCL^M      -.yCLi.OMO     yQ^N.VJO     yOOOiJ 

iü^.v-s  +So  .^\oi  yooübo  ta\  jLKistS-io  w.oio;a.-w^3  +2  .loijo  J~~>*J  001 
yooi .  i  >  \  \  Jj^— /  J.^.ü.ü  0/  :oooi  ^^o-.'^  JJ""-^00  ^^f  K^"1-  ^'^? 
^_>/  Q-^>>;  yajöi^  yoj.—j?  0001  ^-^.aolSviöo  0001  y-  "  - ;  -.oooi  ^_»K  n  v> 
vron  . -la.^jJJ    v/    JJ  /   •.  oooi   ,_.*j~~    o».^3  ^3  vjuji    JJo    JJ  /    .0001   .  »y  ■v.coi 

1.  L\'  in   margine   :  It-.k-»-    --  2.  V   l-»so-  —  3.   V  0111  oooi-  —  4,  Ici  commence  une   lacune 
dans  L. 


autres  et  qu'il  ne  (s'eclaire)  pas  Iui  seul.    C'est  pourquoi   1111  grand  nombre 
couraient  apres  la  lumiere  de  ses  preceptes;  d'une  part  il  se  tenait  Cache,  et 
d'autre  part  il  eclairait  meme  ceux  qui  etaient  au  loin.  En  s'approchant  seule- 
inent  de  la  porte  de  sa  cabane,  ils  etaient  dölivrös  des  maladies  de  tout  genre 
(yevo?),et,  pour  ne  pas  direces  choses  une  ä  une,  ils  etaient  tels  queceux  queles   5 
Apötres  rendirent  ä  la  sante   et  selon  ce  que  raconte   l'histoire.  Lorsqu'ils 
s£journaient  et  restaient  aupres  de  Iui,  il  les  priait  de  ne  pas  l'importuner, 
saus   accepter   aucunement   que    personne  enträt    dans   sa   cellule.    Et  les 
(visiteurs)  entendaient  nuit  etjour,  comme  s'il  y  avait  une  scission  dans  ceite. 
v fol.  185  grahde  foule  d'adversaires,  ud   grand  tumulte,  des  bruits,  *  des  coups,  des   to 
geinissements  et  d'aulres  terreurs  de  ce  genre,  en  sorte  qu'ils  etaient  remplis 
de  peuret  qu'ils  tremblaient  et  redoutaient  querillustre  ei  courageux  (athl 
n'endurat  quelque  souffrance  crnelle  etiucurable  en  luttanl  seul  contre  tous 
ces  (ennemis).  En  fixant  leurs  yeux  sur  les  assemblages  de  la  porte  disjoints 
par  la  longueur  du  temps  ou  sur  d'autres  trous,  ils  regardaient  ei  observaient    '"■ 
pour  voir  ceux  qu'ils  croyaient  6tre  a  l'intörieur;  mais  ils  De  voyaient  abso- 
luraenl  personne  '  si  ce  n'esl  Antoinc  seul  qui  luttail  contre  les  ennemis  invi- 

1.  Ici  commi  nee  une  lacune  dans  1. 


[325]  HOMELIE  LXXXV1.  5? 

Joot  -^-<*v    .Jjl^Aoo  JJ    j^Li^bOfe^   la^  ^-iö  Jooi   jiN-bKio;   .^oioja-*.^.^ 

och  yQ-^J!^   lo_io^    jVjjt    vQJot  oo«  ^*-°^>rl0  i--^  ^f    *v?^JJ   t"4-"^-* 
^io  üi-»/   .Jj-s^X   ^cH-.noi^to    Jjljl  .J-^joKj/   ^Xo   ^  J-Lio;   .J-X^ö|i; 

5  JLiey-^  K-j/     ^°»'^  JJ   .yl.ajL.ovfc>  oy-a. .  nn  vi\   fco/   .-.n»v   JJ   .^»ot»  Jv-°! 
«JL~>ooo  Jil^j  oi^  y^\  yoc+fc.  Joot  Jo-Lxio  )ooi  ^ecocwio  ^>  JJ/  .J^ofc>ajfc> 
:oooi   ^-.17    jafc>A    JJ;o    JV^iofc.   JkjL^iofc*;    ^-/  ^üx^aso   ))-^a>   ^-?    *3 
:oooi   ^-»XJLio   *  ,^6   ^_*fc>oto    :oooi   ^^^ctio    jLso^s;   y..\    Jj^~JJ    Jj£~/e  *Vfol. 
JL^ö;;   Jjll^   lafc.   J-^;j    jj^o-oo  3/   *op   ^*>  ,_-;    )ot  :oooi  ^Ä\  ^-;   ^-*.^oi 

,0  7—/  :oooi  ^J/fo  JK-ai^  JA^-aJtvo  0001  ^^.fcooo  0001  ^*aoi»Kjaao 
..U-peUoo  Jlo  JL>~5  j^j  JLil*»o  j^Jtv^ao  |)  Jb*/j  Jj^icuooo  JiSifc^o  lafc>? 
joou  CH.fc>...j  -6«  afc>;  .-t-Q^?  )—~^X»  Jjoaiajfc>  vfitt*3lKj»o  ..usoaj;  J^W 
^o^so  Jjjbo  laio^a  •.->— .1/  Uooio  .Jjt— /;  -CH  «3/  JJ  /  .»a~fc>-s  ]}.L~  «J»j/ 
;    061    J-Jli-,.^   ^alio   i~afc>   ^*>;    oö«    J^ojxco/   ^o   .J-oa*   ^.io   JJ.'/? 


.185 


-2>0> 


sibles,  et  (qüi)  leur  demandait  de  ne  pas  s'occuper  de  lui,  de  regagner  en  paix 
leurs  domiciles  et  de  prier  seulement  le  Seigneur  (pour  lui).  Les  demons,  en 
effet,  criaient  egalement  comme  la  «  Iegion  »  qui  (est  mentionne»  dans  les 
Evangiles  (EOayyeXi*) ■ :  Qu  ij  a-t-il  entre  nous  et  toi  *,  Antoine?  Pars  et  laisse  le 

s  desert,  cesse  d'habiter  ici,  tu  ne  peux  pas  supporter  nos  ruses,  tu  n'en  seras 
pas  capable  jusqu'ä  la  fin.  »  Mais  par  sa  patience  il  leur  montrait  selon  son 
habitude  qu'ils  etaient  menteurs  et  faibles. 

Alors,  comme  beaucoup  venaient  au  desert  ainsi  que  dans  une  ville,  et 
(cela)  sans  treve,  qu'ils  se  recevaient  les  uns  les  autres  comme  dans  un  ordre 

h  determine,  que  les  uns  *  partaient  et  que  les  autres  arrivaient,  et  que  dejä*VfoL 
un  grand    nombre    de    moines    se    precipitaient    egalement   dans   un  zele 
semblable,  etaient  cntraines  par  (ce)  bon  exemple  et  venaient  (vers  lui)  comme 
vers  le  docteur,  l'habitant  dun  pays  inhabite  et  le  chef  d'une  vie  effroyablc 
et  qui  defiait  toute  hardiesse,  (Antoine)  fut  force  de  sortir  et  d'obtemperer  ä 

15  la  loi  (vope)  del'Apötre  laquelle  commande  :  Que  personne  ne  voie  seulement  son 
propre  (avantage),  mais  (qu'il  voie)  eneore  celui  d'autrui2!  G'est  ainsi  qu'il 
apparut  comme  un  ange  qui  vient  des  cieux,  en  presentant  par  l'aspect  (sxüpO 

1.  Gl'.  Marc,  v,  7,9.  —  2.  I  Cor.,  x.  24. 


185 


58  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [326] 

»3/    V>*io    )jpo  .•Jla.JL-jLio   ^iy_io;o    )  <■  V  \;    JJ    JJ^^V    ©J^    ^-/o    -'^^ 

j^mv  )\JO-*  ^»»  t-=^  ~otofcs-/;o  .^jlKio  Äs^Jj^oot  JJ  U->V^  U*°) 
o\j»  o_.fcvl.  Vi-tlo»  06t  J-ioo^.  jolw^o  ot't-^  ^o  Jt»-Q..io;  JJ.a-.01  ^>o;  ^.-/o 
ySii   )■•*-/  .JojSx    lo^j   «-61   Jioa^ÄJLso  .-J^o)^  oi^o   oj^Jl/j   .-Jjl.o  j-\ 

.0^  ^.-^tl.  JJ;  VQJÖ6.  ov^  JoJ-~*>  ju/  JJ   ^  ..-oiot^./  JJ^s^»  J-*m?   kj-S-a  5 

•:-xs,^£oo   J1.J.-*;   oiJ^o 

*  Vfol.  185  :J_301      Jv~^>.     »tl.'lVlO     yOOÜS     JoOt  1~^^°      t"30     •\00«-<^^>     OL^-aulDO     o-^-^ 

v°a. 

oö»...  -.Jooi  ^i^iäio  j-.»oJl;   ^>^o(o   Jloia^oo;  ^^011   001   'oooa.3  Joot  ^*^^3o 

^.^o»   ».3  -.JJ—    o»    oöu;   ^^ot   Jl^VoSo    J.^^flo/o    J^13^*>    J^äs    Jooi    10 

.^.^.^a   ^-io  J.ai9a^  y^\   .»S^iöo  jooi    J;'i   ^.  ""^fc^D;   JJ^AÖlia^  ^_äeu£>>> 

vooi_A~./    ^3    JJo    ..^-^äI-^o    yooou    J-^i./;    )»-3^    Jlaio^s    ou»    yOOvSj; 

^j  '.oj'jj    Jj-ooi;    -.voV^oJ-J   ]K*.äöl  la^V-3   'vfloo^as  y.*\   JJ  /   .vo^sj-»   JJ-^--^ 

K._^_3    yOV-o'jJ^Jj    .x--^.— >-io;    vQJÖt^    >$^£0J    ■,.  1.  ..V-iSo    ^-Ju*    ^^.ia_b. 

^öj  yoXiö  o«_k-./   JJ^*jJS^=>a^;    -.'rX?l   001;  ^.^>o  -.^q.jl>  ypo;   -oiOL^ää.V    15 

exterieur  l'image  (ei/.üv)  de  l'homme  interieur,  en  possedant  des  scns  exempts 
de  trouble  et  remplis  de  calme,  en  se  comportant  meme  dans  le  mouvement 
du  corps  en  quelque  sorte  d'une  maniere  immaterielle  et  semblant  etre  eu 
dehors  de  la  chair,  en  montrant  par  son  corps  ainsi  que  par  1111  temple 
saint  que  l'esprit  qui  presidait  en  lui  comme  un  chef  avait  ete  tont  entier  5 
divinise  par  la  coutemplation  (Qeupte)  et  par  la  compagnie  de  Dieu,  en  sorte 
que,  se  trouvant  au  milieu  de  moines  nombreux,  il  se  faisait  reconnaitre 
par  son  seul  aspect,  Sans  que  personne  le  montrat  ä  eeux  qui  ne  le  con- 
naissaient  pas. 

Souvcni,  en  effet,  il  visitait  6galemen1  eeux;  qui  avaient  choisi  et  embrasse  ici 
»vfol.  185  lavie  philosophique  et  eremitique.  Lorsqu'il  les  rassemblait  '  el  les  reunissait 
en  im  seul  lieu  ei  qu'il  ouvrail  la  bouche  qui  trailait  le  poiul  de  vue  pratique 
ei  le  point  de  vue  theorique,  il  donnail  des  commandements  capables 
d'instruire  et  de  guerif  el  des  prescriptions  (telles)  qu'en  donne  un  general, 
■  ■il  enseignant  et  eu  apprenanl  ce  qui  etait  approprie  aux  forces  de  chaeun  :  i( 
»  Que  inus.  a  l'exemple  (ruico«)  de  l'Apötre,  ae  Livrent  pareillernenl  au  travail 
des  m.iiiis  el  qu'ijs  ue  mangenl  pas  saus  rien  faire;  mais  que  comme  Paul  ils 
disent  avec  grandeur  d'ame  ([«yaXovoix)  :  C'est  en  peinant  el  en  travaillant  qu'it 
faul  ainsi  venir  en  aide  au.t  faibles  (et)  se  souoenir  en  odrite1  desparoles  de  Notre- 


V  toi.  185 
v°b. 


[327]  HOMELIE  LXXXVI.  59 

y"l  -      -   *  '     **.»    ^^SJO    ..yOOJJLiO    vQ.üJ.p     JLo^£o>o    JJj     J.Jl»cLJ^O     ..JL.»o)1^-s 

J— o»    jo£Sfc>    ,^    oou   jJ;   .'t^ö/?    vcoa^aa-V.    yOjoiiAjo   yOO^JC^.    yfii  f>.i 

jKJLjLiaS.   *   v^^io^so  anpStia^   ^o'jj    Vyio  )Iöl).i  .s/j    ^.;    )ooi    *2Lfloaio 
K^»j.  °>\...jl^o  ^»aajJLc&Sbo  V-*-^  *  *,°iN>.»Ajlso»    .jbJLbö*    ^.öC^o  Jyj.*.;    ~.6t 

10     )  f  -  «M    o^.£LJti     yOJoÜS/kS/o    ^jJ^Jl^    3/o   -.JjotQJ;     jbjl^ä^    'jjLttX^^Ö    yOJÖt 

J^';Kj   )J^i   .-JoK-Jü   ^.-^<*\    v/   Jls/o  .Jiöi/j   Jlajua— K.*>  0/   jla^J   0/ 


Seigneur  Jesus,  parce  qu'il  a  du  lui-meme  :  II  ij  a  plus  (aaAlov)  de  bonheur  d 
donner  qua  recevoir1  ;  et  :  Ce  sont  mes  besoins  et  eeux  des  personnes  qui  etaient 
avec  moique  ees  mains  ont  serris'2.  Qu'ils  meditent  en  meme  temps  les  Livres 
divins  et  qu'ils  nourrissent   leur  esprit  par  la  contemplation   (9ej>oia);  qu'ils 

5  rejettent  loin  d'eux  les  pensees  malpropres  et  anciennes,  qu'ils  se  lavent  ä 
toute  heure  Jans  les  eaux  de  la  renovation;  que  par  certaines  pensees  ils 
renversent  et  detruisent  la  mollesse  et  la  dissolution  de  la  concupiscence,  et 
que  par  d'autres  ils  affrontent  les  demons  qui  produisent  la  peur;  qu'ils 
acquierent  la  confianee  contre  eux  et  qu'ils  se  souviennent  que  Paul  a  dit  : 

10  Dieu  nous  a  donne  un  esprit  non  pas  de  orainte,  mais  de  force3.  » 

II  ajoutait   :    «   II  faut  aussi   connaitre  distinetement  par  certains  signes 
*  entre  l'arrivee  des  demons  et  celle  des  anges ;  car  que  ces  seducteurs  se  *  v  ioi.  L85 
changent    et    apparaissent    differemment   en    anges   de    lumiere,   c'est    une 
chose  sue  et  reconnue  soit  par  l'Apötre,  soit  par  ceux  qui  en  ont  fait  l'expe- 

10  rience.  »  Et  il  disait  :  ■  «  II  taut  que  nous  ne  demandions  ni  revelation,  ni 
prophetie,  ni  manifestation  de  signes  et  que,  si  nous  obtenons  ces  (faveurs), 
nous  ne  concevions  pas  une  grande  estime  ou  que  nous  ne  nous  enorgueil- 
lissions  pas.  Ces  choses  appartiennent  ä  celui  qui  les  a  donnees  et  non  pas 
ä  nous-memes ;  et  elles  sont  disposees  pour  l'utilite  des  autres  et  non  pas  pour 

1.  Act.,  XX,  35.  —  2.  Act.,  XX,  3'i.  —  :{.  II  Tim.,  I,  7. 


10 


60  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [328] 

^w»;    j£oLJL^.o    ^Oi_.K_/;    ^2^j)^;    y-*(    .'^N  .»    JLk-m   ^io  ^l^j    ^.Aot-i; 

^joi  JK  Vt  ..V>;  sin  .  ff»JL^>j)^u\o  .-j^^o  jot^s.  *3  jjoio  .•jbö.-^.s  yax.cQ.ia.~j« 
,_:>6  "^..U-o)..^  voX^J  jJ;o  -.yC^  -vM   )-äi-.Vo_cco/  JK^jk^   ö(.\   ^» .  m>öi 
^coa\a2i.\  .-J^l^_,Ki»/    öiK^iJLy^o  ^oJ^vSls;  .-^ö/  )e^».io/  ^^io;   J  -  " '   °öt   5 
J>3l£.cL*9   s^öi   &l   JJ/   .'yQ^t-^^   )oi\ji    o ...  i  % i    ^.öt    jo-Ai   a\   .-ofcö;   ^_.» 

1  Vjfol.  186  OUJLiO     fOO     :K^^o     L»),L>,Ax         s£DO-<UoKj/      )oo)     ^Sl^^Ö     v^\ot     v^O 

•  .«Sl^Öo  |ooi  Uv^O  JJ,V)Vs-»^0;  )  .joJU  )lc>  fl  >>^  »s/  U—iO  -Joof  ,<=■»  »\l.  )  1  -  «m; 
^.010^/  jouSx  ^o  >£v.^s.L.  ^o  Jooi  jal^io  )vi  V> ..  LcoV'oao  'JLxjj  p 
yO-Jc»  J^Ypo*  oo»  JV-^t-^o  loJS.  yjs  vs/  ^o^p  .}.■■.  «\jl  v^ö/»  —©•  -'Jo°l 
:U.2>o»/j  otfcCisoo  ^./  JLi^la  )N>^i— /  lt-*;o  :vO-flQ.J  — W^-M  Jo©l  !-=>'{  j-^-=>.U 
wOto;o_-J^_.3    jLo    'Jooi    v^öö    JLu/    ^.i.ü^    J-i^.»-.    JJ     *~co;    jfcoo;    »K^o 


alimenter  notre  orgueil ;  car  c'est  de  L'orgueil  que  de  se  parer  et  de  se  vanter 

de  ce  qui  est  au-dessus  de  notre  force  comme  si  cela  nous  etait  propre.  II 

appartient    a   ceux   qui    s'appliquent   ä  la    vie    monastique  de   se  montrer 

patients  dans  Ies  tr'avaux,  et  cela  avec  l'aide  de  Dieu,  de  bannir  les  pensees 

imaginatives  (^avTact'a;)  qui  souillent  l'esprit  et  de  ae  pas  oublierque  le  pro-   r> 

phete  Ezechiel  d'une  part  dit  au  sujet  de  Jerusalem  :  Elle  s'est  souillee  dans 

toutes  ses  pensees  ';  et  que  Paul  d'autre  part  eerit  non  seulement  :  Glorißez  Dieu 

dans  votre  corps*;  mais  aussi  :  Les  pensees  s'accusent  et  se  defendent  au  jour  oü 

Dien  juge   les   actions    secretes   des    hommes3 ;  et  :   Quant  ä   nous,   nous   dvons 

l'esprit  du  Christ  '.  »  1() 

»Vfol.i86        Lorsqu'Antoine  enseignail  ces  (principes)  '  avec  unesse  ei  nettete,  parer 

qu'il  etait  instruit  par  l'experience  mßme,  aussitot  il  apprenait  et  enseignait 

ggalement  la  facilite  de  l'exercice  des  vertus,,  eu  montrant  les  mäthodes  et 

les  sages  procedes,  parce  qu'il  ötait   aussi  instruit  par  Dieu  ',  comme  dit 

l'Apötre.  C'esl  pourquoi,  comme  il  voulait  encore  monti-r  en  volant  jusqu'au   15 

di isi  ri  des  Egyptiens  de  la  Thebai'de,  qu'il  cherchail  la  derniere  demeure  ', 

selon   la  parole  de  Jörömie,  ei    qu'il  courait   apres   un  lieu    completeujent 

inconnu  des  hommes,  la   seule  voix  de  la  providence  de   Dieu  le   retint; 

l.  i/'-'i'-    LX:  l.  —  2.  ]  Cor.,  vi,  20.       3,  Rom.,  11,  IB-lß.  —4.  [Cor.,  11,  18.    -6.  er.  £ph., 

iv,  21. —  I  I.W  .  i\.  2. 


[329  MOMELIE  LXXXV1.  61 

opxxl^A  ^iol  ..**KJLJL/  jooi  ^o~J2a>o  ot^   Jooi  ^cu-,i;  y0^0  )'a^  ^°^  +*° 
«_/o    .Jjooi    Joot    oC^s    *a    •  'w-j-S    jxiiÖJi    )jö/    Ici^o    •.JJ.VJ^Oe;    J-^oi£s 
,^V...i\  .^m^a  jooi  >..»:..toe  )i-flD*J-3j  y-\  oS.o  .JLJS_o  ^-wiio  J^«^»» 

:.   )!■■»  -   <*>JI    o/    :J»o.-^    oou>*    otlöajo    JvJji   "^»  ">  nci\.»    Jj_.Yj    ^.otaAoAölo   ^_*» 

w-.^--/  ^.oj^JL^o  .-^»j/   J^k-liu   J^wJ-.'qa  oJLio  -Ji,a*A&>  o/   ^oup?   vO-iöi» 

)  t  -N.  -     laao^s    faaXwJ^  >ä/o    U*-»V^   &l°  •  *oooi  ^-»J-7    otla!>>»   ycuöi   Iol^j 

♦^-.oj-=)  Jooi  h^l  Jjl«  vooi^js;       Jjl2^ö_.o  JIojlJ^soo  Jooi  ^oäao  yo+x> 

\±o)   oi^aa  Jjju'/;  '.po/  ^JÖ|  'k~o_aJA  ^Aoi  ^oi.\oo\   ^d  J;oi  N55>^o>o 

io  J  i.y\  ,  );oi  y^li  JK*jj^a^o  .jooi  JjlIs.  oMuatJj  J»oo»  JLa\.  ot^—^^»l; 
^isojjxx^  ^J-=  J°°«  t-»^  t— ^  f9  ■/■■■  *  '^  °^  J°°*  A^  ^*Jo»^o  ^oa-L\; 
>clo  p  -Jooi  ,-a^KJLäo  l't^>?  J-ojljJJo  jooi  Jbäio  JJUvä_M  Jj-./  ^-/  J»oio 
^  V-=^  <*^  J°°«?  ^°l0  .ouajls  «3l^—.1/  ..JJLai^j\  -oio,^/  ^.xaiaav 
oooi  ^Aj7  ^*Jü/    ^  -Ja«   Jk-.lAoo  ^iXo  'Jooi  ^;'/    »17  la^jo    Jt-^ 


V  l'ol.  186 

rb. 


1.  V  »(  maritim-  :  k»l.«"o. 


et,  ainsi  qu'il  en  avait  l'habitudc,  lorsqu'il  fut  appele,  il  obeit  rapidement. 

Apres  avoir  ete  conduit  vers   une  montagne  qui  lui  etait  chere  et  qui  lui 

convenait,  il  y  termina  la  course  des  vertus  et  il  s'envola  vers  les  habitations 

Celestes,  une  fois  qu'il  fut  tout  entier  devenu  esprit  et  qu'il  se  fut  servi  de  la 

5  chair  commc  d'une  aile  desormais  rapide  et  nc-u  comme  d'une  entrave.  Qui 
racontera  comme  il  faut  ses  exploits  et  ses  lüttes  courageuses  contre  les 
demons  ainsi  que  ses  victoires  sur  cette  montagne,  ou  les  guerisons  des 
malades,  ou  les  propheties,  et  tout  ce  qu'il  (a  fait)  en  faveur  de  ceux  qui 
venaientle  trouver  ?  Et  soit  aux  grands,  soit  aux  petits  il  adressait  comme  une 

in  revelation  et  des  avertissements  et  des  Instructions  *  oü  il  y  avait  toute  la  vie.  *v  fol.  isi, 
G'est  pourquoi,  laissant  tout  cela  de  cöte,  je  dirai  comment  tout  lc  mouve- 
ment  de  sa  pensee  se  rapportait  ä  |a  purification  de  sou  äme  et  comment  le  > 
Christ  lui  faisait  en  vue  d'une  semblable  preoecupation  des  revelations  conve- 
nables  et  utiles.  En  effet,  une  fois  qu'il  etait  sur  le  point  de  manger  —  et  cela 

15  comme  s'il  aecomplissait  la  tache  d'un  esclave  et  qu'il  etait  soumis  ä  la  necessite 
(ivay/.vi)  du  corps  —  tandis  qu'il  s'etait  leve  afin  d'etendre  ses  mains  pour  la 
priere,  il  fut  ravi  en  esprit  et  il  lui  sembla  etre  en  dehors  de  (son)  corps,  s'en 
aller  en  l'air  et  etre  porte  en  haut,  precedc  et  aecompagne  qu'il  etait  par  des 


r  b. 


*  Vfol.  If 

v°  a. 


l" 


62  SEVERE  DANTIOCHE.  [330] 

)>.->  -.w^ioli  jK.«v^bo  .  v*  "^t-ie  )!^J_io  ~-.;  yS>  .oi\  oooi  ^.aV.ioo  woidio^o 
»1  J-s;  ocx  ^/j  :oocx  ^v-*-^»  ^—JJ-«.:— >°  1^4^.»  ..*o  Ja^ä:*)  JJo  )t-*po  .  •  'i  i / 
^•j  yS  .oiKn  «>v>\  oooi  ^-^S-Iao  -.Jj^'jüo  c*\  oooi  ^-.oöio  oooi  ^SeuJx 
yQJÖÜS.  ^^-.io.\o  :oi-^o^  oooi  .  «  n^LflO;  yQJot  vOo£s-s..oa.\  oooi  ^-ilS-loN^o 
OOOI     ^■■^■^Q.^.JClll^O      tswLl^io'Q.^.      »-.tSs-     •.oooi      .    «mliY     ov-^     oooi     >  j..\Ö; 

^do  .^-.i  ^aJÖCS.  J  ->  »U«  -oiots,.»/*  J-J--»jJ;  ^-»/  wOiol., ....Ej  ..^-iö/  ^  '-.oio^s 
o&.  oooi  .  .oi\ >6;  yojöi  'Afimii  oiLo,.^.-  ^o;  Ja.=>).\»  oooi  y *-a'i  K_o 
^.o^.^/<  com  ^-»/  :-öoi  yV-»-^-20  odo,..«^..  ^o»  ^\oi\i  -.oi-io/  <Joa*ja^jJl 

•r»m  .  o»H  [    ^^«JtiO    yQ-JOl    ,JO    JoC^JJ     JJ.Q..2L..1    ^ioh^xl     ^D    ^.^00    •.Jlo_.^M     )jL^. 

:K^).A^eo  oooi  ^js-üi^io  J^iiab^.  Jt-so;  ^o;  ch^j  o.a  >1k..s  ^io»  ^\ot.\o 
••x-*?    oooi    ^..cco^o    jJ    :^^c   oooi   ,_».\^toc    Jv-P°    (-j^w^xm    JjoJu^ao 

Olly  JlN-NI     )K.^JL-^oK.^O     JJo     )V).—     i»-S    JJLOOIO    • .  ÄvL.)-,,  i.  /     ^0^0     Ji/t-^.J» 

■  .ojot^sl/   )ju1   ^-./    0&.  oooi   ^-^Jso  oooi  >  »>*.»/;    \QJOi   *3  .^oo^joKj/» 
Ij^^l-, fcoo  JjJ^o  "^.as  .Ji^ö/;  -ot  k-L^iol./  ^.oia^s.  >s/  J-«^*/;  oiIow>.^lJ  +30    >■"• 
1.  V  in  margine  :  U— 

hoinmes.  Or,  apres  qu'il  eutfait  une  partie  de  laroute,  il  vit  (d'autres)  hommes 
mechants,  implacables,  doues  d'un  regard  vif  et  terrible,  se  tenir  en  quelque 
sorte  en  l'air,  lui  creer  des  obstacles  et  l'empecher  de  monter.  Comme  ceux 
qui  montaient  avec  luiluttaient  contre  ceux  qui  le  retenaientetqu'ilsessa)"aient 
de  les  chasser,  (ces  derniers)  le  poursuivaient  avec  plus  d'audace  et  disaient  :  r> 
«  Saisissons-le  comme  celui  qui  est  responsable  de  ce  qui  nous  (arrivei.  o 
v  fbl.  186  Lorsque  en  verite  ils  voulaient  blämer  le  temps  qui  (s'etait  ecoule)  depuis  *  sa 
uaissance,  ceux  qui  accompagnaient  Antoiue  dirent  :  «  Ce  qui  a  ete  fait 
depuis  sa  naissaneo,  de  quelque  facon  que  ee  soit,  le  Seigneur  la  pardonne. 
Mais  il  est  permis  de  considerer  et  d'examiner  ce  qui  (s'est  passei  depuis  La  i» 
vie  monastique  et  depuis  qu'il  a  promis  ä  Dieu  (de  pratiquer)  ta  peoitence.  » 
Apres  que  (les  deraons)  eurent  alors  consenti,  comme  ils  scrutaient  avec 
grand  soin  ce  qui  s'etait  passe  depuis  son  depart  de  la  vie  du  monde  et  qu'ils 
blamaient  dans  ce  röle  (t«£i?)  d'aecusateurs  cruels  sans  pouvoir  pien  reprocher, 
il  apparul  quelque  chose  d'excellent;  ei  ainsi  le  passage  d'Antoine  futlibre  et  ia 
drliairasse  de  toirf  obstacle,  une  f'ois  que  ceux  qui  le  Iciiaient  et  l'arretaient  se 
furenl  disperses  comme  de  la  fumäe  el  que  la  prophötie  d'lsaie  se  ful  röalisöe 
aussi  ä  siiii  sujet,  laquollc  ilii   :   Toute  arme  corruptible  [divige'e)  conlre  Im  ne 


■o 


331  HOMELIE  LXXXVI.  63 

.U>fl  vOo^Q^k  .Jjl^  ^-^  j)oai»Jj  oöt  J1ä  V»  ••— ^.J-J  )J  7-^ 
,op  oot  o£so  Joo«  ^otoK*l*o  .)'t^  io^  U?>  <*^  IV^NW  ^°i  ^-^oto 
:oi^  ~)-~l/>  U*>  och-s  Joch  p0!.*000  :cxN..^»  ..^o-a  Joch  Jjot  )oi.iol;  po 
)  .  Q.  <  J,J*o>  );J;  «isÄi  J^co  ya±o  ^^-./  ^-/;  J>oJm  J001  oj^fcoo 
^<ux\  JVU;  «JM  )li-po  JIJjusdjo  :)v^  ^*>  Jj^sAoo  t3  °V^*^ 
•)  t  °> y    owo-ocl^    Jch-u    »J    ..JK^coJjäV    c*^   -.J-t-Ji    JJj    ')la^.^^.^»o 

•>JK^JLk^  -ch  Jk-^x.'    I^io.— o 
J.-Jl2uj;    .J-oiSs.    J-sKal^    vjl-^o/?    ^-^oi    vs/   ..^aoLA   |-»o)l    ,<_*;   )»oi^ 
.jpi>»   061   JJKio   nmo/   .JLsolfcoo   J.sjl.io  ,_*>  :)v^3  ^o  UV3^°  yf>   i-*^ 
J.ajLiö    ^_*5  ^^oUojo  ..).xa.ÄJ.io   och  laiaj;   ^-.i    Joch  .Jjjch  t-io/   x^00'*3  if 
)KjLia\o  :r*3LÄ^too   Jvj.*  ^io   jj^oäs   o^tf>   )J;  vOJchjo  .^ocHVi/?    «^^ 

)K.jLaj;   oot  y.4  ^  ^.J—  —oiäD]ba\o  )^a  "^o'JJ   J-i-^oo»  -6t  .-^aV^S» 
^^ot,  JK^io  ^l.kj;  jLC^iö  ^.-/  ^-tJio.  JJo  :^  K-/  Jp>a~;  0/  JmJ.-*; 


serapas  heureuseel,  toutes  les  paroles  qui  »eleveront  contr'e  toi  pour  lejugement,  tu 
les  vaincras  toutes'.  Alors  il  lui  sembla  de  nouveau  qu'il  etait  revenu  ä  (son) 
corps  et  qu'il  etait  tout  entier  chez  lui.  Tandis  qu'il  etait  (occupe)  par  la 
peasee  de  ce  prodige,  qu'il  etait  stupefait   de  ce  qui  lui  etait  apparu,  qu'il 

■r'  reflechissait  par  quels  et  par  combien  d'adversaires  l'äme  doit  etre  enveloppee 
au  moraent  011  eile  se  separe  du  corps  et  (quelle)  haine  cruelle  *  et  (quelle)  * 
iuimitie  implacable  les  deraous  out  coutre  uous,  il   eu  oublia  la  nourriture, 
parce  que  l'aiguillou  de  la  faim  avait  ete  emousse  et  que  l'appetit  naturel 
s'etait  evauoui. 

1»  Ce  qui  est  dit  par  le  Livre  diviu  s'accorde  aussi  avec  cette  contemplation 
(9ea>ptx).  En  effet,  que  l'äme  soit  couduite  par  les  anges,  au  momeut  oü  eile  se 
separe  du  corps,  la  parabole  de  Lazare  l'a  fait  connaitre,  quaud  uotre 
Sauveur  a  parle  eu  ces  termes  :  Et  il  arriva  que  ce  pauure  mourul  et  qu  il  fut 
porte  par  les  anges  dans  le  sein  (['Abraham  -;  et  que  ceux  qui  n'out  pas  accompli 

15  les  commandements  soieut  saisis  par  les  demons  et  qu'ils  partagent  leur  sort, 
le  meme  Notre-Seigneur  l'a  montre  en  disant  :  Ällez,  maudits,  au  feu  eternel 
qui  est  prepare  pour  le  Calomniateur  et  pour  ses  anges  :1.  Et  nous,  comme  si  nous 
avions  des  ämes  de  porcs  ou  d'änes  et  si  uous  ne  devions  pas  rendre  compte 

1.  Isai'e,  i.iv.  17.  —  2.  Lue.  XVI,  22.  —  :(.  Mfillli.,  XXV,  'i  I . 


V  l'ol.  186 
V  b. 


V  lol.  183 
v  b- 


64.  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [332] 

Jüj;   ^o^    jj,   ^-/    y~l    -.^JL-Jl-    hU>    i)?o    K-Ux^po    JJ    •.^J^?l/? 
vÖJi  JKw^öJJ    cl^  )jl^/o  .Jjioi  ^*>!   JK-.o^;Kj>  ^>o  vX~J;  ^—  „-^-Ki. 

•>j\    -n    ^      p     JJ/      .vfiOO^JoKj/      J-ij      OOI      JjLSOt     O^     *JJ/     .JK<Sj)K^O     ^-Aoi 

JK^ijootKio  -6t  J.-»A-i  06.  K1.oK.jl/;  061  :Ji-a-/  K*3  0/  'j^oo.rmJJ 
»Vfel.i87oö»  J001  *  vö^oe  JK-Jpai  Joch  oj^fcoo  Kl^.i/  J<*^?  N^j^jo  s 
.  /^w.  Joot  ^  «Vv.  ]ba5.  Kbo— .v^o  .jiKbl/  )i.o_ca^so  oj-co;  061  Jt-^2^ 
♦JV^  rr*>?  U*»'<^  »k-»  ^°  .^--oön  Jjl2J;  ^--^oi  J;/  y\  .J-3; 
,>ö  jooi  >toaa.  'oj^  jooi  )\lo  K-.j,-^oo;  oöt  ^k>  JlcL^-^  ,_*>  ^—so 
JL^iö;  .J.a-»/  ju/  )>.-  -Jooi  V^  ,JJo  .->-, o  usoS  '^01  ..^joKj/  ,v^\ 
)ochj    JJ;    Ua-/     Ji-f— s    j}^jL*>o   ^?    JJ-^;  -.J-ü^   J^A    J^oJjs  ^6  Jooi    10 

jV^jlKv»   Jä^s;   .^--JLiJJo  .odoj-jot  Jlo  <nln » 1  m^>  Jt~=»-^;   JK-a*_io   K-,/ 

J^i/;    Jj»-»/    OOI    J— K^O   ^.iO   p;    \_*>    vOOULiO^O   .»)'/    Icl^    cwKJ.Kia^    0001 

^;   ^oovlio^   :K—K^  ooot  ^~;Kio   :oooi  ^~~io,Kio   JK^*.~;    Jlol/   -6t; 

-otoK-./    ^^ä>j   oöt  J-^>.o-=^    ^o   °°°i   v'^"30   OUi°  "^^  000,   V:'"M»'*2 

1.  V  in  margine  :  Miup-i. 


de  notre  conduite  en  tant  qu'(ßtres)  raisonnables,  nous  vivons  dune  maniere 
insensible  et  exempte  de  douleur,  tout  eomme  si  nous  ne  devions  souffrir 
aucun  mal,  apres  nous  etre  echappös  d'ici;  et  comment  cela  ne  merite-t-il 
pas  des  lamentations  et  des  gemissements?  Ce  n'est  pas  ainsi,  cepeiulant, 
que  (faisait)  le  grand  Antoine.  Mais,  comme  il  avait  en  tout  temps  dans  s 
lVsprit  ri;t'&)ULÄ  ou  gloire  qu'a  obtenue  l'äme  intellectuelle  et  creee  ä  l'image 
•  v  toi.  in:  de  Dieu,  il  consumait  par  les  meditations  *  le  corps  lui-meme  qui  avait  vieilli 
r  "•  et  avait  lutte  dans  la  vie  ascötique  et  il  reclierchait  et  cxaminail  aveo  sohl 
(o.Ao-ovia)  <]uel  serait  donc  l'etat  de  l'äme  apres  (sa)  Separation  d'avec  le  corps. 

Une  certame  nuit,  c'6tail  de  la  part  de  cclui  qui  L'appelait  habituellement   10 
qu'il  entendail  d'en   haut  :  «  Antoine,   va,  sors  et  vois.  »  Et,  lorsqu'il  Pul 
dehors,  il  vit  un   liommc  immense  qui  par  sa  grandeur  pacvenait  jusqu'aux 
nnes  et  qui  par  sdii  aspect  elait  terrible  et  liideux,  de  teile  smte  que  sa  laille 

ne  pouvait  döpasser   son   aspect  horrible  et  dösagröable;  et  (il  vil   aussi) 
des  homme's  qui  s'edevaient  avec  des  ailes  pour  se  porter  en  l'air,  dont  les   is 
uns  qui  etaienl  frappes  par  la  grande  portee  des  mains  de  ce  signe  terri- 
liant  etaient  lancös  en  bas   ei   dont  les  autres  qui   volaient  au-dessus  de 
lni  echappaienl   a  sa  prise  tres  hoatile  el  tres  ennemie  et  montaienl  alors 


Vfol.  187 
r  b. 


10 


IIOMELIE  LXXXVI.  65 

Locxo  .oooi  ^-JV^boo  ^^aio  |N.^jpo  JJjo  •.)_».^3^XJdo  ) .  i,  V,  n  V>  jooi 
.JLioitooo  )oot  )».L.  oooi  ^_^ä.j  K-J^j  ^iö  ycuöi  "^\  Jvim!»  J^'»  oot 
^.otal».  joot  a>'t.'i V»  -.ou^o  ^O^  .  /,, V\o  oooi  ^-*.^3;  ^-*?  nOJÖi  ^^ 
)ia\v  oöi  )...,.  *v>  scoo-^iofto/  laS>  jf^^o  -.kl.j_»J./  J?°<  i-30  -J001  Ji-ip00 
5  J^o  oöts  "^ja^Jo/  -.'**ol  J-uooifcoo  oöi  J»|;j  J-10-^/  ^».Uoo  )lnm  «\l/> 
JKJlSl»  JifrjflLSO;  -.^soKJflo/  jf-^ioo  Jooi  Jl^*  Jo>— »  oCSj'ojq^o  .Jj—k^o» 
Jjl^Xo*;  Jjl*-.;  oöi  j «V-°  "^*'J  •J©*  «otoK»./  J^-»/  ^.iö  oöio  .);oi  looi  ö|-.k~i/ 
,^-.j  yOJÖi  .pö/  vxoa^.a.31  J-Ul./  .-jJk-Vj/  ^«Xoi  J— oV»  Jjaia^oi  oöi  .'»)'/! 
coo^io  JÖt-^v—i  ),attf»;  ^.«N../  •.^.K^Jjo  oooi  ^-^tOfcoo  K*,k.\  ^.ZsJK 
.•)lVJ^*ioj  oöi  \-i\-~ a^us*  ^^-/  -.J—o^So  JLCSJi  yOJÖio  ..Oj-JJL/o  a^jJiJ./ 

•t-yoou-io   Oy.x    JJL~;   Jlo»l\jJlo   J^oaA 
Ib^övSs  Jlo-ijJ'po  o/  :s£OOaJoKj/;  Jjtok^sl  o/  jJ.oji.io;  J.X2l\cL.  ^_^ch_s  p 
)«■»«  «v^V  -<*   )— »V— ?  °öi  Jt-^°!  ^_.;peL3;  vQJÖi  ,-■.•,,..,..  :K„.Jk^_s  j».K_  poj^ctbs 
M->->'ft   yQ— ich    J_Joot;   )_^öj.\   >  .  rnVl  JI^JlSlUÖ  )AocL..o..a;   Jjj    ^-./   ;^.t  t>\ 


sans  le  moindre  souci.  Et  c'est  ainsi  que  ce  chasseur  jaloux  eprouvait  de  la 
joie  et  du  plaisir  ä  l'occasion  de  ceux  qui  tombaient  en  bas  et  qu'il  grincait 
des  dents  et  se  dechirait  lui-meme  ä  cause  de  ceux  qui  passaieut  au-dessus 
de  lui  en  volant.  Apres  cette  vision,   le  Christ,   le  docteur  *  de  l'athletisme,  »vfol.  187 

5  l'auteur  du  combat  (iywv)  dans  la  lutte  intellectuelle,  dit  immediatement 
ä  Anto-ine  :  «  Goraprends  la  vision  »,  et  il  lui  revelait  le  sens  de  la 
vision.  Et  aussitöt(le  bienheureux)  comprit  qu'il  s'agissait  lä  du  passage  des 
ämes  :  r(homme)  immense  etait  le  Galomniateur,  le  prince  de  la  puissance  de 
l'air,  le  chef  (•flysj/xov)  des  esprits  aeriens  ' ,  ainsi  que  dit  Paul;  ceux  qui  etaient 

io  entraines  vers  le  bas  et  descendaient,  c'etaient  ceux  qui  ont  commence  par 
etre  entortilles  dans  le  filet  des  peches  et  ont  ete  pris;  et  ceux  qui  etaient 
rapides  et  qui  volaient,  c'etaient  ceux  qui  par  I'epreuve  des  vertus  ont  rejete 
loin  d'eux  le  poids  et  le  terre-ä-terre  des  passions2. 

Lorsque  ceux  qui  pratiquent  d'une  manierephilosophique  lavie  monastique 

15  en  Egypte  contemplent  ces  enseignements  pleins  de  doctrine  ou  ces  lüttes 
d'Antoine  ou,  pour  parier  plus  proprement,  ces  initiations  divines,  ainsi  que 
des  cölonnes  animees,  ils  repriment  les  mouvements  de  l'esprit  qui  menent 

t.   Cf.  Eph.,  n,  2.  —  2.  Ce  passage  est  cite  par  Möi'se  bar  Kepha,  voir  O.   Braun,  Moses   bar 
Kepha  uiul  sein  liuch  von  der  Seele,  Fribourg-en-Brisgau,  1891.  pp.  112-114. 

pato.  Ott.  —  t.  xxiii.  —  f.  1.  5 


66  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [334 1 

|_io  oöt  ^^Ju.^  p  -vooi^   ^t  ->  N  v>    )-^.>ö  >    Jb'öi»;   J^*>   lo^o  tjloou» 

♦Vfol.  i87^joiaio;  vOL^io  yOV^N^"  voop^x.-  yoo^^u»;  J^au/  ..JLa_.oi;  JK*jJL.;Uo© 
JJLoio^Ä  ^J^  ä/j  Ja-/  ^o  .^J-^  M  ^»>  ^«  ^?  o/  Joi^jJ 
Jkb^.lJ  ^j  )»-  ^.-;  ^  .o&  ^*a^oo  Jto^aio  jk^;k^  .JJ.jk*io  5 
)  »-sq  *  ^^^  ^  •^•V-alflo  6i<v*o/;o  Jjvjoo—  v«**^  )°9«?  J»ivi^  CH^ 
)la_jL_m_a_ioo  )  1  .ö  ».^o  .^.»oJao  ^-j'1  )k  .ooi..v>  ^Jbo;  ^-/  ••)-"»»«> 
)~-,  ,  -^V  .JjJaj  Jlr-t^o  )i.nim->v>\  yoot^  K-./  vOOi..T..\  ^^J  yo^ »  ->»ö..» 
ouu;;  J-v-/  °o»  J-***-^  .^'fc^  ^JJ?  Jk-!V*>  >^^i0!  .•Jk-^aeuÜD  U>\-o 
■  c^l-y,  ,f   ,    <\     )K.  .inTv^Nfl    JJo    jK-a.-^ltoo    JJ    -61    J^J.-^    .J—jOö;   10 

♦^OflbU;    vOJÖ»   )  n  .T»l;  ^O^qji   JJ;; 
)K-.KL«o  (A^ojo  ^oojl^  JJ;   ^_-.\cx    J-i-*;;    o«   vfioa^Jokj/   ,^ot-=   JW 
'■mii  -~.^»)x^  ^>  ..Jju>ja3;   j;öj    oC^  K.-/   ^io  JJ;   Jjl./   _y.-/   -.Jjl-j   Jooi 
Jooi  Oi    fS  .K--J   ^oo;,jJ^aJtSsj    otKjupo   lat^     JoC^   K^-».^    Jooi   »3»'» 
,   -  '-v^  :J_»oÄs^aA  JLaS»   J^-X_MJJ    Joe*   ■ ..  i  V>o  :Jjl^>  JjÖmil^  osIo^jl^olS    15 

1.  V  in  margine  :  Ma?i(iivo;. 

paitre  dans  la  matiere  (öXti)  et  ils  les  fönt  passer  dans  le  pre  des  pensees 
Celestes,  en  eloiguant  (d'eux)  tout  ce  qui  est  vieux  et  souille  ainsi  que  des 
parties  d'un  temple  qui  sont  sacrecs  et  qui  ne  peuvent  etre  foulees  aux  pieds, 
♦Vfol.  187  en  sorte  que  par  toute  leur  vie  ils  semblent  plutöt  *  servir  Dieu  que  (panov  -r,) 
v°a'  vivrede  la  vie  de  la  terre.  11  en(resulte)  qu'ils  cachent  egalement  toute  action  0 
parfaite  dans  une  pensee  humble  et  qu'ils  pensent  avoir  subi  un  dommage  et 
l'avoir  perdue,  une  fois  quelle  a  ete  connue  par  les  hommes;  car  ils  sautent 
hardiment  en  dehors  de  la  vaine  gloire  comme  en  dehors  d'un  lilet.  Et  comme 
condamnation  et  comme  bläme  de  leurs  pensees  ils  ont  devant  les  yeux  le 
bläme  cruel  des  demons,  la  bataille  de  l'adversaire  pour  la  marche  vers  le  10 
haut,  lo  dcrnicr  jour  du  jugement  du  Christ,  le  tribunal  (jä^a)  qu'on  ne  peut 
ni  tromper,  ai  fuir,  la  dur£e  sans  ün  des  tourments  dont  nous  sommes 
menaces.  . 

Mais  cependant  Antoine  qui  est  devenu  le  chef  de   la  vie  incorporelle, 
evangelique   et    vraie,  comme   s'il  n'cut  posstfde  aucune  provision  de  Salut,    15 
desccndit  vers   la  villc  d'Alexandrie,    ä  l'epoque  oü  Maximin  persöcutait  la 
religion  (6eo<rf6eia),  parce  qu'il  desirait  fetre  associö  aux  martyrs  dans  (leurs) 
soullrances.  II  oignail  les  athletes  (z'Ar.xv;:)  pour  les  lüttes  et il  fortifiait  avec 


Vlol.  187 
v"b. 


10 


[335]  IIOMELIE  LXXXVI.  67 

Lx»ov  P^*!  )°^  )lBLO-  ^'f  J"'S  J-3^"3  r30  -.o00«  v^»3/?  \OJot^  )lo-w^.o^  Jooi 
^_io  )t  S|  V?       lois.   -.o«.\   Jooi    ious>/   'jjU-a^S   ^so  .0(\    jooi    ^^O   JLpo   JJ  /  • 
.Joot    k— ./    Jlj   »  ^m   JK— .ä-J.  --^®    l?^0?!   "k-*3  ^a^io   .ot,*,i°>/   jl.»; 

i~_.k_.    -^OÖI    ^Ot.L|    O^S    JjCXiO     ,-vJlK.bl/     JKsüLol     jlJj^CO     JLoiou»     jVjji; 

«).ti>>n  ^.^o  V->^~>  JLjl£..3o  *)l»juo  ^.K_  JvJji  yoou^/v  jLsaa  .  Jtv-poo  J£s_JLo 
yoou^— .»  j^&o'^o  i^cxo^Ok  ^_»i.iö/o  oocm  ^_^bs^.  ,^.f  ajj...»/  ^  sS/o 
>o_.»U/  :Jo£Ss.  Kl^cu/jo  JKjJLd  )k.>ci^..3  **~j,H/  +3  •Jeai  vl^a  oCSs.  JJj  oöi 
•  JK^pCUS  )CLO  po  .K^-J  w^i)  ool  va>o»t  LCQJtS»>1  oiftsjupo  la\  JJLU^;  )°>  ^-» 
w~).'*»^o  t.3  .oit-s-x  (b^^-flaioo  )t)^3Lio  .  J  ..  k„ii.V)  vl\  M,«Jj  w6i  "^  -  CPjqjS 
^6t  ^o  ;aA^  vjDo^ji  a^  'jooi  >a^OÖ  po  •.)K^JL3t^o  w.6t  öiK.^i£C^  jooi 
. -^^ilSoo  ■Ji'yfi  j.io  oöi  ^io  t-ai^j  vQJo^  ^IoKjj  JJ»  »s/  jl/  ..J^'jta  Jjlsoi? 
j »■■.,■, N*>   -.j^AOJ;    )ts^oa_s    i-*sv    ^*°l    J"*0-*-    •  \00|K-»^.;K^  ^^.'a   ^.j   yO^^o 

».   .01 1  v> 


empressement  ceüx  qui  s'etaient  reläches;  et  il  se  tint  (lui-meme)  devant  les 
juges  iniques  avec  un  cceur  inebranlable.  Mais  le  Seigneur  le  gardait,  et, 
apres  qu'il  eut  ete  martyr  par  le  desir,  il  le  fit  retourner  de  nouveau  dans  *  le  *Vfol.l87 
desert,  parce  que  en  verite  il  y  avait  de  nombreux  modeles  parmi  les  martyrs, 
tandis  qu'il  n'y  en  avait  aucun  de  la  philosopliie  (tpikoGofix)  et  de  la  vie 
angelique  d'Antoine,  lequel  dans  tous  les  combats  contre  les  demons  avait 
remporte  un  grand  nombre  de  martyres  signales  par  la  force  et  d'autantplus 
durs  et  (plus)  cruels  que  les  demons  sont  plus  durs  et  plus  mechants  que  les 
hommes. 

Lorsque  les  Ariens  inventaient  de  dire  ä  son  sujet  qu'il  approuvait  leur 
impiete  athee,  mü  par  une  colere  juste  et  excitee  par  l'amour  de  Dieu,  il 
s'eleva  encore  avec  l'aile  du  zele  (et)  de  nouveau  il  descendit  en  volant 
jusqu'ä  la  ville  d'Alexandrie.  Apres  s  etre  avance  en  public,  il  rendit  infame  et 
abominable  l'heresie  (a"pe<hs)  quilutte  contre  le  Christ,  en  meprisant  sa  pensee 
15  blasphematoire  et  en  enseignant  non  seulement  ä  fuir  de  semblales  pensees, 
mais  encore  ä  ne  pas  entrer  en  communion  avec  ceux  qui  pensent  en  dehors 
de  ce  qui  convient  ou  plutöt  (jji.aM.ov  Ss)  qui  deraisonnent  dans  leur  pensee ; 
car  l'une  et  l'autre  (expression)  se  valent  sous  le  rapport  de  l'impiöte. 


Vb. 


lo 


Vfol.188 

r°  a. 


68  SEVERE  DANTIOCHE.  [336J 

..  'sa>auua^j)l  )kA  Joot  ^oi*  l\+~  y~\  laJL?  JJ-s^»  \±±?  &l  .^*-°i 
.Jo»SS;  JjJt-^  J)-jo  ^«VJ   -.oooi  ^4*0/   P  J»'"W   ^V*9       J0>~^   W 
,_s   .  ow\  oooi  ^.  •»««»■   JoCS*.  fcC^~.;   >,^io?  Mo)fcO^    .otlf-A    K^s   &1 
jloJLOLbo  oooi  ^.V^e;   .--oiaiojoi  vOoC^JlVo  oito^ot^  .oiia-A  oooi  ^-*>1- 
.-yooijs  Joot    k-./   Im^l   'r*SLXo  Uioojfcoo  ^opo  3|^oj;   ocx  ^/o  .-)1)^^»   6 

^oiciioVoi  "^  o-fc^  )JW~-=>  -s^0?  'SM  vö^aJ°  n^^V   ^'°<  ^?  ^^ 
^.^Kio;    JjJjl^   v3/    ^-.j    ya  .JojS^    V-Vio  ool   Jjotoo   .ioa-joi    oot   Jjooi 

.   n  n^jv^  vcuöi;  x^®1  «s^°  0001  ^■■0|Nv'»°  :oo°«  v*~~  V?'»^000  ouio  co01 

yOOU^      .     n  e.  » '^Uno       j^_DOJO      JK&*---;      Jk-^;-*?      f^>     V0""?!     ^0^?     :oo°« 

^.»^  M^.^  :v.\.\So  v^JLäo;    J-iüLs  j^  7-/  ^o^  U*^Q-p   1( 
o/   ^-  q^k  JK^j  lo^^a*  la^o  ..voodo^x^»  «fn-s  oooi  v.->-.^v»  -.vOO^ 
^-*as6(o   oooi  ^J.'/   yooix^sj  ^-äo   vOJoi   JkJLso  I^J^cb  ^-j   J-01-1^  V'* 
J_JüL-3;    ))■"'«•';    i^mOüUQ^  'Jl    0&.    OOOI    r-*>l>*    *30  «O001    ^*Ä^-*^-*^°°   O00« 

-  V  fol.  188  jj   :|j^o  JjiS.  Aiöpoo  ^-i6  joot    ^au-)ioo  v>oia^   oooi  ^„jJi'ofeoo;       v^Jo«? 

r  b.  ^  0 

oooi  ^po?^°  ^>  -Jt-^^0  J1!   -«  ^  J001  ^A*^0  °l  J°°«  ^^N^0  V!    ' 

I.  V  in  margine  :  K*»5/-  —  ü.  V  in  margine  :  An-como;.  —  :*.  Ms.  Mi 

Alors  aussi  une  l'oule  nombreuse  de  paiens  affluaient  pour  voir  Antoine 

♦Vfol.  18»  comme  (pour  voir)  un  spectacle  *  extraordinaire  (lU'vo?),  en  disant  :  «  Courons 

r°  a"      voir  l'homme  de  Dieu  » ;  et  en  verite  ils  envisageaient  cette  vue  comme  uae 

contemplatio»  (ÖEwpi'a)  en  faveur  de  la  religion  {HcoaiZua),  cn  voyant  que  son 

visage,    sa    demarche   et    tous    ses    membres    etaient    remplis    d'une    paix   b 

profonde   et  comme  s'il  y  avait  en  eux  quelque   mouvement  intellectuel  et 

bien  ordonne\  en  sorte  que  par  la  ils  croyaient  se  faire  une  preuve  que  1'esprit 

(comme)  le  cocher  (riviop;)  ätait  tres  sagement  assis  sur  les  membres  et  que 

Dieu  babitait  de  nouveau  en  lui.  Et,  cn  voyant  encore  que  les  demons  etaient 

maltraites  et  cbasses  par  lui  et  en  apprenant  par  leurs  cris  memes  qu'ils   i 

etaient   honteusement    cbasses,    ainsi  que    sont   maltraitös    et    frappes    de 

meebants  serviteurs,  par  les  chretiens  meines  qui   les  avaient  honores  par 

dea  sacrilices  terribles  et  (par)  des  libation9,  ils  se  moquaient  de  leur  trom- 

perie,  et  de  leur  propre  volonte  ils  revenaient  eux-memes  a  la  religion  et 

se  convertissaient  Qpn  pas  un  ou  deux,  mais  par  familles  (yfvo«)  entieres  et    i 

par    maisons.    El   en  voyant  qu'Antoine  etait  cerase    et  pousse"    de  cote  et 

*  v  fui.  ins  d'autre  par  la  foule  nombreuse  de  ceux  "  qui  se  rassemblaient  pres  de  lui,  saus 

'*'''       fttre  tti  troubl'',   ni  ''inu  eu  egard  ä  cette  isilnatinn)  iuaecoutumee,  ils  s',6toa- 


[337]  HOMKLIE  LXXXVI.  (19 

OOOt     >    .    Vt  »Lp;      yO-JO)     jJkj/    wJLä      ))  *^<P    yOOuN-i/    jl»    •.Q«IV>    OOOt    ^-^.^xljL 

•:-Jio_£^=>   ooeO»   >  «  v,  n  V;  \OJCH  JVt*  ^-io  ",_»K_.   .-^oto;,-« 

>■«—»)  Vi  ^>  jj  j_w*jo/*  ötlaa^*/  Lo2^  ^o  .-).a.jL.;  yQJcx  )^flnvi\  «°>  <£>}  OOOI 
5  )K^>oC^v  )ln  i  u  ^oo  ijLüLOA  jLaLftcL.  ^o  'yOOt^aN  ^&^o  p»  yOJÖi  .ooot 
•^_£iooi»  )  i  ■<•>  ."  so  j_coVa3i^>  o/  : )...,-£doo)_^»  jJjVaXd  joot  jJo  :)>.,.t.n  U°i) 
OOi_\  vo ..  SuJ  M  J-LX»/  -.vQj/  mO^.  jLo  JJl  JjLOOJ  .stf>  «\^a^flo^.i/;  )  ->tci .. 
Jl.\.viso  ^->^o^  Jjot  ^s^^o  .oto  )ooi  '^ocl^o;  oöj  ) ..  »>v>\  •  Jooi  J^lo; 
ot^-i  Jv^a*^;  )j/  |_s\  |J^s  «.o_.V-o;  J-icx  jpoJ^a.s  KsaLco  JJ  'yootla^  1 -v\» 
lo    och  .-^.oioio  ,,.\.a  i~^x    <coo  «  m  ii\   .^^.;    (kioo   ^^s  ^a\j  .-Jjlo  ^-So;   ocm 

yQüÖiC)    )  I  lfflVt...V>Q    )  I^Nvi  5    )J«,>ffl    OOi     .-joOt     ,_£o.    J—  0^.\    Oi^.    yS)         o&>; 

I.  V  in  margine  :  Atioösixtixck;  esoöoi:.  —  2.  V  in  margine  .'  U»»ä--  U-  —  :i.  V  ('«  margine  : 
low  ^J  ;V!Ss  1^.  .  Is&vij  U*i&  ^m  U;  ..w'-^W  l^^ß  ,*>  low  U  low  l»i  .Isim  |.->a«üDi  .m.mn\  Uw 
Ua»i  -.USüwo  i-tel  li«  ^£>»  C^laj  ^,.1  o«  ^  uowOmsu  o^»:.*:,  }Co  ,»  |a£A=>  |^o^  001^.7 
low    \'{D*  ooC^ 


V  l'ol.  18« 
V  a. 


naient  de  l'entendre  dire  queleshommes  qui  se  tenaienl  autour  de  lui  n'etaieut 
pas  plus  nombreux  que  les  demons  qui  combattaient  avec  lui  sur  la  montagne. 
Je  tais  comment,  lorsqu'il  demeurait  sur  cette  montagne,  mme  les  philo- 
sophes  pai'ens  desiraient  le  voir,  sans  etre  rebutes  en  raison  de  la  longueur 
5  du  chemin.  Quand  il  s'entreteaait  avec  eux  des  pensees  naturelles  et  de 
Thabitation  divine  du  Saint-Esprit  et  non  pas  des  enigmes  de  la  geometrie 
(yscofASTO'a)  ou  des  modes  de  demonstration  de  la  dialectique  d'Aristote,  il  les 
reduisait  si  bien  au  silence  qu'ils  felicitaient  celui  qui  lisait'  le  Christ  lequel 
parlait  en  lui2.  C'est  pourquoi  je  n'ai  pas  cite  dans  la  presente  homelie  les 

10   discours  qu'il  leur  a  faits,  parce  que  je  ne  veux  pas  en  ternir  par  ma  parole 

la  propre  beaute  naturelle.  Car  seid  Athanase,  *  enrichi  du  meine  Esprit,  le  "Vfol.m 
plus  abondant  des  docteurs  et  le  plus  patient  de  ceux  qui  ont  lutte  pour  la 
religion  (EÜors^sia),  les  a  livres  ä  la  memoire,  de  teile  sorte  qu'ils  sont  cites 
d'une  maniere  correcte  et  fidele  (i^eu^öj?).  Pour  cette  raison,  je  vous  renvoie 

15   ä  sön  livre  rempli  de  beaucoup  de  bonnes  choses. 

1.  Note  marginale  de  V  :  Cette  expression  (Ubs),  qui  est  placee  ici.  (a  savoir)  low  |po  «  \\  iisait  », 
s  entend  non  pas  de  !^«'^o  «  l'invocation  »  mais  de  U->°  <i  la  lecture  »  d'un  livre.  G'ötait,  en  effet,  l'ha- 
bilude  de  feliciter  celui  qui  lisait  dans  un  livre,  apres  qu'il  avait  fini,  s'il  savait  bien  (lire).  G'esl 
pourquoi  le  maitre  a  dit  :  <c  en  sorte  qu'ils  felicitaient  celui  qui  lisait  ».  —  2.  Cf.  II  Cor.,  xm,  3. 


10 


70  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [338] 

J;J-*.J     |   VI    CO  ...     QJLiÖj    .JO-J^S     llO^S»     v-^LiO     t^ojl/j    ^--».\oi    ,^3  *^_;     Jj/ 

y-U  v^Joi  it^^?0  .\001b— j  J^»tl°  i-Of-»»-»  -«  JjLiojo  ..Jjl»/  «jlS»  )  nr>  i  ^  la\ 
t-su^.  JLwU^o  J_s_^.,  o£x_^~  )-JL3l-./<  .a.»al~  )i,...mjL3  o^s  ..ojo'jl/  yoA^Jo/ 
V^  f>'«v>o  ).v>rä-<  JäJL.  yootb«.  oooi  y.J>o...'tr>  Jo£k|J;  y^\i  vQJÖi  .-JjJJL^  yOj/ 
♦Ltol.wooi^au^  :JAoai^  )^w^>  w^./  J;<ü.j  Jjläj^  ^ojjjj  *  'oöt  i'  ^  J»^*'/  -o001 
•  \  »V  «?  joot  JK,  ^-<J^.^  )K.ioo_o  ,_ioi  061  vjoo  « lo^jjl  .).ro  .<y3?  )  .  >  «^ -> ' 
JjLi;  voot^3L^o  :>fc-j,/  J^-Jj,  )-coV'a3  voo^o  yS>  -.J-«l-~  >,« Y  *  jlscL*o  JJ^oo 
.o^^«^j  J » °>o  ma.^;  oöi  J»a^  ^_io;  -pol/  j)  ..jj5i>o_s  oJ^jso_q\  »j^ä/ 
•.^-.j   lv_ 5^_io  .,—so/   )ln  l  . \  A^o    ,_^s    Jjt-t^°   f-*^*p°  t— 5k    -.^^    I  m  '^o 

M  fol.  188  »V—Ji/o    -.^^.Iß         ^DO-^JQ^j/;    OtlotlfflVl  ,.V>    ^^^    jj'^t^O    J-ULiyiO    ))  .  ^JoS 
K\    ~,,JS.    •*>,!.    JJ    ^x     QJLM    .OLS    OOOI    ^»pfr^»     jjjl*.    ^_iOO  )  M  clV  ">'  /   ^iO 

•,-.&-  •— ^»?  ^jö^  vs/i  Jjlsl./  .-loot  j^.~/  ^cl-»-o  ^-^o;  -61  ^•♦p0!  J;J^* 
v°*-^m  '!    v°— '/   y   ">>*•     I  m  «  °>  )-Jl— ,Vj  ^poo  ,_£**!*   ^)opo  ^o   ^io 


1.  Ici  finit  la  lacune  de  I-.  —  'i.  V  ;'«  margine  :  llwtaou  (sie). 
Quant  ä  moi,  par  ce  que  j'ai  dit,  j'ai  seulement  rappele  quelle  est  la 
Jalousie  des  demons  ä  l'egard  du  genre  (ys'vo?)  humain  et  quelle  est  leur  tactique 
et  (montre)  que  les  hommes  qui  se  sont  conduits  d'apres  l'Evangile  (EüayyeXiov) 
ont  prouve  par  l'experience  meme  comment  la  puissance  de  la  croix  a  rendu 
faibles  les  demons,  ä  qui  les  pai'ens  offraient  de  l'encens  et  faisaient  des  ■> 
»Lfol.  i»o  libations  ainsi  qu'a  Dieu.  Car  le  Calomniateur '  *  qui  en  un  temps  (tres)  court 

r"  a. 

a  trompe  Adam  par  le  seul  goüt  et  en  a  fait  un  etranger  (£evo?)  au  Paradis  n'a 
pas  pu  faire  descendre  de  la  montagne  de  la  philosopliie  ((pAoco^ia)  Antoine 
qui  etait  devenu  moine  des  Tage  de  I'eufance  et  qui  a  vecu  cent  ciuq  ans,  apres 
avoir  mis  en  hranlc  tous  (ses)  moyens  astucieux  et  s'etre  dispose  au  combat  lo 
contre  lui  avec  toutes  ses  armes.  Et  le  Paradis  d'une  part  a  perdu  par  (cette) 
•  \  foj.  iss  tromperie  le  seul  citoyen  qui  y  babitait,  et  le  desert  d'autre  part  '  a  recu  par 
la  patience  d' Antoine  un  grand  nombre  de  citoyens  qui  l'ont  babite  et  il  a  eHe" 
delivre  du  Calomniateur  et  des  dömonsqui  y  demeuraient.  Quinesait  pas,  en 
eilet,  que  l'idol&trie  egyptienne  dominait  tellement  autrefois  qu'elle  demandait  15 
que  parmi  les  reptiles  memo  ceux  qui  sont  beaueoup  plus  vils  et  plus  mepri- 
sables  ipic  tout  l'ussent  adorös?  Et  (qui  ne  sait)  que  la  religion  (Ösous'gsia)  y  a 
dnmine  apres  le  Christ  et  qu'elle  y  domine  encore  en  v6ritG  par  l'ortliodoxie 

1 ,  1 « - i  limi  1    lacune  de  L. 


fol.  189 
r*  a. 


[339]  HOMKLIE  LXXXVI.  71 

^O)    Jfra^ao    .•jÄOCLfcS»-   )i.oiV>.ot;    )K_ioN^o    J^OcL,xO;;    Ka3    Jto^.iK_s 

5  JjL3-/  .)..nitv<;  ^_,/  Li^-oä3  ö'Kjo  •.')— Jj  K-JäSJ»  •.U^.^rü.^p  yO<*S*a\ 
jojL^ö  ^  K_./  joou  ..jjba^.  jjcx  ^o  >  i .  n°>Jo  '^uoi^-^o  )r^  ^°  *3» 
.•jJS.»,»  r>  l-^^  ^  ino\  ^°ii\ ..  w»-s»  n,v>jO  .  ^.*^o^  ,— ^j'/  ^Oo»lo; 
^.  i^j^saao    (iotaji   JloVJ./   la\;o  . •  (jujJLuJV^o   jJo  \Ji\.\    vqjöi  )  ->^,N\-.a^ 

10    )otv_Ju    .'JLl^X^IK^o   JJ    oöi      JJL.';;    JjJj   !■»«>:■=>-)   »oKjü    |_^«^Lbo   jj    ^.j    p  *V 

Jlo  i  >  ft.  ->  -JoK   >.  i   Asi    JootLi    ^.oC^  .)i.oia^j»   ,_ioo   (~^-o4  ^°   ^-»/ 

15 

1.  V    Uj. 

des  dogmes  (^o'y^aTa)  et  par  la  confession  de  la  saine  f'oi,  et  (cela)chez  des  hommes 
qui  par  la  vie  monastique  accomplissentl'Evangile  (Eüayyilwv)  dans  la  realite  et 
montrent  les  (prescriptions)  des  Apötres  dans  la  gräce  abondante  de  l'Esprit? 
Nous  aussi  qui  savons  que  tous  les  chretiens  ont  ä  soutenir  un  combat 
5  contre  le  Calomniateur  et  les  demons,  nous  devons  donc  vivre  chastement  et 
observer  correctement  les  commandements,  autantqu'il  est  possible,  afin  que, 
lorsque  nous  serons  delivres  du  corps  et  que  nous  sortirons  de  cc  monde, 
nous  ayons  les  anges  pour  marcher  devant  nous  et  pour  combattre  ä  notre 
place  contre  la  phalange  mechante  des  ennemis  aeriens  et  invisibles  et  pour 

10  nous  conduire  vers  les  regions  de  la  hindere  jusqu'au  jour  de  la  resurrection, 
oü,  apres  avoir  recouvre  (notre)  corps,  nous  ressusciterons  pour  le  jugement 
(et),    apres    avoir  ete    trouves    innocents  par   la  juste    sentence    du    juge 
*  infaillible,  nous  obtiendronsle  royaume  des  cieux  et  les  demeures  eternelles  *  vt'oi.  189 
et  diverses  qui  s'y  trouvent,  chacun  selon  sa  preparation  et  selon  son  action. 

15  Puissions-nous  tous  obtenir  qu'il  en  soit  ainsi  par  la  gräce  et  par  la  charite 
(<ptXav8pwm'a)  du  Dieu  grand  et  notre  Sauveur  Jesus-Christ!  G'est  ä  lui  que  sied 
la  gloire  avec  le  Pere  et  le  Saint-Esprit,  maintenant  et  toujours  et  dans  les 
siecles  des  siecles.  Ainsi  soit-il! 

Fin  de  l'homelie   sur  s.unt  Antoine. 


r°  a. 


'Lfol.  190 
r»b. 


l\^AO    y.üoU   tabo* 


;-^i.ji/»     _—  OioN*/t    '.^}eo.     ^.i. 


♦Vfol.  18 
r  b 


i-LSOI     ^-.;      jjLiO     .jc*\Jl     vO>-J     \OJOt»     vOO»J^.Ä     ^-*3.??     ^*^-JJ      f^o(     V-"<^ 

'olLto    .JK_a..to*    _öi    jisp>    wio    y .....v^o     )joo(    w.otoK_/        Joou    |_a_>*poo 


1.  V  *\**It 


»Lfoi.ioü  MIOMELIE  LXXXVII 

r°b. 

SüR    LE    OAHEMK,    QUI    EST    LA    QUATRIEME    (SUB    CE    SUJET). 

(Voici)  que  le  jeüne  se  prcseute  devaht  nous  en  ce  moment  (comme)  une 
pcirte  glorieuse  et  tres  royale  (et)  grAce  a  lui  il  estpermisä  oelui  qui  entre  par 
eile  de  voir  le  roi  de  gloire ',  notre  Seigneur  et  notre  Dien  Jesus-Christ,  5 
Rutant  qu'il  est  possible  aux  homnies  de  le  voir;  et  c'est  tres  juste.  Heureuoo, 
ilit-il,  en  effet,  ceuso  qui  ont  le  cosur  pur,  parce  qu'ils  verront  Dien  -.  Or  qu'y  a-t-il 
qui  puisse  ainsi  purifier  comme  le  jeüne,  qui  d'une  part  refroidit  et  engourdit 
les  ddsirs  ardents  de  la  cliair  et  d'autre  part  lave  Fhommc  intcrieur  de  toute 
♦vroi  is.i  tache,  en  sorte  que  rintelligence  '  devienne  brillante  et  nette,  qu'elle  soit  10 
delivree  des  anciennes  tenebres,  qu'elle  se  tienne  au-dessus  de  la  matiere 

1.  Cf.  I1-.  xxin,  7,  9.  -  2.  Mallh  .  v.  B, 


10 


[341]  HOMELIE  LXXXV1I.  73 

^io    ftaal^O    .-)oCS.|J    ovlo^-i;    -öi    j-.oöt    öuio;   >-6t  .-JN-^J^'Nato  ""^X» 

.•J-»»r^j   yooi-so  xr-^°«   JLmUb  ^   po^.^Jo  .-ot'.Ajo  yin'mi  -oioV-ä^ 

-^o;q  ...  \ »    Jou^JJ     v/    )lt    VW-/    ^    jLs/o    .^omjo    K^a    'J-Jj 

:.  ^-.j    wJb.   .-yiJ^s   4v>t°>i  :'K'a.,oj    .vö^jj  V*>P°?   oöi  J^aJ  )oxo  .-v^öikj 

,_*>  vjpo  ,_*>  ool  JLs/  -.tAjfcoo  7jJ  N— K\  w^JJ  »a  .Jk-JLAoo  ^..^v>  o«; 
]Jo    ^J  -.j-to  jjaoA    >£>/-  JJ/    -J?«   ;o-^-a  a\o  .^    -<xo .,  ^>l   bJjUu.;Uoo 

1.  V  U>.  —  2.  3,  i,  5,  6,  7.  Dans  L  ces  mots  ontdisparu  totalement  ou  partiellement  par  suite  d'une 
decliirure.  —  8.  V  in  margine  :  Ui^wk». 


(vkti)  qui  attire  vers  le  bas  et  qu'elle  soit  preparee  pour  comprendre  les  choses 
superieures  et  Celestes?  Ii  en  resulte  que  nous  nous  approcherons  de  Dien, 
que  nous  mesurerons  et  apprecierons  le  createur  d'apres  ses  oeuvres, 
que  nous  serons  completes  et  nourris  par  ces  pensees  qui  en  verite  entre- 

5  tiendront  notre  vie  et  uotre  respiration,  que  nous  ne  nous  imaginerons 
absolument  rieu  autre  chose  que  Dieu  seul  et  que  nous  nous  ecrierons  avec 
le  prophete  des  Psaumes  :  Mon  dme  s'est  attachee  d  toi  et  ta  drohe  m'a  sou- 
tenu'.  En  effet,  lorsque  quelqu'un  s'attache  par  la  purete  k  celui  qui  est  pur, 
c'cst  par  la  rnain  de  celui-ci  qu'il  est  des  lors  conduit,  en  ne  se  laissant  pas 

io  aller  vers  le  bas  et  en  netant  plus  mene  par  aucune  des  choses  qui  se 
trainent  sur  la  terre. 

Courons  donc  vers  cette  porte,  et  par  tout  moyen  et  par  (tout)  artifice  de 
reflexion  rendons-nous-la  accessible  —  et  non  seulement  cette  (porte),  mais 
encore  une  large  place  —  en  ne  tolerant  absolument  rien  de  tout  ce  qui  pourrait 

15  l'obstruer,  et  plutot  ((iäXlov)  au  contraire  en  balayant  (ces  ordures)  et  en  les 
jetant  dehors  quelque  part  et  (meme)  tres  loin.  Combien  n'est-il  pas  absurde, 
en  effet,  que,  lorsqu'un  roivavenir  dans  une  ville,  on  nettoie  avec  soin  aussi  les 

1.  Ps.  lxii,  9. 


1" 


74  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [3421 

»Vfoi.  189  j-uuia    vooi^oo    .•NeLDaikj    J-lx^  ^  n  t  •>    \äül  yo+£x>    )o^ö>/o        )-oä*o 

v1  a. 

Jl     JLs/j     JjLÄ-/      .JL~-     OU^     ^-/     ,-...N->\;     J.20    y^l    ^jLJ^kiO     M— jJ 

*Lfol.l9oJL./    Jjilo-    »—    Jlo    »J  J»o<o   .yOtfin  »J    otl>~    jts/o       \-o»_^Ja^iJj    K-.J-.aA 

v  a.  • 

)_^S-^  ^-/;  ?o..N^  Jjl^j  Jlai^-v^oo  v/  Jl/  .-J^  U^  k^?  °U> 
)l^\>n  a\;  ^-,5  ^-J—  -li-^  »3*  M.J—.1/  ^/  A^*3  Jt~*>/°  -Uf^- *> 
oda\  ^.ju^fco.  'JI^Kjm  JW  .'^-  ^aJaio  Jj\öoo  J^*/  "^»o  Jk^oo 
la^o  Ud\3  la^o  .Ua^j  Ipo'/;  _y-/  .'|^oo,j  J_*üoö  \±d  ^s  J^ä*?  J-*^»? 
Jl  .  ..o  J^./  ch^3lj»  Joo»  JJo  .-^m  ^-JlS  Joow   U  \^    M^  Jkäx-  JK^^V 

))f  rr  -s     <-»\     ^3       -.r^mc»  i     ^Slfl     Jfts  ""^     ^iOO     )K.»  iyiVV>     ^-»ÖO«?     X^*"^"*)' 

)l^o> .  «'in  jlaslajo  ch-3  jJ/  .'^cua-sKj;  ^-i—  y.,  Vit>v>  ;a- i^-s  Jf^oa^-^». 
]l    c*\    k-./    -oto;a~^;    061    .-JJ^tt;    Jv^oo  )l\v;    Jj^OÖ   och;   jla-k-^ao 

♦Vfoi.  is'.' j^jyjoKio  *   ow,— 0/0  oij-o_/  vs/»  0011  .-Jjusv-ßk-*»  JJ   JtaA'-s  •pa^o   Jlola^o 

v*  b.  . 

1.  L  U».to». 


vfoi.  189  rues,  les  places,  *  les  portiques  (gtoxi)  et  les  devants  de  porte  et  que  tous  les 

V°:|'      hommes  d'une  maniere  generale  (sans  distinction)  de  sexe,  ni  d'äge  accourent 

en  foule  ä  son  entree,  tres  splendidement  vetus  chacun  sclon  ses  moyens, 

■Lfol.  190  afin  de  ne  pas  le  rencontrer  contrairement  aux  oonvenances  *  et  de  ne  pas 

manquer  de  le  voir,  et  cela  alors  qu'il  n'y  a  absolument  aucun  avantage  qui   5 
passe  dans  l'äme,  si  ce  n'est  seulement  un  trompe-l'oeil  qui  cause  de  la  joie 
comme  un    songe  et  qui  en  verite  passe  en  meine  temps  qu'il  a  paru,  et 
que   nous  qui   n'attendons  pas  un  passage  de  roi  qui  s'avance  sur  la  terre, 
inais  qui  devons  nous  elever  vers  le  roi  des  cieux  par  la  porte  royale  du 
jeüne,  ainsi    que  je   Tai    dit,   nous    apportions  du   dedain    et   nous   soyons    10 
tournes  vers  le  ventre  et  vers  les  appetits  de  la  gourmandisc  qui  conviennent 
aux  esclaves,  sans  couperde  toute  (notre)  force  et  de  ^toute  notre)  puissance 
ce  qui  nous  embarrasse  et  nous  empeche  de  montrr,  ä  la  pensee  que  nous 
allonsjouir  11011  seulement  de  la  vue  pure  et  simple,  mais  de  la  societe  memo, 
de  la  compagnie  et  de  la  familiarite  de  ce  r<*i  des  roü  et  de  ce  seigneur  <lcs   15 
seigneurs,   qui    seul   possede    l'immortalite   et    habite  dans   nur  lumiere   inac- 

*  Vfoi.  139  cessible',  dont  la  gloire  et  la  puissance  egalement  sont  '  eternelles  et  secu- 

V°ll. 

I.  I  Tim.,  vi.  15-1«. 


[343]  HOMELFE  LXXXVIi.  '5 

.•jJLOkUj     Jk-i3?     p!*aO    ^.CHQ-.)— J»    ^-L—     ^-.,-k^     v3/;     oÖÜ^    .^OL^S^IO    OOI 

%iL>*io?o  J_3<M;?^Ot^o  Jjo^jo^^o  .•  ok-4JJLVa~  )1q.jjÖ.D;  J.^oj  ^i.  p    ck 
JjoJ-ocu»  ioi^o  Jjo^J/?  )J^-oot^>  .°i^n.v>;  ool  Jls/o  .)l.y„tv.v>  Jlsjj  ous 

.•J^iotoo  c*A3  "^  J-iäts  Ju.1;   J,~a_s.  ^o;   JW   .'i^-k^o  Jy.£ja-o  ^aJLi^o 

«öj^o  Ot^^o«  ^.äo  v^»  7)jo»  oj^oatJjLJV^  ^*!  QJo«  'Joci  k-JjjäL^Nj.io 
y~.l    j»ot-=>o   :^*ous    jooi   -oioK-./»    ^-*^oii   JM'V*^0   L^.^n   -alo   JJ/ 

^.    ^     Jlo^,     *    JiL~     K~J.     Mj^     4^SÄJ     JldiO;     OuCOJ     OL,*OjM.lol 


vb. 

Fol.  190 
r"  a. 


I.  2ys,  '.,  r,,  S.  Dans  L  ces  mots  onl  disparu  tolalement  ou  parliellement  par  suite  d'une  dechirure. 

—  .',.    LV    iW    {«(Vi. 

laires,  que  nous  devons  voir  par  les  yeux  purs  de  l'esprit  lorsque  nous  cele- 

brerons  la  fete  adorable  et  glorieuse  de  la  passion  et  de  la  resurrection  ? 

II  n'est  pas  assis  sur  une  paire  de  mulets  blancs,  ni  sur  un  char  d'or  et 

5  incruste  de  pierres  precieuses;  il  n'est  pas  non  plus  revetu  d'une  etoffe  de 

pourpre;  il  ne  brille  pas  par  sa  chaussure  ecarlate;  il  n'a  pas  la  tete  ceinte 

d'or  et  de  belles  couleurs  {vjyjoia.)  variees;  il  n'est  pas  entoure  d'un  granJ 

nombre  d'hommes  en  armes  et  de  porteurs  de  lances  (ww/rapiotpopos).  Mais   il 

est  frappe  sur  la  joue  par  le  serviteur  du  grand  pretre,  afin  de  nous  procurer 

io  la  liberte  par  ce  soufflet  qu'il  a  volontairement  recu,  une  fois  qu'il  a  chasse 

l'esclavage  auquel  nous  avions  ete  soumis  apres  que  nous  avions  ete  vendus 

au  Malin  par  le  peche.  En  eilet,  lorsqu'il  s'est  fait  chair,  c'est-ä-dire  homme, 

sans  changement,  et  cet  (homme)  tout  entier  ä  l'exception  du  peche,  qu'il 

n'a   nullement   change    sa    condition    d'etre    le   Verbe,    le    Fils    et   l'image 

ir.  invisible '  du  Pere,  mais  qu'il  est  reste  d'une  maniere  fixe  et  ferme  dans  ce 

qu'il   etait  et  que  par   lä,  comme  il  est  ecrit,  ii  a  pris  la  forme  d'esclavr-, 

il  est  necessairement  entre  en  se  glissaut  sous   les   souffrances  *  de  mon  "  LfoL  wo 

esclavase,  mais  en  verite  toutefois  sous  *  toutes  celles  qui  sont  exemptes  du  *vfol.i9e 

&  '  r.a. 

prche. 

1.  Cl'.  Ool.,  i,  15.   —  2.   Philipp.,  II,  7. 


10 


1 

'Vfol.  11)0  • 
r°  K 


70  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [344] 

joot  \  t  '^&Ooo  J-.Q— ;  )lo  i  .\^e  ^_io  J_^^v^  )°?t  t-ö  joot  loila;  wöi 
.•J-cq-.jV3l3  fco/  y^övio  ^  fcs^ia.ji  y^o  .-joCSs.  l<ü».  jooi  •po/o  ••j-aa-.;y3is 
J^öL^S;  jk-ULSo-,£*j  JLo  Kl  S\  JJ/  .K*jl^1/o  «K-7  J-^S.^p>»  k^-,';o 
•.'Si^jl  yoyLo  J_^jj  t-^s-fc/  »-^-s  *J ■>., * jlV)  ooi  -.ts^Jl  *<f>n<Y)  K^clX-cdo  V^S.oi 
tw>.,N ,.;  )»—  .Jjlsoi  ,^-joC^  K-/j  ".^W  ^Oqjl  Jt  S\  ^  yooo  '\  «>'->!/  ».so 
^o  KjlSoi'/  jJ  .v-^.?  ^-.j  J^o^a^-  .)^ldqjl\  .*^-»i  ^»;  Jus  It-*^  k-=>oC 
fcoeüöD  JJ/  .li.oi.l3  JJ  Jjot  ^£*io  .joot  «^-;  J-ii,^>o  J-V^00  .JlooV;  Jllou» 
ooi  si  ./o»  ^^io  ..Jj/  loCs  JJ»  'Ki.,1.0  •J»,-JL^  )^>o-*  y-*\  .«^-?  J-30j'f9 
jooi  ^,1,  ji  j.i«.aa;  oö(  "^io  :jjfJLa;  y_./  )ooi  ^>'»;  V^^  &i  •W|JLD?J?  °oi 
.JK .  i,  H\Vtt  JJo  xr^l  y  •  "V  JK-'Vo.iu»,  JJ;  JÜLX./  •.^JS.oi  w^IJj  ')^-^- 
lot-s  jJ  -.f^jl/  ^/  .^otääj_s  N~o  oüS.  ^o-o.iL/  :^.otäi3  oSloKIh/  V-^x  t-3 
Jls/o  >.t*a^  )K-fc-^-*  V--^  JJo  -Oi^  lo»-a-iö;  ooi  .'^0*^0  Jooi  K-./  ^-.^^Jis/ 
-JtV^-^0  Ia°-*  y-'l  .°^-!  iaoiVS  J>o_flo  jl/  .<o_t£o9  Lld.^/  ot>oo.a^  -j^i|  JJLaj 
I.  LV  in  margine  ■jsa-**'-'- 

C'est  pourquoi  il  a  regu  aussi  des  crachats  ä  la  face  et  il  a  ete  fiagelle, 
enlevant  la  honte  qu'Ailam  avait  cprouvee,  lorsqu'il  se  trouva  nu  apres  la 
tromperie  du  serpent,  qu'il  se  cachait  dans  le  Paradis  et  qu'il  disait  ä  Dien  : 
J'ai  entendu  tu  mix,  quand  tu  te  prömenes  dans  le  Paradis,  et  j'ai  eu  petir 
paree  que  je  suis  nu  et  je  nie  suis  eache'.  Mais  le  Christ  lui-meme  a  cri<*  r> 
d'avance  par  le  prophete  Isaie  des  paroles  qui  sont  la  negation  de  ces 
reponses  et  les  contredisent  et,  lorsqu'il  s'est  fait  chair,  il  les  a  accomplies 
par  les  faits  menies;  elles  sont  ainsi  exprimees  :  J'ai  presente  mon  dos  tiu.r 
coups  et  mes  joues  au.r  soufflets;  je  n'ai  pas  detmirne  ma  face  (wpöcwirov)  de  la 
honte  des  crachats.  ]j>  Seigneur  a  die  mon  au.riliaire ;  c'est  pourquoi  je  n'ai  p&S  10 
eu  honte;  mais  j'ai  place  ma  face  (upocwxov)  coninie  un  rocher  ferme  et  je  suis 
que  je  n'ai  pas  honte  parce  que  celui  qui  m'a  justiße  est  proche*.  Car  il  fallait 
ainsi  qu'cn  n'-alite  que  ces  chosos  arrivassent  aussi  ä  celui  qui  par  nature  ne 
connaissait  pas  le  pechc,  afm  qu'il  les  rendit  sans  eilet  et  Sans  action.  En 
.  v  fui.  i«o  effet,  lorsqu'il  *  a  et(^  frappö  sur  les  joues  et  qu'il  a  recu  des  crachats  ä  la  ir> 
face  et  qu'il  ;i  6tö  flagelle,  il  n'a  pas  eu  honte;  car  il  n'y  avait  rieft  qui  lui 
fit  lionle,  puisqu'il  n'a  pas  comniis  de  pechc  et  qu'il  ne  s'est  pas  troiice  de  ruse 
dans  su  houchc',  ainsi  qu'il  est  derit.  Mais  il  a  place  sa  face  (irpo'«ö>i;ov)  comnie 

i.  Gen.,  m,  10.  —  :;.  [säte,  i,  8-8.  —  :t.  I  Pierre,  n,  -J2;  Isaie,  i.m.  '). 


[34öj  HOMELIE  LXXXVII.  77 

00    QjL^°  -.o;«*^sl/o    oSji/o    Q-^-aL.-    vOotAÄJ    Iql^o    "^-.j    q^Sua/         nA 

061  001  o-m^o*  «010  :Joot  «.V.;  Jj»*Xio  J-V-io;  ^,;  v-61  .jUfcUaa  ji../   »  n\o< 

Jbä»  JLö.iö  y^o  JJo  -JoiSsv  Joot  v-oioK-./   \t.-y.-i  ^s/  ..vt\^o   -)ooi  Jjl'V-^ 

..io«  ö^K-./   ^V*»f  ^po  JJ°  -.J?oi  'JJ   ^♦j/o.^&s.ieu   Jju^  ^4^?   ^-^01 

10  k^jo   ^J.l/  UlliI  ^o   y^^^o  v/  .»oaaj   Jlaj^^io  "ifio^j  *  v/  JJ/ 


V  fol.  190 
v  a. 


1.    L\'    in     margine    :    ok    ^A^a»    Uo    :  |  \.i^o     Uja»     \*.a*.a    ^i^,*    U^.,  l.^».o    lU».^  i.a.»,a 

11   ^jo    «i^o    .•  ol-ova-. ä.\    »^j.:a-»j    v\oio    IL«^j.o    liw-ii     |.i".!>    ^aioi    U^~    !-•■*  ~"*    o!J,i    Uä^»    ;-»•{ 

.•xoj(    uomj    »,;o    o.on    -•<*    ^§00    .U^VLa    a^a\o,,    sai-«   <x>    Ik^oo    la^    -3/    Ij,^=v»     U    00.01    \>-2jco 
if±ae  ool  ,3o.  —  a.  y  ,i£»v  —  2.  L  ov^aa». 


an  rocher  ferme,  pour  montrcr  qu'il  est  impassible  et  que  les  souffrances  et 
ce  qui  peut  faire  honte  sont  entrees  en  lutte,  mais  se  sont  lassees,  se  sont, 
brisees  les  unes  contre  les  autres,  se  sont  repandues  cä  et  lä  et  se  sont  dis- 
persees,  sans  lui  porter  absolument  aucune  atteinte ' ;  car  celui  qui  heurte  le 

5  rochö'r  se  figure  (le)  frapper  et  en  realite  c'est  lui-mßme  qui  est  ä  sontour 
frappe  par  lui  2. 

Cette  (parole)  :  J'ai  presente  man  dos,  et  (cette  parole)  :  Je  n'ai  pas  detourne 
ma  face,  montrent,  que  c'est  volontairement  qu'il  est  venu  ä  ces  (humiliations). 
Cette  (parole)  :  Le  Seigneur  a  ete  mon  auxiliaire,  et  cette  (parole)  :  Celui  qui 

10  7n'a  justifie  est  proche,  sont  des  paroles  qui  conviennent  ä  l'economie  selon 

la  chair.  *  En  etFet,  lorsqu'il  s'est  fait  homme  pour  nous,  quoique  par  nature  *Ltoi.i9i 
il  füt  Dieu,  il  ne  dedaigne  nullement  de  prononcer  des  paroles  qui  conviennent      r°  a' 
äl'homme.  S'il  n'en  etait  pas  ainsi,  il  n'y  aurait  rien  autre  chose  (ä  faire),  si 
ce  n'est  *  renoncer  ä  toute  l'economie.  Gar,  si  c'est  par  necessite  qu'il  a  eU  *Vfol.  190 

v°  a. 
1.  Note  marginale  de  LV  :  De  meme  que  les  flots  impetueux  de  la  mer  qui  l'rappent  un  rocher  ferme 
et  fixe  ne  lui  portent  aucune  atteinte  ou  ne  le  döplacent  pas,  mais,  en  se  frappant  eux-memes  contre 
lui  et  en  l'arrosant,  sont  brises,  s'evanouissent  el  meurent  completement,  de  meme  le  maitre  dit  que  les 
souffrances  naturelles  de  la  chair  conime  Celles  qui  sont  repnihensibles  et  Celles  qui  peuvent  l'aire  honte 
ont  frappe  le  Christ  et  ne  lui  ont  porte  aucune  atteinte,  parce  qu'en  lui  elles  ne  se  sont  pas  trouve  de 
place;  mais  ce  sont  elles  qui  se  sont  frappees,  se  sont  evanouies  et  sont  mortes  a  la  ressemblance 
de  ces  Hots,  et  desormais  elles  n'ont  plus  cause  de  perte  meme  chez  la  plupart  de  ceux  qui  ont  cru 
dans  le  Christ,  parce  qu'il  les  a  emoussees  d'avance  et  qu'il  donne  encore  son  secours. 


78  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [346] 

vs/  ^^clj  ..v^;#l/  )\.^.^a^>  ,j>o  :K-»)iq>\  «.Kjl^o  JJ  J,  m  •>  Joojj»  -ä  IolS. 
JIol^^^O)  >ä/  JIq-q-.;)  ^50.0  jjija^  ^^.  )  n  » l  rt>  v»~./o  :j)  .  ^rn  ^o  »—  ^-./ 
p  c*^  OCH  osV^d  Ja^a.2»  J-*X^o  OCH  K~»).1.«^>1  ^-»i->/  -jJ-iö  ^--Xot  ^öchj 
.wuJul^K^o    jJ^Jü/    \LÖls>   .K-U^.^,   ooi  yfcCi^oo   >JfjL^.j    jlo^o;    vi  m  j 

._och     ^uOjjpoo    KxS    ^.OCH    ^i^too    OiJS?    yOJCH    . -^ocx    ^.K-.'/    t->~^  >   I  ..    5 
Ja..'/    o/    -.J-s/o    joÜ^M     jL^~    OCH    |^*>^0    .-Jjjjai»  N5$o.    )oCX    sf>  .  1  fO    t-^x    ^ '/ 
.•|_^^a/    oK_3    ^.CHO^O«?    OCH    .'jju.    y-t-S    Joot     ^.otoK-./    hOjSjJ*    ^.oo    jininnfii 

•  JU  *  .  ^\  vm^slfco  jJo  )>^Kj  .-jK*.  »a  o/  jK.a^  J--^,  -*>»J;  ^<Vß; 
o»A  fcs_-/  Joow  k~Jj-«^.^po  JJ  jjoVp^j  yoouioj  ^_.j  «-ch  .jk-a.^  j^a.^,  v>\ 
)  n  f;j    ^.cHotS^./?    och;    •  JK.ti^s    k^JN »  a-o  1K  m  v>   )oou;o  :JKjl_-..=>  ia2\    lo 

v»6t     )bO)0Q_CL^       -V-^Ns.     )'  '  >*l**>    •  joC^Sv     iÖU»N_>/;      -Öt    .)K-«^-»;     CH~.k— /     U-£Do).i 

^-.1^.-7     ^-.»      x-i—  1      .|KjU*_3     v°L-^~     Jt^-X^O^     .    .  3u^    )^.).l ■«■■=> i     . -JIclao^Si 

♦  Vfol.  lim  K-,)-^--^    -.)_s/o    JojSss;    )jL^3t.A        ^-L».    ^^o';;po    ),...,.  >  Vijsi    yOJCH    :  y_.ooi 

'  |och    >&t>*    JJ?    oö£^    .*oto    Loch    L»Kjl»Vo  n\    +d   vma\aä   )vi,»^ ..    ■.«.a— 

1.  V  oni  low. 


fl  agelle"  et  qu'il  a  condescendu  ä  se  faire  ehair  sans  changement  et  si  c'est 
par  force  qu'il  s'est  conduit,  il  parlera  aussi  comme  tout  le  monde;  et, 
puisqu'il  a  besoin  d'aide  et  de  justice,  ces  paroles  releveront  egalement 
de  la  faiblesse.  Si  au  cöntraire  c'est  volontairement  que  celui  qui  par  natura 
est  plein  s'est  inde  lui-möme  en  prenant  la  forme  de  serviteur',  c'est  encore  volon-  5 
tairement  qu'il  s'est  servi  des  paroles  humaines  a  cause  de  nous;  car  c'est 
nous  qui  6tions  ceux  qui  en  verite  etaient  aides  et  etaient  justifies  en  lui. 
En  effet,  oü  le  Christ,  la  force  de  Dieu  et  Pere,  avait-il  besoin  d'aide?  (hi 
bien  oü  par  le  fait  de  la  souffrance  se  trouvait-il  dans  le  besoin  d'etre  justiiie, 
celui  au  sujet  de  qui  Isai'e  a  ecrit  :  Avant  i/itc  l'enfant  sacke  le  bien  ou  le  10 
mal,  il  resistera  et  n'obeira  pas  <ut  mal,  pour  choisir  le  bien'POr  n'avoir  dös 
les  langes  aueun  pencliant  pour  le  mal  et  ctre  solidement  affermi  dana  le 
bien,  c'est  le  propre  de  celui  qui  par  essence  (oüeta)  est  juste,  el  c'est  Dien; 
car  les  hommes,  ä  l'Age  de  diserötion,  choisissent  volontairement  le  bien  au 
Vfol.  100  Heu  du  mal.  Que  c'etait  nous  qui  sommes  justilies  dans  le  Clnisl  "  par  la  15 
volonte"  de  Dien  et  Pere,  le  sage  Paul  l'a  clairement  montre,  lorsqu'il  a  ecril 

1.  Philipp.,  11.  7.  —  2.  Isale  (LXX),  vn,  16. 


10 


Lfol.  191 
r°  b. 


Vfol.  191 
r°  a. 


[347]  HOMELIE  LXXXVI1.  79 

•>Jc*Ss;   )lo  n .;)   ow»    joou  ^t-x»   J-JJu/  . -oi,.o_:is  JKa^,  ^,>,a\^..  jK^-^_~ 

)  -^  3  .  v«  J1.^3l^i  »s/  :|.^JOO  ocx  J-sAo  oCiv  V^ö/  )k-»*o..^_co*  t*6&. 
"^  alaäö  J-fcjNNs  )-^-=ha  l^o  o/  ^yoy^a. .  n  eo  ^S.^.  ) » i  n;o  •.N^JsK^o 
—-.»  Ilo^-oo/  -.).vn«>/  ln>n.('ni  ^-.ot\  N--./  ^o  )lo_^_»_*i  'K_o  ^«\ch 
♦  ),nyv^  ott-^  *s/j  oöi\  oi\  j_J-3»o  )IS^_oC5s  )lo_»_i/  ISocu^io  •,^>*j  jK».  a; 
jlo^oo  .)K.nvxiooo  JAv.«  IV);  ^cx  jL^.  ,_^N  KjlS-^o/«  ^^^Oo  * 
.  )Loucl-.i|i  JjLiCt*.  oöt  ),..  «  I V)  täL^J^Aoo  6C^O  J;OiS.  6C^  -.,X-JL/  J;CH  ^ioj  och 
yooow  v  /  .•f.o.N.n/  t-^-3»  w^oi  ool   JLö  KjlS  |jp.am.a  yOCH-s  pö/o  JL^cl^o  ,-D 

)K-»if>  ..'tP     y_./     yOOOW     ^-_?     y/    .'yOSiCilw/     j-^tL     •/—/     )  (IVA«)     ^i_./     yOT.Öl^^. 
«H^S—     JJ}      OCX      U-.<    ^^w     VI  »  floltoo;     .    J.J5ÖD»     OCH     |nO-     3/      .i^-S     jjCH 

1.   Oii   altendraft  "»^l- L-  —  2.   V   in  margine    ':  «*t»^3i  JO.ctviSiv.  —  3.  V  in  margine  :  Ixr,7tTprjV. 


aux  Corinthiens  en  ces  termes  :  Celui  qui  ne  connaissait  pas  le  peche,  il  l'a 
fait peche pour  nous,  afin  que  noussoyons  en  lui  la  justice  de  Dien'. 

Par  la   porte  du   jeüne  tu  verras  que   le  Christ  est  encore  revetu  d'im 
manteau  rouge  que  le  Livre  sacre  qualiiie  d'pcarlate,  qu'il  est  egalement 

s  couronne  d'une  couronne  d'epines  et  qu'il  recoit  uu  roseau  en  place  de 
<7/.v)7TTpov  ou  sceptre  royal,  toutes  choses  en  verite  qui  d'une  part  renferment 
le  mepris  aupremier  abord  (-pö<7£Yi[/.a)  et  qui  d'autre  part  (contiennent)  le 
remede  ä  nos  propres  maux  et  la  charite  (<pi).av9fcaTCi'a)  divine  et  digne  de  celui 
qui  a  aussi  cree  l'homme. 

io  En  effet,  parce  que  nous  avons  ete  sous  l'empire  du  peche  qui  est  de  la 

couleur  du  sang  et  est  rouge  *  et  (sous  l'empire)  de  la  mort  qui  a  pris  naissance  *  L  foi.  i»i 
de  celui-ci,  le  Christ,  le  soleil  de  justice,  se  revet  de  tout  ce  (peche),  accorn- 
plissant  et  disant  par  les   faits   memes  les  paroles  prononcees  encore  par 
Isaie  :  Si  vos  peches  soiit  ramme  la  pourpre,  je  vous  rendrai  blancs  comme  la 

15    neige;  et,  s'ils  sont  comme  l'ecarlate,  je  vous  rendrai  blancs  comme  la  laine'1. 

C'est  ce  que  demaude  aussi  le  cercle  d'epines  place  sur  cette  tete  sans 

peche.  En  effet,  que  l'epine  symbolise  le  peche,  *  le  prophete  des  Psaumes  le  *  vfol.  l'.n 

i"  a. 

1.  II  Cor.,  v.  21.  —  2.   Isaie.  I.  18. 


10 


SO  SEVERE  DANTIOCHE.  [348] 

•|_*-«oaiäj  jj^oaaLs  ^.j  loot  Jt^ejtoo  .K^ooJ  )J  ,w^-j  Jla.movu  JJo 
JJLqSju»  oa^~  jK-^s»  Ui^^ö  ^>?  '.JoiSfc.  ^*>  a^ot-J./  Uaio  ^s;  vOJc* 
J-^oJAoot  wöljo  'JjLS»a.O;  )tt>t->o  J-Jls'oa;  ]K..soiaieu>  K.-J-J,—/  o/  :^»po 
)  %  iv  i  •>  p;  J-j-io  v*^  ]J  :)ot^i  vS^—  '^-»  v«><*3  ^s  ^  :J'J-2>  laj>tlcoo 

oot  p  .^V~/  ^po  o/  Jb^fc  of  )>ol  "^  .J-~s.;o  Jj_s>oj>  "^  ov^ot 
jaiio-o  v>choK-/  Jc*£»~s;  ,_^\ot  JloVco^flO  ^^sJso;  ..vAi»pö  J-*i'/;  J^a-^flD 
)><■>■,  >s.\ni   ^.ch-A-»/   j-^joa*.   '^.j    (-»t-/?   .)—,;    t»»-3!    *•«    Hnl  *  fn'">o   o( 

:J^cl^O>*   oits-fc^s-.  '"'^eui-ioj   ooi  fbjSfckj  ~otok-./   Ji-io/   p  ,n^*doi  )  ..  »»V> 
oöi    Jjjcwj»    VooftoN    ^-.JjufcAS    (ot^-^Ao    Uäa^    »J  :   j-ictS^.    ^.j    J>!°— 
•  jK.  wm«  J   ■  ->t   5lcO0»-3  yQ-1/  4>*k™*/  ot^-.;  Jjl-»  "^O»  ;vi  m  jo  >*.i...  JJ— ^>» 

1.  LV  in   margine  :  ß-U»£-*>o-   —  2.   L  in  margine  :  <^t\  ■*-»»»•  —  3.  V  l«^»v  —  4.  LV  in 
margine  :   ^-J,-  —  5.  LV   in  margine  :  <ja:*>  •.^^^»  [l'V  r"''   l*£SM'  :  Uw  sj^^k»?  Uv>^  >3/ 


fait  egalement  connaitre  en  disant  :  J  ai  ete  ramene  a  Ja  misere,  quand  l'epine 
s'est  enfoncee  en  moi;  je  t'ai  fait  connattre  man  peche  et  je  ne  t'ai  pas  Cache" 
mon  iniquite  (ävojitoc) ' .  Et  il  ctait  dit  dans  les  commandements  de  la  Loi  que 
Dieu  a  donnes  par  Moise  que,  lorsqu'on  olFre  un  sacrifice  pour  une  faute  ou 
autrement  par  un  dem  gratuit  et  sous  pretexte  d'une  offrande  et  de  ce  qu'on 
appelle  l'ofl'rande  des  fruits  —  et  de  toute  faijon  pour  les  peches,  car  il  n'est 
pas  possible  que  (les  horames),  puisqu'ils  sontdes  hommes,  ne  pechent  pas, 
meme  sans  le  savoir  la  plupart  du  temps  —  celui  qui  offrait  (le  sacrifice)  devait 
poser  ses  mains  sur  l'offrande  et  la  victime,  sur  le  taureau  ou  la  brebis 
ou  tout  autre  (animal) ;  et  l'imposition  des  mains  dit  hautement  par  elle- 
meme  que  c'est  ä  cause  des  actions  qui  aecompagnent  les  peches  qu'a  lieu 
l'otrrande  ou  l'expiation  qui  se  fait  par  la  victime;  personne  ne  conteste  que 
les  mains  soient  la  marque  d'une  Operation  reelle. 

Puisque  donc  le  Christ  est  l'agneau  de  Dieu  qui  enleve  le  piche  du  Monde" 
et  que  le  cercle  est  le   monde,    lorsqu'il  a    cnferme  et  pris  les    epines    et   15 
en  generaltous  les  peches  dans  le  cercle  de  (sa)  couronne,  il  les  a  amenessur 
sa  tete  comme  une  victime  de9tinee  a  rimmolation1,  aiin  qu'il  füt  la  puri- 

1.  Ps.  xxxi.  4-ü.  —  2.  Jean,  i.  29.  —  S.  Note  marginale  deLV  :On  a  au>si  coutumeüp  niettre  une  cou- 
ronnesurles  brebU  qu'on  Iraniolemaintenant,  toutes  I.  -  i..i^  i|u  \Ues  sonl  oirt-it«--  '[i.niia.-coniplinuiivieu. 


10 


191 
V"  SL 


10 


[349]  HOMELIE  LXXXVI1.  81 

_ioo   l'Lioll/   *a>o\o2  *_io»       -oi  öuk-./   ]»oio  -.Joowi  v00^°»  J— ao»»  J-L3-./  »vioi.  191 
vT~        '     •'  "V    •  *  v  •  ••  r„  b 

^^_j  ^^-.;  J<*£-^  j^^  ,J>  Joj^j  ji.0-0-.jj  Ot=>  Joou  ^JU»;  JjlSl./  -OI^k 
•  oi^-.;  j^o^so  ^cOlas  »Jt.-»  )  i  »'..X?  joot  —otoK-./  ooi;  ooi  ^_./  -.^.oiql^^ 
jl»»o  J— sl^v  ooi  vi»oV^3  »3/  otKL^^ioj  001  .^  -als.  )  1 S  ...  ,jJo  J-ä-»»J 
•J^  -  p  ^i»  or^S-s  ^o_cd/  00t  ^-!  )o*^-"^>;  oot  .'pof  )*>*^ » »  k*0-^ 
)»\nA.  •t_t_  ^bö  o«Jt-.il\  .~J.~Jj  Jlo_a_.»>S.  ^i—  ^k-s-io  jcx^wU^  p«  )jL3-i/  Mfol. 
■  m\nn|«      )    .  .  .  rsN.  w%     ^.sJS,      ^.iO;     OOI     JK>3»     '.oÜS.     )al^o     )',  n  «v>     <Jjü»-s 

Jjua-s»  001  JoiSsSj  ^-1  oul,?  .-sjULlsKio  JLicL^;  jlasKaLio  ,_io  ^o  .JK^LV^vi 

,3/    •.J-3Ö3;    ooi    JLTSjls    'J^_o    JLlooi   JK_^oy3o    jlyn  .'so   ^j»Jx   .-oV^'paVo 
&l   .)jm/   ^   J^ol    Ji»V;o    J~aÖDj    i^o/j   oöt  .-Jv-*  ^o;/  ^5.»   061    Jjl-.;    if^ 

1.  y  ^.u-00.  __  2.  V  V-1- 


fication  de  tous;  et  c'est  ce  *  qui  a  ete  dit  par  Paul  et  a  ete  cite  plus  haut  :  «vfoi.wi 
Celui  qui  na  pas  connu  le  peche,  Dieu  et  Pere  l'a  fait  peche  pour  nous,  afin  que 
nous  soyons  en  lui  la  justice  de  Dieu'.   Eu  effet,  lorsqu'il  a  attire  sur  lui  nos 
peches,  il  a  souflert  dans  la  chair  comme  s'il  füt  lui-meme  coupable  et  par 
s  son  sang  il  nous  a  montres  justes  et  innocents;  c'est  ä  son  sujet  que  Pierre, 
l'elu  et  le  chef  de  la  phalange  (tiy^a)  des  Apötres,.  a  dit  aussi  :  Celui  qui 
dans  son  corps  a  fait  lui-meme  monier   nos  peches  sur  le  bois,  *  afin  que,   morts  *  l fol.  191 
aux   peches,    nous   vivions    pour   la  justice'2.    Car   c'e9t    l'ornement    (fait)  de 
matieres  (uXas)    superieures   qui   est  (tout)    exterieur   et  qui  peut  s'acquerir 
10  qui  montre  par  la  reunion  de  couleurs  variees  que  la  tete  d'un  roi  qui  n'est 
qu'un   homme    est    glorieuse;  mais   c'est  la   tete  de    Dieu   qui  par  nature 
possede  la  gloire  et  la  louange,  quoiqu'il  sc  soitfait  homme,  qui  a  rendu  glorieux 
et  salutaire  merae  ce  qui  peut  causer  de  la  honte  et  du  deshonneur.  C'est  ainsi 
en  verite"  que  par  la  couronne  d'epines  il  a  aussi  aboli  la  sentence  (portee) 
15  contre  Adam,  laquelle  avait  dit  :  La  terre  te  pToduira  des  epines  et  des  ronces3; 
car  ceux  qui  se  sont  veritablement  attaches  ä  l'Evangile  (Eüayye>.iov)  ont  egale- 
ment  regu  la  bonne  semence  de  la  doctrine  non  pas  dans  des  epines,  je  veux 
dire  dans  les  preoccupations  du  monde,  mais  dans  une  bonne  terre,  de  teile 

1.  II  Cor.,  v,  21.  —  2.  I  Pierre.  11.  2'i.  —  3.  Gen.,  in,  l. 

PATR.    OR.   —  T.   XXIII.    —   F.    1.  6 


10 


82  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [350] 

♦Vfol.191  li[ä  ßl   -.^aot   y-/;j    w^oi  ^*>    >o^   o/    *jk_l    jm»  "^«-W)  jlj       J-lA*/ 
v°a.  ...*** 

t-*^v  ^^^o   — «oK-./    jjj»  ^-io  v^    °^   •.)«»"»    °°l  ^-»?   J-^»-11   ^/° 

)  -»*N-  NA  )i  t>o  ,\  ^a  :^jj»l/  )y  »•>>  |JLJ^  :>  iv>  .od,/  )tC*^>  lojv.  .\  t  ->o 
^-.k—l'too  jK^^^  yjy>  JJ/  : .1  «y Vpo  ^  ^_ju.  ^»iv  ool  jJo  :^j,_=>o/ 
U.^f.^°°  JV-^'k^s  .^>-»^;0  J^i-**0  °°t  J^  "»'^  |L*-»J^ö  o&.  ^.alaao  -.^-jl~ 
Jit-i-^o  •  .y.il.X  )jc*X  »J;  Ua.-/  .|»  t.fi\  ^—x-«;  jiaa^io?  p°)~'  JU/  7-/ 
Jal»;    och    ) 't  m  -i  a    V^x    ^    'i-*^°   ^3?    >-ö<    )»—.)-»    .'-»ota.^  -».M    )-)KX.^.o 

jLw—    lo_\    JLj&^ö    J.:mX^o    -.^-.wIa.o    dui;    ^_io    k*a*j    y\i\    ^    -.looi 

.yooib«.    »» ->\  Y>    oi\t\    oC^v     0010    jK_oo.^o^a.3    oiio.^    ^,.,to_ofcoo}   vqjc*^ 
1.  L  «**• 


■  v  foi.  im  sorte  *  qu'elle  ne  produise  plus  desormais  des  ronces  ou  quelqu'une  des  choses 
semblables,  mais  un  fruit  nourrissant  par  cent,  soixante  et  trente  ' . 

Le  sceptre  de  roseau  n'estpas  non  plus  eu  dehors  du  mystere.  Eu  eilet,  tandis 
que  nous  etions  deveuus  raisonuables  par  l'image  de  Dieu  et  que  nous  avions 
recu  en  mains  les  renes  de  notre  propre  vie  avec  la  possession  de  nous-memes  et   5 
avec  le  libre  arbitre,  nous  nous  sommes  inclines  vers  les  passions  honteuses, 
ayant  perdu  l'effigie  (er/.u>v)  royale  et  depuis  lors  ne  nous  guidant  plus  nous- 
memes,  mais  etant  menes  par  le  peche;  pour  cette  raison,  le  Christ  recoit  le 
sceptre  faible,  facileä  rompre  et  fragile,  commeon  peutdire,  de  notre  royaute, 
(ä  savoir)  le  roseau,  afin  que,  lorsqu'il  le  prend,  il  le  rende  ferme  et  fort  par    10 
sa  main  toute-puissante.  En  effet,  quand  il  a  partieipe  ä  la  chair  qui  est  de  la 
meme  essence  (ouoia)  que  la  nötre  et  ä  l'äme  raisonnable,  apres  que  le  peclie 
eutetc  enleve  du  milieu,  il  nous  a  tous  purines  et  fortifiös  de  nouveau  ei  il  a 
fait  remontcr  l'image  royale  jusqu'ä  sa  propre  force  personnelle,  ou  plutöl 
(jjialXov  8i)  il  l'a  rendue  tres  forte,  une  fois  qu'il  s'est  fait  les  secondes  premiecs    L5 
de  notre   race  (ye'voc)  et   qu'il  a    donne  de   ses  propres  (qualites)  ä  ccux  qui 
sont  ensevelis    avec   lui    par  le    bapteme  et    qu'il   a   revßtus    de   tout    lui- 

1.  Cf.  M.-ittli..  XIII,  8. 


Vfol    191 
v«  b. 


Uni.  191 
v°  I). 


[351]  HOMELIE  LXXXVI1.  83 

♦  stocC^aS    »a-xpo  yofc<-»_3u\  )-».«■<■  vi\  <vol,~-Q.-\  ) tvi  ^>>   yOJÖi   t-"-^  v^'^'1 

)k  ->vV  j&oa_\_J  ^vinQ\;    jf-JL  JL~;o   JJ.ipo?    JAo>ai^-\  *  -.^--^ot   »k-» 
-en   .-oöij    )It-oij    Jl    -öi   )»-../  \^nn\   .  „-bJLotoo   )  m .  n  s;    J^/o  -.^o;/; 
vj_.ii.too   ).-^>>,  x^_x;  -.poi-A-v  K_.)_^_-Jt3o  .Jooi  ]Lo;    oöt      J»^3-_>   fcsJsvj-^j  " 

>_>/;    s-Öl   .-Ia»/    <3i_\-3L_>   Joo«   v-JOalo  ').oAj-\    '^iö    ),»v.*   W^  )t-~^°   — lo^ 

J_5QJU-.    '^»)-  «tOQ;    ^-^>0|     »-.OJ^-C-XO      .0001      »-./jJipo      ,^_»j      J-VÖA    .loot     jf-.J 

K_o  olX__K:*>;  J-.oj_.J_x  )j..,.-v>\  loot  j-,  -..m-o  jJ  JJK_.i-=>  -o«  p'  .jooi  J-ccu-Oo 
"^iö   )-*.N,   ^ÜOsw   .fts_jL*<>f-~/*  looi  J-j-^o   JJ    t--^  &l    '\mf>   jjoio    .a.'J_~io 
JloojSs.  *J.Vl  ^o   ».oioK.-/   ,-«  p  .jm'iV;    JJ  /    •  .Jaojl-.  JJ   ooi   vü^._oo  V-_^ 
■  * ,--';     -ojüv     vA-oa-\    ^io»    J-*o    oöt-s    p    ooi    ^s    oot;    J-L_w/    -Jlcuu/o   ks_o 
■«i-'A    ■■•'"v   JJ;  .Jlal-Cjo  )ju.;   ou^-oJJ    Jla*aJu->  JL=>   )oi-iJ  . -^ a  n V) 

♦  o,.-3,/   Jjoi  )q>v   J-^Oo    Ji-eo-s  t-^>  ^3/   .J-to-*—   ]Ls 

^^SOt...    )J-^»    .t—    °°»    »-5^.-0    -.OOOI    »-^J-SlL-O    JJK-OÖA      )^3-D    J-3JOI    -00 


meme;  vous  lous,  en  effet,  qui  avez  ete  baptises  dans  fr  Christ,  s'ecri'e  Paul,  vous 
avez  revötu  le  Christ  '. 

Apres  cela  *  tu  verras  le  goüt  du  iiel  et  du  vinaigre  oppose  au  gout  intern-  »vfol.  19t 
perant  d'Adam  et  los  mains  attachees  au  bois  opposees  ä  la  main  imprudente  de 

5   celui-ci  laquelle  a  touche  au  fruit  *  defendu,  et,  pour  le  dire  simplement,  (tu  *  l  foi.  im 
verras)  Jesus  eleve  sur  la  croix,  lui  qui  a  dit  aux  disciples  :  Et  rnoi,  lorsque  je 
serai  eleve  de  terre,  j'attirerai  tout2  ä  moi*.  Aussitöt,  en  eilet,  le  soleil  retenait 
son   eelat  sur  toute  la  terre  qui    tremblait   ä  son  tour;    les  rochers  etaient 
fendus,  et  tout  ce  qui  se  voit  etait  eouvert  de  tenebres,  parce  que  la  creature 

10  elle-meme  ne  pouvait  pas  supporter  la  vue  du  createur  qui  en  verite  est 
crucifie  et  qui  souffre,  et  cela  dans  lachair;  il  etait  impossible,  en  effet,  qu'il 
(souffrit)  autrement;  car  c'est  l'impassible,  mais  (l'impassible)  qui  s'est 
incarne,  qui  est  monte  sur  la  croix,  puisque  (le  Christ)  est  un  de  deux,  ä 
savoirde  la  divinite  et  de  l'humanite,  ahn  que  le  meme,  aeeeptant  la  soulTrance 

15  dans  ce  qui  est  capable  de  soufTrir,  emoussät  par  l'impassibilite  le  pouvoir 
de  la  soull'rance  et  de  la  mort  qui  ne  peut  toucher  l'impassible,  bien  que  par 
Tintermediaire  de  la  chair  il  soit  entre  en  lutte  avec  ce  (pouvoir). 

(II  suit)    de    la  quo   les   tombeaux  rendaient  les  morts  et  qu'ils  en  don- 

1.  Gal..  in,  27.  —  2.  Litt.  :  «  tout  homme  ».  —  •'!.  Jean,  xn.  :i2. 


♦  V  toi.  19 

r»  a. 


in 


84  SEVERE  D'ANTIOCIIK.  [352] 

j_5^/;     J_K.UL    JloVl/     loJ^    .."^-bJ^    ^Jbo    jooi    k~~J;    och     jj^  >s/    .ooch 

j  Joch  ^e,'nv    po   -.^.o*»;    Jjlö^IK^o    jJ        JVoäJJ    )och    j^ln    t-3    Joch  ^j'/ 

^_boo    .J_^icvo    J~~»o/    c*\    Ji*i;o    •'^^•;     JJ*oa*-oj   Jbtij    ^.oj  "^ü    L^i-.io 

)  -■  -<^».   t£OQJoil  ^i»o  .-«^l^Icd  L-^aiXo    ^o'J-o  J^ocL.  K^t^_«^l   )lia^..£  j^a 

♦  JojS^  _y-/o  J^Jjj^  JJ  Jiio  "^a^  ,J  .-oui-aLjA.  ',  mM|  p  JJb/j  006.  .oK:> 

..^X    vAjcaiö   J.ioo>    Jju'/  la^o   :J^oo,;    «.*»!  ^.\   iyL*äo   J^-'jJ   'Kj/    JjL*. 

:|)^*JLiotS.^    Jsjj  ^.s   CHJLio    |^jL.ia\o    ra-oVic^    ^.    vo';j    JJ    "^-.sch   Jjch\ 

JJ     JJ^..o    CH.-K-/    Jjldch;    JACbooaX   "^SuJ    po  "^alta    J;ch-s    JJ;    J-ta-./ 

.J_^iü;  oifcOvio  J-*-='?  ~CHCt-.»fla.i}  v3/  ,JJ  /  .cw^aViOL^  Jj/  j.io/  ^_»;  J-Lio  ..JoJ^jü 

.J.-.ÜJ   Vä^'J.  ^0  ,—  ^^.Jo-.  %aiwj/  .-)Iq^.£dI   of+sj   .^.iö/    J^oo,  p-   a»,j 

:3o»;l  JjJj;   v-ch   »J^>  ^-J-»JLs;  -r^l   t^  J°^X   J-»ai«>J  )°^>  \J»J   ©ch^j   Jjp/ 

JJ/   :bo'   yli    Lcoarxaj   y»./;    J.^aa.£o/    K-j/    JclL^c   K<Jj_;pot^  a\   '^-.;   cuot 

:Kj/  ^i^iö   JLia..s»  ^3   po   :uil   ^-W-20?    J-*-*J°    JjJ-3   ^-W-00!    Jk— -^'1  ^Q-^- 

och    /-/    .t-o-:9    Li°Oi    o>t'nv\   <3>l    Jjldch  -.JjJj;    -.0^    JJ^-iJ-3      )o~~ L;    Ui-/ 

1.  Ici  commence  unc  lacune  dans  L. 


naieiit  un  grand  nombre  ä  la  place  de  ce  seul  (mort).  En  eilet,  celui  qui  etait 
descendu  d'eu  haut,  allait  aussi  dans  les  regions  inferieures  de  la  terre  \ 
'Vfol.  192  brisant  les  Kens  *  ineluctables  du  Scheol,  repandant  d'avance  en  tout  lieu  la 
semence  de  notre  resurrection,  frayant  le  premier  la  voie,  ressuscitant  apres 
(Hre  demeure  trois  jours  dans  le  tombeau,  montant  au  ciel,  s'asseyant  sur  le  5 
tröne  (Opdvo;)  de  gloire  qu'il  n'avait  pas  quitte,  nieme  lorsqu'il  s'est  incarne, 
puisqu'il  remplit  l'univers  dune  maniere  incorporelle  et  en  tant  que  Dieu. 
Vois-tu  oü  te  fait  aller  la  porte  du  jeüne  et  ä  quelle  hauteur  eile  tc  fait 
monter?  Ne  nous  faut-il  donc  pas  purifier  ce  (jeüne)  et  en  eloigner  toute 
pierre  inondainc,  de  peur  quo  nous  ne  heurtions  celle-ci  et  que  par  notre  chute  10 
nous  n'obtenions  pas  une  aussi  triumphale  entr^e?  Que  dis-je  qu'il  laut  purifier 
(le  jeüne)?  Mais  la  parole  du  prophete  veut  meme  que  nous  le  sanctiiiions  : 
Sanctifiez  le  jeüne,  dit-il,  en  eilet,  publiez  la  guirison*,  s'est  ecrie  Joel,  Tun  des 
dmize  prophetes.  De  meme  quo  Dieu  a  pose  la  loi  (vojtoe)  pour  le  juge,  en 
disant  :  Tu  poursuivras  justemeni  ce  qui  fst  juste*,  c'est-ä-dirc  «  11011  pas  en  15 
faisant  semblant  (r/r^x)  d'une  maniere  hypocrite  dejnger  selon  la  Loi  (v6y.s;i. 
mais  (en  agissant)  avec  un  esprit  tres  juste  et  une  intention  tres  droile, 
et  en  mettant  en  jeu  toute  (ta)  peine  pour  montrer  '  juste  ce  qui  est  juste  »  ;  de 

1.  Cf.  Kpli..  iv.  9.  —2.  Jofll,  [,  14;  ii,  16.      3.  Deut.,  x vi,  20.  —  4.  Ici  commence  une  lacune  dans  L. 


10 


[353]  HOMEL1E  LXXXVII.  85 

*.oioK_/  Joou  I^J^.,.*,  J-LX./      •.  k-"/   Ji^ja.io  jl^Loi    )o^o.\»  ocx  ■*■•*/  .J^-.Jju.^jd  *  V  toi.  102 

•     *  *    •  ■'  •  1"'  b. 

jl^^flD  JJ;o  ';o<^o  ^i «  n  ..jK^o  jfrs^osj^o  ^.io  yi  öS.  .Jootl  u)    )iot  .J-ioo« 

^■»»  >Afl  Jboo^   ^.oia^A^iUM   Kj/   ns,1»    jJ  •.otlaS.   ^.io/  •.  >»-^-J    J-»^ö;   l?0*-^? 
JLx.ot^   p;    vJlj/   ...TV>  j^abt?  -.^K^'/  oiS^j   )», »yr>   J'i'ojl   ^o  Q-<^°   :«  l ■»» 

..J_L^_flO»    J  "\ »  1 3    jjo    JV»*!«    j-lÖj.^.    j).-*J    j,—o/i    I^'J.iw    ^tjLjCLO    0.0,^X^0    J-.UOO 

'JKjl^V^o   JKaJÖo    ,^\o«.jm    "■*  -*-K- «    J.S»q^wSo  ^o  irni    j_l_»;    a\   ^_.i    J.ÜO 

•:-jj.a^/<   001   )jLDia2L\   »s/    -*y^-.;   oö«  >a>»  Kj/    jJLjlo  -.J^oil   Ji— ,t-3 

Ji.cuL~*£L^o  la^o  ^jjl  )m°inn  la^;  :^\  yxx'i  |l(_^_oo  »A-*»-*?  ^-^01  JbJLS.o 


meme  il  a  commande  de  sanctifier  aussi  le  jeüne  comme  s'il  disait  :  «  Le  jetine 
est  saint,  puisque  eu  verite  il  purifie  et  sanctifie;  mais  approche-toi  (de  lui) 
saintement  comme  pour  sanctifier  ee  qui  est  saint,  *  alin  que  ce  soit  veritable-  *  Vljjl- I9- 
ment  un  jeüne.  »  II  en  sera  ainsi,  11011  pas  seulenient  en  nous  tenant  loin  de  la 

5  nourriture  et  en  restant  sans  prendre  d'aliments,  mais  en  (nous  abstenant) 

encore  de  toute  impurete  et  de  (toute)  coneupiscence  ;  car  ii  taut  que  nous 

jeünions  du  mal  et  que  nous  en  arrivions  ä  ne  gouler  nullement  la  mechancete. 

(II  suit)  de  lä  que,  si  pendant  les  jours  du  jeüne  quelqu'un  t'entraine  au 

spoctacle  des  chevaux  ou  ä  un  autre  (spectacle)  qui  lui  ressemble,  dis  ä 

10  (celui-lä)  :  «  Ne  sais-tu  pas  qu'il  nous  est  commande  de  sanelifier  le  jeüne  et 
qne  nous  sommes  dans  ses  saints  murs  ?  Peut-on  entrer  dans  le  temple  sacre 
et  dans  le  Saint  des  Saints,  et  en  meme  temps  voir  les  spectacles  bonteux  et 
deshoniu'tes  de  Satan?  Queljugement  n'encourra-t-ilpas  et  dequel  blaspheme 
ne  se  rendra-t-il  pas  coupable  celui  qui  melera  ä  ce  qui  est  sacre  et  saint 

15  ce  qui  est  profane  et  n'est  pas  sacre  ?  »  Et  en  disant  cela,  tu  inspireras  de  la 
crainte  ä  celui-lä  aussi  et  avec  ton  propre  salut  tu  gagneras  encore  celui  de 
ton  frere. 

S'il  surgit  secretement  en  toi,  lorsque  tu  regardes  la  longueur  du  jour  et 
que  tu  notes  pour  toi  les  nombreuses  heures  qui  te  reslent,  la  pensee  daller 


86  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [354] 


v"  a. 


lo 


\aol   ..)!)!   Jjl*h   v-^p^o    la^    ^    ^   M    J^l    JJ/    :^    >2^Coü    JJL7 

•  oot   J_»Vo_o  o.\  ')  m Q.Z.  n.  ^_,,  J;J^>  .  jj  /  ,  ,  n ,q  J-iooC^  ^.oto-oi^/;  -.oilo^  \äol 

,_a  :)j  oci  i->  ^-.v-V»!   v^Jo«  l^'^  f-^  )**■  -Jo^»   ^>°?   )J.ai,.^itoo    JJ/ 
J^£Co    j,—^/   jVja.;   ;>«v*s  )1qj,  i\vi  -.^JisöiKioo  ju/;   oi»-../  ^o  ^.jÄj.fcoo 

loJS.   »s/o   .-jJL^Jlo   lo-^o   ^*iu/    ol/   jlcL-^o    loS.    »3/    ^_Aot   ^o;   •''^-^ 
.•Jk««j,Jäaieo  )K*q'i'..  jJLniü  ..\v>o  JIq.a£.~  la\o  .-yoot^oipo  ^o*  'JA^as^o 

•:-)Vj.*;    j>.°i\ö-.  ^-.ou^-.''    ^-»^-/   ^o^a.3  lo.\o 

•  ,  N*)  1   Jjsoa..i   otK^iajL^o  JLa^.  JJ;    U^/o  .^  vö'jj   UooC\  >^ooi  ji,_jo_m 
•.J^io;  ia^   ^ü.°>i,^   N-j-^ioi  vSkj.Kj   .^*J;/   ^JV-1   )p°'°J    i°^  •^°«»J   M**^ 
^.oj   V»^.  p   •  •jljj   w-y^oj^oj   \Q-»öt  ^°^   Jt—  ^■■•/   po>J?   ~°i    ^°^  &l    U^oto 


vers  les  des  et  vers  la  distraction  et  le  divertissement  pernicieux  qu'ils  (procu- 
Vfol.192  rent),  *  pour  ne  pas  tomber  dans  l'ennui  jusqu'au  soir  sous  pretexte  qu'il  tarde 
ä  arriver,  mais  pour  t'oublier  toi-meme  lorsque  tu  arriveras  au  coucher  du 
soleil,  dis  encore  ä  (cette  pensee)  :  «  II  m'est  cotnmande  de  sanetifier  le 
jeüne;  et  le  fruit  des  des  n'est  pas  la  sanetification,  mais  l'eloignement  de  5 
Dieu.  »  En  eilet,  en  meine  temps  qu'ou  agite  et  retourue  avec  la  main  ces  os 
ornes  de  points,  il  y  circule  et  tourne  une  certaine  Operation  des  demons  qui 
engendre  l'amertume,  la  fureur,  la  colere,  le  cri,  le  blaspheme  et  tout  ce  que 
Paul  a  enumere,  ce  qui  alllige  et  cöntriste  l'Esprit-Saint  '.  Car  je  passe  sous 
silence  que  de  ces  (des)  quelques-uns  en  sont  veuus  encore  aux  blessures  et  aux  >" 
meurtres  et  meme  ä  la  perte  de  leurs  biens  ainsi  qu'aux  malefices  et  aux 
incantations  pai'ennes  et  pernicieuses  et  ä  tout  ce  qui  est  la  doctrine  des 
demons. 

II  laut  donc  que  nous  sanctiliious  le  jeüne;  afiu  ile  ne  pas  tomber  dans  le 
degoüt  en  raison  de  la  longueur  du  jour,  courous  ä  l'eglise,  imlinons  nos    15 
oreilles  vers  la  psalmodie,  prenons  plaisir  ä  nous  laisser  aller  aux  larmes,  et 
de  la  sortc  nous  en  viendrons  aussi  ä  cliantcr  en  meine  temps  que  ceux  qui 
chantent,  disant  avec  David  :  Seigneur,  in  ouvriras  mes  levres  ei  ma  bauche  fera 

1.  Cf.  Gel.,  v.  20. 


v°b. 


10 


[355]  HOMELIE  LXXXVII.  87 

. »  -w',lr>  joou    J ts- — J j J V  ^aJÖi    )K.»,vi.>k.ao       Jt~~s/   jJ'vi   ,^Vpoi    yOJÖi  ^ai.o    \   -     • 

JLi;   .-)1qlS  ntvso   jlosöi    ^so>    Jl^/   laaaots©   ')Ki.->>no   )As,..*v>v>  jk^söl 

.•JloSwil    JJ;    Jlopo    ^_so    v-^-«o  •"Ij'p^o   J^a-.^lo;o    .-JK-^^.     Jlo-ü^o^a 

^.JLi/  (KT^ju  .-yo©^.»  Jjljl^  ^.oioK^/  JA>-ai  jK^aS.  -.V^ö/  J-*-=J  )-*^0'/ 
■  )J.o  i  >\\->  c*\  K-./  otoo  -.1  Kl*, >. so  "^säso  oj  -i .',  r i\  -.yooi^.;  |^oo3i  JLsö 
.yocx  K.«.\äs  ^.so  J  q  ..o»-5o  •,yOo£S..o  j^oas*   J.-»V^°  ^-W    y--^~*l   J^sJojOls  .oolo 

^^Ji-s  jL^i^S.^   JJo   J.*_.,_0o    i-.D»    |a!~  /   J^ooiX;   J-Li.»/   •.Kaj'1  ^>;   ^-^oi 


connaitre  ta  louange'.  Prions  avec  ceux  qui  prient,   '  assistons  aux  oflices  des  *  v  t'oi.  192 

v°  b. 

mysteres,  et  nous  estimerons  court  le  jour,  une  fois  que  nous  l'aurons  mis 
ä  part  et  consacre  a  Dien. 

Ce  sont  lä  des  (pratiques)  bonnes,  utiles  et  vraies;   elles  engendrent  la 

5  douceur,  une  conscience  moderee  et  humble,  l'aversion  de  la  hauteur  et  de 
l'orgueil,  une  maniere  vraie,  pure  et  qui  ne  dissimule  pas  la  perfidie  que  Ton 
(trouve)  dans  une  douceur  feinte  et  dans  des  paroles  douces  et  trompeuses, 
attendu  que  la  charite  qui  n'existe  pas  revele  par  la  persuasion  une  charite 
abominable,  maudite,  hai'e  de  üieu,   bien  plus  agressive  que  toute  inimitie 

10  manifeste  et  declaree  et  que  (toute)  rivalite  irreconciliable,  plus  cruelle  et 
(plus)  violente  que  toutes  les  bßtes  sauvages.  C'est  a  cause  de  choses 
semblables  que  le  prophete  Jeremietlit :  Leur  langue  est  un  trait  uuiperce  et  les 
paroles  de  leur  bouche  sont  pleihes  de  perfidie;  il  parle  de  paix  ä  son  prochain  et  ei> 
lui-meme  il  y  a  de  V inimitie  - ;  et  encore  :  Seigneur,  tu  es  pres  de  leur  bouche  et 

15  loin  de  leurs  reins  3.  C'est  pourquoi  Tun  de  ceux  qui  sont  sages  dans  les  choses 
divines  (Oeocooo;)  a  dit  egalement :  Chez  eux  toute  charite  disparaltra*. 

■Tai  cite  ces  paroles,  afin  de  montrer  que  le  jeüne  est  pur,  saint,  n'admet- 

1.  Ps.  l.  17.  —  2.  Jei-.,  ix,  8.  —  3.  Jer.,  xn,  2.  —  4.  Cf.  Eccl.,  ix,  fi. 


10 


88  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [356] 

♦Vfol.  193  oot    .JKü^    ,_*o£xo.3*    voJI^lo    ^o<oK_/>    oöi   *  ^öioo    j-sa.».s;o  :JKju^s 

\y^>  )<&**,l  ^S>1   :«^>  K-/j  ^-Xoi  ^.oC^.^  ^üoo/   ^s/;    Jooi  pö/   MBO^OS 

♦  »!'/  ^o^o  JJ   ..uwa  K-/   joou   JJ   ^_*;  J^a-,  :  ^7?   U*-/   .«^—J 

oot   y/    ;n ....X .s  -.>t  CS.0    1o\    Jqjl^Kj    Jla.^.»jo  )lai»aio  *s/;    ^.j    oj'jj 

o£x  ^vpo»   ^-^ot  ^_io  ysf^o  o/  .-y  m  ..j   joi^JJ   jloi»>vt->o  )  lo  .. .  t  •>  a^; 

jlo    JLu;    w6i    ouK-./    ^oaJo^JL— o»    j-«-^  jjoto    .>a~^K'fflV>;    ^otoK-./    Joou 

Jfcoo».io  .U^iiio    |oc*J    .J-~-»  -Jk-^-^J   )K^io    \i0^s   i-^.     Jviö/  .^jIKj 

..voj/  o—-ioo  UjLiVio^  ).">>\\".  oooi  ..^^j^jo../  „iHN  jo«Ss  ^3  *Jlv-/ 
•  •  • 

♦  loO|    ji-S.KflQ^Oj     «Ö|    jlaiCL«»     ,»»^    yQj/     OOOI    Q-3JL^v     j^Ka    £Ciw«;0 

Jtctvi  M'n  ->  K^JLsl.wi   (oöi  )l"^o  )i-o^j;  ^o  auop>  ,scoo^>aa  >a/  'K.*a  Jjldcx 


'Vfol.i93  tant  le  melange  d'aucune  mechancete  et  couronne  par  la  charite  *  qui  est  la 
töte  (xs<piX7.iov)  de  tous  les  biens,  (ä  tel  point)  que,  quand  le  jeüne  manque  de 
la  (charite),  il  parait  etre  quelque  chose  de  vide  et  de  vain.  De  lä  (il  suit)  que 
Paul  disait  aussi  :  Quoiqueje  dornte  en  nourriture  tout  ce  quefai,  quoiqueje  livre 
mon  rorps  pour  le  faire  brüler,  sans  avoir  d'autre  part  la  charite  en  inoi-meme,  s 
je  neu  tirerai  aucunproßt '. 

11  faut  que  nous  nous  appliquions  aussi  ä  l'humilite  et  ii  la  douceur  envers 
lout  le  monde,  pourvu  pourtant  que  nous  ne  privions  pas  Dieu  au  nom  de 
la  douceur  et  de  la  mansuetude  ou  que  nous  ne  portions  atteinte  ä  rien  de  ce 
qui  lui  est  agreable;  avec  cette  (douceur),  en  eilet,  il  y  a  danger  (xivJuvo?)  que  i» 
nous  nous  tenions  bien  tranquilles  sans  remuer  ;  et  une  parole  de  prophete  dit 
quelque  part :  Que  l'homme  doux  soit  belliqueux2;  et  dans  un  aulre  cndroit  Dieu 
commande  aux  enfants  d'Israel  :  Soyez  ennemis  <les  Madianites  et  frappex-les 
parce  tju'ils  sont  eux-mimes  ms  ennemis  avec  perfidie3.  C'cst  en  vue  de  la 
fornication  et  de  lidolätrie,  en  effet,  qu'ils  les  avaient  ravis  par  un  amour  i& 
qui  n'en  avait  que  l'apparence. 

Paul  aussi  donnait  avec  soin  le  nierne  avertissement  par  maniere  de  pr6- 
caution  et  de  prudence,  (en  disant)  :  Fuijez  la  fornication  '.  G'est  ce  que 
doivent  observer  non  pas  seulement  ceux  qui  sont  dans  (la  plenitude)  de  l'age, 

1.  [Cor.,  xiii.  3.  —2.  .Tori    LXX),  in.  II.  —3.  Nombres,  xxv.  17-18.  —  i.  I  Cor.,  vi.  18. 


[357]  HOMELIE  LXXXVII.  89 

,j    Ux&v    -l~***  V    k>U^    io^>)->o  y^OLi    U£.^a~,    *  -oi   'jlÄL-^'VtoLW 

)'~ \  j^op.  ä/  Jj^s  J,^^  :vo^^Kj  JKä>j  Jlo  ^ooioj  jJ?  )ba-^ 

)Ui  .^t)>oN    Kaju^o    v*^   JK^jl-o    .-oi-^JO-tocu    )K^i  i  ..ftooo    Jk-V—  / 

J_*_£Oo_icu    oöi    J-aA*.2>o    ^_io    »3/    Jjusj     jbcus   .^  n'.v>    K-J^V*     ^°°J^ 
jKiwio   )-pö/;    jJLa-/   ..-oioJM    ok~;    'U/    J^ooj»  P°K  Jk^ol^  .^a~v*> 

Jjli^*>  -.No?  c*^  -oioK-./  joow   ')v-J  K*-JL»  -öl  .)K^3QJoo.^*3  )laa-»jo 
10  jj-a-^    <*^    oo«L.;o   .-JL&3J    J^ooj;    jjLio-ooo    J»a£Jo     Jk-^>  "^j    J-^ 

.  - -KaSt/   Jju/  «jlS;  JjKJäo  )-».^)  )L^iaio  ^io   Jlaio^a  öw»  \_*j    ^.dX*) 

l.  v  Ua-*»£v.  —  2.  V  in  margine :  1«w  ^»  ■  1«°]'  V-v»  I  »<>>*>  ^Ij'=^'  U"**  U»^='  ^v»>>  *>y 
uo,iuj)1  |u>  fc~.U  --wo  .e^a*  IC^m  |.yi-.Ä>?  UM  l*°T:k  l^e&o  ;_»|U  lom  >o>l  1^-  \Ul  &>>- 
.>3tCM  |§ax)  U,,  ll=^  o»^-  U>w^?o  laai  U^oon  U*a£j  ov^C^fo  lt>-=  ^  U-v»j  »'«  |ß>»\i  Ltt:».'=  ^°J>- 
C^toßi     I;öj»    ovN    >&^*    -.U^>»    ^-»  ^3    Um  ~^»    •U"*'    IiaN^    uw    ^J    1j*u.«i    U^W- 

mais  aussi  ceux  qui  sont  encore  dans  l'adolescence  et  dans  la  jeunessc  —  un  ma- 
nage honorable,  en  effet,  peut  mettre  un  terrae  äun  commerce  *  impur  et  en-  *  v  foi.m 
chainer  des  mouvements  non  refrenes  —  de  peur  que,  empörtes  par  des  amours 
iniques  (avopo;)  et  impures,  vous  ne  fassiez  durer  la  mauvaise  habitude  meme 

5  jusqu'ä  une  vieillesse  avancee  et  bien  digne  de  pitie;  car  c'est  une  chose 
dure  et  c'est  d'une  victoire  difficile  que  de  chasser  et  de  detruire  l'habitude 
affermie  par  le  temps.  Sans  parier  de  ceux  qui,  honorant  vraiment  le  jeüne, 
s'eloignent  pour  un  temps  meme  du  lit  legal,  que  la  vierge  dise  que  le 
jeüne  est  son  frere1,  ainsi  que  s'exprime  laparole  des  Proverbes ;  car  l'une 

10  est  la  condi^ciple  et  la  compagne  de  l'autre,  ä  savoir  :  la  purete  et  la  pauvrete 
philosophique;  et  que  la  femme  mariee  ait  le  jeüne  en  qualite  de  bon 
surveillant  de  la  maison  et  de  gardien  fidele  de  Tunion  chaste  et  d'inspirateur 
de  la  coniiance  pour  (son)  mari. 

De   meme    detournez-vous  toutes  de  la  mauvaise  conversation  et  de  la 

1.  Ct'.  Prov.,  vu,  4.  —  Note  marginale  de  V  :  II  laut  savoir  que  dans  la  langue  grecque  le  mot 
«  jeüne  .  se.  dit  au  feminin.  C'est  pourquoi,  au  lieu  de  «  frere  »,  il  fallait  que  la  vierge  dise  le  jeüne 
«  (sa)  soeur  »,  comme  le  mot  se  trouve  en  grec,  et  que  la  femme  mariee  possede  le  jeune  comme  une 
jeune  fille  qui  est  surveillante  de  la  maison  et  gardienne  de  l'union  chaste  et  inspiratrice  dune  süre 
conflance  pour  (son)  mari,  comme  cela  aussi  se  trouve  en  grec.  C'est  pourquoi  quiconque  veut  peut 
lire  au  feminin. 


Vfol.  l'.i: 
V  a 


90  SEVERE  D'ANTIÖCHE.  [358] 

J  oci .  *  •>•>    j—.-i.ä^jL    ^__o   .)K_.paj    ^s.3'^!-o    >  ,->  ö'-Jt;   «-.ex    ^-ioo    >.^*^,^3/ 

)JlV— *>J-=o  .\_vKj/  ^Ok-i  )^---d/  yot^ia-x  JVc-iopoo  .*JW  y. » \toö  J_Q_OjO 
jjL-.;  J-cq.jVo,°>N  >s/  ^-.fco/  v^-3  l^-1^0  •'^*^J/  ^eLceuaJkl»  JK_ul~oV  5 
.  \  n  /t  co  )jl*jlN  o£o  »-io  ^2^ot  ,_«._»  )t;-^_-ioo  JVj—  fcüLa  ^_uK_|o  .a^i 
^--uöt  JK-^cuLiA  So-JSa  .-.ojoNw/  JKjlJLs  ^o»_vco<  JL_o/  j-»_^  Jjl-\-£v_- 
^.-.j/  ,  <■»  ^  «)  JJo  ..^_.Voa-co  .  . -\ . \Vl  'jJ^aa-tt-Ooo  J£vJ_\a_^so  Jk-uLas 
.w_^._v2_v_i  )tv^s.-a-iL-ö.->  w>^op  1»»^  i-oio._5,o  }U_\^o.io  loitv^*.*  \  i « m\; 
JjV—/   Jöl-^-v,  w_^\oio    jjo-^v  J   Jjp/   -JiK.----»;    j-JL^-a    jl__Kiaioo  V---^  J-""-0!   10 

.. » "i »y  i  ^  yeüs  ),—--/  ,_*.\oi  ^»._5o  :^.K.j/  *At_ö.io  Jjyooi-V.  ^^.ooi  )jl_oi  p 
J_3i.äjL_v  J_=v-£  )t--^^  ^^  1<-^  *_»/o    .«  *>icq-<>;  vQJÖt-v  *-^-i/   ^-S-*>   J-*--«V 

I.  V  in  marsine:  \L&*Un  Ic^o&vii-fov 


calomnie  des  liommes  et  interdisez-vous  de  vous  enquerir  sur  les  alFaires 
d'autrui  et  de  les  entourer  d'obscurite.  Vous  avez  ete  delivrees  du  tumulte 
des  places  publiques  et  vous  en  etes  exemptes ;  vous  pouvez  demeurer  ä 
v  foi. m  la  maison  et  (y)  vivre  comme  *  daus  uu  sauetuaire  philosophique,  eu  vous 
v°a'  appliquant  en  particulier  aux  travaux  domestiques  et  aux  quenouilles,  en  y  ■"> 
inelant  les  psaumes,  en  vous  delectant  dans  les  cantiques  spirituels  et  en  faisant 
aussi  une  place  aux  ceuvres  de  la  vie  interieure.  Vous  etes  libres  et  par  lä 
exemptes  de  toute  conversation  vaine ;  car  l'oisivete  est  la  mere  de  tous  les 
maux.  Seulement  fermez  vos  portes  ä  ces  femmelettcs  qui  caquettent, 
bavardent  et  s'enquetent  de  (tout)  et  ne  les  laissez  pas  jeter  dans  vos  lo 
propres  oreilles  la  boue  d'une  conversation  sötte  et  d'uue  langue  stupide; 
car  la  diflamation  et  la  mauvaise  conversation  qui  (sc  rencontrent)  dans  la 
calomnie  ferment  le  royaume  des  cieux,  tout  comme  l'adultere  et  les  autres 
gros  pechös. 

En  sanetifiant  donc  lejeüne  de  cette  maniere,  meme  par  ces (pratiques)  vous  15 
introduisez  de  concert  avec  vos  maris  la  misericorde  k  l'egard  des  pauvres  el 
vous  poussez  ceux  qui  sont  vos  compagnons  dans  cette  vie  vers  toutes  les 
bonucs  actions.  Et  s'il  y  a  des  gens  qui  onl  une  dette  envers  vous  et  qui  n'ont 
pas  le  iHoycn  de  paver,  pressez-les  d'une  maniere  tres  charitablei^'.XavÖscö-w;), 


10 


Vfol.193 

vb. 


[359]  '  HOMELIE  LXXXVII.  '»1 

>nqj/    o-Xi.l    K-.J-JU/    kJio-,,»    ^.K-    •  .JjLäooS    JLa^    s^»- :vk>     :JK»sq— 

^s;    ■•)  «im    v-^^  U*>  -voKj/   ^.  •>»:.. >o    ]+*,  y-l    jK^a'^    ,js    K-Jv-k— 

^-a.\oC^;  'JKdjo^o  -.JoCSx  ^o;  oöt   Jjla^o  ^^  ,_*>;  <_-^oi  Jk-ä^»  Ut-k-^ 

ogu;  ^iw    i^.,v     jfcojcü  .^01^    )^-^  j^a\aA»o  y^K^j    ,_*^ot   J-joN-jl^oo 
yojj    vfla.jLiJ    jjKJia^    -Jlnn  .ij„a  >oaio     JJ;    ^3Ö|ÄOo;    oö»o    .'00(L»j    061; 

o»A    .—.^.ot?     Jjl»»o    j-coaioj   ^o*|^o   oöt    .-J— ^jl^o   )  i>o Vot-So  JJ   ^io  <3>\   ^.; 
♦^so/   .^a^o>  ^olS.^o  *^_3>^a..so  'Jjioi  .Jju.t-o  J— ojo  Jo/  ya.^  *Jkw-Q_2L*l 


surtout  lorsque  vous  comptez  les  interets  en  merae  temps.  Pourquoi  serait-il 
odieux,  eneflet,  que,  tandis  que  votre  ventre  jeüne,  la  course  aux  interets  jeünät 
egalement  ainsi  que  les  petits  billets  d'iutenMs?  G'est  cela  encore  qui  donne 
au  jeüne  un  lustre  particulier  et  e'est  cela  qui  s'accompagne  *  necessairement  »  vfol.193 

b  du  don  abondant  des  biens  qui  descendeut  d'en  haut,  de  la  richesse  qui  (vient) 
de  Dieu  et  de  la  benediction  qui  en  verite  accroit  ce  qui  est  et  ajoute  ce  qui 
n'est  pas,  s'etend  jusqu'aux  enfants  et  a  la  promesse  des  (biens)  futurs  et  sans 
fin  ;  car  la  benediction  estsur  la  tete  de  celui  qui  donne  ' ;  et  :  Celuiqui  va  et  vient 
dans  la  justice  d'une  facon  irreprochable  laissera  ses  enfants   heureux'2,  dit  le 

10  Livre  sacre. 

C'est  quand  vous  faites  cela  que  le  jeüne  est  sanctifie  d'une  maniere 
parfaite  et  que  la  guerison  de  Dieu  est  publice  ',  alors  que  pour  ainsi  dire  les 
actes  eux-memes  emettent  une  voix,  et  que  le  Christ,  le  legislateur  et  le  chef 
en  ces  (matieres),  sera  glorifie  meine  par  les  incroyants.  G'est  ä  lui  que  sied 

15  la  louange  avec  le  Pere  et  le  Saint- Esprit  maintenant  et  toujours  et  dans  les 
siecles  des  siecles.  Ainsi  soit-il ! 

1.  Cf.  Prov.,  XI,  26.  —2.  Prov.,  xx,  7.  —  3.  Cf.Joel,  I,  14;  11,  15. 


Uix>Lo  ^Uv>U  l'poiio 


|N_.;aiojJc   N^i.;    |N\>^o;    1^3.  ^-/;    liLa*    Laia^jjj  "\i 


"Vfol.  19 

r°  a 


10 


loiOr-s    oilo^j    jt^i^io^   j;oi    ^£^0    J-Xjo    )t— 7?o  -Jjkiioo    )Kaa-^.o; 

5  Joog  y/;  JLio  oöjj  Lia-/K^o  ^3  o/  .-L^oa.^  j^JL.;  yO-tviv  jjjJ&ao  t-3  <^° 
,_io  Jjotajj  J-JLs  JJ/  -.voKj/  VQ3U.K-./  J*-^/  t-^^OL^  .-yOStS.  ^1'/  ^?J? 
Jjla-S*  ou-\o-tl\  JJ/  .JV^?  JLo$J9lSo  jJ  ,Ux>l  ^-»»  JLfcJL=>  la\  >voJ^oot  o^a 
.  •  K_.La_.  ^    ■-  -*^>   j'i-£Oo   .J/w«  'mo   )  1  La  v>    oC^-^i    j-oop?    )^^.\   -.0i.jLjJ.j31 

vJjLaljLio  vooC-^.    ^ot^-3   'tv_).^L,jLioo  K^ilx*3Jto 

1.  V  in  margine  :  ».-»■ 

HOME  LI  E  LXXXVIII 

StJR    LA    PREPARATION     HABITUELLE    A    l'eNTREE    DANS    LE    BAPTISTERE. 

Eii  cc  momcnt,  mc  semble-t-il,  la  sourco  du  Jourdain  se  preparo  pour  le 
jour  adorable  de  la  resurrection  et  ä  cause  de  cela  olle  forme  et  barre  l'en- 
tree  dans  le  (baptistere),  ä  l'exemple  d'uue  mere.  Vraiment,  en  elfet,  eile  est  5 
bien  une  mere  spirituelle,  qui  vous  enverra,  (vaus)  qui  etos  ses  veritables 
cnfants,  ä  la  vigne  du  jeüne,  en  imitant  le  maitre  de  la  vigne  et  en  disant  : 
«  Allez  et  travaillez  »,  et  11011  pas  en  convenant  avec  vuus  dun  denier  (8-nyi- 
»Vfol.  194  piov)  *  par  jour  011  en   fixant  :  Je  miis  donnerai  ce  i/iti  conviendra*.  Cur  vous 

iiYtos  pas  des  mercenaires,  mais  dejä  vous   etes   devenus  des  enfants  de   10 
lumiere;  et,  quand  il  s'agit  de  (ses)  enfants,  une  mere  ne  convienl  pas  d'un 
salaire,  mais  pour  los  petits  do  son  sein  eile  amasso,  met  de  cöte"  et  garde 
tres  soigneusement  toute  la  richesse  de  ses  bicns  et  eile  leur  fait  cadeau  de 
tont  avec  abondaiice  et  largesse. 

1.  Cf.  Matth.,  n\.  •-',  '1. 


V  l'ul.  194 
r  b. 


[3(31]  H0MEL1E  LXXXVIII.  93 

l&s-o^»;  ov-.^-/  t-"-^  J?°l  -Q^J  Jjl,..\q,°>  lai\  yQJL^.*,  o£io^o  •Jla-^-.a— 
p  .'vOj/  t-^/j  o®1-3  V^t^H0  i0-"^-3  yOlt-Vii;  w.ot  -.^-;  J^*^/;  .) « i^> 
.'l'y^Ji   It-ama  yaN'WM    |..ajuL=>o    Ji_«.^_cüo   . ■  >  .«.^N '°>»    L^ojxjCd/   ^alwJso 

\o.'.xi  >o«.^o  jJo  -.yood^.»;  —öit  L^..o  laä\  yo»  i\i  ^-.o^o  ^/;  '» -»-N^« 
)N.20«2;    y--h    .öjJQ.\y.P>i;     .  »..T* V>     . •  jLscu^V    o/      JLauK. .^,    o/    6jJL^.^\ 

^..O^o    [im. "il&oö   JJ    .JLiooi   JJ;    .^-»-—    &l    ^»f-s    t-»--^  ^-»cöt   ^.-K-'/  •P*/ 

1-1.   Ce  passage  qui  est  elfaee  en  grande  pai'tie  dans  V  est  einprunte'  ä  la  traduction  de  Paul  de 
Callinice  conservße  dans  Ie  ms.  du  Vatican  n"  142,  l'ol.  66  v°,  col.  c. 


Souvenez-vous  donc  que  c'est  par  votre  mere  que  vous  avez  ete  envoyes 
pour  travailler  Jans  la  vigne,  et  allez  au  travail  avec  une  entiere  allegresse 
et  avec  toute  votre  force.  Gar  c'est  lä  le  propre  des  enfants;  et  c'est  le  (propre) 
des  mercenaires  de  ne  se  montrer  que  negligents,  de  se  moquer  de  celui  qui 

5  les  a  loues  en  faisant  semblant  (<7£vi|Aa)  de  travailler,  de  peiner  par  force  et 
par  necessite  (äva'-p.-/))  dans  l'espoir  du  salaire  et  de  desirer  que  la  journee  soit 
passee.  Mais  des  enfants  bienveillants  (eüvoo?),  qui  conservent  encore  la  noblesse 
(süyEvsix)  de  leur  mere  dans  sa  purete  et  saus  alteration,  savent  donc  clairement 
que,  quoiqu'ils  fassent  tout  pour  faire  plaisir  ä  leur  mere,  ils  ne  peuvent  rien 

i"  lui  rendre  qui  egale  sa  gestation  ou  (son)  enfantement  ou  (ses)  peines;  et  le 
plaisir  qu'on  fait  ä  une  mere  est  comme  une  dette,  plutöt  de  beaucoup  la  plus 
juste  de  toutes  les  dettes,  et  non  pas  une  gräce.  Et  vous-memes,  demandez- 
vous  qui  (vous  etes  devenus)  au  lieu  de  qui  (vous  etiez).  (Le  jour)  oü  la  mere 
spirituelle  vous  a  recus,  le  meine  jour  eile  a  congu,  eile  a  enfante  et  eile  a 

13   mis  au  monde. 

Mais,  s'il  (vous)  plait,  "  apprenons  par  l'Apötre  la  vertu  de  ces  enfante-  'vibl.194 
ments  divins  el  le  changement  soudain  qui  (s'opere)  chez  ceux  qui  en  meme 
temps  ont  ete  concus,  se  sont  developpes  dans  le  sein  (maternel)  et  ont  ete 

f 


r  U. 


(i4  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [362] 

,_s  .-jK  °y,\  .„,*,  ^o  IIqjJcü^o  JK^^^JJ  )lo,..=i_i>  ^-.oöi  ^^-J^Jsi  -.^-.oöt 
^.;  ^ts^al  .\\fJ^  ^..  i'm»  ■•))  .'im  .,_>oöi  ^.V3'?^0  |v<m'^..so  jlcm  «,^>  -> 
jt_2u^  ^.io  ai\  :^*S>^>  K.LwU.;l/  ^ooV3  1°^?  oiIqjlj/  fcOiOwio  odo  v> .  m  -■; 
jfrs^lro  »^a  v0'»:"*  '.o^-*!  j.*\.«y  y^\  jJ/  :«  it  a  \  ^-i—  jlo_a_.i)-s>  vOJÖt 
K^j'^Ao»  ^i^  ,*>äa/;  oöt  ■) »  .»  fi  J— oi;  jl*m  ^io»  JJU'o^o  ijUij  ^io}  I^Xo-bo;  5 
joop   jl^ll*  -.^_ld;'»;/    oöi;    otlo  i .  ^.a    ^aj    )  n ./    .^oo'^S  )„.ivi  >&oju.  ^o 

i-*^  »-3  -jJ^ö;  ^-.oiüo  jiaoj»  ^_äoi  ^6  ^.  K-./  '.l-yO);  üujj  ^o;   JLi'a~ 
)K„.'m;  .1'^.-.  3/    jJ  l   ■ . ;q^k. ->   K'.«. ..  m/    jJ  .L^~.   tS^^,_ioo    (.io/    K',. m/ 

o/;    -61  •.w;    li^r*?   \' ' '   )J,a* *;a!   W^!  .-ow.K-./   JK_^.j   ^-^  V*   10 
JKjCSLo   y.*\  .-^^^fcoo«   yQjoi^  v>  »mio  ^«ojüo  >ooj^j   )lo  i.|;  )  1  nö  «\ 

V  fol.  194  J-»»**"*   o*"3?    yQJoC^  •J;oij    öilo  1 .0  ..Eoo    IclX    &\    j;ot       "^£o>o  .)K.-..i...3 
v  a. 

)K,flmvi    öi^a^;     .^-1—   >  » ..->*^o    L,ou^   jpä^>   )^A't  ^o  oJS^oKjl/ 

L»Ot_io/     ll^T»;     I^JÖOAJO     .-OOOI    ^jJjÄOOO    LlxSLs    OOOI    y^X^CL^C     L^^ä    ^io; 


mis  au  monde.  Que  dit-il  Jone?  Nous  aussi,  en  effet,  autrefois  nous  etions 
insenses,  desobeissants,  egares,  asservis  ä  tonte  espece  de  convoitises  et  de  voluptes, 
vivant  dans  la  mechancete  et  dans  l'envie,  ha'issables  et  nous  haissant  les  uns  les 
untres.  Mais,  lorsque  In  honte  et  la  charite  ((pi^avOocu-ivta)  de  Dien  notre  Sauveur  sc 
sont  levees  sur  nous,  il  nous  a  saures,  non  a  cause  des  oeuvres  que  nous  aurions  •"> 
faites  dans  la  justice,  muis  selon  su  misericorde,  pur  le  liain  de  In  regene- 
ration  et  pur  le  renouvellement  du  Saint-Esprit  iju'il  n  repandu  sur  nous  avec 
abondance  par  Jesus-Christ  notre  Sauveur,  afin  que,  justi/ies  par  sa  grace,  nous 
devenions  en  esperance  heritiers  de  la  vie  etemelle'.  Comprends-tu  :  «  Le  bain 
do  la  regeneration  »  ?  Compirnds-tu  :  «  Le  renouvellement  de  l'Esprit  »  ?  Tu  i< 
en  as  lä  la  signification  par  les  paroles  memes.  Ln  (dfet,  apres  iju'elle  a  lave 
et  aettoye,  la  mere  a  mis  au  monde;  eile  n'a  pas  seulement  lave,  mais  eneore 
»die  a  mis  an  monde.  Gar  le  propre  du  bain  est  de  laver  la  salete  de  la 
mechancete,  et  (celui)  de  la  naissance  est  d'imprimer,  demarquer  et  de  mettre 
encore  les  caracteres  (eixwv)  de  la  gri\cc  comme  des  proprirtes  naturelles  en  is 
\ •  r..i. r.1'4  ceux  qui  sont  venus  au  monde.  (Test  *  pourquoi,  afiu  de  montrer  egalement 
cela,  nous  trouvons  que  ceux  qui  des  le  eomincneement  meme  avaient  ete 
rendus  parl'aits  par  les  Apötres  au  moyen  du  divin  bapteme,  au  momenl 
mrine  oü  ils  sortaient   de    L'eau,  parlaient  en    langues   et    proplietisarent*  et 

1.  TilP,  111,  3-7.  —  2.  fif.  Act,  xix.  6. 


V  fol.  194 
v*  b. 


[303]  HOMELIK  LXXXVlII.  95 

^otoK_/  ]löJ./j  )_Li;  ^2>l  t-«-^v  ^-t-»°i  -ooo(  ^JO<^o  ^*.\ouso  .-ooot  ^»K_«.iÖ 
yooi^oj^.  a.o^.^J.0  .)l)l  jL^AOQJL^o  JKJsll  .aA^Jo|i  Jlojop*  (jO.(  •  Joot 
«  <vt  q>K. Nrt  X     v»  n  rn\o    . -oocx    ,    -  i  - sj    Jk_.o»..s/     JVj-A    !S^2S—  j     la\»    )^a.a&\ 

.i-ioJ.iO.\     )i-.i-».     ^_ k—<     ^Öt    yOO«^     Jooi     K_./     J^>)  i\  .ji.k^o    jJo     .'OOOt    yOOuK^/ 

5  J-Jl»  .  wZ.nj  N-jo^Lbol  Jlöl/o  )ipö;l  ^3ot  *-•/;;  ^-*^ot  j.3|la  ^_äo  JJ/ 
■  >  t  i\l^oo  )  i  n  io  «>  la^.  ,j-fc->t-o   \-~oi  ^o»  ycuö»  Jjlsöao  V-*-^  U°L/  .^ooti-sJJ 

^so  ^.^o  -.)jl3;   jooi  j^lo  oSso  .J°ilX.->ilso  ^o^^aa  jJ   >a/»o  Jl^ax~  jJo  K^o 

^.» ,. ,a\   ),..«»ft\  ,-D  .0001  ^.9-2^.^6  JLjLnO  jlöl/  3/  0001  ^.^iaJM  yo-jcn  -xoo^ 

10    (.j^c-co  ^3;    ^^s  )JL3^    -jl  v »  "öo    t  '»W»  ^«oi\a3?   061    .  \oo£\    ^—/   01— oio 

001      Jca\oi)|     0/    ^otoJ^«/    vjpo^Kaa    a^    V-*~^  &l      k-^oio_o«   oik^Oo    y_./ 

♦  JofSiv   oo»   ,JJ/    •.^^a^ioi 

:)jlM.^o0o  Jlo « m  »°>lK^o  JJ   ^o  :J_a.i(So.  .qi\  M  ^o«^o  )1^  .yiia«;  )K^uj)i 
1.  V  in  margine     AnoXXu;. 

qu'ils  presentaient  les  marques  de  leur  naissance  maternelle  et  que  par 
tout  cela  ils  resplendissaient.  Alors,  en  effet,  c'etait  cncore  le  temps  des 
signes,  aün  que  la  predication  de  l'Evangile  (E'jayy£\iov)  s'etendit,  se  develop- 
pät  et  englobät  toutes  les  nations  qui,  penchees  vers  l'idolätrie  ancestrale, 

5  etaient  diiliciles  ä  sauver  et  qui  demeuraient  inebraulables,  pour  dire  ce  qui 
est  plus  vrai;  mais  c'est  de  telles  pierres  que  les  signes  et  les  prodiges  ont 
merveilleusement  suscite  des  enfants  ä  Abraham'.  Gar  les  signes  et  les  dons 
qui  (viennent)  de  l'Esprit-Saint  ont  lieu  en  vue  d'un  besoin  et  non  pas  en  vue 
d'une   (simple)  manifestation,  parce    que  memo  maintenant  il  y  a  la   meme 

10  gräce  qui  est  entiere,  sans  diminution  et  sans  aucun  changeinent;  et,  si 
l'oceasion  le  demandait,  ceux  qui  seraient  baptises  feraient  necessairement 
encore  des  signes  et  des  miracles,  une  f'ois  qu'ils  sont  revetus  du  Christ  et 
qu'ils  possedent  son  Esprit  qui  fait  et  parfait  tout;  Selon  la  parole  de  l'Eccle- 
siaste,  en  effet,  toutes  choses  ont  leur  temps-;  car  ce  n'est  ni  Paul,  ni  Apollos 

15   qui  baptise,  mais  c'est  Dieu  lui-meme1. 

Puisque,  du  fait   de   cette  naissance  spirituelle   que  vous  a  donnee   Ia*Vfol.  194 
source  mystique  du  Jourdain,  vous  etes  devenus  nouveaux  au  lieu  d'anciens, 
croyants  ä  partir  de  l'incredulite,  enfants  et  serviteurs  de  Dieu  ä  partir  de 

1    Cf.  Maüli..  in,  9.  —  2.  Eccl..  in.  1.  —  3.  Cl'.  I  Cor  ,  in,  G. 


vb. 


*Vfol.  195 
r°  a. 


96  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [364] 

ot-K-./    v-^x  ^/    'J-^    J^^°    &1    af!>  aoaxiN    ^-.j    )t-^L*   .'j-JLi    JL'i-A* 
♦ju/     -«n>vs  y^  ]Ls>l   'Joa;  "^oo«  ^iö  Jjl^os  .)f-^o/   r--oi-.iVl. 

o/   .-K_.J^K-.   wJ^l2>  o<  t qn  \  .•— Xl3    0O0JJ;    ooi;   '-pe)jaeLS.    V-^  Ul    «a-a.* 
)lolV-«!    )'"'\  ^»n«\    )Vmv)    p    '-rr^    ^-|^o»-o    .V^.Kjftio   ""^cl^    ~.c*\? 

•>|po/;   s^^a*.   Jk.„o£Ss   jfcCS*ia^  -.J-«Jl=>;   jKäu^    Ja:*).'.«  \^o\\ 


10 


l'esclavage  du  peche,  vrais  ä  partir  de  l'erreur,  adorateurs  du  createur  au 
Heu  d'adorateurs  des  creatures,  heritiers  du  Pere  Celeste  et  coheritiers  du 
Christ  ä  partir  d'etrangers,  par  quels  paiements  convenables  pourrez-vous 
donc  vous  acquitter  envers  uue  mere  qui  a  aiusi  de  beaux  entants  (eutexvos)  — 
et  il  est  bon  de  l'ajouter  —  qui  a  aussi  de  nombreux  enfants  (iroMtexvos)  ?  Car  => 
eile  a  egalement  les  deux(qualites)  ä  la  fois.  Un  paiement  couvenable,  on  n'en 
trouve  douc  pas. 

Or  eile  se  rejouit  beaucoup  de  ce  quo  vous  couriez  vers  la  vigne  du 
jeüne  non  pas  avec  tristesse  ou  par  necessite  (ävscyxYi),  mais  avec  un  visage 
(-pocrwTOv)  joveux  et  riant  et  avec  un  esprit  serein;  car  Dieu  aime  la  joie  W 
non  seulement  chez  celui  qui  donne1,  mais  encore  chez  le  serviteur  ou 
l'ouvrier.  Je  passe  sous  silence,  en  eilet,  que  celui  qui  travaille  pour  sa 
mere,  ou  qui,  semble-t-il,  peine  pour  eile,  travaille  surtout  pour  lui-meme, 
d'abord  parce  quil  s'attend  ä  reccvoir  l'heritage  maternel,  et  ensuite  parce 
qu'immediatement  il  rocueille  en  particulier  sa  benediction;  ecoute,  en  eilet,  la  i"> 
parole  divine  qui  dit  :  La  benidietion  de  In  mere  soutient  les  maisons  des  enfants*. 

Lors  donc  que  vous  avez  ete  dans  la  vigne  du  jeüne  —  car  je  ne  m'eloi- 

Vfol.195  gnerai  pas  de  ce  mot  (de  jeüne)  cn  lui  donnant  le  nom  de  vigne  en  haut  '  el 
p°  a. 

1.  Cf.  II  Cor..  IX.  :.  —  ■-'.  Cf.   Eccli.,  in,  II. 


10 


[365]  HOMELIE  LXXXVIII.  97 

JjUoioo  Jj^aio  -choK-/;  yoio  '^a^  *a  -.x*-i/  o,..^  Jk-flo»  6f,-ä>>.  ^o  i^ 

KJjlS^oM  u^xo  ^oC^  .j^o  JJj  JjlAÖ—o  J^-^jljL-  jk^Vl  :iia->^;  -« 
.-JKsl^v    -oiok-/   ^-.;   ) ...  » *  >o   .JKä^    )^.)v-.K^    o».r>  »i   )f\m>o    kia-,;» 

♦  wUüoK  «  n«/o  .t^~.oi\ 
Ji^O;    Jv*>'oj?    Hi-^   jKj^ajJL  *   &l   ..jbäi.   AsJia~»    lab,  ^--;  ys^joll 


V  toi.  195 

r  b. 


en  Las,  aiin  que  vous  n'oubliiez  pas  le  travail  —  d'une  part,  en  defoncant  les 
preoccupations  terrestres  avec  le  hoyau  (XUeXkx)  de  la  palience,  separez-les 
des  racines  du  cep,  en  vous  appropriaut  seulement  tout  ce  qui  peut  produire 
et  profiter,  mais  en  enlevant  et  en  rejetant  loin  de  lui  tout  ce  qui  ne  peut  pas 

5    donner  de  fruit  et  qui   produit  des  epines  ou  des  ronces;  d'autre  part,  en 
aiguisant  bien  (votre)  faux,  je  veux  dire  le  jugement  de  l'esprit,  coupez  tres 
sa^ement  parmi  tous  les  sarments  ceux  qui  sont   capables  de  brüler 
servent  ä  entretenir  le  feu  de  l'enfer  dont  nous  avons  ete  menaces  —  les 
sentiments  des  passions  et  les  pensees  obscenes  et  honteuses  —  et  en  laissant 

io  seulement  ceux  qui  peuvent  rapporter  des  l'ruits,  et  cela  c'est  le  zele  ardent 
pour  les  vertus.  Puis,  il  nous  faut  encore  arroser  abondamment  la  vigne 
avec  l'eau  de  l'araour  des  pauvres  (^lo^noyU) .  Or  la  vigne,  c'est  le  Christ 
qui  s'approprie  les  sarments  des  vertus  et  qui  dit  :  Je  suis  la  vigne,  et  vous 
les  sarments';  c'est  pourquoi,  lorsqu'on  lui  donne  abondamment  ä  boire,  il  dit 

15  encore  ä  ceux  qui  lui  donnent  ä  boire  :  J'ai  eu  soif,  et  vous  m'avez  dornte 
ä  boire2. 

A  cöte  de  l'amour  du  travail  (ipiXoiuovia)  mettez  egalement  *  l'oflice  vigilant  ♦  vt'ol.195 
de  la  psalmodie  qui  monte  la  garde  pendant  la  nuit,  de  peur  que  le  Calomnia- 

1.  Jean,  xv,  5.  —  2.  Matth.,  xxv,  35. 

PATR.   OR.   —  T.    XXIII.    —   F.    1.  7 


98  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [366] 

,-cs    j.mJü   .•jiyvm'..    );Jjlo    Jjl^»   J-aJ^  oöi    J»-o  N5io7    Lio-V;    .J-CS^a 

,_..,_.  oto     'l^aü  A-^"^    oo0<   ^*.ia*-'.o    J^-cai.,— ;   -öjo  •*>»!.;    «öto    JIx~.K_A.ji   5 

vOJÖü-s.   ••|^o'??    -otoJL./    ^3/;    .Ja.^   jJ   J..floa_AJ  ^o').jä_\  ..^x'^iVao  *a  ,-aJi. 
JjJj  yoou-.;;  v^ö«?    -'J^-^  ^-^A   x^^l   U^-/    -JKaX-s  t«=^;  ^»V^/? 

jl.Ov*.~      Vl_\0  •.yOOl^     O.T>Q,*.»     Ji_0-~x,.~»     .-Öl    )y.~     JJ^-Jt      *»»/     k»©>?     Jfcoäo.. 

'  fol.  195  JjlOw-O  j^ojJ    ot.JOj.-L        •Jl^cux;    Uoo...   laS.   yfiMVil   \oJxj/    ^.ÜOÖo  J-m/? 

.J-~oi     ■)Oi.  ILJJUJ^K^S     JJ     ^.£^-w«9     U^ö     Jn-^V);     -.^Uh—    UtiM    -Öl 


v°a. 


L  fol.  192    " 


r°  a. 

1.  Ici  finit  la  lacune  de  L. 


teur,  le  voleur  meehant  et  le  demon  jaloux,   n'essaie  par  des  moyens  insi- 
dieux  et  Caches  de  piller  le  vignoble. 

Prenez  garde  —  (prenohs  garde)  nous  aussi  qui  veillons  et  qui  montons  la 

garde  avec  vous  —  de  vous  tromper  eu  egard  seuletnent  ä  l'exemple  de  ceux 

qui  se  tenaient  oisifs  sur  la  place  a  la  troisieme,  ä  la  sixieme,  a  la  neuvieme 

et  ä  la  onzieme  heure  et  qui  allerent  alors  ä  lavigne',  et  d'attendre  que  deux, 

trois  ou  meme  plusieurs  semaines  s'ecouleut  sur  le  jeune  et  de  vous  raettre 

aiusi  au  travail  ou  a  la  patience;  car  celui  qui  fait  cela  avec  fourberie  et  artifice 

ne  trompe  pas  le  legislateur  (voixoOs'tti;),  et  il  est  encore  semblable  a  ceux  qui 

diseut  :  Faisons  le  mal,  afin  qu'ü  nous  en  arrive  du  bien;  la  condamnation  de  ees 

gens  est  juste2,  ainsi  que  dit  Paul.  Voici,  en  eilet,  je   vous   le   dis  d'avance, 

regardez  tous  les  jours  du  jeüne  comme  une  seule  heure,  (a  savoir)  la  onzieme, 

agissez  avec  allegresse  et  ne  vous  relachezpas  des  travaux  utiles.  Car,  si  c'est 

älteres  et  ruisselants  de   sueur  du   fait   des   travaux  de  la  terrc   que   vous 

vrol.195  arrivez  au  jour  de  la  resurrection,  "  vous  aurez  la  joic  de  voir  que  la  mere, 

i ,  |,,'| .'(.,;.  la  source  du    Jourdain,  fera  jaillir  des  eaux   iiivisiblement  melangees3   *  a 

r" a-     L'Esprit.  Vous  tournant  vers  eile  et  la  saluant,  vous  serez  rafraichis  et  vous 

1.  er.  M.iiili.,  x\.  3,  5,  6.  —  •-'.  Rom.,  m,  8.  —  3.  i.-i  flnll  la  lacune  de  L. 


10 


IS 


[3137J  HOMHLIE  LXXXVIII.  99 

^o;  J£oVoj>  ,_io  j-^OÖ  yoKj/  ^.oöt  ^3  .yfllN.;  JJ&i<0.;  JK^-J  yO..^  ffllo 
J  ■   -   *  S.   ^J>    ^jo    t-k-»J    JIa-ö>;     061    J^o»;    Jxqjxs    v3/    %^.j    yooji.    .^Jbol 

"\iAi\o  -J?)^*©  Jit  "^W  ^^-^-DQ^  .JLJ~;o  JltoV;  -.U— o»  )«  n.t;  ^.;  -6t 
Jo£S^;  jlaJLj/  Äoa— ,i-so  lloi»^  -J^sKj  »3/;  vQJÖi  ^io  J'Aj?  \QJoi  Jjl~ 
.U-,_o   J-«oi  >ax  -JK— aojtl  2j-J^  J..3JJ    ooax;  .)„.,..^j^o  <*>oju.   ^ooV^o   J..3» 

<*^o|   .^eu^  ^o^x^o  (^sp».xao  JLjloi 

1.  V  in  margine  :  ±vix\i.s.w;.  —  2.  V  add  ^s- 

vous  reposerez  de  vos  peines,  corables  des  benedictions  qui  cn  (decouleront), 
vous  serez  aussi  enivres  du  calice  de  sang  qui  produit  une  ivresse  plus  puie- 
sante  et  plus  forte  que  tout,  ainsi  que  chante  David;  le  calice,  en  effet,  est 
fort';  car  l'ivresse  que  produit  un  vin   uon   melange   est  de  la  langueur  et 

5  de  la  mollesse,  tandis  que  celle  que  produit  une  boisson  spirituelle  est  de  la 
puissance  et  de  la  force  contre  le  Calomniateur  et  les  demons  et  contre  les 
passions  deshonorantes.  Puissions-nous  aussi  en  etre  delivres  par  la  gräce  et 
par  la  charite  (cpi'XavöpwTCia)  du  Üieu  grand  et  notre  Sauveur  Jesus-Christ,  ä  qui 
sied  la  louange  avec  le  Pere  (et)  avec  le  Saint-Esprit,  maintenaut  et  toujours 

10  et  dans  les  siecles  des  siecles!  Ainsi-soit-il! 

1.  Ps.  xxii,  5. 


*Vfol.   IU5  .-ILaa,.;/»    |  i..^.  -.     ^.wV|Doo»    v<uöi»    "     |Lct*m/    LcuV    J\jl*ot     U>V3    ori    \i    -'l-iooj    ^J-*1-3    l*-*3"   /-*'?     v^JCM    L=^o     -.|rfi  .'^ 

v°  b. 

*Jo»io    I»—    Mi— 1>    o/ 


.• .    g.kni    ^-^Ol*    JL..A    ^Oi^UolV^^    )Kv>«..;»     jjVj-SO    .-yofto^CL*   K^J-viV» 

~*ß.l/j  ^Aot^   ^  '^o^dq^    JtCi^a^   öu»_ü>7   J^^-Q-   :J-»/    i^J^o  J-Va* 


HOMELIE  LXXXIX 

SUR    LA    PARABOLE     (RAPPORTEe)     DANS     LE     SAINT     EvANGILE     (EüayyeXlOv)    DE     LlJC, 

DONT    VOICI    LE     BIT    :    Un     HOMME     DESCENDAIT     DE    JERUSALEM    A    JeRICHÜ     ET 

TOMBA   PARM1    DES    BRIGANDS1.    Et    (iL    Y   A   UN    REPROCHe)    A   l'aDRESSE    DE    CEUX 

QUI,  COMME    c'EST  l'hABITUDE    AU  MILIEU    DU  JEUNE,   NE   JETERENT   PAS   DES   MOR-     5 

»Vfol.  195  CEAUX   DE    TOILE    POUR    SOIGNKR   *  CEUX   QUI   SONT   TOURMENTES    PAR   LES   ULCERES 

v  b. 

DK    LA    LEPRE    OU    DE    Ql'ELQUE    AUTRE    AFFECTION. 

J'ai  beaucoup  soufTert  on  mon  ame,  j'ai  ete  profondcment  blosse,  j'ai  ete 
plonge  dans  la  douleur,  vous  ayant  vus,  le  dimanche  qui  a  precede  cclui-ci, 
ecouter  avec  indiffercnce  la  sainte  et  divine  lecture  de  l'Evaugile  (Eüxyys"Xiov)  et  to 
passer  par-dessus  la  puissance  de  ce  qui  est  6crit  (que  vous  avez  entendu)  pure- 
ment  et  simplement  avec  les  oreilles,  sans  avoir  applique  en  meine  temps  votre 
coeur  aux  parolcs  meines.  Mais,  afin  de  ne  point  rendre  penible  ma  parole  en 
insistanl  des  le  debutsur  les  reproches,je  vous  rappellerai  d'abord  ce  qui  a  etö 

i.  Luc,  x.  30. 


I,  l'ol.   192 

i"  I.. 


.106 


[3691  IIOMEL1E  LXXX1X.  101 

..Jj/     ww^llLiO»      y-.\     K-J-wJuiÖiO     J.j/      »OVJLiO     ^-^Ot^O     :yQ.aA     Ul     JOCOÖ 

*\-\ *..**>  "^»j  ^-./  K-Jjl.'?  Jj/ 
r'  ^.cnoK^I  Jjl^oo  .J>-~J  ,)-^.^o/;  y-^OI  jJL^ö  ^.oot  ^.oi-.)S^./  *^s_oo«  ^^7? 
oix  '^.j  ojoi  :«jü/  Lo..^ioaj  .^^.oNJj  ^^sot-s  )ooi  ^a^_co»  ooi  Jjooi  jooi 
JJ;  — ^\ov\  a2^ia\  ^J^o^o  :Jooi  J^^tlS^o  JLia^o;  J-floaicuj  JLi»JSaa.S}  • 
^Jx  jLlio  ,J;  .^q.jl_«.\  Jjl^£Q.JL^;  y.*\  Joot  ^JJxio  -Jooi  J*oKjOo  ^..O^!., 
'v^lcso/o  :J_a_fco  j_coa^aJLa  J;ot;  V^l  ^ß°V3  y^°  .Xl^^;  )-^—  li/  Jj/  »-V.fol. 
'"  o».^  ooi  :)vlo  ^-iö  Jj^~J1;  rJjSotajLS.  >-.oio_.o_~j  ;  )  »•>./  :^j/  Jj.lo  J  i  i .'/; 
oixjl\  y^s>  'Li^oas.^  ..^a.oU/  J&s^jl.  la..s'j  ^io  ,.3  'ooi  ooi  -.^icün  jj  '^_,j 
*s.~ ,;IU     Jooi  V^/o    l°°*   JJ^-'aio    o^o.2l\    J^^a^is  VÄ^--flD   t-3     .J00«    'j^—Lvi 

^.iOO    ,  >*-2lJ      ÖCiO     y-iOO      w^^o     o£bo    ^OO     V-2^     0&.3    ^.iO     N.oC^v      ,  jL^aS. 

..J^o»    )Üu^i  ^as.   JjJL  ,_*\ot    ,.so  «^„iiftjX»   ^_/    , ■y. -» .t  n\o  -.^K^jl   6&o 
15  *.^*j    J^~»|tmniV    ,-io    ^-.^.»j    ■>ai.>    ^^•*!    joü^so    jbo.«.n.^    Jj-£i^oo   ooi 

i.  v  I&-»- 

lu  et,  autant  queje  le  peux,  je  vous  l'expliquerai  avec  mesure;  ensuite,  j'enarri- 
verai  |aussi  ä  ce  que  mon  accusation  [(xanfiyopia)  vous  reproche,  en  vous  ame- 
nant  par  persuasion  ä  ce  qui  est  parfait  comme  des  f'reres,  mais  non  pas  en  me 
jetant  ou  en  foncant  sur  vous  comme  sur  des  coupables  ä  la  maniere  d'un  juge. 
•r>  Voyons  donc  quelles  etaient  les  paroles  des  Evangiles  (Eüayy&ia)  et  com- 
prcnons  quelle  etait  la  signification  qui  s'y  trouvait  placee.  Un  vorwog,  c'est- 
ä-dire  celui  qni  meditait  les  commandements  de  la  Loi  (vo[/.o;)  *  de  Moi'se  et'Lfoi.  u>2 

•  .  .  r°  b. 

prumettait  de  les  enseigner  ä  ceux  qui  ne  (les)  savaient  pas,   interrogeait 
Jesus,  afin  de  Teprouver  :  Que  dois-je  faire  pour  heriter  la  vie  eternelle'?  Apres 

i"   que  notre  Sauveur  eut  dit  :  «  Ceci  est  ecrit  dans  la  Loi  (vdjjwj)  »,  *  et  qu'il  eut  *  v  toi.  196 
ajoute  :  Qu'y  lis-tu'2?  afin  de  montrer  (sa)  vanite,  puisque  d'une  part  il  lisait 
pour  les  autres  et  que   d'autre  part  il  ne  comprenait  pas  pour  lui-meme, 
celni-ci,  s'elevant  encore  par  fierte  (f*eva>.o'voia),  önongait  les  commandements 
avec  sa  langue,  en  ouvrant  toute  grande  sa  bouche  d'une  maniere  tres  grave 

15  et  en  disant  :  Tu  aimeras  le  Seigneur  ton  Dien  de  tout  ton  coeur,  de  toutes  tes 
forces,  de  toute  ton  äme  et  de  tout  ton  esprit,  et  ton  prochaih  comme  toi-meme*. 
Apres  qu'il  eut  repete  ces  (commandements)  avec  un  esprit  hautain,  Jesus,  le 

1.  Luc,  x,  25.  —  2.  Luc,  x.  2(i.  —  3.  Luc.  x,  27;  Deut,  vi,  :. :   xi,  13;  L6v.,  xix,  18. 


Vfol.196 
r  b. 


10 


102  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [370] 

••.•'j—Jlo  .f~2L^  j;ot  .K^jls  K_)^;l.  ;po/  ^  .oC^  Jooi  ,-oi2>  i-io/;  ^-.^oi  ,  i\i; 
),i?>\q-.  Aoow»?*  J£s^_N*  oöi  ^./o  ;)  n  .vkxj  oot  'ool  Jooi  ^Jjuio  ^-.;  p 
'^a^;  ocx  ■•)  i  .y'r»  ^.oioK-./?  o.jü*,Kj;  vjd'ij  aj.io.\»  Jooi  J^la  -Jocx  ^i. 
y^./  +o  '^.novs  ocx  ^*ai«o  .oi^giN;  ^-»/  >q.~/,_m  JLaoaaai  )och  ,_oi£>  ju/ 
,_*>  jui/  Jooi  ^j'/  -.t-*?/  j;«  S!fc-£^0?  jJ^^aS.  öC^  Jooi  ^o*J-»  JJfcocLs; 
^io  ,jo  ,y.*>\J./  ..v*oioJ^iw  ol/  'J  m  > '.^  ^ao  .Jli— /  JAa...t,*v.\  JKjl.,^0 
.Jooi  l^ö'y  JK.^^0,  a.,^^3  .J^-w^ö^o  Jocxo  k-o  v^_5o  :w«^JKJ*/  v^oioK^J 
.JJ   fä    .oi\.b>xo  ^-»;    Jl      :^o  tfou^  'JLol^o  .^..^o    w^ot/o  'J>^.  Jjoo    Lioi.\ 

loOl     CH-^tv-./    ""^O    w^O     V-*^*?     ^     Uj— -^     Ölt-Ä.;^     *OU^    O'b    ]i     t-3°    J^-»)»  »  »  <>. 

-.jjU^-s  ol^o  .^.otQ^^.  )Q_o  Jooi  ^j'/  J-~>oJ_i  ,-D  J-'P0-*  ^-*?  «*"•/  Jk  .  H  ..too 
.ou  1/  ^oo  .Jooi  J.iö»;  och-js  >»  nSl/  IX—J^-A-.  o»-a^;  JLacu»jlao  J.itö,..a  JJ  / 
^j'ivi  *J_^j_^oo  (v-ia.—  »J  .odcLw^o^  o>Lo  looi  jL^a^.',\;  Jlo>~flo/  •.^otaiS^ 
'oui^i/  )i-^o—  ^^  t^o  .^—Jä^L.  ^—.oCS.  Jooi  >^J~io  JL^VXjs  po  -.^©C^.  Jooi 
♦  01-.0-J1/  ^iol  J1J  ».&»  Jla3u.»i-^o  ..oC^a.o/  J^>la3  JLo^ 
1.  V  \~t-°-  —  2.  L  oiii  low  !■*:=. 


docteur  sage  et  notre  Dieu,  usant  et  de  douceur  et  de  reproche,  lui  commaiidait 
de  faire  c5  qu'il  avait  dit,  en  disant  :  Tu  as  bien  repöndu,  fais  cela  et  tu  vivras' . 
Mais,  lorsque  le  docteur  de  la  Loi  (vov.f/.öc)  interrogeait  de  nouveau,  comme 
s'il  eütpris  pour  pretextele  desir  de  s'instruire  ((piXojAxQeix),  il  demandait :  «  Qui 
faut-il  regarder  comme  le  prochaia -  que  la  Loi  (vo(*p?)  commande  ä  tout  homme  h 
d'aimer  comme  soi-meme?  »  Et  alors  notre  Sauveur,  mettant  sous  forme  de 
parabole  la  reponse  merne  ä  cette  (questionK  dit  :  «  Un  homme  allait  d'unc 
ville  ä  une  autre  ville ;  ayant  ete  attaque  par  des  brigands,  il  fut  pris ;  et,  apres 
avoir  ete  depouille  de  ses  vetements  et  couvert  de  blessures  et  en  verite  a'ßtre 
devenu  qu'une  plaie,  il  gisait  ä  demi  mort  (7)fu8avi!)s).  Un  pretre  vit  cet  (homme)  10 
V  fbl.  196  et  s'etant  detourne  passa  outre.  Un  levite  le  vit,  *  mais  ne  lui  donna  aucun 
r°  b'  soin;  et,  demeurant  impassible  et  n'eprouvant  aucune  douleur,  il  alla  au  delä 
de  ce  spectaclequidevait  exciter  une  pitie  plus  grande  que  tout.  Or  un  Samari- 
tain  qui  etait  en  route  se  trouva  en  face  de  lui;  et  c'est  non  pas  avec  les  yeux, 
mais  c'est  surtout  avec  les  pensöes  et  la  misericorde  de  son  cceur  qu'il  regarda  i  • 
altentivement  celui  qui  etait  etendu  ä  terre.  S'etant  mis  ä  genoux  pres  de  lui, 
il  appliqua  ä  ses  plaies  des  soins  convenables,  y  versant  du  vin  et  de  l'huile  et 
les  serrant  soigneusement  avec  des  bandelettes.  Et  l'ayant  mis  sur  un  anc,  il 
le  conduisit  ä  une  hötellerie  et  il  lui  fit  temoigner  lä  beaucoup  de  sollicitude  '. 

1.  Luc,  X,  28.  —  2.  Cf.  Luc,  X,  29.        8.  Cf.  Luc,  x.  30  35. 


192 

a. 


V  loi.  196 
v°  a. 


[371 1  HOMELIE  LXXXIX.  103 

^,<noK^l  ojL.ioi  :}  n,.«,vxaj  ö/  '  l^-j^a^o  K4  i  ->  n  v^o  o>.\  ia~l  JJ  -.'^o/  pioi 

),,.V\1  vooi_3  .  ■  Jl^J   ^.SlLiH   -.6)  ^^  joot  ^iJJD;  Oi%^  O-LiOl  ,jj  /   -.L^--0    ~.\       '  '   '"' 

..Kj/  ',  im  vi  'jlaSL^J..  JLs  'yj.-.^o  >  .»iHj  V-«-^  \^ö  Äo/  .Lol^J-o  Joe* 
)j/   .  y^^V-°    ^-oiok---'/     '7-^   ^Lo-iL.io    y.ia^J5    0/    v.tO^— ^    01.-5  p  o».j5i   oöt» 

6  vu/Aooo  Li/  pö/  .-JjLJi-Js  — otoK_./o  »aldJuSo  Ji  .-n  o»»s  ^  ot_i»  oöi\  .^_.» 
JIqjois»  J^o«^  la*£Oyj$i  001  -.Äo/  J>--*j  *-•/  't-"">^  »®i  •J-aL-«V^D  ~otoN-/»  Jj/ 
-AaSi  JN>  vi«lo  :Joot  »o»_sNjcio  L»ai.\»  (.jj'o.131  oöto  :)i »  i^v  Joot  ^cu^o 
^^L>»  yOJÖt  :)ooj  JJ.  v>V>  J-üDCL^aj  ^./  ^001  ,-Joptoo»  ^.^c+js  JiaJOO 
oöiS>   :J_cqjl^>   ja~».  oöj^.   -.^.j/    3/;   Lip/  0001   x-»»ch..3Kjl5o  J-öC^s   )j^öla\ 

in  )^m,  V);  oövb«.  :)ooi  po»»  oö(\  :|ooi  ss..^..'.»  fr^J.»  »flpjikao  Jj»  oö£ss  :(..^^p. 
^.\;  y_/  JJ/  .^.010^/1  ^.ota-s...»—  Lu^_a^»  >■•/  ]W  •.Aa.iaj»  jooi  ^K^w 
Jj,JSa3.\i  001  :L.pa.*  ^.j  oöt  .^.ota^N  oi-^co  J^i  K..JLa_.j..flD»  )m  »-o  0/  J.sp 
3/  r-o-^v  )~LSOt  :v^^;m.io  yOoloL^.  L,»»  jJo  P-i-».»  oöt  :Joot  •*.»!.  JJ  J.»„noo,>n'j 
Uul.jl    ).^a^o   :pK.jiJbv£>   ^^iaai    J»a.^3  ^.slS^L.»    yO-iöt   :po/    \.sa.*.3-~   jü| 

15  •.)  1  »'t'f>  «otoISw/  a.A.io»  ^oKJro/o  -.Jjl».^  oO.;oN.a/  •  .Na^3LjL^>  V^^?  °ot 
1.  V  in  margine  :  *Xuotpti>;  (sir). 

«  Dis  maintenant,  sans  nie  regarder  avec  desyeux  scrutateurs  et  mauvais, 
6  docteur  de  la  Loi  (voaixos),  qui  *  pour  toi  est  le  prochain,  mais  qui  pour  •  t.fol.iöa 
celui  qui  aväit   besoin  d'etre  bien    traite  (siraxQüv)  est  par  les  faits  meraes 
devenu  le  prochain?  Toi,  en  efFet,  souvent  tu  penses  par  ignorance  que  celui 

5   qui  participe  ä  la  meme  religion  011  a  la  meine  nationalite  que  toi  est  ton 
prochain;  et  moi,  je  dis  et  je  definis  que  celui  qui  participe  ä  la  meme  nature 
et  est  homme  est  le  prochain.  Comme  tu  le  vois,  en  effet,  celui  qui  levait  *  le  *  vibi.196 
front  par  suite  de  la  ressemblauce  (qu'il  avait)  avec  une  personne  (rrposwirov) 
frevetue)  du  sacerdoce  et  celui  qui  tirait  vanite  de  son  appellation  de  levite  et 

i°  remplissait  les  fonctions  du  ministere  sacerdotal  en  exercant  le  sacerdoce  selon 
la  Loi  (vops),  lesquels  se  vantaient  egalement,  comme  tu  le  fais  aussi,  de  con- 
naitre  les  coinmandements  divins,  11  e  penserent  pas  meme  que  celui  qui  etait 
de  la  meme  race  (ys'vo;)  (qu'eux),  qui  etait  nu,  qui  etait  couvert  de  blessures 
incurables,  qui  etait  etendu  ä  terre,  qui  allait  mourir  aussitot,  etait  homme; 

15  mais  ils  le  mepriserent  ainsi  qu'une  pierre  ou  un  morceau  de  bois  jete  en 
vain.  Et  le  Samaritain,  lui  qui  ne  connaissait  pas  les  commandements  de 
la  Loi,  lui  qui  aupres  de  vous  a  la  reputation  de  fou  et  d'ignorant  —  car  c'est 
■ainsi  qu'a  parle  meme  un  sage  :  Ceu.v  qui  sont  etablis  dann  la  montagne  de 


*  L  fol.  1'. 


10 


104  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [372J 

)  n  ..«•  -s    |X,%    yaoto^^    oöt   .'JIo^-od/   "^.^    |oO)   sQ^XflPl    oöi^    )_3<a.ü_s   Jooio 

yooi^jaj^o  Kj/  ',.  Vnr>  (.^^iJ  J.-.X*/  t^ö/;  )-»-a-/  >^'J?  )-»K„«.aN  «.s  .')  -»»t'o;  ooi 

♦.-otok-./   )  *»  .j'o  -.(.xj/ 
* Vfoi.iuß JLa*-*3    JJ.Da.flo  y.+  \   -,^..oe>o  ^o-^o»;    U<*    jlls^oi  '^^sot  ^>ö   ^-^oi 

:JLxL^>  ^--ot\  ^a-w^l^o    ^.aJi    (.XL*a2o    '^.-o(\    K../    Jjooi   )joi  :),-../  J)«vo;o 

|l^-j  ,-iö  jK_Vo^jt  .jJKiö;  Jji;/  «oioK.-/  Jjlooi  ^./;  3/»  ^^io  .öwA-/ 
:JJ.OJLDi?£oo  ^.o£s  K.../  ,_iol  ^00  rjlkv^.^  ^.ou^>/  jll^2l\i  ^*^ot  :jaL*Jo 
.-JlscLccus    iKlcojo    L*.^0   ^1    JLJ^^ccm  •  ..  ,o>^al*;   yOJÖüS.  .  ^ü  ^.oiA^o 


Samarie  (et)  les  Philistins  et  le  peuple  fou  qui  habite  a  Sichern'  —  reconnut  la 
nature  (humaine)  et  comprit  qui  est  le  prochain,  et  celui  qui  pour  vous,  juges, 
est  tres  eloigne  est  devenu  tout  proche  pour  celui  qui  avait  besoin  d'un 
remede.  Ne  renferme  donc  pas  dans  une  petitesse  judaique  et  dans  des  mesures 
etroites  la  de finition  du  prochain,  en  pensant  que  lesparents  de  ta  race,  comme  5 
dit  le  prophete  Isai'e,  sont  seuls  tout  proches2;  car  toute  personne  ä  laquelle 
011  etend  l'esprit  de  charite  (qiiXavOpwrcoj)  est  le  prochain.  » 

vini.  190        *  C'est  selon  ce  sens  simple  et  qui  est  sous  la  main  que  les  (paroles)  de  la 
parabole  placee  devant  nous  ont  donc  cette  signification  et  (cette)  Interpretation 
qui  s'adapte  et  convicnt  aux  paroles  memes  a  ne  voir  que  l'exterieur  et  la  sur-    io 
l'ace;  mais  il  y  a  en  elles  une  contemplation  (8ewp(a)  profonde  et  tres  mystiqüe 

1  l fol.  i'.i2  *  pour  ceux  qui  peuvent  considerer  spirituellemenl  les  expressions  (>i£i«) 
intimes,  autant  qu'il  est  possible  de  la  saisir;  car  chacune  d'elles  est  pleine, 
et  comme  grosse  de  sens,  parce  que  tel  esl  aussi  le  genre  (eTÄos)  des  paraboles 
d'une  pari  de  manifester  et  de  montier  un  petit  nombrc  de  choses  qui  sont  15 
claires  pour  toul  le  monde  ei  par  la  comprehensibles  et  qui  attirent  a  elles  les 
auditeurs  et  d'autre  pari  den  cacher  et  d'en  dissimilier  selon  des  sens  (divers) 
un  grand  nombre  qui  aiguillonnenl  le  desir  de  les  rechercher.  C'esl  pourquoi 

I.  Eccli.,  1..  28,       2.  Cf.  Isale  (LXX),  lviii,  7. 


V  fol.  197 

r '  a. 


[373  HOMELIE  LXXX1X.  105 

sßjoi^s  oolo  .J_flDJa^/>o  jjpjj  och  jJfcoo  ^.  joü  •.^oo^s  la\  ^ioJ.ia^ 
rc^jji  )k"w\1  vooj^a  p  :]iv~/  JKjoj  oolo  .Jjoi  jJK^o  ^  >ä*-I3  -.t-*?/ 
^oa^;  .Joo«  Ji'ftN»  ^aju.  ooi  -.Jiih\  Au/  'S&oaio  jJJ^oöo  Jjl*>  "^u^ao; 
J..*-Jo;  Jjoi  JJfcoc  ^^  v3/  ^«po  .)^oa.*;  Jlaa±>oo;  jjJV  <*.^>o\  o-ou 
..v^ottJ  JJjölasj  )K.-ui.ftooo  *  JK-ujJV  v^oi  IctS.  ..'j-cuaa^  ^X ^o-^co ^cu.^05 
jfcs>.KjL=>o  JKJLX^.;  .JLJ^>.a\  ^^3Lbo;  061  J-oi^  J— o>  ^>o  ^_L~  ^-^1^  t3 
.•—.iLio»  ^..Aoi  ^  i^^r1  vio^^-.jio;  Jk.~ojL.2c  loa^;  "^J?  ^°  7"*^ 
♦^oilo-^Iioao  ^Sl^ccoo  JJ   ».3  . -^oüS.  ^^isij;  yojoi^  jK-jVla.20  ^-,öouo 

♦  JJk^o;  oüS*-»  -01  Jk.*2udL  "^-ooi  -01  JjlIö 
io  .-..■*•.  11  )mi^;  J^jojo  V*^a  .cw-^JJ  j^j^o/  ^o  jooi  fc^-Jj  s*-i/  Uj}-= 
c*-M  )iojLj/  c*^3  v*^^^°  •JLJ/  J-^*»-*  !•/  «'»Hl  J001  k-^!  *^/  )Jo 
LV  \v»o  j^oi  001  )v-o;  ^_io  .-^o;/;  Jj^oS  V^:^  *■**»  ^-^>  *-°«  ••)^^°  i°°« 
ouo>-=.  K-J.:>o-,.L\  o^  y*S.xioli  .-J..CO...JV3;  J-oi^o  |jl~  JJ;o  - jxi^fcvj.io  jlo 
oUW?  -61  a— v*/.  i°-^>  .|_i>;ojLio  joCSx;  j-A-*;  K*s  -01  .oj^oK-a/ 
1.  y  l*o  ;a>»  (sie)  au  lieu  de  l»**aax  —  2.  L  om  U».^»»  Wo. 

les  disciples  eux-memes  avaient  cöutume  de  dire  ä  notre  Sauveur  :  Eocplique- 
nous  la  parabole  de  l'ivraie  et  du  champ  (iy?oc) ' ;  Pierre  a  dit  de  meine  :  Com- 
mente-nous  cette  parabole2;  une  autre  fois  encore,  comme  tous  les  disciples 
avaient  pose  la  quesfion  :  Poarquoi parles-tu  enparaboles  aux  foules?  Jesus  lui- 

5  meme  repondait  :  C'est  ä  raus  qu'ila  ete  donne  de  connaitre  les  mysteresdu  royaurne 
des  cieux3.  Par  consequent,  ä  l'occasion  de  cette  parabole  qui  est  sous  la  maiu 
et  que  nous  nous  proposons  de  commenter,  courons  aussi  vers  le  (cöte)  mys- 
tique  *  et  cache  de  (ces)  sens,  en  demandant  ä  1' Esprit  divin,  qui  distribae  ä  *  vroi.  197 
ckaeun  les  (dons)  particuliers  et  propres  comme  il  veut ',  qu'il  nous  revele  selon  la 

10  mesure  de  notre  l'aiblesse  (les  pensees)  qui  peuvent  (l'ötre)  et  qu'elles  soient 
profitables  pour  ceux  qui  les  recevront,  sans  les  Messer  par  leur  elevatum. 
Ouelle  est  donc  l'histoire  propre  de  la  parabole? 

Un  komme  descendaü  de  Jerusalem  ä  Jericho*.  C'est  avec  raison  que  (notre 
Sauveur)  s'est  servi  de  la  designation  du  genre  (yevo;)  et  qu'il  n'a  pas  dit  : 

15  «  On  descendait  »,  mais  :  in  komme  [descendaü).  En  effet,  il  etait  question  <Je 
rhumanite  tout  entiere;  en  verite,  par  le  fait  de  la  transgression  du  corn- 
mandement  par  Adam,  eile  est  tombee  de  la  demeure  du  Paradis  laquelle  est 
haute,  elevee,  calme,  exempte  de  passionet  divine  et  laquelle  en  cette  occasiou 
a  cte  nommee  tres  justement  Jerusalem  —  ce  qui  signifie  la  paix  de  Dieu  — 
1.  Matth.,  xin,  30.  —  2.  Matth.,  xv.  15.—  3.  Cf.Malth.,xin,  10-11.— 4.  Gl'  ICor.,  xu.lt.  —  5.  Luc.x,  30. 


r  I) 

•  Lfol.  IM 

r"  a. 


106  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [374] 

) .  t  ü  ..   jji^  .^;    J^joio  .Kl^t-A  J^oa-^»  JIX^a±~o  JtCi^Aioo  JKii^ia* 

JJS^^V;    )K*io6»JLao   .-^N^io   K-J^o  JojSs   ^>o  y.f,'«»»;    .JjxxS.*   Jjoi, 

»Vfol .197  *^j^^i0O   ^.-.ÄA-ä^OO    .-^*»  -i\        )-■    PQ   '"    )  J-V » *> » 

j^too  K—tO^o  fcsJsu-k-oo/o  *  o£>>  K'-^jN-*/  ^»j  )t—  ^>  ötla^>  -.6« 
looi  JJk-JLAoo  K—K^  O^JJo  ^fc^-l  fc^^  j^.U  )»-.U  ^-Aioo  :loot 
)-.V-V-^>  JjJ-J"  k^r>  -.U^io^?  Jfco^co  laiOt-s  JIojj/  ~oi  l-po*/?  ^-/ 
..UaSiaj;  jJo  ''JIoqi  ^;  JJo  ^o  .öta-^*  Jloil^io;  JK-SJ  ^o  .6(J^  '^oä 
^..^ot  ^.io  ^o^io;  JL£>/o  ..)Kja_ai>  öj^s  o_o_=l.ji  )Ksa?i.„>  JJo  Jla.a_}j;  JJo 
oto_ca_3ü  •jjj^gv)  Jöi^— j  JJ^cq.JL3lJ»  JlcL*iCL3  "JjLSOto  .J-otSs  J-^J*^  v^"»^? 
K-jj  jiot  .3/  JlK*-io,  ,a^^  v*>j^a^  JKn»maL.s  otaba-co  +ä  ..6»a^£-ßo 
J^ül^o  v-^  J^iaS^  .J*C^io  o£o  )^~  j-*oJl  lo^j  .-U*-'-**  Mi-k- 

..^-^^Ji»    jl*-^   Aii)     OC*S.    *3}    JjL3-/    .yok-.J   ^O^JOS    Jlä-JiOj    -.K_/     J*_0> 

I.  LV  in  margine      ^owto^n  ^oj-oi.  —  .  |;ok»  lS.li&>:»ßJo   k»U»~  -l^~.»  l-*i»  :U>a*   U*>oi  <i.^.  j>j 
.  U»^.>    pon     U^-a.1    U^-    l>.<u»i    ;.»■(    ,3    .a^;./    |!X>>.au.>o    Isaijwj    iö»n9   ^   tiSioo    ov-vw»*    ooCi. 

^owlaii    s&j-o,     ;.»•/     ,3o     ..wttt^;     i.-cn     ;-»'(     _^o    .ItOi     l-=ji    1-13..I,     UoJßX    vg^»U   "*..i>oi    \is*i     — 

2.  LV  in  margine  :  ^a;'-  —  :).  V  How^. 


jusqu'ä  Jericho  qui  est  (une  ville)  situee  dans  une  vallee,  hasse  et  etouffee 
par  la  chaleur  et  qui  fait  connaitre  que  la  vie  des  passions  de  ce  monde  separe 
de  Dieu,  entraine  vers  le  bas,  cause  de  retoutTement  par  I'ardeur  des  desirs 

♦vfol.  197  honteux,  *  produit  de  l'angoisse  et  determine  la  mort. 

♦l7o?  193        Une  f°is  °,ue  l'humanitee  s'est  laisse  tomber  jusqu'ä  cette  (vie)',  'qu'elle  a 


r°  n. 


10 


ete  renversee  et  entrainee  en  bas  et  que  peu  ä  peu  eile  a  ete  menee  ensuite  jus- 
qu'aux  parties  les  plus  inferieures,  ainsi  que  je  Tai  dit,  une  reunion  de  demons 
barbares  l'a  attaquee  ä  la  l'acond'un  partide  brigands  (^mi{);  (ees  demons)  la 
depouillerent  des  vetements  de  la  perfection,  sans  lui  laisser  aucun  vestige  ni 
de  la  force,  ni  de  la  cbastete,  ni  de  la  justice,  ni  de  la  sagesse,  ni  de  rien  de  io 
ce  qui  represente  1'imagedivine;  et  ainsi,  par  les  blessures  repetees  des  divers 
peches,  ils  l'egorgerent  et  la  tuerent,  ponr  le  dire  brievemeut,  la  laissant  ä 
demi  morte  (^(tiöxv/is).  Et  ceci  en  verite  montre  bienque  toute  lhistoire  regarde 
la  conlemplation  (öetop£a);  car  les  brigands  (Xvicrvi«)  et  les  voleurs  out  1'habitude 
de  causer  d'abord  des  blessures  afin  de  depouiller  ensuite  de  ses  vötements  le   ir> 

i.  Nole  marginale  de  LV  :  II  faul  Bavolf  que  dans   le  langue  grecque  le  mol  <>  vie     so  dil  au 

Bingulier  et  au  förninln.  Le  tnaitru  l'n  mi-  ;i  rinvisicin  du  i-miii iiahr  de  ■<  la  ville  basse  de  Jericho  i>, 

lorsqu'il  dit  qn'elle  fall  connaitre  la  vie  miserable  de  e< ide,  »  Jericho  »  ätant  ^m  singulier  el  au 

i < - 1 1 1 1 1 1 i 1 1  el  h  la  vie  »  etanl  pareillemenl  au  singulier  el  au  feminin.  Puis  il  n  ajoutd  w'to^.»  "■»  au 
singulier  el  au  feminin,  '■"  Borte  que  le  lecteur  peul  des  lors  lire  ■'  son  grö,  Boil  qu'il  <\i^<'  wtaN  l.-», 
soll  qu'il  dise  vpwta^»  ^». 


♦  V  fol.  197 
v"  a. 


10 


OOd 


[375]  HOMliLIE  LXXXIX.  107 

.,^oöt  JK-^J;  Jjö—/?  Ji— ^o  *)?o«  ^^^ö  .-oiolK-sj  ^>o  ^k^s  -ot-oo-^ju 

yj  .yO,^  V>M  -01;  JJ.on«,»ft  ^flo  voo6.  K*l  JJ  -.Jj-ioöifcoo  J^vxclS^  t^-.; 
N-.JjK^oq-^-»  JJ  ^-w-^o  Jjoi  ;k-=>  ^ioo  .JlVJ^ioj  )jiö_a^0S.  yoC^-j  yOio^loj  jJ 
.^^>fl.\o  .^-;  K^D  Jj^JJ  .JJ/  -.^-^»  jK-^i^  V*^  öS.  .JlaicC^  J^oA° 
♦-oioj^.^o  .^aifc^o  -oio-J^ji/j  .yP0  P?/  J^-iicu^-,  Jjoj^s^o 
..JK_^*ico  öutSJ  looj  ).^3abo ^^-^.g  V-fr3  J010  JioAj/^^-Joi  loot  l^oo»  ^ 
o/  ,K.*d  Jjoo  ^--.iOA*»  i~«^v  boi^  .oo^J./  biOio  ,^»;  oöt  J-aoaxi  i  öi)-~ 
-.,-iö  öl).—  JJ/  .)ts_.a^  -öl  JlaJoo;  b»aicu  -010K-./  i-'^  )«°>\>ft  .J-o2S. 
A^  n  p  /  jls/o  ..taa-flD  jJ  'jlK— X^aj,^o  jJ-a^co/  la^o  .^w^ol/o  ,^.j  \ai| 
V-^  J-~ü»  .jUa^xo  JJ  JL^s  -.v^JLJi  Mj^  '^silJl/  i-*>  -ioo«  U*?>  t3 
.  ..>>« vs  JJ,  ..pö/  «xdq^oS;  U-2.-1  'ooot  ^^.^k-^0  -oiö,_.J_s  LusVo-oo 
JJ  »s/;  ^^io  .0001  ^jlXlLoo*  vQ-JÖC^  JljJlK-s  yCLj/  a-^oo..».:*^ 
JJ    Jjoj^^io    .Jot.^~    ^^V-r1    J^-«J->^iCLJLio    JLJL.I90    JVoJLj    J^ojj    .-looi    öuA-»/ 


Messe  qu'ils  ont  all'aibli;  c'est  pourquoi,  des  qu'ils  sont  en  possession  des 
vetements,  ils  n'ont  plus  la  plupart  du  temps  aucun  motu' de  blesser  ensuite. 
*  .Mais  les  demons,  les  brigands  (l^otr,;)  iutellectuels,  n'ont  pas  du  tout  la  «v fol.  197 
i'acilite  de  blesser,  s'ils  n'enlevent  d'abord  les  vetements  des  vertus,  et  apres 

5  cela  ilsblessent  sans  pitieetjusqu'älamort;  carce  nesont  pas  (nos)  vetements, 
mais  en  verite  c'est  notre  perte  et  notre  mise  ä  mort  qu'ils  desirent;  c'est 
pourquoi  Notre-Seigueur  a  dit  avec  sagesse  :  Ils  le  depouillerent ;  et  ensuite  : 
Ils  le  blesser eiit '. 

Quand  donc  l'humanite  etait  etendue  ä  terre  —  et  voici  il  s'en  fallait  de 

in  peu  qu'elle  n'eüt  perdu  connaissance  et  qu'elle  ne  tut  mourante  —  la  Loi 
(vou.0?)  donnee  par  l'intermediairede  Moi'se  la  vit;  celle-ci,  en  effet,  est  marquee 
ensuite  par  le  pretre  ainsi  que  par  le  levite;  car  la  Loi  (vdps)  est  le  docteur 
du  sacerdoce  levitique.  Mais  d'une  part  eile  la  vit,  et  d'autre  part  eile  manqua 
d'energie  et  de  force,  eile  ne  tut  pas  capable  d'amener  une  guerison  complete 

15  et  eile  ne  releva  pas  (l'humanite)  qui  etait  etendue  ä  terre;  et,  ayant  manque 
d'energie,  eile  partit  necessairementä  la  suitc  de  (cette)demarclie  sansresultat. 
Car  c'est  par  son  intermediaire,  ainsi  que  dit  Paul,  qu  onpresentait des  sacrifices 
et  des  offrandes  qui  ne  pouvaient pas  reiulre  parfaits  sous  le  rapport  de  la  conscience 
ccax  qui  falsa  ie n  t  ee  mini sthre  - ,  parce  qu'il  etait  egalement  impossible  que  le  sang 

20  des  taureaux  et  des  boucs  eulevät  completement  les  peclies.  C'est  pourquoi 

"1.  ('.!'.  Luc,  k.  »1.    —  2.  Hebe,  ix,  9. 


V"  a. 


108  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [376] 

*Lfol.i93  yÄot;  JJ/      -t-^  J-^9'?   1^-*^°.  .a*^^  v^i_.j—  *s>  L.o^o  JjoW;  .'y^0  V^o/ 

♦  vfoi.  19:  •J>7<- o     .^o-o  jJ/  .Jju)_J^oo  JJ   cx-a-a-A  ♦■»  pö/   «V-s^  ji  .oi^aoÄ^  ^io  jjui» 
v"  b.  '  ' 

jlcw^o;    Jim .  m  ...so   :^oo,l/    jJ    )J.ci.»  «>/    lob*   t-oo   .AJu^o    o.tl«!/    LaoLtto 

^3om  w.öi  j-.al^'y)  ^«.,»    j;oi  .^oh  >^>oi  ool  )jkm  ->\  ..«*3;j/    JJL» *;   K^s  o/ 

•:-c*is._=.a.a.\   ,_io    }_acjS» 

,uOU)~»o  .jooi  ^otok-./»  Jb_.JJ  Ji  /  -.L«»oJ-s  Joot  ^>j7;  \ju/   Uv^o-a   Jl^-J^o 

wS»_^o    J«.».>oo    );  v>  ..    ou^s   \vJo    .ort„\,ooo    ,oi_ßo    .^ojti\  \    >cu~'»l/o 

V^v^^^o  .)  ...ivi  ch\  ooi    j»-o   K_.J^cu~J^  -.Ltmoi  ^-*;    ).-.'» ^>r>.A  ,^oioY..o»\ 

«cx-sKjl^o  J^.L=>jo>   )  movii  \^;  oöt  :)KS.2>o  ot\   Looi  öt..K_/   Lq^oqj    Lo^« 

:J_o\    JJo     J.jch.0   JJ»    '.^m  ^.ooi   y^pojJ^oo;    ^-^oi    h^   jo_~.ii    -.oulSüls   )ooi 

ooot    ,_v,„__;.co    )  *n  v>;    _,otoj',:.oo_3    y-/;    ,._o|._o~\    As-J..,ft>  »t°i    ycuöi    JLs/o 

.Ja-^j     j,.___x._.    yooi^jo    .J__oa_oji    ou~<-_>,     Jl_ö_m    jl/    oot    JJ/    -.^.^i'jKio; 

.oul£\j    «j/    ju/    ouJ   j-ioCS.;    -»öi    -oi    Jjl-oo    .'L-l-^Io    ^.oio-v.../    K^s    a.__«< 

•y_\  ~v»_7  Jo_.io   ^._£\_./   L.^_aa.  ..oooi  ^*i--o/  '|_.;öoi-  cx_v  oooj  ^^'via  ,_3j  oö»_\ 

♦  JoO|    jjj.    Kiojj    [flOOXVI;     ,_iÖ    y^\    -.CH-S    OOOI    ^"-X^K-O     t^-.)._Q.._.___»*     'oc*_5 

Notre-Seigneur  n'a  pas  dit  :  «  Lo  pretre  —  et  :  Le  levite  —  ayant  vu  l'hommo  ä 
* L fol.  193  demi  mort  (7)f~i6avvfe)  qui  etait  etendu  ä  terre,  (le)  depassa  »;  *  mais  :  //  se 
retourna  ä  l'oppose  '.  e  II  ne  le  depassa  pas,  dit-il,  en  le  laissant  de  cöte  sans  le 
-  vfol.  19/  voir;  mais  il  se  tint  debout  (pres  de  lui)  *  et  le  vit,  il  pensa  ä  le  guerir  et  le 
toucha,  et,  s'etant  trouve  impuissant  pour  la  guerison  et  ayant  ete  vaincu 
par  la  gravite  des  blessures,  c'est-a-dire  des  passions,  il  revint  en  arriere  en 
courant;  »  car  c'est  cc  que  montre  la  (paröle)  :  //  se  retourna  ä  l'oppose. 

Enfin  un  Samaritain  qui  etait  en  route  vinl  lä  ou  il  itait  et,  l'ayant  vu,  eut  pitie 
de  hu.-  s'etant  approche,  il  le  soigna  en  versant  du  uin  et  de  l'huile  et  en  bandant 
sesplaies2.  Et  ici  c'est  justement  que  le  Christ  s'est  lui-meme  appele  «  Sama- 
ritain ».  Parce  qu'il  s'adressait,  en  effet,  ä  un  docteur  de  la  Loi  (vopwcde)  qui 
se  glorifiait  en  lui-möme  grandement  de  la  Loi  (vo'jaos),  il  s'appliqua  ä  montrcr 
par  ce  qui  etait  dit  que  ce  n'est  ni  le  pivtrc,  ni  le  levite,  ni,  pour  parier 
en  general,  ceux  qui  crcyaient  se  conduire  d'apres  les  commandemenls  de 
Moi'se,  mais  que  c'est  lui-möme  i|iii  es1  venu  accomplir  la  volonte  de  la  Loi 
(v6(ao?)  et  montrer  par  les  faits  memes  qui  en  verite*  est  le  prochain  et  quelle 
esi  la(parole) :  ••  On  aimera  ce  (prochain)  comme  soi-meme  »,  lui  a  qui  les  Juifs 
disaieni  en  rinjuriant  :  Tu  es  un  Samaritain  et  tu  as  un  demon3,  lui  t'u'ils 
accusaient  frequemmenl  de  vidier  la  Loi  (vou.o;). 

I     Cf.   Luc,   x.  31,  32.-2.  ('.f.   LUC,  X,  33-34.   —  3.  .lern.   \in.  18. 


10 


10 


193 

a. 


[377]  HOMELIE  LXXXIX.  109 

JJ;     ^     "     ■.) »VI    ^O,    J-P"?     U"^     :JIt— /     ^     jk^iK-S,     ^-./o  'V  101.198 

yOJÖi  JJLoVou   lo\  oj-.a^.^o  :)~öo!./    och  j  m\  i>m\n.  oj^so/   ) »  ■>  t  "^.Jt~CQ_.jJ 
^io    fS   'Jl^»/j    JVoiCLäw    ..ou.Ao    jlaj^iöj    ,*^V/j    -öt-a;    U^~»l    =]-»•*>    k-«-»» 

B     ^^JM      .yO-j/      olo/      ^_«.\o<      jKjL^CLS     ■,d*Aji/j      vQJCH     3^—      i^Ji    N;iv_ü 

)  -  ^    «    yQJoti    ^oou^o     .0001   .   »y  ViK^o    )_».o_boi    )  fflovil  ->;    vOJOi»    ooot   >.)'.. 
.3lXv>    J,Ji^    ^->.\o^;    och    :)joi    Joch    ^cxoK-./     ^»j    J-föw    ^o   :ju/    ,~~    i^i 

.'OOOi       ^.^°    )-M^O-*    P    .-wJ^Ot     jKjL.jJxLS.    y^j/     CV*/    J-LOOIO   •  .yOOi^     loOl       i 

••U^sa*  >  »y,  o.K-^o;  v^-iu/  ^*t^ö/  Uv-W  |k^io  *>-•/  .s/j  «.»e'jj  ^-.j  ^^>a\ 

1.  V  ^»M*1-  —  2.  V  in  margine  :  lu>\i.ap.  —  3.  V  Koia£io. 


Et  dans  un  autre  sens  *  il  n 'est  personne  qui  ne  trouve  que  cette  designa-  ,  yfol.m 
tion  de  Samaritain  appliquee  au  Christ  ne  convienne  pas,  bien  que  n'importe      r"  a 
comment  eile  paraisse  etre  injurieuse.  En  eilet,  quand  1' Assyrien  Salmanasar 
eut  emmene  Israel  en  captivite  et  l'eut  deporte  sur  le  bord  des  lleuves  de 

•r>  Medie,  ainsi  qu'il  est  ecrit  au  IVe  (livre)  des  Rois,  il  envoya  de  Babylone  des 
habitants  du  pays  ä  la  place  des  captifs  et  il  les  etablit  dans  ces  villes.  Et 
parce  que  les  lions  les  faisaient  mourir  sous  pretexte  qu'ils  ne  vivaient  pas 
dans  les  habitudes  ancestrales  de  ceux  qui  se  conduisaient  selon  la  Loi 
(vo'[ao?)  de  Moi'se,  il  envoya  un  homme  pris  parmi  ces  captifs  —  celui-ci  etait 

i"  du  nombre  des  pretres  —  qui  leur  apprenait  ces  habitudes,  et  de  la  sorte 

(les  Babyloniens)  occuperent  ces  villes,  en  s'appelant  «  Samaritains  »  *  en  tant  »Lfoi.  193 
qu'ils  etaient  les  gardiens  du  pays,  parce  que  en  verite  «  garde  »  et  «  gardien  » 
se  nomment  egaleraent   «  schomer  »  ("icu?)  dans  la  langue  hebraique ' .  Et  qui 
contesterait  que  le  Christ  ne  soit  le  vrai  gardien  de  toute  la  terre  et  qu'il  ne 

15  possede  l'univers,  lui  en  qui  nous  anssi  nous  vivons,  nous  nous  mouvöns  et  nous 
sommes2  ? 

Mais  il  laut  savoir  que  quelques-uns  disent  qu'on  appelle  «  Samaritains  » 

I.   Cf.   IV  Rois,  xvil,  6,  25-28.  —  2.  Act.,  XVII,  28. 


HO  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [378] 

•Vfol.198— taojij       J'°t£-^  x-t— ./?   -«  >^s-i0  •.NM'i-fl0-W?    P-'P>   v't^'0^'    ^^ 

f°  *>•  *  .  «Kl 

OUL3J    P*ÄL3;    jyjO   ^.lVJ-V-3   yä  '^w.JVXQ-./;    )jlS.iÖ   ^.'p0^  **°l  «  *.n?    °°-   -'«^OP 

looi  öuioj  «ch  jk^-i.  JL*s  o/  ')a^...* v>  |^;oqa  ,<^o>o  ..^jl-  ^a>  Pöa  s 

-ouj..-*    •  .)...  .*>o   s-otoK-/»    oo,   :J— ioj-s    jooi  ^fc.//?    oöi  ^.ooi    j-Vpo  i 
•  Jooi  ,  -n'n-   t-^-^-M  o\o  .K-Jt-V*  l°°»  -U  J-~'°P>  V--^  &l   J001  P?»!   0<*^ 
yOOjKis^OO;  vCLiö.  .iovmi  ^;  v.«  .J—  jo/;   JJ^^  jooi  -^»-b.  jioC^  öfS.  +s    10 
vs/  JJ/   -.»o-J^s  *-j~l/   V-^  ck.  .voojlo^  JVJ.  vs/;   vQJcn  .-J^mJJ    K-*J  &l 
.Jjjv-s  Joe*  2P-ßi^JL2o  J.3lV~oa  ^.io  »^.xoo  |»VJls  ^D  .-p-i/  v^jb^ob.  ^oil/ 
yaaÄÖjKj  J,..-^/;  -6«  .-\i\r\  ..yvre  Jt-.*^  \OJ«  Uo.io/;  ouK-./  JK-^o  .r--^  )?oi 

♦  yOioL^.Jivj;    >0,>O    yOOULiO    vQ-O-m'H     jlo    .'^«QU*f9j    vO-lÖt  )&*. 

1.  V  in  margine  :  Iw(i.Y]p.  —  2.  V  U«»1£j3o. 

ceux  qui   habitent   le  pays  d'lsrael  pour  un  autre   motif  encore,  ä  savoir 
»Vfoi.198  parce  qu'ils  occupent  la  montagne  *  de  Samarie  qu'avait  acquise  Amri,   roi 
'"  b'      d'lsrael,  apres  l'avoir  achetee  pour  dcux  talents  d'argent  de  Somer,  le  pro- 
prietaire  de  la  montagne,  ainsi  qu'il  est  ecrit1. 

Nous  cependant  qui  (voulons)  tirer  de  ce  mot  un  sens  qui  convienne  ä  er 
que  nous  nous  sommes  propose  de  commenter,  ne  discutons  pas  au  sujet  de  la 
signification  variable  ou  de  la  raison  en  vertu  de  laquelle  cette  appellation 
a  ete  donnee;  car  il  y  adans  chacune  de  ces  (signiücations)  quelque  chose  qui 
puisse  convaincre  et  qui  soit  vrai  en  meme  temps. 

Ce  Samaritain  qui  etait  en  route  —  c'est  le  Christ  —  vit  donc  celui  qui  10 
etait  etendu  a  terre.  Car  il  s'etait  vraiment  mis  en  route,  et  il  ne  passait  pas 
outre,  parce  qu'il  prenait  pour  pretexte  de  la  route  le  fait  mrme  de  nous 
visiter-,  nous  et  pour  qui  il  est  descendu  sur  la  terre  et  aupres  de  qui  il  a 
sejourne.  En  effet,  il  n'a  pas  seulement  ete  vu,  mais  il  a  egalement  vecu  avec 
les  hommes3,  lorsqu'il  s'est  fait  liomme  en  verite  et  en  deliors  de  (tout)  is 
cliangement  et  de  (toute)  Imagination  (^avraci'a).  Car  c'est  le  propre  des 
medecins  vrais  et  charitables  de  vivre  en  compagnie  de  (leurs)  malades  et 
de  ne  pas  s'en  eloigner  avant  leur  retour  ä  la  sante". 

1.  i:r  III  RWs,  xvt.  24.  —  ■_>.  Luc,  i,  C8,  "8.  —  3.  Cf.  Bar.,  m.  88. 


Vtbl.  1!« 
v°  a. 


I.l'ul.  193 
v«  1). 


37!)]  HOMELIE  LXXX1X.  111 

\K  .  t  o,\v,    *    Jts^iois  :)oot  ^j^0    U~ä-»^    JV^o.-    '>s/     J-3'°l    ^o? 
V*>'po;   ocx   J^aJ;    JLta-./   JIojuoUoo;    ]pa_~  ^   «auj  V*^  ^/   :|^ij-io;o 
t-~^  JJ    '.^QtA^äuJjgJ    ^)~>°    JJ    p?    ^-o«   v-ff'0  ^?    ^-*J  N;^00   :Va°/ 
wo»  )loi  »JpJAoo  JJo   )laJu*_3o  )la..  *  r>  rjlj^^o  JJ.ojl3? j-*»^  looi  )i-3L*Ja>o 

•o°iV.  «i^j  .Jooi  po/    c*S  oooi  ^(.^u^  jidApo  ')1clilj/  K.icu«^;o  :o£S.  ooo« 

JJ/   {^ohCeol  JJ   jooi  -oioK-/   JvxU-=>  2*3   UjV-s  'o^fco?   ^-./j   J^*s  "^^ü^OO 

ooi  •JJ^a;^m   ^»^.  JJ;  oöi   ).,*■■»  *  v>   Jooi  ^^»?    )mi^!    jlK-fcju-.;  fS  ..orp.l/ 
^.x^v-ä»  ycu/  ^~^:S  t-3  U*r****  ^S.ot  JJL«  ,_io  ^iC^;  •  .s*ol»  ).:*y.a..3  'ot-a 

I.  L  add  »S.  —  2.  V  ^v  —  3.  LV  in  margine  :  ovaSi=  w»a«o. 


II  suit  de  lä  qu'il  versait  egalement,  du  vin,  (ä  savoir)  la  parole  *  qui 
instruit  et  reprend  sur  les  plaies;  il  nous  a  aussi,  en  eilet,  donne  d  boire  *  v  i'oi.  198 

V°  S 

(/»  in«  de  penitence',  comme   dit   le  prophete   des  Psaumes.  Parce  que  nous 
ne  pouvions  pas  en  verite  le  supporter  sans  melange  —  car  la  gravite,  la 

&  malignite  et  l'etat  incurable  des  blessures  ne  supportaient  pas  une  (si)  grande 
äcrete  —  il  y  mela  de  l'huile.  C'est  pourquoi  il  se  mettait  ä  table  aussi  avec 
les   pecheurs   et  avec  les  publicains,    et    aux  pharisiens  *  qui  aimaient  les»Lfol.  193 
blämes   (fiXdvttxoj),    qui   l'accusaient  et  qui  lui  faisaient  un  reproche  de  sa 
eharite  (<pi>av0pwiu'a)  il  disait  :  Alle:,  dpprenez  ce  que  signifie  :  Je  veu.r  la  mise- 

10  ricorde  et  non  les  sacrißces''. 

Celui  donc  qui  avait  ete  l'objet  d'une  teile  sollicitude  au  point  de  vue  des 
soins,  il  le  chargea  encore,  est-il  dit,  sur  une  bete  de  somme.  Parce  que  en 
verite,  ainsi  qu'il  est  ecrit,  V komme,  lorsqu'il  etait  en  honneur,  ne  s'est  pas  montre 
intelligent,  mais  qu'il  s'est  assimile  d  la  bete  insensee  et  lui  est  devenu  semblable3 

15  et  qu'il  s'est  rendu  malade  de  toute  la  concupiscence  bestiale  et  impure, 
apres  s'etre  fait  les  premices  de  notre  race  (yevo;),  le  Christ,  qui  ne  connait 
pas  le  peche,  a  d'abord  montre  en  lui-meme  que  nous  sommes  montes  et 
que  nous  nous  sommes  eleves  au-dessus  de  ces  passions  bestiales,  une  fois 

1.   Ol'.  PS.  LIX,  5.  —  2.  Malth.,  IX,   13.   —   3.   1\~.  NLVIII.   13.  21. 


112  SEVERE  DANTIOCHE.  [380] 

j»oi  "^^«io   -^^    ^-*JOiVaa\o   ,>?!S>-a.:*    yloiOL.wLSaA    ^.^  ooi  .y»,«^bJ./o 
t-^x     o»-s  ooi    .ou»-a»/    oib^.;    jpä-~  "^s-i.  •.)la*xo]J    «o!\-*./;    oöt_\<    -.V^o/ 

*^A-7  oi^-;   )v^;   )-*>?oi?  ^£^0     .^  Jooi  ^-^ 

*Vfol.l98  00|     l—CL-^OS     fcv*3    o/     ^_.»        VQ.--J30tj)3    .oj^So/     \  C>  lo°\  ^ö/      ooi     jj  / 

vb.  v 

yoo^a^  Lv^mo  1^»  » i\  ilnvi  loot»  «6t  .'jt^o  )1^\  •,>^3  ^^laio  »ÄjüsKioj    » 

061  JjlJ^o3;o   jK^icaicu    -oi   )K«i\  ^;   JlowA    y^l   i-<^v    ooi  ]1    .Jjuüüls 

JJ/   .Upo»    )lt-^    U^sjo-ioo   j^ja^o^.  ^a^j    JJ;   .-^JU.   >  »\*x'ji    Jjöa3,o_£<js; 

J_s/i    I^^xjls    voc*\    yoto/    ^-.^a^oö  ,j>    ..j_*xiä^    yooüüva^    o,^a\l    a\j; 

•Jl.o_o_.ij    oj_>.    uy\!3o    ci_\   '^w«';;    ooi   -.J-sa->.  ^^-X-sjo   .j-iL-t-o    j-_.o»>o    )w-_^o 

♦  oC_\    _,OtO_\_/     JjL_^__LoK_K5     l« 

JK.'jüLai./  ,_>  t-*"^,  3/  •««-•0-^/  I»5'  t-A-»}  jlc___.,_*\  •.)  n^n°>\  oj_x__o/  ,jo 

_.OtoK_/    )  ..  »  t>0    OOI  -.OOOI   ^_N-_---C    JöCSs    loj.-.,^«)-);    vQJÖl    J_XL-Ö_S.  y-_0    )!.,_>. 
♦  ^V»  V>   )K.»  i„„,oi   )lo  ->»^  V);o  .-o.jto;  ^_./    v__xc*_o»o   V-*__v;   Öt_>    )oot 
jjoi    ^_j    "^jk^caj   :)ooi  ^o'J-o      JLo__£c__    Jt-t-a»    o«.\   »_>/    *J-_>io|    ,__ö; 

l.  LV  in  margine  :  opo----.  —  2.  V  in  margine  :  [IavSo^cov  (sie).  —  3.  V  lot-S. 

que  nous  lesavons  foulees  auxpieds;  lui-mime,  en  eilet,  // a  prw  wos  inßrmites 
et  il  a  parte  nos  maladies*.  G'est  pourquoi  il  a  dit :  «  Celui  qui  avait  obtenu  ces 
soins,  il  l'a  fait   monter    sur  son  äne   »  ;  car  c'est  en    lui-meme  qu'il   nous 
portait,  parce  que  nous  sommes  les  membres  de  son  corps*. 
•vfoi.  198        Mais  de  plus  *  il  l'a  egalement  conduit  ä  V hdtellerie3 .  Et  il  appelle  reavSo^stov   5 
N    '       c'est-ä-dire   hötellerie  —  ce  qui   se  traduit  par  «   (lieu)   recevant  tout  »   — 
l'Eglise  qui  est  devenue  capable  de  recevoir  et  qui  heberge  tous  les  liommes. 
En  effet,  nous  n'entendons  plus  selon  l'etroitesse  de   l'ombre    legale  et   du 
culte  figuratif  :  L'Ammonite  et    le   Moabite   n'entreront  pas   dans   l'Eglise    <lu 
Seigneur* ;  mais  (nous  entendons)  :   Alles,  enseignez  toutes  les  nations,   en  les  "> 
baptisant  au  nom  du  Pere  et  du  Fils  et  du  Saint-Esprit* ;  et  :  En  tonte  nation,  celui 
qui  craint  (Dieu)  et  pratique  la  justier  est  capable  d'&tre  recu  par  lui" . 

Et,  une  fois  qu'il  I'eut  conduit  ä  rhötellerie,  il  lui  ßt  temoigrier  une  solli- 
cüude  plus  grande1 .  En  eilet,  apres  quo  l'Eglise  eut  ct6  formöe  de  la  reunion 
des   nations   qui   mouraient  dans   le  polytbeisme   (iroXuBefa),  c'etait  le  Cbrisf    15 
lui-meme  qui  liabite  en  eile  et  qui  s'v  jtromöne",  comme  il  est  ccrit,  et  qui 
accorde  toute  grace  spirituelle. 

II  suit  de  la  qu'//  avait  donne  aussi  deux  deniers  (Ibivipiov)  d  celui  qui  se  tenait 

1.  Isale,  uii.  i.  —  2.  Kpli..  v.  SO.  —  ::.  Luc,  x.  34.  —  i.  Deut.,  xxm,  S;  cf.  II  Esdr.,  \ui.  I.  — 
.-..  M.illh..  XXVIII,  19.  —  6.  Art.,  x,  35.        7.  Cf.  Luc,  \.  34.        8.  Cf.  II  Cor.,  vi.  16. 


•  Lfol.  194 
p"  a. 

'  V  l'ol.  199 
r°  a. 


[381]  HOMELIE  LXXXIX.  113 

)_rv<»\  ^s  ..yOOtiK^s  ^-io;  yQJÖi  )jl°i\ >So  Jioiöio  ^*^iu»  ^«/  JjuSo^j 
'Jooi  o»_»o»  och  ILnlfluo/  >3wNj;  t-3  J00«  °<?1-  )'+*-'.  x*^  ••)00'  >f>>s>  m 
)!'/  Jj/  Jjl3;  ~fcoo/  *  Ul  .-»ÄSi.  v3u»ol  Jt-N--  ^o»^o  v/;  ääo/o  .-Joch  ,_o_3 
^oi^  *  .jl,l-Xo  JK^o-ftsi^  .po/  ^o)LAil|.-;  ^XVJ^S.  J^L.;  ^il  .^^/  W 
5  t^^>o  Msoi-1/  j^v^o/  ^>;  -o&o  ..J-JLio  (LacOo,  J^oaiOJ  ^s;  K*3 
(ji^>o  y~  ooi;  j^a^»  ,-wiO  .•^-.oi-.K-./  JoC^v  ^-j  ^.ouiVi;  .  •  )-»-m^Sk  *  )^dcl3 
J^?   )ÜL^>  |-Jt^io  )irv>.\  oi^  yS  oi^o  .'IpL.»»   Joa-/   ^ts^iö  ^^V 

OOI     ^3     OOIO     t—     s3/?      K-^D    "^OO     ••^012^80      yN  V %     )K*jÖia     jb»     ^> 

•>^__i/  ^&sio  J^,o» 
io  JövSjl;  .-ojS^  JJ»  yO-iöi  .-yO-^jojJ^o  «oictiOt»o  ^o  -.«jJ^o  ^.j  "^jsL-Kj 
,_^oi  oooi  yOouK-./  Jjx^ö  V-^  »~?  m^oiN  ,_-ok>  ^^aio  )°»\  ..JL^o 
o-i-s;  oouS>  |^*Jl^o  ^-*s  o-aovJL/  JV-0-/  Io—o-Jl^so  )»-o/;o  JiX.»  ^ »1 
:)tsju;^o  Jl^>  vp-iöi  Jloi>V  ycu/  OMYi  i  ,J>}  k*s  ^oCb,  Jooi  ^o'Jjo  U^o-S 
:oas|  oaucoo/  yooi^..;  ^-ioo  :sQj/  o—kJs  jJLcüLS^eL»  'Jfco»ö;o  jlieo.  ^ai.o 
1.  L  om  Io«. 

ä  la  tele  de  VhöteUeriet  —  comprenonsquecelui-ci  symbolisait  les  Apötres,  ainsi 
que  les  pasteurs  et  les  docteurs  qui  leur  succöderent  lorsqu'il  montait  au  ciel 
—  en  lui  ayant  enjoint  l'ordre  d'avoir  une  sollicitude  toute  particuliere  pour 
le  malade,  et  qu'il  ajouta  :  Si  tu  depenses  quelque  chose  de  plus,  je  te  paierai, 

5   *  quand  je  reviendrai2.  II  appelle  «  deux  deniers  (Svivsfcpiov)  »  les  deux  Testa-  *  l  foi.  u 
ments  (AiaÖvfxa;),  l'Ancien  et  le  Nouveau,  *  celui-lä  donne  par  l'intermediaire  *vfoi.i99 
de  la  Loi  (vou,oe)  de  Morse  et  des  Prophetes  et  celui-ci  donne  par  l'intermediaire 
des  Evangiles  (Eüayye'Xia)  et  des  commandements  des  Apötres,  qui  tous  les 
deux  appartiennent  ä  un  seul  Dieu,  qui  comme  les  deniers  (Snvapiov)  portent 

10   une    seule  image   de  ce  seul  roi  d'en  haut   et  qui  par  les  paroles  saintes 

impriment  et  marquent  dans  nos  coeurs  la  meine  efligie  (eixwv)  royale,  parce 

que   en  verite  c'est  egalement  un  seul  et  meine  Esprit  qui  les  a  prononces. 

Perisse  Manes  et,  avant  lui,  (perisse)  Marcion,  les  athees,  qui  partagent 

ces  (Testaments)  entre  des  dieuxdifferents!  En  effet,  ces  deux  deniers '(&ovapiov) 

ls  appartenaient  ä  un  seul  roi  et  ils  ont  ete  donnes  par  le  Christ  au  meme 
moment  et  avec  le  meme  honneur  ä  celui  qui  se  tenait  ä  la  tete  de  l'hötel- 
lerie.  Apres  que  les  pasteurs  des  saintes  Eglises  les  ont  recus,  qu'ils  les 
ont  augmentes  par  leurs  enseignements  au  prix  de    travaux  et  de  sueurs, 

1.  Luc,  x,  35.  —  2.  Luc,  x,  35. 

PATR.    OR.   —  T.    XXIII.   —    F.    1.  s 


i"  a. 


♦Vfol.  199 

r  b. 


10 


114  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [382] 

:JjuooiKio  oöj  )°>m3  V*.^  ooi  Jülsoi  ^-./j  :vQj/  o*i"i  k-.Ji~.K-.  JK-oäj  ».^so 
K..O  ooi  rj-a'jo  U^ob  U^a^o  JJ  /  ^'f  P>P«  °^  '^nVifeoo;  ^-^oi  ^*>? 
vopoJj  Vt— /  oo«  j^oco^>  vjpo  J17  U^>  +*  •Ji.oic>Nao;  -öl  JKS^>o  -oioK-/» 
)^2lcoo7    w^w»   ^_io    ^       )oi   .«^    K^ow.    jpuj  ^_*U    -V^ö  •.voouio    *-J^o 

.jK*^'pa^     Ö|K ..  <X«>7o     )^*-3'»     yOOI-.iL.JL3;     y^.\o|    .-lits.^    Jj£~/     ^-»l    -.KjCl37 

~-k-/   Jk-Vai>j  ^i.  ..JjLieu.oiioo  Jjl^   J,^.   .-^aui  ,o&    Viojj    U^H    t^> 

*vV^O;    Q|Ioe~X  ^>Q-b>    .y^eL^D'l    )L\*$CO  ^^>    •.J-LiQ-.OUbO    K-.OOI 

Jj/  J17  -jicH-s/;  jloJLia^.jXio  ^\  .you.+ss  ^o  ^o.JL/  ^üs^ooi  ^..Aoi  yS> 
:J-jou>  001  Jjop  yoaS  >&*■•)  l  ..JJLaApo;  -01  JK^io  la^  '^*Aio  v-^  ^ 
0^0;  «61  |— jLio»  JKJLJ^aS  ogaVt-sl  U^l  Jjo-oy^L3;  yOJL^  ^al^io  p 
)y.^.Ä^;  ^_/o  :^Ax»^  JiojL.;/»  J-sJaj»;  vpJÖ«;  J.~.-'io  )1o*ä/  IcC^  :Jjoi 
^o,^  )joi;oa.jsj  \QJÖi;  0/  tyooiv^^  ok.  y»%i.ao  J— ^i  lo^so  jloi>  Jm 
Öl^oa;  'r  •*  «\ /  vaaLLio  jü/  JJo  ..^ioJ^C^.  jKoXcaqiao  •  .^...Vofroo  U'r~l 
♦Lfoi.194  :LJS-äo  )  f>^N-\.   )kju  ^_io  +s  :)K-.jö1jlj  yo^s       ^JLVl  0/    J»—  JJ/  .Jlojova^ 

r  b.  ^  y     •  ^ 


qu'ils  (les)  ont  depenses  d'eux-memes  et  que  par  la  depense  ils  les  ont  plutöt 
accrus  —  car  tel  est  l'argent  intellectuel,  qui  est  la  parole  de  l'enseigne- 
ment,  qu'il  ne  diminue  pas  par  les  depenses,  raais  qu'il  se  multiplie  et  s'ac- 
croit  —  lorsque  Notre-Seigneur  reviendra  au  dernier  jour,  chacun  d'eux  lui 

Vfol.  199  dira  :  «  Seigneur,  tu  m'as  donne  deu.v  deniers  (Smvipiov) ;  voici,  '  apres  (les)  avoir   5 
depenses  de  moi-meme,  fen  ai  gagnd  deux   autres   par   lesquels  j'ai  accru 
et  multiplie  le  troupeau  »  ;  et  comme  reponse  (le  Christ)  lui  dira  :  C'est  bien, 
serviteur  hon  et  fidble,  tu  as  ete  fidele  en  peu  de  choses,  je  t'elablirai  sur  beaucoup; 
entredans  la  joie  de  ton  Seigneur*. 

Apres  avoir  donc  lu  cela  autrefois-  selon  la  tradition  des  Peres  — car  j'en  10 
arrive  maintenant  au  sujet  du  reproche  —  le  predicateur  sacre  vous  a  lance 
un  appel,  en  vous  pressant  de  payer  par  de  petits  morceaux  de  toile  la  venue 
du  Christ  qui  est  si  grande,  en  faveur  des  soins  et  du  soulagcment  de  ceux 
qui  souffrent  du  mal  de  la  lepre  et  dont  le  corps  est  enveloppe  par  la  pour- 
riture  et  par  la  mauvaise  odeur  ainsi  qu'uirtombeau  en  marche  ou  de  ceux  15 
qui  sont  adliges  de  quelque  autre  maladie.  Pour  le  dire  hrievement,  personne 
parmi  vous  n'a  semble  avoir  entendu  cet  appel,  si  ce  n'est  que  par  hasard 

Lfol.  194  une  ou  deux  '  bonnes  femmes,  ayant  jete  des  pieccs   et  des  restes  sales  et 

r  L). 

1.  Mallh.,  xxv.  t>-2.\.  —  2.  C'est-ä-dlre  dimanche  dernier. 


Vfol.  109 

v°  a. 


10 


[38;j]  IIOMELIE  LXXXIX.  115 

^.o^   l't-*^0/   '.-^»   ^A'^»   *^»!°   v^    \-u>'i±o  Fr*0    J-2*^ 

B  -**?c»/  jJ  ..^K.— ^ö;  vQJo«  )a±  ^  ^-oot  ^-äJl.-!/  o»o  ,_*>  Joio  -j^-z-co 
^io  V-^-o»  vSloK*/  ^  L^iooLa  c*^  ^3  c*.a  »Jo  ..K~-J  Jj»o>  ,_*>  JJ/  .^J-io 
»s/,  Jjlo-/  .-»j^I^jl/  Jjui-s  J^.UaV«KjLio  jJ  joow»  «ex  K^lo  .Jk*^-. 
«^oiol^«./    ^    Jio«o    .-J.JU-CQ.J    vr».£QJ    \a*»ü>;    JlK^io;o    Ji.»<a_a-o>o    J-a»*^j? 

yojoi;  .-^-.ooi  ^^sui  ylo  n  m vxS.  Joo«  ^oj';  ^-.ou^o*  ^.Aoi  .-)!/  ^oi^a 
JJ,  ^.\^>8  .^o;   J-wSJ   po{»   U3-/  "^o-a  Icl^  ^^^oooi  ^»»laio» 

.•po/    va>a^a3;    Jjlo-/    oot  -.U*l±?    <xi<^   U*^  ;Q-^s  ^o_iJj   .^ooäj;   Jj/ 
Ji-a-Ä>  ^  jis/;  vQJc*^  yOj/   r^J  ^ol  ^  rh^i  J^/j   J-Kuil  JloVlJJ   *a 


tres  dechires  (pris)  ä  des  vetements  vieux  et  uses,  ont  juge  avoir  satisfait  ä  la 
loi  (vdps)  et  que,  faisant  semblant  (^(/.a)  dune  maniere  hypocrite  seulement 
de  jeter  des  morceaux,  elles  accomplissent  l'(  Obligation)  habituelle. 

Et  pourtant,  apres  *  la  Loi  (vöjao;)  et  les  Prophetes,  le  Christ  ne  nous  a  pas  *  v'fol.  L99 

5  laisses  de  cöte,  alors  que  nous  n'avions  plus  d'espoir  et  que  dejä  nous  avions 

ete  comptes  parmi  les  mourants.  Mais  il  est  descendu  de  la  hauteur,  lorsqu'il 

a  participe  ä  la  meme  essence  (oüci'a)  que  nous  ä  l'exception  du  peche  et  qu'il 

s'est  soumis  ä  se  faire  homme  sans  changement,  ahn  qu'il  acceptät  egalement 

l'epreuve  de  la  croix,  de  la  sepulture  et  de  la  descente  au  Scheol,  et  cela 

lo   alors  que  par  nature  il  est  Dieu  —  tandis  que,  par  lä  meme  qu'il  s'est  fait 

homme,   il  a  endure  tout  cela  —  et  qu'il  a  passe  d'une  maniere  impassible 

par  tous  ces  (etats)  d'oü  il  fallait  nous  faire  monter,  nous  quietions  tombes, 

nous  dont  les  os  etaient  disperses  pres  du  Scheol' >  ainsi  que  le  dit  le  prophete 

David.  En  effet,  parce  que  nous  ne  pouvions  pas  nous  tenir  debout,  enterres 

13   que  nous  etions  par  hasard  en  bas  —  et  pourquoi  dire  :  nous  tenir  debout? 

—  parce  que  nous  ne  pouvions  pas  seulement  lever  im  ceil  vers  le  ciel,  c'est 

lui-meme  qui,  comme  dit  Paul,  apres  etre  descendu  dans  les  regions  infe- 

rieures  de  la  terre2,  en  a  tire  ceux  qui  n'avaient  absolument  aucun  espoir  de 

1.  Ps.  CXL,  7.  —  2.  Cf.  Epta  ,  iv,  9. 


116  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [384] 

J-a-»Oj_3    va^£D?     vOJÖC^       'JoC*     J-OJCL-Q-S.    wk^OO     y~>     .    yOoi\     joOl    K*/     (.JLOiOJä* 

culo  i •v  .K-cq.^o  }L^s  p  :o6i  )  n  «vmi\  oC^^JJjLio  'Jjot^.^oo  .0001  yOot-K-./ 
jfcO^l     ,^-.^01     ^io    Ol  Vi;    -JoOl     )ol«^0   '^.a-^     J»Jl^}     ^öt     JIoJlj/     KiO--,»; 

»Vfol.  199  *Jm  «■■^."|  <^-3lH?  °oi?   »*J  i»'t'f>  joot»    y^  i^  an ^ 

v"b.  ^  '  ♦  •   y  • 

.yj.>oK..ji/  ^^ci\i  vQJÖi  ^--?  ya^Xj^o  :>  1 . \vT>    ^^>of;  \QJot  ^ju»  JJ/  3 

^Ljl*   och   'jooi  w»oioK»»/  t-*">x  °°i     °*^  VJL3?1-'   )^-»^-~=>o   )j^oi    jk^oo»    jLä/o 

l-sa.^  y» «  ^oü.  ^6  .°>  maA  .'w^t  i-io/  ,^-ln^  .yoi^jx.^  ^s  .(Vcl^j  uJLw/ 
CH.3Q  v»\  oj\  säuu*  -.-joa^JL^S  ^_bo  "^.J^a;  .J^a^cus   ooC^  .-Jfcoöj  ^o;  oöC^ 
♦Lfoi.  194  ^-.;  ^S.  JL^J^  .01»  mi  jjko»  j^a^sa-a       Jjlsoio  .^qju.»  \s~~  ».in^ö  oc^^äS.    '° 
odoa/   jcA-xj   )lo  i .  ^  \saAo  )t-a~>]J   o£S.  +s  0&1  ^s  ^/  001  t£o^.&  ».:>» 

J-^jLiO^       wOKl...«-.  Jü;     ^     CH-.t^-/      U^O^CULi     jjLOtJ     J^CLO    .'OUL^O     0»^>     o/ 

.^-i—    .    »^^'frivi    JK  .«■».'«'»'    .   «Noo     ^-\     ^JL*.    .' >Ö^0O    )l  .iÖ   I     JJL^O    ,.3 

■.v!-a\    JV-*   'J^.^6    a.j/   '^6    aS\o   .^üo    >  jl...    >.,,'>    bot   ot^o;    LmIo_*\o 

1.  L  um  low  "^l^  o"w.  _  2.  V  add  "Oiai^vo. 

salut,  lorsqu'il  est  devcnu  tout  proche  de  ceux  qui  etaient  tres  eloignes. 
C'est  pourquoi  il  interroge  ce  docteur  de  la  Loi  (vojaixöc),  en  lui  montrant 
l'immensite    de    cette   charite  ((piXavQpwma)  qui  depasse  tout  :  Lequel  de  ces 

*  v  loi.  199  trois  *  te  semble  avoir  et6  leprochain  de  cehti  qui  etait  tornbe  parmi  les  brigands*  ? 

Mais  nous  qui  entendons  ces  (paroles),  ou  plutöt  (y.yXkM  8i)  nous  qui  avons  5 
ete  juges  dignes  de  ces  (paroles),  nous  ne  lui  avons  donne  aucun  morceau  de 
toile  memo  use.  Car  celui  qui  demandait  etait  celui-lä  meine  qui  disait  :  En 
verite,  je  vous  le  dis,  toutes  les  fois  que  vous  avez  fait  (ces  choses)  d  l'un  de  ces  plus 
petits  de  nies  [irres,  c'est  ä  moi  que  vous  (les)  avez  fiiites".  Eneffet,  dis-moi,  comme 
nous  proclamons  heureux  Joseph,  (l'homme)  d'Arimathie,  le  conseiller 
(ßouXeur^;),  qui  demanda  ä  Pilate  de  lui  permettre  d'enscvelir  le  corps  vivifiaut 

•i.iui  194  f^coonrotos)  de  Jesus  et  qui  l'a  ainsi  recouvert  *  d'un  manteau  de  toile!  Et  nous 

\  "  i  1 

oublions  qu  ayant,  nous  aussi,  la  possibilite  d'obtenir  le  meine  lionneur  et  les 
(memes)  remerciements  que  lui  ou  de  plus  grands  que  lui,  toutes  les  fois  qu'il 
est  raaintenant  en  notre  pouvoir  de  soulager  le  Christ  rempli  d'ulceres  et  1 
blesse,  nous  nous  privons  nous-memes  de  ces  faveurs  insignes  et  nous  repous- 
sons  loin  de  nous  un  aussi  grand  avantage.  Mais,  si  un  roi  faisait  1111  sejour 
chez  nous,   nous  lui  donnerions  tous  les  vetements  que   nous  aurions  ä  la 

I.  Luc,  x,  36.  —  2.  Malth.,  \\v.  10. 


In 


[385]  HOMELIE  LXXXIX.  117 

jl^',_mo  'vooi^  "'^vlJ^fcwj;  oub.  ^-..oot  ^.sotl.  -.^ooi  ^-.  n^^o  p  jloiLo 
)•,  a  -/;  Jj  ajftj  -\<^l  ws.£Cl!m  *£>(o  JAww^Vo  .  V>  ,..a.\  y°on  _~JlU^Jio  :vQj/ 
Ja.£C^ä.Ä.;o  "^^A;    y-^oi    '  J JSw-oV*    )l\vi   oöi   ^-.;    )«...*  V>  .JJLSJ    Jiiö;  ^«>t^o 

Jlio^j    |N.i^ooi    A^o  :0|t-^  o>\^a  wo ^.^o  +3  ^jw^o^  ^c*_co»  :Jloi^i— 10 

oj—  .^j'/  V»i^<>  ouS.  t-wi^o  )j  ,.3  •.^.tw.ia^  )»oK.jLio  J-oien»  JlaaJboo 
*aJL3t  1/  .J-^J-Sls  ^^«^clVjo  '.  mi  ^  ^_a  la\c  .\++'l  *-»/;o  w.01  I^ädj  JIo>..*Jl»X 
v/  .oi\  \  ■* v  JLo^S  it-^?  J001  *°>'j  °<"3!  °°<  l-^00-»?  -«w\  r^°U  w«j/  jJo 
:|^2lA  labt;  oöi  U-iOt-ß  I^V^wa  jjxcas  ,..3.:oaS.  jooi  v.»  n  °>  j-coavi  1  r>  t-»--^ 
10  l~ V— ii  001  w^ww^wJi  :J;J^>  „_äo  vit3  Jjjjo  J.^o.^.'\;  JJ^jS-  ^^io  wiu/  y/o 
(laxsln«  v>^<  .-w»oi  (fcO-s-io  JJi  a\  j-ia..'/  ■Jimfl;  w.öt  )N->.  ?i;  w-o_s^j  ^-ol;  061 
boc.«  oilt-^Wt  •■>  .--CMotw-/  yOt^0  ^a-*^?  ^-•/?  U~2)  v^o;  Jjl./  .-j^a.-«»; 
^x:>a.\  JLd.U  jJ;  .'»^0/  J-*J<*3  jJsKa  k3  .-J-o\'oj  v-öi  ^o  jls.Kjo  .t  i..fto 
Lusl   Jjls  v>;  ^>ojl   jJ    .•  v»^)_^  ch^»  k-./;    w.K^o/    o;^io.\  .-)  n,.  im\   V-^-^-» 

1.  Ici  commence  une  lacune  dans  V. 

maison  ainsi  que  les  habits  de  soie  que  nous  sortirions  des  coflYes  (/.'.Surösi  ä 
l'occasion,  alin  qu'il  s'y  enveloppät,  qu'il  marchät  dessus,  qu'il  s'en  servit 
contrairement  ä  la  bienseance  et  meme  qu'il  les  emportät,  (et  cela)  dans 
l'espoir  de  quelque  honneur  temporaire.  Et  le  Christ,  le  roi  des  esprits' 
5  superieurs,  des  puissances  et  des  armees  (Celestes),  qui  sc  presente  ä  nous 
blosse  dans  tout  son  corps  et  (qui)  pour  un  petit  morceau  (de  toile)  promet 
de  donner  le  royaume  des  cieux,  s'en  va  sans  qu'on  lui  ait  rien  fait.  Voyez  la 
grandeur  et  la  nature  de  votre  folie,  et  penchez-vous  vers  celui  qui  est  de 
notre  race  (ys'vos)  et  qui  souffre  d'un  mal. 

10  Oue  personne  ne  me  dise  que  le  jour  011  il  fallait  jeter  les  morceaux  (de 
toile)  est  passe!  En  efl'et,  si'dans  la  Loi  (vops)  il  y  avait  le  commandement  de 
faire  la  Päque  le  premier  mois  (en  usage)  chez  les  Hebreux  et  si  quelqu'un, 
s'etant  abstenu  de  la  solennite  pour  un  motif  convenable  et  juste,  pouvait 
oil'rir  le  sacriiice  de  la  Päque  au  second  mois2,  comment  n'est-il  pas  deraison- 

15  nable  que,  lorsqu'il  s'agit  de  la  commiseration  oü  n'importe  quel  temps  est 
convenable  et  opportun,  nous  soyons  retenus  et  empeches  de  (faire)  ce  qui 
convient  parce  quele  jour  est  passe,  quand  les  Livres  sacres  disent :  N'empeche 
pas  de  faire  le  bien  (eüefyeTeiv)  «  celui  qui  est  dans  le  besoin,  (ni)  de  lui  venir  en  aide 

1.  Ici  commence  une  lacune  dans  V. —  2.  CT.  Nombres,  ix,  10-11. 


v°  b. 


HS  SEVERE  DANTIOCHE.  [386] 

^j/  voodl  ^»k-aj  )Kjlj.\  ""^o«  J)  .^JjKi  )17?  oö«  N«-  AJ-J  U*> 
,J**~j  ot°>i>n\  J,-^  K-/   e*z>»   oöi  .-oi^^Q-s  JIli  oöi  Jl  »n°>\  )^*J  .vQ.aLV> 

•  •  *  • 

♦  L  fol.  in-.  *v*^^oi  .JLw^JLio^  di|    JKJ/kio  j^../   *  >^;   oöt  J-oVSua  *J1Kj/   -Kj|o 

yOonisiciS;»    ^.-^oi;    .yOT.'iSX   vs/o    yort^  vs/o   .-yVv—kSo  Jla^ioo   Jjoijaa 

^\.ot  JjK.5  ^bo  V^-^1?  0<*W  V*-^  ^J  .voKj/  ^■^L-^-•  wfc^fl0!  ^  ^t"*  **3A 
^J^>  j,.~a/;  NoaS.  k-./  JootJ  J.ajbö;  Jjla^>  -.voaüiK^  vaa3oil  opoji./* 
o^;   U>]Lzoi  vooiVio  |-.*JLio  o£s.2l^  ^-;   o^  »s/o  -.i»£o   Jk*^o    yoaio.^ 

♦  ^oioK-./ 

q_ju;;/;    jL2^acuLjl    K-J>   o|   )-..J.«VvA   ,J  ..^..Jvä-./;    Jjoi    ^otok-./    ^_*; 


lorsque  r'est  en  ton  pouvoir;  nedis  pas  :  Va  et  reviens  deftiain  et  je  te  donnerai, 
lorsque  tu  peux  faire  le  bien  (euEpyeT«*) (  ?  Gar  tu  ne sais  pas  ee  que produira  le  jour 
qui  suit.  Ne  renvoyez  donc  pas  mes  paroles  ä  l'annee  suivante,  mais  iniagi- 
nez-vous  que  c'est  aujourd'hui  que  tombe  le  dimanche  qui  est  passe.  Et  que 
chaeun  de  vous  jette  la  serviette  («paxtoXiov)  suspendue  ä  sou  cou  avec  laquelle 
ou  a  coutume  de  se  moucher;  et  toi,  femme,  fais  plaisir  au  Christ  en 
♦L fol.  194  donnant  le  linge  que  tu  ramenes  sur  *  la  main.  Ces  objets,  en  efTet,  ne  valent 
que  peu  d'oboles;  mais  ils  procurent  une  recompense  Celeste  et  ils  deli- 
vrent  de  toute  maladie  et  de  (toute)  blessure  et  vous-memes  et  vos  enfants 
dont  le  salut,  je  le  sais  bien,  vous  preoecupe  beaueoup.  Car,  si  vous  retouruez 
dans  vos  maisons  sans  ces  (morceaux)  de  toile  dont  il  a  ete  question,  vous 
aurez  une  foule  d'anges  qui  entrera  avec  vous  et  qui  gardera  votre  matson 
et  aussi  le  Christ  lui-meme  tout  entier,  le  Seignrur  des  anges,  qui  sera  ä  l'in- 
terieur  (de  vos  demeures). 

Apres  avoir  l'ait  ccla,  ne  croyez  pas  avoir  fait  quelque  chose  de  grand. 
En  effet,  Gedeon  —  c'est  [un  juge  d'Israäl  —  ayant  vaineu  les  Madianites  ou 
Ismaelites  qui  avaient  marche  en  armes  contre  lui,  dit  aussi  apres  la  victoire 
ä  ceux  qui  avaient  ete  sauves  par  lui  et  qui  sYtaient  ranges  avec  lui  en  ordre 

1.  Prov.  iLXXj,  in.  27-28;  xwn,  l. 


10 


10 


15 


[387]  MOMELIE  LXXXIX.  119 

|a.hlo   jt-s^  -^   Q-aoco   •.vQ.,aj.V)   Jj/  ^jjt    jk^j-*    -.P?/    J-:»»-0-,^>   ojjJ&s»»/ 

oUica  ^  *j;oto  :|_sV-°?  \ ' '  »t  ^  \OJot  ^^^oi  y/  .od)~»  ^.io  L=>ot»i  J-jl,_o 
5  Jjso«;  :a-.o|.,x/  Jjlsj  jliö»  )Lo,_a..i.  ^io»  N^s^io  : j-3j  n  \  o»jK_co/  )»— W 
ocx_\  :|.«  >»y>\  ^.ISo  )VoNj  JjKJb  ^■■l—?  -»öt  >-»°«  I-»'  :J-Joi  oü^.s  o-so«... 
oC^i\  JjU^VÄOo  JJo  Jjujl  JJ;  yOJÖi  (.^lJs^xo  jjjl*.  ,-ioo  j  «.o  ^a'/  ^>o; 
ooi^  :^jl«  y.  ..^»vi   |J  n  aj  n y\  >  l ..;   ocx   L=>,_a^   fajo   :i^Lw>  ^>->;   l«iU 

Iql^   vot't     )Kv>»   OO    |_^DO'^3    JJU.    i!S>.z>    ^.iO    t-3    :)-OA13;    vQJOI    JIolSjl^.    &1<i 

•:-^.^ie/   .^.scl^o»  ^e\^o   ,^-sj  "^üo  'Jjioi  .U>,_o  J—o>o  )-s/  yas. 

de  bataille  :  J'oi  une  demande  ä  vous  faire  :  Donnez-moi  chaeun  un  anneau 
de  ootre  butin;  les  ennemis  avaient  beaueoup  d'anneaux,  car  ils  etaient  Ismae- 
lites.  Ils  lui  dirent  :  Nous  (les)  donnerons.  Et  chaeun  etendit  son  manteau  et  y 
jeta  un  anneau  d'or  de  son  butin'.  Si  donc  ceux-ci  donnerent  une  teile  quantite 

s  d'or  au  chef  du  combat,  et  cela  lorsqu'ils  s'etaient  ranges  avec  lui  en  ordre 
de  bataille,  parce  qu'ils  avaient  cchappe  ä  une  servitude  temporaire,  est-ce 
grand'chose  pour  nous  de  donner  un  petit  nombre  de  (morceaux)  de  toile  au 
Christ,  ä  celui  qui  a  delivre  toute  notre  race  (ye'vo?)  du  Calomniateur  et  des 
demons,  (ces)  ennemis  irreconciliables  et  implacables,  et  a  gagne  le  combat 

10  que  nous  ne  pouvions  remporter,  ä  celui  que  les  armees  qui  sont  dans  les 
cieux  ont  aussi  reconnu  revenir  du  combat  et  avoir  remporte  la  victoire,  lors- 
qu'apres  la  passion  salutaire  et  la  resurrection  il  est  parti  vers  les  hauteurs, 
en  disant  :  Le  Seigneur  est  puissanl  et  fort,  le  Seigneur  est,  fort  dans  le  combat2. 
En  effet,  il  a  perce  avec  (sa)  croix  le  prince  des  tenebres  et  de  la  mechancete 

15  ainsi  que  sa  milice  mechante  et  il  les  a  egalement  donnes  en  speetacle,  ainsi 
que  dit  Paul,  lorsque  par  Iui-meme  il  les  a  couverts  de  mepris  en  toute  liberte 
(irxpp-/)(jca)3.  C'est  ä  lui  que  sied  la  louange  et  la  puissance  avec  le  Pere  et  le 
Saint-Esprit,  maintenant  et  toujours  et  dans  les  siecles  des  siecles.  Ainsi  soit-il ! 

1.   Juges,  VIII,  24-25.  —  2.   PS.  XXUI,  8.  —  3.  Cf.  Col.,  II,  14-15. 


*  L  fol.  195 


U  Ubo* 


yasKjLfc^O    ^^-~    K_.)_)-.).~KiO    jjj    .  •  JjLJLiäji    J-jCaa..^    JJÜL.3   <3>(    JJ  /    • .  |j  /    )>M 

Ux>     OCX     ^30    .'jlopO    .JjL^C^äjl     .|.Djiio'      wtJLO      -U|bÖ      .•^■j^bOCtSO      Jl^i 
0/    OUoKl»./     j^.O|t    0/     .-J-*j\oOI     jJo     J.UOCH^iO    JLiOJl    0/     L~ oi     .  •  sÜDQ.\a3    )-tiO; 


l toi.  p.r,  "HOMELIE  XC 


i°  a. 


CaTECHESE  QUI  FUT  PRONONCEE  SELON  LA  COUTUME  PÖUR  CEUX  QU  DEVAIENT 
ETRE  BAPTISES  LE  JOL'H  TRES  GLORIEUX  (tcoXu^O^O?)  DE  PaQUES  ET  DE  LA 
KESUBRECTION,   ALORS    Qü'lLS    ETAJENT    REUNIS     EN    TRES   GRAND    NOMBRE.    C'eST 

LA    QUATR1EME    (CATECHESE). 

En  voyant  cette  assemblee  spirituelle,  j'ai  cru  voir  non  pas  seulement  des 
liommes,  mais  äussi  une  reunion  des  ordres  (tocc\?)  Celestes  qui,  apres  s'etre 
melee  et  etre  entree  parnii  vous  d'une  maniere  invisible,  est  präsente,  vous 
entoure  exterieurement,  complete  le  troupeau  unique  et  parle  ä  l'assemblee 
de  l'Eglise,  (ä  savoir)  :  des  anges,  des  arcbanges,  des  puissances,  des  domi- 
nations  et  tout  ce  qu'a  enumcre  Paul,  (tout)  esprit  ou  (tout)  nom  intellectuel 
et  immateriel,  soit  qu'il  ait  ete  nomine  ä  prescnt,  soit  qu'il  doive  etre  connu 
dans  le  siecle  futur';  et  c'est  tres  justemeiit  que  (j'ai  cru  cela). 

I.   Cl'.   K|ih..  I.  21.      • 


10 


[389]  HOMELIE  XC.  121 

j_iiof    ,_.»    JjLoioS    :Jjld»o3    liJ^eC^    ^-.kio    vOJc*  ^^^o    :^_.;;K*.io 


oot 


10 


Vfol.  200 
r'  a. 


v')jo   ^  -,'"   »s/o  : v «N> vi»  vi  yooübo   ^io    V-*^-*0    >**"■»»   ypo^.D  ^_io  V-"^*-*! 
V-K^o  :,_,jjjAoo}  yQJÖi  ya±  );|V   lai,  yoKj/    ^.s^k-*»    Jt— 3/?   '«*^  ^-/ 

ais»    w.6i    .'j^CL^aji    JJ;  yoy^e   )1o).^joio    Jlo^«   yoot^.   6j-A-/    V-"^  l?0* 
j—^^-i.    ooi    jta.aj»    J-.;,io    Jlaslojio    .JojSX;     jJ^t-»   ^oo-ol    ;a^S».=>    yOCHi 
V^IsU  JK^^OO  JjlSJ  Ho  ^o  .-JjjJl  JU^»  ^^?  JJ/  .'"Vo  ^  "W^;o 

1.  .Ms.  \-oi-  —  i.  L  in  margine  :  <a*'i  vpoov".  —  3.  Ici  (init  la  lacune  de  V. 


Si,  en  eilet,  selon  ce  qui  est  ecrit,  ce  sont  des  esprüs  faisant  fonetion  de 
ministres  qui  sont  envoyes  pour  (exercer)  leur  ministere  en  faveur  de  ceux  qui  doi- 
vent  recevoir  l'heritage  du  salut'  —  or  en  ce  raoment  le  salut  le  plus  important 
de  tous  et  le  plus  parfait  de  tous  et  est  (tout)  proche  et  est  present  et  se 

5  tient  ä  la  porte,  je  veux  parier  (du  salut)  de  ceux  qui  doivent  obtenir  le  divin 
baptüme,  ( salut)  qui  en  verite  fournit  egalement  la  matiere  et  le  sujet  de 
cette  presente  homelie,  et  (du  salut)  que  vous  possedez,  fideles,  vous  qui 
vous  approchez  des  mysteres  en  merae  temps  que  ceux  qui  sont  inities  et  (qui) 
avec  les  yeux  de  Tesprit  vous  approchez  tres  largement  et  tres  vaillamment  de 

10  ce  qui  se  dit  —  comment  resteraient-ils  ä  l'ecart?  Et  comment  ces  ministres 
du  salut  n'alllueraient-ils  pas  et  ne  viendraient-ils  pas  avec  joie,  et  non  pas 
par  1111  ou  par  deux,  mais  pour  ainsi  dire  avec  tous  les  ordres  (Ttfcy[z.cc)  et 
(tous)  les  cheeurs? 

*C'est"  pour  eux,  en  eilet,  une  joie  et  im  plaisir  sans  fin  que  ce  ne  soit  "Vfol. 200 

15  pas  en  eux  seulement  que  s'etablisse  la  connaissance  de  Dieu,  ainsi  que  la 
communication  et  le  flot  de  la  lumiere  elevee  et  (placee)  au-dessus  de  tout, 
mais  qu'elle  s'ecoule  sur  un  grand  nombre  et  qu'elle  se  repartisse  et  se 
repande  sur  toute  äme  raisonnable  et  sur  toute  nature  capable  d'avoir  part 

1.  Ilebr.,  1.  14.  —  2.  Ici  finit  la  lacune  de  V 


10 


122  SEVERE  D'ANTIOCHE.  .  [390] 

oieuos./    );ä^v  »   oot    y~l    +ä  -.ooool   yNX^oo;    )laau.wo    )K  ,.,jlN  Nviboo 

»  L fol.  195  JjJJ_*L^o  •}  ^7       JoCSsi    )tv-,^x>   :jts  .  i\5cn   jJo    Ifcv-^jjoöifcoo  J— o¥-^>  v"^? 
r°  b. 

U-sxa.«.  -.^-iö/    ^3    ©od  y.  ...  i.'tvw   'oooi  ^*>J    *r^"?   JjU5»a3  .Juviüv»   "' 

'J?<X^£oo    ,J_L— =>,     1o^.9la     )tlXl^>    -.h^x    1^5/    ^^0.0     Jo^jJ     J^eo£io_3 

bjiiö  ye+a    Uoöi    )lo»— ;   -.vQJ^  Jj/    W*>/    -.^/    J-X^o(-s    ^ßoV^    ooi   «s/o 

♦  o'jl;    )-^—  ,—  ^^  --JoC^; 

)fcs-;aiaS^o    J^_iio;    :  \%  Vi  %    K^~  1*   -öl   öt\l*»   )— fcotoo   ti«.VV)  ^.»    ^3 

r  b. 

,j  ^  vOO«\   Jj^lso  :J^1.  )t»^o   U,^   J^cLS.o  J.JJL3  :ts-.U>i.->  -^*  ^ioo 

^-. »   o«js   :JIoL*Vio»o  )la>  .  -><    Jli-io  . -OaJuli    :|j-^/»    Jt^-i'o   jloö—   yoot-k«-./ 

1.  V  add  ooo1  ^"'o-  —  ä.  V  Uo« 

a  un  tel  bient'ait  »spyaa  .  C'est  pourquoi.  aussi  ä  l'occasion  de  la  naissauee 
de  lEmmanuel  selon  la  chatr,  apres  qu'ils  furerit  frappes  d'etonnemeol  par 
la  eharite  pduwOpwria  ineffable  et  l'attention  dont  nous  avoas  ete  Tobjet  . 
lorsque  comme  des  choeurs  ils   entonnerent    le  chant    qui  sied  aux  esprils 

♦L fol.  195  intelleetuels  et  immuteriels  qui  sout  les  ereatures  du  bon  '  Dieu  et  aux  angea  • 
qui  sont  ses  ministres.  ils  chantaient  egalement  notre  propre  salut  et  le 
gloriüaieut  en  disaut  :  Gloire  a  Dien  dans  les  hauteurs  et  sut  la  terrepaix,  parmi 
Ifs  hommes  bonne  volonte  (riöWa)'.  C'est  pourquoi  uotre  Sauveur  loi-mdme 
dit  aussi  dans  les  Evangiles  Evarfftki*  :  h'  vous  du  :  II  >j  aura  de  la  j»ii> 
devant  les  angt  -       Dieu  d  cause  ,/'«/;  seul  pecheur  qui  faxt penitence*. 

Or,  lorsque  en  toui    lieu    qui    est    sous  le  soleil  la  source  qui  fait  jaillir 
le  bapteme  de  la  penitenee  et  la  reinission  des  p6cb.es  s'oovre  avec  une  gräee 

*v  fol. 2oo  liberale,  debordant.'.  riebe  et  aboadante,  que  le  ligament  <-t  le  foetus  *  spirituel 
''"  sont  mysterieäsemeDt  rompus  et  separes  et  que  simultaneinent  et  subitement 
la  foule  et  le  peuple  saint  et  l'Eglise  enfantent  en  masse,  June  part  en  con-  13 
eevant  ces  enfants)  tandis  qu'ils  sont  des  serpents  et  des  petits  de  viperes  qui 
laissent  echapper  un  venin  de  mechancete  et  d'amertume  et  d'autre  part  en 
les  chaiiixeant  par  eette  conception  meine  et  en   en  faisani   des  enfants  de 

1.1  \. —  2.  Lac,  w.  ' 


391  H0MEL1E  XC.  123 

.»  »\  Vit  V>1  vOJÖl  ia\  .^AV)')i  VQJ01  ioi\  ..  «°>\  V>»  yQJÖt  lo^s  ,  .  N«  .'r> 
N*5>oOOt  JJ  .j^o/  ÖU^—/  jood  )!'»—/  )-«.^0,>;  J-J-3L-/  -.^..^■boEvt  V);  VQJÖ|  laS. 
l_IOU=>      \  »VI  I  a      Oi_ii      OÖ|      y.*l      JJ  /      . -Otl^^jK^     Jü  /      VS_»_flD      joou      ^J-^J'v— / 

*J^-~io   ],— 5/  ^^\,   ji.a^_~  ^a^o  .-jojboo  J-sJbä  ^a^o  .•  v>'j_o   Jj^ 

vOJoi^  );ot'm  v>o  Jv^ö/  i-»^v  1  vt'f)  :»oi'po  ys^-oi  J_i,_oa-3;o  :^o^ie  J;oTa_co 
Uicx    y.  1  ,\'n  •. yOQtik.fr>  -*i\  vai3,otJ    ool   JJi    ^  ->;  "too   JK_»o£äs   \h.  ,.'m\; 

^io      ,J)^^>a.\    J»ot    )n«>^    ■>  ..at^-^o   \_.»aiö  yOJoi    |L>jJ^0   loX;    ^-.-JÖt 

J-ta_/  • . )  »  "> .  «^  JaIL^Ö   v>,-oo   :^a_i_.  (^«.i^o   JoC55v    yo+£>   y^.    jj  /    sot'rn  Vi 
JJ    JJ/    .Jlsj-s  o.m_iai   k_i/   ,^*  ysy^o  JJ  ^»  -.J-Avi.  ^jso  i-^-<»  i-£J-  ^•°1? 
JoXJJ    c*\   &l   JJ/   .-£jba^    »a-X^    a\  .-JJ^oo    Uli    *  U^7   W   ^ 


\'  fol 

V    h. 


!.   \'   .nocb-«^. 


lumiere,  c'e-t  de  toute  nee-  -  -  i  t->  que  les  anges  sc  tienncnt  pres  de  ceux  qui 

seigneni    ei   pres  »Je  ceux  qui  ecoutent,  pres  de  ceux  qui  rendent  parfaits 

et)  prfts  de  ceux  qui  -out  rendus  parfaits,  en  sorte  que  la  terre  est  devi  1 

'J  untres  cieux.  Ce  n'est  donc  pas  d'une  mattiere  diflerente  qu'on  doit  etre 

5  dispose  dans  bod  esprit;  matfi     1  -t  comrae  si  on  se  tenait  en  ce  rnoment-ci 

dans  les  cieux  mdnie's,  qu'on  ge  trouvait  reuni  avec  les  anges  et  qu'on  faisait 

la  solermite  avec  les  armees  superieures. 

Et  parce  que  l'homeiie  catech^tique  elle-meme  tient  en  quelque  sorte  la 
place  tz;.:  d'un  ternoignage  qui  est  fait  d'avance  et  d'un  commandement 
lo  qui  avertit  d'avance  —  car  d'avance  eile  dit  et  temoigne  ä  ceux  qui  s'appro- 
chent  du  bain  divin  de  ne  plus  retourner  en  arriere  —  les  anges  sunt  iei 
presents,  attestant  ce  que  nons  disonset  mettant  parecrit  lesparoles  des  enya- 
gements  que  ceux-ci  contractent  envers  le  Christ.  Et  il  est  facile  de  voir  cela 
par  ce  que  Paul  a  fait  dans  un  cas  semblable,  lorsqu'il  a  ecrit  a  Timothee  en 
1-,  ces  termes  :  '  Je  t'atteste  devant  Dieu  et  le  Christ  Jesus  et  devant  les  anges  elus,  •  vfoi.  200 
afin  que  tu  gardes  ces  choses  d'une  maniere  irreprochable,  en  ne  faisant  rien  par 
hypocrisie'.  .Mais  je  ne  sais  cornment  en  avancant  la  parole  nons  a  rnontre  que 
non  seulement  les  anges.  rnais  que  Dien  et  Pere  lui-meme  et  que  le  Pils  aussi 

1.  I  lim.,  v.  21. 


10 


124  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [392] 

»Lfol.  l'.ir.  ^JlS.    JJLSOI*    -''^    K.I-Q-—    JjL-»-ß    }—  o^    ^/;    ^-J    J^-t~«        -'JV^    ^/°    W° 
v'a.  X 

vs/o    JJ/   .--oioJLii  ^jls   ^./o    jtO^io   V*^  h«*-3  •'■M»  N5^3^o   v^-V^   7°? 

)KJ^1    o/    ^...jl    K-./»     Jji-/;    .Jpo/;    ^-ooV3 # )— Jcio;    o£^.o    l^a    Jk-i>^ 
^-^oj^  'k~kXj  ,^oC\  ^/   001  .yOOjKju^s  ~k-7  x^-  .«^o>-s  ^-^*-J-3; 

•  PO/     |oOt    olö    ).^.0oJJcLQ^    ,J>    L~v^A?    J-LO-/     .LoOJlS;    ^^o^    yjo 

^  J-^clju=>  ^»  .oj^  ts^l    joon    J4j;   JjlSU   ^.3/  "^V-J    JJ;  >?fc*_^>oi  a±.io 

jjoia  ,iN    ou^o    .Lojbä;    )i<".^o    J.-3-Slj-a    ^-.i    >^~*oo    .^o'Lo;    \  *>m  v> 

061  J-s»   V-^^  )j)>   .»omI^oo  oUioo  o^lß  ^.ioJ^  «^.^VJs»   )Kjl-^o  )1q^K_.Mj 

*Vfol.20oJI»o    Jjuoöikio        )i.CL^.i-J^    >»~«t-o    *~>°?     °o<    :Jk-^JLS.^>ofcoo    )J    jl<x.k-M; 
v°  b. 

:)_S£flDo    |j/    t^ö/    J-=°P   :)^V*!   ^-*^o«    J— °»   ^°  ^VVw    ^--.^oi   :^oqj-^ 

Jf  -l   ,_*>,    JIoSlÖls    .L*ot  ..^-.j    J001    J^ojk-io   :)ooi    jal-fcoo    ^_äö    Mio«*-3 

1.  LV  in  margine  •■    *j. 

*  Lfol.  195  et  que  le  Saint-Esprit  encore  —  *  ß'est  certain  —  sont  ainsi  presents  en  tout 

v°  a'  Heu  et  remplissent  l'univers;  car  pour  ce  motif  ils  sont  egalement  et  dans 
l'univers,  mais  egalement  et  dans  la  charite  et  dans  la  bonne  volonte  (eüoWa) 
et  dansl'action  et  dans  la  parente.  La  preuve  evidente  en  est  la  parole  du  Christ 
notre  Sauveur,  laquelle  dit  :  La  oü  deux  ou  trois  sunt  reunis  en  mon  nom,  je  suis  s 
au  milieu  d'eux* ;  il  a  lui-meme  reuni  aussi  ce  qui  est  en  bas  ä  ce  qui  est  en 
haut,  lorsqu'//  a  pacifie  par  le  sang  de  sa  croioo  soit  ce  qui  est  sur  la  terre,  soit  ce 
qui  est  dans  les  cieux\  comme  l'Apdtre  le  disait  en  ecrivant  aux  Colossiens. 
Qui  donc  ne  tromblerait  pas,  eüt-il  meme  une  äme  de  pierre,  en  pensant 
que  dune  part  il  se  tient  dans  les  cieux  et  que  d'autre  part  il  est  entoure  par  10 
des  milliers  et  par  des  myriades  d'anges,  qu'il  s'approche  lä  de  la  lumiere 
meme  de  la  sainte  Trinite  qui  est  presente  et  qu'il  est  cclairc  par  bette 
(lumiere)?  Car  le  grand  mystere  de  l'ineffable  Trinite,  qui  autrefoia  d'une  part 
etait  montre  d'une  maniere  confuse  (et)  d'autre  part  restait  cache  aux  armöes 

♦  v  fol.  200  *  intellectuelles  et  incorporelles  plus  elevees  que  les  autres  csprits,  je  veux    15 

v°b'  parier  des  cherubins  et  des  serapliins,  est  confesse  en  ce  moment  par  nous  au 
moyen  de  levres  (formees)  avec  de  la  boue,  est  connu  dans  la  incsure  011  il 
peut  etre  saisi  par  les  hommes  et  est  prechö  en  (toute)  libertö  (wapp/iota).  En 

1.  Matth.,  xviii.  20.  -    2.  Col.,  1,  20. 


:;ii:s  H0MEL1E  XC.  125 

:J_i.»/;o    L^>cu»i     |;o  ->\    "^a    ^*~/     U>\-=>    V1—    ^-,?ai<'    ^^  y»  »»v>  «oU>o; 
-*.oju>  J-.*t^°  i— «-30  - .y-J ** -  ^ x"  jJ;  »  »\oi;o  '^-.oC^a  ^»)Jl«too;   K..O  *  «Not; 

»Nn«     OCH     U.,.,-0     J_~O^SO    •.j-3JJ      J^COoJ..S     Jol*.lO    Ot^.»     J^_flOo/     ^0    ^-.J     OJO< 

5   *J*,_a^wo    |_=>JJ    ).^£Do)l=>    Jaln   ocx   ••vn°i'i    N^j^ooK^oo   Jjlsj    ]l;o   J.-.ia_ii   Ji;    J_s/ 
■  .jjL^>Q,iL\o  )loJJ  .yJS.  )-noi  Ki.^.,1/;   .-)ooi   pö/  vflDO^O.3  OOt  )»/    K-»j-Ä^ 

:J*£a>.j   och    )i.*^k   )aL-.io  V---«^  )?°<   :]^o^  \Oo£i»  Joot  'j£o^?   jj^Qj»;   vQJot 
:JL»oJJU   ötJLoV-.N^>  ^.Oocoo   ^.J\oi   ^io  :^.^et>itoo   )J-^g>   l^io.^a.^  ,-o 
10  ^.jou^oo  ^.^aooo     :|^^3     ^*>  a^o  '^Jj.^oo  yoojbo  JJLJ^^o  'JjJiXao* Vfol.201 

)Lo_^v>.^s_oo    |laau>^    'JLsioi    ^00  :^_*.~v^°  ^*.^cl.U^oo    Läu^»   v)Lnca  ->o 

1.  Mai',  Scriptorum  velerum  novo.  COllectio,  t.  IX,  p.  737  :  'Ä7tb  Xö-yo-j  Z'.  Kai  ö:s8a>.|j.oi<;  TtoXXoT;  öXa  xai 
oOx  i\  ^(ii<j£ü);,  xaSäitEp  öcaTpot;  javüitärot;  Jtepir)vOt<j|AEva-  xai  tojto  to  EYP?lY°PEvai  xal  itEcpwrifföai  Seixvüovtx. 
—  2.  Mai,  o/>.  eil.,  t.  IX,  p.  738  :  'Anö  Xöyov  IpQ '.  Kai  ttXiiOei  TttEpuYwv  |i£Tetop^öii.Eva,  xävTE08sv  to  ö?0 
ör,Xo\JvTa  xai  eXaypöv  xai  ävto^Epe;  xai  eüxivyitov  6tä  yäp  twv  awjxaTtxiöv  totjtwv  ö^ewv  ^  £(i;pä*Te(i>v(  tl);  5i 
aivtY[iäTuv  2pe7trJ|j.E6a   xaTavorjcjiv,  xai  outm;  EjfOvTa  yjasw;  te  xai  Ta|E<o;. 


effet,  nous  confessons  que  nous  croyons  au  Pere  tout-puissant,  createur  du 
ciel  et  de  la  terre,  en  verite  de  tout  ce  qui  est  vu  et  de  (tout)  ce  qui  n'est  pas  vu ; 
et  au  seul  Seigneur  Jesus-Christ,  son  Fils  unique,  qui  a  ete  engendre  de  lui 
c'est-ä-dire  de  sa  propre  essence  (oüaix)  avant  tous  les  siecles  et  eternellement 

»  et  qui  est  de  la  meme  essence  (oicfa)  que  le  Pere;  et  au  Saint-Esprit  qui 
procede  du  Pere  sans  comniencement  et  independamment  du  temps  et  eternel- 
lement (et)  qui  est  de  la  meme  essence  (quijta)  que  le  Pere  et  que  le  Fils. 

Paul  lui-meme  certes  disait  justement  :  C'est  maintenant  (jue  les  principautes 
et  les  puissances  dans  les  cieux  ont  connu  par  VEglise  la  sayesse  infiniment  variee 

10  (-c/Xutco{x0.o<;)  de  üieu1.  En  effet,  les  cherubins  qui  ont  eu  pour  nom  «  la  multi- 
tude  de  la  science  » 2  —  car  c'est  lä  ce  que  montre  la  langue  hebraique  —  parce 
qu'ils  sont  representes  avec  des  faces  (icpocwjröv)  nombreuses  et  par  celles-ci 
ils  fönt  connaitre  la  richesse  de  la  contemplation  (Öewpi'a),  parce  qu'ils  resplen- 
dissent  tout  entiers  completement  et  non  pas  *  partiellement  d'yeux  nombreux  "VfoLäoi 

15  "  et  qu'ils  brillent  comme  des  etoiles  tres  brillantes  et  par  lä  ils  montrent  ♦Lfol.'iw 
qu'ils  sont  vigilants  et  eclaires,  parce  qu'ils   s'elevent  et  volent  au  moyen 
d'ailes  nombreuses  et  par  lä  ils  fönt  connaitre  la  rapidite,  la  legerete,  l'ele- 

l.Kph.,  in,  10.  —  1.  Gf.  Payne  Smith,  Thesaurus  syriaeas,,  col.  1809-1810. 


10 


126  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [394] 

Jipi  .  r\"<  t-^^  »-*s  :^.-^;oio  )1ojl3»..jUoo  1oX*\;o  Jlcui^i.tooo 
^oojl^  jJj  ^Aoij  Jl«UL^ats,mv>N  )lJJ^3o  jpoV  ^jsj  yJ(  rJfc^Loo  )I^*j^ 
l^o  o\  'jfcow,-.  ..J-Äia^so  K*3  )j^i  yoenA  K-./  )jldoi;o  :yi,°>^.Lo 
öu>o  ivooilo^  yooi.^  yO-ioi  oooi  <^-»t-.^J  J-»t^o?  ch~^>cl»»  JAo-^oj?  |-^coJ^i3 
•  J  ..  -s««  -s  o«-3  oJ^o  :oooi  ^_>.y\  m i^K^o  ^m  ..mS\  )i.oJLdloKjL^a^  ;aJ^2 
JJo  .'U^'l  y^o  .«jojSs;  J-o»o).ij  K*s  ^ajuA  -.J-.V^o;  c*-^ojl;  J~ooo,^s  JJ/ 
l^tlao  .x.-_cl*~;o  ^p^Juio  JloJ_^o-s  ^-.;  vOl^Jj»  .yjo  JJo  oC^a  ^s 
.\oouS.  K-./  J-JL-aoi;  )yr.  ^J^a^i  och;  oi^-O  JL»_a\  °i^  &l  •  .^v>  l  >n^ 
Ji.a-.i05;    Jlj.~    .ÖW.K-./    t-iö/    );oi    .Jjoi   joot    -otot^/    J-*jj    ooi  ^-.;  ^^J^ua^ 

•:-Ui.io<   o) ..  -vn; 

J^-^^O  ^.Ö.JL3fcO0    U^SX    J.JLX^  ^J   k-O  yQJOI   :loDOI    OOI  ^»J    j-3'^»  v£l/ 

viui.  L-ni  ^^K^o       :yOO»_.K.>/   o/;    K*D    J_io   y-./    i^opoKlnSs  yVi*.'o  ^^^j    J—oV 
:)j^/    JJ.ois.i~   ^-#^oi   ^jjo   ^i^io   M^-°  ^ia-lo  ^i^j  ooi   ^-./;    -öl 

1.  Mai,  vp.  eil.,  t.  IX,  p.  738  :  'Azo  Xöyou  -  •  rvütriv  rjo-jv  ?a'-Tor;:xv  e'Xxsv  sc;  ta-jtä,  xsi  ta-jTr;;  T?j: 
[AETouaia;  (jiöXt;  äiriiXa-je,  xai  oüx  aixrfi  8'JCr,;,  äXV  6(jLoiiijiato;  8d?n;  Kupiou.  mitt  ye  o-jai'a;  Oeoü  noOsv,  BoXXou 
Y£  xau  5:1. 

vation  et  la  mobilite  —  car  c'est  par  ces  apparences  corporelies  et  ces  appel- 
lations  ainsi  que  par  des  signes  et  des  symboles  que  nous  obtenons  peu  ä  peu 
la  comprehension  de  ces  (etres)  incorporels  et  que  (nous  savons)  qu'ils  sont 
tels  au  point  de  vue  de  la  nature  et  au  point  de  vue  de  la  condition  (Ta£ts)  — 
(les  cherubins,  dis-je)  s'atüraient  eux-memes  pour  leur  part  la  connaissance  s 
ou  rimagination  (<pavTa<7ia)  de  la  ressemblance  de  la  gloire  du  Seigneur  et 
dans  cette  seule  partieipation  meme  ä  peine  jouissaient-ils  non  pas  de  la 
gloire  elle-meme,  mais  de  la  ressemblance  de  la  gloire  du  Seigueur,  ä  plus 
forte  raison  (ne  jouissent-ils)  d'aucune  maniere  et  d'aucune  faeon  de  l'essence 
(oiffia)  de  Dieu  —  comment  (en  jouiraient-ils)?  —  ou  plutöt  ([/äXXov  §i)  ils  io 
en  sont  eloignes  ä  une  grande  distance.  Et  il  est  facile  d'eutendre  encore  la 
parole  meme  de  celui  qui  a  vu  qu'il  en  etait  ainsi  pour  les  (cherubins),  et 
eclui-ci  etait  le  prophete  Ezechiel  :  C'est,  dit-il,  la  vue  de  la  ressemblance  de  In 
gloire  du  Seigneur*. 

De  meme  en  est-il  aussi  pour  les  seraphins,  eux  en  verite  qui,  traduits    i., 
pour  passer  en  langue  grecque,  se  nomment  «  les  esprits  qui  se  tieiinent  en 
»Vfol  2oi  haut»,  ainsi  qu'ils  sont  egalemeut,  *  parce  quo,  commc  s'ils  se  tenaieut  en 
'   ''       baut  et  qu'ils  etaient  plüa  cleves  que  les  autres  armees,  ils  s'appliquaient 

1.    K/rHl..    II,    I. 


10 


3951  IIOMELIE  XC.  127 

:^_*-J*oofcoo  v3/  ^acuJ.o  •Sil  ;)«,.i>vm  ).ioo  jK-oC^  M°U?  J-**»  io^o 
oot  jjot.ojo  K^js  Iv^oa  ^>o  :Jv-k-»  )Oy^e  *3Äoa^  ^_*^o-.'»o  ^-^'?  -ö»-3 
^oo  v- ffi » j  vQJot  vs/  JUs^»  Jä^>  ^>  :Jj^sK.aiio  JJo  U-J'^io  JJ 
^iö  ^Aoty  Oj-r«?  -otoN-/  J-^jj  ooi  J-^*/  :lpo'/  k-*>t-??  «6«  jfcOs-^ 
»  'poj-^*  y^lo  ^otiK-co-io  ^)a— ,»j  o«  lo\  )N^t^><>  :^~*V^°  ^-^-Ufcoo 
^.^SLio  ^-;  ^-XoiJ»  :vo;qjlJ;  ^^3j-w.^o  J_oo,_o£oo  ß  ooi  ^io  ^c*^ 
^5  'j^o^;;  : yoot-^o «ak.  ^.aL.^oo  ^öti  J.*vo\;  ^.-/;  ooi  W~»  jk-^t-^ 
.^-  ->  .'«A   vq— Jlu    JJo  «^i^io  ^^flo;   !•*>  o°&«  ^-— =V^Kio  JJ.J--  öCSao 

Ot^O»     -Ol     .    ^    tyO^QJ     yOok.     J.OOI    jK— Jjl     >-0!    JJ.OJ  »OiJLiO;     )io-*jLiOiCL^    vS/ 

,  -<>•-- y  ^    )j  ..vi\  2\Za\  ^•jr»!   J-**3  :j-u>— Kio  vooi^  -oiok-./  ^opo  Jjot 
:Uo— .io  J^^po  J^o-*»-^  tr*^*!°  H'0-^   J'0».0-1?  ^i^0  Ji>-oo-»  <^*?  )?°«  :J3-^-3 

3/    J-o^r»  ^J?  '^^»t^0  :io,J.{   °J   l^>-^  vQ^iö  ^j,/  :o„.>~fcoaS.   ^.Kj? 

1.  Mai',  op.  «7.,  t.  IX,  p.  725  :  'Ann  Xoyou  4.  M*>  7tü,;  °).i]  ^a  JipociXaoövTa  tw  OnEpSaXXovri,  xii  |u| 
ivöY*o''Ta,  xai  to  [lETpiov  änoXEa-fl  tjj:  ei;  a-j-ri  xauoüav];  IXXa|u|)6ü>«,  r,;  toso-jtov  a-jtoü  iaii  6e«tov,  öijov  iv 
i&iv  8'jvr,e=iT]  itpöotoirov  xataxa>U7CTO(i6vov  irrepuSw-  toOto  8e  xi^pov  ii  tptorb?,  |iixpc;v  ünojaivei  xai  ä(iuopöraTcv. 
—  2.  Ici  commence  une  grande  lacune  dans  L. 


avec  iusistance  ä  la  hauteur  de  la  contemplation  (Öewp-Ia)  divine,  autant  qu'il 
est  possible,  aspirant  et  se  plaisant  ä  tirer  quelque  chose  de  plus  de  la  beaute 
et  de  la  hindere  qu'on  ne  peut  concevoir  et  dont  on  ne  peut  se  rassasier;  eux 
aussi,  en  eilet,  ils  sont  pourvus  d'ailes  nombreüses  pour  le  motif  precedem- 

r>  ment  dit;  —  c'est  le  prophete  Isafe  qui  (les)  a  vus '  —  avec  les  unes  dune 
part  ils  s'elevent  en  volant,  ils  se  hätent  dans  leur  desir  (de  se  porter)  vers 
celui  qui  est  aime  et,  pour  ainsi  dire,  ils  osent  passer  par-dessus  celui  qui  ne 
peut  etre  depasse;  et  avec  les  autres  d'autre  part  ils  retiennent  le  desir  du 
mouvement  qui  court  en  avant  et  ils  se  cachent  la  face  (irpocorcov),  de  peur 

h  que,  s'approchant  avec  tout  le  visage  de  ce  qui  est  tres  eleve  sans  pouvoir  le 
supporter,  ils  ne  perdent  raeme  le  degre  d'illumination  qui  serait  descendu 
jusqu'ä  eux,  parce  que  pour  eux  quelque  cliose  n'est  visible  que  dans  la 
mesure  oü  leur  face2  qui  est  cachee  par  les  ailes  a  la  possibilite  de  voir, 
et  cela  ne  montre  comme  par  une  fente  qu'un  point  lumineux  qui  est  petit 

15  et  tres  confus.  En  effet,  ce  qui  depasse  la  puissance  visuelle,  le  verrait-on 
pendant  un  temps  tres  court  —  et  il  serait  mieux  de  dire  :  chercherail-on 

1.  Cf.  Isaie,  vi,  2.  —  2.  Ici  commence  une  grande  lacune  dans  L. 


10 


128  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [396] 

Vfol.201^    ,KJn^o  )-U^>    yZo^lU   :Jj—,fcoo»   ^K.jqj»   ;>o,-o  :^6ti   «s/    ioJ*.  p       J;oi 

V  a.        •       '  o  • 

♦  |_.jJ-*\  ö£S.  >m°i'fl  jJ^^wf.3 
o_\  -JKXio  öt-K-/  yoojfcs.2^00;  ,_*^oi  JloJ^JL«  sä/  J;oi  >^O0 
;.  omla^o  ^.*^m.io  v*^cd»  JW  :J^-k^  yOOi^SojVS  'k-.J-^*x3  ^.m'iV); 
-oi  l'H  :J.Maio  jiio-floo  )J^>— .♦»  ^-^  3-öt  :M^i1^  J-3'**!  )-äu^  ^-2^o^o 
*v£Q£lo,A>.j  <X^o  J'J-m  Joou  jlj/  oo  ooi;  —öl  .-Ijoi  )tOb>— 11  t-*^ 
jjLio  ..J^S^ioo  J.-Jj^äo  oöi  |La»ica\  oooi  ^m-*^0  J-^i100  J-U  ^-^  Jj«*-3  t3 
J^o^ojl  -ex  );oi  .loJL=>j  J-'^io  o-^o  \jl.^ö  vJl.^o  s^o?  ^*>-»!  !•***/  '»^ö/ 
,_io    ,-iö    wt-o«?    :Jlo-A-M;     JloouSs    JLoJS^iaio    K->J>    o/   .JJ^^OcÜjl^o 

..|po;poo  looi  jv^)^00  iP0.^?  y^l  •y0'**-^  ^?°  .^-^  v*"®1  J^^^— 
\si\^  ^-lo-io  axio-.oiiOL^o  ^.^^i  vOJÖC^  K-l^oÄCco/o  .Jaoi  ^-.i  M^w^.J./ 
JK^l^  :Jj-o-.]^s  K-o-ao  JJ^A-M  JLo  l^xa  i-».^  A^>  -U-***  J— o^so  JV-a-ao 

1.  V  in  margine  :  li»»«^.  —  2.  V  in  mtirgine  :  xaxaic<xXuicT6tv.  —  :<.  Mai',  op.  eil.,  t.  IX,  p.  725  :  'Airb 
toö  aOfoü  Xöyou.  "OTtcp  TÖ  Seo;  xai  rnv  aywvi'av  Svi'/.tK-  xsx|j.T|piov  yap  »öS™  tb  eis  sauxbv  Tiva  auWE-jeiv.  xai 
lata  <r-j<TO».e<78ai.  —  4.  Mai,  op.  cit.,  t.  IX,  p.  725  :  'Anö  toü  aütoO  Xöyovi.  Tpiaog  yap  xa't  6|«m'u.w  ptüv^j. 
tai;  Tpei?  ünoaTasie;  IlaTpci;  xai  VioO  xai  xpov  Hv£ii|AaTo;  Siaxpiva»a,  xai  tb  äoüy/.UTOv  aütwv  xata  toCto 
Tpaviiaaaa.  tii  siirsTv  ayio;  ä'vio;  ayio:'  oötm  ta;  tpei;  p.iav  CTUvqYaYEv  xupibmTa  xai  6cÖT>iTa,  :»i  Eitsväyxstv, 
Küpio;  «jaßawO-  [ita   yap  x-jpibiii;  xai   Beöt»);    tüv  rpiüv  ünooTäsEwv. 

k  le  voir  —  eteint  la  vue  plutöt  ([aSLXXov  vi)  qu'il  ne  l'eclaire;  pour  cette  raison, 
Vfol.201  coiöme  ce  qui  (precede),  l'eclair  *  qui  passe  en  courant,  avant  qu'on  ait  pense 
v°  a'      ä  le  voir,  fait  egalement  que  l'oeil  se  ferme,  eil  lui  interdisant  le  regard  par 
la  peur. 

C'est  pourquoi  il  est  encore  ecrit,  au  sujet  des  armees  dont  il  est  question,    5 
non  pas  qu'elles  se  eachaient  la  face  (7spo'<rc«)7rov)  simplemcMit,  mais  qu'elles  se 
cachaient  de  la  facon  la  plus  complete  meme  les  pieds  avec  les  autres  ailes ', 
ce  qui  en  verite  fait  connaitre  la  peur  et  la  frayeur;  car  c'est  un  signe  de 
peur  que  de  regarder  en  soi-meme  et  de  se  retirer  au-dedans  (de  soi-meme) . 

Tandis  que  de  cette  facon  en  verite  les  seraphins  entouraient  le  tröne  10 
royal  et  eleve,  que  dit  IsaTe?  —  Qu'il  les  a  entendus  crier  :  Saint, 
saint,  saint  est  le  Seigneur  des  armees'.  Cette  Oeo^oyta  ou  theologie  parfaite  de 
la  Trinke,  qui  alors  d'une  part  etait  enoncee  et  chantee  par  les  armees 
superieures  et  incorporelles  ainsi  ipie  dans  une  enigme,  en  ce  moment  d'autre 
part  a  ete  dt'couverte  et  comprisc  par  ceux  qui  sont  baplises  et  qui  confessent  1., 
qu'ils  croient  au  Pere  et  au  Fils  et  au  Saint-Esprit.  En  i-ITct ,  quand  par  ce 
mot  qui   est  röpete  trois    ibis  et  qui   suppose   l'6galite   d'honneur,   ollr    a 

1.  Gl.  tsale,  vi,  2.    -  2.  Isale,  vi,  3. 


V  fol.  201 

Vb. 


10 


[397]  HOMELIE  XC.  129 

:J.'ioui   Jioto  yOOib^.9    JLa^-JbvJs  ]L^o  :Nji^  U_^o  J_~oj?o   |^_aio  J_s/>  jvm'i'n 
'jlootSso  jlot^o       ),— ^    vooi.^N^^\   Uaoi   -.JL-t-o   'jl^_o   \jl.,_o  i-Vio/}   -ö»_=> 

•  ^  •  •  •  * 

oÖ4    .jts,   .   i .)  «Jkjjfl    jJ     -ex;    ^/    jJ/    .-)A^»JL.j-.(oo    )^i-i»     ;<X~-V„=>    o.^ 
U001  .jia_a^o    J_.cy.so   JjII^cq^o  y-.\    . ■  ^Dj^co-io   Jla..£v_J_vl^._-o   )lo-;a,J\  ->; 

•:-JJjo_^fcooi   jioj   c*\-i    )  1 »  Vi  %  vi  \o 
JV-^oo;    -.|-_v£o»    )_w.^3l*.    laVis.:>a_o    oC^aa..=>    \j\   J_a.__-fs._o    ,_5    *~_.j    _C_^n 
^o*~ß;  ^«_~.ot  JL_ä__N.  V-»-^  &l  .^DV3.^000  •— toak^o  Jot_$fc>;  ottaau/  fcoa.-.»} 
b.i/    oi^o   J_^_O>0>   w»öi   la^  ■  .loj.üj,   U\^o  _--*.._>   '.*._,.._.    ^»-»t-o?  ->c*-v   V^oJW 

1.  Mai,  op.  C(7.,  L.  IX,  p.  725  :  'Atto  toü  otJToü  /.öyou.  -agaioft  ci  tnpituv  6r,).oi,  toutetu  tm»  Jnoupiviuiv 
-ihwv  T£  xai  SuvapLEüjv  eitel  xai  ö  KOpio;  £<jti  xai  0eb;  ov  (xdvov  Tyj;  öpa7*i;,  ä).).a  xai  xyj;  äopaTO'j  xitaeco:. 
6  ev  (xovioi  xxl  ipiäot  xai  Tpia^ia  vooü[A;vo:.  a>;  ÖTj|xioSpyo;  xai  xt:<ttt,;  xai  notyjT/j;. 


distingue  les  trois  hyposlases  du  Pere  et  du  Fils  et  du  Saint-Esprit  et  qu' eile  a 
mis  en  lumiere  Ieur  «  nou-confusion  »  par  cela  ineme  qu'elle  a  dit  :  Saint, 
saint,  saint,  eile  les  a  pareillement  reunies  toutes  les  trois  en  une  seule  *  sei-  *v  toi.  201 
gtieurie  et  divinite  par  ee  qu'elle  a  ajoute  ensuite  :  Le  Seigneur  des  armees;  car 

s  une  est  la  seigneurie  et  divinite  des  trois  hypostases.  Et  ce  (Seigneur)  des 
«  Sabaoth  »  fait  connaitre  (le  Seigneur)  des  milices,  c'est-ä-dire  en  verite 
des  ordres  (tzck)  et  des  armees  Celestes,  parce  que  celui  qui  est  compris  dans 
l'unite  et  dans  la  triuite  coinrae  fondateur  et  createur  et  auteur  est  et  le 
Seigneur  et  le  Dieu  nou  pas  seulement  de  la  creation  visible,  mais  encore  de 

1  la  (creation)  invisible.  C'est  de  cette  maniere,  en  elTet,  que  le  prophete  des 
Psaumes  dit  aussi  quelque  part  :  Celui  </ui  fait  des  esprils  ses  anges  et  du  feu 
ardent  ses  in  in  ist  res ' . 

Et  lorsque  je  considere  toute   la  gloire  ioNo;o'Xoy;a),  des  seraphins  c'est 
sur  moi  que  s'etend  et  se   repand  le  prodige  de  la  cbarite   (<pi>.«vöpa7r(a)  de 

iR  Dieu.  En  effet,  aux  paroles  qui  ont  ete  dites  precedemment,  (ä  savoir)  ä  cette 
(phrase)  :  Saint,  saint,  saint  est  le  Seigneur  des  armees,  (I^a'ie)  a  encore  ajoute 
cette  (phrase)  :   Toute  la  terre  est  pleine  de  sa  gloire'2.   Et  bien  qu'il  fallüt  e.i 

1.  P.s.  cm,  4.  —  2.  Isai'e,  vi,  3. 

PATR.   OB.   —   T.   XXIII.   —    F.    1.  11 


vb. 


130  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [398J 

K-.j>ooi_>o    K-.J^JS_^  JJ;    ~.ö£_m    k-»->  "^-£-^0  -'r^l    V     N    :otJ^--o____l.   ,__« 

♦Vfol.202  K-*J     ^3    'J-.£~/     JJS^OQJLS    *    ..J.OOI     J_.oL.KiO    \  I. « V>  t  \    ^Jj-So/»     J-"-*/    *r-t-»°l 

(bo^.^    v_Sö|l/  )  *  I  V .  ">  ^clXo   \»rt'-»l/o   i~co..'._>J./i  v^ch._>o  :)tC_s.ico  Jv_>   Uf-^-— 
bojL_\  ^5  -.JL-io  J_\i/   oC_xoi\  )1q_K-C_\K._»j    J.~»_5ajt  lo->2-oeo»o  ^_oo  .6t,_--V   5 
yo^o  oo(   loci  wOioK-./   oU-*>;   ^-ö  oc*_\  ^Do  -Jp./    J-Qxbo   Jocx    ,>tl^oo;   oöi 
J_~oio    .)tO    ^-.;    o£_\    ocx    .'V^oj^-ioo    -oiofcs-./;    ^o/    |._»/    .'»■■«->>.«   p   UaS^ 
•  Joo«   \^6l    J_~.-^s.jLJ_vo    es/    K_»_5    Jjlsoi  .wotaj    J-s/    ^io;    oc*_v    :Jju.,-oo    J»V>; 

Jt-SjO    'J__»/;     )>fl>  -.    yOoC-s    v°Kj/     ^.t-^CL-OÖ    ,J5    -.).-A-Ä\    vOOJ-i--C-\    0*._<L_\l    o_\j 

pö/  .Jlj-M  )ooi  ,_)\_>.  )i»\t  lo_\  t_>  'J-s/   lo_\  es/  J;oi  ^^-io  .U-t-o  j_*,o>;o    lo 
.*__.;    )j/     V^»-.  JJ  ,)i-tt_-OtO  ■UU>   \-=>l  oolo  .Jjlj/  . .  Y  ^\   n--c->   l\»»_\_^  •Jooi 

•:-Ss;o'/     3/   ,y^*;     J-tt-t.    yOOi-X   Ksoo'/o    .^jii^A    i\j/j    d_v»_.   **!_xOt    ,s/o    .^K-Sf-. 

jL-UL-J-a  vooCbo\   V-^oJ--^?    n_-/    Joch   «.cxol^-/    U-.,-.   JJ    a_v   ,^--3  c^  ,.00 


verite  dire  que  ce  sont  surtout  les  cieux  qui  sont  pleius  de  sa  gloire,  cepen- 
dant  il  ne  l'a  pas  dit,  parce  que  en  verite  cette  (gloire)  qui  etait  alors 
montree  d'une  maniere  couverte  et  confuse  aux  (etres)  Celestes,  ainsi  que 
►Vfol.202  nous  l'avons  dit,  le  Fils  unique  et  Verbe  a  fait  qu'elle  soit  connue  *  dans  les 
derniers  ji>urs,  lorsqu'il  est  descendu  et  en  ce  qu'il  s'est  incarne,  s'est  fait 
homme  et  a  vecu  avec  nous  qui  sommes  hommes  et  il  a  rempli  toute  la  terre 
de  la  gloire  (So^oloyta)  qui  est  dans  la  Trinite,  lorsqu'il  a  preebe  (ce)  nomqui 
etait  cache  et  tenu  secret  et  lorsqu'il  a  fait  connaitre  que  d'une  part  celui 
de  qui  il  etait  lui-meme  avaut  les  siecles  comme  engendre  est  et  s'appelle  le 
Pere,  que  d'autre  part  lui-meme  (est  et  s'appelle)  le  Fils  et  que  celui  qui  pro- 
cede  du  Pere  (est  et  s'appelle)  l'Esprit  de  verite  et  (l'Esprit)  saint.  C'est  ainsi 
en  verite  qu'il  disait  egalement  meme  aux  Apötres  :  AUez,  enseignez  toutes  les 
nations,  en  les  baptisant  <iu  nom  du  Pere  et  du  Fils  et  du  Saint-Esprit' .  C'est 
pourquoi,  quand  il  etait  sur  le  point  de  venir  ä  la  croix,  il  disait  aussi  au 
Pere  :  J'ai  rerele  ton  mim  aux  hommes*;  et  encore  :  Pere  juste,  meine  le  mdnde  ]:> 
ne  t'a  pas  connu;  quant  ü  moi,  je  t'ai  connu,  et  eeu.v-ci  igalement  mit  connu  que 
c'est  tni  qui  m'as  envoyi;  et  je  lern-  ai  fait  connaitre  ton  nom  et  je  [le  leür) 
frriii  connaitre". 

Et  quoique   en  vörite   le  nom  de  Dieu  ne   füt  pas  inconnu   ä  tous  les 


in 


1.  Mallh..  xxvm,  19.  —  -J.  Jean,  xvn,  C.  —  :).  Jean,  xvn,  25-26, 


r»  b. 


10    .; 


[399]  HOMELIE  XC.  131 

J^jlI^Oö    Joot    -oioK-/    J-s/;    JJ/   -.»«>••>••);    ottK-iJ^o  ^cyo   «s/    -Joi^j    ow*xa 
.•^p6/   p  o£ä.  oocm  ^;a^o  J_s/   JV»..  «3/»  i-aJ  ^»;  V^°U  *^oi  ) .  m  *x>  .loot 
•JjL-aL:a;o  J^.a>oJ-3  Jalio  Jt-m  ooi  Jt-a  *a  JJ/  .K_o  Jöi^!      k-*3  J-*^^?  J-=>/  "vioi.soa 
JK*,-    .\.2>l    Jooi    J;oJioo  J^-JJ^»   .vtdoVS  ^s3  x^o  -.^,-    JJo    'Joch   v-Jl^OO 
B   ÖW.K-/    Jj-V—  ow»^^    K-^;o  Jk.^^»    JJo    |li-»V*  jlftl.A  ^too  -Ji-s;   t~^ 
JJ  .j-*£io>o  JjJj>  Jb/  -.p©/  'J;ot  \^io  .^ao/   Jj-~  J_aJJ  »*J>--;  V^  °<=«  -U/? 
.^S.   ^t-^*;    W^    Jooi    V'klta;   y^\    a\  (^»j    qjoi   .^to^   ,^_»»    Jj/     ^tr* 
J&u/;    ÄOw»-.!.'/;   ^.V.|    t-^>  .'yLXkX  ÄOwjo'/  ..Jj/    ^,JL.  ~;aJS_s  'Jj/;    ^./    ,JJ  / 
K.O  J-L3-»/    .^jU^jl   JSo/j    aa,_   ^.\oi   s3/   ..^3*K_3  ^_io    i-*-x    -»k-»./    .uuli^lft 
•:• ) oiSiv  joot  -.cxob^-/    Jt-'V*  \->l   ^/?   "-»öl?   ^°9I   J^0»»-  -Jt-3  ^M^/?   -°i  »»»>»< 
K-.Jjü/   ^  .'Ks^l,    y^>>  ^.»   Jj/   -.L.s,'    la\    )^   *p?/?   -«^    -Jui'    ^-*?    JJ 
o*.-\    Loch    jAotf    JJ    ^o?    -oi    -oti>.    loot    J-s/<    Jtos^.»    » -^  m  i    ö».^.   omj 
•  .o»_=>    OJ..A-»/   J^J.iooJS>^oo    J^Jjl*d;o    'Jot\JJ    K-Js    JJ/    .K'.  tnl/    fcs-.Jl,_«»o 


hommes,  pour  ainsi  dire,  meme  avant  la  venue  (du  Fils)  dans  la  chair, 
cependant  c'etait  une  chose  cachee  et  tenue  secrete  que  (Dieu)  etait  le  Pere. 
Tu  diras  peut-etre  que  les  paieus  egalement  le  reconnaissaient  pour  le  Pere, 
en  disant  :  «  le  Pere  et  des  hummes  *  et  des  dieux  ».  Mais,  puisque  le  Fils  *vfol.202 

5  veritable  et  de  la  meme  essence  (oücia)  et  selon  la  nature  etait  cache  et 
inconnu,  c'est  d'une  facon  fausse  necessairement  qu'etait  confesse  le  Pere; 
car  la  connaissance  du  Fils  est  la  (seule)  revelation  du  Pere  qui  soit  veritable 
et  exempte  de  faussete  et  au  sujet  de  laquelle  il  n'y  ait  point  de  discussion. 
Celui  qui  iria  vu,  dit-il,  en  effet,  a  vu  le  Pere'.  C'est  pourquoi  il  a  dit  :  Pere 

10  juste,  meme  le  monde  ne  t'a  pas  connu;  quant  ä  moi,  je  t'ai  connu-;  c'est-ä-dire 
«  non  pas  ainsi  que  le  monde  se  figurait  te  connaitre,  mais  ainsi  que  je  suis 
moi  seul  ä  te  connaitre;  j'ai  fait  connaitre  ton  nom,  ce  par  quoi  on  a  connu 
ä  mon  sujet  que  c'est  toi  qui  m'as  envoye  ».  En  effet,  il  a  ajoute  :  Ceuoc-ci  egale- 
ment ont  connu  que  c'est  toi  qui  m'as  envoye2,  en  sorte  en  veritc  que  ce  (fait) 

15  que  le  Fils  a  ete  connu  a  donc.ete  la  connaissance  de  cet  (autre  fait)  que 
Dieu  etait  egalement  le  vrai  Pere. 

Que  personne,  en  prenant  au  point  de  vue  humain  la  (parole)  que  le  Fils 
a  dite  au  Pere  :  Quant  ä  moi,  je  t'ai  connu2,  ne  pense  qu'il  a  eu  une  con- 
naissance   du  Pere  qu'il  a  (ainsi)  eue  par  suite  de  l'ignorance  et  qu'il  a 

so  acquise  recemment;  mais  (qu'il  considere  cette  parole)  d'une  maniere  digne 

1.  Jean,  xiv,  9.  —  2.  Jean,  xvn,  25. 


*  V  fol.  202 
v  a. 


132  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [400] 

Jis/o  .J^>/  v/  JJ/  j,-^  <»*1»  -Jlj/  JJ  'J-»J  ****£>■*>  ^h^oS.  )v*io/j  -Öl  <p*\ 
♦Oi^  JJU^-l;  J*^s  Jjs*-»  y/j  oöto  -'li-s  yj  JJ/  ^»oKjLio  ju/  J-sjJ 
öt^oa    jL^K..^o    .'ooot   *  » n\pa    j-S^v;    K_o   ^6\    -.locx    öubv-./    ^.61    jjot 

_*öi    JIojlj/     tocu-.M    )jl3m/    .KbcLÖ.U/    |-»J»Aj    Ot^>*    od.o\    3/o      .^^— .    5 

oöi    'Jva    )-.»..  .....;     jooi    v^ö/    ^-l— o-    J^flO-«^^o/    'Jjjot    ^_ioj    .)laJL3it.io;o 

•.)  >  I  »'t'->  ^>0    sju/i    JJo    loO|    Öt-.K_/    (**    ^/   •>fl»°>   OOt  ,J.i/<    i-iOis-»    ^.cxo^/, 

Jt-^^oo  )^o*\  ^0(0-^.^10  JoL-J;     'J-^'/   ^-^  J^^-j  ^  ^.Cioja-Jb«.^  ,_..i  oiS~.» 
•Jbijtoo  ^j   J^o.3  JJ/  ..wOtolL*/;   J.iaD  ^3/  ^«jsp»  JJ  'Jjoi^o  .jlaJk«JbJU  ooi   io 

Ju.,..0     Ol>^Di     _Öl     ^    ;)K^-^000    |K  »  I  «iO?     -.CX     )Lm.2;    ^^    3/     'jjOt   ^ijoo 

\}i   zK^I-^^v    o^g'^ae^K    >  1 »  a'  ^o  :>!,.■   ^J^cl^o   J^^Lcd*    -^   J  ^— »cl-3l*.K^o 
«oiojq— ^-s  )*»-3   J-»-«—  vj    JJ/    :J-io>   J^ajij    Jk-.;olj   )K^».^  ^   ^Ss   ju/ 


de  Dieu  (Öeo7rosTCco;)  et   (quil    estime)   que    cette  (connaissance)   est   en    lui 
naturellement    et  eternellement,   selon    ce   que    Matthieu   a    dit    du    Pere    : 
Personne  ne  connätt  le  Fils  si  ce  n'est  le  Pere,  et  personne  ne  connait  le  Pere  si 
»v  foi.  2112  ce  n'est  le  Fils  et  celui  a  qui  le  Fils  *  voudra  le  reveler'. 

C'etait  (lä)  ce  que  criaieut  en  verite  les  seraphius  :  Tonte  la  terre  est  pleine   - 
de  sii  gloire2.  En  eilet,  apres  que  la  gloire  out  ete  repandue  sur  la  terre  par  le 
(Fils)  unique,  eile  est  egalement  moutee  jusqu'aux  cieux  meines,  en  sorte  que 
la  charite   (cpiXavOpcoTi'a)   pour  l'Kglise  fut  cause  pour  les  esprits    d'en  haut 
dune  connaissance  et  d'une   comprehension  plus  claire;    de    lä  (vient)    (jue 
l'Evangeliste  Jean  disait  :  C'est  le  Fils  unique  qui  est  dans  le  sein  du  Pere  qui  (/')  </    lq 
lui-nii'inr  racontd3.  Gar  il  u'appartenait  encore  ä  personne  parmi  les  liommes, 
mais  ä  lui  seul  lorsqu'il  est  descendu  sur  la  terre,  de  montrer  et  de  reveler  le 
nom  adorable  de  la  Trinite,  ei  celui-ci  (toutefois),  11011  pas  encore  comme  il  est 
aussi,  mais  eonime  il  est  saisi  par  nous.  C'est  pourquoi,  quand  il  s'agil  egale- 
ment de  la  victime  spirituelle  et  raisonnable,  lorsque  nous  crions  ce  (chant)  :    ir. 
Saint,  saint,   saint  est  le  Seigneur  des  armees,   que  nous  confessons  que   la 
scigneurie  est  une  dans  les  trois  hypostases,  que  nous  nous  acquittons  de  la 
gloire  des  seraphins  et  que  nous  voulona  montrer  clairement  que  personne  ne 
nous  a  appris  la  connaissaiicc  de  la  confession  de  ce  nom  si  ce  n'est  seulenienl 

1.  M.'iiiii  .  xi,  -:    Luc,  x,  22.       2.  [sale,  vi,  s.       3.  Jean,  1.  18. 


[401]  IIOMELIE  XC.  i:t.1 

•,  galaJ  l  £>l*  001  :JlSo_^o       Jlo-A-^l  ^_so  y~  oco  :L=>/?  j-ao^a  **oioN-./i   0«  *  \'  fol.  202 

.-JLs/i   otaa>  >  JJL|^>clS.   ,_.N^.   ool  3/;  06t  :Jl  /    001  JJ    aSs»  -.*->—  ^\;a.iö 

•:-)po)!S^oo   JL001 

10    |^\Ik^    :»'JL«    pojj    Ju»/j    ^.-/    ^.otoja— \    ot3o^    ta\o    J_s/    laS.   p    ju/ 
0/  •  K-  .J iN.  -«    Ji_s\   0/  :>«oto*oiaaJLi    L».<ä_o   ^.!^_^i   0/   :>«.  i>  1    j_io<.\   LfcicLc 

^Ototv-/      t-^^    )-<ULS-.;      .L«.\o*     t*6(     ^.1      *£Lil      jj     -.C*\o      Oi-LiO     ).JL>t-Q      J.~ c>\ 

)«;<•>  Q  a  v3/o    Jlopoo  K-<o  JlooiiSN  voou^->/  )«— o  : ) ;»^N  1  >  CPo)-3  ^sAq  > ?>Q; 
1.  V  in  margine  :  vow&-^§-*>  (?)  ~u-. 

le  Fils  unique  qui  est  dans  le  .sein  du  Pere,  qui  est  im  de  la  sainte  *  Trinite,  qui  <■  v  toi.  202 
s'est  egalement  incarne  pour  nous  sans  changement  et  s'est  fait  homme, 
aux  paroles  du  Trisagion  nous  ajoutons  immödiatement  l'action  de  gräces  : 
«.  Beni  est  celui  qui  est  venu  et  vient  au  110m  du  Seigneur  » ,  en  faisant 
5  connaitre  que,  si  celui  qui  va  encore  revenir  au  nom  du  Pere  n'etait  pas 
venu  lui-meme,  nous  ne  serions  pas  dignes  nous-memes  d'exprimer  par  notre 
bouche  ce  cantique  de  gloire  (oxo?o'Xoy{x)  que  les  armees  Celestes  chantaient  et 
disaient  ä  grand'peine  et  avec  crainte  et  d'une  maniere  ineffable. 

Et  (cette  phrase  :  Saint,  saint,  saint  est  le  Seigneur  des  armees)  convenait  et 

10  montait  ä  la  sainte  Trinite  d'une  maniere  generale,  et  de  plus  d'une  maniere 
particuliere  ä  chacune  des  hypostases,  soit  qu'on  dise  le  mot  «  saint  »  trois 
fois,  soit  qu'on  (le  dise)  une  fois.  En  effet,  si  quelqu'un,  portant  son  regard, 
pour  ainsi  dire,  sur  le  Pere  et  sur  sa  seule  personne  (tc^oWttov),  glorifiait  celui- 
ci  par  le  mot  «  saint  »  repete  trois  fois  ou  s'il  le  nommait  «  trois  fois  saint  », 

15  ou  (s'il  traitait  ainsi)  le  Fils  ä  part  ou  le  Saint-Esprit  isolement,  il  ne  s'ecar- 
terait  pas  de  ce  qui  est  convenable;  car  le  Trisagion  est  propre  ä  chacune  des 
hypostases,  tout  en  convenant  aux  (deux)  autres.  Les  hypostases,  en  effet, 
qui  participent  ä  la  memo  essence  (oüsia)  les  unes  comme  les  autres  et  qui  en 


Vi). 


10 


134  SEVERE  D'ANTIOGHE.  [402] 

»Vfol. 203  ^ ö,  )  m\ "o.o»   | ..  ->o»    JLqlS^sclscis  3/0  ■.vJooysC^o     ,_io  ^alotv»  ),..,,->g.i,.so 
r»  a.  V        V 

^_/  'Jjooto  ju/  sifn'i  ),_~  ^-»/o  'K-.) >  » 1  •>  p  00I  vs/o  .yOo»_\  )  nN'in; 
•Jk-^-i^lo  )K^_ioo  'w-oK.iQ_J  ötlaA.  .-jk.Ju.fjo  )lo.LAK\  ')  ..^4^. 
J_*>aLo  k_^o  y-~  ^jl^  ,.3  :om'i  J*_~  y~,\  jjttcLo  K.L.lK^S.1  j;ot  JK^o  '»«ECbso 
oot\o  \j\~~1  >t..f,n  och  Jj*»—/  oöi^o  jl..^  oöt  oöi_\o  :öi_^  ^a-J^-bö  K-»)  »o  ..\ 
*s  »--^.  öC^.  .^3.J  jJ  ,öt-\  k—/  k-»J  «-.»!;  -ö(  k-^o  -.)jt~~/  ju.^  001  Li,—  / 
^ot  *£  —do  )^  „ex  oCi.  )t  i'v  )K-«joJ^  «a/  :| ..  soj  la^_>oco>a\  6t^ 
♦|v>f>Yoi  yOOtla^JL^to  voctila^-^o  ji  .*öi\  JjVt.ft Vre  .■),.,  reo /  < 
6Cbo  L-^.iöi  ..oooi  ^.'t^o/  I-S^ä)  -.yLalV  lo-wl;  toot  Jt-Ki»  'jfco^t-.  )»cn  p 
•  JchSsj  »mi  -mo  jl't"*V-*-  JtO.).ia.\  Kl\-ilo  V-«-^  t-3  .otK...o  •>>!  ^_bo  J_\»/ 
^■aiOQN  JjlSü  la-s'v-s  ^a—IsULo  .-JN^omiI  jLiollj  loot  )^^  JJ  )  1 3 .' / 
. •) ..\  v>  * ^o  t-»k-»;  JKs^o    U-.iQji  la^O^iaio  sä_cD'JUo  .•)  mi  ^  k3uV*LJ.o  .•J-Oaj 

1-1.  Ce  passage  est  partieilement  efface  dans  le  ms. 


*  v  foi.  203  verite  sont  une  seule  divinite  et  seigneurie,  participent  *  necessairement  et 
au  Trisagion  et  ä  la  louauge  etä  la  gloire  de  l'eloge  (-aKIoc)  qui  monte  jusqu'ä 
eux.  Et  de  plus  si  quelquun,  enembrassant  par  l'intelligence,  autant  qu'il  est 
possible,  la  sainte  Trinite  en  bloc  et  en  meme  temps,  faisait  tendre  vers  eile 
et  (sa)  parole  et  (sa)  pensee  et  s'il  embrassait  en  meme  temps  cette  gloire  trois  5 
f'ois  sainte,  en  l'appliquant  ä  part  ä  chacune  des  hypostases,  ä  l'une  le  mot 
«  saint  »,  ä  l'autre  l'autre  mot  «  saint  »  et  ä  l'autre  l'autre  mot  «  saint  », 
il  ne  dechoirait  pas  de  ce  qui  est  orthodoxe;  car  l'unite  et  l'identite  d'essence 
(o-isia)  rendent  commune  cette  meme  gloire  (^o^oyia),  et  la  «  non-confusion  0 
et  la  propriete  des  hypostases  la  rendent  speciale.  10 

(Test,  parce  que  cette  connaissance  devait  descendre  jusqu'ä  nous  que  les 
seraphins  disaient  :  Toute  la  terre  est  remplie  de  sa  (/lein-'.  En  efTet,  apres 
que  (la  terre)  a  re<;u  la  venue  de  Dieu  laquelle  est  verkable  et  dans  la  cbair, 
comment  ne  devait-elle  pas  tHre  remplie  de  gloire  et  etre  comparee  aux  cieux 
smis  le  rapport  de  la  magnanimite  en  meme  temps  que  changer  de  röle  (ts&s)  15 
et  faire  monter  la  gloire  (8o£o>oyia)  et  la  connaissance  tres  complete  qui  aurail 
du  descendre  d'en  haut? 

Teile  est  la  richesse  qu'a  repandue  sur  nous  celui  qui  s'est  vide  lui-mime*  — 


r    a. 


1    [gaVe,  v  1.  3.  —  2.  Philipp 


[403]  HOM-ELIE  XC.  135 

«t    m    \A)  l     K_)    1«  *>.;     ^Öü     jj/     :|_^_iO     -Olok«-./      JoOU»      -Ol         ^O     ua_„i/i 

.°>\  ..o  >'|-a*J3üäb  ^l^wm   U-^^ö   >  i ..  Joou*  )jl2l>/  •.sSloKjt./   x^-?   jloja^j-so 

:^^°J  ^/    k— Lw)*   ^ö   oooi  ^poj*   — ö£>-   :)K-^s.'aa,iLbc  j^aoj   la^^oa^oo 

|  Lo_ tS^Jlx l    %-.[  n  » m °>    jJo    K_.jL^^    jJo   K^j^^o*    öt-^J-i»    -ex    ijL.,..— ^-»  oex 

.yi  >  v>  >'m  K-,UCS.  )Kt  .tf>  Jlo_.K*\l  >  v»  yo+$o  JJ  p  -.öut—Jj  JJL^~  oi^jlso 
^^Jisi    yQJÖi    Jla^J^.  )ai.    : J_...cdoJ..3    KL.aji    y>*\    Ji-a-*/    J.a_.,ajL3    ,.:>    JJ/ 

V>-^      ^JL~      ^_-_^v.;*      f.3      Q_\o      -.^JLfc  ■■■-=»  'iL^O      K..O       ÖuS.      ^Jl—      ^äl\!A^O 


V  l'ol.  203 

r°  1). 


l.  V  in  marsine 


non  pas  en  ce  qu  il  ,a  cesse  *  d'etre  [dein,   mais  en  ce   quo  volontairement  •  \  rol.203 


il  s'est  fait   pauvre  et    a  partieipe  ä  notre  indigence  —  que  nous  sommes 
nous-memes  pleins  au  lieu  de  vrdes  et  riches  au  Heu  de  pauvres. 

En  proclamant  d'avance  cette  richesse  et  (cette)  gräce  complete  et  abon- 
5  dante,  le  prophete  Isai'e  disait  :  Tonte  la  terre  a  ete  remplie  de  la  connaissance 
du  Seigneurcomme  des eaux  assez  abondantes  pour  couvrir  les  mers'.  Ne  nousecar- 
1ons  pas  de  cette  louange  qui  est  bien  plus  complete  et  de  (cette)  gloire  (§oi;&- 
Vjyta)  parfaite,  qui  d'une  part  etait  chantee  mystiquement  et  est  chantee  encore 
par  les  seraphins  avec  les  armecs  qui  leur  sont  proches  (et)  qui  d'autre  part 

1»  a  ete  revelee  ä  ceux  qui  sont  sur  la  terre  par  le  (Fils)  unique,  au  moyen  de 
laquelle  c'est  d'une  maniere  semblable  et  sans  confusion  et  sans  division  (jue 
la  Trinite  qui  est  sainte  et  presente  l'egalite  d'essence  (oüffta)  est  en  verite 
confessee  et  gloriliee;  mais  prenons-la  dans  son  integrite  et  dans  toute  sa 
teneur,  en  ne  deposant  rien  de  la  sainte  Trinite,  mais  en  verite  en  la  louant 

15  et  en  la  glorifiant  avec  les  armees  superieures  par  l'egalite  d'honneur  en 
tant  qu'elle  presente  l'egalite  d'essence  (oOe(a),  saus  deraisonner  avec  les  stu- 
pidites  d'Arius,  lesquelles  combattent  et  luttent  egalement  contre  la  gloire 

1.  Isafe,  xi.  9. 


b. 


136  SEVERE  ÜANTIOCHE.  [404] 

*V  fol.  203  ♦  »-•O;     |.M^     jt^o/*     -Öt     y>*l     'J^OOpCLS    JJoli*    yNXviVio     ,-J^CD«  ).— iOi 


v°  a. 


j».-o/?    och    :Jt^io    ^f^^-A    yoot-.;)',    ,-io;   y^\    oj^   ^...tv-oo   t-«-^  t3 
--Xch   ^io;    )ju/    ^.-/  •.j^.^o.ü^;   ^*!^oi    )K-»,u,>njL^o  J—oV  ^a^o  -.OiS.  ^_* 


L2C 


10 


yjac^gS;  '^.p°/°  -W  y^  It-^3/  — otoK-/  K_.J_ioofcoo  c^o  .-Joöt  ^.ou.)^-./  jJ; 
•  .jK»fpi  J—/  y.-/  •  .^.j.^ö/  S!!*>-fc3oi  La-"/  .^ouV^  J^—t-r5  o^0-3?  JP0-3  Jt-3^ 
JJ/  .-CH-.K-./  J-i£~/;  a^  -.vOV^0)^  r^*-b,'0,!  •)WDO-s  o^o'^jü  jk— V-a  ötSj;; 
«s/  )  ly^rt  «r>.  |_ccLi.^o  Jjl^.3  Vüia\  KjJI  -in  n  flf>  .  «vi  «'oo  >  «  »  i'm  \Oj6ii 
:JLiä<  ^ot i  n °> v>o  »miimiX;  ^«otlo  .  I ./;  ötJL^o  3^<  :yOC*\  )ooi  so'i)  V-^x 
ycuofjo  -.y,...ao,,n  ^.^.^a^-oD;  ^,.«.\ot  )-jp>ci  m\  wj-3;  Jla'cu»  La\  voioi£vi 
jlot.  ...N   «\     .Jpa_=>»    ^iö     t  v\a;    •  .k.-.J-A-.^v     yai.tJo    yoou^^;    l^iN  ..ä>\ 

OCH    J't-3^     **■■</     oC^s     ^1*    t-<^x    t^l-r0    'I-La^JO    L*_COo/i     )Io_.0(^3-.oC^O  -.NMCUl^O 

.^;qjl^o   )JLot «  ->.\S,     Jtv_.i_-="    och   w~.i    j^CLk.   .chX    t-^J^    y  i.\v>    a^o   -.cM.bc 

1.  Ms.  ^»a^ta   (sie). 


V  fol.  203  (So;oAoy!a)  "  des  seraphins  et  saus  professer  liniquite  dans  les  hauteurs ' ,  comme 
a  dit  le  prophete  David. 

(Les  Ariens),  en  eilet,  en  faisant,  autant  quil  est  en  eux,  descendre  du 
tröne  (Opövo?)  royal  l'unique  Verbe,  qui' regne  et  est  assis  avec  le  Pere,  le 
mettent  au  nombre  des  creatures  et  au  nombre  des  esprits  faisant  fonetion  5 
de  ministres  qui  sont  dans  les  cieux,  comme  s'il  etait  venu  a  faire  partie 
des  choses  qui  ne  sont  pas  et  (comme)  s'il  n'etait  pas  avec  le  Pere  eternel- 
lement,  et  ils  disent  que  Paul  a  appele  le  Fils  le  premier-ne  de  taute  In 
creation2;  «  il  y  a  donc  necessite  (oLviyxYi),  disent-ils,  en  tant  que  frere  des 
creatures,  quil  soit  nomme  le  premier-ne  de  toute  la  creation.  »  Or  le  fait  de  10 
dire  cela  n'est  pas  le  propre  d'autres  (hommes)  si  ce  n'est  de  oeux  qui  sont 
fous  et  sc  posent  en  adversaires  de  la  nature  et  de  l'ordre  (t*£i;)  des  faits.  II 
leur  faudrait,  en  effet,  et  ctre  condnits  par  la  qualite  des  locutions  (>i$i?)  ei 
par  la  prononciation  des  mots  aux  sens  qui  conviennenf  anx  faits  places 
devant  nous,  et  juger  de  leurs  differences  et  savoir  clairement  que  d'une  15 
part  le  mot  «  premier-ne  »  indique  la  generation  et  l'identite  dessence  (oüst'a) 
et  de  nature  —  car  quelqu'uu  engendre  le  fils  qui  (vient)  de  lui-meme  et  ne  le 
fait  pas  —  et  que  d'autre  part  le  mot  «  creation  d  indique  l'etat  de  ce  qui  est 

I.  Cf.  ls.  i.xxii.  s.  —  2.  Col.,  i,  15. 


[4ii5;  HOMELIE  XC.  L37 

Jk...  i  ,).~K±o  ^öi  3/0  J_j^(oo  JJj  ^6t  »s/  .ö£Sj>  j^—V-i  c*-K_./  V-«.^  J»--3^ 

»S/o    .-w.O|ok-./    joOW    jpH3    JVi    ■»-./     «S/    Od    +3    OOt»     .'OtJ^/         ^*00|     LiS-'/  *  V  fol .203 

J  •      .  •  •  v"  b. 

jooi  La",  )joi  v*^  «»-^  •Jk-.r-*  J*^  UioK.Jo  J^~^^/  >£oa^kj  J^jlX  ^-/ 
jpo-s  'palaeuSi  )oot  »...K-X  •  J£s^'r_ä  rr^°  co*  «^*t-ß»  ^.oiooI^j;  :^oJ^.o3 
(-•oLw^o  JK—^  c*\ooi  ^1  ^01  .l^'t-*?  \^—  V;-3  — ö);  °/  -.U't— /  )k— "t—5  **°t! 
Li-./  ^.-/  -.w.OIO^/  )tS->^.i  Öi^S  ^o  ',  V\o  Vp^  >-»-»VÄ?  °°i  ^f^0?  '.°^> 
öi^os  wio  yo^^c  V--^  1—  .t«*>>>  f^.\S>0  OL^O  t-^v-.  L^clS^  ^00  }o+bi 
\K^j-^l  ^\oi  ya.±  ^oto^'jLa;  yOüöu^  .LiaSL^  vOJoi  »3/  voo»-.K-./  JI^-.t--=> 
jji   '.JLa/j   oOoqjlo;   )LiQ\,o   :|K^o-ajJL;  [**.>c,  V-^sv  ^>i°k-«/   •J--2/  vp->/   r*A 

^.OIoK-./     L.J...3     .^-*?      oS^     .OÜ^-J      L--flDo/     ^iO     «-~i?{     K„.LiOoKiOO     K-.)  I  fl  ..^V) 

)Kt!vi-»  .-Lajlj/  ÖC^S  ^-iO  Jk— j£-,/  JK-.V-a  ^«Xot  ^O^O  -Jt  »  -v\  0/  jooi 
.-Jjlsjj  jiaiwj  Lsl3'»  -t.->m  j  ju/j  y_/o  'J^c&^t  L>jl.sj  'jioJ^s.»  ^-»/o  ^Oi-io 
.•jj-s  00t   J;f>  ~\\    ^.oto!^-./    )oow    JJ    -JKj^o   ^.öt;    61S..0    ^*r--*>    -)»-™50   J°°l   t  «  S^> 

•:-obouio   :LiaSLi.i    ooi   I «o^m    .•(?)   Li-»-~j   001 


fait   —  car  toute  la  creation  soit  celle  qui   n'est  pas  vue,  soit  celle  qui  est 
visible,  est  ce  qui  est  fait.  —  Gomment  donc  *  se  peut-il  que  le  meme  comme  *v fol. 203 
Fils  soit  premier-ne  et  comme  ce  qui  est  fait  soit  ränge  et  compte  avec  les 
creatures?  Si  Paul  voulait  cela,  cn  effet,  (s'il  voulait)  montrer  qu'il  est  le  pre- 

r.  mier-ne  de  la  creation,  il  aurait  du  dire  :  «  Le  premier-ne  de  l'autre  creation  » 
ou  «  du  reste  de  la  creation  ».  Or  ce  mot  :  «  Toute  la  creation  »  montre  ceci, 
(ä  savoir)  qu'il  est  quelque  chose  qui  est  distinct,  qui  est  mis  ä  part,  qui  est 
en  dehors  de  toute  la  creation,  en  tant  qu'il  est  engendre  avant  tous  les  siecles 
et  non  pas  fait ;  car  les  siecles  eux-memes,  que  le  Pere  a  faits  par  son  interme- 

10  diaire '  avec  les  autres  choses,  sont  egalement  une  (partie)  de  toute  la  crea- 
tion. 11  est,  en  effet,  Ja  splendeur  de  la  gloire  et  Vimage  de  V Hypostase  -  du  Pere, 
laquellea  resplendi  ä  partir  de  sa  propre  essence  (o-Wa)  saus  s'en  ecarter  et  de 
toute  eternite.  Or  s'il  etait  cree  ou  fait,  de  toute  necessite  (ävzyxri)  il  aurait  ete 
fait  et  cree  avant  les  autres  creatures  dans  une  portion  et  ainsi  que  dans  uti 

15  espace  de  temps  (qui  fait  partie)  des  siecles  et,  comme  on  peut  bien  le  penser, 
(dans)  un  court  mornent  de  temps;  par  consequent  le  Fils  lui-meme,  le  (Fils) 
unique(?),  dont  il  est  ecrit  qu'il  est  l'auteur  des  siecles3  ne  serait  pas  l'au- 
teur  de  cette  partie. 

1.  Cf.  Ilebr.,  1,  2.  —  ■>.  H6br.,  i,  3.  —  3.  Cf.  HObr.,  r,  2. 


»»     5 


138  SEVERE  D'ANTIOCIIE.  [406] 

'vioi.aiv.  ooi  jjLau.7  -t— ^-      J^oS^  ^-3   yv°?  U-/   y~*l   °^°  !)^-tr*  °^3?   I»50^ 

r°  a.  • 

jk-*-Js  ^.Aot  ^ot-K.-/  ou^.»  )lö~/»  OCH  y^l  .Jjjoi  ^io  ool  ^1  jJ 
loia-^lo  .oi^  .  i .-,  ft'.v<  ^i .  vylno  oÜS.  .  i  «mil^o  yt  «vv°  .-jK—j^/ 
'Uio_3o  )J.oin  ..,v>;  .JJ^-a  öv^3?  J'f*»-3?  V--^  «-«•  ■«•^  JJ?  -«  J,-Q_/ 
^iöv  ^\oi  V>»-o;  K*3  !>•>./  .•)la-.:ioj;o  )la3lo*;  a\o  ..öi-k.../  )lo i  n  ..^Vio  10 
^X  vsIoKa/  ^  'JlcuuLii-s^o?  ötJ^o^oo;  K^  -öi  .saia^Kj  ^oo^cu  oC^ 
^o  ,_£ux>  yL«^?   <-°*  )lcu^o;   woict^i»  "^^^alo  ^...oC^D-so  :J_^x>oJ_3  «i  p  öp 


r°  a. 


Tout  au  eontraire,  si  on  pense  de  lui  qu'il  a  ete  dit  le  premier-ne  de 
toute  la  creation  en  tant  que  frere  des  creatures  et  non  pas  en  taut  qu'il 
'Vfoi.  204  est  engendre  *  avant  tous  les  siecles,  commeut  celui  qui  a  beaucoup  de  freres 
et  qui  est  ränge  avec  les  autres  creatures  serait-il  vraimeut  appele  (Pils) 
unique;  car  le  meme  est  dit  et  (Fils)  unique  et  premier-ne,  afm  que  par  •"> 
le  mot  «  (Fils)  unique  »  nous  chassions  la  folle  pensee  qui  (dcrive)  du  mot 
«  premier-ne  »  et  qui  ne  convient  pas  ä  Dieu,  en  ne  considerant  que  ceci, 
(ä  savoir)  qu'il  est  engendre  avant  tous  les  siecles,  (et)  par  consequent  en 
ne  le  mettant  plus  ä  la  premiere  place  et  en  ne  l'lionorant  plus  d'une  preseance 
athee,  comme  si  les  autres  creatures  etaient  ses  propres  soeurs.  En  eilet,  io 
cette  (expression)  :  Le  premier-ne  de  toute  la  creation,  comporte  la  repudia- 
tion,  la  Separation  et  l'eloignement,  et  non  pas  la  partieipation  et  la  res- 
semblance,  ä  tel  point  en  verite  que  nous  le  mettons  en  töte  des  choses  qui 
lui  ressemldent.  ()r,  c'est  ä  cause  de  L'inhumaaation,  parce  qu'il  a  partieipe 
ä  la  meine  essence  (oüfft'a)  (pie  nous  et  qu'en  tout  il  a  aeeepte  pour  lui  la  15 
ressemblance  avec  nous  a  l'e»ception  du  poche,  qu'il  a  etö  dit  convenablement 
s'ötre  [<iit  !<■  premier-ne  entre  beaucoup  de  freres'  en  tant  que  le  second  Adam 
de  untre  race  (y£vo?)  et  s'ätre  fait  le  premier-nS  d'entre  les  morts1  en  tant  qu  il 


l.  Rom.,  viii,  29.  —  •-'  Col  .  i.  i1^. 


V  fol.  204 

rb. 


10 


',ii7  IIOMBLIR  XC.  139 

ju«;    ^-io;    ^»»;    )la\.»  ,i  >v  ;    JK-^jl-V    y-\    .-\K+Jiä    ^so>    J^so-so    ••^-» 

«js'jj  ]il  .>..  1V>  oot  oi  .w^.;  J-s/;  -.i-io/  K-J-*^.^  ).^^iö).^  oo»  jJ/ 
.*po/<  ^ota^X-^CLA.!  Kw.Lojl^o  oJ^  -.)_*^^iö/i  yOoi-jLio  o  yoou-^o*  .-Jooi 
5  3-^v.— .iaS.  >.«•>*  so  jü|  jJo  . -^.oiok.../  N^o  „_:>o  oi  •t_.^s—  ?  '«^  °°*-?  °öt  W? 
ylS^^io  Joo»  jjJVa  *3;  V-fc^>^^0  -^fk— 7  ♦—  »*-»/o  M  •  "Hkä/j  oit-»./  ^o 
^•j    ix-.»-    -.o-jl^.I/    ,_.c*booo    :jooi    ^_-.o£io    ^_io   ^   •  .J^.Jo£l^J^jlSo   jJ 

-Jk^OlSs     )lQU>^JSoe^>    OUSO    ),_*.     JJ     y.2     :^.j»fcoo    Joi^     jN-S    w^OI    ,_*.\oi:5l 

-.^otoK-./  oi  \-*k**l  -.^--.oC^o  ^.So  3/;  ^.oto  -.J.-=>JJ  oCS.  po'/  ciJLio  oi;  j;ou> 
:o£S.  ^oöi  N.../»  Ik_o  ^_-\ot  .*pe*i  \-=>l  ^o  o&.  ^iOiJ.1/;  *3/  Jiiot  ^se» 
..J_*j»o/>  ^oj  t-3  "0(9  ,^*j  -oi^>  .jot^s  ^.j./  Jooi  t*otoJ^_»/  ^oü^>;  jpo»  ^^010 
»31     )i.O    I',    ->,   V>;      «.O»»      wiö      w6(      J-JL-SOI     .„_,b^-.7     t—      .L^/      ^/      t-^°7      W 

J;ot  ^^^o  .jloot^jL^  Jv»o-»/  lo_.a*»  •.♦—•?  ^»j  »61  .öuK-./  )lo  1 1  rt  ">J>oa.3; 
oöi   Joi^s  ya\   J  üo  Jviml««   J-iai.  :i.'p°U/?  ^.61   loix   jooi  »ii.cttiiJSoo  ^  ^3/ 

1.  v  Uttia^jo  [sie). 

est  les  premices  de  notre  seconde  formation  et  de  la  resurrection  qui  (mene) 
ä  l'incorruptibilite.  Assurement,  est-il  dit. 

«  Mais  lui-meme  a  dit  clairement  dans  les  Evangiles  (Eüscyye'Xia)  *  :  Mon  *v  fol.  204 
Pere  est  plus  t/rand  que  moi\  »   (repliqueras-tu).    —  Mais  il  faudrak  que  ce 

5  ne  soit  pas  en  passant  que  tu  l'entendes  dire  d'apres  les  raeraes  Evangiles 
(EüocyyeXia)  :  Le  Pere  qui  m'a  donne  est  plus  grand  que  taut,  et  personne  ne 
peiit  ravir  de  la  main  de  mon  Pere.  Mol  et  mon  Pere,  nous  sommes  uns'2.  En 
eilet,  parce  que,  lorsqu'il  s'est  fait  nomine  pour  nous  sans  changemeut, 
il  est  devenu  l'une  d'entre  toutes  les  choses  et  qu'il  a  cte   recense  parrai 

10  toutes  les  choses  —  et  certainement  parmi  les  choses  qui  sont  considerees 
(etre)  apres  Dieu  —  sans  avoir  rejete  loin  de  lui  l'elevation  divine,  ä  cause  de 
ce  (mot)  :  «  (II  est)  plus  grand  que  lui  »,  je  dirai  qu'il  (s'agit)  du  Pere,  et  ä 
cause  de  ce  (mot)  :  «  II  est  meme  plus  grand  que  tout  »,  je  dirai  qu'il  suit  de 
lä  egalement  que  (toutes  choses)  lui  ont  ete  donnees  par  le  Pere,  (choses)  en 

15  verite  qui  lui  appartenaient  et  dont  il  etait  le  proprietaire  en  tant  que  Dieu, 
et  ä  cause  de  l'identite  d'essence  je  dirai  :  Moi  et  le  Pere  nous  sommes  uns. 
Ainsi  d'une  part  le  (mot)  «  grand  »  releve  de  l'economie  qui  a  lieu  par 
l'inliumanation.et  d'autre  partle  (mot)  «  un  »  releve  de  l'egalite  d'honneur  qui 

1.  Jean,  xiv,  2S.  —  2.  Jean,  x,  211-30. 


140  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [408] 

U-iV^  Kj/   ^o;   -Joe*  *pö/   *a  Joot  oo«>Kxaio  J^JiLa  v^sta-^a^ jj;   -.J_;oöu; 

»V  fol.  204  J^J'qjjöj  ^     jtC^iCUS     ÖU>     ^3    V^v     OU>    ,^Jl2U     kj/     ^^      JotSs    • .  fK+l 


10 


K-~_io   :_oioN_/   (oi^Ssi    )la:*vs  ^;   \a.—  ^.^i.^1.  JJ/   .chjlsj   la^s,  ^o  yo^o 
.-pö/    )J.o  iv>oK-iLaQ,-\o   Ji.Of.jä-^S.   ^.-J-2>    JLiö  -.o.äi1)    j«-^;    Uo-^?»    ^o«_\ 

jK^ot^.   (.^xdo/i    Loch   t-ä-^J.   li-ao  'JK^jy^AO  Jliö;    )  lo  i«->  vo   jlcuN— jfcoo 

oiJa^.£CLj    K.-.L-j.ia^a.io    JlooCSs  ^3w   »  /    ..«jLio   ocn  oj    «-s/j   V-^^  —o* 
oii\   o£>>   ooi^euJaj}    )coi   ,-fco.  . '^choK^/    JL\_i...si    och   Jjlsu'/  -,JL..;V   JJ    yQJot 
. -U-*-3-=>  yö  '\'°>   \-a-~o\S.  o»^.3  ^3??  w^ot  a\o  -.^Oo»   i~^v   ^\ot  .J-.*t_=>  JJ 

ou^*.~o    ot^i    )Kw-> ..    ^_io    ^.k_;    .'w.01    )tC^io    LU    q_^.    Ljls_7    -Jo^S.» 

1.  Ms.   LiüiaS. 


est  dans  la  divinite.  C'est  pourquoi  le  peuple  juif  qui  est  jaloux  et  qui  combat 

contre   Dieu   (0eojA«^os),  s'indignant  aussi  de  ce  qui  avait  ete"  dit,  se  pressait 

de  le  lapider,  en  disant  :  Alors  que  tu  es  komme,  tu  te  fais  Dieu  toi-me'me'.  Car 

Vfoi.  204  c'est  pour  le  meme  motif  *  de  l'aneantissement  volontaire  qu'il  dit  et  qu'il 

v°  a.. 

a  ote  envoye  par  le  Pere'-  et  qu'il  a  recu  le  commandement:l  et  qu'il  ue  5 
peut  rien  faire  par  lui-meme4.  Mais  nous  savons  que,  lorsqu'il  etait  dans  la 
forme  de  Dieu  et  qu'il  a  condescendu  ä  prendre  la  forme  de  serviteur5,  il  a 
prononce  des  paroles  qui  conviennent  ä  la  servitude  et  ä  l'obeissance  (et)  qui 
n'amoindrissent  ou  ne  rapetissent  en  rien  l'elevation  et  la  hauteur  de  sa 
divinite;  car  comment  la  condescendance  et  l'liumilitö  des  paroles  conformes  10 
ä  l'economie  auraient-elles  produit  un  amoindrissement  de  l'esseace  (4i*ia) 
divine  ou  de  la  puissance  (de  Dieu)? 

Si  res  ignorants,  en  effet,  prenaient  la  (parole)  :  Le  Pere  est  plus  grand 
que  moi*,  par  comparaison  au  point  de  vue  de  la  divinite,  comment  celui  qui 
est  une  creature  irait-il  se  comparer  lui-meme  a  celui  qui  estincreä?  Car  ce  15 
sont  les  choses  qui  se  ressemblent,  et  non  pas  celles  qui  par  nature  sont 
completement  eloignees,  qui  se  comparent  les  unes  avec  les  autres.  Et  puis, 
si  le  Christ  est  la  forcede  Dieu  et  la  sagesse  de  Dieu"1,  comment  ue  serait-il  pas 

l.  Jean,  x,  33.  —  2.  Jean,  v,  37  el  passlm.  —  :t  Jean,  x,  18.  —  4.  Jean,  v,  19,30.       5.  Cf.  Philipp. 

II.  7.  —  li.  Jean.  \i\ ,  'Jh.  —  7.  I   Cor..  [.  24. 


I.  204 

Vi). 


[409 1  HOME  LI  K  XC.  141 

^OieK^l     t-^X      ^OtVI.J>    jJo    .VI  «•>,..     V-^-" !      °/      yk^>-«-~     t-»k-*?     J-^JJ     -01Q-»poJj 

)JLaii\v>o  .oöC\  ^.cxot^../  )  ts— ,ajj_nti  oC^_.i  ».3  ch^.*»  ^  U>/  ^o  t->*-d;  jr-s 
ouS.  i-iö/  :Jjuj.~£oo  JJ  jo&vt  ^.oioK.>/  t-^ss,  J"*0^»?  . Ji*.— o  )Lo^-iooNvX>o  •  ■■.!.. 
^\oi  ^.ch.\co  ^*»  ).ia^j_s  .QjaettJUB»  j^a^to  :oiK  ..r>  ^tJU  ^io,o  >aa\a3 
5  U-Lioo/  a.\  ^*j  j^a..\t  -|^>a\,  ^otoK-./  Joou  J&s-.J-ipo;  J-JJu./  .K./  )inl; 
J-Ul../  JJ  ^/o  :vlo\<  Uä_\»  ^\©t  y.*\  ^-ofcoo  )laJLiooU>?  ) > Sg^O  JJo  ^opo 
)JLo  a-n^sS  ^J-~  ^sIoKjl^o  ,-d  :^ocx»  ^.ypo)J^.^o  jot^j  jlo^o^o  )^o2b>^a  '»**..; 
^.otcA-/  v3/i  ocx  ••J.s/j  cH.boo.JU);  oC^^i  f^ojioto  Jlo.^0»  )  i  no  .  JJ/  -.ou^o;  -ex 
jX^a.  )»o(cu  ^o;  (iotcu  .)JLm  ^o;  J-Ooöxo  JjL-*  -oioIX~»/  Jochji  )-L3l*/  .L^a\, 
io  (-3iot  6) » vi .  iyi  i  ^^och  Jjs...-/  .|.ib&MliV.^o  JJo  Jjm^J^m.^o  JJ  JJ..«.- .  ^c  -.Jjli»  JJ; 
v/    flt   '.yo,y\\'\-)>   «-ot    JLa^.a*.   ^_s    )-V^3    )-^Of^>    vkOf^a.^   ,.:>   /oii    -öCS. 

_0|oN~./     J^i/    ^iO;   — Öi-Sl    •'i^ojj     CSjÄOOC»    j't_*^0_3   JU  /     ».^Sl &O0   — Öi.5    p    t^-O 

JIS.  ..<*>  •>  »JU     J— . io,    y-,1     :mOOi    oil^o    )k_J^>ootooo    k^J_i.sj     JJ     ^.3/    •  ')*-» 
a\    ,,_••    j;ot    .c*\    wMb^Oi.^    och.\     ^otok.../     jlo~».^ooJSoao    Jo.1».»    .-J^oi_s/ 


deraisonnable  de  dire  que  c'est  par  suite  de  sa  sagesse  et  de  (sa)  force  que  le 
Pere  est  plus  fort  ou  plus  sage?  Eil  rien,  en  effet,  le  Fils  n'est  inferieur  au 
Pere,  puisqu'il  possede  la  meme  gloire  que  lui,  la  (merae)  royaute,  la  (meme) 
eternite,    la   (meme)    force.    Paul,    eu   effet,   *  dit  qu'il   est  l'image  du  Dieu  *  v fol.  204 

5  invisible',  la  splendeur  de  sa  gloire  et  l'image  de  son  Hypostase*  —  or  dans 
l'image  il  y  a  tous  les  (traits)  du  modele  —  en  sorte  qu'il  est  ä  propremeut 
parier  une  image,  non  pas  une  image  artificielle  et  inanimee  faite  artificiel- 
lement  comme  les  images  qui  (se  rencontrent)  chez  nous,  ni  (une  image) 
au  sens  oü  nous  sommes  dits  nous-memes  etre  ä  l'image  et  ä  la  ressemblance 

i"  de  Dieu3,  en  ayant  part  ä  la  grace  qui  (vient)  de  lui,  mais  l'effigie  (ehkov)  de  la 
ressemblance  et  l'empreinte  propre  de  l'hypostase  du  Pere,  ce  qu'est  aussi 
l'image,  de  maniere  qu'il  soit  la  vie  hypostatique  de  la  vie,  la  lumiere  de 
la  lumiere,  la  force  sans  fin  de  la  force  infinie  et  illimitee.  Oü  donc  placerons- 
nous  ici  le  (mot)  «  grand  »,  attendu  que  partout  nous  rencontrons  en  premier 

is  lieu  l'egalite  en  tout,  ä  moins  qu'on  ne  soit  entmine  de  force  et  contraint  ä 
dire  que,  par  cela  que  le  Fils  est  du  Pere,  bien  qu'il  ait  resplendi  de  lui  inde- 
pendamment  du  temps  et  cternellement  en  tant  que  la  splendeur  de  la  gloire 
du  Pore,  il  n'est  pas''  au  point  de  vue  de  l'cternite  Togal  de  celui  qui  le  fait 

1.  Oil..  l,  15.  —  2.  Hein-.,  i.  3.  —  :s.  den.,  i,  26.  —  4.  Litt.  :  «  il  est  ». 


*  V  fol.  205 
r°  a. 


1«  SEVERE  D'ANTIOCHE.  |410j 

JoC^JJ  )|3;  JvW;o  -01  Jkoj  J-sJJ  »s/  JjJ>o«  -.^Aj  -ja*  jJ;o  J-^oofcoo  Jj>J 
ot_\.  h^l  Joow  JL^.S»o  [i^iotoo  0^0  Jlo^iootoo-s  jctl»;  -61  .*oi^  k-./ 
-010K-./  jl;  "^oo  :J_s/  ^io  v-jä  Iva  Jji^J  *l;oi  ^£-*o  j-^  v/  .Jt-=» 
Jl/  .)i-s  -otok-/  JJ;  ^^00  .-Jl»/  o«  vS>/  -010K-/  );/  ^-.po  )',  n  m  ..  ..J-a/  5 
]_s/  .K-)c*S^  ^XNm'c;  vojoi;  0^.0  .^_.ouK_/  ^_*i.kjL-ioj  yO-J«?  -.^-^oi 
JJ 9  .-yOCH-N-./  K-Jv-ow  v*N;ojLäöo  Jim  SV»  J_*jcb  -.Jju.»-o  ^-oio  "Jv^o  V- ^ 
jln   .  \  ^  nA'  -n     •     .   «w'a     )la-.K-^tO^     V-^  °-^    .J^>oaJU>;    yooda^^-s 

^iot.oJLs;  Joch  p©/  jV^^0  )001  ^°t^  P  J-*-3-"  °°i  1-0!  'W  V*^  Ack.  .^J-Sk-a*    u 
«wj,;  j'^cao   t-^^s   ^s    "t-^  °©i  'J-^^0   J—o£i    l'»-31-3   ^*?    QJ01  •)'0,.QJ   J)-^ 

V  fol.  205  OCH      -.^-J     '    yQ^iO    ,po/     )l<»*iÖl     Jl'pOjlo     jlöJL/}     J-SOJl^S^      OOl     .-J-S»     OCH 


r  b. 


Vfoi.205  resplendir.  Or  cela'  meme  ne  cause  aucune  iaferiorite  au  Fils.  *  En  effet,  de 
r  a'  mrme  qu'il  est  grand  pour  le  Fils  d'etre  engendro  par  le  Pere  (en  etant)  öternel 
et  sans  commencement,  de  meme  pour  le  Pere  aussi  il  est  grand  et  marque 
d'une  gloire  qui  est  digne  de  Dieu  (ÖEoirpeir/i«)  d'avoir  un  Fils  qui  est  son  egal 
au  point  de  vue  de  l'eternite  et  qui  n'a  pu  etre  acquis,  ni  ajoute.  Car,  si  le  Fils  .-, 
ctait  regarde  comme  inferieur  au  Pere,  par  cela  meme  qu'il  n'est  pas  Pere, 
est-ce  donc  que  le  Pere  aussi  presenterait  lui-meme  un  defaut,  parce  qu'il 
n'est  pas  Fils?  Mais  cela  appartient  ä  ceux  qui  plaisantent,  et  non  pas  ä  ceux 
qui  fönt  de  la  theologie.  En  effet,  «  Pere  »,  «  Fils  »  et  «  Saint-Esprit  »  sont 
des  designations  qui  caracterisent  et  fönt  connaitre  clairement  la  «  non-  n 
confusion  »  des  hypostases;  car  elles  ne  definissent  pas  la  Trinke  par  ce  qui 
est  superieur,  ni  par  ce  qui  est  inferieur.  En  eilet,  tout  ce  qui  se  trouve  dans 
le  Pere  et  dans  le  Fils,  cela  apparait  aussi  dans  le  Saint-Esprit.  En  le  procla- 
uiant  d'avance,  en  effet,  le  prophete  David  disait  au  Pere  :  Dans  tu  lumiere 
nun*  verrons  la  lumibre',  c'est-ä-dire  dans  le  Fils  (nous  vcrrons)  le  Saint-  15 
Esprit.  Car,  lorsqu'il  a  paru  par  l'intermediaire  de  la  chair,  (le  Fils)  lui- 
me"me  nous  a  revöle  (le  Saint-Esprit)  et  c'est  par  (l'Esprit)  quo  (le  Fils) 
lui-meme  a  Ate  revele  tres  brillamment.  C'est  lä,  en  effet,  ce  qu'a  dit  egale- 
ment  le  grand  Gregoire,  le  synonyme  des  signes  et  des  prodiges  etonnants, 

■  vfoi.  205  ou  plutöt  ([Aänov  Äe)  *  celui  «pai  lui  a  decouvert  la  foi  :  «  Un  scul  Saint-Esprit  « 


r  li. 

1.   Ps.  XXXV,  I". 


[4111  H0MEL1K  XC.  L43 

)j>a\j  j^=>  »s/j   J^o  ^»./    .J-^Vjl*);  't^X^UL^o  .Jtl«T-i\»  ^;   j^.»-  .'v*oLJ./ 
i^oA  Jiot.cu  JLi/  .-«uj^Ji;  oöi^  )>L-  «X  jjl«j  oöt;  .'$.■»/  *»  -*W?  -otoN-./ 

tS~.l_.t-~  °/  :)^t-  jJ  ^o  |  >  °>\a-  k,.-ft_«^3  o/  SNVi'li;  oöt  i  TO  ^_;  pojj 
•  .oü-x  h^l  JL=>/  ^.io  JK-^iooK^o  jÄs-L.  :)ju.^>  J—o*  vs/  yj;  .Jlai^u,  -__» 
■+±—Lli  J-a-Ko  jJ»  N!üw£oo  .^ojJ^io  vS/  ^sK.mv  ooi  *£>/  Ji__»  «^  Jxsa_\ 
..Jj/  Jj/  v^ö/  '.jbJUaao  J_joä_-k_.  ^_v  ,_^ot  .v____j;  K_jc*_fc.  j»-oo/  jJ/ 
io  JK  rr; °irt>  K^i-Ji.—/  Ji-^ö  a__xo  ■.jK*ia>»aJLao  ^-.ouk«./  Jjp>a_ao»  .  n^»» 
:Jjl_h°  j__,o»  oj\  Jj/  pö/  ^ookio  Jl  'J,-2__s;  j-^  J-ij  y*+\  .Jot_<_jio  ^.ow.K-7 
j—oj^  otpo|_sd_>>  *_oi   J_x_.o}   .-Jj>_-  ot_5   ,_9  op  ..»„_\,*   JJ/   '>a°i'i   jjj   "^io 

•  •  • 

)-»t-<w-_;    oöi    Uj'o-i\        3/j    -.JLoot    CH.-K-./    );oi    aSs.    't-*-^  J>°©l    ff* ""'-- 


V  fol.  205 
v"  a. 


qui  tient  du  Pere  l'existence  et  qui  a  6te  montre  par  le  Fils  —  aux  hommes, 
c'est  certain  —  le  parfait  du  parfait,  de  la  meme  maniere  que  le  Fils  est 
aussi  l'image  du  Pere,  en  disant  :  Celui  qui  me  voit  voit  celui  qui  m'a  envoye. 
Moi  la  lumiere,  je  suis  venu  dans  le  monde'.  »  Car  les  hypostases  se  montrent 
r>  elles-memes  les  unes  les  autres,  parce  que  la  divinite  qui  (se  trouve)  dans  les 
trois  (hypostases)  possede  im  seul  et  meme  honneur. 

L'auditeur  dira  peut-etre  ou  bien  avec  le  desir  d'apprendre  (fiko^dBaa.)  par 
suite  de  l'ignorance  ou  bien  par  maniere  de  discussion  par  suite  de  ruse  :  «  Si 
le  Saint-Esprit  egalement  tient  du  Pere  (son)  existence   eternelle,  pourquoi 

111  lui  aussi  n'est-il  pas  considere  et  n'est-il  pas  dit  Fils?  »  —  Parce  qu'il  n'est 
pas  ccrit  qu'il  a  ete  engendre,  mais  que.  c'est  de  la  theologie  qu'il  procede.  Car 
ces  (appellations)  qui  (sont  renfermees)  dans  des  limites  bien  definies,  dis-je  ä 
mon  tour,  tout  en  se  ressemblant,  fönt  connaitre  des  faits  et  elles  ne  sont 
pas,  bien  au  contraire,  des  paroles  vides    et  des  mots.  De  meme,  en  effet, 

15  que  je  ne'dis  jamais  que  le  Fils  est  le  Saint-Esprit,  parce  qu'il  ne  procede  pas, 
mais  qu'il  est  engendre,  de  meme  c'est  une  impiete  de  dire  que  le  Saint- 
Esprit  est  le  Fils,  parce  qu'il  n'a  pas  procede  par  generation. 

En  effet,  si  cela  etait,  il  y  aurait  cette  (autre)  faute  que  le  Fils  ferait 
egalement  mentir  *  la  designation  de  (Fils)  unique.  Car,  lorsqu'il  y  a  deux  *  v  fol.  20s 


v°  a. 


1.  Nous  n'avons  pas  pu  idenlifier  cetle  cilalion  de  Grögoire  de  Nazianze, 


Vfol.  2or 
v°b. 


144  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [412| 

JoOU     ^\o(    ^iO    ,_~    OOI    JJL3L.7    .yOOt-K-./     \»'i~>    ^-.Vl    V— ^   +3    J't-^  ^^^ 

-.Jla.oa.2u;  JLo'^o  rjlo,.^^*^  )i-=^  )K.v^..7>o  y^OCL^  vo\/  ')]/  .J-.,.»^..-.  v-oioK.../ 
v-^->x  t-3  .~oioK_/  joOU  ^Ofi«  ^o  <x^o  K-.)t-<^.  o\;  ^öt  JLjsJJ  -2>/i  I  >."V ./ 
K_*^)  0/  )»coo/o  :»  .än>o  JK,.  iv.jJütv^o  jj  j  vio  Y o  >  ->o  ^\s;  )J^SL>i 
jJo  )t_o/  )tOs..^2^_s  JJ  :  yOou.K^Jtv-3  öi-.K.>^  JjL^euot^oo  J,->  'JLooC-^ 
JJ  +S  -.^JLbO  JjoJLU  JN-Jl^,_o  Jlcv.fk^.M  Ö|-A-/  >s/;  t^O  JlTt./  • .  J  ESv^S.üuio 
l^s-^ai.  001  J-Lioo  .•JJLoioo'Mo  JK_.oi^s  Jlo,^^-  ^.ot  Jjuxlm  .  t ..  .  .  -><%\.nw 
•:•  J  ts_*_.,_o  Jla>K^l  v-öt  -.öi^lSw/  JjlSu*/?  °<.\  -91  ^--?  "*>?J*  •^-^•°'? 
^oiots^fi  oöt  -Jt-=>  J.-»f«..M.»  000  ^^ot  Jiqj   K^JasJ;   jJ>  ~.öt  ^  ^-.i  ~oi  J_si 

jloJL.0^^0    ^CLD     .°l\  m     )3J.x\     t-^uV     J  C\°l'CQ      )  ^-   -  OB  30      JtOLJ)Ji      »    »Not    y  X) 

^•r^o   .od«   ^>o  a\  -.JKj/   v^ö/   ^*.^oi    JLvj/   v*^  1^*'/    ^°  «V^0/    °9<?   «3« 

oö»  V^o/    JJ?   —öl   -.J-^-^l    JJ-S/    .'sp'jj    ^^01  V^ojl   JJ;   ^.ön    : -^1\   jooil  J^oa^l 

♦  ylo »  i\lV.  vfLSL^;        ^J-^Ik.^v    J001   <^fJL*j   »  »\o|\    t--«--^  <*-^->l    v^t^.A 


10 


lils,  comment  Tun  de  ceux-ci  serait-il  le  (Fils)  unique?  Mais  il  faut  garder 
attachee  au  Fils  la  generation  et  (attachee)  ä  l'Esprit  la  processioii,  de  raeme 
qu'au  Pere  aussi  le  l'ait  de  n'etre  ui  d'une  maniere  engendrec,  ni  de  quelque 
eliose.  En  efl'ct,  lorsque  les  proprietes  de  chacune  des  hypostases  demeurent 
immuables  et  que  nous  croyons  que  l'essence  (oücria)  ou  diviuitc  est  unique  dans  ■ 
les  trois  (hypostases)  ä  la  fois  saus  confusion  et  saus  division,  (alors)  nous 
confesserons  la  sainte  Trinite  teile  qu'elle  est  en  verite,  sans  rechercher  en 
quoi  consiste  la  generation  divine  et  la  procession  et  quelle  diflerence  existe 
entre  elles,  et  la  sainte  Trinite  se  connaitra  elle-meme  teile  qu'elle  est. 

()r  il  est  important  pour  nous  de  confesser  sans  alterat  ion  ce  que  le  Fils  i 
unique  qui  est  dans  le  sein  <ln  Pere  nous  <<  raconte*  et  explique  et  de  ne  pas  avoir 
par  maniere  de  discussion  l'audace  de  regarder  ä  L'interieur  de  ces  (questiuns) 
mysterieuses  et  cachees.  En  eiTet,  ce  que  (le  Fils)  a  dit  lui-meme  sullit  ä  celul 
qui  est  inodestc  en  place  de  toute  demonstration.  D'oü  toi-meme,  en  eilet, 
dis-tii  ces  choses,  sans  qu'clles  soient  de  celui-ci?  Par  consequent,  aie  pour  is 
regle  (ju'il  te  laut  ni  dire  eela,  ni  deiuander  ce  iju'il  ne  l'a  pas  dit  lui- 
Vfol.205  ni^me;  car  il  a  passe  sous  sileuce  ce  < j n'il  savait  niauifesteraent  '  depasser 
v  la  [irofondc  ignorance. 

1    Jean,  1,  18. 


10 


V  toi.  206 
r°  a. 


[413]  HOMKLIE  XC.  145 

)f  M  0    l~oi    \>.10Q.\;    yOJÖl    ^O    ^S     V-^ojU;     )t-*^^?     rr-*?     -°*     ^     ^/° 

L-iocx  loy.  m.« -^o   ^»;    K^j^uJ^.    JJ    :K^)Kjl^o    ^ö   Jk-.Ji-p°!   :^aK1sK^o 

•po^  .J>  3L,Mtoo  ^.;    ^oC^jijs     |,_~   JJ    &l    Loc»  ou»    V-^S^00   •  '— °ot  ^oto^'j-a 

^iO  V^>.„«.<,.  V>     ',-»^-.1     -.Öt-.K~./     )  .  fi  .  ^  <v>  .  Qio  fff>r»     )  |,  «  \  ^SO     )  IIÖ  ..    y_3001    *,_.» 

>aä>,  ).an.»;joo   J,.— s/   )  ^  »  >  ■»  JJ  :jK~.o£3s.  ^.cx  t~»^v    )-*^o/;  .^^0^,1  J'Q-ojl 
:JjV*;    06t  "^ooi    |u.o^   JiCLio    J^-o/    a^i    •  •  ^.oi<xji.aö.— js    K^Jb>cu^»    oi\ 

^-»■\ot     ^_iO    yo^iO    y^\     .-)',  -i  V>\      Joot     ,_.K^    \'ySä     J.Jl3_.'/    -.vO^ll     )~3  /     ^-iO;     OOI 

J£0v*ljs  öo  ^d  öto  :);a^^  ^oioK-./;  Jj5.fcs.i0  jjd  JJ  :^*,i./  JS^ioofcoo  j^s/ 
•  .J.*.cdoJ^  >n°i'i  J~s/  >  v  t— -%x  v /  .Uoi;  otlorKi°>M  JJ  vd/o  \cpo,vci\ 3  ^o 
,'l^s  )ab.o  JLs/  ^on  scaa^>äoo  JjLiö   J,—J>/   ^-.1    J-ia-7  Ji-s  *-*-»   Ji4=>    Ua*7 

I.  Ms.  »'w  (sie)- 


Quant  ä  ce  qui  doit  nous  etre  dit  par  ceux  qui  luttent  eontre  le  Saitit- 
Esprit  —  ce  qui  s'est  rencontre  d'une  part  avec  mechancete  et  iniquite 
et  d'autre  part  avec  igaorance  et  manque  d'intelligenee  —  il  faut  egalement 
nous  en  garder  et  nous  enpreserver.  E11  effet,  ils  disent  :  «  liest  ecrit  au  sujet 

5  du  Fils  :  Toutes  choses  ont  existe  par  lui,  et  saus  lui  absolument  rien  na  existe*. 
Or  le  Saint-Esprit  est  egalement  reuferme  en  quelque  sorte  parmi  toutes  les 
choses.  Par  consequent  il  est  cree  par  le  Fils,  lorsqu'il  a  existe  avec  les  autres 
choses.  »  —  C'est  lä  une  controverse  qui  tronipe  et  qui  releve  d'un  sophiste, 
laquelle  est  plus  fragile  qu'une  toile  d'araignee.  En  effet,  que  l'essence  (oü<?£a) 

10  divine  n'est  pas  comptee  et  mise  avec  toutes  les  choses,  ni  renfermee  avec 
elles,  parce  qu'elle  est  au-dessus  de  tout,  quel  est  celui  dont  les  pensees  sont 
saines  qui  ne  le  confesse  pas  en  meme  temps?  Comment  le  Fils  devait-il  donc 
creer  l'Esprit  de  verite  qui  procede  du  Pere  comme  Fune  des  autres  choses 
qui  fönt  partie  des  choses  qui  ont  existe?  En  effet,  de  meme  que  celui  qui  a 

15   ete  engendre  par  le  Pere  eternellemeut  n'est  nullement  considere  etre  l'auteur 
de  sa  propre  generation,  pourlemememotifneces'sairementil  n'est  pas  non  plus 
(l'auteur)  de  la  procession  de  [l'Esprit.  *  Car,  si  (celui-ci)  procede  du  Pere  au  »vfol.  206 
point  de  vue  de  l'essence  (oüuia),  comment  est-il  cree  par  le  Fils?  Comment  celui      r°  a' 

1.  Jean,  1.  :i. 

patr.  on.  —  r.  xxiii.  —  f.   1.  |(l 


*Vfo].206 

r  b 


146  SEVERE  D'ANTJOCHE.  [414] 

votvj/   ^t^a^^6   fS  :).ia.iä>>    yOoC^a^    opo\l   v*0/   t-"-«x  °^J    Jt^3?   °ot  ^/ 

o^     ,L^v  m  .\,wjo|    ^j    ocx    -s/o    .U—c-o    )•— oi^o    JV-3?o    J-3/?    i^-»"»    v°o&. 

JJ     «£>/     loOl    OUL^O     '^.£DO    >.PÖ/     yO    ..^3iK-JS    J-l'/?     «-ÖVi     Öt-3    wyJuUj     J\wJ^_Otj 
—Öl    U-£DoJ_SO    JtOlOö   )»  .V...  Jl-OÖ»  yOoC^O-SL^  ^»t-ioj    K.O   JJLSl»/  -.i-ooi;   -öt  .j^*. 

♦  |q[>:^v    JJ   jJ^oiSso  |J^..V-s  JJo  ')!, .  i\  JJ  5 
,_*>»   ^-*^-/o    QjJ-V/    ^poJ^kio    J-3^  J^?ö^    ^>;    -fcoo/    K-./  ^0V^> 
yOOU.*^.   J»— }    vQJoi  <^o;o   *—•>■>  »oto^Q-xT^K-B   iiL-.»-o   L— oi    ta\o    :o_o^.iS>   ^>.\ot 
'Jju-^ä  J— o^  o/   Jt-2^  vpcH.\  ^i-Viö/   J^-.i^   JJ  •^•'t^ö/  ^a^-*«»v>  J>o»^o  JJo 
.yooj-.)^»/»  ^x—  ^«'OJso  l^-».^5  ^«otSj  t"*^s>  ^°'-D  *W   J-^äoJ.js  «..ajt  ooi.  JJo 
ö/   .-JJk-.Vr3  -ö«!0  J^-Vr5  V   ***•  J-*-000/'  :l-»^>i0  -otok-/>   k-« /  >^-^oi  Joio   io 
^oicca^jo/  ^-iol;  ).ia-./  .-w^  <o.*^s  •.ovjlSj  \  *m~o  \n.\eo  JJ^-.ö»Ss.  ^.iaio 
,  ^.oj^s  tv^oj.:*»^  yb.  ts^.1  V-^JJ  9©**>  JJo  ^-?     vj  "-^r0  J—0"»^0  J»-^ 
yo+a  ^3/  :Jfc>>_^o  ^-ot-A-./  Jlt  ÖN  :JK.-oCSx  J-^ödo/    jK-s  ^-io;  ^-\ot  t-^x 
*l^_J^fcia^>   V*-^  J.Ä-*o-,^  .^-.ouJ^-./   — öoi;    -01  ^öi^.  h^l    )K^y±~l  y^\cn 


qui  est  cree  est-il  aussi  compte  et  ränge"  avec  le  Pere  et  avec  le  Fils?  Alles, 
dit-il,  en  effet,  enseignez  toutes  les  nations,  en  les  baptisant  au  nom  du  Pere  et  du 
Fils  et  du  Saint-Esprit' .  Et  l'Evangeliste  lui-memc  s'est  egalement  servi  avec 
unc  grande  precaution  de  la  (parole)  qui  suit,  lorsqu'il  dit  :  Et  saus  lui  abso- 
lument  rien  n'a  e.viste  de  ce  qui  a  existe2,  en  sorte  en  verite  que  la  parole  5 
renferme  par  consequent  toutes  les  choses  qui  ont  ete  faites,  saus  toucher  a 
l'essence  (ouate)  qui  n'est  ni  faite,  ni  creee  et  qui  est  divine. 

Parfois  pourtant  les  Ariens  et  ceux  qui  se  sont  separes  ä  leur  suite  rou- 
gisseat  de  (ces)  blasphemes  manifestes,  ils  combattent  contre  le  Saint-Esprit 
seul  et,  ne  dilferant  en  rien  de  ceux  qui  n'ont  qu'un  oeil,  ils  diseut  :  s  Nous  10 
disons  que  le  Fils  ou  le  Saint-Esprit  ne  sont  ni  des  creatures.  ni  nonplus 
de  la  merae  essence  (ousfat)  que  le  Pere.  Nous  professons,  en  elTet,  qu'ils 
existent  avant  toutes  les  creatures.  »  —  Qu'est-ce  donc  qui  se  tient  entre  l'es- 
sence (oüffioc)  increöe  et  (ressence)  creee,  ö  theologien  vain  et  insense? 
vioi. 206  Explique-le-moi,  afin  que  j'y  place  le  Fils  et  le  Saint-Esprit.  ä  moins  *  qu'il  is 
1  n'y  ait  rien;  car  il  t'est  impossilde  de  le  dire.  En  effet,  toutes  les  choses  qui 

(viennent)  apres  l'essence  (o«<ria)  divine  sont faites  et  creees,  eussent-elles  möme 
(le  privilege)  d'avoir  existe  avant   les  autres  choses.  En  elTel.  que  la  matiere 

I,  Mallh.,  xwin.  19.  —  2.  Jean,  1.  :t. 


v  a. 


[415]  HOMELIE  XC.  147 

^o;    ocx   JL3o-i_~o    rJ^UL^JL^ö;    Jl»»  i\    JJ   v.6t   jJooi   tO^llo    janU    \±-±x   ^_ioo 

^-.;  y/  .k_i/  j.io.LAj>o  -.vQj/  j^ojl  Jk-.^;  J^-O  yj  :J-»-m»o  U.0^0  )t  i\ 
•.U-^l    ^-±0    ^-w>V—  /;o    yOouK.-/;    v©5*^    kj/    V-^ö/    )k— ■■»^-»/    ^-^01    >o,»o 

^-.-^Z?  :Äo/  o^u-io  )-oöo  J^sJiCa  "^jxdo^;  Kj/  <».jL.  JJo  >vaj/  K-oi^v  / 
JJ;  Jbc  061  V*^^»  .j-paj  joC^jJ  jo^ool  JJ.3/  .-jl^—  JotSSv  y^>  Joou  JJ; 
la^;  y**l  .J-ioa  |^od  «010k.../  Jl^.  :J.aA^>o  oot  j.^jü.9  ^3/  :J_oooKio  «oioK-i/ 
♦Jj^^Äiio  JJo  JJ^.o£^  J-^äo/;   001  ppoJ  '^-;  jJ.,—  .JöfSs»  '^^ioj  JlS^io 

10    j-^OU»    K-./    -J-^-M    OlJ-.;oJl    lo^O    -.jj/     ^O^.J»    )j/     JjL3    J.3£flß    lüL^    JJ/    *  'V  Inl.  206 

ji.axD;»fcocL^  viija.Xo  jJL^oKm'o  JJ  jt^o'o;  ^3/0  .jlooiSi»  laS^oaio  >o^ 
"^^  Jv>.  «>;  jlio-ia^o  Jj^-;  p*/  V-^  J~>**  .yK^^io;  -01  jicu^spo; 
JJo    .yOOUSoji^sA,    ^3.1^.^0    )~3^s    J.*oif    vQJÖi    JLs^Ä    ^.io    ^o    -.otaio 


(vtoi)  des  Manicheens  qui  u'est  pas  faite  soit  deracinee  et  jetee  au  loin  et 
completement,  ainsi  que  les  tenebres  qui  cn  sont  sorties !  II  est  certain  que  tu 
fais  monter  le  Fils  et  le  Saint-Esprit  jusqu'ä  l'essence  (oücfa)  de  Dieu  et  Pere,  si 
en  verite  tu  rougis  de  les  dire  crees ;  et  si  tu  dis  qu'ils  existent  avant  les  autres 

5  choses  et  qu'ils  sont  posterieurs  au  Pere,  tu  leur  as  fait  l'honneur  de  l'ancien- 
nete  d'un  laps  de  temps  seulement,  sans  les  avoir  delivres  du  fait  de  la  crea- 
tion '  et  sans  savoir  que  tu  entres  en  lutte  avec  les  Livres  sacres  qui  disent  : 
//  n'ij  aura  pas  chez  toi  de  dieu  nouveau,  et  tu  n'adoreras  pas  un  dieu  etranger2; 
car  tout  ce  qui  n'est  pas  eternel,  soit-il  meme  initial  et  ancien,  est  nouveau 

10  en  quelque  facon,  ainsi  qu'il  ressort  de  la  parole  relative  aux  dieux, 
et  ce  qui  est  nouveau  est  etranger  ä  l'essence  (oueta)  divine  et  n'est  pas 
adorable. 

*  Mais  je  remonte  vers  les  seraphins  et  vers  la  contemplation  (öewai'a)  du 
prophete;  car,   en   plus    de  la  theologie   (öso^oyia),  il  y  a   encore  en    eile  la 

io  merveille  de  l'economie  qui  (a  eu  lieu)  pour  nous,  laquelle  est  insaisissable 
et  dillicile  ä  comprendre.  (Isafe)  dit,  en  effet,  avoir  vu  un  autel  et  un  charbon 
place  au-dessus  de  lui  ainsi  que  Fun  des  seraphins  quien  cemoment  cachaient 


v  fol.  20« 
v°  a. 


I.  Note  marginale  de  V  :  II  faut  que  celui  qui  rencontre  ce  mot  ecrit  ici  sache  qu'il  n'est  pas  sem- 
blable  ;i  ceiui  que  nous  disons  l^^=.  —  2.  Ps.  lxxx,  10. 


V  fol.  20ii 
v  b. 


[0 


148  SEVERE  DANTIOCHE.  [416] 

Jk^oo  JJUaio^v    *-aXo  :vo>-*J  )N-.ow^»   Jk-w,a_ajJU   jlo^ijj^;  ^p.mv 
jlg^aocoa.»    Jux  ^o-Uo  ..^laa-öLa  j;ot  ^J^,  )°*  '.P?/0  oW*>a2u=>  »^it^o 

j^.lioo  [äyJO  ^io;  oot  )^N\v>o  Jlio»  ^oaJo»!  ^^i»  p;  oöt  .J-^pv   v*j/  "^o\ 
K-K^M  -6t  j^at  JloLiXiaio;  J^o  y~.\  :oK.L.  )^-jj/  J.*-^o  |—oio  Jjs/  ^ai» 

o£^  K-J  JJ 9  k~o  -«  :vUi  )Kso^  jJSoo;  ^>o  jJ  ^/;  ""^  .Jlk-J* 
.  K  .)iilwv<  JJ  '^so  ^io  ^o^o  .-^a_a  «otok-./  060  ^s  JJ/  -.j.co.ictS 
jlaslajLäCLsj  _*-./  a^  ijj^juoojlioo  o&  K-./  JLxaj*  .-Jv^ls  »3/  Joch  060 
JK_^i*3  «-öl  Jla-.,— jso  J^oculoä  ^-.;  OJ-3  ■,ötJ;<i^\3  Jicu^iXicuso  '^opo 
:wm11;    J.^a_».io    JJ    ^so    Jk^ia-s;    :öuk~./   Jjoi    'JLicoojLj    »-^  ö|loou»_iol 

1.  Mai,  Scriptorum  reterum  nova  colleciio,  t.  IX,  p.  726  :  Aitö  xoü  Xöyou  /  •  Töv  £e  ävöpaxa  tOttov 
ejie'-/eiv  toü  'E[i(iavouyi>.,  raevri  trä  acafU,  8?  ejic  ioO  0^y)).oü  x»l  E7ir,p|i£vou  Opövou  toü  imo  tö>v  aEpayi|A  xux).o\j[iE'vou, 
Tii)  üatpi  xai  x$  aY'1?  Hveuaaxi  auvxaÖr,|JEvo;,  (.'>;  ^|  Tpiffayioc  8o?o>.OYia  OiSr,),wxev  xai  o\J8e  Ceo/tiuto;  wv  xai  Tat« 
avw  ouvä|iE<7iv,  eOeioudiw;  xaTa6e6r,xe  7tpo;  ^|iä«,  xai  äva).)  oiutw;  YEyovsv  ävÖpwTioi;'  toüto  vap  xaiä6affi;-  ette! 
\ir\Si  äm>  tötou  |/.£Ta6£6r)XEv  et?  tötiov,  onep  apir(xav6v  ä).).'  o).o;  üv  ev  nöai,  xai  imEp  to  itäv  äitEporpaitw;. 
.ö>o;  xai  ev  oü[i.aTt  ye'yovev,  <j/i>xriv  Exo-jcr)  voEpav  oü/  w;  ev  (ietox»!  Ttvi  xai  evepysia  |iövr;,  Tjj  CmouTä^:'.  81 
avTij,  xai  evüxjei  tij  yusix^.  —  2.  V  ta^M-Mj  (sie). 


leur  face  (xpöcwreov)  avec  leurs  ailes  et  qui  ne  pouvaient  voir  l'eclat  de  la  gloire 
divine;  (ce  seraphin)  prit  le  charbon  avec  une  pincette,  en  toucha  la  bouche 
(du  prophete)  et  dit  :  Voici,  ce  (charbon)  a  ttmche  tes  levres,  il  enlevera  tes 
iniquitds  (ävo(A(a)  et  il  effaeera  tespeches*.  Or  il  est  clair  pour  tout  le  monde  que 
le  charbon  symbolise  l'Emmanuel,  qui,  ctant  assis  sur  le  tröne  (6p6vo?)  haut  5 
et  eleve  qu'eutourent  les  seraphins  avec  le  Pere  et  le  Saint-Esprit,  selon  que 
l'a  fait  connaitre  la  gloire  (äo^oyta)  trois  fois  sainte,  sans  pouvoir  6tre  saisi 
du  regard  memo  par  les  armees  d'eu  haut,  est  descendu  volontairement 
jus([u';i  nous  et  s'est  fait  homme  sans  changement.  Gar  teile  est  (sa)  desceule, 
i\  savoir  :  «lu'il  n'est  i>as  parti  d'un  lieu  pour  un  (autre)  lieu  —  ce  qui  en  verite  10 
.  \-  i,,i.  206  est  impossiblc  —  mais  que,  tandis  qu'il  est  tout  entier  *  en  tout  et  au-dessus 
* " ''•  de  tout  saus  connaitre  de  limites,  il  a  existe  tout  entier  egalement  dans  un 
corps  qui  possedc  une  anie  infcllec.tuelle,  non  pas  ainsi  que  par  une  asso- 
ciation  quelconque  et  au  poinl  de  vue  de  l'activite  seule,  mais  sous  le  rapport 
de  l'hypostase  et  par  suite  d'unc  union  naturelle.  Getto  mcrvcille  a  ceci  ia 
d'etonnant  (|uo  d'unc  part  eile  nc  peut  pas  etre  saisic  par  la  parole,  ensorte 

I.    I>;im-.  VI,  7. 


[417]  HOMELIE  XC.  149 

•"'    |V£Q..^\    U-2U    KJaloKa./    jjj    JJL»'J_3;    .hio)jJQ\    .    I  «  ■■•>«  V)    JJ    »^  -;    OCH    U-l,-=> 
JjlSlI  ^0    UcaJ_00   JJL^.3   ^O  ^KaJU«)    )la..,.~    '^Xoi\    )v*.^io   (jl3_,'/o  :  J^o^o 

^^-J./    ouioo    L*-i-o     I— o»    ^.ioo    .-JK^oKo  ""^i»    vW    t-3    )°^»    oiK^iOLS. 
U£._a.\    *    >ä/;     JJLSu./    .-JKb«^.io    w.61    ot\    ls.*l     )jl9J;    )ym.^\     ^).iOQLXX) 

K-»JL^>  sailSoo  jmSv;    U^.3   ,.—  .(.ioaJLX)  v-^  .-)_£>o^£>  ,.—  . -J1o.jlj/   ^_ioo  K^3 
OuK../  jLlL)/    J^-3    )l.11    ,J    >=--»t-^>    »— "^  ^   — ot     )i^.^o    (ot^Si    oC^—1    -JU^Jal/ 


qu'elle  reste  encore  etonnante,  et  que  d'autre  part  eile  est  scellee  par  la  foi  au 
Livre  inspire  par  Dieu,  lequel  dit  tantöt  :  Le  Verbe  s'.est  fait  chairet  ila  habite 
parmi  nous' ,- et  tantöt  encore  :  Parce  que  les  enfants  ont  participe  au  sang  et  ä 
la  chair,  c'est  doncdela  mime  maniere  qu'il apart icipe lui  aussi aua •meines choses2 . 

5  Par  consequent,  de  meme  que,  quand  il  s'agit  du  petit  enfant  et  de  l'homme 
que  nous  sommes,  nous  ne  pouvons  pas  dire  de  quelle  maniere  l'äme  a  parti- 
cipe ä  la  chair  et  au  sang,  comment  une  union  excellente  les  unit  et  (com- 
ment)  ä  partir  de  l'äme  et  du  corps  l'etre  vivant  tout  entier  est  sans  confu- 
sion  une  seule  nature  et  une  (seule)  hypostase,  de  meme  nous  disons  que  la 

m  force  du  Pere  Tres-Haut,  lc  Verbe  de  Dieu,  lorsqu'il  a  habite  dans  la  Vierge 
et  qu'ä  partir  du  Saint-Esprit  et  de  celle-ci  il  s'est  uni  hypostatiquement  ä 
une  chair  qui  possede  une  äme  raisonnable,  en  sorte  qu'il  a  ete"   sujet  *  ä  la  *  Vfoi.207 
conception  et  qu'il  a  ete  enfante  selon  la  chair  d'une  maniere  ä  la  fois  digne 
de  Dieu  (Oeowpe-ös)  et  naturelle,  tandis  que  le  lien  de  la  virginite  est  demeure 

15  sans  se  rompre,  (nous  disons  qu'il)  est  un  de  deux,  ä  savoir  de  la  divinite  et 
de  l'humanite,  la  seule  personne  (-irpoacoTOv),  la  seule  hypostase,  la  seule  nature 
de  Dieu  le  Verbe  qui  s'est  incarnee  et  qui  s'est  faite  homme  parfaitement. 
En  effet,  d'une  part,  parce  que  par  nature  Marie  etait  un  etre  humain  (resul- 
tant)  d'une  formation  humaine,  eile  faisait  un  don  selon  la  nature,  ou  plutöt 

1.  Jean,  1,  14.  —  2.  Hebr.,  n,  14. 


r°b. 


150  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [418] 

^;    yoJ^iö   .looi   (tiOiL.   jK^oia^a^    K^|ju.3    :)KaJü/    jkX.>..a..^  ^o     Locx 

•  Jl^v  .;  ^soo  J-«.Jlj/  U*i)  ^e  V-^v  iooi  l-a-»-~i  .)ju^  ^_io  ^J>^  J;o£^  &l 
oöi  jo£Sx*  ^-»;  oik^io  .^.sJ^o  )ooi  ^j^iö  K_.Jio_s^  J.*--»^  J— O)  oot  »J 
J^jslo»    Jjlsj;    | »  n  m  °ik^o  jj    oöt   J^^'so   J-«^>ä,-o  j-öa&t   yOot-Lio   Jj>ä^\  y°y°! 

OÖ|     )»m.l\     JOOI    y^l^Kia     K-.JjL^OofN^O    jj     •,)jO,t^LS;    oöt    |^CUO-D    Jk*3     o/     5 

•  Jv^lS.  o,-»-*K.ia^  )Ki«^io  Jjl2ü  l-iatjio;  oöi  J.J>o  -.J^jL^io  Jooi  Jtaaic; 
V— ^x  j-^oi'f-3  k-^oji  .K_jo£Sso  J^-,J,_iJi  i-A«»  J;oi  ^-*>  ^^o  ^.;  vo^iö 
St_.N.../    Jioio   •  •,  <*%  -s  -s«   oöi    JU.a_co   Ka3   o/    )j>CL^*Q-a\   :)La..,_~  ^oi  loot  6\.*k^( 

»Vfol.207  K,)ia\  -A  >vs  JJ,  ooi  .-Jji#Kj      JojSfcv;  JJV^io  ooi;  U^.-/    Jv>oi  n  ->;  -öl  )Lo-.^— 

«öu^.    -al*.    J^-.Jo»-«2ol    jou^is    r^wlio    :^w^l/o    .A, •>.!/    >s/*    oöi   .•',  m'-JL/    » 
•o,^J&oa^o  QJL^sttoot^  ^^o;  J'»-^  °^  +*-~  ^  J*"**!   ^^   .7"*^  •*°*^i^-»! 

OOt     t-^X      J-L3..7     :^°-»P°     ^°     l-'O-A     )-L-0    ,'w.OloK-./      jAC^iOj     ^.Öi^     1-"^    °-^ 

'•')  f  >\  ->  Joot;  s^öi^  JJ/    JoC^v  w.otots-./   joou»  -oi^  »°>\  ««»  jJo  :^.otots_>/  ^s£>o_3? 
I.  V  in  marsine  :  ll^oaio.  t-»aio. 


(jj.a>J.ov  cJe)  (eile  faisait)  meme  ce  (don)  au-dessus  de  la  natu're  —  car  eile 
etait  eloignee  de  la  semence  virile  et  de  la  concupiscence,  attendu  que  c'est 
le  Saint-Esprit  lui-mcme  qui  agissait  et  formait  en  tant  qu'agent  —  et  'autre 
part  le  Verbe  de  Dieu  qui  existe  avant  les  siecles,  des  les  premiers  commen- 
cements  et  des  le  moment  indivisible  du  temps  de  la  fixation  ou  de  L'eta-  5 
blissement  (de  l'enfant)  dans  le  sein  (de  Marie),  etait  uni  d'une  maniere 
inell'able  ä  une  chair  douee  d'une  äme  raisonnable  de  la  (meine)  maniere  que 
L'äme  raisonnable  peut  etre  unie  au  corps,  ou  plutöt  (pü.'k'kw  o*t)  au-dessus  de 
cela  d'une  maniere  plus  verkable  et  divine;  carl'union  coi'ncidait  avec  l'etablis- 
sement  ou  la  fondation  (de  Penfant)  dans  la  chair,  et  e'est  lä  l'union  hypos-  to 
*  Vfol.207  tatique,  en  sorte  que  le  Verbe  de  Dieu  lui-meme  *  qui  s'est  incarne  sans 
changement,  qui  a  ete  et  concu  et  enfante  et  qui  a  d'une  maniere  elonnante 
montre  Mere  de  Dieu  celle  qui  l'a  enfante,  soit  considöre  comme  celui  qui 
döjä  s'etait  uni  un  eorps  capable  d'ötre  congu  et  d'dtrc  enfante.  En  effet,  il  a 
acquis  un  coinmeneement  de  Marie,  non  pas  en  ce  qu'il  est  le  Verbe  —  car  15 
commcnt  (l'aurait-il  pu)  celui  qui  est  en  tont  temps  ei  qui  n'a  pas  change  sa 
condition  d'iMre  Dieu?  —  mais  en  ce  ipi'il  s'est  fait  lioinme. 

Si  <•  est  d'une  maniere  indivisible  que  l'Emmanuel  est  apparu  un  (au  sortir) 


[419]  HOMELIE  XC.  151 

V-^-^,     j;o<    .>-»oto  .  nm  Vi    ^ju^iö/    .  « ,1,  V  *>  ,_.Vl   *3    .)?o»   ^-»/;    )1q->^<   i^v_s 

»to   yV>    N_J.^.Vo    -.)jL«.a,j    fK-ia—io    )N_<JL3a^    )lo°>  «nn  ;J  oT^;   ^~./ 

y^-j  )lo°i»ni^     ^a^ö;  .  •  K~.)-^-<x  JW  J  Jj  Jlp.j  J_Laü^>ö;  jLlo  K'Ls  ya± 

.-v^oa^ja^ceu;    odaSUL^i    fiok*a.\    ^jlD^^o    vqjch    -*^j/    va.-*.a*J    JL^oijo 


V  fol.  207 
v"  a. 


1.  V  in  mar  sine  :  »-^r*- 


de  la  Vierge,  comment  apres  une  union  de  ce  genre  le  couperions-nous  en 
disant  deux  natures?  Car  c'est  une  coupure  grossiere  et  une  destruction  de 
l'union.  Que  si  comme  Nestorius  tu  formes  d'avance  l'enfant  dans  la  Vierge 
et  cpie  de  la  sorte  tu  introduises  et  fasses  habiter  Dieu  en  lui  aiusi  que  dans 
r,  los  prophetes  par  une  adhesiou  d'affection  et  d'amour  volontaire,  apres  une 
teile  union  fausse  et  trompeuse  tu  conl'esseras  necessairement  quil  y  a  les  deux 
natures.  En  effet,  tu  ne  dis  pas  comme  Paul  :  C'est  de  la  meme  fnaniere  que  nous 
que  le  Verbe  a  participe  au  sang  et  ä  la  chair1,  et  tu  entres  en  Witte  ouverte  avec 
les  paroles  des  docteurs  de  l'Eglise,  lesquelles  rejetteat  'ton  adhesion  qui*Vfol.207 

w  (entraine)  la  division.  Est-ce  que  tu  n'entends  pas  Gregoire  le  Theologien  qui 
ecrit  ä  Cledonius  :  «  Si  qtielqu'uu  dit  que  l'homme  a  ete  forme,  et  qu'ensuite 
Dieu  est  entre  en  se  glissant,  il  sera  coupable;  car  ce  n'est  pas  lä  la  naissance 
de  Dieu,  mais  c'est  la  fuite  de  la  naissance".  »  J'ai  cite  ces  (paroles)  presse  par 
la  necessite,  aiin  que  les  ämes  de  ceux  qui  sont  instruits  ou  de  ceux  qui  sont 

15  au  contraire  nouveaux  et  instables  dans  la  foi  soient  trouvees  inattaquables  et 
vigilantes  par  ceux  qui  flattent  la  table  impure  de  Nestorius  et  qui,  refusant 
egalement  d'entendre  les  dogmes   (Ädy^aTot)   orthodoxes,  se   trouvent  en  ce 

1.  Ct".  Ilebr.,  n,  14.  —  2.  Gregoire  de  Nazianze.   P.  G.,   t.  XXXVII.  col.   177. 


lVfol.2ll7 
v°b. 


152  SEVERE  D'ANTIOCHE.  1420] 

yO^.Kj       ^OJ       )y^*       ,3*        loCM       )   ..  fl°>Q     'JK-hV^CLA      y  %  ^äOO      yOySS      ^.,.,.N..~» 

Jl    v-^  +*    .jJö^ß    JV)^»   voj/    J-Jxu    J-ai-o?    I»^01-»   <*^  .-^1-oJOfl   ^2»/ 
~iö  loS.  .vOouK-./?   t  -\  •*''"   \.y\'i"\:  <^   +3   lyOouLSJ;   l-i»-=>/   voo^t   >n°>'m 
•  Jloivi  «vKjL^aS.  J^.^»o   vOO«js   yo^wi»    y»...l>>oo  ^ooC^  y  n  .  * °>i   vaj6t    5 
'vqj/        om'->>n\    >  .  nVft>;    vOJÖt    ^-*;    lai^.    .JjiS^io    yOoi^oo.'fS,    y^.Kla 
J^ioo  .^»\oi   >ai.   )K>»aaa,>oi\  v3/   Jlö.'VmX  ^»V1^0  )i-V*J   ««•  Q-Q-L-^a^o 
m^  JJj    «ch.^     JK^jilaio   JJiOisOo   l^.)a..,iV)  yooi!^   ^*<^J;    ju/    jm'ivs» 
,-  ^*'  '.^^JA^j^o   K...Jj»»J»   *3o  .voo)^   K-/    K^)>miv>  jJ;o  Jk^-i.   ^»t— 7 
jj   i-«-^  JjLioo  .^.^m^oo  #^*_co^.2uioo  ^..  °>  lusJfeoo   .JjVol2lj>  ^-^auu^  -l-^'JJ    io 
)  i  n  -^  «\  ^oKjü;   ,j>  .),  S,\\   ]J^;   ^m-3^  JJ   ^-*;   U*>  -.Jj^aio  ^S^äio 
ycuoi    yommJÄoo    'vot_.vlKj    t-fc3LJi;    ^6\    ^e    yO-o^-io*    ^oC\o   •..  » en  «°>  ^n 
,_9    .jot\JJ    J»«o>    v£>a_3/    ')loJLia>ot  "^.^io    ^«v^/o    .^,  »».Vco    Jj»ia_.    J^ij 

j— OJ-3    >r>o>Vs     JjL./o    ,.    .^WO    )loUL5CUOI    Jk«JL-«*aLi©    jj     JioJt-JLAoO    JLaiO_,.;.o\ 

o_^l~»   oöi  ^.io  <*S.  Kil   o.äi1ii   )♦— ^o  ^>6  )i-i-^  t-3  ■•«^  V^o/   .y^  )°°«J 
I.  V  in  margine  :  v^o;.:.v. 

moment  en  train  de  se  glisser  quelque  part  et  de  se  caclier  dans  los  troupeaux. 
11  y  aurait  avantage  ä  ce  que,  uue  fois  qu'ils  apparaissent,  füt-ce  memo 
en  secret,  nous  les  frappions  de  nos  fleches  meurtrieres  dans  im  combat  en 
regle.  Car,  comme  leur  propre  perte  ne  lenr  sulfit  pas,  tout  en  se  croyant 
sages,  d'une  part  aupres  de  ceux  qui  sont  faciles  pour  eux  et  qu'ils  peuvent 
tourner  en  derision  et  troraper  aisement  ils  ouvreut  leur  bouche  (pleine)  de 
blasphemes,  et  d'autre  part  aupres  de  ceux  qui  sont  capables  de  les  reluter 
*Vfol.-207  *  et  de  leur  montrer  la  verite  ils  ferrnent  leurs  levres  et  en  plus  I<:nirs  oreilles 
'  6galement.  Etaussitötquequelqu'un  essaiedeleuroffrir  simplementune  parple 

qui  puisse  leur  profiter,  parce  qu'ils  ne  savenl  pas  saisir  l'occasion  et  qu  ils 
sont  saus  experience,  ils  se  recusent  en  s'inclinani,  baisent  les  mains,  serrenl 
les  genoux,  supplient,  demandent  et  se  prosternent.  En  ciFet,  pourquoi  ne 
parlent-ils  pas  simplement?  Et  pourquoi  ne  font-ils  pas  ee  qui  convient  ä  des 
esclaves,  en  demandant  d'obtenir  leur  pardon?  (Pourquoi),  en  insensös  qu'ils 
sont,  estiment-ils  profitable  d'e"viter  d'ötre  bien  pris  ei  d'ötre  r6fut6s?  (Pour- 
quoi) disent-ils  au  sujet  de  la  foi  :  o  Je  ili'l'eudrai  Dieu  ".  en  considörant 
comme  l'oi  un  prejugö  qui  n'a  pas  r\r  soumis  a  l'examen?  Quelle  deTense 
auras-iu,  dis-moi?  Tandis  cpie  tu  n'examines  pas  sculemenl  ä  l'aide  de  ton 


15 


10 


[4211  HüMKLIE  XC.  153 

Ji.k_.K->.  jljffl  v.->  «_>/  jJ/  .-o£_\  Kj/  J-ala  ja-N-s  y^-»;  U-.^->  *_\  -"^ 
.-JjlsJj  KjJ-oy^/e  Jj—.Kj  yo+Xs  J_ou-J;  ooj  yjo  .-K-l/  >^-o'l  yQ^^COO-CL.) ; 
.•J-^flO-iO  oÖj-\  )*.-»-"->  oÖ\  \-*>  aff'^-^  *-*"~-lJLbO*  vQJCX  lcC_s  Kj/  ^»j7  t-3 
k_.JjL~_V_0    jj     JJ/     .Kj/     -_S_i.    jk!_O0     *     J,_~,    JJ     &l     )!,■*-*_>    jJ     __-;     |10JL-OL.01J  ♦  Vf. .1.208 

"  1"  a. 

oi_i;   1».jl_>   Jjo^-vv    0/  yo^>o  )K>jäjLj   __io   -f-oo  ..^la_\   Kj/   »-»—7    :)»oi^ 

^.ioJjL  i^_u  U^aJJ  JJ  3/0  .Jl_»q_J  vJ-s  oouÄOö  ^nl-,  /i"-^?  J-3^^*  ou>  ^ 
U^oiJJo  .vao\  ,_.*_^^._ö  Joa.^,  vQ_i_\  ^_>oi.L>i  vOJÖt  -CS...;  Uos*  .'po/f  k-W 
s£oa\a_Cb>.  »s/o  .'J->V-tt  vQj/  ~».V_cd/i  N'iK^._o  -.vOj/  o\-&  )*^m^  J-3ucas  .-ool 
*Jlcu_ttuo|.->  )y-  -■  •>  JJ  .  -J-Joot__-  ^-  »\  1 ...  Vi;  pu/  vJL-s  .  )lo._c__)  öf._>  __>» 
■-ju.  .  «  f>_»J^oo  t-«^>v  v-^fl0  -ouK-./  j  L^-vl  )  ouaJ;  —öt»  ""^001  ^^_o 
.-fco/  J__>\  yj  .JJL*-sil  loi  .°>t^  ,_JL;J.£oo;  yOJcn  yax  )j»  ')!  -.-JUSmO  y_\ 
Jjl-w>/  .Ji^i  y_\  )a!~l  Lo.:2Ha_£s._5<  v.^/  t_»/;  Jül*._vil-o?  -»6t  jlicoa,^-'  io.~ 
1,-V—  J  nv^oN-ao  oi-\  lpVSo  *--*  ot-_>  ).^C-\K.jl-o  :Jm  «  a  •»  |.—#7  t>3  J*aJ;  V-*~>x 
)  ea  -  o  w.o<oK_./  Joou;  — 01  »_-o  ♦_.»  ov_\  ).a_K^..a.V)  :oC-\  J«--~^  j'Q-i  oi_\-C_\o 
1.  V  in  margine  :  [sie]  \i&>l  "R.  —  a.  Aeupo. 

propre  jugement  un  denier  (Äyivapiov),  aussitöt  que  tu  le  recois  de  ton  debiteur, 
mais  que  tu  le  pesesaussi  avec  la  balance  juste  du  contröleur  d'impöts  ($7i|/.dffiov) 
et  que,  s'il  te  semble  etre  un  (objet)  quelconque  en  cuivre  ou  (un  denier)  faux 
pour  un  autre  motif,  tu  vas  trouver  ceux  qui  peuvent  distinguer  entre  celui 

s  qui  est  cprouve  et  celui  qui  est  refuse,  tu  ne  fais  absolument  aucun  *  cas  de  *vfol.  208 
la  foi  qui  n'est  pas  eprouvee,  mais  tu  la  retiens  aupres  de  toi  sans  examen. 
Peut-etre  sera-ce  par  de  petites  femmes  ou  par  de  petits  hommes  mauvais 
qui  se  frottent  de  la  meme  lepro  que  toi  que  tu  seras  declare  bienheureux? 
Et  n'entends-tu  ni  le  prophete  Isai'e  qui  dit  :  Mon  peuple,  ceux  qui  te  declarent 

10  bienheureux  te  trompent' ;  ni  11011  plus  Jeremie  :  Nommes-les  «  argent  refuse  », 
parce  que  le  Seigneur  les  a  refuses2;  ni  Paul  pareillement  :  Hommes  corrofnpus 
dans  l'entendement,  non  eprouves  darin  la  foi''. 

Par  consequent,  parce   qu'il  est  bon  que   nous  examinions  —   car  nous 
sommes   bieu   l'objet  de   ton  examen  et  de  ta   sollicitude  —  viens   reflechir 

15  en  meme  temps  que  ceux  qui  sont  instruits  avec  bienveillance  (eCvota).  Si  tu 
veux,  regarde  le  charbon  qui  peut  etre  saisi,  Iequel  te  montrera  la  veritc, 
encore  que  ce  soit  comme  dans  un  Symbole.  En  eilet,  de  meme  que  le  feu 
qui  preud  dans  du  bois  d'une  part  s'en  empare,  l'entöure,  y  penetre  prol'on- 
dement  et  en  fait  entierement  du  feu,  et  d'autre  part  ne  le  transforme  pas  du 

1.   Isa'1'0.   in,   12,  —  2.  Jüi'.,  vi,  30.  —  M.  II  Tim.,  in,  8. 


r 


154  SKVERE  D'ANTIOCIIE.  [422] 

-otok..,/»  J^e  oöi  V-^x    oC^-s  :oi^-  k—/  j'0-1?   ji— o  )Lyl~  yj  v3/  :^.ä  ooi  JJo 

' fol.  208  JjüLlaao  ^»oixao»  ~.^ot\<   :J)—Aoo>   [äo  oöi      -oioK-./    JJUaic^x     J,-~  vOOj-K^/ 
1.196  juala^o   Jl;aicL^j  j^co  ^»^.V  ^^Uj  jL..n*v>      !jJ  «s/o  :)nm>Aoo  ooi  ]J 

s£DJ-.VoJfcs^>;   y^fo    j^wJXJLiO»  ^.-/  J.J>-=>  OIO  *3  OU»  •  J  »OJO  J^SOiOO    'j^^too  JJo     B 

^1-1/j   .-J.jljooiIno.o  oöt   )»ot,aA   .joCSs.;   JKN^-ico.  A\oNjo|   .JISol^o 

.«ojo^/  ,_-c*J.Vl   ,-io   ),>oo  >  o   ,_-;   .-J)^*juooitoo  ch\  k-./   Jj^aJ;   )vm  ^i\ 

JK^_L-ojLio  jJ  .J-.ojSx  jJL^a^.  wul*  Jv^i  Jis/o  .-Ji-^a^  .a^U./  JK^oo  JJo  +3 

^-•ou^!    ^_^c*\  ju.»;    ^_io   jiKj^o  J_^^üo    ^«   oöi    ooi    jJt3/o  -'V--^  — °l 

.•Jc*\JJ    K*)b    jloJ^SÖOO    t^S    JK—OO.A.1    j»ffl   -\\    o£^    fcs_./    K_fc3    v3  jia..,—    I 
•  *  *  * 

JJo  o,J>  ^.bo  jK^l^i  y.+  \  .o£^  *-J— 1/;  ooi  JKioo;  Jt-»o/;  jia-w^a*  *-^ 
JjlSl./  .^^io  jiaj;  ^.-\oi  *a  J.ro.^0  o/  .J^K...  s^^fico  .jK.«  i  nm°>too 
x-^v  v=»Jo^  >a/   • . yeL^a. j   JK.OÖ  «s/    -.v^cl-s!/;   ooi   jKSwio  'L»,*jLio;   K*3 


1.  Ici  finit  la  lacune  de  L.  —  2.  V  Iß^LCv». 


tont  au  point  qu'il  cesse  d'etre  du  bois,  bien  qu'il  ait  l'aspect  et  la  force  du 
feu  —  car  tout  ce  qui  est  eu  lui,  (le  feu)  le  fait  totalement  dans  le  (boi.s), 
lequel,  en  eilet,  fait  brüler  et  fait  briller  —  et  qu'ä  partir  du  feu  et  du  bois  qui 
v  i'ui.  2(i8  sont  deux  *  ce  qui  apparait  est  uu  seul  charbou  qui  n'est  plus  divise  eu  les 
ijui!  im;  Clements  ä  l'aide  desquels  il  est  forme  et  ue'  *peut  plus  etre  partage  en  deux,  s 
'"  :1,  aussi  longtemps  que  le  charbon  subsiste  sans  etre  consume  ei  reduit  ä  rien 
par  le  feu,  de  meine  comprends-moi,  autant  qu'il  est  possible  et  ainsi  que  par 
des  contemplations  (Bswpfa;)  ardues,  que  le  Verbe  de  Uieu,  la  hindere  intellec- 
tuelle,  qui  s'est  uni  ä  une  chair  douee  d'uue  äme  intellectuelle,  est  une  seule 
hypostase  de  deux  (elementsi,  saus  que  le  Verbe  ail  ete  change  au  eorps,  ni  io 
que  le  corps  ail  passe  a  la  nature  divine  —  car  c'est  impossible  —  ni  non  plus 
que  le  seul  Christ  soit  de  nouveau  resolu  en  les  elements  donl  l'uniön  a  ete 
faite,  attendu  (|ue  en  verite  la  chair,  par  le  faii  de  la  germination  simultauee 
<lu  Vrerbe  qui  lui  a  ete  uui,  possede  la  gloire  ei  l'aclivite  qui  conviennenl  a  Dieu 
(9eoirp£im's)  comme  les  qualites  qui  lui  appartiennenl  dejä  eu  propre  ei  qui  ne  is 
peuvent  plus  elre  divisees,  ei  que  (la  chair)  l'emporte  beaueoup  plus  sur  le 
bois  lorsqu'il  produil  les  Operations  du  feu,  en  sorte  en  verite  que  le  Christ, 
le  Verbe  qui  s'esl  incarne,  ressuscite  les  morts,  qu'il  faii  viyre  ceux  qui  sonl 

l.  Ici  linii  hi  lacune  de  I.. 


r423]  HOMELIE  XC.  '■"'■"' 

)1q-ww.jJ    ^io    p   ')»/    .a^*   j.*x*JLiö;    'ooi   j-t-00  )-t*«>  ia^j  ^-.j    ^aS^io 

JJ;>   061  .-^>;o  Jv-V*  °ö«    J^;-3  j~-^**^   «*^  yC^Kj  ..^J.o»la  Jljaia^; 

w  Jjl^s  .Jk^io  la^;  Jla-,~A  .'^iö/;  y.-/  )i)j  ^£00  voouio  ^jltoo  jaia 

1^    jJ^~    M°    :vo!»Jb    jJ     Jo£s?    JlaaVio    J^o;o    Jv^e»    'JV~W    Jl/ 


fol.  208 

v"  a. 


1» 


1.  V  om  o'w- 


etendus  ä  terre,  qu'il  marche  sur  la  mer,  que,  les  portes  etant  fermees,  il  se 
trouve  ä  l'interieur  d'une  maison  et  qu'il  apparait  aux  disciples.  Nous  pouvons, 
corame  Tun  des  seraphins,  le  saisir  avec  la  piacette  de  la  science;  car  il  a 
ete  eeralement   touche,  *  en  ce  qu'il  s'est  fait  homme;  mais,  ainsi   que  le-vfoi.  20s 

°  v°  a. 

charhcm,  il  est  de  meme  insaisissable  pour  ceux  qui  ne  s'approchent  pas 
avec  (cette)  pincette.  Et  tres  charitablement  (<piW)pü-w;)  il  touche  les  levres 
de  ceux  qui  par  le  cceur  croient  la  justier  et  par  Ja  bauche  confessent  le  salut', 
comme  dit  Paul. 

En  enteniant  ccla,  oü  sout  ceux  qui  sont  possedes  par  l'imagination  («pavrac- 
pi'a)  d'Eutyches,  ou  plutöt  (jjmcXXov  U)  qui  sont  tombös  dans  la  boue  infecte  des 
Manicheens?  Est-ce  que,  rougissant  de  l'eclat  du  charbon,  ils  donneront  au 
Christ  la  chair  qui  est  verkable  et  qui  est  la  nötre,  qu'ils  jugent  iudigne  de 
l'union  avec  le  Verbe  ä  cause  de  sa  malproprete,  comme  ils  disent?  A  quelle 
souillure,  en  effet,  Dieu  a-t-il  part,  lorsqu'il  veut  venir  ä  (notre)  aide  ?  Et  quelle 
malproprete  y  a-t-il  lä  oü  il  n'y  a  pas  de  peche  et  (lä  oü  il  y  a)  au  contraire 
la  purete  de  la  virginite  et  l'habitation  de  1' Esprit?  Assurement  (aucune), 
est-il  dit. 

«  Mais  il  est  dit  :  La  chair  et  le  sang  n'herüerontpasdu  royaume  de' Dieu  et 

1.  Rom.,  x.  10. 


.  156  SEVERE  D'ANTIüCHE.  [424] 

.J-c*Sx  j^fcoj   v«h^  U^^l  .JK—io-o  Jilo .  1\    ^O    JJ.QÄ-.V-.   .JJ   ,_*>  ^Ofi 
*Vfol.208.«JKjLüo  ^o  Jjljv.^)  ot^aV  0^0  .)^>  )t^»     J-^oojl  |^>o;o  ji-ccus  ^-io  ^J-=> 


vi. 


qjoi  ,-^Oy.o  ,-*>»   vOJÖt  jL^sJi   lot\  ^c^ioJJ   tC^j7   JLs/o  .N?o  J^*V^ 
tolcü».    »-^    jJ-2»/    JjüLjl:»    ^boo   .-JoiSs*   ^0»   och    U-^-^  -^    vaajö    ^.j 

,-oJ^w.j   Jjl-,-o  J.io*\   Jj-ä-s  ^o  y^jj  .ool   |lv-/  J*ocv=>°  .Jljj    Ivxdja 
)•,<*%  -s  0/   J.*>;o  )•,  ^  ^  .'JV-^-  Ji-*0™»  )loJL— joi  Iql^;  ~öi  JK^fcO^  •  >-»;  ^J-s   10 
vOJÖi  . -f.X>l    J.~~V.*   oNJ3    U*>°'i^    +*.    Jjl-/    _^/   .-),n>n\    ^L    ;a~^s 
voJlJ^/  jl  ^.j  yoKj/  .-^»anäo  JJ    Jo&JI    ', °>  * ,>n\   ^ot-A-/   )inr>  -.->;   ^-.; 
..^^ot  yoc*^   ok.b  yoouK-./    Jj^s   JJ    P   :V-^  )'/  -U^    JW    Jv^r" 


* Lfoi.  196  lacorruption  n'hiritera  pas  de  l'incorrwptibilite1 ;  '  et  je  crams  de  dire  quo  le 

'"  b'      Verbe  de  Dieu  s'est  uni  ä  la  corruption.  »  — O  manque  de  scicnce  et  stupidite 

o-rossiere!  Ils  ignorent  que  parfois  le  Livre  divin  appelle  «  chair  »  et  «  sang  j 

*  Wol. 208  l'essence  (ob™«.)  *  du  corps  ou  Fhomme  lui-meme  tout  entier  ä  l'aide  d'une 
partie,  comme  dans  le  (passage)  oü  il  dit  :  Tu  es  heureux,  Simon,  fils  de  Jonas; 
cur  re  nest  ni  la  chair,  ni  le  sang  qui  t'ont  revele  cela,  mais  c'est  mon  Pere  qui 
est  dans  les  cieux2 ;  et  Paul  dans  la  lettre  aux  Galates  :  Je  n'ai  connu  ni  la 
chair,  ni  le  sunt/,  et  je  ne  suis  pas  alle  ä  Jerusalem  trouver  les  apötres  qui  m'oni  pre- 
cede3;  c'est-ä-dire  :  «  La  revelation  que  (j'ai  recue)  de  Dieu  m'a  sufli,  et  parmi 
les  hommes  je  n'ai  fait  part  ä  personne  du  conseil  relatif  ä  cette  question  0  ; 
et  le  psalmiste  egalement  :  Dieu,  ecoute  ma  priere;  c'est  vers  toi  que  viendra  töuj.e 
chair*;  et  dans  un  autre  passage  cneorc  :  Que  toute  chair  benisse  son  Saint 
man  5 ;  (et)  que  parfois  il  sail  appeler  «  chair  et  saug  ->  ou  scuIimuciiI  e  chair  >> 
l'espril  qui  considere  le  plaisir  de  la  chair,  comme  dans  le  (passage)  ou 
l'Apötre  dit  en  ecrivant  aux  Romains  :  0r  ceux  qui  sunt  dam  la  chair  ne  peuvent  1 
plaireä  Dien;  quani  ä  raus,  vous  Utes  non  pas  dans  la  chair.  mais  dans  l'esprit9; 
car  est-ce  qu'il  leur  ecril   cela  lorsqu'ils  sont  sans  corps,  ou  plutöt  (|/,£Mov) 


10 


1.  I  Cor.,  xv,  50.  —  2.  Matth.,  xvi,   17.       3.  Gal.,  I,  16-17.  —  4.  Ps.    lxiv,  3.  —  5.  Ps.  cxliv,  21. — 

6.  I viii,  8-9. 


10 


fol.  209 


L  fol.  19« 
v*  a. 


[425|  HOMELIE  XC.  157 

Jym.-);    jK-^jl  -.Po/    V-^v  "^o^  ^J»  .pe/    ^-^oi>    oöi   'ooio  -,)^.)->X.^> 
JV-ä^J         jk—^jJU    "^^io    ,)^i\'io    ,JjL~   ..J— oi;    ^.;     )K-0.il    ,JlaiO*Vl 
i-^  JL&1    ),  ^^l^>Nrt   jJ    JojS^j   »-""^  )  «>f> v> «N   JotS^   la!S.  -oi  )loja_3^Jx^> 
JoCSs»   JloJ^io   J^ojo   );mi;   .'po/    J?oi  /-/??   >-o<  jk-^il  ^^>°  .[««.?*»  v> 

♦)1q.i\  ->  „K*>  jL^.  l±  jL^-  jls/  .-v  ..->»o  jJ  1;J^ 

.3/0  )',  m  ->;  -oi  U-j»oJJ  :)VKjOo  ö/  vojl^-i  )1o.a^  ^-./  y/  V— ^  &l 
U\^a±  Jl  V..  jis/o  :jo£Ss;  jlca^o  JL»)Lia\  ^.  ..i»>n  ]J?  :VioJj  J't^^  ok» 
&l  ,^*;  w-otsjü  .J^-o  )is^?  JAoa-^-O;  Jt-auJD  ^X  «üx  »_3,/  -JlcuN  •>  ..&O0  JJ 
'yoto/  w>l-  .JjlT,.-2^  oC^Jl.^  J-.»ojl  ^so;  oöi  .-Joü^  ooi  JJ.J>'.»;  jjo-a^ 
) K  .  i o.,  "  vs  jlojyiffl.v»  lo^wo  ryofcsj/  ^—';  )°>«m\  yoajLaj  ^  iw>\  .ä/; 
yO-pK  i»  l\^  iK^j  ooi  y-*\  )IS-j;Ja  Ua|^j|sj  ^  :sofco/  ^»  n°M 
^•V-^  l't-*^0  :-^o-«/  :v0^°^  ^-»»aljLio  ^o$;  yOJÖi  lo^o^ao  :voKj/  ^-«.^öii 
ai»;  .j-i—j  )ft^oa.\  a*aa^  J-*.ot}  ^_-Xoi  ycLZ»  JJUoia,^  la^  o»a—  ..vokj/ 
-ot-V*  .-»JUkJj  —ö»  )  i\  Vnv>  ooi  *^-»?  );m  i->  .^  sSIoa.  )&>  «n  ■>»!  It-»')-3? 
1.  V  o.      —  2.  Dans  L  ce  mot  est  illisible. 


lorsqu'ils  sont  purs  et  affranchis  de  l'esprit  de  la  chair?  Et  c'est  ce  que 
montre  clairement  celui-lä  meme  qui  a  dit  ces  (paroles);  car  plus  haut  il  avait 
dit  :  L'esprit  de  la  chair,  c'est  la  mort,  et  l'esprit  de  l'Esprit,  c'est  la  vie  et  la 
paix,  parce  que  l'esprit  *  de  la  chair  est  l'inimitie  avec  Dien;  car  il  ne  sc  soumct  *Vfol.209 

5  pas  d  la  Loi  (vojaos)  de  üieu  et  en  effet  il  ne  le  peut  pas'.  C'est  au  sujet  de  ce 
pareil  esprit  qu'il  a  dit  :  La  chair  et  le  sang  ne  peuvent  heriter  du  royaume  de 
Dieu,  et  lacorruption  h 'he rite  pas  de  l'incorruptibilite2. 

En  effet,  si  nous  disons  aussi  selon  votre  erreur,  6  parfaits,  que  l'essence 
(o'joia)    dela    chair   et  egalement  le  corps  lui-meme   ne  peuvent  heriter  du 

10  royaume  de  Dieu  et  que  la  corruption  ne  (peut)  heriter  de  l'incorruptibilite, 
l'esperance  de  la  resurrection  de  nos  corps  est  perdue  pour  nous  et  Dieu  lui- 
meme  qui  des  le  commencement  a  forme  l'homme  se  trouvera  (etre)  aussi  *  *Lfoi.  196 

.  .,  v°  a. 

l'auteur  de  la  corruption.  Voyez-vous  que  vous  poussez  1  epee  meme  contre 

vous  et  que  vous  aboutissez  ä  des  opinions  blasphematoires,  en  courant  apres 

15   cette  imagination  («pavracia)  diabolique  ainsi  qu'apres  vos  ombres,  en  sautant 

sans  raison  (eixri)  comme  des  hommes  ivres  et  en  allant  au  delä  de  la  verite. 

Considerez  le  charbon  avec  oeux  qui  en  ce  moment  ont  goüte  la  parole  de  vie, 

(et)   sachez  ä  quelle  gloire  il  nous  a  f'ait  participer.  C'est  par   notre  chair 

1.  Rom.,  vin.  ii-7.  —  2.  I  Cor.,  xv,  50. 


158  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [426] 

ya-»o.l  &l    t— -^  x^  •)^a3J   )°°<  t-^^00  ^  +*  •.J_-ojl__  )J  ooi  Jlo.__o;  ou^— ojJ 

*Vfol.209OÖI    ^DOJoiti    oCi>._i    oii.a-_\o    . •  )_*..ia._s..\    J*----/   vA~ao./    ^/    •.cn.iai.    )*-«-->/ 
r°  b. 

'i^fco.    ooi   ,_-    -.i^/;    U___a_    »_-*    t-*-^  oK__  .^_>   ^io  ^ci-xjo    J_*._C_oo 

.•-»oiok»./  K_.jjLa-Km.io  JJ   Jjtoj  vs/;  oöw=>  JV^-3  "'o«-5  i-3  v*-*  -U-.r^  UJ--<^ 

)a__v  yo'^   .-jj-Aj  )K_«-_-J    j£C_OC    s--7    -.oiaj.^;;    vOJÖt    ^-_o    o_/    <*_»;    ooi    ■"> 

*joi__>jJ    )).3i   ooi  J. ...  an  . 

^-.J^too;     yQJÖt     "vO-S.j/     yO-V— V*.^     »--«--»oi     *-•/?     M—     lc___<»    "^-wSOI    ,__ 

J-L-Js-co;   Ji-i-'P0  Uot-SLjix  ^ioo  ryoo-v-nl  Ji_»»J-  j»oiajL_\;   \otvj/  ^-bo^o  ^tvj/ 

oSx   V-"-^,  ^l  'Ul   °^°  J?°l  \a___\  ______  ) -.., .  ■ >o  .a_oo_oo    oV-fc-vll/  •  .vO)*f_-,U 

ot_.ou>,/    :|K.--_-    K._._5    ^io;   JK_<___oo  ^o-______>;    )liS-,s__oo    jL_-_,\ »    »-*--;     JJ    '" 

^o'/;    «.jKjs^o   t~A-*?    Ii-^0-0   J001   -»otoK_»{»    K_-_   ooi    :JJ.o.__o;    cx.£aoax^ 

ojl__o  •.w-^s.ä.^   H»"»t--o  )(a>|~«;  Uioi-;  (Lia^.J  N-oo  J>o,__o  i_.rn.j__o  :)iV_o 

Jj___-__>;    Jjl_uloo    Jjj-_ä    )oi;    .•JK_Jt_o    jlcuo^    ^-.-o    va_.-_^_-._<--_\    jocx    )  po 

Jjl-_7;    -Jooi    i__6/    )-J_v^o|._5   t--->oV~-    ooi   ~-/o  .V--%v    j?«*    •©!-*   ^~>°  voJ^-ooi 

^Ot-oau-v  yj   JJ/  .-v_>a^>.__j  _.ou_jJ.-<l^o  )jl_-c-_!__;  oiK_____x  "^Ow-cC-s  au/   ._-0.___o    ls 

l.  L  add  low.  —  2.  V  om  oi=-  —  3.  L  om  \*-f>>- 

capable  de  souffrir  que  I'impassible  a  brise  l'empire  de  la  mort,  en  achetant 
«v  ioi.  209  pour  nous  la  victoire.  En  effet,  c'est  nous  qu'il  a  ressuscites  avec  lui  *  et  qu'il 
'"  b'  a  fait  monter  (avec  lui)  aux  cieux  et  jusqu'ä  soa  träne  (öpdvo;)  royal  et  (place) 
au-dessus  de  tout;  car  il  est  assis  a  la  droite  du  Pere,  tandis  qu'il  doit  lui- 
meme  venir  pour  le  jugement  dans  le  meme  corps,  dans  lequel  maintenant  ■ 
encore  il  est  saus  liraites  (et)  dans  lequel  il  sera  egalement  vu  par  ceux  qui 
l'ontperce',  selon  la  parole  du  prophete  —  cependant  avec  la  gloire  qui  con- 
vicnt  ä  Dieu  (öeowpe— 7(5) . 

Puisque  vous  avez  ete  appeles  ä  cette  vie,  vous  qui  etes  inities  et  qui 
allez  recevoir  la  lumiere  verkable  et  etre  delivres  du  tcrrible  esclavage  de  10 
Satan,  reveillez-vous  donc  et  levez-vous.  C'est  le  Christ  qui  vousle  commande, 
et  non  pas  moi;  car,  si  par  la  croix,  la  descente  au  Scheol  et  La  ivsurrection 
d'entre  les  morls  il  n'avait  pas  emousse  l'aiguillon  de  la  mort,  lequel  en 
vcrite  etait  un  javelot  (xovripwv)  tres  ennemi  du  Calomniateur,  une  citadellc 
et  une  cellule  de  prison  dans  une  ville  forte  (prepar.es)  a  cause  de  nous,  qui  1.-. 
aurait  pu  vous  arraclier  a  (cette)  dure  tyrannic,  puisque  vous  etiez  devenus 
de  ja  les  biens  et  la  possession  du  Malin?  C'est,  en  effet,  ce  ijue  notre  Sauveur 
lui-meme  disail  egalement  dans  les  Kvangiles  (EjayyÄia)  :  Cdmment  quelqu'un 

1.  Cf.  Apoc,  1. :. 


10 


r427J  IIOMELIE  XC.  L59 

^oTlfcoo    ^^^SOI     JjLiO    .jOJJ     0|K^=>     ^-.t-<*°    .'jjk^.-A    o£^     -OIO-.j-CdJ.J        »Vfol.209 

vT  ^  •  v  a. 

Jya«i\o   .-)lajL*.i?    J-iOSo/    JK^A^   yoKj/    ^w-^Jao    *   votsj/    ^.^   jbwü-f  *Ltej.l96 

^jl.3  t^;  -61  .-j^joqa  öu.k~./  v-^  )?°i?  •v^^»>°  vp^-1/  v*r*  J-^0'^  V?J<', 

5    i-^v      Q^    .yO-^JL-JLl    Jlo;jL,J     JLlo  KjJLs  .'JK.*^P0>0    «-Öl    j^-JLjS    l«l\    voto/ 

>opo  JKjl^o  "^^  001  ^jC^jh  .-J^a-do  ).jl^..j»  oöi  J;J~»^  —  ot-ijoaü— 1;  jj-a_>( 
oöi  V^ö/  ••ö£^-;  J-«.\aio  •£>{  JK^Ji^a^k-io  ch-K-/  V-^  «^w..;  •  Jk—t-.-s  ^° 
'ot^>  •  -  ^*n*  +3  ss/;  oöi  .V^o'po;  oöi  J.....2LJ  ^«.i  -'h0!?  J-»°t-=>©  It-^0  — oioK-»/; 
oocut    ooi     -  ^«v    ..-oia-s^iaS.    )^op.   j y vi * ;    -oicL^i^io  ^_io;   -.Jooi    J^lo 

..voKj/    ,-j  r*-r    JjuiOJi    y^':j,.^    lo^O    lyO^U  |    ^J.3  K.iO  ^3    Olla^J    OOI    .jLpO* 

jlj^io    yoKj/    ^fl.fflVJ    ool    JJ»    -.oV^o/    k-J-^r^  •Q^^^ö    J^ö_Io;    jLä 
^u\&  j^^ai^o   jK^aoä^aj  JloVa^j»  .vofcs—ooi  jU^ao.*   JjL^iö;   )  i » i  r>  .)jl^™x\ 
|io-Q.-;j;   )t-ä^j   jioiQJLs  *  -.voli—   )laix-;j;   JjLia*.  oöi  J— ^xio  IclS.  .ojOXflO  »Vfol.  209 
•  vJ;     oöi    M    '*■*>!    W^V3    *aA    ••1a-=>»-^!-/    J~L*VO    hH   i«^    .a-yJjl/ 

I.  LV  in  mnrgine  :  >j>M  v*rulk's-x5. 


pent-il  entrer  dans  la  maison  d'un  komme  fort  et  piller  ses  biens,  sans  *  avoir  aupa-  *  v  i,,i.  209 

ravant  lie  cet  (komme)  fort)  et  c'est  alors  qü'il  pillera  sa  maison  '  P  Pourquoi  donc 

tarclez-vous?  Pourquoi  n'est-ce  pas  rapidementque  vous  regardez  le  soleil  cou- 

chant,  que  vous  renoncez  aux  actions  de  tenebres,  *  que  vous  quittez  le  vete-  *Lfoi.  1% 

.  v"  b. 

5  ment  noir  de  lamechancete  et  que  vous  rejetez  loiu  de  vous  ces  entraves  tyran- 

niques  ?  Car  c'est  ce  que  signilie  le  fait  que  vous  vous  servirez  des  paroles  de 

liberte  en  vous  touruaut  vers  l'occident.  Ge  n'est  pas,  en  effet,  pour  montrer 

que  le  demon  mechant  et  cruel  exerce  son  pouvoir  sur  une  partie  quelconque 

de  la  creation;  car  c'est  ä  m&i  qu'appartient  la  terre   avec  sa  plenitude2,   dit 

10  celui  qui  en  est  le  maitre  et  le  createur  par  le  prophete  des  Psaumes,  lequel 
criait  egalement  en  le  louant  :  Depuis  le  lever  du  soleil  jusqu'äson  coucher  le  noiu 
du  Seigneur  est  dujne  de  louange3.  En  vous  tournant  vers  lui  et  en  regardant 
le  soleil  levant,  prononcez  les  paroles  des  serments;  dites  clairement  :  «Nous 
ne  paierons  plus  de  tribut  au  Malin,  nous  sommes  devenus  la  possession  du 

15  roi  des  cieux.  »  Faites  les  actions  conformes  ä  la  loi  et  dignes  des  cieux. 

Vous  avez  regarde  vers  le  Christ,  le  soleii  de  justice;  *  soyez  resplendissants  *vfol.209 
de  la  lumiere  des  ceuvres  de  justice.  Hätez-vous  vers  le  premier  lieu,  je  veux 

1.  Matlh.,  xii.  29.  —  2.  Cf.  Ps.xlix,  12.  —  3.  Ps.  i:xn,  3. 


160  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [42«] 

woiok-/;  y~.\  .-yO^ivi.f»/  Ja«?  °«  J^oa-o?  Jv>iflp/  joLv)  ^^  Jjoi  .),..  i,v>-> 
U>o»  |A^o;  -61  .^-MJo-;  -6t  Jjl-OOö  Ick.  ^/  .^.«J^o  vo^jjl  .J-oocLioj 
p  .-)— jLio  ^OÄ.  }r~-">l  yOi-auflil  öws;  -61  .)K_.ciSs  jjcuo  |_oo;o  L»-,-o 
JN^iä^s  ^/  'V--^  J»ci^£»io  .)-o_I^  oöt  JjjV^  vfkj/  ^-V-^o  ),.vi-> 
v>o;  )N.n*  .  ft\<>  .  i  ..  .  P \;ftv<  |.iöo_  K..k-kl  )JLjo  a  n\  -.Jk—N— ^J.  —öi  5 
wn*»'i  ..asloK*./  JJLcol*^  J;ou>»  vOJoi  ')  .^ «  »  yoc«..)^./  "^-ooi  Liio»  .Lajot 
jk-»ooa\v»  ,~^  j,.~3/  ooai.  "^ooi  ^j-^slä.1/  .Loch  ,*a^2>ö}  >«o\aa^ 
J.1301  .Ls/;  )K-o_3JlI  t-cs  jK^iö  ^>o  J— jl*>  ^lö;  'Jjp/;  JJL3-./  Jlaia^ 
JloJ»^.  ^JL.ooi  )N-^co>o»=>  —  cLa.  j— ^  yj  .y^ou  J-X-«;  Jlol^s  ,^1-  3/ 
Ln-fco*  001  ^-*JV^!  'v°to/  ^«-^  J;oi  p  -Joou  oiK.icu*Jj;  ^/  ,JJ/  -.oilabio; 
♦Lioi .  üc^ju.  ,  ,.\°i  1  ool  JJ;   *  .J^-^-j   Jv^>  ^^sKj;    U**l   -.coai.       3-o.?W 

*Vfol.210  *Jfc^J^A    Jlo^X-i» 

i°  a.  '"  •     ' 

•  JJ<i-*t-*0  0°  )^-QJtJaaa;    JLi/  V*>/   Jlajuiv^o  .yoaLJJL  Jioi.aj;  J-Jls;  ^-^o 

dire  vers  le  Paradis  plante  ä  l'orient;  car  c'est  ce  que  montre  l'aspecl  exte- 

rieur  (iiW*)  de  la  position  que  nous  vous  avons  fait  prendre  ä  present,  comme 

en  est  la  loi  (vojao?).  Ensuite  vous  irez  aussi  ä  la  source  du  Jourdain  pleine 

du  Saint-Esprit,  de  la  purification  et  du  feu  divin,  dans  laquelle  vous  serez 

ensevelis  avec  le  Christ  en  ensevelissant  le  vieil  homme  dans  les  eaux;  ä  cause  5 

de  cela,  en  eilet,  c'est  egalement  par  la  triple  Immersion   que   nous  l'aisons 

connaitre  la  sepulture  qui   a  dure  trois  jours  et  la  resurrection  qui  en  (est 

venue).  A  quoi  sont  donc  tenus  ceux  qui  ont  eu  part  ä  cette  gräce?  Ecoutons 

Paul  qui  nous  l'enseigne  en  ces  termes  :  Nous  avons  donc  ile  ensevelis  avec  lui 

par  le  bapteme  pour  la  mort,  aßn  que,  comme  le  Christ  est  ressuscite  des  mortspar  10 

la  gloire  du  Pere,  de  meine  nous  aussi  nous  marchions  dans  aar  vie  nouveüe;  en 

effet,  si  nous  sommes  devenus  wie  meine  plante  avec  lui  par  la  ressemblance  de  sa 

mort,  nous  le  serons  aussi  (par  celle)  de  sa  resurrection,  sachant  eeei  que  le  vieil 

* L loi.  197  homme  a  eü  cruciß6*  avec  lui,  aßn  que  le  corps  du  pSchd  füt  detruit,  '  en  sorte 

,  v'ioi'-iu '/'"'  nous '"'  soyons plus  les  esclaves  du  pdche"*.  '■"► 

1   •'  Oue  vous  dirons-nous  donc  a  notre  tour,  ä  vous  qui  allez  vous  montrer 

immediatement,  dans  quelques  instants,  les  enfants  de  la  Lumiere?  —  La  cate- 

chese,    dis-je,  d'une  part    est  courtc  et   vraie,  d'autrc   part    cepcndanl  eile 

1.  Rom.,  \  1,  1-6. 


Vfol.  210 
r°  b. 


15 


[4291  HOMELIE  XC.  161 

5  |;J^;  y-l  'lly+is  Jl'^ioj^o  'LAi^o  'jl.a_.oj}  J^aa\  :\h^JL^jBO  ,_--? 
^-■«„ao »  m  jj^o^v  Jjot-V^oo  ,  -  «»'  |jop_  lo_\  J.iu  ^/»  U_^/  •  .^j-^^ch* 
j_jL9ot  i-»_^  ^5  .Jj__-£__a_.y_.;  j  .  im\  06»  yju^.^^0  tJ  -.JäjL,  ^)o,_o  ^jl-, 
.  oo£_\  ^j_m  .  .» -v\  V»^  jJ  ^.../o  J  n  ty m  •.^■i  .y'n;  ^_^oi_5  ^-J—  .  *"\  >\'et> 
4  m.;V-3    wOioK-./   ^*aio    J-»»™»;    )K-».->oji  Jfcoa.-»-o;    )j'Mn\    yo^^-x^1? 

10  ♦J-Ooa;   JlaaiS^o  JK..ÄO  jloia^oi 

o£_oo  ;)JLiOJLa>JKao  jl  '^ouk-./  ts.j/  V^ö/?      >-/  U3®»  :JJ^-}a_>a-Oo  >k~s  <^*>  ' 
J»oh   «_./  .-J-ljl'/  Jjlooj  >ool^io  jJ   .jood  jJ   -.^X    Asj  /   vf>m'°>   Jjlo>o_J;   )L*aaflP 

)1oä-.j;   la_\   »')—»   j-o»   Jt-^x  "^oj   jl.aJL.a-». Kioo  ,J^j^_^   J-dia^o  'jÄOkOjo 

1.    L  Ulli  r^.01. 


semble  penible  ä beaucoup.  —  Ne  nous  imitez  pas;  car  nous  portons  et  nous 
promenons  un  corps  qui  n'a  pas  ete  detruit  au  point  de  vue  du  peche,  mais 
plutöt  (pcX>.ov  Se)  qui  agit  beaucoup ;  c'est  vers  l'occident  que  nous  bätissons 
toute  notre  maison;  quant  a  l'orient,  nous  nous  en  soucions  peu,  ou  plutöt 

5  (fAäWiov  Äe)  nous  nous  accordons  ä  le  compter  pour  rien;  nous  courons 
aux  pompes  de  Satan,  aux  festins  cnivrants,  aux  reunions  des  buveurs  et  aux 
chansons  honteuses  ainsi  qu'ä  des  fetes,  ä  tel  point  que  meme  les  femmes  se 
rendent  aux  spectacles.  C'est  pourquoi  nous  nous  sommes  faits  la  risee  des 
paiens,  en  faisant  mentir  (notre)  designation  meme  de  chretiens;  car,  en  nous 

10  attachant  ainsi  aux  choses  presentes,  nous  faisons  que  les  esperances  de  la 
resurrection  paraissent  vaines  et  comme  rien;  des  lors  le  Paradis  est  une 
histoire  inventee  (et)  le  royaume  des  cieux  une  vastebetise. 

«  Quoi  donc?dira-t-on.  Notre  (condition)  est-elle  desesperee,  lorsque  nous 
p^cberons  apres  le  bapteme?  Est-elle  sans  remede  clans  la  mesure  oü  *  tu  le  *  V3ol.  210 

r°  Jb. 

15  dis,  et  nous  supprimes-tu  toute  attente  de  salut?  »  —  Pas  du  tout.  Jamais  je 
ne  serai  assez  insense  pour  dire  cela.  En  eilet,  il  y  a  la  purification  qui 
(s'opere)  par  la  penitence,  mais  qui  est  penible  et  pleinc  de  beaucoup  de 
larmes    et    de  sueurs,    ainsi  que  la  mortification   corporelle  et    la  pratique 

PATR.   OR.   —   T.    XXIir.   —   F.    1.  11 


162  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [430] 

.•CLi-J  J-»t-;o  )  ."Kitvxa^a  Ji-so-^o  -.ei^oi;  )i--v*>  J.<_-\  'JL-^°  'J?«^^^0 
j^L-flo  001  K+l  'yo\^>  .K-ioJ^l/}  «61  Jj_»Ic-2l-\  J^t5!  a-ol-i-sa-».  --«.a  »j-1-»  *_> 

L.}-»->-->    Ll^C-\cL_->.?    J-3-3J    J-^OOj    ^2>   ••^JL-   V^J   v!    }KX*P0L3   «s/   JjLO>C-3; 
•     .  n  .  I  mn  .  i<>mvs.     yOJOl    ^^Owl     -.Öl     Jto.a_.vL     -j-_»    .*    »flffl'0!    )K-^-_^-_\0 

■}w_oö)   v_*_Vot_\5   v^Jo«  jlo»K_»_>0}    J-i--*.  ---_>o   5 

♦Lfoi.  197  J-coa-o-i   v_>/   -.1-00*0    )la__.^l»   OOI   J.-O..CO   %-ö.N.    »K__>  --io   v_i/       t-*-^,  ^-"(J 
i"  b.  ^ 

.•jjLJL-xVKio   J-c--aä-£    vo  ^)aA'  ^"t*0   r^°   ••^;cv_o  och-.!/    J-icOo   ,-«__>}   oöi 

ioiV^ls  Jooi  ov^-io;  V*- ^  ^  °°*^  •J»tJ^  ^°t^°  J-*1*.0'  l<--o_*-£v_>}  y**\ 

..\xxJS*~  jooto  :oi_\  öi_A-wß,/  )i--a\  :Jj~*-->  ),-->>  ^o  )ts.^.^,..\  yo^  Ljj._>o 

*Vfoi.2io)««Jk-aoLäo  j— . -a-i   jj    LoÄ-s?    oow/  .-oi-v  ^C_^!-o  Jj._ö  J-£->,-=>      K-LaJ",--.  /  °^  10 

v°  a. 

jLw-A    ..j-o_\po    K-.J-^_x-_.     '-_.»    J;oi    JK~-__s;i    )-*>-__    j-5';K..lo   ......,»,V>Kj    jJ 

vj»  'K_o  -.öl  .a*3pa\  ^vJL,  JK— J;  *-»;   Ls,-,^  *a/o  .JK._u.,-o  J  K_.>coa_s->o; 

JlV-K-»  )lojL_--a_s-vj   -a/o  ..J-.j_-.K-io  )JLa----_-^  va/  .^oo-ol  j-oaaa-JC-v  J_-Ot__x 

1.  LV  in  margine  :  fc>- 

publique  de  toute  oeuvre  pure  qui  regarde  la  justice.  C'est  pourquoi  beau- 
coup  ont  couru  aux  deserts  et  ont  embrasse  la  vie  pliilosophique  et  monas- 
tique,  en  prenant  soin  de  montrer  pure  la  robe  qui  avait  ete  souillee.  Cepen- 
dant,  il  y  a  un  espoir  de  salut  meme  en  ville,  si  nous  le  voulous,  par  le 
mariage  chaste  qui  s'interdit  les  unions  bestiales  et  les  desirs  (impurs),  par  5 
la  sollicitude  que  (nous  temoignons)  pour  les  pauvres  et  les  besogneux  et  par 
les  (jeuvres  de  perfection  qui  leur  ressemblent. 

*  L  fol.  l'.c  En  eiret,  qu'il  y  ait  *  meme  apres  le  bapteme  le  remede  de  la  penitence  et 
la  purification,  la  Loi  (wpo<;)  qui  fut  donnee  par  Moise  le  fait  connaitre  ega- 
lement,  et  (cela)  lorsqu'ellc  represente  d'avance  la  vcrite  par  le  moyen  de  "' 
symboles  sensibles  ainsi  (jue  par  une  rcpresentation  ilgurative.  Gar  celui  qui 
etait  atteint  de  la  lepre  dans  son  corps  d'une  part  —  et  qui  par  la  mauvaise 
babitude  a  d'une  certaine  maniere  mis  le  pöclitS  au-dessus  de  la  nature  — 

•v  fol.  2io  et  qui  est  revenu  ä  la  sante  n'est  coinpte,  ni  mele  par  la  (Loi)  *  avcc  ceux 

qui  sont  purs  —   bicn  au  contraire  —  s'il  n'est  lave  avec  l'eau,  s'il  n'est  ü 
oint  avec  l'buile  et  s'il  n'est  purifie  avec  le  sang  de  la  victime  ' ;  et  cela 
crie  clairement  la  vertu  du  Saint  bapteme.  (La  Loi)  d'autre  part  sait  egale- 
ment  purilier  la  lepre  du  vetement  :  ce  qui  en  verite  paraitrait  ridicule  et 
une  queslion  d'ailleurs  superflue,  si  tu  t'en  tenais  au  symbole  (tiiwo«).  ür, 

l.  ci.  lAv.,  m\,  8  ^. 


10 


*  Vfol.  210 
v°b. 


[431]  HOMELIE  XC.  163 

y. .  <tt.    ooi    jLscLflo;    Jv^o-*    taVo  :ju/    ia-~J    J»i-n   Iol^   '^-»    yj   .k-J-^V-*/ 

OOIÜM     .Jkis^O    ^»OiO     yS    .,-OJj     JjoXS    JjOl    ..^£1-/,J     JJ     V^*JllKj    ^3     'jk-~ .J? 

Lta-/  :JJLVK*io;o   Jjuuls  Itooj;   :JlJj   I^JloqjX  jü/   v/  V-^>  ^f  —  °>  J-*13? 

1,  V  •**&»  (sie). 

si  quelqu'un  regarde  la  verite,  ainsi  que  la  beaute  des  sens  qui  se  trouve 
dans  le  Livre,  il  sera  ravi  d'admiration  par  cette  legislation  (vo^oOecta)  merae 
et  il  glorifiera  le  legislateur.  En  effet,  c'est  parce  que  7ious  qui  sommes  baptises 
dans  le  Christ  revetons  le  Christ',  ainsi  qu'un  vetement,  qu'il  nous  donne,  si 

5  nous  tachons  cette  belle  robe  (atoH)  par  une  souillure,  les  travaux  de  la 
penitence  pour  la  purification,  soit  qu'il  se  trouve  que  nous  ayons  commis 
des  peches  legers  qui  passeraient  encore  pour  un  vetement  de  lin,  soit 
(qu'il  se  trouve  que  nous  ayons  commis  des  peches)  graves  et  presentant  une 
grossierete  grande,  charnelle  et  mortelle,  qui  seraient  assimiles  aux  vete- 

10  ments  faits  avec  de  la  laine,  lesquels  sont  en  general  le  produil  des  peaux 
mortes.  Or  (la  Loi)  commande  que,  si  la  lepre  du  vetement  ne  s'en  va  pas 
lorsqu'on  le  lave,  celui-ci  soit  brüle  par  le  feu2;  et  la  parole  fait  connailre 
que  celui  qui  apres  le  bapteme  ne  s'est  pas  purine  de.tout  son  pouvoir  *  et*vfoi.2io 
qui  n'a  pas  lave  les  taches  des  peches  est  accueilli  par  une  flamme  qui  ne 

15   s'eteint  pas. 

La  Loi  (vo'[ao;)  purifie  encore  la  maison  atteinte  de  la  lepre,  en  montrant 
quelle  doit  etre  la  grandeur  de  la  penitence.  En  eilet,  si  quelqu'un  arrive  ä 
-faire  progresser  une  conduite  honnete  et  vertueuse,  au  point  d'obtenir  l'habi- 

1.  Cf.  Gal.,  III,  27.  —  2.  Gf.  Lev.,  XIII,  57. 


164  .  SEVERE  D'ANTIOCHE.  [432] 

^^l^j  ojIol^  Jjo/o   JIJj  oda^o  :«oia*io_«,VJ   «^.j  J-s/o  :V^O  «tC^io  «^ 
* L fol.  197  jlo^ajLio   ^io  o/    :)~.^o  jlioAj   JJ*    )o,^io    J-S-,    ,^3       :^Xoi    >Kjs   ^ioo 

oö«  .)c*^;   o«po/?   ö«  l^>t^  &l   .\LQJi^J>o  l<&.  o£s  k_/   »3  .-ouio   ;o^    5 
06t    )K_^>    Joo»    JsSki©  +3    'V*^  J;«^s^io  .J_ieu^i>;    oik-^-X  ^a-.^*>; 

•:-Looi  j-^vlatoo 

*Vfol.2li  )K_.oC^X  *  JK-Jä;   JK-scxaio^.  a^o£ou^ci\  ^-.ÄO»»   vQ-iöC^  >ä/o  ..J.j/   w-fcoö 

1"  a. 

jlja^j   JloJ-uou»  jJo  •,vooml2J;   -öt  Jl»a-£o   la^  ^.V-*-^!0    Jr-°U   V-K*  t-3^/ 

1.  LV  in  margine  :  ^~  ff*-  —  2.  L  »aa^'N-  _  3.  L  -wa^a-p. 


tation  de  Dieu  dont  le  Christ  a  dit  aussi  :  Si  quelqu'un  m'aime,  il  gardera  ma 
parole,  et  mon  Pere  l'aimera,  et  nous  viendrons  ä  lui  ct.  nous  ferons  chez  lui 
»  L  fol.  197  notre  demeure ',  et  si  apres  cela  *  par  une  vie  sans  observance  et  relächee  ou 
par  orgueil  et  par  hauteur  il  court  de  nouveau  apres  la  mechancete,  il  peut  au 
moyen  de  la  penitence  detacher.de  lui  une  semblable  lepre,  puisque,  pour  lui  5 
venir  en  aide,  il  a  egalement  le  sang  de  Vagneau  de  Dien  qui  enleve  le  peehe  du 
iiniiide2;  car  c'est  pour  cela  que,  lorsque  la  maison  atteinte  de  la  lepre  etait 
puriliee,  on  ofTrait  aussi  le  sacrifice  legal  et  accompli  ainsi  qu'en  figure 
(tutco;)3. 

J'ai  cru  necessaire  de  vous  detacher  et  de  vous  remettre  ces  paroles,  10 
afin  de  fermer  aux  fideles  la  fosse  du  dösespoir  en  leur  presentant  de  doux 
v  fol.  211  espoirs  et  de  rendre  ceux  qui  vont  recevoir  le  don  du  bain  *  divin  plus 
'°  a'  circonspeets  et  (plus)  vigilants  ä  s'observer  eux-memes,  et  afin  de  ne  pas 
vendre  au  peche  pour  un  plaisir  de  peu  de  valeur  le  grand  bim  de  la  gräce 
et  de  ne  pas  recevoir  la  corruption  en  echange  du  vetement  de  l'incorrupti-  |:' 
bilite.  Et  tous,  sauvons-nous  et  conservons-nous  en  bonne  sante  dans  nos 
ames  el  dans  nos  corps  par  celui  qui  reut  que  tous  les  hommes  soieni  sauves  et 

1.  Jean,  xiv,  23.  —  2.  er.  Jean,  1,  20.  —  S.  er.  Lev.,  kiv,  v.1-53. 


[433]  HOMELIE  XC.  165 

♦  ,_**>/  .^oo^>\  JK^ajuil  of^  .odaja/   Kicu,,;o  )l)»^m 

1.  Gette  conclusion  ne  se  trouve  que  dans  L. 


parviennent  ä  la  connaissance  de  la  verite' ;  car  c'est  par  lui,  et  non  pas  plutöt 
(jjuxXXov)  par  nous,  que  nous  nous  sauvons  ä  cause  de  sa  grande  misericorde 
et  de  sa  charite  (cpt>.av9pcoTCta).  A  lui  la  louange  dans  les  siecles!  Ainsi  soit-ill 

fln   du   volume  second    des    homelies    sthöpovlol    ou  cathedrales 
de  saint  Severe,  archeveque  et  patriarche   d'Antioche. 

1,  I  Tim.,  ii,  4. 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES 


(Cette  table  et  les  suivantes  renvoient  ä  la  pagination  placee  entre  crochets.) 


/ 


W  284,11.  1  302,303,304**  310,.,,,  323,3 
339,4  343m  359,3  ^  »»s  ^s  ^u 


4Cß„.„,  407. 


408,  „  409, 


-    keupo  W   417, 
)oo,^l  288,,  2893n(  331,,  868, 
Kl    295,    297B  290.    3028.10.1,    338,  344, 

849u  85ia  378ß 
—   M-!l^o.|   406,3 
po^ol   523, 

^\*io|  2948  2953  328g  3fix,  B73,M3  (24, 
■»^^|  276g  290u  292, 
^°-l  280w 

"Mi^l  285fl  3569  377.,  378M  386,, 
a^^l  294B  368j  S7310.„  874  n.  1 
U^nvV-I  386,5  387s 

Ijy.  ^'|    299w   306s  310, „   B18u  :ui,., 
388,  :cH„  3394  366,  867,  887,  426u.u 
^  :i;i-,„ 
1°^  ™u   279^  280M  2X1,,  282,  288, 


":-,,-,.,  300,-O  305,   818,   314,318, 


—  o^äs    (dans  l'expression   |i> 

ot*)   3115n.  2  3358  381,0  4069 

-  \1)  . . .  |s|&  283B 

—  k(o    |ovSs    300,   303,    346^,3    3492 
4152 

—  |t^:x>  |oi^  300,0  417,3 

jcoy]itn\\  834,, 

-ipaymi^   3:iT» 

^oa^c^ol  307M  313,,  314,  318,,  :«..,_, 
324H    328s    330^,  332g    3335_,2   »34, 
335,  386,  1:,  338w,  839)B 
-    kjo^ol  325,  332,, 

U=a»^-J/   433g 

vo\aa|  311, , 

J»ii>a3|  368u 

jso,«;   (08,, 

-  -i  ojU'I  335,  U4, 
■  m  A^n  frra.if  :I37_ 
pjoJI  328„  355,,  »2t, 

U>-»l  277,   299,  8S0)B  8446  846,  317,,  372., 
19  i    396,,  103,  121 

4  a  4  Ü 

U''°ll    377., 


um  .\  .  m  ■>  275,  270  n.  1  277  n.  2 

282  n.  2  289  n.  3. 

^377, 

\~>tSo  t^-3  377,, 

|p  3(10,  303, _t_a  3048  343,0  380„  392, 
3935  396^  397,  398,_g  ZW^^  400,_2 
401    404        405       409       410 

IUI,,  1U10.)2  WJ,.|(  '"-'a.,3  Hlu|-4-5-7-9-n 


841M  844,  845,  848,,  347,  8483.,,!  19M 
860,  ;>..'„„    854,    8  .      ■■•    , 


III 


1-2-8-11-13 


4153 


284„ 


|p>  393, 


ll^ol^.  2958  2982  417g  418,,  419.,  cf.  4I7„ 


423,, 


^ 


Wk>  «45 
278g  289„  419, 

joa-ia^.^  leThaumaturge  4i»u 


le  Theologien   275. 


jn..\>m)j   270.,  277,.,  282,  289,, 


aik|i  311,, 
Ljo-o.   311,, 

roj  299,.,  806,  3ii,  354,,  887,  888,,  404, 


UV>I  289. 


[435] 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


X> 


167 


■>^t^oi_  8284  3949 


4. 


—  ,£do|^_xi^  391  n.  1 


^.oöw  288|2n.  6  376u  408 

—  IC^.oo^  3722 
^|o>  362,0 

^l-o.   Baptiste    300,, 

302, 

^.o,  Evangeliste  304,  4oo7 
Uja-  aso  n.  1 

—  ^aa.  Si7n.  2  374  n.   1 

—  0-po.  357  11.  2 
i^iwl  384 

,j>>o-   2838  293s  295, 

3023  3603  863M  366,,  4282 
^^^  4005  403g  405,4  406,.5  411,4 

—  |ia  Ut*-*   40OW4  412, 

—  |IÄ^oo  |pi  p 3984 

—  ItCs^o  l......   4042 

|ovS,  Ljü  2982  418,0 

,  302 

) 
276,,  300,   31B„ 


Cf.      301, 


<&  381M 

[.»i.jjo  3569  380,., 
l^|o»  3807 

Uoio  290B348a  86973758S76„37773815  430, 
l»ioo   284g  343,0  4172  418|2  4 
423 

—  |ov*>;  |ISi^o  :«3„_K 

—  |o^>  oöi  |XVso  276,,  2984  424, 

—  lovSv.  o,ls^>o  2836  3UM  4178  418., 
I.iviao  415,  4238 

*fJ*>  :3072  a33,3  338,2 

—  ^V  2906  328,2 

1^,  (^^o  270.,,.,  277,, „  280,_,  288, 
284la  285,  288,_8  n.  1  2908  294,H1  300, 
313,  3168  3174  3184  322g  3252  326ffi  3309 
331,,  3352  340,  :«2|2  344,  345,  354,, 
355^  37ö6 .376,  .380,  382.,.,.,  .386,,,  38710.„ 


\v 


-  U-~*  377,, 
l-oaia».  3807 
•"Moaxu.  390,  4163418u 
^^u  37K,( 


l£ 


i£oo\o9  280. 


295,, 
814« 


J  """Kl 
327»  328« 


3338  346,,  349,  351,  354,  3563_,2  363,, 


366,, 


388„  391,,,  393, 


893.,  394 


,  397,  401,  403s  42K  427, 


412, 


-  |ot^  p^io  369,3 
•  |oiSto  |-po  294. 

■  loM.j  U**>  3968  3973 

■  LoPMj  ppo  397,2  400,2 

7"*»  41713  418,2 

(Jo-po  296|4 
wccoxipo  303, 


340.  362a  367„  393, 


lüCAs  312, 


^ 
^ 


^  3708  371,  376l.,0 
—  |IS-o\  3759 
tooi.  3682 
ipi.331. 


_  239,  290, 
2922  295,  297,4  304,0  305,  3062  307E 
321232a3323g329u333433410335103S7! 
838,4  344s  34ön.l346W3  347^348,, 
350,  351,  359,2  3630  364a  365,0  376f 
380,2  381^  382,0  3834 
387,  891„  392,  lux,, 


—  ^a^  )..,.»aa   302,  391 
-toc  400, 


o 
4045  4054  4094  4190  4218  428„  4245  428, 

«i{>3  349.  373, 

.mcv&pus  3840 

^Ni-V3  371|4 

Ua\3   289,3   30Ö,   322, '^   331,0   339,3 

3623-a  ^8  m%  3704  373,   390,  3924 

—  Uuo^s  3879 
1^-^  379,. 


Ü5 


M>uM>  2898 
Um)läo  392, 
|-.IW>io  296,  346,4 
419" 


4 


Joa.ia^jaj  300„  303, 


* 


-£ooj-.o^cD  4334 
P^ro  2854  322n  353g  426 
^Doj^a^m  3034 
290, 


337,,    339, 


,.,  3047. 
366„  ; 


425, 


U.  f*  ^.oi  283„  289,0  295,.s  298,  3044_, 


3S7„  339„ 


397,  393, 


,lll^l01...<1V,.ll-,2-13<I3l-ö''lW,2 
4153  4166  ^I7S  «83  4282.3 

—  Uix».  ov-oi  277    283    284 


U^ooV  276. 

5- 

|6Cioi  384 


424 


168 


-i=ai  371 
Wotü  377, 


TABLE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUEfS. 

->"-"  371,5 
jm'ivi\i  3773 

Mo-'  oijj    vm>ii    -,2',, 

Pp«  37010  37]12  376^.„  377,.^  3788 


-Woa  371  A  378, 


L 


[436] 


M==|l  328,3 

l^^l  303,  392I0.U  396g  397?  3985  400,( 
401M  4023  403M1  4108  «2M 


II 

TABLE  DES  MOTS  SYRIAQUES  ETRANGERS 
OU  REMARQUABLES 


/ 


i|  /  329,4  3302  332,2  3338 

—  M./,  |C~V||  333g  339„ 
Pa^(  2784  310,3  3162 

—  po^(  y^o  3335 

—  p>m^a^|  319,3 
poio^/  373, 

t-fl  3?2„ 

^0^5.01,   pi^S)  2923  2985   308g  312g 

3139  3254  3W3  3392  349,3  3632  3682  369,. 

3815  3907  4073.4  426„ 

—  P^iol,   It^^iol  290g  307,o  a34]2 
3686 

-  M^ä^jo!  4007  4142 
Uax>l  2848  2942  297,4  304g  346,,  3836  393,. 


4256 

|£v~^SO|    296g 

—  IV-Pu»°|  3O03 

(rO 

—  ^  j^i  393, 

-  hoio.  w^|  278,0  3159 
W^\  425,2 
Mp/  390,3 
^^>.  [jäuJqxcio/  328, 
pco.m->|  3324 
•  ■  irrnf ,  |N  *  1  mi/ 

—  C^|-Lm3|  2936 

|i.ooC*>  2969  2975  298g  303,0  351,0  3972. 

401,4  407,3  408^  4115  412.  417,, 
W>jp.jj|  281,33078 
M"J|  279u  329B  345,0  361,  3646  4046  405„ 


|a^Ä|  342, 
(I^d/  4314 
^im|  325,4  352^  3614  3832  428, 

—  ^aalS^o/,  yzs,  1\.£oj>o  317|3  327g 
o^joVr^^D/  4334 

|>(  314  n.  2  332,  3936  4105  4238  424,3 
(ja^ü  2782  299,4  3434 

(w) 

—  |j|V  IC^Öo,  |j|V  ^DOLm  277  n.  1  290, 

—  |||»  |IV^  2775 
p>-AL|   305,  3164  319,0  334,5 

—  |lnm.NL(  333. 


Pop.  33410 

H,ai.a^  3849 

|Nüo  N^i  426,0 

pXio  k~j  3032 

|t^.;oyiv^o  N^j  3602 

ILio^j    IS^  426,2 

IV^m  t^s  313,, 

|Las>j    f^j>  2753 

päj-o  C^=  31 18  312, 

^&~l  6^>  3745 

|iol^   uüls  3642 

^„;  La^o^mj  296,5 

V*±  \u  277,4  410,3 

|i|>  wojü  315,,  3314  Cf.  30&3.,, 

f,V  l(j,  |V|~  S0L>  330,3  358s 

|}-J  l*=  3578 

(Lo  1^,    p^o  Ms  276,3   283       292    294. 


3918  3924  3948  396^  419,  427. 


^ 


l-^ao^  3370 

Mov^  3656 

M-!  'K,349|2 

-mi^,  Pni^  2778  2846  2854  3045  3202  3243 

336,2  3382  3422  ^la  ^lo  37912  387, 
406,3 

—  Jxqj^  Si  385, 


M>Ä^o.  290,0  291^  339,  420, 
—  ,a»  Im^oo^oi  291,3-292, 
lotSs.  ISi-..;  313,  334,4  3363  338,4 
\xi\±  tC>-..;  3022 
IVi^s  COs—i  356lt 
|;U  £Cv_ .  338,,  a  3633 
■xopj-LP;  3814 
vtl>mnan  .;  4212 
|pu.  360,  3812_4.,.,2  3824  420^ 
(1j^!  365, 

|;j't<\  >>»>!  350, 
|Lojls-.|USoo  ln\^\;  394, 
|lo.Ua^«yi\  y«.v«>j  4205 
p)Oj^  In  .  in*  371ß 


O) 


poia^O)  308,,  313,  3338 
)looi  334,  341,  415, 

—  ani.öo|  3498 

—  P-ii.boi  315,2 

—  P_L^°°l  P,  1^-Ji.oo,  p  3888  3904 

—  N-|ji,ooi  p  3262 


170  TABLE  DES  MOTS  SYRIAQUES  ETRANGERS  OU  REMARQUABLES.  [438] 


olLosoO)  2832 

—  ,  m .  mlaaoo,  283  n.  1 
(jq-jo,  336, 

—  U»ö-  ^oo,  29112  3376_7  413Q 

—  |ü/  lois.ogo  3554 
oio)  335,. 


UM  373, 


vlVt  ^o  r  417„  cf.   122, 
M^r  3686  3863 

llo-f-  300,303,,  416„   117,.  M8g_.  m, 
422,„  423.„ 


—  Ilajo^,  426,3 
l.aauvi  ;;ll„ 


o<M^  2873 
IojU  2766 

i|cu|-  276c 


—    o/  ...  va^,  320,. -327,  334^, 
v!  vqü.^o  2.S9,2 
3947  4238  42?« 


l„  302)0  350,2  3845 


soi^o  335,,  4111,.,  418, 


—  ,^-io  298. 


-  j^-LI,  ^N.30  4178  418^422^,424, 
U»  la—  313.,  n.  1  317,3  3188  321,.  3559 
—  Ui±  la^.  3182 
|k-oi\|j  ,  .vT.-!,,  355,3 
|ä^l_  ,336,  337,  338,  429, 

14  4  7 

--  Uax-,  |ü^£u_  290,,  812,  854, 
(j^u  ;.fn..  (14,, 

poo,  Loj^m-  413 


Vso.  2872  n.  2  2882 

—  joolLoa.  287, 

—  II^i^jq^  289,2 

tujo.  307.  350»  362,,  381,  409o 
.a-oo  325M  374B 

(jxnüo  410, 

(*»)  - 


|o^  ^o^ib  311. 
1-l-io  427,, 
I  Im.  Sin  325. 


r* 


* 


vo^i.p,  3U,0 
.m^^jj|Vpi  312. 
U*j  lo^iu  278. 
I^Lco  4302 

|J-=    284u    3ii7.u  308,   304,  308a  310^. 
:,l*2  *,7„,  ;,''''„,  345,  34Ö3  349,  37lJ, 
_  404g.,.  408,,  U7„ 
418.,  419.  .  422.  430. 


418, 


U^J  M>  310,  3576  3854  387. 
I1SX...  ,  >.V.io  3248 

I^ov*.     ^Jcoo,      |Mo(3\     ,.\,^v. 

290,  41',,,  419, 

—  M01S.  v.\\  my,  410. 

-   IL00Ä  kiWvi»  291g.10  396g  415,, 

—  I— joj     LnWvMa    397,,,    398.     40L 
"'-,-7-,.  «Ht-h-404,  416, 

|_OOJI  laNviVi  4  ig  n.   2 

^COJ N^  8683 


V 


tms.cLi  286„   294,  296M  816,  326,,  317, 
380,381,  M6,  (21^  (80,.,,  482, 

—  IS^ljxasa^  283g  297. 
—  ^coä^oo  296fl  381, 

—  >£ü3^^io  288. 

•c^&oo  386g 

^"^  T,:h  -"-'im  :t"'i2  :m:,  391e  394s897s 
402^. 404, 

—  v.mV{oc  4068 
«aii£_io  408g  413,, 

—  |.ma^o  JJ  818„ 

—  -miiW  406g  1i»;„ 
Moji.oi  lo^iVj,  (80g 
IV&JO^.  ..i'.v.j,  848. 
|jo-^  818,  816, 

—  -  Ujo-4  4274 

—  D-Mo^  285, 


"6,, 

vruio  347,  H.  2 
k»^  302,,  S92u  398, 
M-^ä-P  33610  839,  429, 


I^ooqj  3690  370,  371,  371!,,  381, 

325,2-852,2  3573  369,_„  870«  371,  875, 

!5 


Ueixu    276b   318,   314,,,,  323 


'9-12-16  :'~t  ■'■%  »V«  ^a  425,  «28, 


430„  431 


12 


-  | .  ^  vi  1    üwoo^oj  279       996,  348„ 

ö-IO        4        2 

357,  371,3  380»  «27,2  «2, 

-  Hn.mnvit  |l  289,,  3482   4I62 

-  ^COOiOJ      ^111,      |XD030J     yo'\j&      314 

852,,  359u  866,  431, 
Ixdojoj  vi  „'m  431 


^ 


^xsols^^jQop  291 
I01MI  ju^>  27.1,  29 
v<^  325g 
■  m.m-iN  387  11.   .'!  372 


12 


404,, 


P^mi.  874 


0-11 


37: 


x> 


—  \ä\s  ,-,m3o  891„ 
k-o>  ,nii  828,  420  . 

—  |~o;j  ,n^v>  (20,, 


J* 


^\*>  820,  841,.  129,  (33, 
—  vq3ä  895w  (24,, 
0/  ...  vo^tj0  319 


(rs00) 

—  IjJii^  -^a  864.  ,, 

—  |,Q^i.„r>s£>  :«;;. 
loCits  '  "I  -  -  "^  390.« 
IIjVoj.  wp^oo  3IM,l-;ir.i| 
U±>  ll^joo  884, 

pJj  lu^cd  898, 

M-oai  Ip^jco  312., 

UK>  10^^  319,.  834,  „  888. 


[439]  TABLE  DES  MOTS  SYRIAQUES  ETRANGERS  OU  REMARQUABLES.  171 


[  n  n  -i  fr  "^  - Ql>  *•**  413, 
^oamiaoÄ  304. 
|E^»o  ..m  3473_,0 
^.^  3052  819,5 

w 

P^.p.ao  nrp  N  v> '■'  «)  344- 

—  l-is  lnwi.'m  3042  3054 
U^j^  ~^jx>  32l4 
vo^1.nm  3474 

|_i  Lc^Vfl»  2974  382^ 
M>v*°  394.  SSM..  396.  397 


400. 


402 


Vt 


—  |LÖL{   lo;mv  3124 

—  p^-  j^x^o  884]0 
|lajL3MEoQ.\  >,.o.cn  s.  41ö.{ 

ao^DoaS.  ^ftfhv  363„ 


|I.CLL>J.;pü\   tS,QRn\   357: 

s>{no  354. 


IÄ 


|oA|J  IIa  4I02  4266 

—  Mot*.  La^ls  41710 

—  |o£.p  t~M>  399,3  422l0 
pip^ls  4335 
^qj^co.j^  3H04 
U<^;^  387la  392,, 
t^l^-las  31913 
K"  880^.,,  381,3 

—  I^Icls  370,,  380  n.  3 

|^.M      313g 

!M£.a3  371, 
|^nron\.q    29l8  337, 

—  |La3orao\.q  358, 

—  |.lnmn\,q  307,  3354  3388 

—  |.gnmn\.q,  |E.,.qrirooV>9  323, 326, 
357g  430, 

—  ^ü,  |  m  ■  qn  rnnS  .  q  333,3 .. 
^   322,.,, 

U^^  309,  338,, 


—  [  -<~>.*~.  3786 

-  ~..o<n    ^»m^sLCoo  311,.,  325u  S3010 
346, 

-  limV^LCoe  p  361,4 

—  |Lajjn^3ltoo  p  3132  363,4 

—  |Lajow>  ^Aq3  371,_8 

|N^o    .Q^s,  |LC>-io    .a^vs   3I95  370, 
Usot^ia  318,  821g.,  3226_„  378  n.  2  3944 

|  .  ™fr  ia  378 

—  U«>1£43  322  n.  1-n.  2  423,  425,, 

—  .m.mlfr^M)  3283 
liros  3859.u  3882 
ll.nl  3864 

u.;s  2884  2952  302g.„  314,  3386.g  3443 
873,3  427„  429g 
so^oo]o^3  276ß 

—  ^o^ioolios  276  n.  6 

^aois,  pcias  300g  3370  34lg  3485  3ü94 
3639  390,4  3994  402,  413,3  416g 

—  Imi'aa  312,  31810_,4  328,,  338,  3662 

—  v.ffi^Doe  318„ 
|joUeov3  280  n.  1 

—  jojva  319g 

—  (xojVas  358. 

—  joj^3L(,  ^äuvsSoo  2970  327, 4 
^oj-^3  303,  3213  344,  g_u  3455  364,  3930 

395,  3964  401,,,  415,3  417,2 
p»^9  290,  3025  3122  3444 


J 


lo(jj  3974 

|i«\  Loiooj  3589 

l^aj  lojj  3098  4084 


**,  3693  42010_u 
—  |Lnim.f<in  355. 


uO 


Ijoi'q^d  lojö..,~o  3915.6 
|*Lo_>.  LfTm  .yla  3(30,, 
|  v>tot  Lo.v>.»lo  307, 

l^otoL   Lo^.^   305- 

C-i.o,o_o  363,, 

^m.W  294)2  295,  2982.. 

|ji3i.'o^  402, 

■  v*mVnao  403!. 


2n-i'i 


|D^oj=  298g 
|^<xo  275,  426„ 
ImgiLo  353„  354g 

-  ^^~  328,  379fl 

—  MV^*  3*112 
■  lloj^^^fl  3692 

.goajo,  1 .  n  356, 

,-aj.  [.coojo^L^i>  281, _2 

Ijoqjlä   3038  379  n.    3   380  11.   1 

400,2   401g.,3  4024_8  4059    409„.8  410, 
411,  4124  416,,   4170.l2  4189  n.   1   422, 

—  ^soaxß,  |e».yioin  409g  41811.  1 

—  t^pttoxa  2983  417g 
vo1L3lo  356, 

w 

—  ]'i\s  Ln->j'nyi  348P 
U>o^>  343 


|Laio  3852 
(<*»») 

—  ^o  WVnvi  3805 

—  |Laju4  "\iiio  384,, 
v.  fü-o   uio^x)  287,  353g 
|i-£L./  loyi./n  4068o 
|^ft*>rnf    lnvi.,'n  :347& 
ILoj^-LCoo  loyi,^  420,. 


397. 


(U_  ^>i,   |U-  ^j'i  2806  326,0 

(jn  Loj  »  402,, 

It—iiL  Laj'i  326,3869,, 

^Nviio  j!o>  308, 

|ovS\  ^o-'i,  |ovS\  NitL.')  335s  364s 

Mlj|    >=u-'!,  MljI   [OaJi   2809  308,.  372,.. 

—  I^.|ju|  Nvi...»  359,  4235 


|^i.^>.  .-sn,.,,  Y  3796 
|'°N".  too_-i  3702  4110 

|  i^mv.     DOOLwt    360,g 

(Ljoj.  too__>  28l3  102,.  365,4 


t^rtrim  «Q/ 


433B 


pöp  jl.;  276,  2896  2903  3436 
^L  --»  349M 

(jnii  -^Y  278g 
(jjlLai  ^.ju.»  388, 


|L^>o 


>>•  323,, 


172  TABLE  DES  MOTS  SYRIAQUES  ETRANGERS  OU  REMARQUABLES.  [440] 


UäjoLj  l°J,    UrooLjs  ICu  350^ 
3934_,  3993  mi<hl2  414g 

—  Ua>o|  Lo-qj  303|0 
U&^  |a>  3045  371g 
|La*JooCooj  |aji  409,4  4103 
1 ; ..  La^o-i  279fi 

|Nioju  La.o_ji  279& 
|k.\oyij>  w^öji  423g 
|;o4a  üOoji  396,2  411,. 

—  lia^l  Lo-o-ji  38 
L^o,'^  tOo_»  418, 

Ill'lA  w^osu  3114 


|l\viv  loio^»  358,, 


•^  362,,  383g.,,  «*„, 

|NL^s  La^X»  3505 

|kjoio-io  CouLaa  2810 

Mn^  V^aui  3365 

po^  lo; .ii  348v 

tmi^  Lo;  «^«  36L 

|CsX_>  Lo-^aa  31014  336,,  337,2 

Ix-  Lo;^°.i  280, 

ItoJ  ovcd  Lo-^^a»  284,  390, 

La^'oa.  Lo^-^a»  2788 

Li^sj  lov^a.  3906  392g 

|N*»L  lo;  .°ii  421,, 

IC^iil  ~y.q«  3615 

La  l';.q»  3644 
Li^,  \ai  342,  3659 


L 


^oo^oAolL  27ö2  2783 

U^oAo|L  3968 

HolL  282,0  291,  297.  317,  323,0  3264_g  3273 

3318  3363  3728  374,,  393g  395,  415,0 
—  *mpVo|l.  282,  422. 
|j\  -h^sL  2852  2904 
L£^L3899 
\±,äs>  wü^M,  (j.iio   tCI^\L  401„   4024 

4165-6 

l^oö-  C^C^M  3524  4285 

LaiSL  4095 

-idojo.L  352,  404,  416,  426., 

4  J  4  J 


III 


TABLE  DES  MOTS  GRECS  CITES  DANS  LES  MSS. 


'Avtojvio?  336n.2 
ä;uo[ia  S324.n., 
ctiroSeixxixaii;  ItpoSot;  3S7n., 
'AttoXXwv  3lln.7 
'AiroXXw;  3G3n,, 

B 

BauiXsiOi;  275n.2  276n.,  277n.2 

r 

Tp-ziYÖpiOi;  276n.4  278n-2 

A 

AeX'foi  311n.6 
Ssupo  421n., 
SoY|J-«Ta  291n„, 
ooypiaTiiTai  291n.3 
Xuvaij.£io;  3(57n 
AcoSiivr)  311n.4 

E 

EXaa  2873.n.s 


evsj^upov  310n.2 
iiriöpövioi  438, 


Oeolo^ia  396g 
OsoXoyo?  -'öii.3  278n . 3 

I 

iavoua  (janua)  276n.4 
iavouapto?  (januarius)  276n.3 
"law  2873  n.3 
'IYVOTIO?  275n.6 
iwSvi'X  2872.n.2  2382.n,2 
koS^Xalo?  287  n.. 


x«TaxaXÜ7miv  396n. 

A 

Xa6upiv6o;  291M_n.1 

M 

Ma£i'puvo<;  334n>1 


n 

•navodytov  (sie)  3804.n.2 
irpooijjiiov  276^1!^ 
Ttpoaeir/vi  280h., 
ircinaat  (sie)  338n-2 


axvjirrpov  3474_n.3 
<io!pt<r[A«Ta  804g_n., 
ataoiov  305n.3  319D., 
ütopiap  377n.2 
2top]'p  378n>J 


TplTCOU'«  311n.g 


<l> 


(fXuipio?  (s/c)  37in 
X 

/aXxrjov  («c)  3111(J.n.3 
/apaxtvipe?  312.  n.~ 
^XaviSiv  347n.2 
/piopLEvoi  SOSn., 


IV 


TABLE  DES  CITATIONS  DE  LA  BIBLE 


ANCIEN  TESTAMENT 

Genese 


I,  26   . 

—  31    . 

II,  2-3 

III,  1 

—  10 


409 
295 

.  285 

.  .  349 

344 

VI,  3    .                     284 

Exode 

XX,  11    285 

Levitique 

II,  13   296 

XIII,  57    431 

XIV.  8-32    430 

—  49-53 432 

XIX,  18    369 

XXIV,  7    296 

XXV.  2-13      286 


NOMHHES 


IX,    10-11     . 

xxv,  17-18 


Dectkronome 


VI,  5 
XI,  13 
xvi,  20 
xx Hl.  3 


385 
356 


369 

36 

352 

380 


JOI! 


xxxi,  17,  19,  32 


281 


PSAUMES 


Ji  DES 
VIII,  24-25    387 

III  ROIS 

x\i,  24    378 

IV  Rois 

II,  19-21    294 

_  21    .                                  .     29'..  299 
XVII,  6.  25-28         377 


XXII,  5    

XXIII,  7,  9   ... 

—  8    

XXVI,  3    

XXXI.  4-5 
XXXV,    10    . 
XLIII,  22    .... 

XLIV,  8     

XLVIII,   13,  21 

XLIX,    12     

L,  3-4   

—  17    

LIX,  5    

LXII,   9    

LXIV,  3  

LXXII,   8    

I.XXIII,   13   .  . 

-   14    

I.XXV,   12    .  .  .  . 
LXX.X,  10 
I.XXXI.   6    ..  . 

cm,  4   

CXI,    10 

cxn,  3   

CXV1I,    10 

cxviii,  72  . . . 

CXL,  7    

CX1.IV,  3     ... 

•JI 


303, 


II   ESÜRAS 


XIII,  1 


380 


Proverbes 


III,  27-23 
VII,  4    .  . 
XI,  26 
XX,  7    ... 
XXVII,  1 


ECCI.ESIASTE 


III,  1 
V,  3-4 

i\.  6 


367 
340 
387 
318 
348 
410 
311 
283 
379 
427 
289 
355 
379 
341 
424 
404 
299 
299 
280 
415 
296 
397 
305 
427 
318 
323 
383 
298 
424 


386 
357 
359 
359 
386 


363 
280 

355 


EcCLESIASTInl'E 


III,   11 
I.,  28  . 


364 
372 


ISA!  E 

I,  18    347 

III,  12 421 

VI,  2    395,  396 

VI,  3   396,   397,  400,  402 

—  7    Stl6 

VII,  16    346 

XI,  9 403 

XXVII,  1   299 

L,  6-8 344 

Uli,  4    380 

—  9    344 

LIV,  17 331 

LVIII,  7    372 

LXI,   1    283,  284 

—  1-2    277 

Jekemie 


VI,  30 

.  .  .     421 

IX,  2  .... 

. .      328 

—  8    .  .  . 

355 

XII,  2 

Baricii 

355 

III,  38    . 

378 

ßZECHIEL 

II,  1    .... 

394 

\  \.  .;l 


JOEL 


i,  14 

II,  15   .... 

III,  11 


328 


352,  359 

352,  359 

356 


Zacharie 

IX,  17 299 

NOUVEAU  TESTAMENT 


M  \  i  i'  i  i  i  i  i 


III.  2  . 

—  9  .  . 

—  14  . 


. . . .     285 

. . . .      303 
301,  302 


175 


[443] 


III,  15    ... 

—  17    ... 

IV,  9    

_  10  .  .  .  . 
v,  8 

—  13  ... 

—  IG  ... 
vi,  12  . .. 
ix,  13  .  . . 

X,  IG  ... . 

—  18    ... 

—  21 

—  28   .    . 

XI,  27  ... 

XII,  29  .  . 

XIII,  8    .. 

—  10-11 


301 

303 

322 

322 

340 

296 

323 

281 

379 

308 

309 

309 

309 

400 

427 

350 

373 

373 

' 310 

373 

424 

392 

315 

.-     300 

366 

" 292 

382 

365 

384 

331 

XXVIII,  19 380,398,  414 

Marc 


TABLE  DES  CITAT10NS  DE  LA  BIBLE. 

7    296,  297 


Jean 


—  43   

XV,  15    .... 

XVI,  17 

XVIII,  20  .. 

XIX,  21 

XX,  2,  4   ... 

—  3,  5,  6  . 
XXIII,  10   •• 
XXV,  22-23 
_  35    .... 

—  40    .... 

—  41 


1,3 

—  14 
IS     

—  29    

—  32    

iv.  13-14   . 
v.  19.  30  .  .  . 

—  37   et  passim 

VI,  33    

viii,  48 

—  57 

X,  18   

—  29-30   

—  33    

—  34 

XI,  50    

XII,  32  

XIV,  9    


—  28 


XV,  5     . 
XVII,  6 


—  25-26 


Actes 


10  303,  304 

312 


I, 

IV,  39 

V,  7,  9 

IX,  48 

X,  21  . 


VII.  55  ., 
X,  35  .. 
XVII,  28 

XIX,  6    . 

XX,  34  . 
—  35    .. 


Romains 


325 
296 
315 


Luc 


I,  68,  78 
—  79  . . . 

II,  14   .. 

III,  23    . 
X.  22    .  . 


—  26   .... 

—  27 

—  28 

—  29 

—  30 

—  30-35  .. 

—  31-32    . 

—  33-34    . 

—  34 
—35    .... 

—  36    ... 
XI,  22  ... 

XV,  10  ... 

XVI,  22  .. 
XVIII,  22 


378 

285 

390 

289 

400 

369 

369 

369 

370 

370 

368,  373,  375 

370 

376 

'  376 

380 

381 

384 

285 

390 

331 

315 


II,  15-16 

III,  8    ... 

—  24 

VI,  4-6   .. 
VIII,  6-7 

—  8-9  .  . . 

—  29   .. 

—  36-37 

—  39    .. 
X,   10    .-. 


413,  414 

.    .     -417 

400,  412 

348,  432 

.  .      304 

•JOS 

408 

408 

297 

.     376 

.      2S8 

408 

...     407 

. . . .      408 

. .     290 

289 

....      351 

399 

....      432 
407,  408 

365 

398 

399 

398 


IV, 

v    21    347,349 

vi,  16 380 

IX,  7    364 

XI,  27   314 

XIII,  3    307.   33/ 

Gai.ates 


I,  16-17 

III,  27 
V,  20    . 


351 


424 
431 
354 


EpllES'.ENS 

388 

313,  333 

• 393 

9 352,  383 

_21  328 

V,  30    380 

VI,  4  28° 

L2   278,  315 


I,  21    . 

II,  2    . 

III,  10 
IV, 


II, 


Philippiens 
343,  346,  402,  408 


I    CORINTHIENS 


303 
380 
377 
362 
327 
327 


328 
366 
302 
428 
425 
424 
406 
311 
321 
423 


COLOSS1ENS 

I;  15  343,  404,  409 

1  18    407 

_  20        392 

II,  3    295 

—  14-15   


387 


I   TlMOTHEE 


II,  4  .... 
v,  21  ... 
VI,  15-16 


I,   7    . 
III,   8 


11   TlMOTHEE 


TlTE 


III,   3-7 


I,  24   

II,  16    

III,  6    

VI,  18 

—  20    

VII,  34    

IX,  10   

—  27    

X,  24    

XII,  11   

XIII,  3    

XV,  50 • 424,  425 

II    CORINTHIENS 
II,  11    319 


408 
328 
363 
356 
328 
279 
281 
314 
325 
373 
356 


Hebreux 


433 

391 
342 


327 
421 


362 


405 


3   405,  409 

389 

417,419 

305 


—  14 
II,  14 

—  18 

IX,  9 

X,  20 


I  Pierre 


I  Jean 


Apocalypse 


375 

303 


344 
349 


288 


426 


TABLE  DES  CITATIONS  DES  PERES  DE  L'EGLISE 


l'ages. 

Saint  Gregoire  de  Nazianze P.G.,  t.  XXXV11,  col.  177 419 

Saint  Gregoire  le  Thaumaturge*.  .  P.  G.,  t.  X,  col.  985 411 

Saint  Ignace  d'Antioche P.G.,\.  V,  col.  079-680 291 

1.  C'est  la  citation  que  nous  avions  rapport^e  faussement  ä  Gregoire  de  Nazianze. 


TABLE  DES  MATIERES 


Pages. 

Homelie  LXXXIV.    —  Sur  Basile  le  Grand  et  Gregoire  le  Theologien 275 

Homelie  LXXXV.  --  Sur  TEpiphanie 293 

Homelie  LXXXVI.  --  Sur  saint  Antoine 307 

Homelie  LXXXVII.  --  Sur  le  careme 340 

Homelie  LXXXVIII.  —  Sur  la  preparation  habituelle  ä  l'entree  dans  le  baptistere.  3(50 

Homelie  LXXXIX.  —  Sur  Lue,  x,  30-36 368 

Homelie  XC.  —  Quatrieme  catechese •   .   .  388 

TABLES 

I.  —   Table  des  noms  propres  syriaques 434 

II.  —  Table  des  mots  syriaques  elrangers  ou  '-emarquables 437 

III.  -  Table  des  mots  grecs  cites  dans  les  manuserits 441 

IV.  -      Table  des  citations  de  la  Bible 'iV2 

V.  -     Table  des  citations  des  Peres  de  l'Kglise 444 


.     PREMIERE   PARTIE 

DE 

L'HISTOIRE  DE  BARHADBESABBA  'ARBAlA 


PATR.   OR.   —  T.   XXIII.   —   F.   2.  *2 


DOCUMENTS 

POUR  SERVIR  A  L'HISTOIRE  DE  L'EGLISE  NESTORIENNE 


LA  PREMIERE  PARTIE 

DB 

L'HISTOIRE  DE  BARHADBESABBA  'ARBAIA 

TEXTE    SYRIAQÜE    EDITE    ET    TRADUIT 

PAR 

F.  NAU 

PROFESSEUR  A  L'lNSTITUT  CATHOLIQUE   DE   PARIS 


NIHIL    OBSTAT 

Parisiis,  die  vicesima  secunda  septembris  1932. 
R.  GRAFFIN 

PERMIS  DIMPRIMER 
Paris,  le  23  septembre  1932. 


V.  DUPIN 

Vio.  gen. 


AVANT-PROPOS 


Dans  la  Patrologie  Orientale,  tome  IX,  fascicule  5  (1913),  pp.  489-632, 
nous  avons  edite  et  traduit  l'introduction,  los  titres  des  chapitres  et  la 
seconde  partie  du  present  ouvrage. 

Nous  avons  dit  que  l'auteur  a  sans  doute  ecrit  ä  la  fin  du  vi6  siecle,  que 
l'unique  manuscrit  qui  nous  a  conserve  son  oeuvre  (Or.  6*  714  du  British 
Museum)  est  du  ix8  au  xe  siecle  et  que  cet  ouvrage  semble  etre  la  plus 
ancienne  histoire  ecclesiastique  nestorienne,  qui  a  ete  utilisee  par  les  auteurs 
posterieurs,  ef.  P.  0.,  t.  IX,  pp.  493-502. 

La  presente  histoire  ne  suit  pas  la  Chronologie  (eile  n'a  merae  aucune 
date)  ou  I'ordre  des  pays,  comme  le  fönt  les  nötres;  c'est,  comme  chez  les 
anciens  historiens,  Socrate,  Sozomene  et  Theodoret,  une  collection  de 
monographies,  qui  sout  d'ailleurs  choisies  dans  un  but  purement  ecclesias- 
tique, pour  nous  faire  connaitre  les  defenseurs  de  I'Eglise  avec  mention  des 
heresies  et  des  heretiques  auxquels  ils  ont  du  s'opposer.  Apres  un  cha- 
pitre  sur  les  anciennes  heresies,  qui  est  la  source  de  la  rcdaction  attribuee 
ä  Marouta,  nous  suivons  les  lüttes  contre  les  Ariens.  les  Eunomiens, 
les  Macedoniens  ä  travers  les  histoires  de  Nicee  (IV  a  VII),  d'Eustathe  et 
de  Melece  (VIII),  d'Athanase  (IX),  de  Gregoire  le  thaumaturge  (XII),  de 
Basile  (XV),  de  Flavien  (XVI),  de  Diodore  (XVII),  de  Jean  Chrysostome(XVIlI), 
et,  pour  leur  servir  de  repoussoir  et  motitrer  avec  quelles  difficultes  ils  se  sont 
trouves  aux  prises,  les  histoires  d'Arius  (III),  de  Georges  d'Alexandrie  (X), 
d'Eudoxius  (XI),  d'Aetius  (XIII),  d'Euuomius  (XIV). 

Comme  toutes  les  erreurs  combattues  ici  n'ont  plus  d'adhereuts,  le  present 
fascicule  sera  donc  accepte  par  l'universalite  des  Eglises  chretiennes.  L'auteur 
recherche  les  recits  qui  lui  sont  anterieurs,  il  nous  avertit  quand  il  n'a  rien 
trouve,  il  utilise  Socrate  et  Theodoret,  mais  il  donne  toujours  une  redaction 
personnelle;  souvent,  d'ailleurs,  il  semble  utiliser  des  sources  perdues,  par 
exemple  sur  Nicee,  Gregoire  le  thaumaturge,  Aetius,  Basile,  Diodore.  En 
somme,  il  corrobore  et  complete  ce  que  nous  savons  dejä. 

F.  Nau. 

Quelques  jours  apres  avoir  ecrit  les  lignes  qui  precedent,  le  2  septembre 
1931,  M.  le  chanoine  Francois  Nau,  pris  d'un  mal  subit,  quittait  ce  monde 
laissant  inachevee  la  preparation  de  la  publication  de  l'histoire  de  Barhad- 
besabba  Arbai'a  qui  forme  le  deuxieme  fascicule  de  ce  volume.  C'est  M.  le 
professeur  Briere  qui  a  bien  voulu  se  charger  de  revoir  tout  ce  travail  et  de 
le  mettre  au  point  :  nous  tenons  ä  lui  adresser  ici  tous  nos  remerciements, 
et  aussi  ä  rendre,  au  nom  de  tous,  un  dernier  hommage  au  pretre  savant 
et  laborieux  que  fut  M.  le  chanoine  Frangois  Nau. 

B.  Graffin 

Paris,  le  27  septembre  1932. 


J 

10 


<iv\T.r^'  rdiA-'r^^   «.cwacCn»!    J   os'tm   coa-a  ,t^i*73t\J3   t^x-t 
^_kLr^ci  '.r^&Tvx   Anjacd   ^aji^al   rsincvx.^    caiin   r^aJL ta 

.caLal  «Si'r^n  r^toHciS  »cut^ 

.^J— V^°  7  -^0X^0  o^u  )>  >' /v\;  )°> » tt»  qju'/o  :  IL-—  o  a  co-i   0,1  v>  ^00  q_.^a 
jlo  1  .  ^    o^..aloi    L^o^.   :^_.ito    >   »\  ■>!    y/o    ymNil  »/   )  i ■■,.£>    L^J^jl;    J161 

yO^^J  L..  »  * v>;  )  Io_k>  .  i\  -.001»   Lij  Vjo;  .h^jJSOjJi  q_.,_a  ),i°>\a,«a  -.o-a-S-. 

yn.n.>o\    000t    .  »,.-\%>n    V*^  Jl    .JlScL^I»    JlaS....  .....v>    laa\   Jjoto    .vook. 


Chapitre  Premier.  — Dans  lequel  il  nous  faut  faire  connaitre  comment  Satan 
a pu  des  le  commencement  s'elever  contre  l'Eglise  et  quelles  sonl  les  ruses  qu'il 
a  enseignees  aux  siens. 

Puisque  nous  nous  proposons  donc  de  dirc  l'histoire  des  actions  des 
saints  Peres  et  des  docteurs  de  l'Eglise,  quelle  est  la  cause  de  leur  calomnie,  5 
qinjls  sont  (leurs)  calomniateurs,  quand  ils  commencerent  et  de  quoi  ils  tirerent 
(leur)  puissance  et  quel  est  le  glaive  qui  perdit  et  detruisit  les  mechants, 
nous  disons  ceci  :  que  les  saints  Apötres',  soit  les  douze,  soit  les  soixante- 
douze,  jusqu'ä  ce  qu'ils  eussent  reou  la  gräce  de  l'Esprit,  ne  sortirent  pas 
parmi  les  Genlils  pour  les  instruire  au  nom  de  la  Trinite  et  que,  apres  qu'ils  10 
y  furent  sortis,  ils  commencerent  d'abord  par  enseigner,  a(in  dnattirer  ä  la 
familiarite"  du  Christ,  par  n'importe  (pielle  maniere,  le  peuple  (juif)  et  les 
Gentils.  Mais  ce  n'esl  pas  des  le  commencement  qu'ils  se  preoccupercnt  <lr 
l'exactitude  et  de  la  promulgation  des  lois,  et  cela  ä  cause  de  la  faiblesse  des 

1.  Ici  commence  l'extrail  i  1 1  ~ ■  ■  !•«>  dans  l'histoire  du  i'nm'ik  de  Nicee  traduite  par  0.  Braun,  De 
sancla  Nicaena  synodo,  Münster  i.  ^\'.,  1898,  p.  44.  On  en  Irouve  aussi  un  extrail  dans  Kbedjcsu  bous 
le  litrc  :  flistoriti  oecumenicorum  conetyorum  ex  recensione  Mnrulhae  Maiphercalae  opi.icopi,  rogatu 
Isaaci  catholici;  cf.  Mal',  Scriptorum  veterum  novo  collectio,  l.  X.  Borne,  1838,  p,  197  el  ss.;  reödite  dans 
Zlngerle,  Chreslomathia  syriaca,  p.  IßT  <-i  ss.  Marouta  <■>!  morl  vers  120.  II  csi  donc  anlerieur  a 
adbesabba  el  devrail  fitre  sasource;  mais  la compilaUon  placee  sous  son  n  'in  lui  est  postärieure. 


[7]  I.  —  SATAN  CONTRE  L'EGLISE.  183 

CHu.pt     L_JJo     JL't-.',-*    j£C-\O-)Jj>0    0L-\O    .vO.sK.AiXJk/     Jls^~     j.^v-iL-0-S    jlOL-xi.'-X* 

^/o   ."^'f   JjdjJ;   .ot-.V^;    Jj-/?  -V^/    ooio  .)»_.,/   oi_\  a-sot  JlaJL>a-.ou>  yii» 

JoCSs   ca/o  .s-Aoi   jj/   po/  ^ioo  .jV-»Kj    J— .*--.io    )K-fco-o.->  v/o  ^eC_\  JK^sLa 

x>  l^.^Lx  es/   Jjlsc*  Jto.^.;   Iloy^-m-v   JL-wSS-acL->>  yoj/  ^;o'/  J-.»oa»   0|JL_0  oX 

^ioo  jpKs  V^00  O0  JLiäio-^  vQ-o—VJ;  -.vooi-v  "^^-al/   );oC-0.   K-wiOt-o 

oik^io  «_/  J-3o;  ^ao  vJP0?  °^  ^  rc  ^-"h3?  V"'  ^°  *^°'  X^00  •^Ls? 
yOPi-^^SL-o  ^^_sl;  cD.'mmio  :  ^potl^-a-a)  ^n^;»  j-^i/  o£Sjl»»  :^o;  j----w; 
sä/l  y_./  .öu>  oüki/o  )Lu»jLao>  oilo  t  ,_o  .oC-s  ötoi\  Vo  JJJL^D  -J-^^SCj^  *  foi.  103 
io  ).^^<U  -^ca-xU  .a  v ,»;  j«-o  >^->'/  )>--,  »-50  .yOOOJJ  Jj£~JJ  Jj/i^ioo  ,Jj_a_£._io 
),_.tv__x;  yPo  po/;  -öio  :.  »t>o  )J;  jioiV  y.,0»  *»»  -3t_^_.o  :jjLx^£0  JLäJ-v'/ 
K-^botS-i/  op  ^o  ).:sa\a.ji  joog  ,—.^010  :|^cl^.^  ot^a..=>  w»l'v  ^  «>  '/pU} 
•■  ■  -rj^    ^.^(7    f->o;    K*^»o    :od,m\v>    K_»_3     j j_sK-io    .«*V*o    :|j'^am.^> 


disciples;  car  (ceux-ci)  ne  pouvaient  pas  comprendre  l'exactitude  de  la  verite 
des  le  commencement.  Paul  enseigne  cela  en  bien  des  (endroits)  :  Comme 
d  de  petits  enfants  dans  le  Christ,  je  vous  ai  donne  du  lait  d  hoire,  et  non  de  la 
nourriture  solide1 ;  et :  Quant  ä  celui  qui  est  faible  dans  la  foi,  donnez-lui  la  main" ; 

5  il  dit  encore  :  Celui  qui  est  faible  mange  des  legumes3;  et  :  Soit  avec  pretexte, 
soit  en  verite,  que  le  Christ  soit  annonee'!  Et  pourquoi  dire  cela?  Ce  n'est  pas 
des  le  commencement  que  Dieu  aussi  a  fait  savoir  aux  hommes  la  plenitude  de 
la  science;  de  meme,  les  Apötres  egalement  se  sont  d'abord  preoccupes  de 
ceci  :  d'eloigner  les  Gentils  del'idolatrie,  des  sacrifices  et  du  sang5.  Apres  que 

to  l'Evangile  de  Notre-Seigneur  eut  vole  en  tout  lieu,  selon  la  parole  du  prophete 
David  „•  Leur  Evangile  s'est  repandu  par  tonte  la  terre  et  les  paroles  des  Apötres 
(sont  allees)  aux  extremites  de  l'univers6,  beaucoup  recurent  *  la  foi  du  Christ  «  f0i.  ios 
et  y  furent  confirmes,  au  point  d'en  devenir  pour  les  autres  aussi  les  docteurs 
et   les  predicateurs.  Lorsque  le  Calomniateur  vit  qu'il  y  avait  de  nombreux 

15  milliers  en  place  des  douze  Apötres  et  des  myriades  sans  nombre  en  place  des 
soixante-dix  (disciples),  que  ce  qu'avait  dit  Notre-Seigneur  :  //  arrivera  que 
mon  Evangile  sera  preche  par  tout  le  monde,  et  alors  ce  sera  la  ßn\  s'etait  dejä 
accompli  en  fait,  que  sa  demeure  royale  avait  commence  ä  etre  pillee  et  que 


v 


1.  I  Cor.,  in,  1-2.  —  2.  Rom.,  xiv,  1.  -  3.  Rom.,  xiv,  2.  —  4.  Philipp.,  i,  18.  —  5.  Actes,  xv,  20. 
■6.  Ps.  xvm,  5.  —  7.   Matth.,  xxiv,  14. 


184  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [8] 

liOÖvJDO  .JV^OOS  K^iO^-O  yOOt^.^   ^*)'l   ■.v-.ii-flQ.ioKioo    <^>>j7  ^oJL*  K^_d;o 

y 
^~^Q\    .jj5>.iClS    Vp0    .l-*3!    °t-=>-»/    •JlonX^O;    |^OaL^N^>^iOj     vQJÖ»    .jJQui.J 

,_..»    i.ooi    ],.ia_\Kio    .^.-.Vchj    K^3    ^io    ,loo(    öt-A^/j     )«CH    .    Jj_\cm    .ÖOCLfct 
M^flD  )naD  «JsKa;   )  1 .',  n .so  .^.oijo/i   JjSon  m^/  )»wm',  ^»\  Jloi »  fc  «v,  ni\ 
1»-^-^  k-~ ^    f-3  :^°oi    )t-2^    J-»-i;    It-30-»^    ÖtJLa/j    I'^Sojus;  "^£000   .Nj^;l/    1» 
ILoVl/o    )!kj.^io    jo\  mj;    j.*\    :vfor>l  «ftaL^,o    oocm    jloiXvi;    j.iLn    ,  ^   ,_~ 

it^-s  ^.^o    .KjJLflDaagj    J  »  i  ->    oC^    6m  a rt\ j ;    ^.t-^W   •  Jk-.ouSs.    jloj'^^o 

1.  U^w  Ms. 


ceux  de  David  allaient  en  croissant  et  ceux  de  Said  allaient  en  diminuant',  il 
excita  contre  eux  d'abord  les  pretres  des  idoles  et  les  devins  d'iniquite,  qui 
penserent  pouvoir  peut-etre  vaincre  gräce  au  refuge  (qu'ils  trouvaient) 
dans  l'empire;  quoiqu'ils  eussent  employe  de  nombreux  genres  de  peines 
contre  les  familiers,  comme  s'ils  pouvaient  peut-etre  les  dimiuuer,  (ces  s 
derniers)  se  multipliaient  encore  et  se  fortiliaient;  et  son  alTaire  ressembla  ä 
celle  de  Pharaon  et  des  Israelites2,  oü  ceux  qui  tuaient  diminuaient  et  ceux 
quietaient  massacres  se  multipliaient  et  croissaient.  Cetteguerre,  engagee  par 
Satan  contre  les  ßdeles,  cessa  par  le  moyen  d'une  faible  creaturc',  d'une 
femme  revetue  de  la  gräce,  (appartenant)  ä  l'huinble  sexe  feminin,  nommee  10 
Helene.  Celle-ci  etait  de  Mesopotamie*,  avait  ete  convertie  au  christianisme  par 
Barsamya,  l'eveque  cYEdcsse,  et  eile  avait  ete  tres  excrcee  ä  la  lecture  des 
Livres  saints.  Parce  que,  par  la  beaute  de  son  visage,  eile  depassait  la  beaute 
des  fenimes,  lorsqu'un  homme  de  soucbe  imperiale,  nomine  Valentinien 
(Välentiyänös),  descendit  pour  visiter  les  villes  et  les  pays  de  la  partie  15 
Orientale,  il  arriva  a  celui-ci  de  voir  la  jeune  fdle  qui  lui  plut  et,  par  uuc 
disposition  de  la  divine  Providence,  il  desira  se  la  prendre  pour  femme  selon 

1.  II  Iinis,  in,  1.  —  2.  Cf.  Ex.,  1,  12.  —  3.  Litt.  :  «  cöte  ».  —  4.  M.  Braun  porte  en  plus:  «  du 
\illage  de  Kephar-Pachar,  sous  la  dependance  d'Edesse  »,  loc.  eil.  Ce  nom  Kafar-Fahär  (igure 
dans  VHi&loire  nestorienne,  /'.  <).,  I.  IV,  p.  264. 


5 


10 


[ol.  104 


[9]  I.  -  SATAN  CONTRE  L'EGLISE.  185 

J)  o  -"-  ^.zo    KaKlx  JJ^-Jl^cd  Jl3p>   "31^  -.L.oCS\    J-MjO^O  J1o2l^6?    L_£J\o_i. 

,L=>y_o    it  mv>\   MfJt   -.ilo/    JJ  yoy^o   l^ao^-O    L^V-oi»    Ll^-130    \--«?    ))•:—    t-3 
]La.iaj  J  l  .y  ..o   j .  ..ö\;   ^Ao    .jlö^J^So   LoV-flo   «-.ioi'/o  .j^o^  ^io    U_o^ 
y_./o    .^  N^i»   »—  J.jl«.^.  toy>\    yQj/  "^3/0  wb^oio  .)Lp*\  ^^7?    ^ca^xoioii 
^oto_a_=>,^x.3o  :6»^o/  ""^o*  Jly_so  >-»ota-=>/      >^»  jj-s  ^^k-J?   yp°  »^9^?  w*°l 

o  »vi;    .pö/    ^     v£oa\a3    öj!^   ^*^?    );oi    .«öot    ^.^Hs^oo    >m .  miot    uw*.»j 
<voooui;    «.-/  -JjLvi,  .ot,^o  oi»iI/  ^.so«  )La;m°i  "10  .-0^3/   qjl^o  0/   'iflooNaft 

>voo«jl^oo  .Mu:ü,x     a*\j»/    LäÄO;    voouio;   -.ol./    j;o&.    im^-aDiot;    Lo',laß 


la  Ioi.  Peu  de  temps  apres,  il  recut  aussi  le  pouvoir  imperial.  Helene,  confiante 
donc  dans  le  pouvoir  imperial  et  le  secours  divin.  iit  disparaitre  ce  nuage 
satauique  du  champ  du  Christ. 

Lorsque '  Satan  vit  qu'il  n'avait  tire  aueuu  profit  daus  la  premiere  guerre, 

5  il  commenca  ä  engager  une  guerre  plus  rüde  que  la  premiere.  II  suscita  des 
schismes  et  des  divisions,  iit  des  troubles  et  des  disputes  par  le  grand  nombre 
des  heresies  qu'il  introduisit  dans  l'Eglise,  poussa  les  chretieus  et  les  fit  tomber 
les  uns  sur  les  autres.  II  arriva  dans  l'Eglise  selon  ce  que  Notre-Seigneur 
a  dit  :  Le  ßls  sera  divise  avec "  son  p'ere  et  la  fille  avec  sa  rnere,  et  les  ennemis   -m.  104 

10  de  l' komme  (seront)  les  gens  de  sa  maison'2.  Les  pretres  furent  divises  les  uns 
avec  les  autres  et  les  disciples  avec  les  maitres ;  les  Eglises  elles-memes 
se  separerent  les  unes  d'avec  les  autres,  lorsque  la  plupart  etaient  designees 
par  les  noms  des  heresiarques:l  :  ce  que  Paul  bläme,  lorsqu'il  dit  :  Quest- 
ce  que  Paul  ou  qu'est-ce  qu' Apollos *?  En  un  mot,  les  fideles  furent  reduits,  au 

15  point  d'etre  comme  le  froment  dans  les  sillons  dune  terre  inculte  qui 
abonde  en  ivraie5;  et,  comme  il  arriva  aux  Juifs,  qui  abolirent  la  Loi 
et  oublierent  la  Päque,  il  c.u  arriva  de  meme  des  chretiens,  qui  en  vinrent 
par  les  schismes  de  l'heresie  au  point  que  les  uns  rejeterent  completement 

1.  M.  Harnack  reprotluit,  ä  parür  d'ici,  la  traduetion  de  M.  Braun,  cf.  p.  [10],  note  2.  —  2.  Matlh., 
x,  35-36.  —  3.  «  Tous  erraient  et  ils  etaient  les  uns  contre  les  autres;  et,  comme  la  dit  le  prophete, 
tes  dieux  sonl  aussi  nombreux  que  tes  villages,  6  Juda  (Jer.,  ii,  28);  il  arriva  aussi,  dans  l'Eglise 
de  Dieu,  que  le  nombre  des  heresies  etait  egal  au  nombre  des  eveques.  »  Braun,  loc.  cit.,  p.  46.  — 
4.  I  Cor.,  in,  4.  —  5.  Cf.  Eusebe,  Hist.  eccl.,  VIII,  1. 


r° 


186  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [10] 

JLasLojL    \y.'\\    '"y*&\\    Ji^CL^o    oitCboo  ^_io    olot-s   JJo   .LiL.,_o   jLö_s    o-^X— o 


In 


^^./o  -.LüKa^  ^.s.!.*.  ^oul^o  ^*^*7°   -)U^   x-^0  ^t-r00?   >rn  .  rnjoi  ^--W 
)K  n  .Kj^A    ^.^j»/    ^oul^o    ^.^S.^'/°   -U-f-o    jJiKao  ye^>o   yc+±o    £lS.~.± 


les  Livres,  tandis  que  d'autres  en  corrompirent  certaines  paroles  et  que 
d'autres  introduisirent  et  melangerent  dans  les  saintes  paroles  la  pensee  de 
Satan  qui  etait  dans  des  revelations  et  ne  rougirent  pas  de  la  parole  du 
sedier  qui  dit  :  Quel  accord  y  a-t-il  entre  le  Christ  et  Satan  ou  entre  le  temple 
de  Dieu  et  celui  des  demons '  ?  11s  en  vinrent  au  point  de  brouilter  et  de  cor-  5 
rompre  aussi  les  fetes  de  I'economie  de  notre  Sauveur;  ce  n'est  pas  en  tout 
lieu  qu'on  trouvait  les  Livres  corriges,  et  jusqu'ä  aujourd'hui  meine  ils  en 
ont  trompe  beaucoup  ä  cause  du  dommage  (qu'on  leur  a  fait  subir). 

II.   —  Quelles   sont   les  heresies  qui  se  sont  separees  de  l'Eglise;  quelle  est 
Vopinion  de  chacune  d'elles;  i/uelles  sunt  edles  qui  <>nt  corrompu  les  Livres  (sainls)   10 
et  quelles  sont  Celles  qui  ne  (les  ont)  pas  (corrompus)* . 

Maintenant  donc  que  nous  sommes  parvenus  ici  par  le  secours  de  Dieu,  il 
nous  faut  montrer  quelles  sont  les  heresies  qui  se  sont  separees  de  L'Eglise, 
quelles  sont  parmi  elles  Celles  qui  ont  corrompu  les  Livres  et  quelles  sont 
Celles  qui  ont  cliange  certaines  cliqses  dans  les  saints  Livres,  quelles  sont   15 

1.  II  Cur.,  vi,  15-1(>.  —  2.  Ce  deuxiei ibapitre  a  616  inserä  dans une  compilalion  neslorienne  sur 

le  concile  de  Nicöe.  La  Version  arabe  de  cette  compilation  a  616  traduite  en  latin,  voir  Mansl, 
Conciles,  II,  1055.  Le  texte  syriaque,  traduil  en  allemand  par  M.  Braun,  De  sanetn  .\irneim  ai/nodo, 
p.  '18,  a  öl6  commentc  par  M.  A.  Harnack,  Texte  und  Untersuchungen,  Neue  l-'oltco,  I\',  1,  Leipzig, 
1899,  el  ensuile  6A\\A  par  M"r  E.  Rahraani,  Documenta  de  antiquis  haeresibus  [Studio  syriaca,  IV), 
Moni  Liban,  1909,  p.  »-v  Nous  dcinnoiis  l.>  piiinipales  diliv-reiices  de  cette  ädition,  a  laquelle  nous 
renvoyona  par  la  lettre  H.  Cf.  aussi  la  Lampe  den  Tin&bres,  P.O.,  t.  XX,  p,  682-696. 


toi.  104 


[11]  II.  —  ABREGE  DES  ANCIENNES  HERESIES.  187 

3    .  n.^v.   ^_-\ot  ♦  ^Lft.iihi  «°^>.  ^^.fo;   ..6»_.N-/    |Jkj^o,..o  >m  .  «>ioi    ,T^ 

''JtlßU;  5s©'»J  JN-io/  yOu^^io/  ,°i\  ..o  .JK-w^li  ^.<M  -ot;  "^-^o  . 'j.*;o_o 
.7^_.Vkju;  jJö  J-flDaicu;  odVa^u  JJo  .^£^11;  JJo  JJ  JJUoj^o  .Liab»  yo+a 
«oi  9jL3Q_o_»  q-^l  Ji.»— J  ^£^»  •V^J^J  8J-*?°o«-.;  I—  >3;  ^vA  owasa^  ^/ 
.|_L_^._op  >vo",_okoi   ^*.xlj>  l^ajua  -.vQj/    }-.iöoi.    (j^aai.   +so  .     )K_a„.bot* 

1.  ^oo  .3/  y3  1  "  - 1*^  ^io  |.a;<xo  ^3t^A  |p:^co  ^io  y00i\  |oO]»  |p^m  p—  Varoo  }.£v~aji  ^oo  ■ .  m  .  roYo;,  ^v* 
P*  ool  1,-Wo  ..aj|  t^...i,  väi*£D»oi  wO)  (,-.  /o  .  piPo  o—ilSjß/  |^_.(  ^ioj  |C^  vi  .  vi  i  i  JN_q^£cl3-3»  f**l  Dw^Oipo  |»Oi 
r-  +~  p/  ; >^|  n/»\  ooj  |_i_3j  Q^.  .vovLio  I,—  |,~  ^o  pTQ  v>  |  n.f  ,o  .  v'po  /  v^ojo  ^.öoi  ool  |^co  >  .  |^>toL=>  >3t^O  N-c>\  ..■ 
lila»    oot^   pioia-x    I001L»    -».['    |NJL.Cd3    .  i .  vi  ■  i    voa— <a^     pCo»     If^J     .m  -miO)    I,.-.    )*«*     .  ^.^cd    ^o    Vij)    l-x>»    11. 

—  2.  In  marg*.  |  ■  -  fr  '^  ^  ■-";  (?).  i  * v  fr  ■*  ^  ™  ,  m.reioi  R.  —  3.  |  nt^^^oi  R.  —  -r.  u^'^  *^;^>kj»  R.  — 
5.  p-o  R.  —  6.  R  add.  r^;-(.  —  7.  vo.nju>  R.  —  8.  R  om.  —  9.  lAvinm  R.  —  10.  it^t^i.  R; 
on  trouve  jensuite  :^>  ^oiis-vfr.*:  »op.  *roo.\as  i-uaj,  *si<   .i^jop  voon=u  ^.ua  :v°^>  v-^'j  i^0*"0-1  r*° 

voi^>>    ,r>q    |Lo^.O)^3>  ^i.-|    |k-uv~l>    l^iJ»    )**   •  M^>    l1^3    \^°o    .It^«"   .nm'q    ^o    oio,;||    .|_=ii3   ^io    o>Oi>|(    :  ^'/    R. 


parmi  elles  celles  qui  ont  rejete  l'Ancien  (Testament)  et  la  resurrection  de 
nos  corps,  et  ce  qu'elles  disent  et  confessent.  Afin  de  les  determiner  et  de 
les  distinguer  les  unes  des  autres,  nous  placons  successivement  un  sommaire 
de  leur  confession,  pour  ea  instruire  les  lecteurs  '. 

5  1.  La  premiere  heresie  est  celle  des  Simbätidniste  (Sabbatiens)2,  qui  sont 

Iraduits  en  syriaque  par  les  Sabbetäye3.  Ceux-ci  disent  qu'aulieu  du  dimanchc 
c'cst  le  samedi  qu'il  faut  sanctifier  l'Eucharistie  (R  :  faire  Toffrande),  parce  que 
c'est  le  (jour  du)  repos,  qu'au  lieu  de  l'Evangile  il  faut  lire  la  Loi  devant  le 
peuple,  qu'il  ne  faut  pas  abolir  la  circoncision  et  qu'il  ne  fautpas  abroger  les 

io  observances  de  la  Loi;   «  que  le  type  *  de  la  Päque  des  Juifs  soit  aussi  con-   »f0i.  104 
serve,  parce  que  le  Nouveau  (Testament)  n'est  pas  l'oppose  de  l'Ancien!  » 

1.  Ft(ahmani)  porte  l'exorde  correspondant  :  «  Chapitre  des  heresies.  C'est  ä  clause  de  la  cormp- 
tion  et  des  dommages  nombreux  qu'ont  (subis)  les  Livres  saints  de  la  part  du  grand  nombre  des 
heietiques  —  attendu  que,  ä  cause  de  cela  meine,  nous  notons  rapidement  en  peu  de  mots  la  cause 
pour  laquelle  les  Livres  subirent  des  dommages,  quelle  est  l'heresie  qui  les  corrompit  et  quelle  est 
aussi  celle  qui  ne  changea  rien  aux  Livres  —  que  ce  n'est  pas  le  moment  de  dire  combien  encoie 
elles  sont,  ce  qu'elles  disent  et  quelle  est  la  confession  de  chacune  d'elles:  Mais,  pour  chacune  des 
heresies  dont  il  nous  faut  rapporter  la  malite,  nous  notons  par  ecrit  un  petit  sommaire  de  beaucoup 
de  (choses),  afin  que  ce  soit  un  memorial  pour  le  lecteur.  »  —  2.  Gf.  Sozomene,  Hist.  eccl.,  VII,  18.  — 
3.  Jacques  d'Edesse  a  raconte  comment  une  femme,  nommee  °f°°,  a  ridiculise  les  Sabbatienst 
d'Edesse,  en  se  f'aisant  passer  pour  un  homme  et  en  devenant  leur  evöque,  cf.  R.O.C.,  t.  X  (1905) 
p.  277-8. 


10 


188  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  UISTOIRE.  [12] 

•  )  ^^>.a  ^o  ©'°i;j/>  -V^ö/  P  .v»oXa3  yOOiJS^^io  ;oiX^o  jlj-i^cajsj  yn\?t 

\otK_O.U  «Jus  vQ.ia*iö  ^;  Jjoi  . '  JLuliaicüLäO;  -.<x.*K*l  wlU;  >X0  -  CP»ci|  ,«3 

Q-.OOJO     Joi^v;        OOI      )*^S;      ^OtaXN    OOOI        ^O^UOO    .oCS.     OOOI     ^.■.jjß    vQ^OOJl 

iVoA^o|    vo«*^    °t-a^    yOicu^flD    K-^s»    ^--.Vot   '°vQJoi   /'vOiOiaji   S.-i-ol/ 
J^cL.o  .Jj^-*  <vooC^3  ",_.}  vO<*A-./  .jK^iSj  jLsbo  ,<h\  ^xjo  .\j^/  "^W? 
J-X-Soi       .J-*J^°?    Ji^o=ts      '^.-/o    .yOoi-Vo^s   oooi    ^V-^-o   12jK*»o— j»o    );iö; 
JjiLi.Q_m_sö    JKju-cL^_2>    oooi    ^*xÄio/o    . '  \ooi-.iiV;    j'^x-a»    OOOI    ^*.\^v 
.     )Lbooor,.,2>     ,ot  -» «  .7.     j ,.,., •«'  \i;     JLft.9    vcoo'^3    •.va^eul.^o    ^;     j-löCS.     . "'Lpo_i 

.^r>  °>o  ,>^s3uj  oü^.?  JJ^ocl=>o 

1.    yO.vi.m    K»ii      m.mio,    H.    2.     oii->     ojIS-V-  >     ^ls    vnvi  .m    |_io,    ^.;    001     K.    3.    v^o/o    R.    

4.  -o,ois-(  R.  —  5.  «i.  ^.u^o  R.   —  6.   iu~   R.   —  7.  ^*>  R.  —  8.  R.  add.  ©uo*.  —  9.  On 
trouve  dans  R  1  addition  :  oii.  clj»  ^n>vn;  oivus  ovj^o  «doXA*  Hv-a  i ~  -^ *  v^<m  . oiLa_Li.*>Nüo  '*^ 

^fijn.fn,  10.   vajo,o    H.    --   1  I  .  R   OU1.  ^.;    et    add.    oooi.    12.    |;»oio    |^.ia_j;    ^o-o   R.   13.»*{    I{. 

—  li.  p:ao^o.  R.  —  15.  .oov^v,  R.  —  16.  R  omet  la  suite.  —  17.  ysooo,^  Ms. 


Quoiqu'ils  soient  Juifs  en  fait,  ils  demandent  ä  s'appeler  chretiens  cn  aom. 
Paul  en  fait  mention  en  bien  des  (endroits),  lorsqu'il  dit'  :  Prenes  gar  de  au.r 
chiens,  ä  la  circoncision  et  au.r  mauvais  ouvriers,  etc2. 

2.  La  deuxieme  heresie  est  celle  des  Simonien«.  Quant  ä  ce  Simon,  ses 
parlisans  l'appelaient  Säm'oun  et  ils  faisaient  courir  sur  lui  le  bruit  qu'il  5. 
etait  le  Fils  de  Dieu  et  qu'il  etait  la  puissancc  cacliee  du  Createur3.  G'est 
paroe  qu'il  a  obei  (sema'l  au  Pere,  qui  la  envoye  pour  notre  salut,  qu'il  a 
ete  appele  Sem'oan''.  Ccs  partisans  de  Simon  se  lireut  un  evangile  Je  quatre 
lettres  et  ils  l'appellent  le  Livre  des  regions  (points  cardinaux).  Tons  sont 
des  magiciens;  ils  nouaient  a  leur  cou  des  fils  roses  et  ecarlates,  tressaient  10 
la  clievelure  de  leurtete  comme  les  pretres  des  Qädisäyeet  ctaient  assidus  aux 
incantations  et  aux  pratiques  insolites.  Pierre,  le  ebel'  des  Apötres,  vainquit 
ce  Simon  ä  Home  et,  ä  sa  parole,  (ce  dernier)  toniba  et  se  brisa. 

1.  Philipp.,  im.  2.  —  2.  R  porte  la  finale  :  «  quoiqu'ils  veulenl  observer  la  Loi,  ils  s'appellent 
chrellens.  Le  bienheureux  Paul  aussi  en  fait  mention,  lorsqu'il  dit  :  Prenes  garde  nur  chiens, 
prenez  garde  a  In  circoncision  et  aux  mauvais  ouvriers,  avec  touies  les  autres  choses  au  sujet 
desquelles  il  a  ordonne  avec  vigllance.  »  —  3.  cf.  Irenöe,  Adversus  haeretes,  I.  -j:t.  —  ft.  H  ajoule  : 
.1  cause  de  son  obeissance.  Alors  les  Apötres  lui  enleverenl  a  la  Do  le  nom  de  äem'oun  et  l'appe- 
i •  1  tut  Simon.  »  Iji  r^alile,  Simon  et  Simeon  sunt  les  transcriptions  grecques  du  Sem'oun  BömiUque. 


[13]  II.  —  ABREGE  DES  ANCIENNES  IIERESIES.  189 

^*\oi  ^a^    vüS.  oojo    .JK.^,^aJ>    ,J-iJ.3o    .K-J^.  J-jl^.jso  .^v^  U^l  .  j^CL^ 

\cr\  (TI-3V-3;  ^-.j  LoAo  .jl,^J>  oi»J>o  .aa^floo/o  .K^J^-ia^  Jk_a_fco»Ji>» 
>a^>«o  .\  i  co  <h\  y  *yf>;  iJV— /  o»_i..^  ^.cxaSL^s-^o  .^.oia-^i»/  ^|^ia^ 
.(._*V,^>o     JVaiopo   .°> N ,»o   .yQ-^oy.^0    .yOJoi    aicuwü'/    L~_2Sl».i     (.»i    ^coo'^.2 

1.  R  om.  —  2.  R  om.  —  3.  ^.ji^xj  ^o,  R.  —  4.  ut^l  R ;  on  lit  ensuite :  ^>|o  .  i_»^o  uu>°  l^& 

v.  v^'k    l'^S;    [t^vi,.  flo    .  yOOiP.  i  >n>Ps\   1-ji'^o    vqjoi    ^oovS    o,  -tv  |Ya^*o     R.   5.   po^oi   JMS. 


3.  La  troisieme  heresie  est  celle  des  Marcionites.  Ceux-ci  prechent  trois 
principes'  :  le  bon  en  haut,  le  mauvais  en  bas  et  le  juste  au  milieu2;  «  celui-ci 
fit  les  formes  avec  la  matiere  et  il  versa  dans  ses  replis  lapuissauce  (tiree)  de 
sa  (propre)  esseuce  ».  Ceux-ci  rejeterent  completement  rAucien  (Testament) 
s  et  ils  ajouterent  et  retrancherent  dans  le  Nouveau.  11s  rejeterent  entierement 
le  livre  des  Actes  et  ä  sa  place  en  firent  un  autre  qu'ils  appellent  le  vieillard 
(sabä)3.  Au  lieu  de  Pierre,  le  chef  des  Apötres,  ils  eleverent  Marcion*  et  au 
lieu  des  psaumes  (ils  se  firent)  des  cantiques.  Ils  ne  confessent  pas  la  resur- 
rection  de  nos  corps5. 

1.  R  :  «  etres  ».  Mansi  :  «  Irois  dieux  ».  A  partir  d'ici,  R  differe  tellement  qu'il  nous  faut  le  donner 
en  enlier  : « Ils  prechent  trois  etres  :  le  bon,  le  juste  et  le  mauvais.  Ceux-ci  aussi  porterent  atteinte  aux 
Livres,  ils  ajouterent  et  retrancherent  dans  I'Evangile  et  dans  l'Apölre  et  ils  firent  disparailre  tout  le 
livre  des  Actes  et  ä  sa  place  en  firent  un  autre  qu'ils  appellent  säkq,  pour  qu'il  fut  selon  leur 
opinion.  Au  lieu  de  Pierre  ils  se  mirent  Mireiori  piurchef  des  ApUres  et  au  lieu  des  psaumes  ils 
se  firent  des  hymnes  pour  leur  office.  Ils  nient  la  resurrection  des  corps.  »  —  2.  Hippolyte,  Plulo- 
sophumena,  VII,  in,  31,  attribue  ceci  au  marcionite  Prepon  l'Assyrien  qui  ecrivait  Tcpö?  ßa?Sy)Ttävriv  tov 
'Apixsviov  (>i»a»iv)ioi  Ur"t>-)  au  Bardesanite  Harmonius  (lils  de  Bardesane??).  — 3.  La  lecture  s/ibä  n'est 
pas  douteuse;  mais  Braun,  R  et  l'arabe  (Mansi)  portent  sükd  «  somme  ou  fin  »;  illumque  nuncnparunt 
Librum  proposili  finis.  —  4.  Cf.  Epiphane,  Contra  haereses,  42.  «  Pour  toi,  Marcion,  ceux  que 
tu  as  trompes  portent  ton  nom  ».  Meme  idöe  dans  3.  Ephrem,  Opera,  t.  II,  Rome,  1740,  485  c,  489 
f,  490  ef,  494  bf,  559  ad.  Cito  dans  la  Palrologla  Syriaca,  t.  II,  Paris,  1907,  p.  497-9.  —  5.  L'ordre, 
dans  BraunHarnack,  est  :  1.  Sabbaliens.  2.  Simoniens.  3.  Marcionites.  4.  Paul  de  Samosate.  5.  Mani- 
cheens.  6.  Audiens  (Mansi  :  Photiniens).  7.  Borboriens.  8.  Qouq^ens.  9.  Bardesanites.  10.  Arimanites. 
11.  Montanisles.  12.  Timotheens.  13.  Cathares.  L'arabe  (Mansi,  Conciles,  II,  transcrit  par  Harnack, 
p.  14-17)  ajoute,  apres  les  Marcionites,  «  les  Sophistes  qui  disent  que  les  ämes  ömigrent  ou  dans  les 
betes  ou  dans  les  hommes.  Les  hommes  dans  le  monde  sont  comme  le  foin,  dont  une  parlie  est 
moissonnee  et  une  autre  nait.  Ils  affirmaient  qu'il  n'y  avait  ni  resurrection  ni  jugement  apres  la  mort, 
mais  que  les  hommes  recevraient  dans  ce  monde  la  recompense  et  le  prix  de  leurs  actions.  »  II 
porte  ensuite  :  5.  Manicheens.  6.  Pauliniens  (Paul  de  Samosate;.  7.  Photiniens  (Audiens).  8.  Borbo- 
riens. 9.  Phocalites  (Qouqeens),  etc. 


(Ol.  10! 
r°. 


190  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [14] 

|.3Ji.bä\j  .^V*ö/  J.sa^  ^*.\ot  .'atüo.^   ,^o»..K.,/  ^ai/?    ^a*Ä>Voi    ,* 
^V^^>  ^--^ot  j>a^o  .yc>oiij_=)  oooi  ^Aa'|o  iVooiloU>Ö/  ooot  ^.  ^^'i^    r^^ 
^-.j   *a    .^.oto^,  i.mi;    J^arsaj^o   J>a*>JJ    vnm\;    jjoi    .|°>i^    Jjj/  ^3/     000t 

JjiJJ;   |üj    oou>o  .U;6Lo   jio^ä  oi^  ooot  ^V^»»   JloJLioj    &■  -^    ^-*oi\  oooi   ^ 
ioot    JLinV);    ^6{o    .^oviai*    0001    ^_*^o,po  ..yooiiJois   0001    ,-^-,  ^>»    Jjoi 
.s-oioK-./   jjj/  ^,,    001  .66.  ^»  n  JTvio  0001  *  2^ia*^D)eupo  ioop  -.U^s 
jooi  aiaj,  001  jjyjjo  ..0001  «^j^V*>  oj^ojlo-^  oCid^  Jooi  ^Aoo,   001  .Jjöi 

JOOI     JOCH    ,_,»     OljJn_=>    .L*lX^     OOOI    ^JKSCK)     J^OCLCO-3     o£>>     OOOl    va\9    Q^LM 

.^>V^?    J-aXio  3^oo^  ^io   s^ÄiJji/   jj    >v,   ^o,    .voou,lioaa^   J>-,  auJo  » 

<=**a'fj   >^    oi    -U3«    >*/    *3   .yCyßJj,    .yOO^O  JjU^iJDp  "^    ^Q-3    OlK^J^O 

^x>   |_oijj    jooi    sx\3äe   jJ    .isuu»  '^ojoo    .jju^sopj    jloLioj    ^*>    L\;JJ 
ou^~io  tannm^l  «^o  ^  ^foiö  ^  :4L£_qjdJ_3,  ^,  J.2./  ^  ^  JLs^U. 

*■    '****   \°°v-J^t"=°    )ffi    voot,;Ji^o    |C^,i     voo,l.o)_So    ^ooiUjo^o   voo,l.o;-i»    ^001    ^o,    .(j^Joj^!    -m^mio, 
^ofo(     p    voo^;    ^>o    ^o^,     ^ocü^jL    ^o    p/    ^.|t^yj     :r>rJ    ILqji;^,    )li>,    ^,0     R.    2.     bis    in    Ms.     

3.  Avec  •.  sous  ^.  En  marge  ^»'o^.  avec  .•  sur  ^  (Bärds).  —  4.  l^j^^.  Ms. 

4.  La  quatrieme  heresie,  ce  sont  les  Borboriens ' .  Ceux-ci  disent  que  le 
monde  a  6te  fait  par  les  anges.  Ils  preuaient  leurs  meres  (pour  femmes)  et 
mangeaient  leurs  enfants.  En  oulre,  ils  faisaient  encore  un  mystere  impur, 
qu'il  est  difficile  de  supporter  pour  celui  qui  le  dit  et  pour  celui  qui  l'entend. 
Lorsque  les  impies  voulaient  accomplir  ce  mystere,  ils  choisissaient  dix  vierges  5 
et  les  faisaient  entrer  dans  une  maison  d'impurete  qu'ils  appelaient  le  Saint 
des  Saints;  au  moment  oü  leurs  pretres  benissaient  ce  mystere,  ils  avaient 
rapport  avec  elles;  et,  celle  qui  concevait,  ils  la  mettaient  ä  la  place  de  Marie 
•  ibl.  los   *  et  l'honoraient.  Voici  le  mystere  :  ils  percaient  avec  des  aiguilles  tout  le 

corps  de  celui  qui  naissait  et  ils  petrissaient,  avec  de  la  fleur  de  farine,  le  io 
sang  qui  en  sortait  et  le  donnaient  au  peuple";  sa  chair  devenait  une  nourri- 
ture  pour  leurs  prötres.  Cela  ne  resta  pas  cache  ä  Btrös  (Peröz),  le  roi  de 
Perse,  et  il  commanda  aussitöt  que  tous  les  chretiens  fussent  brtiles,  en  s'ex- 
primant  ainsi  :  «  Allez,  purilions  le  pays  de  l'impurete  des  chretiens;  »  et 
desormais  le  glaive  ne  distinguait  pas  les  justes  d'avec  les  pecheurs.  L'un   ib 

1.  R  ne  reproduit  que  la  premiere  i<lco  du  present  texle  :  «  Heresie  des  Borboriens.  A  cause  de 
leur  turpitude,  de  leur  impurele,  de  leur  grande  lascivete,  de  leurs  actions  honteuses,  de  leurs 
pratiques  ignobles  et  du  sang  des  enfants  ■ju'ils  vcrsent  dans  leur  incantation,  Je  nie  refuse  ä  rien 
ecrire  de  leur  histoire.  »  —  2.  Cf.  Barhebraeus,  Chronicon  ecclesiasticam,  rd.  Abbeloos  et  I.amy 
Louvaln,  1872,  I.  I,  col.  219-221.  Volr  aussl  s.  ßphrem,  fiplphane,  Phllastrlus,  Priscillien,  laVie  de 
Rabboula,  Attlcus  de  Constantinople  (lettre  au  patrlarche  Bahak)  et  les  acie>  (!■■  Sniiim  iiotlmann. 
Auszüge  aus  syrischen  Akten  persUcher  Märtyrer,  Leipzig,  l«so,  p.  I2i). 


10 


[15]  II.  —  ABREGE  DES  ANCIENNES  HERESIES.  191 

J1JJ.J     -'vp0    P?/?     ~°*    ^-iO^Jl    ^S^     ,y&>>     t-3^*     .|-L33(      oKJo    ..^^CX    ^iw 

yoodo',  ot    y-bo    .JoC^JJ    o'^a.^o    jxaiooi    ■y.ss.co.j    .-yoa^a^ajj   ^3;    Jfcooi 

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..  i  »\)1^jl3o   J)-iä^   vooi.*.J^a^Do   :)t^V   vooi_>t.ix^.o    _.» 
^a\  ocho  . x-.i-io/  m.^co  LJ^/  .^«^ot  •  L..J  vii»    öi-.K~./  sJl^cl»*  sfla-^coiot   .OD 

,k-^iOt-o  jooi  -«olL|  ^aS.  J»OtOJ  -.^-a-.'/  .jooi  ).^Q^iL  ^.io  .^°^  J-51^^?  '^öt 
,oi\vifi\  Lüoo  ,jiv>  »K.3  I^qjo  .jLayxacLS)  .ojS^an  n\  L~o»o  ,L^j,.ja..=> 
|_ia^si   ^_ioo    Jnya^    .Jlsqjuw.    oot»    )  •>  ->,\ \ j>o    .L^oo^-s    iVooipo    .L^Vs*-^ 

oocx  ^-)~»-£  ^.ivio  ,);t  ,"a  o-^C^L-l/o  JL£s-Q  n  iWrao  J','-  o  -  oK^io  .)j^— ; 
^nN  „-..^oio  .0001  w-»t-M/  J-«^-^;  ^»oiovi.M^  (.jx>o.^o  ..  » r>j.\o  <vooi^o 
oto  m3  J^OJuJ^o  .JK*ä.»l}   jpoj^oo  jK^bo  o-.oot;   ,Ls»  JLo  K^J  -.J^ojj  o^A 


1.     ,vj;Vy,  ^oa^iLo    [v  -»io    .*~rx>[    |  .  l  ii  1  >o  p*  \    t-aöYvio    |  n\-.,o    |*^o    >vtuo   |  ■  .,  ->o    px^  ^.J   ^«\oi    .pp«!    ifiQuLflP>Q| 
|  »  -  -.«    !tS-i^o    ^Ö3o|    !  ■  VN»   \oo    «m,»    ooi    INxio  ^   )Va~   .*  VN.»   NNo,    ly^o'ft  ^oo  .OOO]    v-«  VN    |Va-o     |  .  ■  ■■•  ■  ~,~   \\t 

—  2.  ,^><i.  Ms. 


des  freres  de  Scete,  renseignant  sur  cela  im  des  eveques,  son  ami,  ecrit 
ainsi  :  «  G'est  peut-etre  sur  nous  que  s'est  accompli  ce  qu'a  dit  Notre- 
Seigneur  :  Une  heure  viendra  oh  quiconqne  vous  tuera  croira  faire  une  offrande 
ä  Dieu' .  »  Nous  refusons  (de  rapporter)  leur  turpitude,  leurs  actions  honteusos 

5  et  leurs  pratiques  impures. 

5.  La  cinquieme  heresie  est  Celle  des  Daisanites.  Geux-ci  disent  beaueoup 
d'etres2;  «  le  chef  et  le  maitre  de  tous  n'a  ete"  connu  de  personne.  »  Ils  donnent 
aussi  aux  elements  l'appellation  d'etres.  Ils  s'expriment  ainsi  :  «  Le  moncle 
resultad'un  hasard.  »  Comment?  ((La  lumiere  etait  d'abord  ä  l'orient,  le  vent 

10  en  face  d'elle  ä  l'occident,  le  feu  au  sud,  les  eaux  en  face  de  lui  au  nord, 
leur  maitre  en  haut  et  leur  ennemi,  qui  est  l'obscurite,  en  bas.  Par  suite 
d'un  hasard,  les  etres  se  mirent  en  mouvement,  (l'un)  rampa  et  arriva  sur 
un  autre  et  le  principe  commun  des  uns  et  des  autres  fit  irruption;  les 
lourds  descendirent    et  les   legers  monterent  et,  ils    se  melangerent  entre 

15  eux.  Des  lors,  tous  sautaient  et  fuyaient  et  ils  se  refugiaient  dans  les  mise- 
ricordes  du  Tres-Haut.  Alors,  au  bruit  repete  du  mouvement,  il  descen- 
dit  une  grande  voix;  c'est  le  Verbe  et  la  parole  de  la  pensee.  II  retrancha 

1.  Jean,  xvi,  2.  —  2.  Voir  un  extrait  de  Moise  Bar  Cepha  dans  F.  Nau,  Bardesane  lastrologue.  Le 
Livre  des  lois  des  pays.  Traduclion  franraise,  Paris,  1899,  p.  59-60. 


fol.  105 

v°. 


10 


192  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [16] 

)  v»\ »  J>J-=>o  -v^j/  ji^So  ,J-.)^-.l  otUjJ  n^3uj  ^-.il/o  -.J-^3}  J-»k-i'/  Ki.po  ^o 

.J^o^i»  JLioi  i-aui»  >voo»x^.\a-»  ^oo  .ohJ.J.,2  #voouio  ,_~  ,—  "^»J^.  yQj/  ^a-^o'/ 

.  {i.2^o,  ^o  «aLs?    L^o  oöio  .jtoj  Lico;    Jboo*.!  ov\  Vlcdo  .Jjlsj  oC^  «-ol'/o 

«Oi-.^JO    ^L^jU/    ..CHt-=L-^»    Ji-^f     J-K*/    .^_3D1    >iö/o    .Oi\    k'&O    JA»—^    U7 
^XxiO     ^^Ol  ^O^O    .).— i.  ».3    j^KjJJ     t^Os/o    J,.*.:iaD    'jjQJ  M    v^L^CD     )  r.N/-^Oy 

yOoC^oo  .^sa^l^  Jt^^?  JAoo^oo  .^^^aao  .Ulj»-^  jl,ojL«o  .La.V~o  Jt-X 
))JL^»  Jjq_3^v     ^^S.m>o  jj   J_->K3lS,  +o  ^.\ot  .Jjl^-s;   |K£io  ,^-.;  jjiäa'o/ 

,Lä^    ,.—    .»    »t>o/    Ji^O.^    ^-.U     «  -<C\o>   .    |  «  I  »  U»)     Öuk.../    K*.;    sfn  «  CPJO)     «O 

JäS../  J»oiJ3iV   ot^o  .oi^  ^...vi  »'to  Ja~^j    .\°o^  ^-/!  "^Jo   .)»  ».=>   J-»V~/o 

1.  liovaAo  l^ioüL^o  .fc^9>  |Hv\.'rv  ^»ioi-'^o  .  1-jl^-so  U-t  t36"!  V'L  fJV^»  vsol.  ^\o  .  ~u(jo  üs»j;  ^tt*£oio, 
^»jjs  |LU^£«>  ILnvinvvio  .op  ^/  |jtaj;  ^J_*T /  |.lnN\i  t^/t  jo,^o.\3o  .^-l^a^io  ItCSi^hoo  .^Xm-lo  k^oojo  .^,^£0 
|La-jiju  ^^i—  m(o  k-(>  ^.J.io'1  |.*ä.Y*>o  [_aii_o  Iv^o  .  v|Jj^o  yullo  |v-i«o  .^.J-io)  loiSX  "*•»  l^o'io  ^io^o  . vooii.'.^a 
^li  ■  Va     |Lci  i  >  .,  i  vi  ->o   1{. 


du  milieu  des  etres  purs  I'obscurite,  qui  fut  chassee  (et)  tomba  ä  sa  place 
inferieure,  et  il  separa  les  (etres).  Par  le  mystere  de  la  croix,  il  etablit  chacun 
d'eux  ä  sa  place.  De  leur  melange,  il  fit  ce  moade,  lui  fixa  le  temps  et 
lui  posa  la  limite  dans  laquelle  il  doit  rester.  Quant  ä  ce  qui  cesse  d'etre 
purilie,  il  viendra  ä  la  fin,  le  purifiera  et  s'exprimera  ainsi  :  L'etre,  qui  5 
fit  irruption  sur  im  autre,  a  ete  agite  et  il  l'a  chasse  en  bas;  I'obscurite 
noire  est  montee  et  eile  a  noirci  les  etres  resplondissants.  »  En  plus 
•fol.  105  de  cela,  ils  amenent  *  le  sort  et  le  destin1,  suppriment  la  liberte  de  l'homme 
et  nient  la  resurrection  des  corps.  Tous  sont  babilles  de  blanc,  dans  la 
pensee  que  quiconque  s'habille  de  blanc  est  du  cöte  du  bien  et  (quiconque  10 
s'habille)  de  noir  est  du  cöte  du  mal.  Bien  que  ceux-ci  ne  rejettent  pas  les 
Livres  (saints),  ils  recoivent  en  plus  de  nombreuses  revelations. 

6.  La  sixieme  berösie  est  celle  des  Manicheens.  Ils  disent  deux  principes. 
Tun  bon  et  l'autre  mauvais.  Tout  ce  qu'ils  ont,  ils  le  mettcnt  en  commun.  Ils 
donnent  a  la   lune  l'appellation  de  navire   et  disent   qu'elle  purilie  et  fait   15 

1.  H  porte  :  «  II(5rtsie  des  Daisaniles.  Ceux-ci  eonfessrnt  le  bien  et  le  mal;  ils  disent  les  sorts,  les 
destins  et  les  horoscopes,  commfi  les  Manichöens;  ils  pr^ohent  les  sept  (planeles)  et  les  douze  (signes 
du  zodiaque);  ils  enleventau  Cr6ateur  le  pouvoir  du  gouvernement  du   monde;  ils  ne  disent  pas  que 

riiüiiime   possede  la  liberle;  ils   nient   la  n'snirerlion   des   corps,  c ne  les  Marcionites  et  les  Mani- 

cht'ens;   ils  s'liabillaient  de   blanc,  parce   qu'ils  disent  que  quiconque  s'habille  de  blanc  est  du  cöte 
du  bien  et  quiconque  s'habille  de  noir  est  du  cole  du  mal.  u 


[17]  II.  -  ABRINGE  DES  ANCIENNES  HERESIES.  193 

1.  vj  -o,oM:  |CAvr>  v;cxm  (lo  .psoaJjj  ,_o  )jl*j  ,_  wO,oM;  |o^  ,~o  v;a-*>  •<A0'  •>las  k^!  ■^-CDi°i 
)...|  |..^\  yoo\£>  |oou>  ■— =N^Ll!  oi1«1-^,  ^^oo  -1^!  oviai  |oo,  ^o-',*>  ^joo  .  vLa3|  ~OioM  k*"=  rJ-*>  r-  ;-•( 
vqj(   aiaxt   lILa^toAl;    poä_LO    ^.n.iloo   |l_5>    o,LooCSXo    c^La^iootoo    VJ^C*>;    pkü   l-ia^.3    a~a»/;    ^|  ^    ^Aoi  ,ajO| 


monter  en  haut  l'animal1  qui  a  ete  devore  par  Tarchonte  des  tenebres;  c'est 
pour  cela  quelle  est  tantöt  incomplete  et  tantöt  pleine2.  Ils  ont  rejete  entiere- 
ment  les  Livres  de  l'Ancien  (Testament).  Parce  que  leur  mechancete  depasse 
celle  de  tous  les  autres,  Mänt,  leur  heresiarque,  fut  ecorche  par  le  roi  des 
Perses3. 

7.  La  septieme  heresie  est  celle  des  partisans  de  Paul  de  Samosate*.  Ceux-ci 
sont  malades  de  l'opmion  des  Juifs;  comme  eux,  ils  confessent  une  seule 
nature  divine  et  une  seule   hypostase;  ils  nient  que  le  Verbe  est  consub- 

1.  Ou  «  l'animalite  ».  La  Iune  esl  dite  «  le  navire  des  eaux  vitales  »,  cf.  Franz  Cumont,  La 
cosmogonie  manicheenne,  Bruxelles,  1908,  p.  30,  note  2.  —  2.  D'apres  S.  Ephrero,  «  la  lune  recoit 
la  lumiere  qui  est  puritlee  et  devient  pleine  en  quinze  jours,  puis  va  s'en  debarrasser  durant  quinze 
autres  jours  >>.  Cf.  Journal  asu/tit/ue,  janv.-levr.  1913,  p.  235.  —  3.  R  :  «  Heresie  des  Manklteens. 
Ceux-ci  prechent  encore  deux  etres  :  le  bon  et  le  mauvais ;  ils  nient  la  resurreclion  des  corps ;  ils  adorent 
le  soleil  et  la  lune;  ils  rejetlent  le  mariage;  ils  regardent  les  aliments  comme  impurs;  ils  disent  que 
tout  ce  qui  est  dans  le  monde  a  une  äme;  ils  possedent  dans  leur  opinion  une  grande  perversile; 
ils  prononcent  le  blaspheme  et  le  bavardage  contre  Dieu  ;  ils  prechent  les  sept  (planetes)  et  les 
douze  (signes  du  zodiaque);  ils  affirment  les  sorts,  les  destins  et  les  horoscopes  et  sont  entiere- 
ment  assidus  ä  l'astrologie  et  ä  la  divination.  »  —  4.  R  :  «  Heresie  des  Pauliniens.  Ceux-ci  confessent 
un  seul  Dieu,  qui  est  une  seule  nature  et  une  seule  hypostase,  et  ils  ne  confessent  pas  que  le  Verbe 
est  consubstantiel  au  Pere,  ni  le  Saint-Esprit;  mais  ils  appellent  cette  meme  nature  une  seule  hypos- 
tase avec  trois  noms  et  ils  disent  que  Notre-Seigneur  est  un  simple  homme,  comme  l'un  d'entre 
nous,  et  qu'il  est,  par  nature,  comme  nous ;  c'est  de  Marie  qu'est  (venu)  son  commencement  de  Als; 
mais,  ä  cause  du  choix  dont  il  a  ete  l'objet  pour  etre  le  sauveur  de  la  nature  humaine,  la  gräce 
divine  s'attacha  ä  lui  et  habita  en  lui  par  la  volonte  et  par  l'amour  et  c'est  pour  cela  qu'il  a  ete 
appele  Fils  de  Dieu,  lorsqu'il  etait  un  simple  homme.  Partout  oü  ceux-ci  trouverent  dans  le  Livre 
(divin)  des  paroles  qui  proclament  l'eternite  et  la  divinite  du  Fils  et  annoncent  les  hypostases  de  la 
Trinite,  ils  les  ont  enlevees  et  ä  leur  place  en  ont  introduit  d'autres.  Car  ils  n'ont  pas  change  les 
trtres  des  Livres  des  prophetes  et  des  Apötres,  mais  ils  appellent  chacun  des  Livres  tel  qu'il  est.  » 
Cette  derniere  phrase,  dit  M.  Harnack,  peut  deriver  d'une  mauvaise  comprehension  d'Eusebe,  Hist. 
ecet.,  VII    30,  9-10.  On  voit  qu'elle  ne  figure  pas  dans  l'original. 


PATR.    OR.   —  T.    XXIII.   —   F. 


13 


194  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  --  HISTOIRE.  [18] 

JV»  -»-oi/   ni.^ao  .ot-s  *ao..i»o   .)-oi5s    JJ^-^r  <*^   »°>a' U/  -.J--JlJ/    l'»^ 
oila^^iookio    ^-.jvaiö;    JjbcL^Ks    K-./»    ja-/   "^a    ,^-^ot    ^-.;    vOJch    .Jc*^; 

.yOOtk-^l» 

yOoC^SO  JKJLA;    jfcoöo-.;    jjüJLao  ^-/    -.^--3   J^i-OJ   ^*fcsJLO   JJ^oKMo  .ouk-./ 
JLjLÜa/;  jLi'ojo  *s/o  .yootfcoocL.  yooj^o  ,J~o^»_s  ^^JL^io/o  .vQj/  k^-'f*  J**JJ 

ryoof^.;   s£a-_flo»oi  o.*i    Loau   )joi  .'J„«_oä.o;    öuk-»/   "^A;   vm » coioi    .^ 


10 


o£.    vjU   /— -^°    v00^    tütoo;    M-/°    .voO|tooö_    vootij   l.-i-.-.  v.  i.-m|o    sooA    M   pjimsl;    LL=o_oo    .voov-N-/    t-^jo 
\1   v;    |Nj^to.o    .  o_;xo    IL,!-   oVü   ^01    -S(    .L^öi*Vs'o|    Vm^iL   vooii.    o,-ii    ^ — .^»  R. 


stantiel  au  Pere;  ils  ne  confessent  pas  le  Saiut-Esprit ;  ils  disent  que  le 
Christ,  est  im  simple  homme,  que  c'est  de  Marie  que  (vient)  son  commence- 
ment  de  fils,  que  c'est  parce  qu'il  a  ete  choisi  pour  etre  le  sauveur  de  la  nature 
humaine  que  la  volonte  divine  s'est  attachee  ä  lui  et  a  habite  en  lui  et  que  c'est 
par  gräce  qu'il  a  ete  appele  Fils  de  Dieu.  Partout  oü  il  y  a  des  paroles  qui 
proclamcnt  l'eternite  et  la  divinite  du  Fils,  (ceux-ci)  les  ont  enlevees  et  mis 
ä  leur  place  des  (paroles)  humaines  pour  appuyer  leur  opinion'. 

8.  La  huitiemeheresie  est  celle  des  Audiens2.  Ceux-ci  disent  que  la  Trinite 
consiste  en  une  composition;  ils  imaginent  trois  cent  soixante  lirmaments 
d'apres  le  nombre  des  jours  de  1'annee ;  ils  sont  tous  ascetes  et  jeüneurs  et 
persöverent  dans  les  pleurs  tous  leurs  jours;  ils  ont  aussi  l'accueil  des  ötran- 
gers ;  ils  chassent  du  milieu  (d'eux)  quiconque  parmi  eux  peche  et  rit. 

9.  La  neuvieme  lieresie  est  celle  des  Qouqeens*.  Apres  que  ce  Qouq,  leur 

1.  Certains  critiques  bibliques  trouvent  qu'un  texte  biblique  est  d'aulant  plus  imcien  qu'il  est  plus 
fauiif,  parce  qu'ils  classent  leurs  textes  suivant  le  processus  de  l'imparfait  au  parfalt.  Notre  auteur 
nous  apprend  que  de  bons  exemplaires  ont  etc^  modilies.  —  2.  R  :  «  Höreste  des  .\u<lit'iis.  Ceux-ci 
disent  que  la  Trinite  consiste  en  une  composition  et  que  les  hypostases  composees  subsistent  siinul- 
taiic-ment.  II  y  a  parmi  eux  des  ascetes  et  des  jeüneurs;  ils  ont  l'accueil  des  etrangers  et  perseverent 
dansles  pleurs  tous  leurs  jours.  Ils  cliassenl  du  milieu  (d'eux)  quiconque  parmi  eux  peche  et  rit.  »  —  X  H  : 
«  Heräsie  des  Qouqiens.  Ceux-ci  sont  a  peu  pres  comrae  les  Samarltaios;  Ils  n'enterrent  pas  les  morls 


10 


[19]  IL  —  ABREGE  DES  ANCIENNES  HERESIES.  195 

.  i  v^  .^v^    .)Ia-.^o;    jj^iwil    JofcCs;    JiqXo»  •>    *£is-~o    .);oi    v£O~»-C0»oi 

B  K=';4sp  .*^*nV^  Jk.:*L*Loo  .^.oi.-jaaLiüf  ^t^/    JL^oi^  (VooC^  )oöt  )++J±>i 

.JJ^jocL.  ^_*^^;/  ^*^=>;/  ^-io  J^=»>/   J^öo, 


1.    ^iJ5  Ms.   2.    «iOi.  ^SLot^»|!     ,^;.>o'(o     .  ö|.\    v.l'ivi  |lov*.  ya..;x>  It^JjOL^i.    ^Aoi    .  *n>ax£o<l}o;    ^d^rDiO) 

^5_L|o     (.J^ianil     N-l    |j^>>|    ).ioö,o   .<i^_  ^OJO|    .3/    pitoo     .  voOid.»v»^3    »-i-v^o   (Jo  P;    |-pQJ   |l\v»aoo.    |o)Ä.    ^    ö^lso 

v  yÖ,      V-^-S'/    (N-LA-3     vOOl\      K, 

heresiarque,  eut  ete  trouve  en  faute  avec  la  femme  de  son  pere  et  chasse  de 
l'Eglise,  il  fonda  cette  heresie1.  II  melaogea  l'opinion  du  chaldeisme  (l'astro- 
logie)  ä  la  doctrine  des  Livres;  tous  croient  aux  sept  (planetes)  et  aux  douze 
(signes  du  zodiaque);  il  fit  un  choix  dans  Marcion  et  Bardesane  et  trompa 
sles  partisans  de  sa  doctrine.  *  Dans  leurs  actions  ils  sont  comme  les  Sama-  ■ 
ritains;  ils  n'enterrent  pas  un  mort  et,  lorsqu'ils  ont  un  defunt,  ils  paient 
des  etrangers  pour  l'enterrer;  ils  nient  la  resurrection  ;  ils  rejettent  ceux 
qui  ont  la  lepre,  Telephantiasis  et  toutes  les  autres  taches.  Ils  se  sont 
imagine  douze  evangiles  avec  le  nom  des  douze  Apötres;  ils  ont  corrompu 
10  tout  le  Nouveau  (Testament)  et  n'ont  pas  porte  atteinte  ä  l'Ancien. 

10.  La  dixieme  heresie  est  celle  des  Montanistes 2 .  Ceux-ci,  avec  d'autres 

turpitudes,  disent  encore  ceci  :  que  Marie  est  une  deesse;  ils  disent  qu'un 

archonte  eut  commerce  avec  eile  et  quelle  enfanta  le  fds  des  dieux.  Eux  aussi, 

comme  leurs  compagnons,  ils  ont  corrompu  les  Livres.  Ils  ont  quatre  jeünes, 

äs  chacun  de  quarante  jours. 

et,  lorsqu'ils  ont  un  defunt,  ils  paient  d'autres  (hommes)  et  (ceux-ci)  l'enterrent;  ils  nient  la  resurrec- 
tion; ils  rejettent  ceux  qui  ont  la  lepre,  l'elöphantiasis  et.  toutes  les  autres  taches.  Ils  se  sont  faii 
douze  evangelistes  avec  le  nom  des  douze  Apötres.  Ceux-ci  aussi  ont  porte  atteinte  ä  tout  le  Nouveau 
(Testament),  et  non  ä  l'Ancien.  » 

1.  Jacques  d'Edesse  rattache  Qouq  ä  Valentin,  cf.  R.O.C.,  t.  X  (1905),  p.  278-9.  —  2.  R  :  «  Heresie 
de  Montan.  Ceux-ci  designent  la  bienheureuse  Marie  sous  le  nom  de  deesse  et  disent  qu'un  archonte 
eut  commerce  avec  eile  et  que  d'elle  naquit  le  Fils  de  Dieu.  Ils  introduisent  dans  leur  recit  un  langage 
insolile  qui  neconvient  pas.  Eux  aussi,  ils  ont  corrompu  les  Livres.  Ils  ont  dans  l'annee  qualre  jeünes 
•de  quarante  jours.  » 


■.'.  13S 
I". 


196  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [20] 

ylos'/   ,yo+±o  \i^  w^cx   . '  JjutoxxJ^     ö^.K-./    Iv^Q-^».— ;   vxa^Äiioi     .rC.. 
.j',^fcoJ\  ^.\  m >o i   -.^.ou.p  )v—   j;ou>o  .a^s_xL.  jJ,  ^Of^o  L=>fcOi-so  .^.*oJ» 
Lüobo.  -io   v^^— o   .oi\   .  »\  mv?    .1°^^    vpot^   oöt-.   JJo  )  mii   jjLof  \so 

^•t-^-/  J_ca:ioilV/  V-»/  i-3  w^cxo  .   j»  n  IV);    ÖU&V-*/  J^jao^JUlj   >m  .  rr>joi   .i3j 
JJ     ot^O    oi^O   sjujj    jla_ä_.!o   .(.^.i— ;    JJL.JJ    ^-^mv?;     ^.—Vj»   ^ov-5   :L=>toi-\ 

J>e>t-^  J-il^i-s  ^o  ^*\oi  .  j.^o.  iv>  ■»/»    öu^-/    )t-fiQ-i«l^li   >m  .  rr»joi    .  «^_. 

)  -  yV>   ^io   v-^ö    -laN^1  ^oov\    oÖm    Po    s.jO|Otn..\->    cn\o   ovxio    |  rnij    o£.  N_./;    ^oo  v.\  mM   Pf    .o-u^cd    U   JCv.»oDoo   .o\i  ■■ 

voovo    ^|  *.^rn    '.f.*     B.     2.      |^ioN.oo     ^aNJio    ,-~\oi     .|»-öj     IX~)-.io-co    v.  m^E^ot     JVCs-o    yOOvtt*-*/»    l^-r-l    -fr>  .  nsioi 

o/      •     "^  ■»    pL-io-m  i     ^\^^ot     .jup     |Lo.^L    vo\[Nj<     ^.\  in»    Po    ■  v».fr'..»    ^X^p    V.N  mvi    \if      .  o...;-m     Po     o\  V..    p  ^o,-ie 

Ito-j-io  ^io   ^^1*  OjlS^»  p>  p/  .  io^)j3  K.  3.  In  niarg".  j~/.  4.   ^.O)   .l^oö,  nwo  |  iV.ao.io|*o   t-^»iyi  ,Vf;  . fn.mior 

t-o»    p/    ooi    1 1 .1    Vo    l^>;     :  V*>  I    ^a*Joraio    .  |!^~*,-o    J^ot      :  ^;x  I     uä*.sojo/o    .^^-;    .  p    ^o^uo    l*'^~ö.    ^«Vi  ^o(v  a 
llflw    ^c     pjö^xIS^    ,  ^X  ■  ■  ■    ^-»   vofi^    .  <  m  .  >n  lo/o  JOO>i|     oN  -»■■  P  ^**    päN^j»    .ooi   U'~  i-^    |_»;:i^;    li. 


11.  La  onzieme  heresie  est  celle  des  Timotheens' .  Ceux-ci  confessent 
en  tout  comme  nous  et  ils  n'ont  rien  corrompu  dans  les  Livres.  Ils  sont 
malades  de  cette  seule  chose  :  qu'ils  rejettent  les  riches  et  rejettent  quiconque 
possede  des  richesses  et  ne  les  donne  pas  ä  la  communaute.  Les  moines  sont 
plus  nombreux  chez  eux  que  les  seculiers.  5. 

12.  La  douzieme  heresie  est  celle  des  Pars'.  Ceux-ci,  tout  en  acceptant  les 
Livres  comme  les  orthodoxes,  ont  tort  en  ce  qu'ils  rejettent  celui  qui  peche; 
ils  ne  donncnt  une  penitence  absolument  a  personne  et  chassent  du  milieu 
(d'eux)  quiconque  parmi  eux  peche  par  une  faute  grande  et  petite. 

13.  La    treizieme     höresie    est    celle     des    Arimanites    ('ApsiopiavtTai)  \    io 

1.  P.  :  ii  Hcr6sie  des  Jimo.tian.ist6.  Ceux-ci  aussi  sont  partout  comme  nous  et  en  ricn  ils  n'ont  cor- 
niuipu  les  I.ivi'i's,  ni  poitö  atleinte  i\  la  foi ;  mais  ils  rejettent  quiconque  a  des  richesses  pour  lui  seul  et 
ne  les  donnc  pas  n  la  communnute;  les  nmines  sont  plus  niiniliiciix  chez  eux  que  les  seculiers.  «  — 
•2.  lt  :  «  La  derniere  härösie  est  celle  des  Cathares,  qui  sont  traduits  en  syriaque  par  les  Pitrs.  Ceux- 
ci  n'ont  rien  corrompu  ni  altere  dans  les  Livres  et  dans  la  foi;  mais  ils  rejotlent  ceu\  qui  pecln-nl  el 

n'aeeeptent  pas  de  donner  une  pünitence  a  un  In e  qui  peche  par  une  faule  ueuueuup  ou  peu;  mais 

ils  le  cbassent  aussltöt  du  milieu  (d'eux).  »  —  :t.  lt  :  «  Herösie  des  Arimanites,  des  Eanomiens  el  des 
Macidoniens.  Ceux-ci  pour  certainea  choses  sont  d'aecord  et  pour  d'autres  non.  Arius  et  Eunomius 
disent  que  le  FÜS  est  une  creature.  Maci-dnnins  dil  que  le  I'ils  est  consuhslantiel  (au  l'erei,  mais 
que  le  Salut-Esprit  est  une  creature.  Arius  et  Bunomius  n'ont  (rien)  corrompu  dans  les  Livres.  Man. 
ilunius  a  change  des  paroles  du  Nouveau   [Testament}.  »  Celle  derniere  pinaM-  \ise  peui  eii-c,  dit 

M.  Bamack,  la  ponclualion  (pie  Maci'-donius  diumait  de  Jean,  i.  :!.  Voir  Tlieiqdiylacle,  Inc.  isla,  el 
Tischendorf,  editio  major. 


10 


fol.  106 
v°. 


[21]  II.  -  ABREGE  DES  ANCIKNNKS  HERESIES.  19V 

J^o'^o  ,v -.*'..  JLs/j    )N-V^   Jc*$X;    jt-^j     •^-3t^°    ^°^    ••°::^:~   V 

^   fcooj_o?  .JujJ    ^so^io   J-a-X^  N^o  .^icoo  ^ak\   \\-=>  *^°>  J-*!*-0? 

v^*~  IJLsoJ    K-J^o  L_X  ^;  IsK+l  v;   J.äoVoX    Jpal-x  J_a^»  .)^>J? 

s  .^*_vL-VJ  J ~...  jl_*>;  Jlajy_3,-io  ^so>wO  -^'Q^ö  k-Ls'Q'  Jla*k.-XKoo  .a-s_a-~ 
^ia^  J;o».-so  .J^ca^  1°«  J— *>ok-2>o  Jt-»  °°«!  '.^•po/j  -fcoo/  i~«^  k-( 
..—.pof»  -froo/  K-/o  .JloojS^  "^  Jj=X~a_n  ,^-Xi^oo  -.v^?  |1oa*-äj 
.^o«   J_3Va^  ^äo/   JJ    .^j   ^»»po  p  .^^3^-.   *i  JkX*>  )o»^   o«» 

.^X-Oo   JL_C_\a_=>o  .L^/aioo  .^V^ö/ 
,-acu.Sia  Jfcon»  ..  Jjul*  ^-/?  )JLj-^eo  jN^j-^/o  :vm.*xo;oi  ^-.oiSj    ^*^öi 

.(jooj    jOu.ll>    twj*    voUJo    |r    ^    |il|    1-l.I^c,    .  |  v>\v  -.    |..icui  ^«wijl    )jjj    M-l^°    -k*>l»    :  vonao    |j-    ly-J     |t0^    püo! 
oi.      -\^\    yso,   PI  .^Ae»  jsumi'0,1    vol.iv-.,vi   ^o,;   voo^öwä.  v^oNio  ,>o    .l'lISjc/   voowi    |U>TL(;    |öv*l»   vaj|    ^*>o 

PUP.      |0l_J.      H1»       |Nfi-Ä30      v,      ,l,Vni      .^      Ii0i.     l^U      ,*>     ^     V*»^      P!     ^^O     .VO0,rXuijL      OÜJi>.     -OOC^J.       OO)      M-=| 

IISjj   |.y..iv   Jjj|   /0r=    .001    ^P|    \joaZoiZai  [$iB    M>o>>o    |~3a^o    p^o/    p^/je  |N^,j>   |lji.  IS^Oo   poaioo    (la* 


Ceux-ci,  tout  en  n'ayant  rien  corrompu  dans  les  Livres,  blasphement  en  ce 
qu'ils  regardent  le  Fils  de  Dieu  corame  une  creature  du  Pere  et  confessent 
que  le  Saint-Esprit  a  ete  cree  par  le  Fils.  Ils  baptisent  les  gens  jusqu'au 
coeur,   comme  si  en  verite  l'äme  habitait  dans  le  coeur,  (et)  tiennent  pour 

s   impurs  les  membres  inferieurs,  depuis  le  coeur  et  au-dessous. 

14.  La  quatorzieme  heresie  (est)  celle  des  Cyrilliens  et  des  Severiens'. 
Ceux-ci  n'ont  rien  corrompu  dans  les  Livres.  Ils  confessent  grandement  la 
Trinite.  Ils  blaspbement  contre  l'economie  du  Christ ;  car  parfois  ils  disent  que 
le  Fils  eternel  est  devenu  chair  et,  par  lä,  ils  nient  la  prise  de  notre  corps 

10   et  introduisent  un  changement  dans  la  divinite ;  et  parfois  ils  disent  que  Dieu 
le  Verbe  a  souffert  pour  nous.   Lorsqu'ils   sont  presses,    ils  ne  disent  pas 
ces  blaspbemes.  Ils  confessent  certes  l'union  qui  (est  faite)  des  deux  natures; 
ils   disent  une  nature   et  une  hypostase  apres  l'union  *  et  introduisent  le  *  fol.  106 
melange  et  la  confusion. 

15  Quant  ä  toutes2  ces  heresies  et  ä  beaucoup  d'autres  qui  avaient  recouvert 

.  1.  Ce  paragraphe  manque  dans  U.  L'auteur  elimine  ce  qui  est  posterieur  ä  Nicee,  puisqu'il  fait 
seulement  une  compilation  sur  ce  concile.  —  2.  Voici  la  (in  de  R  :  «  Toutes  ces  heresies  et 
encore  beaucoup  d'autres  avaient  recouvert  la  sainte  Eglise  comme  des  nuages  obscurs;  car  ce  n'est 
pas  le   moment  de  raconter  la  cause  de  chacune  d'elles,  quand   et  en   quel   lemps  elles   ont  pris 


198  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [22] 

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Jj£»/j  J,—  JtsjL^^o  ji-t^s  oj^*-  o-.<i',..,*a\  ^^aa/  -jjcL^  ^J.»l  ^.\o«_» 
^*>on\  t^u.  »s/  j;ot  ^£^o  .JaiVo-coo  ,JjlaJö.^oo_o?  Jlv~/o  ..Jj-&cuo/o 
sm » mioi    jui    aJLSOjo    J-L-V/  "^OlOOlS.    J^oo,_oo    .^J^ia^    öuULali   ^*oul»l 

^^«O      |*V^      ^3l.»»0      |N-»Oä     j-*^      j^O      .  ^*30til       |Ni>_~i      "^^iO      .  &wpim3      |_L2?aj3      OOO)      ^O^UCO      OOO]       ^-,  vav'v.     J  .  ^v » » 

p>|_j  |«v-ii  ^.^^oo  |Kj,iLiai.  pLL>.  tso^  |«-m»;  ^Oinn.V)  ^j—too;  ^(  v^O|  .  UW>Vo>!  I-1^  1^°'°  '  I  ■•"■""i^-;  \*-r 
Oj\lo     aco i .  fr  l  {.maj    :  ^spiJj    \^    ppOj\    |ajt    |l^»3|    |LajYio;     poa-ouo    ^L    -M/    t-uoi   -I;  «aot    l-Ja-o.    a^s    ov~>>t 

-0^.0)1     OiiO     uO)ON_./      pO)     .  P_3|    K. 

1.  vooiI.oh»9  Ms.  —  2.  a>>ß;»  Ms. 


la  sainle  Eglise  comme  des  nuages  obscurs,  c'est  par  le  moyen  d'hommes 
saints  que  leur  faussete  a  ete  mise  en  evidencc  et  leur  noirceur  dissipee 
—  car  leurs  aiguillons  cuisants  furent  dötruits  par  des  interrogations 
et  des  reponses.  Ce  n'est  pas,  en  efTet,  le  moment  que  nous  racontions 
la  cause  de  chacune  d'entre  elles,  quand  et  comment  elles  ont  commence  & 
ou  quels  ont  ete  leurs  inventeurs,  pour  ne  pas  etre  arretes  (loin)  de  ce  que 
nous  nous  proposons.  II  nous  faut  ajouter  cette  seule  (remarque)  :  bien 
que  tous  ces  flls  de  l'erreur  fussent  disciples  de  Satan,  qui  constam- 
ment  opere  avec  zele  parmi  les  fils  de  la  desobeissance,  ce  fut  cependant 
par  deux  groupes,  plus  que  par  tous  (les  autres),  qu'il  put  montrer  sa  l» 
puissance  dans  la  sainte  Eglise,  Tun  des  Ariens  et  des  Eunomiens,  et  l'autre 
des    Cyrilliens    et    des    Severiens.    C'est    pourquoi,   nous   aussi,    tournons 

comnienceniiT.t  dans  le  monde,  dans  quel  pays  chacune  d'elles  a  commence  ä  prendre  possession, 
quels  sont  les  noms  des  pays  dans  lcsquels  chacune  d'elles  s'est  aAermie  et  quels  sont  les  noms  des 
inventeurs  de  ces  hcresies.  Mais  ce  n'est  pas  maintenant  le  moment  d'eciire  toute  leur  hisloire  pour 
ne  pas  etre  arretes  (loin)  du  sujet  que  nous  nous  proposons.  Nous  ilai  Iraeons  en  peil  de  inots  pour 
montrer  ä  quels  abaissement  et  humiliation  (Hait  parvenue  la  sainle  Kglise  et  quelles  oppression, 
vexalion  el  perseeiilion  etaienl  anivees  an\  lidelo  de  cette  cpoque.  En  cerlains  cndroils,  c'ctait  dans. 
les  maisons  des  söculiers  que  les  Adeles  etalent  baptises  et  olTraient  l'offrande  en  Beeret  ä  cause  de  la 
cralnte  de  la  perst'cution.  Lorsque  la  droiluie  elait  opprimäe  et  la  virile  persecutöe  et  que  la  ItHe  des- 
fideles  etait  inclinee  et  la  corne  des  he^retiques  öleve'e,  alors,  de  memo  qüe  les  rayons  du  soleil 
apparaissent  parmi  les  nuages  obscurs  et  que  le  soleil  brille  de  la  force  de  son  eclat  au  milieu  d'une 
nnee  noire,  ainsi  apparul  la  cou rönne  Adele  de  l'empire  victorieux,  digne  d'une  bonne  memoire  i 
Jamals:  Constantin,  l'empereur victorieux.  Celui-ci  est  le  Als  d'iielene. 


10 


[23]  III.  —  ARIUS.  199 

il  n«  ,rsf  &  r^  ,u  vciL  r^ncnA  '  rs^VsT  ^n  oocunr^  Ax 
v>jc\  \coAncvjiA  .»cnaH^jJci  oocn:u£aAirC?  r^ijai  rs^iXecnT^ 

-^OO'^i    OpS.  O  COuSO    iK_=>    Jl^    ^-iO    tO^-CO    )K,°li\  ..« V)    ^3X».J0»O(    ^1    O-^    yj> 

y—l  .-).-, t/  LL^oi  JJ/  .o.m.;j  jpo.3  a\»  .  .'tV)/  ^3  .o^jii'/  ^oo^< 
.  \m  .,  »\  .  tm  4    •\o?V-°    .veno  i  « ftu-\o    .  vCDoftou^oo    .'^coo^  1 1  v>o    yo^eui-flo 

Jia*^     ,^_.J      U'i-~l      V*^??     )I^V»  «  f>\     .3/     .    » Vl\ '^     ^3    .yCLi^OpO     .»uj^o 

IT  r  ' 

ya^u^ifo  .v£Da^o>Jl  -.vOj/  ^*^ot  ^cot^-isi^i  .J-.otSi\  JLjlo  ^^  ai^  )K_s> 
.vfn  .  io»nv>  .v60  »^)/  .^m  »viio/  .^coa-.»/  .  )  i  «  ^o  °>o  ,jJa.3  Jl^-J^o  -.K^xvo 
<xa   L,k_/,o   .jo£s   jooi    aju.^5;   .^.po'/    J^.^0    JK-t-^   -.l'y^»  jfcCiocL^  p 

JjLA.»     vOOOUi    -'JJUVJJ     loOl    t-^x     J-LSO<    »fc. *1  ^    -*t-=»^/    ^3   ^t"0?    fll    •^-*?a.^O    JJ 

.po)j;   <^  toSj    J»oi  JL001  ^-.j   ^_2u, '/;   .Jl^  s^^ 

1.  t»»/   Ms.  —  2.    imiui^.^)o  Ms.  In  marg.   "»ax^^o.  —  ;j.  monnN.m-»  Ms. —  4.  U^,«^o  Ms.- 

notre  discours  contre  eux  deux  :  d'abord  contre  les  Ariens,  (disant)  quel  est 
leur  heresiarque  et  d'oü  il  est  venu  ä  cette  erreur,  et  ensuite  contre  les  autres. 

(III).  —  Sur  Arius ;  d'oü  il  vint  ä  cette  erreur;  sur  la  liberte  que  poss/hlerent 
Alexandre  et  ses  compagnons  envers  lui  et  qu'est-ce  qui  fut  la  cause  de  la  reunion 
5   du  concile. 

Bien  que  des  heresies  varices  se  soient  separees  de  l'Eglise  apres  l'ascen- 
sion  de  notre  Sauveur,  communement  cependant  elles  se  divisent  toutes  en 
deux  (groupes).  (Les  partisans)  de  quelques-unes  ont  peche  contre  l'economie 
de  notre  Sauveur,  en  disant  qu'il  n'a  pas  pris  la  chair,  mais  qu'il  est  apparu 

10  par  illusion  —  comme  Simon,  Menandre,  Cerinthe,  Valentin,  Cerdon,  Basilide, 
Mdni,  Marcion  —  (et)  en  niant  aussi  la  resurrection  de  nos  corps. 
lies  autres  ont  commis  une  grande  erreur  sur  la  nature  divine  —  voiei  les 
plus  connus  :  d'abord  Tlieodote  et  Artemon,  et  ä  la  fin  Paul  et  Photin,  Arius, 
Eunomins,    Aetius,  Mace'donius  —  en   disant  que  le  Verbe  Fils  est  une  crea- 

15  ture  et  une  ceuvre  (du  Pere),  qui  par  gräce  devint  Dieu,  et  en  ne  confessant 
pas  qu'il  est  une  essence  (eternelle),  mais  en  racontant  sottement  qu'il  a 
ete  cree  avant  tout.  Car  c'est  ainsi  qu'il  est  arrive  aux  Ariens  d'etre  les 
premiers  dans  l'Eglise.  11  nous  faut  dire  comment  cela  eut  lieu. 


*  l'ül.  107 

r* 


r° 


10 


200  BARHADBESABBA    ABBAIA.  —  IIISTOIHE.  [24] 

<vootJL^oo  ..JLq_^Oo^v  j  jLiS  ya^^ajL.j;        yoouio  .6j\,  yol\j  >°?  ^^  s-*0  .J>°« 

•  .Jloj'po;  J-Joi  U-L-^-s  Jlj/  woKjij  JoovioS.  )  ü  i  .  i  i  >  ).i-t  v>  ^s^o;  "^^ioo 
ya^aj  ,\-*'6£§\  )^2ux><  UslVq.»  ^-o  ^/»  ^_./  .|^~,;.».^  Lr,Loo3  ""^olLo»  )ju/ 
^-^«.j/  )ai>?  t-^ss.  o't-^W  .;aAj  v^öl?  jloii^o  i-stvcol  jJ;  .-)ftsJ.,.tVi  S 
^.ioo    .L.öC^    J-slSJb;    )K^^;   y^.1   .-^...oCS.  yOSLCDOJ   J  n*n°>  «s/   •  .^^i,fco» 

)K„a_.^fi0  o\i  . 'vQ-Jcn  )  V)  V> ..  ai^...  jJo  .)_»iooi_.  ic\a3    yooC^  ai_o  ».^\oii  ^.; 

001.29  .W-*->n.  ai>-r3  •  Joöfc»?  ow-sa*  ^io  >oJ^    LLj/  -  - '«'  •*«   ),..  >cn  oacu»>o  .a  n°>  i 

^.O^S;    ^--;    JÄOiOw   .JV-*¥-*    U>^-3^    ya^a  »-COJ    .-joiSs.    Jt-sk-3  t  -^vtoo;    )i  CTQ -> ^ 

O-^xd    Jjoi   ^_ioo    .,_a_\»    Jloipo  ^^io   •.J_;,.JLaiaL^3  -öoij    lpo'/;   ^-»/ 

1.  Les  letlres  U  au  bas  de  la  page  marquent  la  fin  du  onzieme  cahier  (11  x  10  =  HO  feuillels 
dont  4  manquent  au  commencement).  Au  bas  de  la  page  suivante.  les  leltres  »=*  indiquent  le  cora- 
mencement  du  douzieme  cabier. 


Depuis  les  temps  anciens,  il  y  eut  ä  Alexandrie  la  plus  grande  partie  de 
l'enseignement  des  (hommes)  profanes,  en  sorte  que  c'est  pour  ce  molif 
*  foi.  107  qü'on  y  venait  de  partout  :  les  uns  *  pour  ecouter  les  paroles  des  gram- 
mairiens,  d'autres  pour  apprendre  les  metres  des  rheteurs  et  des  philosophes, 
d'autres  pour  ecouter  la  conversation  des  poetes.  Parce  que  1'imitalion  a  5 
l'habitude  de  se  produire  parmi  les  hommes,  il  se  trouva  un  homme,  dans 
ce  zele  de  l'enseignement,  qui  avait  pris  les  commandements  messiani([ues 
pour  etablir  dans  la  ville  aussi  un  lieu  d'enseignement  des  Ecritures  diviues, 
aiin  qu'on  ne  considerät  pas  seulement  l'enseignement  de  ces  (hommes 
profanes).  En  effet,  on  pensa  ajouter  encore  une  interpretation  ä  ce  <pii  etait  i0 
ecrit,  pour  orner  les  Livres  divins,  et,  ä  cette  occasion,  ces  habiles  intro- 
duisirent  dans  les  Livres  divins  quelque  chose  de  pure  Imagination.  Eis 
eurent  pour  guide  Philon  leJuif;  et  ces  sagcs  ne  surent  pas  que  ce  ne  sont 
pas  des  choses  vaincs  seulement,  mais  hien  l'enseignement  de  la  verite  qui 
orne  les  Livres  divins  et  ils  aboutircnt  ä  la  vaine  gloriole  et  aimerent  In  ,- 
gloire  des  hommes  plus  qüe  In  gloire  de  Bleu*;  car  ils  cherchenmt  a  placer 
les  Livres  vrais  au  rang  de  l'idole  qui  est  l'aitc  dien.  La  cause  de  tout  ce 
qui  arriva  a  Alexandrie,  comme  je   l'ai   dit,   est   relative  ä  l'enseignement 

1.  Jean,  Sil,  43. 


fol.  107 
v". 


[25]  111.  -  ARIUS.  201 

yOiCL^^J}    -.ol,/    JjoüS.    J^o^  ^-^-»/°  »J-M^»  ^*^>  ooot   y.,..->»^o    J^jcL^» 
ooot   x-ti'l    )).^...^,fl>    ,J— CtAOS    ^^io      .^-^ot    ^.»qj     JJ;o    .^l^i    jKiO^lD 

ot-i_s)_2>  :»fioa_.»/  oiiaAi  ,„~  >ju/  •.pC~  ^-^oi  ^.io  ^c\*2  uOJi  ^_»;  ,jj 
s  )J>Kjtj»j  ))  »^«>  J-*»°?  J°<*  IjoKjLio;  :)^.;t  imi\)-3  öt~=>  »£OOJL«.^i£~coo_o» 
sS/o  -.j-Lsj  ^-;  ^-^.ä  »k-s  ^.io  .)lai  rt>Q>v>  );6u»  ,^o.n^o\  «V-ol/  -.L.«^ 
Jl  i'nVi  ^iö  y~*\o  ,J^aX\  JJSol^^o;  oC^-i  (Lp.  ^>o  )^—i  jlajuouo;  J-svj^ 
)J^..,>>\  J»ot  ^ioo  .»;oKji|  .j-sJ^o  a^Juiiy^  »s/o  >.JL^a;  )W,.io  ©&•  Aoot 
Jj  v3o  Jv-3  0°i  l^—V-3?  .P?/  oda-ioi  ,_2>oo  .--0.2L.J  )l^v^.Ll^o  jlo.JLaa_.oif  )l,— , 
10  )ooi  ^^t,';  .L=>  ,  JJ  J_»lb»^Ji»  a..K-*.^CL^  JLiö^Jxs  u)  ^.^cx  .Joöt  Joot  ..otoK«/ 
.-joot  )  m  i v>  N-»j  «  .  ft>ao   JJ/   .^J.f\j  oi^oojlo;   Pt-3/  •  >^°t  ^°   Lia\<»   .t-*--»v 

9 

^.^oi   «.£0.3 L/   ^_>;   jJ    .joot  y^sa^o   yooj-s   oi^V^.    K^JL^sl  ..oooi   ^A^o^ 

)^a>    -<x-Xj/    ^ia-Ai     wio    JJ/    ,)Jtvj-.po;    öt-3an  m°>/     Lsi    voso^j.ro.3.^    ^io 

15   ojl_o;  -.jjL^xo;   ot,„--_<i\l\X   oiX£>!S^^a\   «VAO   .^-»li/    on^    )o£5s    £C_x_>_;; 


profane  et,  ä  cause  de  cela,  les  (hommcs)  profanes  trouvaient  beaucoup  de 
blasphemes  contre  nous  et  certains  en  vinrent  jusqu'ä  nier  la  resurrection 
de  nos  corps.  Pour  ne  pas  allonger  cela,  (disons  que)  c'etait  pour  l'inter- 
pretation  (des  Livres)  que  beaucoup  venaient  ä  Alexandrie. 

s  Lorsque  Philon  fut  parti  de  cette  vie,  ce  fut,  au  temps  de  Constantin,  ä 
Alexandrie  meme,  im  homme  nomme  Arius,  lequel  promettait  un  grand 
exercice  dans  les  Livres  divins,  qui  fut  appele  pour  entreprendre  cette  Inter- 
pretation. Peu  de  temps  apres,  il  fut  egalement  eleve  au  degre  de  la  pretrise 
de  l'une  des  eglises  de  la  ville.  II  promit  d'interpreter  aussi  les  Livres  de  la 

io  meme  maniere  qu'il  avait  recu  la  science  des  (hommes)  profanes  et  c'est  pour- 
quoi  ilaboutit  äl'invention  nouvelle  d'une  f'oi perverse.  II  dit,  dans  sonorgueil, 
que  le  Fils  est  une  creature  et  qu'il  est  alors  qu'il  n'etait  pas  (auparavant).  Au 
debut,  il  ne  voulut  pas  produire  cela  en  public,  car  il  craignait  de  negocier 
par  lä  sa  propre  perte;  mais  il  essayait  en  secret  de  pervertir  *  toute  la  ville.    *fol.  107 

35  Ouant  ä  ceux  qui  de  l'exterieur  de  la  ville  venaient  pres  de  lui,  il  leur 
transmettait  sa  lepre  avec  confiance.  Ces  choses  ne  resterent  pas  cacbees 
ä  Alexandre  le  grand,  l'eveque  de  la  ville;  mais,  des  qu'il  les  eut  entendues, 
le  feu  de  la  piöte  fit  bouillonner  son  esprit  et  il  commenca  ä  demander  au 
disciple  de  Satan  :  «  Quels  sont  les  blaspbemes  que  tu  proferes?  »  L'impie 


v° 


202  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [20] 

^ooKieLio  JJ;  -.Vio/o  \&-p  otk!^~;  ^2>o  j^ai  ^-.;  ooi  .Kj/  sS^io»  ^o\. 
"^£0*0  :J.2öoi  ,-io  ^wi^j  \±oi  oöt  ^^O.  ^.OO)  J-Lio  <vo-s/  o'/  J;oi  J^iol/ 
Ui.^0^  ■*-)'/  •  .^-a.'^K^o  'J-sJa  \.io\.2>  jlf^»  öt^eiAQ^  :J.^jJfroo  jjot  yjj  )>.—» 
voimslj  w-i  +s  ^-^o(  ^^-  >.too-.»JJ  ><ouiam^i  v^Joi?  *.J't-»**  jjöVcoo  JjJJj 
yooou*  •*-./   o.m.a>a\  £*&~U    J->£~jJ   &l   ßl    i-^mL/   ^•Xot   ?o-J^_a  ooi  oXi    ■ 

.•y.\  jL*JLiO  |jL.OO_;  y-i-wi.  ,-3/j  .'vjp0?  -ÖC^O  .yQjJ^X^-S  ^io  )»  .  A 
. .  trsy  cirt     jL^vO    ,i<1D    tJL^O     ^Ot-Ä     V)CL^    >    >  ^/^»\     Oolo    .yJL^O     OU^O     Ö|^w# 

)^^io  ^./  .^X1«Kj  jJ    ooclx   ju/j  .jjöt   *s/  <x-->;   »-o_9  .«jllS.3  ^o^>    o0**oi 
^jfcoo  -.oooi  ^j^JLsKio;  ^«X-/   ,_*>  ))-^a>   •Jk^— ;  J;ot  ^oo  JK^-i^X*   lft 
otfcsJL.fcoo  .op  ,-io  oooi  J-So  ömq/  ^-.j  yoouie  .yoov^  jooi  )lp°?  ^^-•/     0:0« 
JJ»    ojü-JL/  • .  ^oo^JLflaaS>»    Jjl^^    *a^..    ^_»;    ^-«Xot   ^    .yOodcL^   jooi   ^aIs» 

Ll2Ui    ..^.OU't-O    t    -  *''  »J     J^k^.    J^A    Ol^    ^    .^a\o|  *^iw    v^KjL^CL^    vö'jj     Ool 

..vm.qi^K-ii    J.^«.*;   J.i,   JJ*  >?^^ioo   .JJ^jp0   IJ^viÖ^./    ..J^IJQ^JJOI  ^*> 

1.  In  marg.  oow  vifc». 

nia  par  crainte  et  dit  :  «  Jamais  je  n'ai  pense  cela,  6  notre  pere.  »  Que 
fit  donc  cet  (homme)  eleve  au-dessus  des  contingences?  Parce  qu'il  vit 
que,  si  cela  etait  tenu  secret,  le  Corps  de  l'Eglise  serait  corrompu  par  cette 
maladie,  il  mit  en  mouvement  des  (hommes)  justement  zeles  et  des  temoins 
veridiques,  qui  reprendraient  eux-memes  Arius  ä  ce  sujet.  Lorsque  (celui-ci)  & 
i'ut  repris  qu'il  n'etait  pas  seid  ä  avoir  ces  opinions,  mais  encore  qu'il 
s'etait  applique  ä  persuader  les  autres  de  devenir  ses  partisans,  Alexandre 
se  souvint  de  la  parole  de  l'Apötre  :  Enlevez  le  mechani  du  milieu  de  vous* ; 
et  de  celle  de  Notre-Seigneur  :  Mime  si  ton  ceil  droit  te  scandalise,  arrache-le 
et  jette-le  (loin)  de  toi'1;  et  encore  :  Reprends  devant  Unit  le  monde  ceux  qui  1(> 
pechent :'  ,•  et  il  revela  et  divulgua  son  impiete  devant  tont  le  monde.  11 
ordonna  egalement  que  personne  n'eüt  de  relations  avee  lui,  selon  la  parole 
de  l'Apötre*.  Beancoup  de  ceux  qui  revenaient  de  cette  seete  racontaient 
ce  qu'(Arius)  leur  apprenait;  parmi  eux  il  y  avait  dejä  des  eveques  et  il  leur 
adressait  ses  lettres.  Lorsque  saint  Alexandre  eut  appris  cela,  il  pensa  qu'il  i* 
ne  <qnvenait  plus  de  se  taire  sur  ce  sujet.  Bien  qu'il  l'eüt  convie  jusqu'a 
trois  fois  a  revenir  de  ce  blasplieme,  selon  la  parole   du  Seigneur,  et  parce 

l.  I  Cur.,  v.  Kl.  —  '-'.  Miitlli.,  v,  L"J.  —  8.  1  Tim.,  v,  20.  —  k.  II  Tliess..  m,  14. 


'  fol.  108 

r°. 


[27]  III.  -  ARIUS.  203 

voi,Juj   yOCHJLbo    J^-ao   .^o'/j    \^xoi    aiiojo    .Jio»   «-*^o^»    <Xfc»   "^b.    vQj/ 

V        * 
)l)   -    -    ™   jloV-.oijA  ^>  ,-l3j  .k^o..*;  Jkj^-s  ^^>©  f°>  '^s^k  Jk_au.*Äo 

5  :|*a*^u/j  Jjv-'t-^S  ^-?  voi-l^-floo/  -Jju^-s  J'»-0^  vf01"3  -*<>-*-'  JJ  -.vOoKjj 
:)ooi  JJLo  Jlok-.M«-3  )1ojlxl.6i;  Jloj-Uo  :,-a^;  jloiV*«  )ooi  );»;  j»-*^ 
^/o  -.yO^J;  a^iuJL/  vootfts....\y>n\;  -cu^ai.  :^a^*>o/;  sCDoi^Jua-i^  ^ai. 
JV^oj   ^*>;  oö«  J-^jlä  V*s^  1-ajjJS.  Jjoi  "^  ^ioj   [a^io^j    a^iaJj./  J»oi 

io  Jji,  „,/,  .^n.  ml  %^*jlL,-/  J»*u»  J_sJj\o  -.»oj^  JJjV3  »-^  )^-*^°  )i  m  -A; 
ot-Oo  ^--J  vftV  -\i  .Jbwäi&Ji;  yoo^a^^  vroa-.»/;  oU-^.i  Joe*  s-otoK-./  J-sJ^ 
Ji  -^t    )joi  "^-auoab»    yooj^a    .  .» 3't  r> >o    ,Jj    .vOBo;owa£o\  .j^önnn0»/    .»tSi; 

.^CL^-7    J-=^?      JJO«     J-*J-=^    ••J-^7    J^*>    ^OOJ.*^JL^Ä»QJ>J    yJ{    .OSoN  *...V>\ 

1.  IseooiV».  Ms. 

que  Timpie  ne  voulut  pas  obeir,  il  voulutle  compter  comme  un  publicain  et  im 

paien'.  Aussitöt  il  ecrivit  et  informa  le  patriarche  de  Rome  la  grande,  celui 

d'Aiitioche  et  celui  de  Jerusalem,    ainsi   que  tous  les  autres  (eveques);  il  les 

renseigna  sur  le  chef  de  cette  erreur  et  (leur  fit  savoir)  quelle  etait  l'impiete 

5  qu'il   avait  enfantee;  et  il  leur  demanda  d'envoyer  des  lettres  en  tout  lieu 

au  sujet  du  mal  qui  etait  leve,  afiu  que  peut-etre,  en  obtenant  beaueoup  de 

vigilance,  la  mauvaise  plante  ne  levät  pas  chez  eux.  Eustathe,  le  patriarche 

d'Antioche,   homnie  qui  etait  instruit  dans  l'enseignement  *  profane  (et)  qui   *  fol.  los 

r°. 
possedait    vraiment   la   rectitude    de  la    foi,    et    Alexandre  de  Jerusalem,   en 

io  meme  temps  qu'ils  s'appliquaient  ä  preserver  leur  troupeau,  prirent  soin 
encore  de  renseigner  l'empereur  sur  cela.  Ilspenserent,  en  effet,  qu'une  maladie 
grave,  qui  depuis  lougtemps  a  possede  des  ulceres  dansle  corps,  a  besoin  d'un 
medecin  habile  et  d'un  fer  trancliant,  pour  couper,  ä  l'aide  du  fer,  la  chair 
morte    et    appliquer   ä  la    maladie   le   remede  utile.  L'opinion   (TArius  etait 

15  une  maladie  de  ce  genre  dans  le  coeur  des  auditeurs.  (IIs  furent  d'avis)  de 
demander  ä  (l'empereur)  de  reunir  les  eveques  en  concile,  afin  que,  en  luttant 
tous  contre  cette  opinion  abominable,  son  heraut  füt  jete  en  exil.  Quel  est, 
en  effet,  le  medecin  ä  qui  il  serait  aussi  facile  de  guerir  une  maladie  exterieure 
comme  Constantin,  l'empereur  victorieux,  a  gueri  cette  maladie  du  c  eur? 

1.  Matlh.,  xviii,  15-17. 


10 


vyrsf  a>a^cajcvttLl  r^oA^3T\  rCjÄlln-n  r^&T^rsf  .rda-nnr^n 

ö|Kf>\  -.JjLio—V^    i-2»'/    7-/    :^^ä*   ^-^oi    ^3    Joj^;    U.J»-s  ^*jcx    Jjot 
"^_i»  ^^^b^.^/    po    .oj_3t».-i    of.ioa.JLO;    .chIql^;    ot-so—  "^^.io  :)l^j    öu^o/o 

JjötJ>  vooi_Vji_V  .Ut"ü    oto  .Jla^.^  ^io   ;^K^o  ^so  .),,...  » t  v>;    JM^JS**> 

jio    Uü.üjLio    ^oiw    :)^^aji    Kjw-l;    JLp»   oj^.a^   JLiSj    J-iöp   Jof^.   u^eu.» 
..JjJ^CLio  JJ;  jla^.-.Ä^s  vaaL^s  o^^U/  .^ol^a  .^^>ö  U**^^  tjov*^ 
^jL-^.a-3  "^^io  JNjl.^o    ) .  o  .jl\    I^joK.*^;    );1JJ    +~    J^kaxaS.    JU^ol^ 
4^_.^^-lio   JJ;    ^-^./o   :);^^  ^.»^.Iso;  N^-oot   ^--^./   Ji-'r-V*    jlaAicuoij 
y-./    .-s-oici^jjo   oft  -\  ..\   )^<^_o_3    V-^t-»   JJ  Ju/o  .JJLJ^olV;    ^_bo   vO^dKj    JJ 


IV.  —  Lettre  de  l'empereur,   qui  ordonne  qu'un  concile  se  reunisse  ä  Nicee, 
ville  de  Bithynie ' . 

Lors  donc  que  cet  homme  de  Dieu  eut  entendu  cela,  ainsi  qu'un  pere  com- 
patissant,  il  regarda  comme  personnelles  la  tristesse  et  l'affliction  de  l'Eglise, 
ä  cause  de  son  araour  pour  eile.  Tout  en  pleurant  sur  cela,  il  dirigea  ses  pensees  5 
vers  Dieu,  comme  s'il  pouvait  apaiser  de  telles  choses;  car  il  peusa  que, 
s'il  ne  corrigeait  cela,  c'est  a  lui  qu'il  serait  demande  compte  de  la  pcrte  du 
troupeau  spirituel  du  Christ.  Aide-  par  la  gräce,  il  ecrivit  une  lettre  ä  tous 
les  pretres  qui  etaient  sous  les  cieux,  afin  qu'ils  se  reunisseut  pour  rechercher 
la  veritr  et  pour  gagner  la  paix  au  bercail  de  l'Eglise.  Voici  sa  lettre  :  10 

Les  pieux  pretres3  victorieux  a  toute  l'Eglise  qui  est  sous  les  cieux,  avec  (les  pretres) 
soumis  et  non  soumis,  salut  dans  le  Christ,  notre  Empereur.  Levez-vous  tous  avec 
empressement  et  diligence,  pour  venir  ä  un  concile  au  pays  de  Bithynie,  dans  la  ville 
de,  Nicee,  cn  vue  d'cxaminer  la  vraie  foi.  Que  ceux  qui  sont  unis  entre  eux.  comme  ceux 
qui  ne  sont  pas  unis,  ne  soient  donc  pas  empeclies  de  venir  et  que  personne  n'amene    15 

1.  Sur  uno  lettre  difförente  de  Constantln,  voir  Agaplus,  /'.  0.,  t.  VII,  p.  5'iG-T.  Syr  le  concile  de 
Nicee,  volr  /'.  u.,  t.  i\'.  p.  276-280.  —  i.  Lira       empereur^    . 


10 


foi.  108 

V". 


[29]  V.  —  SIMON  LE  PERSE  ET  CONCILE  DE  NICKE.  205 

ycy-D  saaO;OjJQ  m  a  .-jln  l  Vi  »Ol;  JK...}oI  ^.^  J.~ oj  udq.2l.jo  •)  .«<mi\  .n  m'i  JJ, 
.^-*.io-3  jJi  flo-.^  )»— o  •.\-oh"0  R0...0/  j,.~  jootJU  y-*\  .j-SQ  nm°>/  yoot^s 
Jj^=>j*  UaViL  J.iaAa_^  ^j»  .v^a.3  JJ;  )ioJLia^oi_s  oj^D  )1^  ^oojoI; 
JKjljl  -.J— »o/;  )J\.>;V^°^  väSläij;  ^ooi-.  ool  JLlsj  vs/o  . Jlaa^ioo  jJLajoiSo 
)Kjut^o  J.-^.o.-.jX  j.9aüm.3/  yooj^o  yOJULlsJ^J  >o^a  <*\.%k*20  .^.il  )•— '^o  )»_». 
.  v^-ia-a  ^oa^Lv.»  oo«  .)!Svtiö.»o»,io  ylaalKiö;  Jln  ->.-t'n  ->  öi-A-./;  .-jLjoK^ij 

^^-Sw;     JJLaJS.   .  ,^-so    JioJLia— V^o  »  L.N-^;    .*-X-»/    ^--.^ch    .Uv^J?    xr"-^®' 
y.,  i\iiv>  jJ;o  >  .,  ^Niüv)?  'jL3äiam.3/   yOoCioj  ^-.;  N^^bo  .JJ.VV*  l1"'^  jQI 

Jj-3|-3;    X^s^iO    .«.i^»!/     <vQ.2Lm.J«.^.i30     vll^Ä)    ^,;      ot^>laio    ijL-Ä^     )^ij 

J;oi  ^s.i.o  .j^B^ls*    (.£>aü.£Q.=)/    j^Ätt  oooi   ^.^'^s.^.ja.io   ^oa^^o  /   .  n«    ocx 
vOX^ojl    w.po    Joot  >^-«,;   -.j.iocL-1    Jk»*^    oot    (.j~=>(..5    Jooi    U*^;  ^-^io 

1.  In  marg.  v;ä3  ^a-^-  ooov  —  2.  oa^ai9;  Ms. 


de  force  son  compagnon  et  ne  l'empeche  de  monter  au  concile  et  de  se  defendre  sur  la 
profession  de  foi  dans  le  concile  devant  tous  les  eveques,  pour  qu'il  y  ait  un  seul  accord 
et  lien  et  une  seule  union  sans  distinction,  *  afin  que,  par  la  foi  sans  division,  toute  Mol.  108- 
l'Eglise  subsiste  en  un  seul  corps  de  volonte  parfait  (comprenant)  le  sacerdoce  et  l'em- 
5  pire!  Nous  vous  avons  donne  aussi  un  temps  qui  sulTira  ä  parcourir  le  chemin,  (ä  savoir) 
un  an  et  deux  mois.  Que  tous  les  eveques  se  reunissent  dans  le  premier  Tisri  (octobre"! 
ä  Nicee,  ville  de  Bithynie,  qui  est  dans  le  voisinage  de  notre  empire  (cour)  fidele.  Salut 
en  Notre-Seigneur. 

V.   —  Excuse  de  Simon  le  Perse;  combien  d'ev^ques  se  reunirent  et  sur  la 
io   liberte  que  possederent  les  orthodoxes. 

Voilä  le  (conteau)  de  la  lettre,  qui  comporte  pitie  et  souci  pour  la  vraie 
foi.  Parce  que  tous  les  eveques,  soumis  et  non  soumis,  avaient  ete  demandes, 
saint  Mar  Simon  bar  Sabba'e,  qui  etait  le  catholicos  du  pays  des  Perses 
—  sou  siege  (etait)  Seleucie  et  Ctesip/wn  —  fut  egalement  demande.  Pour  la 
13  raison  que,  ä  celte  epoqu'e,  les  eveques  des  Perses  recevaient  d'An- 
tioche  l'ordinatiön  et,  en  outre,  pour  la  raison  que,  ä  cette  epoque,  il  y  avait 
(quelque)  trouble   sur  les  frontieres,  Mar  Simon  avait  craint  de  monter  (au 


v°. 


10 


fol   109 


206  BARHADBESABßA    AHBAIA.  --  I11STOIRE.  [30] 

J>  -««  KjoojOiAjo  :"^--s;/;   j^cua.m.3/  ^x-*q-,;  )^J.s  Ut-^J  otoo  ...flfflSnS, 

Ja^  oC^s  ^3l'^;  ^ev*^  jJ/  .J.iia-oi.io  ^*.L>'Vo  ^-cks'/  ^oo  .•yoslaa^iö 
•M-.,—   <*\  Jj/  ^a^Jt  Ul  &l  •J»VA»  Ua-Läo.,01  ^£**>  Q-9;il/;  ^^-./  ^öo/? 

chjlIX  «.'ii  ^■.yN.loo;  jKnJL.30  r^coa-i/j  oi^iwiJ.;  J.S.  -p  U->H=  ^;  Jjoi 
)   K.ivfl  .y  /    « <■»(  <*>  /   •.)  •NN.NrtV    >*.jqj    ot^ooxoJ»    ooi    :jl^;    öt-^^s    JLoi^ 

Ua.\o..Aj  ~-/  .1— o*j  j-a^iaS.  yo-j/  i^Jt  )jl^*..c  ^co.*Vü.io  ^ao  .Jla.JLiCL.otj 
K-^\  ^>)r*?  J^*-3?  -.J^o^k-**5  ^>ä«  J-*->-a-*  ^«!  <*^  JIv— V*-  )Iäüo-OI; 
^sJSs  ^>JL  ^-^ouso   *   —oto-aju.   jLia^so    .U-y/    oub>   oxdvsJ./   -Ji-aa^iö 

concile)  et  il  ecrivit  une  lettre  par  rentremise  de  Jean,  l'eveque  d' Arbeies,  et 
de  Sähdöst,  son  pretre1,  et  envoya  (dire)  ä  l'empereur  en  ces  termes  : 

Si  ce  n'etaient  les  paiens  qui  ont  soif  de  notre  sang,  je  voudrais  venir  et  etre  beni  par 
volre  Empire  et  par  nos  Peres  et  nos  maitres  fideles ;  mais,  moi  aussi,  j'approuve  avec 
joie  tout  ce  que  fera  tout  l'ensemble  de  nos  Peres,  qui  ont  ete  persecutes  pour  la  vraie  foi.    5 

Lorsque  tous  les  eveques  se  furent  reunis  selon  l'ordre  de  l'empereur, 
aiors  l'empereur  lut  devant  eux  les  chapitres  qu'avait  ecrits  Alexandre  de  Jeru- 
salem par  l'intermediaire  de  Macaire'-.  Quand  ce  saint  eut  voulu  faire  connaitre 
hn-meme  en  personnc  ä  l'empereur  l'opinion  i'Arius  et  les  maux  que  ses  parti- 
sans  faisaient  aux  enfants  de  l'Eglise,  les  Arimanitcsimaginerent  de  le  perdre.  10 
Lorsque  leur  artitice  ne  lui  fut  pas  reste  cache,  il  ecrivit  les  chapitres  veri- 
tables  de  la  foi  et  les  envoya  ä  l'empereur  victorieux  par  l'entremise  du 
pretre  Macaire,  pour  enseigner  la  vraie  foi.  Le  saint  lui-meme  rapporte  qu'au 
moment  oü  il  se  mit  en  route  pour  le  palais  imperial,  les  Ariens  lui  tendirent 
fol.  109   des  embüches  et  le  noyerent  dans  la  mer.  '  Parmi  ces  deux  mille  quarante-  ig 

r°. 

1.  Diverses  tradilions  nestoriennes,  relatives  ä  la  pari  prise  par  les  Orientaux  au  concile  de  Nicee, 
sunt  resumees  dans  P.  0.,  I.  IV,  p.  276-280.  La  presente  est  tres  vralsemblable ;  car  Simon  bar  Sabba'e 
i'-lnit  patriarche  en  :)25.  liest  nalnrcl  qu'il  aitenvoyä  deux  subalternes  pour  ne  pas  trop attlrer  ('attention 
du  roi  de  Perse  sur  ce  voyage  en  pays  romain.  On  notera  que  Sahdöst,  le  suecesseur  de  Simon,  a  616 
mis  ä  mort  apres  un  an  de  patriarcat  el  que  Jean,  l'eveque  d'Arbeles,  a  «le  däoapIU  en  novembre  343, 
cf.  /'.  0.,  t.  X,  p.  24.  N'est-ce  pas  leur  prösence  a  Nic6e  qui  a  fait  aecuser  les  ehretiens  perses  d'elre 
les  auxiliaires  des  Momains?  —  2.  La  compilalion  altribuee  a  Marouta  remplace  ce  qui  precede  par 
deux  pages  sur  la  famille  de  Constanlin  et  les  conslructions  de  sainte  Helene,  Braun,  loc.  eil-, 
p.  50-52.  Le  r61e  d' Alexandre  de  Jerusalem  et  du  pretre  Macaire  (lgure  aussi  dans  fibedJÖSU,  Ibid.,  p.  52. 


[3i]  V.  -  SIMON  LR  PERSE  ET  CONCILE  DE  NICKI'..  207 

r 

.^ooüoaa-s  axC\-fc  JtC^-j  ^ü.^ooo  JlaJLäeuoi;   )»*.*  aS^kia^     oooj  ^^s 

io  oiK-D>~k  M^^o  ^5sjj_a  "^ooi  ^--.Vö«  >fco  .J^sJ-s  ^a-*>  A^o  ^axo*/; 
»aaS.  sa-OM  )o«?  .^o»^  pofo  Jjäso;1.V]J  vpoj^  ö<*-o  ..ojä^äo  ch^ao 
^o^o  ^.iso  .JlarfcJo  ^.^o  )1ojo«.d  "^Ao  .Jlp>  efco  ^>  Uioa-  ^« 

1.  oa^^Si  Ms.  —  2.  IW»^  Ms.  —  3.  In  marg.  IU=9».  —  4.  U^ä.3,  Ms.  —  5.  ja^aa.p;  Ms.  In 
marg.   <m^aa*N  [sie)  et  "K—  —  6.  oow  snpra  lineam. 

huit  eveques  qui  se  reunirent',  il  ne  s'en  trouva  pas  parmi  eux  qui  recu- 
rent  ces  chapitres,  si  ce  n'est  trois  cent  dix-huit  seulement,  encore  que,  merae 
parmi  eux,  il  se  trouva  neuf  trompeurs,  dont  voici  les  noms  :  Theognis  de  Nicee, 
Eusebe  de  Nicomedie,  Patrophile  de  Palestine,  Eusebe  de  Cesaree,  Narcisse  d'flte- 

s  rapolis  de  Cilicie,  Flavien  de  Ti/r,  Menophante  d'Ephese,  Secundus  de  Pentapolis 
i'Egypte  et  Theonas  de  Marmarique.  Tous  ceux-ci  cherchaient  d'abord,  par  des 
iuterrogations  et  des  demandes,  ädetruire  la  verite  de  la  foi  et  c'estpar  craintu 
qu'ils  approuverent  de  bouche  et  non  de  coeur.  Tout  le  concile  jeta  Arius  en 
exil,  en  donnant  son  assentiment  ä  cette  parole  :  Enlevez  le  median!  du  milieu 

to  de  vom2;  et  :  Ledelinquant  sera  puni  selon  ledelit  qu'il  aura  commis  et  il  n'y  a 
pas  d'acception  de  personne3.  Apres  cela,  Tempereur  prit  dono  son  anneau, 
son  sceptre  et  son  epee  et  les  donna  aux  orthodoxes  et  leur  dit  :  «  Voici  que 
le  pouvoir  vous  est  aujourd'hui  donne  sur  toute  l'Eglise,  sur  le  sacerdoce  et 
sur  l'empire,  et  sur  tous  les  ordres  qui  sont  soumis  au  sacerdoce  et  ä  l'em- 

15  pire;  et  c'est  ä  vous  que  le  Seigneur  demandera  compte  de  tous  les  enfants 
de  l'Eglise  perdus  et  retrouves*.  » 

1.  Elia-Ali  ben-Obeid.  eveque  nestorien  de  Damas,  anterieur  au  x*  siecle,  evaluait  ä  2  848  le  nombre 
des  eveques  de  Nicee,  P.  0.,  t.  VI,  p.  485  et  487.  L'ethiopien  a  conserve  la  vraie  legem :  2  048,  Ibid.  — 
2.  I  Cor.,  V,  13.  —  3.  Col.,  III,  25.  —  4.  Gf.  P.  0.,  t.  IV,  p.  278. 


*  fol.  109 
v°. 


.rsll  .  %\  .rsfc\   T^nrsT  ^  r£?J\Xk.a  cda-Ao 

Jjj\o/j     ^--\oi     .)»->*'•)      1—^9;      yOOllo-,  .  *  ^    J-O-sKj}     ^ÄiO     ^     vß'jj 

ooot   ^»io   )N.i»   V*^v  JLäoijä  .0001  ^-aJL*^  voot^onin  a  ,J-~-.A.io»   01,  m  ..y 

^_OOi  yOodcLX«.^  .^o^  ^_2>^O.a  aS»«o  'J~~ oi;  J°»  »  ft>  o;o— /;  .-).i/  \-zla>y 
^o  0001  ^ojIo     J^bo   Jim«  0001   y»  t  V*>  j^too  wwojj  )  °> » m  ao  JKjlüo/ 

■)1q,iv).oi;    otK^^ojL^iL^    ^-^Vi 

V^ojKJ  j^ajJ»  "^ao  :jL^cuua  \~*jo'1  joog  J^ij-s  voV-floJj;  "^o;  ^-./  :Jjlooao   10 

J— o»  •;,wvN.i\ftln  JJoofcC^J.  ycuci  ^o  ,—;  .^;  J^a^k-iLio  .^ß'jj;  ^-./  .otsloiaa 
.Jjpoo  J001  vi  .  ..^o  0010  .Joot  O...KLS  jlöta'/  Kiwpa.a  J^coias  ^^»  -'J-»^»-°  )°°l 
K*\  1 .  v>'/o   •°IQ^:>   \OJoi   jlo-coVaoo    oöt    jK^-s    V-^J    Uioo— ^    t-^^  J-^A 

VI.  —  Que  fit  le  concile,  quand  ü  fut  reuni;  quels  sont  ceuxqui  endurerent  des 
mau.r  de  la  part  des  Ariens  et  quels  sont  ceux  qui  n'(en  endurerent)  pas. 

II  nous  faut  desormais  considerer  la  vaillance  des  soldats  courageux  qui 
portaient  sur  leur  personne  l'afniction  de  l'opprobre  du  Christ;  car  ils  posse- 
daient  une  grande  confiance  dans  le  Christ.  C'est  ä  eux,  en  effet,  que  5 
l'Apötre  Paul,  ä  mon  avis,  avait  crie  cette  parole  :  Prenez  le  glaive  de  l'Esprit ' ; 
et  :  Priez  en  toüt  temps  pur  l'Esprit2.  C'est  donc  par  leurs  priores  assidues  et 
par  le  glaive  du  Saint-Esprit  qu'ils  subjuguaient  les  citadelles  rebelies  et 
qu'ils  attiraient  tous  les  esprits  ä  l'audition  de  la  foi. 

Lors  donc  que  le  concile  cecumenique  eut  reeu  pouvoir  du  Roi  terrestre  et   10 

Celeste,  en  sorte  que  tout  ce  qu'ils  lieraient  sur  la  terre  serait  lie  dans  los 

cieux  et  que  tout  ce  qu'(ils  lieraient)  dans  les  cieux  serait  lie  aussi  sur  la 

♦fol.  109  terre1,  les   Peres  ordonnerent  *  que  des  trönes  fussent  disposes   pour  que 

v°'       chaeun  d'eux  siegeät  sur  son  siege  comme  il  convenait.  On  rapporte  que  Tun 

de  ces  trois  cent  dix-huit  etait  le  Saint-Esprit  qui  siögeait  sur  1111  tröne  au    is 
milieu   des    Peres4    et  lui-möme  condamnait    et  justifiait.  Jusqu'ä    aujour- 
d'hui,  en  eilet,  cette  demeure  est  conservee,  avec  les  trönes  qui  se  trouvent  ä 

1.   Eph.,  vi,  17.  —  2    ßph.,  vi,  18.  —  3.   Maltli.,  \vi,   19.  —  4.  Cf.  1'.  0.,  t.   IV,  p.   280. 


[33  VI.        CONCILE  DK  NICKE  ET  VICTIMES  DES  ÄRIENS.  209 

jlo£D»09  OJLoi.';  v^«.30t  »fco  ^-bo  JlÖi^D  K-i^S;  (,J£l3l^.^  ,OU»  «  n\;  jJtJLO 
yOOt^aÄ^lS^ai  J^cua^vo  :Z;o»  JJ  J-.öC^  J-äko»  >ja_«..a»iei  >^3j  •°V*°l  .yp0^0^- 
^^^JS.2  Jlo  l-.**Sx  JLütoL^  ^ici^.Aj  ^.iö/o  ^;oK.*.ieo  :N.^-wJi.o  JS^a^  jj 
,^i_m*/j  JN-joi  ^^  j-~o*  va.a.aJo  ..jÄO^iaS.  iVa^.iJ  ^\6i  •  .yoouJ...^  "^s. 
5  ^=>'>°   ^asöi  yj  JJ*/    ..|-oiQaaL^  ya^iJ  JJ    ^.j   Jj*,.*?  «v^/  i^   **■'/   i^° 

as'ij    yoouöoaji  3/1  ."yOOi^^SL^  ).iso.io  v— .dK*./  JJ;  voch.js  ooo*    fx.../    «a^s-^s 
J..JQJ    .vtV^/    sVpo;    oi^-^>    »•■*»    —01*0/;    j3<xo.ca3/    J.^ol^Jl^.^    .a^ta^&S.   ^. 

)Iq>\.-X>     .»    «    1  ■»>— I;     Oft  C>,-N—      t"^**     ^CQ"^s^!Qj*"^v   '',0'"     '*^°    •vQ--»--CQ--^-0t-D? 

•  .q_cl*^Vo(i  )jj^ö/  ^_ic  yooi^so  ^..j  j-9't-A  .JL»aaoo  n  «i;  ^xxa.^l_£Do/o  .J...»  m  f>; 
^ota*p>  0/  ot^./»   iNw/o  .Loot  )_a.A_m.3  oC^v*»  .k~«/o  -tooi   )^-».a^   ogu^.;    K*l 

1.  IV»^l  Ms.  —  2.  In  marg.  luv».  —  3.  '  supra  lineam. 

l'interieur,  et  des  cierges  y  brülent  constamment  ä  la  maniere  dun  marty- 
rium.  Apres  donc  qu'ils  eurent  dispose  des  trönes  pour  tous,  ils  dirent :  «  Tous 
les  heretiques"  qui  n'ont  pas  bouleverse les  Livresdivins  et  n'ontpas  corrompu 
et  detruit  le  corps  de  leurs  paroles,  et  (qui)  confessent  et  disent  qu'ils 
approuvent  les  Livres  divins  et  ne  doutent  pas  de  leurs  lectures,  que  ceux-lä 
entrent  au  milieu  et  se  defendent  sur  la  profession  (de  foi)  qu'ils  tiennent, 
sans  que  personne  ne  les  empeche,  et  que  les  autres  n'entrent  pas  au 
concile,  ä  moins  qu'ils  ne  se  convertissent  et  ne  veuillent  recevoir  une 
penitenee!  »  Parmi  ces  trois  cent  dix-huit  eveques,  il  n'y  en  avait  que  onze 

10  en  qui  il  ne  se  trouva  pas  de  blessure  sur  leurs  corps2;  il  nous  faut  aussi 
faire  connaitre  leurs  noms  :  'AbSelamä,  l'eveque  d'Edesse,  le  fils  de  la  soeur 
de  Mar  Ephrem,  Nonnus  (Nouaä)  de  Circesium,  Märä  de  Dourd,  Georges  de 
Singar,  Jacques  de  Nisibe,  Märoutä  de  Maipherqat,  Jean  de  Gousträ,  Simon 
dWmkl,  Addai  d'A?''e7,  Eusebe  de  Cesaree  et  Eusebe  de  Nicomedie3.  Parmi  tous 

15  les  autres,  par  suite  des  afllictious  des  heretiques,  il  s'en  trouvait  un  dont  im 
ceil  etait  creve,  un  autre  dont  un  pied  etait  coupe,  un  autre  dout  une  inain 
ou  des  molaires  ou  des  dents  etaient  enlevees,  un  autre  dont  les  ougles  des 
mains  et  des  pieds  etaieut  arraches;  pour  d'autres  encore,  les  cötes  presen- 

1.  Litt.  :  "  tonte  herösie.  »  —  2.  Le  manuscrit  porte  en  marge  :  «  onze  eveques  integres.  »  II  laut 
eomprendre  «  n'ayant  pas  endure  de  supplices  ».  —  3.  Braun,  loc.  eil.,  p.  ."i2,  porte  :  «  Jonas  von 
Cireassium.  Mara  von  Uara...  Addai'  von  Agal...  Joseph  von  Nicomedien.  »  Mais  il  avertil  qu'Ebedjesu 
porte  aussi  Dwara  et  que  Thomas  de  Marga,  The  Hook  of  Governors,  I,  98,  I[,  223,  mentionne  un 
village  Däre  dans  la  province  de  Marga. 

PATR.    OU.    —  T.    XXIII.    —   F.    2.  14 


feil.  110 


2lo  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [34] 

jlSwoJLrQÄ^o    .^öoi    yt^änvi   )r-^>*    )_^sq-d;    J  ?-»!-=>  \OOifcÜL3;;    ool    U'i~~h 
.^yOO^o&LtL  ^.-^.fco»   ^-Xöi  JJ'/     .U»o^o  ou>  Joöt  JJ»   yoou»  )o<m  KJ^ 

lowJS—   J-^iKiO   OU*»   .l—JO--^  ♦—  )-"/>"'♦   '.Mt*  "&=>\    Jj^jJ   O^^D  ouio; 

-otoio^  ya.^   oi',  m^  jJo    >M.a.»;i    J-Joüis;    i-^  aJLäo    .^coiö;!;/;    vOOtK-^U   5 
J-V^fiOO}  :Jkip*J   M>nnrW  ^-;   J^oojl  .po|^o.\  ^>;j    .^j^°f  «JL-7  .^-'»k-J 
■.■ot<?y.j  nn  ■<•>  v---^  -oiojV/  .oil)— J>  v3--*^00      Jooi  N^-*r- ;  -.l^-a^isov^  K-J-io-- 

.OOOI  .  -i  ft^Nrt  ^OtOA^O  Ool  w.OtoJLk.0  .^.ot-Jöl  oiIöIslod  ja±  oooi  y.»  ft  a.JOS 
^—äa  ^.lilo  .^Väü«;  "^^o  —  öoi  yn»  m°>  -oia^^V  ^a^  ^ota^V;  yOOuUo 
.JjL=>a£^   s-oiojj    J.*u«V   jJ;    jju.jo  .jL^oüLba>;)l    J— <Jl*>;    oi?oiÄ>  jooi    ^^^l-.    10 

-^'°»  J^OjOI   ^   ,V-^v     )Kil  *%Si   .OllpO    0|>..n\    .JjL^flO   övA^  v*^  ~0»0^ 

)V.  N^^  Jjpo;  ^/  .aa-/j  jooi  >*-^  JJ  .JjLiaioOo  ^>o  juJJo  .ogu*>  oooi 
vOoC^o  ,-^ov.a;  —oi  j^-ioo;;  ^*oot  o.£  .)a.iä-oi.io  o&  ooo»  ^.^^  löffln". 
.JJ-V-V*  ot^-?°l  ^*>  J-J-~°'    J-^-^-/   ~3'U    JJo  .-^iia-  ^flu/   >-fÄ>o   J^ 

I.  ^powot»*  Ms. 

taient  des  nodosites  par  suite  du  serrage  de  la  vis  des  charpentiers.  En  im 
mot,  il  n'y  avait  parmi  eux  personne  en  qui  il  ne  se  trouva  de  cicatrice,  si 
ce  n'est  ceux  dont  les  noms  sont  ecrits. 

Pour  (presenter)  une  marque  du  mauvais  esprit  des  Ariens,  les  disciples 
de  Satan,  et  de  la  mauvaise  doctrine  qu'ils  avaient  recue  de  lui  pour  la  perdi-   5 
tion  des  enfants  de  l'Eglise,  je  noterai  par  ecrit  une  chose   horrible  qui  fera 
connaitre  la  fermetede  l'esprit  des  orthodoxes;  quelle  est,  en  effet,  cette  chose 
qu'on  entendrait  sans  que  la  chair  et  les  os  ne  se  consument?  11  faut  dire  quelle 
est  (cette)  allliction.  Thomas,  l'eveque  de  Mar'as,  appelee  Germanicie  en  grec, 
«foi.no   etait  elTrayant  *  et  hideux   ä  voir;  car   ses  oreilles  et  son  nez  etaient  coupes    io 
ainsi  que  ses  deux  levres;  de  plus,  ses  dents  et  ses  molaires  etaient  arraohees; 
ses  deux  bras  avec  ses  pieds  etaient  coupes  ' ;  car,  durant  vingt-deux  ans, 
les  Arimanites  avaient  teuu  enferme  le  martyr  du  Christ  et  avaient  innige"  au 
bienheureux  une  condamnation  sans  pitie;  c'est  sur  lui,  en  eilet,  que  Satan 
repandit  tout  son  venin;  car,  chaque  annee,  ils   lui  coupaient  un  membre.    15 
Aucun  des  fideles  ne  savait  oü  il  etait;  aussi,  tous  les  ans,  les  lideles  faisaient- 
ils  en  secret  möme  sa  mömoire.  11  est  donc  bien  merveilleux  (de  voir)  comnient 

l.  sur  Thomas,  l'eveque  ile  Germanicie ou Mar'as,  voir  che/,  les  Coptes,  /'.  <>.,  i.  [II,  p,  269-270  (au 

9  Hatour,  5nov.);  t.  VI.  p.  v<o-',9i.  Chez  les  Bjrlens,  < retalt  le  26  Juln,  cf.  P.  0.,  t.  X,  p.  150.  On 

trouve  aussl  son  nistoire  dans  Braun,  loc.  eil.,  p.  52-53,  el  dans  Mari,  irad.  Gismondl,  Homo.  1899,  p.  18; 
voir  au  -i  /'.  0.,  I.  IV,  p.  276. 


[35]  VI.  -  CONCILE  DR  NICKE  ET  VICTIMES  DES  ARIENS.  211 

^o«,  .-JLÄ-.J   J^j  ^   Jooi  J^ö;    jii— *>   JfoJ  y^\  •  JK^*l  J^~*>;  ^/o 
..Jju^s;  -otaxü^  lla^L*^  yoj/   Ao.,j7  v;   JfcoocL.  ,_*>  r~i  .j-ü*  ^060 

5  j)  .omlSu  vOofS.  ^;o'/  (jjjuJ-so  ..^.oia— jia/  J»mJ5o;lV/  ,-io  ^-.iu/o  ^_.;  >*^^ 
../■njr»  o>\  ^J.»JUo  :)iv>^oC»o;  Jjo.\a_a^;  ^_/  )t—  :^coo;o»JQ-flOj  ^ao  i i\ 
v*ioi|  ..JL^s>xaeuVl   ^*>;  .jooi   \.sb\  jiOÄj  J--=s^  >^>a\a3  ^-/o  .^oiaVso/ 

10  y^/o  )  r  firl^t^  JIo.Shmi\  ool  K-;k.»./;o  .K^Ji  J,—  V  »«>~  ^-^»■^»' 
Jk—ajuJ^  .'Jjoi  Jjlsj;  -oiaiLL-  ^-,0.!*  jJ;  .Jooi  y2o\  JJ&s'/j  l"'8^! 
^ifc^^oo   .  t  .NftN-^^^o   jlaia^   )-i~  ^oik   ,,-L-,   y/   .^-s  ]i-^h  Jt-k-*!    Jt-'l 

,y^  Jj/    t^Ä>   .oi^    po/  ,)..■.  »v>?    oi-w^^    J.*3j   Jji^so    ^oaJL^.i^JDaÄ 


l'athlete  spirituel  se  montra  fort  dans  tous  ces  tourments  et  dechirements,  sans 
se  relächer  de  sa  confession  de  la  vraie  foi.  Ainsi  que  le  recit  le  montre, 
il  etait  serablable  ä  un  tison  brüle,  par  suite  des  tourments  horribles  de 
toutes  cesannees.  L'un  de  ces  jours,  la  gräce  remua  les  fils  du  Mechant  et, 

5  comme  s'il  ne  servait  ä  rien,  ils  le  transporterent  sur  le  furnier  avec  les  ordures ; 
ils  penserent  en  verite  que,  s'il  etait  trouve  par  un  de  ses  partisans,  il  serait 
un  grand  objet  de  derision  pour  tous  ses  compagnons.  II  arriva  que  quel- 
ques-uns  des  orthodoxes  le  trouverent  et  necessairement  il  se  fit  connaitre 
ä  eux;  car  sa  langue   n'avait  pas  ete  coupee,   et   cela  eut   lieu  providen- 

10  tiellement.  Lorsque  les  Peres  monterent  ä  la  reunion  du  concile,  ils  l'em- 
menerent  avec  eux,  premierement,  pour  la  louange  des  fideles,  secondement, 
pour  devoiler  la  cruaute  des  heretiques  et,  troisiemement,  pour  la  fermete  de 
l'esprit  du  saint.  Comme  Paul,  l'elu  des  Gentils,  il  disait  :  «  G'est  par  les 
Arimaniles  que  j'ai  ete  frappe  de  qaarante  coups  moins  un  ' ;  et  :  J'ai  de  plus 

15  ete  j ete  awx  betes'1  k  Germanicie  »;  et,  pour  reconforter  les  Peres,  il  disait  : 
Les  souffrances  de  ce  temps  ne  meritent  pas  la  cßoire  qui  doit  etre  revelee  pour 
nous3;  si,  nous  qui  vivons,  nous  sommes  liures  ä  la  mort  ä  cause  de  Jesus,  de 
meme  aussi  la  vie  de  Jesus  se  manifestem  dans  notre  Corps  qui  meurt  que  voiri'1. 

1.  II  Cor.,  xi,  24.  —  2.  Cf.  I  Gor.,  xv,  32.  —  3.  Rom.,  VIII,  18.  —  4.  II  Cor.,  IV,  11. 


212  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [30] 

JOOI     y  -y\o  .Ao/    K^'po     )L«^v-0D    JL.N  •>  ^1    •'jt-*r-fc    OtjOWCO    J-^^tiO;     Oi.*.^.- 

yc\.'.£oo   ,^~»o&.    )ooi    >ni'iYo   -.^*oiA^ö;oi    ooot    .  .  n «  <t>°>;    J^-Xjo^*.   ^~.o£>> 

toi.  HO    JoOl     t  V\     vOOWLiO     ,-~    p.   ^SlS.     ^3/     ^.»     Loot    .^oiai«\   ^.iw         s-wöC^    jooi 
.^j/    w^öi   .Jj^^io;    oj.^q— o    U^v  ;    oiloi  N^ioi  ^^.doi   ^_.^<x   -b^io 

JOOIO       |^-a_\     J.iQ^J^3     OjuU3      JKa_.Vj_SO    .Jl.j_^w£0     jfco^slo     .yOOlftsJU^      JoÖ| 
J_CO.30ll.l7    JlÖW->/»0    ,|  .  Sl   ^^^ii/     Ot.\o    C+JL-C    *£C..__CoVo|   r>oCiOl     i-Ä^K.2    uJOä 

^___sot  .L-Jij   JkC_xL  ^»oa;  . •  vooibOiNki.o  JjaJLo  ^^o  V~^-»  ,L».--j  y  m  n  is,  »..a  .". 

..  fi°»'tt>    |_oiot-_v   (.-<>,->.   )-vjl.».,o   s£Oo;o|jQ_as; 


10 


Lorsque  Constantin,  l'empereur  victorieux,  eut  vu  l'elu  du  Glirist,  il  lui  dit  : 

«  Je  te  salue,  elu  du  Christ  et  son  martyr  veritable,  toi  qui  es  orne  de  notn- 

breuses  couronnes;  »  et  il  prenait  les  parties  (de  son  corps)  dont  les  membres 

foi.  uo  etaient  coupes  et  il  les  baisait  et  les  mettait  *  sur  ses  yeux.  C'est  ainsi  que 

l'empereur  agissait  egalement  pour  cbacun  d'eux.  Voilä  donc  ce  qui  (concerne)   ■> 
la  perfection  de  l'elu  (Thomas)  et  l'amour  de  l'empereur. 

Les  saints  Peres  siegerent  ä  Nicee,  durant  trois  ans1,  en  controverse  contre 
toutes  les  heresies,  surtout  contre  les  (hommes)  cruels  du  parti  d' Artus;  il 
y  eut  entre  eux  beaucoup  de  discours  et  de  nombreuses  demandes  et  ils  se 
repondirent  longuement  les  uns  aux  autres.  La  repouse  de  toutes  les  heresies  |0 
est  ä  eile  seule  de  quarante  prophetes'-  et  celle  des  Peres  orthodoxes  de 
quinze  prophetes,  en  dehors  des  canons  et  de  leurs  motifs  qui  sont  de  trois 
prophetes.  Ces  (traits)  du  saint  concile3  jusqu'ici  suffisent. 

1.  Cf.  /'.  <).,  t.  IV,  p.  27ii.  —  2.  C'est  saus  doule  une  maniere  d'indiquer  l'elendue  d'un  ouvrage, 
cf.  /'.  0-,  t.  IX,  p.  612,  ou  l'on  truuvera  un  texte  analogue.  —  3.  Tout  ce  dernier  paragraphe  flgure 
dans  le  resunie  atlribue  äMarouta,  cf.  Braun,  Joe.  eil.,  p.  r>3.  II  ne  menlionne  ipie  quin/r  el  Irois  pro- 
phetes; mais  l'arabe  a  iraduit  par  quarante  livres  de  disputes  et  de  colloques  avec  les  hörelvques, 
quinze  livres  de  professions  de  foi,  de  discours  et  de  sentences  que  l'on  nomme  ecclesiastlques  el 
qui  se  trouvent  dans  les  bibliotheques  ecclesiastiques  et  trois  livres  de  canons  et  constituUoiis.  Ges 
Irois  livres  d'apres  le  prelre  egyptien  Joseph  (ordonne  en  1390)  comprennenl  le  «  grand  livre  »  prepard 
])our  les  Orientaux,  qui  semble,  d'apres  sa  desrripliini.  compreiidre  uns  rannns  syro-arabes,  eiisuilc 
les  vingt  canons  grecs  et  enfin  «  le  livre  adresse  aux  empereurs  ».  cf.  Braun,  loc.  <it.,  p.  :>:!,  qui 
renvoie  ä  Beverlgius,  Synodicon,  I.  686.  Marouta  abandonne  alors  Barhadbesabba,  en  disant  que  tres 
["■u  de  ces  canons  out  eiö  Iraduits  en  syriaque;  c'est  pourquoi  il  a  pris  la  peine  de  faire cette  traduetion. 


r_f-k:v-_w,  -Hcv__   "Hctxßaj-n   oocu'Hrsf  rt^a^  t<^V,   Ja.   ,rs_A__tx.:\ 
^_ln  -^  ajra   t^i_:i  ^*A,  J^-ci  •,r__-__73,njo  ca-7-TjJ  nivri  ^_73 
. '  T^iALiLjooaj3"n  ooan,n_u_a__Jr_f;\  cncHc\_io_3  r_?a_dr_f 

•,  ■***;    J_v__s    jJ  /   • . )-. in  m ">JJ    ^ö    ^iKxl   ,__•  j    J,__.    o_£    ,-_•  "^.ocx  ^sa^ij 
5     o«-2l1^  wJLs  )>  y  i\  jjkjj__cb  JLö   ;<oa_»./o  .J~v-£u  L.Uai3o    ^---oKj»  (-.po 
^io  Aoa-ao  yOcx_.oi.iOAj  .-^m  « i  ^plo  vcn  .  a  mo|    &_»__>}  ^_«.-s6C-\  ,^->»   W    '».-ö/ 
.^___oAoo  V-5l3  001  »s/o    .o_^__I_>1/  oi-v~__\jl  wJLdj  ^^^-o»  V— ^  V-31"00/  .^->^S 

.  )jJ_^_<-_5      Of-SL-x/     |_L_>J     ^jC-v-O      jK_5      ^__0     -.Ot't'X       VJÜL3     V^0?      »~*-Ns     aJLi0 

oo|.K_9   U_s5o,_.\i    (-soll    y___.o  j-X_s_-o*   )  mXö  n, ->o  .)t^_C\   *__*__.  »jJ  -.cno  ,..l°n; 
fo   vcoo_,i/  ^^-a-s'/  -^^Jjkm  -.t_C_o>o  ^eyo  V->-^  oo0<  ^P«/  •J^n»?   J-3'-^^*-^  •.\°°i 

VL-X      J1^_n     •♦——  /      k-»J-»j-3     )  «.ffl^O»-»/;      ÖÖ^A      JJLOIO     JK___C^O     CiN.j.isil    ^s_V 

+js  .cxloivi  .0);  6t*VJi  j;oj  y-»_-eyOO  JljLi  ;n  n°>  .J.a_oo   o'/  J_*_x_x__o   JJ   Jlo___.l 
^ai-OC-V   --.oiop».__  ) « i  vlo  ) «  n  >  h  >m  » i  ^pl  „__o  :~-_.\ci  -^--/i   ]L_o  J>OL_>  ^-.9 

1,  Ce  mot  est  coupe  en  deux  :  »£>-o-->  sur  une  ligne  el.  U^fiw  ä  la  ligne  suivante. 


VII.  —  Sur  la  fraude  qu'Arius  voulut  commettre  envers  l'Eglise  apres  sa 
premiere  condamnation  et  sur  la  punition  qu'il  recut  de  Dien  ä  lapriere  d' Alexan- 
dre de  Consta ntinople. 

Bien  qu  Arius  eut  donc  ete  jete  une  fois  en  exil,  il  demanda  cependant 
•r.  s'il  serait  possible  peut-etre  qu'il  füt  recu  (en  communion)  et  qu'il  trompät 
en  secret  et  il  fit  entendre  des  paroles  insidieuses  ä  ses  mauvais  partisans,  je 
veux  dire  ä  ceux  du  parti  d'Eusebe  et  de  Theögnis,  dont  j'ai  mis  les  noms  plus 
haut.  Car  il  pensa  que,  puisque  ses  partisans  avaient  ete  regus,  lui  aussi, 
il   serait  peut-etre  regu.  Qu'est-ce  que  firent,  en  effet,  ses  partisans?  Au 

10  bout  de  peu  de  temps,  ils  agirent  sur  l'empereur  pour  qu'il  ranienät  Arius 
ä  l'Eglise.  C'est  par  les  eloges  de  l'empereur  et  gräce  ä  l'or  qui  etait  donne 
aux  grands  que  le  parti  des  menteurs  devint  fort.  Ils  disaient,  en  effet,  devant 
l'empereur  :  «  Arius  pleure  beaucoup  sur  sa  premiere  opinion  et  mainte- 
nanttient  justement  la  verite  del'orthodoxie;  l'Eglise  ne  rejettepasle  repentir ; 

15  ordonne,  ö  empereur,  qu'il  vienne  confesser  devant  toi  la  verite  de  sa  foi.  » 
Lorsque  des  paroles  de  ce  genre  eurerit  ete  dites  ä  Tempereur  par  Theögnis 


♦  fol.111 
r. 


214  BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  I1IST0IRE.  [38] 

.jloA-JJ;    )■!■>  ^O  «.^0-5   ^«-iOjK^O    JjL^-CO}  w.0<0  I  t  VI  I  >0   »s/   yj    .•Jj.OJSj    Li»    V-~^ 

oolo  Jot^si    jj^a.rX    Jlo^^    oi.vi.mi;    s.?i »'..!■/    Jl/    .|iutn    w^oil/    jJ 
»3/    ^-^\oi  ^i.    ^*;    »ajpQJ   .)  .  f>  »  l  ->;    jlnivi^oi;    jla^o^Jt    .^coo-o/    ootsiJ; 

"^.^    Ol,-./    ^O-CD   -.J^oJ-M    ov-o    ^DO    .cx^L^    ,_./     JJj  «i  jiNo    .OI_a^  "^^00^ 

^^  *    J-^jU  ^/   JJ/   .^Ws  vm.°>^l/   JJ     .vjooi,  imA  ^üfcwOoi  JjLio  .Jj/ 
.JojS^  vs^x»  jjoto  "^  ^-i-i/  vÄ>i-3o  .JJa-o«\  ^i»  ^oi»o  ..JkjLS.Uo  ^.-.Vo^ 


10 


15 


de  Nicee  et  ses  huit  compagnons,  aussitöt  Constantin  fut  conquis  et  il  ordonna 
ä  Alexandre,  rayon  brillant,  l'eveque  de  Constantinople,  de  ramener  l'impie 
de  son  exil.  Car  il  n'aurait  pas  importö  beaacoup  que  meme  les  ministres 
♦  foLiii  de  Satan  imitent  les  ministres  de  la  justice.  *  Bien  que  l'empereur  eilt 
r°'  sollicite"  Alexandre,  tantöt  par  des  (paroles)  dures,  tantöt  par  des  flatteries,  5 
le  saint  ne  consentit  pas;  mais  il  imagina  de  soumettre  1'alTaire  ä  l'examen 
de  Dieu,  (decidant)  encore  qu' Artus  ecrivit  l'approbation  de  la  foi  de  Nicee, 
qu'il  ajoutät  en  outre  aussi  les  serments  que  ce  n'etait  pas  par  ruse  qu'il 
approuvait  et  qu'il  se  repentit  des  premieres  (opinions).  L'empereur  ordonna 
qu'il  en  serait  ainsi.  Quand  Artus  fit  cela,  au  sujet  de  l'addition  des  serments,  io 
il  commit  la  fraude  que  voici,  en  presence  de  celui  devant  qui  les  fraudes 
ne  tiennent  pas.  Au  moment  des  serments,  il  ecrivit  deux  professions  de 
foi  :  l'une  vraie  et  l'autre  selon  l'ineptic  de  son  opinion;  il  jeta  celle-ci 
dans  son  sein  en  face  de  son  coeur  et  il  saisit  la  vraie  avec  sa  main;  et, 
quand  il  fut  sur  le  point  de  jurer,  il  mit  sa  main  sur  son  ventre,  ou  il  avait  15 
mis  celle  qui  approuvait  son  opinion,  et  jura  :  «  Je  confesse  cette  foi.  » 
Oue  (fit)  dorn:  Alexandre?  II  ne  se  laissa  pas  persuader  par  cela;  mais,  comme 
Gzdchias,   il  prit  ces  ecrits,  entra  au  temple  en  courant  et  les  etendit  sur 


[39]  VII.  -  ARTIFICE  DARIOS  ET  SA  PUNITION.  215 

L>oa-.  ,_.;  i^jio  »J  .oik  .  ^\  ^j./o  JKJL.,Ka\  ^-Xj|  OLia-J  oila^j  »k-=>o 
J^o-a-aI  ua_ÄLJo  :^n,.  ^  \  >Ä>o_i/  säälJj  loot  J^a^-flo  ows;  :J_*.*_=>^.; 
^  )-<l  ,c*\  )oot  ^3';o  .^j)j;  y-l  .sO-Ä-io  J-*^>  Jjcliu-3  )oi)  •  Jlcn^o; 
'^  ..Jju^UL^flOCLQ^  J^a^.fn  Ly^Kio;  J^,  Jfcoo;  ^-j  \^e  ^»  p  .JioJsj 

.-oia^ia  ooojl  "^^  .Ix**--  och  ,_*>  L^.\  fa\o  .oj^coiaa  ^^o.  JK*^  .-o^*/ 
.o-V-iJ-«!   ~öv^   -.scoQ_i/;    otlo-s,    \->±o*    looio   .scoo_>/;    ooa^cn    Joe*   Jjojo 

1°  otlci^,    .J_^co    K--3    Jjoi   ,J>oi  -.-ojopfco    K*^   -otoJLs  ^-*>   sflaajJ./    ooi; 
^_io    jouSs.  JLiooiio    i-*^  JJ    .J-*-o>-2?    ^^o«^    .-o«    ^äo|    .vtoo^xäjjSs; 
^^  >  j; ^tVv a   ^    J^>a-oJ    voo»^   ,-aJi»o   ..yoov^u.i   **.sai    JJ/   .^oia-Kü 


1.  In  maig. 


fol.111 
v°. 


la  table  devant  Dieu';  et  il  demanda  dans  des  prieres  ardentes  devant  le 
Maitre  des  mondes  d'(obtenir)  l'examen  exact.  Apres  sa  priere,  il  reprit 
les  ecrits  et  alla  ä  sa  maison.  Quand  fut  arrive  le  jour  du  dimanche  oü 
il  avait  ete  propose  qu'An'us  monterait   au  bema  (chaire)  et  presenterait  la 

s  louange  du  sacerdoce,  (celui-ci)  se  leva  dans  les  tenebres  de  la  nuit  et 
sortit  pour  aller  (se  promener),  et  un  petit  serviteur  le  suivait.  Lorsqu'il 
fut  arrive  pres  d'un  endroit  qui,  ä  Constantinople,  est  appele  Sigma  (place 
publique)2,  il  entra  dans  les  latrines  qui  etaient  en  cet  endroit,  parce  que 
son    ventre    s'etait    agite,    et    son    serviteur    s'endormit    sur    le    siege    du 

lp  demosion  (bain  public).  Arius  laissa  ses  entrailles  s'ecouler  au  lieu  des 
excrements  naturels  et  aussitöt  il  fut  trouve  mort  sur  son  siege ;  et  ä  partir 
de  ce  jour  on  a  designe  les  latrines  par  son  nom.  C'est  la  fin  d' Arius. 
L'histoire  d' Arius  fut  semblable  ä  celle  de  Sennacherib;  car  tous  deux  blas- 
phemerent  contre  Dieu.  La  fin  de  leur  vie  se  ressemblait  chez  Tun  et  Tautre; 

t5  de  meme  que  celui-ci  fut  tue  par  ses  fils  dans  le  templc  de  ses  idoles,  ainsi 

celui-lä  (mourut)  dans  les  latrines.  Les  prieres  *  d' Alexandre  ressemblaient  »foi.m 
ä  celles  d'tizechias;  car  Dieu  ne  se  detourne  pas  de  ses  familiers,  mais  il 
ecoute  leur  voix  et  les  venge  de  leurs  ennemis  et  de  leurs  oppresseurs. 

1.  Cf.  IV  Rois,  xix,  14.  —  2.  Ce  mot  correspond  sans  doute  ä  l'aropä  mentionne  par  Socrate,  Hist. 
eccl.,  I,  38.  Cr.  P.  0..  t.  IV,  p.  246. 


*  •      *  • 

(.^J^-stoo  -.vooi^i  U-*-^7  J'O-*,  ^oo  .yocn.»  i  S  ..v>;  boJbv,  yoiovj  j_oiV  UV(.^o 

Oi^    ^.»•i'v    K_J.j3ää3    V^>    .M^ö   ^°?    J-äoows    jjJOu^  »SL^mO     .    -  --«'-Ana 
J-ULiO    '^O*    '»iiAjw    jj/     OV^Ä^iO     Jj/     »3/     yO-  »-SO    .Jj^O-flD;     JLMOfOX^    )alo  t« 

•  .oulO^   t->-3  w.otcOoVoi  ss^sJ^o  ;JK\>a>>ft»   jLu<  ot_=>  ;  po   ,J»   >Ma;   /iöt-3/0 

v—      t-»    ^3     OVNCO    ^aSOI    '» Aj'|;     .Oft»  ^Vot     ^0      O',  ">  «  fff>      JjiXöi       J-iCLDiO 


VIII.  — Histoire  des  actions  de  Saint  Eustathe  et  de  Melece,  leseviques  d'An- 
tioche;  quels   maux  ils  endurerent    de    la   part  de  ceux  d'Eusebe   et  de  leurs 

partisans,  les  Ariens  impies. 

Les  hommes  ont  coulume,  apres  le  trepas  de  ceux  qui  leur  sont  chers,  de 
peindre  sur  des  tablettes,  ä  l'aide  de  couleurs  et  sous  les  iormes  les  plus  rele- 
vees,  les  images  de  ceux  qu'ils  aiment;  et  c'est  en  les  regardaut  constammeut 
que  leur  tristesse  est  partagee,  toutes  les  fois  qu'ils  considörent  les  beaut.es  de 
leurs  figures'.  Au  Heu  de  tablettes,  les  ecrivaius  se  servent  de  volumes  et, 
au  Heu  de  couleurs,  c'est  par  les  fleurs  des  paroles  que  d'une  maniere  plus 
satisfaisante  ils  fönt  persister  le  Souvenir  des  evenements.  C'est  pourquoi, 
inoi  aussi,  je  nie  presente  pour  peindre  sur  la  peau  des  animaux  morts2,  ä 
l'aide  des  fleurs  magnifiques  de  la  parole,  l'image  des  actions  des  saints  et 
des  Peres  de  l'Eglise,  en  sorte  que,  la  force  de  l'oui'e  se  lixaut  sur  eile  et 
scellant  ses  (propres)  membres  par  sa  pensee,  eile  dcvienne  elle-meme  1111  port 
tranquille  des  travaux  de  la  perfection.  Je  parlerai  du  defunt,  du  bienheureux 
Eustathe,  et  de  Melece,  les  evequea  d'Antioche  de  Syrie,  et  (je  dirai)  combien 

1.  On  a  dt;ja  (rouvö  cette  idoe  dans  P.  ().,  I.   IN,  p,  196,  I.  12-14.  —  -.  1  Le  parchemin  ». 


»     10 


10 


l'ol.  11: 


[41]  VIII.  —  IIISTOIRE  DE  SAINT  EUSTATHE  ET  DE  MELECE.  217 

yooda^..» °>  m  ^No    :a.^j_N,l/    Jloitv.o>o   Jt-^Lso    :oil.a..^.^    ^>?a.a.    ^.io    yootxio 
Jjlsj  ^Ot-o»    \ «>Nc> oo   I^ojio    : vootlo^).Jio    ^optici i.To;    jij  "^^.o    )i°>\ci^-=>; 

5    ),-./  ^o  .'in  >  sflOQ^Aj^A  yo~"r-o   >— a   och  :Ls»  ^o-A^-coo/  ^»j    (jjsa.^ 

ojuloJL/;    Jiöi-s*/    ».rai>.toLioLo    JLvjtC^L«   )  .  «<m«*    -^o    oot    Lusj    Lo     Jlcuot^ 

otK-^oo  )o»Ss»  Jlo  i « ^  ^o»  Jjoi  <vooita*i  Joot  o  » I  ..  )  ia\v<  y-»/o   )•"■'•> 

p' 
o-s!^.-,  ^oo  .jju>,_0  ■jQQa*..fl\*a   ^K_3  ^.^o  ',vO<u^jj;    H».Ni    )la3o  nms| 

,oiJLc^2Socua  ic*l/  ,J-.oiSS\  ooi  Jjuld  o£sjs\o     .jK-^Voi  jAoVoa  JoiSs  k^-.,_s» 

\CQ3'l    vfn  .  ^fflo/    bw^   ^*\cH^    K..JV-.K-.0  .OOOt    JLäO^Jks   uJo3    JJ»     yOOti^jQJDi 


de  tribulations  ils  endurerent  de.  la  part  des  heretiques.  Ce  qu'a  donc  fait 
chacun  d'eux  depuis  le  debut  de  sa  jeunesse,  ä  quelle  perfection  ils  se  sont 
adonnes,  leur  zele  pour  l'etude,  le  genre  de  leur  humilite  et  de  leur  asce- 
tisme,  le  renom  et  l'estime  qu'ils  possedaient  avant  le  temps  de  leur 
5  episcopat  parmi  les  fideles  et  pres  des  Peres,  le  temps  ne  permet  pas  de 
l'exposer  et  la  langue  n'y  suffit  pas. 

Le  bienheureux  Eustathe  le  grand  —  car  il  precedait  Melece  dans  l'ordina- 
tion  sacerdotale  —  etait  contemporain  et  collegue  des  trois  cent  dix-huit 
Peres  qui  se  reunirent  k  Nicee,  et  il  etait  regarde  comme  un  docteur  parmi 

i"  eux.  Par  la  gräce  de  Dieu,  l'episcopat  de  l'Eglise  d'Antioche  lui  echut  apres 
saint  Philogohe  (Philögiqös).  Lorsqu'ils  siögerent. ä Nicee  et  que Constantin  etait 
au  milieu  d'eux,  saint  Eustathe  tressa  une  couronne  de  louange  et  d'eloges  et 
en  couronna  la  tete  de  l'empereur;  il  lui  offrit  de  grandes  felicitations  ä  cause 
de  son  zele   pour  la  religion  *  et  fit  l'admiration  de  toute  cettc  assemblee    *.fol.  112 

15  divine  par  son  eloquence.  II  reprit  aussi  l'erreur  d'Ärius,  devant  tout  le  concile, 
par  des  interrogations  puissantes  dont  la  plupart  furent  sans  reponse ; 
il  reprit  surtout  ceux  du  parti  d'Eusebe*  et  montra  qu'ils  tenaient  menson- 

1.  On  peut  traduire  :  «  il  reprit  surtout  Eusebe  »;  car  le  syriaque  «"-^aol  fc^»  ^w  correspond 
eerlainement  ä  01  rcspi  Eü<7e6iov  qu'on  traduit  par  «  Eusebe  »,  cf.  Socrate,  llisl.  eccl.,  I,  23.  Nous 
preferons  traduire  Htteralemenl,  parce  que  toute  la  phrase  est  au  pluriel,  et  nous  voyons  ä  la  phrase 
suivante  que  l'auteur  n'emploie  pas  la  meine  loculion  pour  nous  dire  qu'«  Eusebe  »  a  ete  nomme 
eveque  de  Constantinople. 


10 


218  BAKHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [42] 

o  .»Vil/o  ^1  O^O'fLJ./*  ^O  .) lv-.il  ) lo I,  VI  .6^  .  .,  .  ../  K-JJ^x  ;j  •..■»Q.'..0 
lyO^xi.!     j£ocl»_5    ^uwJlmK^S    yS>    Ool    •.vOO)!kJL..J>0     ^_io    a_a~ «I/o     )  ««niS\ 

ojifcol/o  QJL3  -.vooila^>.^  j;öj  ot-k_,/«  öio  ..1»/  :)ju>s.i6«  ool  oiIqjl ^o^-y^so 
Jl,-^«  jlo-jy.  >  v>  .—£/  »_*i  >m  .  i  wo/  .jK^o,_o  yooilo-fc^^.  öioJjloo 
.vaä'jo  v£D'3^/  •.Jj^>°  ^-^  joot  ^J.^  K_jjL«.io7  po  .&^.jjov^  .U-"-^.J^-cßo_o« 

j-2«  li-a-Ls  Jiotio^o  .^ol;  JisL.oi;  ) ..  ..m  ooi  ou*j_i  .U--JO  .^jj-»;  oL^fcoo 
.)•>%  v>  Ov.\  o<h_.  Jf^j^/  JKüsüo  J1J » ^«>  It^Xa?  ^.oto  .^ol  ^o  "Wi'l 
•Jooi  J-joi  ^..  vooi«o_-i  ...  »\o^„a;  ovslaji  \  -  o  -  i  si  vm  »  t  ^ol  ooe^.  ^.»  \a»'| 
o£l£osJ./o  )-*.a.«.^ujl  cx^Jl^ö  ».do  -vooil'.-«^.  ^m^K^^oo/  J.Jl->«-c  ^  va>o  o  ifxj« 
ol/i  ^o  .^col.K^.^do/  ooi  v<u|  s-^^j'/o  "^  aufl  J_si  ).  n  «L=>  •Jlaia^.ii  )  vi  lim/ 
:L.«o2i>.«    >m  >^)JJo   |~»ymni    ».m «  •>  tnojJ   «oou—^j    »»?^\    oj_~o   :^cv^.jtioJJ    »ä/ 

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voou\    ol  /o    .'.  \mVi\o    o_üV>a\   .-oooi    .  » «v, '°iftoo;    ^_».^^/    vqj/    03.10/ 


gerement  la  foi  orthodoxe.  Apres  qu'ils  eurent  ete  excommunies,  eloignes  du 
concile  et  expulses  de  Ieurs  villes,  usant  encore  de  leurs  ruses  habituelles  et 
ayant  trouve  que  la  misericorde  de  l'empereur  etait  aussi  un  viatique  pour  lcur 
erreur,  ils  revinrent,  lutterent  et  reprirent  leur  premiere  erreur.  Eusebe  tint 
d'uno  maniere  tyrannique'  le  gouvernement  de  l'Eglise  de  Consta ntinople  et,  .=> 
comrae  il  entrait  constamment  pres  de  l'empereur,  il  iraagina  et  machina  des 
accusations  artilicieuses  contre  les  gcneraux  de  la  verite.  II  dit  d'abord  qu'il 
desirait  aller  ä  Jerusalem  et  voir  la  construction  remarquable  du  temple  de 
cet  endroit;  et  c'est  pourquoi  il  partit  de  lä  avec  grand  honneur,  parce  que 
l'empereur  lui  avait  dormo  des  betes  de  somme  nombreuses  et  d'autres  io 
subsides.  Theognis,  qui  avait  partage  son  erreur  ä  Nicee,  partit  avec  lui.  Leur 
objectif  etait  de  tirer  vengeance  de  saint  Eustathe.  Lorsqu'ils  furent  arrives 
ä  Antioche  et  sc  furent  revßtus  de  l'apparence  de  l'amitiö,  Eustathe  les  recut 
avec  grand  honneur  et  les  fit  reposer.  Apres  qu'ils  furent  venus  ä  Jerusalem 
et  eurent  vu  leurs  partisans  :  Eusebe  de  Cesaree,  Aetius  de  Lydda*,  Theodote  ^ 
(lr  l.aodieee  et  les  autres  qui  avaient  recu  dans  leurs  Arnes  le  blaspheme 
(YAriiis,  ils  leur  firent  connaitre  ae  qu'ils  imaginaicnt  de  machiner  et  de  faire 
ei  deux-ci)  vinrent  avec  eux  ä  Antioche,  comme  s'ils  avaient  l'honneur  d'ac- 

I.   Tliöodoret,  tupavv.xw;,  Hisl.  eccl.,  I,  21.  La  suite  est  parallele  ä  Theodore!.  —  2.  Litt.  :  «  l.yilie». 


♦  toi.  112 

V. 


[43]  VIII.  -  HISTOIRE  DE  SAINT  EUSTATHE  ET  DE  MEEECE.  219 

^*»  yoot,  im  i  ..  «t>)'~;  ^--^oi?  Jk-a^j  )i-o-.)-3j  yl  •. \^Ji^^j jJ  yoopabw 
)k^,.,y>  i»   ^^.ioo  .Jiv^VJi    )iaiia*6i  "^oljoq^    J.ii-o    yoj-»..^»    -Jooi    )joi 

joC^jJ    K^Jjloo'/   jjoioo   :oifroL.^o  o^3l^>   otloiKXioj    Jjoiaj    jooi    ioO   yV^o? 

vook.  ol/o  .J-it-sJJ  6u*:\  yodi^  ^-s'jii  y-l  -.öjVSQA  loot  Jj-s'po  )la*j>^; 
^.ot  ^i  o(Kjs_».^j5  .|N-.o;  ^.=n.\  ötabo^o  -.V-^\  Jü^O  ^aiLi;  o^£l.3o  .)  >ton\ 
.otl^S^.  >m  .tS~A.i30o/<  oiLasla*.  ^io;  .J-^-ß  +3  -öir^—  ö),«.°>'i'->  K-^~i  ^o    K-oJ— 

JKswpaS.    JK-.I.    Jjowo   Jtj/    övS.    K../    y/j    .j.io/    J.»  ooulSv;    oii.a^.^_s   Joch 

JJ  ^-.jöjjoo  )J^1  o/  ^-.»1  p^s.^>  ),j..«,A.'r>  >^^>;  .-Jooi  ^.aSj  |^-\i;  ]Lsa-o.\? 
cjoS  ->lo  J-£ulo  JJ;  .J-öCS^  J^oääcu  "^^  oj  m  s  ^s  ^.\cx  JJ/  .jlaJV^J^-o^^-ol 


compagner  ceux  qui  partaient;  mais  leur  dessein- etait  d'exciter  une  guerre 
contre  la  vraie  foi.  Parce  qu'ils  ne  trouverent  aucun  trouble  d'accusation 
sur  le  pur  miroir  d<?s  actions  du  saint,  attendu  que,  selon  la  parole  de  Notre- 
Seigneur,  l'eclat  de  sa  perfection  brillait  sur  toute  sa  ville  et  que  ses  brebis 

•r>  on  rendaient  constamment  gloire  ä  Dieu,  ils  machinerent  un  procede  sata- 
nique   et  donnerent  de   l'argent  ä  une   femme  qui   vendait  sa  beaute  pour 
la    fornication,   pour   qu'elle    leur   vendit   sa  langue  pour  la  perdition.    Ils 
vinrent  dans  l'assemblee,  *  ordonnerent  de  faire  sortir  tout  le  monde  dehors   »fol.iia 
et  inlroduisirent  cette  malheureuse.  Aussitöt  eile  montra  son  enfant  (qu'elle 

io  tira)  de  dessous  ses  habits  \  en  criant  :  «  Je  Tai  enfante  du  commerce 
d'Eustathe;  »  comme  c'etait  dit  en  realite,  eile  avait  concu  et  enfante  d'un  or- 
fevre  nomme  Eustatlie,  mais  eile  criait  impudemment  en  face  du  saint  : 
«  Voici  ton  fils.  »  Lillustre,  sachant  que  la  calomnie  serait  decouverte,  dit  : 
«  Si  eile  a  un  temoin,  qu'elle  l'amene  au  milieu2!  »  Apres  qu'elle  eut  repondu 

15  qu'elle  n'avait  pas  de  temoin,  lesjuges  du  parti  de  Jezabel  lui  defererent  les 
serments,  ä  l'encontre  de  l'Apötre  qui  avait  ordonne  :  Tu  ne  recevras  pas 
d'accusation  contre  un  pretre  sans  deux  ou  trois  temoins3 ;  mais  ceux-ci,  ayant 
meprise  les  lois  divines,  regurent  sans  crainte  cette  accusation,  attendu  qu'elle 

1.  Litt.  :  «  ailes  ».  —  2.  Cet  incident  est  resumö  par  l'historien  nestorien  Mari;  cf.  trad.   Gismondi, 
Ronie,  1899,  p.  10.  Voir  aussi  P.  0.,  I.  IV,  p.  248.  —  3.  Cf.  I  Tim.,  v,  19. 


v". 


10 


220  BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  HISTOIRE.  T44] 

t—V*?  «oia*a-«o  -.Jjl^o  la\  yOoüS.  Q~^J./  a^oijo  .Jjujij^v  —oiaS^  o  n°>'/ 
W,0I°?V^  J°»"""N^  ^-*/°  .^oiaS^.j  ^oou-QJa—  ^--«jLso  >ca-K^flDo/;  ou^x^  oot 
~öt  J1Aj/j  öiIojoijd  locx  Loo?i  ^^ioo  .yonooSs;  jiljj  .^Vf./o  Jl^  ^-io 
\t\m\  |joi;aajs  ,j  j_^  oiKi»A^  .K^s_o  ötla-s'/  Jju.j  »>^  .s/o  ./^-»j-JI 
l\±o'l  )i— aj^;  .Jv^o/  i-3  JJ-*^00  Jjöw  ^t-0  JN»\  oiK^v..«6i  JINj/  tC^Sti 

.JÜLm  ^*.\oi  ^O   k.  »  l't    Jv-*pO    )  In  VI  SO   • .  J^OLflQ.4   on»\   öt^JLÜLso   .jjot    )-»-OQ.Jl\ 

^io  ^s/o  .^  ->'nv>  ,j-.v^o  -.^»Nrnv^  \OJ©i  ^/?  -h°*  r*°l  .L»-»-0  ^-*?  °« 
voot^s  jJLiQ-*.  Jjlso.^  j.^/o  .^-.-.io  jj  J1-V-4-*  )loiv>.oi  ^o  •.wüUäJJü  Lo_^vj| 
•-oiaJL~    ^aXln  )ioJS>wso    ,J^oo».io    JouSs.    K^-.^»    »kj    wOiä.».»?    jfcoocL. 

.L£^>.\l/i   om-~*j   ^ocLm   .  n^i  «>  "^...^s-d  .  «\oi 

^a~o;    ^.j    ^io    .  jio^ijo    )  1  fo\  si    U-iä^    k-^sj     ^_^6i    ^io    .J^wtoo 

1.  |Vor**o  U.n"N**  Ms. 


avait  confirme  son  mensonge  par  les  serments.  Ils  prononcerent  une  punition 
contre  lui  comme  contre  un  adultere,  allerent  en  courant  pres  de  1'empereur 
et  lui  montrerent  que  Taccusation  portee  contre  Eustathe  etait  vraie  et  leur 
decision  ä  son  sujet  juste  et  ils  le  chasserent  de  l'Eglise  comme  adultere ;  et 
il  alla  au  pays  dlllyrie.  Parce  que  le  temoignage  de  cette  femme  ressemblait  5 
ä  (celui  de)  Jezabel,  eile  recut  aussi  la  merae  punition  qu'elle;  car  cette  femme, 
etant  tombee  aussitöt  dans  une  grave  maladie,  revela  la  tromperie  devant 
de  nombreux  pretres,  en  disant  :  «  (Test  pour  un  don  que  j'ai  porte"  rette 
calomnie;  »  et  eile  se  coupa  la  langue  avec  ses  dents  et  partit  de  ci'tte  vie 
par  une  mort  cruelle.  Le  saint  disait  :  «  Quand  meine  ils  (me)  rejetteront,  10 
le  Seigneur  (me)  recevra;  et,  bien  qu'ils  me  fassent  partir  d'Antioche,  ils  ne 
pourront  pas  (m'ecartcr)  de  la  vraie  foi.  »  Comme  le  bienheureux  Onias,  il 
persevera  tous  les  jours  de  sa  vie  dans  la  piete  et  finit  sa  vie  dans  le  jeüne 
et  dans  la  priere.  Ce  peu  (de  mots)  suffit  ä  faire  connaitre  la  belle  conduite 
de  l'athlete.  15 

Apres  qu'il  fut  parti  d'Antioche,  l'Eglise  demeura  longtemps  Sans  pas- 
teur,  en  eHant  l'objet  des  soins  des  partisans  des  bienheureux  Flamen  et 
Diodore;  une  fois  que  Constantin  (Constance)  eut  succede  dans  l'empire,  il 
reiinit  i)eu  apres  les  P6res  et  les  forca  ä  renier  cette  parole  :  la  savoir)  que 


Eol.  11-: 


[45]  VIII.  —  HISTOIRE  DE  SAINT  EUSTATHE  ET  DE  MELECE.  221 

^O^DO^J  .jjL^viO.\   ).3aüia.3/    opo/o  .j.^/;    OOI   JjL»J   ^S   d\   J^;   .JfcO^iO   ^CH-i 

^*;   ou>   .otac£>  Jio.i.io_.oij  .  i  .  °>  J.*      ^--j-.öto  •Jkwf.Lio   |Jls.\   J-^'i   ooUKj 
j.Loo  :Joot  oSJ>.  jul^Jl^  Jlaa-*Aiäi;  It-31^  :va>a^-^^io  J.jl^,.ä  ^a  j.ü;  oo«.^ 

5  '».äai.  J-<^jl^  JA»—/  )Koo^  -.U-jj  ji.a-.jLO  ^^ioo  .J.*iio;/}  ,Lv,J>l^oo;   )»— 
10   ..o;KLi»    JK..S»    ) la..^.*..a^.^>o    .^.\oi,.s  yoot.^,  a^a^*.    K.^,.^   -.dlai^a-ött 

^  •  •  •  * 

|.3nr>m°i/    ^o^=Li»o/    JjLsa£.\   'J0-^?  )°r^o    J^euJo   ^./    Lsfcok    y_^oto 

1.  le»  supra  lineam.  —  2.   '«ow^d  Ms. 


le  Fils  n'est  pas  consubstantiel  au  Pere.  Les  eveques  direat  ä  l'empereur  : 
«  Qu'on  donne  d'abord  un  pasteur  au  troupeau  qui  en  est  prive!   et  alors, 

nous  nous  occuperoas  de  la  foi  avec  lui  '.  »  Comme,  ä  cette  meme  epoque,  *  foi.  113 
saint  Melece,  horame  qui  surpassait  tout  le  monde  en  humilite  et  qui  possedait 
aussi  avec  simplicite  la  connaissatice  de  la  doctrine,  etait  le  chef  de  l'Eglise 
d'uae  ville  appelee  (Sebaste)  d'Armenie,  et  que,  ä  cause  de  la  cruaute  d'un 
juge,  il  habitait  en  (toute)  tranquillite  dans  un  autre  lieu,  les  partisans  d'Arius, 
pensant  qu'il  etait  de  leur  opinion,  demanderent  ä  Constantin  (Gonstance)  de 
lui  confier  la  direction  de  l'Eglise  d'Antioche.  Ceux  qui  tenaient  fermement 

io  ä  la  vraie  foi,  parce  qu'ils  savaient  la  rectitude  de  la  foi  de  Melece,  la 
perfection  de  ses  actions  et  de  sa  vertu  et  aussi  la  richesse  de  sa  foi,  les 
approuverent  joveusement  en  cela  et,  avec  grand  zele,  ils  presserent  (l'em- 
pereur)  d'approuver  par  (sa)  signature  la  decision  qui  le  concernait.  Quand 
ils  eurent  ecrit  ä  son  sujet,  les  uns  et  les  autres  donnerent  l'ecrit,   comme 

15  un  pacte  commun,  au  bienheureux  Eusebe,  l'eveque  de  Samosate,  homme  qui 
etait  ua  vaillant  defenseur  de  la  verite.  Lorsque  saint  Melece  eut  recu  l'appel 
de  l'empereur  et  fut   venu,    tous   les    eveques   sortirent    au-devant    de   lui, 

1.  La  suite  ne  dopend  pas  de  Sociale,  llisl.  eccl..  II,    44,  mais   bien  de  Theodore!,   Hist.  eccl., 
II,  31.  Cf.  Epiphane,  Contra  Itaereses,  29. 


r° 


BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  HISTOIRE.  [46] 

J^cLoäis/  o£>o>ci..a.\  oasü  -Jl/o  j»a^A*io  J-*-m-*>  )iNv)  ^so  \h^i& 
oui^iCL^  ^»J-ik^o  p  .täüL-o  J-.;öoi-.  )a.±  Jl^;  01-00^1.  yoo^oo  ..yOoC^JJ 
..^aiCL^Lj;  ^»J-*5?  ^"ilo  jj£^*>  06.  ^OjS  ..>*ü^  »io  .^oiajL-jJU»  o  .  ^  ^ 
okjüO^    .X.Jft.M   ^^fcs.-s;   ^^-jJ    t-o^So   .ojk-.^»   ju.-^>   «JV~>    Pf*0?    -o« 

.NQ^vjl  061;  ojlas/  .J^j^o-Oj  >m,.  nnj  'oöj  »J^-so  .jlon  *^cn»  jL^flD  J..SO...I  J-Gß^ 

•.will    v2l3    +3    ^Sik.3    ^iOO    .Ottot»,     J^l     .yOoC^    -oJL.      Jk-kJ-,    )lol°>\^6 

y^/;  ^.».iö/  »J   J^uajLiJ»  J_floia3  -otaS^  a^sio  .JKjL^ojl    voo»lo^-  k^So» 
fol.113   .o«iljJ    »-oiQu.vJüj    J_aS.:>a^    ^oto  m  *3/o   .^coa^C^io  ^a^opo    stoaAifl) 

v°.  *  r 

OUCL^    ' yo{~l\\    JjOt    .-^DQ-.i/j     Ol^.  JjLÄ>    *£Q-.jjojJ    ^  »  Hfl  ■  °>)    ^CMQÄ^-.    0»>V0 

1.  In  marg.  »f-LL/v 


ainsi  que  tous  les  ordres  de  l'Eglise  avec  les  Juifs  et  les  paiens,  dans  le 
desir  de  voir  (cet  homme)  renommc  pour  ses  belles  actions.  Lorsqu'il  fut 
entre,  l'empereur  lui  ordonna,  ainsi  qu'ä  ceux  qui  le  ponvaient,  d'inter- 
preter  la  (parole)  :  Le  Seigneur  m'a  cree  au  commencement  de  ses  creatures', 
et  il  ordonna  ä  ceux  qui  ecrivaient  les  signes  (<m[«iov) 2  d'ecrire  ce  qui  5 
etait  dit  par  chacun  d'eux.  En  premier  lieu,  Georges  de  Laodicee 
deversa  le  vomissement  puant  de  l'heresie  et,  apres  lui,  Acace  de  Cesaree 
interpreta  comme  lui.  Saint  Melece  se  leva  en  troisieme  lieu  et  montra  la 
rectitude  de  la  foi.  Lorsque  le  peuple  l'eut  tres  loue  et  supplie  de  lui 
presenter  brievement  la  doctrine  exacte,  (Melece)  lui  montra  trois  doigts  et  10 
ensuite,  en  ayant  plic  deux,  n'en  laissa  qu'un  seul  etendu;  et  il  cria  une 
parole  admirable  et  dit :  «  Nous  comprenons  trois  hypostases,  et  nous  parlons 
comme  d'un'.  »  Alors  la  joie  des  partisans  d'Arius  se  cbangea  en  lamen- 
tations  et,  aveccalomnie,  ils  machinerent  un  artifice,  en  disant :  «  Melece  croit 
'fol.113  comme  *  Sabellius;  »  et  ils  demanderent  ä  l'empereur  de  l'envoyer  dans  son  u. 
v°'       pays  et,  ä  sa  place,  firent  eveque  Euzoius,  le  defenseur  (ouvTfyopo«)  i'Arius,  qui 

l.  l'rov.,  vili,  22.  —  2.  Le  grec  porle  et«  tiyo,-,  Tböodoret,  HM.  eccl.,  II.  :tl  (los  taehygraphes). 
3.  Cf.  /'■  0.,  t.  V,  p.  283. 


[47]  IX.  -  HISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  ATHANASE.  223 

, .  v»|    ooot    >.«■«   i  bK-^o    .-jl^.a.jftot    L^-okoo»    )K.jL.pa_»    oiJ^/t    (.^l^jk 

JjL^ic^.  oV^o/   .  .  .  «%  fft  nK.  -sw   JLio\,,  >^  %  » vi  t ;   >m,.  itoo/    la^.  o^clco*   JJsfco 

Vl,\      .f*rr>.ot)l.      s^Oia^o     »**     -  .\^U\     ]•=>.-,     jio     ^OtO^N     ww^Ji      po     . -.CXO-K^  J  * 
.p6/     ^      «OIOV-/     ^-.C*JUi.     ^J^    -JjO«    "«CO&0    J,.^)-.,/    "Vj/j     ^*>0    .OUL«.iCU. 

vXpg^Os^^o  )jl3  ,— .;   J-i-sj    >K.s  .Jjot  J..s£o  ^1/    jJo     ^äjfco  r^°!?    »-..V*; 


10     ♦ 


»ocusjoocirtfci 

K^-*;;    )to^^.2  .odo-i^^   ^.io   •  .JL»?t  imA;    Lsn  n  m^/    vfn  .  rn  il/   )  l  ->o^ 

avait  ete  anathematise  avec  lui  par  Alexandre.  Tout  le  peuple,  qui  etait 
orthodoxe  dans  la  foi,  se  separa  et  se  reunissait  dans  l'eglise  des  Apötres, 
qui  est  dans  la  ville  appelee  «  (la  ville)  vieille  »  ;  et,  apres  les  pieges 
qui  avaient   ete  machines  contre  Eustathe  digne  de  toutes  les  louanges,   il 

5  supportait  la  rage  des  Ariens,  en  attendant  un  changement  en  mieux.  Au 
sujet  des  ecrits  que  (les  fideles)  avaient  composes  ä  l'adresse  d'Eusebe  de 
Samosate,  pour  ne  pas  etre  repris,  ils  dirent  ä  l'empereur  de  le  faire  venir. 
Lorsque  l'empereur  lui  eut  fait  dire,  sans  qu'il  voulut  venir,  il  lui  envoya 
(annoncer)  :  «  Qu'on  lui  coupe  la  main  droite !  »Apres  qu'un  messager  (y) 

i°  fut  alle  et  qu'(Eusebe)  eut  entendu  cela,  il  etendit  ses  deux  mains,  en  disant  : 
«  II  vaut  mieux  que  celles-ci  soufl'rent  le  dommage  et  que  je  ne  donne 
pas  cet  ecrit'.  »  Apres  un  (certain)  temps,  Melece  revint  d'exil  et  finit  sa 
vie  ä  Antioche. 

IX.  —  Histoire  des  actions  du  bien heitre ux  Athanase  et  quels  maux  il  endura 
15   de  la  part  des  Ariens  du  parti  de  Theognis  et  d'Eusebe. 

Le  bienheureux  Athanase,  l'eveque  dC  Alexandrie,  des  sa  jeunesse,  grandit 
dans  la  science  de  la  religion ;  il  etait  assidu  ä  mediter  constamment  dans  la 
science  des  Livres  de  l'Esprit  et,  parce  que  sapensee  etait  placee  sur  le  canal 

1.  Thöodoret,  Ilisl.  eccl.,  II,  32. 


10 


lol.  11/ 
r°. 


224  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [48] 

Jjais»  )jt-0-i  ^-io  ji  :)oo»  y**-^°  «JUi»»  j«*^  ACiw-i;  J.9JL  "^m  ^^.ioo 
.otpoj  J^a~  ^io  o«!k*.\U  Uio.oll  )la9Li«j  JL.^  ^-io  JJo  >.y^X,i\  JLaj^Voi; 
o^J^io  JotSx  >Ot-o  J.jlsVox>  ^-»/  .on-.i.»  la^9.j>;  JVj.3  k...  j.i.«.bo  /  J;oi  ^i.o 
:|.-KJL^.  ojloo  J.^.i^k^.^  o^— ;  :«.jJ>1/  Joj^.;   ).o\  ,...0;   U^a.£;  ^.»/o  Joe* 

.^.oto,,:.au~  )ai>  J.5wJ\.jlJ;   Jooi  ,JLio   )^.*.j!^  ya+xo   JK.^*.  Joot   J.-^    r3?   •^JLsil 

JjLjLiÖiLiOjO    j.JuJLo*     UcLt^-S  .y°^*~&\  \OOHSOO    .^.OIO^-J^    ^ftV>'^     OOJ    -.JLäOL^^S 

)  ,:,  i   m  -»^^v«     j3äA.£Q.s/;    «xocuoilS^     y><xa-i<.     a^sl/    ,_..?    oot    .j.JLa*t.9öot;o 
■  )  ,:,  i  «■>  i^,    ö^-.;    j-3o  nmä|    sjoo?,  i  mA    ^*^oiL.    ^o    +~.^    ^*;    yä 

otiVLfcf  Uo.z.1    laal\;    Jjoi    .po/    Jla_a-^   ,-io   >*.*jU/    ,.»  ^--;    oot  .Jj^aj»; 


de  la  pietc,  eile  ne  fut  pas  brulee  par  rincendie  de  l'attaque  des  heretiques 

et  son  esprit  ne  fut  pas  refroidi  dans  L'amour  de  son  Maitre  par  le  froid  du  paga- 

nisme;  c'est  pourquoi  il  presentait  constamment  devant   Dieu,   comme  des 

oll'randes,  les  fruits  de  sa  purete  d'esprir,.  De  memo  quo  le  bienheureux  David 

fut  surnomme  le  coeur  de  Dieu,  parce  qu'il  avait  detruit  les  ennemis  et  fait    s 

approcher  les  familiers  ä  qui  il  fit  acquerir   la   scienee  verkable,  ainsi   le 

bienbeureux  Athanase,   qui  detruisit  les  heretiques  et  ferma  la  bouche  des 

pai'ens,  merite  de  (lui)  etre  compare  ä  cause  de  cette  ressemblance.  Rufin  ecrit 

ä  son  sujet  en  ces  terines  (  :  «  Lorsqu'il  etait  enfant,  il  avait  coutume  de  jouer 

avec  ses  camarades  ä  un  jeu  ecclesiastique  que  voiei  :  tandis  que  les  autres    io 

s'adonnaicnt  aux  delices  seculieres  semees  par  Salon  dans  le  monde,  il  placa 

ses  camarades  et  en  mit  quelques-uns  ä  la  place  des  pretres,  des  diacres  et 

des  sous-diacres  et,  lui,  il  sc  reserva  de  s'installer  sur  le  trüne  des  eveques 

foi.114   iVMr.ramlrir.  *  Un  certain  jour  qu' 'Alexandra    l'övöque  d'Alexandrie  möme, 

'"■       homme  emule   des  Apötres,  passa  pres  d'eux  et  vit  leurs  faits   et  gestes,    i-, 

lorsqu'il  leur  eut  dcinande  c.e  qu'ils  faisaient  et  a  quelle  place  se  tenait  chaeun 

d'eux,  ils    lui  apprirent   la    chose;  et    lui,   pousse  par  la  grace,  il  ilil  que, 

selon  l'ordre  du  jeu  &  Athanase,  il  devait  diriger  le  gouvernement  de  1'  Kglisc 

l.  Socrale.  Hut.  eccl.,  I,  i">. 


LO 


[49]  IX.  -  HISTOIRE  DU  B1ENHEUREUX  ATHANASE.  225 

(I^jOi..    to<N,-a>..AV^o   .t-^'pj    ,_ko^    L,j,  i  mi\;   U^i    (toJV-5«-^    -.vm » m»l/i 

»  •  •  •  •  * 

va^sI/o  )  »  n .  m  v£Do;oua-aD  KjulsI/  ^-»;  p  .oi,.^.  juvi  t  v>  vä/o  .oü*,Jjo 
^.oio.iä^vK.s  uJaAo  ^.i  ot^-il °>oi\  .).jlV>i>\  oi'»-^,;  o«.^a^  *.^oN^  «xcoi^xcaSL^ 
.yQjtsjj  ^  vio  yooj-s  a^..^  o/  oj-a>;  yO-JÖi  -.oooi  ^jL*.^^   Jjl«  l»   )>L    »j|; 

,JLft->«-0     JjO|     -.VlVji      t^OlOJL»     ^CDoifljOQjL^      Lj-Ot      )  ffll^      /-*/?      V"*'      '^-=> 

J.„a.*o_~  ^o  a\  Jt^X-si  ^*j  otlaj^^t-^o  .«.jt^JL/  JL.;,_L.m.2L^Sf  Jlttflo  n  m°i]i 
ooot    ^...»ötl    otlaa.jiivi.a;    L-icoo    .Jo£Sx*     ).~oi     ^o    jJ/    .looi    öu^../     J-*xj  / 

vOJOM     y-./    .y.V.VO00    OOOI    ^*-L^'     0|Lo_».»l£>    ^O    J-Xb^    yOOi^O    ^3Ö|   -.L^N-iLo 

V^Jü  L.K_iL^)\  l^oi-so  .Li^oo  Joot  y-*~ /  t-*--^.  JLsl^ä  .LAj^Ao  yjpo  ^.io  JcL.» 
la-Jb^o  a^o  .,„3<a,'io  oo^-j  oü  JfS^.^ö  J.jL^.iL\o  . J-jü^^jsi  )i.,V  i>  |'i'L  «^ 
■^  oilQLiacu»vacL3  .  L:>cL.is.^O^  J.jL.*a.:>oo  JJ/  -Joöi  jfcC^ioVjJ  J.i.'io  J.iö!S^.\  JL^7 
-.U^ji^.  ^»jlS>>A;  «-oio^SoaS.  U^-*»  ^-.»  yOj/  \y.~  v3  Jooi  Jie^o  joi^do 
yj  JJL~  ^o  .^ota^-aaii  o/  .J.JÜ/  «.jls  >«!,»  Na  yO-i/  J.xm_i;  .Lipo  t-^3;  )-=>.? 
:^|_o    ^«.i  ^*.ao|   "^.a.,00^0   :J->Ou-*i    >o;/    J^.aj    ^.i_oo\;     ^-/o    .j-*po 


d'Alexandrie.  Aussitöt  il  l'amena  ä  l'eglise  et  le  fit  aussi  diacre.  Lorsque  le 
concile  de  Nicee  se  reunit  et  qu  Alexandre  y  fut  demande,  il  emmena  le  diacre 
avec  lui;  quant  ä  ses  repliques  et  ä  ses  reponses  tranchantes  comrae  desglaives 
aceres,  ceux  qui  les  ont  vues  ou  en  ont  ete  frappes  peuvent  les  rapporter.  » 

6   Vroilä  ce  que  Rufin  (ecrit)   sur  lui. 

Apres  qu  Alexandre,  selon  l'ordre  de  la  nature,  eut  fini  sa  vie,  ce  saint 
tut  ehoisi  pour  l'episcopat  d'Alexandrie.  Son  gouv.ernemeut  de  l'Eglise  n'avait 
pas  lieu  d'apres  le  calcul  humain,  raais  d'apres  l'Esprit  de  Dieu  ;  autant  les 
familiers  admiraient  son  humilite,  autant  tous  les  heretiques  murmuraient  et 

io  gemissaient  ä  cause  de  sa  duretö,  comme  les  demons  devant  Notre-Seigneur 
et  les  Apötres.  En  effet,  il  tenait  un  glaive  et  un  bouclier  pour  preserver 
par  celui-ci  les  familiers  contre  les  traits  aigus  des  ennemis  et  pour  detruire 
et  perdre  par  celui-lä  les  mechants  morts  (ä  la  gräce).  II  etait  non  seulement 
un  pere  pour  les  orphelins  et  un  juge  pour  les  veuves,  mais  aussi  un  sauveur 

13  pour  les  opprimes,  et  par  sa  misericorde  il  imitait  Dieu.  Lorsque  Satan  vit 
que  ses  perfections  surpassaient  Celles  des  autres,  il  voulut  (chercher)  s'il 
etait  possible  peut-etre  de  les  rendre  odieuses  aux  yeux  des  hommes  ou  de 
lui  faire  perdre  la  vie,  s'il  se  pouvait;  et,   de  meme  qu'il  avait  engage  la 

J»ATR.   OR.   —  T.    XXIII.   —  F.    2.  15 


226  BARHADBESABBA    ARBAIA.  -  HISTOIRE.  [50] 

(^ioi    ^o    ,.3     )\  ^.pV    ^.j     ^-^Öl    .joi^Ss     fcCS—  J     ^_*>     -Oi*JO,-Q^J    .yOOi-ODVaS 

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^oiia-^^  i*~J#£  i-^oöt  :)-«■'  »>  «U*>  «u-  jlj-^00?  v^^io  ••«^^1 

^.•^»7  x?^  •JJ°1  T-^  ^>^  .) «  -i  "^  -c**Jo^>aJ;  y~.\  )iNvi-.  a^^/  a^J./ 
.oilp^  jlj^io  ot^  vcuai;  J-'J*0^  \«*^  f0^  ^^  ^^  .ä*«j1/j  00« 
Jj^iö,  jLsaA^;  ^*>  jjJJo  .^ajI/  )loiNV>;  Jlaoj  "^Om  o^o/  s-=>J-=>o 
.J^Vvs  >*^a_*  ^5  ,^c»t  .o«u  {-soij  j-Xso  p  lyintpo^^-.  Jjo*x^9  oau- 


1.  In  marg.  V»ia*i»3. 


10 


guerre  contre  la  maison  d'Adam  ä  l'aide  du  serpent,  contre  Abel  ä  l'aide  de 
Cain,  contre   les  prophetes  ä  l'aide  du  peuple  et  contre  Notre-Seigneur  et 
les  Apötres  ä  l'aide  des  mechants  d'entre  les  Juifs,  de  merae  il  prepara  contre 
ce  saint  la  troupe  —  (comparable  ä  celle)  de  Jezabel  —  du  parti  de  Theognis 
de  Nicee  et  d'Eusebe  de  Cesaree  avec  leurs  sept  compagnons,.  pour  l'arracher   -, 
peut-etre  par  leurs  ruses  ä  la  religion.  Alors  que  ces  impies,  depuis  le  com- 
mencement,  etaient  malades  de  l'opinion  VAnus  et  que  le  concile  de  Nich  avait 
prononce  l'exil  contre  eux,  ils  donnerent  un  libelle  de  retraetation,  avec  cette 
•  roi.  lu   ruse  qu'en  entrant  *  dans  l'Eglise  ils  pourraient  peut-etre  souiller  d'mie  autre 
v°'       maniere  l'opinion  des  fideles.  Aussitöt  qu'ils  furent  recus,  parce  qu'ils  avaient    10 
beaueoup  souffert  d'(Athanase)  ä  Nicee  —  car  il  avait  mis  ä  nu  leur  erreur  plus 
que  les  auti-es  —  ils  entreprirent  une  grande  guerre  contre  lui.  Ils  invente- 
rent  d'abord  cette  ruse  :  ils  allerent  tromper  l'empereur,  pour  perdre  le  saint, 
de  la  maniere   suivante'  :  tantöt  ils  disaient  quAthanase  avait  ordonne*  aux 
Egyptiens  de  lui  apportcr  en  tribut  des  vetements  de  lin  pour  son  Eglise,    15 
et  tantöt  ils  dirent  qu'il  avait  use  de  fraude  contre  l'interet  de  Pempire  et 
qu'il  avait  donne  un  colTre  (Y^wfffföxopv)  rempli  d'or  ä  un  adversaire  de  l'em- 
pereur nomine  Phildmon.  Quand   l'empereur   eut  entendu  cela,  il   lui  com- 

1    Cf.  TlxSodoret,  llist.  eccl.,  I,  2G.  Nolre  auteur  iri  sult  pluU'it  Socrate,  /list.  crcl..  I.  27. 


51]  IX.  —  HISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  ATHANASE.  227 

:  o^JS^  J— oi  vixa.10  ,_.;  ^j./;  ^o  .^oi-^.^  (L-o»  ^>aa.j  JIJj  oot;  ,^3 
^öl  Jl/  .oö,!  otkjL.^iok  Jus»  Jj-a-Jo  .<*^  -.)a~*J>l  J»=<.~~!  )>\->  yQJoC^o 
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.vSlojLio  Jja«^=>  *s/o  .^^5  ,^)a^  ji^-o  .^'/  oV^-^ÄiCL^  ^-aiie  ;o-J^i 
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manda  de  venir  lui-meme  se  defendre  sur  cela.  Apres  qu'il  fut  alle,  qu'il 
se  fut  defendu  sur  cela  et  qu'il  eut  mis  ceux-ci  dans  le  parti  des  coupables, 
(Tempereur)  l'envoya  ä  sa  ville  avec  grand  honneur.  Mais  seulement  ces 
sages  ne  furent  pas  satisfaits  par  lä;  car  un  mauvais  arbre  ne  peut  pas  pro- 

5  duire  de  bons  fruits,  de  meine  qu'un  bon  ne  (peut  en  produire)  de  mauvais. 
En  effet,  ils  exciterent  Tempereur  ä  cause  de  lui,  pour  qu'un  concile  se  reunit 
ä  son  sujet;  Athanase,  (disaient-ils),  commet  beaucoup  de  maux  que  les  Peres 
seuls  peuvent  apprecier'  :  il  a  tue;  il  participe  aussi  ä  l'adultöre;  il  a  meprise 
l'Eucharistie;  il  a  ordonne  de  faire  brüler  les  Livres   saints  dans    le  feu. 

io  C'est  merveille  comme  la  cithare  s'est  soumise  au  chanteur,  et  l'art  ne 
peut  pas  soumettre  ä  sa  volonte  meme  ces  instruments  muets  autant  que 
ceux-lä  s'etaient  soumis  ä  Satan.  Apres  que  le  concile  se  fut  reuni  et 
qu' Athanase  eut  ete  aussi  appele,  ils  machinerent  contre  lui  des  ruses  artifi- 
cieuses  dont  voici  l'une 2  :  ils  amenerent,  en  effet,  une  femme  qui  consommait 

15  sa  vie  dans  laluxure;  et,  quand  eile  fut  entröe  devant  le  concile,  eile  semit 
ä  crier  impudemment  :  «  J'ai  promis  de  garder  la  virginite  et,  malgre  moi, 
Athanase  m'a  violentee  et  m'a  fait  concevoir.  »  Lorsqu'elle  eut  dit  cesparoles, 
le  saint  entra,  ayant  avec  lui  un  pretre  nomine"   Timothee.  Athanase,   somme 

1.  Litt.  :  «  supporter  ».  —  2.  Theodoret,  Hist.  eccl.,  I,  30.  Cet  incident  est  räsume  par  Mari,  trad. 
Gismondi,  Rome,  1899,  p.  10.  Voir  aussi  P.  0.,  t.  IV,  p.  24U. 


fol.  115 

r°. 


r\ 


228  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [52] 

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ax_oo  .^-ioi  ^o  öto  f> °>' /o  -.öia-lK_./i   yQJCH   oi-^-o   JUot-s    Jicx.^0  .^ca^m.jljj   :> 

«lt  au>  v£Q->-cqjJ./  J  i  -*>o^  Jjojlo  fS^w-t  •,«^sK&/  Ji.OLS.irn  a  p  Uiaüm-^ä / 
|(—  bv_j  JJ>  ,>m » t  mi jl  o*  ..\  •  .J.jl.V/j  1?°-^  K*j>o1^jl./  ^so  oiv^  Jl^  ^oo 
Jjtous  öias'po   J»-~  )r-*./  Q-tua-So  .o£x^o  j>q.\  ^^.iüO}    J?ot  o.^o'<  yOJoio 

joC^S     .«Ol     JlÖ)      ,JL>-^0     v£Q.^LOD)/t     ^Q.\     01)->./?     •  -O^^t-^S-0      l*0«00     .ÖtO't^JO     10 

ot_a_,  Jjlsj  J->oi_a  •.yooi^s^  ot,-./  \3s^°  M  :—oto...k_X_3  ^io  J^oopo  Jj*  oät  ,_.< 
o">  i\  J_»j.ajJi^  lt-».JJ   vir> »  '-vn°^   1^— -s?  -.)jv-»/  <^»;    L:x>a.«.\  .yOOila\  v^otoi^uo 

^fltj    v»j/  yO-XS    tw/    >vOoi^    *P?/    .v£OA.fiOjl/o   Jl,«,  ^-Q;    Ol».-/  «Ol    |«Ot9     w'r-io'/    t3 

*JLfiO»/    JL /o  .  n  °>  ,_.»    ^    .c*\   .  I  » \»J..;    o^.  o  voo£oo  • . ^oa^juoi JJ    oi\    is 


v£Q_ 


de  se  defendre  sur  cela,  so  tut  et  fit  signe  ä  Timothee  d'interroger  ä  sa  place. 
Alors  Timothee  commenca  par  lui  dire  :  «  Est-ce  moi  qui  t'ai  janiais  rencontree, 
♦fol.iir.  6  femme,  *  et  qui  suis  entre  dans  ta  maison?  »  Et  eile  se  mit  ä  crier  et  ä 
montrer  le  pretre  du  doigt  :  «  G'est  toi  qui  as  pris  ma  virginite'  et  c'est 
toi  qui  m'as  depouillee  de  ma  purete.  »  Cette  femme  ne  conuaissait  pas  r, 
Athanase  et  ceux  qui  l'avaient  amenee  en  eureut  honte  et  la  (irent  sortir  de  lä. 
Et  ils  crierent  :  «  Nous  avons  contre  lui  d'autres  aecusations  qui  ne  peuvent 
pas  etre  refutees.  »  Un  homme  nomme  Arsene,  (qui  etait)  eveque,  s'etant  trouve 
en  faute,  le  bienheureux  Atlianase  le  soumit  ä  la  loi  et  le  chassa  de  TEglise. 
Lorsque  la  troupe  des  Ariens  l'apprit,  ils  soulllerent  ä  Arsene  de  ne  pas  paraitre  10 
et  ils  machinerent  ceci  :  «  (Atlianase)  l'a  tue;  »  et  ils  couperent  une  main, 
l'envelopperent  d'un  linge  et  la  conserverent  et  ils  l'accuserent  en  ceci  : 
«  G'est  la  main  d'Arsene  qui  a  etö  tue\  »  Dieu,  qui  ne  se  detourne  pas  de  ses 
faniiliers,  mais  les  protege,  fit,  a  ce  moinent-lä,  veni'r  dans  la  ville  celui  qui 
avait  etetue;  et  lorsque  les  faniiliers  d' Athanase  l'eurent  trouve,  ils  l'emme-  15 
nerent  et  le  garden^nt  cliez  eux.  Le  lendemain,  les  partisans  de  TMognis  pri- 
rentla  main,  dans  le  concilc,  im  disant  :  «  G'est  la  main  du  tue.  »  Athanase leur 
dit  :  «  Y  a-t-il  panni  vous  quelqu'un  qui  eonnaisse  Arsene?  »  Tous  crierent  : 


roi.  ii6 

V*. 


[53]  IX.  —  MISTOIRE  DU  BIENIIEUREUX  ATIIANASE.  229 

..    .  \ot    ,^J>0    ^5»oV}    ,\0)-~l    vOJl2iO|L     ool,     -.Jj-V/    Oj  >\j     )1Ö£lX^    ,^0  &«_)_— 
1.  In  mar«.  6<M.».  —  2.  Pour  ow  «-;-*/. 


«  Nous  le  connaissons.  »  Lorsqu'il  en  eut  donne  l'ordre  et  quArsene  fut  venu, 
il  le  prit  devant  tous  et  dit:  «  Voici  (d'une  pari)  la  main  d'Arsene;  et  voilä 
(d'autre  part)  que  son  Maitre  lui  a  cree"  deux  mains  et  voilä  qu'elles  subsistent; 
ne  reclamez  pas  une  troisieme  main;  mais  que  ceux  qui  la  detiennent  rendent 
t>  compte  de  celle  du  tue !  »  Comme  ils  avaient  rougi  la  premiere  fois,  ils  rougirent 
encore  de  cela  et  s'enfuirent  avec  leurs  mains  sur  leurs  tetes.  A  cette  occasion, 
le  saint  cria  '  :  Ils  m'ont  enveloppe  et  m'ont  entoure;  au  nom  du  Seigneur,  je  les 
ai  aneantis;  ils  m'ont  entoure  comme  des  abeilles  et  se  sont  eteints  comme  im 
feu  d' herbes  seches.  Ce  sont  les  fruits  de  l'envie  contre  les  familiers  (de  Dieu). 

io  Avez-vous  vu  les  abominations  que  commirent  les  Ariens.  Retournons 
encore  en  voir  de  plus  grandes  que  celles-ci;  car  les  artifices  ne  manquent 
pas  ä  Satan  :  Ils  semerent  le  vent  et  ils  moissonnerent  la  tempete2,  et  le  feu 
les  devorera;  en  verite,  malheur  ä  leur  äme!  parce  quils  se  sont  prepare 
des    maux;    ils     ont    aigri    le    juste   beaucoup3.    Comment  ?    Un     homme    de 

15  mauvaises  mceurs,   nomme   Ischyras  (Anesikörös),  empieta  sur   les  mysteres 
divins4;  sans  avoir  regu  la  pretrise,  il  repandit  sur  lui-meme  le  bruit  qu'il 
etait  pretre  —  *  il  demeurait  dans  la  region  d' AlexaMrie  —  sous  pretexte   *,foi.  ns 
qu'il  avait  dejä  ose  faire  meme  ce  qui  convient   au  pretre.    Comme   (cela) 
ne  resta  pas  cache  ä  Athanase,  (celui-ci)  envoya  le  pretre  Macaire  pour  voir  et 

1.  Ps.  cxvn,  11-12.  —  2.  Os6e,  vm,  7.  —  3.  Isaie,  in,  9-10.  —  4.  Cf.  Socrate,  llist.  eccl.,  I,  27. 


v*. 


230  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  IIISTOIRE.  [54] 

\-*£fÖ\l     '?Q^T5    .g5DQ-^/    ^>/./°    .WhlAO    .^O^Ljt    v^ba*     ^    ^,»     OO)     .|j^Q.£Q.\ 

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J-ÄCi  nm°i|   wOtaflSk*»    or  3uH>   yQJot   -.J-öa-oisJJ    stn  .  m  iL/    -.jfcvjs/i    r-"'   v ^ 
•  JjuV/j  ».^oj  .oio  J^oKJsl^o?  fj-^-J^,  1  iyo\JJ  v.oiotfjio  -.Jj-i/  vm»  Ja*A 
p  .>  <ot\  ^l ., >ä /   ^_3ji.v_3?  »  «Not  -.j^i»  1  rniN.JJ   oi.Xs.ajp/   )*)  *  -L0^  J^.ü  .  ->o 


examiner  l'affaire.  Lorsqu'(Ischyras)  entendit  (dire  cela),  il  quitta  (les  lieux), 
partit  et  alla  se  refugier  dans  Ia  troupe  des  brigands  du  parti  d'Eusebe. 
Quand  ils  eurent  appris  que  l'homme  adherait  en  tout  ä  leur  volonte,  ils  lui 
promirent  le  dogre  de  l'episcopat,  s'il  pouvait  calomnier  Athanase,  et,  lorsqu'il 
eut  dit  qu'il  le  pouvait,  ils  reunirent  im  concile;  car  ils  penserent  que  par  5 
la  deposition  de  Macaire  Athanase  serait  aussi  condamne.  Parce  que  le 
concile  ne  voulut  pas  approuver  l'iniquite,  Athanase  monta  aussitot  pres 
de  l'empereur.  Ils  signercnt  avec  audace  sa  deposition  et  ils  machinerent 
encore  ceci  contre  lui  :  «  Athanase  a  fait  en  sorte  que  le  froment  ne  inonte 
pas  ä  Constantinople ;  »  et,  ä  cause  de  cela,  l'empereur  lui  ordonna  d'aller  10 
en  exil.  Voici  les  parolcs  d'Ischyras  (Anesiköros)  devant  le  concile  :  «  Lors- 
quc  Macaire  est  venu  pres  de  moi,  il  s'est  precipite  sur  l'autel,  ila  retourne  la 
patene,  il  a  verse  le  calice  et  il  a  fait  brüler  les  Livres  Jans  le  feu.  » 
Athanase  dit  :  «  Qu'on  voie  d'abord  ceci  :  s'il  a  bien  recu  le  sacerdoce  de 
quelqu'un!  »  Comme  ils  ne  purent  le  (montrer),  ils  machinerent  contre  lui  LS 
la  ruse  du  froment. 

Apres  qu' Athanase  eut  ete  jete  en  exil,  ils  firent  evßqne,  ä  sa  place, 
Georges  l'Arien  et  l'envoyörent  ä  Alexandrie  —  c'etait  un  liomme  en  qui  l'erreur 
iles,  Ariens  avait  produit  une  souillure  et  il  fit  endurer  a  A lexandrie  beancoup 
de  maux  que  nous  citerons  ensuite.  —  Lorsque  les  fidelesse  furent  soulcväs  et    20 


1(1 


[55]  IX.  -  HISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  ATIIANASE.  231 

y--.i-.6t  -.otloLS^on;   J-o»j    loa\  a^iOjsv  \^ßl/o  :Jjl^&:'ooo  ox-jU/    ^-,; 
.  J^oooi»»  J3o  n  m  <=■>/  »^00*^0-.;   )lnimai^>  ,Jjl3  oifcoo^  otKjxjtV.3  >m  .  mil/ 

V-do    «_-/    ,_»_3     ts^^.^oKjt/;    J»oi    .yoLf.-.    yCfcfl .  i  '.'N  a    Aar.tQJLio^oi»    JvJl3; 

jj*    jlnivi  »oi-s    yoaKjLäj;    .jj/    pö/    ^.»   ool  .^6/   .^-^o    jk^so  .yoa^ 
jlj  «'^">  jJSJL^s  ca^  yäo  .Jj/      \y.'.~  ,-*— /  vca »  mil/;  ooo^.  vs/o  -Jloi  »"»»po 

Ul    v»»'»   JJ    -.Na-o    ot^.ao  n\i    oCio    JLiot    {.jc  « m  i\   :v»  V«  i  ».  ^.j    Jj/    3/ 
>t  i  WS    JJ.y.jw.a    yoü^ie    ot\,.;    ^-Nx    )io-1-^s-»ö;    .Joöt    ).M,saA;     ~_./    ai.;   . 
ou^^,;    l^fiootf^us    asj '.m.^o  p  •.vasla\   J-fcot  ^a^  Jjls»   .po/    oolo  .to>>MI/ 
JKa^o^d   ^o   JiKX^ot   Jlct  m  .  ->t   jJLo  ^  JjlSc  .J^cuJ^«, 

1.   IsoowV»  Ms.  —   2.  Iw  Ms. 


que  Georges  eut  ete  tue  selon  la  juste  retribution  de  sa  faute,  alors  Athanase 
retourna  aussitöt  k  sa  place,  avec  la  permission  de  Jules  (Iouliös),  l'eveque  de 
Iiome;  et,  dans  sa  lettre,  il  ecrivit  ainsi  aux  fideles  d' Alexandrie '  :  «  Je  nie 
rejouis  avec  vous,  mes  freres,  qui  avez  vu  de  vos  yeux  les  fruits  de  votre 
foi,  ce  qui  a  ete  accompli  par  mon  frere  et  mon  serviteur2  Athanase,  dont  le 
retour  pres  de  vous  (a  lieu)  ä  cause  de  la  purete  de  ses  actions3  et  ä  cause 
de  vos  priores.  »  Et,  peu  apres,  il  dit  :  «  Je  dis  encore  que  vos  ämes  sont 
dans  une  foi  invincible*  et  je  me  rejouis  aussi  avec5  Athanase,  mon  frere; 
et,  bien  qu'il  ait  endure  de  nombreux  maux,  il  n'a  pas  oublie,  füt-ce  pendant  un 

petit  moment  du  temps,  votre  afi'ection  et  votre  araour  pour  lui.  Moi  *f0i.ii6 
aussi,  mes  amis,  je  ne  pense  pas  qu'une  teile  epreuve  qui  s'est  elevee 
contre  lui  ne  devienne  pas  comme  (un  sujet)  de  louange0;  car  sa  propre  foi 
et  la  votre  a  ete  ä  la  fin  connue  de  tous.  »  II  dit  encore  :  «  II  est  retourne 
maintenant  pres  de  vous,  fortilie  par  la  confiance  de  sa  volonte  saine,  et 
15   il  est  retourne  en  possedant  une  gloirc  plus  grande  que  la  premiere.  » 

Teiles  sont  les  paroles  de  la  lettre  et  tel  est  son  but;  car  eile  s'allonge  en 
un  grand  nombre  de  lignes.  L'empereur  Cqnstantin  (Constance)  aussi,  pour  la 
cause  que  j'ai  dite,  ne  le  recut  pas  volontiers;  car  il  fut  contraint  par  Constant, 


10 


i\ 


1.  Gf.   Socrale,  Hisl.  eccl.,  I,  23.  —  2.  Kai  (juvemixönou  [iou.  —  3.  To-j  ßiou.  —  4.  'AxaTajiaxYJTDu;  ev  t$ 
TriffTei.  —  5.  Suy/aipw.  —  6.   OOx  aSo^ov. 


10 


232  BAHIJADBESABBA  'ARBAIA.  —  IIISTOIRE.  [56] 

>..ota,«\  Vni  JJj  oot  v/»  .  Lvsocxm  J^ls.^0  *jx>a^coa.o  ^o  ^u±U  )?c+\  i..^.  bo^>. 
Ji-i^v/    k^l  os.\  oK_so  .^^ ;    ,— ^\oi.ao  ,oml3J   v-i  »'^J   J-si-XL^  -..m  .  m  ilJJ 

•  Jiiimvi  »  joou*  yasas'/  «-o-:3?  oöi  L/^coiol;  .)iJ\m  ycr£i  )*öi  .».cn  .  -i  rmo/  Js^jm 

•  Les;  "^.-«^s-o  .^jl^I/o  as^  ooio  .Icocui  J*>\v>  t  n  °>o  .o£^  O  "**'  ^-«"l| 
.»— ./  CH>a>>aaS,    sfno^  <mon  '"^^.io  ^»ljl*o  :>rr»oi  .'\o-.  \^io  }r^>  ^siK^o 

Kf>m°>j./i  ^tr*!  ^oo  /^^abu   ,«_ oKju  y/;   )ni\v>  1  o  »  LuV/i   )  - j  ^o  Q  a 

^X3   oCs.-i    looi   J.3»-.  -oi   »-3  .)UK^.-jo   ),—   jkXoK»a  lo^.    )-.i,  imi\U  ous 

•  .oiKji^.  ,_bo  j_V^O  Oi\  woi/o  ixa  fc^JLJS  flDOO  ^..■«■V;  ^.j  ^O  .ot^  J^jsISo>0» 
.)a->y^>  ^^ai  y^\  .oil^iv\  j^o  ^»l?  ),uy\Vot>ni\  v^^J./o  .|i.^.\  )!/  ^.,-.61 
-|<V*?    -»oio  ^^^o  J-i-»V/  ^o  r<\  •>(•>  n\  ^|U|i    LlL^o  . • )  A »,-D;   ch^co  cuöt 

jJL*     ^.y^.j-5     t-»-^  il     -J-'^-3     joCSS     K^.~,-S      OULäJ     OQ_./      )  I  -Y\l     l(XiöKS«     Lid 
1.   IsoiWi»  Ms. 

I'empereur  de  Rome,  ä  ce  point  que,  s'il  ne  recevait  pas  Athanase,  il  eüt 
ä  se  preparer  ä  la  guerre1.  (Constance)  eut  peur  de  ces  (menaces)  et  ccrivit 
ä  (Athanase)  trois  lettres2  pour  qu'il  revint  rapidement  ä  son  siege.  Le  mal 
n'en  resta  pas  lä,  mais  machina  ceci  devant  I'empereur  par  le  moyen  des 
partisans  d'Eusebe  :  «  Athanase  prend  pour  lui  la  nourriture  que  votre  pere  a  5 
ordonne  qu'elle  appartiendrait  aux  pauvres;  »  et  I'empereur  ordonna  qu'il 
mourüt.  Lui,  il  s'enfuit  et  se  cacha  quelque  temps.  Ensuite,  premierement  ä 
cause  de  Jules  (Iouliänös)  et,  en  second  lieu,  ä  cause  de  Constant,  il  occupa  son 
siege.  Apres  que  Constant  fut  mort  et  que  I'empereur  d'Orient  eut  pris  les 
deux  provinces,  sur  l'accusation  des  Ariens,  I'empereur  ordonna  qu'il  füt  tue,  10 
si  on  le  trouvait.  Une  fois  qu'il  eut  appris  ce  qui  avait  ete  prononee  contre 
lui,  il  s'enfuit  et  se  cacha  —  comme  il  en  avait  etö  instruit  par  une  revelation 
divine  —  pendant  six  ans,  ä  Alexandrie  meme,  chez  une  vierge  parfaite, 
alors  qu'elle  avait  soin  de  lui  pour  tout  ce  dont  il  avait  besoin.  Apres  que 
Constance  fut  mort  et  que  le  Seigneur  l'eut  delivre  de  son  affliction,  il  ir> 
vint  alors  ä  l'eglise,  se  montra  aux  iideles  qui  y  etaient  et  dirigea  son  Eglise 
comme  auparavant.  Teile  fut  la  vaillance  du  saint  et  la  Jalousie  qui  fut 
excitöe  contre  lui  par  les  Ariens,  les  ennemis  de  la  veritr.  A  l'exemple  du 
bienheurcux  Job,  son  Arne  demeura  dans  la  piete;  car  les  souffrances  qu'il 

1.  Cf.  Socrate,  flisl.  eccl.,  I,  22.  —  2.  Ibid.,  I,  23. 


10 


fol.  11« 

V*. 


[57]  IX.  -  HISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  ATHANASE.  233 

öS.    .ok.    oJ^Oo    otloa/    JL^o  Jjoi  ^0.0   .vcoaS.o3   Jj-k^?    ,^0  ^.  1  «>; 

yooiia^  J-£^o?  U^V  k**l  i-^  xr3/  J-k-^?  )Ll-.«jo  J^^aV;  jloi^a^o 
a^.  jl/  .)  viX^  Jj<x»  l-o-!J;  Ji-=^  >-/  1\*j^o  :J^**V;  J»-^  y*-\ 
\-aXiji  yQQlJ>o.»o  )  K  «  j>»  yootlnt.»  s  looi  (^..J^oo  t-^ss.  W    ^t-^  N_.)ao.»  ..  t 

|n\  v  »tDttJ  .°\o...  ^o_oj  ^o  .Jlo <=>!,.'.  ^ioa\  U^°l  \-*\-°  &1  ,\--»:  t-^0!"* 
>ffl  .  nn  il/  ^N  »  n.q  otlo  »„.  3  \i^Ooo  Jl^  "^  w^si'/   |_si    J^acl^.  -J-^i  .. 
,ooi    0010    .wap»aa^>  -.*,»».  ,)-^a^-so  •^»oiq-.^-sqI);  j^-ao  -,\~»iy  1  tm,^>;  Jb^ocx^ 

*  *  •  *  • 

"^s  t  f)o\    CH°>\,/    I^OJp   nXCUk-COjI/    OOI  •.>-.0<a_OJvJ;     1^.2)    yJäO  .OI)N-3    sd'li    «-t-* 

Jen?  .o^  V^o/o  ,vm .  m  il/  L^-^°  J-3^^?  •*-*?/  ,,*t—  V  P  °oi°  -y^^'l  .J^VSo°< 

endura  ne  sont  pas  moindres  que  Celles  du  bienheureux  Paul;  et  c'est  pour- 
quoi  une  couronne  lui  est  preparee  comme  ä  (celui-lä),  En  effet,  nous  ne 
racontons  pas  tout  ce  qu'il  a  endure,  parce  que  ce  n'est  pas  notre  but;  mais 
(nous  voulons)  montrer  par  quelques    (traits)  deux   choses  :  l'iniquite  des 

s   impies  et  les  belles  actions  des  familiers.(de  Dieu).  Gar,  bien  qu'il  y  ait  *  dans   *  fol.  nc 
ce  monde  des  justes  ä  qui  il  arrive  selon  la  conduite  des  impies '  et  des 
impies  (ä  qui  il  arrive)  selon  la  conduite  des  justes,  cependant  ce  n'est  pas  tout 
simplement  qu'ils  se  rencontrent;  on  ne  connaitrait  pas,  en  effet,  la  mechan- 
cete   des  mechants   et   l'amour   des    justes  pour  Notre-Seigneur  et  la  juste 

10  remuneration  des  uns  et  des  autres,  s'il  n'etait  pas  permis  ä  cela  d'arriver  ici; 
et  de  meme  que  l'amour  du  guerrier  pour  son  maitre  se  reconnait  dans 
la  guerre  contre  ses  ennemis,  ainsi  les  familiers  (se  reconnaissent)  dans  la 
guerre  contre  les  ennemis. 

Citons  encore  la  guerre  qu'il  engagea  contre  le  paganisme.  Apres  que 

15  Julien,  l'empereur  paien,  eut  succede,  il  suscita  un  grand  trouble  contre 
l'Eglise  et,  ä  cause  de  sa  mechancete,  il  donna  au  gouverneur  d'Alexandrie 
des  ordres  au  sujet  d' Athanase  et  chercha  ä  le  perdre.  (Athanase)  commenga 
par  fuir  sur  la  mer  et  le  (gouverneur)  se  mit  ä  le  poursuivre2.  Lorsqu'il  voulut 
ensuite  l'atteindre,  Athanase,  par  ruse,  retourna  son  navire  du  cöte  du  gou- 

20  verneur  et  celui-ci,  ne  le  connaissant  pas,  dit  :  «  Ou  est  arrive  Athanase?  » 

1.  C'est-ä-dire  :  «  il   y  a  en  ce  monde  des  justes  qui  sont  malheureux  comme  ne  devraiem  l'etie 
que  ceux  dont  la  conduite  est  impie.  »  —  2.  Cf.  Socrate,  Hist.  eccl.,  III,  14. 


v\ 


234  BARHADBESABBA    ARBAIA.  -  HISTOIRE.  [58] 

.^lo^.^  IllMii;  vO^Kjü;  *s/  JJ/  .u^ii  ooio  .JVo_aL.fi  1^____  yO»jJ  J;o'P>o; 
.-oj__*;  N^_\  _oio-\t_M  ^^ioo  .)i-*--o/  J't-3-^  w_il__i  yO..  ^»io  yoV-t-fclKj*  ooio 
l^oo^-X-S    J-«^.o    ^.010    .^-»oöu;    sca3*/     J-flDQ-^  K_^a>;     J-.Vafi     .JjKXio»    .^Z    '■' 

^^£0^  ^oafiJ.  JJo  .)>~^oi\  jil/  a_=>o»;  >^^  o-Kd  .J_;öou  ^-ao  oj^  iXj>>j5 

.J^  J<r>y°>  J^ 
aus  >ä^.;ll/   Ji*^»  ^^^  ••sjLT^  ^n»«>»U   i«^>  j-t**   ^.;  ^-L^ot   p  10 

•  .^<*lyo  Jj»ot  ^ioo  .oikjL.^ae  j_=>£j  JL~?  JJ»;  .JaXao  ,  o  »  ^.»-oto  .JKj^pco 
:J*.»,inm\JI  ^aia;  L^xi  Jj^io  sm.No  w-po/  v-^  JJ  .öu^Q-flO  yj>'i  IAjo 
)1o°io  nm°>/  ^.;   ^ä'j  A-^e;   Lv^   vm  .  rn  il/  la\;  JJV.  1  ,,V)   ouscu*  ^2oo 

Et  (Athanase)  lui  dit  :  «  Voilä  que  son  navire  est  devant  toi.  »  II  dit  aussi 
ceci  :  «  C'est  un  nuage  et  il  passe.  »  Apres  qu'il  fut  entre  dans  sa  ville,  il  se 
cacha  dans  le  tombeau  de  ses  parents  pendant  quatre  mois.  A  la  fin,  lorsque 
les  Ariens  eurent  entendu  cela,  ils  dirent'  :  «  Les  rebelies  habiteront  les 
tombeaux;  »  et  il  repondit  :  «  Mais  (il  est  dit)  aussi  :  Ceux  qui  sonl  dans  les  5 
tombeaux  raconteront  ta  bonte;  et  encore  :  Ceux  qui  sont  couckes  dans  la  pous- 
siere s'eveilleront2  et  loueront.  »  Et,  parce  qu'ils  lui  avaient reproche  d'avoir 
fui,  il  dit  :  «  Moise  permit  qu'il  y  eüt  des  villes  de  refuge';  David  et  Elie 
eurent  recours  ä  la  fuite;  Paul  se  sauva  dans  une  corbeille  au  temps  de  la  nuit; 
Notre-Seigneur  aussi  et  les  Apötres  fuirent  parfois  les  Juifs.  Car  il  est  ecrit  :  10 
Laissez  la  place  ä  la  colere'' ;  et  :  Tu  ne  resisleras  pas  au  fleuve  dans  son  inon- 
datioi  ni  ä  fhomme  en  son  temps6.  »  Les  hommes  diserts  admirerent  combien 
isa)  sagesse  connaissait  de  preuves  veritablcs. 

Lorsque  cela  fut  ainsi  arrive  envers  Athanase,  un  graiid  trouble  fut  suscite 
dans  la  ville  et  alors  l'empereur  ordonna  qu'il  dirigeät  sa  ville  sans  crainte.  ts 
Des  lors  et  apres,  c'est  cn  (toute)  tranquillite  qu'il  en  ge>a-  l'affaire;  car 
Valens,  l'empereur  impie,  n'osa  pas  entrer  ä  Alewandrie,  ä  cause  de  l'amour  de 
la  ville  pour  Athanase,  jusqu'ä  sa  mort.  II  gouverna  l'episcopat  durant  qua- 
rante-six  ans.  Ces  (traits)  relatifs  ä  Athanase  jusqu'ici  suilisent. 

1.  Cf.  Ibid.,  III,  8.  —  2.  Cf.  Ps.  lxxxvii.  12;  I)an.,xn,  2.  —  3.  Nomlires,  xwv,  11.  —  '..  Hom.,  xn,  19. 
—  5.  Cf.  Eccli.,  iv,  32,  et  llistoire  el  sagesse  d'Ahikar  V Assyrien,  trad.  F.  Na»,  Paris,  1909,  p.  181, n» 38. 


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K^jL^o/  O)  -%\;  JjlL»  ,_>o  J^-x)  V^o/;  t"*"^.  ^  -l^-*^0/  r^00  Jk-»***^  ^-2oo 
>^;'j    jL>t  im"i\)^;    JjLbccSot.ao  ^Ow  ,-^.c  ^ot    p    ^ot   -.)aSjiio/*    6«_sjo_~  ^.i* 

.  JoCSX   ^O;    |io;*pO   .i-w^v     ^ol    .o^iO-i.    ly.2»    ÖjJS-X^-O  ^iw    'J-i^SCS-iO    J.ic.:so...J_s 

^o  Jloim  »q^Kso  JN  JLfcj  H.S  J^2l~£ocs  j»ot  .JK^jl^.£o  wu^a^  ,^.j  J^iot 
);a^v  -JKijpo  ^_io  vjUüi  Jb^iö?  JKü^t  ^_io  >m .  rn:l/  )li  ->o>^;  '^^  '^-5 
^-io  >jl*_a\  U-»i-=»  >.m»  JcuA  .°-3l:'^  '  •vt)a  *  a  f00l  k~«-^?  |_^^v_cü.\?  )-,-^a°vo 
■)l^,  .  iv)  »V/<    jK^^U   vi»  nii    y_»(    J °^ q eo a) a   ^-ietC^  oi^o   .)»■*>    J.~oi 

1.   Les  lettres  >=«  au  bas    de  la  page  marquent   la  fin   du  douzieme  cahior.  Au  bas  de  la  page 
suivante,  les  lettres  v^  indiquent  le  commenoement  du  treizieme  cahier-  —  2.  U^=fc>aso  Ms. 


X.   —  Quels  maux  Georges  V Arien  fit  endurer  aux  fideles  d'Alexandrie  *  et  *foi.  U7 
sur  le  genre  de  sa  mort  de  la  part  des  fideles.  '  ' 

Au  sujet  des  maux  qu'ä  Alexandrie  les  orthodoxes  endurerent  de  la  part 
des   Ariens,    il    faudrait   (recourir)   au  bienheureux  Jeremie   et    ä  l'ecrivain 

5  Josephe;  et  peut-etre  cela  leur  echapperait-il,  et  ä  l'histoire  et  aux  lamentations. 
Car  ce  que,  dans  la  souffrance  de  son  coeur,  sous  forme  de  lamentations, 
le  prophete  a  dit  de  la  destruction  de  Jerusalem,  il  nous  faut  aussi  le 
dire  de  meme  des  fideles  &  Alexandrie  :  Qui  a  fait  que  ma  tete  soit  de  Veau 
et   mes    yeux  des  fontaines  de  larmes  ?  J'ai  plenre  jour  et  nuit  sur  les  tues  de 

lo  la  fille  de  mon  peuple' .  II  y  avait,  en  eflet,  lä  un  chätiment  de  la  part  de  Dieu 
et  ici  une  erreur  satanique  qui  travaille  parmi  les  fils  de  la  desobeissance. 
Car,  apres  que  le  bienheureux  Athanase  se  fut  ecarte  de  la  ville  par  crainte  de 
lempereur,  la  troupe  et  la  reunion  des  voleurs  du  parti  d'Eusebe  choisirent 
Georges,  homme  revetu  de  l'Esprit  mauvais,  et  l'envoyerent  lä  pour  eveque, 

15  ahn  de  relever  l'opinion  des  Arimanites. 

1.  Jer.,  ix,  1. 


10 


236  BARHADBESABBA   'ARBA1A.  —  H1STOIRR.  00] 

J-iot  >^^.  -.Ilo-io  y.+\  wVtp  Jlo  ^.a-^.  ^./  ojJlSU  «Kä/j  :<*olLcd  JJ  )■%■'■« 
J-»jJ-s  .!■*-»/?  I^o?  \<*A*\  x*>?  :J^->Jvao  JLo  J^a  ^_^  fo^l  v/  .h^j[  JK^oJI 
Jjjo^o  .JJ-^ß  JJ/  -.*ao'/  jL^j  V-^  Q^  •JJ«?  k-jjJ^  Jaao  '.fJkjKj  oväo; 
Jpo/j  ^iö  UoA^o  rjoot  JJLO  JoC&>.  ^^—;;  J^soaxo/  i^v  p  .JLioisj  J^cl^K^ 
o-^>  ^*©  -.Jo£^  k^~ j;  IL—  ^boo  .Joot  w.£aao  ^.otJUif  ^io  -Joot  ju^K^o 
0^.0    !/,_=>  ^O  ,yÖC^  ^.^NL.  -.V^-COJ    )KJL^3    ^Xj/   ^Sw|;    -U->qju«    joot    L>jj 

^-^v  J-ai-»-»  .^>of.oows  joot  vi  ♦y'n  vs/  ,^*j/  \iJ0  <£,'*  oöt  .-.m .  ,t>  iI/i 
^el;  ^-*^->/  ^o»  .-)LieLs  ^öw*  ^-^>öt  ^-./j  -.ot_«_oo^  v^ik?  j—o't-s  sAÄioj 
»  *.\  ./  Lit  i  ffl  i\J)  ,V*a  ya^.  olj  .s,m  »  m  ilf  Jjlso^  Lvkjuio  i^K-oo/ 
L^oooiV  .JKa^o',jo  ^o  .  %  S ■  a»  JK^j^L»/  s^öoto  .ooot  .  «a'<  -  - |N--  £■  a se&  \ 
Toi.  117    J-S'9-ß   ^iL^isJsoi       Jilo    op    ^OO  .OtfLu    Jlf^   ch>  SI    ^o    ^o    wh^Jt    ^0    t-^x 

i^äls,;^  ^oi(i  l-äoo^  "^i.  ^»o  ]]/  .ooot  y «xaolLaao  )i.oX.  .°i\^, 
Jja-/  •JK.f.^N   ^j/    'ao'i    jüLSot  :»;Kji/  J^uoo,°inN   ^oI\\   voou^o<   oöt 

1.  Pour  ow  uai. 

En  ve>ite,  ce  que  le  sage  a  dit  :  L' 'komme  perfide  suscite  la  rixe' ;  et  : 
L' komme  impie  et  gourmand  n'est  pas  rassasie2;  ear  il  dilate  son  dme  eomme  le 
Seol  et  il  n'est  pas  rassasie  comme  la  mort3,  convient  ä  cette  histoire.  En  efiet, 
si  la  parole  du  Seigneur  est  vraie4  :  Celui  qui  versera  lesang  des  hommes,  son  sang 
sera  verse  par  les  hommes;  combien  plus  (le  sang)  de  celui-ci  (sera  verse) ;  car  il  ."> 
n'en  a  pas  perdu  un  petit  nombre,  mais  beaucoup,  et  jusqu'ä  l'ordre  (ray^a)  des 
pretres.  En  eflet,  bien  qu'il  possedät  l'apparence  (a^vijKx)  de  la  piete  et  apparüt 
sous  l'habit  des  brebis,  il  etait  eloigne  des  deux;  (il  etait  eloigne)  de  la 
force  de  la  piete  et,  ä  l'interieur,  il  etait  un  loup  qui  etrangle.  Nous  appren- 
drons  quels  sont  les  maux  qu'il  a  commis5,  par  la  parole  A'Athanase  qui  et  les  io 
cndura  et  etait  present  lorsqu'ils  eurent  lieu.  Car,  dans  le  traite  d'apologie" 
sur  sa  fuite,  lebienheureux  Athanase  raconte  en  ces  termes  inemes7  ce  qui  est 
arrive'  lä  :  «  Ils  vinrent,  en  eilet,  ä  Alexandrie  ceux  qui  voulaient  me  mettre  ä 
mort;  »  et  il  y  eut  d'autres  choses  pires  que  les  premieres;  car  les  Romains8 
entourerent  subitement  Teglise  de  tous  cötes  et  on  entendait  de\jä  les  voix  16 
fol.  ii:  *  de  ceux  qui  excitaient  la  guerre  en  place  de  la  priere.  Mais  lorsque  Georges 
—  qu  ils  y  avaient  envoye  de  Cappadoce*  —  fut  entrö  durant  le  jeüne  des 
quarante   (jours),  il  augmenta"'  les   maux  de   la   maniere  qu'il  devait  l'ap- 

1.  Prov.,  xv,  18.  —  2.  Cf.  Prov.,  xin.  25.  —  3.  Hab.,  n.  B.  —  k.  CA.  Mallh..  xxvi,  r>2.  —  5.  Socrate, 

llist.  eccl.,  II,  28. —  6.  'Ev  T(;>  önciXoYilTixü)  \6ftp.  —  7.  Krri  )ie|iv.  —  8.  ETprri<T>Tai.  —  9.  Lire  :  ^»  voouae» 
Uoo>Sß   4  7iip'oütwv  ex  Ka7i7ta6oxi«.   —   10.  Hü5t)uev. 


i 


[61  X.  —  GEORGES  LARIEX.  237 

)£0\ök..S     ..j^A^Si     )»J.Ni     ^Oa&j    )Vi>     t-»->x     »^-^     ^0    .sS\Jj    yOOULiO    so/* 

.oooi  ^.1'/  )Vo  et>\  ~>  .|L.ioooiV  t-»-^  )-9Ö.r>  <n°i/o  .^.001  ^.sitoo  j_>.&o  -i ..  K  .  V\ 
^-.N^äK^bo  iVooupo  JJ;  y\,  -\  l\  )N_ä  .^.j>itoo  J^ök-.;o  JM^ioV/;  jtoo 
^.io  )K  ».«.so  .0001  »~-^-  alflD  jtsJL^..=>  iVoojJL»«7  «2^  *xoo£s..o;  jji/  .0001 
jk-a.*   j-ioi.  ^o.<   t"*"^  '^"5    ^°  .s*3oi  wööi;    ^.\oi    »— ^Jo<   -.v-öoi  ^.j.Lm£oo 

«2000     vJUL^S;    ^^s^.^0    • .  ^.V-^^O-a-i    .|l>->;   sA.2lJ     •.     t-^v-flPQ  n  ^Q-2>    jfcs_S    ,_iO; 

jJols  J<oi\  öta^s.^  t^o  .jU-.»/  vcü^Ojs.  y>-^;  JIobIoa  — io  -oiäa'/  )ooi 
)bO>w^'  ^o  ^oioK_./j  oöt  .•'  )üu^jaa  -^  tp  sjq-«.^C^v^. j6P JJ  oipov^o  "^. jl-.lxaio 
w-tvjo.^o  |au>xo  v^>vi>  ->  -.ot^CL^.  )) .  X  «>  j^oooiV  yx\  001  ^^-^alioo  .JLfcLuae; 
:^Xpo*  o  ..•>»/  JVa^£>>  po  .a_a.3L.j  jL^a.^  ^"s  f  •>*■  -»j  -t  J^oo_«-s  ot^  JtkJLo 
y^l%  :Ur*-  °C±-  J001  j  •>>»  ^£00  ryooi^  oooi  o-kJlji  J^aN*  t-*-sv  JLvQjx>o 
)fS*ii  V*"*K  J'0-1  .JoOOCl^.  s^ÖOI  »--)-£  ?o..,.\  -1  vOOU^;  ^»^-/  '.oy\ect  .  »\oi 
K_.)V-*-^-o   ^_.ch\    jo«    Jö»o    .)K\öl^.i    Jo»a_o  ^Jbo    ötloX    CLiQ-^o'/o    -.Ol— 0/ 

^Xdjt     wÖj^k     JOOI     \yl~     ^.J      ^     .s£0O-.i/      K_»„3f     ^L.     j£C^w)     ^J»i     -.y^jo)_)i 

15   jodt    {JL-    -.^öot   >  V»'..   JJ    ^opo  oueL  ;    )iaju\o    : oilo *  «  i\   OfS   ^e  ^öot 

I,   \$jcaZ*$jS  Ms.  —  2.  >a>-$&fiü  Ms.  In  marg.   uK^^^aell.  _  3.  |i.fr"nn-»«>  Ms. 

prendre'  d'eux.  En  elTet,  apres  les  sept  jours  de  la  fete  des  Azj'mes,  les 
vierges  etaient  conduites  en  prison,  les  eveques  venaient  dans  les  chaines 
par  l'entremise  des  Romains,  les  maisons  des  veuves  et  des  orphelins  etaient 
pilloes,  les  maisons  fermees,  sans  leurs  maitres,  etaient  ouvertes,  les  freres 

•r>  des  clercs2  enduraient  des  maux  ä  cause  de  leurs  freres;  et  il  n'apparaissait 
que  des  maux  dans  ce  qui  avait  lieu.  En  effet,  apres  que  le  peuple  cut  jeüne 
la  semaine  qui  suit  la  Pentecöte  (nrevTYixo<mf) ,  il  sortit  pour  prier  au  cimetiere 
(xoi(x-/;TTf)piov),  parce  que  chacun  se  detournait  de  la  communion  avec  Georges 
I'Arien.  Lorsque  l'impie  et  le  mechant  l'apprit,  il  alla  exciter3  le  general'' 

10  (ffTp*TiriX«TTfi;)  Sebastien,  qui  etait  de  la  secte  des  Manicheens.  Alors  celui-ci  ainsi 
que  beaucoup  de  Romains  avec  lui,  les  epees  degainees  et  les  arcs  tendus,  sor- 
tirent,  en  ce  jour  da  dimanche,  contre  le  peuple  ;  ayant  trouve  peu  de  monde  en 
priere  —  car  la  plus  grande  partie  du  peuple  s'etait  retiree,  parce  que  l'heure 
etait  passee  —  ils  firent  des  choses  telles  qu'il  convient  qu'elles  ne  soient 

lr>  faites  que  par  eux.  En  eilet,  ils  allumerent  un  grand  feu  et  des  environs 
amenerent  aupres  (de  ce  feu)  des  vierges  et  (Georges)  les  contraignait  de 
force  ä  dire  :  «  Nous  sommes  de  la  secte  du  parti  d'Arius.  »  Comme  il  voyait 
qu'elles  vainquaient  dejä  sa  mechancete  et  qu'elles  comptaient  pour  rien  le 

1.  Mt|j.a6r)xe.  —  2.  Litt.  :  «  du  clerge  ».  KXripixüv.  —  3.  Dapo^üvei. 


toi.  iis 


10 


238  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [62] 

r 
,__o;    Jj-__/    -.^-.öC-s    jooi    J___ö   ,_._oi.;c_/   ^^.i.   »f!_o    Jjoio  .,_._o»..__>/i    )K»rml 

V---v    Ji__^^   .^__ot_~_o,i_>>   ^_o    _.oöt   ^^Kic   .  m ..  v>\   .ia_>)    jJ   Jjl_j    ik__ 

,_.£v„_.j«     ;__^v    J_£v.._._   .,j'tvi/    )«■%'?    Ui-**  J^C-IäJLs  .v00*"3  3i°    /-^    ^-^>'/ 

)t_-t--3   -.-.OOI   ^.Ci_N~../    yOC*..-     )LiL_wJ_>    yOOlK^aX^LflO    ,_>0    ._.K_/     JLoi     ,_iO    ),-..,  V> 

yO^f^Kj  _>/  <voou__>  ^«Ju/;  J-J-a-«/  Jooi  K---Ö  ^..\oi  ,._._•  Jjl_öi  .voot_>.__  i 
- .  ^._._.___o  JJ  »_>  ^_)  i-J»-"/  -oocx  .  » \  i  oK-0  vooi_>*  )  m  '»*  °  <^-^°  ^p'^-s  <«^ö 
,-__*.-/  :o^_JL_7j  JkJ_~öK__o  j  £___,*  ^--so«  vOoC____>  .yolo-OJ  .fcooio  _>/ 
O)..-.  i  ^.\._/  ^.J  )il^a.\  <\Oj/  »»_»■  w____  ^O  J-.iaj31.3jJ  ..o_s_*-__  JJo  o___.<> 
JK.i_)0,.-._     JJ  /     .OJ_._.._     yOOt  CQ  I  ^   -*-■_-«■     yO-SOi-koi      Ji-s/     .J-.iO.Ji_S     •  .ofcv-.-iO} 

•  .yOOtLax-o'^  la,. _. n  )jot  ,___>i  ^t _>.'ro  j_>  .yOj/  o,.._  jJUo___>  JJ«  J^-JL^oo 
j__^v  ,_>  .vooi_--\;  )lo .  it  a  J— -^  );ot  t-»-^  o^._o  .ycu/  yotv.„.j  )La_._.^C_- 
yootlai-ta-o  *^_\  io_x (._>  JJ »  ooot  ■  -|*--  : oK___o*  .  __>«>  yOO|K--_  uJLa 
vocx.x_oii  | loj._a_J.io  •>voo(_>V^;  jLo.-_.~_.-_  JJ  "^-x  ^*;  ooot  ^J_\___/  :JoC_J__i 
^_oo  ^*i  v_o  ^_o   V-*-^.   Jf—^o  .looi   ),._L!S._o  voot-«_N-v  J^->)v_J^->  .yootio »  >  ■  ->;o 

1.  (1  supra  lineam. 


feu  de  sa  menace,  il  levait  le  voile  de  leur  visage  et  il  les  frappait  au  visage, 
au  poiut  qu'apres  un  temps  non  court  c'est  a  peine  si  on  les  reconnaissait 
par  leurs  ligures.  II  prit,  en  efTet,  quarante  hommes  et  il  les  lourmenta  aussi 
par  de  nouveaux  genres  de  flagellations ;  car  il  fit  apporter  des  verges  qu'ou 
venait  de  descendre  d'un  palmier  et,  comme  il  y  avait  beaucoup  de  rameaux,  s 
il  faisait  par  lä  tomber  la  chair  de  leurs  dos,  au  point  que  certains  d'entre  eux 
furent  plustard  operes  des  bois  quis'etaient  fixes  en  eux  et  que  d'autres,  qui  ne 
supportaient  pas  (ce  supplice),  moururent  meme.  Ensuite,  tous  ceux  qui  res- 
terent,  hommes  et  vierges,  qui  vöcurent  et  ne  moururent  pas,  il  les  envoya 
fol. iis  tout  a  coup  en  exil'.  Quant  aux  corps  *  qu'on  vit  etre  morts,  au  common-  lo 
cement,  on  ne  permit  meme  pas  de  les  donner  ä  leurs  parents;  mais  on  les 
jeta  sans  sepulture  dans  des  endroits  Caches,  en  pensant  que,  par  cette  dure 
cruaute,  on  les  ferait  oublier.  Cest  lä,  en  efTet,  ce  que  firent  les  heretiques 
dans  Tegarement  de  leur  cceur;  car  comme  les  parents2  des  morts  ne  se 
röjouissaicnt  pas  peu  de  leur  martyre  pour  Dieu,  mais  etaient  tristes  de  ne  i . 
pas  trouvcr  leurs  corps,  c'ctait  surtout  sur  eux  que  tombait  le  bläme  de  leur 
impiete  et  de  leur  möchancete.  Aussitot,  en  elTet,  dÜEgypte   et  de  Lybie  iis 

1.  Le  grec  ajoutc  :  «  ;'i  la  grande  Oasis  ».  —  2.  Oixttoi. 


1" 


[G3]  X.  —  GEORGES  [/ARIEN.  239 

■.voj/  o£)m  J^.)',-»^0  )~L3Ö(o   ,   |ianm  >tXo    \mn  oyL»JJ   Ja.  .  ii '  o  ^00  .vflpg.o'tj>o\o 

^j»;    )tv_^_»    JJLJJU    >'\^ql%    yV-io;    otK^io    K.ba^A    J^iöi}     Jj/     j  ilmo 
a^»_.  JJ»  \^Oo  '.vo^io  ^*\oio  JotXjJ  oy'nV)  ).!.=>  jo_o*  V  •> m  1  .  vaa\o.^aji 
J;0|  ^^O^o    .ai,....  v-Oia_iJJ    jJo    o£*    jJo    -.j^.^JL^CL.V/    )^.«  ^o    .A   jJo     .^«-=>jJ    jJo 

J..O001  .^v-*-^;  U'IX-^si  )i  mvirt  ..o  U&«o  'Jjlo/  >m  .  ^jo-fc^  K-«^i  )1ojl3'^o 
^soi  •  .o&Owio  ^^ldq^  ^a-oi   lp°t-^^/°  :|^ö^?    J-»t^>f^o  J-^'J--^  °o«  "^><V? 

1.   l^siiS.  Ms.  —  2.  |Vaiuo<^o  Ms. 

envoyerent  en  exil  des  eveques  :  Ammonis,  Moise,  un  autre  Ammonis  et  Ma»r, 
et  parmi  des  pretres  :  Hierax  et  Dioscore.  Ils  les  persecuterent  si  durement 
que  certains  d'entre  eux  moururent  en  route  et  que  d'autres  (moürureirt)  en 
exil,  apres  y  etre  arrives.  Ils  mirent  aussi  en  fuite  plus  de  trente  eveques; 

5  car  ils  avaient,  comme  Achab,  la  preoccupation  de  detruire  la  verite  entiere- 
ment,  s'il  etait  possible.  , 

Ici,  je  pense,  s'est  accomplie  la  parole  de  Notre-Seigneur  qui  dit  :  Une 
heure  viendra  oii  quiconque  vous  tuera  croira  faire  une  offrande  ä  Dieu;  et  ils 
feront  cela,  parce  qu'ils  n'ont  connu  ni  mon  Pere  ni  moi '.  En  verite,  les  Arima- 

10  nites  n'ont  connu  ni  lui  ni  son  Pere  et  ils  n'ont  pas  ä  discuter  ä  ce  sujet; 
car  ce  sont  lä  les  (paroles)  des  lettres  d' Athanase,  par  lesquelles  il  fait  con- 
naitre  la  mechancete  et  la  perfidie  du  parti  de  Georges  l'Arien  et  l'affection  et  la 
constance  des  familiers  dans  la  verite.  Gar  ils  se  prirent  pour  modele  le  Baby- 
lonien  sans  Dieu  et  sa  cruaute  envers  Jerusalem;  de  meme  que  celui-lä  s'at- 

15  taqua  ä  toutes  les  classes,  de  meme,  eux  aussi,  ils  deshonorerent  les  femmes 
sur  les  places  publiques  et  les  vierges  dans  les  faubourgs  d'Aleaoandrie.  Car 
la  punition  de  Georges  ressembla  aussi  ä  celle  de  Nabuchodonosor ;  de  meme 
que  cet  insulteur  des  nations  tomba  ä  terre  et  que  le  Seol  s'attrista  ä  son 
entree2,  de  meme,  pour  Georges,  Dieu  souleva  les  fideles  d'Alexandrie  contre 

1.  Jean,  xvi,  2-3.  —  2.  Isai'e,  xiv,  9. 


toi.  IIS 

V". 


240  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  —  HIST01RK.  [64] 

.    -NA*..    Imtin,;    J„oia_.    ^-./c  •  .»   « i  V» 

rsfAvxln  .^-'^^  ^rdijnr^  mim^W  Ja.  .Tjao^vu-n 

)  .  .v^o^/.   *  J;J.J    "^-^  >^*iw    J  .  n  » i >Ot-^-a    j.3o-am.3/    Jooi    vai-mjjo/ 
■■•n  --, 'r>  jj    ^o  ..a-.K.*/    j-iov^    )-«-.»/   .o&»    Jooi    K*l    ).a^..^o    j;o'po    Lu^i*   oöi 
)  .«\ .  ft.  i{«    j_^co»aa_3  >voo£^o  yoouio  )  n  .y\  r>  ^.ota^lo/  Laönrn0»/    ^o   ju/ 
•  .oj^   ooot    >  ^o';j    JJ    ^o^eus;   ^-^-/  ^>»  )K^*o  ö£o  ^io  j_a^.  ool  oc*o 

y 

)>!*.»  ^*i\  .Joe*  i-^J-*1?  llflUfcScua  Joot  v^^»  Jl^ilkioo    Jooi  V^'f*0  J'J—  **^* 

ypo'/;    ^>.-/  .joot    JLoUS   JJU    ^JiO    V-^v     JLä/    .Ot^.9    tm..*4D*Ot\  ^abwJu  JJ;     )oO( 


lui  et  ils  priverent  ce  mechant  de  Ia  vie  et  Athanase  retourna  a  sa  place. 
Ici  s'est  accomplie  la  parole  de  David  qui  dit  :  Ne  parte  pas  envie  au.v  mechants 
qui  fieurissent  pour  un  temps,  parce  qu'ils  se  dessechent  bientöt  comme  les  foins  et 

se  (letrissent  comme  1' herbe  verte'. 

XI.    —   Sur   Eudoxius   V Arien    et    quels   mau.v  ü   fit   endurer   uux   fuleles  :, 
d' Antioc  he2. 

Eudoxius,  qui  avait  un  esprit  rebelle  et  mauvais,  etait  eveque  ä  Germa- 
roi.ii8  nicie,  ä  cöte  du  pays  *  de  YEuphratesie.  Les  Ariens  le  firent  venir  et,  quoi- 
qu'aueun  eveque  ne  füt  present,  les  clercs  l'introniserent  d'eux-memes  sur 
le  sirge  d'Antioche;  et  lui,  encore  en  dehors  de  tout  droit,  il  se  precipita  sur  ce 
qui  ne  lui  revenait  en  rien,  pour  apparaitre  au-dessus  des  chefs  de  la  grande 
ville,  au  profit  de  sa  möchancete;  peut-(Mre  (les  Ariens)  pens<'>reut-ils  qu'il  y 
avait  ainsi  une  utilite  surtout  pour  ceux  qui  recherchaient  leur  mechancete. 
II  injuriait  les  homraes  libres  et  il  l'aisait  des  choses  hontouses  ä  cause  des 
coups  dont  il  flagellait  quiconque  il  voyait  ne  pas  approuver  son  heresie. 
Gar  il  n'avait  pas  egard  aux  feinmes  qui  disaient  la  honte  de  leurs  actes;  mais 


v°. 


in 


1.-. 


i.  Ps.  xxxvi,  1-2.  —  2.  er.  Theodore!,  Hist.  ecet.,  n.  -.;■'>;  Bocrate,  Hut-  eccl.,  II,  vj. 


65]  XI.  —  EUDOXIUS  L'ARIEN.  241 

Jilso^»  -^*.oU0  JJljJJo  Jooi  i-ijiio  o.^  .^-ö|\  JJ/  .^oj.*.J^acD>  JIoj.^3l.a  s-öot 
.JLÄ^i  jJöaflo/  laio^  Jt^\  yOoC^  Jooi  ^^Xio  >3l^.L,  :ji.Va~a  «Ikapoa 
Jls/  ».3  <vooi^.3K.Jl^  iio^  vooiiaa^  jooi  Jl'^o  -vO*.^/  ^V  ^^io^-io  ,.3 
Jooi  f>,iio  JjLOÖt  JJ/  Jooi  J^mAso  J,.-*:!^  J.*ai  Ai\i  ^-io»  .-ot  Jftoo^ 
r,  ).»i\  J^o;  ^-io  jJo  JlVa.-,  ^.io  jJo  J-,.^3  ^o  JJ  Jooi  lous  JJ  p  -vooi^ 
.  i  -  y>l*  :)t~*as  -öoi  ^.Lo  JLjlo  ^ioo  :>-Sot  ^auk.!^  JJ.otK.«.^ai>»  ^^</  ^-j 
ya-Joi  ,-äo  ^\  -öot  ^*t*  yooK-^xys  JJ  j^-^^»  J^j'^3;  Jjl^i^o  :Ji.Vo.~ 
.^-otkjwÄLsl  JJ-«^-*  t3  -V*"^  v0*^^10  -J^ä.».  a^3  vt.^jl^.j;  .^jä  -.^.oC^..} 
.*^_oOO)   Jooi   o'J;j    j^o^  ,^»öt^  oooi  ^M^oo  -.^-.öi^  oooi  ^.«..sLaio  oolo 

lo  J.^joäju=>  .JL^v^^?  I°°«  k-/  ^-?  )*■**  <-»öC^  t-^1-*5!  |i.*-^ö»  IJ-^o^10  ^>° 
JS^s.^lß  JJ-^oäj  ^-.j  ^.^.io  .looi  JL-jlo  JjJS^*.'-,  ^-.;  J.1.O0  Jla^oJ^.sj 
.ot-iOQ.3  ^oo  ,oi-.£--^J  ^°  J-^0!  JäX»,»1  ov^.  looi  ..ot3o,V3  ^»*  Jla.-S.io 
J,o_o_i  '^ä  JIojoiä  Jooil;  ..Jl^;  JLi.»I  ^.\  öiio»  v—  iJLiolj  6ü^  Iv-ajio 
öw.1^. /;    JlpXo  .Jooi   »_3u^  J^ö/>3;J.VjJ  .-Jau.£oJl  J.IOI  ^.\öi  ^-»/»o  .Jj-».J  ^OQ.^i 

is    .J_^io^;   JJ^>V-Jt-^°  .ö*-*t-:aLi\J   -.J^-°i  J^»0»-:5  ^-^-r3-"?   ^^■,/?   J-Äa-^  k-*-ä 

>r_iol    ^_iO    \y~*Mil     K.O    ^-.^  Jo3|    t— 2t» 

il  les  ilagellait  beaucoup.  Quant  aux  hommes  habiles  dans  les  actions  et  ornes 
de  cheveux  blancs,  il  les  prenait  avec  violence  (et)  faisait  entrer  ä  l'eglise, 
ä  la  maniere  des  ecoles  d'enfants,  en  les  frappant  sur  le  visage  et  en  ouvrant 
leur  habit  jusqu'aux  epaules,  sans  rnßme  cacher  rendroitqui  merite  la  pudeur 

5  de  la  part  de  chacun;  mais  il  les  flagellait  ainsi  sans  avoir  egard  ni  au  corps, 
ni  aux  cheveux  blancs,  ni  aux  actions.  Quant  aux  femmes  qui  l'emportaient  en 
perfection,  possedaient  la  pudeur  naturellement,  portaient  des  cheveux  blancs 
et  n'avaient  jamais  connaissance  du  visage  des  hommes  en  dehors  des  leurs,  il 
ordonna  de  les  trainer  sur  les  places  publique*  et  de  les  tromper,  apres  avoir 

io  pris  leur  voile;  puis,  on  les  faisait  asseoir  et  on  les  frappait  jusqu'ä  ce  que  leur 
sang  coulät  par  suite  du  grand  nombre  de  coups  dont  il  les  flagellait.  11  y  en 
avait  une  qui  se  rejouissait  des  promesses  de  la  virginite  et  possedait  un 
fort  caractere;  parce  quelle  avait  recu  un  grand  nombre  de  coups  sur  la 
iigure,  eile  eut  une  hemorragie  par  le  nez   et  par  la  bouche   et   il   lui  plut 

15  d'essuyer  son  sang  sur  la  porte  de  l'eglise,  pour  qu'il  existät  un  temoignage 
contre  le  chef  au  jour  du  jugement.  Cet  etrange  (eveque)  en  faisait  autant 
aux  orthodoxes,  au  point  de  faire  de  l'eglise  —  qui  est  le  refuge  de  ceux  qui 
s'appliquent  aux  actions  honnetes  —  un  camp  de  voleurs,  car  la  prison  etait 
plus  agreable  que  ce  (lieu). 

PATI».    OR.   —  T.    XXItl.   —  F.   2.  lli 


fol.  119 


242  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  H1ST0IRE.  [66] 

.w%  .\  .  m  -s  )  t  .,  n\  ooot  o>.;o7  -.oooi  a>  ..  K~.jLiut._a9  ^ü->/  ^»;  J^iot  ^o 
"^^s^o  *  .Jjl_oo  »_,  c*_\  )ooi  ts.*/  Jl>a_vJ  J^äm-,.9  ^*,^a_\  .Jicuai/j  l^onm«5»/ 
■  «w  i.\i\  ffp>r>  f.  \    >ö.jaJ;    •.<-»_«/  "^-3  »  ^   Jloifcs-A^oj    Joo»    J-Lo    J__>j    ),..  rvfvt» 

-sC0010i._IO_.CO    K-1ÜL.3    •    )..___*.__0(.v^     v»O.__0|._l  1     f*--'--*!./     t-3     JJ$----KO     .OlK-Do^     5 

-»/  .  J»ts.jLio    )_,ia.___>JJi    ____c_.:>io/  xs,....  ^>o  .|_>9Q__>*    jLn-OQtStia-a>    otk__«_£oo 
__>o»oi.jo__o   y»  v    od    • .  ).-_oj_«._o    »fr>  »vi  »ojlo    QU  »>»i    *♦«->    '■m  « ^)JJo    ,oifs>_^\iL 

)  i  .  £  |  \  <*v.<->    .    Nrt    srCO-IOt-Q^O     __2lJ  i    *_.»     »fcs-S    ,__ö    .0»__    yOOt-.*)^    J_>)C_C__>JI 

)   .   r^irt  ->\    J_u»l    )«,a,^->    c*_\   ^oJ._»    t->    w__*_3_3;o/    -.-jKa/    j_,;c____>JJo 
^Aoi;   J,_/    ^)^L3  ^-.Lo    J___.£._£..coa._>i    ool  )  lc_3o  ntn  <=>  /  ..J-_a.-^jJL->;   10 
1 )  i   .    K  i  \  /w>  r.  ~,   oi-s;    )  <w>vm  ^.i,    ^qj/    k_x_£i   ■  »\«/    .vffl «  no/    K__aj 

MSL^Udi)^;     ^«/     -^U/      yOOU-O;      *--^-/     ^-*    .-Q-Oä/      JjOt    "^LfloS. 

Q    a   »   '-»/     JJo     .0,__-i.     w__*_»jK_0     ,-2|^Ä^     ^-^^    ^°     wUL*!    >^°l0 

J_-_o»a_     ,3o1  a->    jJSoo^  Jfcoo;    ^_o    *_.,~.oi    ^.U;    J-j'o__;    oöi   vm.ffl'MoJJ; 

.yO-Ol)-    ^JU^JL^XOOuO;    15 

1.  Ce  mot  est  coupe  en  deux  :  «&_>-o  sur  une  ligne  et  \**&  ä  la  ligne  suivante.  —  2-  1^3^  Ms. 
—  3.  Pour  ow  »=^. 


Des  hommes  d'(Antioche),  qui  en  avaient  souffert  mauvaisement,  l'avaient 
fait  savoir  ä  saint  Bastle,  l'evßque  düAncyre  —  car  il  nejouissaitpas  d'une  petite 
fol.  119  liberte  pres  de  l'empercur,  *  parce  qu'il  possedait  de  la  part  de  chacun  une 
grande  reputation  de  vertu  —  pour  qu'il  informät  l'cmpereur  Constantin  (Cons- 
tance)  sur  les  maus  qui  avaient  lieu  ä  Antioche.  Lorsque  l'empereur  fut  au  5 
courant,  il  commanda  (ä  Eudoxius)  de  retourner  ä  sa  place.  Ala  iin,  comme  il 
eut  honte  de  retourner  ä  Germanicie,  uu  concile  se  reunit  ä  son  sujet  ä  Seiende 
de  Syrie;  et,  lorsqu' Eudoxius  sut  qu'il  etait  jete  en  exil,  il  cacha  son  opinion 
et,  quant  ä  son  partisanyk^t?/set  ä  Eunomins  l'execrablc,  lui-meme  et  le  concile 
les  jetcrent  tous  deux  en  exil.  Apres  que  Macedonius  fut  sorti  de  Constantinople  10 
et  eut  öte  jete  en  exil,  Eudoxius,  mettant  (ainsi)  au  second  rang  le  siege  d' An- 
tioche, accepta  ensuite  Tepiseopat  de  Constantinople  grace  ä  l'appui  des 
partisans  d'Acace.  (Ceux-lä)  oublierent  la  loi  qu'avaient  portee  contre  celui-ci 
ä  Constantinople  meme  —  ä  l'encontrc  de  ce  qu'ils  jugerent  —  ceux  qui  avaient 
depose  Dracontius,  parce  qu'il  etait  passe"  de  la  Galatic  a  l'erganie',  et  ils  l« 
n'hesitercnt  pas  ä  attribuer  le  siege  de  Constantinople  ä  Eudoxius,  qui  pour  la 
scconde  fois  alors  passa  d'un  lieu  a  un  autre  *. 

1.  Ct.  Socrate,  llist.  eccl.,  II,  M.  —  '.',  AeÜTcpov  TÖte  7toiou|itvov  rr)v  lietäßairiv. 


[67]  XI.  -   EUDOXIUS  L' ARIEN.  243 

Jijso  .JojSs  Jl»   _)aS.  Ls/?  -J-»«   -«oJM  jla  ,_.;  ooi  .sa_=L.Ji  ^^u»  ^-^  i^° 

•  .aioojL    Jjot    p    Ltioioiio»   o£bo  ^-.j    Jja*.    .LsJJ    t-^»?    -<*■*    -jot^jJ  "^~*» 

5    VO^  JlaJLiCL-6i^  <s^~a.io  Jjot»   v*^^5^  -ilo^»  J-*"°  )ö«?  .<*V>  k-L.oJi 

)_* ..r^N-t   J»OI  ^0   ,JSO  .L<^»^A    JjL9l\o_^30    JlooÜ^Li»    JjOt   )ois   OOI    L^OSO  .)^AO 

JJ»  .Lio»  Jlf  s  ,)jso^Jk3  yooi^  y*x3  oifco^V-^  ooi  -Jlp>;  )  »»on^  )oöi  L^> 
}^o  .-^W»  JJ  La/?  -BP  .JoCSs  JJ»  La/;  .-ya^  Ipo/j  -=*-*  vQJl^K^I  )&» 
006,  ,_=ls>NjlJ  j,^>  ooi  ^*,-6i»   -V^o/  J~— ^*?  .JLsJJ  t-^0?  -«-»  •')«^i'  "^— '» 

yA  .Lw^fcoo  JjioC^  L*5^.  lpo)l/>  -«  )l^.ioo  .]l^  Joe*  I-*ao-^  »SlS^ 
)  r  i'»  )j  ^v«>  a|Ui  ■k^.v»'.  JjL^£.A^floa.o;  J-*Ä»aa  Jju»/  ^a*xo^;o/  ^-.; 
<T  ..  -s  K.  r»  .'tq»  .-J_LN  "^js.oolS.  )bw>jii  jjoi  vod'l;  •*|»;V;o  Lsäo  yOj/  ^->^»ot 
ot^oj  .Jjt-  JbX^o  ,^jj   j—oj  -.»..  ii  ^^-»  P;  Jjoi  .  1 »  «  ^o  yßoV3?  otio-iöo 


1  fol.  110 

v°. 


Des  qu  Eudoxius  se  tut  assis  sur  le  tröne  de  cette  Eglise  —  dans  l'orgueil 
de  son  esprit,  et  parce  qu'il  crut  avoir  desormais  trouve  un  terrain  propre  ä 
recevoir  la  semence  de  son  erreur  —  il  lächa  d'abord  une  parole  celebre 
partout,  et  voici  cette  parole  :  «  Le  Pere  est  impie'  et  le  Fils  pieux2  puis- 

5  qu'il  revere  le  Pere.  »  Lorsque  tout  le  peuple  des  fideles  eut  entendu  cela,  (les 
fideles)  crierent  ensemble  :  «  Voilä  un  poison  mortel;  car  quiconque  accepte 
cela  vomit  et  rejette  la  foi;  c'est  bien  renier  la  divinite  et  l'enseignement 
apostolique.  »  Comme  en  suite  de  cela  il  y  avait  un  grand  tumulte3  dans  l'as- 
semblee  de  l'eglise,  il  leur  repondit  aussitöt  ä  haute  voix  :  «  Ne  soyez  pas 

10  troubles*  par  ce  que  je  vous  ai  dit  :  Le  Pere  est  impie'  parce  que  le  Pere 
ne  revere  pas:i,  et  le  Fils  (est)  pieux  2  parce  qu'il  revere  le  Pere;  l'Apotre,  en 
effet,  a  dit  :  Alors  le  Fils  sera  soumis  ä  celui  qui  lui  a  soumis  toutes  choses*.  » 
Quand  il  eut  dit  cela,  c'est  ä  peine  si  le  tumulte3  fut  apaise;  car  un  grand  (eclat) 
de  rire7  remplaca  le  trouble  dans  l'eglise;  et  cette  parole  qui  avait  ete  dite" 

15  est  tournee  en  derision  jusqu'ä  maintenant0.  Eudoxius  1' Arien  tint  le  siege 
de  Constantinople  dans  son  erreur  durant  dix-neuf  ans.  Teiles  sont  les  epines 
et  les  ronces  que  cet  impie  produisit  *  contre  le  troupeau  sauve  par  la  passion  ♦  fol.  no 
et  la  mort  de  notre  Sauveur  le  Christ;  quand  il  eut  bien  aboye,  il  sema  le 

1.  'Aueßri;.  —  2.  Eu<re6»i;.  —  3.  QöpuSo;.  —  4.  MriSev  tapirre^e.  —  5.  Oüoe'va  oeSei.  —  6.  I  Cor.,  xv,  28. 
Ceci  manque  dans  Socrate,  Hist.  eccl.,  II,  43.  —  7.  TeXo;.  —  8.  T6  Xs^ev.  —  9-  "Axp<  Seijpo  feXMiiEvov. 


244  BARHADBESABBA  'ARBA1A.  —  IIISTOIHE.  [68] 

k_OOOt'/   k-.j-sO  »,, V  V-«-^.  <^  .w.OtO-^/»    )t-^.!^3  w^fiQ.3lf  jJo  .J.*O.Ji\.\  joöi  jJ  .W—s^ 

ötn  ->  m.  fjiotj  v-/o  :ölt^J  jJ?  °°t  vj?   -od,*^  "^.^j   )<*Sx»  oita^^.3  -».^Ut 

.Jjss^V-.   joot   pu/    i_s  (^j  oi^ooia^d  .  vaa^jnqmN/    JiLoftoo;   jil/  ^o  .»-«-^ 

1.  Le  prernier  o  est  au-dessous  de  la  ligne. 

vent  et  moissonna  la  tempete' ;  car  sa  toile  ne  se  transformait  pas  on  liabit  et 
il  ne  fut  pas  couvert  par  le  travail  de  ses  mains".  Ge  n'est  pas  d'uue  maniere 
quelconque,  en  elfet,  que  la  Providence  se  detourna  ä  cette  epoque,  comme 
eile  ne  l'avait  pas  fait  nou  plus  (dune  maniere  quelconque)  au  temps  de 
Pharaon;  mais  ce  fut  pour  trois  motifs  :  premierement,  pour  que  l'opinion  des  6 
heretiques  fut  connue;  deuxiemement,  pour  que  la  volonte  des  fideles  fut 
eprouvee;  troisiemement,  pour  que  la  sollicitude  de  Dieu  envers  son  Kglise  fut 
connue :  s'il  ne  l'avait  pas  gardee  et  comme  maintenant  l'avait  laissee  aux  mains 
des  loups,  eile  serait  dejä  dechiree.  Ces  (traits)  sur  celui-lä  jusqu'ici  suffisent. 

XII.  —  Uistoire  de  Mar  Gregoire,  l'evique  de  Nfocesaree*.  ^ 

II  y  a  trois  Gregoire  :  le  prernier,  de  Nazianze,  fut  tlieologien,  et  le 
deuxieme,  l'eveque  de  Nysse,  (est)  le  fröre  de  Bastle,  homme  grand;  mais  nolre 
discours  (porte)  sur  Grigoire  le  tliaumaturge,  l'eveque  de  Seocesarec,  qui  prö- 
cede  ceux-lä  de  longtemps.  II  etait,  en  elTet,  du  pays  appole  Hellespont  et  par 
sa  famille  etait  fds  d'liommes  illustres.  II  fut  instruit  d'abord  daus  toute  la    16 

1.  osee,  vin,  7.  —  2.  Cf.  Isafe,  i.ix,  o.  —3.  Socrate,  Hist.eccL,  IV,  27.Voirsa  vie  par  S.  Gregoire 
de  Nysse,  /'.  <'•-,  t.  XLVI,  cid.  893-958.  Cf.  Victor  Ryssel,  Gregorius  Thaumalarga»,  sein  Leben  und 
seine  Schriften,  Leipzig,  1880,  D'apres  Ryssel,  loc.  dt.,  p.  12-19,  Gregoire,  ne  vers  218,  a  ete  ä  Cesaree 
pres  d'Origene  vers  281;  il  est  revenu  en  Cappadoce  en  239;  Origene  lui  a  ecrll  en  240;  il  est  eveque 
en  240  (ulutöl  qu'en  244);  il  ecrit  sa  lettre  canonique  sur  ivntree  des  Goths  dans  son  diocese  en  258;  il 
nssisic-  au  prernier  concUed'Anlimdie  en  -je.:,  ei  an  secönd  en  269;  il  meurl  en  270.  Une  wo  ayriaque  de 
(■in'goiic  a  ete  editee  par  le  R.  !'■  Bedjan,  .\<ia  martyrum  et  sanetorum,  i.  VI,  Paris,  1896,  p,  s:t  IOC. 


in 


foL  120 
r". 


[lid]  XII.  —  IIISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  245 

:UoXi.  ,_io  -otc-ö^'/  o^JLi.j  ^iö  ~-/  :)K-UL-b  JJ.cl^-.^-s  ^-bo  £^j-/ 
..)!•,  jAa;  öt.».v>ö,«l  ^\.  )vrn4  o«^o  :))  .  X  tr>;  jlSw^il  otJ3  L*^4»  U^>-=> 
|N-ij.j  ^./o  .otkvio  t>;  Jl\oa.>,s  ou^o  jooui  i-J^s»  U^o  c«l^j^_s  .°9*  ^?0/ 
Lo^-kio  :)  i  .ön  J-sVoj  ^sl;  )  SOli ^  CO SO  jK^^o^  jK^Jsg^o  ^io»  J-io  :JLv-.iof 
:Jjot    jJLaoi  *s/    |jJ©t  -.j-lt—/    )^»>^QJl  ^!Ow    jK^acyo    cxi.auL.oo   t*i    cn..,.\,'°>\ 

)K_s,  vio    ua—i'/o    .yQ>»»  ^v—flp/io  >m » rr,  o»    öd.>~    ^e    w»jl*    ,001     Jla-^S^ 

|och  Joot  ^-o-^O*/  )lo)K_k^O)  >  1 ... i  n  3  C4^D  OttOvA.,-30  .j-OjÖ.3  ^OO  Jj\ÖLä\i 
^•9     >    .Ot.ljt^.    ■ )  In  °l  ">  I    jO^-    \->^ol    -.y>y^O    JL2jO    lcOOf-3    Jim  r    10    loCH    )_I/ 

;Jlcoo  -  en  so  JIco^Ijco  ,_.*  jJLaajj  .jLtto*^*  oilm  i  m  vi  ■■>■•>  ,looi  j.^..»  00  v> 
)K^£i>  )Kv>r>..j>  w  »o(i  ^-.1  ^o  Joot  JLld  op  ^o  -.Licoa^o;  oda^.,..j  ^*_s 
)K^aa ..    Ico,    *-*U/    ou»    001  -.)jt-**jl   )iaflJLM    j»iKjtio    cxjl^o;   :  ts-)^-_a— 


sagesse  de  Grecs.  Car,  parce  que,  dans  son  jeüne  äge',  il  fut  prive  des  soias 
naturels  —  ses  parents,  en  eilet,  avaient  quitte  le  monde  —  au  temps  oü  I'esprit 
de  beaueoup  est  jeune  et  depasse  les  limites  du  bien,  il  montra  aussitöt  ce  qui 
allait  advenir  de  lui  ä  l'äge  parfait.  De  meme  qu'une  belle  plante,  quand, 
5  des  sa  premiere  poussee,  eile  produit  hätivement  de  riclies  rameaux,  montre 
ä  celui  qui  la  cultive,  par  sa  richesse  precoce,  (une)  autre  transformation, 
ainsi  ce  bienheureux  aussi  —  alors  que  läme  des  autres  erre  par  ignoranee 
ä  la  suite  des  vanites  qui  eaptivent  la  jeunesse2  —  s'ecarta  du  spectacle  du 
cirque?  et  du  Stade1  et  s'eloigna  de  la  beaute  des  vetements  et  des  delices. 

10   Aussitöt  assidu  tout  entier  ä  l'aequisition  de  la  perfection,  il  avait  comme 
premiere  acquisition  de  la  perfection  l'application  ä  la  philosophie5,  ä  la  suite 
de  laquelle  venait  la  temperance  comme  une  couronne6  attachee  ä  la  purete, 
et  toutes  deux  etaient  aidees  *  par  la  constance  daus  le  jeüne7.  II  possedait   *  fol.  120 
dejä  la  purete,  Fhumilite  et  la  douceur,  gräce  au  mepris  de  l'argent8.  Des  qu'il 

15   se  fut  applique  avec  soin  ä  la  sagesse  profane9,  qui  chez  les  autres  affermit  le 

1.  Gf.  S.  Gregoire  de  Nysse,  De  vila  Sancti  Gregorii,  P.  G-,  t.  XLVI,  col.  900  b.  —2.  Le  giec 
ajoule  huit  lignes  autour  de  la  meme  idee  et  du  texte  :  Jnstus  uf  palma  florebit  (Ps.  xci,  13).  — 
:i.  Ki'pxo;.  —  4.  Itiöiov.  Ces  deux  derniers  mots  ne  figurent  pas  dans  le  grcc  <[ui  purte  :  «  le  eheval  » 
0  la  chasse  ».  —  5.  Le  grec  porle  :  «  la  sagesse  »  (cofia).  —  6.  Le  grec  porle  :  «  comme  un  poulain  » 
(mäios).  — 7.  Le  grec  porle  :  «  la  temperance  »  (tvxpixEia).  —  8.  Mdmönä.  Le  grec  porle  :  «  des  biens  » 
(tßv  xp^nättüv;  et  ajoute  dix  lignes  de  commenlaire  dans  lesquelles  il  cito  l'exemple  d'Abraham  u  i|Ui 
posseda  aussi  la  science  de  la  philosophie  chaldeenne.  »  —  9.  Litt.  :  «  du  dehors  0  (?5<ü). 


246  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [70] 

k—  ±Oy-o  J-VviO}  )Kvn  ..  öt^s-D-s  «*»»!./  j-fco^o*  jjp/o  Jln  i  «  ^ap;  jl_so-coo 
)i»mn  ^,_.o  .'JLugLj  yOoiK  vi  ■> .:  d^o^  -»?'U?  ^°  •')»  "'f>^  iJ°t  las« 
^Ct_ o  ss/o  .yo  «N^oJJ  )och  ),- .^o-^l  dK^Aj-s  .•voo»ici>\o  .1  dla^«-**^0 
Jlj  2  ^j^.a_s   jj    3/5  -.^.oio^so^jj  J001    y^-^a^v    lasd  jj.ni  »^  (T>»*>\   o£ioAu* 

^^io  Jlo_A.^  öCSo  J-^-.\;  J^./  :)ooi  «otoK-./  |^i,inn\)j  ,^*3CH  p 
-*otots_/  dK—axio  oJl^S.  JIcha^oI  \LyM  001  ■JIo-.ä/io  )K.vn.t»  )  i°>\o_ 
V^-s^  °ooi  ^-«^d  ^/;  .(.io.a.'^^o  jl»  cd  J,..ca.~  .J-2l3J>  W-^.  J-co.\a_o  Jod 
o  3  *>?  •  J f^_a_. ,^sii  ^»  l  N  yoouja-j^^  vaJO'?  vO^K^qj  U  70  .OM-fc  uüi 
)JLi/  ^aiw  00t  ^-.j  ^  .^.jü  dlo.^  J^oJ-3;  jk-»-»/  )i-^j/  *-^»  J-»>a3  ^i,  10 
dla\  K_si_o  -Jod  J^ls  p"«"^  -«•  no^o  Jto^s  :JlSl3j  )vnm|js  )y..°»«> 
I^Lfioa^oo  .)L^\  jjd;  |^v/  w>JLatfC^li  ~\  ko'j/  Jl»  -.J-«-i«-o  p  )k-»-»/  <-*d 
^Js>yL.i  ^>o  y~.\  ^_,j  vQJd  .J^-sl  d»^v/  d^^io;  JfcC^Ow  3/  ooi  lod 
d-*^^  toojji   Jj-^jcv-s  ..yojijj   cod   s*^-5   ^cxo^o^   d-s;   :LflDicu2L\   d\   ood 

paganisme,  il  fut  saisi  par  eile  en  vue  de  la  sagesse  et  de  l'intelligence  du 
christianisme  ' ;  et  de  meme  que  Mo'ise  fut  d'abord  instruit  de  toute  la  sagesse 
des  Egyptiens2,  ainsi  ce  bienheureux,  apres  qu'il  eut  ete  instruit  de  toute 
la  sagesse  des  Grecs  et  qu'il  eut  connu,  par  experienee,  la  faiblesse  de  leur 
doctrine,  devint  aussitöt  diseiple  de  l'Evangile.  Et,  avant  merae  d'etre  5 
amene  au  christianisme,  il  etait  si  parfait  dans  ses  actions  qu'il  ne  fut  pas 
meme  souille  par  la  moindre  tache  du  peche. 

Lors  donc  qu'il  etait  ä  Alexandrie,  oü  toute  la  jeunesse  vient  pour 
apprendre  la  sagesse  et  la  medecine,  il  etait  pour  ceux  de  son  äge  un  spectaele 
etonnant;  car  l'eloge  des  hommes  purs  est  l'opprobre  des  homines  dissolus;  10 
et,  en  effet,  tels  furent  ses  compagnons  d'äge  et,  pour  n'avoir  pas  lareputation 
d'etre  seuls  adonnes  auxvanites,  ils  machinerent  contre  lui  une  ruse  aumoyen 
d'une  courtisane  comme  s'il  entrait  chez  eile3.  Tandis  qu'il  traitait  avec  des 
hommes  doctes  certaine  question  de  philosopbie  sous  un  exterieur  pur,  cette 
courtisane  s'approcha  de  lui,  en  criant  :  «  II  n'est  pas  juste  que  tu  me  frustres  is 
du  salaire  de  cette  nuit;  »  et,  de  plus,  eile  ajoutait  aussi  la  cause  pour  laquelle 
eile  röclamait  son  salaire.  (Ses  compagnons),  qui  connaissaient  la  ruse  par 
laquelle  ils  voulaient  porter  atteinte  ä  ses  actions,  s'enflammaient  de  colere 

1.  l.e  grec  ajoute  une  vingtaine  de  lignea  de  commentaire.  —  2.  Cf.  Actes,  vu,  2-j  —  3.  I.'inci- 
dent  de  la  courtisane  liguredans  Dedjan,  np.  eil.,  t.  VI,  p.  101-103,  mais  il  se  tennine  comme  on  l'a  vu 
plus  haut,  chap.  ix,  pour  S.  Alliauase ;  EHienne,  l'archidiacre  de  Gregoire,  röpond  a  celte  femme  et  eile 
le  prend  pour  Qrögoire. 


10 


l'oi.  120 


[71]  XII.  --  H1STOIRE  DE  MAR  GREGOIHE  DE  NEOCESÄREE.  247 

jJo  ..sft-^J»;  )t-a^x  *-»/  yOOiiCLäw  jl^Ka/  jj  ^_»j  ooi  .ooot  ^.x\jq.!nJSoo 
)N\üi  jl/  .^.otaJL.^.pö;  JLa.*_«.:.=>.\  o\.axz>\  JJo  .-oto^soi  "%.i>  Ji~o  (iouö 
öi^AO^L^  jJ;  .JLslCOS  o£*.  ocx  ^j»  ,o«.\  j-io/o  .QU  •>..,..*>  ta\  mJLsJ,/  )K^.^J 
^.cm  fcOs_a.*»  ^«j  ^.io  >vfcOw2»  jLa£^.2i~  ^o  jAC^oa-x  öu^a^l  .-)J.-.^» 
Jo_.;  ^3o  _cx ts-^-nv-s  >.JL«iLj|  vocH».flDVc».3  a^^ao  :  fcO^JLn»  J_ico  )°>m"> 
U^loo  öu^i'J-s  öi^öt^xO  -.loo<  )^LsJ  J~^o  la.icy.so  JK^Jj  ^öi  locx  J^lifcoo 
^_ie  (Li..^  |l  ^>o^  ooi;  J^o^o  .Joe*  jml^v  |to*o»  ,J-Ooi  ■£&**.  000030  .locx 
■{.lA^aop  |oot-i;  ^0f-o  Jjlso^  't\  co  ^Xöi  *-•/»  .061  Ja-.*  ou^o  x^jjh  JJ  Joi^s 
,^otoy  -»  ..;     J.  Vi  ty>  ..\    .>  .o)  »liftCS,    J_dj     001    3/    .°imn .    )  1  ->o^    labo^o 

.jlojljO^vC^O 

71 

la.\   Jl./  -Jloi  .^mp   la\   jooi   JJ ,  t-3  :J^jlO  001  ^-.1  "^^o  »J^  ^.io 
JK^öo  ^oJLoo  ,^o..\ll/  ou^oo  •  .JjlSl^o  Jjls;   oöks  jooi  .*otoK_/*  >m  <f  1  ^io/ 
) .  im^  JJj^wüd  p  ;J^>)  n°i<Y>  J_üI>oja  **';l/t  ^°°   J-^ko?  )  cn-aso  J  ia\n  -. 
JKviImi   JUo^j»  ;opo  yä  .Jj..s   o»ISsjL.^ia\   ,001  -.vooiia\  a.aSJ*  0001  ^OxLs 

contre  eile;  quant  ä  lui,  il  ne  se  troubla  pas  avec  eux  comme  (le  fait)  uu 
homme  tourmente,  il  ne  cita  pas  des  temoins  de  ses  actions,  il  ne  reprit  pas 
la  mechancete  de  ses  insulteurs;  mais  il  se  tourna  vers  son  ami  et  lui  dit 
d'une  voix  tranquille  :  «  Va,  donne-lui  l'argent,  de  peur  que,  par  son  grand 

5  tumulte,  eile  n'empeche  la  raison  de  sappliquer  ä  notre  question.  »  Des 
qu'elle  eut  pris  l'argent,  selon  ce  qu'elle  avait  demande',  et  que  les  ruses  des 
perfides  eurent  ete  rendues  vaines,  cette  courtisane  etait  aussitöt  tourmentee 
par  le  demon;  eile  jappait  comme  un  chien,  eile  arrachait  de  ses  mains 
ses    cheveux    noues     et    sa    bouche,    au    Heu   de    crachat,  *    vomissait   de  *foi.  120 

10  l'ecume.  Tant  que  le  bienheureux  ne  l'eut  pas  demande  ä  Dieu,  ce  demon  ne 
s'eloigna  pas  d'elle.  Voila  ce  que  le  bienheureux  fit  avant  d'etre  chretien; 
et,  comme  le  bienheureux  Joseph,  il  vainquit  aussi  ces  deux  choses,  l'envie  de 
ses  compagnons  et  la  colere". 

Peu  de  temps  apres,  le  valeureux  (athlete),  qui  penchait  vers  le  christia- 

15  nisme,  vint  pres  d'Origene,  qui  etait  docteur  ä  cette  epoque;  il  fut  son  disciple 
et  en  recut  la  parole  de  la  doctrine  et  l'interprötation  des  Ecritures.  Apres 
qu'il  fut  assez  exerce  dans  les  Ecritures,  comme  beaucoup  en(pays)  etranger 
lui   demandaient  de   rester  chez  eux,  il  retourna    ä  sa  ville,  pourvu  de  la 

1.  Le  grec  ajoute  quelques  lignes.  —  2.   Le  gree  consacre  une  colonne  ä  la  comparaison  de  Gre- 
goire  et  de  Joseph. 


248  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOlBR.  [72] 

jol^J  yoo« .  üon^;  :)ocn  i\JL  o£±.  f.bo.^  o»Vj  ^;  ^  .)L(.v^_-co  jKi^o 
jv-^o;  jooi  "d.*!»;  ^^^o  oot  :oti^\o-.;  )an\ci.p  v3a^.o-J*  y.*\  od.ovpo 
)t  V\,3;  .Lotsjt  oCi>  j.au^v  -.o|.jlSü;  ädo>->.\.~  \2yio  "^^JäJ;  Lviio.*i  )  m\r>  n 
LiO.^      L-Soi     ^.SO     *11(     ^K^     S-*0    .)K^»aa..3    JJo     0|_SJ     )  !Son  .  so    ^^     )q_^j 

oiJta.j\o   o^.   J^w^s  K-j^*-^io  .JLa . ..;   jiJLJI  JLajcuA  o&.  ^j/  •JAuupefo   5 

L^-3  loc*  ou^'./o  .otlcL=>,o  .Lxl^>  «£o  N^A  »m  i>v>  p  .w.oioK_/  JojSs  ta\ 
Li—    ^.io   ^A   jJ    vs/     ouiSüls    )la*3i    oot...    JJo   .sn+y&J^Jz    )lo'ilsJL*o   .«->vpj 

t-^-ij  c+jlSlj  ^Sl^  ai'^5  001  v^  ^D  .^o(aJS.^lol;   Jlcuots  «;  looi   J,_?^Jy 

OCO.A.9    ,.-.    JV-*"^  J-"31  ^^C©  -OU>    J-^lKiO    jlj  .  O  n    Jl.^OV)    IcOOt-S»    .•JJ.OJG*3 

JVJ— *    V-3    J'»"3^  :«.m »  >  ^?o/    loX    ou^XXa    Jooi»    oot    :   \tcm\  «TviN^ya    )ooi 

1.  In  mare.  <**&*.&*>*&. 


richesse  de  la  sagesse  et  de  beaucoup  de  seience.  Alors  que  tout  le  peuple 
le  regardait,  afm  de  (voir)  s'il  montrerait  son  Instruction  dans  son  assemblee 
pour  cueillir  la  louange  de  sa  doetrine,  lui,  parce  qu'il  savait  que  la  louange 
des  auditeurs  pouvait  aneantir  et  relAcher  la  vigueur  de  son  Arne,  il  ehoisit 
pour  lui-meme  le  silenee,  aiin  de  montrer  par  les  oeuvres  et  11011  par  la  parole  le  j 
tresor  qui  etait  en  lui.  Apres  qu'il  se  fut  ecarte  du  bruit  du  peuple  et  de  la 
ville,  il  s'en  alla  dans  la  solitude,  en  un  pays  eloigne,  et  e'etait  comme  un 
solitaire  qu'il  etait  ä  part  lui-meme  aupres  de  Dieu,  plein  de  mepris  pour 
tout  le  monde  et  ses  biens';  il  n'avait  pour  eompagne  que  la  vertu  seule  et 
il  n'accorda  le  reb'ichement  en  lui-meme  ä  aucune  des  passions  du  eorps.         10 

Le  sacerdoce  devait  le  saisir,  bien  qu'il  se  füt  garde  en  de  multiples  occa- 
sions  de  n'etre  pas  soumis  ä  la  main  des  pretres.  II  eraignait  que  ses  actione 
ne  trouvassent  un  obstacle  dans  le  sacerdoce,  qui  etait  suspendu  sur  lui 
comme  un  lourd  fardeau.  A  cause  de  cela,  un  liomme  nomine  Phrilmidnös,  qui 
avait  ete  en   sa  compagnie  pres  iVOrit/cne'-,  liomme  noble    de  Cappadoce,  et   15 

1.  Le  grcc  L'imi|iari'  i'nnirr  Gri'goiri'  »  Mnisr.  —  j.  Le  gree  dlfföre.  il  raconle  |iiu>  haut  que  la 
conversion  de  Gregoire  vini  de  ce  qu'il  rencontre  Phermillanos,  patrice  de  Cappadoce,  qui  lui  res- 
Semblail  pour  les  mceurs  el  l'espiit,  coiinne  il  le  inonlra  plus  tard  lorscpi'il  dcvinl  li-  Instre  de  l'figlise 
de  Cesaroe,  Ordgoire  ouvrlt  son  Cfleur  a  son  ami  en  toul  ce  qui  concemail  Dieu  el  tous  deux  allerem 
Irouver  Origene.  Le  i;rei-  nr  mentionne  plus  ensuite  Pherroilianos  (Firmitien)  el  c'esl  a  un  certain 
l'liaiilinios  (4>ai£i|io(),   l'öväque   d'Amasee,   qu'il  attribue    l'ordination  de  Gregoire.  Le  syriaque  qui 


10 


[73]  XII.  —  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  249 

^>_3    Joo»    )oöi    Jjoi    .Jloi^J^o;     |^30,.JS    oo»    s2>l     Joe*    ^*>*/o    :U^?Q3-D 

jK^Jl  jf+zo  sfloo-v^V-^  <x'y-*-Z.  oaio  ua »  ».?;  wöijs  )oo»  J-olafcoo  jJ  -.Jjoj 
uoaA  U)l-~  k-J-oi.  )o«;  .pö/  p  JotSs.  laS.  oi>a-  wK-io  JJ/  .^xscL. 
^w»  jjoi  »K-so  .|o£Sn  yo+o  \jq\    Jjp^-s  ^uoeuJlo  ^3  ■ . ^oQ^v^t^  »■«■ao.»'^o 

.JLooi  )t-o-»/  j^aKs»  *o^io.,)jLij  oc*S>  J-ieyin  J»-/  .JKjupo  06»  ^V^o  Joe* 
yoo^.   JLooi   Jl  aiiaof  .-)ooi  K-/    jVooo^    ;aL,..\  a    '»j^k-3^  J^J-t^0    oiNt>o 

Mai.;  Jj_s;  001  *.mOO|  ^-^ot?  ^-»)  <^  -oila\  ^K&l  |mi|;  ^*^-»l  ^»o£o 
"^.i.  o  n \  1  ot>°n\o  o^  K^^>  Jlcuoia  oC^  "^Os^/j  ^-iö  ^0  ^Ja 
o£s,  JJÖ  J^OJO  )t-CQ.^-i  L_Ai  ^io/j  y-\  ^■»■TL^O  V-^.  )l  •))'/?  0u.0K-.fcCi 
.JK^iojjj  ^oijlA^  ot\  joouj  -."M*  ;o...\  a  JofS^  ^*>  JJ/  .^ioKj; 
,-\  -s'.':n^.  ^1,  "^s^oo  K^j^_A_o  :}jl*,_o  Jooi  >n  »  ..*  ^.^o»_s  \*soi  ^3 


s'adonnait  aussi  aux  actions  de  la  perfection,  celui-ci,  (dis-je),  etait  im  jour 
l'ornement  de  l'Eglise  deCesaree.  C'est  pourquoi,  pousse  ä  cetteaction  par  une 
pensee  divine,  il  ne  considerait  pas  que  sou  compagnon  Gregoire  etait  cloigne 
de  lui  ä  une  distance  de  trois  jours  de  marche;  mais  il  dirigea  son  regard 

5  vers  Dieu,  en  disant  :  «  Voici  que  je  nous  vois  ensemble,  et  moi  et  mon  ami 
Gregoire,  nous    tenir  en  ce   moment-ci  devant  Dieu;  »   apres  eela,   au  lieu 
de   sa  main,  il  placa  sa  parole  sur  Gregoire  *  et  il  amena  ä  Dieu  celui  qui    *  foi.  121 
etait  eloigne  quant  au  corps;  il  lui  assigna  une  ville,  qui jusqu'ä  cette  epoque 
suivait  l'erreur  des  idoles  et,  dans  toute  la  ville,  il  n'y  avait  que  dix-sept 

[0  personnes  ä  baptiser  ä  qui  convenait  la  parole  de  la  religion.  C'est  donc  par 
cette  violence  que  (Gregoire)  recut  le  joug.  Lorsque,  plus  tard,  tout  ce  qui 
concernait  l'ordination  eut  ete  accompli  ä  son  egard,  apres  que  cela  eut  lieu, 
il  demanda  un  peu  de  temps  ä  celui  qui  lui  avait  transrnis  le  sacerdoce,  pour 
rechercher  ä  part  lui-meme   la  portee  exacte  du  mystere;  car  il  ne  lui  con- 

15  venait  plus,  comme  dit  l'Apötre,  de  prendre  conseil  de  la  chair  et  du  sang1, 

mais  c'est  ä  Dieu  seul  qu'il  demanda  d'avoir  la  revelation  des  choses  cachees. 

Tandis  donc  que  le  saint  etait  preoccupe  de  cela  —  et  surtout  de  ce  qu'il 


n'a  pas  menlionne  plus  haut  Firmilien  l'a  evidemment  en  vue  ici.  La  vie   syriaque,  edilee  par  le 
R.  P.  Bedjan,  Aclu  martyrum  et  sanctoriim,  t.  VI,  p.  83  et  ss.,  d'apres  un  manuscrit  du  vi"  siecle,  atlribue 
l'ordination  ä  S.  Gregoire  de  Nazianze  (anachronisine). 
1.  Gal.,  1,  16. 


r". 


oot 


10 


250                              BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [74] 

3/  vooi.«N'y>;    )  fn .  !a  ■>   +&>   :  y-^o(  0001    N—/    jo&s    KX^.^    Ll2l\q_.  000t 

ioU  yS>  i—^o\  ^.^bo  :oocx  y.t  V\  Ji-»t-±?  oila\  iA'aa^  )K.jlq_q.\  o&. 
.Otto  ->N;    jbttaLflpJLa  ",  n  .  v>o  ..cxLf_^_3   )|.3;  jl»/  c*\  ^.>— 1/  -.0(K_»^.»K_3 

^JJLbO     0&.    w»l'/     ^iO   "^^O    Q_l_iClO    .^CLO     ,Oll>— J     CH-LiO     »olj    ^iÖ   y^,\    ^J 

:otloX  «J.7  joC^si  tj^oa£us^  o».a^so  :oilr>»  .  ^  n\  öuuJtj  ik-s  ^.ioo  Joot 
•  Ji.V-»i-*  jlo  i  vi  »ö»  W.01Q...O,....,  10  :v^^^oo  ^*ot^iOo  _*^../i  )ii-jL  o&.  m^-J? 
^•j  oöi  .J^o>_so  .JL-,-3  )oot  iLL.  ^JLoto  .OltCbOO  ""^is  ^.iofSs.J30/  .w^6( 
^ou(.-    jJ»    >  .',  ../    jlj/  ^^   -.wOto^a^J*    L^_s   otk.:*-s^    jp*V-=>  o£^    -»>— ^-/? 

-.oiojL^-i«  ^i»  ^"W  )ioiaj  Joch  L<CS^.  ^3*  .JLoot  )ioi  JLj—  *.<*}  öilio^o;! 
•Joch  w-Jmso  jJ  a..)_~l./»  ^\c*.s  Lo-sKj?  ^^000  .)^^3.io.\»  ficxaj  laio^s 
»— ->x  t-^ö/  .voot^ll^oi  JtC^o^o  voo«-.öt^aji  .°i\ .  .*)«£*»  )°-^?  \0ouCSCi0  ^o 
•vj-^o;    ouo/   VL.po    Joe*   Jt-ßAoo;   -.-«*— U    U^-W  ^o^iao)..»'   061   ^o   ^s^a^» 


y  avait  alors  des  homraes  qui  corrompaient  la  doctrine  de  la  religion  et  qui 
par  l'argumentation  de  leurs  discours  revoquaient  ea  doute  la  verite  meme 
aupres  de  l'orthodoxe  —  tandis  qu'il  veillait  et  etait  preoecupe  dans  son 
esprit  ä  cause  de  cela,  il  lui  apparut  un  homme  beau  de  visage  et  remar- 
quable  par  l'aspect  de  son  vetement.  Plein  d'etonnement  ä  sa  vue,  (Gre-  •> 
goire)  se  leva  et  demandait  ce  que  e'etait  et  pourquoi  il  etait  venu'.  Apres 
qu'il  eut  apaise  son  trouble  et  lui  eut  appris  qu'il  etait  venu  pres  de  lui  sur 
l'ordre  de  Dieu,  pour  lui  reveler  la  verite  des  choses  au  sujet  desquelles  il  dou- 
tait  et  lui  faire  connaitre  la  vraie  foi,  alors  il  se  reposa  sur  sa  parole  et,  plein  de 
confiance,  il  le  regardait  avec  crainte  et  avec  tremblement2.  Celui  qui  lui  etait  10 
apparu  chercha,  par  un  signe  de  ses  doigts,  ä  lui  montrer  une  autre  personne 
qu'il  n'avait  pas  encore  vue.  Quand  il  eut  tourne  son  visage,  (Gregoire)  vit 
une  autre  apparition1  sous  la  forme  d'une  femme  venerable.  Etonne  de  cela,  il 
baissa  le  visage  et  etait  plein  d'admiration  dans  son  esprit  ä  cause  de  cela.  Le 
plus  prodigieux  de  cette  vision,  en  eflet,  etait  encore  que,  bien  qu'il  füt  nuit,  1» 
une  lumiere  brillait  ä  ses  yeux  comme  la  lumiere  dune  lampe'.  Parcc  qu'il  ne 
pouvait  regarder  ceux  qui  lui  etaient  apparus,  c'est  d'apres  leurs  paroles 
(echangees)  entre  eux  qu'il  apprit  leurs  noms  et  la  cause  de  leur  venue;  car  il 
dit  avoir  entendu  (de  la  bouebe)  de  celui  qui  etait  apparu  sous  la  forme  d'une 

1.  "Hkoi.  —  2.    'Exnir^tw;-   —  3.   8ea(ia.  Cf.  Bedjan,  op.  cit.,  t.  VI,   p.  87.  —  4.   Aa|i.itiSo«. 


[75J  XII.  —  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  251 

1  JL^i  jou^v  ,.-,  .JJ^A_A1,  lii/  ojöh  .*-3ot  ,po(  -.vi-*»  °V>°W  ^io^-n/  *to\.  121 
i^o^s-A  ooo^-io  c*b^~  ^cnoL.|;  JK^aio  Jfcoaa^io  .-J-^.  jfcv^io;  ^okü'/ 
oti-coo.o  ,000^1  .jo£Ss  ,.—  ^io»  .l—'r^o  »-*♦  .(-.»-^-—  JV-s?  ]•■=>/  .•J^ol^.a»  jtc^l  oöt; 
);a-i  \  jL^o  «."^ä»  J^oia.o  ö«.-J^./j  .JJEoa3u.o  JJ^-«.~  jJ^^io  JlootSSs» 
jj  oon  |_L^_a.:^.lSoö  jj  ,JÜL.j..«*Kio  jj  )i~*V^  ooi»  Jt-*t-*  it-3  •)^-»»-3  ,— «oC^oi 
J—o>  ,-,o  .J.-K-.,/  oot  ^_io;  JLJL»,{o  .jla*io  jj  oöt»  Jlo^io  JJo  .)  i\  V.J^o 
jba^t  .)  1 1 V  i  i\  r-.»  o_>öt  .  ji^vK^s  J^>  ,_^3o  .-w*otoJ^->/  joiSs.  ^J»;  J.»iclo* 
.JJLqj  h  d»  ö»oootio  .JJL.,..o  J~^-~?  JfcOio^  ^.otoK.../}  ticibvA  .JL»^w.  )L^a^&  .(V-3! 
^^o  "^.^j  (_s/  .jooi  ^otoJ^S.  Vt-«t-o  ^o»  *^6  y-./  .-öu^^  JchSn  ^..K^o  ot-si 
(Laaioaoo  .•  |l.o^(.i>o  |^20i^  .-j^aS»*»  jLaJ^S.1  VJ^s  J^s  Jot^so  -.^Ssjijjo 
JJo  .  |i.Q_b>s.>.\t^_5  ,  iviivi  o/  j'f-s;  ^Ot^o  ^s^soi  JSs-A  .JLvajJ^ooo  J^>s°»ts»io  JJ. 
JJo  JLsJJ   Jv-s  ^oofcoaio  Jooi  ^^--—   JJo  .^ux>olU  <^*  ^»J^-»  '^.flooll/   ^jl^t 

1.  On   lit  une  traductiun   syriaque  differente  dans  Pitra,  Analecta  Sacra,  t.   IV,  Paris,  1883,  p.  81 
1  345-6.  Voir  le  texte  grec  dans  P.  G.,  t.  X,  col.  987.  —  2.  Ita-ol^o  Ms. 


femme  qu'il  s'appelait  Marie,  mere  de  Notre-Seigneur',  laquelle  demandait  ä 
Jean  l'evangeliste  de  reveler  au  jeune  homme  le  mystere  de  laTrinite.  (Jean), 
ayant  obei  k  la  mere  de  Notre-Seigneur2,  *  s'exprima  ainsi :  «  Voici  le  mystere  *  foi.  121 
de  la  Trinite  :  Un  Dieu  vivant,  Pere  du  Verbe  vivant  et  de  la  Sagesse  hypos- 
5  tatique  qui  est  la  puissance  et  l'image  parfaite  de  ce  Pere  parfait3,  Pere 
du  Fils  unique;  un  Seigneur  qui  (vient)  d'un  Dieu,  l'image  et  la  forme  de 
la  divinite,  le  Verbe  vivant  et  la  Sagesse  qui  est  la  substance  de  tout  et 
la  puis.-ance  creatrice  de  toutes  les  creatures,  Fils  vrai  du  vrai,  invisible 
[de    1' invisible]*,  incorruptible  de    l'incorruptible,    immortel   de   l'immortel, 

10  etre  de  l'ßtre ;  et  un  Esprit  saint  qui  est  de  Dieu  et  qui  est  revele  —  ä 
savoir  :  aux  hommes  —  par  le  Fils,  l'image  du  Fils  parfait,  la  vie  parfaite5, 
qui  est  la  cause  de  la  vie  sainte,  le  donateur  de  la  saintete,  par  lequel  Dieu 
est  connu  superieurement  puisqu'il  ne  l'etait  pas  auparavant  :  le  Pere,  qui 
est  au-dessus  de  tout  et  en  tout,  et  Dieu  le  Fils  par  [tout]6 ;  une  Trinite\  par- 

t5  faite  en  gloire,  en  essence  et  en  royaute,  qui  n'est  pas  divisee,  ni  alienee.  II  n'y 

1.  Ces  quatre  mots  manquent  dans  le  grec.  —  2.  Tri  nwi  Tt>5  Kupiou.  —  3.  Le  grec  differe. 
—  k.  Ces  mots  manquent  dans  le  syriaque.  —  5.  La  traduction  frangaise  ne  suit  plus,  dans  cette 
seconde  moilie  de  ligne,  la  ponctuation  du  texte  syriaque.  —  6.  Ge  mot  manque  dans  le  syriaque. 


fol 


252  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  MISTOIRE.  [76 

jA^jua^KjLio  jJo  JK.i^N  ..Kjl*  jJ  .JloJ^M  M ***>'/  JJ/  -Uo»  f,^\ 
^S— ^-»  :^«  "^  j^Aoo  ju/  v/o  .wotoiotjj  ^«x.  ^S&^o  ^..Aöi  .öu.K- / 
«»VA  sS^l.  ,-.ouio  -.jju.^0;  06—;  )K-iL.k..a  J^lso  )Lp>  «c*\  ^.j/  ^js,  o6w 
:Jf^*M/  \ly~  «01  ^.io  J001  -u^iol./  Jjl^ooIo  j^»oi^3;  "^«ooi  ^iö  ~_/  .J,o,, 
\i,\  K~.jL*-3l  .Jjo,^/j  JJloKj))^  )nim;  jJ.oJLioo/o  JL^>«  oui  ,_*>  |j_oj  5 
jj^o^s;  oC^-~~  oiWv  .U>.)  vootso  .oi-ol/  «oto 1  ->,\ n-j>  ^ai>»  J..^  lo^o 
)ooi  a>';j  ow»;  «öl  :«^Ool/  )Kjl,,_*>  lo^o  J-sjo-,  ^io  jj_9*  ^-,»  ■  so 
jia-010  :V*£oj  j;).^;  jJLo^^;  Jji/  oC^a^  J>-.  p  :)o^]l  Jlp>  J^ll, 
ryoN^'jj  Ipfco;  Jla.cHi\;  :qjoi  J.>*o»}  ou^C^ojio  :K«X  ^o,_s  jokJJ  J»**? 
001  -.^ool«^oj   JLAj    ),-o»o  jAoov  ^*j»  )>r.i3  lo\  jpKs   ^y>  Jj   jiaslo  10 

.  122   ^.7  .jlci3J_3       «V*  OiJLiOO   .J.~^*>    U^-»?  opetiw  J_=>V-o   )>-*j   Jl*-  o»    ioio^s 
•.l^-^»    Jt^»   <^*>  j^U/   •.I^JL.^o^  ^.iwj   chK^ji,-s   .anbeut    Jbj    ^.j 


a  donc  rien  de  cree  ou  de  soumis  dans  la  Trinite,  et  rien  i|ui  ait  ete  ajoute 
recemment  [parce  qu'ü  nexistait  pas  d'abord]  '  et  qu'il  a  ete  ajoute  ensuite. 
Jamais  le  Fils  ne  manquait  au  Pere,  n.i  l'Esprit  au  Fils;  mais  constamment  il 
existe  une  Trinite,  immuable  et  inalterable.  »  Voilä  ce  que  Jean  dit  devant  Iui 2 ; 
et,  si  quelqu'un  le  conteste,  il  peut,  en  allant  ä  cette  Eglise  et  demandant  les  5 
ecrits  du  saint,  en  apprendre  la  verite  de  ce  (fait)\  Comme  donc  l'athlete,  par 
cette  vision,  avait  ete  rempli  de  l'espoir  et  de  la  confianre  qu'il  avait  obtenu 
de  son  maitre  la  puissance  et  l'habilete  süffisantes  pour  mener  le  combat,  il 
vint  avec  confiance  (ä  sa  ville  episcopale)  et  se  presenta  pour  la  guerre  avec 
ses  ennemis  et,  en  eux,  il  vaiuquit  tonte  la  puissance  de  l'adversaire.  10 

Apres  qu'il  fut  de  retour  du  dcsert  et  qu'il  fut  parvenu  pres  de  la  ville 
dans  laquelle  il  fallait  bätir  une  eglise  ä  Dieu,  lorsqu'il  vit  que  tout  le  pays 
etait  attaehe  ä  la  tromperie  des  demons,  qu'il  n'y  avait  nulle  pari  de  tempje 
de  la  verite  pour  Dieu,  que  l'occupation  du  peuple  ctait  d'oruer  les  temples 
des  idoles  et  quel'amour  des  idoles  se  maintenait  enlretenu  ehez  les  hommes  15 
par  le  jeu  et  par  la  danse  lascive  de  tous  les  jours,  a  l'imilation  d'un  general 
courageux,  il  engagea  la  guerre  avec  Satan  lui-meme  et  c'est  par  lui  qu'il 
►fol.  122  commenca  *  la  victoire.  Ecoutez  comment  il  le  vainquit.  Aussitöt  qu'il  fut 
entre  dans  la  ville,  une  pluie  abondante  le  l'orca,  lui  et  les  autres  qui  le 

1.  Ces   mots  manquent  dans  le  sjriaque.  —  2.  Les  sepl  mots  prfcgdenls  manquent  dans  le  grcc. 
—  :i.  Lc  giec  ajoute  une  longue  comparaison  avec  Molse. 


[77]  XII.  —  HISTOIRE  DE  MAU  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  253 

.0001  ^*vaJLfl&ao  ^iol  .J.jLJo  v— ^  ^°}J0  ,0^  °°°l  ^*AOJ!  IJ^-*/0  °? 
(X^JJo  .U^>»  l^h*  '001  t^Ü  '^  oi"°?  H»>j?  J-^clao}-»  ,V!^;  ^00 
00t    Jil/j    ^-iö   y->\  .)K—.ü_»K.io    Jlil^o).js    „_iol    J001  yo\^>    JjotJL»    J-^ 

^^io  -.J-^-sj  ^-a-la-io    jpt^s   K-^s  N^^^:J!    r^1-  v*" "^ * *°   ^-    •°»-i?^c> 

.Joe*  ^ft..,.,'\to»o  oC^   jlJjL^ooo  .U^q.^0^  opi;|   ,)>.NSot.io  )ftoo.~js  o6(  j^ioao 

p;  Joot  oJC^OQ  >;oj;  ool  J.i^io^  ^/o  .Joe*  ^o)-^  >?QJ?  «-«aS^  Li~.\^o 

i,    — ;    001    .-&\JJ    l>^i/o    )pl^3    JS^wj^   KV_i>    ^Ju."/    ,^-M  )fi&  Jju^xöp 

^*3.1;   .06.  p?/  .J?«*  Ä/  •.«K-A.U  Jl*Jl  Jta~*-Jo  JJ.aw«mi->  p  U^<^ 

1.  In  mar«.  I^»3.  Le  grec  pcirle  y.vi<x<ia  «  fumee  de  la  graisse  brülee  dans  les  sacritlces  ». 


suivaient,  ä  penelrer  dans  im  grand  temple  d'idoles,  011  la  puissance 
des  demons  apparaissait  d'une  maniere  evidente;  car  des  incantations  et 
des  divinations  s'y  operaient.  Des  qu'il  fut  entre,  il  purifia,  par  le  signe  de 
la   croix,  l'air  qui  etait   souille  par    la  puanteur   des  sacrifices  et    toute    la 

r»  nuit  il  s'y  tenait  en  veillant  avec  des  psaumes  et  des  hymnes,  puisque 
c'etait  un  üeu  rendu  abominable  par  l'elfusion  de  beaueoup  de  sang.  Quand 
le  matin  fut  arrive,  il  en  sorlit  pour  aller  son  cliemin.  Lorsque  le  pretre 
des  idoles  voulut  offrir  des  sacrifices  selon  sa  coutuine,  les  demons  lui 
apparurent  et  dirent   :    «   Nous   ne  pouvons  pas   entrer  dans  le   temple  des 

10  idoles  et  y  recevoir  des  sacrilices  ä  cause  de  celui  qui  y  a  passe  la  nuit.  » 
Parce  que  le  pretre  insista  devant  eux  de  toutes  facons,  sans  etre  exauce, 
alors,  avec  fureur  et  avec  colere,  il  rejoignit  le  bienheureux;  il  l'atta- 
quait  beaueoup,  le  menacait  de  le  deferer  au  juge  et  meme  etait  pret  ä 
faire  savoir  encore  ä  l'empereur  :  «  Alors  que  tu  es  chretien,  comment  es-tu 

15  entre  dans  le  temple  d'idoles  et  as-tu  irrite  mes  dieux^'  »  Le  bienheureux, 
apres  avoir  apaise  son  esprit  par  (sa)  douceur  et  (sa)  tranquillite,  lui  dit  aussi 
ceci  :  «  J'ai  confiance,  par  la  puissance  de  celui  qui  m'aide,  d'avoir  en  mes 
mains   puissance  et  pouvoir  sur   les   demons,   pour  qu'ils  demeurent  oü  je 


254  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  —  HISTOJRE.  [78] 

vQJÖt   j»J^*  vaxaj   ool»   -,;n  nqi  10  otbs_^^    )gl.^j;   o<^   )ooi  >m  .°i^oo  :poU{ 

J-oa-*.^  n  \  JV^oo^  otimi  po  .^a^  Jjl^..co\  scoa_.y^.V-^?  *-3ö<  ,oo  yeu^i 
^..«•,  \'<r>  yocut-^  y^\  yQ-JÖi  )<|-J.  ^»».-öi  *.J-mL3j  o^oo  :)tOx!^  N^o*  oiv>tt>o 
«ji;|;  ^_ioo  .ot.2^  Joou  J^-a^oXI»  ,0.*jJL/  ^-*^oi  Ji^ood  )>-*»}  ^-iOO  .OOOi 
-j-J./  JouS^i  -6t  ^-i.  jpooa  ^^1/  •JlaJLia_oi;  Jjj/  ota^so  ouio  U-so 
^iO    ^K^^Q-5    j;0|     Lajj     JLÜk.1;    ^0^     ooi   yj»     .];0|    jljaiOjl    \)ao     j  ">  •>  •* 

fol.122     Lv._Si    w.6«    Jtoo^    ,K_^lJl    JJLSJ    ÖI-3     fcs_/}    ),-/     y~./o         -.J^Jj\    U^O^    Öt^-oi 
v°.  *  *  * 

<h^  »°>n'il/o  -.oijocuL^  oj^s  >n  a  *o  Jy^oo-a  ^cuöi  ,ipsK_ao/   jjot  po  .jpooo 

.J^OQ...    OOI    ^O      JjL^O_^.\ 

jjo    jlf.-^;    jJ     :—.-j!Kj;     jKoo;    Joot    K-\o     JKi  .,m\    ^^?    ^-J    v  ^ 
.Lloo.^    yocx^    i-^o/     J;oi   ^eu^.    — o<    Lu>e»    oooi  >  .  •>  ,'j    ot-^a^t    voJÖto   :oul=ui 


LO 


veux  et  qu'ils  partent  d'oü  je  veux.  »  En  entendant  cela,  le  pretre  fut  dans 
l'admiration  et  il  lui  demandait  de  montrer  sa  puissance  et  de  Commander 
aux  demons  de  revenir  de  nouveau  en  leur  place.  (Le  bienhenreux)  dechira 
un  petit  feuillet  dun  volume  qu'il  (avait)  sur  lui  et  le  lui  donna,  apres  y 
avoir  ecrit  en  ces  termes  :  «  Gregoire  ä  Satan  :  Entre1.  »  Et  lorsque  le  pretre  5 
eut  pris  le  papier,  Teut  mis  sur  l'autel  et  eut  offert  des  sacrifices,  alors  ces 
demons  agissaient  comme  d'habitude.  Ayant  vu  cela,  le  prßtre  songea  a 
devenir  disciplc  (du  bienheureux).  Apres  qu'il  I'eut  rejoint  et  que,  sur  sa 
demande,  il  fut  instruit  par  lui  du  mystere  de  la  foi,  le  pretre  douta  que 
Dieu  füt  apparu  dans  la  chair  et  il  demanda  ce  prodigc  (suivant)  :  «  Si  cette  io 
pierre  part  de  sa  place,  ä  ta  parole,  par  la  puissance  de  ta  foi,  alors  ce 
*  fol.122  mystere  sera  affermi  dans  mon  esprit.  »  Aussitöt  le  bienhenreux  commanda 
ä  la  pierre  *  et  —  comme  si  eile  avait  cte"  animee  —  eile  partit  ä  la  place 
qu'avait  demandee  le  pretre.  Apres  que  cela  eut  lieu,  le  pretre  crut,  aban- 
donna  toute  sa  famille  et  s'attacha  au  bienheureux  depuis  ce  jour.  iö 

Lorsque  (Gregoire)  fut  entre'  dans  la  ville,  comme  il  n'y  avait  pas  d'endroit 
pour  se  reposer  qui  appartint  ä  l'Eglisc  ou  ä  lui2,  et  quo  ceux  qui  etaient  avec 
lui  poussaient  des  cris,  (en  demandant)  ce  que  cela  signiliait,  le  bienheureux 
leur  dit  :   «   Etes-vous  d'avis  quo  nous  sommes  en  dehors   de  la  tente  de 

1.  <:f.  13edjan,  cp.  eil.,  t.  VI,  p.  90.  —  2.  Le  grec  paraphrase  beaueoup. 


[79]  XII.  —  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  255 

Ot-3»    O«    yj    .-vO«^«   -Otok-./}   yok-j/    y»  1 « ' »     j'O-^J     Jk~^>    J-*>^!     ©7    •^CLAa^ 

,_io  sokj/   ^-.w^SX;    ,-iö  y^\   j^a\;    o\   .^-.K-»/o  ^,^>, .j Iftooo  yi »  » .".  ooi 

)K.^s    ,-.    ]J/    .ou*    ,_a-^    U+~ l    )^-*^    v«M    ^^  ••U»ji»    JL^oo 

^.*aoi   j;öi  .Jlxfcoo  J^ooi   ia^o  J-Ljsfcoo  jlojftsJ^ai»;    ooi  J  i  n  v>\  o^JÜLJj 

5  ^.*    Jikloo  .^    OL-i^io    JJ    Jjoi   ^./;    Jk-^>    iäa^;;    -.»o-J^-s    yoin  >^>l 

.)K^O_2>;    ^-^>-/    y-\    ilo^so   jJ    ,^V*>    ^-J^    JloiK^ioi);    ^-*^-]J    •.!■»/? 

"^^ooo   .JKü    yooi^  yOJLaui;   ^-^A—too   .^l ....    )lo*  .  ^ -»;   ^-.;    ^-*^>-»/ 

^.j   yOJÖfS.  .voou*  Joe*  jljJL^o   JfS-'^j    .)Uoo;   l^»m'>!    )K..^..l   Jk_^a» 

po    .J-»/;    )K*3uJ.  ^^si»    vf> « l  coi   yo+^o    yoo«^    k-^    •...)'..    jloiKjwia^; 

10  J)-~   *so     >flDQ  '  -   "*■»>"    oooa.1     )K,utVi;    bi±i    )!./    .oifco^V-3    ••♦-*?/    ^~»^ot 
•       •  •  ^ 

ye^-o  ooi  -.^»-^  ^oi.«  io\  Voi  vooul^ü-sj   ^.«^Su^oo   J;oi  >^^.  )) «  ^flp; 

•)»-*o  ^^    K-OOfQ   j-^-^f    oöt    lo^.   ooi  -.^»onfn  «°>/    j;ot  ^^.   )M^»    **» 
*.Va^j   oiNXäJ»  «int  ->  o^  ^Do  .otlni°>\v»;   J-ijo  oits  ."..  -»*   ^ü/  ^-•Xoi 


notre  Dieu,  lä  oü  notre  corps  doit  se  reposer?  Ou  bien  pensez-vous  que 
notre  Dieu  est  une  petite  maison,  si  c'est  en  lui  que  nous  vivons,  nous  nous 
mouvons  et  nous  sommes '  ?  Ou  bien  est-ce  parce  que  vous  etes  serres  par 
la  tente  des  cieux  que  vous  demandez  une  autre  maison  que  celle-lä?  Mais 

5  ayez  soin  d'acquerir  une  seule  maison,  celle  qui  est  bätie  avec  la  perfection 
et  qui  s'eleve  en  haut.  Que  votre  seul  chagrin  soit  donc  qu'une  teile  maison 
ne  nous  soit  pas  preparee!  Le  voile  des  murailles  ne  sert  ä  rien  ä  ceux  qui 
vivent  dans  la  perfection,  puisqu'ils  (vivent)  comme  il  convient;  ceux  qui 
vivent  dans  la  mechancete  o'nt  soin  de  se  bätir  des  maisons  et  c'est  parce 

10  qu'une  maison  est  un  voile  pour  les  actions  cachees  deshonorantes2  que 
souvent  ils  en  ont  une;  et  ceux  qui  vivent  dans  la  perfection  n'ont  rien  qui 
n6cessite  le  voile  des  murailles.  »  Lorsqu'il  eut  dit  cela,  le  chef  de  la  ville 
nomme  Mousinos3  vint  aussitöt  et,  lorsqu'il  vit  que  beaucoup  se  preoccupaient 
de  recevoir  le  saint  dans  leurs  maisons,  il  devanca  le  grand  nombre  et  ravit 

15  pour  lui-meme  la  gräce  d'honorer  sa  maison  en  le  faisant  entrer  chez  lui. 
Bien  que  beaucoup  lui  eussent  fait  cette  demande,  (Gregoire)  entra  et 
demeura  chez  celui  qui  Ten  avait  prie  le  premier. 

Ce   sont   ses  belles  actions  et  sa  maniere    d'enseigner;  et  quoique,  au 

1.  Actes,  XVII,  28.  —  2.  Tüv  xpumwv  Trj{  aia-/uvr);.  —  3.  Moixrcivio;. 


256  BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  HISTOIBE.  [80] 

Ot„  V>^k11/      vOO|J^3      »   ..^Ol      JlV— -\      :K_00^     Of^CL^l/f      yQJÖl      OOCX      U^J.iC=s 

f+l  -.JLmO*)   ijiio^i  oila\  vJULO  J.iai»  oC^J  Jjot  :Liüoo   jooi  \l\äo   oiliC^ia..=> 
fol  123   J.iaAa-  i  JL>a^>     otla^v  .  °>...  ■>  vJll^s  ,.d  Jooi  w>VJt  Jia*oii  |xua3  ,od^&v^!    ' 
^o.«^b    j,i^oo-^>   bo^isi   .-jla„.oi    ooi   s-otofc^/    )jöi  .jooi   >jLia.jLic    )K.^ö(aia^o 
JK.s;    (LiaioiL    't-*-^,  &l°  •^'^okjt/    o(^>.Liw    Jou$\?    )L.^~~=>;    oot    .otfcoL.t.ia..2> 
voo^.30   :^J5|~»   >-ö(    JKi  .t,^aa    öu>    )oöi    J.ii    J.SOJ    t-^^    t-3  .oila^.    l^K&l 

y.^1    .Jl3    )l  »II    jj;    iO-Jbv_S    Jii-Oi    OOI      ."^Aä    (-.»>"=>    O^Jo    Cl^vSlJ    CH.j.,1. V  L3 
.jooi    o^lß    j-t^O-CO    La\     \.£*.*Wl     ).;ot    .-jLw.,0    Jjj     JJL.)^;    -.^^LL    )lOl    ,_».il     tu 

Jf*lä>    y^\     -.y-~     Jjjj.   yOfM     K-^iO^     JOOI     JOOI    -Ö|     )JLu»3CLa     V-^X     J?J* 

Oilo  j-J^S  N*i>^s.i0O   .^o^jll    jf-x    )K.Do,.\   JOO]    JUL3    jK.JL.^;    jio.3    Of.^OO   .j.*iO,_0 
o  *  •  •  • 


debut  de  sou  entree,  ceux  qui  furent  d'abord  instruits  fussent  peu  nombreux, 
ilnalement  tous  fureut  instruits  eu  peu  de  jours,  de  sorte  qu'il  y  eut  une 
grande  foule  de  fideles.  Eu  effet,  pour  les  oreilles,  sa  parole  et,  pour  les  yeux, 
ses  prodiges  operes  eu  faveur  des  malades  excitaieut  l'admiration.  Eu 
instruisant  et  en  edifiant  chacuu  par  sa  parole,  il  reunit,  par  le  secours  de  -r> 
l'Esprit,  tout  ce  peuple  pres  de  lui,  au  poiut  qu'il  avait  commence  aussitöt 
la  construction  d'un  temple,  taudis  que  chacun  pretait  ses  Services  avec  zele 
fol.  123  *  par  le  travail  corporel  et  par  les  dons;  c'est  ce  temple,  qui  subsiste  jusqu'ä 
aujourd'hui  dans  sa  ville,  dout  la  constructiou  a  ete  terminee  par  la  puis- 
sance  de  Dieu.  En  effet,  un  grand  prodige  fut  aussi  accompli  en  sa  faveur;  n> 
car,  lorsqu'il  y  eut  jadis  un  grand  tremblement  de  terre  daus  la  ville  menie  et 
que  presque  toutes  ses  constructions  tomberent  et  fureut  detruitcs,  le  temple 
demeura  seul  sans  dommage,  afin  qu'il  füt  connu  par  lä  de  quelle  maniere 
et  (par  quelle)  puissance  cet  athlete  entreprenait  les  ceuvres;  car  ce  bienheu- 
reux  fit  de  grands  prodiges  qu'il  est  difficile  de  rapporter.  15 

Dans  cette  ville,  en  effet,  il  y  avait  d'abord*  une  feto  devant  un  demon 
selon  une  antique  coutume  et  tonte  la  region  (y„wp*)  de  la  ville  sc  reunissait  en 
un  endroit  du  tlieatre  (Öexrpov).  A  cause  de  l'etroitesse  du  Heu  on  ne  pouvait 

1.  s.  Grögoire  de  Nysse  doime  ce  inirarle  n  la  lin.  11  s'excuse  de  ne  pas  l'avolr  mis  a  sa  place. 
Comme  ee  miracle  (idole  et  peste)  nese  trouve  pas  dans  le  syriaque,  on  peut  sc  demander  s'il  exislalt 
dans  s.  Grögoire  <!<■  Nysse  cl  s'il  n'a  pas  616  ajoute  plus  tard  d'apres  une  autre  source  (celle  de 
Barhadbesabba?)  par  an  autre  auleur  qui  semble  paraphraser  plus  libremenl  que  ne  le  faisail 
S.  Gregoire  de  Nysse. 


10 


[81]  XII.  —  IIISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  257 

^  . -»N«»    ,)V^°/     ^-°    yQ^^Q.JL.JO     1~*Jl>Ajl/     yOj—Jl     OOOI    ^....^.t^O    jj     -JKaoi; 

J_so»  ^io  -.voi.tsjLJj  ooot  .  it,\V)f  vQJÖio  .)po/  ^»^-s  J^«^0  J-30'  X^° 
c*\  jLo  ,.-*.:»  J.*xiw  oi^o  Jjoi  ^.^ioo  .vai.NjL.jj  oooi  ^,  ..-xt^o  JJ  JU^o 
fco/j  .loot  Jjöi  vootlaxa  ^»;  ^oi  .)K—6i  vOoCS.  t  iM;  oooi  «  »t*°  )»J-*^ 
^.o  |Ll2Q^  ^ian  ^*j  +ä  .Jk.~,oi  Jk-Do»  ^.  ,-a.iw  jöC^>  )po  o/  ^cl^ 
j_ao»J.N_io  ^.-^Jä  ,^s;  .vO<x\  wJ^Jl  ..yootlai^s;  \jfcs.  oia^o  :vOO|J>0^ 
JLw*?    Jlo-iO   OlfSO^S^  .JjOI  OXiO..*   t.00   .yoN^JM    U>o   ^o    »-.Kl.   Jk«oj    yoaS. 

^-ftC^S.*)  4VoojN^Xo/  ^ai.  yootlö,-:.  "^.*Aioo  .yooijj^i  JoSlo/  ,Jjl.;»j^v  laio,-s 
oU'jVj»/?  yOJoi  ^J»  )J— ^o  •JpN.a  N-^»o  .Joo(  ^SoiÄOo  JJ.:»JJ  yooijojo  .«ÖOt 
ILoVouo  )Ll^feaoo  1',-s  ool  *.oöi  ^boöo  .JjLia\o_~»   )',  im  ^x  jooi  Jbo   ^oi 

Jj^lN-iO   yO+M  \i\    ^.J,N.*iO^O  .vOOHfil^J   jN-^»oi^Jt  vQ.^»'°>l1    y**\    -.yOOUiO 

,000)  ^*^öi»  )t-a-o  io^  ^^  Jl-*^00  •°°0'  y«N  -»'«ftoo  yooi^oo  •.))%,  .  i->  loot 
|tCb^>  K^Ll  ■  *  iN» iN  ^»;  »-^  •v^-'/  vfV-3ua.j;  yOoi^JUL—/  oooi  y.  n  °\'tr>  JJ» 
|j1oj>3   yOOfJLio    JioNj;   otJ-i©   aux-^o    .a^oti    .U-sa^   IolV   otto-*V-5  -.ypowoiias» 


pas  voir  le  jeu  (des  acteurs)  ni  entendre  la  voix  du  chant;  alors  le  chant 
disparaissait  par  suite  du  grand  bruit  et  ceux  qui  avaient  coutume  de  jouer  ne 
pouvaient  pas  jouer  par  suite  du  grand  bruit;  e'est  pourquoi  tout  le  peuple 
d'une  seule  voix  invoquait  le  demon  lui-meme,  pour  qu'il  leur  fit  de  l'espace; 

s  voici  leur  priere  :  «  Toi,  6  maitre  des  dieux,  fais-nous  une  place  spa- 
cieuse.  »  Quand  le  bienheureux  entendit  le  bruit  de  leur  cri  et  apprit  le  mode 
de  leur  priere,  il  leur  envoya  (dire)  :  «  Dans  peu  de  temps,  il  vous  sera 
donne"  plus  d'espace  que  ce  que  vous  avez  demande.  »  Lorsqu'ils  euren! 
entendu   cela,  aussitöt  une  peste    redoutable,  comme  une  punition,  s'etait 

lo  jointe  ä  leur  fete;  des  lors,  leurs  joies  se  melangeaient  ä  leurs  gemissements 
et  leur  allegresse  se  changeait  en  tristesse;  et  le  temple  d'idoles  etait 
rempli  (d'un)  grand  nombre  de  ceux  qui  s'y  etaient  refugies  dans  l'espoir  de 
la  guerison  et,  de  plus,  les  puits,  les  sources  et  les  fleuves  en  ätaient  remplis 
pour   temperer   Fardeur   de   leur   fievre.  II  se  produisait  d'abord  un  certain 

15  signe  perceptible  dans  une  maison,  et  tous  entraient  en  corruption;  car 
beaucoup  couraient  pres  des  tombeaux,  parce  que  leurs  parents  ne  suffisaient 
pas  pour  les  enterrer.  Lorsque  tous  connurent  la  cause  de  leur  maladie, 
ils  accoururent  aussitöt  aupres  du  bienheureux  et  lui  demanderent  que  la  peste 

PATB.    OR.    —   T.    XXIII.    —    F.. 2.  1" 


258  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [82] 

fol.  123  oila..^,  t^s  ..yOOilai^L^.  ^iotsj./  ^so  .)a^l».  <*\o  ■*>»!*  ooi»  oöi  jo£Sx  ,^-s 
^-3;  -.ötoWn  )vim  J-jo»_s  Jla^bo;  ^_»j  6;lo » n>\  Jla-^io  yoot  i>o  V-^/ 
j->j^— Il-^O;  oi^aii  iVooü^3  \..ayo  .jooi  )o2^.Äoo  oiJSo^io  Joot  ,-iäM 
-.(laxia^cxi  \\'i\  ob>.-a.'c>:>nS,  ooch  ^.V...  ..-^o yOou^eL^a.^-s  po  .0001  . .  noo'.vftoo 
JpK.3i  jlo~o^  Km  msJL/o  .Ji.ajLia_.oi  iaS.  o__cCbwJL/  >voouii^  ^-^;  j-ioiJc_a.._> 

V^^    JjL..}     "^SO     .OOO)    ^.AiAiO     K_.jL^-D     ,',_-OJ»00     C+.O01    ^O    "^»jLiOO 

.jooi    j>~\jLio    oiX.;    ^.oiai  iNä-sa.-»   ..yOOi-sjL...»    jooi    -v-./;     )  <■»  «*n.    )i  ■  ■&  °o 
..JfcvJUj    ,_-J.il  ,_J-JÖ|    y-»/o  .jooi  w^a^jl   otlot>.^»Via  jxibjto   JLo_.o/  yOoC-vo.j.0 

JJ     >3    .JOOI     )V-* KiO     JJLOJ     6ibOl      vOCilbO     ,_~   ^O    .OOOI    .    .',  ..top     )^>     jtv^sCL-   1  o 

L—.v.<i    oiLa\  ol  /    ,_oo   ioU-*JLO;    Jlaslo-Vi   oT»  •>  ,.\    ^oc+oo   ,_~   Joot  Va^.» 
^xQ.J»^7    IH-^^'m  a    ^o    .J-\._o...i    ciLa\    yooü-o   n  n  °>i   -.\\ .» ..\    ^oja.'f-.-.o; 

p"  ^  ** 

^a-\_\.\;    J-i_>^\    oC_\    ^-*-x.:>ots,a._o    JJ    y/;o    ryOi.iKj    j;^\o    vaJL.Kjü;    yQj/ 

jk    V)  ..    -I     Jf't-M    ^    1    ftfl\o     .O  Mi    ..     ji^Kl.     -^_J.\oC^     yCUOI    -.ii     -  •>  -  »toa 


füt  ecartee  d'eux  par  ce  Dieu  qn'il  connaissait  lui-memc  et  qui  lui  obeis- 
foi.  123  sait.  Lorsqu'il  eut  ecoute  *  leur  demande,  il  detourna  d'eux  le  fleau  par  ses 
priores.  Ils  recurent  la  guerison  du  fleau  ä  l'aide  de  ce  remede-ci  :  quicouque 
etait  baptise  etait  aussitöt  gueri;  des  lors,  tous  cherchaient  un  refuge  dans 
le  nom  du  Christ  et,  apres  avoir  ete,  durant  leur  bonue  sante,  trop  faibles  5 
pour  recevoir  le  mystere  de  la  foi,  c'est  dans  la  maladie  de  leurs  corps  quils 
furent  gueris  pour  la  foi,  et  l'erreur  des  idoles  fut  refutee. 

Et  maintenant  ils  acceptaient  vite  tout  ce  qui  etait  dit  par  lui ;  car  tout  proces 
et  (toute)  intrigue  penible  qui  existaient  entre  eux  recevaient  une  Solution  par 
ses  conseils  et  l'accord  et  la  paix  se  trouvaient  pour  tous  par  son  entremise.  io 
A  l'exemple  de  ces  deux  courtisanes',  il  y  avait  deux  jeuues  freres  et, 
lorsqu'ils  partagerent  entre  eux  l'heritage  de  leur  pere,  ils  se  disputaient  au 
sujet  d'un  lac  et  chacun  d'eux  disputait  pour  le  posseder  tout  entier,  sans  que  Tun 
d'eux  admit  l'autre  pour  le  partage  de  sa  possession.  Quand  ils  vinreut  pres 
de  l'illustre  pour  qu'il  fit  cesser  leur  dispute,  tous  sortirent  pres  du  lac.  Apres  i :. 
qu'il  les  eut  longuement  supplies  de  s'apaiser  et  de  se  röconcilier  Tun  l'autre 
et  (leur  eut  dit)  que,  s'ils  ne  lui  oböissaient  pas,  ils  se  rendraient  coupables 
de    la  condamnation    eternelle,    ils    regardercnt    cela   comme   superflu.    Ils 

1.  Le  grec  analyse  le  jugeineiil  de  Salomon,  III  Hois,  III,  16;  cf.  Bedjan,  op.  eil.,  t.  VI,  p.  <Ji. 


10 


[83]  XII.  -  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCßSAREE.  259 

.oooi  ^.^_^.^o  Ijihuj  li^Q.Xo  J^*,_CLb>.  voot*.iiviöIS.SL^a\o  .oooi  ^^joL^Aoo 
JjL.'}  *»Q.O  ',fty,ü.n  l^\.~  yOt-SL^J?  oooi  ^-.^.—^.io  )j^./  Lioa-^o  ^.^sJJOO 
,u\l    ^O    CiLsä_\>.^    6t  *,  .->  »    w6|    jKiO.*    oC^l\o    .jfroCu»*    Öi-»y°>  ffl\    .j-^OO-'    OOt.i 

(jot-so   .looi    j_.po.ao    J.SCL.    ^CSL^    )a^D    ,_io   Ol^   p  .JKjuom    )-J>i/    ^./ 
.^-iJ.',-»    j^oo^i    ovo    )«,o(i    öilöl/    |.ioi'^  l^o^  ^/°  .\ooi.jl.v.— ^   oixJl  J.asio.3 
■  .oöi    jUJ-s    jooi    Jii    j.^;    ^    );ou   .l^^jao/    ot.1^0    U»—/    Jl»aio;l  ,oolo 
^io    jooi    J^tsj>o   t->-^  j-^j;   .ojloj-pw  ^.^  ^,Jii©    ooclm    J.-.ioJls   oi-s;   J-L./ 
J—"1-^0'/?  )'^/  ^°?  ••j^^s.^Vo  )  i V N.v*  ^io  ^.otaxäjt^  »_«.,»   Jooi  ^-.Kii.  .^.oiaJ-JL) 

JOOI     t^JUKjL^O     ^.^     -.OOOI    ^■»■^  ■.■■XXJP     ^013.^0^     JVct^     ,^..30    . )  OCX   ^alnv» 

JVcl^  Kjl*^)j  ^^.ioo  .oooi  ^J^wJl  o&.  JVa^i  J»oö   V--^  \Oo£^o  .otlo_^so_s 
)U-^<»    JloVljJ    Jooi    d*^oo    -oiaiöj    )i^Q.i»    ^io    ^_sj    Sr*^  ••I001    yfiLaL^J 
nvM,*  t^o  .Jooi  n^sjxL«^o  J».Vaa.\o  JjdVcw  JJ    )-^-»;       U~=>\-=>  ^> V ->)    J^aao   * 
i  •»,!;   .ouio  co*_i  K-.|t  ,  it  yooi^o  -.U«.^?   oil^iojl  ^«.^   oöi   Jil/  ^Va^aX 

-OloJ^^S     OCH     -.yOOlloJLiCuäu^     Ot^s-?    "^.^iOO     .)»OHj     OHiO     J.»Jsj     vOO|.\ 


s'enflammaient  de  colere  l'un  contre  l'äutre  et  ils  preparaient  pour  le  combat 
et  le  meurtre  mutuel  ceux  quileur  devaient  l'obeissance.  Parce  qu'ilsse  prepa- 
raient le  lendemain  ä  s'exterminer  entre  eux-,  le  juge  demeura  ce  jour-Iä  sur 
les  rives  du  lac  et,  par  ses  priores,  il  dessecha  subitement  tout  ce  lac  comme 

5  la  terre  seche,  quoiqu'il  voulüt  auparavant  imiter  les  flots  de  la  mer.  Gest 
par  ce  moyen  qu'il  apaisa  leur  dispute,  et  meme  jusqu'ä  maintenant  les  traces 
de  ce  (fait)  sont  manifestes  en  ce  lieu. 

Un   autre  prodige    fut    encore  opere  par  lui.  Dans  ce  pays  coulait  un 
grand  fleuve,  qui  par  l'appellation  meme  de  son  nom  indiquait  sa'violence; 

io  car  il  s'appelait  «  le  Loup'  »  en  raison  de  sesdommages.  En  effet,  il  abondait 
en  inondations  du  fait  des  sources  et  des  torrents  qu'il  recevait  du  pays  des 
Armeniens.  A  cause  des  montagnes  qui  le  surplombaient,  il  se  gonflait  beau- 
coup  en  devenant  plein;  car  toutes  les  eaux  des  montagnes  y  coulaient,  parce 
qu'il  sortait  entre  les  montagnes.  Parfois,  par  suite  de  l'abondance  de  ses 

15   eaux,  il  inondait  de  nombreux  pays  et  souvent,  au  temps  *  de  la  nuit,  il  devas-   *  foi.m 
tait  les  champs  et  les  villages.    Lorsque  les  habitants  de  ce  pays  eurent 
entendu  (parier)  des  prodiges  du  saint,  ils  lui  demanderent  tous  ensemble  de 
leur  donner  de  la  tranquillite  du  cöte  de  ce  fleuve.  Parce  qu'il  apprit  leur 


r" 


1.  Aüxoc.  Ce  prodige  figure  dans  Bedjan,  op.  eil.,  t.  VI,  p.  92. 


260  BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  H1STOIRE.  [84] 

r-io/  Joot  jooi  ^»oioi^äji  ^o;  Jj^.cDa~.\  cx\  -_.oto-.o_~  ,_5o  .Jioui  odo_\  ^V)  / 
Joj_*x*  jj/  .L_._ö,  voot^oj  .*,<■>  •>  ..J  J._öo_v,-\__m  .-j^jj/  »»ot  jJ_-—-i  ol_\;  .yooi!-*. 
•o»-*  yt  •>->>  JJo  -oicL-o  ^«.Ä.Kbts^oo  .♦)->cu-b>  J^oo—l  JL_,  ^euo*  oöt  ■•;aAj 
)of*- /;  Jk-^-~i--_\o  .Jji^xio  oi_\  Jooi-Jj  Ji_o  L~^._._a.\  oila,_\»-_>  otfco*_.i-io 
jooil  _»oi;  _J_\',o  ,win  J'OiJ»  —  oioi_a.-»  ojl--  ^i»  ),.__  JlS*_»o,._>  -.oit-Li 
,looi    jK^-J.  «-.öi   oitojii.2io  .vQJÖt  j-OÖ>  yOOtlojL-.^.;».  jLolo  Jio-flo/    Iq  So,  s 

J1.J-W.    -.OOI    \\i\    .o-J__.\    Uo*_s    J-_0f-\O   .Kjooal    tVQJÖl   L_,_öj    JLsL^__\o    .L_,j    )l\./ 

-.oöi  j»ou   »v_<_»-oo  >-*->*-»  po  .oöi   J-i-s-./  v-otoK.-/   )lo»-^_iol  JN^_sjJ.o  Jko» 

.v^V-^o    v-__s.L_o  oöt   L-_\._7   ia\   Uop^ 

jKi-tf^O    y-JL_>    .jV   rt>    Ui— /     Oolo    .Ol  3  «  alw     ,_«-->    )oCS\     't\  tP    »    -\Ö|     y_/' 

.j-3o  n  m q/  vOoC-v.  t  aA>-lo  -.vocula^  jljjj  cxX  o  aylo  )lo_x_>  •.)iov>oo  6j_»aj.;  |^ 
\fi\\  J^V"3  v^/  oo^Jao  lyOOilaS.  )oöi  jVo_v;  J~ooä_,o  ^-.;  ^j/;  ^o 
oiv>;  ^*-Kj©  :|.vi\a,a  o-_>l  voofJLo_v_>»  jL»__j  )-^--oo  ;p>  mo  "^Sioö}  ^«->>..La 
:|',L-A_-_mo    JLxaVoij    }K_-_i^Vl    ^-»j-»6i    -.yooilo^j    )laJoi--_\     j-a^ooj    J-SoiV-3 

»    »t  »-w    «    «\  VV>    )iLaXJ5;     y -N-La    ■ .  Li001O_£v..2.    o/    ^jKjL-O    )K\vi->    yOOU-iOi 


I" 


15 


foi,  il  se  rendit  ä  pied  pres  du  fleuve;  et,  quand  ils  Iui  eurent  montre  le  dom- 
mage  qui  provenait  de  ses  inondations,  il  leur  dit  :  «  Ce  n'est  pas  ä  la  puis- 
sance  de  l'homme  qu'il  appartient  d'enfermer  dans  une  limite  le  mouvement 
des  eaux,  mais  ä  Dieu  seul,  qui  a  donne  ä  la  mer  le  sable  pour  limite,  et  ses 
eaux  luttent  sans  le  depasser.  »  Aussitöt  il  invoqua  le  Christ  dans  sa  priere,  5 
pour  qu'il  füt  son  aide;  il  enfonca  le  rameau  qu'il  tenait  dans  sa  main  en  un 
endroit  (situe)  ä  cöte  des  rives  du  fleuve  et  il  pria  qu'il  füt  comme  un  lien 
et  qu'il  arretät  le  tumulte  de  ces  eaux;  et  aussitöt  ce  rameau  devint  un  grand 
arbre  et  il  repriina  l'impetuosite  de  ces  eaux;  et  jusqu'ä  maintenant  cet 
arbre  est,  pour  les  habitants  de  ce  pays,  un  grand  spectacle  et  une  liistoire  io 
etonnante.  Lorsque  ce  fleuve  devient  tres  furieux,  il  monte  jusqu'ä  cet  arbre 
et  s'enfuit. 

Dieu  fit  des  (prodiges)  de  ce  genre  parle  moyen  de  son  ami  et  il  en  opera 
encore  un  autre.  Les  habitants  d'une  ville  nommee  Comane  (Kou;A«va)  lui  prö- 
senterent  une  demamle  de  venir  chez  eux  et  de  leur  faire  un  eveque'.  Apres  i.. 
qu'il  y  futalle,  qu'il  cut  ete  peu  de  jours  pres  d'eux  et  qu'il  les  eut  enflammes 
du  desir  des  mysteres  par  ce  qu'il  avait  dit  et  fait,  et  que  le  temps  fut  arrive  oü 
leur  demamle  premlrait  fiu  et  on  connaitrait  quelle  serait  la  personne  choisie 
pour  (exercer)  le  sacerdoce  chez  eux,  alors  les  espritsdes  grands  et  des  riches, 

1.  Cf.  Bedjan,  op.  eil.,  t.  VF,  p.  «4-97. 


1(1 


fol.  124 
V». 


[85]  XII.  —  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  261 

»  .. .^ .^v  Li*-~|J  v0-"?  *äo  'V'  '^*  \^&  ,oi1q\  vs/i  »~— ^  ooot  ^»  i m v>  .oocx 
.Jjo«    Jjp>o_co  ^^   )iVSav>    Joom    JoCSs   ^_so»    jooi   »Kol^o   Luso^    oot  -.oocx 

uk^JLn  lo^  3/5    >^^>o  001  -Jooi  vm\'f>V)  J-^-«x  ;    Jjl.JJ   yorni v>  ,_~  N^o  vQJ9« 

.  «  SAlaftOO         j»Ot   ^^1    vOJÖl    ^O    ^-.1    ,_*.    .O^-^  vQJOIJ    y^.-»/    <^0    .O)*0!  1  -i 

3/0  .joou  jJ  \QJoi  o_3u^»  vQJcn  ^o;  001  */»  .JjoC^  Ql ■* a  « »  Jt-^t  -.ooch 
»ä'j;  .  .t,V>  >JVa^J  ^0  jJ/  ,^\i  jJ  yocn^.*;  jK..»^^  ,_io  yjj  .0^.  po/  J;oi 
.V— ^x    »  ,«\6t     .otX    .  I » x>\  %    Aao    JLajoct\    ^-^J-    )■*■!*■"    ^coci»  1  rm\JJ; 

Jjoi  aju'/j    .P9/0  .0  >  ^  ^./»  ^<\oi  ftsJU-a  .*)oöi  oio^fnAi   jjtoto^.  Jo£S>- 

dont  quelques-uns  l'emportaient  par  la  parole  ou  par  Ia  famille,  regardaient 
ceux  qui  etaient  superieurs  par  la  richesse;  car  ils  pensaient  que  cela  existait 
aussi  pour  Iui.  Et  alors  qu'ils  faisaient  divers  choix,  le  bienheureux  attendait 
que  le  conseil  de  Dieu  lui  vint  sur  cette  afTaire  et  il  leur  citait  l'exemple  de  Dieu 

5  envers  Samuel  :  «  Ne  regardez  pas  l'aspect  et  la  yrandeur  de  la  taille '  ou  de  l'au- 
torite  ou  de  la  richesse;  car  que  de  fois  le  Seigneur  ne  se  complait  pas  en  ces 
choses!  »  Tandis  que  chacun  d'eux  faisait  l'eloge  de  celui  qu'il  choisissait, 
il  conseilla  qu'il  convenait  de  regarder  aussi  ceux  qui  etaient  meprisables 
d'apparence;  il  pouvait    se  trouver  parmi  ceux-lä  un  homme  superieur  par 

10  son  äme  ä  ceux  qu'ils  avaient  choisis.    L'un  de  ceux  qui  *  pensaient  ä  cette   *fot.  124 
(alTaire)  regarda  comme  une  offense  que  (l'elu)  ne  füt  pas  l'un  de  ceux  qu'ils 
avaient  choisis,  et  il  lui  Hit  meme  ceci  :  que,  s'il  ne  faisait  pas  (l'eveque)  parmi 
ceux  qui  sont  l'objet  de   leur  choix,  mais  parmi  les  petits,  «  il  convient  donc 
que  tu  choisisses  pour  le  sacerdoce  Alexandre  le  forgeron-  et  tous  nous  l'ac- 

15  cepterons  ».  Ils  lui  disaient  cela,  en  effet,  par  plaisanterie;  quoiqu'il  en  füt 
ainsi,  cependant  le  bienheureux  pensa  que  ce  n'etait  pas  sans  (la  permission 
de)  Dieu  qu'il  etait  fait  mention  d' Alexandre  parmi  ceux  qui  avaient  6te  choisis 
et  il  dit  :  «  Quel  est  cet  Alexandre?  »  L'un  d'eux,  en  riant,  l'amena  au  milieu, 
alors    que    tout   son    corps    n'etait    meme    pas  couvert    de    sales   haillons 

t.  I  Rois,  xvi,  7.  —  2.  Le  grec  porte  ivBpaxea  «  le  charbonnier  ». 


1 ) 


262  BARHADBESABBA    ARBA1A.  —  IIISTOIRE.  [86] 

.jooi  k+ijk  jla^JuJs*  )i^.\as  oöi\  fJLo  nmv»;  Jji\o/  ^Jio  t-^v  Q^.  ,)^ai3 
Jooi  iK^aio  .^d>K_s  ^io,  w.oio^»oj  aiwio/j  yj[  ,)^q-cdS.-.3  Jooi  )t-a-^  JJ  / 
"^-j  .-j-tia^a—  ^^^o  )\2><±x  *%>±.  \tci\\\  <+.*{  •  .JLj.-Aas  oo*.^>  oulSu  ^_*j 
^DVsKioo  Jooi  oJ-K*>  ^-.to^f  J.JL.JS.  .oiSw^ocLCD  ^^o  .jja^—j  IJ^s^P 
-oio2^  ^^.  ^_*^ot  ^.j  ^s  .oulSü  ^9o_k  JLmiu  )J^>Aji  Jlo_LiooJ_=>»  Jooi 
JjJLiö  opn t  -\ jo  oviojLO-^  yo^jjj  t-^0  .-oto^Sl^Ox  oviOL^A*/  -.J^-M/ 
».so  >vo«h^  jooi  jli-io  jlj-^au»  Jlojots  "^iwO  •.wwisl/  j^ai.  la^  ooto  .J-|l3 
^t-i^  oi\  Jlouw^ol  ji.j.^_3o  -.oio  j^ac^  o  «  i °iLl  vooibo  •. !  )ir>mni\jl  ^oiaJ^_/ 

^_ioo  .)J.oiK^io;  )K»  ^  ^  öufcs-/»  yolyj^eol  J-*-~V;  )Üu«ajuao  .-yokA^JL/ 
Jlo  ^>  ■  ^>  o^i^/o  .JIojop  ,-*^  Jo£Sx  ^Of-o  ^coojt  inm\JJ  ou>ji>  w^xot  po/j 
•  .oooi   ^.  n  -^Aoo   H^.    (joni    yoot^o    +äo    .pJLfioI    j;oij    jooi    jJö»    jKoo^s 

jJ;    -.>xpo»,  i  mA    )-iai;    ou^o  ^a.^   oi£Ot**,J>o  Jl^-s  ^a..v?fkjs    .ot^ad   "'ooi 

1.  U^iaoa^W  Ms.  —  2.  o.w  supra  lineam. 


et  que  ses  mains,  son  visage  et  tout  son  corps  etaient  noircis  par  les 
charbons.  En  efTet,  ce  n'est  pas  par  Ia  necessite  de  la  pauvrete  qu'il  etait 
passe  ä  ce  metier  de  forgeron;  mais  (cet)homme  etait  un  pliilosophe,  comme 
le  montrerent  ses  actions  qui  suivirent.  II  cachait  son  Arne  dansce  metier,  pour 
mepriser  la  beaute  et  la  saute  qui  est  aimee  de  beaucoup.  Par  son  ascetisme  5 
il  aspirait  ä  la  vie  future  et  il  imaginait  de  cacher  les  beautes  de  son  äme 
dans  un  vil  metier.  Lorsque  l'athlete  eut  appris  cela  sur  lui,  il  le  livra  ä  ses 
serviteurs  et  leur  eommanda  de  lui  laver  le  corps  et  de  l'habiller  de  beaux 
vetements.  Quant  ä  lui.  il  retourna  pres  du  peuple  et  il  l'instruisait  longuement 
sur  le  sacerdoce.  Quand  on  amena  Alexandre,  tous  se  tournerent  pour  le  lo 
regarder  et  ils  le  voyaient  sous  un  aspect  merveilleux.  Grdgoire  leur  dit  : 
«  II  ne  vous  est  rien  arrive  d'autre  que  davoir  ete  empörtes  par  la  vision 
des  \eux  et  davoir  eru  que  le  clioix  de  la  perfection  se  fait  par  l'examen  des 
sens.  »  Apres  qu'il  eut  dit  cela,  il  amena  Alexandre  devaut  Dieu  parle  sacerdoce 
et  le  recommanda  ä  la  graee  daus  l'endroit'  oü  il  conyenait  (jue  cela  fut  fait.  15 
Comme  tous  consideraient  le  nouveau  prßtre,  il  lui  commaudu  de  faire  une 
homelie  dans  l'eglise;  et  aussitöt  Alexandre  rnontra,  des  le  commeneemenl 

1.  Le  syriaque  purle  :  «   l'endroit  (-ttiirov)  »,  oü   le  grec  a  ;  «  de  la  manieie  (Tptfrcov)  dont  ». 


'  fol.  125 


[87,  XII.     -  HISTOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DK  NEOCESAREE.  263 

J  I  .O  ->    -.Oli-ioJ^O;    jfcOisJK)   V-».^  looi    t-Jls.^0    .)»  -»"^?    -OIQl^^J     jfcv.-^ai^v     fcC^^; 

1  lo',  .  °>  in  i  a^.j  ^iö  ~_/      .'Otoo'o»;  )to.^-..iu3  "^o*  ^-»l^oüoaji  p  :^x>ojL( 

.)öi_«_iol   J'^Sojljs  iVk3'£io;  -.(jaLt;  J-3*  ooa^— =>  )j-:~  ^»-»öio  . Jk^'po   U^i*« 

5   K^oot    y..«,^o;     \-*->l    ^ajojrj_cajLSM    (jcL.    >  »\oi;    -.oi^    V^ö/;    JJ-°    "^^»o 

J  iio  ..    ^o    )  i  ->o ^    y-~.'s>L'(    jl»   wö(J»    .Is^vio^ja    pö;Kj  "^*JOt  »  »\  ,')„a    .ou» 

y&±l  -ö(  .'loot  \*  «^oo  )^.cit  ->;   JAoo.»..»  ^^  ^°-°;  ^ö«-^>  o'/  -.ooot  ^iK^^o 

otk\  %\r\    Kv)),  ">;    : )  i  ^>o  ^s   J.:*>aio   oii   .a^cuttJ;  "^^io  ^JUlto  :)'^a.A 
jJ/»   ^6  s^>/   J-i>—/   oöto  .J^wi/  "^  omlSli  — ^S:*  JK_«_^o   la^o^  yootoo  *-~ 


raeme,  que  le  choix  du  bienheureux  ä  son  sujet  n'avaitpas  ete  trompeur;  car  le 
style  de  son  discours  etait  plein  d'intelligence  et  de  sens,  quoiqu'il  füt  eloigne 
d'une  composition  elegante;  ä  cause  de  cela,  un  jeune  homme  d'Athenes, 
l'ayant  entendu,  rit  de  la  simplicite  de  sa  composition,  '  parce  qu'elle  n'etait   *  fol.  125 

&  pas  ornee  selon  l'art  d'ecrire  des  Grecs  ' ;  il  vit  alors  en  songe  un  vol  de 
colombes  ornees  de  beautes  admirables  et  il  entendit  une  voix  qui  lui  dit  : 
«  Ces  colombes  appartiennent  ä  Alexandre  que  tu  as  tourne  en  derision.  »  Que 
nous  faut-il  donc  admirer  d'abord,  que  le  bienheureux  (Gregoire)  n'a  pas 
respecte  la  pensee  des  hommes  qui  etaient  dun  rang  eleve  et  n'a  pas  ete 

io  entraine  par  Je  temoignage  de  ceux  qui  l'emportaient  par  la  richesse,  ou 
qu'il  s'est  arrete  sur  le  tresor  qui  etait  cache  dans  les  charbons,  ce  que  la 
vue  des  yeux  et  aussi  le  temoignage  de  Dieu  ä  son  sujet  ont  confirme2? 

Mais,  lorsque  le  bienheureux  fut  sorti  pour  aller  dans. son  pays,  deux  Juifs 
—  d'abord  pour  des  profits  honteux  et,  en  second   lieu,  pour  calomnier  le 

15  bienheureux,  parce  qu'il  serait  entraine  aussitot  dans  le  piege  —  l'obser- 
vaient  sur  le  chemin  quand  il  retournerait.  Lorsqu'il  vint  pres  d'eux,  Tun 
d'entre  eux  s'etendit  par  terre  comme  un  mort  et  l'autre,  comme  s'il 
pleurait    son    camarade,   simulait    des  paroles   de  lamentations.   Quand   le 

1.  Cf.  Bedjan,  op.  ril.,t.  VI,  p.99  note  (d'apres  un  manuscrit).  —  2.  Allusion  (d'apres  le  grec)  ä  la 
vision  du  jeune  homme  d'Athenes. 


i" 


10 


264  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [88] 

ouio  J^_s  -.J-uso^  ooi  v-V  po  Joch  )^i>*5  jK-^ö/j  JbcLs  ..oij_a-L-\  )ooi 
.^ol  j**o  ..Jjoi  j-.o»  va^-J./  v-2^i  ^io;  jloio  ^_*>,  .viö/  ^a  ,j»u^ipo  oöt 
^A.  s»io»|o  ^oicl^j  j-co-».'»-3  ^flt  ^-.»-.«ato  .ch-s  -^Loiooj  >o,^o  oj^  K-Ao 
..ojl3  yOOujaAi  yQjoio  yooilo^,  ^o  i-a^  r*°  .^o)..>n\  «-V*0  J^»*_äo 
,oU.cv~^>o  .-po/  ^ooäj»  J^»j  oöt^o  .fi^oA  otvnmJJ  IxA^oo  oöt  oi°i\..^j> 
jLa-3  ^>>-=>°  :A— ^'  JJ  Jf*!  ^-/  oöt  *3o  Joe*  v^ö/  -«— £-^f  j-iüo—  ^i» 
w»oK*/     Jj^Q-OXS     0|_3    OOI     -.^OO-OJJ     jooi    «xcisl    o£b*    of^*j_3     ^^»°     l±°i 

o^JL^ooj     o^flo/     ».so    .)  ^..\1/;     owo-vs    ^oio\\   ^^au;    ^>o    JK*^o 

.yCOVS    u^/o    Jlaio     y^S.04    •  .,_^i^O>0 

)ou.V-3  "^-^    loot    jLsJ   oiN-u^    »s/o    :«-^    JljJs^o  Jlölflo/    p   sttoj^s 

UV*>V>IDN5  •Jo£*.   fcs^,;   >^,   0,J»_S;  J^-äÜo  )  .M»\    JJ/  -.OOOI  ^.aCL^XJtOOO 

X»  v  r 


bienheureux  passa,  le  simulateur  lui  fit  une  demande,  en  disant  :  «  Ce 
malheureux  a  ete  saisi  par  une  mort  subite,  il  est  couche  lä  et  il  n'a  riea 
dans  quoi  on  l'enterre.  »  Alors  (Gregoire)  prit  le  manteau  qu'il  avait  sur 
lui  et  le  jeta  sur  le  mort  et  il  commenca  ä  se  mettre  en  route.  Et  lorsqu'il 
les  eut  depasses  et  qu'ils  furent  demeures  seuls,  le  trompeur  changea  son  5 
exterieur  en  moquerie  et  dit  ä  celui  qui  etait  couche  de  se  lever  et,  dans 
sa  joie,  il  (lui)  parlait  du  profit  qui  lui  etait  arrive;  et  comme  l'autre  etait 
insensible  en  etant  couche,  alors  que  son  (compagnon)  le  poussait  ä  se  lever, 
tantöt  ä  haute  voix,  tantöt  avec  son  pied,  il  se  trouva  en  realite  qu'il  etait 
mort,  depuis  que  le  manteau  de  l'athlete  etait  tombe  sur  lui' ;  et,  alors  qu'ils  io 
avaient  cru  tromper,  la  mort  ä  son  tour  les  trompa  eux-memes. 

Si  quelqu'un  pense  qu'il  ne  convient  pas  que  des  hommes  excellents 
agissent  ainsi,  qu'il  sache  que,  bien  que  le  bienheureux  Pierre  aussi  operät 
de  nombreuses  guerisons  —  son  ombre  memo  tombait  sur  des  malades  et  ils 
etaient  gueris2  —  il  porta  cepemlant  une  condamnation  de  mort  contre  Ananias  15 
et  Saphira  qui  avaient  meprise  la  religion3,  et  que  l'Apötre  Paul  rendit 
aveugle  Elymas  '/ 

1.  liedjan,  op.  eil.,  t.  VI,  p.  87.  On  trouve  un  prodige  analogue  dans  VUisloire  dr  Oioscore,  Paris, 
1'.I03,  p.  168.  Deux  marchands  juifs  se  fönt  passer  pour  boileux  el  manchots  et  eilte  infirniite  leur  roste. 
—  2.  Actes,  v,  15.  —  3.  Actes,  v,  1-11.  —  4.  Actes.  \m,  8-11.  Ceci  manque  dans  le  grec.  . 


10 


Toi.  125 

v". 


[89]  XII.  --  H1STOIRE  DE  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  265 

r  r 

oilaifl^oa  a  icnL/  iVooi^a\o  .t  i.\  )  .ton  ,oiKjl.<^o^>  V&-±o\  ^»j  ^° 
oulSlI  io_=>,  ,_bo  ni\  n\<  -Jocx  J^lß  J-iai*  Kjypo  ^_io  ,_~  y-.i  J^aei^N^. 
wOi-V*;  xr^00  ^ötX  "*&öcLio  odoX  y>\^\  Jj't—/  iW  .^-*a^o  Jjot  JiqXvi 
^o  Jboi  )^euXa>  U><  JJ;  aVooi^  po/o  .odoX  JLmu^o^  Moiaj»'^o  .)  .  »on\. 
«o/o  :o*sfco  "^S»  )ooi  K_/;  Jjfcoj  J-oi3  ^o.»  -.otÄs^io;  ötaa^o  .J;Ja 
OÖt  ^SCuSAi  vJlfiol/  ^-»»-Öl  .JSCU^O»  ^^t  ^.OU^HO  -.00003  ^o;  jJ^-J>  ows 
Jja-A  jljJjlo  !-J-so-^  oi,_»/  -p^3  *^o  .J»J-i  ^>o;  s».-/  .w^'ttooo  |^lo  ,-D 
otaaa>i  oöt  <xS.  ^.j-J./  ool  JJ  -.omlSu  loX  jooj  ,-3o  ,J;J-*  ou^o  wUL*  .otlaju.,^; 
loot  )n°>QP  JJ/  .joot  T  V\  )lpo;l  jlcLffi/;  Jj»Va£>_3  V-*^  °^  J001  ^>^a^o 
JjKj  ^-_s;  .-oooad;   »cu^S  a  )J^~a    Jv-^?    j-äj-s  o^-co) v>  No  j;J^l*  »v^oaX 

.  .L\KjLj?     ^X    )V1  fcJPP    t\.t)1      JlpOfl    ^OÜ^S    '^O^    .loOt   j_S-^D^»   J°U>a^ 

>JSS^CLa>    |^o\qji    .  jSj.ao  ..jj;o»£k-io   ^— »iVt   o/    ~.;   J,-~   .JK^auJ.   ^iji   JJ; 
ouVoi  v»  n    vocCio    vd/o    :Jio^oJ>^/    J.k,.  ■»  t  v>;    )lo;o^    ^ot\T>    ^_>j    ^ 


Apres  qu'il  fut  arrive  ä  sa  ville,  il  fit  une  assemblee  et  etonna  tous  (les 
fideles)  par  son  enseignement.  Or  un  jeune  homme  criait  dumilieu  dupeuple  '  : 
«  Ce  n'est  pas  de  lui-meme2  que  parle  ce  docteur,  *  mais  c'est  un  autre,  qui  se   *r0i.  12s 
tient  pres  delui,  qui  prononce  (ces  paroles-lä).  »  Quand  il  eut  renvoye  l'assem- 

5  blee,  on  lui  amena  le  jeune  homme  et  il  leur  dit  :  «  Ce  jeune  homme 
n'est  pas  exempt  du  demon.  »  En  disant  cela,  il  prit  la  bände  d'etoffe ' 
qui  etait  sur  son  epaule,  souffla  sur  eile  le  souffle  de  sa  bouche  et  la  jeta  sur 
le  jeune  homme.  Alors  le  jeune  homme  s'agita,  en  criant  et  en  etant  trouble 
comme    par    le    demon.    Lorsque    le   bienheureux    eut    etendu    sa   main    et 

10  apaise  la  violence  de  son  agitation,  le  demon  s'eloigna  de  lui.  Quand  il  fut 
revenu  ä  lui,  celui  qui  pnrlait  avec  (Gregoire)  ne  lui  apparut  plus!  En  effet, 
ce  n'est  pas  par  les  procedes  des  medecins  qu'il  faisait  des  prodiges;  mais, 
pour  cha'sser  les  demons  et  pour  guerir  les  maladies  du  corps,  il  lui 
sufllsait  seülement  du  souffle  de  sa  bouche,  qui  etait  presente  aux  malades 

15  par  le  moyen  d'une  d'etoffe,  Car  nous  ne  nous  proposons  pas  de  racontcr  tous 
les  prodiges  qu'il  a  operes,  pour  ne  pas  allonger  l'histoire;  je  ferai  mention 
d'un  ou  de  deux  et  par  eux  je  mettrai  fin  ä  mon  discours. 

Lorsque    la    predication   du   Christ   eut   ete   entendue  partout,  que  tous 

1.  Ce  prodige  figure  dans  Bedjan,  op.  cit.,  t.  VI,  p.  104-4.  —  2.  Mr)  »tap'äauToü.  —  3.   'OOcSviov. 


v". 


266  B ARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [90] 

(pt^-3  K.oo  JlcL^i.0  :oix^,K.i|  jot-'Ss  bCbww.^.  Jit/  oötjo  -öt  jl^j_.pot 
|lä\,  K«A.i  n.o^Sjlso  :ooot  ^<^.^.ls  jVLojc  j^Lsto  :ooot  y.UK-co.io  "^  »"Wi 
.•w^iol/   )  vi  ffl  ...o   Jfcoo_    ^-.»-.6(   •  . (.J-iaiCH^O    OOOI    y». I  3    )  ■■..,■.■  ilSoi    oticus.  v^i. 

cxjijl    oCS^Ju*   .»1>Y;    t-^tt  v^o   .—oiocä-i'/;    >«  Aq^o   Jpk^i    JK^_^»    oCbo    s 

)Ki.,,^o\  6)^  y3ot  :ottc>Ju»-ja  "^s.  KäuoooU/  Jl^S-i.  j»ot  po  >otioj  .11  |oot 

K^^A.    J£sjl^>o_=>    a-i^i/    ))  «^ff>    )  1  » V 10    .jVcLiecs    y-io    ooot    y^oak  mv> 
.)i.n  i .  (Tt  >^s,   )v-ß_*/   jJo     Jo«   fcs-./    [Lci-it  s^o>   J.ia-*V   Jlo  .jjL^co/ 


les  habitants  de  cette  ville  et   de  ce  pays  eurent  ete  aussi  convertis  ä  la 
religion,  que  des  lors  les  autels  et  les  temples  d'idoles  etaient  detruits,  que 
les  sacrifices  et  los  offrandes  cessaient  et  que  les  fideles  bätissaient  partout 
des   oratoires    au    nom    du    Cbrist,    alors    eelui    qui    teuait    ä    cette  epoque 
le  pouvoir  des   Romains  fut   rempli  de  fureur   et  d'envie  oontre  les  lideles,    5 
parce  que  tout  le  eulte  des  idoles  avait  ete    meprise   ainsi  que  l'erreur  de 
ses   peres.    Comme  il    croyait  pouvoir   abolir  le  mystere  du    ehristianisme 
et  ramener  tous  les  fideles   ä  son  erreur,  il   envoya  dire  aux  chefs  et  aux 
gouverneurs  de  tous   les   pays   que,   s'ils   n'usaient  pas  de  tout    genre    de 
punition    contre   eeux   qui    confessaient  le  Christ,   ils  seraient   livres  ä  une   10 
perte   double'.  Lorsque  eela  fut  connu   des  juges  et  que  de  toute  maniere 
ils  pressaient  les  lideles  de  renier  le  Christ,  il  arriva  qu'au  pays  de  Gregoire 
il  y  avait  un  tyran  qui  surpassait  tout  le  monde  par  sa  mechancete  ;  et,  quand 
ce  (nouveau)  motil'  se  fut  ajoute   a   sa   mechancete,  il   pressa  tellement  la 
ville  du  saint  et  sa  region  que,  vu  la  grande  perdition,  le  desert  sc  remplit    1  • 
de  fideles,   beaueoup  de   maisons   etaient  vides  dhabitants,   de  nombreuses 
oonstruetions  furent  attribuces  aux  prisons  dans  la  ville  et  il  n'y  avait  pas  de 
pitic  pour  l'cnfanee,   ni  de  respect  pour  la  vieillesse. 


1.  Celle  penöculion  li«ure  dans  Bcdjan,  op.  cit.,  I.  VI,  p,  104-6. 


üli  XII.  —  HISTOIRE  DK  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  267 

fjj^o;   t-^  l°°»  ^»'<»too  -J-3°?V?    Jj^f'»-^  I&1  ^^?  K*^  T^r*5  ' •''*■%? 

^A     yoloOCLJ      Ls^il-3     ^aCU>^a      ^»      o/      •.yOOjN.JLaLl      vOJ.JQ.JuJ      J_^DO^      t-^»! 
JöO^i/      K^Of-O      OOI     -.IjOI-S      j^JLO      i\^X*      yQj/      ^CQ.*ÄJ;0     Jlo_LiO_.Öl     Oi3/ 

5    )!s^.,_»_^aJ-\o    ryo^^oj    o£\;    ooot    ^^Is    JL.-Ü.    o^»    y~»\    o.£    »Jo    •)?o«-:> 

v^LO-Lll./  J~.»OA  ^0*   JV^03-3  °°«    5**»  .1—  )^«;ft-*N  OJOjV.*/  OOt  ..yO^JJ   Uioioj.ioj 

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opo/      0)V-JO      .yOLl/     )  l\»/l      ,O'»-i-fl0/      ..JJL.^DJ     vOO|Iq\      Q-»^.iO      f30     ,^°tii0 
I       OCX     ,**iCU»->      ^_iOO     .jj^-i/      ^»»1     ^*>      V^0    )°**°     \^°^    k"»-^?     •  .yOOl  V,' 1  <»-S, 

..)lo\^s  ^o.  p  yootl^o'o^»  Jv-V^  v0-»!  ~~o*./o  väSjdo  c^-Aoi  jL^? 
,_,;  ,_*>  4i'r±\  )^^>o  ^^Ißo  -.jLjL^a;  -ojoS-^V  yo+£>  ^2J  oifco^V-3 
fco^JL/  ..Uioioiiol\  oooi  ^A  '.mao  ^-V-t*  ^»«>  :— jKjoo  JJ»  vOJÖi  onrn°>» 
JJ/     JoiSm   Jjna^.   ,.i^>  .-o-kL-fcoo  o/   J-»-.^  V^»?    y»»-*0  k-*^!   -.k-J '»-•'»■* 

*  *  •  •  *       ■ 

*  Alors,  lorsque  le  bienheureux  vit  la  faiblesse  de  la  nature  (et)  que  (les   »foi.iae 

'        •  r* 

iideles)  ne  pouvaient  pasetre  forts  en  face  des  tourments,  il  conseilla  a  l'Eglise 
de  ceder  la  place  ä  la  colere'  des  persecuteurs;  car  il  pensait  qu'il  y  avait  plus 
de  profit  ä  sauver  leur  äme  par  la  fuite  qu'ä  mourir  pour  la  foi  en  perseverant 

s  dans  le  combat.  Et  pour  les  convaincre  qu'il  n'y  avait  en  cela  ricn  ä 
craindre,  il  eut  le  premier  recours  ä  ce  (moyen);  et,  quoiqu'ils  cherchassent 
ä  le  perdre  comme  un  general  et  ä  disperser  le  camp  des  fideles,  il  se 
refugia  sur  un  rocher  (une  colline)2  avec  le  pretre  des  idoles  qui,  des  le 
commencement,  s'etait  attache  ä  lui,  atlendu  qu'il  avait  obtenu  le  diaconat 

10  par  la  gräce.  Lorsque  ces  persecuteurs  eurent  appris  de  quelqu'un  oü 
il  etait,  qu'ils  furent  sortis  ä  sa  recherche  et  qu'ils  furent  arrives  ä  (cette) 
montagne  et  ä  ce  rocher,  ils  ne  trouverent  rien.  Quand  ils  arriverent 
pres  des  saints,  ils  crurent  que  c'etaient  des  arbreg-;  et  ils  descendirent  pour 
dire   ä   leurs  compagnons  :  «  II   n'y   a  rien   lä  eu  dehors  de  deux   arbres.  » 

15  Apres  que  celui  qui  avait  denonce3  eut  appris  cela  et  qu'il  fut  monte  el 
eut  trouve  les  fideles  ä  leur  place  adonnes  ä  la  priere,  il  tomba  aussitöt 
aux  pieds  du  Saint  et  recut  la  parole  de  la  verite.  Une  fois  qu'ils  eurent 
conclu  qu'on  ne  le  trouvait  pas  et  qu'ils  faisaient  endurer  tous  les  tourments 
aux  fideles,  on  connut  en  verite  qu'il  n'y  avait  rien  que  le  saint  faisait  ou 

1.  Rom.,  XII,  IM.  —  2.  "Efwiiiov  Xofiav.  —  3.  M>)vviit,;. 


fol.126 
V. 


268  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [92] 

oöi  y±»lo  :po;l/o  ,****)lll  >^x  ^io  -Joot  Jii.  ^oto-^k.^  yas.  Ji.c^>..J>  +o  o« 
■  U-3  oulSu  la\  .^>»K.-s  ^.^o  ;hv'|  )!«,»«>  Jjlsj  po  .o£S.  joot  jL'l  yef^o  JLo; 
^>o  .yooi  V  i  «\  JNXooj_io  ,_»o^  jJi  ju'^o  ooi  y^t-aj  .'t^ö/  ^  Jo^JJ  ■ ..  i'io 
•  )l^«>    )-*oi  s^2lj!    jkXoSubo    jbei;  .po/  .1)^?    f>IVl?   °dai.;    vQJcx  ^cxa^L». 

.jlajLbcuoi  v2^M  wp*  K..Jj_xi.l  •  J^jo^coJj  ^0  t-^ji/  K-j-«JLO  ^>  :JKju-po» 
JJ;    :^-Aot  ^.x    ^-2>i/   )i*v>*>o   ooi}  ^>*£o>oo   .N^sL/  (loiouso-s   JJ.*,— ^»o 

V 

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1.  xulio^,  Ms.  In  niarg.  "»^ilo^t-  —  2.  U^=»  Ms.  —  3.  1  '"*i*>  Ms. 


10 


pensait  sans  le  secours  de  üieu.  Mais,  tandis  qu'il  s'adonnait  ä  ;la  priere 
avec  ses  serviteurs,  soudain  il  s'anima  et  fut  dans  l'admiration,  comme  si 
une  certaine  voix  venait  jusqu'ä  lui.  Lorsqu'il  eut  passe  un  long  temps,  il 
revint  ensuite  ä  lui  et  loua  Dieu,  en  disant  :  Beni  sott  le  Seigneur  qui  ne 
nous  a  pas  donnes  en  nourriture  ä  leurs  dents  ' .  Et,  quand  ceux  qui  etaient  j 
avec  lui  demanderent  qu'est-ce  qu'il  avait  vu,  il  dit  :  «  Haute  est  la  ehute 
que  Satan  a  faite  maintenant.  »  Et  comme  ils  ne  comprirent  pas  (cette) 
parole,  il  dit  :  «  Un  jeune  homme  nomme  Troadis2,  le  fils  des  premiers  de 
la  ville,  apres  avoir  ete  flagelle  cruellement  par  les  bourreaux,  a  resiste 
courageusement  pour  la  foi  et  ä  la  fin  a  ete  couronne  par  le  martyre.  »  Et,  io 
parce  que  le  diacre  douta  de  ces  (choses),  (disant)  qu'elles  ne  pouvaient 
etre  connues  de  personne,  il  lui  demanda  —  et  (Gregoire)  lui  permit  — 
d'aller  ä  la  ville  et  d'apprendre  leur  exactitude. 

Quand    il    fut   arrive   a    la  ville   ä    l'heure  du    soir,   il  voulut  calmer  sa 
fatigue  en  se  lavant  dans  un  bain 3.  Or  un  demon  de  ce  bain,  au  moment  du  soir,    ig 
fol.126  faisait  perir  tous  ceux  qui  y  penetraient  *  Lorsqu'il  fut  venu  et  que  le  maitre 
du  bain  se  fut  dispute  longuement  avec  lui  pour  qu'il  u'entrftt  pas,  de  crainte 

1.  Ps.  cxxni,  6.  —  2.  TpuiSio«.  —  3.  Cf.  Hedjan.  <>[>.  cit.,  t.  VI,  p.  91.  Ici  et  allleurs.  il  n'y  a  pas  de 
de'pendance  textuelle  entre  la  vie  tfditee  par  le  B.  P.  Bedjan  et  la  n6tre,  bien  qu'elles  soient  contempo- 
raines  (pnisque  le  ms.  add.  14  648  edite'  par  le  B.  P.  Bedjan  est  du  vi"  slecle).  Au  contraire,  S.  Grö- 
goire  de  Nysse  est  apparentö  de  pres  ä  notre  redaclion.  Enlln  le  ms.  de  Berlin,  Sachau  :t21.  ren- 
fercne  sans  doute  la  version  syriaque  du  panegyrique  de  S.  Gregoire  de  Nysse,  d'apres  ce  qu'en  dil  le 
R.  P.  Bedjan,  op.  cit.,  t.  VI.  p.  vi-vn. 


10 


[93J  XII.  --  HISTOIRE  DK  MAR  GREGOIRE  DE  NEOCESAREE.  269 

JLiö>-~  -.l-^iot-o  )K  »  V\  ^\  ^o  ■>»  i«o  Jf-^-o  o&.  oou  -.sm  »°>^li/  jJ   t-30 
JL:,...«;  JLlß  );|-io  >^>1;   oöC^.  s^^  J  **  'N  IT  J-iQjiOt-so  .oö)   jij.»   o£>>   ^.a~   J.iL^..a 

jpoo;    ,-«  /  ».Do   .sA.9lJo   ,K<jL*.3,l   w«Äs..3   ).a  .\i;    j^.N  r>  ^  o»~3    ooto  .Moia^^ 

Jpoot     .ow^tvji/    v*öoi   ^^ol;    ^-j^.JJo  :oid$j   od.a\    )jl.so  :JiotÄ>   061  ^^ol/ 

.a  t\  ->\  ^^1  \.2>i 
It-o-U  (  ,1,  ;°>o  :jLot,^X  jbiia^o  (^.i^Xi^-si  otlajo-^  K^j^a/;  ^.;  ^io 
J  »v>Votv>;  jLiai.  ^^  jlkSLCDolo  Joot  vkdsiK^o  oöt  )»od  oC^-s  -.otfcoo,^. 
s.of\io  -.cl*.  JjI/  )l<iivt  .0)  >£&l  ^O»;  ^».\-./i  yoou'il^t  ^-.?  JLjüls  .Joch  ,  V\ 
^KXc  .Jlyn  «vi  JKjloo^s  Joot  )°>\vi  )) » ^«i  J,-o-.J.i  yOOU^OAO^  )o^^ 
,^0  .(_£_./  v00^  ^AiSo    0001  «-«.».ib  ^-*jo";   p    J-L^aVot^o   )  i,t\   j_i_t   »_io 


qu'il  ne  mourüt,  sans  qu'il  se  füt  laisse  persuader,  (celui-ci)  lui  donna  la 
clef  et  partit.  Lorsque  (le  diacre)  fut  entre  dans  la  premiere  chambre,  ce 
demon  lui  montra  de  mauvaises  visions;  il  entra,  avec  le  signe  de  la  croix, 
dans  la  seconde  (chambre)  et  le  demon  lui  faisait  entendre  les  bruits  redou- 

■"•  tables  de  la  chute  de  la  maison  et  lui  montrait  des  etincelles  de  feu  de 
dessous.  Quand,  par  les  prieres  de  son  maitre  et  le  signe  de  la  croix,  il  se 
fut  lave  et  fut  sorti,  le  demon  ferma  les  portes  devant  lui;  [lui,  plein  de 
confiance,  il  les  ouvrit  avec  la  clef  de  la  croix  et  sortit.  Comme  tous  etaient 
saisis  detonnement,  le  demon  cria  ä  haute  voix  :  «  Ne  te  glorifie  pas  d'avoir 

10  ete  sauve  par  ta  puissance,  mais  (c'est)  par  les  prieres  de  celui  qui  t'a 
recommande  ;i  üieu.  »  Apres  qu'il  eut  fait  des  recherches  et  appris  que  ce 
martyr  avait  ete  couronnc  selon  la  parole  de  son  maitre  et  qu'il  fut  revenu 
pres  de  son  maitre  et  eut  raconte  ce  qui  avait  eu  lieu  en  cet  endroit,  un  grand 
etonnement  saisit  tout  le  monde. 

15  Une  fois  que  la  tyrannie  de  l'ennemi  eut  ete  detruite  par  le  secours 
divin  et  que  le  vaillant  fut  retourne  ä  sa  place,  il  circulait  par  tout  ce  pays 
et  donnait  de  l'accroissement  au  peuple  des  fideles;  il  faisait  partout  des 
reunions  aux  fetes  de  ceux  qui  s'etaient  illustres  pour  la  foi  et  enterrait 
leurs    corps    avec    grand   honneur    dans    des    endroits  veneres   et,   d'annee 

20  en  annee,  les  fideles  s'y  reunissaient  dans  Fallegresse  et  leur  decernaient 


I'til.  12' 


2T0  BABHADBESABBA  WRBAIA.  —  HISTOIRE.  [94] 

:)ooi    Jjoi    oux^CS.jciao  :J.-**iLio;   o»tp^x   jooi    i^s'^io    )<**.:*>l    \^oy   ^Aop 

lo^  ^.OIO^;/  ^Q_AO  JpKS;  uu^O^J  y  % ,.  ,.°i,  o^sUj  ;o-Ao  yxaiwK_£* 
J_sio«  k...i>7;  oöt  )  i ,.  i.yia  :ojl3»  ^Xo«  jjjapo»  .pö/  ^d  .-jo/o  )o«S^ 
J)QJi_s  .vQj/  ^cl^Kj  ock;  ,\Oo£S.  \j\  sn  'i'io  .^.»k_a  )oö«j  00&.  ■ .)  1 .  fc  nr-y^  . 
ILo-i^^ü  jj/  .s-^.;  Jl -.....->  o\  Ka.V/;  ^-.\oi  &\o  .Ujoui  JL-oio  Jv-so  |_s/ 
Jjlso.^  «oio-^o^j  ju/  V*^  vj  .ot;o  -»SN  _otaJL~  ^ol^'/  JLldöjo  .JK-oj^ 
:l+£-J  s-loJLia.-oio   :Äooi>Jii  w^oiio  :ÄsjJ^Jd1./   )y«aj    )ja^|j   :po/;   vÄ>a\a3 

^-»/     ^*^.«X     .V-^t«     i^--^OI     ^-.<*iO      OCH     ,3/»     ^.ÖUS    .^sA£Q.iO     jl      Jjjo     JjLÖ     IC 

1.  Les  lettres  -^  au  bas  de  la  page  marquent  la  lln  du  treizieme  cahier.  Au  bas  de  la  page  sui- 
vante,  les  lettres  t»  indiquent  le  commencement  du  quatorzieme  cahier. 


l'honneur.  Comme  il  dirigeait  l'Eglise  du  Christ  par  ces  actions  admirablos 
et  que  c'etait  sa  preoccupation  de  ramener  tout  le  monde  de  l'erreur  des 
idoles  ä  la  verkable  foi,  au  momeut  de  son  trepas,  il  ne  s'en  trouva  que 
dix-sept  qui  demeuraient  dans  l'erreur  des  idoles.  Et  il  eleva  ses  maius 
vers  Dieu  et  confessa,  en  disant  :  «  Je  laisse  k  celui  qui  vieudra  apres  moi  5 
ceux  qui  sont  restes  (paiens)  en  nombre  egal  ä  celui  des  chretiens  que 
j'avais  trouves  ici ' ;  je  les  (lui)  laisse  pour  qu'il  les  instruise  au  nom  du  Pere, 
du  Fils  et  du  Saint-Esprit,  ainsi  que  ceux  que  j'ai  enseignes  non  pas  par 
ma  propre  puissance,  mais  par  l'operation  divitie.  »  Et  aiusi  il  rendit  sa 
vie  ä  son  Createur.  Car  si  quelqu'un  le  compare  au  bienheureux  Paul,  10 
qui  a  dit  :  J'ai  combattu  le  bon  combat;  j'ai  termine  ma  course;  j'ai  conserve 
ma  foi;  et  desormais  il  m'est  reserve  la  couronne  de  justice  <jue  mon  Seigneur 
toi.  127  m'accordera  en  ce  jour-lä,  lui  *  qui  est  le  juste  juge2,  il  ne  peehera  pas,  parce 
que,  lui  aussi,  il  a  garde  tout  cela.  Voila  de  belies  actions  du  saint;  car  nous 
ne  nous  proposons  pas  de  les  rapporter  toutes  ici.  1., 

1.   Ce  detail  figure  dans   X'Hisloire  ncstorienne,  P.  (),,   I.  IV,  p.  233.  —  2.   II  Tim.,  iv,  7-8.  Nolre 
auteur  emploie  les  mots  memes  de  la  Peschitto. 


JOt 


»s/o    f.*.-.'   ^     *-*~      jJL«    .v£0^)/>    Otfc^i^k.^     jls/     JK-4-=>    ÖW.^^J     W*^^ 

^io  l-LSvo  JjL;/  ^*>  J-po  -.Jjxuus.  ,_*>  Jiotcuo  )v*po  ^>°  J-«^  y->\ 
5  ^iv^ooo  .^^K^o  Jfcd^o  U^j  L*s-3  ,_*>  .-J^ctia-o  jLü^  vS|  ^söj  .JouaIs 
Jv— V-l*  voot-io— .  )o— jj  ..yoouj;  IajL*_so  J-a^Votj  yoou.^  ^_l-j1  ,5-201 
j?pa^o  Jjoji  JLp^  6C^  ooot  v-«^vO-<oi  .J-^n.3ojJUJ-3»  voonm>»o..o  .Jlöu»/} 
j^L*^i  ^o  }*|Ä  i-^JI  .)^n.;vi  JÜculäo  Jt^cuJ^.«  K^°°  •*J*-i^~  |ä-coo 

.jjLJÜLi-3    *>,-0    yClDioiQJ     JOUJ    JjLDOIj     .'Po/?    yPO»     OlKS^O    yOOU^i.    fcotl^.*. 
10    \    r    >y    )V^-X     fcoo^     .LOOJL^J     v03Q.Z>jJ     yCL^jLJJO     .J~ä^     vaa-^iü»     \f)-^? 

.Jl^»    J-^ao^  oooi  voou.1^-/ 
)J;    w^-aI/i    oot   .L^i^^jLs  .->-!/   ..aix^Vo«    JU.5    vxa-4)/  ^«Üs^ooi    Jjoi 

JIclOOp)^  -.-^  «41/;    »C*J    «OtQ-s/    .«^»1/    v£DQ-.»/;    ^.\ot^    ^-^?    -Ö|-S   -.o£^ 

XIII.  —  Sur  l'impie  Aetius  et  sur  sa  perversite. 

Nous  n'omettrons  pas  non  plus  l'histoire  d'Aetius,  en  effet,  (comme)  une 
chose  etrangere  (änotre  sujet) ;  car  celui-lä  aussi  fit  endurer  de  mauvaises  sou- 
frances  ä  l'Eglise.  Parce  que  c'est  par  comparaison,  en  effet,  qu'on  distingue 
la  verite  du  mensonge,  comme  le  doux  de  l'amer,  la  lumiere  des  tenebres,  le 
court  du  long  et  le  sale  de  l'insipide,  ainsi  les  bons  et  les  sages  aussi  se  dis- 
tinguent  par  comparaison  des  mauvais  et  des  iniques  ;  c'est  pour  cela  que 
nous  racontons  les  habitudes  des  heretiques  et  leurs  mauvaises  mceurs,  pour 
montrer  1'alTection  verkable  des  Peres  et  leur  constance  dans  l'orthodoxie;  car 

io  ils  furent  pour  l'Eglise  un  mur  fortifie,  un  glaive  aigu,  un  bouclicr  solide  et  un 
casque  luisant.  Elle  ne  s'est  pas  accomplie  pour  euxmoins  que  pour  les  Apötres, 
en  effet,  la  parole  de  Notre-Seigneur  qui  a  dit  :  Que  votre  lumiere  brille  ainsi 
devant  les  hommes ,  pour  qu'ils  voientvos  bonnes  aeuvreset  qu'ils  louent  votre  Perequi 
est  dans  les  cieux' !  Car  ils  tenaient  la  place  des  anges  pour  le  corps  de  l'Eglise. 

15  Cet  Aetius,  heresiarque,  apparut  donc  ä  Antioche;  il  fut  nomine  «  athee  », 

parce  qu'il  eut  les  memes  opinions  qu'Arius.  Le  pere  d'Aetius  travaillait 
ä  la  fabrication  des   tentes;  car  il  n'y  a  rien   de  plus  dedaigne  que  cette 

1.  Matth.,  v,  16. 


272  BARHADBESABBA    ARBAIA.  --  HISTOIRE.  [96] 

.JjVIq-  ln...nni\  J;oi  Jlo_U>oo/  ^  s^-_*;  V*^  ^*^  J00"  «-^»  JiVtvv 
jbö  ooK_vj;  y^\  ..»»oia__7?  Jla^-a-  ~io  Jva.co  koo^o  *-^  J°«  A-Cb.-. 
JKjupöi»  ^N.JI  J^  M?  y~\  -o«o-i|J  Jooi  sfl^;  "p  .Jj-ä'ojjo  Jjji_nc-~; 
Jlö  o;    J^._>kJ>o    .-Jj-soj»    J._l-_-<    Jv-^»?    J-l£i--_e>    vOo£_\    yauiJ;   .J_.Voja.so 

yOOtJ-S/    ^-»    vOO|»SJ    Jk^~o__.-o    ~__oo    .Jj.iK-3    JiOJ;    Jk_>jÖJiK_S    ^A-^OO    5 

JV-»-co  "^-\  yOCH-Ji-3  ^-JM-too;  J-*>A  ••.»)/  ^o  yooi-oöaa  ^J_x_4o  .J_l*>j_-o 
:wOia_»/  K-*-ie;  *->?  ^  .^—-ü-*»  JwJÖiOA  )tC_sl  ^*^°  r30  <<'*°  .-Jj»1.0-»J 
..ou-Su  o_-£DiK-io_\o  )-»--a\  Jooi  ...i»v>  JJ  odo-t-oo/  1ol^»-~-c  ^io;  ^^o 
Jooi  M>  Jjüüüls  *oo--V_n  J>--;  N!Üs-$oeo  .Jio-va-o  ^-b-J  Jjj— /  Jj>-s;  .-^1 
fol.  12:  JS^,,  ^£_»  ^-^oi;  ^/  ^V^too  JJ;6  *  i^l^J,  ^0>  U_^»'^  ^-H*  '" 
,>*>  wo— »'/  *— »  jJ*  .JuV-a  J.vnnoJ-3  JJ/  Jlo;K_-ia\  o\  .oiv-x»  -2u^--jt  Jo^-N 
ou-cl.;    JKj_po    ^io    J-*-,,-    jü/    ov-\   oou    .Jj/    JL^   J-5»öi   ^-io    odcv-s-Lo 


1.  t3  supra  lineani. 


fabrication  pour  trouver  des  profits.  En  eilet,  il  avait  appris  d'abord  l'ecriture 
par  le  soin  de  son  pere,  afia  d'ecrire  les  paroles  des  echanges  et  des  ventes. 
Lorsqu'il  accompagnait  son  pere,  comme  c'est  la  coutume  de  ceux  qui  (se 
rendent)  dans  les  villes  et  dans  les  bourgs  pour  se  fixer  (leurs)  tentes  de 
poils  dans  les  foires',  ils  rcparaient  les  fractures  des  cruches  avec  desfeux  de  ^ 
paille2  et,  en  y  soufllant,  ils  se  remplissaient  de  suie  le  visage  et  se  remplis- 
saient  d'air  la  bouche,  au  point  que  leurs  joues  eclataient,  dans  L'espoir  d'un 
profit;  et   ils  trouvaient  deux  et  au    plus  trois  oboles3!  Apres  la  mort  de 
son  pere,   comme   il   ne  pouvait  vivre   et    se    nourrir  ä   cause   de   son   petit 
melier,  il  osa  faire  du  tralic ''  d'une  autre  maniere;  et,  parce  qu'il  avait  vu  que  '° 
-  toi.  127    |es  cbretiens  avaient  alors  de  la  philantbropie  pour  leurs  proches  *  et  qu'ils 
n'etaient  plus  poursuivis  comme  auparavant  pour  la  religion,  il  changea  sa 
conduite,  non  pour  la  perl'ection,  mais  selon  l'apparence  cxlerieure.  Mais  je 
ferai  connaitre  ensuite  qu'il  ne  quitta  pas  son  tralic.  Un  homme  connu  de  la 

• 

1.  Litt.  :  «  dans  les  röunions  de  venle  ».  —  2.  Litt.  :  «  dans  les  fractures  des  cruches,  ils  pachaienl 
des  etincelles  de  feu  dans  la  paille  ».  —  8.  Otte  notice  Concorde  assez  u\rc  S.  Gregoire  de  Nysse,  qui 
represente  Aelius  avec  une  petite  enclume  et  un  petil  martean  sous  une  peilte  tente  de  poils,  contra 
Eunomium,  /'.  C,  1-  XLV,  col.  2<>o.  Phllostorge,  partlsan  d' Aelius  et  porlö  a  le  louer,  ecrivail  que 
son  pere  avait  ete  mililaire,  P.  G-,  t.  LXV,  col.  601;  on  en  doutait,  Und.,  col.  502,  note  75,  et  avec 
raison,  s'il  faul  croire  ce  qu'eu  rapporte  Barhadbesabba,  —  4.  Kanri/eia. 


v 


[97J  XIII.  —  A.ETIÜS.  273 

sflXfc^j/  ^;   )•,.»  t,->  .öt»  lofro;    y_./  ,i.oo(  JV-o-^.if  .)-soim  )io,;    JtObOL*.  .^oax-V^io 

■^N-  ■  -,  N*      '^_iO      so/o      Oll^^S      >   NO     O&.O      J^PO      j.iÖf.^30     JK*t  o      jK_i*.o»o 
^.iO    .)l  /     L-.ia.JOi     L-A.A.£.jJJo  ,^#1^.0    ^»»1/     L-i  ,.1.02.1^  Li    ^-.i    ^oifcs.^    ^-io 

/^slIo  IIa*,  vi  ti  i^j^o-Zxo  j.^.a.^ii/9  sjxl».^joJJ  ^00  Joot  ~-otoK*l  \--~^  \^°L 

iojfcoo     yOO(.\    ^Of^O    j  IS*. n  %  •>     Oi^    OOOt    ^^^S;     ^  ..V...JJ     ^3)K_3    ^iO    )  p^SrtO 

.^oJ^s.^»»/?     )laJ^-^J3    »Ko    Joot   ^>j'/     *3    -.Joot    ^sJi»    ^_»;    j;ö|    .jooi 

L_s!So    Ljoh    Oj  »  V)    »J;    .^oia^i.    ^a"Jt:A'     U3^?     -.»»oioK.../    jjot    u)     L-=>!So 
■   r  ma^v  ^^~«/  ^io  jl  >s/o  -Jooi  J^.;^J  091  JJ  :Jooi  ^S^iäioo  jooi  ^aaÜÄoo 

.oK-js  JjC^£CS.   Ljoi   *-•/;   L*.ioi   -.oooi  ^1— -s.:>o  y,.«.\ot    l^x  jlaaamN  »°>.3» 

1.  *jo  supra  lineam. 


ville,  nomine  Marinas,  lui  donna  une  chaine  de  cou  en  or  qui  etait  brisee, 
pour  qu'il  la  raccommodät.  L'habile  Aetius  en  detacha  beaucoup  d'or  et  ensuite 
tira  sur  son  pourtonr  et  la  completa,  sans  se  preoccuper  en  rien  de  sa  forme. 
Lorsque  son  proprietaire  s'en  apereut,  il  le  prtt  au  corps  pour  le  fiapper  et, 

5  apres  qu'il  lui  eut  fait  ce  qu'il  fallait,  il  apprit  que  l'econome  de  l'Eglise 
le  nourrissait,  il  usa  avec  lui  d'injures  dures  et  de  menaces  acerbes  et  le 
fit  sortir  completement  de  sa  maison  et  aussi  de  sa  ville.  Teile  etait  l'habi- 
lete  d'Aetius. 

II  regut'  ensuite  uu  peu  d'instruction  ä  Alexandrie;  il  vint  ä  Antioche  de 

10  Syrie  —  car  il  etail  de  lä  —  et  il  recut  l'ordination  du  diaconat  de 
Leontius  dWntioche.  Et  puis,  aussitöt  il  etotinait  par  une  certaine  invention 
ceux  qui  le  rencontraient2.  II  faisait  cela  en  allant  ä  la  suite  des  Categories 
A'Aristote  —  c'est  uu  livre  qui  est  ainsi  intitule.  —  Quoiqu'il  fit  le  savant 
et   parlät  ä   laide  de  ce  livre,   il  ne  saisissait   pas  lui-meme  et  il  n'apprit 

13  pas  de  ceux  qui  savent  quelle  est  la  pensee  dWristote.  C'est,  en  effet,  ä 
cause  des  sophistes  qui  debattaient  ces  questions  en  philosopbie  qu'(Aris- 
tote)  - ecrivit  un  exercice  de  ce  genre  pour  les  jeunes  gens  et  c'est  comme 

I.   La  suite  est  parallele  a  Socrate,  Hist.  eccl.,  II.  :if>.  — .  2.   'ESevoywvsi  tou;  IvTuy/.avovTa 

PATR.   OR.   —  T.    XXIII.    —   F.    2.  18 


Ibl 
r' 


274  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [98] 

"^oot  U'y-^l    v  "\/  j^-Jia*.  .otlax-Ji  ,-^s  i^ioaaco  ^■suoa'S.  Jla^*Xioo 

.ifco    ^-^ot    jJLaj^J^y-O    ^.*>;     JL^i;     )loiv>ir.K.SO    JJ    -.^s^3    ]J     )l°>Nv> 

^.OIoK../     j^.     JjL3Ö|    .OU^.O_iO    j^\     OOI    vS/     OOI    )^iOofcoo    ^.k*5;    OOI    J-L2u/o 

)1«».^  ?g..,.N  ->o  Jod  vß^io  jl    JüL.,_o  J-äfcsJi^o  .^ca*^j/  Jjl2^o-.   »ai>j    joot 
1.128   Jooi    j^J.   ,ia\mj;   j  pofcoo    oom   Jjl./   J^2>o_o  »s/;  j>o^o   Joot   ^^L,  j»^»? 
«audutoj  s°»/o  .;^JL/  Jl^  ^o  •  ,~\£>l\  o£Ss  JJ;  *2»/    J;oi  ""^o  .Jjl^°?  »— ^ 
.ot^floioo  ^o  );ISju  |l  ooi}  y-./  .-vctcl..^)/;  o£^.o  >,fT>..,tt>iNa>  ^-3>-;^  -.1^-^  JJ    P    >'■' 
JioJLLi    .  N"    Jooi  ^-^o'/   Jooi  JLojl^o  ^->^ot   -.öua^a-.;   Jjjo  ^-.;   wOto'^^ 
Jooi    JboASo    Jk-s»    jlo^-^jo   Jooi   ^-*^  V-^  ^J^"   J*2lcd»o   jlä-flo/; 
.ouoj.3  J^a^a\  jooi  ^Jjfcoo  JL^ä-o  K^^o  .)~oöjl^  •  Jp7»°  Jläi>;;   )nni^o 
^s  »o.«.Xi>  aü^  ^-.;   jlo^   K^s  Jooi  >-oiok_/  oivi-mt)/   j.mvi.v>»  )nmft^-so 

logique  contre  les  sophistes  qu'il  entassa  (ses)  inventions  par  son  habilete. 
D'autres  parmi  les  philosophes  donc  —  quand  ils  exposent  ce  qui  (vient)  de 
Piaton'  et  apportent  des  exemples  —  bläment  ce  qui  est  dit  artificieusement 
par  Aristote*.  Mais,  parce  qu  Aetius  n'avait  rencontre  aucun  des  docteurs,  ce 
sont  les  insanites  des  profanes  (tires)  de  ces  Categories  qui  resterent  et  c'est  5 
pourquoi  il  ne  put  pas  savoir  ni  comprendre  comment  celui  qui  engendre  est 
inengendre  et  comment  celui  qui  est  engendre  est  eternel,  lui  aussi,  comme 
celui  qui  l'engendre.  Ainsi,  en  effet,  Aetius  etait  peu  instruit  et  n'etait  pas 
rol.128  verse3  dans  les  s^ints  Livres  et  il  ne  savait  que  redresser  *  une  heresie*, 

ce  que  n'importe  quel  paysan  aussi  peut  faire5.  Gar  il  etait  une  progeniture  io 
de  Satan  et  c'est  pourquoi  il  a  ete  aussi  nomine  «  athee  »  et  chasse  de 
l'Eglise.  Meme  Eudooßius,  malgre  lui,  a  signe  la  deposition  i'Aetius,  pour  ne 
pas  etre  dechu  lui-mßme  de  son  siege.  Par  ses  moeurs  et  sa  maniere  d'en- 
seigncr,  (Aetius)  mettait  le  comble  ä  cela;  il  frequentait  assidüment  les 
oflicines  des  medecins  et  des  scribes;  car  toujours  il  plaisantait  et  pratiquait  i., 
un  grand  libertinage.  II  circulait  par  les  places  publiquea  et  les  cabarels,  k  la 
facon  des  patres  et  des  cultivateurs,  pour  remplir  son  venire,  et  son  exterieur 

1.  Socrate  ecrit:  «  Piaton  et  Plotin  ».  —  2.  s.  Grägoire  de  Nysse  oci-il  :  r,  'ApiaTotcXou;  xanote^via, 
/'.  G.,  I.  XLV,  col.  2(15.  —  3.  %n.Or)To;.  —  4.  Le  grcc  porte  ro  epiirrixiiv.  —  ö.  Le  grec  ajoule  <|u'il 
ne  connaissail  paa  les  ancicns  commentateurs,  ni  Clement,  ni  Jules  Afrlcaln,  ni  Origene.  La  suite 
manque  dans  Socrate. 


[99]  XIII.  —  AKTIUS.  275 

JLi—  ot^j  ^-^s.-/  lo^  ^/o  .^J^Swo  Jooi  J  Jl  K>.Ji^_^o  3/  JJ/  -Joch  ),li>Kio 
•  JoImlJ  otloj^euöi;  |_» — -J »  jooi  jbJa  ,jo  Joch  Lm\i  ou^i^  -.oooi  ^.[1^.  JjloI 
°>  ^»n«  otfcocL^s.  ^no  Jooi  y^y^o  ^oiauLjA  J^cv^  .oiAoJLXl  ^.\äaj 
^-.JJ»  y-»\  .Jooi  >n°>'v>  |-~oVi  )\-n^  ^.^-öio  -Jooi  jj'l  oj^^i  t-""^  )*-**  •^0°l 
,   -.^-.öu»  jooi  )ii.j  ^£^0  y/o   j.*,^  1K-.Jj_o  yj  .\sl~ a^  »  «  *>  »y'o»   ^-«^.JJ 

Ij  -1  -'|  "T    v-^-Ji    J-.k-lLiO    Ay»  I".    t-o-^x    JOOI    •f.iol   .o£\    JOOI    K-/    jK-ii    )  Id  f>  » .XS 

9 

V-^x  )  mi^  J-^*^?  o'i  ,\^-*?  -vp-a^  \^-"\  \o^j/  V^'2'  jAaiaeuoi  Jt-»7? 
..«  •>'"*  ,jd  .Jooi  >ft°i\S  |_*>oY;  jLloo  ,oC^^vj  jooi  JJ JL  Jooi  ,  V\  Jjlsoi  jiaxia>oii 
.0  »NonlVo/;  J1.qj.vi  .oi  Jot;  Jooi  \äb\  ,\iYJ^>.  \f-^,\  ^*J  001  v/  .<n.£&'yS>  ^i. 
i  uu^a^  .v-*0-*  ^".  ^^-»J-30  -^  J°°i  )W^  *»-*^x  ^3°t  J  n » ffio»  m;  qjch 
.J-.ua  JJ  JüLs  -.o-<alwJM.\  oi^>;  JjoI^joo  yJä  ^1  K\  Jooi  vi .  nv>  o£>~.< 
Lcuä.\  voot_.U  ^o  ^Jbö;  Jk.\lio  .J..si  ^o  »-.o;  .^-»Ujo  -.JL»»  ,—  ^-.j  ojoi 
:j^^po  JJ/  jooi  ^.jl^.  jL^o^o  0^0  ^.j  ^»Vyv  vj  •JJ-0— K-^JL  ^-i«'?  oi^-OmI 
IclSlS.  :>  «  n°»'i  ji.cu.oii  jf.^-3  yOCH-.il.  0/  :yOCH-.»tO\  )-»—/  *  «'i'-»j  y-.»  J^aa 
1.  Le  second  o  est  au-dessus  de  la  ligne. 

etait  ä  la  maniere  des  mimes.  Ce  n'est  pas  seulement  quand  il  etait  invite, 
mais  c'est  aussi  avec  violence  qu'il  entrait  de  force  dans  les  festins.  II  mul- 
tipliait  ses  relations  aussi  avec  ceux  qui  ne  vivaient  pas  d'une  vie  reglee. 
Quand  il  voulait  montrer  un  article  de  sa  foi,  il  relevait  la  partie  inferieure 

5  de  son  vetement  jusqu'ä  ses  reins  et  se  frappait  sur  les  cuisses;  en  eilet, 
il  levait  un  pied  et  emettait  alors  des  bruits  de  vents,  pour  exciter  au  rire 
ceux  qui  etaient  presents;  car,  soit  naturellement,  soit  parce  qu'il  s'y  appli- 
quait,  il  avait  une  grande  facilite  (pour  cela).  Il  disait,  en  eifet,  dans  la  salle 
ä  manger  ä  ceux  qui  etaient  presents  :  «  Quelle  foi  voulez-vous  que  je  vous 

10  montre,  la  notre  ou  (celle)  des  heretiques?  »  Car  c'est  de  la  sorte  qu'il  faisait 
la  regle  de  la  foi  :  il  levait  un  pied  et  emettait  des  bruits  de  vents  en, pres- 
sant sur  son  ventre.  S'ils  etaient  semblables  entre  eux,  il  disait  :  «  Voilä 
la  foi  des  Oritqoliou',  »  c'est-ä-dire  des  heretiques,  car  c'est  ainsi  qu'il  nous 
nommait.   Et  il  fondait  sa  propre  erreur  sur  ceux  qui  n'etaient  pas  egaux; 

15  lorsqu'il  promettait  de  montrer  son  (erreur),  (il  le  faisait)  par  des  bruits 
inegaux,  ä  savoir  :  le  premier  (qui  etait)  grand,  le  deuxieme  (qui  etait)  moindre 
que  le  grand  et  le  troisieme  (qui  etait)  inferieur  aux  deux  (autres),  selon 
sbn  opinion  sur  la  Trinite.  Et,  s'il  etait  arrive  que  ce  n'etait  pas  le  premier 

1    Peut-cHre  'OpeöxwXoc. 


27.;  BAB.HADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [100] 

♦  rol.128   ^-*>©   .o^^oJL3lScl^  ^o\    Idiot;    .Jooi    pö/    -.ooot       ^*~\   o^>   <^°!    M-^ 
OCH}  "^S^iOO  .)— oV    ^°>nA  ,   OJCH  .yO^CßL^S;     o£S.  ^o-.»U/    jot^oo*    \s>ioi 

^-^oCS>  :)oo(  ^'^S  |j>oo,  ^-ioo  :Ji^ö.3  ^dJ.*^  Jooi  Jjlä  jK^JLa^J)  Jk^i 
Jl  Jjooi  ^\oi  K-icJj^  .)fs^^.\oji  .jlaioo^  .Jld—a^  Jooi  Ji-lo  ^-» 
•oj-ö  JKi.,-.  J,-.'/»  -o«Ov^— »o  "^-J^J;;  )1,  -> .  m  ^o  .mmtll  jJo  .^.liiv) 
:JloAok»=>;  |^oji  -öoi  ^Jlo  Jl^-AA  "^^o  ob>;  ^*^./  ^-.j  )Ju  "^ 
Jbot;  oil^a.*.  ^io  S!5!s^Jä  ^.^öi  .po/;  Ul  ^JKaSo  -.oiiaS.  -öoi  ^2XJJ>>o 
•^^^  Jjcu  "^i.  .oilo-O^  ^O»o  QJJ>o;  oi.ua.  <*.j-.Kj;  ..Kio.»'»  )?J-^*?  Ji^oa-^ 
JLaioj  oooaa-so  .-JlQ-sp  Jjjj-s  >-»-»t»?  ^t^0-  ,"*a?^J  |^o*a'— ;  JK^io  IüKji/ 
^5^;  JjLioV-^©  -.1— »©/  ^^  J-°-*  JU*^  °^  )°?  V--^  k&l  -i)-^0  -01 
^.io;  y-./  ot»Km^\  oi-aJ^  Jj»poo  -.Oi^a.iLo  Jj<*3;  ).*jboä\  Kali;  .JL^-ä-* 
.^..algibo  «a-\s  f-.'po;  ogLD»o.a.\  .,_.;   Jlcki*/  .ou-..»? 


fbruit),  mais  celui  du  milieu,  et  souvent  le  dernier,  qui  etait  plus  fort  que  les 
deux  (autres),  ou  si  deux  (bruits)  etaient  emis  avec  egalite,  suivant  les  forces 
Mus  qui  poussaient  du  dedans,  *  il  disait  :  «  (II  en  est)  ainsi  des  Mapsöliou'.  » 
G'est  de  lä  qu'on  lui  donua  le  nom  de  Phtlesiön,  c'est-ä-dire  «  qui  emet  des 
vents'2  ».  Parce  qu'(Aetius)  possedait  une  envie  caniue  de  manger  de  la  ■'• 
viande  et  qu'il  craignait  le  jeüne,  il  appelait  les  nütres  «  lentille  », 
«  feve  »,  «  pois  chiche  »,  comme  si  en  verite  cela  ne  donnait  pas  d'intel- 
ligence,  et  il  ne  recut  pas  de  la  uourriture  de  Daniel  et  de  ses  compa- 
gnons  le  reproche  (lui  disant)  quelle  science  ils  avaient  acquise,3.  Quant 
aux  femmes  qui  ne  possedaient  pas  le  renom  de  la  virginite  pour  de  bounes  u 
actions  et  entraient  pres  de  lui,  je  me  refuse  ä  en  parier.  J'ai  consigne  ces 
quelques  (traits)  des  turpitudes  de  ce  domicile  des  demons,  pour  faire  con- 
naitre  quelle  etait  sa  volonte  et  (pour  renseigner)  sur  son  erreur.  G'est  au 
sujet  de  celui-ci,  en  eilet,  qu'a  ete  confirmee  la  parole  du  sage  qui  dit  :  Le 
mensonge  estquelque  chosede  mauvais  chez  un  komme  et  il  abonde  dans  la  bouche  te 
de  l'insense* .  Gar  celui-ci  a  ete  pour  l'Eglise  le  serpent  sur  le  chemin  ei  la 
vipere  sur  les  sentiers,  qui  mord  le  cheval  des  pretres  au  talon  et  f'ait  tomber 
le  cavalier  ä  la  renverse*  comme  de  sa  propre  volonte,  tandis  que  les  Peres 
attendent  le  salut  du  Seigneur  aeulement. 

I.  Ce  mot  semble  C-tre  le  pluriel  dun  adjectif  compose*  du  verbe  iXöu  «  aboyer  •  et  de  l'adverl» 
liäJ/  «  en  vain  ».  —  2.  Peul-ölre  siXöttovo;  «  qui  se  complail  dans  les  s^misseuienls  ».  —  :i.  Dan.,  i,  12, 
K',-17.  —  '..  Ercli..  \.\.  26.        5.  (ien..  xi.ix,  17. 


10 


.  r^S&cuifiaSr^  rsfcicn  rsfaoa  r^ia-r^na  ,^2n  ^30    rdiSlcu 

vj  oiK*as  )»qj  ),.*—  /»  oöio  r'^oiJi^o  JJ  jlaia^w-  JaL^o  jJ  J-jd/  ^t-0 
Iodöi  ..y«ew  a  ^*;  «s/  jJ/  J^-oo-bo  oii^.;  ;aAa  a\  :ö«.*a.^£j;  J^.s  J..okjLs 
^aaio   v-^  ^o«    •)•£■*>    U^    U**J   -.Ul    Jo.L^o   jJ    ^S.01   v/    .Jj/   «s/ 

1.  j  supra  lineam. 

XIV.  —  Sur  l'impie  Eunomins;  de  quelle  maniere  il  rerul  la  doctrine  et  de 
qui;  comment  il  etait  eveque  et  par  qui  il  fnt  jete  en  exil  et  sur  l'opinion  de 
rimpie. 

Que  dirons-nous  donc  de  Leviathan,  le  serpent  tortueux  et  cruel'?  Gar 

5  je  vondrais  non  seulement  ne  pas  rapporter  cela,  mais  ne  pas  meine  l'entendre. 

Mais,  de  meme  que  le  malade  qui  ne  moutre  pas  son  ulcere  devant  le  medecin 

ne  recouvre  pas  la  sante  et  que  celui  dont  le  feu  s'est  empare  de  la  maison, 

s'ilcherche  ä  l'eteindre  en  silence,  brüle  non  seulement  sa  propre  (maison), 

mais  aussi  celle  de  ses  voisins;  de  meme,  moi  aussi,  si  je  ne  montre  pas  cela, 

10  il  en  arrivera  uu  dommage  po:ir  l'E^lise.  Gar  c'est  ainsi  qu'ordonne  le  pro- 

phete  :  Crie  ä  ple.in  gosier,  ne  te  retiens  pas  et  montre  ä  mon  peuple  son  iniqnü<; 

et  ses  peches2.  Par  consequent  je  proclamerai,  moi  aussi,  dans  mon  histoire 

l'iniquite  des  heretiques  et  les  belles  actions  des  Peres,  afin  que  vous  evitiez 

celle-lä  et  que  vous  imiüez  celles-ci  et  vous  en  rejouissiez  constamment. 

15         II  est  donc  dit  dans  l'histoire  au  sujet  de  ce  maudit  Eunomius  quau  temps 

oü  sa  mere  le  portait  dans  son  sein,  eile  vit  en  songe  comme  si  ce  qu'elU' 

portait  dans  ?on  sein  etait  un  serpent.  Or  il  arriva  qu'il  y  avait  dans  le  villagc 

1.  Isaie,  xxvn,  1.  —  2.  Isaie.  lviii,  1. 


278  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  --  HIST01RE.  [102] 

o»_i>aX^x    Kj>,1so  ,oi1q^  k^j/    Jlai^-^-aJso  .jjKj.io    )V-=s^  *~    )■»■*,  *'r> 

V  * 

'fol.129      c*2l^     ÖtiCuS— »     OCyLs    ^.J     OOt    .jifS^     JIql^»    Öt_^0^     Oy'flH     ,OUiO    Kb^O 

^-.j  ouoju^s  .|l^^  o£^  )oou;  t-k-«*  j-Ä—  ,w>aaao  ^~.too»  och;  -öj^  v^o/o 
^.oioöu»'/  o_)-J./o  .aAjJU  k__=>;  J.i»  )K-*^>;  ir^f-  x^°  J001  ^•ol°^-/ 
^-.j  i^J./;  xrio  .yQj/  o,_a-^  JVj—  «loo  • . >co,.«N  »  ffl  ^>  K-.3J  >*X^.V.S  t..°l*1 
.ok_3;  oöi  boS.  ool  Jjl^Kjo  .)v^j»  »S^Jj;  v*oioöu>/  -oiqlS^/  •  .vJQ-Oo.jo/ 
Jjjla-  oC^  joot  JJ  .^.-;  ^oyo  )°°«  ^j'/  U^  -.^»^  *--•?  J**^  7-/  J3 
v/o  .JlojK-^o  v^-ccl^9^  U®-^?  Jt-«-^  ^t-  »— ^  J'  -H*^!  oik^«jJ-*>  ^0 
Jjoi  .000t  ^»">\i  \  ..  .%  v\\  0^  ..a*;»l/  J-^^  ^-/;  |-cociv>»^;  J-jöot-  |J  ^-.; 
,oul2j  >^^7°  .Jjl^^ol^.  mn  n\  'JJL/o  oiN.:^  ""  \>  -.-oioch-s/  ots-^ioj  ^o 
^_»  0001  1^./  .t  n°)K^o;  yoy^b  ^v^N  .<■- *.'-..;  jooi  )*oKjl^oo  .j-3»  )K »  1^ 
%vooiq_3/  oif-aSo  .JVJ—  udLs»  Jlo;j.i©  vo.s.\Lji  0001  ^^.K^i  -Jt-^*  J-«^4  ^°^ 
(clsIojcso  '.JL^;  jfcoaa-^  )ooi  ssu»'/>  ^.oi^  ^»j  >aBLOcuo(  .  |)iL  voc*\  Joou> 
..^s_so  ^.;    Jooi  ^ia».  p  .jlo^otMO   )bn  n  . ^oy^»   )lo;po-s  001   »3/   .\°o&< 


11 


1.  Cv^o  Ms. 


un  pretre,  homme  parfait ;  eile  alla  ehez  lui  avec  empresseraent,  lui  exposa  son 
»foi.  129  songe  *  et  lui  demanda  de  faire  une  priere  pour  eile  ä  l'eglise.  (Celui-ci)  lui 
apprit  l'interpretation  de  son  songe  et  lui  dit  :  «  Celui  qui  naitra  de  toi  doit 
etre  un  serpent  pour  l'Eglise.  »  Par  sa  famille,  il  etait  des  serviteurs  de  la 
grande  maison  des  gens  de  Basilc',  et  ses  parents  parurent  plaire  aux  yeux 
des  gens  de  Bastle  (qui)  leur  donnerent  labberte.  Apres  qn  Eunomins  futne, 
ses  parents  le  menerent  pour  apprendrc  l'ecriture  et  ensuite  travailler,  aupres 
de  celui  qui  ecrivait.  Quoique  selon  la  coutume  qui  y  etait  en  vigueur  il  allät 
ä  l'eglise,  il  ne  retirait  cependant  aucun  profit  de  ce  qu'il  allait  a  l'eglise; 
car  il  ne  connaissait  pas  l'habitude  de  jeunesse  de  pratiquer  la  perfection; 
et,  si  ce  n'etaient  pas  des  Juifs  qui  avaient  ete  iiistruils  dans  la  Loi  quaml 
ils  etaient  jeunes,  ils  n'auraient  pas  crucilie  le  Christ".  Apres  la  mort  de  ses 
parents,  celui-ci  abandontia  sa  Familie  et  vint  kConstantinople.  11  s'introduisit 
dans  une  maison  importante  et  il  promettait  de  servir  ä  tout  ce  qu'on  lui  com- 
manderait.  11  y  avaitlä  de  tout  jeunes  enlants  qui  devaient  apprendrc  1' Instruc- 
tion des  nobles,  et  leur  pere  lui  commanda  d'etre  leur  pedagögue.  Eunomins, 
parce  qu'il  avait  aime  la  sagesse  des  (liomrnes)  profanes,  leur  faisait  partager, 
lui  aussi,  la  connaissance  de  la  grammaire  et  de  la  rhelorique.  Otiand  il  fut 

1.  Litt  :  «  de  chez  Basile  ».  — 'J.   L'auteur  veul   peut-ötre  montrer  les   mäfalts  d'une  mauvaise 
Instruction. 


10 


fol.  [29 

v". 


103]  XIV.  —  EUNOMIUS.  279 

.^a^Mpj  öi^>;    J_oi|    JJ>  ^.61  .U-^,  ^°^?  ^°t-^°   JlaNnim  ->  iVooiajs/  oi i  *  / 

.Li^^j   fcoojj  jp>,   .,)4a^mvi\   Jk_^>   Jpo   ooi   ovia^jLjj   o/  ^»;   oüo^j» 
^.io    OMi3/o    JK-^iLo    jlcL-yi-a    *)ooi    ov^j    yo^    .oia*.»    o£^.o     Jlo_^_*o 

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J^-OaJSJ.   oi!^.    JÜL3J;   «Jod    oöw.    ooi    ^-»j    Jl  -vinN;    .Jooi  ^  c\'%    JJ    Ji-^/ 
..Joot  )♦*...&  Jk^e»  JL.~j»o  :JJLa^X^o\  ^»»1/  Ns^-^o  »k-s;  ^;  ^-^o 

O^.     JOOI      bv_«X      Ji-^vj      .tTI  «Vi  1oJJ<    ^^OOO     J^w^Ö^l      ^O     k^J      S^..CClLm     y>£>Oi 

1   laüS.   oCS,    >o_s.   :J^io   jJ  ^^-o^   iqN'i;    ooio   :)ooi   .°i\>ö    JJ    ooi    )t^7    JJ*o 

.  •yfß..^ll  ycLs  (^.ia\  >..■>>  m  y^l  •  .JÜuVf;  )lSw^.iK^  joot  ou,i-3<  ooi  vm  »  en-^ol 
jbä^o  Jto^oj  v3/o  .jjUL^äjL^o;  J-^'i-1*  -oii-o-«0  U'i-~h.  lt-%^  )001  >*-ia.jLiO}  ooi 
L-J)  jooi  3^..  -Jooi  ^.oiolk-./  >m  «^j/;  oi.^cl^  po  ,vta*j)|;  o£s~.>  0»k-s  joot 
.w-öws  Joo<  Saal^feooo  j K.j^oo^iä o  Jooi  «xa^öot  ^d  .Jlo^.  m°>o«>;  ^^v_o 
i .   "Vaja\  Jooi ^aaü*.K^oo  .vfi>a-.j/j  oi3;'o.^>  "^au  -.^- 11/  Jla^o^  ^.öu^o  po 


devenu  gras  et  qu'il  regimba,  leur  pere  le  trouva  dans  une  certaine  faute 
(commise)  avec  les  enfants,  sur  laquelle  il  ne  convient  pas  de  le  tourner 
en  derision.  Le  maitre  de  la  maison  regarda  comme  un  deshonneur  pour  ses 
enfants  et  une  honte  pour  lui-meme  de  le  juger  ou  de  le  livrer  ä  la  punition; 
du  moins,  il  l'avait  flagelle  de  durs  coups  et  il  le  fit  sortir  de  la  ville. 

Apres  un  incident  de  ce  (genre),  (Eunomius)  vint  ä  Antioche  et  il  alla  chez 
un  homme  qui  avait  commence  recemment  ä  etre  sophiste;  corame  (celui-ci) 
avait  plus  de  zele  que  son  predecesseur,  il  ne  prenait  pas  de  salaire ;  au  con- 
traire,  c'est  lui  qui  donnait  pourse  rassembler  des  disciples.  Et,  parce  qu'apres 
peu  de  tempa  il  montaprogressivement  jusqu'ä  l'eloquence  et  qu'il  etait  remar- 
quable  par  la  force  de  la  parole,  il  en  revint  ä  prendre  un  salaire  aux  disciples. 
Comme  Eunomius  n'avait  pas  de  salaire  (ä  donner)  et  que  ce  '(maitre)  n'en- 
seignait  pas  sans  salaire,  lui  qui  n'etait  pas  encore  arrivö  ä  apprendre,  il 
se  precipita  chez  Eudovius,  *  qui  etait  malade  de  l'opinion  des  Ariens,  afin  «  fol.  129 
de  pouvoir  vivre  avec  Aetius,  le  ministre  des  peines  des  autres,  et  (qui)  l'honora 
de  l'ordre  des  diacres1.  Puis,  (Eunomius)  remplissait  aussi  l'office  de  scribe2 
d' Aetius;  et,  lorsqu'il  etait  avec  Aetius,  il  apprenait  un  peu  du  genre  de  la 
sophistique,  en  s'adonnant  aux  petits  mots3  et  en  y  faisant  le  savant.  Pris  ä  la 

1.   Socrate,  flist.  eccl.,  II,  35.   —  2.  Ibid.  et  IV,   7,  Ono^pafEÜ?.  Comparer  la  suitc   ä  Socrate.  — 


\  ' 


280  BAHHÄDBESABBA    AHBAIA.  —  HISTOIHK.  [104] 

..Oll  Vi   vOO»_S    JOOI  ^^O'fcv-CQJj    JJo    -.."iS  .    JlSJÄo   jj     ,J   J**t*    )1Ö«-S  '/}    jlo  INI  ■<* 

oojo  )-«^^  |j/  ^3»  -V*-^  V*°l  -^©»o»)!  )j-sa^  Jjoij  \'++fJi  );o«jdo  .jooi 
o .  i,'a^eL^  ■*>,_.  JJo  .Jüfco  ,_io  ])Jö*  oiK^L*.  •J.iio.^.i.io  )i-=>~^;  J1^  mQJl^o  •> 
oiS^^o^a.5  >^>\  .«-Lio  yQj/  ^\Li  ,J-.po  y/>  Jooi  j^ls  ISs_J_UV-./  JJ/  -vCu/ 
jooi  .  ..it^o  JJo  .K..J1.«  v>'/  Jooi  yiö/  ^Jot  ^s  ^-Xjcho  .jooi  >^otoK_/  _.»  5 
jpoj^o  J\  it  yQJoi  ^-io  Lv,...too  Jjöto  .ot.\  jooi  j)o.^_oo«  U-"-.-1  las.\  poj-" 
jij-i^o  jliö  V*^  P  .J^ioooiV  lo>x;   )lv^/  ^^^  ••K-.)-a-.;t_flD  vooi_3  "^»os^ 

Ljö»..\   .oiKJ»-.Ka-s  "*s^3?    ^ö^».  -.^».-so^.    Jn .  ^    Jjoto   .vqj/    losöt  -.o&. 
^o  . •  Jjl^u^cdo-o*  Laan, m°>/  )_L^i/  vcn  .  m>o/    .vcoo-o-.j<n  aa  "tT  aua>    ^  •>"'«)    i" 
>m  .  vi  io /  ^j,/   v3o   .vxoa.o_.jo_0}   ö|_x_.;    taa n  m fl /     ixdq  -  B0u\oJJ    jo^-^Ji  )L_v,_> 
•  to£-\    ooot  ,_ »-%-*>.'■.;    yQjoi    :|ooi   w«JL«»too    1*-*-^;    oC-C-*  Vi  v> -so    ;oiKljtaoS> 

K_-.),__£\_o   Jooi   wvi  .,V>»    )L.pu    ji__o    feoLSua  ^_.'^iopo N,ioo    «  -  >  ,  K  » ao 
ju_>koo  ^olo  ,)jl«^ul^,  cnn  n\   ^Vl./o  yOOiloX  ^_o  _oioi^  ■  oiio  a  n°i  ^^jso 


tM  Ms 


suite  de  cela  par  l'orgueil,  il  tomba  dans  le  blaspheme  d'Arius  et  il  faisait 
le  savant  contre  la  foi  des  Peres  orthodoxes,  sans  avoir  appris  les 
Livres  et  paus  pouvoir  les  comprendre.  Le  bienheureux  Theodore  est  un 
tömoin  veridique  de  cela;  car  il  dit  :  «  Lorsque  j'etais  jeune  et  qu'il  avait 
la  taille  d'un  homme  fait,  je  lui  posai  des  questions  (tirees)  des  Livres  et  il  . 
ne  sut  pas  leur  repondre;  mais  il  cherchait  plutöt  s'il  pourrait  les  apprendre 
de  moiV  »  II  etait  prolixe2  dans  son  elocution,  disait  constamment  les 
memes  choses  et  ne  pouvait  pas  parier  selon  le  but  qui  lui  etait  fixe.  On 
le  reconnait  d'apres  les  sept  discours3  auxquels  il  avainement  travaillc  sur  la 
lettre  aux  Homaius;  car,  apres  avoir  ecrit  beaucoup  de  mots  ä  sou  sujet,  il  na  io 
pas  pu  en  trouver  le  but.  II  en  e<t  de  meine,  en  eilet,  des  autres  discours  qu'il 
aegalement  l'aits,  et  c'est  facileä  savoir  puurqui  rencontre  ses  ecrits.  Eudoxius 
l'Arien.  l'eveque  de  Constantinople,  lit  cet  Eunomins  (evöque)  de  Cyziqüe,  lors- 
qu'il  voulul  cliasser  Eleusius*,  le  propre  evöque  de  Cyzique.  Lorsqu'Eunomttu 
fut  alle  ä  sa  ville  et  qu'il  se  servait  de  sa  nianiere  de  parier  coutuiniere,  is 
ceux  qui  l'entendaient  etaient  troubles  et  exasperes  par  les  expressiuns 
etranges  qu'il  faisait  entendre  et  c'est  surtout  ä  cause  de  son  bavardage  qu'ils 

l.  Celle  mentlnn  de  Theodore  de  Mopsuesle  n'est  pas  dans  Sosrale.  —  2.  iio>u/ou;.  —  3.  Täpoi.  Ces 
discours  sool  perdus.  V'oirlenfragmenlsd'Eunonilusqui  sont  conserves  dans  P  G  .  I.  XXX,  col.  8i5  8G8. 
Sa  professiun  de  foi  se  Lronve  dans  docrale;  llisl.  ecct.,  V.  10,  notede  i'ödilion  de  Vatois.  —  4.  Vers 
Tann^e  361.    Of.    Bocrale,  HUt.   eccl.,   1\'.   7.    Le    sMi.n|iic    purle   ü   tml  Alliaiiiisc. 


lol.  130 


[105]  XIV.  —  EUNOMIÜS.  281 

L~£*>  ».o;  i-stsj»/  ^j  jJ>  .ouä^owo  joot  ).^^o  »3  .söi^£a3;o/  )a.±  Joe* 
)V^  JLa/j  -V*^  t-*>/  M  ^l-'-00  -otQ^ä-^  ^-ö«\  -.l\*o'l  ^-^oi  <x^  M 
o^ooi  .oui^Lflo  Jj_aJ>  JoC^?  oC^-.-  ^oi^  oC^ao  .U-t-o  J~ o^  Jjoio  .;a-^=> 
<*.,!.  JJ  .«hjlo  "^  ^o^io  joJSx»  -Viö/  oolo  .Jot^.;  oifcooau-o  oC^—  ;>o^ 
^,  '  ^o^  ooi  JJ/  .Jv-.H»  v!  ^  .)t-K:i  ^  oiS  J^-r  JJo  .^tio  i-tCi 
ooi    -.oj\    ooi    oiS.    K-./j   ^)o*io    oöto    .oot    ^/   >t—    °°l    -.-°«Q^>^    v,1  *Nf* 

ju/  JJ;  ~ö£^  ö^x'?  f3  .^a-oeuo/  yn.'x'.J.'.ll  ^-.öuio  yj-^coio  ,^-^oi 
^aoi  .oi-oi  v/  JJ/  jjü,-x=>;  ^^  «Jü/  JJ;  ~6t^o  .\\^>  v/  JJ  /  UP  ^f- 
in  ju/j  oi*»  >k^>  K*io^i>  JK-oeiia^o  <2>\o  .<*~o»  y/  JJ/  -"*>t^»  **A  JJ  )JS&.\-=> 
^ioo  .J— aiOÄ  .Jjooia  .)£*»£  j^a^s  ,^aS.  JjlSJ;  ^6  y^\  .^a\\\  Jooi  ^2» 
Jj--;  ^;  ^o  .JIoju.^ '^cäÜxM  JJo  Jbotai  yOj/  JJ\*L^  .K-^^o  !><**  ^J<^> 
J^Sjoi  ^-^o6>  )K .  nm°v.5  yO-j/  vO_o>-J;  ,-a-3  -.ooot  ^^V3^0  JJ-*s^°? 
JK^OJXOOQ   ofcjk,  c*\  U^oo  J^c£m;   ,LL^  .<*^3  t^*V  ^-«o  -JJ-*4 

le  chasserent  de  chez  eux;  il  alla  ä  Constantinople  et  il  s'y  associait  avec 
Eudoxius  en  trompant  par  sa  doctrine.  Afin  que  je  ne  semble  pas  avoir  dit 
cela  en  linjuriant,  je  cite  ses  paroles  memes;  car  il  dit  :  «  Le  Pere  (a 
rapport)  au  Fils  seulement  et  celui-ci  au  Saint-Esprit ;  »  et  :  «  II  a  epuise  toute 

5   la  puissance   de    Üieu  dans  le  Fils;   il   est  la    puissance  et   la  sagesse  de 
Dieu'.   »  II  dit  encore  :  «   Dieu  ne  connait  rien  de  plus  que  nous  sur    sa 
nature2;   rien    n'est  connu    davantage3   par    lui    et   moins  par  nous;  mais, 
ce  que  *  nous  savons  ä  son  sujet,  il  le  sait,  lui  aussi,  et  ce  qu'il  a   encore   *fol. IM 
lui-nierae  se  trouve  en  nous  sans  diflerence.  » 

lo  Eunomins''  machina   ces  choses  et   de  plus  nombreuses,   lorsqu'il  faussa 

cette  (parole)  personne  ne  connait  le  Pere  si  ce  n'est  le  Fils*;  et  cette  (parole)  : 
Personne  ne  connait  ce  qui  (est)  dans  l  komme,  si  ce  nest  son  esprit;  de  meme, 
personne  ne  connait  en  Dieu,  si  ce  n'est  son  Esprit0.  II  commandait  egale- 
ment  que  le  bapteme  füt  dnnne  d'abord  derriere  la  tele  de  l'homme,  comme 

15  si  Tarne  demeurait  dans  le  coeur  et  fintelligence  dans  le  cerveau  et  que, 
ä  partir  de  lombilic  et  en  dessous,  les  membres  elaient  impurs  et  n'ad- 
mettaient  pas  la  saintetc;  et,  lorsqu'il  vit  que  beaucoup  se  deeouvraient, 
il  ordonna  d'entourer  ces  membres  impurs  de   bandes  d'etoUe  —  et  alors 

1.  Celle  premiere  cilation   manque  dans   Socrale.  —  2.   Socrate,  oüota.   —  3.  Socrate,  näXX'-v.  — 
4.  Celle  suile  manque  dans  Socrale.  —  5.  Mallh.,  XI,  27.  —  6.  I  Cor.,  II,  11. 


282  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [106] 

J^o-po  ou»;   ^oo  .J»o^3  ^A  jo°i  vaiaJ  jy^o/;  .^»'^0/  Ji^  oöt  jji/  "^.^o 

■  J-^V=    Joe*    ^m»;    Ipa-MO    )jao..>A   .  J.:»aJsX    joot    oov>    ^do    -.Lm.ij   jooi 

}■!.*>■  Vcnx»  ^bo  yS  ^-.i   ^^.cx  .,_a^J\j   jKlJua  ,_aj    )^»;    Joch    ,  n  °»  ..otlaaaj 

ocx  J?JLjL\i  "^£s^o  .odc^iococu^  ^/  ooi  ^,j  .-^j^  ) « tct^-sf  ^°t^°?  *-»°i 
Jj/  >fc.£3Ao>o  \OC*\  ^oj  .JojS^  i-io/  yooi^  ,Jjoi  ^.^ioo  .Joj\JJ  jJo  ■.>  ^»a; 
:Jooi   <-*^*   ^^-co   c*S^.iaia_s   Jjl».^ul^>  mo, n;    J_iax\i   ^_.;  "^io  .voouio 

■  Jia^Juj  JJ  .V-A-.J  ^-./  ♦.JLiotmjJ  J?J^~sü;  t  fi°>  -.vm  »  «vJJL  ^o^-o  voc*bv3  co>£>  p 
^.»1  ch-L-^).^  yj  cwdK.*/  .^aiLflß  sro^icuo/;  otJLo  i  . p  ^o  ^_^is  ^*is6i  io 
J  ,«  n;o°>n  ,_»  .oC^...»  ^**>.a^  ^ol^^JLi  . ^oo;  •  .JbcLgaa.&o  )V-»ou  Jjä^eüs. 
.^Q_^iaJo(;  otla*^  "^y-*po\  jlj\  .-Jj_ojpo  jj  Jjl.jj  Jjoi  .|_s»  sfn  .X .  m  -> 
boi  .-^ooioiJL  JJL.,_o  N^_si  och  .  .y  .»/o  .otN^nnN  ,.j>..x  ,y»l  J-ä£o  >s/o 
^^uoo^  Jooi  JjLd  jjuofpo  jJ  V-^  jL*—  Jlt^^  Jooi  ^.otoK-./  )  iotcu  lcoo^s» 

(l'homme)  tout  entier  serait  baptise  regulierement  —  pour  que  le  bapteme 
ne  l'atteignit  pas  tout  entier.  On  raconte  sur  le  mystere  impur  qu'il  tuait  im 
agneau  sur  une  table,  jetait  de  son  sang  dans  une  coupe  et  ensuite  donnait 
au  peuple  le  pain  et  le  vin  melange  au  sang;  quant  ä  la  chair,  on  ne  la 
mangeait  pas,  si  ce  n'est  les  pretres.  Parce  qu'il  craignit  que  son  abomi-  • 
nation  ne  füt  decouverte,  il  avait  ordonne  qu'elle  füt  faite  une  fois  Tan: 
lorsque  cela  etait  rapporte  par  les  fideles  devant  (ses  partisans),  (ceux-ci) 
uiaient,  (en  disant)  :  «  Ce  n'est  pas  vrai.  »  C'est  sur  eux  que  s'accomplit 
la  (parole)  :  Ce  qu'ils  fönt  en  secret,  il  est  honteux  meine  d'en  parier',  parce 
qails  sacrißent  aux  demons  et  nun  ä  Dien'2;  c'est  pourquoi  Dieu  leur  a  dit  :  i 
Malheur  ä  eux!  Je  tirerai  vengeance  d'en.r'-'.  Comme,  par  sa  maniere  de  parier, 
il  troublait  beaueoup  le  peuple  de  Constantinople,  Theodose,  devant  qui  tous 
erierent,  ordonna  de  le  jeter  en  exil,  alin  qu'il  ne  causät  pas  plus  de  trouble  '. 
Ges  quelques  (traits)  de  la  malice  (TEunomius  sullisent.  11  sc  trouva  ä  son 
epoque  deux  colonnes  lumineuses  et  ardentes  pour  dissiper  par  la  son  ts 
erreur,  l'une  de  Cappadoce,  Bastle  le  grand,  qui  se  revetit  d'une  armure 
invincible  contre  l'crrcur  d'Eunomius  et  fit  encore  deux  livres  contre  lui; 
et  l'autre,  le  defunt  TModore  (de  Mopsueste),  qui  etait  comme  une  lumiere 

i.  Eph.,  v,  12.  —  2.  Gf.  Deut,  xxxii.  17.  —  :s.  Cf.  Deut,  xxxn.  35.  —  4.  Eunomins  est  mort  vers395 


10 


10 


[107]  XV.  —  IIISTOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  283 

.ot^w;    >-^^o4   ok^  .^*^>°   ,.)Jt— /    ^»l   ^V/o 

r^cico'n    rdaTja    di.ci    ..»cncrtncrn*    r£?^cn£ui73    rd^Xiivtn 

väojIJJ  '.^.ckqjs/  ^.io  oila^^s  -.IK^aa— j  )j)^o  ^-.j  Jjoi  .Jooi  ^oiok«./ 
jloi-^2LflöJ>  Jooi  );i)^io  ^  Joo(  ^  /  )iq\o>->  .^iol  J^«*-  J-J^jo  >'?k-*/  Jkj-.^io 
)jl°>\o^;  ) N.MQ.>,>o  >  Oi\  oj->;  ^Soo  JoCSjv   K^a.^»  otlo^s^  )v--:^.Jo  •  Jjüa..; 

1.  |w^=/  ^  Bedjan,  .IWa  martyrum  ei  sanctoram,  t.  VI,  p.  303.  —  2.  l^-»o  t=>»  B.  —  3.  "«oo^/  B 
[p.  304). 


pour  l'Eglise;  car  il  possedait  une  force  invincible  contre  les  fils  de  l'erreur; 

il  fit  im  livre  contre  Eunomins*  *  en  quatre  mille  lignes  et  il  enseigna  encore   *foi.  130 

...  V'. 

des  choses  difierentes  et  reduisitä  nen  toute  son  erreur. 

XV.  —  Histoire  de  saint  Mar  Basile  qui  fait  connattre  la  perfeciion  de  ses 
artions ;  sur  la  guerre  qui  eut  Heu  contre  lui  de  la  part  de  Valens  l'impie  et  sur 
la  fin  de  sa  vie. 

Le    bienheureux  Basile,   l'eveque   de  Cesaree-,  qui   a  ete  nomme  Tetoile 

cappadocienne,  etait  par  sa  famille  fils  d'hommes  illustres',  qui  aboudaient 

en  richesses,  et  il  etait  honorable  par  la  race.   Dans  sa  jeunesse ',  ce  vase 

de  sagesse  fut   envoye  par  son  pere  ä  la  ville  dWthenes.  II  y  avait  passe  un 

certain  temps  dans  l'etude,  en  s'instruisant  de  la  science  des   Grecs  et  en 

Ljardant  sa  jeunesse  dans  la  piete.  Quand  il  eut  grandi  dans  la  mesure  de  la 

i 

1.  Ge  sont  sans  doute  les  «  deux  tomes  (perdus)  en  vingl-cinq  ou  vingt-huit  llvres,  contre  Eu.nom.iusi, 
plaiilo>er  en  faveur  de  saint  Basile  contre  les  AnomSens  »  mentionnes  par  .1.  Tixeront,  Precis  de 
J'alrologie,  Paris,  1918,  p.  262.  —  2.  Eveque  de  370  ä  379  (n6  vers  330).  Nous  avons  fait  connaitre  ä'e'a 
vies  syriaques  dans  H.O.C.,  t.  XVIII  (1913),  p.  248-251.  Ct.  P.  0.,  t.  XI,  p.  548-551.  —  3  La  presente 
vie  semble  provenir  d'une  redaction  grecqne  perduc  dont  on  trouve  des  fragments  dans  les  histo- 
riens  erclösiastiques  grecs.  Nous  renverrons  aussi  (par  la  lettre  Bi  ä  la  vie  syriaqiie  editee  par  le 
R.  P,  Bedjan,  Acta  martyrum  et  sanclorum,  t.  VI,  Paris,  1896,  p.  297  ä  335.  qui  relate  les  mömes 
■uls.  La  vie  ecrite  par  son  diseiple  Hilaire,  conservee  en  arabe,  comprend  quatorze  chapilres  oii 
prodiges;  cf.  Echos  d'Orient,  oct.-dec.  1928,  p.  493.  —  4.  Pour  les  trois  lignes  suivantes,  cf.  Socrate 
tlist.  ec.cl.,  IV,  26.  Elles  manquent  dans  Bedjan,  op.  eil.,  t.  VI,  p.  304. 


284  BARHADBKSABBA    ABBAIA.  —  HISTOIRE.  [108] 

Jjlsj  061;  J.^ca2ol.co_5  oi  ^cQA-coioto^ö  tco^icu/  ^-^>  k--^:*y.o  :Jlo;po»o 
:o.i;l/  jlov.^otV-3  v£Dai.«.Jä.^s  ^-io  (.iiaa;  J^i.^jj_=>o  :^.icl  0001  K-./^ 
L<*~/  :  J101  ^^  ov\  ooo)  ^,  m  «  °>^o  ((.^.^otio  :  \.£.£ü.2>q.so  joou?  Jol*;  ^>-JL/o 
uJüa  -V^-^/  .^-.ov^tU  "^.^  001  -Joou;  oi^.  0001  . » n\  'x>  j_a-A  rin\mrr>/  ~.» 
.  |).^^flDi  ).ia\a^  Jooi-i  ^-äel  \.^£a.9ex£Di  >.ot\  aj^ü  jlax.s  ,— •;  v^dojI/ 
jj  VoKiaio;  .jooi  Jjoi  ^.j  o^-soj  Joo«  >-*-'-^  K-.JLjLkio'/  «j  ^.^ot  ^5. 
liop>  OlK^^A  ,-iOl  'J001  \Jt  )t—  «~»;  )-— <o/  .)cot  ^^iaiOi  yju/  ^ou^ 
|Ua^j>  v»/  -.j.a^ö  ^.io  \.s±A\  )lao^2ooti  Jv-a.-).^  *3;  061  .J-£v_ca3o-flD;  otK^^\ 
V^o;l/  ouis.3  Jjöi  JJ/  •.jooi  x-ccx  o.^  po  .jooi  »Klüio  jj.^^0  ^bo  ooi 
t-a^J  o£Sj  ,o&.  Vu^-o/o  -UlÄ-s  ot\  ^K-J  oiLv-s  3/1  -.vm  »\  .  m  ^»  otlo;ijio_s 
K*ju^l/  jla^oAs„3  »Ki  v3ii.ia\  •.joCSivj   )jJf-3  ^-;  Jjöt  .01)^*^;  Jlaa.flo)l  Jlv- 

Ujsio'i     ^iO    ^»äJL/o     :(j..S     «.Oioöt-i/     KaAo    ^.l'lll     N.  .)  r.  o>  nr»  ,     ^    .^.OtabO^ 

f.So  .^j./   vffia^^k^).^;    Lvi£Q.a\JJ    • . L^iaa.So_flD  oot    JooiJ»o    otlorpo    |c 

I    «.»io3ij  Ms.  Une  ou  deux  lellres  onl  ele  grattees  entrp  o  et  ». 


doctrine  et  de  l'instruction,  il  fut  exerce  dans  l'art  des  rheteurs  d'abord  par 
Himerius '  et  Prohaeresius,  chef  des  sophistes  de  cette  epoque,  qui  etaient  lä,  puis 
ä  Antioche  de  Syrie  par  Libanius'2.  II  parut  meriter  d'etre  sophiste  et  beaucoup 
le  sollicitaient  sur  ce  point,  landis  que  d'autres  lui  conseillaient  d'etre  schulas- 
tique  ;  il  dedaigna  les  deux  (invitations).  Les  Atheniens  lui  demanderent  d'etre 
sophiste  chez  eux  pour  l'instruction  de  beaucoup.  II  se  moquait  constamiuent 
de  cela.  Sa  conduite  fut  teile  que  jamais  personne  ne  le  vit  parier.  11  n'avail 
regarde  que  le  seul  chemin  qui  (meuait)  de  sa  cellule  jusqu'a  la  niaison  du 
sophiste.  Celui-ci,  qui  avait  ete  honore  par  l'empereur  de  la  dignite  de  prefet, 
l'emportait  encore  sur  beaucoup  par  la  riche^se;  et,  malgre  cela,  il  eut  cepen- 
dant  une  teile  admiration  pour  l'instruction  de  Basile  qu'il  lui  donnait  meme  sa 
lille  pour  femme  et  il  lui  certifia  qu'il  l'etablissait  heritier  sur  les  ecoles  de  sa 
raaison  ;  <|uant  ä  cet  homme  de  Üieu,  le  choix  pour  lui  lut  de  suivrc  la  virgiiiite. 
Lors(ju'il  fut  suffisamment  iustruit,  qu'il  fut  rcveuu  ä  la  maison  pateruelle ' 
et  qu'il  fut  presse  par  les  grands  de  montrer  son  Instruction  et  d'ötre  sophiste 
il  alla  ä  Alexandrie  d'ßgypte.  Quand  il  y  eut  acquis  toute  la  science  des  philo- 

1.  Nous  avons  une  lellre  de  S.  Basile  'IpEpiu  iioYforpip,  lettre  274  ('ilfi).  —  2.  II  resie  de  nom- 
breuM'*  lellres  de  B.  Basile  ;'i  Libanius,  cf.  Leo  lliiLri.  Der  Anlivchos  des  Libonios,  Solulhurn,  1919, 
p.  9.  —  3.  II  seraii  revenu  d'Alhönes  ä  Cesar(5e  vers  334-5.  Vulr  la  vle  de  8.  Basile,  compilee  d'apres 
ses  oeuvres,  ed.  Oaume,  Paris.  1839,  I.  III,  p.  xi.vn.  Nons  y  renverrons  par  a   Vie,  Gaume  ». 


10 


n.i.  ui 


[109]  XV.     -  HIST01RE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  285 

:Jla-,^>j  Jjläao-o  Jla-JLioo  Jloi-iioo  : '  J-ScuaS^Jä;  jlojpo  öi^>  ^oi  J-M> 
.•^^^d  jls/  oiK^U;  JJL^i  K^iLl  JJ  ..J-V>so;  -<x^  Uo-*>  UaoJ  lo*»^ 

«oioou//,   J^ai   JUJJ  .^«   >K~3  JJ/  .j-Vpo?  -*va^  ^    J.JLaiO   JJ  v2>/;  ^-/ 
JJV*»  ^io  V-J^-0  ->°>"'J-/  ot>ya. ->  jlnt«^  nvQ\   oitoj^0    k«~ *^  oSi»J^»/ 

J N.  .  f a\  o-.^lßo  .•^CQ,<  ■>  rt>  JVo^-si  JUJ-S  .OU--J  w-AÄ./  t-*"^  K..J..a_«.£.io 
^1  V-^if»  ^°°  •l^^4>  ^<*^=^  \+^°l  JVioa^  v^P  ^aol»  —«ooia/! 
1 1 ^  r\  )  Nrt  ..  >  m  i .  ^.otoJLJua  o'^oo  .Ji-Q-»»  «  .■>.;  Jv-so;  oi^A.3  io.>.|  JJ  Jj..sj 
lo  .t-s;J./  Jlajoo»  Jv_^wfl^  ,-ioJ.  ^so  ^-.^ot  .Jt-»»^»  )K-vpo  JK~ai.:>a^ 
JofSx;    ojlp^s     otbovV,.-:»   • . JLjl^Jlxjj    J.^»»s  ;>a*>I./;    ^*>o    .JKjl.^o    J^-»-<" 

Lioovs  ,^»j   ojöi  .JoiSfco    )K-.o_3lJi1  ^.-ISCioj   JJ.il-.9Ji   JJSuL.,.:sas   oC^  ^äia'i 
>*^  jioii\  .)l)^^o  Jk.sa*^  ,_*»>  ::)la-.ai^3o  JlKu+zo'l   jl.a\j-3o  .)«-*&• 

l.  |L<w»/i  ^i3^a.  ov^aN  |pcu  v»Li  ß.  —  2.  ovs  infra  lineara.  —  ■'.  Le  troisieme  °  est  au  dessous  de 

la   lisne- 


soplies,  la  geometrie,  l'arithmetique  et  le  comput  du  chaldeisme  (l'astronomie) ' , 
a  l'exemple  du  bienheureux  Mo'ise  en  ce  qui  concerne  (les  arts)  des  Egyptiens, 
le  pied  de  sa  pensee  ne  fut  pas  humecte,  pas  meine  un  peu,  par  les  gouttes  de 
l'erreur;  car  la  faussete  de  la  sagesse  *  des  Grecs  ne  le  contamina  pas,  de  »foKiai 
meme  que  Möwe  ne  (le  fut)  pas  par  l'erreur  des  Egyptiens;  mais,  apres  cela,  il. 
se  häta  de  deseendre  au  pays  de  la  maisou  paternelle  et  aussitöt  il  s'atiacha 
aii  christianisme  dans  sa  verite.  De  preference  ä  tout  le  reste,  le  choix  pour 
lui  fut  d'embrasser  la  vie  monacale  selon  la  loi  du  Christ.  Promptemeut,  en 
elfet,  il  trouva  son  repos  dans  un  pays  tres  montagneux  et  proch.e  de  la  region 
de  ses  parents,  en  sorte  qu'il  y  demeura  dans  un  monastere  qui  le  poussait 
vers  toutes  les  belies  actions.  Apres  qu'il  y  eut  passe  un  temps  assez  long 
dans  toute  la  vie  monacale  et  qu'il  fut  arrive,  dans  ses  annees,  ä  passer  de 
la  jeunesse  ä  l'äge  viril  moyen,  il  fut  alors  conduit  de  lä  au  sacerdoce  force 
dans  la  ville  de  Cesaree.  Lorsqu'i!  fut  marque  de  l'ordre  des  pretres,  il  installa 
aussitöt  sa  demeure  dans  l'Eglise  de  Dieu.  II  disposa  sa  demeure  du  dehors, 
pour  quelle  suivit  sa  preoccupation  du  dedans  —  tandisque  de  belles  actions 
pleines  de  la  gloire  divine  le  suivaient  par  la  ville  —  ä  savoir  :  avec  un  jeüne 
severe,  avec  une  priere  continuelle  et  avec  la  privation  de  beaucoup  de  mets. 

1.  Ha  l'astrologip.  On  cruit  qu'il  a  surtout  visile  les  monasirres  d'ßgypte. 


ll> 


fol.  131 

v". 


286  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [110] 

^o.  v^iU»  JKjli^  •  JJLL-^»  »^^  L-iA  .Joot  ^--ä^  JlaiL-^=>  jlov*-^  y->\ 
<x\-<^>  v  ^  JKjlilS.  )i;K^j  b>Lo.:>o  N^i»  )J/  .öü^.  Jooi  ooC  JJ  \'ii\  ^otoJil^ 
Joot  oKl.    l)-^^o  oiioU   jK-s  ,_*>   ^5   ^.    ^*J-f>J    J-*"  -)°o«   '  J^±  )^«y» 

v>OJÖ3/    '^si*    JK^.fl  13   -.)oO|    b'P«     VII  V>\    ySO    .JoO|    \y±ZO    \\  OVlNp    ,..« ■«■jJ.tsJl 

JK^..ai3  ^«.ä  ->j  Uas  oilov-«-^  ÄC^-^o  .Jooi  y^ä\  oi^laio  "^.^  Loöto  .joot  Jä^ 

.looi   b-k-J    ^.otäs/    ^.io  ^oto'^JJ*    -*ov^   .  looi   boot 
:J,Lso;   ,_-^oi    o*\  ^»Q^    t-3    :)ln»  .» n->   V-^/    )K-Va^j    b-Ä*;    ^-.j   ^>o 
j^aam^l    bc^b.   ^o  ^yujU/o   .ji^.^ -JoCSx    JSCis.^»;    JKiÄi^S  y. ...... ^01 

o^b°  rj-aw^-i  i-^oo-.  Jooto  ,_io^\  Uiaüms/  ^-.;  ojulsI/  ^  .^cxoio^' 
t  r  •*   )Kjl.^o   oCio  -.U-i   voto/    ^^>    ^oS»    )kjL.^ioj    ba>»\   Unnm°>| 

b^A  .J.JL3J     OOWSO   .^^»/   ^»V^^?^    J-*«    j^a-i  ^-.J    OOI  .v£Q^^^£Q-2^   ,a^_0    jLo 

)oi^s<  jK.*^-^0  "^»^  J-*^'?  •'t-5'3  -oiotb^.  V---^  J-°°«  h  ■  n»  -Jooi  k-«/  JJ-^^-00 
;l'K.au;  J-op^o  k-*-3  °^  ...,.3l»/o  Jlp.  ^o  >csiuii  JtC^— ;  Jjöt  ^^ioo  .Joou 
o>_5o  •■  .Vo»  "^->\  ot»K^  n  n°>  i  ,00  .  Jju»;  |  m  5!  o;  )K.«»n  kw^-L  -.ovo 
JoCSs  vV^o    b>.»  •.yQ»oe>i  boo*  oot;  looi  l^^o  ;^oin..in/  JJo  ^>Ki>  ^a\   1& 

1.  1^  B  (p.  306).  —  2.  B  ajoute  quatre  lignes.  —  3.  U^>?  Ms.  —  U^=?  B  (p.  307). 

En  efl'et,  il  supportait  l'ofiice  de  nuit,  comme  l'etat  de  rester  eveille  durant  les 
nuits;  car,  de  nombreuses  annees  durant,   il   ne   donnait  pas  au  sommeil 
l'occasion  de  se  partager  sur  ses  cötes;  mais  c'est  sur  le  siege  de  la  chaire 
qu'il  chassait  negligemment  de  son  corps  le  sommeil.  Gombien  de  fois,  en 
efi'et,  lorsqu'apres  son  long  office  de  nuit  il  s'asseyait  pour  se  reposer  et  se    •"• 
mettait  ä  lire  et  qu'il  etait  vaincu  au  point  de  s'assoupir,  il  fermait  le  volume 
sur  sa  figure  et  dormait  ainsi  sur  son  siege!  Combien  de  fois  le  volume 
etait  cause  de  son  reveil,  parce  qu'il  penchait  de  sa  figure  sur  ses  mains! 
Apres  qu'il  eut  passe  peu  d'annees  dans  la  pretrise,  accompagne  de  ces 
actions  empreintes  de  la  saveur  de  la  piete,  il  arriva  que  l'eveque  d'avant    '" 
lui  quitta  le  monde1.   Lorsque  les  eveques  se  furent  reunis  lä  et  que,  le  jour 
fixe  etant  arrive\  les  eveques  demanderent  au  peuple  de  la  ville  qui  il  voulait 
pour  chef,  toute  la  ville  d'une  seule  voix  cria  :  «  Bastle  ».  A  cette  voix,  il  inclina 
ä  s'enfuir  et  ä  cette  epoque  il  y  avait  beaucoup  de  neige.  Ell  effet,  il  lui  pesait 
-  i,i  [3i   sans  doute  *  de  devenir  le  pasteur  dutroupeau  de  Dieu ;  c'esl  pourquoi,  ä  causi     I  ■"• 
v°"       de  cette  crainte,  il  s'ecbappa  de  l'eglise  et  se  trouva  un  refuge,  pour  s'y  caclier, 
sous  un  tas  de  bois  dun  bain.  Lorsqu'on  l'eut  poursuivi  de  tous  cötes,  qu'on 
eut  fouille  toutes  les  maisons,  sans  le  trouver,  et  qu'on  etait  sur  le  point  de 

i.  En  S70. 


o 


to 


[111]  XV.  —  111STOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  2S7 

_,-t-"  oaaoj  Jjiiabi  )JL/  jooi  ■*>,_.  Jj^/  ^o  ,_~  jlj/  ^*j  jt^-^v  .^a--floiKj  c*ioa_.  i~s» 
|LiAXi>  )fcs_auai»  ^-io  po  .»oikj  JJ  Jl^i.  ^io  V-3^  '-0|r>  S  n\;  JKjlI*  ...i»/ 
.\K  r  n*  yt-/  Jooio  .v-oiaJ^/  oj_3;  ,*r^>  ^o°  -J°°l  w.oioK_/j  J^.jJ  a^oo  ..oj» 
po  .otN^p  s*i-.  ^io  oi;  .Jjoi  J.iai^  )j)aji  )a\  jJj  .Jooi  pö/  Jji-=>  po 
•.Jjxx*;  )ts_s»  Jfco^^o  .JL^ia^  ~e*^_*o/  JlJ„^flO  Ju.^,/  Jl*^  J^S-io 
Jl^a*  |Loiouo  »3/j  ^-*;  jJo;  J^Nji  po/j  ^.-/o  .J^onms/  Joouj  V-ioji  ^ 
.w-ol;  Uo-io^  ^.  Q-aotj  -.J...9ÖOU  oooi  ^^'-o  (oouii  ^o»-o  •.JL^a  ,-io  o£^  K-/ 
•  Jlt-ät»  öi^JLs^i^J^  V^n.  J^°A  •>■*-'/  S^°?  J-*—  ^r-«^  .J-L-.U  .?iff)n..\ 
..JlcuotO;    j.*J0»a3   "^i.   ^-ol*    ^-o    il^-a    ^o    .yoou^s^.     looi    J^io»    oiK^oj 

-.JjJ.J-3     OU»     J-A20     ^.JLjiw     ^_.;     yä     .JoÖl     \.£>0+*>      yOOJ-JLs    ^CLiw     vOOÜ^S     UlÖOi^ 

^_.i    oot   .JJU ^Jpya  \0-)/    t 1\  jo  ,voj/    J^ojKj?    c*\   aso^*."/  vOoUjl=>   |~.iöot_ 
yuuaa/j   V-^.    JLj^oJa'.JLj/  "'^iLlo.ioo    ,)j/  'oJC^o  ^oX  ).ä>;1/;   >voc*\    V^o/ 

joot    Joot;  ^o^io   ooto    .J^^io   V--^   \l'l    .vOAJUls    Jit-*-^»   aialW/    yoalo^-l^ 


s'arreter  ce  jour-lä,  Notre-Seigneur  Dieu  voulut  qu'il  füt  etabli  (eveque)  co 
jour-lä  meme.  II  arriva  que  Tun  des  freres  connaissait  la  marque  des  clous  de 
ses  chaussures  et  il  trouva  l'empreinte  de  ses  pas  en  dehors  de  l'eglise  en 
grand  nombre.  En  allant  de  trace  en  trace,  on  parvint  jusqu'oü  il  etait  et  de  lä 

5  on  le  prit  et  l'emmena ;  il  etait  comme  mort  et  il  disait  en  pleurant  :  «  Je  ne  suis 
pas  digne  de  ce  nom,  qui  depasse  ma  vie  par  la  preoccupation  (qu'il  donne).  » 
Quand  il  arriva  ä  l'eglise,  de  nombreuses  mains  le  porterent  ä  l'autel  et,  avec 
grande  acclamation  du  peuple,  il  ne  tarda  pas  ä  etre  fait  eveque.  Comme 
l'Apötre  a  dit '  :  //  convient  qu'il  ait  aussi  bon  temoignage  de  ceux  du  dehors, 

io  avant  qu'il  füt  (eveque),  les  Juifs  criaient  :  «  Donnez-nous  le  deuxieme  Mo'ise, 
le  deuxieme  Joseph,  qui  connait  les  infirmites  de  tout  le  monde.  »  Car  sa 
crainte  se  repandait  jusque  sur  les  ennemis  de  l'Eglise  eux-memes.  Apres 
qu'il  fut  installe  sur  le  tröne  du  sacerdoce,  il  devint  le  sauveur  de  tous  les 
Juifs  avec  leurs  enfants.  Et,  lorsque  la  famine  s'appesantit  sur  le  pays,  les 

15  Juifs  lui  livrerent  leurs  enfants,  pour  qu'il  les  nourrit  et  les  fit  chretiens; 
il  leur  dit  :  «  Je  suis  pret  ä  (les)  nourrir  et  j'accepte2;  car  ce  n'est  pas  dans 
1'atHiction  que  je  puis  leur  donner  le  nom  du  Christ.  Si  vous  avez  bonne 
volonte  dans  le  Christ,  livrez  vos  enfants  ä  la  verite  pendant  votre  joie ;  car 
le  rassasiement  viendra  et  ce  qui  aurait  eu  lieu  dans  l'affliction  se  changera  en 

1.  I  Tim.,  in,  7.  —  2.  S.  Greguire  de  Nysse  fait  allusion  äceci,  cf.  F('e,Gaume,  t.  III,  p.  xlii. 


'  fol.  13 


288  BARHADBESABBA    ARBAIA.  -  -  IUST01RE.  [112] 

v 

•vooibo    JoOt-iCL^   ot-ioK*/    JJ    .J-L-^flOp    •>vOO|^S^J    otlajjb* 

w-^jl/    JJV— /    Jjj-*>?°    .-J^oJ-äjo    J-s«;;    JlJ-s^o    )K.JLiojJL    .JIojow^   -i-ol/     • 
^»  «     A,r\  -s'.'.'iS    .„Tu/    jl  .J.a,<xoi    )K.Ä.iaiifc^»    £oa*;J./t  ^^ioo  .jlt^..=> 

2  yoK-J  .Ua*:  ^t^0!  — »JJ.  l?««-3  .t-3^»  JLVaJiSiO  JfcoLiVäa^  °t^3  V*- 
)K-^=l^o  .Jl^X  <*3»/  )&oa«.^<  JKjlsoaI  j^-o  .^uuxld/;  jjsuiaa^  c**a^« 
^.j  )lo,-.  m :.  .)ly^i  ötK— Jl~  jLiäj  JK-^Q.^;  JjJ^cLs»  -.looi  J101  oik—^U» 
-,,„„  ,  JK.M  J001  J^-io  Jpto  K_^j  J-.»oa5>  ^  •.J-Jlcq.d/;  ')iv,i>;  10 
J^aau^  •.ofc—J  v?  ^°°"'^D  ~Ä^  .»Kjbö  JJLaat^so»  J-j^äq-S  ])*  .^-^  avot 
^.ioo  .^oaju  JJ  >voou'f^alif  J^S  ^A  JjAoto  Jooi  ^O«  JlaaOJjo  Jlajjj; 
ia..,.V=»  Joot  JJ*  .v-ta*  joot  pö/  .vQj/   JL.3  Jtof&a  j)a^^oa^6  ool  )..mv>\; 


raensonge.  Pourquoi  s'accomplirait  sur  vous  la  (parole)  de  vos  peres  :  C'est 
quaüd  il  les  tuadt  qu'ils  le  recherchaient '  ?  »  Apres  que  beaucoup  virent  que  sa 
parole  juste,  qui  les  coneernait,  s'etait  intensifiee  encore  sur  ce  poiut,  ils 
ne  tarderent  pas  ä  se  faire  tous  chretiens. 

Quant  ä    l'Eglise   de  Dieu,  quelle  sollicitude    n'avait-il  pas?  Au  debut,    5 
en  efl'et,  lorsqu'il  fut  appele  au  sacerdoce,  il  trouva  dans  l'Eglise  de  nom- 
breux  Services  en  or  et  en  argent  et  d'autres  vases.  Comme  ils  etaient  con- 
sacres  au  service  du  sanctuaire,  il  ue  put  les  liquider ;  il  enprit  la  moilie  pour 
13-2   les  villes  et  pour  les  bourgs  *  du  dehors,  avec  cette  condition  qu'ils  apporte- 
raient  ä  leur  place  quelque  chose  d'equivalent  pour  l'entretien  des  etrangers.    10 
II  ne  la'issa  ä  l'Eglise  qu'un  seul  service  simple;  la  decision  de  son  esprit  etait 
d'accomplir  tout  l'office  de  l'Eglise  avec  des  vases  de  verre.  II  avait  augmente 
le  trop  petit  nombre  des  constructions  pour  les  etrangers  en  renversant  des 
templcs  d'idoli's;  car  il  detruisit  trois  temples  saus  l'ordre    de  l'empire.   II 
enseignait  aux  membres  de  son  clerge  la  regle  de  la  justice  et  de  la  purete    18 
et  (l'obligation)  que  le  lin  ne  restat  pas  constamment  sur  les  corps  de  leurs 
dignitaires  et  il    l<mr  defendit  encore  de  se  baigner  et  de  manger  dans  les 
lestins;  car  il  disait  :  «  Ceux  qui  veulent  ganler  pour    Dieu  la  saintcte  et  la 


1.  Ps.  i.xxvn,  34. 


10 


[113]  XV.  —  HISTOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  289 

0001  ^.^x  .^H1^0  +*  °^°  •xr5**0  J0»^?  J^J*~/  U)--^»  »a^aoJjo  JIJ 
^,  001  .vOO».a  ^ojo  joCSs  ^o»  J*-2^  T*l  ^  -J**3-*  *-<**  m  r>>\  yoo^ 
JJ.g-n  n  --;  J*poo>>  J-*J?  )v  »°"No  Joe*  Ji.p«  ^-^o»  ^-<ot  J*-3^!  C*^D  J-*1-'"^ 
J-^Jl  «JV^ajaD  )?-'i  J-aA'a-^»  .«t-a-*  ^°^  JU/  ^^  jkri  X  rn°>  ~>o  .jooi  ^o*l 
.JoCS^j  otk^,,_2>    loot  L^SLbo  p  .JKjlV»  oCSj  J1q-.o/;  V-^^  i°°«  )t-f    l°°« 

JjJÖi  Joo»  s^iä  j.~o»;  Jl£*-io>J5  Jl£sj  ^_^xöi  Ä^—  JJ/  .Joot  >6^oKjLio  Jl 
-.vooü^    )^»Kj   »Jo  yooi-^i.    >-^J   t-3?   .oiKjL,po  ...  i  -ii  \    loot    Jv-WJt   V-^ 

■  Oll  .  ^j     y.2>Of.ys     Q\Z0l\     JoC^> 

)  fo\n  .    JoirunN.  .01    )Ljo|    jj-^^S    NJ^OO   .vJDoio  CI  ».3/    Äs-»-3;    ^O    ^~    j^CI  (T>\  .  °> 
U>t^°    JJ)Ö.^?     )to^3^    yOO»-.;!     Q^S    ,JO    Joot    ^.£/     jk^iO-ä     jloJL-^iJDp; 


virginite  ne  doivent  pas  seulement  se  priver  de  cela;  mais  (ils  doivent)  encore 
faire  beaucoup  d'autres  ehoses  qui  plaisent  ä  Dieu.  »  Ce  n'etait  pas  en  mur- 
murant  qu'ils  accomplissaient  ses  belies  demandes.  Mais  il  se  tint  parmi  eux 
comme  un  homme  (venu)  de  la  part  de  Dieu.  II  donnait  ces  memes  avertisse- 

5  ments  ä  toute  reunion  d'hommes  et  il  faisait  d'une  reunion  de  femmes  une 
demeure  de  la  vie  monacale.  En  somme,  cliacuu  resolvait  son  afTaire  avec  son 
voisin  dans  une  pensee  droite ;  car  toute  la  ville  etait  la  demeure  de  la  bonne 
entente,  eile  qui  etait  divisee  pour  la  religion.  Les  officines  des  courtisanes 
etaient  rejetecs  en  dehors  de  la  ville ;  il  supprima  completement  le  jeu  de  la  danse 

i"   et  l'art  du  cirque;  on  n'entendait  plus  dans  la  bouche  de  personne  le  chant 

des  soirs;  mais,  au  lieu  de  cela,  chacun  meditait  dans  les  psaumes  de  l'Esprit. 

Car  il  etait  sür  pour  les  habitants  de  sa  ville  que,  soit  qu'il  se  fäcbät  contre  eux, 

soit  qu'il  füt   content  d'eux,  c'etait  Dieu  qui  changeait  sa  volonte  chez  lui. 

Un  jour  qu'il  etait  alle  voir  un  de  ses  amis,  il  se  presenta  dans  la  meme 

is  visite  un  philosophe  epicurien  et,  devant  beaucoup  de  monde,  ce  philosophe 
avait  produit  en  public  la  doctrine  du  cbristianisme ;  lorsque  tous  deux  en 
furent  venus  ä  discuter  les  questions  et  ä  examiner  le  sujet,  Bastle  lui  donna 
apres  cela  les  veritables  arguments  sur  la  doctrine  du  cbristianisme.  Le 
philosophe   revint   sur  lui  :  «  Une  science  plus  grande  que  la  voisine  peut 

PATR.    OR.   —   T.   XXIII.   —   F.    2.  19 


'  fol. 


290  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  H1STOIRE.  [114] 

.»aa.N.m.»  JJ/  ,Kaj  )lax*^.Ä>^  oX  ^*aioo  .ojl«  jj,  J.*i-J3  XTIj  )    -m^ 

>L132  ^oto^LioM  yoKj/  ^.j  yj  :w.oto,.iäoMo  ooi  ,..3^.  )lpo;l;  yoJkj/  *  v;oico  :oot 
W  ^ci^Jio  iVa3icixia-.öi  Ji-.»Jio  -.voauV-J-i  oilpo;l;  \l\  «^  o_aoi  -.yofcsj/ 
Jjua*a^fcoo     jj    o\     Jl/    ja-w./   ^?   ><üiOL^>  o/    .^ca^^flo^»   ch^   ^6/    .ok.    ■ 

^.icuopc»    .pojjtt^.   J^o-co^^s  ooi  oiioas  wK_3o  .ooa_^o'/o   .°lt-.^   y  "^    '" 
oc*  ii-=^  oiäjijo   .wüloo   ,t^a^/o  ^ia\L   .yS>  JLl^x^o   «jlSjo    v.oC^J^  Jj/ 

.  JUlsj  oöt  ^_io 

r 

)»»m">/  SÖ.ÄJI  JJ»  J^o^.  ..k^ ^io  JjoCS.  J-iop»  l.im^j  lct^j  ^.-j  ottoa-w 
K-j-iJs  JLooi    1  j. .  m  . .    .yoodo  n  «  i  flo    Joot     jbaio    ooi    ji/    .»o,— j»    oiKi,.tJ*i^ 

1.  H  No  B   (p.  314).  —  2.  B  developpe  l'idee.  —  3.   I&>-*»  B.  —4.  owi*  B  (p.  315).  —  5.  On  trouve 

dans  B  dix  lignes   de  plus. 


donner  un  argument  irrefutable;  et  ce  n'est  donc  pas  le  christiauisme,  mais 
c'est  Basile  qui  a  vaincu.  Je  te  demande  une  seule  chose.  Vous  dites  que 
fol.  132  ce  Jesus  qui  est  venu  au  monde  est  aussi  Dieu;  et  vous  professez  *  qu'il  a 
fait  des  prodiges,  lui  et  ses  disciples.  Si  vous  etes  ses  disciples,  donnez- 
moi  par  vos  mains  un  signe  de  ses  prodiges  et  votre  foi  sera  verkable  et  je  > 
l'approuverai.  »  Basile  lui  dit  :  «  Ou  bien  accepte  que  je  montre  le  prodige 
sur  toi,  ou  bien  je  n'acquiesce  pas  ä  ce  que  tu  m'as  demande,  parce  que,  si  je 
montre  (le  signe)  sur  un  autre,  tu  ne  croiras  pas.  »  Quand  il  eut  accepte,  Basile 
lui  dit  :  «  Tiens-toi  derriere  moi  la  duree  dune  petite  heure.  »  Et,  lorsque 
Basile  se  fut  leve  pour  prier,  aussitöt  un  demon  entra  tout  ä  coup  dans  io 
riuiiume  et,  devant  tous,  le  jeta  ä  terre.  Une  heure  apres  qu'il  fut  toinlu'-, 
(Basile)  s'approcha  de  lui,  le  signa,  prit  sa  inain  et  le  releva.  Et  le  philo- 
sophe  ouvrit  sa  bouclic  pour  dire  :  «  Je  crois  en  ton  Dieu  et  je  t'- 
remets  mon  äme;  enseignc,  baptise  et  possöde.  »  Et  cet  homme  s'attacha  a 
lui  depuis  cette  epoque.  i. 

Sa  sollicilude  pour  les  etrangers  s'etendit  jusqu'a  ce  point  qu'il  ne  laissa 
aucun  etrangcr  mendier  dans  sa  ville;  mais  il  pourvoyait  a  leur  besoin ; 
il    manquait  ä   sa   ville    justement   qu'on  v  trouvat    quelqu'un    qui    dise    : 


[115]  XV.  -  HISTOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  291 

oüSw    )oo»  ^^^s   .'«.Vi.  ya^'ill    po/?    *j/    öia   -w^fcs^J;    ^   .-otKj-po 

j^o^  Joi^jJ   o;o/   Jou>S  JJ;   yaoISs^K-:»  JJ/   •.aßj.jpa^  yofcsj/   v>.y>,.\^ 

)!/   ^fcO    ot-ioaajs;    ,_*>♦    .Jooi    K.I    yOojN.JL^.s    J^a.^>     .J-^^ia^    j-*^ 

5   ..oooj    ,_^3lJ    yOow^K»    J— »o/    «V-*^    ^°   :vä*V*JQ-3»    'o»»ü  Jfio>;aio» 

)  o>£  <r>\  .  o>.    )-CQ.J^x     «.JUS    ^bO    Oolo   .JÜL^JU    jjj    JoOl    ^Vl3K.iO  yOOUiO      J^O-«;^» 

J?ot  -.jLio^^  JLJ,  U^jLio  ooi  v-V*  v'?  -v?*»^0^?  °-°?j/  J?0^  ^°^  J-"^ 
^cxo2so,  *.i-ol/;  ^io;  J;«*^  ^»  oV^ojk-icüS.  —ot  ^m.-V^m..3j  otloJLaVio  ,_*> 
ot*o_2^>  .K-.}.—. .j.3  -tr-  o/  ••^■■■■■^,';  ^h*>  ^io  s*3;;|  JJ  -.)^**^05  l^a.x 
io  (jo^-s  o/  JN-  - 1<*>^  looi  Jka^.5»  .J1o9l3lj  o£S^>  4ou>  looi  J^o.«..**  V-»-^ 
oifis^ju-o  .\x>Uo  joo«  t-ia^  -oto;Jj  s*>  'l+^k  °l  .f4^0?  P0^»0  •W*r**- 
Jooi    JjJjkj   .oooi  ^-scl^  oiia^^o    oiS.  oiiofco  )ooi   Jjoi  .(,J^*ji    );oU  ,_*> 

.JV~«£;   JVo-s'ji    ,oj\  ^slajuio  ^3     Jjä-.; 

1.  B  ajoute  qualre  pages  d'explications  (pp.  316-320).  —  2.  w*  B  (p.  320).  —  3.  Low  liSi  ^w^v 
|ls^-?  b.  -  4.  In  marg.  »=■  —  5.  \>oU*s  B  (p.  321).  La  suite  differe.  —  6.  <°  miok9  ^ol  low  l»-x 
l£^»  \,oil  ^o    ■Sil  \-*f---    mC-V»-  ^oo  1-*>U«  B  (p.  322). 


«  Aie  pitie  de  moi.  »  II  avait  soin  eacore  ä  ce  qu'ils  ne  cessassent  pas  de 
louer  Dieu,  en  disant  :  «  Bien  que  dans  votre  corps  vous  n'ayez  pas  la  sante 
pour  donner  l'aumöne,  du  moins  dans  votre  esprit  exempt  de  maladie  rendez 
gräces  k  Dieu.  »  Jusqu'aux  voleurs,  en  eilet,  la  Convention  existait  entre  eux 

5  que,  parmi  les  voyageurs  sur  lesquels  ils  tomberaieut,  celui  qui  donnerait  de 
bouche  un  signe  de  reconnaissance  au  nom  de  Basile  leur  echapperait  miseri- 
cordieusement  sans  mal'.  II y  en  eut  encore  parmi  les  parents  des  philosophes 
trompeurs  qui  furent  vaincus  au  point  de  dire  :  «  Si  le  Christ  qui  est  venu 
dans  le  monde  est  vrai,  c'est  le  resultat  de  l'enseignemeut  de  Basile.  »  II  y 

io  a  lieu  d'admirer  que,  depuis  que  le  nom  du  Christ  a  ete  invoque  sur  lui,  il  ne 
fut  force  par  rien  ä  rire,  ni  il  ne  s'est  rejoui  pleinement.  Toute  la  purete 
etait  ecrite  sur  son  habillement  meme ;  sou  vetement  etait  vil  ou  (consistait) 
en  un  simple  habit  monacal  (ßipöiov).  Sa  chaussure,  c'etaient  des  souliers 
ou  des  sandales.  L'argent  etait  absent  de  chez  lui  et  les  objets  en  metal  lui 

15  lui  (manquaient)  ä  l'exception  d'une  cuiller  sans  valeur.  Voici  sa  table, 
pour  lui  et  pour  ceux  qui  mangeaient  avec  lui  :  il  y  avait  un  vase  en  spathes 
de  palmier,  auquel  se  joignaient  des  assiettes  d'argile. 

1.  B(edjan)  porte  plus  clairement  :  «  Jusqu'aux  voleurs,  dans  la  solitude,  avaient  entre  eux  la 
Convention  que,  parmi  les  voyageurs,  quiconque  donnerait  de  bouche,  pour  signe  de  reconnaissancr, 
le  nom  de  Basde,  la  crainte  lomberait  sur  eux  (et)  il  leur  echapperait  sans  mal.  o 


10 


292  BAKIJADBESABBA    ARBA1A.  —  HISTOIBJE.  [116] 

fol.1i;     '  L^Jl-S    -.IoO«    ^^all     <5|-3l^  (3q.£ClSO^i     )  As  \  W  >  :>Ct,.3>     ^,;     «fcoo/    "^D 

)  nm\K.^o  ool  JK_^m1  y/o  .yoy^c  Jooi  ■*.♦!•}  on0»,!,-*  Joch  'J^£oo  oiloX  J.^o^ 
v3lil^o  öu\  c»fC> «  '3;  JL>.^a  ..»  nü°i)^Ji  ^.ja.m.i.o  ,JSc£oo  ^.\..j..s  Looi 
«s/»  ..oooi  .  » n .  ..'»   oiil/    ,—io  chxd  jjot  ^_.i   U-'il    -Jk»*a..o.\   r-^K&li   Jooi 

t—*— <^  I'0-11   -o^   vj^5^!    \^l    v°°^    )°°*    k— /    l-»»Q-^-=>    J-*«"1-^  y~*l    JJ 

. vo^ m    ->  i ;     ooot    ^.^iolKjio    öi_^iO>o  .loot    öv-Ük-,  /      ot.Ix\   oiK^oo   'Jipo.io 

^a\cu.  ^D;  Jlo-O^  ^s  )K'n  »m°>-.o  .)jl3^»j  yOOitciS^JS^o  ^^i.  yo^-ajo 

K_Jj£^.»Jl  .ot\  «^^sK.jlj  jJ  ,oiU|_3  jboi;  .looi  )t-«,v^  .oiK^aaui  ^o  ts^Ln...  is 
.'vauJot  n\);ö    ^soa^i  /;     ot-^-i^.    "^^.ua^    .-JLiai.*    JÜCioa^    jooi    >3u>-flj    t-^x 
.   JL^...,  V °>o  jy-i*  ->  yo^jt-jj   JJj   -Joot  v^J  yooi-a^wi.;   JKm^o  ^_io  otjl/o 
).i3\a»;  oilSCS^  o&o  looi   öt».!^...,/    JiaaiS^o;  oul^o   ,-Sj  .^\oi   JjV^o/  wioo 


1.  lla^ao©^  B  (p.  323).  —  2.  l=i  wiS^a*  ov^  low  B.  —  3.  W,  B.  —  4.  Om.  B  (p.  324).  —  5.  Ijf-»J 
B.  —  6.  "»""'^  B.  —  7.  Om  B  (p.  321).  B,  qui  ne  mentionne  qu'Arius,  met  la  suite  au  singulier.  — 
8.  Le  ms.  du  British  Museum  add.  12  174  termine  ici  la  vie  de  S.  Basile,  cf.  B  p.  324,  note  2.  Le  ms. 
de  Berlin,  Sachau  321.  conlinue  plus  loin. 


*fui.  133  Toutes  les  fois  que  *  sa  rcnommee  arrivait  aux  oreilles  des  philosophes, 
ils  avaient  subitement  recours  ä  la  fuite  devant  sa  sagesse,  et  quiconque 
lirait  orgueil  de  sa  science  s'illusionnait  lui-meme  (s'il  croyait)  savoir  quelque 
eliose  eu  comparaison  de  lui.  Si  l'esprit  se  comportait  mal  dans  ce  qu'il 
est  malaise  et  dilTieüe  d'expliquer,  c'est  par  la  force  de  son  argumentation  qu'il  s 
lamenait  ä  se  soumettre  ä  la  verite.  Les  Ariens  etaient  tenus  loin  de  son  pays, 
au  point  qu'ils  u'avaient  meme  pas  une  place  pour  y  entrer  en  cachette 
comme  des  espions.  Gar  sa  parole  etait  un  mur  fortilie  pour  son  troupeau, 
qui  s'appuyait  sur  eile  pour  eonfondre  et  mepriser  le  raisonnement  des 
blasphemateurs.  En  un  mot,  tonte  erreur  de  toute  doctrine  etait  en  göneral  10 
repöussee  par  sa  sagesse,  au  point  qu'elle  ne  trouvait  plus  de  place  dans 
son  pays.  Gar  il  s'etait  vigoureusement  elcve,  par  sa  parole  laborieuse, 
contrele  parti  ä.'Arius  et  de  Mac6donius  et  il  gardait  son  pays  de  l'infec- 
tion  de  leur  lait,  pour  qu'ils  ue  se  repandissent  pas  chez  les  enl'ants  et  les 
simples.  is 

Et  pourquoi  dire  cela?  Comme  toute  la  cause  de  cette  mauvaise  doctrine 
venait  de  l'empire  lui-meme,  (Basile),  avec  l'assurance  (roippTicia)  des  martvrs, 


[117]  XV.  —  HISTOIRE  DK  SAINT  MAR  BASILE.  203 

^o«a-^ajLjj  jJ/  .jii\v>\  oojuwJ  jj*  -.'^o-o  jiöuco;  j-*jooiva^=>  -.)-*■■» ^  J-»o» 
!ouio,J.6  JKX-.J   jjj    ,^o<aS.\    V-^^  )&'■*    ,oto£x*   ji-o-«/   S!&^io     ,»■?> »*..!/ 

•  .>m.»  vuoJJo    ofS^    JJ;    ^»;    >m .  ^) jj    . 'jjL^ic^    oi^».    «.^ao/o    o^    ^.otaS^ 

•  .voot^s»  <.m .  m3;oJJ  o£\  »s/o  >vaj/  0.1.*,  )£o^io  JLaiOi-s    oifcC^io;   J  lov-oo" 
i   vxa.«X^ca.s  jil  -Joo)  »_•— /  jlaiNxi  -»  J-jcdo^  ol^  +do  .v-oui-o  J_a^.cclsoo  ,l£*->-* 

,-,  /  v-^x  ^/?  N!i^-io  .^^-co/  .oiMft»  In  >  »  ^\  öi^o  .^ä.j  JJ  ,ot»t*  ^*> 
.Ofjaj  ^^ä^.  <  JJqj  yOou.il  yo\-2>  .l±-t*x'i  Jjl^o  vm  »\o  ->  i-^-^ss,  'ff  » rm;o/ 
.L-aJ?  oilS^oo^/  JK^jo  jJa^<  000t  |t-2&>  yOOU'tl^L^  .o..  mSl/  yoow.^'/  <  V\  >o 

m  .Jim  vi^ous    vea^X^-jg^;    on  mvo ..    >&.,_£oo    ou^ot    .ji.a.»  «.^.xpVJlN,    )">\vi 
jj^oaajo  Jl't->V*  ) LajLia-oi-s  «^'it/o  :jlaA*ji3  ötbo.^  ^-»1/  K*io^fl  ^  )jöt 

•  '  •  •  • 

""^w-^io    -.vfioci^/;    otK_*^.jl,    V-5    )°öt    oiloJ^^oj    J-J-^J-s    ]W    -JoiSs.    1S^-*;; 

:outi  )Io3q  r>oftp>JI  »conocuo/  )x^a^>»  oöi     vm » rmio/  .)->/  V^ö/»  J»oi  Jk^N  Mol.133 

v. 

1.  a»-t;  J^  H  .»o  B.  —  2.  **>&H  b.  —3.  wo»oWo  B.  —  4.  Ora.  B. 


mit  de  l'insistance  ä  ne  pas  tenir  compte  de  l'empereur;  mais  il  songea  ä  le 
mepriser  pour  l'honneur  de  son  Dieu;  car  il  le  dedaigna  sans  crainte,  il  ful 
fort  rempli  d'etonnement  ä  son  sujet  et  il  meprisa  beaucoup  l'empereur. 
Quant  ä  Aetius  l'athee  et  ä  Eunomins,  par  l'habilete  de  sa  parole,  il  les  regarda 

s  comme  morts;  Eudoxius  lui-meme,  leur  maitre,  il  le  nomma  aussi  mepri- 
sable  et  abominable;  et,  bien  que  (celui-ci)  se  refugiät  dans  le  pouvoir  impe- 
rial, Basile  cependant  ne  dechut  pas  de  sa  verite  et  il  reprouva  la  malice 
de  sa  pensee;  en  effet,  quoiqu' Eudoxius  füt  du  parti  de  Valens,  l'empereur 
impie,  tous  deux  cependant  ßlerent  une  toile  d'araignee  et  furent  couverts  du 

10  travail  de  leurs  mains  (et)  leurs  travaux  furent  (des  travaux)  d'iniquiU  et  de 
[raude',  selon   la  parole  du  prophete. 

Puisque,  parle  secoursde  Dieu,  nous  en  sommes  arrives  ici,  montrons  de 
quelle  maniere  l'empereur  Valens  fut  amene  au  christianisme,  ce  qui  fait  con- 
naitre  la  constance  de  Basile  dans  la  foi.Quoique  celui-lä  naquit  d'abord  dans 

15  toute  la  simplicite  et  grandit  dans  la  vraie  foi  et  dans  les  commandements 
de  la  religion,  cependant,  au  temps  de  son  regne,  il  devint  partisan  d'Arius 
pour  la  cause  que  je  vais   dire.  Eudoxius,  *  qui   amena  l'impie  Eunomius  ä   *fol.  133 


v. 


1.  Cf.  Isafe,   lix,  6. 


10 


294  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HIST01RE.  [118] 

OÖ|     jjLSJ-^>     (du    )jO'^!     ^.J    ^^s^OjO    .y^iCUJ     v£OQ^_»\J^*    y?y.&     •  . )  lo_(K.\^~10 

.  )K_oo-io.io>a^.  oksi-oj?    ot.m-K.3/   »m « rn'voJJo  .J-i*-.,...  JJ»   ^.c*\  -.ov^   o.jlL*I./ 

►"«^x  po/  .Jy  V\\  otlci  n ■■>  t -%  O  O^VlN  O&.  \ÖOo  JJL3J  >..">»/;  >m.»  ms;o| 
6|\t->;  oi\  ^o';j  jjoC^^ieo  ■)-^Jt.>a.a  K_/?  vrn .  roVoi  ^J^^co»  .jjL^iaS, 
JK^oia^o  ^  Vm»  ^K.n  oi.ii  jloi  v\  .6^»  ^oolV^jo  ^VjLrl  Jl°  -.»Q— Li  Jl.Ot-.oij 

■  jk-.;a^a^>o  o&>  ^Kj 

-Voj/  oouo  -.vooi^  oooi  >.,■...../;  ^-«^-»/  ^o  ^o-.»'/  U-^V^0?  V*^  j^sJi^ 
vit>r>  i  .»jö  n\  ,—ioi/  oooi  ^j^iboo  p|\  >n  n\ f  ^s..jlo  .>,m  .  rn*Mo/»  jju^j  v»n\ 


l'episcopat  et  ensuite  le  deposa,  recut  l'Eglise  de  Constantinople  avec  (ses) 
grands  biens  et  (sa)  puissance,  avant que  Valens*  ne  regnäl2.  Et  parce  qu'un 
tyran  s'eleva  contre  lui  ä  cette  epoque  et  voulut  partir  eil  guerre  avec 
l'empereur  dont  nous  avons  parle  preeedemment,  (celui-ci)  songea  d'abord 
ä  lui-meme,  sous  le  rapuort  de  l'incertain,  et  demanda  ä  Eudoxius  de  •"■ 
l'amener  au  bapteme,  alors  qu'il  ne  pouvait  pas  (encore)  se  preoccuper  de 
l'exactitude  de  la  foi3.  Eudoxius,  en  eilet,  pensa  avoir  trouve  le  inoment 
propice  pour  mettre  en  oeuvre  sa  mechancete.  Car  il  dit  ä  l'empereur  qu'il 
y  avait  de  nombreuses  heresies  en  Orient  et  qu'ä  cause  de  cela  il  lui  fallait 
prendre  tout  le  soin,  sans  defaillir  ni  manquer  ä  la  foi  dans  laquelle  il  allait  io 
recevoir  le  don  du  bapteme.  Valens  accepta  d'observer  avec  soin  ce  qu'il 
lui  dirait.  Eudoxius  ajouta  en  oulre  qu'il  confirmat  cela  par  des  serments 
redoutables  et  qu'il  lui  donnerait  ensuite  le  bapteme. 

Apres  qu'il  eut  ete  baptise  et  qu'il  eut  vaincu  ce  tyran,  (Valens)  fit  endurcr 
de  nombreux  maux  aux  Eglises  de  1  Orient.  11  enleva  les  maisons  des  saints  a    15 
ceux  qui  les  tenaient  et  les  donna  aux  parlisans  d' Eudoxius,  tandis  qu'il  livra 
a  des  epreuves  (xivSuvo;)  diverses  ceux  qui  avaient  uuc  opinion  opposee,  sans 

;.  I'.i'liins  =  Valenlos.  En  grec  Bi>r-,:,  B«Xev?o(.  —  2.  Eudoxius  fut  6v6que  d'Anlioche  en  ar.s  e(  de 
Conslantiouple  de  360*  369.  Vülms  r6gna  de  366  i  37«.  —  '■<.  Nolre  auteur  rallucbedunc  le  baptöme 

<lo  Valens  ;i  la  rövolle  de  Procope  (365)  el  non,  co e  Th6odoret,  a  la  guerre  conlre  lea  Gotha  (367), 

cf.  Tlllemont,  Hisloire  <!<■*  empereurs,  Paris,  1720,  t.  V. 


toi   i  w 


[119]  W.   -  H1ST0IRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  295 

^o    Jlxl~o^   voo^   v3/j   .Joe*    ^oU   J^cUxos/  ^    JU/    ^   .)Ka*,..»v> 

p  ;>j.iuu/   ^oo  ;o..itf*JI   ^ou^Uc^J   JJ0.50D   ^o   a^oe&oe^  voou* 
•  jkjj&o  ^o  ^ook  a^lf*  )K^o^  o^oo  ..voop^-j  J^aSa^  aaabol/ 

i     ^VaxasJ-si   v,.\ ./  ^i>   Joo»   ^     .o&    loot   )^-/?   ^*J   2!-Q^»/    ^° 

Jl&s'jo  f-ccoo;]/,'/  ^o.  :)jl-V/j  <ja^£B$ai  ^^oo   oöi   Jjiioö  :U^l  <*^>  Jj« 

Jjlo  (ä;o<ui  ..K-A-./  ^01  JbS  oiK^£oo»  *  o«  <m.N  »inS  ^^  JW  -.^^ 

:J-ia!ffl;  JkJÜo^  JIJjj  Jooi  ^fto»  p  ^-»  ^>^    Joi^  k.^.;;  001  )jo,ij  Je* 

15    JouSx     K^-;;    JL£-M/o    It^JU^:    -6i    :\^>o^J>,    J-V**    ^j    )ooi    va-V*» 

1.  psVls^o  Ms.  —  2.  M>^"i  Ms. 

meme  epargner  les  eveques,  au  point  de  les  chasser,  eux  aussi,  loin  deleurs 

maisons    et  d'ea    faire  partir   beaucoup  dans  les   lieux  du    desert,  pour  y 

habiter;  il  ordonna  que  les  uns  fussent  relegues  en  Armenie  et  en  Thrace  et 

les  autres  eu  tgypte.  Certains  d'entre  eux  ne  pureut  pas  y  parvenir  ä  cause 

■   de  la  maladie  de   leurs  corps  et  e'est  eu  arrivant  necessairemeut  (<xväy>«])  au 

terme  de  leur  vie  qu'ils  parvinrent  aux  lieux  qui  leur  avaieut  ete  designes 

par  les  lettres  de  coudamnation  (portees)  contre   eux;  d'autres  tcrminerent 

leur  vie  dans  ces  lieux  memes,  parce  qu'ils  ne  trouverent  pas  le  temps  de 

revenir  chez  eux.  Get  (empereur)  trouva  ensuite  le   terme  de  l'audace  qu  il 

io   avait  commise;  il  perit  ensuite  dans  le  feu  avec  beaucoup  de  ses  compagnons 

dans  la  guerre  avec  les  Goths,  au  poiut  qu'on  ne  retrouva  pas  la  moindre 

partie  de  son  corps  pour  l'euterrer. 

D'apres  la  ueoessite  (xv*yjmi)  qui  le  tenait,  (Valens)  avait  onlonue  que 
ccux  des  uötres  qui  se  trouvaient  en  etil  et  en  fuite  retourneraieut  ä  leurs 
15  places;  bien  que  cet  empereur  eüt  cause  une  teile  perdition  aupres  des  ortho- 
doxes et  des  Peres,  ä  cause  de  l'heresie  des  Ariens,  cep'm  lant  il  possedait  une 
indication  que  Basile,  *  pour  qui  j'ai  amene  ces  paroles,  etait  le  beraut  de  la  +  toi.  Vit 
religion.  Une  l'ois  que  (l'empereur)  devait  venir  dans  les  localites  de  la  Syne 
et   qu'il   etait   proche  des   bourgs  de   la  Cappadoce,  (piovince)  qui  avait  ete 


296  BARHÄDBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRR.  [120] 

"^-J^;    y-.;   >^^sio   -.loot    k^s^J./     j^önm°>/;    jk.jLia*.tO\    »acta&wuattJa 

1^1^  y-io  o/i  .uxi_^^£Q.^\  oi^>  t  >M  wlil  ^.io  )^o  .)-.•,  m  n\  J_£oo.j< 
^s^io  JLJLj  oop  ^0f~o  U302L.J  jKx*po  ^-ioi  o/  Jooi.ia^  chj^Jj  ^on  .  ro->;o/; 
,nnv>ü  •.!»!/  oi^O;  vs/  jj/  :;gAa  )KjL.po*  a\  ^.cho^i  t-*--^.  U-+^i  lo» » ^ » 
•  .otKjL.^  ^o  jt~^^  o  n°>v>\  J  vio  ft^f  n  »:»3;  »■a.m.J  JJ;  JL-^oo  ^_io 
yooi-^i'J^s  oooi  ^C^SlJ;  ^^...JJo  . •  vO-^jl— K.J  j^-o*  j^coavi  i  -i;  .<•><•> o>  ■  .  /  jj'/ 
oj^  Joch  oot-JL/;  (Li^oaaia  :^K/  )°^  °ö«  J^V-^ooj^  ^-.;  ^.*.\oi  ,j  .vo^sqüj 
oi.  m  i  ^  ^^>  oCb>  t^ojl/  ^o»-o;  ^>-^-ioo  Joe*  ^.i>  J*.»  m  n\  ■  J»\nA  ^o 
jlo°ni  •>  Joch  ^ot-.j-o  Joch  mj(oo  juibo  ^io»  :cnl.oiK_*.:>o  Io^^cl^o  otN^ioo 
Lo^..ja.A.\o  ,>m  .  m^oj;  J-^-sL  ^°  joonj  y-«/  Joch  J^'^'^  oito_m.a.io\.o  .  Loip 
,  i\v>\  o£>>  y«.  n°t;  Jo_-Jio  Jbs_o_.fcO>s  jla.vu.j  *ch.^o  +3  Joch  jcu^io  Oll  »\> 
ch.\   _al~  ,>^-2l1o   flXv»  ^_ioi    och   vfn  .  m^ioj;    jL»_J\o    -.oi\    V^ö/;    «  vN .. / 

1.  Ce  mot  est  coupe  en  drux  :  »a«»Sj  sur  une  ligne  et  k»l  a  la  ligne  suivante. 


confiee  pour  l'office  de  l'episcopat  au  heros  et  ä  l'athlete  de  la  religion,  Basile, 
parce  qu'il  avait  encore  conserve  sa  reputation  sur  lui,  il  commanda  ä  son 
prefet  (üwxp^o?),  nomine  Modestus',  d'aller  ä  Cesaree  et  de  faire  ä  Basile  l'une 
de  ces  deux  choses  :  ou  de  le  contraindre  ä  etre  du  parti  iVEudoxius,  ou 
(de  le  decider)  ä  sortir  de  la  ville  avant  sa  venue.  En  efi'et,  parce  que  non  s 
seulement  la  ville,  mais  encore  tout  le  pays,  etait  auime  de  sentiments  bien- 
veillants  ä  l'egard  de  (Basile),  (le  prefet)  apprit  de  beaucoup  ä  ne  pas  croire 
qu'il  pourrait  facilement  faire  sortir  (cet)  homme  de  sa  ville,  ä  moins  d'or- 
donner  (ä  ses  gens)  d'appliquer  la  loi  de  la  guerre  et  de  faire  pcrir  ceux 
qui  tomberaient  dans  leurs  mains.  Apres  que  cela  eut  ete  dit  d'avance  au  lo 
prefet,  il  etait  entrc  ä  Cesaree  sur  l'ordre  qui  lui  (en)  avait  öte  donne  par 
l'empereur;  et,  comme  on  lui  avait  parle  d'avance  de  la  famille,  de  la  parole 
et  de  la  perfection  achevee  de  (Basile)  qui  etait  vante  par  tous,  il  l'avait 
convoque  avec  la  modestie  convenable;  il  s'attendait  ä  le  persuader  d'etre  du 
parti  d'Eudoxius  et  lui  montrait  sa  bienveillance  en  rappelant  une  amitie  is 
ancienne;  e]t,  pour  montrer  qu'il  lui  etait  avantageux  de  faire  les  eboses  qu'il 
lui  disait,  il  lui  montra  aussi  la  puissance  qu'Eudoxius  avait  recue  de  l'em- 

1.  Thöodoret,   Hist.  eccl.,  IV,  19,  ne  donne  [ms  re  mim.   S.  (irrgoire  <lc  Nvsse  le  donne. 


10 


fol.  134 

v°. 


[121]  XV.  ■—  I1IST01RE  DE  SAINT  MAR  BAS1LE.  297 

_^*JJo  .oi\  a^oXji  H ;  (_3cl£lxcl3|J  .'v£DOJL>^icLo;  \-—i o\  Joot  yc&.  ^-*^».»jJ; 
•po/  ,^-.j  «.m  »\  .  cn  ^  -vcu/  ^^?  .°^*?  )^  '  ».*»  sr^0  «.oooi  o»-31-^  r^°?  °°^ 
)N.>k'  i\  jiVN^.io  ^io;  ••Jj-sj  o£^3  jjoi  'N.3  ^-io»  -ot  ^— ?  o\»  -<*^ 
|<l*j»  p  a\  ....*,YJ./  oda^  )Nj^.V/  jbiäi  oöt  j^VSoot;  oolo  .^a^isj^ 
J^.-xuX  ^3/  jJ/  -.voj/  J^Vo'  K^o)j>;  :otloJLÄJ.*aL^I^>o  JJ  »*l3/  ^^;  ^S^^ 
■oX  Vn>n\  o-.oN.jl/;  )j  «■  -Jl»  .o£s.  nm  »°>^1./;  s*^-*^  .-oouN.äo  JjuJLjls  »_io; 
'jalX  ^/;   .Vio/o  .^SL*iXi3;o/;   <*-^4   *»-*  Joo^  \J  -H»^  "^j-^  .?&»  )i\v> 

JNjl9u   ^-.JUl  ^w^oi  ^~&-i;  ooi  yl  :J-s';    V-^^-00^?   jj^^ö»©  o£S-.»   )N^ooo\ 

,_,  o  « * .»  i_»^>  y°r*°  )J?  ^-*^oi^  )al^io  ^3  :JoC$S;  oc*o,  "^i-  ^SlcdoINjo 
■  M-n .  m  "^o/;  L^s\^  t-=>  Jooi-ii  >.m  .°>^N^o  JJ  -.jj'^ooio  jji^.iö  JoiSx  ^Sl~; 
^.j  »-V-*?  ^°  .Jj'la-.  Jo6i  Jlt^f  vOOiN^Xio  ^io  o&>  ~)J  »s/;  ^^s^io 
k^.\  .  «^  vti  ,°>  ^Eoo  j]  v /;  -Vio/o  in'^ooi  jN-JLo  Jbö-s  o....*.'«N^cl^ 
|— jl'^=>  jy>mv>    yoj/    N^lj    .pö/    ^    ,»,..,» JL\    JljL^^j»  3^jdoiv3ls   -JoUoo 

1.  o?^  Ms.  —  2.  H  supra  lineam  et  in  margine.  —  3.  In  marg.  w. 


pereur,  (disant)  :  «  II  est  le  chef  des  epreuves  (xivSuvo;)  pour  les  eveques  qui 
ne  l'ont  pas  approuve  et  il  a  arrache  ä  ses  maux  ceux  aussi  qui  ont  ete  de 
son  parti.  »  Basile  lui  dit  :  «  II  ne  m'appartient  pas  apres  si  longtemps  de 
me  livrer  aux  mauvaises  actions  (en  m'abstenant)  des  parfaites.  »  (Ajoutons) 

5  encore  que  ce  prefet  usa  envers  lui  de  longs  discours,  en  lui  montrant  non 
pas  que  les  afllictions  qui  (adviendraient)  pour  sa  desobeissance  seraient 
grandes,  mais  que  la  gloire  aussi  est  donnee  par  les  hommes  ä  ceux  qui  lui 
ont  obei  et  qu'ils  ont  merite  de  recevoir  de  l'honneur:  «  L'empereur  entrera 
ä  l'eglise,   si   tu  es  partisan   d'Eudoxius;  »   et   il   dit   qu'il    accompagnerait 

lo   aussi  l'empereur.  Basile,  qui  se  moquait  de*  ces  (paroles),   (disant)  que,  lui   *fol.  134 
aussi,  aurait  beaucoup  fait  pour  que  sa  propre  entree  (ä  l'eglise)  et  celle  de 
l'empereur  passent  pour  etre  grandes,  si  ces  deux  ämes  vivaient  et  s'ajou- 
taient  au  peuple  de   Dieu,  (et)  qui  montrait   par  lä  qu'il  n'y  a  rien  qui  soit 
plus  estime  aupres  d'un  empereur  et  d'un  prefet  pieux,  n'obeissait  pas  en 

15  etant  partisan  d'Eudoxius,  parce  que  aucun  avantage  pour  lui  ne  resulterait 
de  leur  entree  ä  l'eglise.  Apres  que  le  prefet  eut  commence  ä  user  de 
paroles  severes  et  dit  :  «  Si  tu  n'obeis  pas,  Basile,  tu  t'en  repentiras  », 
(celui-ci)  usa  d'une  grande  liberte,  en  disant  :  «  II  y  a  trois  grandes  punitions 
que  vous  avez  contre  les  delinquants  :  la  mort,  l'exil  et  la  spoliation.  Si  tu 


v°. 


298  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HIST01RE.  [122] 

\\J>  y/  JI>-3o  .j-oo_ooj/o  Jlo^o  ..  «  ~>  «J^toe;  ^.^bv^jj  vqji\  K_/»  LsioV 
)„V  ..\    ,«^    Kj/   "^^Iß    ool   yjo    .Kj/   "^oJl.    ig^Nj»    J-stCo    «^    Kj/ 

oC^  po/  ,^-*«-»oi  .v^X  K.j/  ^b-  K^J^^joi  J  ...vrNo  -.Jj/  )°(^o  )»oöi  ^o 
^-.*  +a  .yK^  jL»  jlj-J^  JW  ^^p0  )°»-3  •k-*-^-*  ^°^  J-^-*^??  •J-3'»-3oo< 
jj  «bis/  >^iw  \i'fi>e  )^v^vimv>  ^3  :)a'fl\)  K=>/;  Jv^^-1  <^?  y\*.\ll 
JjoticLS;  "^s^ioo  .JK.^Jlo  )K-»/  J^oilo  op  ^oia^o»  11J  .Jloim  .^^Oo 
)^oa^>  J-^.^  +3  :)ooi  ^JLoKjl^o  ) K t  .  -i\o  Joch  JjuoKio  yca.*  ^o  yca.* 
aS^-^o.^eL^  oi^.  )ooi  Lv../  j-ji^Osaji;  -.oiK  »  ->  ->ji  ^_»^oi  ^o  ju/  Joot  )a.o  • . ) fcO^l* 

.-^ot-s    Jj^-Sooi    ^»;    +s    .OiaJSs    i^.t^cc/    oilv-s   >^-^j    y-*N ./    ^-^o     w^iKOt 

.rr>  .\  .  r-n  Os.     Jt-üJ»      ^)1/    •  .JjOlioS    )oO|    Öt-.k_./     jKjLO     J  L,-~^0    :  j  OOt    U3_.Kji 

^^^o»     K^io^D  oib.JjLO    .)K-.;o.^c0^o;    JK-soiaia.\   ^oin,.  ->ni;    -.omn  «°iio 
o<  i  -i "\   ^.-^.ch  •.^otoJL*.;   )^ci\ojlS  ^.»ii^ff  )Vrnv>;o  :ou»  -.cxoN»../i  J-ioijas 


10 


]5 


me  depouilles,  tu  ne  prendras  que  des  livres1;  si  encore  tu  me  mets  ä 
mort,  lu  me  feras  partir  pour  une  vie  meilleure  que  celle-ci;  et  si  tu  me 
condamnes  ä  l'exil,  je  serai  delivre  des  miseres  et  tu  me  feras  vivre  agrea- 
blenieut.  »  Alors,  le  prefet  lui  dit  :  «  Tu  deraisonnes,  mais  tu  recon- 
naitras  ä  la  fin  ton  manque  de  bou  sens.  »  Comme  il  l'avait  menace  qu'il  De 
resterait  pas  longtemps  sans  recevoir  une  punition  pour  sa  desobeissance, 
une  forte  lievre  lui  arriva  ce  jour  meine;  et,  comme  la  maladie  s'aggra- 
vait  de  jour  eo  jour  et  faisait  des  progres  en  mal,  quand  il  Cut  parvenu  au 
troisieme  jour,  Tun  de  ceux  qui  etaient  dans  sa  maison  (et)  qni  avait  pouvoir 
de  pirler  devant  lui  se  leva  et  lui  conseilla  d'euvoyer  vers  Basilc  pour  qu'il 
le  delivrät  de  la  maladie.  II  lui  apprit  une  preuve  de  cela  d'apres  ce  qui 
s'etait  passe  pour  sa  lille.  Coinme  le  prefet  se  taisait  ä  ce  sujet  et.  que  la 
maladie  avait  amene  une  mauvaise  issue,  il  fut  conlraint  d'appeler  Basilc 
et  de  le  prier  de  l'amener  au  don  du  bapteme.  Et  (Basile)  lui  demanda 
d'abord  pour  quelle  cause  il  ctait  venu  a  demander  et  a  sulliciter  le  bap- 
Icme.  Lorsque  lc  prefet  eut  repondu  que  c'etait  a  cause  de  la  maladie  oü  il 
se  trouvait  et  parce  qu'il  atteudait  maintcnant  la  fin  de  sa  vie,  alors  (Basile) 

I.  Cf.  Sozomöne,  lliai.  eccl.,  VI,  k.. 


in 


10 


'fol.   L35 
r". 


[123]  XV:  —  HISTOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  299 

;oAj  jjottoSL^o  .Kjf  v3l£J^  (jjop  ^«^  ooto  Kj/  yo\.'-ai  .oi\  ^io/o 
.Jooi  yi^~~'l  ,JL-.jlj/  J_o'o_cd  oibo  ^_so  ^ja\  J^Sooi^o  .Jooi  «jl».  otLa\,  ,_*,.=> 
v»öoij  .  >\ »/  ^-^  |.3^oo).\o  :  Lym  n  \  \a^.Ji  v£D..«.\o  JJ.  /  ^_.i  ,.-3 
vo_3la.i^.io  ^o  yt  n  °>K^o;  ^^./  ^.o£sOl-3?  .o£x  \^o\  -Jooi  o£xj-fc 
^Of-^o  )■  i  ..T>v>  jJi  JbJ?o_iö  ^_.;  »,m  «\  .  m  ->\  .Jj/  o.*l^io  q^^oKjl^o\ 
3/    l^_^    ^*;    p    .soKji.   JJ  /   ■>  ^oj^>   .  v>.öt  u^£D    jJ    ,^;   J^iNv»    .» ->Vin\ 

Ji_ß    ^30    .Jl,^.\   ^.^O    .-^»-rvx      |-2lA.JS^-.»     jL^OQ-^JS     Ji^i.^.    J     Oll  .«II    Vi  «1Vi\    001 

p  .|K^j1^  otKso>a*.l  öC^o  yx±-~±-ii  yoy-a  .-^oa../;  J~=>  ,   JJ  ,sm  »\  .  m  ^\  oCS. 

•  •  •  ^  * 

^0  o»j   cl^  . •Is.SlS.L,  JLaL^^ö  ^o  lotivi^o  o^nJL^«,»  ^./  .oi\  \.zal  >r_.j   oot 

)l\v>      loX      Oj^..»0     OlloX      jli\>0     ^_iOi      ^_.J      ^_.o£iO    .Ol  1«  ..  I      )t~>*fll     JjL^iÖ 

.Jj/   i_iö/   ><*>  -\  -  <*>  •** 
^\o  j,2LS.i6i   JjoJ^S  ^^^  .jLioi  jooi  J.J-.}/  •.  smn jl.K^q.^ooi  oi^oa;  ^  jj( 

1.  In  marsr.  »^- 


le  reconforta  et  lui  dit  :  «  Tu  vas  to  lever  et  reprendre  ton  ancienne  maniere 
de  vivre  »;  et  il  avait  fait  partir  la  maladie  par  sa  priere  seulement  et  avait 
gueri  le   prelet  contre  toute  atteiite  humaine. 

Lorsque  Valens  vint  pour  entrer  ä  Cesaree  et  qu'il  eut  interroge  le  prefet 

:>   sur  ce  qui  s'etait  passe, .(celui-ci)  lui  dit  :  *  «  Je  suis  pret  ä  obeir  en  tout  ce  que    *  fol.  13s 
Votre  Majeste   imperiale  nie   commande;   quant  ä  Basile,  j'avoue  que  je  ne 
puis  rien  lui   faire.   »  L'empereur    n'ajouta  pas  grande  foi   ä  cela,   niais  se 
tut'.  Lorsqu'il  voulufc,  lui  aussi,  eprouver  (cet)  horame,  il  arriva  qu'il  eutra  ä 
l'eglise  le  dimanche2  et,  quand  il  appela  Basile,  celui-ci  ne  voulut  pas  sortir 

|n  avaut  d'avoir  termine  tout  Tollioe  ecclesiastique.  Comme  il  avait  tarde, 
l'empereur  lui  Qt  d'abord  ce  reproche  de  n'etre  pas  sorti  aussjtöt,  lorsqu'il 
avait  ete  appele.  (Basile)  lui  dit  :  «  Aiusi  que  j'ai  appris  ä  houorer  et  ä 
respecter  l'empereur,  je  n'esümerai  pas  qu'il  e^t  plus  graud  que  le  veritable 
Roi.  »  II  est  dilfioile  de  rapporter  maintenaut  tout  ce  que  l'empereur  lui   dit 

15  et.  (tout)  ce  qu  il  dit  ä  l'empereur;  je  ne  citerai  qu'un  seul  (fait),  qui  fera  con- 
naitre  le  frauc-parler  de  Basile. 

Un  homme  nomme  Demosthbne3  —  c'etait  un  Arien  —  qui  etait  prepose 

1.  Gf.  Theocloret,  Hist.  eccl.,  IV,  19,   m^m  ö  ßainXsu;.  —  2.  Fete  de  la  Theophanie,  Sozomene, 
loe.  eil.  —  3.  Gf.  S.  Gregoire  de  Nysse 


v« 


300  BARHADBESABBA    ARBAIA.  --  HISTOIRE.  [124] 

).aN>ö  loik  u>;'j»  y-l  )cl±  o^j  .^o-^^ÄiJLi  ous  J)-po  .Jo«  ^_ia-oi^o  pLßol 
\  -  "^^  .y^-J  jJ  /  •©&  «^3  >fn  .\  »  m  ->  ^-»j  ^^öt  IolS.  .ys2S^>aio  fco/  »_aJiw 
g.  t'°i>n\  . •  J_3cLamsJJ  ^o'jj  Jjj  J-L.'J_a;  ..^pa^  ^-.;  «^-;  .ouA-./  J^öoj 
Jlg-^pa-s  ^  W  '^  n^N.  ^coaJL.k-co.ioo;  J-a  •  *3o  .joC^s  K^>_«j  ^i.  )-2^>a^ 
ivcoaL.Km>oot^    ^/    ^-JL.>~  ^aS.   Joi;     .>m  .\  .  rn  •>    Vio/o  .oijjl12S*-s  "^oU./ 

^fcO';/j    Jy  « -/  ^D  JJ/   -.oui—  j    ji    oti,._i.    ^io;    ;a-^.a    a^o    .otloiK-Lia-s 

3/  .;a..\->  oiK-^U  ^.io  v-a^>  .vSloK*/    oda\p  ^/o  .ok»  oeu  J-3änm°>JJ 

)y.~    j;6t    JJ.o;oua^»  ^-./o    .oCS.    o^lo   ^-^^>    J-soijo  \*o\jo   ^-io    ool    U*>+~ 

wen  .0^  c*.3oC  .looi  JjoU  Jlaa^iöA  JIJL^jd  jK^ki.»   ),—   JK^o  .Jn°ifn 

^O^iO    ^30     . yj0Q.j^.rf.J3Q.i      ÖüOi.*      OOOI     >    .»  «^/      1-.»/?       L»0|ja3     ^iOj      V  '^  • 

:oöi  J»JLj_s   oooi  vpai>(  ^.j  ^--/   -J°oi  f-ai»  öu>  J 1 1  cÖl*>;    Ji.o»-«o  Jla^floJJ 
.JL^Aoo  ^jjoi  .J-*oi^  Jj>op»  »s/o  .)^,-.X  »m.s    oioj^ß  J^Jo^ 


10 


ä  la  table  de  l'empereur  et  ä  la  preparation  des  mets,  fit  ä  Basile  lui-möme  le 
reproche  :  «  Ce  n'est  pas  comme  il  convient  que  tu  parles  ä  l'empereur.  »  Basile 
lui  repondit  sur  ce  point :  «  Mais  il  t'appartient  d'examiner  les  sauces ' ;  c'est  ä 
moi  de  savoir  comment  il  convient  que  les  eveques  repondent  ä  l'empereur  au 
sujet  de  la  religion.  »  Apres  que  Demosthene  eut  voulu  lui  parier  avec  arro-  5 
gance,  il  fit  une  faute  de  langage  et  Basile  dit  :  «  Voilä  que  nous  avons  vu 
encore  que  Demosthene  est  Ignorant2.  »  Cela  se  rapportait  alors  par  tout  le  pays 
des  Romains. 

Bien  que  Valens  ne  changeät  pas  d'opinion,  cependant  il  admira  beaueoup 
Basile  pour  sa  perfection;  et  non  seulement  il  ne  le  chassa  pas  de  son  Eglise,  w 
mais  il  lui  donna  tous  les  honneurs  düs  aux  evßques  et  s'associa  aussi  ä 
sa  priere,  ä  l'exception  de  son  opinion  seulement;  meme  il  lui  fit  encore 
une  grande  ofl'rande  (äva6r,(xa)  d'argent  et  d'or.  En  temoignage  de  cela,  il 
sufiira  d'un  (fait);  il  lui  donna  un  village,  qui  rapportait  de  nombreux  revenus 
ä  l'empire,  et  Basile  le  donna  a  ceux  qui  etaient  atteints  de  la  maladie  de  la  1 . 
lepre,  et  il  y  faisait  tout  pour  la  guerison  et  la  joie  des  pauvres.  Quand  ceux 
qui  habitaient  dans  ce  pays  virent  le  soin  (ju'il  donnait  ä  l'entrctien  des  pau- 
r„i.  las  vres,  c'est  d'apres  son  nom  que,  dans  leur  admiralion,  ils  appelörent  *  cet 
endroit  Basilidia;  ei  encore  jusqu'ä  maintenant  il  est  ainsi  appele. 

1.  Thoodorel,  xüv  ).w|j.(üv,  loc.  eil.  —  -J.  Theodorot,  £6ap6ipor£v...  4fpJ(i[i«Tov,  loc.  eil. 


[125]  XV.  —HISTOIRE  DE  SAINT  MAR  BASILE.  301 

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■yo  »  mvioot;  )1qjl^a^öC^s  Joch  vi.'n  v>o  • ,  J-a^-ioi  otN^^*^  jooi  ^^  IU^-^cd 
.-jjoi  v-J^.  JochI    ^_»j   sSoKa/  .po/  .^-»;  vfY>  »N  .  m a  .ia^aji    L%^>°°i  o^  ^J-r^p 

■  JlcOo  JIcLcd/  -.ota^-i-.  yO  nm°>J;  j-LSu/  .  >m .  (/^^N,  Joch  ooojm  .-Jj^boj 
JlJ,^^oo  JKt  !L-3;  .Lpo/o  .Jjl^.m\  Jts^io  K_s-^o  -.jj^io;  oiio/  ^_*j  )  ti .  1  vTo; 
"^^io  •.v^cxoJ^./    ^)»  »■>  ^»j    l--^^  -Ji^—j    J-Jöf^  .  v»    cn^uo   ts^_a..£o 

-"f>  -S  -  ca  ^S  ^.N^,/  i^JL-.^^oi  otjoot.^5  J-aSio >\aji  ^oo  .J^onm°>JJ  Joon  Jv.V, 
,^L3  icocu  JJ;     JJ,  •  .^lo  I  Vi  .oto  ^fcOi^    J  ",-•»■*  vj    odo^   *p?/    .°*^  ) m  '^   f30 

l.  In  marg.  k»&£X^ 


Au  bout  de  quelque  temps,  comme  Valens  avait  entendu  parier  de  la  cons- 
tance  de  Basile  et  de  ce  qu'il  convertissait  beaucoup  d'Ariens  ä  la  foi\  il 
commanda  de  l'amener  de  Cesaree  &  Antioehe;  et,  lorsqu'il  fut  venu  sur  l'ordre 
de  l'empereur,  il  etait  entre  au  tribunal  du  prefet.  Le  prefet  lui  demanda  : 
«  Pourquoi  n'approuves-tu  pas  la  religion  de  l'empereur?  »  Basile,  avec 
grande  franchise,  blämait  la  religion  de  l'empereur  et  soutenait  la  foi  de 
l'Homoousion.  Le  prefet  le  menaca  de  mort.  Basile  dit  :  «  Plüt  ä  Dieu  qu'il 
m'arrivät  d'etre  libere  des  liens  du  corps  ä  cause  de  la  verite!  »  Le  prefet 
lui  dit  encore  :  «  Reflechis  ä  ce  sujet.  »  Basile  dit  :  «  Pour  moi,  je  suis  encore 
demain  comme  aujourd'hui2.  »  En  ce  jour-lä  donc,  Basile  etait  garde  en 
prison;  et  il  arriva  que  le  fils  de  l'empereur,  nomine  Galates3,  tomba  gra- 
vement  malade,  au  point  que  les  medecins  decretaient  la  mort  pour  lui. 
Dominica,  la  mere  de  l'empereur,  adressa  la  parole  ä  l'empereur  et  dit  qu'elle 
avait  endure  bien  des  maux  en  songe,  ä  la  suite  de  visions  redoutables,  et  que 
l'enfant  se  trouvait  mal  ä  cause  de  l'affront  fait  ä  l'eveque.  Lorsque  l'empereur 
eut  mis  cela  dans  son  esprit,   il  envoya  et  fit  venir  Basile  et  il  lui  dit,  en 

1.  La  suite  figure  dans  Socrate,  Bist,  ecii.,  IX,  26,  d'apres  Rufln,  llisl.  eccl.,  II.  —  2.  Socrate,  iyia 

•/.ai  <jr,nepov  xai  oupiov  6  a-JTÖ?  eljii.  —  3.  Syi'ia<[ue  :  Gelitis,  en  marge  :  Gelavätus;  Socrate,  TaXaTT];. 


fol.  136 


lo 


302  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  H1ST01RE.  [126] 

y  y 

OU-r^t   J-«^^  ^^»£^0   ^.,-iO   .vra.^»  .  m  ■>   "p?/  .^°^*    i'    )JL^OO   »JO   .)-^\,^   J-J-. 

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:Jooi  V^'-cc  i^-)-a*.Jt3  ^D  )  i '.'  i  n  "^oo;  o«  :>.m  .  ^mo/  ooo.a;  )^*jl»  ,— 
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looi  Jäo/  va.^;  ^^ioo  .^.-m°<  )°t— /  ^DQ-^JQ^;  jloJJi»  J;ot  >^^.  -Joo« 
^.oioJ^>/o  :)la.a...',  n  •>  o»S.  ^o';j;  ^^»/  ^o  ,—  «juJJ  -.o^cbocL^  JjoC^.  oCS. 
)*"  ^  ,-*>  .-JJ^,k&  J,.~  )K.*->^  Jjü.=>  oC^  ^Kj;  *  J-a.j  -.UaÄioo  Jiu.ij 
.vtn  »\  »ffl.so  .K^oij  [.w.3^^0  la^.  -.oüS.  Jooi  y.VSJj  j-»i^°/  x~°  ^*!  J?®1  •ii^,♦-, 
:)K.ü,«  i->;  odasla*.  ^>^io  yo-»t-°  ^°  ^Z?  ***a  ^-.j  vm »  s roo/  .6t\..T>'r> 
Ol.,-«   ■>  m    i;    ja-Xü    öS,    .^iu^I/    ]U^a>    J»i'a^s  -.o£s  jooi    JLlIoö    -s^° 


l'eprouvant'  :  «  Si  ta  religion  et  ta  foi  sont  veritables,  prie  pour  que  raon 
fils  ne  meure  pas.  »  (Basile)  dit  :  «  Si  tu  crois,  6  empereur,  comme  je  crois 
moi-meme  et  si  l'Eglise  est  unie,  l'enfant  vivra.  »  Comme  l'empereur 
n'approuvait  pas,  Basile  dit  :  «  Au  sujet  de  l'enfant,  que  la  volonte  de  Dieu 
s'accomplisse  donc!  »  Quand  Basile  eut  dit  cela,  l'empereur  comrnanda  de  :. 
le  relächer;  et  l'enfant  mourut  ensuite. 

J'ai  un  exemple  de  la  fermete  d'esprit  de  Basile.  11  y  avait  un  homme 
impie  nomme  Euscbe,  qui  faisait  facilement  tout  ä  cause  de  (ses)  biens  et 
(etait)  l'oncle  paternel  de  liinperatrice  que  Valens  avait  prise  apres  cela; 
parce  qu'il  etait  de  la  l'amille  (de  l'imperatrice),  pour  cette  raison  il  avait  W 
alors  le  gouvernement  du  Pont.  Et,  comme  eile  l'incitait  beaucoup  ä  mal 
'oi.  isß  fairei  [\  voulut  *  donner  pour  femme  ä  Tun  de  ses  tout  proches  parents,  qui 
etait  indigent  et  pauvre,  une  jeune  fille  riclie  de  famille  illustre.  Celle-ci,  dans 
1'allliction  qui  Tenvironnait,  courutä  l'autel  et  Basile  la  recut.  Parce  que,  meme 
auparavant,  Eusebe  le  hai'ssait  beaucoup  pour  la  part  qu'il  avait  eue  ä  (ses)  i  . 
maux,  il  s'appliqua  avec  grands  apprets  nou  seulement  k  prendre  la  jeune  fille, 
mais  aussi  ä  saisir  Basile.  Tandis  qu'il  le  nienacait  dcvant  beaucoup,  il  dit 
aussi  ceci  :  «  Je  t'arracherai  meme  le  foie.  »  Basile,  ayant  bien  ri  a  cause  de 

I.  BocralC,  xai  inomtpttv  noioijitevo;. 


[1271  W. ■—  H1ST0IRE  DE  SAINT  MAU  BASILE.  ä03 

^i.  MD  «\ » m  *>  ^—t^  ^-?  Wk-<^Ä  +*  -kl  **&■'■*>  .>^  y>**&  *s/?  •»-*?/ 
Jjotioajs  .^-«^oi  '^--s  «  v>  ^»J  >m»  itoo/  .^.,_ai>  v^  )>«•>;  >t-^o/  ,ot*a—oi\ 
.^)jt  otlo—i^o  «.1^/  ^s_i>  Jin  -»qa  ool  -xci^..  m  ^  ^jsoo  .^äj  L»jlo 
JIqJ^;  otlojJ^w*-,  ^.io  )K.JS^O^  -.~>-J./  ]~s»  "^  -J^/  ^  t-3  sCti^wcm.z>o 
5    ^^Oi    ,_»    yJL^O;   O^   ,.30    .Ö|>,Jl    JIq^wwJjI    öCisü    pot>.,i.;    0|k**-3^0   .»V». 

Ü3LJ0    Jk~^»al    y»\l    jJj    ..^OQ-^-.ÄJ_=)    JoOt    J.LO    JlVk-O>0 

\x\    Jjoi   y../;    QXäoo   .Jjot    Li_s)^s    ^  "^.Kj   (La/    jjoi  ^-/j  ^*oo»   OJLio 
«.JL»    U>\J\    .)oo»    ^»xo/    J^-=^}     )-='    J.i-is^C^..aAO    ).iCL«(VJ»;    . -^    oqaJJ 

.  JoGW     jJ     v0O»_5     j   VlQV»1     .JoOt      »JU*.     ^O|O_I^O_fl0    yOOWisJLS     )oCS.|_so    .'O|&sJU,J>0 

M   .Jiaj;  ooot  jk-*~oV— £3  ^-./    ot'i-»^  -.U-^   J-3-^10?    ^^f    V?    k**~°-^ 

vfioa_.^_.f-    .^-»>Ajo  •.^cooV-^3   «-**   «^»»A    J-s/    Jju.,»a^.  ^-»*    o£^    oooi 
^£DO->V^-*V-^°    ■■«**  -^  -  ^  -;   cila*aii.   Jooi    *~a.^  ^o'^so  .Laooj»    jsinimä| 
•  ■«%  -\  .«A   ^.cxo^Jjov— J   J-skj^s;   ^co.*\o   )Lx.^  ^-.j    ,J>  ,oik^io>  Jlrn°i\v> 
is    ot,-/  K^o.;»  Lio^o  .oi,-./  ^Jbo  JLjlo  ^a_i  ^jlsj  KM  -.JJUVJI  ^«^*  JJ?  "^^ 

sa  menace,  dit  :  «  G'est  mon  foie  qui  me  fait  souffrir.  »  Eusebe,  apres  cela, 
tomba  dans  une  maladie  grave  et  ensuite  demanJa  ä  Basile  pardou  pour  son 
arrogance.  Et  Basile,  qui  parut  grand  aux  yeux  de  tous,  delivra  la  jeune  fille  de 
la  puissance  du  mechant  et  la  renvoya  dans  sa  maison  pour  (y)  demeurer  en 

s  toute  sürete.  Bien  que  Basile  possedat  des  actions  parfaites  bieu  plus  nom- 
breuses  que  celles-lä,  elles  sufTisent  pour  ne  pas  allonger  l'histoire. 

Qu'est-ce  donc  qui  nous  donnera  ua  tel  pere  en  ce  temps?  Et  qu'est-ce  qui 
nous  retiendra  un  tel  chefPIl  se  retranchait  dans  la  misericorde  et  la  grande 
preoccupation  (de  rendre)  des  bienfaits   pour  augmenter   les  enfants  de   sa 

w  ville  et  il  regardait  Dieu  dans  tous  ses  actes  pour  qu'il  n'y  eüt  pas  de  tache 
en'eux.  Les  sommations  et  les  menaces  d'un  empereur  egare  furent,  pour  sa 
fermete,  comme  des  etincelles  de  feu  qui  s'evanouissent  surtout  en  se  reposant 
sur  des  lieux  humides. 

Le  saint  eut  deux  freres,  le  premier  Pierre  et  le  second  Gregoire,  l'eveque 

15  de  Nysse  :  Pierre  avait  embrasse  l'ascetisme  de  Basile  et  Gregoire  l'enseigne- 
ment  de  sa  parole.  Quand  Valens  voulut  condamner  Basile*  par  un  ecrit,  parce 
qu'il  n'approuvait  pas  les  Ariens,  trois  fois  le  roseau  tomba  de  sa  main  et  il 
n'abandonna  pas  son  acte  temeraire,  jusqu'ä  ce  que  sa  main  eüt  tremble;  et 

1.  Cf.  Th^odorel,  loc.  cit. 


lol 
V 


304  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [128] 

.  rr,  .X   .  nr.  ^    ^_»,    oO(    .j.JL^^o\   Oliio/o    JLsfco\   Oj,fl  1   «O  .OtloJ^Q^v     ^O    Jl3    )J 

Ot»S  s-ÖOI  .  * ,.  ^Vl  JK.JL3J  ^-.oCboX.  >»— 7°  '.OI^J  Ö|fcOÜL3  ^-.oCXiX.  jooi 
K-Jjü/    V-» ^  °^    •IU-%flO    J-^*>>     .vOOi.*.Li^    ^wäl    ^3    ^OloJjuS    JjL33|    -O-LbOl 

öfio^  ^-.»   J^_).jlä.id  .^daX^.  oooi  ^'^v-^   K-Jld'jj    JJ  /  -.^.oto^o-  oooi  >  .i'i   ■> 

*foifl36    ,-  *»  -',  £»     OJ..3     J.13ÖIO     .OOOI     .   ^°>^.^Q     Ot\      yOOiAÄJ      J»S»      |  v-2l~-.»  •.OlkjL.po 

.^v  oooi  ^-.»^ö/  .w.ouJQ.a.id  jJo  J.^\-il^  lo.su  ^ioi^  jk^j  ^-./  -.oooi 
^V  J-iv^o/  Joch  Jj»oi^  ^^j-io^  .s-oiqJL«  "^  Jjl=>kj  J^a»  Jl)-~. »  ^s/; 
.jfcoöa...  ycuöt.^  \olcoaj  K*^4"^,  |^\.l  *s/j  ^»_/  JJ^^»  )?^~  <^°  ot,X* 
■  -'«•>  Jjsoj>.\.   v-oiCLS.aj    JlctJLiooj.:s;   Jliopw  -.t-aL^Kj;   o&.    oooi   ^.  n  Vt    V—^  P    '" 

COeuflDO    .OJLCtl./     J^QJLO    ^0    OllcOöM     (.^COlCo/      JI^is.i    J^öi    ^     U."^X-SO   .vXDC'^D 

öto-aS*/0  .°it^-*^  6ia_aJL^  .J^oj  oifcoo^  ,^a\.  Jot;  |.ia^.\  o-po/o  .oik^o,_s 
r_io  .Jkjupo  ^Jso  V-=^  ^ßü.ioj  J^as»  —J;J-s  cua^7  ^so  .Jkj^^io  ^bo  v^» 
JÜ^^-üaK-s  -.L^oo-.  och»s  U-so-j,  Mk3cU./  yffi  ..v\\o  .)p^.s  ,J.^o^  >n°i  i  *<~»»-»oi 
ypoj   oitCboo   J.ju.^0  ^-.j   Jjoi  ^.^  .~öot  ^jlN.iö   wOtabw>t;   j<*^?    Jli^ioj~2>o    ' ' 

il  laissa  Tecrit  et  exalta  le  saint.  De  meme  que  durant  sa  vie  Basile  avait  rcjoui 
sa  ville,  de  meme  par  sa  mort  il  laplongea  tout  entiere  dans  la  tristesse:  il  en 
fit  gemir  tous  ses  quartiers  et  ilremplit  d'affliction  toutes  les  ämes  qui  avaient 
senti  ce  qu'il  etait.  G'est  ainsi  qu'on  le  pleura,  tandis  que  les  yeux  versaient 
de  nombreuses  larmes;  en  elFet,  on  ne  le  pleurait  pas  d'une  maniere  humaine,  5 
raais  on  etait  afllige  ä  son  egard  de  la  maniere  convenable  et  en  general 
L36  dans  toute  sa  ville  *  on  lui  repandait  son  Arne  en  grande  foule;  on  lui  etait 
tellement  attachc  qu'il  demeura  en  repos  trois  jours,  saus  qu'on  l'enterrät;  car 
on  disait  :  «  Que  du  moins  la  vue  de  son  cadavre  nous  console  de  sa  vie!  » 
Car,  ä  cause  de  la  foule  nombreuse,  le  danger  aupres  de  son  cadavre  en  arriva  10 
au  point  que  trois  hommes  möme  moururent  en  ces  jours-lä.  En  effet,  on 
ne  le  laissait  pas  enterrcr,  jusqu'ä  ce  que  les  membres  du  elerge"  eussent 
trompe  le  peuple  par  un  artifice.  Durant  la  nuit,  quand  il  reposait  ä  l'eglise, 
ils  fabriquerent  avce  du  bois  une  forme  qui  lui  ressemblait  et  (la)  mirent  ä  sa 
place  ei  ils  direut  au  peuple  :  «  Voici,  il  repose  en  son  licu;  »  et  ils  deroberent  18 
son  cadavre  et  (le)  sortirent  de  la  ville.  Quand  ils  annoncerent  aux  oreilles  du 
peuple  qu'il  etait  sorti  de  la  ville,  alors  le  peuple  sorlit  en  loul(>  et  Le  bienheu- 
reux  fut  ä  grand'peine  enterre"  en  ce  jour  avec  les  hymnes  et  avec  les  psaumes 
de   Dien  qui  etaient  recites  sur   lui.  11   ine   laut  dire  sur  ce  saint  la  parole 


[129]  XVI.  —  HISTOIRE  DE  FLAVIEN.  305 

..K-.001   >  vi  .000  ^^^^-.^.o  "^ä.  .)  ivi  iOUeo   J..aJ^   It-3^  **/?  «V*0/?  «^  J  f^'f 

■^  \a   ♦.»cncrLrsci'nci   oocu-.cdS   dx:\   rsf^uxx.^    ,rcf-\ßax&tao7\ 

a*  »  n  )t— ^=>  ^OiaJL«jJ;o  — 0(o£ao;;  J-^r*   Jis/;    ÄOiJUo   :otl.a^i  ^^^.io  ^_,IUio 


J^a^xS  oui;   otla^J^   ^_io   jJ/    -.J— >-»  i^-i/   i-^Vr»  Jö*-3/   ^°  t-«^  ♦■» 
^Soifcoo  )Kj;K-«  )^sot-so  .JL^>o;  ^io;  jlo'^jj  ,o»^  J^r^f  .otJSx^o^xVo  .o£Sj 
.) .  1  »^u/   otÄPUfr^CLa  .-jooi   l^vcxl^io  j~^^o  I^cl^cl./   .j->r^°?   °<  ton v> » ->o  Jooi 
yxlLcX,\     £A<^\-=>   .•JloiJ^iöj    ^».3.1.;    ^rC^./?    \s>\    j-nJ^JLS   v3/    iX— .;    Jich    ^.io 

de  Notre-Seigneur'  :  Fo/-/  ta'en  (eu),  serviteur  bon  et  fidele,   tu  etais  prepose  ä 
peu  de  clwses,  je  t'etablirai  sur  beaucoup,  entre  dans  la  joie  de  ton  Seigneur. 

XVI.    —  Histoire  sur  Flavien  et  ses  actiöns,  sur  le  mode  de  sa  doctrine  et 
sur  la  guerre  qui  eut  lieu  contre  lui  de  la  part  de  Valens,  l'empereur  impie. 

5  Bien  que  nous  ne  puissions  pas,  en  eflet,  dire  telles  qu'elles  sont  les  belies 
actions  de  saint  Flavien,  l'cveque  d.'Antioche2,  et  saperfection  de  choix,  d'abord, 
ä  cause  de  notre  faiblesse,  en  second  lieu,  ä  cause  de  sa  grandeur  et,  en 
troisieme  lieu,  parce  que  nous  n'avons  meme  pas  trouve  en  un  recueil  l'histoire 
de  sa  conduite  et  de  ses  belies  actions3,  cependant,  pleins  de  confiance  dans 

10  les  priores  des  (hommes)  vaillants,  nous  essaierons  de(les)montrer  brievement. 
Bien  que  (cet  homme)  illustre,  en  effet,  füt  ne  de  parents  connus,  cepen- 
dant, des  sa  jeunesse,  il  foula  aux  pieds  le  monde  entier  et  ses  voluptös  et  se 
choisit  la  privation  du  mariage ;  et  il  faisait  des  actions  bien  reglees  et  il 
meditait  jour  et  nuit  dans  la  Loi  du  Seigneur*  dans  sa  ville  d'Antioche.  G'est 

15   pourquoi,  par  son  intermediaire,  il  se  constitua  aussi  dans  cette  ville  une 

1.  Matth.,  xxv,  21.  —  2.  De  381  ä  404.  —  3.  Les  rares  et  courts  fragments  qui  nous  restent  de 
Flavien  ont  6te  röunis  par  F.  Gavallera,  dans  S.  Eusta.lhii,  episcopi  Antiocheni,  in  Lazarum,  Mariam 
et  Martham  homilia  christologica,  Paris,  1905,  pages  101  ä  110.  L'homölie  d'Eustathe  renferme  des 
interpolations  qui  peuvent  la  faire  croire  apocryphe.  —  4.  Ps.  i,  2. 

PATR.   OB.   —  T.   XXIII.   —    F.   2.  20 


I'ol.  13 
r 


10 


306  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  -  HISTOIRE.  [130] 

.Jjj/    «JLSO    JotSs    i.O^ 

Jjlso^  J>a\  .),—  jl^^>  )lo»K*^o  c*Va.=>  ^'jtooo  .ooi  |.jl^jl'-o  ».d  .)ooi  ^*-./ 
}.^o>;  )l^io>_so  J/^JLiaAK»30  Ua^p  '•''-3J^  J-*5^0  J"*-*5'  ^°°  .vtfJojo^; 
J-Lij-J»;  ^.j  ^£-*>  -ooo«  Xr»«-^  J'Olk»^  JUL^a^  „_.*^0|-30  .oooi  ^*JL^too 
J^aojj  J.boj   o^jl-oj  ^sot  :Joot  yo'U>  K-J^Ju^io   J.,:aiL.s  JjuV/j   Jxa^a..  ooi 

."■*.«  v£o.«.£*Jojlt  oda-*v^°^  k-JV-»-:10-^?  •  !J-»--»a^3  U^*4  *>*iÜ  ^*^oi  \xx> 
.^e>U  )lp^  ot't-^J  ^*—  jJ;  -.-oiaiiLs  Jooi  j-C^  ^x£  po  .vi>a~,J  ,otx*.\f 
^ioo  JJ-^^»  ^io  .oiioKJjLj  jjk^aaü»;  ^.-/  Joot  Jjoi  ^.-/;  ^--.j  c*jo«.^ 
.  .J^a-.a>Voto  j.äu^,  ^ja_oa^;  oikäsoi  ^^O*  )i2äm\*3  »s/;   J.*../    J;oi  Uf^'l 

1.  Les  letlres  ^  au  bas  de  la  page  marquent  la  Hu  du  qualorzieme  cahior.  Au  bas  de  la  page 
suivante,  les  letlres  ov*  indiquent  le  cpmmenceraent  du  quirizieme  cahier.  —  2.  In  marg.  >"■•  — 
3.  Ui-*<£>3  Ms. 

grande  reunion  de  ceux  qui  avaient  souci  de  la  perfeetion.  II  ne  s'eloignait  pas 
de  l'eglise,  mais  il  etait  assidu  ä  la  priere  et  ä  la  demande,  aupres  de  Dieu  et 
des  hommes. 

Apres  cpie  les  Ariens  eurent  exile  le  bienheureux  Eustathe  et  f'ait  Melece 
'  foi.  137  eveque  ä  sa  place' ,  *  Flavien  adherait  au  parti  d' Eustathe,  alors  qu'il  etait  pretre,   5 
et  se  conduisait  selon  toute  la  perfeetion  datis  une  eglise  avec  le  bienheureux 
üiodore;  du  soir  jusqu'au  matin,  ils  s'adonnaient  ä  la  priere,  a  l'office  et  aux 
psaumes  de  l'Esprit  et,  par  lä,   ils  portaient  tout  le  nionde  a  l'admiration. 
Comme,  ence  temps-läj'enseignement  des  Ariens  se  faisait  originairement  en 
secret  (et  que)  ceux  qui  avaient  recu  d'Arius  la  semence  impie  s'etaient  fait  peu    10 
apres  de  Leontius"  im eveque  arien,  ä  quoi  pensa  donc  le  bienheureux  Flavien, 
pour  repousser  completeineiit  l'iinpudence  de  Leontius  et  de  ses  partisans? 
Bien  qu'il  füt  jeune  sous  le  rapport  des  ans,  il  conserva  cette  eglise  exempte 
de  corruptioa.  Par  son  intelligence  il  etait  tel  qu'il  tut  nomine  sage  par  beau- 
coup.  Pourquoi  dire  ceci,  alors  que  meme  des  philosoplies,  ä  cause  de  ses   15 
reponses  aux  paiens  et  aux  heretiques,  voulurent  le  placer  au-dessus  d'eux 

1.  Eustathe  a  <;te  c.xilö  en  329,  et  les  Ariens  l'ont  remplace  par  plusleurs  aireques  successifs.  En 

35t,  apres  la   muri  d'l'.nslallic  el    la  di'-position  du  dernier  eveque  arien,  les  Ariens  et  les    Eustathjens 

äemblalenl  d'aecord  pounnommer  6  Antioche  Meiere,  l'6veque  de  Sebaste.  Un  mois  plus  tard,  les 

Aliens  faisalent  exiler  Mölece  ■<  Melitei i  le  remplagalent  par  Euzolus.  —  2.  (Testen  347  que  les 

Ariens  (lrenl  nommer  l'eunuque  Leontius. 


[131]  XVI.  —  UISTOIRE  DE  FLAV1EN.  307 

oCSo  t-*-^  )?°«  .otk^OOi  jLk^.^  kjQt*JQ  Vi .  ffl  I  voo£bo  ^.ao  ""^.i^;  a_s  , 
J_3>  JjlS^OÖ  ^-S/;  y-l  •.).«  «'*  oo  jaänm^/  AsJL^s  Joch  Li_o  jJ^^t  J.^cooi',.3 
otl^i»t-»  laüX  )chJ^.  ch^  och..-  ^»j  ^.Acx  vj^t  .^iro^o  jj  ju/  otCH^ctiu 
Ni-o.^ «»  joou  ,y  '»  ^UiotC^  f_3u^  p;  ^-/  -J't-^?  jlcocuJS^.  ,JjL~09  CHI  «,/s»o 
5   ool    JJ.3/  -Jooi  w^iL-^io  I^JL^ao  )y  m  ->o  Jt^a:~o  JJ   p  .Jl*l*^ö.  jlj/   ,_io 

J„JLo  JLi-*_s   ,jj   .-ot  Jjcm  ^.-ot^o  ^o  JLsjjo  .^-1/   j.^5   )ilai.o  jla^v  v^jxl.5 

y_./    .,^u\-uO    ODQ.^lAO   JJO.-..COOO    ^.SCL^^OO    |oCH       ^.lii^O    ^SÖt    ])/      Joch    J_«J!. 
.OtlojKijöO    loot    l-J.3-./^    ja^^O    )  OOi    t-~Nv  ^-^  .-»CHCL^CvL.  ^O  Oli    iCH^J  « n  i\  r>; 

x_-.\ch   -.jjL^pöjo  Jjl.V/*  ^co*äVoi  ^-.oul»!  ^-«.\oC^  t»»~^  &l  •Uafljj   JL^O 

•  ^Of^Ö     JJ     ,v«OQ{0    ^OW>)^    \Ö-J  /     O)"^    vfiDOJO^JO    vXDOJi-CO^S    •)»'»'»  f>    V*'^ 

.vJif-^  ^oöi  j--ia..ca:>jj    JjuY/*  yooilat  »a  ^o  odo.^C^_oo  )och  <-;K*/  ^.i   ,j> 


tous  ä  cause  de  la  puissance  de  sa  parole?  II  possedait,  en  elfet,  une  teile 
sürete  de  science  parmi  les  eveques  et  les  pretres  qu'on  ne  se  tromperait 
pas  en  le  nommant  meme  im  grand  docteur.  Avec  cela,  Dieu  lui  donna,  en 
rapport   avec   sa   science  et   sa   volonte   spirituelle,   la   sante   du   corps,  de 

5  sorte  qu'apres  avoir  depasse  quatre-vingts  ans,  il  etait  plus  sain  qu'un  jeune 
homme,  tout  en  usant  ni  de  vin,  ni  de  viande,  ni  de  mets  delicats,  ni  encore 
de  belles  ablutions  comme  les  autres,  ni  encore  de  vetements  de  lin  ou  de  soie, 
bien  qu'il  füt  ne  dans  la  splendeur  et  dans  une  grande  opulence ;  et,  ce  qui  est 
plus  grand  que  tout,  c'est  que,  tandis  qu'il  menait  une  vie  austere,  cependant 

10  il  etait  tellement  pacifique,  misericordieux,  doux,  indulgent  et  affectueux, 
qu'il  faisait  l'admiration  de  tous  ceux  qui  le  connaissaient;  personne,  en  effet, 
ne  peut  montrer  comment  a  ete  sa  perfection.  C'est  ainsi  qu'on  rapporte 
ä  son  sujet  qu'il  ne  descendit  pas  au  combat  et  dans  l'arene  de  la  dispute 
et  n'(en)  remonta  pas  sans  la  couronne  de  la  victoire.  En  effet,  pour  ces  deux 

15  heresies  des  Ariens  et  des  Messaliens,  ces  deux  saints,  Flavien  et  Diodore, 
devasterent  leurs  tresors  et  ils  furent  reduits  ä  rien. 

Au  temps  oü  Melece  avait  etü  jete  en  exil  par  la  mechancete  des  Ariens', 

1.  Sur  Melece,  cf.  Theodorel,  Hist.  eccl.,  II,  31.  La  vie  de  Melece  est  resumöe  dans  le  synaxaire 
•arabe  jacobite,  P.  0.,  t.  XI,  p  832-4.  Nous  avons  traduit  desrecits  attribues  ä  Melece  et  conserves  en 
syriaque,  dans  R.O.C.,  t.  XV  {1910),  p.  192-ü. 


308  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  —  HISTOIRE  [132] 

♦fol.137   itsiKi    iv£oo;ogaÄ;    *   jla^pa-3;    y^\   ..)^a.-.^j)J    J-ooicj/   ^io    jooi    jl/j 


v". 


)  c^  n  m  o»  l       jloJL^CU.O(;      CX,ioL     Na.^       v ff>f>  I  ^<l\  °l\     t  IN     OtbOwA'^O    .)  lal>3-.oCS. 

^^^-./j  ^\öio  .tat  »  -.  JJ;  jlaJLia-oi  V-^-^c^  )f*>;  — Jl*/  V-^c*^  .J-Jl*£j/j 
.)K-L.^aa-s    Joe*    J-=>»    J-J-i—    J;ot    ^Jboo   .oiN^-a-^   a.iais.ji    JJ    ,vaa^\^A 
.v£oa_£C^oa^    .0»-^/   yoouioo   .^).JL.a\°>\    >voogLboo  ..oia^».    )jl>VJJ    vOOULäoo  ^ 
.   -  * "  '•*   yoouio^^j»;   '  o~ .a.»/o   :  (Lhasas/    wio  ^>a^.\-^i    Jjl3j    ^_»i    ^o 

.^-.»  4^coajjQt^3    .yOO^    jooj    V-s^0®    <vOOiAt-3    VLO    ".O^    ooot    ^a^o^Ia;    yQJÖt 
)  Ar,  nft-ijl     ^CDO^C^^O     _^iL  /     pO     ■)K.l.t.V>     <X^>     joOl     V-^V^     Up>    ^°      lf~» 

.^.;Ka/  JJ  JJLJjK^flo  oiloa^-floo  o»i.oaaj  "^s^io  ;>Jjl.q^3  ..^jocti  «\a-.  ^ioö-.^ 
"^fc^Lo   JjuV/   ^-ioj   )t-=Kv  •' {^»»aD  V-=>  «^  1°°^?   -«  Ijo-Jüb  ^o  t-3^?   Joot 

1.  Lire  >flo&A.NaaX  2.  |j^<&a^  Ms.    Lire   |uNn*^.   —  3.  Pour  ow  "» **lo.  —  'i.  Lire  ><*>ai^aS. 

_   5.  U^&3  Ms.  Lire   U^aS  _  6.  U^.a\a^  Ms.  Lire  Ui>aaV  —  7.  Lire  u«>ai^a9.  _  g_  Ir^&a  Ms. 
Lire  U^aS. 

il  lui  arriva  ainsi  d'etre  venu  d'exil  ä  Antioche,  pour  rectifier  la  foi  par  le 
Toi.  137  moyen  *  d'un  concile ;  et,  en  sus  de  la  rectitication  de  la  foi,  il  iit  aussitöt 
Paulin*  eveque  d'Antioche;  car  il  trouva  qu'il  pouvait  garder  la  foi  sans 
malice.  Ceux  qui  tenaient  pour  Melece  n'accepterent  pas  son  choix  et,  ä 
cause  de  cela,  il  y  eut  une  grande  discorde  dans  la  ville;  certains  approu-  5 
verent  les  Ariens,  d'autres  Paulin  et  d'autres  tinrent  pour  Milhce.  Lorsque 
Melece  revint  d'exil  et  trouva  reunis  ä  part  ceux  qui  l'approuvaient, 
il  se  mit  ä  leur  tete  et  il  les  dirigeait;  et  Paulin  dirigeait  l'une  des  öglises 
ä  l'interieur  de  la  ville.  Quand  Melece  fut  jete  en  exil  au  temps  de  Julien, 
Paulin  n'y  fut  pas  jete  ä  cause  de  sa  puretö"  et  de  son  graud  äge.  Quand  10 
Melece  revint  pour  la  troisieme  fois,  aux  jours  de  Gratien,  et  vint  ii 
Antioche  et  qu'il  atteignit  Paulin  qui  etait  vieux,  aussitöt  ceux  qui  aupara- 
vant  approuvaient  Melece  voulurent  que  Melece  siegeät  avec Paulin.  Mais  Paulin 
disait  :  «  C'est  contraire  ä  la  regle  que  j'aie  avec  moi  sur  le  siege  (d'An- 
tioche)  un  hominc  qui  a  recu  des  Ariens  l'ordination'.  »  Et,  en  suite  de  cela,    l* 

1.  A  cause  de  la  simililude  des  noms,  le  manuscrlt  porto  Flavien  au  lleu  de  Paulin.  d'est  un 
lapsns,  puisqu'il  est  öcrit  plus  loin  qu'on  ;\  interdit  a  six  prötres,  <li)ni  Flavien,  de  sc  latsser  nommer 
§veque.  D'ailleurs,  l'aulin  a  ete  ordonne  par  Lucifer  de  Gagliari  et  non  par  Melece,  Theodoret,  flist. 
,,,/..  III,  5;  Bocrate,  ffist.  eccl.,  III,  6.  —  2.  Aia  tt]v  {mepSiXXouoav  toü  avSpo;  £0).ä[3e!av,  dll  Bocrale, 
llisi.  eccl.,  IV,  2;  mais  ceci  a  lieu  sous  Valens  et  non  sous  Julien.  —  3.  Socrate,  Bist,  eccl.,  \',  ö- 


10 


'l'ül.  138 

r. 


[133]  XVI.  —  IlISTOIRli  DE  FLAV1EN.  309 

^_^oo  .v£oa^C^^.^o  otO;  )1'^  >  y.  Jt-^-^o  j-io3.  ^ot..».^  j;oi  ^oo  ,)t  .  v>  »er> 
y_,/j  ^ojK.=>  JIq-oJJ  )j>clX  ol,/  -.^.siK.^  ^io  "fc-jU/  J)  »^«>  ) » »t  "  p  )?°i 
Jkji  oocxo  .)ln °>o  ftm1^/  ^:s  ooot  ^.a.ju^£oo*  ^^./;  jooö*.  ooot  OJUL3  .j;oi 
.  ) Iqjsci  o  oaa U  yooii^o  p.  jJLJj  JJ;  .  Jtooäio  yoouio  o_s_slo  .vxdojl.o^.3  >ai» 
^  -.«jdJS;  oöt  jolaj  jJ  /  .oiV-2l->*  J>cy.ß  J3n  nm*^/  .  »\oi  ^o  ,—  lj.iö  yj  jJ'/ 
.-otoÄs-./    l^ax  ^  »'VV>  >.uöo(   ^.\cx    tso    .L)Jio    ys+'-si^o-,    oöt;    l_*.j3D?ao    *-— *'( 

.jlo_.oj..3  jooi 
ooot  ^-L'/?  i3"  ö  m <=> /  ^o;  Jooi  jjöt  J laSo-a^as).^  (juab^Si  ,_.i  ot^o; 
>  .« Ü ,<»;  ^.jTbv.j/  ^..oüboi  y.*\  . -vooCi>.  )oot  JajLic  JV-Q.../  otio  j_ic*\  :otLa\ 
3«  ;a— \  J-J^o-oo  ,_~  ^.j  jis/  <^j/  ^^x^-j  yooi^.  Jl^;  )K>,v>>tC^ 
yOVJLJ  yO_Jop  yooiia^  loi^'tbo  )il/i  J.3Ö  n  m °>JJ  v3/  JJ/  .-.otoyj,  ^^a\  Jooi 
JJ/  .jooi  J-ioooo  jJ  oot  -.)v-.'t-i  Li— ai  ^.io  ooot  >  ^^oot^oo  jl^:n.  v/o  .yOj/ 
jjUAaeo  )-caa^oo  J_»V-*o  •  .yoou^.^*  J^lcL*.  voot^  jcot  ,-aJs*  Ur~l  J^ä.a_flQ.9jl 
yJi^jK^o  K^)Laau^>  .vJ-V*  t-3  Jk»*jtp  vr*?  )k»ß?J   .yoouuv— ! !S.  jooi  o'^lnv 

1.  Ca  mot  esl  coupä  en  deux  :    i^oSU  sur  une  ligne  et  UoSo  ä  Ia  ligne  suivanle.  —  2.  li^.^.3»  Ms. 


le  peuple  le  pressa  pour  que  Melece  siegeät  dans  l'une  des  eglises ' .  G'est  pour- 
quoi,  lorsqu'  une  grande  discorde  s'etait  agitee  par  la  suite,  le  peuple  s'accorda 
sur  une  Convention  de  ce  genre  :  on  avait  reuni  les  noms  de  ceux  qui  songeaient 
ä  l'episcopat  —  et  il  y  en  avait  six  avec  Flavien  —  et  on  en  avait  exige  les 

s  serments  qu'aucun  d'eux  n'arriverait  ä  l'episcopat,  mais  que,  si  Tun  de 
ceux  qui  etaient  eveques  mourait  avant  l'autre,  le  survivant  demeurerait  et 
tiendrait  le  siege  de  celui  qui  serait  mort  le  premier-.  Apres  cela,  le  peuple 
etait  desormais  d'accord. 

Voici  quelle  etait  la  conduite  de  Flavien  dans  l'episcopat  :  il  rendait  ä  tous 

io  les  eveques  qui  venaient  chez  lui  le  meme  honneur,  au  point  de  leur  remet- 
tre  tout  ce  qui  etait  necessaire  pour  le  Service  de  l'Eglise.  II  ne  cherchait  ä 
attirer  aucune  affaire  chez  lui ;  mais  il  envoyait  aussi  les  eveques  du  pays  aupres 
de  ceux  qui  devaient  eux-memes  resoudre  leur  (differend);  et,  s'il  arrivait 
que  (ceux-ci)  s'ecartassent  de  l'examen  veritable,  lui,  il  ne  s'en  ecartait  pas ; 

15   mais  il  leur  associait  d'autres  eveques  *  et  il  donnait  ä  leur  differend  une    *  fol.  138 
Solution  reguliere  et  pacilique.  II  conservait  comme  il  convenait  les  aumönes 

1.  «  Dans  une  eglise  en  dehors  de  la  ville  »,  Ibid.  —  2.  Cf.  Socrate,  Ibid. 


r° 


1» 


310  BAKHADBESABBA    ARBAIA.  —  H1STOIRE.  [134] 

^w^    JI^Kjlm   viujJo  ,\  n  «i  m\    .Ljo-lo    y-*\    ^~.öi\    joot    ^oj^a^o    ^  .^.öoi 

..^a.*ÄJ_io  ^cu«Vaoo  )ooi  ^iso»  v-^~o«^>  -J°°l  Jf~  \C>o^  jJö^-o  >-•/  Jj£~/* 

•.OlK-^N^l     «jLi     jjU»/     ^.iOO     Jjl^iÖ     ^CQ^.\o    ^0   \iJB    '  jLaJÜ  /     ^-.1     Jt-»  7? 

K-.o'otf  .po/j    Jt-'h*    J-Ooo,^.   ^    «oi    }  «".  >  £  ^--^    1clS»j    onnv^;    oiN^oo 

Jj/     .*l^>     ^O    -Kl»     1}^     .J.^^3     )^».^^>     .J-5CLA     wJ^o/      j^OiCU.J^>     VlS. 

))  »a«)    Jj-sj    .vJPolS.    \Zo\    6&.    k_ooi   ^js'1  ^i'/   ^ioj     öfS.    K_o'o«    y^JiV) 

.Joot  LccLOoilV/  "^suoaüS.  .ch-js,.-0  ^-»?   ;o— ^.^  .oou  )!-J_^_.cd   J.^ä>oivs  J-.;öoi..«^. 
~jjL.a^a!S.  ^aj/   CSs  ))  >^">  jJLij  »Jo  .yQ-j/  jo^^J  JKjl.^o  ^o  »,i\  »s/j  y*/ 

1.  \c^ul  Ms.  _  2    (i^-a^a^i.  Ms. 


ecclesiastiques  qui  ötaient  certaines  (dans  leur  objet)  et  les  distribuait  selon 
la  regle  aux  indigents.  II  ne  laissait  dans  sa  ville  aucun  homme  s'elever  au- 
dessus  de  son  camarade;  il  regardait  comme  des  meurtriers  ceux  qui  etaient 
prets  ä  accuser  les  autres.  En  efTct,  parce  qu'il  etait  pacißque,  miscricor- 
dieux  et  doux,  il  ne  presumait  pas  de  faire  quelque  chose  en  dehors  des  lois  & 
ecclesiastiques,  parce  qu'il  estimait  qu'il  serait  bien  honteux  d'enfreindre  et 
d'abroger  les  lois  qui,  des  le  eommencement,  ont  ete  portees  dans  l'Eglise 
de  Dieu. 

Quant  ä  l'espece  d'oppression  qu'il  a  enduree  de  la  part  de  l'empereur 
Valens  et  de  la  part  des  Ariens,  ses  partisans,  la  parole  de  Jacob  ä  Laban  nous  10 
est  utile  pour  une  comparaison  exacte,  lorsqu'il  a  dit '  :  Voici3,  la  chaleur  m'a 
tlrrore  pendant  le  jour  et  le  froidpendant  la  nuit;  le  sommeil  s'est  iloigne  de  nies 
yeux;  «  moi,  je  gardais  (le  troupeau)  que  tu  reclamais  de  nies  mains,  »  d i t— il  ä 
Notre-Seigneur.  L'impie  (Valens)  vecut  donc  longtemps  k  Antioche  e1  il  donna 
une  grandc  Iiberte  non  sculeincnt  aux  pai'ens  et  aux  höretiques,  mais  aussi  16 
aux  Juifs;  il  ne  gue-rroyait  que  contre  les  orthodoxes,  au  point  qu'il  les  chassa 
meme  en  dehors  de  la  ville.  Et,  comme  pendant  longtemps  il  pressa  Flaricn  et 
Diodore  d'approuver  son  erreur,  ils  lui  repondaient  :  «  Nous  n'avons  pas  besoin 

Gen.,  xxxi,  40.  —  2.  Litt.  :  «  j'elais  ». 


[135]  XVI.  —  HIST01RE  DE  FLAVIEN.  311 

9  0  r 

)ouS^   «oiotv.-/»    ^^.io   .^laiJkiCL^    J^a^JS^    JK^o    J;ot  "^^    ^j » ..  > .'. 

•  JtNv?      ^^    ^.J     joO|l     .^_3jCLlul     J.lbviO      -f~*'y-*\     ^O     OOIJ      '.Ol\      .    I  »  ..\'°>1 

JLoot    J^Lofcotio  Jba..;    i^^v  ^^o«-3  ^-;    ».3  .^.-.iabJji  jJ    ,y^-;   «-*^.a^C^; 

&  jja-^  y-A  .k—J-aJi  vooj^s  jJ^ju^io  ^o  »_a^  oooi  ^.t..  n  jJ  /  .Jjl^_cd; 
}  * q ao  -  na  -^  ) »  cpjol  oooi  ^ioco  .jooi  Jo-^ j  .v°°<-^  )°°t  k-»/?  ^^.so  .j-x-«^.*; 
.yoo) » %a  L3l^»  v^oio_5o£^2u»  ,}_s  ,  Jjoi  x_:>o  »s/o  vfn  »\o  ^-.j  ocx  >vooilä^^ 
u^öau  ^o  o^lf  ,.00  JifA;  öuVj^JS.  oooi  )  i  .  m  T.  jjoji  tSo'o^  ,)-»-<-o  ^^oio 
ÖfS.    OOOI    ^-.*.V>     jjou    ojl^^^  .^^-»^.io    ..o».i        OOOI    >  *.*.*.  I.");    vQJÖl    j»Q^    *fol. 

io  .oi\  oooi  ^.^.it^o  Jlaia^.^ö*  ).-.iöo  J^Slii  J-^ücls  ,jo£3s  t0\^,i<  Jj^iai^s 
.yOOi^'fLS  yQ^K-J  j.,3pk  ^\j  .•^Ji.j^  a«.At|;  vOJÖt  >■■•/;  QJOufcflL^l/  V-«-^  jJ 
jAoo;  s*ö|..3  JJ  *s/o  ^..j  ^o  1-3  -  ^"^  JJ-^y  y-»/  oooi  . «  .«  ^i>  v>  yo;  ^.ü  JJ  / 
t-3  >vooijj.,JS.  v.oia>  L3  Jlt— /  jJJoo^S.  J-joi  )-^>J  -.yQ»  i">J;  vco_*^o  ri  ■ «) 
^.soio  .oooi  ^.-u^^io  vooi_^ioHa  Jl^-äo^  )IoJ.a^iö  J  iN  Y>;    JioKs  la^o^ 


de  te  faire  une  reponse  ä  cette  parole,  parce  qu'il  y  a  Üieu,  que  nous  servons, 
qui  nous  sauvera  de  tes  niains,  ö  empereur;  sache,  ö  empereur,  que  nous 
n'approuvons  pas  ton  erreur.  »  Tandis  que  le  navire  de  l'Eglise  etait 
ballotte  dans  ces  flots  de  la  mer,  les  sages  pilotes  ne  permirent  pas  que 
5  le  pied  de  sa  pensee  füt  mouille  dans  la  mer  de  Satan;  niais  tous  etaient 
reunis  enseinble  en  dehors  de  la  ville,  comme  le  groupe  des  Apötres,  et 
tout  ce  qu'ils  avaient  etait  en  cominun;  et  la  nourriture  et  l'allegresse 
remplissaient  leurs  coeurs.  C'est  pourquoi  encore  Valens  voulut  disperser 
leur    assemblee.    Cos    saints   (Flavien    et    Diodore)   tenaient    lieu    d'un   mur 

io  puissant  pour  les  troupeaux  de  l'Eglise;  et,  quand  ceux  qui  y  etaient  reunis 

furent  chasses  du  pied  de  la  montagne  ',  *  ils  faisaient  ensuite  paitre  (l'Eglise)   *fol.  138 
dans  l'herbe  de  la  religion  dans  de  belles  prairies,  ä  cote  du  fleuve,  et  la  fai- 
saient boire  aux  eaux  de  l'enseignement;  car  ils  ne  consentirent  pas,  comme 
ceux  qui  furent  captifs  ä  Babylone,  ä  suspendre  leurs  harpes  aux  saules2,  mais, 

15  en  tout  lieu,  ils  louaient  (Dieu)  comme  (l'etre)  saus  limites.  Lorsque  Valens 
ne  supporta  pas  non  plus  qu'ils  se  reunissent  en  ce  lieu,  ces  deux3  (hommes) 
reunirent    leur   troupeau    en    un    autre   endroit,   en   preparant    devant  eux, 

1.  CI'.  Theodoret.  Hist.  eccl.,  IV,  25,  et  llisl.  relig.,  Vie  de  Julien  Saba.  Voir  la  version  syriaque, 
Bedjan,  Ada  marlyrum  el  sanetorum,  t.  VI,  p.  396.  —  2.  Ps.  cxxxvi,  2.  —  3.  Litt.  :  «  cette  paire  ». 


312  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [136] 

•J-»-2^  OCH    J^Oi.    )Kjüj     .joCH    );p»0 

Jjot  ^io   yooj^  q-jo   ou-Ji   vpo  yoo^  ^ajio   :  oK«f   ^^ou>;    ^-.j   ^»o 

t_s    ,)^inmä|  ^    ,_^jLj/    *j»ojl.o^3;    o^ooA    voc*i.    cc^jü/    -.J..s^o   5 
^-»j    r^   .otV-21—    >■*•—   t-3  .-j^n  n  m°i/    joöi    J.jojlo  ^_./    vl\  ct^}    .000t   ^*po/ 
,jo    .>f>  m'i    oila\;     ,_o-3    -.ai^j'    Jjl^*>;    otto>Vi j.>o\    K^l^^ao    ^.Aou» 
^■-•t-o?  ^^o  ^-*;   091  .J^i-M-^3^  -ota^^^jo  "JLiooot^S.  v^xcnj;   oi^as  -.^Vf./ 
.^oioV^»— o    j^eoojij  3>,cn»mv>;  ^.,-.61  .[aj&Jjb  yc^  )ohJo  »tv.o»  ,s-oi/  -Joot 

.''l^oooi^  ^jjjj  .JjLbvio  «ouA  \^t-°l  -)io?'po  JJ;  k-W  «Ä-aiJi  ^-io  JL^utso; 
jlajLia_.ou^.  c*^.  ^^.j^Jiio  )aS.  .»Vi/  ^/;  .^sot  «jü  ^_.;  vro<a  n  ^>\q 
J^j^    ~^>o;    ^iaVJL    JJj    0/    :\^J2lxi    Ua^a-^    (LxxVi   JJ,    rjj'    ^9 

1.  f  (  bis  in  Ms.  —  2.  koowA  Ms.  —  3.  In  marg-  «äoä.»,.  _  /,.  l»ow»i  Ms.  —  ;..  Uoowv^  M>. 

comme  une  table  royale,  im  enseignement  parfait.  Et  ainsi  (les  fideles)  aussi 
disaient  :  Tes  paroles  sont  douces  d  mon  palais  plus  que  le  miel  a  la  bouche'. 
Diodore,  comme  le  fleuve2  Phison,  faisait  couler  devant  eux  les  histoires  des 
saints  et  le  mode  de  leur  constance,  pour  que  ce  peuple  elu  put  boire. 

Apres  qu'ils  eurent  habite  dans  ces  (lieux),  que  Notre-Seigneur  leur  eut   .-, 
doiuie  sa  paix  et  qu'ils  se  furent  reposes  de  cette  guerre,  certains  gveques 
s'ugiterent  contre  Flavien,  en  disant  :  «  Ce  n'est  pas  selon  la  regle  qu'il  est 
eyeque,  tandisque  son  compaguon  estvivaut.  »  Apres  qu'on  eut  de  nombreuses 
fois  ebranle  les  oreilles  de  l'empereur  par  ces  (bruits)3,  il  ordonna  (ä  Flavien 
de  monter  pres  de  lui;  et,  quand  (celui-ci)  y  fut  allö,  il  lui  commanda  de  monier    10 
ä  Home  et  d'informer  le  patriarcbe.  Lui,  parce  qu'il  etait  saint,  il  lit  de  la  ivsis- 
tance  :  «  Je  monterai  apres  L'hiver.  »  Alors  Damase  de  Home  et  ses  compagnons 
dirent  ä  l'empereur  :  «  Jette  cn  exil  le  tyran  qui  s'opposc  ä  toi.  Pourquoi 
laisses-tu  sans   chätiment  l'ennemi  du  Christ?  9   Alors  l'empereur  le  pressa 
d'aller  ä   Home.  Flavien  repondit  ainsi  :  «  Si  certains  accusent  la  foi  que  je    is 
tiens  de  ne  pas  etre  conforme  a  l'enseignement  des  Apötres  ou  (disent)  que 
mes  actions  ne  conviennenl  pas  ä  la  condition  <lu  Bacerdoce4, je  fais  asseoir 

I.  Ps.  nviii.  11.  —  -i.  Thöodoret,   loc.  cit.,  corapare  aussi  Diodore   a  un  fleuve  Umpide.  —  S.  T« 

ßamXixöc  lxivr)<jav  axoa;.  Thöodoret,  Ilisl.  eccL,  V.  23.  ( !f.  /'.  <).,  I.  V,  p.  'JH7.  —  'i.  Tijs  Ispcaaävi);  ivaijtov,  Ibid. 


I.  139 


[137]  XVI.  —  IIISTOIRE  DE  FLAVIEN.  313 

voouio;  .Jju.j  v-V)~   Jj/  ^s-aloioo  .J-L.*;  jJLsla^o  wOL^.  ^  n vT\  vOCH^-JioJotO; 

^£-^0     jJo    •.^*^V^-O^0    jlajLAJO    L-JßicO    ^-^iO    ^_»J    yj     .«^.^    ^^X>V^ltO0 

.otÄooa.^.s    VJio'i!./    u^^o  -JiN^o    s^^cla  ^.^o»    ^-.j    p  .Kj/    Lvlsi    wi\ 
J3Ö  n  m  a/  ^-t-oöt  .   UjO^S  J_i/  jj/  .oiiajo^i  Jjj  >o\  oal»;  -t-^o/o  .Jjl.cl^.3  "^.i» 

VQ.J('     -JU/     )l\\j     JlOi    ^OO    .yO^J      OCH     ^£^~    Jj^OÖ   J)CC^  ^JL»pO    |J;     .O.X.O     Mol 

10  t\^£ol  )a±.  .jLsj^too  4Jjl.ol^3;  oilo-UiV^  toj^«.3  V-^  U^  <*^  J^*~io  3Jjl.olS3i 
J.3Ö  nm0»/;  Jj^^^o  «otoK-./;  l-rnjibo  o+js  oCio  yO-j^a^o  Loilo  . -^Da^-jaSo 
vs/  JJ/  LooootV  ;cuJ^j>  a\  :La^>ö  ^-bo  yajoi   aN^i    ,_.^ot   ^_»;    +s  .).*-J.j^io 

•cl  /     |^<i3    (_L^4-\o    JU^-03     LiO.JS.0   .JKa^O,.^    yOOtlQ  •>  "^N-  V  ->    o\-X   •  ,  )~«V  viO 
1.   IscooiV^  Ms.  —  2.  U-*ai>3  Ms.  —  3.  li^-a^S»  Ms.  t-  —  4.  U-'&^S»  Ms.  —  5.   (ßUo  Ms.  Lire   U^aS- 


comme  juges  mes  accusateurs  eux-memes  et  j'accepte  les  sentences'  qu'ils 
porteront  contre  moi.  Mais  s'ils  m'accusent  au  sujet  du  siege  (d'Antioche)  et 
de  la  primaute2,  je  n'entre  pas  en  jugement  et  je  ne  m'eleve  pas  contre 
ceux  qui  veulent  le  prendre;  donne  ce  siege  ä  qui  tu  veux.  »  Lorsque  l'em- 

s   pereur   entendit    ces  (paroles),  il  admira  beaucoup  sa  sagesse   et   lui  com- 
manda  aussitöt  de  retourner  ä  Antioche  et  de  grouverner  son  Esdise. 

Lorsque  l'empereur  monta  ä  Rome,  les  memes  accusations  furent  repetees 
devant  lui  contre  Flavien  et  il  dit  :  «  Faites-moi  voir  le  genre  de  sa 
tvrannie.  C'est  moi  Flavien.  »  Alors  les  eveques  crierent  :  «  Nous  ne  pouvons 

10   pas   *  entrer  en  jugement   avec    l'empereur  en   place   de   celui-lä.    »   C'est   *fol.  139 
pourquoi  l'empereur  les  exhorta  ä   s'attacher  leurs  Eglises  en  bon  accord 
et  ä  faire  cesser  leur  dispute,   en  disant  :   «    Pensez  que  Paulin   est   mort. 
Toute  l'Eglise,  en  eilet,  desire  la  primaute3  de  Flavien.  Avec  YAsie,  le  Pont, 
la  Thrace  et  Ylllyrie,  eile  demande  tout  entiere  qu'il  soit  le  chef  des  eveques 

15  orientaux.  »  Quand  ceux-ci  entendirent  cela  de  l'empereur  —  non  seulement 
ceux  de  Rome,  mais  aussi  ceux  d'Egypte  —  ils  abdiquerent  leur  premiere 
inimitie    et  ils   en   vinrent  ä  une   grande  affection  et   ä  une  paix   sereine. 

1.  tijyov,  Ibid.  —  2.  fiept  Opövov  xai  raocSpia;,  Ibid.  —  3.  Ilposopii,  Ibid. 


5 


10 


314  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [138] 

.U^-flo    K^.    j.a  .^-.^oi  ^_io  o«l^  j_a»    J—QJ-ao    JL^. jus    ^„.j  ^_aifcs_s   ,_io 
t— «^  ji    .^-äaulflo     .Jx.0^3    LxiO^j    o»lo>K.«^o;    ^-\cx   .Jju^p    J^^    jW° 

.vJULSJ     ^.Oi^-a\i     y  i  -  ■  ■  *>  *  -vi 

•       •  • 

...coa-ao',.^:    j^a-am-Sf1  ^xoqjctNjp   Jj.jsq.^0^    .«ualil/  ».JIoJ  -  ^  tr^iN  o£lol/j  .  ^ 

sff>  «  «n;o|  ^.^.äol^.  -,J.-..o_,»a..o  vffia.m\o|  )ai»o  J-^Ci^v   ^  -\  -  qq  ■»  vl>>»  oöt 

«-ota^oi"  ^Ot-oo  .).„..  V  i*   JLicL^JJ    Jooi  ^^otlo    .-J_a_^Yot   vm  .  >o  io/o    jauj)|o 

^^„/o  .  JjL^a^a^  t-C«l/  ^SjN-io  .J-üko;  J.^ooi.30  J  ....  •>»    Ji°>\o^a  «^»»1/ 

Jlob^-aK-s  Jlo^oV/  ^.;  Jooi  Jjlo  .Jk4-c"o;li/  .^s  Vr>  ouibo  o&.  -öot  ,  y  •  m  "! 

,oj\  J^r^  Jt-«-*3   x^-?   i-*®1   -)-3o  caS> ,.  °>;    J^V*  ^*>   ^-K-,   JK^io»    JlofcC^jLioo 

K.OOj..o  **^  t3  •t"2^  .Ut— /  ^/o  J-iOL^AoLioj  Nk-/o  .)1o^.oji\o  Jlo-M,jjj  Jt-so» 

I.   U^"^3  Ms. 


Ensuite,  (Flavien)  dirigea  dorenavant  son  Eglise  cn  paix  et  en  tranquillite, 
sans  qu'i7  y  eut  d'adversaire  ni  decalamite*.  Ces  (exemples)  de  la  perfection  du 
bienheureux  Flavien  suffisent;  car  nous  ne  pouvons  pas  les  rassembler  tous. 

XVII.  —  Sur  /' illustre  naissance  de  Diodore  et  la  perfection  de  ses  actions; 
quels  temoignages  les  sainis  lui  ont  rendus  et  sur  sa  constance  dans  la   uerite.       5 

l>ien  que  le  bienheureux  Diodore  eut  d'abord  6t&  iastruit  dans  toute  la 
science  de  la  philosophie,  cependant,  apres  qu'il  fut  amene  au  christianisme, 
il  s'attacha  au  bienheureux  Silvain,  l'evdque  de  Tarse,  lequel,  avec  Basile  de 
Galatie  et  avec  Eleusius  de  Cyzique,  livrait  de  glorieux  combat*  aux  heretiques 
Eudoxius,  Aetius  el  Eunomius.  C'est  ä  ses  pieds  que  (Diodore)  grandit  dans  unc  io 
science  sublime  et  dans  la  medilation  des  Livres;  ensuite,  il  s'unit  a  Flavien 
e1  il  rcrut  de  lui,  selon  Tortliodoxie,  ce  <iui  lui  manquait.  II  possedait  les 
eoiilroverses  avec  sürete  et  (avait)  une  maitrise  de  parole  ä  im  plus  haut  degre* 
que  les  autres  philosophes.  Ce  vaillant  se  lit  choix  de  la  vie  conti nente  et  asce"- 
tique;  et,  coniine  on  le  rapporte,  il  lit  encore  autre  chose.  D'abord,  en  eilet,   15 

1.  III  Rois,  v,  '*. 


10 


[139]  XVII.  —  DIODORE.  315 

»J3  -.^aJl^ojl^o  ^;cL    ^JU1x_s;  s^ia.io  :   (io,-.*  ot-^a^    K^jo  :).»  tt>y'°>   ko\ 

«K^  .^--jcL,.      ^_.lil^.^  t>ji.aa.% v>  WfXo  .JK^ao^-o  ^ou\  ött^—  j.^i^^jjJ  )L/  *foi.  139 

LSko    )b^.\l    ^_*i    ch.^    .  .» »  ^  \  .vrnafio^>.s  J  °>o  fim°i(   jocn    ^-»;   ^.«^o 

^-..ilo    .  (.-.^.A-ia*.     JJa3o    tsfOOLiCS^3UaDO    \XOaS-Oy^»0O    sCDOJL^O^     bs— J51    >^2lDO^. 

1.  l?om.  Ms.  —  2.  Iu»po  Ms. 


lorsqu'/(/nrtce,  le  troisieme  eveque  d 'Antioche,  contemporain  des  Apötres,  recut 
une  revelation,  il  entendit  les  saints  anges  faire  l'office  en  deux  choeurs  et 
il  le  transmit  ä  l'Eglise  dWntioche;  mais,  ä  la  fin,  ä  cause  de  la  gaerre 
des  heretiques,  cela  fut  oublie  et,  des  lors,  ceux  qui  faisaient  l'office  le 
5  faisaient  de  maniere  confuse.  Lorsque  le  pere  de  Diodore  descendit  en  ambas- 
sade  au  pays  des  Perses,  que  Diodore  descendit  avec  lui  et  qu'il  entendit 
faire  l'office  en  deux  choeurs,  quand  il  vint  ä  Antioche,  il  renouvela  l'an- 
cienne  (coutume)  et  il  commenca  ä  faire  l'office  en  deux  *  choeurs1.  Peu  apres,  »fol.  139 
il  fut  fait  eveque  de  Tarse2.  II  a  compose  trois  livres  contre  les  Manicheens, 

10  trois  contre  les  partisans  d'Arius,  un  sur  le  Saint-Esprit  contre  les  partisans 
de  Macedonius,  trois  contre  Apollinaire,  sept  discours  contre  les  partisans 
de  Photin,  de  Marcel,  de  Sabellius  et  de  Paul  de  Samosate  et  deux  livres 
contre  les  Juifs,  avec  le  reste  des  autres  (livres),  en  dehors  de  l'interpretation 
des  deux  Testaments;  car,  jusqu'ä  Ruth,  il  ne  laissa  pas  (l'Ancien  Testament) 

15  sans  interpretation3.  Quant  ä  sa  science  et  ä  sa  connaissance  des  Livres,  tu 
l'apprendras  du  (livre)  des  Anomeens,  du  livre  de  la  Providence,   de  celui 


1.  Cette  tradition  a  ete  consignee  ä  la  fin  des  manuscrits  nestoriens  du  Nouveau  Testament, 
cf.  R.O.C.,  t.  XVI  (1911),  p.  299-300;  P.  G..  t.  LXXXII,  col.  1060;  Socrate,  Ilist.  eccl.,  VI, 8;  Theodoret, 
Ilist.  eccl,  II,  24.  —  2.  En  378.  II  est  mort  vers  392.  —  3.  Cf.  P.  0..  t.  V,  p.  276.  Voir  les  restes 
de  ses  ecrits  dans  P.  G.,  I.  XXXIII,  col.  1545-1628,  et  dans  Lagarde,  Analecta  syriaca,  Leipzig, 
1858,  p.  91-100.  Son  commentaire  sur  les  Psaumes  a  ete  retrouve  par  le  R.  P.  Maries,  cf.  R.O.C., 
t.  XXIV  (1924),  p.  58. 


v° 


10 

© 


316  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  I1ISTOIRE.  [140] 

,xfioo»o^.j;  ou—vio  ou'po;  J>~fcoo  -.JjL^io  vm  .  rr>;jl  u^ocL^a  :  JjuJsjl^-cdclo» 

J,_o_flo   ^.»    cto  .vaui^LJ  }a.±   ,o£^  ojuL.    Jju.'^o   ,_^\oi  ya^    sco_^o»JI  s 

M>änm°>/   )a^  ^-^cx;   .Jjlsoi    .J-cti3o;iV/;    Jjl3^o_  "^^io    jjxx^ö^    yoot^jk 
Jlo  i  vi,oi^>    ^-.iOL^i;   ^-^./    ..JL—OLio;   cnifS.  vO^Jjo   :J^QJo;i.V/o  yo^^J 

veno  ^,  ,«.^N.^„a-^o    .MWifn^;    vaaojo»-.^©    .*oj.jl>>j/*     >ma>^»^o    .  L-cdoj« 

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stn  ...\oo  vjog  i  «\ix»o  vm  .  ^OL^flPOja  >as»  •  Ji.cuot.a.s  ^otaJL*.  o*«K-io< 
jlQ-a-^aoj  )..aaoaX  ^_io;  )äjL,  ^io  ju/  ^<x-j_«  ^_»;  ^3  .JiNvi  sm^flO;)lo 
J)0^^?^^-.)«*^;  oot  Jt-a.ix  Jjöt;  .Vio/  J?*<~-s  -oiaaüs  oio,;  :JXo^.jjj  )n,..,*o 
sca^jJQ^o  .vcq.^.  .  m  -©  scr> .  m  il/   ^_io  ..K_.j^.k_.  ^.j  sro^ol/  <vc>oi^q_._/  yoj/ 

1.  ao^S/  Ms. 

contre  les  Chaldeens  et  de  celui  contre  Mänt* ;  bien  qu'il  eüt  fait  quatre- 
vingts  volumes  de  controverse  et  d'interpretation,  nous  n'avons  cependant 
que  ces  quatre.  Quand  eut  lieu  le  concile  des  cent  cinquante  eveques  de 
Constantinople,  aux  jours  de  l'empereur  Theodose2,  la  memoire  et  la  louange 
de  Diodore  apparaissent  parmi  ces  saints  et,  par  leurs  ecrits,  il  fut  reconnu  5 
par  chaeun  comme  grand  et  doeteur.  Theodose  aussi,  avec  ces  saints,  le 
compte  avec  Nectaire;  il  ecrivit  une  lettre  (sacra)  a  tous  les  peuples  au  sujet 
di-  la  doctrine  des  orthodoxes  en  ces  tormes  :  «  Voici  les  eveques  qui 
seront  appeles  orthodoxes  et  qui  oecuperont  les  Eglises  du  Christ,  (ä  savoir) 
ceux  qui  approuvent  la  t'oi  de  Nectaire,  l'eveque  de  Constantinople,  de  io 
Timothee  d'Alexandrie,  de  Grdgoire  de  Xysse,  de  Gregoire  de  Nazianze, 
(ainsi  que)  Diodore  de  Tarse  et  Pelage  de  Laodicde.  »  C'est  le  temoignage  que 
Thdodose  rendii  ä  la  verite  de  la  doctrine  de  Diodore. 

Sa  vie  dans  le  sacerdoce  sc  prolongea  avec  les  empereurs  Constance, 
Julien,  Valens  et  Theodose.  Lorsque  certain  paien  vit  que  ses  joues  sc  tou-  15 
chaient3  entre  elles  ä  cause  de  rextreme  vieillesse  et  de  l'epuiscinent  de 
l'ascetisme,  il  dit  :  «  C'est  lä  l'ceuvre  des  dieux,  parce  qu'il  leur  a  soustrait 
leur  honneu r.  »  Mais  il  fut  loui''  surtoul  par  Athanase,  Basile,  Jean  et 
1.  er.  Photius,  /'.  1;.,  1.  cm,  col.  'j.xs.  -  j.  En  381.  —  :s.  er.  /'.  0.,  t  v.  p.  279. 


10 


fol.  140 


[141]  XVII.  —  DIODORE.  317 

^.;  vtm  «\  .  m ^  .-oto^  ojo».ao7;  JKiVo}  JJL0V01..CO0  .Ui^xV  y-—^  • . ^DQ-«V^»t^> 

^^s^  ]J  Jt— o  .  vJS.  6tJU,Ji  ,)»-~o  .K^j^o  ,^.\  i^*;  xf^  }°^-  )^--ö-L3 
>  «\oi  y-»/;  w?  ofco.sa\  . J^  s^.*.jl3  ^«.\öt  ^~./,-=>  ^-iö  j^^aS.  .!..=»_.,  fco 
. .^DQjaS^flO  1 1  ^if> ^;  oifcv..«_s;fcv.\i  ^.j/  ,_.i  v£ooio^Jt.\i  -'t-^o/  oolo  .w^  K-o» 
"^s^^O  wJL«JOjfcoOO  otS.  .  1  .  ->..^o  3/0  ^»J  J-lOt  .^JL^OlLo  w^Ö  VL.,_0  ^_iO 
.fS^i^ioi  ovxio  ^-..;K.l.  -.ÖP  ^.X^fcoo»  J)L..^Ä>i  w>0|  .JLxAj  )la.-S.»4?  )  tO^iO 
)fcO>.i  ^,j  vffl »  i)q_.  .^ooio^.^.  jHa.\*i!^  oiaio  OibO  Jj6|  .fcwJ-^O^OO 
Jl Iso  ..  opa^  ^^3  •.J.^^.ä—  j^^a^J.  y-+lo  .ot.JfJON  >oa_.  ^v.  ^uo  J.ia.^'ol 
■  | .  rtiij<L;/<  Lls^ojo  )oC5x  fco^~  j  «SlS~~  ."t  3  .  (T>;  Jjä,^/*  )JLo  -vt\  ^-»oIa;  .)-=>-^) 

1.  uoia^is  Ms,  cum  >-  inl'ra  lineam  et  **  supra  lineam.  In  marg.  "oia^^s. 


Gregoire,  par  des  lettrcs  et  les  grands  temoignages  qu'ils  lui  rendirent. 
Basile  le  grand,  lorsqu'il  lui  demanda  les  volumes  de  ses  ceuvres  pour  les 
lire,  s'exprima  dans  sa  lettre  ainsi '  :  «  J'ai  recu  les  deux  volumes  que  tu  m'as 
envoyes';  je  t'en  ai  renvoye  un  et  l'autre  n'est  pas  encore  transcrit;  car  il  nous 

5   est  facile  de  lire  de  tels  (livres),  mais  nous   ne  pouvons  pas  en  ecrire  de 

pareils.  »   11  dit  *  encore2   :   «  Autrefois,   nous  avons  recu  Diodore  comine  le    »fol.  140 
disciple  du  bienheureux  Silvain;  maintenant,    nous   l'aimons    et  nous    nous 
en  nourrissons,    a   cause   de    la   parole   de  gräce    qu'il   possede,  (et)    dont 
proütent    d'une    maniere    grande    et   sublime    beaucoup    de    gens    qui    s'y 

10  appliquent.  »  Basile  exalte  Diodore  ä  ce  point.  Jean  fit  trois  homelies  surle 
jour  de  son  trepas  et,  en  disciple  zele,  il  rendit  ä  son  maitre  les  justes  devoirs 
qui  convenaient  ä  la  grandeur  des  combats  qu'il  soutint  pour  la  religiou 
et  la  doctrine  de  l'orthodoxie.  Pour  le  faire  connaitre  exactement,  nous  pla- 
cerons  (ici)  une  partie  de  l'une  d'entre  elles,  qui  fera  connaitre  la  grandeur  de 

10  Diodore;  car  Jean  parle  ainsi5  :  «  Viens  donc,  montrons  comment  notre  sage 
pere,  a  imite  la  vie  de  Jean-Baptiste,  pour  que  vous  appreniez  que  ses  noms 

1.  Lettre  135  (167).  — 2.  Lettre  244  (82)  ä  Patrophile.  —  3.  Le  passage  a  etö  conserve  par  Facundus 
d'Hermiane.  Voir  dans  les  oeuvres  de  S.  Jean  Chrysostome,  P.  G.,  t.  LH,  col.   764. 


r 


10 


318  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HIST01RE.  [142] 

jJo  JJ/  .).i.;J.i  jK^i  JJo  ,j-fißV^  JJ°  JioK.9  oc*S.  Joot  k—\  .l;).iCL^  o£^  x-*^o';j 

.  )*OUO     y01.IL/     yoK-j/     J^0)»0     .^OoKiO    ^.iO      >    >\o<     ^.iO     f.»      JOS«     JB3ioHh\ 
(J/    .o£^-.1    ^Of^O    JJLo     )Jo    .'JaL^iO     L^^-^wk     )j.iOl     ,.3    .    )od|    )l!2/    Ot^.3     Ui-»7 ; 

.Joe*    it^iio   )t0^io<    jlaJLSu^^ä^o     |ta\vjs  oot     .c*\   ooot  ^cojtoo  U'y-~l    t-3 

.Lioid    ^iO    vA£Q.3l/     OUt»0   •JjLiUaß/    K.^^     V^a^    00(     .J.JCH     v3  /    JjL33(     -.vOj/    ^^7 

vl_^^co    ^_.<    t-*-*-^)     .jlaiia^öi    s2lS_»i    ).^j»oiV3  ^^.io    ,otU/    v^o    ^*;Ka| 
■  {.l.ffili  JJ/   j.J^Q_OQ.i  JJ    ,_£>/    .JKbo.  j;0|;   otV-i   oitOx^-io   .ai.m.31./  OtAJ    0/ 

V-^o/     ^<J^Ö|     .)->t-^0      Ol.»  ».3     <vOO|.^D     ,-iOO     .OOOi      .     .  1  v<  X     ^.i^V)    ^So 

.ou>»o/    J_a.-*JJ    j-^o^    J^fwk*  .o^sjj  jjj*a^   "^.v.   .  •vco.^jja...   uoa vio  ^flOQLflDoya 
Io\i    ow«oj..=>    vü2l^cl^    .-    (^...iojjl    3/    ,pö/j    )>^,to>o   ^^ov\   ^-»;    ^cl&Jii 

.^.j/     t-iiol    v£Oq\q°>    U-=>a^   ya.^1     >.\   Jooi    ^*.^ao    .^A    ^o    .  > >o I.« 

1.  l^-vojlt  Ms. 

et  ses  denomiuations  lui  reviennent  justement  en  heritage.  Celui-lä  n'avait 
ni  table,  ni  lit,  ni  maison  sur  la  terre;  mais,  Diodore  aussi  n'eut  Jamals  rien 
de  cela,  et  vous  etes  temoins  comment  tout  (son)  temps  se  passait  ;'t  donner 
1  exemple  d'une  vie  apostolique,  sans  rien  posscder  en  propre;  inais,  tandis 
que  d'autres  le  nourrissaient,  il  perseverait  dans  la  priere  et  dans  l'ensei-  5 
gnement  de  la  parole.  Lorsque  Jean  eut  jadis  eonduit  toute  la  ville  au  bord 
du  fleuve,  il  leur  enseigna  une  doctrine  saine;  de  meme  celui-ei  aussi. 
Celui-lä  demeura  en  prison  et  sa  tete  fut  coupee  par  Herodiade  ä  cause  de  son 
f'ranc-parler  pour  les  lois  de  Dieu;  mais,  celui-ci  egalement  fut  plusieurs  fois 
chasse  de  son  pays  ä  cause  de  son  franc-parler  pour  la  foi;  souvent,  sa  tete  10 
aussi  fut  coupee  pour  le  meme  motif  —  si  ce  ne  fut  pas  realise,  cc  fut  du 
moins  tente  —  car,  comme  les  ennemis  de  la  veritc  ne  supportaient  pas  la 
puissance  de  sa  langue,  ils  lui  tendaient  des  milliers  d'embüehes  de  tous 
cötes  et  le  Seigneur  le  dclivra  de  toutes.  »  Voilä  ce  que  dit  Jean  Chrysostome  ä 
l'avantage  de  son  maitre;  as-tu  vujusqu'oü  il  la  exalle?  TkSodoret aussi  semblc  15 
dire  des  (paroles)  qui  saecordent  avec  celles-lä,  dans  sa  reponse  ä  Cyrille  : 
u  Plus  haut  nous  avons  monlre  en  general  le  grand  nombre  des  epreuves  qui 
sont  arrivees  ä  Diodore  et  il  t'etait  loisible  de  les  compter  avec  le  bienheureux 


LS 


10 


[143]  XVII.  —  DIODORE.  310 

^i>     ^^ot     ^./;o    ^-^oio    toKj    ^\oi    '     ^-/;;o   ^-^oi?    ^^sot   JjoC^    »fol.140 
j;öu»   yQj/   ^-^ot  .^oKlI  ^_^S.ot^  .^J.*>  ■.^Jao  «jl~    )iv*;    JlojoVa  «-^/ 
J|  ^  NA .    j.xiä^otio  .  ao  KwJ^o    .vcoo»o^.j    j-L^Q>4  lju*'^0  ^*-a!   °o*?    •■oi^— "• "^A? 

^_iO     vCOQ^J./     J^OOV^SO     j.okjL.3     JJj     .JjL^S    jl^S     V-^    OX.'/     .yOOtÜO     »— ^ 
5     .oKjxl^J    JL-wOOp^S    ,^OQ-.»/     K--S1    y/o    .0»V-Q^    J-.oN.Il    ,s£O^0   y/    .0|fcs^.iO   y>+£> 

ocho      .^-X-i/    -po|o      .^-^v?     yOOtKiSOJ    ^.Ot^SL^    -.OltC^iO;     JjkCb^.».     J'J-^5 

,ipo  o^»aja.\  >s).lo;    )ooi  K^  JKö>m°^o  .Jjl.3  ^iol  ^-*>  IJL^ä  J—ols 

.jjopco  o».ioa3  w-Kl3;   o/ 
jos^eo    l^xii    jJ/    :^coo><v.;    Jj-^Q^J    oila.=>i    öuN-./    j;öi    o^    ^3    jl/ 

JLiÖ     ..vCP  »JQ-j»    CQJ     j~L-2Q.^     |— ~^«LiO;     ObOU»    Iol^;     Otl.Jj.jCD  ^^«iO    :v£DQl^ÖQ^ 


PawZ.  En  ce  qui  concerne  Jone  celui  qui  a  ecrit  *  ces  choses  et  de  semhlables    *foi.  140 
et  a  souü'ert  et  supporte  ces  choses  et  de  semblables  pour  la  predication  de  la 
verite,  c'est  de  toi  qu'il  a  obtenu  cela' .  »  Voilä  les  temoins  des  belies  actions  du 
defunt,  du  bienheureux  Diodore,  et,  parmi  les  lideles,  il  n'y  a  personne  qui  recuse 

5  Tun  d'entre  eux.  Quel  est,  en  eilet,  le  mauvais  ouvrier  qui  ne  s'est  pas  refugie 
dans  le  silence  et  dans  la  fuite  devant  sa  parole?  S'il  s'agit  de  Valens,  il  a 
observe  le  silence;  s'il  s'agit  des  partisans  d'Arius,  ils  eurent  recours  ä  la 
fuite;  quant  aux  Messaliens  et  aux  chefs  de  leur  erreur,  c'est  ä  la  maniere 
des  chauves-souris  de  la   nuit  devant  les  rayons  du   soleil  qu'ils  cachaient 

10  leurs  opinions  devant  lui,  comme  dans  des  trous;  quant  aux  partisans  de  Mace- 
donius  au  concile  des  cent  cinquante,  ä  la  maniere  d'un  homme  guerrier  et 
vaillant,  c'est  par  les  traits  puissants  de  sa  parole  qu'il  perca  et  detruisit  toutes 
leurs  repliques,  et  il  s'en  retourna  de  lä  en  grande  pompe.  En  un  mot,  il  n'y  avait 
personne  pour  se  lever  contre  lui  et  crier,  ou  pour  ouvrir  la  bouche  et  piailler. 

15  Mais,  bien  que  teile  fut  la  grandeur  du  bienheureux  Diodore,  cepe'ndant, 

l'impie  et  blasphemateur  Cyrille,  ä  cause  de  sa  haine  pour  le  martyr  du  Christ, 
le  bienheureux  Nestorius,  exhala  contre  lui  des  paroles  de  blaspheme  et 
d'injures.  II  y  eut  deux  groupes  qui  surtout  affligerent  l'Eglise  :  le  premier 

1.  Voir  une  lettre  de  Theodoret,  P.  0.,  t.  V,  p.  278. 


II) 


320  BARHADBESABBA    ARBAIA.  --  IIISTOIRE  [144] 

Jjöi  .^-.lUio  •  .ötlaJLA.J-xioo  ^S^S.  ^JSo  öi^w^jl  yi  .o  ..;  j_^s_»JLia_.V/;  «-öl  j,— 
«xoo^jclo  w-.i   Jjoi   JtÖiijJ   a£L— ^.'/0  Q-o— ■*•   »■-•.>■■=>  jJ    v5u9i  "S/j    .-aujaVioit 

^  ,^30|  jJo.i';  JLo^;  )IV^)-^  I^XOOJO,-.;  U-^G-ll  OUtJOik  5)^-3  OU003  «*K_3 
■.ff)  .  iXMOII    U-\o^O>>    V-3^-CO(':    *»•/    vfl.iJi    +3    ^*J     (.JCH  .O-ÄCLDOiLi/    )lv>^  #«31.oKa/ 

jj_3  ooi  ^-n—/;  -V^o/o  .'f— >x  >■*■*»  J-/  .^au  Jjv—/  jjotiaa.^  .JK-jl-jo,_o.2>o 
^-j  |JV— /  •.j°°«  i^-«^/  )1^oK.js  ^Jio  :,_o;  K.*ij  J^w«5j  ^ioj  ooi  o£^o  ousa 
^.i.  oiÄC^io  vfiooio^;   JJl^o^  ^0  *W   ^°*^s  ^°?   JK^io  J,.^  fr«-.|^_^-.  ooi 

:)k-.~„.\»    )ts^O)0  vooi\  j-icuo^  JJ»  >^-^./  ^3/     JM£o  )jl*o  öj    jj/  .«x\ 

JK-Oi^.      ,J;     OOI     :»O|.lfl0     ^.OJ      vS/j     y-.\     l ^*_0.jL^tO0      +3    yOOiS.     -Ol      jlo^iOD 

•fol.141    jJo    .J-»Jjo;    ou^oq^^  »wio   «j-^ooV3;    :V^o/    jo^jJ    J001  ^"jji    ^.^01   ^ioj 
r*. 

>-.k^£oo   )»-»■■■=■  jLio  "*>io  yoaAi«  ^»v^ö/0  :\aa\  ^^;''o  \OJl\  ^.,.m  »>o» 

1.  ?  supra  lineam. 

celui  des  Arimanites,  dont  nous  avons  plus  haut  montre  l'opinion  et  la 
mechancete;  et  le  secoud,  celui  des  Cyrilliens  qui,  eux  aussi,  n'ont  pas  peu 
afflige  et  contriste  les  Peres.  Ce  Cyrille  ouvrit  sa  bouche  apres  le  trepas  du 
bienheureux  Diodore,  en  s'exprimant  aiusi,  dans  la  lettre  ä  Rabboula  :  «  Diodore 
etait  un  homme  qui  combattait  avec  l'Esprit;  jadis,  ä  ce  qu'on  dit,  il  fut  en  com-  5 
munionavec  l'Eglise  orthodoxe;  apres  que  celui-ci  eut  abandonne,  semble-t-il, 
la  souillure  de  l'heresie  de  Macedonius,  il  tomba  dans  une  autre  maladie;  car  il 
pensa  et  dit  qu'autre  est,  ä  part,  le  Fils  qui  de  la  race  de  la  maison  de  David 
etait  ne  de  la  Vierge,  et  qu'autre  encore  est  certainement  le  Fils  Verbe  qui 
(est)  de  üieu  le  Pere.  »  Alors  que  la  parole  du  bienheureux  Diodore  portait  sur  lö 
les  natures  du  Verbe  et  de  la  chair,  cet  impudent  le  caloinniait  sur  la  dualite 
des  fils.  Mais,  6  (homme)  mauvais  et  inique,  bien  que  ceux  qui  n'ont  pas 
goüte  la  parole  apostolique  aient  de  la  tristesse  lorsqu'ils  sont  calomniös  — 
Mol. 141   comme  David  aussi  en  temoigne,  lui  qui  a  dit,  en  demaadant  a  Dieu  d'etre 

delivre*  deces  (persecuteurs) '  :  Ddlivre-moi  de  la  calomnie  de  l  komme;  et  :  Que  15 
les  orgueilleux  ne  me  calomnient  pas!  —  cependant,  ceux  qui  ont  entendu  la 
parole  divine*  :  Bienheureux  serez-vous,  lorsqu'on  vous  insultera  ei  vous  persi- 
cutera  ei  qu'on  dira  de  vous  toute  parole  mauvaise  d  cause  demoi  avec  mensonge; 

1.  Ps.  cxvtii,  13'*,  122.  —  2.  Malth.,  v   11-12. 


[145]  XVII.  —  DIODORE.  321 

-  .  -  Q  -  S> I  k-  ae  »cuJ^a  o.\   .  U^ijls  «.^oo  v^V-^! ;  .ojo»o  o,..—  ^-.»...ch  :)lo^x  ^ 

.    V     JOOI     sj^_3      ),.*.     "t  »  CO  . .    ^aX3«|     y-^bv^i/     ^..'l  ->)     >A^Cl.>.    O^     y£    j  .m..»\  t 

v/   )Ljl-.^x)   |joi  <2>\    J-JiocH  .^cxa~/   3^~  )-»-■«■»,  v>   ^-io  1'^a.iKj;   jJ'v*>   -.)-ioot-. 
5  .)-oaa;    JLaa^.ba\   yas  ixfi  <;   jooi  jJ'po  yooi^s^s.*,     Joch  ww 

Lj  L      ^i'OUSO     .sCOoio,.-l      lo\     oKj}       "fi-^     OU^O     (t——/      Ut"«x/     ^-.LjLo     ,t"^N>> 

y 

fcv_IV_.K-.o  .^.o^a^  ou.s.\a-.i  Jl't->V*o  ) ly^^o^x  ) lo  1  v> ^o»  $££0    scd^a;  .\Jjj>o\ 

10  V-^^  ^o<-°  ^f»  •*-»k-./?  ^-«^-  l^aV/  )i.Q»3,  ~oj  v3/;  J-ta-/  -Ji-*£*  J-^J^»  ♦■*-=> 

s.Loj^-1  >  m^o  L^j»  jla^L^.^   j»-»7;  y.ia\...»  -.^-^;  joCS^  Ki^*j   ^_\  oo!\.d[< 

1.  In  maig.  ^0. 


rejouissez-vous  alors  et  tressaillez  de  joie,  cav  votre  recompense  est  grande  dans 
les  cieux,  non  seulement  ne  sont  pas  contristes,  mais  encore  se  rejouissent  de 
cela,  tressaillent  de  joie  et  attendent  la  recompense  qui  (vient)  de  Dieu.  G'est 
ainsi  que  TApötre  aussi,  quoiqu'il  eüt  ete  frappe  par  les  Juifs  cinq  fois  de 

s  quarante  coups  moins  un',  priait  d'etre  rendu  etranger  au  Christ  pour  se? 
freres;  c'est  ainsi  que  ce  saint,  s'il  vivait,  prierait  egalement  pour  eux,  pour 
qu'ils  parviennent  au  royaume  des  cieux. 

Mais  nous  apporterons  encore  le  temoignage  de  saint  Athanuse  sur  Dio- 
dore.  L'Eglise,  en  efTet,  possede  de  lui  trente-deux  lettres,  qu'il  a  ecrites  ä 

*o  Diodore2 ;  il  y  rapporte  ses  belies  actions.  Nous  apporterons  l'une  d'elles 
en  temoignage;  car  il  s'exprime  ainsi  :  «  Gräces  ä  Notre-Seigneur,  qui  a 
fonde  et  affermi  en  tout  lieu  la  foi  parfaite  et  veritable  de  sa  doctrine, 
et  (cela)  surtout  par  le  moyen  des  enfants  veritables  dont  tu  fais  partie, 
ainsi  que  l'a  appris  de  toi  le  fait  lui-meme.  Avant,  en  effet,  que  ta  Piete  ne 

15  nous  ecrive,  nous  avons  appris  quelle  gräce  ta  patience  a  operee  ä  Tyr, 
et  nous  nous  sommes  rejouis  avec  toi  de  ce  que  Tyr  a  appris  par  ton 
moyen  la  parole  de  la  religion.  »  As-tu  vu  comment  Athanase  exalte  la  maniere 
dont  saint  Diodore  a  supporte  les  combats,  en  temoignant  de  la  rectitude  de  sa 

1.  II  Cor.,  xi,  24.  —  2.  Ces  lellres  ne  sont  pas  conservees.  Athanase  est  mort  en  373  et  Diodore 
n'etait  pas  encore  eveque. 

PATR.    OK.   —  T.   XXIII.   —   F.   2.  21 


fol.  141 


322  BARHADBESABBA   'ARBAIA.     -  H1ST0IRE.  [146] 

^^ooi  ^^io  -.o£S.    Jj.io  )»-»-»■    )-» J^J    |i  i>a.>3Q  :otn\a>;    Jlo^jl  "^o* 
Jjcm    -.)jl.V/;    vfn .  rr>;p<    Aoo^l/    :jk«^y-*/    1^-*^°!?   I^»-*-   ^°   V->^-    '°[^? 

looi   l^cu^o  JKaaJu»  J-i-Liw  ^-./;   ••JJL.V/;   v^*.^o^  öuio  t-a^/°  .^Jlo  otjoiojj    5 

.,iaAi  ^-»j    )t-~  .yn  m  \i\o   Q  ■■'>>v<N,   Jjlsjo  JL_~  JLo  jJ  ■  .■.ja-.-aoiot  ^*oCbo 
,_3    .  Loi    vi  .  mj    ).iLj,-f>;    on<nv>o  ..o    (^a^uoVcx*    ) Iq.,\  . ,, ->        J^.,_£oo    oul^oi 
.yoo^  o^>-X  J_cDia3   Jj6<  -.oC^-sauo^  Joöi  )Lft>  « i  v>  »V l  ^o  jL-^ao  JLi»-o  V-»--«^   i& 
I_oöjl_=>     s-otopa-iio    .^oia^Ow    t*otaji3j/o    ;» 'nv»    jJ j    L^S^p.  jL^eu^v     a^K_/ 

1.  Le  second  "  est  au-dessus  de  la  ligne. 


doctrine  et  en  le  comptant  au  nombre  des  enfants  veritables?  C'est  donc  parce 
que  Tyr  avait  goüte  l'heresie  de3  Ariens  plus  que  les  autres  lieux  que  ce 
saint  avait  ete  choisi  par  la  gräce,  corarae  le  bienheureux  Paul,  ä  cause  de 
sa  constance,  de  son  intelligence  et  de  la  subtilite  de  ses  repliques,  et  qu'il  y 
avait  äte  envoye.  Des  qu'il  fut  entre  dans  la  ville,  par  l'intensite  de  sa  5 
lumiere,  il  dissipa  et  en  chassa  l'erreur  des  Ariens,  qui  avait  recouvert 
les  esprits  des  fideles  corame  un  nuage  obscur,  et  il  mit  les  ennemis  en  fuite 
et  fit  venir  les  familiers. 

Quels  sont  les  travaux  du  monachisme,  les  livres  d'enseignement  qu'il 
compila  et  la  controverse  qu'il  soutint  contre  toutes  les  heresies,  la  force  et  le  10 
temps  ne  suffisent  pas  pour  les  trouver  et  les  exposer.  Nous  n'exposerons 
fol.  141  rnaintenant  qu'un  (fait),  qui  fera  connaitre  "  la  mechancete  des  heretiques  et 
la  constance  du  saint.  En  eilet,  lorsqu'il  y  avait  une  grande  guerre  de  la  part 
des  Arimanites  contre  lui,  ils  s'inventerent  cette  ruse  :  ils  amenerent  un 
chameau  nu  (non  seile)  qui  n'etait  pas  dompte  et  ils  le  ürent  monter  dcssus  15 
et  l'envoyerent  par  les  places  de  la  ville.  Alors  le  saint  dit  :  «  Jadis,  c'est 
d'en  bas  que  je  prechais  la  sainte  Trinite  egale  en  nature  (consubstantielle) 
et  que  je  la  louais;  et  rnaintenant,  c'est  d'en  haut.  (Car)  j'ai  ete"  clcve  et 
je  suis  avec  toi.  »  Cependant,  il   convient  de   dire  eiicorc   ceci   :  c'est  qu'il 


v. 


[147]  XVIII.  —  IIISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  JEAN.  323 

..  fiäico   JjioC^  j-^t-^  ^-*^ö<    U-«»-0  J-«o<  )°°l  -oiok-./     j^ooot*   ^o; 

co_£»_i_^  J_xc\  .Qoujr^cu   rdi=jcv^:i    T^&iMr.&    AßaxJu^n^ 

♦  * 

5  ^__ln    r^cnJr^   foluan    -jdoutxu    rsfi^Ä^a    an&cuud    dxa 

j^ads^u/  .y-.;  otKx^ao  .otmui  -otoK-./  )_s»  JL^ooia^  ^a  -.-ca-uja^  U-^q^ 
J «  " «  o  •*  ^.j  w^ci  .  LaooKj/    ,^»j    oi^oli    .^cDOtjan.£D    ^oiql^/i   |jia>o  .L.ia.jXM 
.  l_^    ^J^oi    ^-^o    ^oiai'/   «JL^;    ^-.;   ^o  .oooj    .  ,r  V\   ))  V^mN    J.^a^^> 
10   . rrsn.  i  ^  .NX   K_»^o^oo  .)lr>°>r>fn\  »°i  3  ^ota^iJU  .oOoJJ  -oiaiX-^   Loot  Jla^w>^_=> 

>^-o  ^  »ivo  . J lo  > .. ^>  «>>  ni\   yQj/    J^-s*^o°    J^°  ^■"■^  \*j/   ^t-°  \-»?   ^3>^«s 

_,-js  J>a\  jj/   .^sö(  JW»/   p  J  joi  ^o  .000/    ov\   loci   ).3Q.iOo  ^_.?   >m .  i)o-«.\. 
15  \^i8  .V-3^0  'J-^J?  Jv^"  yualal./»  K*ofcoi/  jJ  yQ-s/  ^ai.  -.Kj/  -m^vi  ^_/ 

1.  No»?  Ms.  —  2.  In  marg.  i«o»»»^j.>ll. 

est  ainsi  de  Iradition,  parmi   nous   autres    Syriens,  que   ce   saint  etait  de 
Rome.  Ces  (traits)  jusqu'ici  suffisent. 

XVI II.  —  Histoire  du  bienheureux  Jean;  sur  sa  famille  et  la  perfection  de  ses 
actions;  sur  la  guerre  qui  eut  lieu  contre  lux;  sur  son  eloquente  et    comment 
5  il  fut  constant  dans  la  religion,  apres  avoir  ete  jete  en  exil. 

Le  bienheureux  Jean  est  de  grande  famille  par  sa  race ' ;  sa  ville  est 
Antioche  de  Syrie.  Le  nom  de  son  pere  est  Secundus  et  eelui  de  sa  mere 
Anthusa;  et  ceux-ci  ensurpassaientbeaucoup  par  les  biens  du  monde.  Lorsque 
son  pere  eut  trepasse  de  cette  vie,  sa  mere  prit  soin  de  lui  pour  l'instruire  en 

10  philosophie.  II  fut,  avec  Basile  et  Evagrius,  d'abord  le  disciple  du  sophiste 
Libanius  et  puis  d'Andragathius2 ;  ensuite,  la  gräce  les  appela  et  les  amena 
aü  christianisme,  et  des  lors  chacun  d'eux  s'eflbrgait  plus  que  son  camarade 
ä  vaquer  aux  actions  de  la  perfection.  Quant  ä  Jean,  sa  mere  Ten  ecartait, 
en  s'exprimant  ainsi  :   «  Pour  moi,  mon  fils,  comme  tu  le  sais,  je  n'ai  pas 

15  obtenu  d'etre  longtemps  heureuse  avec  ton  pere,  sans  doute  parce  que  cela 
a  plu  ä  Dieu;  car  la  mort  de  ton  pere  m'a  fait  devancer  les  douleurs  de 

1.  S.  Jean  Chrysostome  est  ne  vers  344.  —  2.  Cf.  Socrate,  Ilist.  ecch,  V,  3. 


'  Fol. 


324  BARHADBESABBA    ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [148] 

Jla^io»/  v-\o  .o*x^r>7  ^Q-s/?  oda^-.^S.a^;  V*^J^--^  •J?°«J-Va7*  J<*^JJ? 
.^.oda-.A-o  ^£.  ;a~Va  jfcCS^oV/j  ^-^-/  Jk-ä^  -J)^o  .J-oM  jlaiolS^  y^o 
vOo6.  Jj/  -.J.JULS  wUücu3läij;  «^  ooot  ^»jL^JLio  Jilab.  ^^io  )U^co  o^  yf>° 
.JjJ^o  y>^*L~  /;  a^  .V*^  ^-^c*.s  .^fcOi^o  J;oio  .k-^j/  JJ  .^^ot^ 
Jl-142   .^Jljlj    )la^io;U    ^JL^ioil    JJ;    -.^lio    *    jjJJJi  J^-    );oi   ^-.c£o    ^^.   JJ  /    5 

,050>->0     .jj/     )K^>    .Jj/     ^/     Aoojs    ''^ibUS    »K.J»     .s-V^    V-^i-    JJ     .7^??     JW° 

^,;   00t  .000/    oC^   loot    Jpo/   ^-.^oi  ^o  vJ.*^ä>;o  .^-.^ch  .Kj/   J^ls;   Ja-/ 

u,»La  Jl'/o  OU-.JLD  JUJ  JJ;  Jjl.'/o  :«^  joJ*.  Jl  -^»  ,_*>  ^ts^  J^o/  0/  Jj>f 
oaJLjJL/  ^piK^  -.J-sJ^ia  **>;!/  1^0  •»■-./  ,^-^oC^o  \-^co/  woCb.  -.^  JctJ.  JJ  10 
.J^soj;  )»  - tn  J-öCSx  M>^!  Jiso-Ä-^  >■»>>*•/  <Hiioo  .^ooio^j  -po  Jjlsci^s. 
^aiJ^so  •))—%»  J£>4*>  .^»i  *-*-*o  v^J  ^°  J-*a*£jJL»  Jj^^^>ooi  J0010 
<v^v  f  |\  «N.  ,u»a.JL.a^3  ifc^s  J^aia.ci.s/  Joe*;  ^ai-V^o/  ^_io  J.Jl-.*_o  Joch 
J^oas  JJL,.\  c*Sj  wäo;    J-"--/   -oifc^so;   J lai^oK-so  ^.otopio^  Joot  cx.iofcoo 


ton  enfantement  et,  de  plus,  a  fait  de  inoi  une  veuve  et  de  toi  un  orpbelin. 
J'ai  ete  entouree  des  chagrins  dont  seulement  les  veuves  cotinaissent 
Tamertume;  quoique  beaucoup  m'aient  fiattee  ä  cause  de  la  richesse  afin  de 
nie  prendre  pour  femme,  je  n'ai  pas  donne  mon  cousentement  ä  ceux-ci,  et 
cela  ä  cause  de  toi;  car,  ce  que  je  veux,  c'est  de  ne  pas  te  faire  injure  par  5 
toi.  142  la.  Mais,  en  echange  de  tout  (cela),  je  te  deniaude  cette  seule  chose  :  *  (ä 
1 "'  savoir)  de  ne  pas  nie  jeter  dans  une  seconde  viduite"  et  de  ne  pas  nie  reveil- 
ler  le  deuil  qui  a  cesse.  Dans  peu  de  temps  je  miurrai,  inoi  aussi,  et  (alors) 
pars  oü  tu  voudras.  »  Sa  niere  lui  disait  ces  choses  et  de  plus  nombreuses 
que  celles-lä;  mais,  lui,  il  ne  fut  arrete  par  aucune  d'elles,  parce  qu'il  avait  lu,  10 
eneffet,  la  parole  de  son  Maitre  :  Quiconque  aime  (sou)  pcre  01t  (so)  mere  plus 
que  moi  n'est  pas  digne,  de  moi ' ;  et  :  Quiconque  n'abandonne  pas  son  bien  et  ne  oient 
pas  ä  ma  mite  n'est  pas  digne  de  moi2;  il  repoussa  celle-lä  et  il  retint  cclles-ci. 
Lorsqu'il  fut  exerce  aux  (saints)  Livres,  il  s'attacha  ensuite  au  bienheureux 
Mar  Diodore  et  c'est  par  lui  qu'il  fut  exerce  au  sens  des  Livres  divins  et  ä  la  15 
regle  des  actions.  11  fut  fait  eous-diacre '  ä  Antioche  par  Zenon  etil  y  lit  de  nom- 
breux  discours.  II  fut  ensuite  fait  pretre  par  tivagrius  ',  qui  devint  eveque  apres 
Flavien;  car  il  faisait  l'admiration  de  tous  par  ses  actions  et  par  l'assurance  de 

I.  Malth.,  x.  87.        2.  <:f.  Mallli.,  x,  38.  —  3.  I.ecteur,  d'apres  Socrate.  Inr   eil.,  cn  889  011  870.  — 
i.  im  par  Flavien,  en  386,  cf.  J.  Tlxeroat,  PrieU  de  Patrologie,  Paris,  l'Jis,  p.  264. 


10 


[149]  XVIII.  -  HIST01RE  DU  B1EN1IEUREUX  JEAN.  325 

Jo«    )'  ^l   *%*Ax    ..JjL*^sJL^fl>QJ5;    vxo-v^s-o^j  k-^r°  ^*?   f>    -U^^    U°<!! 

Jl^    -.000(    ^iJj    Jj;-il     Ui~l     *3°     ..JAOAÄS{    "^    )Us^»0    ,U»    V?oC^ 

J,-^>a.tifc;    oi,-o-JJ?    y-'h    -|j^*>   vm...,^;/»    Jj^oo.3    ^    .«a-K.-/   mo.*jJo_^ 
•  M>*>  ^oq^;<xd?  ot,;  UimA;  'jL^SoJl  )a±  .^o  Ali  )U^»  M>cLa.tfi3/ 

.  )ooi     v^Sl^.K.^0 

^;  ^  .Jjl.V/?   J)\-^k~a  »3/  ,^;   )o^-/  -Jooi  3>m.^N^v^»/  «1^413 
)  .   .  frifr«™«.    Jl^   ^.io    )y~    o£>.    oot.J.1;    ouio  ^Jjlo    ..^cq-^d;/  Jji^io 

1,  Ui:-3o|l.  Ms.  —  2.  |Vo^m-(  Ms.  Le  socond  «  est  au-dessus  de  la  ligne.  —  3.  In  marg.  le  troisieme  4>- 


sa  parole,  au  point  qu'il  fut  surnomme  «  bouche  d'or  »  par  toute  l'Eglise. 
Lorsque  Nectaire,  (l'eveque)  de  Constantinople,  mourut,  ce  leur  fut  (ä  tous)  un 
souci  grand  et  multiple  au  sujet  de  l'eveque;  tandis  qu'ils  demaudaient  dille- 
rents  (personnages),  ä  la  fiu  ils  firent  venir  Jean  par  ordre  de  l'empereur  Arca- 

5  dius;  pour  honorer  la  consecration,  (celui-ci)  reunit  et  fit  de  nombreux  eveques 
avec  Theophile  d'Äleocandrie,  l'oncle  paternel  de  Cyrille  l'Egyptien.  Ce  (dernier), 
en  eilet,  voulait  qu'Isidore  füt  (eveque);  mais  ceux  qui  s'etaient  reunis  firent  Jean ' 
(eveque).  Ce  saint  usait  d'une  grande  assurance  de  parole  envers  tous  ceux  qui 
venaient  pres  de  lui  et,  dans  (son)  enseignement  encore,  il  s'appliquait  ä  aider 

10   beaucoup  ceux  qui  etaient  d'accord  avec  l'Eglise. 

Cela  sulfit  sur  sa  conduite,  sur  sa  famille  et  son  election  ;  faisons  desormais 
connaitre  ses  belles  actions.  Un  homme  nomine  Gatnas,  tyran  et  barbare 
dans  ses  habitudes2,  bien  qu'il  füt  general  avec  sa  grande  autorite,  tenait 
aussi  ä  l'opinion  des  Ariens.   Comme  il  avait  beaucoup   de  prestige  contra 

15  les  ennemis,  sur  cette  assurance,  il  s'approcha  de  l'empereur  Arcadius  et  lui 
demanda  qu'il  lui  füt  donne  une  des  eglises  de  Constantinople  pour  les  partisans 
de  son  heresie.  Apres  que  l'empereur  lui  eut   repondu  qu'il   l'entendrait   le 

1.  Le  26  ftSvrier  398.  —  2.  Cf.  Theodoret,  Ilisl.  eccl.,  V,  32. 


'  fol.  H 

v°. 


lo 


326  BARHADBESABBA   'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [150] 

)o+sl±.  ^.cul  laa\  J-J--«-^  IKl  i-30  -^t0/      .J?°t  ^"»^  **a*jJo-in  J^oo  ooi  -.o^ 

^si.     J.Ob«.iO    ^Al     jj;     .\^ol      Otj\.\Jj.    nJOOJi     +30    .vXOajJo«.    0)^»3uo/     .  JtN.N* 
^>w-j    vJLX^wS   po    .L^_i   cov-j;     oj\li\o   •.   l-OJjVJS.   ^.j./    w»     Jjlsj    »K_i 
Uot.^   JL—    ^e    ^.^jf-Kio   p    .ou^..sa.aJ^   vrt°>  i     oit^XAL-s   •.)  » » ^  ^aa 

JJOV^O     .oj\  Vf»      Lii      J»  n  .)  ^O    -.yo.£Ü     w*0|QJLOw     "^      on,»,^     .Oi\     t-^-000 

\i-J*   6£\  ,_a_i»o   j.ibs.^a\    ou^io    •.)»!/     J-o>K^  ot.->3o  .Ijov^C^.  ^ot-oj    Jjj 

oo'i  Jlj « Xi tr>   JJLqj'^wAa   ,.so  .)oot    K*l  ot^a^  oiK.JL.peL2   ^    L=>_s,_^-a 
.jlj/  J^ais  vm^S._M   Y=>  \  y£±.   JJ»  -.ov\  J—>iO;   r-^&l    l;oi~=>   J^io,-o  -.^.oia^o, 
V-*"^  — oiculü-u^o    .^^icCS.   ...*>»/    JJ    -Jooi    sJnxllV.  ^.oioia-J^  J  l  » 1    ^.;    ) » »J  "*> 
."^-IVs  otm\>V^o  Ljxs  0/  .V-^.I\_caio  j\_.JL£^o  ^o{ots^,l  LsLa^oi  .0001  ^pöj 
cn.1^0    ^.;    L^ai.   .0001  .  »yv/    }  ^*v    j;ot    JloiN  »  ^^v.io     ^_o      »Qto  -  ^,N^'  S>  3 

1    loi£>\  Ms. 


fol.  142  lendemain,  l'empereur  informa  Jean  ä  ce  sujet.  *  Quand  Gamets  vint  devant 
l'empereur  sclon  ce  qui  etait  convenu,  Jean  alla  ä  sa  rencontre;  et,  lorsqu'il 
entendit  sa  demande,  il  dit  :  e  L'empereur  n'a  pas  pouvoir  sur  les  eglises; 
c'est  lä  l'affaire  des  eveques ;  »  et  par  lä  il  le  fit  taire. 

Plus  tard,  (Gainas)  alla  en  Thrace  et  il  voulut  la  saccager  tout  entiere;  5 
et,  comme  chaeun  craignit  d'aller  en  guerre  contre  lui,  Jean  s'y  rendit 
pour  une  ambassade  de  l'empereur.  Quand  Gainas  l'apprit,  il  sortit  aussi- 
töt  ä  sa  rencontre,  mü  par  la  puissance  divine;  il  s'inclina  devant  lui,  placa 
sa  main  droite  sur  ses  yeux1  et  le  recut  avec  grand  honneur.  De  la  sorte 
(Jean)  vainquit  le  tyran,  delivra  le  pays  de  Thrace,  tranquillisa  l'empereur  10 
et  donna  la  paix  ä  l'Eglise. 

Il  y  avait  dans  sa  ville  avec  lui  un  ennemi ;  et,  quand  il  eut  macliine  beau- 
coup  d'aecusations  contre  lui,  il  pensa  d'abord  l'injurier,  (en  disant)  :  «  11  ne 
vent  manger  avec  personne.  »  11  ne  put  pas  savoir  dans  quel  but  il  mangcait 
seul.  Car  ses  amis  disaient  qu'il  etait  malade  et  se  nourrissail  dillicilemcnl,  15 
011  cjue  son  aliment  etait  peut-etre  une  farine  melangce ;  et  ses  ennemis 
disaient  :  «  C'est  par  gourmandisc  qu'il  i'ait  cela.  »  Tout  le  peuple  le  venerait 

1.  Thäodoret,  loc.  cit.,  33. 


10 


1  fol.  143 
r". 


[151]  XVIII.  -  HISTOIRE  DU  B1ENHEUREUX  JEAN.  327 

l    j_a>aicü  3/;  -Jj&oeLa  ^7  J;c*\  jbe^o  .Jxu*A  J*^  J1  JV°  ^ÄKL^°°? 

I^qji  jlcoa^;  J»A  «***■*  ♦— U/  ^-.^lo  »Kjs  ^.;  Jjoi  .JlcuJ^;  6t^a^  wj— 
J.„o^  fes  -  A  aa^j»  -.vÄi-jJa-.  '«oo.A.  ,_«^öt  po  .)JL,^.=>  .vxoa^l/  ^o«io  .looi 
•ofci^Aäe^  t*OMt4?  ww-ap»   i-«^  ^o;  .)JLntnmv>?  J^a^jol    -oiaao.  V*>/o 

^/,  Jk-V^io  Joch  ^otoK-/  4)io^a-/  Ia^?  'jUsojl;  ^j  ou*a-  .-oia.i*C3; 
♦  /JLaoooiv^jLio^ *  >Ä<3JL*iCLcaaLäo  ^as*  J-si  ^a^JOijl  aiKbKio  ».3  ^-*;  ^>j_s.J»ot 

l.  It^Soli.   Ms.   —  2.   IVoj»««!    Ms.  Le    second   -  est   au-dessus    de   la  ligne.  —  3.   U-.9olU  Ms  . 
—  4.  |io>£oW  Ms.  —  5.  l*sowV=  Ms. 


beaucoup  ä  cause  de  son  enseignement  ä  l'eglise  et  meprisait  ses  accusateurs. 

Je  nie  complairai  ici  dans  le  courage  et  dans  l'indignatioa  du  vaillant.  Un 

homme    nomine   Eutrope,    le    cubiculaire  de    Tempereur,   qui  voulut  perdre 

beaucoup  de  monde,  osa  ne  pas  meme  juger  dignes  de  pitie  ceux  qui  se 

b  refugient  dans  une  eglise;  et  il  agit  sur  l'empereur,  jusqu'ä  ce  qu'il  lixät  aussi 
une  loi  dans  les  villes,  que  quiconque  etait  digne  de  mort,  meme  s'il  se  refu- 
giait  dans  une  eglise,  ne  serait  pas  sauve.  Vois  l'ceuvre  de  la  justice.  Peu  apres, 
celui-lä  fut  pris  dans  une  faute  qui  etait  digne  de  mort  et  courut  se  refugier 
dans  une  eglise;  lorsque  Jean  apprit  cela,  il  monta  ä  la  place  des  lecteurs 

io  et  il  prononca  ä  son  sujet  une  Instruction  de  reprobation'   :    «  Elles   l'ont 

emmene  de  pres  de  mon  autel  pour  le  tuer;  »  et  aussitöt  sa  tete  fut  coupee2. 

Parce  que  sa  volonte  au  sujet  dlsidore  n'avait  pas  ete  accomplie,  Theophile 

AWlexandrie    machina    contre    (Jean)    l'accusation   qu'il   adherait  ä  Ofigene 

et,   pour  ce  motif,   il  voulut  lui    demander  le  sujet   de  ses    ecrits.   L'affec- 

15  tion  de  Theophile  pour  Isidore  resultait  d'une  cause  de  ce  genre  :  au  temps 

ou   Theodose  le  grand  combattait    avec  le  tyran  *  Maxime  ä  Rome,    Theophile  *f°i;143 

1.  Ce  discours  est  conserve.  CC  P.  G.,  t.  LH.  col.  395.  —  2.  Eutrope  aurait  ete  mis  ä  mort  plus  tard ; 
mais  Sozomene,  Hist.  eccl.,  VIII,  7,  semble  dire,  comme  notre  auteur,  qu'il  l'a  ete  seance  tenante. 


10 


328  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [152] 

jooi  ^^1*  JJ»  ^^.ico  .J^jj  oöül\  ^0,^-J  )  m\or>    tk>J.ja.^^2ajii     jL*3o|l.  J_2> » 

o£S.  Vijxio  .  Jio^A^a-/  »*(-i)-5  Jj_sVa.o  >a^.  ^->l  »t-*o  .jjo'^  )a~a_a  ),.~o  JS\v> 
)L*j'^j  .oot  oiy.jq.3o  .).i*^i^.j»a^xj>  J3o  neos/  t-2^  oj\  ,1-L2i  JLio;  ^ojI 
jlj/  JJ/  .|joi  jjoias  «jl^JL/  JJ  ooj  "^j./  ^.-;  P  .JjlsVoa  ^ai.  Jlf^J  ^kj 
+ä  .^.oi^^  -^rfc?  -^V^0  .Ui1^J'  ^1  °"L:-^  ».oiaoA  jooi  k^/j  J-.o^_o  ,_*. 
I^Oio.  .^ot   )«ot   .^--.i  via\    ^)oKxf  \^.&o\.^ss  ooi   >a/   -.^-.oiiX  V«v>  ^V^/    ^»} 

)    X.N.    "nX.    sCQjjJQ_^CLi.;      O|l.JjLß0O     .  •   ' )  iOfJXl-.  /    ^^iO        JLtSoJl    )oO|    ^u^t 

JJk-J-V*    looi  JIol^v  »  .öi^3?  )?öt  .^a^Jji  vrn  .  i  ^o/; 
•  Jk^jLo  jJjOki.  yOOi»J^_s  v^t-^-o  P  4'JJ— ^ojl;    \.*.'i%  r>  ^.U  .ooi  jlv— /° 
voot.\  t-2L^J?   J~=!.|  i-ao  .>j3a*j)a^i   ,o mo ' ^i /   vq.joio  .^oiaLiOf-o  ^o   yoj/    v-^, 
o.mTio  .K.iaU./    t-^--»    .001  ^.^a*  v3   ^^öt  .vaj/  ^>j  )^Q^,).2  •J}t-u   Vl^  )-UJl 
J^iiOa_\    ^oV— J?    «j-^Jj!    ^ca*jja-    la^.  ^jJj»    .vro-^ia, *.°> JJ    J»^   i-=>    oiA. 

1.  Ur^Soll-  Ms.  —  2.  Le  second  -  est  au-dessous  de  la  ligne.  —  3.  |Vo^^/  Ms.  —  k.  U^SolU  Ms. 


voulut  tresser  une  louange  avec  flatterie  pour  celui  qui  avait  vaineu  et, 
comme  il  ne  savait  pas  encore  ä  qui  etait  la  victoire,  il  ecrivit  astucieusement 
deux  lettres  par  flatterie,  l'une  au  110m  de  1'empereur  et  l'autre  au  nora  du 
tyran  ' ;  il  les  envoya  avec  des  presents  par  l'entremise  d'lsidore,  il  convint  avec 
lui  de  le  faire  eveque  ä  Constantinople,  lorsqu'il  revieudrait,  et  il  lui  com-  & 
manda  encore  de  donner  au  vainqueur  la  lettre  avec  les  presenls.  Apres  son 
depart,  cet  artilice  ne  resta  pas  secret;  mais  im  certain  lecteur,  qui  etait 
avec  lui,  vola  les  lettres,  s'enfuit  et  les  fit  counaüre.  Lorsque  leur  porteur 
s'en  apercut,  lui  aussi,  il  se  sauva  en  fuyant  eu  tgypte.  C'est  la  cause  pour 
laquelle  Theophile  etait  plein  de  zele  pour  Isidore,  et  (celle  de)  son  inimitie  avec  10 
Jean,  qui  adhererait  aux  ecrits  d'Origbne,  ce  (jui  etait  completement  im  men- 
songe  manifeste. 

(Voici)  encore  une  autre  (cause)  :  Thiophile1  avait  chassö  de  devant  lui 
deux  de  ses  pretres,  en  portant  contre  eux  de  graves  aecusations.  Ils  sc 
refugierent  pres  de  Jean  et,  comme  celui-ci  avait  voulu- faire  la  paix  entre  i& 
eux,  il  les  recutavec  lionneur.  Quand  (Theophile)  apprit  cela,  il  fut  encore  plus 
irrite"  et  il  se  prit  pour  auxiliaire  tpiphane,  alin  qu'il  allät  trouver  Jean  pour 
le  contraindre  ä  anatliematiser  les  ecrits  d'Origbne  et  ä  cliasser  ces  pretres. 

1.  Cf.  Socrale,  Hist.  eccl.,  VI,  -:  802 ne,  Uist.  eecl.,  VIII,  ■-'•  -  -.  Diodore,  Isidore  netleurs 

Socrale,  ///.*/.  eccl.,  VI,  9. 


10 


fol.  143 
V°. 


[153]  XVIII.  —  HISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  JEAN.  329 

v£Q^j)q_  la\j  JL».  JJ  oot  Jl,/  ^-.j  p  .) » V » o  vQJÖi^  »oV^Jo  .vm»>  ^o/? 
>oäjo  w»pejo  Jya  ^-  );öwe  K^jl^s  JJ  /  .o<^.a...JJ  )ooi  o  Tft^o  o^  ^d  >*)w 
oj^    w-^ji    -.^ijj    \.~J$Lii    Ht^>    )o«»  ^--^o    f30  •»—  )..!■> V»  *  v>   ,,-iol 

.^loso-o-aisj-s  KjI  Uiö  JJ;  Jj/  ',  Vrnv>;  .^q.*j|q_^  o£^  Jiao  .otilJJ  "^jjj; 
j,^>J>  .^oulVlo  .y*sj_.,Jia\  ts.il  ^J-^  JJ?  .W  N!5^D.i?  <*^  "»«Vt  ,^*j)a*o 
A^  ^j  ^d  .«Kx-^io^.  "^^.  ooi  JJo  ..oi.-LjD;aaL3  JK^io  wsi*j)<x.  JJ  —öot 
JJü   ^-.oC^J^o    .fcoaU./    ,vfr).i°>»°iJJ   cxN^v^  Jfco^io    J^uKi3;o/;    sxa-aja-, 

^v.^.  Jo^ft^cJI^    )•  rt  1  Jl  ,o.r.)l  ),  ..Nflft  ...Pft  ^l)o^.  ^^  JoOU   Jl^OJJj    ,k  ffl  »^/o 

jooi  po/  )lJ-*^ao  )AJL»-a;  *  Jjl./  .)ju;<xd  yz*.  Jjo,^xi>JL»  |.*aqjld  t-^o 
JLaim.^0  .jljj;   j_=»,  JJ    -otojj-o  ,_.»   p  .oj^    jooi  J^lß   Jv-A— o  /vflUjjQ-  ^sOs. 

1.  Ifci^oll.  Ms. 


Quand  (Epiphane)  vint  (ä  Constantinople),  il  ne  voulut  pas  demeurer  cliez 
Jean,  bien  que  (celui-ci)  füt  dispose  ä  lui  faire  honneur;  mais  il  demeura 
dans  un  martyrium  et  osa  y  ordonner  un  diacre;  comme  il  se  preparait  ä 
sc  rendre   ä  l'eglise  des  Apötres,  Jean  lui  fit  dire  :   «   Prends  garde  ä  tes 

5  actes  et  sache  que  tu  te  fais  (l'objet)  d'une  injure.  »  Epiphane  fut  saisi  de 
crainte  et  sortit  pour  aller  dans  son  pays  ;  et  il  envoya  (dire)  ä  Jean  :  «  J'esperc 
que  tu  ne  mourras  pas  dans  ton  episcopat;  »  et  Jean  lui  envoya  (dire)  :  «  Je 
compte  que  tu  n'entreras  pas  dans  ta  ville.  »  Les  deux  choses  se  realise- 
rent   :   Jean  ne  mourut   pas   sur  son  siege   et   (Epiphane)  n'entra  pas   dans 

io  sa  ville'.  Lorsque  Jean  apprit  que  l'imperatrice  Eudoxie  avait  pousse 
Epiphane,  il  en  fut  irrite  et  il  injuria  toutes  les  femmes  dans  son  instruction 
ä  l'eglise.  Quand  cela  fut  connu  de  l'imperatrice,  eile  informa  l'empereur 
et  eile  demanda  qu'un  concile  eüt  lieu  contre  Jean  et  aussitöt  eile  convoqua 
Theophile  et  les  eveques   qui  (etaient)  avec  lui;    (celui-ci)    tint  un  concile  ä 

15   Chalcedoine  avec  Cyrinus,  qui  *  disait  beaucoup  de  mechancetes  contre  Jean  et  ♦  i0i.  143 
l'appelait  orgueilleux2.  Quand  on  le  convoqua,  (Jean)  ne  voulut  pas  venir,  car 
il  attendait  le  concile  universel.  On  en  prit  pretexte  pour  l'accuser  et,  par 
ordre   de  l'empereur,   on  l'envoya  en  exil.    Mais   lui,   trois  jours    apres,    ä 

1.  Cf.  Socrate,  Hisl.  eccl.,  VI,  12  et  14,  et  Sozomene,  llisl.  eccl.,  VIII,  15.  —  2.  Peut-etre  ihljiiv, 
Sociale,  Hist.  eccl.,  VI,  15. 


10 


330  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HIST01RE.  [154] 

vju/    jJ    +.5    jiot^s    :^«^ocL   JkXl    iJs^s    ^-.;    oot  .^oio>,_i    j^jom^jj     Lo^iö* 

.v£Oo;ouo_co  x^Xo  Jj^ao  ^^  o^euo  jfcocu^o..-  )K  n\  so  .cy^l/  j-Scu^^S. 
JJ/  .^coa^U  L*_ooV^-2  .^*?  JL»SoJl  .w.ota^i>/  Jlp^  J_s\  JJ  ^s  a-.»^iioo 
JKjL.f^o;  )_döjl^  Jla^JL^-so  .ooot  ^»\  >'^^o  K_.|_^j^/  '.^°^?  °°'-  i— »-— V ^  5 
+D  ^  -  ')<•>  -  loX  ^io  iüA  ^ot~*.io,^j  J;oi^;  .0001  »  .  vt «  nv>  jKtvnJ. 
.i-iö/  tJ  JLciäo^  CH.J5  t-3-ik  oot  »s/o  -.vOOi!^^_j.  )io£>.  vxa^jja>  öiä^j;  ^>; 
,).ji1I  ^«Li.  ^K_.  v^Joi?  JJ/  .^Ä^sU  .J-ia—aSw  ^aiwo  .Jooti.  J  »m  ..  J.«  m  ."".  ^aio 
bo-»'^o  yoou.f.3  a\j>  r>o  •  .LioJ-coio  1-soim  JLsioV  h'»\i  o  -~i  «"^  . (tvbo.  Not^> 
^.io  s^,U/  ^oo  .loot  L^oo.:*»  J » m*>;o/  ^oi^D  *-*^°<?  J)\Jl2lj\o  .jloV-o? 
JKjl.,^0  loot  )_2u>f.£o  :ooot   m^wco  JL^-üo  :Jlü„^  vOOt_.il  Kju^s  j.-si  J,i  .•,.*.  j;ot 

,)jUVJJ    yOj/     J^J      L-Oia_i    JjÖt.-50    .    ^*\6|0   .«-.«-^CK    yOu^Juil     Jt\,.iC    ^Q~3    -.T-SJJ-? 

.»«  «\n^   ,__>:   ot'i\\    ojojlo 
joot  ^-^-S   Jl^l     Ö|K-3,  "^^o    oit-Q.-,/    ^o*io  ^o    ^o    t-k— >   ^^-ioo 

1.  »-  supra  lineam.  —  2.  o  infra  lineam. 


midi,  sans  que  personne  s'en  apercüt,  pour  qu'il  n'y  eüt  pas  de  tumulte, 
il  s'enfuit.  Lorsque  le  peuple  s'en  apercut,  meme  ses  ennemis  furent  conduits 
ä  la  misericorde  et,  avec  une  doulenr  cnisante,  s'eleverent  contre  l'erapereur 
et  contre  le  concile;  et,  malgre  lui,  ils  l'introduisirent  de  nouveau  dans 
l'eglise.  Quant  ä  Theophile,  il  eut  recours  a  la  fnite.  Mais  les  Ariens  de  (Gons-  5 
tantinople)  faisaicnt  de  nouveau  des  machinations  diüerentes  :  dnrant  les 
nuits,  ils  organisaient  Tomce  sur  les  places  publiqucs  de  la  ville',  pour  attiier 
par  la  le  peuple  d'aupres  de  Jean.  Lorsque  Jean  apprit  cet  artifice,  lui  aussi,  il 
en  usa  de  la  meme  maniere,  en  disant  :  Avec  le  saint  In  seras  saini  ei  avec  le  per- 
vers tu  seras  pervers'1.  Mais  leur  parti  devint  plus  fort  pour  cette  cause-ci  :  (les  io 
Ariens)  preparerent  de  grandes  croix  d'or  et  d'argent  et  fixerent  en  leur  soin- 
met  des  cierges  de  cire  —  Eudoxie  faisait  les  frais  de  tout  cela.  —  Apres 
qu'il  se  fut  eleve  ä  cause  de  cela  une  grande  querclle  entre  les  deux  partis, 
<|ue  beaucoup  de  meurtres  eurent  lieu  et  que  la  ville  etait  sur  le  point  de 
perir,  l'empereur  ordonna  que  ceci  et  cela  cessat.  De  cette  maniere,  i.leani 
vainquit  les  Ariens  et  sauva  son  troupeau  de  Terrcur. 

Gomme  il  avait  souci  par-dessus  tout  de  l'honneur  et  de  roruement  de 


ir> 


1.  Cf.  Socrate,  Hist.  eccl.,  VI,  B.  ii>  chantaient  a  deux  cboura  dana  la  ville  duraal  la  null  et,  au 
malin,  ils  Borlaient  en  chanlanl  pour  aller  lenir  leurs  nhinions  en  dehors  de  la  ville.  —  2.  Ps.  xvn,  26-27. 


[155]  XVIII.  -  MISTOIRE  DU  BIENHEUREUX  JEAN.  331 

•  •      • 

J^xS.,   ^l*ä>   j^A;    «'Aj^!    cuuJ./p  ^-;    ^o*j)o-   .looi   l~^9&oo  otio^ 

^i>  .s--^ot;     )V^    ^*?   Jk-^ao   .J^a^j;   okoa^    ^~jO    .ouäj   ^-J    -.ooi 

s  jl~T/    **>    .~oia^    looi    JLvo  ^-a*    ^.»l»   J^aia^o    .K^o..*  6iioQJ-D 

J^fO»«     Ooi    .JjÖl       OU*>      -Oiok-/?     .JJL^S    «V-bo/o    .*-    I^O^ol    »-S-äw    •J»«'3 

.jJU  )<*■.<* ->    .^JL-a-j    omi»    ooi   .JL^tpo     ooi   .JjJboÄoo     ooi  .U^Ka^o 

.looi  J^Sl^Cooo  .\Kia~s>    looi   jljQ^foo  M^  JK^So   ^--^oi  "^^o 

10  .«otaio.1  J;ot  .woCbo  yo+£>  -.)-3Ö  n  m°i/  ojaal/   po  —oiak^  Joow   .J^-ao-O» 

U°to    «naao     ooi  vr«   .Jk_oo,-o   JKjusj       ^o.    LscLams/    ^i^   <J*&>> 

oifco^»    -JV^    ^-^    J1    l-3^^?    )>:-?    ^    ^°    «^   t3  °^   <^i°M 
„J.Ü.,  J*a_sj   j-iaixxaJJo  JLsfcoo  ^9o  .^Vl  .J~*-  Jl^  ^  oi*AJ  ooi  *»{  ^ 

1.  In  niarg.  U3a«v 


fol.  144 


l'Eglise,  il  arriva  qu'il  y  avait  une  statuo  de  l'imperatrice'  (faite)  de  beaucoup 
d'argent ;  eile  etait  dans  le  voisinage  dune  eglise  appelee  de  (sainte)  Sophie, 
sur  une  colonne,  et  im  spectacle  infame  avait  lieu  d'habitude  pres  d'elle. 
Parce  que  Jean  s'etait  imagine    que    cette  statue  etait   placee  pour  (faire) 

s  injure  ä  l'Eglise,  il  s'arma  et  bläma  le  fabricant  de  la  statue.  La  reine  prit 
pour  elle-meme  l'injure  de  ces  (paroles)  et,  des  lors,  eile  convoqua  un  second 
concile  contre  lui.  Quand  il  connut  cela,  (Jean)  fit  et  prononea  dans  l'eglise 
une  homelie,  dont  voici  le  commencement  :  De  nouveau  Herodiade  se  trouble, 
de  nouveau  eile  est  en  furie,  de  nouveau  eile  s'adonne  ä  la  luxure,  de  nouveau  eile 

io  demande  la  Ute  de  Jean  sur  un  plat2.  A  cause  de  cela,  la  reine  s'enflammait  de 
colere  ä  un  haut  degre  et  s'employait  pour  qu'un  concile  eüt  lieu  contre  lui. 
Lorsque  les  eveques  furent  reunis,  ils  demanderent  avant  tout  pourquoi,  sans 
les    eveques,    il    etait   entre  *   la  premiere    fois:i?   Alors   il  fit  une   defense   »fol.  144 
juste   :   d'abord  que  ce  n'etait  pas  de  sa  propre  volonte  qu'il  etait  entre  et, 

15  en  second  lieu,  que  soixante-cinq  eveques  s'etaient  joints  ä  lui,  quand  il  etait 
entre.  Mais,  lorsqu'il  vit  que  l'empereur  ne  descendait  pas  ä  l'eglise,  aussi- 
töt,  lui  aussi,  il  s'arracha  de  l'eglise  pendant  deux  mois;  et  l'empereur  com- 

1.  Cf.  Socrate,  Hist.  eccl.,  VI,  18.  —  2.  Une  ancienne  homelie  avec  cet  incipil  figure  parmi  les  spuria 
de  S.  Jean  Chrysostome,  P.  G.,  t.  LIX,  col.  485.  -  3.  Lire  «  la  seconde  fois  ».  Socrate,  Hist.  eccl., 
VI,  18.  ■  Pourquoi,  apres  sa  deposilion,  il  avait  repris  son  siege  sans  demander  l'avis  des  eveques.  » 


332  BARHADBESABBA  'ARBAIA.  —  HISTOIRE.  [156] 

'-otoa^.-.  Jooto  ,)).*^o  jl^ls  yca*  J,—  )1^  cvoo/   oi.^.:^  ^bo  ^-Ju/o  .oi»,.*. 

.  v<;    och    vm-^-^>  n.i;    wotcu»/    .•[  °>  ■>!    vfn  «  ft  toj/    J-si    Jt-3-^  •.)  °>f>  r>m°>( 

)K.  i  .^  ■*    ^s    oooi    JL^*.jx>    jlü~    •  .vXQ.^j)q_.;    ^»;    Q|k.ri°>V>    »k-3  .^.oicoo^c 

ocx;   .J;ot_ oo  > eoo  o  -^  -  ""  *s;    oi.v>  n  noo^..^  om^^^i»   ,vl*jd11.(o   .vir> «  flp>JX;   &■ 

j    o>r>  <■>  ort    o>  f     yma^l      >CLO;      «T-*?      ^°     -l;01    )o°l^      (-113     j^O^-*     ^^JS      J  »<XJ» 

N^i-,  vff) « i)ou.  j^fro;  .^3  •.)*i«i'>  ^cu»'?o  Jäsj  Jt-*^  :\±*£  t  fr  rem  n  ~> 
:>ol^a  JJ  J;c*a  m>a\io_o;  ^^Ss^ioo  .Jjla  ^^Jus  Jlöi-3*/  )a^  JjLäoKjo  .jjj^ 
vs/»  J^-io^  -.vroaji*^/  ^-io  ^Jl/  ^.aoi  :oij;  JLjSoJIj  Jk-^U  jooi  )inf-> 
•  .sca*j)o-.;  ^-.;  «oiaio-^^.oijpj  j.^..**^;  ot;o»-floo.-oi-sfcoü  )1»^  ö*^3;  JjLS^iö  10 
juio— o  ^fc^l  »ts^s  -.yQ-j/  «-L3/  oiia-,'»o  otla.~^3  ^S  *SO^io.^£CU  Jjl=>ci^ 
.%£a*jJo.-i  otK^t-  lo_si  otiw;o/o  . ■  ).aS >ö\  o^lfl;  JLca-Ja.^  .L.ja.ca3jJ  w.jKa/;  ^*ix 
) .  rn^o/  jl/  —ot  JtC^^;  J;0»o  .vCü/  s*is/  s£OO^Oo^3j  -.^-.'pö/  ^*?  i^t—f 
1.  In  marg-  .^»0x0. 

manda  et  l'envoya  en  exil  une  seconde  fois'.  Des  hommes  du  parti  de  (Jean) 
brülerent  une  eglise  avec  beaucoup  de  maisons.  A  la  place  (de  Jean),  il  tut 
fait  eveque  un  homme  grand,  le  pur  Arsacius,  le  frere  de  Nectaire,  l'(evßque) 
precedent.  Apres  le  depart  de  Jean,  il  y  eut  beaucoup  de  fleaux  dans  la  ville. 

Jean  mourut  dans  la  ville  de  Comane  ä  la  pleine  lune  de  septembre,  sous  5. 
le   consulat  de    Theodose-,    et  il   fut  place  ä  cöte  du  sarcophage  du  martyr 
Basili(s)cus.  Le  martyr  lui-meme,  en  songe,  avait  ordonnc  qu'il  en  füt  ainsi. 
Lorqu' Atticus,    homme    pur   et  charitable,    devint    eveque   ä  Constantinople, 
il  commanda  de  noinrner  Jean  dans  toutes  les  fetes  et  de  le  compter  parmi  les 
Peres  chaque  annee.  Comme  Cyrille  ne  consentit  pas  ä  cela,  parce  qu'il  posse-   10 
dait  la  maniere  de  voir  de  son  oncle  TMophile,  il  fut  presse  par  Atticus,  au  point 
qu'il  düt  l'inscrire  meme  comme  dpcteur  de  tonte  l'Eglise  et  de  le  nomnicr 
martyr  du  Christ.  Le  bienlieureux  Nestorius,  Le  compagnon  d'armes  et  l'ami  de 
Jean,  ramena  ses  ossements,  trente-cinq  aus  apres  qu'il  eut  ete  jelc  en  exil, 
par  la  demaude  qu'il  presenta  ä  l'empereur,  en  lui  montrant  la  grande  sciencc    15 
de  Jean.  Certains  disent  que  c'esl  Proclus  qui  lit  reveuir  les  (ossements);  c'est 
inexaet3.  Mais  la  reine  Eudoxie  mourut  quatre  jours  apres  ipie  (Jean)  eut  ete 

1.  En  104.  2.  Cf.  Socrate,  Hist.  eccl.,  VI,  21.  Le  14  seplrnibre  M)7,  .-uns  le  seemui  eonsnlai  de 
11 1 . .  11  lose.  —  3,  Les  Nestoriens  disent  que  Nestorius  a  ranoene  les  ossements  de  8.  Jean  el  il-  volent 
l;i  une  i-jui-e  de  s.-i  ineMnlelligenec  avi-c  s.  Cyrille.  Mais  notre  auteur,  ipii  ne  partage  pas  l'opinlon 
de  Socrate,  lequel  tienl  pour  Proclus,  a  tort  d'emprunter  a  Socrate  ce  synchronisme  de  35  ans,  qui 
conduirail  bien  a  Proclus,  öyöque  de  134  i  447. 


[157]  XVIII.  -  H1ST0IRE  DU  BIENIIEUREUX  JEAN.  333 

JJLV— /    -6t  ä/     Jjo.   ^ioo    .JIU^O   JM^j    .Väj'.I;    y^l    -.loa   l^J^_i  o£>0 
..^xi^ja-;    odVk.-J>o  *  ^Jü/  ^öt   .JL^f  JJ»  Jooio  .tjasul/o   .Jj^xj    AOi^a-o 

.^ota^t  ajo'i;   J-^oaS^o  J.--oäjLi>  ^_^oto 


fol.  111 

v°. 


1.  U^SoU  Ms.  —  2.  U*Va»o  Ms. 


envoye  en  exil.  Theophile  aussi  fut  prive  de  la  vie  par  la  maladie  de  la  pierre'.  A 
A  cette  epoque,  beaucoup  de  grele  ravagea  Constantinople.  Les  fideles  racon- 
laient  donc  que  cela  leur  arrivait  parce  qu'on  avait  maltraite  Jean.  Parce  que 
Cyrinus,  i'eveque  de  Chalcedoine,  avait  nomme  Jean  impie  et  orgueilleux,  le 
5  pur  Marouta,  I'eveque  de  Mesopotamie,  lui  marcha  sur  le  pied  par  hasard;  et 
(cela)  touma  d'une  maniere  si  maligne  qu'il  fut  scie  plusieurs  fois  et,  ä  cause  de 
cela,  l'autre  (pied)  aussi  prit  le  mal  et  fut  scie;  et  (Cyrinus)  resta  sans  pied2. 
Teiles  sont  *  les  actions  parfaites  de  Jean,  ainsi  que  les  calomnies  et  les  injus-  " fo^144 
tices  que  Ton  machina  contre  lui. 

1.  Le  15  octobre  412.  Socnite,  Ilist.  eccl.,  VII,  7,  ecrit  :  m:pi7r£awv  ),Y]6apYixü>  niflet,  que  l'on  traduit 
par  «  tombant  en  lethargie  ».  Le  syriaque  a  lu  >.t9ap-fixtö,  de  Xt'öo;  «  pierre  »,  et  a  traduiC  «  de  la 
maladie  de  la  pierre  ».  —  2.  Of.  Socrate,  flisl.  eccl.,  VI,  19. 


v" 


TABLE  DES  CITATIONS 

(Cette  table  et  les  suivantes  renvoient  ä  la  pagination  placee  entre  crochets). 


Genese 

xxxi,  40 134 

xlix,  17 100 


EXODE 


I,  12. 


NO.MBRES 


XXXV,   11. 


xxxn,  17. 

—  35 


I  Rois 


II  Rois 


III,  1. 


ANCIEN  TESTAMENT 
IV  Rois 


xix,  14. 


39 


PSAUMES 


Deuteronome 


58 


106 
106 


85 


III  Rois 

III,  16 82 

V,  4 138 


1,2 129 

XVII,  26-27 154 

XVIII,  5 7 

-11 136 

XXXVI,  1-2 64 

LXXVII,  34 112 

lxxxvii,   12 58 

XCI,  13 69  n.  2 

CXVII,  11-12 53 

CXVIII,  122,  134 144 

CXXIII,  6 92 

CXXXVI,  2 .  135 


PnOVERBES 


VIII,  22. 
XIII,  25. . 
XV,  18... 


46 
60 
60 


IV,  32.. 
XX,  26. 


ECCLESIASTIQUE 


ISAIE 


58 
100 


53 

63 

101 

101 


III,  9-10 

XIV,  9 

XXVII,  1 

LVIII,   1 

LIX,  6 68,  117 

Jeremie 

ii,  28 (in.  3 

IX,  1 59 


Daniel 


I,  12,  16-17 
XII,  2 


100 
58 


OsEK 

VIII,  7 53,68 

IIahacuc 
II,  5 60 


NOUVEAU  TESTAMENT 


Matthieu 

V,  11-12 144 

—  16 95 

—  29 26 

X,  35-36 9 

—  37 148 

—  38 148 

XI,  27 105 

XVI,  19 32 

XVIII,  15-17 27 

XXIV,  14 7 

XXV,  21 129 

XXVI,  52 60 

Jean 

I,  3 20  n.  3 

XII,  43 2'i 


2-3. 


V,  1-11.. 

—  15 

VII,  22... 
XIII,  8-11. 
xv,  2n  .  .  , 
xvu,  28,  . 


Actes 


88 
70 
88 

7 
79 


15 
63 

II,  11.. 

I 

Co 

RINTHIEN  - 

—  4.... 

88 

26,  31 

Romains 

VIII,  18 35 

xii.  19 58,  91 

xiv,  1 7 


XV,  28 67 

-32 35 

II   CORINTHIENS 

iv.   11 35 

vi,  16-16 10 

XI,  24 35,   145 


Galatbs 


I,  16. 


73 


[159] 


El'HESIENS 


V,  12 106 

vi,  17 32 

—  18 32 


PlIIUPPIENS 


I,  18. 

111,2. 


TABLE  DES  C1TATIONS. 

COLOSSIENS 

111,25 31 

II  Thessaloniciens 
III,  14 26 

AUTRES  CITATIONS 


335 


I   TlMOTHKK 

.       111 

v,  19. . . 

43 

—  -'ii  . 

26 

II  TlMOTHEE 

Saint  Äthan ase 145 

Saint  Basile 141 

Saint  Cyiuli.e  d'Alexandrie 144 

Saint  Jean  Chrysostome 141-142 


Jules  de  Rome 55 

Ruf  in '. 48-49 

Theodore  de  Mopsueste 104 

Theodoret 142-143 


TABLE  ALPHABETIQUE 


DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES  ET  DES  MOTS  ETRANGERS  OU  IiEMARQUABLES 


/ 


■  m.jU  d' Antioche  23,,  66,  9o,_2_,2-i3 

»7M  *W*>  103U-13  "73  138to 

j^tH  de  Lydda  «r, 

'1/  772  96, 

M  12,  17  II.  1  18,  21,  45,  es,  67,.^, 

7 ■'':,  I  .,.-13  946  95.0  1052-9 
^oo^^!    108,3 

P<W  7,V,  9''8  13Iin  138u.  14)10  M5,3 
L2>mJO^|   '>5,3 

^tu^l^I  139, 

>«-^l  117,,  14813 

)  »tQ3»o|  163g  154,0  156,3 

=".»1    fiV8    6(W  67M2    989    »«U 


-m-ll»!   46„ 

,03n  ■  m\o|    104,,  138g 

voJxs.o/,  ux^bi  nu  12,  13  n.  4 10,703 

—  l fr  ""-'■'  ^'"i  in  n.  2. 
jö|  20  n.  4  228 

»*uo|  20  n.  4  23,,  66,  lOlj.y  102.  ,,, 


.m.-»fno|  de  Cesaree  81,  8810  42^ 
^u^»>!  de  Nicomedie:n,:vi„  42, 
■~.--^t  de  Samosate  45,,  474 
a^^moi  gouverneur  i2ii^l2  i272 
.äl-n^iuoi  eveque  27,   (0,^  4lM 


^n.K^soi  orfevre  48^., 


-m^io!  71,,  72, .,  151,,  152,,  15:), 

-o,io|  8g  33, 

^io/  27.,.,  30,  426.,2  59,  63„ 

o  An  rtLVof  99- 

^../  63, 

^a&a^l  156, .,, 

Q-(  129, 

ja.|  56„ 

N^p/  445 

ItoÄ^I  b02 

lr^/  47, 

JL0r^!  139,  150, 

■  m.^o-./    108, 

Uo^khw  1495  n.  2  i5i„  n.  2  162, 

\io,sx^l  i5iKI  n.  4  I528  n.  3. 

—  . ~«.\~o.|  31  n.  5. 

—  — \^o,.;-»l  31  n.  b. 

rr*n  n'f  .  [    63,, 
ILON-I     13g    75,, 

MM  13  n.  4  154...9  i'V,.r,n.l  23„ 

75, 

Ijv*  ^1 7„, 

^iomDl  27,3  3I8  374  382  479  50«  ftV.3  628 
63k,  BBj^IOIj  106,  122,.,  130,  131,, 

132,-M  l3,;„,  '"„  1M,   |[»13  15l!.2  ,57> 

M^l    18„n.    1  71,3  1128.„,   "''.:, 

1°^  7i  "Vi,.  ß2  l0  "•  1  ,7n-1  23'2 
2''„-r,  28M  :17:,  *U  39,h,  «,  «4 
18a  i  *9H  ;,2.n  f';'»  ,i2n  «J -,:.  Wl  7I« 
72u  734-rHi-m  "''':,  7rV»-8-l,.  78B-fl  7Vr, 
79,  80,  82,  HV„,  88^,  «„  87„  91M 
92,98,94,  lOB^.,,  106,  I08„  109M.13 
«0U112W,  118,^,  IM,.,,  M52:,  H72„ 
l2l„,  128,  127,  128«  ISO,  181,  184, 
136,  142,  I44u  1 
W  l»v*-  144, 
|U  |o>S,  76,, 


—  I^jo  iws,  21, 

—  lovSs    |l>,   ovSs    )>,   63„  67M  95^.,, 

989  1173 
ILooiSs   17  11.  1   18.  21,  67e75. 
UovS,  ,  IIWS,  9,  I7,.n.  1  183  23|(12',v,.8.,0 

»e  ^-a  «u    ''3,4  53,u  56,  7:!,  93,, 

94,144u148u  150, 
|LoiS\  i99n.  1. 

vc^ia^    '.'.,   137,, 
(-^Ssv  58. 

.^>o;;1^is\  d'Alexandrie  28,  25„ 

2«U-,2  "7,   %   W^ 

jDoi^miSv  de  Comane  8:.,,,,,, 

8ß„-,:,  87r, 

|l^m^  88,  n.    1. 

jooi^mÄ   de  Constanlinople 
uuoi^uiiass  de  Jerusalem  27.  so, 

^r11^  -''.-.:.  -Vr,  47u  "«i.mi  ,9i  7 
M,2  B4„.ffi  55,  66„  57„  53„  69,  ,  , 
60,0  68^.^70,97,108^140,  149,  I5l„ 

n^r\fr  i^ar^^     ß8,. 

v;.io;  ovio|   74u  76, 

^ü^jo-io/  0:1, 
.  m.  io-ao/  63, 

r^°'  :c,u. 
^o-^J;j|  I47u 

aru^ijJl    147  II.  2. 

oi-^p/  88,  I400 

U=-^l  Z7M  40M,  V2,,,  43,  U^  47, 
isi^  66w,  95u  97M  108,   108,  126, 

'-■'.i,:,1^-,:,,,131,,,   ,37:.    I89HWI    1477 
148,2 

—  -3=^o|  '-".',,   H,  15. 

MujJSB,  no.„,  n.  2  i3i„  n.  1. 

lio-o-il  86, 
VtooNj/  147, 


L161]         TABLE  ALPHABETIQUE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


337 


vo-r^s>l  B98 

I  nrt-.^  fr  nnfl      l.L 

pi^aj    l.'i.'i,, 

^^i4^a>|  61g  n.  2  149„ 

■ —  axu^^cc;/  61  n.  2. 

U^l   187,o 

paifD/  65s  H>8„ 

px.kjai.ma>!  1084 

l*^t   13g    12„    60g  62g  70„  74M4  850 

*V,  »'!„'-'7:<  !M,-.  '-sn 
lr;aa>|  58,. 

P>^s>l  i''l;l  n.  4. 

^o^;  i  An^f   139g 
-<r,.l°l.q|    l:,-1:,   l534-S 

°^>!  9io 

l3onm°W  8g  H|;l  25„  26„  27,,  292_5.8.1(M3 
n.2  8i'M;:!l,n.l :«,._,:«,.  1U2.1;i45,.,2 
16,  «13   18,,,,,  .".1,3  55,  5913  612  63,.4 


1«W,0  U1e  1191  '-Ui   121<  1243-o  V25r.< 
12713  1296  IM,.,,    1312  1322   188^.^ 


.  fft.  f\mi|    I56y 

V.5I  83t„ 

^r^l   1493-13 

pxao.Lil   206    31„  3*5  :>:.-,   86fl  59,  65„ 

119u  I34u  IU.W 

araao»Li/   144. 

r^^a^jo-i»;  138,, 
|.nmo;li|  37u  95,  III,,, 
|^M|S4„  11,,  76,  801086a,88a  H9,5 
^»qjL|  873  1078 

5^7-12-14  ^13 ^S-ü-O  8-10-18 ^SS-T^-S 
57,„.,2-,;,  5810.13.„  59„  (%,„  63g  64, 
104  Dl.    1  M0M  145e.,3 


1365-o  13Vn  1388  139i-7  1402-G-8 


n.  1 


148,3  "92-4   '503   1524   153u 


— .   |^uuu9!  382  46,4  52, 
lloannm«,)   1l;).a  49,  ■>!,  58,, 
1333.„.8  n.  1  153, 


15ö„ 


m  ■  nnf  46» 
"\~ji|  30, 

1**1    «» 


I'',     ■-„ 


vioa^il     20    n.    4    23, 


25,    26,    27,, 


-rDa^vpj  1I82 
^*^>  135,, 
p^o  63„ 
^  392 
popo  llö,(J 
p^=>  352 
pLij  loj,.  a  95ß 
)  ^«f> ..  ,^« .  -.  117,, 
(  i  -"  Loi-O  313  95, 
|oi3(   C^a  108,.,  109„ 
50;!  ü^3  49,5 

on^3j»o(  ü-^>  403  41,3  542  56,  59,, 
r^  .  1  .  ^ifi  ,  rn  «i  -tropf  IS-^a  37g 
>*oM(  N^>  43,2 
l-^ol  N^=  65,6  90,3.„  112,. 

ü3oio.^i.~£>|    I^aJS   113,, 
.  m  .nn[    fcsj^a  66,, 

^co-i)  C^>  366  61,4  139s  143. 
~  -^  -  ™  -■  t^>  102, - 


«,;%-»   Ö05  95,3  103,.  116,„  117^130, 

63. 


|E..iv>.y|  2n,,  n.  4  30g  34,0  35g  59,. 


23,3  "b  322  3*3  4ü3  «11  528 


144,  146, 
M-ü  22,.,, 

53,  MU  5<V,3  5«2  59l-4  617  63,0  &^-l 
6712  10:-11  104iO  "65  "912  123M  '-5j 
»3-8-,,  «IHI  la2r,-,:f  '3*6  t462-* 


127,  =  130. 


:/15 
149,, 

—    ai-V|    474 

PSocu!!  17,   19,,  11.  1. 

|Lg£.m-ii|   113,. 

Uioi|  594 

pjLioi/  46g  H\  119., 

^-S*^»i|   97„H,.,  98. 


,i(  52„ 


'0-S'lü-15 


j; ;, 


Väjo^.  N^-a  58.  65,. 
.m^ia^  N^s  63„, 
jdoj^.^  K-^3  68s 

pu;  Co^>  1253 
1 1-  -~  ^  ■  Ka-3  612 
|Lop*>4,  Co^>  14s 

|  '^n-    ISuti  245 

ppa\  C^j  wu 
w^jpa  C^j>  16  II.   1 . 
|lm\^o  N-j  7,3  SO,,,,., 
pi^^o  D^*j  110,3 

.  r*\  .  irt,  ™\^    |S»J    189g  143-_, 

PNjl^o  &^j  996 
^.Vovf  ^«--^  8a  157. 


|»'öi£0  IS  >  ->  38,  153., 
^v.w  ^^^^  12,.  n.   1. 
|  -\-n  IS^>  39M0 

p.öi.  r^j  i8  n.  1. 

\  vi  Snv  fv^^j  6g 

p^j^oj,  poso  139,0 
|las    t^j>  17.  n.  1. 
lio^io  p-ti^s  ...  IS-^>  14,3  n"   '■• 

I  .^ya  r»^i  ai,._,  1395 


Ipisa  N^   3910  76,3  ,-,, 
|Löi.,  E^J  90., 

jVa^xo   K~3    583 

p^^o  Co^s  40,3  106,3  1433 
(liao  IS^j  98,3 
poy^>  D^cs  löly 
\>.Opi  IS^>  8, 

ILoVJl   IVa^   93, ; 

■  ™>  .,  ■ ,, n\  tSj^a  5023  52,3 


.  81„  90,  112, , 


oL  IS^=  47„ 


^a^^mo  66,  680  106,2  10730  108,,,  110,, 
"3,4  "W™  »55.8  «VlO  119ü  l20l-3 

«'2-8-,3     12Vl2     1235-8-13     12/',-2-S-7-.2 
125li-ü-8-0-13    1262-3-ö-U-14  ^l-M-O-Ö-M 

128,  138„  140,,,  111, .s  147,, 
1565 

P^ji^»  9a  158  39^  484  49„  56,3  67M 
760  93,0  1118  136,0  142,0  146ß  149,2 
150]u„,4  1542 

|Lo  ->  %"^o-Q    137,3 


T.    XXIII.  —   F.  2. 


22 


;.;s  TABLE  ALPRABETIQUE  DES  XOMS  PROPRES  SYRIAQUES.         [162 


|ja,    P^ls   IT  11.   1   IS.,,  '-'n   II.  'l    21.,,. 

-VV^i^s-i^V'V11^::,111, 
-»—     pLL3»  ILOA^iL    Im,, 

-  i«^\^  m,,,  n.  1. 

—  iwSx.  |v=  I-'.,  17  n.  1  l'V.  ~\ 

—  ^r^  i;.,  75, 

|!SX.*>   |^    lii, 

|_^    ^.    l^^-*i=    Wfl    35,    :;7-.    :     i   ',      '"',: 

ivu^>,  |»( —  ^  i;;,,,  /-',.'  In25-ia 

kx^>  ^=,  17  11.  1  l«,  20  n.    'i    In, 
|  ..in  n  ^a   '>  I  ( . 
I>f»  V^   152)3 

1 1  ^  .  X  a    ^a   58...    !■''>,, 

)xo.S    ta,    p^i   -ia   260    't2,2   150   66, 

»«„  »V, 

|C^o.iL  VJ,  |l^o.il  — ia  I2.,37-  'il>.,  117,.,  134,, 
INjl^o»!  ;j>  •'■',_-, 
M..iaaV^  I'i    II.    1. 

—  o i .in iv~>  I'i, 

H^V=    W9„, 

»COOJ-3    14,„  n.  o. 
|  .vinn^  80 
^oj   1.^3  72(.  - 

11*1^,(1=0«^  20()S71346ir,603.,  I04,a 
1«.» 


^ 


laioa^  lim. 
M^,  I198 

.m^io^  d'Alexandrie 

B9,.12  60)3  61,  6313.)6 


-m-»%,"1^, 


de  Laodicee  «, 


.m^ia^de  Singar  33„ 

l-1-^  149ia  l50i-fl 

"HMu  '■'''. 


i.i       'i 
^»^-^  '  'v, 
—  jcq^A^  125  n.  1 . 
1^^  78)0  m\  107,   i  'ii,  126,,,  147^149, 

.«ici/^^  il<'  Nazianze  kobmi, 

joq.^,^    de    NiNirrsiin'' ,. 


-•**»*  de  \\  -i   i   ,,. 


IHm^*)^  HU,, 
|,n.i*»^  34,  35„ 


M>  83, 

wo.  7S  58,  58-  04,  144,, 

|  n,  iyo;  !25„ 

maiAciJcc»    122      1-1,  - 

lioi  33„ 

|ol*.  ^->,  !«*•  -i>--!  67,_8  121,, 
|<*Sv    IS\~>     25,.,     Sl„     '■<„,    ''7,,,,.     (8, 
50,  56„  60M73974,    83|2  90,  9ß1(H, 
I07,(|  Hi's  1 1 T , . ,  U9„  ,.,   124,  iailf|  lil„, 


'■'u 


117. 


—  |ovS-!  o,ISi~!  113. 
lyoNS;  |tCb—  >  '.'ii, 

^,o;or.    i::ii,   131,2  Ml,.,  I862  138,.,  13«, 

''"': '«ä*B  M2M»  1433-12  M<M-S 

Wäo-7-13   '1Sn 

—  |io^>  I : !'. i-,  11.   1. 

Ii 


■  r,:;,,  11.  2. 
*Si   I'i.    11.    1. 


I^jjj.-;  I'i. 

»ÄJÖüC^.;    139.. 
(Jot) 

—  i-Lüovi»  p  139,3  n.  2. 

..in.yi  39„ 


v-- 


QJ»CLiO»    39    II.     I  ■ 
s. 

.  rfi  .  fffr  y>i    1 !  II  i( 

-COajSXiC»     130    II-    -J. 


01 


"*^>0l  l'.i,., 
|Lc4o-;Oi  HO  11.    1. 

looi  Joint  souventau  verbepre- 
cedent    avec    suppression 

du  o,  :  |Of*-l  84,  I268  I49„    loaiol 
8L  |oi,»^o   I33u  |a£>LaxM  Iii2,.,  Itva.» 

^ctAüiaoooi  125. 
p^r3oo>    I8,n  ":, 
p^sooi  156 

iii 

llQ^vsoo,   10 

II.    I 


^o,  ^.,,11.1. 

—    -j^.O|  21  11.    1. 

-.»oioi   142„  155G 

U^Vo,  H  n.  1  21   11.   1    i:\,-, '.'.I.  '■"■'„ 

IQ»,»  la^ 

~    =^i>«i  38,,  35fi  i0„ 
)ion  .^»oj  46*  98, 

.m.trioi   9__tö   hl  n  ii,  n.  1-n.  2 

12g    11.    I    13,    14,   n.     1    15,  11.    1 

L610n.  1  i7Dn.  1  18,.,,  n.  1-n.  2 
ia2;g  n.  1  20,^_9  n.  1-n.  2-n.  'i 

21. .,,  11.   1  23.  832  36M  64,3  lls:  ll912 
l:n„  144.   I1ll2!< 
I^q^eVo,  in,  |3o, ,  I34,0  I393  I46g 


jdcu^jXo  ernpereur  8„ 
jn i . to^o  lieretifjuc  238 

jn^iil,,  1075  117-.,  II«,    122,  I 
I26L  127,.  129,  134.  12;,.  ,,  140,,   143 


voj-i  1 18|2 

1^.1  42., 


Iio-r-  2i„ 

1— ja-  '',, 
U«>-88ß    I9„ 

tao-27,3 ,   i  ,,    7M  130,3  134,0MO, 

Hoax-  I8j    ■  .,  ' ■  ■  ■ , . 


4, 


^Do|l^a-i  .m,,  a, 
^L,^ooi4  20,  n.  ] . 
—   Vj.in.i.Nv>.t,  20  II.  1. 

M.30,, 
M"i"|,     8,48,., 


[163]         TABLE  ALPHABETIQUE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


139 


—  M»"^*>  I33la 

—  I^ni^jo  l)  708 
|Ln.,.q\j,   100. 
■^!l°t4  :il>.   n.    1. 

-co,|;o4,  '.IL'  11.     1. 

I-">M,   '■>"„,   11^,,    13610    i;:.„    I508    I5I„ 

to|jo^    ,' 
|l«"»»i03lo  137, 
^oom^  138^  139.  140. 


U~£^^  !'- ,2  II.,  n .  10  n„  ,,.  7ia  ; 

|La^o,p  8(J  70,.,  71„  '.lii.  na    ||:!|. 

11  !,    "V:IV'-,, 
INJLL3.   |jto    |0 

.m.m^i  ^sto   |3  i).    ',  _ 

U'aii  «3Co  8„ 


U'.oou    '.!,.,   l!s,,    Hl.,   50,  53,   8710     In2,, 

UWll  M„  139,,  M54 
l_.»oov,   |B— toov*   IT    24. 

^^,|a.  Mo,.  111^  117 i7|i  im. _.,;,:,_ 
L,ls    l:'-s-„-,:i   «W,-,i7-k„h,  1510-7 

1553  l563-1-7-<0-12   lr'7.i,  7 

,±~a_  Baptistc  142. 


^ 


M;V"3o  ^i- 


.o-   111 


'l:l 


»j-o.  d' Arbeies  so, 
v-a-  de  Gouslrä  83,0 
v»-a-  Evangeliste  75, 76„ 

.  mrt  .\  n  ,     55, 

.mauia.  56fi 

jxjoj^o,  57g  132L,  140,, 
Ujö-  69,  702  87,   107,    109- 

^ooiuma.  59. 


Jiujjop    978   130 

—  »m  .  fco)o.^  130a 

^  '34, 

Ua^A  12,,,  i(l  [<io„, 

M>a\  63,  11.    1. 

yj^O^    101. 

l^oi.  In,, 

J»QI*iA    |H\, 

lr.qyi\  74,,, 
U^öA  54.  r.:i    r,r,     i 


1  -\y^.  y_ 

jaü-  de  Nisibe  339 

jam-  patriarche  134 

•^.ajL.   3ö,„   III,, 


r* 


|5«  53„  80ß  90,2  93,, 

H-i  17,.  n.   J.   in..  21fl  23,0  in;,,   lii,, 

' —    v^^3  V'L  21g 
Ur"   139I3 

ILo-jij  16  II.  1  l'.i.,  109 
v«iSäj  142 

—  ^U*"  iu|n 

—  PNjIjäo  :J7. 

■  m  .  1)0*  ^Do^oa^aicxcoop  112. 


X> 


uj^o  H,t  23g  L40, 

l-^^A^e»   jLajJov^o  -I- 
^o^»  oiLaj^i^io  10.  '_ ' ;    _ 

•so  a^vco i  a^io    12(1. 

O-L-^OCXiO    19„ 

uaaax^JOio  19  11,    1. 

w£00^3L^JQ.iO    31. 

-noci  l  -  rr~,n  y>    7! * 

U°^c  eveque  S3, 

U<"<>  legislateur  ö83  70,  um,,  n 

^Do^^io  «02  i6,3  (78  Hin.   I31J3  |;J2 
10-11-12  '33| 

—  Jiaj,.\,»  io,3  U.  iöJ_„  in 
|  -^  ^  "  ^  98. . 

.^a^^io  3S[0 

|JLS|    (liO    6<i., 

—  U^jo  |U-  |Lio  I1ils 
l^*>  15,2  17.  II.   1  TSj..  111,, 


—  1^.  |ISXio  23, 
1-ia^Q.io  ll't,., 
ID^bl^  sSoaJo  69 
Ujulüo  15  n.   ]    I6|n  (11.  i  .  ■ 

|N-,frra*i   39. 

o^.\ö  iq^c  10U 

—  c^\a»^ijc  ioo  n.   L. 

MjSoOO,,  70,  Uni,  ,137,3  i,i 
v;jjo  :lli;  62M  Uli.  [32. 
UJo,Jiio  20  n .   ', . 

|IV*a*jo^q^o  Im 

-m^jo.ojo  20  n.  ■',  23  -6Sfl  116 

—  vo;^iio  20  n.  4. 

-cD^uiio  d'Alexandrie  53    ,1 
-ccu^io  de  Jerusalem  30, 
lue  330 

|Lo;io  330  I575 

^'^  77-n  '■',■,  15,  n  n-  1  26,  '-»1.  n.  1 

:;li:.;w,:.  ''■■■;  i!s  '"-,  '■;  i»loä0,  53,  , 
:,n,i  ä70  5«,,  ,;;(;  -,  S34  92,  (M„  i" 
100^128,.  1292.,3 134„  136, 142,,  145g1488 

|otSS  v^jo   MO 

lü^JViO      31,.       60;, 

)*.rx>  14,  17  II.   1   is.,  iga  n.    1  74, 

ixoaupo  97, 

wJLi.po  34. 
jsoo^ä  63. 
va^o^o  13Q  B.   4  l.i. 
i.ia.^a-^o   13,  15   11.   1. 
U 


:i;'n  »j  ^  sii  89«   «U  94,  102, 
III,.,  !15,_g  136,,  140,  143,3  145,  156,0 
I .  ...>j^e  '.!„  2i.   109 


ijjjaaaj  63u, 

|Lo;J,aj    103 

paj  338 

Uooj  68n  127,.,  140„ 

1,-jaioaÄ^o  31g  33„ 

^t^^ji^j   lii>VM  149,  I56„ 

-     :ljJ   -s-i-    295  31a  365  37,., 

Vodojqj  n|n  9fi   ii_  ii.   10  i3 
hi'.i,.  120,  129,.,  1:11,,.,  142,  15 


340 


TABLE  ALPIIABETIQUE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


[1(14] 


>cQ-.io^mj  I43jg  150.. 

Ijüj  20  n.  2. 

—    |riLL*>  205 

-iDcmiy  31. 


U» 


^136 

^og  .V-»co  46,. 

li.frmim  61g  II.    3. 

joo.ouom  234  2712  28,  29,  818  32,.,,  35, 
36,„  4'»,  505  5W  «*«  ^M  132i 

U3an>  155  n .  1 . 

-ia.pcim   1552 

L£vai£Ki£o  97      '.13     [03     103  147 

p  a^müam  103 

(.tun  (013  66e  97?  Ins.,  I19M  I478 
C^^iam   IL  20  n.   2. 
l^Vo  m   117 
(jl^Voä)  214  22g 

^^  62  86  93  10>-3  --5  ^IS  :"':,-„  M3 
S8„  59,a  51g  538  76„  78s  924  98.  isr,.  ; 
cf.  188, 

Ujl^-co,  It^u^co  9,   1:;_  59,. 

)  ^  -  -  ^  89. 

yQVi.m  12., .,„  n.    2-11.    'J  23. 

1-l^javiVnn  12., 

vn.w.rr.  S64 

l^.tm  6.  14,2  81„  32g.,  59,.  61„  95. 

pm>  13  11.  4. 

^CDOJQ^CO     138.    141, 

l*üa\£o  66. 
■  n  Aap  29,  , 
|  i  .^vifn    II  n.  2. 

l^fYi  l  .  fi^aSnm    1 1 . 

IV^I-LCD     (6M 

^jj  ■■  im  nfls 

IL-po.L  v^jo  im,,, _ 

I— oi  -^m   17,. 

^co^jorifn  evSque  81, 
uDOjjcmro    pcrc     de    S.    Jean 
Chrysostome  i47B 

);  nm    140 


Vk 


|y.\t-,v  338 

|_.Q}.   18, 

^  15„ 

W 

^aVo  —  H^io  00,, 


i& 


H,|üs  243 
M^os  2S„  n.  4. 
lins  28„ 

.mcAcis  7,  '.!,,  ,0  11  11.  10  12,  32.,  85.  57, 
586  88,3  'J1s  llL'r,  M64 

onai^as  132  n.  1-n.  4-n.  7. 

—  l_L^\a=>  182  n.2-  n.  5-n.  6-n.  8 
187  n.  3. 

l^o,;.  (jocl3  148u-149, 
joo^u  126.  137,| 
Imjloi)   I12S  121 

m  i;^y>  8,2   131, 

—  Ilnimiia^o  189 

MoJas  63  48b   4612  5h.,.,,  ;,!,„  53,  54u 


70„ 


7L,  88g  899  14610  152.154,2 


—  a»V3L(  :in,lrt  12.    Ui'.i,.,  117  II.  2. 

—  ^cd^ISoo  12,. ,  86. 

.roo^s  apötl-C  12,ü  I::,  II.   4  83„ 

j«o^3  frerede  S.  Basile  127,.,,., 

kJ^v^a  27.   186a 

—  JiuJp^S  27,' 
.m  »\ti3^3  81. 

~.\  .  q  24    25 

^COd^.N.^^    140« 

pnviN  .  ^  Tio,., 

-    pinyi.fl  50  n.    1. 
la»T\.i  24g  so.,  '.is„   109,  Ms,.,  n  in,,, 


va^ ra\  . «)  Ii«'., 
H--*64,0  155, 
1:10,. 


—  l*-A«i»*.1Bn.3i«^MM1n.2- 
n.5-n.  6-n.  8133.11.  2  i3<i,2n.  2 
i377)nn.  2-n.  3-n.  4  i38„_„  n.  1. 

vCl^Xs  98., 

u^m^a  314  n.  4. 

m.Nflqj>iq  31. 
^^xoan^is  01,.  n.  1. 
ID^ajLS  78.  U04_-  140,  141... 

Kr3  9,2  U8 
^^061311.  2. 

Utdcjs  233  29„324  55,,  66.  76,  117,  121,. 

128,.  1254  131.  134,,  142_.8  140,. 

vattAÄ»»OiV3  los 

—  rn.m;oy3  108  n.  1. 
U>o^  17  n.   1   13,,  235 

—  | ..  ■  ■  vt  ^oo**3  67.. 

^coo  i  *  in\  .  ^9  72,,, 

wgao  >^.an.y3  72  II.    1. 

-*°^  "„, 

Uxovs  174  29..,., 

vai^s  8-  G8., 

|.3oj^  10.  02.,  65, _,,,  84H 

^ö^t^s  17  n.  1  is,  20  n.  4  22,,  sa. 

:;,;:  s  ",s  <93  67,  135, 
jpiva  24,,  73,  76.  S2_  94^ 


J 


)l^l    LtUj    Sil,, 

ioj  31,  ii:.,„  i in., 

—  1 1 •■•  \ j^e  i.;i„  1 1S0 


lO 


^^°    1;i.r, 

|.jnd.£)  aotti    I  'i. 

PUfi.       12g 

|  .  ^  -*ft  ~.   138,, 

-cDa^.ia^,  I04,0  „ 
|^i«u.  483443  62.  B6a134s 

—  -^V^»  62,0  ''-," 

-  *sfcV*^  136,2  137.,  1513 

—  M^-^^o  137, 

—  Ilaj^^»  IS,.   M,  g 

—  |laj?^*»  971(j  I60„ 


[165]         TABLE  ALPHABETIQUE  DES  NOMS  PROPRES  SYRIAQUES. 


341 


|^cu>  35,  37g  «M0  70,  72^,  152, 

—  «ft\  <■*>"  85. 

—  ■  "-^  «t |  n;s  140.. 

pCOOQ-O  84,. 
vQ.i.^OQ^O    156. 

—  «^ooclo  156  H .  1 . 

_£DQ-L.,_)a_0  118,.    i-l 

*XDQJL.,J-a-0    142,. 

P^j^do-d  373  n.   1    382  39,  42.   54, 

«Wu-IB  "•  1  6712  '"-■"  l0Vl<  l068 
lls,  l«w  I '•'■',.,:,  1524  156,  I572 
^i»t4aM  21  Jl ■  1    255  27,4  35u 
38,  410  44„  45,  55„  663 

vOU^I^rDClD    56   ,     140,. 

LßQ_ß    18u 

fr^cm  i8n  n.  2. 

p-»Q_D  153,, 

—  (ju»a*£)  1574  n,  2. 

Lj-ucAVq-d  21^  22 

—  q_loc^.Vq_o  1442 

wÄiQ^iafl  M2U  143,.,  1442  I494  I56g 
vn°.m,^,  29,2 

J-l-QJQ-^-D   151, 

1  5 

lH^  9:Vr, 

po,  .i\n  158,,  1574 

JOO^Ü    61, 

Ms-.V'^'  648 

V^-n  33, 

I^cojuj  176  n.  1  18  n.  1.  21,,  46,{) 

[N  .wi  i  p  75.. 

paiß  36,,  52,  I32,3  134,  136ß 

Ipo^^D  92,. 

U-r^n  31,  33„  42,2460503  732  107,.  100,, 

120^  1233  125, 
(^DOjaa  60u  119,. 
P^jOjSlo  73,  106,,  1076 
|Loi^  96g_12 
voip>  238 
ILopj  I.V.,,, 
M^  782.3 


Ma-'f  I540 
^aoNx.^1  23, 

—  ^ol.^^)  28  n.  2. 

—  unajui-pa  23  n.  2. 

■  m.n^.  60,  113, 
^o  »  m  ■  r»j^  33^ 
|>.t^>  1102 
pi^o^u  29„ 

ivc^>  20  n.  2. 


1U-  ^.i  42,.  76„  91, 
|lo-=i  1443 
|mi^  lo-ai  138, 
|1S^^.    Loo»    1Ö6,2 
l^o,V  24., 
Ilo-^o,!  102,4  1082 

iMoii  12,(1  n.  17  272  n.  1 


n.  1 


56,  n.  1 136S.9.U  n.  2-n.  4-n.  5 
137,,  n.  1  H72  n.  1  ia„  n.  5. 

L0000.V    60„    61,  „  90,,   101,     124,.  137,, 
p.o!  6,  326  76,  80,  105,,,  113,  130ß  144, 

|ot^>  P-o>  49g 

p.aa.    (_oi    17    n.    1    18,  20  11.   4 

21       7")    94     139 
-1,-2   '-1,  »*6  W»g 

p.TO„D    v*,OI     32, 

-  ^.m,  p.oi  32,,_,3  1053 

-  pL^j  L^oJ  59 
jaaij>9oi  48ß  49_ 
(jiJ.ÄJ..a  -jQ-.i    156. 
loiS.   -Jcu-V  28„, 

|  ■  i  v  i  a  N  v  ..»  969 

(•prxs  Do<i~»  76,,, 

a  n  ■  ti'ioi  jl.!  95,, 

.  m.rrtioi  ^i*i  9g  17,  18„  22„ 

lr(  -Ooi  45„ 

Loa.!  139,, 

|lo^x{,  -^«V  1436 


P&JU  IL 

is^oojov»  30, 
p-o  N^o*  146,3 
|lSw^i.ai  100, 
"fc.a**  602  63,4 
•^Injni  8ö3 
^^ä»  45,3  /,7ö 

).fr«lnt   17, 

viiuu  d'Amid  :n,f, 
^o^ä»  de  Perse  29,.,, 

—  l-^j  P>  v?""  29,, 

^yyi  magicien  12,  „  d.  9. 

PV*">  18  n.  2  19, 
1 1  *••*  ioj.ai  483 
|V*3ji  88,, 
p^i  lo^äi  i205.u.ß 


L 


väo4o»|i  de  Laodicee  42,3 
^oaio.u  heretique  23,n 

jeo>o;|L   104,  106,3 

p\~io,|L  142,3  n-   1 

.m^m|L  106,,  1103_,.,0_,,  151,,  1565 

p*o|L  340 

1  m.  io]L  31fl 

11*3011. 140,  n.  1  iöi„.13  n.  2-n.  3  152,. 

M.D.  1-n.  4l53„,  n.  1.  I54,1569 

157,  n.  1. 

vo^,|L  80,3 

l-ia^l  8,  31,3  462  60. 


lla.C^AL  68  17   n.  1  18,  n.    1    21,  75,_ 


paiL  1193  n.   1  137,,  II.  5  150  is  D.    1 


TABLE  ANAIATIQUE  DES  MATTERES 


TEXTE    ET    TltADUCTIOX 1  il    l.iT 

Chapitre  prcmicr.  —  Dans  lequel  il  nous  faut  faire  connailrc  comment  Satan  a 
pu  des  lc  commcncement  s'elever  contre  l'Eglise  et  quclles  sont  les 
ruses  qu'il  a  enseignees  aux  siens (> 

II  -  Quelles  sont  les  heresies  qui  sc  sont  separees  de  l'Eglise;  quelle  est  l'opi- 
nion  de  chaeune  d'elles;  quelles  sont  Celles  qul  ontcorrompu  les  Livres 
(sainls)  et  quelles  sont  Celles  qui  ne  les  ont)  pas  (corrompus) 10 

III.  —  Sur   Arius;    d'oü  il    vint  ä    celle    erreur;   sur  la  liberte   quo  possederent 

Alexandre  et  ses  compag-iums  envers  lui  et  qu'est-ce  qui  fut  la  cause 

de  la  reunion  du  concile X> 

IV.  --  Lettre  de  l'empereur,  qui  ordonne  qu'un  concile  se  reunissc  ä  X'ieee,  ville  de 

Bithynie 28 

V.  —  Excuse  de  Simon  le  Perse;  combien  d'eveques  se  reunirent  et  sur  la  liberte 

que  possederent  les  orthodoxes    2fl 

VI.  —  Quo  fit  le  concile,  quand  il  fut  reuni;  qucls  sont  ceux  qui  endurerent  des 

maux  de  la  part  des  Ariens  et  quels  sont  ceux  qui  n'(en  endurerent 

pas :>2 

VII.  —  Sur  la    l'raude  qu'Arius  voulut  eommettre  envers  l'Eglise  apres  sa  pre- 

miere  condamnation  et  sur  la  punition  qu'il  recut  de  Dieu  a  la  priere 
d'Alexandre  de  Constantinoplc 37 

VIII.  -  Histoire  des  actions  de  saint  Euslathc  cl  de  Melece,  les  evdques  d'An- 

tioclie;  (juels  maux  ils  endurerent  de  In  part  de  ceux  d'Eusebe  et  de 
leurs  partisans,  les  Ariens  impies   'ii> 

IX.  Histoire  des  actions  du  bienheureux  Athanase  el  quels  maux  il  endura  de 

la  pari  des  Ariens  du  parti  de  Theognis  et  d'Eusebe 'i7 

X.  -  (Juels  maux  (ieorges  l'Arien   lit  endurer  aux  fideles  d'Alexandrie  et  sur  le 

genre  de  sa  morl  de  la  part  des  fideles . .       5t) 

XI.  Sur  Kudoxius  l'Arien  et  qu(ds  maux  il  lit  endurer  aux  fideles  d'Antioche.  .  .        ü'i 

XII.  -     Histoire  de  Mar  Gregoire,  l'öveque  de  Nöocösaröe -. . .       68 

XIII.  —  Sur  l'impie  Aetius  et  sur  sa  perversile i»"> 

XI \'.  --  Sur  l'impie  Eunomius;  de  quelle  maniere  il  regul  la  doctrine  et  de  qui; 

comment  il  ötait  evßque  et  par  qui  il  Tut  jete  en  exil  et  sur  l'opinion  de 

l'impie HH 

XV.  —  Histoire  de  saint  Mar  Basilc  qui  fait connaitre  la  ])erfection  de  ses  actions; 
sur  la  guerre  qui  eut  lieu  contre  lui  de  la  part  de  Valens  l'impie  el  sur 

la  ün  de  sa  vie |u7 

X\'l.  —  Histoire  sur  Flavien  et  ses  actions,  sur  le  mode  de  sa  doctrine  et  sur  la 

guerre  qui  eut  lieu  contre  lui  de  la  pari  de  Valens,  l'empereur  impie.     129 


[167]  TABLK  AXALYTIQUF,  HKS  MATTERES.  343 

XVII.  —  Sur  l'illustre  naissance  de  Diodore  et  la  peri'ection  de  ses  actions;  quels 

tcmoignages  lcs  saints  lui  onl    rendus  et  sur    sa    constancc   dans  la 
vrrile 138 

XVIII.  —  llistoire  du  bienheureux  Jean:   sur  sa   i'amille  et  la  perfection  de   ses 

actions ;  sur  la  guerre  qui  eut  lieu  contre  lui ;  sur  son  eloquence  et 
comment  il  fut  constanl  dans  la  religion,  apres  avoir  ele  jete  en  exil.     147 

Table  des  citations 138 

Table  alphabetique  des  noms  propres  syriaques  et  des  mots  etrangers  ou  remar- 

quables 160 


HISTOIRE 

DE  YAHYA-IBN-SA1D  D'ANTIOCHE 

CONTINUATEUR  DE  SA  ID-IBN-BITRIO 


PATR.   on.  —  T.  XXIII.  —  F.   3.  2:J 


HISTOIRE 

DE  YAHYAIBNSAUD  D'ANTIOCHE 

CONTINUATEUR  DE  SMD-IBN-B1TRIÖ 

EDITEE  ET  TRADÜITE  EN  FRANCAIS 

PAR 

I,  KRATCHKOVSKY  ET  A.  VASILIEV 

FASCICULE  II 


LISTE  DES  ABREVIATIONS 


B.  —  Paris,  Bibliotheque  nationale,  Fonds  arabe  n°  291  ff.  82M37". 

C.  —  Manuscrit  d'Alexandrie. 

Ch.  —  L.  Cheikho,  Annales  Yahia  Ihn  Said  Antiochensis,  Corpus  scriptorum  christiano- 

rum  orientalium,  curantibus  Chahot,  Güidi  etc.  Scriptores  arabici.  Textus.  Series 

tertia.  Tomus  VII.  Beryti-Parisiis,  1909. 
L.  —  Manuscrit  de  Beyrouth. 
Mednikov.  —  Mednikov,  La   Palestine   depuis  la   conquete   par   les  Arabes  jusqu'aux 

Croisades  (en  russe.  Additions,  II  (1),  Saint-Petersbourg,  1897. 
P.  —  Manuscrit  de  la  Bibliotheque  publique  ä  Leningrad. 
1{.  —  Rosen.  L'empereur  Basile  Bulgaroktonos  (le  Tueur  des  Bulgares).  Extraits  de  la 

Chronique  de  Yahya  d'Antioche  (en  russe).  Saint-Petersbourg,  1883. 
S.  —  Manuscrit  du  Musee  Asiatique  ä  Leningrad. 
Vasiliev.  —   Vasiliev,  Byzance  et  les  Arabes.  Les  relations  politiques  entre  Byzance  et 

les  Arabes  ä  l'epoque  de  la  dynastie  macedonienne  (en  russe).  Saint-Petersbourg, 

1902. 


[141]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  DANTIOCIIK  349 

4_'l»JUij      "w — »-=»J      *—>"     A_L-,      "ja     j&-i>     iS"^-^"     (V«     öv^*"     P-'S*     HjojYI     f*>  — äiL»S 


^^-j        (j^jVl    (JjL-I    oX»j    ^'Lt    i_. Ajjj   yJ'j    Äi-Ij    '-V^'    (T-HJ        -*~£j>-j    ya<    ij-fcft    /^o 

1.  S  ^y>\.  —  2.  BCh  om.  —  3.  BCCh  om.  quatre  mots.  —  4.  S  /m\.  —  5.  LS  J-s.  — 
6.  C  om.  dep.  *  —  7.  B  ooiiU.  —  8.  C  om.  —  9.  S  ^1.  —  10.  L  cfr—^j!  (=  Miska- 
waih,  The  Eclipse,  index,  p.  1).  —  11.  PS  [Vust'Lä  L  ^s^J»  Cf.  Miskawaih,  II,  263  et 
index,  p.  84.  —  12.  S  ^jt.  —  13.  Ch  (p.  310)  äJJ  male.  —  14.  BCCh  om.  depuis  '.  — 
15.  S  I*~j'.  —  16.  P  s.p.  Cf.  Wüstenfeld,  Geschichte  der  Fatimiden-Chalifen,  113-Bir.  — 
17.  BLSCh  JäJ\  j3j^\  P  add.  ja^l  bis.  —  18.  Ch  xuJ.  —  19.  BLSCh  (JLL->I  js^l. 


Quant  ä  Djaouhar,  il  envoya  Dja'far-ibn-Faläb  avec  une  grande  armee, 
de  l'Egypte  en  Syrie  au  mois  de  gafar  de  l'an  359'.  Au  mois  de  rabi'  II" 
il  s'empara  de  Ramla  et  apres  en  avoir  emmene  en  captivite  al-Hasan-ibn- 
'Obeidallah  et  un  grand  nombre  d'Iklichidites,  il  les  envoya  en  Egypte, 
oü  pendant  quelque  temps  ils  resterent  en  prison.  Puis  ils  furent  transferes 
dans  le  Maghrib  aupres  d'al-Mou'izz-lidiü- Allah,  celui-ci  les  gracia.  Plus 
tard  Ibn-Faläh  se  rendit  ä  Damas,  dont  il  s'empara. 

A  Bagdad  al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi,  ayant  ete  destitue  de 
l'emploi  de  vizir,  le  mercredi  quatrieme  jour  de  djoumada  II  de  l'an  359  :i 
Mohammed-ibn-F.  sandj.s  fut  nomme  ä  sa  place.  Puis  il  fut  arrete,  ses 
biens  furent  confisques,  et,  le  vingt-neuvieme  jour  de  redjeb  de  l'an  360  ' 
al-Abbas-ibn-al-Hasan-ach-Chiräzi  fut  investi  du  titre  de  vizir  pour  la 
seconde  fois. 

Au  mois  de  Cha'ban  de  l'an  359  5  T.  b.  r  l'Ikbchide  alla  sur  le  territoire 
de  l'Egypte  Inferieure  oü  apres  avoir  rassemble  une  troupe  d'hommes  il 
envahit  par  surprise  al-Farama;  apres  avoir  saisi  son  gouverneur  et  enleve 

1.  14  dec.  969-11  janvier  970.  —2.  11  fevrier-11  mars  970.  —  3.  14  avril  970.  — 
4.  28  mai  971.  —5.9  juin-7  juillet  970. 


350  HISTOIRE.  [142] 

*  P  f.  30".   <J'   <Lj>-j  fc-ii-lj   icL«j>-  ,j   ju   j^l    y-ij*i  jy   iJ*'       (j-«   jl— >>     *-*^-   fr^^119   fJ^r' 

£*-J    5ÖJI     ^     JI^S     J     *    lj>     ^U     ^^     j»j».    Jl    \     -JL$     fUJL      ^    4^l 

*  R  p.  182.  ^-iliaj I     Jl   <u>li-   ,-  »li    m   U.ke-       1  »5s__t     yjj     \^     t-DIs      Zw    _^*f  .r-tS 
♦Chp.139.  **  L-  ^  "  ».,*„" 

*sp.  95.   ^^Lt^l    u~ä£-YI    <=-yj  i^Dl  J  CjU-  *  jui^u-iJI  j,    i0 ,j~j\>_    ^>y.   Ü^J 

Ja^l'l      ifr    4o     J^J     4^    1<>C$JÜ\    ^^Cjlj     t-_^     I5^JCUil     jT-Ms    14J;I     l3JüL)'ls      fLÜt 

1.  P yuä  j&\..  —  2.  BCh  um.  dep.  \  —  3.  S  jJI.  —  4.  P  ^.  —  5.  BLSCh  ora. 

quatre  mots.  —  ü.   BLSCh  om.  —  7.  S  j^Jl  —  8.  S  ^1.  —  9.  P  &.  —  10.  BPCh 

~A:.  -  11.  BLSR  *±£i\  P  s.  p.  Cl)  »A*S!1.  Cf.  ]YCistenfeld,  op.  cit. ,  112  sq.  et  de  Goeje, 

Memoire  sur  les  Carmathes2,  188,  ubi  al-A'sam.  —  12.  LSCli  add.     Jt.  —  13.  B  -~'j- 

—  14.  BPR  ^.  —  15.  Ch  ^z;~J\..  —  16.  L  om. 

ses  biens,  il  s'empara  de  cette  region.  Alors  Djaouhar  envoya  contre  lui 
des  troupes  de  l'Egypte.  T.  b.  r  se  mit  en  marche  et  arriva  ä  Cahradjt', 
oü  les  troupes  (de  Djaouhar)  Latteignirent.  Puis  T.  b.  r  prit  la  fuite; 
Cahradjt  fut  pillee  et  uu  grand  nombre  de  ses  habitants  tomberent  dans 
la  misere.  Ayant  echappe  par  la  fuite,  T.  b.  r  nionta  sur  un  vaisseau  pour 
se  diriger  vers  le  pays  des  Grecs.  Un  homme  des  habitants  de  Tyr  (Cour), 
nomme  Ibn-Aban,  lequel  commandait  ä  un  dctachement,  inarcha  contre 
lui  et  apres  s'en  etre  empare  le  transporta  en  Syrie  aupres  d'Ibn-Falah  qui 
l'envoya  ä  Micr  aupres  de  Djaouhar.  Au  mois  de  chawwal  de  cette  nu-me 
annee  2  il  y  fut  promene  ignoininieusement  (dans  les  rucs)  et  apres  huitmois 
d'emprisonnement  mourut  en  prison.  On  emporta  (son  corps),  on  ecorcha 
le  cadavre  et  on  le  crucifia  pres  d'un  belvedere  entrc  Micr  et  le  Caire. 

Puis3  en  Fan  360''  Dja'far-ibn-Faläh  envoya  de  Damas  contre  Antioc  he 

♦Chp.i39.  une  grande  armce   *  commandec  par  son  serviteur  Foutouh,  qui  resta  pres 

de  cette  villc  pendant  cinq  mois.   Mais  malgre  ses  ruses,   il  n'aboutit  pas. 

Jean,  fils  d<-  Tzimiszes  •"',  faisait  alors  la  guerrc  en  Bulgarie.  Le  Carmatlie 
al-AVam  envahit  la  Syrie.  Alors  Ibn-Falah  fit  rappeler  Foutouh  et  les 
troupes,    qui  etaient  avec  lui,  pour  sc  renforcer  contre  lc  Carmathe.  (Les 

1.  V.  lacut,  in,  437.  —  2.  7  aoüt-4  scptcmbre  970.  —  3.  Ici  commence  la  traduc- 
tion  russe  de  Rosen,  181-182.  —  4.  4  novembre  970-23  octobre  971.  —  5.  Dans  le  texte 
arabe  Yänts  ibn  Ach-Chamchaqiq. 


[143]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  351 

J^  J  *h3    Jy^  <>    J*i-    L.   'Vj    Jtlij   9*£  8^   ^   V1  i   i*^) 

"^  ji^ji  ^jj  c>u  13t>.  >~  bUJb  jj^  J  J~jä\  ^Vi  "uijj 
^  J^jj  ^  J  17jk.^l!  16jUj  *>Lp  *  jJ^I  Jy-jj  c^    i:,Cf)  fjris 

1.  B  >^.  —  2.  Ch  add.  U.  —  3.   L  v^Jä-U.  —  4.  P  U,^>.  —  5.  BLSRCh  ^U 
cH  P  J.  -  6.  BLSCh  J^Lä^.  -  7.  P  Li!.  -8.  Ch  ^1.  -9.  P   jb  U)l.  - 
10.  PR  bj.  —  11.  LSCh  Jl_,j.  —  12.  Cf.  supra.  —  13.  S  ^L  —  14.  P  U^j.  —  15.  Ch 
^.  —  16.  BLSCh  J.  -  17.  BLSCh  ora.  —   18.  S  ^i-talj.  —  19.   S  ^Jal  fc-..  - 
2Ü.  BCh  omm.  dep.  *.  —  21.  P  j\fr.  —  22.  BCh   om.  —  23.   S  om.   deux  mots.  — 
24.  BCh  om.  dep.  *.  S  add.  J^!!  p>  j*y 


troupes  de  Foutouh)  quitterent  Antioche,  dont  les  habitants  avaient  eprouve 
beaucoup  de  dommage  ä  cause  du  siege.  Apres  Ie  depart  (de  Foutouh) 
uu  tremblement  de  terre  eut  lieu  ä  Antioche  et  une  grande  partie  de  ses 
murailles  s'ecroula.  L'empereur  (Jean),  fds  de  Tzimiszes,  envoya  alors  Michel 
Bourtzes  (al-Bourdji)  avec  douze  mille  ouvriers  et  manoeuvres;  ils  rebätirent 
les  murailles  ecroulees  et  les  restaurereut  dans  leur  etat  primitif '. 

A  l'arrivee  du  Carmathe  al-A'gam  ä  Damas,  Dja'far-ibn-Faläh  se  porta 
ä  sa  rencontre.  Une  bataille  eut  lieu  entre  eux,  et  Ibn-Faläh  fut  mis  en 
fuite.  Alors  le  Carmathe,  s'etant  empare  de  ses  troupes,  marcha  vers  l'Egypte, 
oü  il  fit  halte  pres  d^Ain-Chems.  Les  troupes  sortirent  contre  lui,  et  une 
bataille  s'engagea  entre  eux,  au  delä  du  Caire,  le  vendredi  premier  jour 
de  rabi'  I  de  l'an  361  2,  oü  un  nombre  considerable  de  Maghrebins  fut  tue. 
Puis  le  dimanche  troisieme  jour  du  meme  mois 3  un  second  choc  eut  lieu 
entre  eux,  et  au  soleil  couche  le  Carmathe  prit  la  fuite.  Les  Maghrebins 
pillerent  ses  troupeaux,  et  (le  Carmathe)  marcha  vers  Ramla. 

1.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen.  —  2.  22  decembre  971.  —  3.  24  decembre  971. 


352  HIST01RE.  [144] 

~.u    *aI=-Is  Ijjc-Jä)   jl  *Jjji\>~yi^  ö'j-jl=^Vi   y»  ,Ji>   ,3*-*   j*3-*?    j*^  ijS^j 

^».li-    » '    tlluli    »«j      ^r*3^    (_J|    J-^yj    *-jL«-^>j   [V"-".?   iV*-^    *"■""  ^^     tV°  0_y^~ 

l*fL_~-   1,!t^>j  j*y?-  «}^\  J>_-^  ^j^sliolj 

1.  BLSCh  add.  .IT  —  2.  BCh  om.  dep.  *.  LS  post  j^i\  habet  i^Vi  SiJt  ^.  — 
3.  BCh  ->-*j.  —  4.  L  rj'.  —  5.  BLS  wLib.  ^i-j  ^J^.1  ^-  (=  Ch  om.  fc~).  —  6.  Ch 
yS\.  _  7.  p  »  J.  _  8.  B  xJi.  ~  9.  BCh  rVi  J.  —  10.  BLSCh  »jL  J.  —  11.  Ch 
add.  l^liij.  —12.  P  UkkA.  —  13.  B  ^U,. 


Djaouhar  ordonna  en  Egypte  aux  lkhchidites  et  aux  Kafourites,  qui 
restaient  encore  vivants,  de  se  reunir.  Lorsqu'ils  se  fureiit  reuais  au  nombre 
de  plus  de  mille  serviteurs  (ghoulam),  il  les  fit  arreter  et,  apres  les  avoir 
charges  de  fers,  les  mit  dans  uiie  prison,  qu'il  avait  preparee  pour  eux, 
le  mardi  troisieme  jour  du  mois  de  rabi'  II  de  l'an  361  '. 

Apres  la  fuite  du  Carmathe,  Djaouhar  avait  envoye  en  Syrie  Ibrahim, 
son  neveu  (fils  de  son  frere),  avec  une  grande  armee,  qui  rencontra  (le 
Carmathe).  Les  deux  armees  en  vinrent  aux  niains,  et  les  Maghrebins, 
tous  jusqu'au  dernier,  s'enfuirent  et  entrerent  en  Egypte  au  mois  de  rama- 
dhan  de  la  meine  annee'-.  C'etaient  les  boeul's  qui  portaient  leurs  bagages 
et  leurs  effets  ä  cause  du  manque  de  montures.  Le  Carmathe  resta  ä  Hanila. 

Le  jeudi  cinquieme  jour  du  mois  de  cafar  de  l'an  'Mv2  '  al-Mou'izz-lidin- 
illali  quitta  la  ville  de  Qa'irouwan  pour  aller  en  Egypte.  Arrive  au  Caire 
le  mardi  septieme  jour  du  mois  de  ramadhan  de  cette  meme  annee  ',  il  s'y 
etablit  et  en  lil  la  capitale  de  son  empire.  Puis  il  mit.  en  liberte  tous  les 
lkhchidites  et  les  Kafourites,  que  Djaouhar  avaia  mis  en  prison,  et  les 
laissa  partir. 

I.  23  janvier  1)72.  —  2.  16  juin-15 juillel  972.  —3.  L5  novcmbre072.  —  4.  11  juin  973. 


[145]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  353 

i»-L    ol^iJl    jS-}    2/»M-Vl     3%    ,J\     [)£■    <>y^\     ,j*    (j.fl.^-0-ill     \j»l     ^    Wj  »Rp.  [83. 

^    nly   tjjs  10j\  j-j  Co   JUII  jjLr  jl  Jl   j^   ^   J^-Ij  *  9tS~-3  •c.hp.iw. 

C-,    JO    J    A.J1     1oaJLä>     JLj    ÄlAA     ^b     jljU^-     Jji      aJUI     14A._X-     13^>     ,^-seJl     ^ÄJjjJl 

L  aJ  x^    Jl»  aJI   J_^>    jl    ^„«iJlj     '  \3 jULo   ^_j  Jj     Jl   jL-j  ö-    JL   *J-o      o-^cxj 
21  L>*  2üjL  J  J^iJI  Jz   l9LH_o  aJ  L>U  ^.li-j   jL^-ffi   JJJi   ^y  18iwlJ 

4/J     ~~-^      (J^      •^"J»**     (j^3;      jr°  lS^L?^      *"*"*      <j"°    *    ^LJI      ^i\j*ä\      "^       ->'-*"'  *  S  p.    96. 

ÄfrLs-J       '''8JJLw.->JI       '->7^~jlJj      i>A/^       <j"c      261^      ^^-^       Ci^ll      J       J^J      ÄjLll'j 

1.  PBR  ^j.  —  2.  Ch  ,ÜJ|.  —  3.  S  ^j^l  4JLo  cr--.  —  4.  BCh  om.  —  5.  P  y~^  B 
(j^?..  —  6.  B  *ir^.  —  7.  R.  c^Jl.  —  8.  PCh.  om.  —  9.  B  L-j.  —  10.  B  ^l.  — 
11.  S  ^1.  —  12.  Ch.  add.  ^.  —  13.   S  ^1.  —  14.  LSR  Jue.  —  15.  BLSCh.  Ji=i. 

—  16.  PSL  J=r*.  --  17.  P  c^\v-  —   1«.  S  all  —  19.  BLSCh.  ÜLxw>y.  —  20.  LS 
jL.  —  21.  BLS  iwjs»  P.S.  p.  C   Vj».   Ch.  W».  —  22.  BCh  om.  —  23.  BCh.  J-»M* 

S  om.   —  24.    BLSCh  om.  quatre    mots.  —  25.  Ch   ^-\c   —  26.   BCh.  j^ .  --  27.   S 
jJc\2.  —  28.  BLSCh.   ^-iU-.jjJ!. 

Au  retour  (  de  la  Bulgarie,  (Jean),  fils  de  Tzimiszes,  fit  la  guerre  au 
pays  de  l'Islam.  Apres  avoir  traverse  l'Euphrate  pres  de  Malathvah  (Melitene) 
au  mois  de  zou-1-hidja  de  l'an  361  -,  il  se  dirigea  vers  Diyar-Rabi'a  avec  de 
nombreuses  troupes  et  entra  ä  Nisibe  le  samedi  premier  mouharrem  de 
Fan  362';  il  massacra,  captura,  *  brüla  et  resta  ä  Nisibe  jusqu'ä  ce  que*chp.i4o. 
l'affaire  entre  lui  et  Abou-Taffhlib-iba-Nacir-ad-DaouIah-al-Ha'san-iba-'Obei- 
dallah-ibn-Hamdan  eüt  ete  reglee  ä  la  condition  d'une  Suspension  des  hos- 
tilites  et  du  payement  d'un  tribut  annuel.  Puis  apres  avoir  fait  payer  d'avance 
le  tribut  d'un  an,  il  s'approcha  de  Mäyafariqin  et  demanda  que  (la  ville) 
se  rendit.  Mais  son  desir  ne  l'ut  pas  accompli.  Apres  avoir  laisse  ä  Bathn- 
Hanzith  comme  domesticos  de  l'Orieut  Tun  de  ses  serviteurs  (ghoulam), 
il  partit.  Quand  l'empereur  eut  quitte  ces  pays,  (le  domesticos)  laissa  Bathn- 
Hanzith  pour  aller  ä  Amide,  qu'il  assiegea.  Au  mois  de  ramadhan  de  l'an 
362  '  une  grande  bataille  v  eut  lieu  entre  lui  et  les  musulmans.  Un  grand 
nombre  de  combattants  des  deux  cötes  l'urent  alors  tues ;  le  domesticos 
avec  beaucoup  de    ses   soldats    furent  faits    prisonuiers,    et  les   musulmans 

1.  Ici  commence  la  traduction  russe  de  Rosen,  184.  — 2.  13  soptemtare-ll  outobre  972. 

—  3.   12  octobre  972.  —4.5  juin-4  juillet  973. 


*  P  f.  SV 


354  HISTOIRE.  [146] 

4  {£•>*)  J  „r-VI  j  3jp_-\JI  ^JLj  .sjJIj  ^oO  ^  iJüp-  2jjLi.   '^J.-Jl   ^j  ^« 

10.sl-u   ^Jl   dUio  ^iJI   ^jjj   jl-u^-   j>    9,_JUr  ^1   8(n*;L<^    *  ^J*    u^   J-^VI 

■Ül      JL^öJI      j^L'J     jÜaLJI      jb      (j      -AjAsJI      Ijajf-J  IjJ       Ij^äA     £?      l^swj     SjjüJt 

19<llSj  18<,|>^l  Je  jOJI   17^  ^L>  ^ 
^y    icLa-    «Jl    2l£.^iss    «j^<Jl    J\    iljti    j^   jU    20-\s    jI.ä.    i^jJI   Je    jl^j 

1.  LSCh.  .^J-Jt.  —  2.  S  UjU.  —  3.  BLSCh.  JjL~~*.d\.  —  4.  BS  -\>.  — 
5.  LSCh  jl.  —  6.  BLSCh.  om.  deux  mots.  —  7.  BLSCh.  !Ji,.  —  8.  BCh.  ^*s. 
—  9.  B  v_J*.:.  -  10.  LS.  om.  dep.  \  —  11.  P  wJJiL.  —  12,  LS  add.  y.\  ^^ 
aUw  Jl  ^JlJjj  7oJI  i.jj  j!j^^  ch  w-iij.  —  13.  P  UL^j.  —  19.  BLSCh.  Ifelc.  — 
15.  BLSCh.  äJWl.  —  16.  BLS  L^(>  —  17.  LS  C^.Jüj.  —  18.  Ch.  wl^kal  S 
^I^Ltel.  —  19.  LSCh.  l~iy  —  20.  BCh.  om.  —  21.  BLSCh.  ,Li. 


s'emparerent  dun  riche  butin  d'armes  et  tle  munitions.  Lc  domesticos 
resta  en  captivite  cliez  Abou-Taghlib  jusqu'ä  sa  mort  qui  arriva  au  mois 
de  djoumada  II  de  Fan  363  '. 

Lorsque  les  Grecs  eureut  traite  Nisibe  conime  ils  avaient  fait,  les  habitants 
de  Mossoul,  ceux-ci  elTra\Tes,  resolurent  de  descendre  ä  Bagdad;  niais 
Abou-Taghlib-ibn-Hamdan  les  en  empeclia.  Gelte  nouvelle  parvint  a  Bagdad, 
dont  les  habitants  s'agiterent  vivement.  Le  bas  peuple  se  revolta ;  ils  se 
dirigerent  avec  les  corans  ouverts  vers  le  palais  du  sultan  et  firent  grand 
tapage  et  lorsqu'ils  y  l'urent  entres  par  force,  ils  tirerent  les  armes  dans 
le  palais  du  sultan  et  desirerent  ardemmeat  arriver  jusqu'ä  lui,  en  s'agitant 
de  cette  maniere(?) 2.  (Le  sultan)  ordonna  alors  de  les  faire  sortir  et  de 
les  repousser.  Pnis  on  tira  des  fleches  contre  eux,  et  ils  s'en  alleiviil,  apres 
qu'uu  grand  nombre  d'entre  eux  eut  ete  tue.  La  ville  resta  dans  uu  etat 
d'agitalion  et  de  troubles. 

'Izz-ad-Daoulah-Bakhtyar  avait  qjiitte*  Bagdad  pour  aller  ä  Ivoufah. 
Un  grand  nombre  de  chefs  (cheikhs)  de  cette  ville  sortirent  ä  sa  rencontre 

1.  27  fevrier-27  mars  974.  Ici   linit  la   traduetion   de   Hosen.  —  2.    Le   texte  n'est 
pas  tout  a  l'ait  clair. 


[147]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  355 

y   *»\s  r3^   >-*»*"    tV   ^-^   J^'ki    rt    ^    '"'^    l\j£~!^_5   ^jiJj   .s}UI    viUr   »-Li! 

fJJ!   Jl   Ll.  5^L:3  jUa   Jl  4JU  *  •  s  P.  97. 


17 


jj    ^j    l)_^~> j  £-}UI    Ij^ij    jl    J    lbi;UI   15J-jjj    ^-M-j   ijS  j^    141yli»l 


19 


■yS<^L^     ^s-\s^\      ^r}i»lj     *jJIäJÜ     ,**=JI     S^aj     ,»A-UaS     Jlt  fj*^     ^      fjj^      *LJ 

'-^.i^Ylj     oLill     <^UI     ^    ^3    '     jl_j-Vlj     Pylj-t)l     Ll~)     iljdlj     6L«V1     ÄcUf-j  *  B  f_  l01_ 

1.  BLSCh.  \SL..  —  2.  P  add.  wU.  —  3.  BCli.  add.  *.J\  ^  _JI.  —  4.  LS 
^L.  —  5.  BLSCh  om.  —  6.  BS  Ui.  —  7.  BS  ^V-C.  —  8.  P  w^Lsr^!.  —  9.  BLSCh 
0111,  deux  mots.  —  10.  BLSCh  om.  trois  mots.  —  11.  LSCh  ^i^a.  —  12.  BLSCh  'Lp. 
—  13.  P  büj.  —  14.  P  UIU  —  15.  LS  J-Ip.  —  16.  BLSCh  1-Ul  ^Jl.  — 17.  BLSCh 
^Jj.  —  18.  BLSCh  ^..JL-JI.  —  19  BLS  ^ri!C.  —  20.  S  L^L.  —  21.  PS  UJ».  — 
22.  BCh  ^sA'.  —  23.  Sy»U.  —  24.  P  JÜä^lj. 


et  se  plaiguirent  ä  lui  de  la  peur  que  les  Grecs  jetaient  parmi  eux  et  parmi 
les  habitants  de  Bagdad,  disant  qu'ils  ne  pourraient  pas  leur  resister,  s'ils 
recommencaient  la  guerre;  et  ils  lui  demanderent  de  les  defendre  contre 
eux.  II  leur  apprit  alors  qu'il  avait  l'intention  de  leur  faire  la  guerre ;  mais 
qu'il  irait  (auparavant)  ä  Bagdad  et  de  lä  marcherait  contre  les  Grecs. 

Mohammed  ibn-Baqiyah  (Naqiyah),  envoya  ä  Bagdad  une  lettre  au 
chambellan  (hadjib)  Sebouktekin,  lui  ordonnant  de  venir  aupres  de  lui,  de 
s'equiper  et  de  se  preparer  pour  partir  avec  lui  contre  le  pays  des  Grecs,  de 
Commander  aux  habitants  du  pays  de  preparer  les  armes  et  de  marcher 
avec  lui.  Arrive  ä  Bagdad,  Ibn  Baqiyah  (Naqiyah)  proclama  que  la  popula- 
tion  devait,  selon  son  pouvoir,  preparer  des  forces  et  des  armes.  Aupres  du 
bas  peuple  furent  secretement  envoyes  (des  gens)  pour  lui  faire  montrer 
ses  armes  et  le  faire  marcher  devant  eux,  afin  que  les  Grecs  puissent  se 
i-endre  compte  de  la  fermete  de  leurs  intentions  et  de  la  grande  quantite 
(de  leurs  troupes)  marchant  contre  eux.  Le  chambellan  Sebouktekin  *  decou-  *Chp.»i. 
vrit  ainsi  beaucoup  d'armes  et  une  quantite  puissante  de  munitions  de 
guerre.  Lui  ä  cheval  et  escorte  d'Abou-Thahir,  d'Abou-Ishaq,  frere  de 
Bakhtiyar,  et  de  plusieurs  emirs  et  chefs  d'armee,  il  passa  avec  eux  par  les 
rues  et  les  marches.  II  se  trouva  que  dans  le  peuple  il  y  eut  plus  de  soixante 


356  HISTOIRE.  [148] 

ÜU1  o^    ^UL    ^    Sii    jl    VI    CJ^    Cy_  jl^j    ^->LJL    ^L;  ^j}\  ^L,   .Uj 

'j-^/^'J  fJ.>'  ^^  l_j->/J  ^2*:   m^3".   C/3  ls-?"    ^i-jLb  "U-JÜ'j  iflJU»   «cJI   !_Lftl  jL«j 

O^J^'     (3     lW     »ijj    ^-»-Ja*     ^Jj^>-     |»^      OjL^J     "La*      (^2»     -(Jrli      Äi-Ij     ÜU-    Ct 

Sp-  so.   ^LJI    oU       r,jj^3    jJJI    j^K    4!ijl-5    3««JJ    (n^    Jlku'    J?*!i 
^äJj    II».   JiÄj   dUi   J   ^Yl   pälijj   Ijljf   p3j^j   jlädl   j^o   jj — 5Cj   6ljl,; 

i'  r.  32.  ö^  ciäJI  *  10v_^)l  J»lj  jjjbJI  Jx>j  «Üfc  j-  Xi)l  yyi  jLCi  sj^.,  '-'^U" 
j^ill  J  JUJI  i^jJjT  UJj  14^  ^!U  y   13Cl~5   Vj   K'<-^    sÜJLw   11aJ    ^<    Jj    ^ 

1.  S  L~J!  cJsj.  —  2.  BCh  ja*}.  —  3.  LS  om.  —  4.  BP  ,0,Uj-  —  5.  S  Ij-ii-b.. 
—  6.  BLSCh  ,LJl;  l.l^..  —  7.  PLS  ^y  Ch  Wji  (sie!).  —  8.  BLSCh  «Jj.  - 
9.  BLSCh  ^jIüj.  —  10.  Ch  >ö~*Jt.  —.11.  B  \±=A.  -  12.  Ch  L-Ü'.  —  13.  S  .  -i..  — 
14.  S  om. 


mille  hommes  jeunes  et  robustes  qui  etaient  armes.  Ce  fut  uue  grande 
journee,  qui  fiuit  cepeudant  par  une  revolte.  Le  bas  peuple  osa  porter 
ouvertement  les  armes  et  moutrer  peu  de  respect  pour  le  sultan,  parce 
qu'il  avait  montre  qu'il  avait  besoin  d'eux,  et  avait  demande  leur  appui. 
Ils  formerent  deux  partis  :  celui  des  Sunnites  et  oelui  des  Chi'ites;  ils  se 
mirent  ä  se  maudire  lim  Lautre,  ue  penserent  plus  aux  Grecs  et  laisserent 
rette  question  de  cöte.  Ils  commencerent  a  combattre  les  uns  coutre  les 
autres,  de  sorte  que  de  grauds  engagements  eureut  lieu  eutre  eux  ;  il  y  eut 
des  victimes  des  deux  cötes,  le  sultan  (Haut  trop  faible  pour  les  arreter 
et  les  repousser.  Ils  se  livrerent  alors  au  brigandage,  ils  enlevaient  aux 
gens  les  vetements  pendant  le  jour  et  se  jetaieut  ouvertement  sur  les 
boutiques  et  les  demeures  des  marchaads.  L'affaire  devint  grave  et  extreme- 
ment  serieuse;  les  gens  en  souffrirenl  cruellement  et  les  marches  devinrent 
vides. 

Sur  cos  entrefaites  'Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar  arrive  a  Bagdad  espera 
qu'a  son  arrivee  les  desordres  cesseraient  et  qu'en  face  de  Lui  la  craiate 
gagnerait  leurs  coeurs.  Mais  ce  fut  le  contraire  :  les  vagabonds  et  les 
miserables  Qreat  de  ces  desordres  un  gagne-paia,  de  sorte  que  personne 
ne  fut  plus  maitre  de  sa  vie  ni  de  sa  forlune.  Comme  les  desordres  a  Bagdad 
9'aggravaieat  et  continuaient,  la  neeessiti'    forca   le  sultan   ä   mettre   Le   feu 


[149]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  DANTIOCHE.  357 

•jjiUj  i;uw  ^  ^ui  ^.j  jiuji  ji  jj)j  ^.  i-  j-  o»  i-s  L-Ji  vl. 

V  Äri"  -M  J'  8^  Cr  OiA  t-'M  Cr  c/ul  J^li  <;   -—  Vj  ^ 
^Ul  ^  >u-j  ^  OL;  jikUl  JüJ  jt;  (Lui.  10j^  ji^j  &L  ji£  <jV 

^J     jjjl     pAACJJ     *     jUVI     pr-     ^     J*     Jaeb     p*    J*      "^     ^    ^^     cMj'Sp.lOO. 

<I)   »JxJI   JLi  J»ljJ.    jl*JIj  *UjVI  cJlLj  13JU   J   18oli(l    ÜjaH  >   j»Jj 
j-^lcj    OL-j!    Ol    JL»»    jl   ^k    U.^    JUJI   14jjlii    ÜL^.    L*J    jl£j    a»U«1 

1.  LS  vi^slüj.  —  2.  P  ü,j^l.  —  3.  S  om.^i.  —  4.  S  ^-^1.  —  5.  BCh  om.  dep.*. 
_  6.  BP  U-40.  —  7.  BLS  ^>.  —  8.  BLS  SyjJI.  —  9.  S  om.  —  10.  B  om.  — 
11.  P  10. 1.  -  12.  Ch  tiUl.  —  13.  BLSCh  JUU  —  14.  BLSCh  ;/■'«.  -  15.  B  läljij. 

au  cöte  occidental  de  la  ville,  le  samedi  vingt-huitieme  jour  du  mois  de 
ramadhan  de  Fan  362  ' ;  (le  quartier)  de  Bab-al-Bacrah  et  les  parties  envi- 
ronnantes,  de  l'extremite  de  Birkah-Zalzal  -  ä  as-Simäkin  furent  brüles.  Le 
peuple  fut  empeche  d'eteindre  le  feu,  qui  gagna  le  cöte  droit  et  gauche,  et 
un  nombre  enorme  d'hommes,  de  femmes,  d'enfants  et  de  betes  furent 
brüles  vifs.  L'affaire  fut  epouvantable ;  011  n'avait  jamais  vu  ni  entendu  rien 
de  semblable.  Les  gens  se  transporterent  du  cöte  occidental  de  Bagdad 
vers  le  cöte  oriental,  parce  que  celui-ci  etait  tranquille,  tandis  que  le  cöte 
occidental  se  trouvait  en  etat  de  revolte.  Ensuite  le  sultan,  apres  avoir 
saisi  dix-huit  liommes  d'entre  les  vagabonds  et  les  rebelies,  en  fit  tuer 
quatre  et  ayant  accorde  le  pardon  (l'aman)  aux  autres,  leur  promit  des 
vivres.  La  calamite  diminua  un  peu  et  la  revolte  s'apaisa. 

Alors  'Izz-ad-Daoulali  connut  le  manque  d'argent,  alors  que  les  gou- 
verneurs  et  les  troupes  lui  demandaient  leur  traitement.  II  pria  al-Mouthi  '- 
lillahi  de  l'aider;  mais  celui-ci  se  trouvait  egalement  dans  l'embarras..  Ils 
arrangerent  cependant  l'afiaire  entre  eux  ä  la  condition  que  (le  calife)  lui 
fournirait  420.000  dirhems.  Puis  il  vendit  quelques  vetements  et  ustensiles 
du  palais  du  kalife  pour  satisfaire  au  (contrat)  avec  flzz-ad-Daoulah).  Mais 

1.  2  juillet  973  (le  mercredi);  le  samedi  correspond  au  5  juillet.  —  2.  Voir  Jacut, 
1.  592. 


358  IIISTOIRE.  [150] 

^i^aZJIj  jLScJIj    Jj-ull    ^y    «üJI    JaIj   öiJI    Jjbl    jjL»    jl    J!    *)jjJI  J*    ^Vl 
äjlj^l    *   -U53    ssjiUj    Uc    ^ij    (ij[^lJI    1J-*JI    jj.    ^-l-x!l    Sjlj^JI    je   ^i_^_5 

<S*      Ö*      Öj^*-      (j-***'      -*.a-VI      ^yi      J.AJ      *^     ^jJI     (j      <C_ä>         J,      AIä*      Jr.      -'jLX.96* 

i^ll    ol£)  9f^  8IjAc   ji„^i!l    J.   Jfij    «..Jly    üAfC    üVj   a;  J*JI   jl^j    4.1)1   j,jJ 
■Pf. 32-.  «.uJ   j»   jj3   fUl    UJI  ji»*^ll   fj^lj  *  l0^*L»2tj  Or-J  ^  *~-   O1**5   ä- 

'   Sp.  101.  ^j-^iJ    W>J1     «X!    ,»*/>-1     J«    \fkS    Xj     *fA£c1j         J'J^UI    JT^'J     ^r^«    ^     ^LjJI      m 

I.  BLSCh  tr^.  —  2.  BLSCh  J^ssr*5.  —  3.  S  ^1.  —  4.  BLSCh  ora.  —  5.  BLSCh 

^Jn)\.  -  6.  P  *~^1  BLS  "-4*^11  Ch  JWH.  —  7.  S  ..jl!  —  S.  Ch  iJt=.  -  9.  BCh  -*£ 

c  i  '    '  >f 

—  10.  BCh  om.  dep.\  —  11.  P  om.  —  12.  P     .153  Ai^j  ^.i-C.  _  13.  BLSCh  *Jb'.  — 

14.  BLSCh  J.  —  13.  BLSCh  SjUäLj  c,~-5  li^J  Lu-. 

'Izz-ad-Daoulah  en  vint  jusqu'ä  imposer  une  coiitribution  aux  chretiens 
et  aux  j u i f s ,  ainsi  qu'aux  notaires  musulmans,  aux  marchands  et  aux 
changeurs;  il  revoqua  le  vizir  al-Abbas-ibn-al-IIasan-acb-Chirazi  et  apres 
l'avoir  arrete  lui  impusa  une  contribution;  il  notnma  vizir  Moliammed-ibn- 
Moharnmed-ibn-Baqiyah  ce  meme  jour,  c'est-ä-dire  le  dimanche  cinq  de 
zou-1-hidjah  de  l'an  362 '  ;  il  lui  fit  don  d'un  vetemeut  d'houneur  et  le 
surnomma  al-Nacih. 
'Chp.142.  Le  Oarmathe  al-A'cam  revint  avec  ses  troupes  en  Egypte.  *  L'emir 
'Abdallab-ibu-al-Mou'izz-li-din-allab  qu'al-Mou'izz  avait  nomine  son  heritier, 
sortit  alors  ä  sa  rencontre  et  lui  livra  bataille;  des  deux  cötes  il  y  eut 
beaucoup  de  victimes.  La  bataille  eut  Heu  dans  un  endroit  qui  s'appelait 
Koum-al-Ahmar  pres  d'al-Djabb,  province  d'Egypte,  le  jeudi  cinquieine  jour 
du  mois  de  cba'ban  de  l'an  363 2.  Le  Qarmathe  s'cnfuit  en  Syrie;  mais  parmi 
ses  hommcs  et  la  troupe  de  gens  de  toute  espece,  qui  s'ötaient  rassembles 
autour  de  lui,  1.450  fureut  reduits  en  captivite.  L'emir  Abdallah  entre  au 
Caire  avec  les  troupes  promena  iguomiuieuseinent  les  prisoniiiers  (dans 
les  rucs)  et  les  fit  mettre  en  prison;  ensuite  il  les  fit  massacrer  tous  jusqu'au 
dernier  la  nuit  du  vendredi  viugt-ciuquieme  jour  du  mois  de  ramadlian  de 
cette  mrme  anm'-e  '. 

1.  ü  scptembre  97.5   —  2.  1™  mai  974.  —  3.  19  juin  974. 


[151]  DE  YAIIYA-lßN-SA'lD  DANTIOCHE.  359 

^5  4ij  bly£Ji~.  ^  ^kJi\  *i  by~J>°.  <^  "^   ^JJJ  j^J   (n-^   ^-^  ^l/^ 

4^Lilj    8^Iä-s1     JljJj     ^Lr^J     <^!>"J    "^J     ^'ItÜail     J*     7-^i:.     ^     f^    h^        ^J 

J  CU  JUJ1  "^Kj  '  tf>l  10*>  0*j  Wr;  9iS^  •*»  jl<j  U^  tLfl 
"A.je    pj   *    l3Cf\<l\    Jl^-Vl    ^^    es*    «^J    ^3   ^J    *j-    f   >^ 

^1   18*.>13  17jj3C    ^UJIj  aI)  ^kJI  ÜJliJ!  aUi^  ^iA^j  jlybVl  Jl  L^, 

1.  BLSCh  jUü  SJjjJI  j».  -  2.  P  ^JU>*.  -  3.  S  JiJ,.  -  4.  P  yjSSL.  ß  cr,5lC. 

_  5.  =  4.  _  6.  LS  Jljt.  —  7.  P  »li.y  LS  ^j.  —  8.  P  add.  ijL'j-  ~  9-  P  [/?"  _ 
10.  Ch  »f-v  (sie).  —  11.  LS  j'-O.  —  12.  Cli  p.  (310)  ^y^l  (sie).  —  13.  BCli  om. 
dep  *.  —  14.  BLSCh  ,\n  v.  —  16.  P  k-lj.  —  16.  BCli  om.  dep.*.  —  17.  PB  ^.XxL. 
LS  Cr/~C  (et  infra).  —  18.  Ch  *Jjsxij. 

(En  meine  temps)  l'embarras  de  Bakhtiyar-'Izz-ad-Daoulah  augmenta 
et  les  troupes  le  serrerent  de  pres  en  reclamant  leur  traitement  et  leurs 
appointements.  II  fut  egalement  preoecupe  parce  que  les  bieus  feodaux  et 
l'argent  etaient  Venus  au  chambellan  Sebouktekin  autour  duquel  les  Turcs 
s'etaient  rassembles,  pour  lui  demander  son  appui  et  le  mettre  ä  leur  tete. 
'Izz-ad-Daoulah,  qui  en  etait  epouvante,  chercha  ä  s'emparer  des  Turcs  et  ä 
brouiller  leur  union.  Ses  vizirs,  qui  se  trouvaient  dans  une  misere  encore 
plus  grande,  approuverent  son  (intentiou)  de  s'emparer  de  Sebouktekin  et 
(assurerent),  que,  si  son  pouvoir  lui  etait  enleve,  leur  bien-etre  s'aecroitrait 
enormement  ä  cause  de  la  confiscation  de  ses  biens,  de  son  argent,  de  ses 
tresors  et  de  ses  troupeaux,  ainsi  que  de  l'argent  de  ses  compagnons  et 
partisans.  Une  autre  fois  dejä,  il  y  avait  eu  entre  eux  deux  im  sujet  de 
discorde,  et  la  paix  s'etait  faite  en  apparence;  mais  eile  cessait  puis 
revenait  pour  finir  de  nouveau  et  finalement  laissait  dans  les  esprits  une 
haine  secrete.  ('Izz-ad-Daoulah)  se  deeida  alors  ä  s'emparer  des  biens  et 
de  l'argent. 

Au  mois  de  cha'ban  de  l'an  363  '  Izz-ad-Daoulah-Bakhtiyar  descendit 
ä  al-Wasith;  puis  il  en  sortit  pour  aller  ä  al-Ahwaz,  apres  avoir  laisse  ä 
Bagdad  le  calife  al-Mouthi'-lillahi,   le  chambellan    Sebouktekin,  ses  freres 

1.  27  avril-25  mai  974. 


360  HIST01RE.  [152] 

f-Uail     ^It    (jiij    SiAcj    *a->L-    fjTlj^j    oJIjj    w>-j    Ü3-OI    J«       ^1     ^Üi    Ü3 

s  p.  102.  ^.Ifc    tj^S}    ilJU;     ^    tt^ä»     jl;    ^    v~3  ^IääII    ._Ji!    _.-■>     <£■    JzJ^S    ljSc>*~~. 

j.    jLj^JI    bJJj    Jl     Y^j    üilj    l^wi..    VI    (^il;    ^    4^J    d)l/Vl     ^    4*1*?- 

^9     (^iU      jlj     dt/ VI     J*    fc-Hlc     J>«    5idL>-     ^J&     Ja.i>_    jl;     5^-aJli     L_io     jlSj     jUäa 

GdJi>     J-Ü    *    l^    tiij-alVt    pjil. 

^„iJlji   Ol  9,_/UJIj    f^O   4^,-u  ^    v_~Uj    «^t    C?li    jlS  (_y  j^aseX-lj   -v«  !_^U- 

■  v  r.  33.  ^  ^1-U   I^LsJ  *  ÜUI   j,  vJüJI  UU  löJa~-M  lilj  üJI  Jl   C~^J1   ft^l 

wül   oJl£  ^>Jt  j*  12J&   ^J*j  ^^Jl  Hr*>^j   J^J  ü^r"   ^   ^ 

1.  P  ^*  Chrl.  —  2.  JLSCh  ^4.  -  3.  P  i^'j  Jl.  —  4.  P  bbj.  —  5.  B  LSCh 
J£  —  6.  BCh   om.  deux  mots.  —  7.  LSCh  j&)3.  -  8.  BChP~^Ji.  —  9.  P  J^U  ^l,. 
-  10.  P  kaJl.  -  11.  P  ^j^lij.  —  12.  BCh  &\  —  13.  S  ^jSJl.  -  14.  P  ^J^Üj  S 
UuL.  —  15.  P  5,^1  BLSCh  om.  —  IG.  S  -^31. 


Ibrahim  et  Abou-Thahir,  deux  fils  de  Mouizz-ad-Daoulah,  ses  femmes,  sa 
mere,  les  magasins  de  ses  armes  et  d'equipement  militaire.  II  s'empara  des 
proprietes  ieodales  de  Sebouktekin  et,  apres  lui  avoir  öte  le  titre  de  cham- 
bellan  (hadjib),  lui  ordonna  par  ecrit  de  sortir  de  Bagdad;  il  s'empara  d'un 
grand  nombre  de  Turcs  et  ordoiuia  aux  autres  de  ue  pas  y  rester.  II  envoya 
un  messager  a  son  fds  al-Marzouban-ibn-Bakhtiyar,  qui  sc  trouvait  a 
al-Bacrah  pour  qu'il  saisit  un  grand  nombre  de  Turcs  qui  ötaient  chez  lui  et 
ordonnät  aux  autres  de  quitter  la  ville  :  ce  qui  fut  execute. 

Sebouktekin,  qui  se  trouvait  a  Bagdad,  ayant  appris  tont  ce  qui  s'etait 
passe,  appela  ä  son  secours  les  serviteurs  (ghoulams),  qui  etaient  aupres 
de  lui,  üt  venir  ceux  qui  etaient  absents,  et  s'empara  de  Bagdad.  Des  troupes 
du  peuple,  qui  s'appelaient  sunniles,  se  joigiiircut  a  lui.  Cette  espece  de  popu- 
lace  ne  se  genant  plus,  oppressa  ses  ennemis  chi'ites,  en  haiae  de  Bakhtiyar, 
e1  lour  declara  la  guerre.  Des  deux  cötes  il  se  forma  un  parti.  Les  Chi'ites 
moins  nombreux  se  retranchcrent  (laus  les  faubourgs  d'al-Karkh,  du  cote 
occidcntal  de  Bagdad.  La  guerre  continua  et  beaueoup  de  sang  lui  repandu; 
tout  ce  qui  avait  ete  döfendu  et  prohibö,  devint  licite.  Al-Karkh  brüla  pour 
la  seconde  fois  apres  le  premier  inceudie,  dont  nous  avons  dejä  parle;  les 


9 

10 


[153]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D  ANTIOCHE.  361 

p^i/^3     ffl_y\     J&    3jjjt»)(     pf-lc-3    j&d!    ^ä"ilj    2S^i     LUAs     ^Äll  JjVI    '  <äy>- 

^Alli   Uj   pA[s)    ^jAs   ^Axllj    ^>Ulj   jtljiJI   Je  8dl/Ylj   j_Jo<_   ^^s-lj 

villi   <H\m\\    *-Uj   *ä;jj    v^.y)    /♦fb^»    3y*^3    ^^    f^*-?~J    ^"-^JJ    jL^>»         lS^  *  S  p.  103. 
0^>-j    dlJyVI    <^c-  J=-&    CJJill    ^«   Cyh    al-Vi   Jj<  rjjd\      \s-    4,U'  »JaJl    *jcj 

l.   BLSCh   J^-'l.   —  2.  BGIi  om.    trois  mots.   —   3.  Cli  jj.LiJI.  —  4.   BLSCli 

jUib.  —  5.  BLSCh  ;^J.  —  6.  LSChjtxi.U.  —  7.  BCh  ...,™J.  —  8.  BLSCh  om.  — 

9.  S  om.  —  10.  Ch  U^j.  —  11.  PBCh  a*kj.  —  12.  LS  J,t.  —  13.  BSCh  J.  —  14.  S 

S3*£}}}  P  J*ft!t.  —  15.  B  X5ÜJ.  —  16.  BCh  L-*i3:  —  17.  S  JU=  ^Ju.1,.  —  18.  BCh  om. 

trois  mots.  —  19.  B  Uyj.  —  20.  BSChom.  dep.*. 

marchands  furent  ruines.  et  les  pillarJs  s'emparerent  de  leur  argeat,  de  leurs 
harems  et  de  leurs  demeures.  Tandis  que  les  Chi'ites  criaient  comme  mot 
d'ordre  «  Bakhtiyar  »,  les  Sunnites  criaient  comme  mot  d'ordre  *  «  Sebouk-  *Chp.i43. 
tekin  ». 

Sebouktekin  et  les  Turcs  s'emparerent  du  tresor,  des  armes  et  des 
approvisionnements;  puis  (Sebouktekin),  apres  avoir  fait  sortir  Ibrahim  et 
Abou-Thahir,  freres  de  Bakhtiyar,  sa  mere  et  toute  sa  famille,  fit  brüler  leurs 
demeures  et  piller  leurs  maisons;  tout  cela  fut  confie  au  bas  peuple. 

Al-Mouthi'-lillahi,  pour  echapper  ä  la  revolte,  eut  l'intention  de  quitter 
Bagdad;  mais  les  Turcs,  s'etant  empares  de  lui  et.de  ses  troupes,  lui  deman- 
derent  de  transmettre  le  gouvernement  ä  son  fils  Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim  : 
ayant  peur  d'eux,  il  acceda  ä  cette  (demande)  :  apres  avoir  prete  serment  ä 
(son  fils),  il  abdiqua  et  deposa  le'califat;  il  temoigna  publiquement  qu'il  etait 
trop  faible  pour  remplir  ces  fonetions,  qu'il  y  renoncait  spontanement  et  qu'il 
transmettait  (le  pouvoir)  ä  son  fds  Abou-Bekr  :  cela  devant  temoins.  G'etait 
le  mercredi  treizieme  jour  du  mois  de  zou-1-qa'dah  de  l'an  363'.  Son  califat 
avait  dure  vingt-neuf  ans,  quatre  mois  et  vingt  et  un  jours;  il  mourut  ä  Uei'r- 
al-'Aqoul2  le  lundi  huitieme  jour  du  mois  de  mouharrem  de  l'an  364'. 


1.  5  aotit  974.  —  2.  V.  Jacut,  n,  676.  —  3.  28  septembre  974. 


PATR.    OR.    —  T.    XXIII.   —   F.    3. 


24 


302  I1ISTOIRE.  [154] 

2  «IUI  u^äj  4jj  ^-LJI  (j;  i^CJl  -*-&  ^C  ü  ü^äJI  ^  1jjCi5C_  üJ?-^ 
♦Bf.  102.  <üj-»J|  j^  ■cLc  *  ^Jl  k^j  ia-lj  ^1  Co-lj  jlybVI  ^y  jLi  4.5111!  jLü>d  jLcJj 
*  s  p.  104.  cj.1   p-jj  ^Jl  ^„^5  £j^«J1j  jUäjJI  *  ,jJLjj  4,   Jji   U  Lo^JI  s_j5Ci)j   Uj,  7^-^-a^o 

♦Pf.  33'.     ^jl^isVI    ÜYj    JL    ^lj    Juajjl»     jljUa-    Jj>     <3}jJ1     _^     ^     l0yJUj"    J>     ÜjjJI    JUsfr 

JujJlj   o^äJI    -jS-   \LJ25    «C—   ^j0  1->^r_ Jl   4)3  JÜl   /jS;  4Xfr      1fr    ^jJuTj   (iDJb    jl-UJ!^ 

J^^i-Lli     4Jj-0!     -Ulafr     fc-Üj    ^Ifr     JjfrJ    <i)-f-     [g*     -V-*jJI      \>     Xaa     /j>       iJfr    4*=>-Ls     "Ül 

1.  BP  ^j£&~>  LS  cfrV-C  et  infra.  C  add.  sjty^l  ..JJÜ».  —  2.  Ch  add.  *D.  —  3.  P 
ijoj  B  jjJ  LS  w*J!.  —  4.  BC  om.  —  5.  BCh  om.  trois  mots.  —  6.  P  ji-jli  BCh  om.  — 
7.  LS  j~a£~J.  —  8.  PBLS  Ij&jj.  —  9.  P  J~j_..  —  10.  PBCh  ,^1*}.  —  11.  B  ;Jl*>j.  — 
12.  BCh  jj-.ll'.  —  13.  Ch  om.  —  14.  Ch  JJjS.. 


Califat  d'at- Tha  i '-Jillah i. 

Sebouktekin  fit  calife  Abou-Bekr-'Abd-al-Kerim,  fils  d'al-Moutlii'-lillalii, 
qui  fut  surnomme  at-Thai".  Le  troisieme  jour  de  son  califat  il  fit  ä  Sebouk- 
tekin don  d'un  vetement  d'honneur,  lui  donna  le  surnom  de  Nacir-ad-Daoulah 
et  le  nomma  emir  des  emirs. 

Bakbtivar,  qui  s'etait  prepare  ä  le  rencontrer,  quitta  al-Ahwaz  pour 
retourner  ä  Wasith;  il  ecrivit  ä  son  oncle  Roukn-ad-Daoulah-al-IIasan-ibu- 
Bouyeh,  (qui  etait)  ä  ar-Ray,  et  ä  son  fils  "Adhoud-ad-Daoulah-Fenna- 
Khosrou-ibn-Roukn-ad-Daoulah,  (qui  etait)  ä  Fars,  pour  Ies  appeler  ä  son 
aide,  sc  plaindre  aupres  d'eux  de  ce  qui  lui  etait  arrive  et  leur  demander 
protection  et  secours.  II  ecrivit  sur  le  meme  sujet  au  mari  de  sa  fille  'Adhoud- 
ad-Daoulah-ibii-Taglilib-ibn-Nacir-ad-Daouiali-ihii-llanulaii  ä  Mossoul  el  a 
tous  les  gouverneurs  des  provinces  et  des  villes.  Mais  pour  son  oncle  Roukn- 
ad-l)aoulab  la  carnpagne  i'ut  impossible  ä  cause  de  son  age  avance  el  de  la 
Paiblesse  de  ses  mouveinents.  (Sur  ces  entrefaites)  il  envoya  aupres  de  lui 
ä  la  töte  de  ses  troupes  son  compagnon  'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid  el 
cbargea  son  fils  'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou  de  l'aider  el  de  lui 
fournir  le  necessairc. 


[155]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  303 

«.LJI     o^'-J     ia-'j    .Jl    J~~*i\     l^£-    JuXj    ^>y>zii     .il-Ul^Y!     ~^9     l\>C>^^       JU-j 
*X&    ^.K".^—  ^Ic    ^.«.te&j    A.U      «JaJI     (-*•»"     U.J»«sj     «*}     Jj.üUI     ^o         ll      L^Ulj     <**  "Clip. 144. 

5^te  <:,  ü^&  ^lo  dl/Vi   4^y   3fca.j  ,i>Loj  DUc   (.Li    i«j!   JyUII   _y_Jk,   cJij> 

^s.    JjJj    ^_^-f>-     Jl—j     pjJc    £-l._Jl    "0    IjAÄfrj    6j£jlyÜl    ^XliJI    <0    Jli    Ci^T    ^i-1 

c  4  *■ 

^Ul    Ö-U    ^JJ    Ja-Ij    ^fc    d)l_/YI    fj^l»    C_y_    ,j^>>jlj    £jLo*    ia-lj    ^    tJ-Lr*^ 

4ojis-l_J     jLli>sJ      fcU.l>J      ÜAäI-Ü      Jjj^l      Jl*frl         Jl     J^-ä-Lli      iJj->Jl       JjaC      Ju^JJ 

|»>LJI    «C-U    ^Jl     j^~.i-Lli     jL-    jl    ^ic    ^j     (^LJI  j^iLlJj    (jij'Vl    jJlt«)    J^lä-^l. 

aUi      ^11      JaJj     ^  <jK/"^      i-*'Wl  tS*      J^°.     ->^J      <jp-r^      v-JUnJI      l2^     *  *  S  p.  105. 

Ijj^j  jn'bj  (>•  (v*.>^  |>^»-j  <_J^-4   v_i;^*-Jl  ^  ^   \j$-=-  dJI/YI   14aIcj 

1.  PB  x±3.  —  2.  BCh  om.  —  3.  BPSCh  om.  —  4.  LSCh^U.  —  5.  LSCh  Uüi.  — 
6.  BLS  ^jJ<\  P^JI^J!  Ch  ^1^-".  Cf.  Mednikov  (index),  p.  1515.  —  7.  P  »LSsJlj.  — 
8.  BLS  om.  —  9.  Ch  jl^SUI.  —  10.  LS  ,U,.  —  11.  Ch  »IjäJj  BLS  om.  —  12.  LS  ^. 
—  13.  BCh  om.  cinq  mots.  —  14.  S  IjwVäc«. 


Sebouktekin  commenga  alors  ä  se  preparer  serieusement  ä  la  guerre  et, 
resolu  d'aller  ä  Wasith,  il  amena  avec  lui  al-Mouthi".  Ils  parvinrent  ä  Deir- 
al-'Aqoul  et  ä  leur  arrivee  al-Mouthi '-lillahi  mourut.  Puis  une  maladie  saisit 
brusquement  Sebouktekin,  *  qui  resta  malade  pendant  quatre  jours  ä  Dei'r-  »ciip.144. 
al-'Aqoul  et  mourut  aussi.  A  sa  place,  les  Turcs  prirent  alors  comme  emir 
un  autre  jeune  homme  (ghoulam)  turc,  qui  s'appelait  Alftekin-ach-Charabi, 
et  lui  confierent  le  commandement.  Celui-ci,  ayant  mis  ses  troupes  en  mouve- 
ment,  campa  ä  la  distance  d'une  parasange  (farsakh)  de  Wasith.  Les  avant- 
gardes  des  deux  armees  se  rencontrerent;  et  la  guerre  entre  eux,  du  cöte  • 
Occidental  de  Wasith,  dura  pendant  quarante  huit  jours;  les  Turcs  s'enfuirent 
alors  de  Wasith  ä  Bagdad. 

Ensuite  'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou  arrive  dans  les  provinces 
de  T'lraq  pour  porter  secours,  Bakhtiyar  et  ses  freres  sortirent  ä  pied  ä  sa- 
rencontre  et  baiserent  la  terre.  Ils  convinrent  que  Fenna-Khosrou  irait  de 
Wasith  ä  Bagdad,  du  cöte  oriental,  et  Bakhtiyar,  du  cöte  occidental,  pour  y 
rencontrer  les  Turcs. 

Geux-ci  construisirent  des  ponts  sur  le  fleuve,  qui  s'appelait  Diyala,  et, 
apres  avoir  mis  leurs  bagages  derriere  eux,  marcherent  ensemble  ä  la  ren- 


364  HISTOiRE.  [156] 

c 

^,.«       '_,    V^r*^   7c.J^!j    ijUJLLj   ^,-lwj   6«_,jl  ö.   JjVl    5i5-^«f-  4,>«   >^*l>-  i^J 
jj.1»-    j»l_y»'1    ^.j     >y*   dUjj    Sj^_=t)l    dUr   Ij^j    d)J/VI    rjf^i    j^\    Jh   kJ>^^ 
-  j»r'^>-j   ^*f  vyJ  *-v^  Vjo  (n**  ."-^"^-'J      Jjr*-)^*      'JJ^J     JL^'J   J^ä!^   _^~> 

i_5^L^^      v.     ^JL     iL!    ^^c  -LJ'V         eUijVI     py     3l-*j»    ^!|    jLSej    Jj — =-Li    <Jio_j 

*£JI   ,E\>.  JjVl 
pf.  34.  ixU-.     J.&  tM-^-Vl   ^  <-i->'    c-*.Üar   '"j^^i-Li   a    ^  "  -rc£\   Iäa  xr  LAs 

i«.»»Jl   »y   f»}^*  o^'J  ^-^  ls*   'j^-23"  j^  <«"  ^j-Mj  jLÜw  ^Ic  ^Lä!i   JL^li   Jjl^l 

l^L»   <lji   ^  ^p-i  i   i_5^>L>-=>-  ^y>       j^JL       JU     __«äJ 
a^c  ^.s-La      !1   ü^^iJI  *JLi   "<-->!   ac   5^-aJI    ,J!  jLS=:   ^   jLj^Jl       ^"oj 
a£ä»   j^_=-Li    jjSW,       y3s    Jj   J_j— _J!  (J^-   ^JLi   ziyLJI   ö-u     Jl   ^L^Vij  üjjJI 
^'u^k;     .lt  Jlj^V!  /**»j  J^V!  ^9  Jj^j  V"!  (tflft  ^j_p!  CJL  a> 

l.  BLSCh  om.  ä!j*.  — •  2.  LS  om.  —  3.  BLSCh  «••!..  —  4.  BLSCIi  om.  trois  mols.  — 
5.  B'Ch  ^pU?..  —  6-  BLS  ^'j1-  "-  "•  PLS  ^»^äij  Ch  ^vi.öij.  —  8.  P  add.  ,^jlj 
_-/L;,^!._9.  BCh  ,  SrfJU».  —  10.  BLSCh  L,U,.  —  11.  L    .^jH*.  —  12.  1'  »JU.. 

—  13.  B  i»j,"5JI.  —  14.  Ch     cvuTl  —  15.  S  add.  ^J.Ü\  —  16.  P  Lv~i.    --  17.  P  J,U. 

—  18.  S  O-äJ.  —  19.  BLSCh  om.  —  20.  P  ^of..  —  21.  P  üjI.  —  22.  BCh  om.  dep.* 

contre  d"Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou,  qui  se  dirigea  vers  cux  au 
matiu  du  samedi  quatorzieme  jour  du  mois  de  djoumada  I  de  l'an  364'.  La 
bataille  dura  du  matin  jusqu'au  soir.  Les  Turcs,  mis  en  deroiite,  traverserent 
ces  ponts,  et  parmi  eux  et  le  bas-peuple  il  y  eut  beaucoup  de  tues  et  de  no\  es. 
(Le  reste)  avec  at-Thai"  s'enfuit  et  s'arreta  pres  de  Takrit,  apres  avoir  perdu 
tous  les  bagages.  Puis  le  mercredi  dix-liuitieme  jour  du  mois  de  djoumada  I 
de  la  meme  annee  Fenna-Khosrou  et  Bakhtiyar  eutrereut  ä  Bagdad. 

Lorsque  cette  victoire  fut  gagnee  par  Fenna-Khosrou,  il  Tut  saisi  du  desir 
de  s'emparer  du  royaume  de  i"lraq.  S'etant  servi  de  ruse  envers  Bakhtiyar 
et  scs  freres  pour  les  faire  veuir  che/,  lui,  il  s'en  empara  le  vendredi  vingt- 
quatriöme  jour  du  mois  de  djoumada  II  de  la  meme  annee2. 

II  ecrivit  (comme)  de  la  part  de  son  pere,  ä  al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar, 
qui  etaitä  Bagra  de  livrer  cette  ville  au  compagnon  d''Adhoud-ad-Daoulah  et 
d'aller  lui-meme  ä  Bagdad.  .Mais  (al-Merzouban)  s'cmpara  du  messager  et 
ne  repondit  rien.  En  meme  temps  Fenna-Khosrou  coulirm  ;  le  vizir  Moham- 
med-ibn-Baqiyah  dans  scs  fonctions  et  le  chargea  d'admiuistrer  les  affaires 
(d'ötat)  aiusi  que  de  surveiller  la  perception  des  impöts. 

I.  30  janvier  !)75.  —  2.   11  mars  075. 


[157]  DE  YAHYA-1BN-SA  II)  D'ANTIOCHE.  365 

üysji  ja  Sji*-i  -Mi  ■*<-»  fj^jj  fMJi  tju  ji  .u£vi  ^  jyüi3  «iy\ 

BjjJI  JuaC  *JLIi-lj  <J  C£tU  JU»JI  4£>*  C»-lj  »IUI  Jiij  V^  -V^J  3^M 
jjsj  jj-alt  Li  ''j^r-i-Li  5JjftJ  ÖJ II  ^  ^j  J*  j^»  jLJ  Lr=*äJI  fX  J 
*«*»  >  <UaaJi  Jj  <ifr  dUi  «.-»»•  -ücj  L^ftJ  ^i^J  "^~'J  ^^  <1>!  ■A"*Ä* 
IJ  rjj  ^l^i  JUJI  ,y  <jüll»  Ol  jW»  jl  ^Ij  iaÜ  ÖbjJI  (^  VI  BCale 
ic  ^j  IJI  <)j^j  xc  *&UsJI  «JLWS  IJ3  ^ü!  JLfrVI  Jl  j-^lj  ^-^>-j  "^^ 
cjc_.    <aJa.II    ^»La  ^.j&U   ^.    jjj-fcß    ^"03   ">~»L^  jL_äJ  •  <^— -^  **■«  j^  ,> 

c>uij  ji». jl-  »i-  J  ^  o~4.  j^ä»  I06i  «J^^  ^  W!  ^>u  s^ul  ° 

12A.it   iL»   jj.5C    «Cl   ^3       *-^_   ^ 

1.  BCh  om.  dep.*.  —  2.  CCh  Ay^\.  —  3.  BLCli  om.  PL^  S  U:ry^-  Cf. 
Miskawaih  (The  Eclipse  etc.)  II,  343.  -  4.  LS  ^jÜ.  —  5.  P  om.  —  6.  P  l^-ä.  et 
saepe.  —  7.  Ch  (p.  311)  ^^  male.  —  8.  LS  aJ'bU  —  9.  LS  2~^e.  —  10.  S  ^j!.  —  11.  P 
J-3J..  —  12.  BCh  om.  dep.  J-ä'j- 


Alftekin  et  la  plupart  des  Turcs,  qui  s'etaient  enfuis,  resolurent  d'aller  en 
Syrie,  et  at-Thai"  et  le  reste  des  hotnmes  jugerent  necessaire  de  se  rendre  ä 
Bagdad.  'Adhoud-ad-Daoulah  ordonna  de  mettre  en  ordre  et  de  reparer  le 
palais  du  calife  et  d'en  remettre  ä  neuf  les  tapis.  At-Thai"  prit  le  chemin  du 
retour.  Les  troupes  sortirent  de  Bagdad  ä  sa  rencontre,  et  Adhoud-ad- 
Daoulah  le  rencontra  lejeudi  huitieme  jour  du  mois  de  redjeb  de  cette  meme 
annee'.  Fenna-Rhosrou,  ayant  revoque  Abou-Mangour,  confia  le  gouverne- 
ment  de  Wasith,  Takrit  et  'Oukbara  ä  Mohammed-ibn-Baqiyah,  le  preposa 
sur  toutes  ces  (villes),  et  ne  limffca  aucuu  de  ses  droits,  le  titre  de  vizir 
excepte.  (Mohammed-ibn-Baqiyah)  demanda  alors,  qu'une  partie  de  troupes 
füt  mise  sous  son  commandement.  Elles  lui  furent  accordees  et  il  leur  ordonna 
de  lui  obeir  et  d'etre  ä  son  Service;  puis  il  descendit  dans  les  provinces  qu'il 
gouvernait.  A  son  arrivee  dans  ces  pays  il  se  revolta  et  s'empara  des  par- 
tisans  de  son  compagnon  Bakhtiyar;  il  ecrivit  ä  'Amran-ibn-Chahin,  gou- 
verneur  d'al-Bathihah2,  pour  lui  demander  du  secours;  et  celui-ci  agrea  sa 
demande.  Ensuite  il  ecrivit  ä  al-Merzouban-ibn-Bakhtiyar,  lui  demandant 
(egalement)  de  l'aider  de  ses  hommes  et  de  ses  armes.  Mais  celui-ci  ne  lui 
repondit  pas,  croyant  qu'il  agissait  de  ruse  ä  son  egard. 

1.  24  mars  975.  —  2.  L'endroit  entre  Wasith  et  al-Bacrah.  V.  Yacut,  I,  668-670. 


*Ch 

#*  p 


366  HISTOIRE.  [158] 

c 

p.145.  ^5Cls    ^ja    ^.VL    "   5ü^jL,j    4'Cy-1j    jb»    J&    «^i    3jjdl    *    ^4>    ?'kJ\    J\    2l^lj 

*  B  f.  102'.  j^Jl   jl   -uA»   8Ä!Lj   *  5^1*^.    jl^JI    ^   7jO-^.   j.    jAc.   j^-J^Us    <S\    JuL'l» 

^  <*ic-   ^Jl^   j*ri^>-jlj  rt*j?~3  <3  ^— -9  (V^-^   *jJU=>   i^ilj  jL:J>J  j^jö   frUjV\3 

c  c  c 

1_il_-a'V'j    jLlio    ^)l    ^_>-0       '  lJa>  *&    <Ü1     /»AÜlll    ÄJL-Jl    t_jUÄ>    A~»jdl    Aj      ^Ac    jLJ 

A&   a^ojJI     ""(V'    -ia— <*^>    jLzio    (V^-J    J j~~ s"       ily3    ^^^       J  *&*    *-L_— 1    ^JäJj    *lc 

*  S  p.  107.  y£   I4^j|    -I^JIj   *  j^Ol   ^  ^U   <J>1^   J   ^1   »3^1,  jUlio    Jj^,    jl 

1.  BPCh  ^  bis.  —  2.  LSCh  ^jfüy  —  3.  PBCh  iX>!.  —  4.  Ch  Ujilj.  —  5.  PBCh 
Zjiü3.  —  6.  BLSCli  J  J.  —  7.  PBLS  Ajk--  (Cf.  Miskawaih,  index,  p.  18).  —  8.  LS 
a-JL..  —  9.  BCh  iJic.  —  10.  Ch  jwj»*}.  —11.  BLSCli  jßSj.  —  12.  BCh  ^.  —  13.  Ch 
sU-lj.  —  14.  BLSCh^JJt. 

[Sur  ces  entrefaites]  Fenna-Khosrou  cnvoya  ä  Wasith  des  troupes  pour 
chercher  Ibn-Baqiyah.  Celui-ci  sortit  ä  sa  reneontre;  ils  s'entrechoquerent, 
et  Ibn-Baqiyah  prit  la  fuite.  Mais  apres  sa  fuite  il  revint  dans  son  camp  et 
s'y  fortiiia.  Les  affaires  de  Fenna-Khosrou   s'embrouillerent  et  la  nouvelle 

*  Ch  p.HB.  parvint  ä  son  pere  *  Houkn-ad-Daoulah,  quil  s'etait  empare  de  Bakhtiyar 

ainsi  que  de  ses  freres  et  avait  commence  ä  gouverner  seul,  sans  eux.  C'est 
pourquoi  il  le  desapprouva  et  le  menaca,  s'il  ne  les  laissait  partir  et  ne  reve- 
nait  lui-meme  dans  son  pays. 

Fenna-Khosrou  lui  envoya  alors  'Ali-ibn-Mohammcd-ibn-al-'Amid  avec 
une  lettre,  011  il  lui  fit  savoir,  que  les  troupes  et  les  clicnts  detestaient  Bakh- 
tiyar et  qu'ils  lui  avaient  reclame  leurs  soldes,  puis  qu'il  s'etait  empörte 
contre  eux  et  les  avait  exasperes.  A  cause  de  cela  (Adhoud-ad-Daoulah) 
craignant  (des  demarchcs)  de  leur  pari  contre  lui  l'avait  gar  Je  du  11s  son 
palais;  et  il  ajoutait  que  Bakhtiyar,  avait  demande  de  se  rctircr  des  affaires 
et  d'ötre  dispense  de  tout  Service. 

Ensuite  Ali-ibn-al-'Amid  revint  avec  une  reponse,  i>ü  il  etail  ordonne 
[ä  Fenna-Khosrou]  de  confier  le  gouvernement  a  Bakhtiyar  et,  apres  s'ctre 
eloigne  de  lui,  de  le  laisser  en  repos.  Fenna-Khosrou  et  Bakhtiyar  conclurent 
alors  l'accord,  par  l'intcrmediairc  d'Ibn-al-'Amid,  que  Bakhtiyar  et  son  frere 
Ibrahim,  comme  lieutenant,  prendrajent  le  pouvoir  sur  toutcs  les  provinces 
et  villes,  que  Bakhtiyar  avait  gouyernees,  et  dont  (Fenna-Khosrou)  s'eloi- 


[159]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCIIE.  367 

J*3  1^-jiJ  £i  i)j-*Jl  J^j  -V«  Sy-vJI  «J  LJL  jl  J^j  \^  ^J  y^>3  ^.  jLfi*: 
viUi  3Jtc  «v!  2U-U-3  *ö[j  oJlk.  JU  V[  jIaä»  Vj  lj>U»  Vj  J»U»j  «v)  Uw  jl 
J^J^Li  L^-Lc  *Ji-3  <>  Lj-jLM  Jfr  1-yMj  ^J  üXfi  J^-  <Ioj  -:>(^-:  ^  V^.3 
fx   '   pAjjj    Jl    ljtr-*'!i    *W->j  *^J   l^'J   7Iaj-Jj   Uli-  bytÜi   ^1    L^l   Js$ 

'  iJLllj  (V^—j  /«-»ji  *~-   jl^"j  _>f~  <j*  *~*!   (j~*-^  ***»' 

CJläel     IjJ^-     (v,^^    U  «jLJJ^     *J    10_^^>    aLJI     ^3    O-p-    jLio     Jl    ^p-b 

^%  15JI  fju.15  14^_-uJI  j&  13j>  fljjdl  12Jüac  jj~i*Ui  ^b  ^JUJI  Ijj^Ij 
■8a«-=>j  17oJI   ^y   Jljü   j^  16  j_jU.  JU   (_r>^   Ä»*äJI   cj--.   o^   ^^   i> 
^3-01   j^    U^   «ü^l  "J1 J   jLl^;    aiji   f5UI    ö-u  Jl    -LJj   ^   20ö-i    19j.| 

jij^JI  isjJj  ^iij  *  ^jjül  j*i  üjjJI  ^j  j.  jb  ^iij  ^»Ul  JjVl  <jJ  Jl  uUm 

1.  Ch  ^fe.  —  2.  Ch  U.U.J.  —  3.  BCh  Jjü.  —  4.  P  om.  —  5.  BCh  L<~->.  —  6.  S 

jaU.  —  7.  LS  LjJj.  —  8.  S  iia...  —  9.  BCh  om.  dep.*.  —  10.  B  \yr*}üi>  Ch  ^^r^-' 

LS  fj^^CA.  —  11.  P   «i,!_,.  —  12.  Ch  J«aäj.  —  13.  BLSCh  ^jsb».  —  14.  BCh  om. 

P  ä-üju»   je.  —  15.  S  om.  —  16.   S  cJs..  —  17.  BCh  om.  —  18.   BCh   £y&j-   — 

19.  BCh  c,j.  —  20.  P  Liü.  —  21.  Ch  om. 


gnerait,  quo  tous  les  deux  le  reconnaitraient  (pour  suItan)  apres  Roukn-ad- 
Daoulah,  auquel  ils  pourraient  eux-memes  succeder;  qu'ils  lui  obeiraient  et 
l'ecouteraient,  et  (eniin)  qu'ils  ne  permettraient  ni  ne  feraient  de  contrat 
qu'apres  l'avoir  averti  et  demande  sa  permission.  Tous  les  deux  lui  en  firent 
le  serment  et,  apres  avoir  ecrit  un  traite  en  plusieurs  exemplaires,  ils 
s'engagerent  eux-memes  ä  l'observer.  Puis  Fenna-Khosrou  fit  don  de 
vetements  d'honneur  ä  tous  les  deux,  et  ä  leur  frere  Abou-Thahir:  ils  s'en 
revetirent  et  apres  avoir  baise  ses  pieds  et  son  tapis,  retournerent  dans 
leurs  palais  le  vendredi  vingt-huitieme  jour  du  mois  de  ramadhan  de  l'an  364  ' . 
Autour  de  Bakhtiyar  son  armee  se  rassembla  ainsi  que  le  peuple  de  la 
ville,  qui  prit  (egalement)  son  parti  et  poussa  des  cris  de  joie  ä  cause  de  sa 
delivrance.  Ils  se  revolterent  contre  Fenna-Khosrou-Adhoud-ad-Daoulab, 
qui  quitta  la  ville  pour  aller  dans  son  pays  de  Chiraz,  de  la  province  de  Faris, 
le  vendredi  ciuquieme  jour  du  mois  de  chawwal  de  cette  meine  annee2.  Ibn- 
Baqiyah  monta  alors  de  Wasith  ä  Bagdad,  ou  Bakhtiyar  le  recut  avec  plus 
d'honneur  (qu'auparavant)  et  lui  donna  le  surnom  de  Nagr-ad-Daoulah. 
l'ajoutant  ä  son  premier  surnom  d'al-Nacih.  II  donna  (egalement)  ä  'Ali-ibn- 

1.   11  juin975.  —  2.  18juin975. 


368                                                           HISTOIRE.  [160] 

AXä*    '  Jji  J^C-     ,_Ji)j     *}jjA    /..ju.     /~a12     /jj     '  jl^At  «_JiJj       <3}-dl     j\jc\     jLie     /j> 

*  Pf.  85.    (^^   *     jl  ^is   94Tj*a>-   J>\   8^rr^JI    J  iyJib-j    '<UJI  ^_jJ  J*JI    *   ^Jl    lj^5   J-£-«> 

o  p. 108. 


ctU»    (ic    Jjjj   »LÜl   ^Jl    1:>j^JI   wUU   ^^JLi^JÜl   jj;    11(_r-^'^    [p  £—51    i-^*>    jj 
IJäI    J^    ifcLs-    Äi-lj    Ijj^p-Ij  14C«    i_i-i.11    C— Jl    fy     V^^    13£— 51    tj*    jL^J    ^f-^    ij 
(_J     Ol    U&Xasu     jUo     i_Ä)l     /♦>-—'      J&    ,i— -O    (3*i      <— >wj    fUa».»-2>l  /y  /»— =-     ^r"1!? 

JÜ;  17(nrLLL  ^  ^Ulj   «jlysVI   ijLi-  *J  JLi-lj  Ck£  dJi.   ^Jlc  ^  fl&  JS 

1.  BCh  om.  den.*.  —  2.  L  u.a.  —  3.  Ch  ,.tfl.  —  4.  BLSCh  ,.,-iUxM.  —  5.  BLSCh 
om.  —  6.  C  w  J#>.  —  7.  C  add.  ,~^  ^^».Ls.  —  8.  Ch^—J1.  —  9.  P  S^tav.  —  10.  S 
»*jjt.  —  11.  P  ^Jb.  —  12.  BCh  om.  —  13.  BLSCh  om.  cinq  mots.  —  14.  BLSCh 
äa~JI   ^  (j'"^1   ij =,<— '  (J.-   —  15.  C  u;—^.  —  16.    S    ^1.  —   17.  BCh  om.  trois  mots. 

—  18.  Ch  pjjl.  —  19.  PC  add.  _'-»&  j-äU. 

Roukn-ad-Daoulah  le  surnom  de  Fakhr-ad-Daoulah,  ä  son  fds  al-Merzouban- 
ibn-Bakhtiyar  celui  d'I'zaz-ad-Daoulah,  ä  Iinran-ibn-Chahin  celui  deMou'in- 
ad-Darmlah  et  ä  'Ali-ibn-Mohammed-ibn-al-'Amid  celui  de  Zou-1-Kifaytein. 
Quant  ä  Alltekin-ach-Charabi  le  Türe,  il  marcha  avec  ceux  de  ses 
compagnons,  qui  le  suivaient,  et  il  arriva  dans  le  voisiuage  de  Damas,  d'oü 
ils  ecrivirent  ä  al-Mou'izz-lidin-allah  pour  lui  demander  la  permission  d'aller 
aupres  de  lui;  mais  avant  qu'il  en  eüt  pris  la  decision,  ils  s'emparerent  de 
Damas  le  dernior  jour  du  mois  de  cha'ban  de  Tan  364'. 

Cette  merae  annee~  Jean,  bis  de  Tzimiszes,  empereur  des  Grecs,  fit  une 
expedition  militaire  dans  la  Syrie  et  apres  s'etre  approchö  de  Ba'lbek  au  mois 
de  ramadban  de  cette  annee\  il  s'en  emparale  samedi  quinzieme  jourdu  möme 
mois'';  l'ayant  devastee  et  s'etant  empare  d'un  grand  nombrede  ses  habitants, 
il  emmena  en  captivite  Ilosein-ibn-as-Camcam.  II  fit  la  paix  avec  los  habi- 
tants de  Damas  ä  la  condition  qu'ils  lui  payeraient  tous  les  ans  (50.000  dinars. 
II  leur  öcrivit  un  acte  sur  ce  sujet  et  apres  l'avoir  fait  signer  par  les  plus 
nobles,  d'apres  leurs  rangs,  il  en  prit  un  certain  nombre  comme  otages.  II 
*Chp.i46.  ordonna  *  ä  Alftekin  de  sortir  pour  venir  le  trouver.  Lorsque  celui-ci  sortit 
avec  quatre  serviteurs,  l'empereur,  l'ayant  traite  avec  distinetion,  lit  dresser 

1.  14  mai97ri.  —  2.  L*an  364  =  21  sept.  974-9  sept.  97."..  —  3    15  mai-13  juin  975. 

—  4.  29  mai  975. 


[161]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  369 

i*UJ     Oc     *&ä     <UII    dUt    2*-^    ^kilj    fayu    C^i-     <J     ^>>j    »iUJI     '-u^jj 

tO»     LS^     "^^J     Ö*M     3t5^1?     ^     ö*     J^-0     <-^      ^J^      *J      ü-1      l*     *)      v_-*3J 

aLj-j    /oUJI   °_rÄ    1*^.1   4^-[j    ^i^r1.    ^3    J^Ul    J^i»    ^-^    *-^-LJl    jL-j  *  B  p.  s:. 

j^3  ß^U,   ly*>.   Ü-I5  t(^S   Ijj   aJ  p_  jJj   Ijiiäj  ^J,^  ^   Jjlj   fJ^   4    J1 
(j-lLsj   ^  J?i/«»fli   v_U^  jl   «iDij  oyy   ö-^i  "°-0^    Cr0*-  ^*J   p^   *V" 

^3  ^  12L,I  J^i  H^-0j  <d  jl^j  U>.  ^  dlUl  ^-j  10<.U!I  *-i*  9J\ 

i^J>    l^    «ukslj    ^Üali    Js.    *     13ULL-l>    CäJ  *  B  f.  103. 


1.  BLSCh  i*/U.  —  2.  BCh  add.  J.  —  3.  P  ,jUJIj  BCh  add.  L«l.  —  4.  P  ,LL 
-  b/Cjj-s.  -  6.  BChLS  (^-ULj.  -  7.  BR  %j.  --  8.  P  p}\.  —  9.  CCh  J'j.  - 
10.  CCh  mO  BLS  om.  dep.*.  -  ■  11.  RCh  ^IjJ..  --  12.  BRCh  ajoutent  Uul.  — 
13.  LS  ^-yiJL-k.  —  14.  BLS  »v'ijl^  Ch  ^bUe.  —  15.  P  ^^j-  —  16-  BChLS  ^Üj. 


pour  lui  une  tente  speciale,  et  (Alftekiti)  dioa  chez  lui  ce  soir-lä.  Apres  lui 
avoir  fait  don  d'un  vetement  d'honneur,  l'empereur  lui  lit  present  de  l'argent 
que  les  habitants  de  Damas  s'etaient  engages  par  ecrit  (ä  lui  payer);  puis  il 
mit  en  liberte  les  otages  et  lui  donna  un  cheval  avec  une  seile  et  une  bride. 

L'empereur'  prit  la  route  du  littoral  et  s'empara  de  Beyrouth.  Apres  en 
avoir  capture  l'emir,  Teunuque  Nacr,  il  l'envoya  dans  le  pays  des  Grecs;  s'etant 
approche  de  Tripoli  (Tharaboulos),  il  l'assiegea,  mais  n'aboutit  ä  rien.  II  prit 
ensuite  les  forteresses  de  Balanias  et  de  Djabalah,  et  entra  egalement  en 
possession  des  places  fortes  de  Barzouyah  et  de  Sihyoun.  Ce  fut  le  chretien 
Koulei'b,  secretaire  de  R-q-thas,  qui  la  (les?)  lui  livra.  (L'empereur)  nomma 
des  gouverneurs  ä  lui  dans  ces  forteresses  qui,  depuis  lors  jusqu'ä  aujour- 
d'hui,  appartiennent  aux  Grecs.  II  fit  alors  Kouleib  patrice  et  confera  des 
titres  ä  ses  deux  fils;  il  le  nomma  aussi  basilikos  (gouverneur)  d'Antiocbe  et 
lui  fit  don  d'un  grand  domaine2. 

En  Egypte  011  reclama  aux  Ikhcliidites,  aux  Kafourites,  ainsi  qu'ä  leurs 
pareils  le  paiement  (de  l'impot)  sur  leurs  immeubles  et  proprietes,  en  sorte 
que  chaeun  d'eux  devait  payer  selon  ce  qu'il  possedait.  L'affaire  se  generalisa 

1.  Ici  commence  la  traduetion  russe  de  Rosen,  8G-87.  —  2.  Ici  finit  la  traduetion  de 
Hosen. 


370  HISTOIRE.  [162] 

*  p  r.  35^.  3;JL   Lä^Ij   <jLHTj  jj^-j    »jjl  ö-  S-uäil  *  ajj  IjJjl  ljr"\  ^"-^   *-*•-*   J  u"^ 

j^c  ^Jlj   ,yÄ«    Uis   SJLJ1   dür   j   JUp-Vl   (JLT   I^IIäT  Ji  ^y    joj   «cU,    äJlLJI 

♦  Rp.301.  ^j  n^i  ^  ^  iL)  10^U  9J^Y  8wrJI   iU  *  *Ü\  j^jj  >J|   ^Lj  *  7UkJ1 

17*L.i  lxj\^  llj_^-il  <L_»J>-j  ö-      jj^-^j 

1.   BLSCh  j^.  —  2.   P  Iji.  —  3.  Ch  (p.  312)  om.  J~>.  —  4.  BCh  om.  —  5.   P 

J&slj.  —  6.  BCh  om.  dep.\   LS  i.SXj\   fcJI   ^  ,/;Ol  ^iJ!  J.   —  7.  BCh  om. 

—  8.  BLSCh  om.  deux  mots.  —  9.  LSCh  Ji^.  —  10.  Ch   ZjiU.  —  11.   BLSCh  om. 
dep.*.  —  12.  S  L*i.  —  13.  L  om.  dep.\  —  14.  BCh  VüS.  —  15.  S  tfj^s.  —  16.  Sj^ci. 

—  17.  B  om.  deux  mots. 


jusqu'au  point  que  les  reclamations  s'elendaient  ä  tout  le  monde  et  se  faisaient 
avec  empressement.  Un  bon  nombre  de  gens  furent  arretes  et  mis  en  prison. 
Pendant  quatre  mois,  depuis  le  debut  du  mois  de  zou-1-qa'dah  de  Tan  364 ' 
jusqu'ä  la  fin  du  mois  de  rabi'  I  de  Tan  365',  011  fit  payer  aux  gens  plus  de 
100.000  dinars. 

Au  mois  de  rabi'I  de  Tan  365"  al-Mou 'izz-lidin- Allah  tomba  malade,  et 
pendant  sa  maladie  les  reclamations  cesserent.  11  y  avait  des  gens  qui  se 
trouvaient  dans  une  Situation  financiere  tres  penible;  mais  apres  sa  mort  les 
reclamations  prirent  fin.  Al-Mou'izz-lidin- Allah3  mourut  la  nuit  du  vendredi 
onzieme  jour  du  mois  de  rabi'I  de  Fan  365*,  ä  l'äge  de  quarante-six  ans, 
apres  avoir  regne"  vingt-trois  ans,  cinq  mois  et  quatre  jours. 

1.  13  juillet-11  aoüt975.  —  2.  8  novembre-7  dec.  975.  —  3.  Ici  commence  la  traduc- 
tion  russc  de  Rosen,  302.  —  4.   18  novembre  97."). 


[163] 


DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  371 

<AJL   jäjJ]  ä5k-  aU-t 


aJI     _i»t^Jj    ajUä 


j^ 


r  r.  ii  *  B  p.  302. 


12o^ui  "fcuts  ^  ^^  t-  <4*Jl  &  ö*  ^ul  *  ^pJi  -^  ji£  iii»  ^i 

4J(,   j,jJ1   ^Uj   o^Jlj  U.VI   Vu   r^J  fJ^1  ^   14tjt»A~4   ^j  >*N   13si*J 

1.  BCh  add.  Jjl  LS  add.  bs-..  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  LS  add.  *U'  ^aJj  - 
4.  BLSCh  »y»>.  —  5.  B  om.  dcux  mots.  —  6.  BCh  om.  S  ajoute  (j^**'!  jW'  ~~ 
7.  S  i*y*~.  —  8.  P     -oX>.  —  9.  BLSCh  \yX~i.  —  10.  P  »Utj.  —  11.  BCh  om.  dep.*. 

—  12.  BLSCh  Ort^.  —  13-  P  ^'j-  —  14-  B  1^*"*^  S  ^-J—Jl-  —  15-  P  lT5^-  - 
16.  B  ^  LS  *1J.  —  17.  BPLS  om.  deux  mots.  —  18.  BPLSR  om.  —  19.  BLSRCh 


Califat   des    'Alides. 
Debüts   du  califat  d'al-'Aziz-billah. 

Al-Mou'izz  apres  avoir  dejä  investi  de  son  heritage  et  du  califat  son  fils 
Abou-1-Mancour-Nizar  fit  venir  en  sa  presence  le  jeudi  dixieme  jour  du  mois 
de  rabi'II',  un  jour  avant  sa  mort,  ses  freres,  ses  oncles,  ainsi  que  d'autres 
membres  de  sa  famille  et  un  grand  nombre  de  dignitaires  de  son  empire, 
töus  saluerent  (son  fils)  corame  heritier  du  tröne.  La  mort  d'al-Mou'izz  resta 
cachee  pendant  liuit  mois;  mais  la  lete  du  sacrifice  arrivee,  c'est-ä-dire  le 
dixieme  jour  du  mois  de  zou-1-hidjah  de  Tan  365  2,  la  mort  d'al-Mou'izz  fut 
declaree,  et  ce  meme  jour  (son  fils)  fit  la  priere  avec  les  musulmans,  fut 
reconnu  imam  et  calife3  et  surnomme  al-'Aziz-billah. 

*  Jean,  fils  de  Tzimisces,  empereur  des  Grecs,  mourut  le  mardi  onzieme  *Chp.i47 
jour  du  mois  de  kanoun  II  de  Tan  1287   de  l'ere  d'Alexandre  \  qui  est   le 
septieme  jour  du  mois  de  djoumada  I  de  Tan  365%  apres  avoir  regne  six  ans 
et  un  mois.  Basilc  et  Constantin,  deux  fils  de  Romain,  se  mirent  alors  seuls 

1.    17  decembre  975.  —  2.  9  aoüt  976.  —  3.  Ici  fmit  la   traduction  de  Rosen.  — 
4.   11  janvier  976.  —  5.  12  janvier  976,  mercredi.  V.  Rosen,  75-76. 


372  HIST01RE.  [164] 

c 

^^,L_i     i^yfl-j'j     Jy°i  I     wrJ"*Ö     '"^■«J^      -U-lo-     (j-'ybjj     L^l      \J?J?. «j     uL—l>     ^.jJLJlj, 

^Ü*  ^b   14jlij  f5CVI  ,3jU.   J!  j>U  ^J\  JL*y^.   ~  ^<LJI  jX-j  J^UV 
p  r.  36.  C^lr  17j>D  ^<LJI   *»»._j  *  iilki  J\  ilcj  S^  lr,JUi.  15*l£> 

rp.  r.  uai  iijJisJlj  21J.j->  ^^  ^MJ\  Wjij,  lsj3  *  j«  diui  ja  ji<j 

s  p.  in.  \»   •Ux,   i^>-3   Lo   c*  Ss-\j   lj>    |«JlJI    juL-UI     Jx-      (j-^j  "«CUU     _o  d)li*  Jui>- 
jjAä-  «U!    **:»-!j  «JAUL   a ä.i   Ujj   «JlLJl    _.U  jj-^j  ^^=^-9       c*-  <iL,  joj  JLJ1 

J.JJ!  *7ifpJl  j.1   «  ^L^YIj  2,'j>U  J>_  <^4  j-?-^JI  J-'U--  Jl  ^Jl 

1.   Ch      J.^l.   —  2.   B   ..,,=—.  —  3.   B  iL-,.  —  4.   S   ^'»— •   —  5.    S  JjJU.   — 
6.   BPLS  L^..  —  7.  S  om.  —  8.  Cli   ^jU.  —  9.   LS  ^^kla-i.   —  10.  P   ^iPySjH\ 

B  ^y/ir)\  Ch  J*j/jA\  LS  l/**^W-  ~~  1L  B  ^^  LSRCh  -.5^.  —  12-  s 
v_sfijJI.  —  13.  BLSCh  i%.  —  14.  BLSCh  Ij.Uj.  —  15.  BLSCh  U^.  —  16.  S  UlUs.  — 
17.  P  Ij^il).  —  18.  B  %.  -  19.  BLSCh  ^fy.  —  20.  BR  ^  P  ^ki  LS  IJ  C  c^(.  — 
21.  BLS  %_p>C  Lj.*».  —  22.  BCh  LiJU.  —  23.  BPCh  k~.  —  24.  BR  "iljsJj.  —  25.  C 
^ic.Oij^GJllJj  «-  U,.  —  26.  P.jsül.  —  27.  P   jü-lUI  BLS    J-iüJt  et  infra. 


ä  regner  et  ä  gouverner  les  affaires;  mais  ce  fut  Basile,  qui  s'occupa  seul  du 
goovernemeat  de  l'empire,  etanl  plus  äge  que  son  fröre  Constautin;  il  avait 
alors  dix-huit  ans.  Basile,  qui  s'appuyait  dans  le  gonveiiiement  sür  le  para- 
kimomene,  rappela  sa  mere  Theophano  de  l'exil  au  palais  el  envoya  loa 
troupes  sous  le  commandement  de  Michel  Bourtzes  pour  faire  la  guerre  contre 
les  terres  de  llslain.  Apres  avoir  fait  une  ineursion  a  Tripoli  (Tharaboulos) 
et  s'etre  empare  dun  grand  butin,  il  retourna  a  Antioche,  oii  il  rassembla  les 
troupes  pour  la  seconde  expedition. 

L'empereur  Basile  avait  dejä  nomme  Bardas  Sklöros  gouverneur  de 
liiilhn-IIanzitli  et  d'al-Khalidiyat.  Arrive  dans  ces  enlroils,  il  envahit  par 
surprise  Malatbiyah  (Möliteae)  et  apres  avoir  saisi  Le  basilikos,  qui  s'y  trou- 
vait,  lui  enleva  l'argent,  qu'il  trouva  ebez  lui,  du  poids  de  si\  quintaux;  puis 
il  sc  revolta  et  se  proclama  empereur.  Uu  grand  noinbre  de  Grecs,  d'ArmÖ- 
niens  et  de  Musulmans  sc  rasseinblerent  autour  de  lui,  et  il  s'empara  de  ce 
pays  tout  entier.  L'empereur  cerivit  alors  a  Michel  Bourtzes  ä  Antioche  pour 
qu'il  se  mit  eu  campagne  et  rejoiguit  le  patrice  Ibn-al-Malai'ai,  qui  etait  alors 


[165]  DK  YA1IYA-IBN-SA1D  D'ANTIOCHE.  373 

j,\  jUj  4U-f-j.^  3j^-^;  'JiULLLs  1(J-jj>LLJl  »LH!  ^-^-v^  Jlj  -^y.  _>*3 
•üc  J>3  8jJUJ1  7to5l  j  <J  0—  j  ^Jl  ^-Jj  6JiU!l.  5<^  Jl  ^5U1 
<cl  ^jh=-  as  ^^Ji  jlfy   (j-^kwo-U   <öj   4~*  9jL*j   j^Vl   "Co  <f-_^j   (j-jj^UJl 

^Xirj  <OJ  ML.  J\  c^-  ^  tr-O**-5!  ^  ^  6-  Y'^-5  10*«JI*B.  ^^4  ~r^ 
5^1   *J  ^j  L.  yg^l   12j»!    Ji^li    j^kll    ^  jJUUl   J   <iÄ»M   ,JLä   «J1 

*"     0^>     ^eT?^     Ot'    "^'3     14JiLäl1     4     Jl    »^L«     ,j-jj5UJl    jl-j    *    1:!jU3«bf.  103- 

^j-^Sa— a-L.     4*äS     iJaL     Juki     J^     4)1  -*-j£      ^5*— '„      (J^^i     J*^-*     j^r1     l/'J-'^*^' 

Jl  2I  J~j  Lüj  l^b  2^jJLo  ^j^  I8f^  -J  CMi  -u,  juüij  17<ilkl  Jl  söiib 


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s 
»♦*  1!  [i.  i". 


1.  BLSCh  y-jijilsJl  R  (^j^~-M  et  postea.  -  2.  PLS  »U&ä  Ch  »UrJli.  -  3.  P 
,U^  BLS  ,U^F"\  —  4.  PB  L.--V-'  S  US«-8-  —  5.  P  AJU.  —  0.  P  .siLsH,  LS 
JjlsJli.  —  7.  Ch-iSL».  —  8.  BLS  om.  —  9.  P  add.  J-!  (?  Cf.  R  p.  86).  —  10.  Sic  R;  P 
iiW'  BLS  ii.U-\  Ch  äiLJ.  —  11.  BLS  om.  —  12.  PR  ^.  —  13.  BLSCh  om.  —  14.  BCh 
,  S  .iLOl  LS  ^-oL<51.  —  15.  CCh  ajoute  JLJblJI  ..'j!  jj  a^s-?.  Js  ^  si^U.  —  16.  CL 
Juj.  —  17.  LS  y-y-^.  —  18-  Ch  loU.  —  19.  Sic  PR;  BLS  om.  C  Lrys£  —  20.  LS 
jJLk  Ch  UlL-...  -  21.  R  SLy;  —  22.  LS  IfcJI.  -  23.  BChLS  JÜj. 


gouverneur  de  Tarse,  pour  aller  ä  la  rencontre  de  Skieros.  Ils  le  rencon- 
trerent  ä  Djeihan,  mais  (Skieros)  les  mit  tous  les  deux  en  fuite;  apres  quoi 
Ibn-al-Malaini  s'en  alla  dans  sa  maison  en  Cappadoce,  et  Bourtzes  se  fortitia 
dans  une  des  places  fortes  de  sa  pro  vi  nee  des  Anatoliques.  S'en  etant 
approche,  Skieros  Ten  fit  sortir  apres  lui  avoir  promis  l'aman.  Celui-ci 
embrassa  alors  sa  cause,  et  (Skieros)  le  crea  magistros.  Puis  Bourtzes,  apres 
avoir  laisse  son  fds  aine  comme  lieutenant  ä  Antioclie,  lui  envoya  un  niessage 
secret,  avant  d'etre  devenu  le  prisonuier  de  Skieros,  pour  lui  ordonner  de  le 
rejoindre  et  de  remettre  la  ville  au  basilikos,  Kouleib  le  patrice.  Le  fds  de 
Bourtzes  fit  ce  que  lui  ordonnait  son  pere  et  partit  (pour  le  rejoindre).  Skieros 
partit  alors  avec  son  armee  pour  la  province  de  Cappadoce  et  se  dirigea 
contre  Ibn-al-Malaini.  Aupres  de  Skieros  il  y  avait  un  cheik  devenu  chretien; 
c'etait  un  patrice  qui  s'appelait  'Oubeidallali,  des  babitants  de  Malathiyah. 
Skieros  le  crea  magistros  et  Tenvoya  ä  Antioche;  avec  lui  il  envoya  un  de 
ses  serviteurs  (ghoulam),  l'eunuque  R.n.t.tich,  en  qualite  de  basilikos  (gou- 
verneur) de  cette  ville.  A  leur  arrivee  ä  Antioche  Kouleib  leur  rendit  la  ville 
et  alors  Antioche,  *  ses  conutis  et  tous  les  pays  d'Orient  furent  soutnis  ä  ►chp.148. 


374  I1IST01RE.  [166] 

Jl    ÖJuJI    »Lj^j    J>J^\     «r^-^!    j-Jä-f^    "^    -^-rf      Jr"i      L/3-,^~^    JLr^ 

tfJJI     Gf*liJl     e$3Ü>VL     djj^l    5jyJUjtl>-VI     4JS>;     dUJ!     Jj-L     ajM 
'Pf.  36^.  n^i^3    ^sMJ]    ^yj    JJ%Ji    j,\    '    ^    10^>.1>VI    Jiij    ?JiUI    J 

t>1    ÖJ^    j!     15<j"£iM     o"-bj     ^"^     <-^r^     "^    tT-V^Ju    j»Vl     jJU-T     lllj 

1.   BLS  ,  0j;Ü£JJ  R  ^,^-JJ  et  semper.   —  2.  B  y~^y  —  3.   B  (JjjUlj  CCh 
jyLjftj  SL  ^Olx3L   —  4.  CCh  yyk».  —  5.  BCh   £...  PK —  6.  BCh  om. 

—  7.  CCh  add.  ^ilf.  —  8.  BLS  ^^  P  J&&  et  semper.  —  9.  BCh  jJj^LCJt 
LS  -C>L<M.  -  10.  Ch  add.    ä-ALi!    j»     X   ^JJI.  -   11.  BChLS   Jic,.  -  12.  R 

LK.  —  13.  Ch  tj^fl.  —  14.  C  »JOb  B'lfeJI,  —  15.  BLSCh  ^«yul  ^r^.  —  16.  C 
^j  üj^,.  _  17.  BLSCh  ,^-S^w.ji.  —  18.  BCh  J-o.  LS  U^.  —  19.   PR  om    Lili)!. 

—  20.  BLSCh  om.  dep.". 


Skieros.  Puis  le  magistros  'Oubeidallah  envoya  le  patrice  Rouleib  et  les 
notables  de  la  rille  aupres  de  Skleros  en  Cappadoce. 

L'empereur  Basile  detacha  le  patrice  stratopedarque,  appele  al-Athrabazi 
l'eunuque,  qui  s'elait  empare  d'Antioche,  avec  une  grande  armee  et  lui 
ordonna  de  rejoindre  al-Mala'ini  et  de  combattre  Skleros.  S'etant  rcncontrös 
cu  Cappadoce,  al-Athrabazi  fut  tue,  et  Ibn-al-Malai'ui  mis  en  deroute;  apres 
quoi  Skleros  devint  puissant  et  son  influence  considerable.  II  envoya  ä  Mala- 
thiyah  Rouleib  en  qualite  de  basilikos  (gouverneur)  de  cette  ville  et  lit 
retourner  ä  Antioclie  les  notables  de  ses  habitants,  qui  etaient  sortis  aupres 
de  lui. 

Lorsquc  la  Situation  de  Skleros  eut  acquis  celte  irnportance,  L'empereur 
Basile  traita  avec  beaueoup  de  faveur  Bardas  Phocas,  lils  de  Leon,  freie  de 
l'empereur  Nicephore  :  il  le  lit  venir  de  File,  oü  il  avait  ete  exile  pendant 
sepl  aus,  et  l'ayant  fait  domesticos  des  scholes,  c'est-ä-dire  chef  de  ses 
armees,  il  lui  donna  des  troupes  et  l'envoya  faire  La  guerre  contre  Skleros; 
c'ctait  en  la  secondc  annee  de  la  revolle.  Bardas  Phocas  sortit  contre  Skleros, 


[167]  DE  YAI1YA-IBN-SA1D  D'ANTIOCHE.  375 

c-  S-ui!l   iji  ^»  jjAi-  y^    *UjVI   ^y_  ^lüJl  (j-^   fj^li    UUj.  <j  Läjülj 

-nP    i5^~    trir1.     ^"J  ^^HTj  ür~J  ^r" 

JLb  yt>3    jLi    ^äJI    j    j~*   ^-d;    -dl    J—jlj   ö-:.k:la.,.i11   Jl    ^a^_,_    olkl 

4j«— j      'rJjUj     i all     4_1~     jll     '    \x      "^^ijdlj     j«ul      fj~'     (3         '—J^     Cfy^r9         ■  J 

J   18^lj   (J   ^,    4^L    J    17jJL,    dUJl    JL-L    Jl    16ll^  l_^5C    jl    J^ 
a>         °>*ä  11    ,3'  t^is-    k_x£wl    ^y^jlc-l    ^U-    IJjij    f^J*    *AjL^-ä-l    ,*Jj    <ifrL*»-    ^jllxJl 

..jL^H.      (j^i^J     tiüi     Jl     *j>ls>-l»     20Sj^5-Ujl     »L-Vl      <i«~>-     Jl     *^-l     \jiJsi      jl     (JUj 

1.  BPLS  UU-  Ch  ULj.  —  ■>.  B  Ä*^l.  --  3.  LSCh  ^iUjj.  —  4.  BLSCh  U^.j.  — 
5.  B  Uk.  —  6.  BLSCh  ^j^jo  P  ^..^IS  et  infra.  —  7.  BLSCh  ^ff.jU-  —  8.  BPLS 
^.U-C-.  —  9.  CCh  ajoutent  »$i.  —  10.  B  om.  dep.*.  CCh  ajoutent  ,-U-Cwb.U.  —  11.  C 
«Uj.  —  12.  BCSCh  om.  quatre  mots.  —  13.  BLSCh  ,y~*Ä>  S  ajoute  <s^-=.  —  14.  C 
^<y i^L.  —  15.  P  Jü^U.  —  16.  BCh  om.  —  17.  P  ^vjLo.  —  18.  R  l^*-..  —  19.  BPLSR 
iyi-Jl.  —  20.  BLSCh  om. 


et  ils  se  battirent  ä  Banqaliya  (Pankalia) ' .  Bardas  Phocas  fut  mis  en  deroute 
le  mercredi  dixieme  jour  du  mois  de  zou-1-qadah  de  l'an  367 2,  et  des  deux 
cötes  un  grand  nombre  perirent. 

Au  debut  de  la  revolte  de  Skieros  l'empereur  Basile  3  avait  envoye  aupres 
de  Theodore,  patriarche  d'Antioche,  pour  l'appeler  ä  Constantinople  et  lui 
avait  depeche  un  chaland  (navire),  pour  qu'il  püt  prendre  la  route  de  mer. 
Bien  que  malade,  il  partit,  mais  arrive  ä  Tarse  il  mourut  le  vingt-huitieme 
jour  du  mois  d'ayar  de  l'an  1287 4.  II  y  avait  ä  Alep  un  eveque,  qui  s'appelait 
Agapius.  Apres  la  mort  du  patriarche  Theodore,  les  habitants  d'Antioche 
envoyerent  (ä  l'empereur)  pour  demander  un  patriarche  qui  serait  ä  leur 
tete  et  administrerait  leurs  affaires.  Ils  se  deciderent  d'ecrire  une  lettre  ä 
l'empereur  Basile  pour  le  prier  de  leur  donner  un  patriarche;  apres  avoir 
desigue  dans  cette  lettre  un  grand  nombre  de  ceux,  sur  lesquels  leur  choix 
ctait  tombe,  ils  chargerent  Agapius,  eveque  d'Alep,  de  la  transmettre.  Celui-ci 
les  pria  de  faire  ajouter  son  nom  sur  la  liste  des  noms  mentionnes,  et  ils 
accederent  a  sa  detnande.  II  alla  alors  avec  la  lettre  aupres  de  l'empereur  : 

1.  V.  Rosen,  93.  —  2.  19  juin  978.  —  3.  Ici  ä  la  traduction  de  Rosen  s'ajoute  la  tra- 
duction  russe  de  Mednikov,  I,  349-351.  — 4.  28  mai  976. 


376  HISTOIRE.  [168] 

WY^j  -CilL    j^^GuJj   IjUI   JU-.  L>^j  ö-uJI  JU-  <J1  ^Ij   dlUI  S^-k^  Jl 

•Clip.  149. -CfcÜa      1c    Li*]    '-**-*'_}    ^*j?-**  '-irLr3'    4--)-i~''-^    jj-^1    j^    ^«'^"-äi    , j\ 5^=Jl    j\    •uAc-lj 

»Pf.  37.    9<v)    SjftjJI    8kUlj    7^jMLJ!     rl    6a|jlj    CtlL    Jl     *    ^-Ja-j-LJI     4)1    5A-fc     <JLlJj 

*Sp.ll4.  *J   "'^i   *Tij  a."U>-  ä-X*   *  i^Üal   j    «cYj    j   tyL    <Ä    4   ,y^3    *-^       jL»>-VI    *-i 
►Bf.  104'.  jj  L^    j  ? t J  U   iJ1  Ul    «J   jv-^j    l7,_J.»-  > ä.2~.l   *  (.rjr!^   ^    <-'^:.    ^   r^*^ 

1.  BLSCh  om.   P  ifiyj.  —  2.  S  >-y>;.  —  3.  P  i*£.  —  4.  P  SSUj!.  —  5.  S  -y>.  — 
6.  P  oJjlj.  —  7.   BLS  ^jj.ilsJl  PR  ^.üäJl.  —  8.  P  soJ..  —  9.  BLSCh  om.  - 
10.  L  j^H.  —  11-  BLSCh  jLU  sjX-Ul.  —12.  S  J^c.  —  13.  C  UUä.  —  14.  CCh  »Jjo_.. 
—  15.  CCh  ^L-a^lj.  —  16.  C  *Jo.  —  17.  BLSCh  wiä-J^I.  —  18.  BLSCIi  J\>.  —  19.  P 
om.  —  20.  BLSR   add.  J,t. 

il  porta  ä  sa  coanaissance  l'etat  de  la  ville  et  la  diposition  des  esprits  de  ses 
liabitants,  qui  lui  obeissaient  et  Lui  etaieut  completement  devoues;  il  lui  fit 
♦Chp.i49.  comprendre  que  la  raison  exigeait  d'avoir  dans  la  ville  un  patriarche  *  pour 
l'administrer  et  raffermir  les  liabitants  dans  l'obeissanee  envers  l'eaipereur. 
Celui-ci  le  remercia  de  son  zele  et  approuva  sa  maniere  d'agir.  Puis  Agapius 
l'assura  qu'apres  son  retour  ä  Antiocbe  il  determinerait  le  magistre  Oubei- 
dallab  ä  lui  obeir  et  qu'apres  avoir  supprime  le  nom  de  Skieros  il  restituerait 
la  mention  du  nom  de  l'empereur  (ä  I'öglise).  L'empereur  döcida  avec  lui  que, 
s'il  nienait  a  bonne  fin  ce  qu'il  lui  avait  proinis,  il  serait  patriarche  d'Antioelie. 
Puis  l'empereur  Basile  envoya  par  son  intermediaire  a  'Oubeidallab  une 
lettre  ecrite  entierement  de  sa  propre  main  oü  pour  le  faire  pencber  de  son 
tute,  il  lui  promettait  des  faveurs,  l'assurait  qu'il  le  confirmerait  ä  vie  dans 
le  poste  de  gouverneur  d'Antioelie  et  qu'il  ferait  tout  ce  qu'il  lui  aurait  dit 
au  nom  d'Agapius,  eveque  d'Alcp.  Kuhn  il  prescrivit  a  (Oubeidallab)  de  le 
nommer  patriarche  d'Antioelie,  lorsque  serait  l'ait  ce  sur  quoi  ils  6taient 
d'aeeord.  Agapius  deguise  en  imiine  partit  et  arriva  aux  environs  d'Antioelie. 
Apres  avoir  perce  la  couverture  d'un  livre  sacre  qu'il  portait  sur  lui,  il  y 
caclia  la  lettre  de  rempereur  et  eolla  sur  eile  une  feuille  du  manuserit,  de 
sorle  que  la  lettre  l'ut  dissimulöe.  A  son  arrivee  dans  la  ville  oii  le  fouilla, 


[169]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  377 

l,Jl    u'_^~=   V^'^    (-^*N    J~-U    ^^    jJ    15jl    ^jj>ÜJ1    (j-ijj     ^i^t    j^-j 
Ia^aIU  ,j  5^5   *fJ    oio   (^^j   dl^    Js^b    rn'-'^'J   (^V3^'    ^„-^  ,J1    J^i—Ol 

1.  Ch  **i>U.  —  2.  S  Jlju.  —  3.  S  0Uj.  —  4.  C  add.  »LLelj.  —  5.  R  aLSj.  — 
6.  BLS  ^jüüJ!  PR  ^jüä-J!  et  infra.  —  7.  B  ^^>^>.  —  8.  CCh  ^jt^y  —  9.  CCh 
om.—  10.  CChjä.^1.  —  11.  CRCh  Ä>u-ij.  —  12.  B  om.  dep.*.  CCh  ajoutent  jjjSDti.  — 
13.  CCh  om.  —  14.  B  om.  six  mots.  —  15.  S  ii\.  —  16.  Ch^_.  —  17.  PR  ^.  —  18.  LS 
ilaij.  —  19.  S  ^SjejJI.  —  20.  LSCh  ^j-Jailj.  —  21.  P  JjJ!  ch  jayisr"  >-^^  ^ 
C  *_--=>.  ^1  j-oJ!.  —  22.  P  -bjl  BLS  £^1. 


mais  on  ne  trouva  rien  de  suspect  sur  lui.  Puis  il  vit  seeretement  Oubei- 
dallah  et  apres  avoir  decide  l'affaire  avec  lui  conformement  ä  ce  pourquoi  il 
etait  arrive,  lui  remit  la  lettre  imperiale.  (Oubeidallah)  la  baisa,  proclama 
(Basile)  empereur  et  apres  avoir  supprime  le  nom  de  Skieros,  installa  Agapius 
patriarche  d'Antiocbe  le  dimanche  vingt-deuxieme  jour  du  mois  de  kanoun  II 
de  l'an  1287",  la  seconde  annee  du  regne  de  Basile  et  Constantin,  qui  est 
Tan  367  de  l'hegire2. 

Lorsque  Bardas  Skieros  apprit  que  Basile  avait  ete  proclame  empereur  ä 
Antioche,  il  y  envoya  Ibn-Bahram  pour  amener  ses  habitants  de  son  cöte  et 
le  proclamer  de  nouveau  empereur.  Comme  les  habitants  d'Antioche  lui  refu- 
saient  l'entree  de  la  ville,  il  les  assiegea  et  apres  les  avoir  combattus  enleva 
leur  betail  et  leurs  chevaux,  qui  etaient  en  grand  nombre  aux  environs;  puis 
il  partit. 

Mahfouzh-ibn-Habib-ibn-al-Baghil  embrassa  le  parti  de  Skieros  et  s'etant 
empare  de  la  forteresse  d'Artah 3  se  dirigea  vers  Antioche  ä  la  tete  des  troupes 

1  22  janvier  976.  Quelques  manuscrits  donnent  l'an  1289  =  978,  qui  est  juste. 
V.  Rosen,  95-96.  —  2.  19  aoüt  977-8  aoüt  978.  —  3.  V.  Ronen,  122. 

PATR.   OR.   —  T.   XXIII.  —  F.   3.  •  25 


378  HISTOIRE.  [170] 

•  sP. ii5. j  J.JUI  ^jVi  4>j  diu  ju,  tu*  ji  aUj  Ju.  ji  3j^ji  ,>.!  {•>!?  * 

*Pf.37'.    ^x^  ^.   Jb.j   J\   {yjMl.   ft*~^-  *   ^^5    UykUi   jj    ÖaJI   Ji-ta    <JJi  5^lLjl 

*  Chp.liO.  *■■■"  ■     OjÜ     <«     +tf\     fcj^-l&U     4-Afr    Jl  Ajm       O-Ujl     (J-fcl     jlS     jl    4jUc-sIj     4jLdi.     jjt* 

Ij^li   i^-s   »_i-JI   J-lj   ^yjVI   ljArly   ö-uJI  JaI   *J\   n^s>-\s  j^jVl    *UU    rj'-j 

11     ,i    .       .     10  1  .., 

Jl  <,  ^^  L  Jle  15j*iJi]l  J  <*J  14*^>  *L*  J»l  Jl  13rlUl   I2<vJL»  Ct£ 
dl   iiUVl    ^j    <-^J.   *    ''jjj   ^j>_   ^^   ^   ä*   v*'-*   -H.  c^   S"   16ioiJlj 

1.  LS  -_fiJL)!j.  —  2.  BS  J-s.  —  3.  P  s.  p.  —  4.  S  ,bljp  —  5.  BLSCh  LSUil».  — 
6.  BLSCh  J-:o-sw.  —  7.  P  IjöjJ.  —  8.  BLS  Jus.  —  9.  PR  LSUTill.  —  10.  BLSCh 
J_jj*_.  —    11.  BLSCh  *$>->-;>.   Tout  ce  qui  suit,  est  omis  dans  B  jusque  c^^-"  bU» 

—  12.  CCh  aJUj.  —  13.  CCh  sXdl  4J.  —  14.  P  ^.  —  15.  CCh  ^rfoJI  LS  U~'jJ!. 

—  16.  P  lütj.  —  17.  LS  jjSj. 


recrutees  parmi  les  Armeniens  et  les  gens  Je  toute  espece.  Le  magistre 
'Oubeidallah  sortit  alors  (ä  sa  rencontre)  et  le  battit.  Ibn-al-Baghil  s'enfuit 
ä  Alep,  011  il  se  soumit  de  nouveau  ä  l'obeissance  de  l'emperenr  Basile.  Les 
Armeniens,  qui  habitaient  Antioche,  fomenterent  une  revolte  dans  la  ville  et 
ses  alentours;  ils  obeissaient  tous  ä  l'un  d'entre  eux  qui.s'appelait  Samuel. 
11s  attaquerent  soudain  'Oubeidallah  dans  son  palais  pour  le  tuer.  'Otihei- 
dallah  s'informa  alors  aupres  de  ses  serviteurs  et  de  ses  partisans,  si  la 
■  ci.p.  150.  population  de  la  ville  tenait  pour  *  ou  contre  lui;  (les  habitants)  lui  repon- 
dirent  qu'ils  tenaient  pour  lui.  Encourage  (par  cette  declaration)  il  sortit  ä  la 
rencontre  des  Armeniens.  Les  habitants  de  la  ville  s'etant  rennis  autour  de 
lui,  battirent  les  Armeniens  et  en  massacrerent  un  grand  nombre.  Apres  quoi 
(les  Armeniens)  furent  mis  en  deroute,  et  Samuel  s'enfuit  loin  d'eux1. 

Lorsque  le  patriarclie  Agapius  se  sentit  affermi  sur  son  trnne,  il  cerivit 
ä  Anba  Elie,  patriarclie  d'Alexandrie,  une  lettre  pour  lui  demander  d'or- 
donncr  aux  habitants  de  son  diocese  que  son  110111  füt,  selon  l'usagc,  inscrit 
sur  les  diptvques.  II  la  lui  envova  par  l'intermcMiairc  d'un  de  ses  moines 
nomme  Jean  apres  avoir  Joint  ä  celte  (lettre)  sa  profession  de  foi,  profession 

1.  lei  linit  la  traduetion  de  Mednikov. 


[171]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCIIE.  379 

^CLa-      -dl      >_^J     *oO     ^Ifc     LÜ      LI      (wiijj     ,?i£Jl      **Utdl      ^j\s**>\     l^k     J^Ljl        Jl 

7-J!>-    Lo    ^J%-   dl   (^Xuj   6jä.    J    L.    54*j    jo    jl    <.lj  ^J^°s    *k*&    *~L-   ^^j 

Jl    %^   Asd    V  Ajlj  *   -'öjCjkJI    ^Jl    ÖLLi-VI    ^y    <&Li    {j*  8(j-^.UI   J    JvlUlj  *  R  p  *1. 
i.1  Trjjr  ^  ''JUc  fcX*  üÄa  ai)U-  »iJlS   I0lil  <u-wl    «jjj  c^^Ja>_)  c-lj  SjU-l 
^y>    Jls   jt— — Jl  l'-C  jlj     'Ia^  jjj'j  ^p-jj  ipb  ^jS  j\   IjT-vJIj  i.i-1^  lp^.r  *_■* 

ly~^r^.  10jj^si3B  *  »^.  Cojd*  JS  ^Jl  15lT>  14<Lw~£j  <&JMJI  jjLii»  JL.  ^U  Ü^. 
i9L.lkJ  i.jY  ^»  ^dl  ^ilyJlj  r_^JI  JL.  ^k  fcj  l/lj   U^ä  Jl  18  jjl-.  V3 


add. 


1.  CCh  add.  I^j.  —  2.  S  SiU^U.  —  3.  CCh  L-.\aJl   *>\sA  ^-Jl.  —  4.  CCh 
Ais.  —  5.  CCli  Jji  Ji.  —  6.  PR  j.^-'-5..  —  7.  CCh  Ja.!.  —  8.  CCh  add.  jjs>  ^  U.  — 
9.  CCh  ^>rk-M.  —  10.  CCh  il.  —  11.  CCh  JL..  —  12.  CCh  .la^u.  —  13.  CCh  jL,.  - 
14.  S  L^£>j.  —  15.  CCh  add.    ,».  S  om.  —  16.  CCh     ,  Jäü^..  —  17.  LS  l^^jy  ki.sr>. 
—  18.  LS  ^Jjoü.  —  19.  CCh  Lylki  S  LvJiU. 


que  tout  nouveau  patriarche  etait  tenu  d'ecrire  selon  Pusage  au  moment 
de  sa  nomination,  afin  que  Ton  süt  qu'il  confessait  fermement  la  religion, 
que  les  Peres  des  six  conciles  avaient  etablie.  Anba  Elie  ayant  lu  sa  lettre 
lui  repondit  en  desapprouvant  sa  maniere  d'agir  et  en  proclamant  que  sa 
facon  de  penser  etait  irreguliere,  parce  que  sa  maniere  d'agir  n'ötait  pas 
licite,  mais  etait  contraire  ä  ce  que  la  loi  permet  et  autorise  au  point  de 
vue  de  son  passage  de  Pepiscopat  au  patriarcat;  qu'ä  la  fin  il  refusait  de 
le  reconnaitre  pour  prelat  et  patriarche  et  de  faire  inscrire  son  nom  [sur 
les  diptyques],  parce  que,  selon  lui,  la  cause  d'(Agapius)  etait  la  cause  de 
celui,  qui,  apres  avoir  epouse  une  fille,  l'abandonnerait  plus  tard  pour 
epouser  sa  mere,  ou  qui  de  celui,  qui,  apres  avoir  repudie  une  femme  en 
epouserait  une  autre.  Car  Notre-Seigneur  le  Sauveur  a  dit  :  «  Celui  qui 
repudie  sa  femme,  lui  fait  commettre  un  adultere  et  celui  qui  epouse  une 
(femme)  repudiee,  commet  lui-meme  un  adultere.  »  Les  degres  du  sacer- 
doce  ont  ete  constitues  ä  Pinstar  de  la  hierarchie  des  anges  et  leur  res- 
semblent  :  chaque  ordre  d'anges  garde  sa  place  et  ne  passe  pas  ä  une 
autre;  ou  egalement  ä  Pinstar  des  etoiles  et  des  planetes  qui  restent  dans 
leur  rang  et  ä  leurs  places,  sans  passer  d'une  place  ä  une  autre.  [Gomme 
«onclusion]  il  exigea  que  les  habitants  de  la  ville  lui  presentassent  un  memoire 


380  IIISTOIRE.  [172] 

*pf.  38.   JäDI    ürjl    J   ^jUI   *UjüJI    j   djLiJI   ^aILJI    J^J\  *  ^Vl    1^1    ^.l^ 

J    fclfi^lJ     f-lj     Ji     JLi)    <iUJ}    ^jLä     ÜVI     JsAA    ^ic    0>jJ      JLolj     ,_**iJl      10ÜÄA     ^Jfr 

AÜ>J     Cu      kLIaJj'      n^sy>     (Jk> 


'Ch 


11. 


1.  CCh  LSUit  SüJi.  —  2.  CCh  add.  *J.  —  3.  CCh  om.  dep.*.  —  4.  CCh  add. 

^jjfJjjiaJt.   —   5.    P    wo>-^.   —   6.    CCh   ajoute    ^c    Lilki!   v_«C>JaJ    ,  r^Lii   « '!>=-  -Jj 

WjOJlSTJ^I  ^jjijL  LR  —  7.  CCh  ii^i^I.  —  8.  CCh  ajoute  ,ji>.  —  9.  CLSCh  ^J3\.. 
—  10.  CLSCh  IJJ».  —  11.  CCh  a-£.. 


certille  par  les  signatures  du  clerge  et  des  notables  oü  serait  expose  le  fonii 
de  l'afl'aire  et  corament  on  s'etait  entendu  sur  [l'election  d'Agapius]. 

La  reponse  arrivee  ä  Agapius,  celui-ci  y  repondit  par  une  lettre,  dont 
voici  le  texte  : 

«  Au  nora  de  Dieu  dement,  misericordieux! 

«  Ma  lettre,  6  pere  spirituel  et  sacre,  associe  par  le  sacerdoce  et  la  dignitc, 
uni  en  esprit  de  la  part  du  siege  apostolique  (Antioche)  de  la  ville  de  Dieu, 
heureuse  gräce  a  la  gloire  de  son  nom  et  gardee  par  son  disciple  et  son 
premier  apötre,  le  samedi  septieme  jour  du  mois  de  kanoun  I,  '  (te  fait 
savoir)  la  prospörite  des  saintes  eglises  de  Dieu  et  de  leurs  enfants  qui  me 
sont  confies  et  apres  cux  ma  propre  sante.  Louange  ä  Dieu  de  ce  qu'll  a 
' chp.isi.  accorde  *  et  confie!  Nous  l'implorons  afin  qu'll  etende  son  voile  sur  cette 
liihu  et  qu'll  comble  de  gräces  et  le  peuple  dont  ont  soin  moi,  toi,  ainsi 
que  tout  autrc  pasteur,  mis  par  lui  ä  chaque  place  par  sa  benediction  et 
sa  protection. 

1.  7  decembre  978.  V.  Hosen.  124. 


[173]  DE  YAHYA-1BN-SA1D  D'AXTIOCHE.  381 

oJj-C-l     Lj    *lX^k~i    jLi-L     >1jJ  >— 'J       4»U,"...,.>     U..       U_lfr     C-iaa-lj    cLLwAS    ^Jl    L'.".)>» — o     /j-« 

A93    JUl>Y    U    »Jusj        C-L-.    V    Lo    ^-IäXs-VIj   ^5vl«   ^c.    jl£)'1j    e-^s-U    ^J.     «sj    ^U 
jo    ^Jy-J    (_$ilÄJ \j    dhSjLlÄj    ojLJi    (_£jlilj   (^l-Ci    /«-^j-»    oi^fr    ^1    (^»"i.    <1)^ 

1.  CCh  Jüij.  —  2.  CCh  om.  —  3.  LS  Ji  ^j  LUJj.  —  4.  PR  aJUxiö  CCh  iUi^j. 
—  5.  S  wläl  CCh  ^ULJ^I.  —  G.  PS  ^X.U.  —  7.  CCh  JU=.  —  8.  CCh  U=r^.  —9.  PCCh 
U  —  10.  PR  dL=Aj  LS  c-Uxj.  —  11.  CCh  om.  —  12.  S  >^XJI  ,.,l£  —  13.  LS  AC'  P 
oICj  CCh  .1  ilio  ^  —  14.  LS  .i*ä.  —  15.  CCh  O^  ^!.  —  16.  RCCh  J^'.  — 
17.  PS  *U.  —  18.  CCh  ^e.  —  19."  R  L,^  CCh  ^^  S  jyj>.  —  20.  CCh  sü^j. 


«  Ta  lettre,  ö  pere  spirituel  et  sacre,  est  arrivee  par  I'intermediaire  d'Anba 
Jean,  le  moine,  envoye  de  la  part  de  notre  indigence  ä  ta  saintete.  Ayant 
appris  ce  quelle  renfermait,  je  me  suis  rejoui  des  nouvelles  de  ta  sante  et 
de  ce  que  j'en  ai  pu  conclure  au  sujet  de  la  prosperite  des  tiens.  Ensuite 
j'ai  reflechi  longtemps  sur  la  (lettre)  :  mon  esprit  a  perdu  sa  lucidite,  ma 
raison  s'est  troublee  et  mes  pensees  se  sont  agitees  lorsque  en  considerant 
ce  que  tu  m'ecrivais  et  que  j'etais  interdit  par  suite  des  termes  dans  lesquels 
tu  m'avais  repondu.  Je  ne  comprends  pas  quelle  raison  t'a  fait  rejeter  ce 
qui  n'est  pas  ä  rejeter,  desapprouver  ce  qui  ne  merite  pas  de  bläme,  alleguer 
des  preuves  illicites  et  faire  ce  qui  ne  convient  pas.  Si  tu  avais  compris 
l'importance  de  ce  que  j'avais  cömmence  (le  premier  les  relations  avec  toi), 
que  j'avais  desire  l'union  benie  avec  toi,  que  j'avais  envoye  aupres  de  toi 
mon  messager  juste  au  temps  oü  les  oiseaux  volent  ä  peine,  avec  grandes 
difficultes,  de  notre  pays  jusqu'au  tien,  sans  parier  des  lettres  et  des 
messagers,  tu  n'aurais  pas  ecrit  ce  que  tu  as  ecrit,  sans  t'etre  convaincu 
que  tu  avais  incontestablement  raison,  que  tu  en  avais  des  preuves  irrefu- 
tables,  [que  tu  tenais]  la  verite  infaillible  et  la  doctrine,  dont  les  partisans 
ne  pourraient  etre  accuses  ni  de  raisonnements  contre  la  religion,  ni  de 
manque  de  savoir,  ni  d'idee  precongue  ni  d'autres  vices  :  [toutes  choses], 
dont  ta  saintete  est  libre  et  eloignee. 


382  HISTOIRE.  [174] 

6j>-  u.   2siüj  ju  *ji  jU  u,  ldaj.  j^\^jj\  jy\  y  ^  J  ui3 

-Uäi   ^>u    J  jlS  jl   j^A.    jlS   U   lÄjj    4JjL*j    c-L !l    jjj    Oj^JI    dljlilj    |_5  »öl    4-le- 

i^JJIj     Äij^,     ^i.     5JU-     Vj     ÄJ_    4,jiäJ     Vj     aJUl,     .sLi     Vj    3(~r_>ljl     Lftl*     411 

»pf. 38'.  jic    aJ^cj       Jic.    a&LLTjV    8au    tj-^y    -^J    4j£-    7<J^   J^    ^1   6^    i5^?- 

Ljlj  («•*—!      (/I      Vj      (-1*      jj^      J      All       VI       a)       ^»lÄ»sl~l       (jäÄJ       "  i_JjlftJj       A:      (S-0^*      ^*J 

^Iä-s.1   o^-ä-l   L.  12y>j    <^w   Ut$jUI  jÄ   >_j^»    Vj   vj-  ^  m^Jä\   V  jJjä    jl£ 
IjJc-    ^1    14Uidl   äljuII  j   ÄXJI    *LAc    Ai^pj   ÄIjjJI   Ljj   iLkJj  13(«-V"  *°    <5^'-J3 

A.a'.Ml     ÜAA     A~lt  «ji3d       U     As-Ij     ^>^>      jl      j*=*>      i tSj        ' ,»■>■■"  8'      y^J       ''<J  »*> 

kt-»-    ^llj     jl*jJI     (*>_-*i      jJc      I.'   .'■  ;      Jt »,»" «     liXß     Jjt~-»     J^      y*J     ^°V1     ÜÄA      A>      '-JeZyJ 

juJ  VI  *£ät  pl  dL;l  rU  tl  VUI  IJi*  J  j.'UjJ  ^Vl  $  19o^i  ^JUIj  l^Jl 

1.  P  o£o  S  J*e.  —  2.  P  oXl*li.  —  3.  SCh  J«-!,!.  —  4.  PRCCh  (jaäi.  — 
5.  CCh  £)U.  —  G.  CCh  j*.  —  7.  PR  <JU.  —  8.  S  ua.  —  9.  CCh  vi^Uij.  —  10.  P  ^äPi 
LS  >_ üba.  —  11.  S  ajoute  JUi'.  —  12.  CCh  n'a  que  ^1  dep.  *.  —  13.  CCh  %?&■  — 
14.  CLRCh  -JbJI.  —  15.  PR  Jyü.  —  16.  R  .  j^ssi.  —  17.  CCh  s^'.  —  18.  CCh 
^^saiyj.  —  19.  CCh   <u\5"i. 


«  Quant  ä  ce  que  tu  dis,  6  pere  spirituel,  de  ton  chagrin  k  cause  de 
mon  affaire  et  de  ton  inquietude  au  sujet  de  ma  cause  et  que  tu  prefererais 
mourir  qu'entendre  des  choses  pareilles,  cela  ne  convient  pas,  parce  qu'ici, 
Dieu  soit  loue,  il  n'y  a  eu  ni  he>esie,  ni  fausse  doctrine,  ni  violation  de  la 
loi  d'eglise,  ni  d'autre  chose  prejudiciable.  Pour  ce  qui  est  arrivö,  ma  cause 
est  trop  petite  et  ma  valeur  est  trop  insignitiante,  parce  que  ce  (qui  est 
arrivö),  est  plus  haut  que  moi  et  trop  lourd  pour  moi;  cela  est  au-dessus  de 
mes  Forces  et  je  suis  presque  indigne  de  ceci.  En  tout  cas  ce  n'etait  pas 
moi  qui  avait  pris  l'initiative,  et  cela  ne  s'est  pas  fait  par  nies  efl'orts; 
mais  cela  a  eut  lieu  par  les  arrets  (de  Dieu),  dont  je  ne  peux  comprendre  le 
mystcre  et  dont  lc  Createur  seul  connait  la  cause.  C'est  ce  que  mes  collegues 
ont  approuve,  ce  que  mon  troupeau  a  choisi  ce  que  les  chefs  d'etat  onl. 
signe  et  les  savants  religieux  ont  reconnu  dans  (notre)  grande  ville,  oü  Ton 
trouve  l'appui  et  oü  i'on  puisc  la  lorce.  Comment  peut-on  admcltre,  qu'uu 
seul  (homme)  desapprouve  ce  sur  quoi  est  tombee  d'accord  cette  assemhlee 
et  que  ce  pcuple  a  approuvd?  Une  cause  pareille  est  bien  connue  chez  nous 
et  habituelle  parmi  nous  depuis  les  temps  anciens  jusqu'ä  nos  jours.  Quant 
ä  ce  que  tu  as   dit,  ö  pere  spirituel,  sur  ce  sujet,  je  sais  que  tu  l'as  dit 


[175]  DE  YAHYA-IBN-SAID  D'ANTIOCIIE.  383 

1,JLmw    fr    üäj    iifc*L    J    4l^    frJ    J\    :3f-Ü3    2dir^L     JUI     'lOj,    V1 

i^JI  <JUI  *J~j   Ul.  jLjüI  7^j-  J»l  V  ^  ^11  5JIJS-V1  ^^j-  J  Irr^J 

^Ikl  Jl   v^U  ^3  .JL.  Jl  I6UjV   fr  Y^  o-j-r^.  15ö-*?-jj   ^Ikl   J\ 

23j^3j  Ä_:^:W...a»  Jl  l^j  ~*M^\  J\  fr*^  fr  JiJ  •*»  ^o-r^ijl  -^jj  *  ^>  *  r  P.  A. 
jV^l  <£L=-  25-^jj  Ä,.;,.k;l^.,>,flll  ^1  Ifiy  54£-L._yL;  ^Jl  Oj^  t>  <J*  ■*»  lTL^^' 
^Ijj    £*J1  ',j-Ü  y.  ^-»Jl    «.-O    ^^L    jU  A»    Iäa  x->^  26Li1_^.    J\    frly^ 

1.  CCh  IJl^.  —  2.    PLS  ^»TiJJba   CCh  s^TjJL  R^iOSrf.  —  3.  CCh  add.  v^sril. 

—  4.  CCh  diu.  —  5.   RCCh  Jt**S).  —  6.  S  om.  —  7.  CCh  «*£br.  —8.  CCh  JLö. 

—  9.  P  lUa^.  —  10.  CCh  Ijuj.  —  11.  CLSCh  ^»^u.  —  12.  LS  ^olk-sl.  — 
13.  LS  ^.xäl!  CCh  au  lieu  de  ^^  —  O-^jj  donne  fri^  ^  ^J'  <-^^ 
»3j  gXüJ^  yjjj>.j^  ^"IL-il.  —  14.  CLSCh  c_,aüJI  ^.O^jJI.  —  15.  CCh  add. 
J-J.AÄ1I.  —  16.  PLSR  j-*,^!.  —  17.  LSCCh  ^-Jy-Jl.  —  18.  PLS  BÜI.  —  19.  CCh 
add.  u&jjij*  fr>.^.  —  20.  CCh  *-£  jjJjlä  ^.  -  21.  S  J\.  —  22.  CCh 
^jj^Siijl.  —23.  CRCh  OJ^.  —  24.  CLSCh  ajVjV-  —  25.  CRCh  O^j..  — 
26.   CLSCh    w»!y. 


parce  que  dans  ton  diocese  de  telles  choses  n'existent  pas  depuis  longtemps, 
qu-il  n'y  a  pas  dans  ton  pays  (des  faits)  pareils  et  que  peu  de  gens  fönt 
et  ont  recours  ä  cela  dans  ta  contree  ä  cause  de  l'etat,  oü  les  habitants  de 
ces  provinces  ont  ete  jetes  et  contre  quoi  nous  implorons  le  secours  de 
Dicu.  Si  tu  t'occupes  encore  une  fois  d'examiner  scKgneusement  la  cause, 
tu  trouveras,  qu'elle  n'a  pas  ete  commencee  par  nous  *  et  qu'elle  ne  sera  *Ch  p.152. 
pas  finie  avec  nous ;  mais  tu  verras  que  le  saint  synode  de  Nicee  a  transfere 
le  saint  patriarche  Eustathe  d'Alep  ä  Antioche;  tu  trouveras  que  Meletius 
qui  a  siege  au  deuxieme  concile  de  Constantinople  a  ete  transfere  de  Larisse 
ä  Alep  et  puis  d'Alep  ä  Antioche,  et  (Gregoire)  le  Theologue,  de  son 
siege,  au  siege  de  (Constantinople);  tu  trouveras  qu'Eudoxius  a  ete  trans- 
fere de  Mar  ach  ä  Antioche  et  puis  de  lä  ä  Constantinople;  tu  trouveras 
qu'Eusebe  a  ete  transfere  de  Beyrouth  ä  Nicomedie  et  de  lä  ä  Constan- 
tinople; et  tu  en  trouveras  beaucoup  d'autres  qui  ont  ete  transferes  en 
diiferents  endroits  :  tout  ceci  apres  saint  Pierre  l'apötre,  qui  est  le  fonde- 
ment  de  l'eglise  et   la  tete  de  la   loi  et  qui  apres   avoir  sejourne  pendant 


384  HIST01RE.  [170] 

U[j    aJI    «»-^    5JL~j}    L;     4i^-^>.    Sj->i     3^  ^^  ^j»   }Us    itjSj   j*.       45*^5 

il       6«-iI{1     L     OAp-JJ      <JÜ,      L     J^jJI    JV1      Ift)     LU     ^     AÜ     a)J^    vÜJi     jl£ 

Pf.  39.  9*ri,    j^j    aJI    «a-^  8}L>I    ^Ul    IJLa    J    'jjs-j    jl    dl>l^    J    dL,LJI    jlS  * 
n^Jb    tL.   y»  ^J    Iäa  jl    dUc    «   Li.    V    p-VI   £jj    l0^Jl    JLi    j    Si 

Asti     jl     ^JÜs    ^.j     ÄJL-jJl     OAäJI      «-JI    13ilail      il^»      LHj     *Jjj^    12<9-l9-     <Ül 

16c~ä£>-1   ^1   g«»Jl;    <*    15jjiLLr   jl   14J^r->.   ^r^»    dh..**-   d)jli.j    <iL.As    « 

^-jJ  7rj_^"  i>*i  -j-*^  ^  *:  ■  *■ "  *^*  Cr0  ^-^  *-==-a:  o^^  f^J  ^="  CT^-5   ^ 

jl  jyw  V  a^Lj  j9^  ^  aJ  ji^j  ^J  Jy  20sl  ji<!  dU^  ^Vl  j>5C  (J 

1.  CCh  'ijU    gXjJl.  —  2.  PLS     jsLyj.  —  3.  CCh  om.   —  4.  CCh  ^■X&.  —  5.  CCh 
bU!j.  —  6.  PLSR  »auil  —  7.  CCh  J^j.  —  8.  CCh  J..^'.  —  9.  CCh  ^~Ä>".  —  10.  Ch 
or_CM  (sie!).  —  11.  PR  U-M  CChy-x>.  —  12.  PR  i^U.  —  13.  CCh  iM.  —  14.  S 
viCJ  jjU*.  —  15.  CCh  ijia.  —  10.  P  si-s^l  CRCh  ^==^1.  —  17.  P  uJ,.  - 
18.  CLSCh  ^^t.   —  19.  CCh  ^.^U  _  20-  CCh  '^': 


douze  ans  ä  Antioche  s'est  ensuite  transfere   ä  Rome.  II  te  suflit  d'un  tel 

temoin,  et  quelques   (noms)  parmi   ceux  que   nous  avons   mentionnes,    sont 

tout  ii  fait  suffisants  comme  im  exemple,  sur  lequel  on  peut  se  guider,  et 

comme  un  principe,  sur  lequel  on  peut  s'appuyer.  Si  c'est  ainsi,  tu  as  appris 

de  nous,  ö  pere  spirituel,  ce  que  tu  as  demande  et  tu  as  trouve  ce  que  tu 

as  desire,  parce  que  tu  as  prie  dans  ta  lettre  de  trouver  pour  cette  cause 

un  principe,  sur  lequel  on  pourrait  s'appuyer  et  une  voie  qui  te  permettrait 

d'accepterla  tradition  'et  de  rappeler  (inon)   nom;  surlout,  comme  tu  le 

sais,  que  dans  cette  (affäire)   il  n'y  a  pas  de  contrainte,  mais  on  demande 

cela  au  nom  de  l'unite  spirituelle  des  saintes   cglises.   Quant  a  celui  qui 

demande   de   s'unir    avec    ta  saintete  et  de  s'associer  a   ton  Service,  il  est 

inadmissible  que  tu  t'ecartes  de  lui  selon  les  argumenta  que  tu  as  allegues 

et  qui  sont  faciles  ä   retuter,   car   l'argument  ötablit  la  justice  des    autres 

(raisons).  Par  exemple  la  comparaison  de  cette  cause  avec  celui  qui,  ayant 

epousö  une  lille,  ensuite  l'abandonnerait  et  epouserait  sa  mere  :  le  sacerdoce 

divin  est  trop  elevd  pour  elre  compare  avec  le  mariage  humain.  Si  c'etait 

ainsi,   apres   la    mort  d'un  eveque   qui  avait    un  frerc   digue   d'oecuper  son 

1.   C'est-ä-dirc  «  rinformation  de  la  pari  du  nouveau  palriarche  ». 


[177]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  385 

j^Üs    v*i    <......ii,-;Hj    vlsj    a»    <ci-l   Ä^-jj     _^>"JJ_  j^   *  r^  jy?i   ^  <*^j^     Jjcft;. 

jjuji  ^yC  J  vlj  a,  \j±  ji  r>j-i  Vj  Uj.J  4^  l.  jc  .w>_  u^j.  -ü-ij  51^.1 


7u~*n 


jr-jjj"       /j*J       J*^  jl       IjAlO-        Aa.9  A^f-jj        (3^      (3-*       A!  I)        £C_~wJl         -CLJI       Jj»        Uli 

*j^i>-  Lü  i^JI   ~  4-.M^  jl£  LJlj  ^y^l  11ty>  10V^i.  yC   p^i  j»ei   *Ils  A-öAk. 

J*  14,_A~a=>JI    JliJlj  ^iaUl    *J=JI    (j-^l;    *-j-^    U.C  13»fjjQ.    a»    12**ljls    aJ   ^Jpm 

fjUs-    IjU,    A»    J~L>*V1    ji    Jb-V    ir\L>o    diU*dlj    *    Äj^iJl    iV-Jj"    J^  15Ä^JU^JI  »Chp.153. 

j^j    »UJ    IJL»   j^    JL-L.    19cJ-U    dijJ^  jl£    jl    ölK)L    ^jjji    Vi    18J?-J 

lySy      JÜ     Jl      jj-jJI     ^     21U"I^J-     ^U-JJ      ^     ^1      A^JVI      öj^JI 

1.  C.Ch   «syj,  —  2.  P  ^1  S  j."1  —  3.   S  JoJj.  —  4.  RCCh  add.  iJ.  —  5.  P  J^l;. 

—  6.  L  jUä-t.  —  7.  CCh  cr^>  —  8.  CCh  ii'ly  I.  —  9.  S  Jj.  —  10.  P  %y  LS  om.  — 
11.  CCh  J.c  —  12  P  »»jli  R  ^iU.  —  13.  CCh  nxU.  —  14.  S  ^.is1!.  —  15.  LSCCh 
SJJsWI.  —  16.  CCh  L^IbJ.  —  17.  CCh  ^_,~=.  —  18.  CCh  J^JU   ^1.  —  19.  CCh  uli. 

—  20.  CLSCh  v_s^J!.  —  21.  CLSCh  ^iljaj. 

siege,  il  ne  serait  pas  permis  de  le  nommer  ä  sa  place,  de  möme  qu'il  n'est 
pas  permis  au  ffere  d'epouser  la  femme  de  son  frere  apres  sa  mort.  Puis 
la  comparaison  avec  celui  qui  ayant  repudie  la  femme  en  epouserait  une 
autre,  est  egalement  loin  de  ce  dont  nous  nous  occupons,  et  il  ne  con- 
viendrait  pas  de  se  servir  d'uae  pareille  comparaison  :  dans  ce  cas-lä  il 
ne  serait  pas  permis  ä  une  ville  d'avoir  plus  de  deux  eveques,  comme  il 
n'est  pas  permis  ä  une  femme  de  se  marier  plus  de  deux  fois. 

Quant  ä  la  parole  du  Seigneur  le  Christ  :  «  Celui  qui  a  repudie  sa 
femme,  lui  a  dejä  fait  commettre  un  adultere,  et  celui  qui  a  epouse  une 
(femme)  divorcee,  commet  lui-meme  un  adultere  ».  (Cette  parole)  n'a  pas 
ete  dite  pour  le  sacerdoce,  mais  eile  s'adressait  aux  Juifs,  lorsqu'ils  furent 
venus  aupres  de  Lui  pour  Le  tenter.  II  leur  a  montre,  combien  leurs  habitudes 
etaient  eloignees  de  ce  que  la  loi  de  caractere  noble  et  de  raison  saine 
exigeait  au  point  de  vue  du  soin  de  la  femme  de  chair  *  et  de  l'attachement  *Chp.i53. 
fort  pour  eile,  parce  que,  comme  dit  l'Ecriture  Sainte,  ces  deux  etres  sont 
devenus  un  seul  corps;  puis  il  a  decouvert  leurs  vices  et  les  a  forces  ä 
dire,  qu'il  serait  mieux  dans  ce  cas-la  pour  un  homtne  de  ne  pas  se  marier 
du  tout.  Et  comment  cette  sentence  se  rapporte-elle  au  sacerdoce  divin 
qui  a  ses  rangs  montant  des  rangs  inferieurs  aux  superieurs  ? 


386  H1ST0IRE.  [178] 

- jV"^*   \r°   <**b  tS-2   iä-a^cT  jä\   Ä5Cj>UI    '  oL^ia    si>U-j -Ol   iÄ*   A..,.t.r   Uli 
5jJUJI  j<,    jj   Vlj  iAUl  4Jl>  j  Co_  V    U_   fcj    l.y   U^c.  Jl  3jjXc>  Vj 
C^J  jf*  jl  ftl)  Vj  CiLr  jj-u  jl  8jj»LäJJU  Vj  7jjSL.ij.  j-~.  J  6J»-L65Ü 
*  p  f.  39-.  Jy  L.  Jl  Jliij   jl  9t_Jx_£X5  Vj 

IaaJ   Ji^  V    \^\r5  ^l^lüjü   C.jV    vilyCll   H  jlj    r^JL    1«-^   10Wi 

^jUl      v_ij      Ä_lL>i;       ^      »l^»-l      ,_5l^£3l       jV      (jJo       V      -»-*>       Cä)l      lÄyS      XjJ-      ^^  {Jsy.     Jl 

aA«»  -Cu  jLjYI  Uls  14dU»  ^c  jiü»"  V  <e*J*  Ju^-j  a*^ja  J  l^i.  Ij^Ij  j£ 
jyC   jl  k  l6^>%  jj  Jl  J\  ^  Jl»  Jl  ju  j.  lr,ÜLU  C£j*a.  ül_^ 

J»^3    JäJ_L._    jl    jU-    lijb    jj    17>lfri    yt    U    Jl    O^J    iJj-il    y*    L    Jl    aJÜJLj'I 

1^9    ^}i.    «Li^iJI    Ö-UJl    J*    yä».    jU»-1    J.    jpU-jJI    ^jVI    l£l    <C~<JI     L.    UU 

1.  CCh  o1**^  J.  —  2.  LSCCh  \^isoy.  —  3.  CCh  »IjjuS.  —  4.  LS  om.  —  5.  LSCCb 

jiUAj.  —  6.  LSCCh  L-üo5M.  —  7.  LS  ^jSbi^l  CCh  j/ta-J.I  et  infra.  —  8.  PLS 
om.  —  9.  CLSCh  Lr^JilJ.  —  10.  S  Uh.  —  11.  CCh  Ja.  —  12.  CCh  l^lti.  —  13.  LS 
add.^l.  —  14.  S  JU.  —  15.  CCh  \Sjst*  UtU.  —  16.  CCh  jisä^tj.  -  17.  LSCCh  J^t. 
—  18.  CChom. 


Quant  ä  la  comparaison  de  ces  rangs  aux  ordres  d'anges,  oü  chaque  ordre 
garde  sa  place  et  ne  passe  pas  vers  l'autre,  eile  ne  convient  pas  non  plus 
au  point  de  vue  du  deplacement  :  dans  ce  cas-lä,  il  ne  serait  pas  permis  au 
lecteur  [anagnoste]  de  devenir  sous-diacre,  ni  au  sous-diaere  de  devenir 
diacre,  ni  au  diacre  de  devenir  pretre,  ni  au  pretre  d'etre  transfere  ä  une 
dignite  superieure. 

Quant  ä  leur  comparaison  aux  etoiles  qui  sc  tiennent  ä  leur  rang  et  a 
leurs  places,  saus  qu'aucune  d'elles  en  change,  cela  est  egalement  loin  et 
ne  convient  pas  parce  quo  les  etniles  sont  des  corps  saus  raison,  que  lc 
Createur  a  mis  chaeun  ä  sa  place  et  dont  il  a  fait  la  nature  invariable. 
Quant  ä  l'liomme,  II  l'a  cree  creature  raisonnable,  qui  passe  d'un  etat  ä  un 
ä  un  autre  et  d'une  affaire  ä  une  autre;  et  le  plus  convenable  pour  lui  est 
de  passer  vers  ce  qui  est  plus  noble  et  de  se  diriger  vers  ce  qui  est.  plus 
haut.  De  ceci,  ainsi  que  de  cc  que  nous  avons  dit  du  deplacement,  il  rcsullc 
que  celui-ci  lui  est  permis,  et  les  preuves  en  sont  concluantes. 

Quant  a  ta  demande,  0  pere  spirituel,  que  je  te  presente  un  acte  signe" 
par  les  temoins  de  la  ville  illustre,  oü  serait  expose  la  marebe  de  cette  afTaire 


3 


[179]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  387 

J^   dJi   jl£   jüJ   dU  L.  J!    v^ijJI   lÄA   j   J?J&    ja»"  V_Jj   »J*    lll   «A-iLi 
7J  y  jyC  jl  6-x^  ijl,»  5u^jl  ^.^ij  ^>3!  4IJ^  t^l  J>J^  sliJl  li 

•ulc    y*_L_       -ä«J    «-»Uj"    -U,    Uli     IAA     0L«     jj    oJ[s-Y    \~Jl     '  J^"    J-~;=>J     ^r*''     j*-*-i 

^Jj  U,l£  öl;  UaVji  ^   15^>«Jlj  i*lj  <^  JS  J*  y  ^ijLiJlj    14-^!3   *Ji\ 

L.  SLül  Jl  JV  17£J^  V  ^   16^U   Vs  J1^  Vj  4^   Ys  -^   ^ 
J\  iuvij  aui  22!^~  21^^"  20lH^  ^  *  ^  U*  J£.  19aU1,j  c-JI- 
JV^Vl   26jJIj   25^VI    iSjJl    MjJ    Üj  yi    ^11, Ij    <>LJ    ^l^ü    dlU    JS. 

1.  LS  OjU.  —  2.  CChj=rf.  —  3.  CCh  \~.  —  4.  CCh  LL^  —  5.  LSCCh  ^JV 

—  6.  PLSR  Jj^..  —  7.  PLS  Jj!.  —  8.  CLSCh  ^ß.  —  9.  CCh  tzi».  —  10.  CCh 
add.  LCUJ!.  —  11.  LS  add.  aSj.  —  12.  LSCCh  ^^Lä!.  —  13.  CCh  b~~^  c^. 

—  14.  CCh  »JoJj.  —  15.  PR  om.j  LS  add.  Li.  —  16.  CLSCh  JU.  —  17.  CCh 
^W.  —  18.  CCh  om.  --19.  R  LÜ>j.  —  20.  LS  **-*.».  —  21.  PLS  ^arf.  — 
22.  CLSCh  ^j^".  —   23.  CCh  om.  —  24.  CCh  J^M  LS  J>»^t.  —  25.  LS  L»b!J. 

—  26.  CCh  jJ^lj. 


et  son  approbation,  ce  n'est  pas  habituel  et  personne  de  mes  predecesseurs 
ne  l'a  fait,  de  sorte  que  je  puisse  suivre  son  exemple.  Si  dans  les  circons- 
tances  actuelles  le  chemin  n'etait  pas  difiicile  de  notre  cote,  cela  serait 
facile  ä  faire. 

Quant  ä  la  presentation  des  signatures  des  pretres  et  des  chefs  de  ce 
siege,  au  sujet  de  (leur)  consentement,  nous  la  considererions  comme  neces- 
saire,  si  1'aiTaire  n'avait  pas  ete  completement  llnie,  et  que  des  doutes 
eussent  pu  s'elever.  Mais  apres  l'achevement  de  (l'affaire)  et  au  bout  d'un 
an?  Tu  sais  que,  si  au  debut,  avant  (mon)  depart  dans  la  ville,  les  signatures 
n'avaient  pas  ete  assemblees,  que  l'accord  et  l'approbation  n'eussent  pas 
ete  obtenus,  cela  n'eüt  pas  ete  fait  ou  apres  la  terminaison  de  (l'affaire)  il 
y  aurait  eu  des  troubles  et  la  tranquillite  n'aurait  pas  regne.  Mais  nous 
et  notre  eglise  —  gloire  a  üieu!  —  sommes  unis;  l'unaniinite  y  regne  sous 
tous  les  rapports  et  l'amour  parmi  ses  enfants  est  complet  et  parfait.  II 
n'y  a  ici  ni  dcsaccord,  ni  isolement,  ni  dissidence,  ni  rien  d'autre  qui  provoque 
le  doute  et  qui  puisse  exiger  de  t'envoyer  ce  que  tu  as  demande.  Une  teile 
demande  est  intempestive,  inintelligible,  et  acceder  a  une  chose  pareille 
ce  serait  une  decheance  et  une   provocation  aux  doutes.  N'est-il  pas  plus 


Rp. 


388  HIST01RE.  [180] 

4L*  '-Vls.ei.-Vlj  Jlsü   "*J    L.    r-ls^s^Vlj    <uUl    SjUI   1^ä>    J   L.  (j-UJl   p-at  jl   •uU-J^lj 

♦Pf.  40.     c£LiJ\    J}  y    **    ,1»    <&)Li.JU    «uAiell     iUo'l    *    A*T1j    JS^Jl     -Oy    J     ^.sJJI     ,  Jl     C-  *s-  Jlj 
"Chp.154.  ^  ^  .  .       '  "  '   "  C-^-^J 

^\ß  dUj  4L5rl"  jjUjJI  :VVI  l£l  cijj  jli-tJl  iuJl  J  ^  Vj  ^LJl  ^   -ir^j 

cJjLjij  L&ÄjL'Ij  LL.ä!  ^.Lä»  /*^  SjjLJ  <wa5'jj  L&iliJV  4*^öJ1  a^jI  U 13  c*syi  **yu&$ 
^UjJ!  ^Vl  $  c-ij  8b>Ü  JAJ  tl  ^JUI  rJI  7^b  JJi  J  Jj,  UjIju,L 
Vj  cAfUjJ   *jl;  ^11  SiUI   UJ*  10^J  9^^  L.  IJ^j   x*.   \Jyi   j  J: 

•Uül    »Li    jl   Ä-£jliJj   öJU-jJI    18S^-V1j  SSjJI    y^-\j>    v    ^ 

1.  CLSCh  <s?.  —  2.  CCh  om.  —  3.  S  ora.  —  4.  R  <ob  CCh  add.  J.  —  5.  PLS 
aw.  —  6.  P  ^Jj»-^.  —  7.  LS  y^XJj  J.s.  —  8.  PS  tj^  L  »jss^.  —  9.  CCh  O^. 
—  10.  S  u.  —  11.  CCh  om.  —  12.  R  IfrsJJJü":  —  13.  P  ^V  L  ^V-  —  14-  CCh 
Vä..  —  15.  PS  C^Ui-lj.  —  16.  CCh  ^  J^t.  —  17.  R  ^,C'  L^j.  —  18.  P  SjsOsItj 
R  »Jss^l,  S  L^L. 


digne  de  l'amour  divin  et  plus  conforme  aux  conditions  spirituelles  que  tu 
renonces  ä  une  demande,  qui  n'est  pas  recue  par  l'usage,  aux  preuves  iuutiles 
et  aux  arguments  semblables,  et  que  tu  revienues  ä  ce  qui  est  necessaire 
' Chp.  154.  pour  raffermir  l'amour  et  completer  *  le  service  et  le  ministere  eu  comraun, 
afin  que  les  doutes  cessent,  que  les  causes  de  la  depravation  disparaissent 
et  que  le  schisme  n'apparaissent  pas  daus  leglise?  Et  toi,  ö  pere  spirituel, 
tu  accompliras  ce  devoir. 

J'avais  dejä  voulu  t'envoyer  la  benediction,  conformöment  ä  l'ordre  et  ä 
la  coutume  etablie,  et  eile  n'a  tarde  qu'ä  cause  du  long  chemin  et  du  temps 
defavorable.  Mais  j  attends  toujours  Toccasion  pour  l'envoyer  et  je  cherche 
un  homme  qui  soit  digue  de  l'apporter;  alors  je  l'envcrrai  et  aerai  beui  de 
l'avoir  euvoyee  parce  que  j'agirai  ainsi  selou  la  coutume  :  du  retard  [de  celte 
benediction]  je  suis  trouble.  A  Tarrivee  de  la  benediction  toi,  ö  pere  spirituel, 
apres  l'avoir  regue  tu  feras  conformement  aux  coutumes,  qui  sont  adoplees 
daus  les  affaires  spirituelles;  le  retard  de  (la  benediction)  n'en  diminue 
pas  la  portee,  et  eile  n'obtiendiail  pas  plus  de  valeur,  si  eile  etait  parvenue 
(plus  vite).  (En  meme  temps)  tu  ine  rejouiras  par  une  prompte  lettre  qui 
renfermera  les  nouvelles  joyeuses  du  bon  etat  de  toi-meme  et  des  lims,  ainsi 
que  tes  besoins  et  tes  pröoecupations,  afin  que  je  puisse  satisfaire  au  devoir 
de  l'amour,  de  l'union  spirituelle  et  du  ministere  en  common,  si  Dieu  le  veut. 


[181]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  389 

C_SO)       \—Syj         QasU»      dJ-Cfrj     \1\*a      jjiC      p-^-JI       f'J—'       ll*Vlj       Llij      {'%- 

jLk«j  ^j-i   <j    "UjjLäJ    ^LiJI   ^Jl   ^ä»   ^y,   _y>jf-  ^j-*   Jris^      0^*^    ^ 
4~^~'         JjVl     i£^L»-    (j        k>r*    *^ulr'\    ij\     Jj-^-0     ö*     -rt>f    (Äf*'-'J    i.*r--^     >^^5 

fJt    *  U.J1  Ji-jj    'L^VI    ^    jk^äJl  "p-^VI    13l9ijj    ^üLULj    ^JLj    S- 
Itf     oL«j    SjUVI   j!-k     JjJ_)    1öÖJ1    J*     <^>-j     J*    v^^iL     DJ     jLs.     jJLTV    Jo-Vl 

1.  PR  UsL.  —  2.  CCh  bjLi^j  L  Iju4*,.  —  3.  CCh  add.  .1,1  Ji'  J,'_,.  —  4.  CCh 
add.  ^!.  —.5.  CCh  U,.  —  6.  CCh  Lj"^  S  U!  J.I.  —  7.  CCh  om.  _..  —  8.  BLS 
^jSä  et  infra.  —  9.  C  add.  J.  —  10.  BCh  om.  dep.\  —  11.  C  J,,^!.  —  12.  Ch  om. 
dep.*.  —  13.  CCh  Jljj.  —  14.  PS  *~Si\  BCCh  JuTl\.  —  15.  CCh  om.  dep.*.  — 
16.  CCh  om.  dep.*.  —  17.  S    -=^l.  —  18.  P  üä~=. 


Que  la  paix  de  Notre-Seigneur  et  de  notre  Dieu  Jesus-Christ  soit  avec 
toi  et  en  toi,  (la  paix)  qui  garde,  preserve,  recompense  et  fortifie,  maintenant 
et  dans  les  siecle  des  siecles  ! 

Cette  lettre  etant  parvenue  ä  Anba  Elie,  patriarche  d'Alexandrie,  il  la 
regut  et  rappela  le  nom  d'(Agapius  dans  les  diptyques)  '. 

Quant  au  Türe2  Alftekin,  Djaouhar  alla  de  l'Egypte  en  Syrie  pour  lui 
faire  la  guerre  au  mois  de  ramadhan  de  Tan  365',  et  arriva  ä  Damas  au 
commencement  du  mois  de  zou-1-hidjah  de  cette  meme  annee4.  Apres  de 
nombreux  combats  entre  eux,  Djaouhar  fut  mis  en  fuite  et  retourna  de 
Damas  ä  Ramiah  au  mois  de  djoumada  I  de  l'an  366 5.  Le  Qarmathe  al-A'gam 
arrive  d'al-Ahsa  entra  ä  Ramiah  le  dimanche  dix-huitieme  jour  du  mois  de 
redjeb  de  la  meme  annee6  et  descendit  dans  le  palais  du  gouvernement,  oü 
il  mourat  le  vingt-troisieme  jour  du  meme  mois 7.  Sur  ces  entrefaites  Djaouhar 
s'etait  refugie  ä  Ascalon,  ou  il  se  fortifia.  Arrive  ä  Ramiah,  Alftekin  se 
dirigea  vers  Ascalon  contre  Djaouhar.    Une  bataille  eut  lieu  entre  eux,  oü  un 

1.  Ici  finit  la  traduetion  de  Rosen.  —  2.  Ici  commence  la  traduetion  russe  de  Medni- 
ko<;  1,  352-354.  —  3.  3  mai-1  juin  976.  —  4.  31  juillet-29  aoüt  976.  —  5.  26  decembre 
976-24  janvier  977.  —  6.  11-12  mars  977.  —  7.  17  mars  977. 


*  P  f.  40' 


390  HISTOIRE.  [182] 

j*>yd    \j*e\3**    lyA&~c    ^£.   (J-^JI      fl»lj    ^.'S     3^~    Cxh/^    Cf    L^J    ^J" 

»Sp.  116.  7jl      ^1      j»jlo       JjL^H      JjaS/J       (♦tVr"     tJ^M-J      f^La'l       6JrLr"      !>^-"  *-L^ 

ö>^.   ü!j   ij^W   ^«    ^1   Sji-    J*  j^5C    jl    ^k    j^JLj    JUJ'i    jjäTj  villi   ^Jl  ^U-l 

"Chp.155.  u\Sa    j    fl£j    10^JJI    jl     '    ^j     9jCr^    f^     J^     o*     ^vA    LJ    j^^^-t     J* 

* B  f.  104'.  224jlÄJU    -'siAtj    ^j^    ^r"   J    f^    *   ts^    4~'H    j'-J    7^-=Jl;    Ji>Jl  2°ij^    r^* 

1.  BS  lük.  —  2.  Ch  >U,.  —  3.  ****  —  U!,,  =  C  isui",  Li  ,  w^\  ,&u-e  L  U  Jii, 
l$j  s^oUj  crAxi.H.  —  4.  L  j_j$-.  —  5.  BCh  om.  dep.\  —  6.  JyJI  —  U 3  =  C  aJlIsJ 
^s^.  —  7.  BCh  om.  dep.*.   -  8.  BCh  «tfUls.  —  9.  BCh    £ß\  Jl.  —  10.  LS  ^oll. 

—  11.  P  sJü».  —  12.  C  JU^I  *JJ>.  —  13    CS  jj^\  —  14.  BCh  ^J.  —  15.  P  Ca>f». 

—  16.  B  Ü£~=.  —  17.  C  £-,  S  ix-.  —  18.  S  jjz~>j.  —  19.  BCh  om.  -  20.  BS  ^>ß.  — 
21.  L  »J*tj.  —  22.  CJ?y5\  <UU  BCh  om.  dep.*. 


grand  nombre  perirent  des  deux  cötes.  Le  Türe,  assiegeant  Djaouhar,  sejourna 
pres  d'Ascalon  un  an  et  trois  mois  jusqu'ä  ce  que  la  plupart  des  troupes  de 
Djaouhar  eurent  peri  par  la  faim.  Corame  Alftekin  assiegeait  (Djaouhar),  ses 
compagnons  et  les  Ketamites  ä  Ascalon  depuis  longtemps,  de  sorte  que  la 
famine  devint  forte  parmi  eux  et  qu'ils  manquerent  de  vivres,  ils  demanderent 
au  Türe  de  faire  la  paix  et  de  les  laisser  partir.  Apres  l'echange  de  plusieurs 
messages  entre  eux  il  y  cousentit  :  ils  tomberent  d'aecord  que  (le  pays)  de 
Gaza  ä  l'Egypte  appartiendrait  aux  Maghrebins  et  (celui)  d'Ascalon  et  des 
'Chp.155.  provinces  avoisinantes  de  la  Syrie,  au  Türe;  que  *  dans  cet  endroit  al-Aziz 
serait  reconnu  kalife,  mais  que  les  impöts  (de  ces  provinces)  seraient  payes 
au  Türe.  Apres  ce  commun  aecord,  le  Türe  fit  suspendre  une  epee  nue  ä  la 
porte  de  la  forteresse  d'Ascalon.  Puis  Djaouhar  et  ses  compagnons,  apres 
avoir  passe  sous  le  glaive,  enlrerent  en  Egypte  (Micr)  au  mois  de  cha'ban 
de  l'an  JJüC)1. 

N'etant  pas  satisfait  de  (cette)  paix,  Al-Aziz  apres  avoir  designe  comme 
son  vicaire  en  Egypte  Djabr-ibn-al-Qasiin,  au  mois  de  zou-1-qa'dah  de  cette 

1.  II  faut  lire  :  307.  Le  Cha'ban  de  367  =  14  mars-11  avril  978  V.  Mednikov,  1,  353, 
note  2. 


[183]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  391 

'Vl>  5J-^  Jl  -A-  ■*"  ^idl  jl^5  \  -t-j  a-J  Jl  jtfJI  3L-b  ^  ö-. 

^r^1  f*  *  ör^1  ^  >  ^J  ^   A  JÖ^  ^   ^  J\  'V^  ^ 
^Jja-        dlli    *j*y_    *^-->     ^-äjj     ÄJLllj    jj^-J    jLw"    ö~.    ^Jä^JI         (j^    jjAi-     *^J 

AJÜi-ls    «JÜ»    J     »->_j*JI     C^-lj     Jj^r^     fjj*!j    ^-^    Ä-llJÜ    J^i^     <j-°    o^-SJ         -VjJjS 

JU  16w.^i)lj  (JJlll   ,y  aJU   Ay  jyjl  Jl  *,   lyU-j  15IU  ^j  14i>_JJJ  ^  j;«.! 

pAÜL  ^jlj  21cb  *L.j  20o^?-  ^  c^"  19^^  •&■"  J*  tU  d&H  iZ-^b 

1.  BCCh  om.  dep.*.  —  2.  B  rfjf?-.  —  3.  LSCh  Jljj  C  (U!j_j  —  J^U-^L)  J-^jj. 

—  4.   C  om.  —  5.  BCli  *U|.  —  6.   C  add.  Jy>3.  —  7.  BCh  J-.jl3.  -  8.  LSCh  Jjoj 

—  9.  S  w-ari..  —  10.   Ch  leij.  —  11.  BCLSCh    *;L  J.  —  12.  BLS  *jM  ^XJi.  —     ■ 
13.  BLS  IJoAi  Uja..  —  14.  P  »j-JU  S  4-.ylä.  —15.  LS  L~.  —  16.  BLSCh  ^yei\ 
„ÜJ'..  —  17.  BCh  »ajJj.  —  18.  C  iiU!   jU.  —  19.  P  ^b.  —  20.  P  k  -  21.  BCli 
om.  deux  mots.  —  22.  Ch  yj'lj. 


meme  annee '  se  transporta  lui-meme  avec  toutes  ses  troupes  et  ses  bägages 
en  Syrie  pour  combattre  (Alftekin),  selon  le  conseil  de  Yaqoub-ibn-Yousouf- 
ibn-Killis.  Arrive  ä  Ramiah  Aziz  mit  ordre  ä  ses  affaires,  tandis  que  le  Türe 
etait  dejä  reparti  pour  üamas.  Al-Aziz-billah,  entra  alors  en  correspondance 
avec  lui  et  lui  envoya  l'aman,  en  lui  promettant  de  grandes  sommes  d'argent 
ä  la  condition  qu'il  se  soumit  ä  son  obeissance.  Mais  le  Türe  n'aeeepta  pas 
cela  et  declara  la  guerre.  Al-Aziz-billah  se  dirigea  contre  lui,  et  ils  se  ren- 
contrerent  pres  de  Nahr-at-Thawahin2  le  jeudi  septieme  jour  du  mois  de 
mouharrem  de  Tan  368'.  En  ce  jour  il  y  eut  enlre  eux  une  bataille  acharnee 
et  des  deux  cötes  un  grand  nombre  perirent.  Le  Türe  ayant  ete  mis  en  fuite, 
les  Arabes  se  mirent  ä  sa  poursuite  avec  empressement  :  l'ayant  fait  prison- 
nier  entre  Qalansouwah  et  Kafarsaba  ils  l'amenerent  aupres  d'Al-Aziz. 
Accable  de  soufFlets  et  de  coups,  il  fut  sur  le  point  de  mourir. 

Al-Aziz-billah  sortit  alors  (vers  lui)  :  apres  l'avoir  delivre  des  mains  des 
(Arabes),  il  lui  aecorda  la  vie  et  lui  remit  une  bague.  Le  Türe  ayant  demande 
de  l'eau  ä  boire,  AI- 'Aziz  ordonna  d'apporter  un  verre  d'eau  de  rose  avec 
de  la  neige.  On  lui  apporta  le  verre,  mais  le  Türe  besita  a  en  boire  de  peur 

1.  10  juin-9  juillet  978.  —  2.  V.  Yacut,  in,  554.  —  3.  15  aoüt  978. 


392  IIISTOIRE.  [184] 

JjYI  ^j  ^r  ö*  ö£  b^  jf-VI  f^.  ^  ^j  0^5  *  j-*«  J\  j&&  £f->J 
12Uc  ^  Ol  ju^-j  o^  ^  *^->  Vi  (V^j  ö*  1?A^  i5rt  (*^  *^l->  liCr^ 

1.  BLSCh  om.  —  2.  Ch  Ji'Lä  *-.  —  3.  SjijÄ).  —  4.  BCh  iSy  J.=.  —  5.  P  om.  — 
6.  BLSCh  •$>.  —  7.  BLSCh ^_jli.  —  8.  LSy»U>.—  9.  S  aüJ.  —10.  P.  L^-:'.—  11.  BCh 
om.  dep.\  —  12.   BCh  Ua>l.  —  12.  Jb  —  .1»  =  C   *J!    gW?.  U  yL,    J**ä   J    V^ 


qu'il  n'y  eut  un  poison  mortel.  Ayant  compris  cela  (Al-Aziz)  prit  le  verre 
et  apres  en  avoir  bu  un  peu,  lui  fit  boire  le  reste.  Ensuite  il  lui  donna  une 
tente  speciale  et  commanda  qu'on  lui  apportät  tout  ce  dont  il  aurait  besoin; 
il  le  fit  porter  sur  ses  montures  et  lui  ayant  ordonne  de  se  trouver  dans 
son  cortege,  l'interrogea  sur  ses  amis  pour  les  retrouver.  Sur  ces  entrefait.es 
(Alftekin)  demanda  d' amener  un  certaia  norabre  de  ses  compagnoiis ;  ou 
les  lui  amena,  pris  parmi  les  prisonniers.  Abou-Thaliir,  frere  de  Bakhtiyar, 
avait  ete  tue  dans  la  bataille;  son  frere  Ibrahim  avait  ete  fait  prisonnicr 
et  al-Marzouban-ibn-ßakhtiyar  demanda  l'aman  ä  Al-'Aziz-billah.  Lo  Türe 
demanda  que  tous  les  deux  demeurassent  avec  lui  dans  sa  teilte,  et  on  le 
lui  aecorda. 

Al-Aziz  retourna  ä  Micr  [en  Egypte],  ou  il  arriva  le  lundi  vingt-deuxieme 
jour  du  mois  de  rabi'  I  de  l'an  .'568' .  II  ordonna  ä  tous  les  gouverneurs  de 
son  etat,  ä  ses  chefs  et  ä  ses  emirs  de  traiter  le  Türe  avec  distinetion  et 
consideration,  et  tous  les  nobles  (de  1' Egypte)  l'inviterent  dans  leurs  palais 
et  le  comblerent  de  presents  et  de  vetements  d'honncur.  Puis  Al-'Aziz-billah 
nomma  vizir  Yaqoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis,  le  lundi  dix-huitieme  jour  du 

1.  28  oct.  978.  Ici  finit  la  traduetion  de  Mednikov. 


[185]  DE  YAHYA-IBN-SAID  DANTIOCHE.  393 

VI    *1    «i»^    L.    C(J^.      jL"_ä>     <Uja!I    aJc    «J    Ji>     *U     j^«J>-lls     <Jj-OI     Ait    4Ulj 

j-*JI   üjjüI  ^<j   jjly  iül^JI   ^L   Ul^-I   aJü   jl^JI   J.U   Jlß   65j©jJI  U»l   **chP.i56. 
J^   UoJ\   jL^o    Jä^'I   94j-Uj   Jjoj   iJLDLj   ^£«j   c—   *  ö-   Jjjl   J    8<=_y.  7<j>  * s  p-  118- 

Jlfr     ^AjLj     jLi*      «W-ii«;    ^L      "(5^     ^     ,~ÜaM     J^     «-*^>J     <&■    (_^J  <CT'.      <-^ 

_^_j    jLii«    ijUeJ   12Jj!^*)l  J\   7-jJdi   a»1wU   -Uj-Ol  a-äc     Jl    dUj    ^^JLJ 

e 

JUJI  Jaiy)  <u*  rjj>^\  ^  ^^1  <_U*-J  j^*VI  ^11  jUj  jLSo   4,1*3     ^L^j  Jr^J 
C^ail  As"   JUJI    *llU  ^lj  LA»  tftfJU  JL-jj  jl>V1j  *U}VI    14,*^   A^lj  L^ 


1.  S  s./äJ!  <uJ!  ^.  —  2.  S  v_^S  J.  —  3.  BCh  om.  dep.*.  — 4.  C  om.  usque  JLs^l 
jUjJIj.  —  5.  Ch  ^  (sie!).  —  6.  S  ^jsjJl.  —  7.  S  ^!.  —  8.  BPLS  uy.  —  9.  B  aJUlj. 
—  10.  P  a^  —  11.  Ch  L~>.  —  12.  BLSCh  Jjtj«U.  —  13.  BCh  om.  dep.*.  —  14.  LS  s^. 


mois  de  ramadhan  de  l'an  368 '  et  ordonna  d'ecrire  son  nom  dans  toutes  les 
relations  officielles  ainsi  qu'au  commencement  des  correspondances. 

Quant  ä  'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou,  Izz-ad-Daoulah-Bakh- 
tiyar  il  ne  remplit  point  les  conditions  de  son  aecord  avec  lui,  sinon  *  en  »chp.iss. 
proclamant  son  nom  dans  la  priere  sur  les  minbars  de  l'Iraq,  parce  qu'il 
l'avait  fait  executer  selon  l'accord  conclu.  Apres  la  mort  de  Roukn-ad- 
Daoulah-al-Hasan-ibn-Bouye  au  debut  de  l'an  366 3,  Bakhtiyar  s'attribua 
la  Suprematie  sur  sa  famille  et  ses  cousins  et  ecrivit  de  la  part  d' At-Thai' 
une  lettre,  penetree  de  son  estime  pour  Bakhtiyar,  oü  (At-Thai ')  le  preferait 
ä  tous  les  autres  (chefs)  de  l'etat,  en  lui  attribuantexclusivement  la  Suprematie 
avant  tous  les  autres  membres  de  (sa)  famille. 

Ayant  appris  cela  'Adhoud-ad-Daoulah  se  prepara  ä  sortir  dans  l'Iraq 
pour  faire  la  guerre  contre  Bakhtiyar  :  il  envoya  les  troupes  de  son  avant- 
garde  du  Fars  ä  l"Iraq  sous  le  commandement  de  son  vizir  al-Moiithahhir- 
ibn-'Abdallah  au  mois  de  cha'ban  de  l'an  366 '.  Bakhtiyar  effraye  alla  ä 
al-Ahwaz  pour  engager  At-Thai'  ä  sortir  avec  lui  et  ä  se  faire  mediateur 
entre  eux;  il  demanda  aussi  du  secours  ä  tous  les  chefs  et  ä  tous  les  nobles. 
Ensuite   il  se  prepara  ä  le  rencontrer.  Lorsqu' At-Thai"  eut  vu    que    cette 

1.  19  avril  979  (samedi).  —  2.  L  an  366  commence  le  30  aoüt  976.  —  1.  25  mars-22 
avril  977. 

PATR.   OR.  —  T.   XXIII.  —   F.   3.  26 


394  HISTOIRE.  [186] 

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»^        [***^    LV*^""L)    .jl~-',D      ^_>Iä-^1     /»«     <frt»^>-    (Jü_Sj       OL*jH,j      \^mJ     C«-.     *._L—     '  ÜJutoJI 

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jsjliaJI     Jl     jLLäj      <^>-^-9      ^*J^      *~*?J     j^J-*Vl      "w«ä9      J^^—i-Li      vilLj      |»*J^         fJv'^* 

'Bf.   105.  Xsd\      10^-i-ij     ^J^f     ,_^     «-Jij     *~^      JjUa^J    J~-»o     ^yi^L-.     ü.      /jjl      "     9jU>J 

*  S  p.  119.  H^lLc  £*=-  ^-^»j  j^-WLi   JJJ-l    *   jJLäw    <Jl    <uJU1j   <_lc   (_^-^^.   ^1>=-J  «oU^l 
5;»jlJi    as-L*  Jl   tcIäs   )_/jj  !s-*ju    jjiX_j    Vij  4ill?»T..,l   Jl    JL_^J1    dUi    Jijou   jl_j 

AjloäJI  «Jj  A-UcSj  *^LÜ1  Ä1j.X«  Jl  4-Lj»-j  Ja—Ui  -*^«y  Ujy  <CJL  jVI  Je-  (j^  .  *J 
-UäC-      Jl    fc-V-ijlj        <Jl»jH,j    i\-J^»5     *_~-     <*_U*     JjVl    /«— >J    ^f-     (V1    0*^*"     ^^     jL»^ 

1.  BLSCh  om.  —  2.  LSCh  ^&%  —  3.  S  ^J^l  —  4.  S  ^>.  —  5.  BCh  om. 
dep.\  —  6.  BCh  om.  quatre  mots.  S  ÄJU«Jl  ^y>.  — ■  7.  Gh  *& .  —  S.  BLSCh  fj&^j-  — 
9.  BCh  jL..  —10.  S  ^-^j.  —  11.  BLSCh  a~a=.  —  12.  PBCh  c>j.  —13.  BCh  om.  dep.\ 

affaire  amenait  la  guerre,  il  se  refusa  ä  rester  (chez  Bakhtiyar)  et  s'en  alla 
dans  la  direction  de  Bagdad.  Bakhtiyar  et  Ibn-Baqiyah  le  prierent  avec 
insistance  de  rester,  mais  il  refusa.  Les  deux  armees  se  rencontrerent  pres  de 
l'Ahwaz  le  dimanche  onzieme  jour  du  mois  de  zou-1-qa'dah  de  Tan  3(>6 '  : 
un  grand  nombre  de  soldats  de  Bakhtiyar  ayant  ete  tue,  d'autres,  nombreux, 
demanderent  gräce  et  le  reste  prit  la  fuite.  Apres  quoi  Fenna-Khosrou 
s'empara  de  la  villi;  de  l'Ahwaz  et  de  tous  ses  districts.  Bakhtiyar  se  dirigea 
vers  al-Bathaih,  d'oü  il  alla  ä  Wasith. 

Alors  Ibn-Baqiyah  se  mettant  ä  mepriser  Bakhtiyar  et  ä  le  traiter  ave« 
hauteur,  s'empara  de  ses  troupes.  L'armee  s'agita  contre  lui  ä  cause  d'(Ibn- 
Baqiyah),  et  Bakhtiyar  cut  peur  qu'il  ne  sc  revoltät  contre  lui  et  ne  gouvernät 
seul  les  affaires  sans  lui.  Certains  de  ses  partisans  et  des  ses  proches  con- 
seillerent  ä  Bakhtiyar  de  s'emparer  d'(Ibn-Baqiyah)  et  lui  dirent  d'apaiser 
de  cette  mariiere  Fenna-Rhosrou,  de  briser  la  force  de  sa  colere,.de  trouver 
ainsi  le  moyen  d'obtenir  sa  bienveillance  tl<;  teile  sorte  que  personne  oe 
si'iait  nomme  vi/ir apres  lui.  Ayant  suivi  ce  conseil,  il  s'empara  d'(Ibn-Baqiyah] 
—  ils  sc  trouvaient  alors  tous  deux  a  Wasith  —  et  apres  l'avoir  amene  ;i 
Bagdad,  lui  iit  crever  les  yeux  la  nuit  du  vendredi  huitiemejdur  du  mois  de 
rahi'  I  de  Tau  'M\7'-;  puis  il  l'euvoya  aupres  d"Adhoud-ad-Uaoul;ili-Fcnna- 

1.  1  juillet  977.  —  2.  24  oct.  977  (jeudi  . 


[187]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  395 

«_-Lsj  ajl.Llsj  <cLäs  ÄLill  Jl     rj^$  J^s-  (Jc  ^j^—z-  <j  \x~^   jj~^-kJ   '«üjjJl 

iU-i    ^^Ls  J^  OJ 

Idi-    O     J^»-j    <ä^s     jl     '4X.L    Jjo     "J;l    (j    aJ    ÜaiJI     *JU>J   ^JjJÜl     -Uafr    *J\ 
10Jfr    9J^J^LJ     Üj-Ol     Xic    jL-J    8^clkÜ     jl^Ä-      P^      fMJI     4_ >JU>      |jJI      »3JJ 

Jl    1:5<f_^i    12<Jullj    j£-j    *_    O,    HJjl   J    LjiCLj   l^Jki    5j-JI  Jl   jlykVI 

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£-;>J    ^fi     <j*    jj^i-     JU    f-ijY    J^VI     fy_     (_}  Ol     Jls-Jj     «Jlkil     ilÜJj     *MJI    ö^. 

tj*Ü«"J     «_~-     ö-     JjVl     ^-^"^    (3    '    *b-^     JvÖ£    Jl     CiLÄo     iUI     £-l»"     4JÜj     14l^    j>-VI 

pJl     17tdJJ    dUi    JU;    <Ü    Jl     16wiUj    *     15<;Utj  *  P  f.  42. 

Golw  JU^Jj    J,_-dl   ^  IsXj^.  <J|    Af-l/j   jLUI  ^   ^>  jLjJ*.    Jl    **^>-lj 

1.  B»J,^s  Ch  J-jss.—  2.  S  4*^.-3.  BLSChiUjJ!.—  4.  BLSChi^l.  —  5.  S  .^So. 

—  6.  Ch  om.  —  7.  S  L$£JU.  —  8.  PBCh  Zeit)!.  —  9.  P  tj^-^Us  *1)|  J-äc.  —  10.  BS.  ^. 

—  11.  BCh  om.  deux  mots.  —  12.  BCh  om.  quatre  mots.  S  sjj&J!  L~JI.  —  13.  BLSCh 
to^j.  _  !4.  ßSCh  om.  dep.\  —  15.  BSCh  om.  dep.*.  —  16.  P  (jlklj.  —  17.  LS  om.  ,. 

Khosrou.  Celui-ci,  apres  l'avoir  promene  ignominieusement  devant  son 
armee  sur  un  chameau,  le  fit  jeter  aux  pieds  des  elephants,  qui  le  foulerent 
et  le  tuerent;  aussitöt  apres  il  fat  crucifie  au  bord  du  Tigre. 

Ensuite  Izz-ad-Daoulah-Bakhtivar  demanda  ä  Adhoud-ad-Daoulah- 
Fenna-Khosrou  de  lui  perrnettre  de  s'en  aller  dans  les  provinces  de  Syrie. 
II  aceeda  ä  sa  demande  apres  avoir  convenu  avec  lui  qu'il  inscrirait  son 
nom,  c'est-ä-dire  le  nom  d"Adhoud-ad-Daoulah  sur  les  drapeaux  et  les 
enseignes  et  que  la  priere  pour  lui  serait  dite  avant  toutes  les  autres  dans 
tous  les  pays  qu'il  soumettrait  et  envahirait;  apres  quoi  il  lui  fit  dem  d'un 
vetement  d'honneur. 

II  fut  declare  ä  Bagdad  que  Bakhtiyar  etait  rentre  dans  l'obeissancc. 
'Adhoud-ad-Daoulah-Fenna-Khosrou  etant  alle  de  l'Ahwaz  ä  Bacrah,  y 
entra  et  s'en  empara  au  debut  de  l'an  367  '.  Ensuite  il  se  dirigea  vers  Bagdad 
oü  At-Thai"  le  rencontra  et,  apres  etre  entre  chez  lui  le  lundi  quatrieme  jour 
du  mois  de  rabi'  II  de  cette  meme  annee2,  lui  donna  le  titre  de  Tadj-al-Millab 
comme  Supplement  au  (titre)  d"Adhoud-ad-Daoulah,  au  mois  de  djoumada  I 
de  l'an  367 3 ;  apres  cela  il  ajouta  ä  ce  titre  (celui)  de  Wali-al-Ni  am. 

Un  grand  nombre  de  serviteurs  s'etant  reunis  autour  de  Bakhtiyar  et 
beaueoup  de  Dei'lemites  etant  retournes  aupres  de  lui,  il  se  munit  d'armes 

1.   L'annee  367    commence  le  dimanche  19  aoüt  977.    —  2.  19  novembre  977.  

3.  15  dec.  977  —  13  janvier  978. 


396  IIIST01RE.  [188] 

*  s p.  120.  lüji»     jiA*»-      ,\  'wli" ,  j!  ürt^p  **  »*ia-U  k    rllzi~.\  ,c*S    Jv_^.  ,i  jL.5  Cd r^* 

<«    »IUI   "o^-'    ^r^    Ä)j-*JI    Ait    u^r-*    ^-Lr^    (_s-^    £k»-l^*JI   (j    S-uiLcJl    ^c- 

jLäj      ^.x_jJ|     JiaI    •*«  il^SVi   ^r^*'  ,y"»j  jLie   [jt-p-  cJ^'j     JU-i  (V   "-***1    ^ 

jjÜlJI    AiJL«    ^»Jl    JDj   J^-a-Lj    jl»Ai      V.    ^J/     f}U     AJ^oS     AS^iu     V     *A)     <J—     Ä»-Ij 

«..Lij   ,_j   o^t5^.=>Ji    cui-t-i-'j    J^j    i äJu.»     ».,»>. Jl    <lx.w    Jj    j..jJ;     ikc   *Jä^Ji    |2»s 

Sjä^c    JojJI     y.    Cji     jl     loÄ-iJli>     14c.iL?j     13fc±»rIÜl     {y.    Jai-    <Cl    iiJÜ»    12vJU-S 

*Rp.  134- ,V         k_»U_T    y  I     (*Js>'J  AiLjlj    A>Iä.«1      \«    i,-*3    Äc-L.3-    An»    JOj         U.JL.J     bJcJLs     aJ 

135.  '  t  "         t        " 

1.  PBCh  Ji»'.  —  2.  BLSCh  ja^ij.  —  3.  LSCh  ^JL.  _  4.  PBLSCh  ja^t.  — 
5.  S  add.^s.  —  6.  P  Vi\>.  —  7.  S  **?jSü.  —  8.  BCh  om.  dep.*.  S  add.  iüJI  ^».  —  9.  S 
om.  Jj.1.  —  10.  BCh  i\/^\  ^  jL*b\.  —  11,  Ch  ksJI.  —  12.  BCh  JUS.  —  13.  BS 
vj^-Ut.  —  14.  BLSCh  Jlij.  —  15.  B  ^^1  SCh  ^j/U.  —  10.  BCh  ^J^Jl.  —  17.  S 
jJy.  —  18.  Ch  L=>U.Jt.  —  19.  BCh  om.  —  20.  BLSCh  om.  —  21.  PBCh  ,_~kL  — 
22.  PRjöJ. 

et  de  chevaux  et  se  mit  en  marcho  avec  une  forte  armee,  dans  laquelle  il 
cherchait  son  appui.  Puis  il  s'unit  avec  son  gendre  Abou-Taghlib-ibn- 
*Chp.i57.  Hamdan,  *  et  ils  convinrent  de  s'entr-aider  dans  leurs  projets  de  guerre. 
'Adhoud-ad-üaoulah  et  At-Thai"  se  leverent  alors  contre  eux.  Les  deux 
partis  se  rencontrerent  ä  Qacr-al-Djacc ',  qui  se  trouve  en  face  de  Sourra- 
man-Raa  (Samarra),  le  matin  du  mercredi  dix-septietne  jour  du  mois  de 
chawwal  (de  cette  memo  annee) '-,  et  les  troupes  de  Bakhtiyar  prirent  la  fuite. 
Un  certain  kurde  de  l'armee  de  Bakhtiyar,  saus  l'avoir  reconnu,  l'atteignit 
et  le  depouilla;  mais  un  serviteur  turc  de  Fenna-Khosrou  le  reconnut. 
Comme  il  faisait  lourd  et  tres  chaud,  (Bakhtiyar)  ne  pouvait  plus  marcher 
ä  cause  de  la  soif  violcnte  dont  il  brülait;  il  s'arreta  et  fut  tue.  Les  recits 
de  son  meurtre  sont  contradictoires  :  les  uns  disaient  qu'il  etait  tombe  de 
fatigue;  les  autres,  qu'un  certain  nombre  de  Deilemites,  l'avant  reconnu, 
voulurent  l'cnlever  au  Turc  pour  gagner  la  faveur  (du  calife).  Dans  l'engage- 
ment  (jui  avait  eu  lieu  entre  les  deux  partis  ä  cause  de  lui,  il  le  tuerent  et 
avec  lui  un  grand  nombre  de  ses  partisans  et  de  ses  proches.  Abou-Taghlib  *- 
ibn-IIamdan  s'enfuit  alors  a  Mossoul,  Ibrahim  et  Abou-Tliahir,  deux  freies 
de  Bakhtiyar,  ainsi  qu'al-Marzouban-ibn-Bakbtiyar  et  tous  ceux  qui  l'avaient 

1.  V.  Jacul,  iv,  1 10.  —  2.  28  m:ii  078.  —  3.  Ici  commence  la  traduetion  de  Rosen,  135. 


[189]  UE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  397 

AJÜ   'jio    Jl   ^3    jl^j  *  ^Jl  j^lj  pAliU   J^J^ili    \y^i    j-to    Jl    jn-1 
Jl   j^^-^L»  jLj    V>LJI    i_L>-u   Jl    »IUI    ilcj    "<LJI    ^    ä-w)l    <_$S    ^    ^^ 

jL-vJlj  JLtVl  fr  ^   Juan  It  _/L~j  ^>-Us  J^^JI 

7JCUJ.    ytj    .JU».    fr    <J|     jU    6jj*£    r,jU    4üjjJI    3^ir.     J.     Jl~JI    _y.1    Wj 

U^y-J  ^  J^  J^  ^-*^  ^>^  J^  -jy^.  10d^j->  V^  J^  «i-5  *  ie»*sp.i2i. 

^    O    JljLi    J    "    LjJU    Uj    *j~Jl    ^3    18^U    17JI    JLJI    jjl    jL-3    1Gi^>'  *  P  f.  42*. 

^^JälJj    Jy>z>S   fr*,    A-L_>     JLiÜl     «ÜjJ    ^j>0    _j^     «jwJ  _U-    Jl     J jlj    ilLil3    ^'-3  *  B  f.  105T. 


1.  S  om.  ^O  J,l.  —  2.  BCh  om.  dep.*.  —  3.  BP  J,-^  fr..  —  4.  S  om.  —  5.  P 
JjU.  —  6.  PBLS  ubique  jj>^.  —  7.  B  JA»j»j.  —  8.  C  om.  dep.*.  —  9.  S  jjsjJl.  — 
10.  B  ^'jj.  —  11.  B  *jy=|ä  P  ^j^  LS  ^yy  Ch  i'joi.  —  12.  BLSCh  om.  — 
13.  BLSCli  .L.J.  —  14.  Codd.  et  Ch  a*1s.  Textus  corruptum  esse  videtur;  cf.  lbn  'Adun 
(ms.  Musaei  Asiatici  160),  f.  29v.  —  15.  PBCh  om.  —  16.  PB  iJjSjä  Ch  Ujcf  —  17.  Ch 
r».  —  18.  S  om.  dep.*. 


suivi,  se  sauverent  ä  Damas  et  arriverent  aupres  d'Alftekin,  qui,  etant  sorti 
ä  leur  rencontre,  les  combla  de  faveurs.  Leur  arrivee  ä  Damas  eut  lieu  le 
vingt-septieme  jour  du  mois  de  zou-1-qa'dah  de  celte  meine  annee'.  Puis 
At-Thaü-'  retourna  ä  Bagdad,  tandis  que  Fenna-Rhosrou,  etant  alle  ä  Mos- 
soul,  s'empara  de  cette  (ville),  de  tous  les  districts  et  de  toutes  les  villes 
avoisinants. 

Quant  ä  Abou-al-Ma'ali-ibn-Sei'f-ad-Daoulah,  qui  se  trouvait  alors  ä 
Hirns  (Emese),  il  recut  la  visite  de  Bakdjour  qui  se  rendit  d'Alep  aupres 
de  lui.  Abou-al-Ma'ali  lui  lit  don  d'un  vetement  d'honneur  et  le  nomma 
gouverneur  d'Alep;  apres  quoi  Bakdjour  retourna  ä  Alep,  et  on  commenca 
ä  dire  la  priere  pour  lui  dans  cette  (ville)  et  tous  ses  districts.  Bakdjour 
s'accorda  avec  tous  les  serviteurs  de  l'etat  pour  s'emparer  du  chambellan 
(al-hadjib)  Qarghouyah.  Abou-al-Ma'ali  se  dirigea  alors  de  Hirns  (Emese) 
vers  Alep  et  sa  forteresse2;  mais  Bakdjour  s'empara  de  Qarghouyah.  Venu 
ä  Alep,  Abou-al-Ma'ali  envab.it  al-Ma'arrah  et  ses  environs  au  mois  de 
chawwal  de  l'an  366 3  et  s'approcha  d'Alep  suivi  des  Benou-Kilab.  Dans  la 
bataille,   qui  eut    lieu  entre    lui    et    Bakdjour,   Abou-al-Ma'ali,   victorieux, 

1.  6  juillet  978.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen.  —  2.  Le  texte  ici,  ä  ce  qu'il  parait, 
est  abime.  —  3.  23  mai-20  juin  977. 


398  HISTOIRE.  [190] 

IJI   i^-j   ^jfu^-   0<LYj  5^     _>jä5C    ^3   <C_o    3^.VI 

4JjI.lI»     ,3    4jl     'ULdj      ^Ui_     9A)j*aaö      Ä^l      ^j-OI      JuaC     7    J      (JLmJI      J^     J—jI? 
14A,jJ!     13U     l2^     rJU     ll_j;l     fcyjj     ,_Jj}     4_!jjJ|     Jul-,     <Üj      104^)l>     *J1     4j^j     .ilfrlj 

18jLi«Jj  «SlLJÜ  Ja   I75jsjJ1   16v^-ilj  15ilLHj  j^i   jUf  ö-  jLui  J  düij 

<JjjJ|    _u_J   XT   üjjJI 

♦  Rp,  (.,  j*    ^*i^    -^   jl-u_>-        jV       «_JjLT   LI   <Uj-vJl   Jüac   yjo  LijJI   j^l    hJUJj 

**Chp.l58.  _  ,.».'.  .  . 

*  R  p.  tt.  «Lojj    4Jj    j\        Jjji-Tlj    Ju-ili     ^fcjLU    ^.lc    4,     -U-Cclj        Jl^Ij        ->i '  ^jj^ULJI    joj 

1.  S  om.  —  2.  B  om.  dep.*.  —  3.  PBCh  om.  —  4.  B  ,j£=-.-  —  5.  PC  add.  jt.  —  6.  C 
s^j.  —  7.  P  om.  —  8.  P  «)J!.  —  9.  C  om.  —  10.  C  add.  <J^tj.  —  11.  S  Lt.  —  12.  S 
om.  fj.  —  13.  Cf.  lbn  al-'Adim  (ms.  Musaei  Asiatici  N  160),  f.  30  ubi  Lb.  —  14.  C 
om.  ab  s-^äJj.  —  15.  BCh  om.  dep.*.  —  16.  P  iuJlj.  —  17.  S  ^^jJt.  —  18.  P  jJaJ. 
—  19.  PB  _>.Ui.  —  20.  BLSCh  ^j)  et  infra.  —  21.  BLS  ^w^.-UJl  et  infra.  — 
22.  CRCh  iUL.  —  23.  Ch  läsotj. 


entra  ä  Alep  au  mois  de  rabi'  II  de  Tan  367',  oü  lui  et  Bakdjour  convinrent 
que  (Bakdjour)  serait  nomme  gouverneur  de  Hirns;  apres  quoi  (Abou-al- 
Ma'ali)  l'y  envoya. 

Ensuite  Abou-al-Ma'ali  fit  parvenir  ä  Adhoud-ad-Daoulah  des  felieita- 
tions  de  son  arrivee  ä  Bagdad  et  lui  fit  savoir  qu'il  lui  obeissait.  (Adhoud- 
ad-Daoulab)  renvoya  son  messager  aupres  de  lui  avec  un  vetement  d'honneur 
et  lui  donna  le  titre  de  Sa'd-ad-Daoulah;  ä  son  vizir  Abou-Calih-ibn-Xaba 
(il  donna  le  titre)  d'As-Sadid,  tout  cela  au  mois  de  cha'ban  de  l'an  368*; 
apres  quoi  ä  Alep  on  disait  la  priere  pour  At-Thai",  puis  pour  Adhoud-ad- 
Daoulah  et  enfin  pour  Sa'd-ad-Daoulah. 

Abou-1-Wafa :\  secretaire  d'Adhoud-ad-Daoulah,  sc  mit  k  la  poursuite 
*Ciip.i58.  d'Abou-Tagblib-ibn  "-Hamdan  apres  sa  fuite  de  Mossoul.  Craignant  pour 
sa  vie,  celui-ci  se  dirigea  vers  la  Mesopotamie  (al-Djazirah)  et  ecrivit  ä 
Bardas  Sklcros  pour  implorer  son  secours,  parcc  que  Skieros  avait  ete  liö 
d'amitie"  avec  lui  et  reclamait  son  aide  dans  son  conflit  avec  Basile.  II 
arriva  que  ses  lettres  nc  parvinrcnt  a  (Skieros)  que  lorsque  les  troupcs  de 

1.  16  nov.-14  dec.  977.  —  2.  4  mars-1  avril  979.  —  3.  Ici  commence  la  traduction  de 
Hosen,  12-17. 


[101]  DE  YAIIYA-IBN-SAID  D'ANTIOCHE.  399 

,  \     -f.  ^yj jMlJI    Ju.,.*,*      (j-lLiJl   (j-i/,    ,*••   vilLJI   J^-l    Jfy^?-    ^fry    -^*)   vj, 

*j^ls     10W*JI    J     ijJ>-\     Ä»9.i     ^jj^aJI     (jö_/J     (j-llill       <jö^     7LaJli     JIäH     <C 

4.   ^UsJj  -ul    JjJj  *  *li)l   i>i  J!   .iL»  14^l>j  j-a^-  J  jjy  ,3v_ii-r  ^l   c^ 

20jUj    (j-^Ujj    ÜjJjj    ^.k:k...?    *    19*ji-l    <U«    ii-|    C«^    -U,     4jU     (j-jj^äJI    Ulj  *  P  f.  43. 

1.  BLSCh  y-UyJl.  —  2.  BP  ^JL».  —  3.  BLS  jU^  P  j3*=W-  —  4-  BCh  ,Jl- 

—  5.  BLS  Ijj^-'j.  —  6.  B  i^\.  —  7.  LSCh  Ci-'U.  —  8.  BLSCh  '^jkj&  y**/. 
partout.  —  9.  BLS  ,  ^.Üä-Jt  et  infra.  —  10.  BLSCh  om.  deux  mots.  —  11.  BLS  j.  — 
12.  P  om.  dep.*.  —  13.  B  wJlsu  et  infra.  —  14.  C  om.  quatre  mots.  —  15.  C  om.  dep.*. 

—  16.  LS  LI.  —  17.  P  ^jV-  —  18-  LSCh  5^'-  —  19'  LSCh  ^•l-  —  20-  Ch  jLj. 


l'empereur  Basile  s'etaient  dejä  mises  en  marche  avec  Bardas  Phocas.  Trop 
preoccupe  de  ses  affaires  pour  pouvoir  s'interesser  ä  celles  d' Abou-Taghlib, 
Skieros  lui  envoya  une  grande  quantite  de  vivres  et  l'engagea  ä  venir  le 
rejoindre  pour  combattre  ensemble  ses  adversaires;  apres  leur  defaite  et  sa 
victoire,  (Skieros)  viendrait  ä  son  aide.  Mais  Abou-Taghlib,  ne  pouvant  se 
resoudre  ä  le  rejoindre  lui  expedia  comme  auxiliaires  une  partie  de  ses 
troupes,  et  lui-meme  resta  dans  la  forteresse  de  Hicn-Ziyad,  attendant  le 
denouement  de  l'affaire.  Bardas  Phocas  et  Bardas  Skieros  se  chargerent 
pour  la  seconde  fois  le  vendredi,  et  Skieros  se  mit  en  fuite  le  dimanche 
vingt-unieme  jour  du  mois  de  cha'ban  de  Tan  368 '.  La  nouvelle  de  sa  defaite 
etant  parvenue  jusqu'ä  Abou-Taghlib  qui  se  trouvait  dans  la  forteresse  de 
Hicn-Ziyad,  il  s'en  retourna  en  Syrie2  et  s'arreta  ä  Amid.  Les  troupes 
d"Adhoud-ad-Daoulah  l'entourerent,  mais  il  partit  pour  Rahabah*. 

Abou-1-Wafa  assiegea  Mayafariqia  et  s'en  empara;  il  s'empara  aussi 
d'Amide,  du  reste  de  Diyarbekir  et  de  toutesles  places  fortes  des  Hamdanides. 

Skieros,  lui,  apres  sa  defaite,  prit  son  frere  Constantin  et  son  fds  Romain 
et  se  rendit  ä  Diyarbekir;  il  envoya  son  frere  Constantin  aupres  d'Adhoud- 

1.  24  mars  979.  —  2.  Rosen  croit  qu'il  faut  lire  «  en  terre  musulmane  »  (136,  note  76). 
—  3.  V.  Jacut,  ii,  764-767. 


400  HISTOIRE.  [192] 

JÄ.J     *J_jaJIj     S-Wjl     C     Lr-^>      ÄJj-*Jl      -^-a*     (Jl     JjJalli-J      lslä-1       Äijlj     ^X>jlo  !\ 

*  S  p.  123.  Aj      <!      <JÄ— .      Lj      iJj-OI      -Ua£      ^fry     7jl      <J     *-JJ      SA-aS      ''(^     '     ^     ij  ■*"■■-'      ^l> 

l^i«  As-1  ^1  '^-_._  Vj  (^~°_y_  «^  <J      ilr^-^i  f-J^  ö*  *■"  Cr  f^r:J  ^^r'A 

*  R  p.  IT.    \fij>.    IJ£-    (j^>    ö\    \j**        CrfJ^^1.    (*^*^    *-=-L^    J>\    <Jj-OI        JJat        jcjl^ 
*Chp.l59.  £jljlf    ^JüL"    *    »(O-Vc    jl^j    AjIä^I    jJUj     '^^Ujj    Ss-vJj    -U.    Ji*a-j    al-Ai     ^11    <Lä 

1.  B  l^ulj  LSCh  g^xJlj.  —  2.  PS  „^Ijj^  LCh  jjjj;/^.  —  3.  CCh  !^l  JU.  — 
4.  B  om.  —  5.  BLS  ^^.bkJ!  et  infra.  —  6.  S  ajoute  b>.  —  7.  P  om.  —  8.  PBS  A»jj. 
—  9.  BCh  l%.  —  10.  BSCh;UJ->.  —  11.  P  crv^.  —  12.  B  ^L  —  13.  P  ^/j*}. 
_  14.  BLSCh  om.  —  15.  BLSCh  ^1U.  —  16.  BLS  ^^jj. 


ad-Daoulah  pour  implorer  son  secours  et  son  aide,  en  lui  promettant  l'obeis- 
sance  et  le  devouement.  Le  sejour  de  (Skieros  ä  Divarbekir)  traina  en 
Iongueur.  Ayant  appris  son  aH'aire,  l'empereur  Basile  envoya  aupres 
d"Adhoud-ad-Daoulali  en  qualite  d'ambassadeur  un  de  ses  nobles  secretaires 
nomme  Nicephore  et  surnomme  Ouranos,  qui  fut  plus  tard  magistros  et 
gouverneur  d'Antioche,  pour  empecher  ce  que  Skieros  avait  projete  avec 
'Adhoud-ad-Daoulah;  (Basile  lui  remit)  des  sommes  considerables  pourarriver 
ainsi  ä  atteindre  son  but  et  lui  prescrivit  de  gagner  'Adhoud-ad-Daoulah 
par  les  largesses,  dont  il  le  comblerait,  en  lui  promettant  de  delivrer  tous 
les  prisonniers,  qui  se  trouvaieut  en  tcrre  grecque  et  de  täeher  ü  tout  prix 
de  l'aire  venir  Skieros  aupres  de  lui,  düt-il  le  racheter  et  (racheter  les  pri- 
sonniers) grecs,  qui  etaient  avec  lui;  il  lui  garantit  qu'il  leur  l'erait  grace 
et  ne  ferait  du  mal  ä  aucun  d'eux. 

Adhoud-ad-Daoulah  ordonna  alora  ä  son  lieutenant  qui  se  trouvait  en 
secret  ä  Mayafariqin,  da  s'emparer  de  Bardas  Skieros.  Mais  (ollieiellemeut) 
Adhoud-ad-Daoulah  fit  paraitre  son  mecontentement  ä  cause  de  cette  afTaire 
et  sa  colere  contre  son  lieutenant  pour  ce  qu'il  avait  fait;  il  lui  ecrivit 
d'amener  ä  Bagdad  (Skieros),  ainsi  que  son  fds  Romain  et  tous  ses  hommes 
Chp.159.  au  nombre  *  de  trois  cents  environ.  A  l'arrivce  de  Skieros  Adhoud-ad-Daoulah 


[193J  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCIIR.  401 

2Sjo-U  \\/>ti\    Ot    *J~JJ    <*J    ^Jl>-    \j\z    <)jJÜl    X^sc    *}j,\    ^jj^iül    Jx»)    UJj      „jjJ 
Jl    Äjj-Ol     -Ua£    °J~ JJ    *"     ''OC_£    "VKj    oJ^L     ÜAcjj    <~b     "^Jsl^-lj    *    ^*XLs-\j  'Bf.  106. 

^   <!.Lj    L»j   üA-asj    jj-jj^lLJI      u^   jj      Lrr"   lJ;^    »-O"!   "^   L~L>    'dlLJI    (_L-.li 

fj  Jl    12<ä1IjI    U-.   (i^-as-    <ül    11JL>_    10jl    ^äii    lil    <_jLj    ^lc    i^i    jü    94jU    <i|^.l 
_y&  Vlj  *  jy-»JI   15 JJLLr  Ol   JL>_  jl   «c  ^jc-jj  j^J—JI   14t_;-0   j*  1:5ü_^&j_iilj  ♦  Sp.  m. 
.JlLJI    Jl-I   «uicli    18^a-    ^   17<~OI  U    ^Ic    sJu^uj    ^LJL    ir> ^J)MJ\    JL, 

c«  7x£-j^>  V  ll*  viUi  jlj  ^    19<:>L£.  <Is 

^jj^ULJl    i U»    ,_j    ijljl    OXJI     (_L-L     J*—J    Jjj i  a  '      jl    OjjJI     -Ua£.     Ol    Ojj 

^^joJJ    (JjLlclj,   L-äjl     4o     J^ji     fc^sl     <Cj-L>    lJi>^S     Al^wJ     AX_j     jl  'U.U     -Ci.     "    Aji>t» 

fc^i-    JjCj     O-     0*—^  OjjJI     AJaC     JjOj     f>bJlj     JUI      \^i    ^u     ijj     L     *-<o-       Jlc-  *  Pf-  43'. 

1.   1B  [wjj.a_JLJl  LS  , ^.bijüJt  et  infra.  —  2.  L  om.    —  3.  Ch  alsic!   J'.   —  4.  L 
LUL,.  —  5.  S  rCi.  —  6.  BLSCh  J-jtj.  —  7.   P  o,Ol  (sie).  —  8.  C  ,1^4.  L  ^i.. 

—  9.  BLSCh  J  Jlo  jb  C  jL  '»"%*)!  ^  Jjj  U.  _  10.  PH  om.  jl.  —  11.  BLSCh 
JLjj.  —  12.  S  i^^l.  —  13.  S  UyJt_,.  —  14.  S  ^Jo.  —  15.  S  J5\  —  16.  P  om.  — 
17.  S  Lr.01.  —  18.  BCh  4^  P  iu.js.  ^  S  om.  —  19.  P  jjLb.  —  20.  BLSCh  \±#a^. 

—  21.  CCh  add.  »Äil  ^  PB  add.  ^  R  add.  J.  —  22.  CCh  jaJi  JüuaU. 


le  logea  dans  un  palais  qu'il  avait  fait  evacuer  pour  lui  et  Iui  assigna  une 
rente  considerable;  il  le  tint  enferme  et  le  fit  garder;  il  lui  promettait  de 
le  faire  mettre  en  liberte  et  de  lui  donner  des  troupes.  Adhoud-ad-Daoulah 
envoya  ä  l'empereur  Basile  un  de  ses  homraes  de  confiance  surnomme  Ibn- 
Sahra  au  sujet  de  Skieros  et  de  ses  inlentions  et  (lui  fit  savoir)  combien  de 
ses  possessionis  (Skieros)  lui  avait  promis  apres  s'etre  engage  ä  restituer  ä 
('Adhoud-ad-Daoulah),  lorsqu'il  aurait  triomphe,  les  forteresses  prises  par 
les  grecs  et  enlevees  aux  musulmans.  G'est  pourquoi,  ('Adhoud-ad-Daoulah) 
reclama  ä  (l'empereur)  la  restitution  de  ces  forteresses;  siuon  il  aiderait 
Skieros  de  se's  troupes  et  le  soutiendrait  dans  son  intention  de  faire  la  guerre 
contre  (l'empereur).  L'empereur  Basile  lui  fit  alors  savoir  qu'il  n'attachait 
pas  grande  importance  ä  (la  cause  de  Skieros)  et  que  cela  ne  l'inquietait  pas. 
Sur  ces  entrefaites  il  fut  rapporte  ä  Adhoud-ad-Daoulah  que  Nicephore, 
ambassadeur  de  l'empereur  Basile,  arrive  pour  reclamer  Skieros,  mais 
desesperant  (de  se  le  faire  livrer)  aurait  cherche  ä  le  faire  empoisonner 
et  ä  le  faire  mourir  pour  en  debarasser  son  maitre.  ('Adhoud)  alors,  apres 
lui  avoir  egalement  prepose  des  gardiens  et  Tavoir  mis  en  prison,  s'empara 
de  tout  l'argent  et  de  tous  les  efl'ets,  qu'il  avait  apportes.  Puis  'Adhoud-ad- 
Daoulah,  etant  tombe  malade,  —  ce  qui  le  detourna  de  (Nicephore)  et  des 


402  H1ST01RE.  [194] 

^Uk^s  'j^o  j-u=  jl  ^1   ^^   jLT  SX.    aUU-j     j^Xli*»  j»^L»j>-     JLj   ol*j   <— «Li 

Lüli^  4^^^,  U  ^Jl   -a^I     t^'j  ^1?^ 

oL«j  O-  ^^  ^l>*1  »Isl  <  i  ;.U:U.  all 

»  R  p.  ti".  ^y    J^t    jjs    4JJL    j^JI     ^    ^_i)U>-3    l^lc    v_Jij    Ij.     J-^a"    As     ^Li     aJ     JU_,_ 

~0?    v^*-1"  _£'    -*■*->!}    *jy    iÄa        »Ix.»    ^jIä-öI    /^jj    Co    ^»sjj    U^aIU    ,J    J^'3    U*^° 

*  S  p.  125.  jyJI    ^-j     «j>-l     L<     J^     iAc^s    13J*j*JI     <C       _^1     «J)l     J>^J1     Ji\     *    C"l£    jIjuj- 

^Lij    fLJ    t5Afr    JtaJ    !o!jj    üja-j    ^y    l6*?J    15y»J    rJU»    J^     (_UaiJl    >.LsJ\    ^J!     14-0JL 

1.  CCh  ^ii^.  —  2.  CCh  »jJj  ..W.  —  3.  B  l^it..  —  4.  C  om.  ad.  ^^Ju-J!  ^.  — 
—  5.  BLSCh  om.  P  ^^^1.  —  6.  S  (Jjä.  —  7.  BLSCh  [Jt~..  —  8.  BLSCh 
^J-bylM.  —  9.  BP  _..!*:  et  infra.  —  10.  BLS  ^.üfiJI  et  infra.  —  11.  LS  jjs.  — 
12.  S  ^d.  —  13.  BLSCh  s^\.  —  14.  Ch  add.  *J!.  —  15.  LSCh  om.  —  IG.  BLSCh  om. 


autres,  —  mourut.  Eux  tous  resterent  emprisonnes  ä  Bagdad  pendant 
huit  ans  jusqu'au  momcnt  oü  Camcam-ad-Daoulah  delivra  une  ordonnance 
et  leur  cause  finit  de  la  l'acon,  dont  nous  parlerons  plus  tard. 

La  quatrieme  annee  du  regne  de  Basile  Nicolas  Chrvsob<'rgios  fut  elu 
patriarche  de  Constantinople.  Apres  avoir  siege  pendant  douze  ans  il  mourut. 

A  cette  epoque  fut  connu  Simeon,  secrctaire  et  logothete,  qui  composa 
les  histoires  des  Saints  et  de  leurs  fetes. 

Apres  la  defaite  de  Skieros,  Abou-Taghlib  alla  ä  Damas,  oü  il  trouva 
que  Fun  de  ses  habitants,  nomine  Oassam,  apres  s'v  6tre  fortilie  et  s'cn  etre 
empare,  s'etait  revolte  contre  al-'Aziz-billah;  n'ayant  ancun  moyen  d'y  entrer, 
il  campa  dans  les  alentours.  Des  engagements  eurent  Heu  entre  lui  et  les 
partisans  de  ce  Qassam.  Abou-Taghlib-ibn-Hamdan  envoya  alors  aupres 
<1  Al-'Aziz-billah  son  secrctaire  pour  lui  drinander  du  seeonrs;  et  celui-ci 
lni  promit  tout  ce  qu  il  voulait.  Al-'Aziz-billah  expcdia  en  Syrie  Al-Fadld- 
ibn-Calih,  un  de  ses  chefs  les  plus  nobles,  pour  se  servir  de  quelques  strata- 
gemes  contre  Qassam  et  s'emparer  de  la  ville.  (Al-Fadhl)  alla  ä  Tbabariyah' 

1.  V.n  C'.Hlilee. 


1G0. 


[195]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  403 

li^ilj   «J1   <_ü   6j<-o    U  J<   *  jjjJI   je  i^jj  55^-Jl,    uJLl,"  4_^1   3*&r,*chp.i6 

düi  J-i  lr,V  jl  14<JL>  c1>JI  j.1  Ji  ^3  13l^.  cJLj  ,JL»  ^1  Jl  iUJtf 

^-KäJi     /ul    \m-    AfcLl=>-l        i-^-^     ^— Jl     A*     lyJ      *jl«     *J  I    ^£     (_Li&     J|>f*"     "-'J'J    «-^r* 

1.  S  Ijl.  —  2.  B  J.  —  3.  B  lülSj  SCh  ^äb..  —  4.  S  ^1  Ch  M.  —  5.  P  a^-Jb 
BLS  »k-J!  J  Ch  ij~d\  J.  —  6.  BCh  crC_>.  —  7.  LS  om.  —  8.  S  ^.  —  9.  BCh 
om.  —  10.  BLS^>j»li.  —  11.  P  LJ  BLSCh  iLo.1.  —  12.  R  »*JÜ!.  —  13.  R  l^ä  Ch 
l^L.  —  14.  P  JL>.  —  15.  LS  ^1.  —  16.  LS  ULij.  —  17.  BCh  ^-d. 


et  s'approclia  d'Abou-Taghlib ;    ils  entrerent  en   pourparlers    pour  tomber 
d'accord.  AI-Fadhl  alla  chez  lui,  et  Abou-Taghlib  le  rencontra  ä  Cinabrah'. 
(Al-Fadhl)  lui  promit  alors  de   la  part  d'Al-Aziz  *  tout  ce   qui   pouvait  le*chp.i6o. 
rassurer;  apres  quoi  tous  deux  se  separerent,  et  chacun  d'eux  s'en  retourna 
de  son  cöte. 

Ensuite  Al-Fadhl  partit  pour  Damas,  mais  ne  pouvant  accabler  Qassam 
par  les  stratagemes,  il  revint  ä  Ramiah  par  la  route  littorale.  A  Ramlah  se 
trouvait  Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah-at-Tha'i;  c'etait  un  bedouin, 
qui  s'etant  empare  de  ce  district,  avait  ouvertement  reconnu  le  pouvoir  d'Al- 
Aziz-billah,  sans  agir  d'ailleurs  selon  ses  ordres.  Comme  sa  force  augmentait, 
les  bedouins  se  mirent  de  son  cöte.  Sur  ces  entrefaites  il  marcha  contre  les 
tribus  d"Oqai'l,  qui  etaient  en  Syrie,  pour  les  envahir  et  les  chasser  de 
ces  pays. 

Les  (Benou-'Oqail),  alors  refugies  aupres  d'Abou-Taghlib,  lui  deman- 
derent  d'arranger  leur  affaire;  il  ecrivit  donc  (ä  lbn-al-Djarrah),  lui  deman- 
dant  de  ne  pas  le  faire ;  lui-meme  partit  et  s'arreta  non  loin  d'Oqa'il  pour  les 
empöcher  de  s'en  aller.  Son  accord  avec  eux  attrista  Ibn-al-Djarrah  et  AI 
Fadhl,  qui  eurent  peur  de  lui.  Ennuye  d'attendre  trop  longtemps  le  secours 
de  l'Egypte,  Abou-Taghlib  partit  avec  les  tribus  d"Oqail  pour  Ramlah  au 

1.  V.  /acut,  in,  419. 


404  HISTOIRE.  [196] 

♦Pf. kk.  x\r^  3Ö:'  -r^  2dLH,j   lys^3  ^s  ö-  f^*tJI   J  *  ^1>J\  J\  J-Jc.  '*U-\ 

»  S  p.  126.  ^ä5i    jj>l     ^f-j    (J=-Ij-Jl    tJ'Xrr-    J-^    ^*?"J    l?-**.     t/3"        VH    J^    {f*    i_Uai%> 
•Bf.106".  ji-»    J   4^1    ^AÜi    ^^>JI    *    s_.-lLr   4t5»l    j^j    cjjr?^   U^    Oti    "'JJ    li"*-**5-!}    ^O^ 

^Jlij  i-u_Li_J  <J1  JuüJI   v_ijj  6I^J   rj^JI  ^»1  üJü-lj  iJUj  _^1   »j^Ij  5£J1  (_y. 

•Rp.  If.  J-    ^    ,y>    J\~3     *^\j       -i^j     JuäiJI     CU>-     X-T    JJaül     sljljj     4lü     8pLk^Vlj     *J[ 

/^«.L-Ji   /.-«  öüi  Jjbl  ijlS  ^.U.  liüj  .'^r'j 

1.  PLJ  BLSCh  ^LJ.  —  2.  BCh  ora.  dep.\  —  3.  B  ^  souvent.  —  4.  Chjjl.  — 
5.  BCh  om.  quatre  mots.  —  6.  BLS^-J.  —  7.  BLSCh  ^Jj?*?.  -  8.  BCli  om.  — 
9.  BCh  i.Ji.  —  10.  CIi  iwj  (sie!).  —  11.  Ch  t=j~~  (sie).  —  12.  S  Lj>L*>.  —  13.  B 
^ JLJ'.  —  14.  PB  oL*J!. 


mois  de  mouharrem  de  Tan  369'.  A  son  approche  Ibn-al-Djarrah  et 
Al-Fadlil  s'enfuirent.  Puis  Al-Fadld  rassembla  les  troupes  du  littoral  et 
Ibn-al-Djarrah  rassembla  les  Arabes ;  de  cette  maniere  ils  se  preparerent 
ä  la  guerre.  Ensuite  la  bataille  s'engagea  entre  Ibn-al-Djarrah  et  Abou- 
Taghlib  aux  environs  de  Ramiah  au  mois  de  cafar  de  cette  meine  annee"; 
Abou-Taghlib,  ayant  ete  battu,  fut  fait  prisounier  par  Ibn-al-Djarrah. 
Al-Fadhl  se  dirigea  alors  vers  lui  pour  le  delivrer.  Sur  ces  entrefaites  Ibn- 
Djarrah,  ayant  peur,  qu'(Al-Fadhl)  n'amenät  (Abou-Taghlib)  en  Egypte 
et  qu'on  ne  l'y  traität  de  la  merae  maniere  que  le  Türe  Alftekin,  c'est-ä-dire 
qu'on  ne  le  comblät  de  faveurs  et  de  gräces,  le  tua  avant  L'arrivee  d'Al-Fadhl. 
Ensuite  Al-Fadhl  arrive  prit  sa  töte,  ainsi  que  tous  ses  compagnons  qui 
etaient  prisonniers,  et  les  amena  en  Egypte3. 

Au  mois  de  ramadhan  de  l'an  .'570''  AI- Aziz-billah  ordoima  en  Egypte 
de  cesser  la  priere  d«  al-qounout  »  ',  —  la  priere  que  les  musulmans  adres- 
sent  dans  les  mosquecs  eathedrales  au  mois  de  ramadhan  apres  la  priere 
du  soir,  —  ce  qui  etait  dur  ä  supporter  pour  lous  les  nuisulmans-sounnitcs. 

1.  29  juillet-27  aoüt  979.  —  2.  28  aoüt-25  sept.  979.  —  3.  Ici  linit  la  traduclion  de 
Mcdnikov,  1,  356.  —  4.  10  mars-8  avril  981.  —  5.  Sur  cclle  priere  v.,  par  exeniple, 
Th.  P.  Hughes.  A  dictionary  of  Islam.   London,  1885,  101,  1 ;  482,  11. 


[197]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  405 

»^o-LsJ  £.w__«  ij^l  ö.jl   ÜM^I   Ifi  jlS  4jl  dUjj  iLÄ)   l^Jlc  ^%^\  joj   Ia»- 
^ä-^x.   Läa^  c~«islj   AjVI   a^I  J   1^1    ^j'jj   ^!j  7*>=-i  ''Ö^-j  5ti   ^J  **^' 

c 

Vj-^     ^1       ColßJ      ^t!>**      JaJo       (j^jVi      <J^      <^      1^1      J^jJI  ^9tw      ^-»Jl      *^jaJ1  *  S  p.  127. 

15W  ö'j  ^^  &?*  $>  W  ^   y  y  nJc  L,  U£)1   JU„   1^1  10o^ 

<>J    (**r-^    Jjr-*-1-'     '|T^        XJ^>„  "^J    (n"^""   ä*    ^        ^J^V-     7ö^   L^b5*^    <^  *  P  f-  44'. 

1.  C  rV«  iL_  P  om.  wjt.  —  2.  PB  ^j  souvent.  —  3.  PRLS  .U,.  —  4.  CCh  kl. 
—  5.  PBLS  om.  —  6.  BLS  Ju.  P  J^ß.  —  7.  P  syJ.  —  8.  LS  so*.  —  9.  S  uU.  — 
10.  P  o^ij.  —  11.  PB  jl*.  —12.  P  IjyjO.  —  13.  BLSCh  JJL51*.  —  14.  BLSCh  ^»j 
JJI.  —  15.  P  rt^Mj-  —  16.  P  om.  jl.  —  17.  S  om.  —  18.  B  t^.ß.  —  19.  LS  *^~l^. 


De  ce  temps-lä  les  Grecs  s'emparerent  du  tres  fort  chateau  d'Ibn-Ibrahim 
dans  la  ville  de  Ra'ban.  Ils  conquirent  (le  chäteau)  gräce  ä  une  ruse  : 
Le  gouverneur  de  la  forteresse  avait  ä  son  service  une  captive  d'origine 
armenienne  dont  les  freres  et  la  soeur  demeuraient  ä  Ra'ban.  Celle-ci  vint 
un  jour  rendre  visite  ä  sa  soaur  et  fit  aupres  d'elle  un  assez  long  sejour, 
durant  lequel  eile  vit  que  la  forteresse  ötait  abandonnee,  mal  gardee  et  qu'on 
pourrait  s'en  emparer,  en  employant  la  ruse.  Elle  mesura  alors  la  hauteur 
de  (la  forteresse)  ä  l'endroit,  par  lequel  on  pourrait  y  entrer,  jusqu'ä  terre 
avec  le  fil  de  son  fuseau  et,  rentree  chez  eile,  communiqua  ä  ses  freres  l'etat 
de  la  forteresse  et  l'idee  qui  lui  en  etait  venue,  qu'elle  etait  mal  gardee 
et  que,  s'ils  s'en  occupaient  activement,  ils  la  prendraient.  Puis  apres  leur 
avoir  montre  que  cette  affaire  etait  facile,  eile  les  poussa  ä  fabriquer  une 
echelle  de  la  longueur  du  fil,  avec  lequel  *  eile  l'avait  mesuree.  Ils  y  allerent  *chp.i6i. 
de  nuit  avec  l'echelle,  qu'ils  avaient  faite,  et  l'ayant  appuyee  contre  (la 
muraille),  y  monterent  avec  les  hommes  qui  les  suivaient. 

Cette  meine  nuit  le  gouverneur  de  la  forteresse  avait  eu  l'intention  de 
rester  seul  avec  ses  femmes  pour  s'enivrer  avec  elles.  G'est  pourquoi  il 
ordonna  aux  gardes  de  ne  pas  le  deranger  par  leurs  cris,  ni  de  l'inquieter 
par  leur  service.    (Les  gardes)  s'en  allerent  pour  la  plupart,  et  les  autres 


406  HISTOIRE.  [198] 

*  s  P.  128.  Sjlc  13^  o   ^£_  iLU  f-^J  12dj^  J\  ulSi^i\  10iVj  dUÜl  Jl-L  Sjj  * 

l^p    LäA».   ijUJI    j^j   lyJW     v«    l^    Jüij   _jj\$    ^'aJ,    Uj   jj-^^    jUI)      J&    '^lyLi 

(_gj-lTUa)l     ^/u     (^)       \j*»\     tut    ^oliajl     Jl*ä    _ll     ijUjl    j>~~~£.     iJJJ     *XX>-     (vL-i-     J-C.J 

1.  C  l/M.  —  2.  Ch  Uli.  —  3.  C  ijlji.j  ^ji.  —  4.  C  add.  *JI  jo^j.  —  5.  P  i*Hä)l.  - 
6.  SCh  J,y-'j.  —  7.  L  om.  —  8.  P  l^iyc.  —  9.  Ch  t^^j.  —  10.  BLS  i%.  —  11.  P 
Lii^t.  —  12.  C  ^f$f£.  —  13.  C  J  (melius).  —  14.  LS  U.Lc.  —  15.  LS   L^Jj.  — 


dormirent  ä  leurs  places.  Quand  donc  les  freres  de  la  femme  et  leurs  com- 
pagnons  eurent  penetre  dans  la  forteresse,  ils  n'y  trouverent  qu'un  unique 
gardien  endormi,  qu'ils  tuerent;  se  precipitant  ensuite  dans  l'appartement 
du  gouverneur  de  la  forteresse,  qui  etait  etendu  sur  sa  couche,  ils  le  tuerent ; 
ainsi  que  sou  fils.  Aussitöt  apres  cela  ils  proclamerent  le  nom  de  l'empereur 
Basile.  Lorsque  ceux,  qui  etaient  dans  la  forteresse,  les  eurent  vus,  ils  en 
sortirent  et  prirent  la  fuite.  Les  Armeniens,  apres  avoir  occupö  (la  forteresse) 
et  s'en  etre  empare,  la  remirent  ä  l'empereur  Basile,  qui  les  rccompensa, 
les  combla  de  faveurs  et  ordonna  de  la  rebatir  et  de  la  fortifier  davantage, 
de  sorte  qu'cllc  devint  inaccessible  pour  l'attaque  et  imp renable  par  la 
force. 

Puis  l'empereur  Basile  remit  le  gouvernement  de  Latakieli  (Laodicee) 
ä  Iv.  r.  m.  rouk'  ä  cause  de  ses  grands  Services  anterieurs,  c'est-ä-dire  de 
l'incursiou  qu'il  avait  faite  sur  la  ville  de  Tripolj  et  ses  environs,  oü  il  avait 
fait  beaucoup  de  prisonniers,  massacre  uu  grand  nombre  de  ses  babitants 
et  de  Maglirebins  et  s'ötait  empare  d'un  grand  butin.  De  ce  temps-lä  les 
troupes  de  Maglirebins  arrivercnt  dans  le  district  d'Antiodie  sous  le 
commandement  d'un  cmir,  nomme  As-(.!anhadji,  qui  avait  laisse  ses  bagages 

I.  Lenom  mutilc.  V.  Hosen,  153-154. 


[199]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  407 

^X— *)1  a^ssj  i!j_JI  -Li-lj     Sj^*p    t^^—lj  ~  i5i^\  o^".  <3    ^Lpj  *.sj^-"  e-iAi-j 

•UaI  /j«  Ijmj>-  °Jij_)  ^j— 'I3  ■'-it     «Ji^-Ij 

^SLi  Jjjl  *>(i.     "  (_j-'_y_      *^      (J-*-=*S      ^> — all       <*.AJu      ,j      dlj^^S      *üf-jjj      l^Uas»-  »Bf.  107. 

O-    JS   J    19fjjl    Jl    18JL»»    jl   ^b    i>LÜj    L^    iUUl    OiSjj    ijjgi 

fj~'    (J    J-^JJ*       ->^-*-f*i    ~  f**-^     ökr^    "  *~ij^    ^-^   *-***    r»-*^    *— *N    iJLjcjl  *  s  p.  129. 


"a]v*">  ,\.«   .  ^^«U>Jl 


1.  P  iay>s.  —  2.  S  (J^J!.  —  3.  BLSCh  ^jJi.  —  4.  PBR  ^»/.  --  5.  PH  Ja, 
j~.!j.  —  6.  B  s.  p.  —  7.  C^U  ^  Jlj.3.  —  8.  BLSCh  ^Uj.  —  9.  C  om.  deux  mots.  — 
10.  R  Tji.  —  11.  PjSl.  —  12.  P  add.  ^f3y/.  —  13.  Ch  ^ijj.  —  14.  BCh  ^y. 
(JJLw,,J)  ^UyJI.  —  15.  SCH  J^t.  —  16.  SCh  ^JwJ.  —  17.  BLSRCh  ^JlL,. 
—  18.  B  J*=sJ'.  —  19.  BCh  p^ll.  —  20.  BCh  add.  J£  —  21.  Cli  Uy.  —  22.  P  J^U.. 


et  son  convoi  de  vivres  quelque  part  en  arriere.  K.  r.  m.  rouk,  s'ötant  mis  en 
route  pendant  la  nuit,  s'empara  des  bagages  et  ayant  attaque  les  troupes, 
les  vainquit,  fit  des  prisonniers  et  massacra  im  grand  nombre  de  leurs 
guerriers. 

Nazzal  et  Ibn-Chakir  allerent  de  Tripoli  ä  Latakieh  (Laodicee)  en 
Tan  370'  pour  assieger  sa  forteresse.  K.  r.  m.  rouk  maicha  alors  avec  son 
avant-garde.  Younous,  esclave  d'Ibn-Chakir,  s'etant  jete  sur  lui,  blessa  son 
cheval  et  le  fit  tomber  ä  terre.  Apres  quoi  K.  r.  m.  rouk  fut  saisi  et  envoye 
au  Caire,  oü  plus  tard  il  fut  proclame  par  un  crieur  public  (qu'il  etait  con- 
damne;  et  il  tut  execute2). 

Le  domesticos  Bardas  Phocas  se  mit  en  marche  contre  Alep  au  mois  de 
djoumadah  I  de  Fan  371 3,  et  le  lendemain  de  son  arrivee  la  bataille  s'enga- 
geapres  de  Bab-al-Yehoud  (la  porte  des  Juifs).  II  reclama  ä  Sa'd-ad-Daoulah 
l'argeut  d'apres  le  traite  conclu.  Apres  les  pouparlers  on  tomba  d'aecord 
qu'une  somme  annuelle  de  quatre  cent  mille  dirhems  de  bon  argent,  ä  vingt 
dirbems  le  dinar,  serait  pa}Tee  aux  Grecs.  Le  cinquieme  jour  apres  son 
arrivee,  (le  domesticos)  s'en  alla. 

1.  17  juillet  980-6  juillet  981.  —  2.  Le  texte  est  complete  par  Rosen,  17  et  155.  — 
3.  2  novembre-l"  decembre  981. 


408  HIST01RE.  [200] 

fr  fr        * 

*  P  f.  45.    jL,     4 — _L3    ,j     .V^J        ^X*J     <1>L«J     .^-"^    ijl*>*j     ly^*     cX    *~\>Ji\     ,j     («Islj    l-.-Ja 

^  fr 

öi    (J^   ^J"^  ->***   A*i"'    ^/*J    jl-u*   ^Jl    al-vi    ^   jU   <CU   ilj-vJI    x^&   Ulj 

♦Chp.162.  3jj^x-     Jl     S^L-C     j-».j     jj^VI     -0     C-U^Jj     alAi      Jl      ibj     A^jj     2%aJ1    *    J^j 

iJap-j  lj5vloj  c^iij    VjJs^Ol  jw»  <u-ULr  a*  jJä  AjYi   ^-^   -o»    <*-**: — «  .j^oj 

Öl    rjjjj   i^JI  (JlljJ  ^J    tt^  ^jjJI    -*-=£■  5fcU-L»li:   dUJl  -Cc   öl5Cjlj  «J   ÜsUeJI 
*.:,...&   Jä*J  104j|   ^>.  i».Jifr  <L-j>   •cxL~«   JlaI   \/^   fr*-?"  tij    o"^   '"  i_n^    J 

l2^yl    ^>*S    U^^l    ^M-»Y    *äJsJI    Jl     «JJ1     -^    J»    Jr^\    *>>jj    JÄl    «Tjk-    SJLij 

1.  BCh  om.  dep.\  —  2.  PBCli  ^jJI.  —  3.  Miskawaih,  II,  415-416  -U,-.  —  4.  S 
jjww.  -  5.  S  »Li-»Li.j.  —  6.  P  &\  «jUJ!.  —  7.  LS  -»...  —  8.  LS  ^_JS.  —  9.  BCh 
om.  —  10.  B    ,1.  —  11.  BCh  .&M.:J.  —  12.  BCh  om. 


La  cinquieme  annee'  du  califat  d'Al-Aziz,  Joseph,  qui  etait  medecin,  fut 
nomme  patriarche  de  Jerusalem;  apres  avoir  siege  peudant  trois  ans  et  huit 
mois  il  mourut  au  Caire  et  fut  enterre  dans  l'öglise  de  Saint-Theodore,  du 
cöte  d'Anba  Christodoulos2. 

Quant  ä  Adlioud-ad-Daoulah  il  marcha  de  Bagdad  vers  Hamadan  pour 
•Ghp.i62.  faire  la  guerre  contre  son  frere  Fakhr-ad-Daoulah-'Ali-ibn-Roukn  *  -ad- 
Daoulah.  Apres  l'avoir  battu  il  rentra  ä  Bagdad;  apres  quoi  ses  affaires 
furent  en  bon  etat.  11  envova  une  partie  de  ses  troupes  ä  Sahroun,  qui  avait 
etc  depuis  les  temps  anciens  imprenable  pour  les  sultans  anterieurs  ;  (la  ville) 
fut  prise,  et  il  s'en  erapara.  Puis  il  ordonna  de  s'adresserä  lui  ou  d'ecrire 
de  sa  part  «  au  noni  de  l'empereur,  du  roi  des  rois,  'Adlioud-ad-Daoulah, 
Tadj-al-Millah  et  Wali-1-Ni'am  ».  Ensuite  il  epousa  la  fille  d'At-Thai'  et  la 
fit  venir  aupres  de  lui.  II  domina  sur  tout  le  pays  de  Fars,  de  l"Iraq,  de 
Mossoul  et  de  Diyarbekir.  II  fut  enorme'ment  rcdoutö  des  gcns  et  de  tous 
les  habitants  de  son  empire,  et  son  vizir  al-Mouthahhar  ibn- 'Abdallah  fut 
envoyc  ä  al-Batliilia  pour  arranger  les  aHaires.  Et  comrae  les  affaires  n'al- 
laicnt  pas  comme  il  fallait  saus  son  niauvais  vouloir,  saisi  de  grande  crainte 

1.  Ici  commence  aussi  la  traduction  de  Mednikov,  i,  356.  —  2.  Ici  iinissent  les  tra- 
ductions  de  Hosen,  p.  17,  et  de  Mednikov. 


[201]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  409 

fr  fr  . 

ft  *-ft       O  c  fr 

rVr-3    l^--»f*-    4-c-lji    Jr^--^"    l3}    ^"^■5      Cx^~"     "^"li    A— *-i     ^*J    H/-3'    JsA«aS    Li* 

•CsjJ    (C-^sj    <*Jo"LI.    jj    <L_äJ 
XisKA     ^y      '  -U>.     LjU^)l     *^>1     ^il     ÜA*      '  jy)l\    j-^.X     <3jjJI    6A^a£.     ^(j^Jlij 

J  14b^j  13CJja!1  a^&  J^U  j^  ^j  12l^  a>ü1  <L— !  j^\  ^  IUI  <k„,j 
Joä  Jl  17jL~s  ^  £ÜI  ^,jj  ^jaJI  j^  16jl-3  ^js  ^lyJI  13lj  ^ivi  cl  cL 

<i       7Lä^&.    ÜjjJI     A^£     ^-Ül     ^i^JI     Jl     Ji-ij     ^     ^y,     ~jC      ^$C^     j'lj     OU     AS 

1.  S  w*JJI.  —  2.  PBSCh  JjjX-J  L  ^jyJ.  Cf.  Miskawaih,  II,  411.  —  3.  S  w-JJI. 

—  4.  B  ct:-Cu.  —  5.  P  j^.  —  6.  P  ,vk.  —  7.  Sj^jJI.  -  8.  PS  JjjJl.  —  9.  Ch 
.XkJ  Cf.  Miskawaih,  II,  412.  —  10.  P  4i't;J^).  —  11.  PBCh^iJt  et  infra,  sed  cf. 
Miskawaih  (index).  —  12.    BSCh  om.   —  13.  P   «iV.  —   14.    Ch      jjO,.  —  15     B  J\ 

—  16.  P  Jjj  y~,.  BLSCh  om.  —  17.  PSB  j!^  et  om.  ^.  —  18.  BSCh  A=J.  — 
19.  B  om.  —  17.  BSCh  Us^. 

ä  cause  de  sa  violence,  ayant  peur  pour  sa  vie,  il  invita  soa  medecin  et  lui 
ordoana  de  le  saigner  pour  epuiser  son  sang  et  le  faire  ainsi  mourir.  Mais 
le  medecin  lui  dit  qu'il  n'avait  pas  besoin  de  la  saignee  et  tächa  de  le 
detourner  de  son  intention.  Apres  l'avoir  renvoye,  reste  seul,  il  prit  un  cou- 
teau  de  son  encrier  et  se  coupa  lui-men:e,  les  deux  arteres  cubitales ;  et  par 
suite  de  cette  blessure  mortelle  il  raourut  sur-le-champ. 

'Adhoud-ad-Daoulah  confia  apres  lui  l'administration  des  affaires  d'etat 
ä  Abou-r-Rayyan-Hamd-ibn-Mohammed  avec  son  remplagant  Abou-Mangour- 
Nacr-ibn-Haroun  le  chretien,  ä  cause  des  affaires  graves  qui  avaient  eu  lieu 
entre  al-Mouthahhar  et  lui.  Apres  la  mort  d'al-Mouthahhar,  Abou-Mancour 
fut  seul  (vizir).  Adhoud-ad-Daoulah,  tombe  malade,  appela,  ä  cause  de 
sa  maladie,  ä  Bagdad,  son  fds  aine,  Abou-1-Fawaris-Chir-Zaid-Charaf-ad- 
Daoulah  et  Zai'n-al-Millah  de  Chiraz.  Adhoud-ad-Daoulah  avait  un  servi- 
teur  eunuque  negre,  nomine  Chikar  qui  etait  ä  la  UUe  de  toutes  ses  affaires. 
Celui-ci  ne  permit  ä  aucun  de  ses  fds  d'entrer  chez  lui  pendant  la  maladie 
malgre  sa  longue  duree.  Charaf-ad-Daoulah  soupconna  alors  que  son  pere 
etait  mort  et  que  Chikar  cachait  cet  evenement.  Se  precipitant,  il  entra 
dans   la  chambre,  oü  Adhoud-ad-Daoulah  etait   couche,  et  vit   qu'il  etait 

PATH.    OR.    —   T.    XXIII.   —   F.    3.  an 


410  HISTOIRE.  [202J 

*  P  f.  45-.  jU^    ^J\    fclijj    «O    Sy_|    J^-jLJi    aJ|    Ji-k     ^j*.     Jj    r^J    *    SLsdl     Jl»-    J    *[/> 

J^-j  3(jr-'*'  ^-'  <J|>^  ?Jr<  öj^*-  /"'  'L"^ll)l  »_y_  f  ^-^  ^»;  iJj-*J1  "*-«P  oU* 
sLi>*  Ä_L-  b*j*z»}\  Jjl  5(J|  a^Lcj  c^ji-  4;*-<h>-j  ioYjl  ^t  <^>  ^-S  JL»j  *  ijLlLj; 
ili-1    8Vjj    i-UI     ,j~«~Sj    <üj-Ül     *Law    jLj^JI     SjL«V|    j    (j-Jf-lj    7*-5L^j    0:*— '-> 

fr  -*  c 

^i_^j      Juil      jV^-J     ia-Jj     L*li-I     -U^-l    9^..,.,->JI     Li    (JjJ     jjy^Vlj     jU~ i     ^r*LU     U 

*  sP.  i3i.  n<U  ^Ji  jjjIa  j»  j-aJ   ^  yil  ^k.  jjiij  L^j  jJ^J;  Jl  jU^  j^  ^-y» 

.sIa^       Jl    l-U»ls     Oj_ä)        jL-3    LjC-Ms    ,V    l*-i-i-l     Jlj^3    t-M—j    oVl»         ^JüLij, 

*  Bf.  io7v.  r>Ul    öju    Jb    »Ijö-VIj    *   Itf    5jL.Vl    C_»iL 

♦Chp.163.  j]    _Lo    JUJI    *   jyj    £>*    SJu   iJj-dl    *La*^.    4-i-l    ^j     C     ^>5J>l>\    14Cu-£Ulj 

—  i.  Ch  Jjü.  —  2.  BLSCh  _^U.  —  3.  Ch   ^^1.  —  4.   PS  *-«x..   —  5.   LS  J.  — 
G.  S  ,jsf.  —  7.  BCh  om.  dep.  *.  —  8.   LSCh  Jjj.  —  9.  S   ^,-^1.   —  10.    P  om. 
-  11.    B  »jjI.  —  12.  B  lyii-.  —  13.  B  U,  («c).  —  14.   BLS  w^tj  Ch  wJwülj. 


encore  vivant;  apres  quoi  il  en  sortit  et  ne  revint  plus  aupres  de  lui.  Apres 
quoi  son  pere,  ayant  de  la  repulsion  pour  lui,  l'exila  ä  Kirman.  Puis 
'Adhoud-ad-Daoulah  mourut  d'epilepsie  le  mardi  dixieme  jour  du  mois  de 
chawwal  de  l'an  372'.  Chikar  cacha  sa  mort  ä  ses  fds,  ä  tous  les  nobles  et 
au  peuple  jusqu'au  premier  mouharrem  de  Fan  373 2.  (Avant  sa  mort)  il  avail 
nomme  vizir  al-Marzoub;m-Camcam-ad-Daoulah  et  Chems-al-Millah,  il  avait 
nomine  son  frere  Abou-Thahir  gouverneur  de  Chiraz  et  d'Ahwaz  et  leur 
autre  frere  Abou-1-Housciii-Ahmed  (gouverneur)  de  Wasith.  Lorsque 
Cliaraf-ad-Daoulah  eut  appris  la  mort  do  son  pere  et  que  son  frere  Camcam- 
ad-Daoulah  avait  ete  nomme  ömir,  ayant  rassemble  ses  serviteurs,  ses- 
guerriers  et  d'autres,  il  marcba  de  Kirman  ä  Chiraz  et  apres  s'en  etre 
empare  saisit  Abou-Mancour-Naer-ibn-IIaroun,  vizir  de  son  pere;  apres 
quoi  il  se  sentit  fort  ä  cause  des  munitions,  des  armes  et  de  l'argent,  dont 
il  s'ctait  empare  dans  les  forteresses  (du  district  de  Chiraz).  Etil  se  mit  avec 
ses  troupes  en  route  pour  Bagdad  pour  y  devenir  emir  et  s'einpaier  de  «  la 
ville  de  la  paix  »  (=  Bagdad). 

Pendant  quelquetemps  la  guerre  s'engagea  entre  lui  et  son  fröre  Caincam- 
Chp.163.  ad-Daoulah.    Ensuite  ils  tombercnt  '  d'accord  que   Bagdad  et  les    provinces- 

1.  28  mars  983.  —  2.  15  juin  983. 


[203]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  411 

J    **J    JJ   ÄjjjJI     ^jy:    pj    ^JLl.j   ÄJjAÜ    ^La*^.    Jo    J    IjJLpIj    f}UI   <LJU    1(yC" 

1-UbLj  UJUj   lijl,   Cfc£  L^   L^j  dUä   Jlc  L^lk^   *L  ^jO   ^CJIj   2o^jüI 

***   y^-~z-   £•     "(js-^j-1'   ^^   jy*N   -*-«->' l»   rf-y?-J   -^       11(vrÄ   ^^    «ä»JI  *  s  p. isa 

15lf;l  Uj  <«  ^   *^j  <iii3  14;u   c|j>jl  l3j,|  *   ^jli  ^  ^jo3  ^llü 

fclf    19^    !8^    c£Ai     fUJ1     J    ^1    "j,|    I6^Uj    ^    j,     ,y^    p.    ^ 


1.  L  ^ß.  —  2.  P  »IjbjJ).  —  3.  BLS  «-.  —  4.  Ch  _>*.  —  5.  S  jJli,  —  6.  BCh 
j>yi\.  —  7.  C  om.  —  8.  LSCh  ^J^I.   —  9.  BCh  s^L,  tjdi.  —  10.  BPCh   ^.  — 
11.  S  f,x*.  -  12.  LS  ^UJL  —  13.  Ch  ^.  —  14.  Ch  »Job.  —  15.   BLSCh  ^sil. 
—  16.  CLS  al»j.  —  17.  BPCh  ^.  —  18.  PBLSRCh.  add.  ^JLv^l.  —  19.  LS  iy>. 


avoisinantes  appartiendraient  ä  Camcam-ad-Daoulah,  mais  que  dans  les 
priores  le  nom  de  Charaf-ad-Daoulah  serait  prononce  avant  celui  de  (Camcam) 
ä  cause  de  son  äge  plus  avance;  (il  en  serait  de  meme)  sur  la  monnaie.  Ayant 
fait  la  paix  sur  ces  conditions,  ils  ecrivirent  une  lettre  concernant  (leur) 
accord  et  s'engagerent  mutuellement  par  serment  ä  accomplir  ce  que  (la 
lettre)  assurait.  Cela  eut  lieu  au  mois  de  gafar  de  l'an  376  '. 

Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah2  se  revolta  contre  AI- Aziz-billah 
et  proclama  publiquement  sa  desobeissance  envers  lui.  Sur  ces  entrefaites 
Rachiq-al-Azizi,  beau-frere  du  vizir  Yaqoub-ibn-Yousouf,  fut  envoye  en 
Syrie  en  l'an  371 3.  L'ayant  rencontre  il  lui  fit  quitter  la  Syrie  et  le  mit  en 
fuite.  Apres  sa  defaite,  Ibn-al-Djarrah  partit  pour  attaquer  les  pelerins  de 
la  Mecque  et  leur  couper  le  chemin  du  retour.  AI- Aziz  envoya  alors  Mouflih- 
al-Wahbani  avec  des  troupes  ä  leur  rencontre  pour  les  proteger.  Mais  Ibn-al- 
Djarrah,  l'ayant  assailli  ä  Aylah,  le  tua  ainsi  que  tous  ceux  qui  etaient  avec 
lui.  A  la  suite  de  cette  nouvelle  arrivee,  les  pelerins,  craignant  pour  leur 
vie,  se  dirigerent  vers  Wadi-1-Qoura,  oü  ils  resterent  pendant  quarante-cinq 
jours.  Ensuite  ils  entrerent  en  Egypte,  et  Ibn-al-Djarrah  s'en  retourna  en 
Syrie.   Mais  Rachiq  l'ayant  rencontre  ä  nouveau  le  battit.  (Ibn-al-Djarrah) 

1.  12  juin-10  juillet  986.   —  2.  Ici  commence  les  traductions  de  Rosen,  17-19,  et 
deMednikov,  i,  356-357.  —  3-7  juillet  981-25  juin  982. 


412                                                           I1IST0IRE.  [204] 

p  f.  4i',.   A-asj    «^sLilj    üjU»Li         ^ä*5^       ~>y^i     ij\     ~  ^s^3    *-Lr"     (J^    J^-y  1a"*J»» 

fLül    ^1    *=^s    Aoi^j    ^LL=     -0    4jAJ»lj    S-VäJI    dÜJI     Jl~,1>     j^o    L^JL.  Cilk'l 

(3-*"-°     Ji    j-a*    t>    -feH'     cf^r^     ^t^J     ^J    t^i     *:^    J^VI     J^jJI     J^  (j-dlj 


1.  BLSCh  a^.  —  2.  BCh  U^lj.  —  3.  L  |J£Pf.  —  4.  B  jjlUs.  —  5.  BPLSRCh 

^Job  et  infra.  —  (i.  BCh  om.  dep.*.  —  7.  B  «_i~a>.  —  8.  S     1-..  —  9.  B  Lesj.  —  10.  S 
.^VsH  et  infra.  —  11.  CCh  add.  _.U     CU.  —  12.  C  add.  ;^.  —  13.  BCh  om.  dep.*. 


enlra  alors  dans  le  desert  pour  se  redigier  ä  Homs  (Emese)  aupres  de  Bakd- 
jour,  qui  lui  accorda  hospitalite  et  protection.  II  se  dirigea  vers  Antioc  he 
pour  implorer  le  secours  de  l'empereur  Basile,  qui  apres  lui  avoir  remit  un 
present  le  renvoya.  (Ibn-al-Djarrah)  de  retour  en  Syrie  demanda  son  pardon 
ä  Al-Aziz,  qui  le  lui  accorda  '.  Puis  les  troupes  egyptiennes  d'Al-'Aziz  allerent 
ä  Damas  sous  le  commandement  de  Yaltekin  (T.  1.  tekin)8  pour  combattre 
Qassam,  qui  s'etait  empare  de  cetteville.  (Yaltekin)  etant  campe  aux  environs 
de  Damas  dans  un  endroit  nomme  al-Dakkah,  les  habitants  de  la  ville  firent 
la  guerre  contre  lui,  et  il  les  assiegea  pendant  quelque  temps.  Oassam  sortit 
aupres  de  Yaltekin,  et  celui-ci  emmena  Qassam,  son  fds,  ainsi  quo  son  beau- 
frrre  en  Egypte,  on  ils  furent  montres  en  parade  ä  dos  de  mnlets  au  mois 
de  rabi'  11  de  Tan  '.i~'.V[  et  jetes  en  jtrison  jusqu'au  quinzieme  jonr  du  mois 
de  zou-1-hidjah*.  Ensuite  al-'Aziz,  apres  les  avoir  reläehes,  les  gracia  et 
les  combla  de  l'aveurs. 

Bakdjour  se  revolta  ä  Hirns  (Emese)  contre  Sa'd-ad-Daoulah  et  appela 
les  troupes  d'Al-'Aziz,  qui  marcherent  avec  lui;  il  campa  devant  Bab-al- 
Yehoud  (la  porte  des  Juil's)  le  premier  rabi'  II  de  l'an  ;>7.V;,  et  ils  sc  battirent 
pendant  deux  jours.  Sur  ccs  entrelaites  le  domesticos  Bar  da  s  Phocas  marcha 

1.  Ici  finit  la  traduetion  de  Mednikov,  i,  357.  —  2.  V.  Rosen,  157-158.  — 3.  12  sept.- 
10  oct.  983.  —  4.  19  mai  984.  —  5.   12  sjept.  983. 


[205]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  413 

3UjVI    *J\   2J>-J    Jy^.    J*    Irf-    *J>JJ        v~^    J\    ',3^—-^    ^lüJl    (j-j^.  «Chp.ic4 

^  '^  ^U  nLj  (n-i*  w-U)  ^jVl  ^>U"  'IaJ  ^  J3_)  I^Ias-I  ^lc  dUi  A»  (jiij 
j  Jiilj   j-äJI    -*üj    /j-j< — j       JuA?   a-Lw   (j   t^«)i   -CJSIj   oUSVy   ^jj-»1   (jl*»i   0-*oij-ij 

1.  BLSCh  jjJLs-w'jjJl  ^lääJ!  ^^j.  —  2.  C  add.  L^.  —  3.  S  J»>yj!l  &>.  —  4.  BCh 
.  dep.*.  —  5.  CS   s^s.  —  6.  BCh  om.  dep.*.  —  7.  CCh  J*=£.  —  S.  BCh  om.  dop.*. 
9.  LSCh     f-.y  —  10.  C  add.  Ifci  \jK.  —  11.  B  b,  LSCh  ^Jjj.  —  12.   B  Lau.  — 
BLSCh  om.  deux  mots.  —  14.  B  Äj&. 


om.  dep.*. 
—  9. 
13.  B 


sur  Alep.  *  Cette  nouvelle  parvint  ä  Bakdjour,  qui  partit  ä  sa  rcncontre  le*chp.i64 
mercredi  huitieme  jour  du  mois  de  rabi'  II'.  Bardas  Phocas  vint  (ä  son  tour) 
camper  en  face  de  la  porte  des  Juii's  le  jeudi  quatorzieme  jour  du  raeme  mois2, 
ayant  avec  lui  Moufarridj.  La  bataille  s'engagea.  Puis  (Bardas  Phocas)  et 
Sa'd-ad-Daoulah  echangerent  des  ambassades,  et  ils  convinrent  entre  eux  que 
Sa'd-ad-Daoulah  lui  payerait  le  tribut  de  deux  ans  —  qua'rante  mille  dinars. 

Le  lundi,  vingt-six  du  raeme  mois3,  Bardas  Phocas  marcha,  poursuivant 
la  route  sur  Hirns  et,  apres  en  avoir  emmene  en  captivite  les  habitants,  brüla 
un  grand  nombre  de  ceux  qui  cherchaient  r'efuge  dans  les  cavernes;  puis 
il  alla  vers  Tell-Khalii'ah  '  et  passa  plus  loin.  Bakdjour  partit  pour  Damas 
oü  il  fut  nomme  gouverneur,  et,  apres  avoir  saisi  les  rebelles  de  (la  ville), 
en  massacra  plus  de  trois  mille;  il  en  crucifia  plusieurs  et  en  fit  enterrer 
dautres  vivants5. 

En  372°  (la  crue)  du  Nil  s'etant  arretee  en  Egypte,  les  prix  (des  denrees) 
furent  bouleverses  et  les  prix  des  grains  et  des  vivres  augmenterent,  de 
sorte  qu'en  l'an  373 7  la  cherte  s'accrüt  et  le  manque  de  pain  se  fit  sentir; 
il  faut  y  ajouter  une  grande  epidemie,  qui  fit  perir  une  quantite  enorme  de 


gens. 


1.  19  sept.  983.  —  2.  25  sept.  983.  —  3.  7  oct.  983.  —  4.  La  position  de  cette  ville 
n'est  pas  fixee;  v.  Rosen,  158,  note  126.  —  5.  Ici  Unit  la  traduction  de  Rosen,  19.  — ■ 
6.  26juin  982-14  juin  983.  _  7.  isjuin  983-3  juin  984. 


414  HISTOIRE.  [206] 

»Pf.  ke\  ij*  cJL  iL)  jts.  ^"V  As- VI  ^y_      <~J~>y„  ^  v^.      hü-i  ^  jQ*"  u^J 

J£    ^jlj    Juki)!    ^^1    ^Uj    ^U    J>    <_Lü)l    ^Aej    'iJU^j    Jxx-'J    ^   <C-W    ^-P 

*  S  p.  134.  Jija    j    <frU^-    ,_jL*    *    AjJj    3^_^JI     dUi     J     ^»     Ai,     2J^ilj     jt£«    J     ^    -*^-!i 

*  b  f.  108.  £*f  15^  cM?  c**ül   ^y^S   kr&  *Vi    '   v£jJ  ^^    ^!>~(   ^-^     i^' 

jjj^l      jL    J^    Jus-3     C-L.J    *i\    ^    ^JLa    ^     J^aiJl    j\i    h^    lU^-J    jjy>\    <£A*>_    L. 

Jl  cA£S  ^>jJI  jIj  J  (Vjb-^  ^3  »>-»«"  Si'!>-  J  ^A*1*  lV  -A3  •-^  '^ 
^  "<A  ^  ^  10J^j  ^3  ^^Vlj  ,JÜ1  J*l  .je*.  jOjJI  jl£  J^l  9Ja 
jiljjj  (OJI   J*l  ^  fy  ^b  jyjJI    Jljjl    Sa^d-  Uc  12*ii   xe  j^JI  ^  * 

jLo  Oül  17^JLJ1  J^  ^j  (v^lj  16<jJUl£  fr**  JUäVI  J  l^-ly  L>  15V 

1.  BLSCh  üjlJI  o£k'  J,  au  lieu  du  passagc  dep.*.  —  2.  BLSCh  fjä\.  —  3.  BLSCh 
UJI.  —  4.  P  j»läJ!.  —  5.  PLSCh  IjsCLj.  —  6.  P  J.  —  7.  BLSCh  ^aU  —  8.  P  ajoute 
vj.  _  9.  ps    ~a£)l.  —  10.  LS  J-atoj.  —  li.  BLSCh  5jJ_)*J'l    *iJ_j.  —   12.    BLSCh  om. 
dep.*.  —  13.  L    iL»   S   UL».  —   14.   BLSCh    ^L    QsLa-Lj.   —  15.    BLSCh  Li..   - 
lü.  BLSCh  om.  —  17.  Ch  ^Ul. 

Le  dimanche  dix-septieme  jour  du  mois   de  chawwal  de  Tan  373'  Al- 
'Aziz  ayant  fait  saisir  son  vizir  Yaqoub-ibn-Yousouf,  ainsi  qu'Al-Fadhl-ibn- 
Calih  et  ces  deux  i'reres  les  isola  chacun  dans  im  endroit.   En  ce  meme  jour 
les  desordres  eclaterent  dans  la  ville  de  Micr,  et  on  euleva  des  vetements  ä  un 
grand  norabre  de  gens  qui    faisaient  la  route  pour   le  Caire.  Les  marches 
de  la  ville  ayant  ete  lerraes,  les  chefs  de  garde,  allant  ä  cheval,  calmaient 
le  peuple.  Puis  (Al-Aziz)  confisqua  tout  ce  qui  appartenait  au  vizir;  on  emporta 
de  la  maison    d'Al-Fadhl-ibn-Calih    (une   grande    quantite)   d'ustensiles   et 
d'eflets  et,  de  la  maison  du  vizir,  deux  cent  mille  dinars  d'argent  comptant, 
qui  l'urent  verses  dans  le  tresor  du  palais.  En  meme  temps  les  cnancelleries, 
qui  se  trouvaient  dans  le  palais  du  vizir,   furent  tiansferees  au  palais  d' Al- 
Aziz.  Le  vizir  avait  aime  les  gens  savants  et  instruits  et  pour  les  honorer 
les  avait  combles  de  faveurs.  J'ai  appris  qu'au  moment  de  L'arrestation  du 
(vizir)  etait  tombee,  entre  les  mains  d'al-'Aziz,  une  liste   des  depenses  du 
vizir  pour  quelques  savants,  copistes  et  relieurs  de  livres  [depenses  s'elevant] 
ä  la  somme  de  mille  dinars  tous  les  mois.  Al-Aziz  ordonna  de  continuer  ä 
les  payer  d'apres  cette  (liste)  et  de  n'cn  rien  supprimer.  Apres  qu'ils  (le  vizir 
et  les  autres)  furent  restes  en  prison  peadanl  deux  mois  entiers,  (Al-'Aziz) 
les  relacha  et  ayant  ordonne  de  payer  au  vizir  deux  cents  mille  dinars  lui 

1 .  23  mars  984. 


J207]  DE  YAIIYA-1BN-SA1D  D'ANTIOCHE.  415 


[*l 


4J=S    L.   3Gy>-\j    ~JU   J,     JcJaiJl    ^1    Ca!    Sjj   2<J    fc-ü-l    U    '^^    Sjj    jjj\   J\ 


1^\  '  j^i  <  :.y.u...:\\,  cUj  c-  ^^  cui  ^.aUI  ^  ^  C^^  <m*chP.i65. 

10Xjji    ^J^U-j   CxL.   ,j   UXij 

^j-läiil  ^ö^  jLi  fjjü  <Jä  jjUl  JU1  i_U=-  ^  *b-^  -x*~'  ^'^  y)  rf^J  *       *  sp.  135. 
^j;*^  ^„^  t-,  ^  J  *  Iji&l  (_5r-j  '-'^lJI  jUl  l^j  ^"ly  K>jJ^  ^  Hj£— jJI 
l^b    ^j   iw.Hil    ^Ac   Jjj  ir,^<Lc  15l_j9jiar  <j1-Uä)1   j*    vL»   14*sj^   ÄJUJlj 

JÜ     JLil     lji"is3    tj^aa-    <f^l     (_y^».     f-^J     Olü~^«J' 

1.  BLSCh  om.  —  2.  BLSCh  add.  L.*?..  —  3.  Ch  «j^j.  —  4.  BLSCh  »Jsil.  — 
5.  BLSCh  iUL.  —  (i.  BLSCh  ^^su-jjf.  —  7.  S  sUt.  —  8.  B  ^-j^U,!.  —  9.  P  (*rs^.  — 
10.  BCh  om.  deux  mots.  —  11.  BLSCh  ^ilou^yJ!  ^UyJl  ^y..  --12.  P  ^S 
^J^  c  s.b.  —  13.  C  wi~Jl>  (melius).  —  14.  LS  ^3i.  —  15.  P  jä^ü  Ch  \yj*ä. 
—  16.  B  om.   dep.*. 

rendit  tout  ce  qu'il  lui  avait  pris.  II  rendit  egalement  ä  Al-Fadbl-ibn-Calih 
ainsi  qu'ä  ses  freres  ce  qu'il  leur  avait  enleve,  et  les  reintegra  tous  dans 
les  charges  qu'ils  avaient  occupees. 

Au  mois  de  ramadhan  de  l'an  375*  Oreste,  oncle  maternel  de  la  souve- 
raine,  la  fille  d'Al-'Aziz-billah,  fut  nomine  patriarche  de  Jerusalem;  apres 
avoir  siege  pendant  vingt  ans  il  mourut  ä  Constantinople .  *  Son  frere  Arsenius  *  Ch  p.165. 
fut  egalement  nomme  metropolitain  du  Caire  et  de  Migr2.  Tous  les  deux 
combles  des  faveurs  bienveillantes  d'Al-Aziz-billah  furent  les  premiers  per- 
sonnages  pendant  son  regne  et  pendant  la  grandeur  de  sa  puissance3. 

Abou-l-Ma'ali-Sa'd-ad-Daoulah  tarda  ä  payer  aux  Grecs  I'argent  stipule. 
Sur  ces  entrefaites  le  domesticos  Bardas  Phocas  marcha  surKilliz''  et  apres 
lui  avoir  fait  la  guerre  et  l'avoir  prise  par  force,  emmena  ses  habitants  en 
captivite  au  mois  de  cafar  de  Tan  375 5;  puis  il  battit  un  detachement  des 
Hamdanides,  qui  avait  attaque  son  camp,  et  arrive  devant  Apamee  dressa 
contre  eile  des  machines  de  guerre  qui  jeterent  bas  quelques  tours  de  sa 
forteresse;  ainsi  il  l'attaqua  avec  la  plus  grande  violence. 

1.  15  janvier-13  fevrier  986.  Ici  commencent  les  traductions  de  Rosen,  19-29,  et  de 
Mednikov,  i,  357-358.  —  2.  C'est-ä-dire  «  des  Nouveaux  et  du  Vieux  Caire  ».  Mednikov, 
i,  357.  —  3.  Ici  iinit  la  traduction  de  Mednikov.  —  4.  Une  forte  place  au  nord  d'Alep. 
Rosen,  166,  note  131.  —  5.  23  juiu-21  juillet  985. 


416  IIISTOIRE.  [208] 

*  Pf.  47.     J*t      Jjb      iilia;!     2J*ß     ^1      J     y>j     "     J-^      jU*-     J>J3     J\     1*>j£-J>     J^J 

*  Rp.  IA.  ö~   ji-Vl    £>j   ^    J*    ^uU-    <y   ^       ^"V    _yt3   ^-T)    iu~J   J^'Lj    >_iJI   fc« 

5LiUi-  4(5— j    f^lc    5U1    f^a    j^>j    ^L*j    t>*    ^^    J^J  3ilLiLj    ^yf^t)    <j~*^~ 

0L~l    dUUl    Jual   UJj  9il|ju»Jlj    w)^«)l   ^Lod    ^xäjls    ^Us   ^   ^Jl    s^C-t  0* 
5JLJI    Ai*    J3   <L.lsl    ^    .jV^Yl    ^j^    ^"o    ^g-UJl    jl*»~,    jo    ^U-    ^^   l» 

1.  PB  jjjcJ  Ch  ijrf.3  LS  ,,jbJ  C  äJjJJ)  Jju..  —  2.  P  add.  J»!.  —  3.  BCh  om.  dep.*. 

—  4.  B  L-j.  —  5.  C  ajoute  Ji  )jV  \jj£.  —  6.  Ch  IjU^I.  —  7.  Ch  ajoute  _,  LSlIaJl  ^. 

—  8.  BCh  )j»S=— >jjJJ  ^3^  et  infra.  —  9.  S  om.  _,.  —  10.  BLS  ^Lälj   et  infra.  — 
11.  LSCh  Jy.  —  12.  B  om.  —  13.  BLS  ^j-XJ!  P  ^-jJUI  C  t/3~JUI.  —  14.  BLSCh 


Qarghonyah  marcha  sur  le  couvent  de  (Saint)-Simeon  d'Alep,  qui  se 
trouvait  ä  l'extreme  frontiere  du  territoire  d'Antioche  et  au  commencement 
du  territoire  d'Alep,  et  apres  Tavoir  assiege  pendant  trois  jours,  apres  le 
combat  le  plus  violent,  le  prit  d'assaut  le  mercredi  Imitieme  jour  du  mois 
d'ailoul  (septembre)  de  Tan  1297,  c'est-ä-dire  le  douzieme  jour  du  mois  de 
rabi'  II  de  l'au  375';  il  y  massacra  un  grand  nombre  de  moines  —  c'etait 
un  couvent  populeux  et  florissant  —  et  emmena  en  captivile  beaucoup 
d'autres  gens,  qui  s'y  etaient  refugies  du  pays  (avoisinant);  amenes  ä  Alep, 
ils  y  furent  exposcs  aux  risees  de  tous.  Le  domesticos  Bardas  cnvoya  alors 
un  detachement  de  ses  troupes  ä  Kafar-Tab*,  oü  il  battit  un  certain  nombre 
d'Arabes  et  de  Haindanides.  Sitdt  que  1'empereur  Basile  eirt  eu  connaissance 
de  ce  qui  s'etait  passe  au  couvent  de  (Saint)-Simeon  d'Alep,  il  envoya  ä 
Bardas  l'ordre  ecrit  de  lever  le  siege  d'Apamee.  De  ce  temps-lä  les  Maghre- 
bins  s'emparerent  de  la  place  forte  de  Balanias8.  En  ce  temps  1'empereur 
Basile  confera  le  titre  de  duc  d'Antioche  au  magistros  Leon  Mclissene,  qui 
se  miten  marche  avecles  troupes  et  assiegea  Balanias. 


1.  Probablement  le  2  septembre  985.  V.  sur  cette  queslion  Rosen,  1(18,  note  130.  — 
2.  Pas  loin  d'Apamee,  ä  l'ouest.  V.  Rosen,  168,  note  137.  —  3.  Sur  la  mer  Mediterranee, 
cntre  Tortose  et  Gabala.  V.  Rosen,  168-169,  nole  138. 


[209]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  417 

*jb  4rj>JL  vis  3^  **•*!>  ^^sAsS  Cp>   dajl   ^   '^    JWI   JJ 

Iy^\   J\  iy._   Ü   8(3*3   jJU  ^a^I   J  v>J  1crr~1^   J*   ^ul    «Jr*1: 
^3  l2JU-J  »ctLe  j  >U  10^  9jiM  ^  ^UL.   ^  f^L  J  ^^J 


26 


-*'    " 


1.  BCh  .LI.  —  2.  B^J/I^Ij  Ch  ^y^LJlj  LS  ^JjS^Jo.  —  3.  P  »Jita.  — 
4.  B  ,.jJL  R  pjJb  S  add.  J.  —  5.  BLSCh  ^ä.li  C  w4=^,U.  —  6.  BLS  ^-Ub  Ch 
^-LL*.  —  7.  PLS  j^-yJÜI  B  ^^y-sCJ!  Ch  L^y_JJI.  —  8.  LS  L»..  —  9.  LS  iäsit. 
—  10.  BCh  Li.  —  11.  C  «lil.  —  12.  BLSCh  om.  trois  mols.  --  13.  BRCh  ,»~Jl. 
-  14.  BPLS  j^JU!  Ch  ^^mJJI.  --  15.  BCh  aj  w,^  LS  ^  w>^.  -  -  16.  BCh 


S  p.  136. 


lüJI      J.9J,      JJX-J     *     243^ZJ\      '-'34      »jlLj      21iilkl      ^U     *YjJ  *  B  f.  108' 


LLlj.  —  17.  BCh  om.  —  18.  BLSCh  ^iSüM  ^->^.  —  19.  LSCli  jjJLwjJI.  - 
20.  C  jjji.  —  21.  P  add.  j  Jj^sJI.  —  22.  BLSCh  add.  Ja,.  —  23.  BCh  a&.  - 
24.  B  ajoute  (J/J!  3&yL  JL»j  LSUil     Js  b^j.  —  25.  B  ^Jä^dl.  —  26.  LSChR  ^1 


A  cette  meme  epoque  l'empereur  Basile,  se  defiant  du  parakimomene, 
l'eloigna  de  lui  et  lui  ordonna  de  rester  a  la  maison.  En  meme  temps  dans 
les  troupes  (de  Leon  Melissene)  on  fit  courir  le  bruit  que  la  revolte  du 
(parakimomene)  s'etait  renouvelee ;  les  troupes  abandonnerent  alors  Balanias. 
L'empereur  ßasile,  par  suite  de  ce  fait,  tut  irrite  contre  Melissene  et  lui 
donna  le  choix  :  ou  de  retourner  et  de  prendre  la  forteresse  ou  de  lui  payer 
l'argent  depense  pour  l'armee  en  paies  des  soldats,  et  dans  ce  cas  (l'em- 
pereur) enverrait  alors  un  autre  pour  s'emparer  de  la  forteresse.  (Melissene) 
s'engagea  ä  retourner  pour  la  prendre.  Les  troupes  repartirent  avec  lui, 
il  fit  construire  un  belier,  avec  lequel  il  battit  le  rempart,  de  sorte  qu'une 
de  ses  tours  avec  sa  courtine  s'ecroula.  Les  Maghrebins  qui  s'y  trouvaient, 
demanderent  alors  l'aman  et  s'en  retirerent.  Apres  quoi  Melissene  fit  relever 
ce  qu'il  avait  detruit,  et  restaura  les  remparts. 

L'empereur  Basile  destitua  alors  Banlas  Phocas  de  sa  charge  de  domes- 
ticos,  en  le  nommant  duc  de  l'Orient  et  gouverneur  d'Antioche  et  de  toutes 
les   provinces  d'Orient.  En  l'an  376',  Bardas  Phocas   conclut  avec  Abou-1- 

1.  13mai  986-2  mai  987. 


418  .  H1ST0IRE.  [210] 

**  P  f-  47".  »'„•"' 

*  r  p.  t  ^. , äJl    '  ilU    «jjVI    ö-    <_p  j     d~»l>    viUJI   J>\   j^_i»JI   J*»    jl   ^   L^ 

Cl^    vilU     p,^,     ^^J     l^Afr     jvfÄslj     ^1     6**p 

*  s  p.  137.  j,  Ciy>.  JLsJI  J  Lüi^-lj  ^Uyt  V>»  1*^=."  jl-UJI  jl^^JI  ^isj  *  ^i^Jül  ^1 

jsJJ)    f^CJU  jl£j   ^Ai^L  J    jiJI    S>U«-I    U^  ^-J Öl   J.— j   13(^J^lj    IjUj    läsil    jl 
■y^ju    V     «Jkj     ''^A^l    iU^s         ^^kll«     "w«    Jus-^1     villi     jjJäi»      -')wri-^'     (j-o     fj*     ^ 

^Jlc  ijiCL  j»?  21*}JL»-lj  a j;:    ^jcj  j?VI   (j  ^*^)'   20<-i-l    10liljj   4±LÜ       Bayä» 

M^Jl    jl-Ü.    lj jcj   ^r«-^    ^    z**^!?  "   Am    Xii    ->v    -Jijia^lSL    ^j^*<_    (»Mi   "J    joj 

1.  P  JUJI  C  äJ.jJI  j,*~.  —  2.  BPR  ,  rj.  —  3.  SL..-4.  BLSCh  ,*=-.!..  —  5.  PR 
om.  —  6.  BLSCh  add.  LaiJl.  —  7.  LSCh  J~>w  BLSRCIi  add.  yJÜ!  »dÜU.  —  8.  PR 
r-Jlj  et  infra.  —  9.  C  _WjjvJ1  Lajj.  --  10.  BCLS  U^-.^..  —  11.  P  »JßjJI.  — 
12.  BCh  om.  —  13.  B  cr^>,.  —  14.  BLSCh  L^k  —  15.  P  Ji-Jt.  —  16.  CCh 
>_j^Jt  JLaJb  LS  om.  —  17.  B  L*s>JaJ.  —  18.  Ch  tSjU  S  J^j.  —  19.  BCh  »Uljj.  — 
20.  LSCh  s^ä-t.  —  21.  BLS  sy^U.  —  22.  BP  ^J>^J&)lj  LS  ^kksüllj.  —  23.  P  a^.. 


Chp.166.  Ma'ali-Ibn-Hamdan  *  un  nouveau  traite  de  paix;  ü  fut  convenu  entre  mix 
que  les  alepins  paieraient  chaquo  annee  ä  l'ompereur  Basile  quatre  cent 
mille  dirhems  dont  il  etait  convenu  avec  eux  (auparavant).  La  stipulation 
se  iit  par  ecrit. 

Les  deux  fils  de  Samuel  que  Jean,  fils  de  Tzimisces,  avait  pris  et  mis  dans 
la  piison  de  sou  palais,  s'evaderent  par  ruse.  11s  s'enfuirent  de  leur  prison 
sur  des  chevaux,  qu'ils  avaient  ordonne  de  preparer  pour  eux;  d'avance. 
Lorsqu'ils  eurent  atteint  le  defile  conduisant  eu  Bulgarie,  les  monlures  dont 
ils  se  servaient,  s'arreterent.  Ils  descendirenl  alors  de  eheval,  se  cacherent 
dans  les  montagnes,  craignant  d'etre  poursuivis  et  atteints,  ils  continuerent 
leur  route  ä  pied.  Le  frere  aine,  qui  portait  ua  deguisement,  devanca  en 
route  son  frere  cadel.  Une  bände  de  Bulgares  qui  gardaient  ces  montagnes 
contre  les  brigands,  I'apercurent;  Tun  d'entre  eux,  ne  le  connaissant  pas, 
parce  qu'il  etait  tout  seul,  lauea  une  fleclie  contre  lui  et  le  tua.  Son  jeune 
frere  arrivant  sur  ces  entrefaites  se  Iit  connaftre  ä  ces  gens.  L'ayant  emmene, 
ils  le  proclamerent  leur  tsar. 

II  avait  un  serviteur  (glioulam),  noinme  Koinitopoulos,  qui  avait  partic 
etroitement  liee  avec  lui.  Les  Bulgares  se  groupercnt  autour  de  lui  et  assailli- 


[2111  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  419 

^jj  Wh  l<>Jt\  *[^-»i]  (i^.^  J*  --Lw  **r~ ?■  .A*  «i  r*-^  diU1  ^ 
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^J  7ya  J^j  ^j  ^Ig  UÜI  fc-  Jl  ^  ^  5~UI  JÄJ!  ^  *  ^Cc 
•»jj-  9l_j^j  _^LJI  «~ö  ^jaJI  l^Llj  8*JLHfj  jj^-J  ^  ^-  >-^  £M  ö°  j^"" 
<5Cjl.  j-  5>UI  cJI  J  dUij  t^-*  0*  ujs^  l0«5A*-  viU*J  oM>J 
i~J\  JtlJ  <JL~-  J5Ü»»  I4^L-  ^fljJÜl  fL*~*  J-b»  12,jy5ÜJl  dUi  J-^j 
iüjjJl  jus  »jjy  ^  jl£  L.  CU)I  4  ir,JÄj  jA«JIj  JU-Jl  u»ü  jl  c.  ^b 
^jSUJ  j,  ^Ujj  ^3  0=kkJ  <^\  J^j  ^j^JI  ^  -äMj  düi  Jl  ^ 
*Uj  lyl^,  lsll^  ^3  *,uJ  j?L  fr  l\ßi  «iüi  »UjJlj  J^Vb  '  »ä-N  •  s  p.  im. 
iL.    t-M-j   fclja   J  20JAMj  19üUlj  j-«-^  li-  •**  £-  jL*a  *  J  J?-j  fct-A*«  p  r.  48 

1.  LS  LjIjI.  —  2.  BCh  »/L-s.  —  3.  BLSCh  JJJl».  —  4.  BLSCh  om.  —  5.  C  «L. 

—  6.  C  ora.'^.  —  7.  C  om._j»j.  —  8.  BCh  om.  dop.*.  —  9.  LS  Öi.tj.  —  10.  BS  Uli.  - 
11.  S  1^.  —  12.  BLS  j^j-j^üJIj  et  infra.  —  13.  C  add.  SJjJI  A^s  ct>.  —  14.  BLS 
aJLj.  —  15.  BCh  J'Jjj.  —  16.  S  aüI.  —  17.  C  ajoute  j  üc.  —  18.  BCh  om.  deux  mots. 

—  19.  BCh  om.  six  mots.  —  20.  P  JfUJb. 

rent  les  pays  des  Grecs.  L'empereur  marcha  contre  eux  avec  des  troupes 
nombreuses  et  campa  devant  leur  ville  nonimee  Abariyah  '  et  qji'il  assiegea. 
La  nuit,  le  bruit  se  repandit  parmi  ses  troupes,  que  le  defile  avait  dejä  ete 
coupe,  et  le  mardi  dix-septieme  jour  du  mois  d'ab  (aoüt)  de  Tan  1297,  qui 
correspond  au  septieme  jour  du  mois  de  rabi'  II  de  l'an  376%  l'empereur  avec 
toutes  ses  troupes  s'enfuirent,  se  precipitant  vers  le  defile.  En  les  poursuivant, 
les  Bulgares  pillerent  ses  bagages  et  son  tresor,  et  un  grand  uombre  de  ses 
guerriers  perirent.  Cela  eut  lieu  la  dixieme  annee  de  son  regne. 

Skieros,  ayant  eu  connaissance  de  ce  fait,  [catastrophe],  s'adressa  ä 
Camcam-ad-Daoulah  lui  demandant  de  lui  rendre  la  liberte  pour  profiter  de 
cette  occasion ;  il  le  priait  aussi  de  lui  fournir  des  secours  en  troupes  et  en  sub- 
sistances,  lui  promettant  de  remplir  tous  les  engagements  pris  envers  son  pere 
'Adhoud-ad-Daoulah.  (Camcam-ad-Daoulah)  accueillit  favorablement  cette 
(priere)  et  apres  avoir  lie  Skieros,  son  frere  Constantin,  ainsi  que  Romain, 
fils  de  Skieros,  par  des  pactes  et  des  serments  oü  ils  s'engageaient  ä  remplir 
ces  (engagements),  il  rendit  la  liberte  ä  tous  ses  compagnons  au  nombre 
de  plus  de  trois  cent  personnes,  au  mois  de  cha'ban  de  Fan  376 !  et  leur  fit 
restituer  les    chevaux    et    les     armes,  qu'il   leur  avait  enleves;  apres  quoi 

1.  V.  Rosen,  189,  note  146.  —  2.  16  aoüt  986.  V.  Rosen,  189-191,  note  147.  —  3.  6  dec. 
886-3  janvier  987. 


420  HISTOIRE.  [212] 

3JJi     ^Ij    iL«    J    (•>!-<)!    Ij^lj    <s}0*l    J^J—JI    J,    j£    ''Js.    J£S    {%J\    fc-U 
*Chp.i67.  IjjLi   i^  5^    l_yjy_   jl   *rO"^    <-)^~»   ^    J   ,/*^    "r-^".   ö^   v-ijp1^         ^j^UI   ^ 

jV^Ilij     !_iJl     ö-      10J»Lil     j    iiai.     j     lL*>-J     «Pl^Jl       9b^3    S^JaJl     ^Jl       8ly^>J     J"! 

j^äs-  JL>  ^gJJl    JI^LJl    ^— o   joj  ijLllTj   ^«— J    ■— ~*"   *-"-    Jjh-       j-*3   ,jt*— >3   0^3 

Li       IJalij  L.L   '''IjuL-I  Üa-Lo     *-L^y   ^„J^^; 

LUJl    » iil      '  leoj    4>    (jyj- 

£       fr 

,j    ÜjaJI  xit      'I    LLU1   iy,_L~l    4o    Ju-j  ^-Ul       jybj"^    j^jjLU    La_l    cLäT) 

1.  S  „J.  —  2.  B  aJ^.  —  3.  BLSCh  ^<5I.  —  4.  BLSCh  (J^ßsuJ\  et  inlra.  — 
5.  B  üe..  —  6.  PLSR  \y-yJ3.  —  7.  S  ^5.  —  8.  BLSCh  add.  w.  —  9.  Ch  ^sj-  — 
10.  SR  J»U,.  —  11.  BCh  om.  —  12.  BLSRCh  JuJUa..  —  13.  BLSCh  LiJ_>.  —  14.  R 
L^bj.  —  15.  BLSCh  om.  —  IG.  BCh  om.  —  17.  S  ^$s.  —  18.  S  om.  BPCh  jj*/% 
—  19.  BLSCh  om. 


il  fit  venir  les  Benou-1-Mousayyab,  cliefs  des  Benou-'Oqail,  afin  qu'ils 
allassent  avec  (Skieros)  et  le  conduisissent  jusqu'aux  environs  de  Bagdad. 
Sa  mise  en  liberte  produisit  une  impression  penible  parmi  beaucoup  de 
musulraans,  et  011  commenea  ä  parier  beaucoup  ä  ce  sujet.  Apprenant  cela, 
Chp.i67.  Skieros,  *  redoutant,  qu'on  ne  prit  une  nouvelle  decislon  ä  son  egard,  supplia 
les  Arabes  de  l'emmener  au  plus  vite.  Ils  se  mirent  alors  en  mute  avec  lui 
et  tous  ses  compagnons  vers  leurs  campements  et,  apres  avoir  egalement 
appele  un  certain  nombre  de  Benou-Noumei'r,  ils  le  conduisirent  ä  travers- 
le  desert,  jusqu'ä  al-Djazirab;  apres  avoir  franchi l'Euphrate,  ils  atteignireut 
Malathiyah  (Melitene)  au  mois  de  Chebath  (fevrier)  de  Tan  1298,  qui  eorres- 
pond  au  mois  de  chawwal  de  lau  3761.  Le  «  basilikos  »  et  le  gouverneur 
de  Malathiyah  etait  ä  ce  moraent  le  patrice  Ivoule'ib,  qui  jadis  avait  livre  (la 
forteresse  de)  Hicn-Barzouyah. 

Skieros  s'empara  de  sa  personne  et  prit  tout  ce  qu'il  trouva  chez  lui  : 
le  tresor,  les  chevaux,  les  vßtements  et  les  equipagesdeguerre.  Devenu  ainsi 
jiuissaut,  il  se  lit  proclamer  cmpereur. 

Nicephore  Ouranos,  quo  l'empereur  ßasile  avait  envoye  aupres  d'Adhoud- 
ad-Daoulah  au  sujet  de  Skieros,  en  se  servant  egalement  de  ruse,  appela 

1.  3  levrier-3  mars  987. 


39. 
f.  109. 


[213]  DK  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCIIE.  421 

t 

6Gac  **.  *  ^jlJI  Jrt^la  «>^^  ^  Jä*  ^1  Cf?^  ofJ^ÜJI  ^  p»l*J       »Sp.l 
iW  Ol   ÄiJlj  ^C    jlo   ^U   J^iOl  8^L,    UJ  -^^Ij  ^jVl   ^    '  MjJS*  B 

JUJI    jl    A»     0-J>^J^    ^    13"J    (V-JJ    J^l    ^    -/rJ    l2<JL#s    ^^-J    Cm*    *-^* 

atVI^-j  ir'^-li~  J-V^j  ^  O*  -^Is  *~^  15->WI  £*~!  14^^J  ö*  *J[ 

,-jj    yy      vkla-j'     fcUO     Ol     Jüi     <C     ^-Oo     18(_/j!>liJI      JJ      ^UaJI     ^X.9  *  R  p.  r 

jjO    ^j^JI    *    4-i-l    J,[    ^lüJI    (j-i^i     4>     J-JJ    Ol    X-Väjls     j-lüSl    (jj-i^     il, 


4« 


P  f.  48v 


1.  BLS  jy^.&JI  et  infra.  —  2.  BSCh  [^äJj.  —  3.  B  jJLel^,.  —  4.  BLSCh  om. 

—  5.  S  om.  —  (».  R  X\e.  —  7.  S ^JSf.  —  8.  BPSjLo  Ch  SU.  —  9.  BLSCh  ^UyJI.  — 
10.  BLSCh  L5x— »jjJl!  —  11.  BCh  om.  —  12.  CLS  XiJI  ^  BCh  om.  —  13.  BCh  Ol. 

—  14.  LSCh  ulä*-!.  —  15.  C  olj'o^l.  —  16.  C  Oi<^>  U^3^  U~*j  J.  —  17.  BLSCh 
,  ^U^l  et  infra.  —  18.  BLS  ^^ÜS-J!  et  Infra. 


un  certaiu  bedouin,  qui  le  prit  et  ramena  au  pays  des  Grecs;  ainsi  il  s'en 
retourna  aupres  de  l'empereur  Basile. 

L'affaire  de  Skieros  devint  inquietante  (pour  Basile),  parce  qu'autour  de 
lui  se  groupaient  les  Arabes  'Oqailides  et  Noumei'rites,  qui  venaient  ä  lui 
en  grand  nombre,  ainsi  que  les  Armeniens.  II  demanda  egalement  du  secours 
au  Kurde  Bad,  gouverneur  de  Diarbekir,  qui  lui  envoya  son  frere  Abou-'Ali 
avec  de  nombreuses  troupes. 

Dans  ces  conjonctures  l'empereur  Basile  fut  contraint  de  restituer  ä 
Bardas  Phocas  la  dignite  de  domesticos  au  mois  de  zou-1-hidjab  de  l'an  37G  ' ; 
en  meme  temps  il  lui  expedia  des  troupes  et  lui  enjoignit  d'attaquer  Skieros. 
Mais  auparavant  il  lui  avait  envoye  un  (de  ses  fideles)  pour  lui  faire  jurer 
sur  les  saintes  reliques  et  prendre  sa  parole  et  son  engagement,  qu'il  lui 
resterait  fidöle,  devoue  et  completement  soumis. 

Pliocas  ecrivit  alors  ä  Skieros,  en  le  priant  de  lui  envoyer  son  frere  Cons- 
tantin  qui  avait  epouse  la  soaur  de  Bardas  Phocas.  (Skieros)  le  lui  envoya ; 
mais  Bardas  Phocas  le  renvoya  ä  son  frere  Skieros  afin  de   s'entendre  avec 

1.  3  avril-2  mai  987. 


422  H1ST0IRE.  [214] 

j^vij  L-^o     4Jl*-~iä>j  \>S*     ji  j  »ä>3  \f~5  dlUl   t-L-L   <£-jLu  Je-  l»~»^-  Lüjö   jl 

*  S  p.  140.  Jji"     Uj     <-*     C*^)l      f>-     U>     ^         *— < " ■  O     dlUl     cU-"!;      -V.-a»j     <C&     Cl     jj-^'UjJ    a>to 

*Chp.l68.  UpjliTj    *     ^fjyU]     £,      *ys^3         Ü^f     J^      jj-lftflJI      jLj     ^Uill     jÖ^>     J^oj    ^l     J^ 

JCe-j      8<UI      Cä>l      7(_r.jj}UJI      ilfrj      Uä>l      L*>u       jl      -\£j     Jfr     ^Laillj     <Ü|     jU-U»e      U 

10Juucls  «J  wU  •cv=-  .^Jl^  ^=-  Jl  ^.Uj>-j  ^jjMä-JI  J*  9,j-UäJI  ,jii  LjC-U^I 

^  tl  uu  ^^  12d~»  j^ji  IJL*  j  di)u  jb  La.  l1^"  <]  ji»j  du» 

^Jii^  dl   jjS\  Jj   Ue   dU^lj  13t~  dl)  14^JI   dUJI  Je   cJji-lj  13*Jujfi  L. 

1.  P    jtj^j  Ch  j'j^r^-  —  2.  Ch  »L~xib,.  —  3.  S  wUs*.  —  4.  CCh  add.  ch-  — 
5.  LSCh      JLs^.  —  6.    P  ^1^^.  —  7.   BLS   ^.j&lJI   et  infra.    —  8.    B  om. 
9.   BLSCh  ^yü  et  infra.  —  10.  B  Jixstj  Ch  alfceli.  —  11.  LS  jrC  —  12.  BCh 
vJL~=^.  —  13.  Ch  J^*l.  —  14.  Ch  ^i,!  LS  y^~ij.  —  15.  BLS  U 


lui  sur  une  lutte  et  une  guerre  qu'ils  meneraient  tous  deux  contre  l'empereur 
Basile,  en  vue  de  s'emparer  de  l'empire  et  de  se  le  partager.  Pliocas  regnerait 
ä  Constantinople,  Skieros  au  dehors  de  la  ville.  Skieros  aeeepta  ces  pro- 
positions;  puis  ils  r-ehangerent  les  serments  et  s'engagerent  mutuellement. 
Mais  apres  que  tout  eut  ete  conclu  entre  cux,  pour  la  reunion  des  deux  armöes, 
Romain,  (fils)  de  Skieros,  desapprouva  cela  et  ne  s'aecordant  pas  avec  sou 
pere  ä  cet  egard,  il  lui  dit  que  ee  n'etait  qu'une  ruse  contre  lui  de  la  part 
de  Phoeas.  Comme  son  pere  ne  tenait  aueun  compte  de  cet  avis,  son  fils 
Romain  s'eloigna  de  lui  et  sYtant  rendu  aupres  de  1'empereur  Basile,  il  lui 
devoila  ce  qu'ils  avaient  complote  et  qu'elles  etaient  les  Conventions  conclues 
entre  son  pere  et  Bardas  Phoeas.  Entre  temps  Phoeas  se  rendit  ä  Djeyhan, 
■chp.ir,8.  <>ü  il  eut  une  entrevue  avec  Skieros.  *  S'etant  entretenus  de  leurs  affaires, 
ils  se  sepai'erent  apres  avoir  convenu  d'une  nouvelle  reunion.  En  effet 
Skieros  retourna  encore  une  fois  aupres  de  lui ;  mais  lors  de  cette  entrevue 
Phoeas  fit  saisir  Skieros  et  l'envoyer  dans  la  forteresse,  oü  se  trouvait  sa 
femme  et  oü  (Sklöros)  fut  enfermö;  il  lui  dit  :  «  Tu  demeureras  tel  que  tu  es 
dans  cette  forteresse,  oü  se  trouve  ma  l'cmme.  Lorsque  j'aurai  atteint  mon 
but  et  que  je  me  serai  empare  de  l'empire,  j'aecomplirai  les  promesses  quo 
je  t'ai  faites,   et  je   ne  te  tromperai  pas.    9  Bardas  Phoeas  se   revolta  alors 


[215]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  DANTIOCIIE.  423 

4iy»   ^tc-  "*  ~\J\  *  ^JLJI    jlc  '-cln.jVI    ry_  *^LJl;    ^    x  l&^j    jLaJL    ^lüJI  ^i^ 

Cjhj    yJl    15^^    <_^[-?    'vjJ^    (J!    (\3_/'    -^    '-^•J    ijLHij     ^-x — j     *_—    ö-    JjVl 

Sjl^lji  15~^  j-*^.  14*'^  pAj  (j-jjl  diL.  ^1  jLji  *  13ji  12^|  üjj^l  Cfiji  *  Rp.  rr. 

jl^j    <uiic-    <i\    ly(**J    ü%    eW    j»L-J    -A-»^u    jl    <*~^    18-^r^    j^    -^»    ^LJl    *    JL-l>  *  S  p.  141. 
.Aju      U-S      ciiLJl  '  <J — >li  Ol     Ai>  Ij     4ilo     JjJJujuYj     **lyZ       Jl     jy<J_j     V    Äi«*>     (j»J  Jl  *  P  f.  49. 

23cJ>j   «£»1       <J!       ^^l-j    *JLd    <j_pj    jj*    /vf*J    JlLJl    20lj-Uftlj   iäiUlj    ijLL. 

1.  BLSCli  ^zij.  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  C  *.*tj)lj*j.  —  4.  C  om.  ^y.  —  5.  BCh 
om.  dep.\  —  6.  BLSCh  om.  —  7.  BLSCh  XJjjJ.  —  8.   CCh  ^Lj^j,^  L     JCjj~.^ä!|. 

—  9.  BS  Jäs^-Ij.  —  10.  P  -^.  —  11.  PR  o,  Jüj  B  oiü.  —  12.'  P  om.  —  13.  S 
i»l.  —  14.  P  »Ijj>.  —  15.  S  &.  —  16.  P  kji-42}.  —  17.  BCh  jJie..  —  18.  BLSCh  Lp.!. 

—  19.  BLSCh     -»..  —  20.  BLSCh  t.j^c..  —  21.  C  _L.,!  v.  —  22.  BCII  add.    JU—Ij 
v^XUl.  —23.  BS  0-J4,. 


ouvertement  et  se  fit  proclamer  empereur,  le  mercredi,  jour  de  la  fete  (de 
l'Exaltation)  de  la  Croix,  quatorzieme  jour  du  mois  d'ai'loul  (septembre)  de 
l'an  1298,  qui  correspond  au  dix-septieme  jour  du  mois  de  djoumada  I  de 
l'an  377  (de  l'hegire)'.  II  s'empara  du  pays  des  Grecs  jusqu'ä  Dorylaion 
(Dorylee)  et  jusqu'au  rivage  de  la  mer;  ses  troupes  pousserent  jusqu'ä 
Chrysopolis. 

La  Situation  etait  devenue  grave  et  l'empereur  Basile  en  etait  preoccupe 
ä  cause  de  la  force  de  ses  troupes  et  de  l'avantage  qu'il  avait  sur  lui. 
Les  caisses  etaient  vides.  Dans  ce  besoin  pressant  (Basile)  fut  contraint  de 
demander  secours  au  roi  des  Russes,  qui  etaient  ses  ennemis.  Le  (Russe)  y 
acquiesca;  apres  quoi  ils  firent  une  alliance  de  parente,  et  le  roi  des  Russes 
epousa  la  soeur  de  l'empereur  Basile  ä  la  condition  qu'il  se  ferait  baptiser 
avec  tout  le  peuple  de  son  pays.  Le  grand  peuple  des  Russes  n'avait  ä  cette 
epoque  aucune  loi  ni  aucune  foi  religieuse.  Par  apres,  l'empereur  Basile  lui 
envoya  des  metropolites  et  des  eveques  qui  baptiserent  le  roi  et  tout  le  peuple 
de  son  pays;  en  meme  temps  il  lui  envoya  sa  soeur  qui  fit  bätir  plusieurs 
eglises  dans  le  pays  des  Russes. 

1.  14  septembre  987. 


424  HISTOIRE.  .  [216] 

fjj\    J\~s.    J\    v^iU^j   t^A   ^jj\    J-^>-   Zjijj   £->iß\   ^    W^    J^""'1    ^3 

AJy*J>\   J   [^3  fe  3u"ul   ^    ^  2(n~e4    ^ry3   ldLUI   ^ru   ^ 

»Bf.  109'.  ^1     J>\y&    JL.     &Lj    j>J\     "^      '    Je      5J-.lj     JyJ)     ^\     Je     \j^Ji 

ajI^Ij  <r;.W;W„;H  8t-u  y&  Js.  ^-liül  7J^?-  JjJ  A»  "^^  ^r-1:  ^J 

^äJl    J    1(\)    C}U    <*.   JLi    J)jM    Je    154,    Jbii*    AJ\   Ö.U    v^U    13ij^Jl 
*  S  p.  142.  \yü    ^fja    , äJI   j    cA-^^Jl     X1  LSf~^    Cxk^*^    "^^     ^J    ^    *"    J^"J    ^"J^ 

*Chp.l69. 

j*Ji  j  ^UiJ!   ^  viUJI  Ju-L  jSLx-  jlyk-l  JUJ1  j  pp.  cUrl»  j^jaj  ^JjjlkJi 

1.  P  J~Jj.  —  2.  P  .$U=>.Lj.  —  3.  BCh  jy-Ujä)!  'semper.  —  4.  BLS  Js^j~>jdJ 
CCh  J-y^J  p-.  —  5-  BRCh  add.  ,_t-CLM.  —  6.  BLS  ^iäj&JI  semper.  —  7.  BCh  ora. 
_  8.  S  iöjJI.  —  9.  P  t^.yS  S  w^'lji.  —  10.  BCh  i^y3.  -  11.  15  sUi)t.  —  12.  LS 
-jjJtj,  —  13.  BLS  »>>)=rM-  —  14.  BLSCh  om.  —  15.  B  »J^-L  -  16.  BL  om.  — 
17.  Ch  U.U..,U»JJI. 

La  question  du  manage  ayant  ete  conclu  entre  eux,  les  troupes  russes 
arriverent  aussi  et  apres  s'etre  jointes  aux  troupes  des  Grecs,  qui  etaient 
avec  l'empereur  Basile,  se  mirent  en  marche  tous  ensemble  pour  attaquer 
Bardas  Phocas  par  terre  et  par  mer,  vers  Chrysopolis.  (Ces  troupes)  vain- 
quirent  Phocas;  et  Basile  s'empara  du  littoral  et  saisit  tous  les  bateaux,  qui 
etaient  ä  la  disposition  de  Phocas. 

Lorsque  les  troupes  de  Phocas  se  trouvaient  dans  les  environs  de  la  ville 
de  Constantinople  apres  s'etre  empare  du  pays  de  TOrient,  l'empereur  Basile 
avait  envoye  le  magistros  Taronite  par  mer  ä  Trebizonde,  oü  il  rassembla 
im  o-rand  nombre  (de  guerriers)  et  d'oü  il  se  dirigea  vers  les  bords  de  l'Eu- 
phrate.  Quant  ä  Bardas  Phocas  il  envoya  son  fils  Nicephore,  le  fourbe  an 
col  tors,  aupres  de  David,  roi  de  la  Georgie  et  maitre  de  la  ville  d'-al-Tai ', 
pour  lui  demander  du  secours  contre  le  Taronite.  (David)  expedia  avec  lui 
♦Chp.ico.un  de  ses  serviteurs  avec  mille  'cavaliers;  avec  celui-ci  marcherent  aussi 
dcux  fils  de  Baqrath  (Bagrat),  patrices  et  maitrcs  d'al-Khalidiyat  %  avec 
mille  cavaliers.  Ils  atteignirent  lc  Taronite,  et  le  mirent  en  der oute.  Mais 
ä  cc  moment-lä  leur  parvint  la  nouvelle  de  la  victoire  remportce  en  mer  par 

1.  V.  Rosen,  208-209.  —  2.  V.  Hosen,  70-81,  note  12. 


[217]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D  ANTIOCHE.  425 

Jjflfl  '      <"    (_$-*J^        ^X~jJI     J>J>J       JjjÜaJI  <*iy>    ^    *j^«    üljl     L«    \^*&     As    »jil     <vlfr  *   R  p.  IT. 

JlaI    v«   icUj>-  Üa.1      c-c-lj   <^j>_   ^1   ,_j   «usjLiL    jl       (Jl    ^-L=>o    «cl    •wfcjlj  i,-uJI 

j-^     151yi)j    t/jj^     J^^f     J3     LvA^Lc.     J    j^kk-J    Sji-Ij     dlUI     Ju»l     ryi-3     *  *  P  f.  49-. 

1.  PBLS  ^Ljj~,j=A  CCh  Jo^^..  —  2.  BP  ^C;^!  S  ^}^-l  —  3.  BPLS  uj.  — 
4.  S  /l~*Jl.  —  5.  BCh  crÄSJl}.  —  6.  BLS  ^.^iJ!  saepe.  —7.  P  o-o^_j  BLSCh 
jK\.  —  8.  BLSCh  add.  ^U  ■*■».  —  9.  BLSCh  om.  trois  mots.  —  10.  BLSCh  v~, 5.  — 
11.  B  om.  — 12.  C  n_i  ^t".  —  13.  C  om.  ^.  —  14.  BCh  om.  ab  .iC).},.  —  15.  P  jälJ3. 


les  troupes  de  l'empereur  Basile  sur  Phocas  ä  Chrysopolis;  aussitöt  le  ser- 
viteur  de  David  le  Georgien  retourna  dans  son  pays  avec  ses  hommes,  les 
deux  fds  de  Baqrath  en  firent  äutant.  Ils  s'excuserent  aupres  de  (Nicephore), 
disant  qu'ils  avaient  accompli  ce  qu'il  avait  reclame  d'eux,  c'est-a-dire  qu'ils 
avaient  battu  le  Taronite.  Les  soldats,  qui  etaient  avec  Nicephore,  fds  de 
Phocas,  s'etant  disperses,  il  se  dirigea  aupres  de  sa  mere,  qui  etait  dans  la 
forteresse,  oü  Skieros  se  trouvait  enferme. 

Entre  temps,  Bardas  Phocas  ecrivit  ä  son  fds  Leon,  qu'il  avait  laisse  ä  sa 
place  ä  Antioche,  lui  ordonnant  d'amener  par  douceur  le  patriarche  Agapius 
ä  sortir  de  la  ville  afin  d'eviter  ses  machinations  contre  lui.  Leon,  lui  ayant 
donne  ä  entendre  qu'il  avait  besoin  de  lui  parier  au  sujet  d'une  afTaire  qui 
le  preoccupait,  l'invita  ä  faire  une  promenade  ä  cheval  en  dehors  de  la  ville 
et  il  invita  en  meme  temps  nombre  d'habitants  d'Antiodie.  Leon  revint  ä 
Antioche  et  empecha  le  patriarche  Agapius  et  ceux,  qui  etaient  sortis  avec 
lui,  d'y  rentrer.  Cela  eut  lieu  le  samedi  huitieme  jour  du  mois  d'adhar  (mars) 
de  l'an  1300,  qui  correspond  au  vingt-troisieme  jour  du  rnois  de  zou-1-qadah 
de  Tan  378'. 

L'empereur  Basile  et  son  frere  Constantin,  s'etant  mis  en  marche  avec 
leurs  troupes  et  Celles  des  Busses,  rencontrerent  Bardas  Phocas  ä  Abydos, 

1.  Probablement  il  faut  voir  ici   «  le  2  mars  989  ».    V.  Rosen,  209,  note  163. 

PATR.   OR.  —  T.    XXIII.   —  F.   3.  28 


426  I1IST0IRE.  [218] 

v^j  ^  t-  fj*Jl  6j«  jjJü-  JU  dAd  ya   fcJI  j»  jL.J  5j.  y*  4^U1 

♦  Sp.  143.  j^    <W-j    'SAa-lj    C»    4jUat   iA«  CJOJ    Ij.   ^lj   C-l.kia-.iSl   J\    <~.\j    J.*^-_)    OLlLj 

<JI    jMi-li   Jl£tVI   ^  °lJ>}jy.LJ\    cJ&\    *>&  8erUi)l   j-i^   \Aj*>t    cUfl   j^3 

^_aL-     L.    JU     JC    *J    rci-a>3    •CtÜ?     J>\    ^-Jr-J     J     Jr*^.     V^    £*    *^    -^J^.    j^    j 
*Rp.  Tf.  US\    ö.     JjVI     ^y     J.    *    jts-    ^jUJl    W*JI     f_y_     16*Aj»-J    JC    ^r^VI    ^jiiJI     £>j 

ijLllj     \*x_^_5    *_>"   <C—    v*?"-'    t>f~-°    _^*J       A»-lj       aJUIITj 

L  s  y->!.  —  2.  P.i.  —  3.  Byk..  —  4.  BCh  oJU.  —  5.  C  om.  iJj'.  —  6.  BCh  om. 
—  7.  P  ^  —  8.  BLSCh  j...i  Jjl^l  ^.v--  Uj.  —  9.  BLS  ^j&LJ)  et  inrra.  — 
10.  BLS  om.  —  11.  ß  \y&i\j.  —  12.  BLSCh  iJsJi\  et  infra.  —  13.  C  add.  o,CLJI.  — 
14.  C  Lr-^.  -  15.  BLS  XCUI  J~b  j^l  sjXUI  y^i-J  Jl  y-jijiiäJl.  -  16.  S 
Jb>..  —  17.  P  >JUL}.  —  18.  S  J^-Ij..  —  19.  B  add.  SjUaJl  c^  ^  Ijj  U. 

situe  pres  du  rivage  de  Constantinople ;  ils  vaiuquireat  Pliocas,  qui  fut  tue 
le  samedi  treizieme  jour  du  mois  de  nisan  (avril)  de  la  meme  annee,  qui 
correspond  au  troisieme  jour  du  mois  de  mouharrem  de  Pari  :J79 ' ;  sa  tete, 
apportee  ä  Constantinople,  y  fut  promenee  ignominieusement.  La  revolte 
de  (Phocas)  avait  dure  im  an  et  sept  mois. 

Lorsque  la  nouvelle  de  la  mort  de  Bardas  Pliocas  parvint  ä  sa  femine, 
die  mit  Skieros  en  liberle,  autour  duquel  se  grouperent  tous  ceux  qui  s'etaient 
icvoltes  avec  Pliocas  contre  l'empereur  Basile;  alors  (Skieros)  chaussa  le 
soulier  rouge.  Nicephore,  au  col  tors,  fds  de  Bardas  Phocas,  emhrassa  son 
i)arti.  Sur  ces  entrefaites,  Constantin  euvoya  aupres  de  Bardas  Skieros  un 
messager,  (en  lui  promettant)  d'etre  Tintermediaire  entre  lui  et  son  fröre 
Basile  dans  son  retour  ä  l'obeissance  ä  l'egard  de  (rempereur),  —  que 
(l'empereur)  lui  pardonncrait  toutes  ses  demarchos  passees  ainsi  qu'aux 
rebelles  qui  avaient  embrasse  son  parti;  il  lui  garantit  an  nom  de  (l'empereur) 
la  bienveillance  completc.  Apres  avoir  aeeepte  cela,  | Skieros)  öta  le  soulier 
rouge  le  vendredi  onzieme  jour  du  mois  de  lichriu  I  (octobre)  de  Tan  1301, 
qui  correspond  au  premier  rcjcb  de  lau  'M\)~. 

1.  13  avril  ii89.  —  2.  Ces  dates  ne  concordent  pas.  V.  Rosen,  212,  note  167;  le 
11  octobre  OSO  (le  vendredi  ne  correspond  pas  au  premier  rejeb  379,  mais  au  septieme 
jour  de  ce  mois). 


[219]  DE  YAHYA-1BN-SAID  D'ANTIOCHE.  427 

2VH  df.   i>-M   ^J  i^~'.  J^JJ  ^\    *  ^  Ji  ^J    ö^2-»   'v^l»       «chp.170. 
ali-1   ^jj    ^>^»    ^jjMUI    ^j^J   dUJI    J^L    J»,   j|    jb   3JUJ1    o-^Jj 

<C_=-   a^»j    «uLslj   (_j-V£iJi    ,j»j_^    ^    jy^    \&   t<lL&5   i»j-Vi)l 

jjlilJI     Jioj     iilkl      JäI      14U*      *-^lj     '      13S)AÄi     jl    ^      , --JU      ' -/»^JLJl  *  S  p.  144. 
"  e  '  '    "  „  '  »  t  p  *  P  f.  50. 

16j-  lojJUI  as-VI  f_y.  yj  jUVL  ^-.UJI  ^1  '*  J  ^[5  *  -Li  Ä*J  ü^lrlSj  fcj  **  b  f.  100. 
^V^j    £_,"    C    s_^>-j    ^y    ^JL     cJs    _jäj    a=-Ij    iJLllj    j_ä)I    ö-      \jW    üir^" 

1.  B  tyaJj.  —  2.  P  om.  quatre  mots.  —  3.  S  JU^'.  —  4.  P  .,LU3  BLSCh  om.  — 
5.  B  iSfc.  -  6.  PR  ^»U^l.  -  7.  BLS  c,UJJ5.  -  8.  BLS  om.  -  9.  LSCh  J*|.  - 
10.  S  \*jre.  —  11.  PLS  o/^'j-  —  12.  S  jjJL-J!.  —  13.  BCh  om.  —  14.  BCh  J). 
—  15.  P  ^JuÜI  C  ^Jli'  L     JU)I.  —  16.  C  om.  —  17.  C  ^OH. 


Puis  l'empereur  Constautin  l'amena  aupres  de  son  frere  *  Basile,  et*chp.i7o. 
(Skieros)  lui  fit  sa  soumission  '  et  baisa  la  terre  devant  lui.  11  fut  decide 
que  l'empereur  Basile  accorderait  ä  Bardas  Skieros  la  dignite  de  curopalate, 
et  donnerait  d'autres  charges  ä  son  frere  et  ä  tous  ses  partisans  et  serviteurs; 
il  lui  assigna  ä  titre  de  fief  les  provinces  d-al-Aminafouin  et  de  Ba'ban2  avec 
ieur  impöt  de  capitation  et  l'impöt  foncier  en  sus  de  ses  biens  d'autrefois. 
Ayant  pardonne  (egalement)  ä  Nicephore,  fils  de  Bardas  Phocas,  il  le  gratifia 
d'une  propriete  importante. 

Quant  ä  son  frere  Leon,  fils  de  Phocas,  il  persista  dans  sa  revolte  ä 
Antioche;  retranche  dans  une  tour,  situee  dans  la  plus  haute  partie  de  la 
muraille,  du  cöte  de  la  montagne,  il  la  fit  fortifier.  Autour  de  lui  s'etaient 
groupes  bon  nombre  d'Armeniens  et  de  Musulmans,  il  fit  appel  aux  musul- 
mans,  en  les  priant  de  lui  preter  secours.  Mais  les  habitants  d'Antioche  se 
reunirent  contre  lui,  et  les  exiles  y  entrerent  egalement.  Ayant  combattu 
(Leon)  pendant  quatre  jours,  ils  le  firent  descendre  (de  la  tour)  le  cinquieme 
jour,  en  lui  promettant  sa  gräce.  Cela  eut  lieu  le  dimanche  troisieme  jour 
du  moi  de  tichrin  II  (novembre)  de  Tan  1301,  qui  correspond  au  vingt- 
quatriemejour  du  mois  de  rejeb  de  Tan  379  \  Sur  ces  entrefaites  l'empereur 

1.  Litteralement  :  «  marcha  sur  son  tapis  ».  —  2.  V.  Rosen,  212-213,  note  169.  Dans 
le  premier  nom  Rosen  veut  voir  «  Armeniaques  ».  —  3.  Le  3  novembre  989.  Mais  cette 
■date  correspond  au  30  rejeb  379,  mais  non  au  24.  V.  Hosen,  225,  note  173. 


428  HISTOIRE.  [220] 

ö'.   oS^   J-o-=-j   iplial   ^J[  (j-Ja—p-UI  jgp^JI    *JiJls>c~.  di-UI   JL-l   ÄiJlj   'iJLUT) 

8-\J    J    flÄj|    4^3    7iiliJ    ^   iUj   6d^kJl    (j-j-lel    ^    ^iUJI    JL-l    5*Sj 
<ic    k^XjJ   (j   fcr*-JI   joj  <1~.       ^ic-    L>*l    10C-,y!    (j   JJLay   «Jj  *.:.l»:U...äll   9oljlo 

4j    Jj-Laj    *-J*    jLaJI    j^   ili    L-i    c-!o    S}^±J!    ctUr    jl       ctÜJI    0L-l      ~£ 
r  p.  fo.  *_~JI   jji  ^iJI  ,3      ^yj^U-l   *\S\j  ^**il  l-i*  ,j   17-Ct  *J!   kiJj  i.oii«  1<-,^jL>lc 

1.  BCh  om.  dep.  _,aj.  —  2.  BCli  JV^*3-  —  3.  BLSCh  ^liyJ'.  —  4.  BCh  iJ.il  S 
Sjj.il.  —  5.  C  w-*«j.  —  6.  BLSCh  I/ILI  ^tSßJhi.  —  7.  BLSCh  om.  —  8.  CCh  ^£X=J. 
—  9.  P  O.bi.  —  10.  BLSCh  IJjJI.  —  11.  Ch  i^&b$1.  — 12.  CCh  ^Jlo.1.  —  13.  BCh 
_Ud.  —  14.  CLSCh  i/jj.  —  15.  BCh  om.  —  16.  ,C  0^>  —  17-  Ch  om.  —  18.  B 
•  rjjJ'Usl.  —  19.  C  JJ^»\>  Uji.  —  20.  BCh  om.  dep.*. 


Basile  envoya  ä  Antioche  le  magistros  Michel  Bourtzes,  qui  amena  Leon,  fils 
de  Bardas  Phocas  (aupres  de  Basile),  et  l'empereur  l'exila  dans  la  ville 
d'A.  z.  r.  liyah  '. 

Puis  l'empereur  Basile  punit  le  patriarche  Agapius,  qu'il  exila  d' Antioche 
et  interna  dans  un  des  couvents  de  Constantinojile,  apres  douze  ans  de 
patriarcat.  Le  motif  de  son  mecontentement  contre  lui  etait,  qu'apres  la 
defaite  de  Bardas  Phocas,  il  avait  trouve  dans  un  des  coffres  de  Bardas  Phocas 
une  lettre  adressee  ä  ce  dernier  par  le  patriarche  Agapius,  (lettre  oü)  il 
approuvait  son  plan  et  oü  il  l'encourageait  dans  une  affaire  au  sujet  de  laquclle 
celiii-ci  lui  avait  demande  conseil,  et  que  la  lettre  mentionnait  sans  s'expli- 
quer  clairement.  L'empereur  Basile  comprit  alors  que  ce  conseil  concernait 
la  rcvolte,  que  (Bardas  Phocas)  avait  meditec  contre  lui;  il  y  trouva  la 
confirmation  des  indications  precedentes,  qui  lui  etaient  parvenues  dans  ce 
sens  au  sujet  de  (Phocas).  Agapius  resta  en  exil  moins  de  sept  ans,  pendant 
lesquels  il  faisait  les  ordinations  pour  son  diocese;  et  ses  ordres  y  ötaient 
executcs. 

La  quatorzieme  annee  du  regne  de  Basile,  c'est-ä-dire  en  l'an  3792,  a 
Cnnstantiuoplc    se    produisirent   des    grands    trcinhleinents    de    terre,    oü    le 

1.  IVut-ütre  ■•  Dorilee  ».  V.  Hosen,  225,  note  174.  —  2.  11  avril  989-30  mar.s  990 


15- 


4, 


50v 


DE  YAIIYA-IBN-SAID  D'ANTIOCHE.  429 

Lij^    L=-l    <_-o    j^.\?   Ijj    *>$_)   £«.JLic    JjVj    <jJa.')i?>..ö'll 

^!l     IsSjJ     *Ja£-      U     liw     Ls-I     ^    (jlUl      iAp-J      l^liCw  .1fr  '£-V~.JLJ   *   S  p.  145 

<tiC,L       -y,     jL&     ölill     CJI     ,j 

-^     ^    ^kJ    6J^     ^U     4jb^JI    viU-    ajla     ^    viUJl     JL.L     J&j 

J_^>_    jlj        i j^jJIj    ifeÜJI    i]     14J->oj    13ruLJIj    jiJI    Ju~l    (ilLJl    ^    jbj9^    **Chp.l71 
JiL»>_)      \sf-   i>Jj      Vj   *J  -»Jj  Vj  ^^-o  jc^JS  y&  il   <xL  Jl   4sU*      <Tj^  ju.   üi>i  »  p  f, 
aiSUj  Aju  j>UI  ^01j_J_^_  jl  J  ^  j^y>j  A^Jlfr  Jiä-Ü!  ^Cyi».  ^Jl  b'Ujj  18iU;|  j 
"CjJj>  "  _>Lt>   aJ|  ~  ÄiL'lj  ■^%)bj>   <ijo-j  JuwL  iJUI     _jÜ  ,j  *i«s    «.5«^  (V-31*  *  (*r3"^' 

1.  P  Spj**».  —  2.  BCh  \sy*>  UJ  J,  JLä-  U  —  3.  C  om.  a-CU  —  *ij|  Jj.  — 
4.  BLS  jl.j^l  P  ^'j^l  et  inrra.  —  5.  BLSCh  add.  'L>^.  —  6.  C  ^1  Ch  ^Jt.  — 
7.  LS  .oGJUA  —  S.  P  *«ÖU^!.  —9.  BLSCh  ^JiyJ!  et  inrra.  —  10.  BLSCh  ^.C- 
*»jj*J.  —  11.  Codd.   Ufeä.  —  12.  P  add.  ^.  —  13.  S   JU".    —  14.  BS  Jooj.  — 

15.  P  ^  LS  JZ.  —  16.  BLSCh  add.  a-v  jJ,  J  ^53  J  it.  —  17.  BLSCh  om.  dep. 
3'.  —  18.  B  ilüt.  -  19.  BPLS  Uy**..  —  20.  R  yl~J.  —  21.  P  »Ulj.  —  22.  BLSCh 
l^U.  —  23.  B  JlÜI,.  —  24.  P  s_,U. 


tiers  de  l'eglise  de  Sainte-Sophie  s'eflbndra;  ä  Nicomedie  plusieurs  maisons 
s'ecroulerent  sur  les  habitants.  Puis  l'empereur  fit  reconstruire  dans  Sainte- 
Sophie  ce  qui  etait  tombe;  il  la  restaura  et  la  retnit  dans  l'etat  primitif; 
cela  se  fit  dans  la  dix-huitieme  annee  de  son  regne. 

L'empereur  Basile  garda  rancune  ä  David,  roi  des  Georgiens,  maitre 
d'al-Tai,  ainsi  qu'aux  deux  fils  de  Baqrath  (Bacrat),  maitre  d'al-Khalidiyat, 
parcequ'ils  avaient  secouru  Phocas;  il  envoya  des  troupes  pour  les  attaquer 
sous  le  commandement  du  patrice  nomme  Djakrous;  celui-ci  s'etant  mis 
en  marche  contre  les  deux  fils  de  Baqrath  (Bacrat),  tua  l'aine  et  envoya 
le  cadet  en  exil.  Quant  ä  David,  roi  des  Georgiens,  il  demanda  ä  l'empereur 
Basile  pardon  et  gräce,  lui  promettant  obeissance  et  soumission  *  et  qu'apres  *Chp.  1:1 
sa  mort  ses  etats  seraient  annexes  ä  son  empire  car  il  etait  tres  avance  en 
äge,  n'ayant  ni  fils,  ni  autre  successeur;  il  priait  (l'empereur)  de  l'autoriser 
ä  envoyer  aupres  de  lui  ses  hauts  dignitaires,  afin  qu'il  regüt  leurs  serments 
et  qu'il  s'entendit  avec  eux  sur  les  garanties  ä  donner  pour  qu'apres  la  mort 
de  leur  souverain,  ils  lui  remissent  le  pays.  En  approuvant  la  maniere  d'agir 
(du  roi  des  Georgiens),  l'empereur  Basile  lui  confera  le  titre  de  curopalate 
et  lui  envoya  des  vetements  somptueux;  celui-ci  apres  les  avoir  endossös, 


'30  H1STOIRE.  [222] 

Ijji-J      4^yL)l     ^jJJl         ^(^-Jl      ^^r"^     <J~» '«     ^iU*Jl     JUli'j  ,-UflJl     jL^ac     Jju      ,_jj 

*  s  P.  146.  J    jJI    *jj\     '   JLcl  ^J^j  ^Ä^CjjJL«    -U>     J    10^^=-1j  *   9ot«s^   fj^l    -U> 

**Rp.  n.  *  . 

Ijjj     "»jLlLj      .V)l*>*     t—     (J      'Way.i      ^!l      TT^p-J      (**J  J^     <iU*Jl      JL-,1)      ^Ät»  ^jyÜI 

c 

1.  BLSCh  l,~Ji.  —  2.  LSCh  J*5j.  —  3.  CCh^CJJl£  —  4.  B  ^j^l  P  j'jJäJ'- 
—  5.  B  «eUa..  —  6.  C  *aoUlj  ^iSb  ^Jl.  —  7.  BLSCh  ^UyJl.  —  8.  P  ^t.  — 
9.  P  olcUi.  —  10.  BLSCh  lytj.  —  11.  BCh  ^-CÜU  LS  ^-CijJUü.  —  12.  BLSCh 
w^JI.  —  13.  C  O-j.  —  14.  BLS  j^.SäJI.  —  15.  BLSCh  ^bJäJ,.  —  16.  BS 
^j&uJ!  et  infra.  —  17.  L'SCh  ^jJU  —  18.  BCh  add.  ojCUi.  —  19.  C  J  ^jjj-  — 
20.  R  ,jJ-^~J.  —  21.  B  te^j.  —  22.  P  iio^Jl. 


fit  prier  (ses  pretres)  dans  son  pays  pour  l'empereur  Basile  et  envoya  le 
catholikos  de  Georgie  avec  plusieurs  hauts  officiers  de  son  pays  aupres  de 
lui.  (L'empereur)  leur  confera  des  dignit.es  et  les  combla  de  faveurs;  apres 
quoi  ils  s'en  retournerent  tous  aupres  de  David. 

üurant  la  revolte  de  Phocas,  et  alors  que  l'empereur  Basile  etait  occupe 
ä  le  combattre,  les  Bulgares  avaient  profite  des  circonstances  pour  piller  le 
pays  des  Grecs  ä  plusieurs  reprises  et  le  ravager  jusqu'ä  la  ville  de  Saloni- 
que;  en  meme  temps  ils  avaient  envahi  les  provinces  occidentales  (de  l'eni- 
pire)  grec.  Apres  s'etre  prepare  ä  la  guerre  contre  eux,  l'empereur  Basile, 
en  l'an  380',  marclia  vers  D.youthmah2,  oü  s'etait  etabli  Skieros.  (L'em- 
pereur) y  rassembla  les  troupes  et  demanda  ä  Skieros  de  l'accompagner  dans 
sa  campagne.  Mais  lui,  ainsi  que  son  frere,  etaicnt  malades  et  infirmcs. 
Skieros,  apporte  sur  le  brancard  aupres  de  l'empereur,  se  jeta  ä  ses  pieds. 
Voyant,  dans  quel  6tat  il  se  trouvait,  (l'empereur)  lui  ordonna  de  rester  a 
la  maison  et  lui  fit  don  d'un  quinlal  de  dinars  pour  faire  la  cliarite;  apref  ■ 
quoi  l'empereur  marcha  contre  les  Bulgares.  Quelques  jours  apres,  Sklöros 
mourut,  sa  mort  eut  lieu  le  mercredi  scizieme  jour  du  mois  de  zou-1-hidjali 

1.  31  mars  990-19  mars  991.  —  2.  C'est  «  Didymotichon  ».  V.  Hosen,  227,  note  181. 


0 


o, 


51. 


223j  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHK.  431 

2Ciül    Jr..la.,ia...:>    *y=-\    O^J    '^JLllj    t>;>'-<"     t-    *w«J1    t5^    Cr0    '-^     ^    J^    k-*^ 

^yb    ^JÜ!    <_^    ^1    Kilelj   (^ClL.   #   jJ$    (vjaj    >UI    dlUI    JL.I    Jäj        *  Bf.  uo\ 
J   8C*l^    7JL.l.    fl»lj    G£f>JUl    *<!*,    Ja-ij   «-**?-    v^u    5^_^1    4cJ»i 
lljji   10>U1  jJL  ^jl>1  Jl  £>■  cbül  J  jl^  j~-  £J  55-  p»^  9CjUj 

U   IfL.   wj^p-lj   ly-^-;    vili*i   <*ö*ä*-   0-*   ö^2^  *-**   *-^   *"**  <3  £r*J  ^'  t£~J-5 

aIjÜ    "   ^    ^    UJj    ÄSjJÜl    *    rU~*   V^l    ijU*  Jl    alc   «Jtf    aJjjJI   ci^    12Ub         wih'HS 

1.  BCh  om.  dep.\  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  B  om.  dcp.*.  —  4.  C  o^j-  —  5-  BLSCh 
^-JijLiJI.  —  6.  P   U^-M.  —  7.  B  add.  sjAA  —  8.   P  >^~Ji>.  —  9.  P  Ujij.   - 
10.  P  jiyJI.  —  11.  Ch  !_,_)*>   P  om.  —  12.  C  sequentia  om.  —  13.  P  w^p*  R  sJ^s^. 
—  14.  BLSCli  om.  quatre  mots.—  15.  BLSCh  add.  ii.Si]  X^^o. 


de  l'an  .380'.  Son  frere  Constantin  mourut  aussi  cinq  jours  apres  lui.  Entre 
le  meurtre  de  Bardas  Phocas  et  la  mort  de  Bardas  Skieros  il  s'etait  passe 
moins  de  deux  ans. 

L'empereur  Basile  rencontra  les  Bulgares  et  les  mit  en  deroute ;  apres 
s'etre  empare  de  Leur  roi,  il  le  ramena  dans  la  prison,  d'oü  il  s'etait  evade, 
tandis  que  le  chef  de  ses,  iroupes  Komitopouls  s'ecliappa.  (Basile)  s'assujettit 
le  royaume  de  Bulgarie.  Pendant  quatre  ans  Basile  s'occupa  ä  leur  faire  la 
guerre  et  ä  envahir  leur  pays.  Pendant  l'hiver  il  marchait  sur  les  provinces 
les  plus  eloignes  au  pays  bulgare,  les  envahissait  et  y  faisait  des  prisonniers. 
Durant  ce  temps  il  s'empara  par  la  force  de  nombre  de  leurs  forteresses, 
conservant  les  unes  et  detruisant  Celles  qu'il  ne  pensait  pas  pouvoir  garder. 
Parmi  les  localites  ruiinies  par  lui  se  trouva  la  ville  de  ßaria  2. 

Quant  ä  Charaf-ad-Daoulah,  il  reprit  la  guerre  contre  son  frere  Camcam- 
ad-Daoulah.  Lorsqu'il  se  fut  approche  de  *  Bagdad,  la  plupart  des  troupes  'Chp.m. 
de  son  frere  se  rendirent  ä  lui  apres  avoir  obtenu  l'aman.  Alors  Camgam-ad- 
Daöulah  effraye  sortit  aupres  de  (son  frere),  en  recherchant  uue  entrevue 
avec  lui.  Lorsqu'il  fut  arrive  aupres  de  lui,  (Camcam),  apres  l'avoir  saisi, 
lui  fit  crever  les  yeux.  Puis   (Charaf-ad-Üaoulah)  marcha  sur  Bagdad,  dont 

1.  6  mars  991.  V.  Rosen,  228,  note  182.  —  2.  Verria  on  Berrhoea.  V.  Hosen,  228-231, 
note  183.  Schlumberger.  L'Epopee  byzanüne.  II,  Paris,  1900,  54,  note  1. 


432  H1ST0IRE.  [224] 

^JUllTj    /^«—j    *—    t—    (J    lj.5C.Lj    al-Vi      Jl    jLj      <L— j    4-At    (_rk-9    nXt    0Li3- 

Rp.  TV.  4J^-         ij*      <£j&    <S^3    jj-a»-     ijUJI     ^s     ijLi.lj     (j^^-3    j^**     ^    Jj 

fjU-  ^1  j.L  vJ_>»>_  jUl  a>_  J  jl^j  *L^=-  cliftj  <öy.  J  Uc  Jy  iJLllj  j^«*— j 

aJÜL   jjjjJI   Jii"   ,>  8Ülj  ^   »Islj  <d*l   j^  ^Ls-  liiL)  *hä» 

,__yijVlj    *L !1    C    vl)jj**-lj    j^    ij^*    (_L>    'L«_JI    J^«    -rj*~5    cÜTT^     ^"-'    ls!    ^~*        J- 

Jj,_   Jj  Lridl!    Jvi-l   UZ*.*Ä\,   C^JS  f^  fjU  l3jp»JJ  <y  ^vö  j^j  UjU!  Oj^a-l 

1.  PLSB  iLi,j.  —  2.  BLSCh  Jy-L.  —  3.  B  \yb\.  —  4.  BLS  JUI.  -  5.  Codd.  RCh 
.^vCls".  —  6.  LCh  jj;  —  7.  S  ä*~».  —  8.  P  LJjlj.  —  9.  BLSCh  om.  —  10.  S  Jj>.  — 
11.   P  »iÖ.s-1.  —  12.   P      Cj.  —  13.   PR  LsM.  —  14.  R  i=r**!b  S  *=A>. 


il  s'empara  en  l'an  377' ;  en  meme  temps  il  envoya  (son  fröre)  ä  Chiraz,  oü 
il  l'emprisonna  dans  une  forteresse;  apres  quoi  il  s'empara  de  Chiraz  et  de 
Bagdad. 

En  Tan  378  ■  les  Maghrebins  s'emparerent  de  la  forteresse  de  Wadi-1- 
Qoura,  situee  dans  la  province  du  Iledjaz.  Voilä  l'liistoire  de  la  prise  de 
(cette  ville)  :  Yaltekin  al-'Azizi,  fit  le  pelerinage  d'Egypte  ä  la  Mecque  en 
l'an  377  \  ä  son  retour  il  attaqua  (Wadi-1-Qoura)  et  detruisit  sa  forteresse, 
qui  etait  aux  mains  d'un  homme  nomine  Ibn-Abou-Hazim.  L'ayant  tue  ei 
s'etant  empare  d'un  grand  uombre  de  ses  habitants,  il  y  resta  comme  gou- 
verneur  au  nom  d'al-'Aziz-billali. 

Au  Gaire,  dans  la  nuit  du  samedi  vingt-septieme  jour  du  mois  de  zou- 
1-hidjali  de  l'an  378''  il  y  eut  des  coups  de  touuerre,  des  eclairs  et  im  vent 
violenl  qui  durerent  jusqu'a  minuit.  Apres  quoi  la  ville  l'ut  plongee  dans  des 
tenebres  et  une  obscurilc  iclles  qu'on  n'en  avait  jamais  vue  de  pareilles, 
et  cela  jusqu'au  inatiii.  Du  ciel  sortit  comme  une  colonne  de  feu,  qui  era- 
pourpra  le  ciel  et  la  terre  d'une  leinte  tres  rouge.  L'air  etait  charge  d'une 
abondante  (6paisse)  poussiere,  pareille  a  du  charbon  et  qui  arrötait  la  respi- 
ration.  Tout  cela  dura  jusqu'a  la  quatrieme  beure  du  jour.  Le  soleil  parut 

1.  3  mai  987-20  avril  988.  —  2.  21  avril  088-10  avril  989.  —  3.  3  mai  987-20  avril  988. 
—  4.  7  avril  989. 


[■225]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  433 

aJLjMij    /pji^-j      ä—T  «-L-    *y>i»}\      Cy   i^^'    'txJl   fy_ 
,*lslj  3ltJ   L-Ä«   JDj  üjjJI   a*ü   ^">U   ^   l^J^r  ii^l   ^1  Jv-i-o  ^y   jy^.   J^-J 

ö-  (>jjVi  «-jj  ^  ^  (j^  «/**'  -^"^  ^  'rL/^'  <i  ^j^  ->■*  v*y  ^J 

flj    ij-b-J    iiL^>j    j-il*»*    £~    ij    •vlj-^    -*-»c    ^    ,j»j|^^   _>^    *i}j}\    ^JjM-    Zj\*3 
•ÜVI  ^Uj  <Ü!  »U  uUa  <J  Jl  u^\j  üjjJI  ^  Jj^i   10^  _rJ  *>-'  >>u^ 

C$^     ö""    J>^"    *-~^    «jr^    ("_?!.     -f"3*!     uT-^    iltf     k-**LÄ    tji     ^rl^-    JlJjr     "-^ 

jjie.  <gi  ^  CLJI  j^  JUI   -C^  J*-j  jl^j  **  l3iJLilj  jjU  t-   *   l2«*foJI  M»  f.  51« 

1.  BCh  C;Ü.  —  2.  S  £*~J\  —  .3.  BLSRCh  Li*  Li  ^  (om.  j).  —  4.  Lj£s>.  — 
5.  [>  ^.  _  6.  P  om.  —  7.  S  i»~i.  —  8.  S  ^  BCh  om.  —  9.  Ch  J.=.  -  10.  BPCh 
r-^>.  —  11.  BChom.  —12.  BCh  om.  —  13.  S  i'^ftjl  iJuJ!  ^y  BCh  om.  —14.  BChom. 
deux  mots. 

alors,  mais  sa  'couleur  etait  changee  et  il  ne  cessa  de  se  lever  ainsi  change 
jusqu'au  mardi  deuxieme  jour  de  mouharrem  de  l'an  379". 
-  Bakdjour  marcha  de  Damas  sur  Raqqah  et  l'enleva  ä  im  serviteur  de 
Sa'd-ad-Daoulah,  qui  s'y  trouvait;  apres  quoi  Bakdjour  y  resta.  En  ce  temps- 
lä  l'eunuque  Mounir-a§-Caqlabi  (le  Slavon),  serviteur  du  vizir  Ya'qoub-ibn- 
Yousouf-ibn-Killis  arriva  ä  Damas. 

Dans  la  uuit  du  dimanche  dix-neuvieme  jour  du  mois  de  rabi'  I  de  Tan 
379%  du  cote  de  l'occident  apparut  une  comete  (pui  disparut  apres  plus  de 
vingt  jours3. 

En  Tau  380 ''  mourut  Charaf-ad-Daoulah-Abou-1-Fawaris-ibn-Adhoud- 
ad-Daoulah;  puis  son  frere  Abou-Nacr-Firouz-Balia-1-Daoulah,  s'empara  du 
pouvoir;  ä  ses  titres  on  joignit  ceux  de  Dhiya-1-Milleh  et  Ghiyathu-1- 
Oummah. 

Le  lundi  sixieme  jour  du  mois  de  zou-1-hidjah  de  l'an  380 5  mourut  au 
Caire  le  vizir  Yä'qoub-ibn-Yousouf-ibn-Killis.  C'etait  un  liomme  tres  intel- 
ligent, exporimenti'  dans  l'administration,  aux  grauds  desseins,  tres  respecte, 
sacbant  bien  gouverucr  l'empire.  Au  debut  de  sa  carriere,  il  etait  juif  de 
religion    et    changeur  (de   metier),    il   avait  eu   des   all'aires   avec   quelques 

1.  12  avril  989.  —  2.  27  juillet  989.  —  3.  Ici  finit  la  traduction  de  Bösen.  — 
4.  31  mars  990- 19  mars  991.  —  5.  24  ievrier  991. 


B  f 


434  HISTOIRE.  [226] 

jl    J\    Ki    Ji^    Jj,_   3*U    l^j>    *■*&    ^,    Jl    <ljio    Xs.b    <\}\    ^  >JI    -^3 

in.  «^j   ^t   ^J.?.^  >Ut  ^üj  <cy  -v»  üjb  ^Jl  jjj*11   s_^jj  SjljjJl      4)1   j^JI  *>a; 

»chr.  1-3.  ^lL,  *  jl£j  dUJJ  ^*l  jl^j  5CJifr  Cj*.  a;^,  ^  jj^-3  Ujjs  *l*C  Ut  4^3 

^Ull  J\  4*»j  iü  VI  <A.l  j^j  4)1  j,_jJI  jt  vL  i£J->J  ^1  v-o  ^  v1^  ^ 

J   fi\<l\   ^LJI  7^U   c   L^LJU   .1^1   ^  Ut  0J>j-4   j-UI  Äl-Ij  ^*~  jfJl 

^^Ul      ^     .»Jäc     jUi-     ^)1     Oä      OU3     jU     « äJl     *Uj     l^o     Jai-3     ÖLH.J     ^öL»»3 

J  ^«3  yi^lj  JA**   JjV>M  ^j  dU-  U^J  j*  vi  4JJ1  dür  J  ^i_^3 

1.  BCh  JuÄ-Olt.  -  2.  PCh  ^i^.  -  3.  BLSCh  X  -  4.  B  I-C3.  -  5.  BCh  om.  - 
6.  BCh  \^>.  —  7.  Ch^U.  -  8.  PB  ^£ß.  —  9.  BCh  om.  —  10.  BLSCh  gL.  - 
11.  BLSCh  om.  —  12.  LSCh  ^J^'.  —  13.  BLSCh  om.  —  14.  B  \f.  --  15.  P  om.  J. 

marchands;  puis  il  embrassa  Tislamisrae  ä  Pepoque  de  Kafour-al-Ikhchidi 
et  il  exerca  quelques  fonctions  a  sa  cour.  Apres  la  mort  de  (Rafour)  il 
partit  pour  l'Occident  et  se  rendit  aupres  de  Mou'izz-lidin-allah.  A  son  entree 
au  Caire  celui-ci  nomma  (Yaqoub)  inspecteur  de  l'impöt  foncier  percu  dans 
cette  (ville);  et  il  ne  cessa  de  s'en  occuper  jusqu'ä  ce  qu'al-'Aziz-billah, 
(fils  de  Mou'izz),  lui  eüt  confere  la  dignite  de  vizir.  Apres  sa  mort  al-'Aziz 
se  rendit  ä  clieval  dans  sa  maison,  il  pria  sur  son  cadavre  et  apres  avoir 
enleve  le  voile  de  son  visage  il  pleura  ä  cliaudes  larmes  et  fut  extremement 
afflige  ä  cause  de  sa  mort.  (Yaqoub)  etait  digne  de  cela  :  Yaqoub  avait 
*Chp.i73.  compose  *  un  ouvrage  de  jurisprudence  pour  Al-Aziz  et  le  lui  avait  attri- 
bue;  tont  ce  qui  y  etait  expose  etait  base  sur  des  references  de  al-'Aziz- 
billah  et  de  ses  ancetres  les  imams.  Apres  avoir  fait  apporler  le  (livre)  dans 
l'ancienne  mosquee  du  Caire,  Al-Aziz  forga  les  gens  ä  s'en  servir,  et  il 
ordonna  aux  juristes  de  rendre  des  decisions  (fetwah)  d' apres  ce  (livre). 
Cela  fit  parier  beaucoup,  le  plus  grand  nombre  ne  voyant  pas  la  posaibilite 
de  se  conformer  ä  cet  ouvrage.  11  le  reconnut  et  rapporta  son  ordonnance. 

Dans  la  nuit  du  samedi  dix-septieme  jour  de  mouharrem  de  Tan  381' 
il  y  eut  un  grand  tremblement  de  terre  ä  Damas,  plus  de  mille  maisons 
9'ecroulerent  et  un  grand  nombre  d'habitants  perit  sous  les  deeombres.  Cette 
meme  nnit  un  village  des  environs  de  Ba'lbek  fut  englouli;  d'autres 
tremblements  de  terre  se  produisirent  ensuite  ä  Damas  et  dans  laprovince, 


1.  5  avril  991. 


JÖ 


33. 


[227]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCIIE.  43 

A6J^J\    J\    (»ajjj    j»    ^Ul   ->j  :\'j^    JjVj    Ua*    I^JjJjj  2dUij    1t$io 
6£UI   j*  >-*   0"  _r^    ~^   ***?^    f^   i^l  V»^*    J-)Y^   5C-.IS|)   i^iJlj 

8Ä_uil;    Jj    ^>}^   ^j    s^Lc    *^>-   j    <Jl£JÜ    ÜjaSI    "   a~-    jL-3    l^   J^    4JLi  •  sp.iäo 

fr  ""    c-  & 

^■J1     Ji     ^     «-^J     ^3     *L"     Jl     *!}jJl     "    ■*—      ^U3     "«rJ-     f     ^kL.     jItj'Rp.2 

1.  BCh  om.  —  2.  B  oX«L.  —  3.  BCh  om.  —  4.  BLSCli  Ijs-^M.  —  5.  BLSCh 
^^,1%.  —  6.  S  add.  ijSSj\.  —  7.  LSCh  Jia.1.  —  8.  P  ^u!  LS  J-bl  R  L_Li.  — 
9.  PLS  »;.cU!  B  s;jJL  —  10.  BLSCli  om.  trois  mots.  —  11.  B  om.  six  mots. 


mais  le  plus  violent  fut  celui  de  Damas  et  de  Ba'lbek;  apres  ce's  tremblements 
de  terre  d'autres  eurent  encore  lieu.  Les  habitants,  apres  avoir  quitte  leurs 
maisons,  allerent  dans  le  desert  et  y  demeurerent  sous  les  tentes.  Les 
tremblements  de  terre  se  succederent  sans  reläche  jusqu'au  vendredi  dix- 
septieme  jour  de  cafar  de  la  raeme  annee  '. 

Bakdjour2  sortit  de  Raqqah  pour  marcher  sur  Alep  au  mois  de  mouharrem 
de  Tan  381 3.  II  mit  le  siege  devant  Balis;  il  fit  plusieurs  breehes  dans  la 
muraille,  en  sorte  qu'il  etait  pres  de  s'ea  emparer.  Mais  (les  assieges),  apres 
avoir  repare  les  breehes,  le  combattirent  avec  un  redoublement  d'energie, 
il  fut  oblige  de  s'eloigner  de  (la  ville).  Sa'd-ad-Daoulah  marcha  ä  sa  ren- 
contre  avec  toutes  ses  troupes,  avec  (la  tribu)  des  Benou-Rilab  et  un  deta- 
chement,  qu'il  avait  fait  venir  d'Antioche.  Vers  la  fin  de  mouharrem  ils  se 
rencontrerent  dans  le  territoire  d'al-Na'ourah',  oü  Bakdjour  fut  battu  et 
fait  prisonnier  par  les  Arabes.  Sa'd-ad-Daoulah  le  leur  acheta.  Lorsqu'il 
fut  tombe  entre  ses  mains,  il  lui  fit  couper  la  tete,  qui  fut  portee  par  la  ville; 
(quant  ä  son  corps)  il  fut  suspendu  les  pieds  en  l'air  puis  crueifie.  Apres 
cela  Sa'd-ad-Daoulah  marcha  sur  Raqqah  et  apres  s'en  etre  empare  il  en 
repartit  pour  Rahbah,  qu'il  prit;  puis  il  revint  ä  Alep. 

1.  5  mai  991  (mardi).  —  2.  Ici  commence  la  traduetion  de  Bösen,  233-234  et  235-236. 
—  3.  20  mars-18  avril  991.  —  4.  Entre  Alep  et  Balis.  Jacut,  iv,  732.  Rosen,  233, 
note  8. 


436  IIISTOIRE.  [228] 

^"l*    ^J^-o    ^1    ö^y^-    ^M  *^r^-    ^~*"   J^°    <-^    Jr0    ^3     Lr*'    ^ir" 


13  r 


a" 


-Ci    14(ycj 


17j^1  fc«  jLci  16^  ^Jli-   iL!   ^ju  ^V  c-J1    c^_  55*»JI  j*  ^.U-j  v^S  _-i 

1.  S  add.  .oLä^l.  —  2.  S  add.  Jf.  —  3.  S  om.  —  4.  B  om.  —  5.  C  fc-Jl  ../  B  om. 
_  G.  S  JJ.  —  7.  B  JIjj.  —  S.  PBCli  iL-»..  —  9.  Pj— .  —  10.  PBLSCh  ,~^  sed  cf.  CR. 
—  11.  I'  Jl-;.  —  12.  BLSCh  t*J>jp>  S*°- 1-  —  i3-  BLSCh  ya*  J.  —  14.  BLSCh  ^K. 
15.  B  om.  —  lü.  BLSChyijs     <JIj.  —  17.  Ch  ^5,-- 


.■^.1 


A  Damas,  Mounir-ag-Caqlabi  so  revolta  apres  la  mort  de  son  patron  le 
vizir  Yaqoub-ibn-Yousouf.  Al-'Aziz-billah  envoya  contre  lui  le  turc  Bandjou- 
tekin,  ä  qui  il  avait  confere  le  titre  d'emir  des  troupes  victorieuses  au  mois 
decha'ban  de  Tan  :J8 1 ' ,  et  ä  qui  il  avait  prescrit  de  faire  la  guerre  contre 
Mounir.  Ea  meine  temps  il  ordonnait  ä  Nazzal,  gouverneur  de  Tripoli,  de 
se  joindre  ä  (Bandjoutekin)  pour  attaquer  Mounir  et  s'en  emparer.  Nazzal 
marcha  sur  Damas  et  renoontra  (Mounir)  avanl  l'arrivee  de  Bandjoutekin. 
Mounir  ayant  ete  battu,  Nazzal  le  lit  prisonnier  et  massacra  un  grand  nombre 
d'habitants  de  Damas.  Le  second  jour  apres  la  defaite  (de  Mounir)  Band- 
joutekin arriva  ä  Damas;  apres  avoir  recu  Mounir,  ii  l'emmena  au  Cairr, 
oü  au  mois  de  zou-1-hidjah  de  cette  meme  annee2  il  fut  promene  ignomi- 
nieusement  puis  gräcie8. 

Quant  a  Baha-ad-Daoulah-Abou-Nacr-ibn-'Adhoud-ad-Daoulah,  il  voulut 
s' emparer  des  richesses  que  le  ealife  at-Thai'-ibn-'Abd-al-Kerim-ibn-'Abd- 
al-Mouthi'  avait  ramassees  et  qu'il  s'etait  appropriees;  il  se  rendit  au  palaia 
du  sultan  et  ayanl  arröte  at-Thai'  saus  avoir  commis  aucun  meutre,  il 
le  detröna  le  samedi  douzieme  jour  du  mois  de  clia'ban  de  l'an  :!Sl  ',  apres 

1.  13  oct.-lO  nov.  991.  —  2.  8  fevrier-8  mars  992.  —  3.  Ici  finit  la  traduction  de 
Rosen.  —  4.  24  oct.  091. 


[229]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  437 

4Cy    J-ir^-J    <*— J    jr-\    3^'^J    '    ^-     " y^    '^-    ^»^»-    ^;l4    «u'LilTj   (jJUTj  »chp.174. 

J^>j  ^JaJL   lli-  jjUJI  jlf>j  («MJl  £>,-»-.  J  clU   ^j^j   A.ÜI   jilDI   ^Dj  jXlJl 

10- ^Jb    ^^    Aa-Vl    (^_    ^J    v^    ^    >-*?-    0!    CS^    -^    ^    -W~    ^Lj  *  •  D  f.  UV. 

1.  Ch  ^.w.  —  2.  PCh  »^e.  —  3.  BLSCh  ä*~Öj.  —  4.   BLSCh  om.   --  5.  BLSCh 
J^sJj.  —6.  S  Jil^JI:  -  7.  P  om.    -  8.  BLSCh  J.  —  9.  C  om.  dep.\  —  10.  BLSCh 
.yi_J-B      y*»U.    j.  —  11.  BLSCh  i"i~J!      ..'. 


un  regne  de  dix-sept-ans,  *  huit  mois  et  vingt-sept  jours.  Puis  (Baha)  s'em-  »Chp.174. 
para  de  toutes  ses  richesses  et  apres  lui  avoir   fait  couper  une  oreille,   il 
l'emprisonna  jusqu'ä  sa  mort  dans  le  palais  imperial. 

C  ALI  FAT     d'aL-QaDIH-BILLAH. 

Le  jour  meme  oü  at-Thai  avait  ete  detröne,  on  preta  serment  ä  'Abou-1- 
'Abbas-Ahmed-ibn-Ishaq-ibn-al-Mouktadir,  qui  prit  le  nom  d'al-Qadir- 
billah.  Tout  cela  fut  annonce  ä  Bagdad.  Puis  al-Qadir,  qui  habitait  El- 
Bathihab,  fut  amene  ä  Bagdad,  oü  il  s'assit  sur  le  tröne  des  califes  le  mardi 
septieme  jour  du  mois  de  ramadhan  de  cette  meme  annee'. 

Baha-ad-Daoulah  marcha  sur  Bacrah  pour  attaquer  son  frere  Camcam- 
ad-Daoulah-el-Mak'houl  (litteral  «  aux  paupieres  enduites  de  collyre  »),  et 
une  bataille  eut  lieu  entre  eux. 

Dans  la  nuit2  du  dimanche  vingt-cinquieme  jour  du  mois  de  ramadhan 
de  la  meme  annee3  mourut  ä  Alep  Sa'd-ad-Daoulah-Abou-1-Ma'ali-ibn- 
Seif-ad-Daoulah,  et  son  fils  Abou-1-Fadhai'l  se  fit  proclamer  emir. 

1.  17  novembre  991.  —  2.  Ici  commence  la  traduction  de  Rosen,  29-38.  —  3.5  decem- 
bre  991. 


438  HISTOIRE.  [230] 

*  p  f.  52*.  J>^    Jr*      (-ULüJl    y\   ^j-xJlj    <_^>-    £>J   ^a"  Jt\  J-^-5   Cf  Cxf*J&'.   ^~y$ 

cjI-u^JIj  jXr*Ä^   ^o    JLill    «sjj  -däj^j     aJj-j  ^  Je^  o^t"  p*-^:  <j 

iuo.    9ty    Ojs*^    **JJ    8:>Jr^    lr'lj.    V"^     v~^="    ^    ör^-i^-     "-bj    ff"0    ^^f- 
fjjl   JLtl  Jl   J£oj  l^  Jb-jj  Cy,   ^ifj   ll£A  ^  J±  fi\   10i,-u)l   Ji\j>. 

^-jls  ^L   Jlc  'L~^  i*J>-  ^>_j^i  ^.It  J>3  i^ÜaM  Jl  jLj  ^^j  J3j  L-j  A^ij 

1.  BCh  om.  —  2.  BCh  J-Jl±t>.  —  3.  BCh  'L>J  ^j&L  —  4.  LS  ^^L.  —  5.  *)Ut.  — 
6.  P  JjjL..  sie.  —  7.  Gh  ^^1  —  8.  P  i^l.  —  9.  BCh  J.  —  10.  C  om.  —  11.  BLSRCh 
Ü$J.  1  12.  P  JU!  sie.  -  13.  LS  «s  S*~*.  -  14.  PBLS  _b,J.  -  15.  PBLSCh  s^*> 


En  ce  temps-lä,    Bandjoutekin,  partit  de  Damas  pour  Alep,  il  s'empara 

d'Emese  (Himc).  Abou-1-Fadhai'l  demanda  alors   du  secours  au  gouverneur 

d'Antioche,  qui  ä  cette  epoque  etait  le  magistros  Michel  Bourtzes.  Aussitöt 

Bourtzes  assembla  les  troupes,  qui  etaient  dans  sou  voisinage,  et  s'approcha 

de  Qasthoun'.  Bandjoutekin  lui  depecha  un  courrier  pour  lui  faire  savoir  que 

son  unique    but  etait  (de  s'emparer)  d'Alep,  qu'il  ne  mettrait  le  pied  dans 

aueune  province  grecque  et  qu'il  ne  tolererait  pas  qu'aucun  de  ses  compa- 

guons  s'y  livrät  au  pillage.  Mais  Bourtzes  fit  saisir  son  envoye  et  le  jeta  en 

priaon.   La   bataille   entre   Bandjoutekin  et  les   Hamdanides    eut    lieu  pres 

d'Apamee,  et  les  Hamdanides  furent  battus  au  mois  de  rabi'  II  de  Tan  :5822; 

uu  grand  nombre  d'entre   eux  fut  massacre  ou   capture.  Puis  Bandjoutekin 

s'arreta  pres  d'Alep  du  cöte  de  la  porte  d'al-Yahoud  (desJuifs),  et  la  lutte 

eut  lieu  de  tous  les  cötes  de  la  ville.  Apres  avoir  assiege  Alep  trente-trois 

jours,   il    en  partit  pour   entrer  dans  les  provinces   des  Grecs,   parce    que 

Bourtzes  avait*  emprisonne  son  envoye.  11  alla  camper,  pres  du  chäteau  de 

'Iram',  propriete  de  Bourtzes  dans  le  district  d'Artah,  et  apres  l'avoir  assiäge 

il  s'en  rendit  maitre,  faisant  des  prisonniers,  massacrant  et  pillant;  puis  il 

marcha  sur  Antioche,    dont   il    s'approcha ;    apres    avoir  dresse   une  tente 

rougepres  de  Bab-Faris,  la  porte  Faris,  il  enserra  la  muraille  depuis  la  porte 

1.  Dans  la  province  d'Alep.  Jacut,  iv,  97.  Rosen,  236,  note  193.  —  2.  6  juin-4  juillct 
992.  —  3.  Entre  Antioche  et  Alep.  V.  Rosen,  23«,  note  195. 


[231]  DE  YAHYA-IBN-SAID  D'ANTIOCIIE.  439 

3OUl   O/Jl^Vl   <&J   jlSÖl    p^-iUj   j>J\   J.    J\   ^ß    jl   ^  2jy^\    li»M} 

9&JI    j*    >_^>-j    J    jÄ*a    J\  \^c   sJi-sj   7CX   J^Afj 

aJL»    L.    Ol   ^1    U>j   >UI    jji)    »Jjill   ^    J    w(*Jm   dOJI    JL-L    jl^j 

a_L_—  .iJÜslj  «üpli-j   saaLSj  -«Jl   Jj—^Jl     -c-C~!j  4-it       ^>Ji  jViÄ^äI»     "Jj-^  <j?rV~     "^  p'  ,53' 

15^  Ji  (t^  r*^  r^1  j-?-^11  14^u  ^"^  l54  J  ör-^  ^j 

fjj\  *  *  r  p.  n. 

~  jijb     Jl  J^=>-jj   iJLlLj     •rjLuj       ii*l»   o-    i-^j       /j*    üy^~  ^r-*  ir^**"'    f^*- 

1.  S  I.U.U.  —  2.   BRChj^JU.  —  3.  P  oli-Ub.  —  4.  S  >lij.  —  5.  BLSCh  ^kcl,. 

—  6.  BLSCh  JjäIj.  —  7.  BLSCh  ^Aj.  —  8.  BLSCh  jL. j.  —  9.  BCh  om.  quatre  mots. 

—  10.  BLS  om.  —  11.  P  «_^JI.  —  12.  P  JjL^.  —  13.  S  iüi.  —  14.  BLSCh ^Lj.  — 
15.  BLSCh  jJj.  —  16.  CLS  L-»Ul.  —  17.  S  Jm-..  —  18.  BCh  J.  —  19.  S  XiL\  — 
20.  PBLS  ji^. 


Faris  jusqu'ä  Bab-al-Bahr  (la  porte  de  la  Mer)  et  combattit  les  (Grecs).  Les 
Antiochiens  Payant  couvert  d'une  pluie  de  fleches,  Bandjoutekin  y  resta  une 
demi-journee.  Bourtzes,  voyaut  que  les  troupes  de  Bandjoutekin  etaient 
tres  fortes,  comprit  qu'elles  etaient  plus  nombreuses  et  plus  puissantes  que 
les  siennes;  c'est  pourquoi  il  evita  (le  combat)  avec  lui.  *  Alors  Bandjoutekin  *Chp.i?5. 
alla  reprendre  le  siege  d'Alep;  il  y  recommenca  la  guerre  pendant  un  an  et 
trente  jours;  puis  il  abandonna  (Alep)  et  retourna  ä  Datnas  au  raois  de  redjeb 
de  cette  meme  annee  ' . 

L'empereur  Basile  se  trouvait  dans  le  pays  d'occident  faisant  la  guerre 
contre  les  Bulgares,  quand  il  apprit  comment  Bourtzes  avait  traite  l'envoye 
de  Bandjoutekin,  il  lui  en  fit  des  reproches  et  se  fit  amener  l'ambassadeur; 
le  voyant,  il  s'entretint  avec  lui  et  le  fit  mettre  en  liberte. 

Les  musulmans  de  la  ville  de  Latakieh  s'etant  souleves,  Bourtzes  marcha 
contre  eux  et  apres  les  avoir  faits  prisonniers  les  fit  transporter  dans  le  pays 
des  Grecs. 

(A  son  tour)  Bandjoutekin  sortit  de  Damas  pour  aller  assieger  Apamee; 
Wafa,  eunuque  de  Seif-ad-Daoulah,  la  lui  livra  le  jeudi  dixieme  jour  du 
mois  de  redjeb  de  l'an  383 2;  puis  il  partit  pour  Chai'zar  et  l'assiegea  et  s'en 

1.  2  septembre-1"  octobre  992.  V.  Rosen,  237  note  197.  —  2.  31  aoüt  993. 


440  H1STOIRE.  [232] 

—  CS  ^ 

.sltj    'C      OJL      •CU     j±£-      (UjV      sLjYI      »_y_         ÜjjJI      _U-      »Mi       ^-J—      J^      Ij^-L-Tj     IjJo'lä} 

*  p  r.  53.    «sj    ^   5(n:^.J   Sj^sJI    "    «CjJLo    4JLrl    dUJI    j^UJI    3J^-|y    v~^    ^^    (J! 

8«9J«J      '»AJäJ      iplL'l     ^Ij     jJf^Jl     JJlk^     (j-^^ia-^LJI     ^     »JU-li      6*f£     JjJCTjäL 

jjV    ^yj^ =-L»-'i    *Ji    dJXJl    -uUlj     ^SL.Ji      '»-^Ji     /«-»f-j     «_Jl»-     '(£■     ' /^JCt»ä. 

*ji<  Uji-  "^>vr»ÄJ  j5*—£-  jJi  ^ijlxJlj  ^~*JI  j»,U^u  uilS  /w-üi  '^}-*j  L)~"j  'j  «-"^ 
CJl-wJi  J>*~z-  *jJ|  ^Ualj  jrlj-''^'  ti  ^pL-JL  o">" — ^J  (_srv*^  '-b'J  (»r^  J^**} 
»j^Jl   ^5s — t   uLUu       ^Jl    ^JaLi   Je  JjJj  d^"   *?iyJ  ,_^k>-  ijp  ^jS^*>zL>   o^-jj 

*  sp.  154. 14<~sL  jl  j.  13J  üjyjj  Cyf*y?*.  ^—^  <j?~-j^  ^  J  ^  ^tt'.  jt^s  <^J^^)s 

♦Bf.  112.^1^    je,    ^J\    J^    16^,|    ^    \^3    ^    jl    jjfJUJl    <*Jls     *~    15J^    Jtill 


1.  LS  „.*_■.  —  2.  BCh  om.  den.».  —  3.  P  *1J,3.  —  4.  P  om.  —  5.  Ch  .,1,.  — 
6.  S  om.  —  7.  P  .s  »J.^..  —  8.  P  sii3.  —  9.  S  add.  *&&.  —  10.  BLS  ,  ^y-^LJ!  P 
."  -5«JJI  et  infra.  —  11.  PR-L.^Sl.  —  12.  C  add.  ,  J*5\  g\  ^JüJIj  .J.  ,«J'.  — 
13.  B  Jj.  —  14.  B  a™,L>.  —  15.  RCh  cr*j.  —  16.  BLSCh  aJe  yl. 


empara  par  l'intermediaire  de  Saousan,  serviteur  de  Sa'd-ad-Daoulah,  le 
inercredi  seizieme  jour  du  meme  mois ' ;  apres  quoi  il  reprit  le  siege  d'Alep. 
Les  Alepins  s'adresserent  alors  ä  l'empereur  ßasile  pour  implorer  son 
secours  et  lui  demander  de  les  aider  ä  repousser  Bandjoutekin.  11  ordonna 
au  raagistros  Michel  Bourtzes,  gouverneur  d'Antioehe,  de  marcher  ä  leur 
secours  et  de  repousser  Bandjoutekin  d'Alep.  Bourtzes  rassembla  alors  des 
troupes;  mais  (en  meme  temps)  l'empereur  expedia  a  son  secours  le  magistros 
Leon  Melissenos  avec  d'autres  troupes.  Bourtzes  organisä  un  detachement 
pour  faire  des  incursions  sur  les  provinces  d'Alep,  et  ces  soldats  faisaient  des 
prisonniers,  alors  ceiix  (jui  approvisionnaient  les  troupes  de  Bandjoutekin, 
en  vivres  et  en  l'ourrage  s'enfuirent  par  peur  d'eux  st  ä  cause  de  leur 
vive  attaque  coutre  eux.  Bourtzes  et  Melissenos  allerent  avec  les  troupes 
camper  ä  al-Arwadj-,  oü  les  troupes  des  Hamdanidea  vinrent  se  joindre  ä 
eux.  Bandjoutekin,  partit  alors  d'Alep,  marclia  coutre  eux  pour  les  com- 
battre;  il  campa  sur  les  bords  du  lleuve  (l'Orontc)  en  face  des  troupes  des 
Grecs  et  des  Hamdanides;  ils  n'etaient  separea  quo  par  le  lleuve.  Voyanl 
les  nombreusea  troupes  de  Bandjoutekin,  Bourtzes  ne  croyait  pas  possible 
de  l' attaquer  avec  les  (troupes)  qu'il  avait.  Mais  les  Alepins  le  poussörent  ä 
le    combattre,   en    disaut   que    l'all'aire  etait    aisee.  Les   Grecs   ayant  oecupö 

1.  G  septemlire  993.  —  2.  Rosen,  237,  note  200. 


6 


A»S 


1233]  DE  YAIIYA-IBN-SA  ID  D'ANTIOCHE.  441 

UJ*    |v»^1^—    £«|>J    V-^     (*v"**"-5    ^^dl    (3£    j^_i>JI    cJ^I    ^J^LJäJI       k-    o^»M 

CT*     !-^"      <J\}      >^     "WäJI  ^_  dUij    °^jY  I      äL~»i>-     *Uj      fjjl    j£~£-       {y  »  R  p.  f. 

J^    O-Uj    j'jc-1    ^•Ä=-    r^J    ^ö^'^-'J    ._A=-    i)jL«   J|    ^jJvTjäL    jlfej    iilix^JI    *    4*9}  '  Chp.176 

,^U)1   Je  Jäcj   13U&   cüjj    l24ul*JA>j   j^LTj   £l*  o-   JjVI    «_oj  ^s   J  *  jj^VI 

1.  LSCh  c^-rrl^)!.  —  2.  BLS  ora.  L&.  —3.  LSCh  ^.r^LJt.  —  4.  LSCh  l^kclj. 
—  5.  P  o»J|.  —  6.  BLS  ^L,  J.  —  7.  S  2^,1.  —  8.  BLS  L/a^AJ\J  P  ^-Jütj, 
Ch  ^y-JJIj.  —  9.  Ch  L^.  —  10.  Sic  C;  PR  £^~t3  BLSCh  om.  —  11.  BCh 
om.  —  12.  BCh  om.  depuis  *.  —  13.  Ch  ^JU  ^-^_ii- 


uii  gue  etles  Alepinsunautre,  ils  se  preparerent  ä  passer  le  (fleuve).  Bandjou- 
tekin  envoya  alors  les  Arabes  qui  etaient  avec  lui  avec  une  partie  de  ses 
propres  troupes  ä  la  rencontre  des  Alepins ;  lui-meme  avec  le  reste  de  ses 
troupes  se  disposa  ä  combattre  les  Grecs.  Lorsque  les  Arabes  se  furent 
•approches  des  Alepins  ceux-ci  s'enfuirent  du  gue  (qu'ils  gardaient);  les 
Arabes  les  poursuivant,  pillerent  leurs  bagages.  Voyant  cela,  les  Grecs 
.s'enfuirent  eux  aussi,  et  abandonnerent  Bourtzes  et  Melissenos,  qui  furent 
forces  de  s'enfuir.  Plus  de  cinq  mille  hommes  des  troupes  grecques  furent 
massacres.  Cela  eut  lieu  le  vendredi  sixieme  jour  du  raois  de  cha'ban  de 
l'an  384'.  Bourtzes  et  Melissenos  s'en  retournerent  ä  Antioche.  Cette  bataille 
prit  le  nom  de  la  bataille  *  du  gue.  Puis  Bandjoutekin  reprit  l'investissement  »Chp.176. 
et  le  siege  d'Alep;  apres  avoir  pris  la  forteresse  d"Azaz2,  il  s'empara  de 
tont  le  district  d'Alep  et  y  mit  un  gouverneur;  ensuite  il  bätit  une  forteresse 
en  face  d'Alep  et  percut  l'impöt. 

Al-Aziz  chargea  de  la  direction  des  affaires  (d'etat)  Abou-1-Fadhl- 
Dja'far-ibn-al-Fadhl-ibn-al-Fourat,  qui  entra  en  fonetions  au  mois  de  rabi'  I 
de  l'an  383  \  II  s'en  oecupa  mais  il  fut  incapable  d'accomplir  ce  dont  il  avait 

1.  15  septembre  994.  —  2.  V.  Rosen,  237,  note  201  (au  nord-ouest  d'Alep).  — 
•3.  26  avrü-25  mai  993. 

PATR.   OR.  —  T.   XXIII.    —  F.  3.  29 


442  H1ST0IRE.  [234} 

*  s  p.  155.  ^  J|   Jyt<j\  j  j£}\  j^jl  Sjj  *  2£j  ^  j^  j   l  ^^  <j  Ot   Jjt  L, 

"Ci*^-     jlSj    ^UwL     dUJL      lyUl-1     ^Xr^aeli      S^Uc^,        \^Li»J|     ^jl^al-l     Jafr    LJj 

£-*J   '^r5  J  *4^*\  h^3J   prö-^   *-*£^-   5V^'    ,y>    rJ^   -^    J^    &   ^" 
AUJ  ör^yr^.  t^i  Jk^  cy*:   ^^b  \  ^*>.  (Jj  ^UjUTj  9(^jL,j  8(_r-»i-  C-  JjVt 

;Uj  pii-j  Jj^lj  i^p  L— .  L-j  (j^^-j  19£jJj  <J'   18j^j  <LiUI  17^wLJI  J  Äi-Jj" 


> 


1.  LSCh  ^eU.  —  2.  BLSCh  ^,1  Äw^l  j»j  ^X-tJ  ^.  —  3.  C  om.  ab  J.j.  — 
4.  Pjl^t.  --  5.  S  add.  J^,  —  6.  LSCh  J !_,_,.  —  7.  BCh  om.  —  8.  S  L-*i.  — 
9.  B  ^^-j.  —  10.  BLSCh  om.  cinq  mots.  —  11.  P  Jjoj.  —  12.  BLSCh  om.  —  13.  BLS 
om.  —  14.  BLS  om.  —  15.  Ch  L$~.ij!  U^sj.  —  16.  B  om.  ab  rf^y  —  17.  C  add.  J-T 
£—  jj^.  —  18.  BLS  jLoj.  — ■  19.  BLS  i^-i,  C  i^i.. 


ete  chargc,  il  fut  destituö  au  mois  de  cha'ban  de  cette  meme  annee'.  Puis 
al-'Aziz  chargea  de  la  direction  des  affaires  'Isa-ibn-Nesthoros  le  chretien, 
et  on  le  qualifia  de  «  notre  illustre  seigneur  ». 

Les  Alepins,  assieges  par  Bandjoutekin  et  reduits  ä  la  derniere  extremite, 
implorerent  le  secours  de  l'empereur  Basile  qui  etait  alors  oecupe  avec 
toutes  ses  troupes  dans  la  guerre  contre  les  Bulgares.  Parti  de  Bulgarie 
sans  hagages  (pour  aller  ä)  leur  secours,  il  arriva,  sans  etre  attendu,  ä 
Antioche  au  mois  de  Babi'  1  de  l'an  385-  et  poussa  jusqu'ä  Mardj-Dabiq  '. 
Apprenänt  l'arrivee  de  l'empereur,  Bandjoutekin  s'enfuit  ä  Darnas  le  premier 
jour  du  mois  de  rabi'  II  de  cette  meme  annee',  apres  avoirbrülela  fortoressc 
qu'il  avait  batie,  et  tout  ce  qu'il  avait  :  tentes,  vivres,  armes  et  equipages. 
11  avait  assiege"  Alep  pendant  sept  mois  et  denii.  Lorsque  l'empereur  approeba 
d'Alep,  Abou-l-Fadliail-ibn-Sa'd-ad-l)aoulali  et  Loulou  sortirent  ä  sa 
rencontre  et  se  prosternerent  ä  ses  pieds.  11  les  renvoya  ä  Alep  et  leur  fit 
abandon  du  tribut  du  d'apres  les  conditions  de  la  paix  et  qu'il  avait  percu 
les  annees  precedentes.  Puis  il  marcha  sur  Balaniyuh  et  Emese,  toujouis 
faisant  de  tres  nombreux  prisonniers,  brülant  et  pillant.  En  ce  temps-lä  une 

1.  21  septembre-19  octobre  993.  —  2.  5  avril-4  mai  995.  —  3.  3 acut,  n,  513.  Rosen, 
238,  nolc  2Ü7  (pas  loin  d'Alep).  —  4.  5  mai  995. 


[235]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  443 

1  ^lä   J  jJ>5   (ni=*Ar  V   fjj\   dyf-    jl   j   k*!»  vj/J1  ,>    <t^-    i^^Lc  ^ 

J*ju    Jj    <oUl    Cl^s    jrj-L-—    ^üoj      *£-**!   ^xiaÄ;    ciÜJl      j*)i    y^-j    Iy?>.j\    (*»*<•    "^^Ul 

-  fr  ^  fc 

~i«  da»i  x/5L_»  xa.    *  Rp.  n. 

!l   IjjIc-j      (♦jJl   tj-5"-^  inr^  f-^'   *^Ua  (3  *jjl  »^».ifilj    <>_a>_  j^j    jtf-JJl  j^s>^i»j  *  s  p.  156. 
Jjj^s-    •>>    jjs-IJI   j-ä    \.   (jJJu   ^i^  '  jc-il»  -vXJ\  ,j  joj  aJ!   Xjjk-Lo   jl  ^k-  xUi 

■C^ij    1,Cj^   \3ii    JJ>    jl^j    ^Ul    £}tf    J    ^Xcj    ty^>J^>\    ly^>-    ^     J>j 

^J^hjj    *  14(J-^L.i  (_5i-^_    l3Ci}J    Cipia.    l^Afr    ^JJ    i^lLM    12j^    J*-JJ    <X"lUI    (j^jVl    *  Chp.177. 

1.  P  \j~Xs  B  ^j.  -  2.  S  pjJl.  —  3.  BCh  j»\i.  —  4.  BLSCh  ^jJli.  —  5.  B  Ij^t. 
—  6.  BLSRCh  U^Lj.  —  7.  R  ujjI.  —  8.  Ch  j»'i.  —  9.  S  om.  —  10.  BCyikJ!.  — 
11.  B  om.  —  12.  Ch  Ji  —  13.  LS  ^O.  —  14.  BLSCh  ^L-'Ü. 


bände  d'Arabes  attaqua  ses  troupes,  esperant  que  la  cavalerie  grecque  ne  les 
atteindrait  pas ;  mais  (Basile)  leur  tendit  une  embuscade,  et  les  Bulgares, 
(qui  etaient  dans  son  armee),  leur  prirent  une.  quarantaine  d'hommeS; 
l'empereur,  apres  leur  avoir  fait  couper  les  mains,  les  fit  remettre  en  liberte. 
(Cette  execution)  terrifia  les  Bedouins,  de  sorte  qu'aucun  d'eux  n'osa  plus 
s'attaquer  ä  son  armee. 

(Basile)  marcha  sur  Tripoli,  et  l'assiegea.  Al-Mouzhahhar-ibn-Nazzal 
et  plusieurs  notables  des  ses  habitants,  se  rendirent  alors  aupres  delui; 
ils  se  prosternerent  devant  lui  et  se  declarerent  ses  sujets.  II  leur  fit  donner 
des  vetements  d'honneur  et  les  traita  avec  bienveillance ;  apres  quoi  ils 
rentrerent  dans  la  ville  pour  la  lui  livrer.  Mais  un  cadi  'Ali-ibn-'Abd-al- 
Wahid-ibn-Hai'darah,  qui  se  trouvait  dans  la  ville,  et  etaitl'un  des  habitants, 
d'accord  avec  la  population,  fit  fermer  les  portes  devant  eux  et  renvoya  de 
la  ville  la  famille  d'al-Mouzhahhar-ibn-Nazzal ;  (Basile)  les  accueillit  et 
Mouzhahhar  suivit  l'empereur. 

ßasile  se  rendit  ä  la  forteresse  d'Antharthous',  qui  etait  alors  en  ruines ; 
il  la  restaura  en  trois  jours  et  la  garnit  de  guerriers  armeniens.  Puis  il  partib 
d'Antioche,  apres  avoir  nomme  duc  un  patrice  nommc  Damien  *  et  surnomme  »chp.177. 

1.  Tortosa  ä  l'epoque  des  Croisades. 


444  HIST01RE.  [230] 


4;. 


*  P  f.  54v 


1.f-1^::  fcttl  "  ÖJI  J  l>j   «^  ^L*  9Uj  8^  Jl  ^il  L*%*  *  ju,  ^3  [^  ^Jj 
^3    C^JIj    ^3    13Oj   Jl    ^j   nf^    UaA.    ^   ^3   tfMj*   J\   ^>3    ö- 

25^L,3    24^il   ^jlj   j^    flij,   23j>)l    22^iJÜl 

1.  PBCh  L/ojr-'i!jJb  LS  J^iljJtj.  --  2.  BCh  (JV-'L  —  3.  BLSCh  om.  — 
4.  CCh  add.  Li,LiLjdl  J.I  ^X-U!  iU,-.  —  5.  LSCh  ^JLA'i.  —  6.  S  ^y.  —  7.  P 
om.  —  8.  C  'ijs.  —  9.  Ch  ^-.j,.  —  10.  BLSCh  L^.  —  11.  P  om.  —  12.  PBLS 
LJ..  —  13.  C  hJ$\.  —  14.  SCh  ^Jö-I.  —  15.  PBLS  ^p.^-.  R  ^ — ,  Ch  -»l,.  — 
10.  P  (^kJ^UI.  — 17.  S  ^Jl.  —18.  BCh  om.  dep.  *  —  19.  S  J-i-.  —  20.  P  tj~~s>. 
—  21.  B  4*3.1.  —  22.  P  UejJt.  —  23.  BLSCh  So^JÜI  jj*-  —  24-  Bch  om-  —  '2'J-  c  om-  ab 


Dalassenos,  ä  qui  il  conlia  le  gouvernement  de  TOrient.  Irrite  contre  le 
magistros  Michel  Bourtzes,  il  le  eonsigna  dans  sa  demeure. 

La  premiere  annee  de  son  gouvernement  le  duc  Damien  marcha  sur 
Tripoli  et  apres  l'avoir  attaquee  par  unc  surprise,  de  nuit,  il  s'empara  des 
faubourgs,  emmenant  beaucoup  de  captifs.  Trois  mois  plus  tard  il  retourna 
ä  'Arqah,  oü  il  fit  (egalement)  de  nombreux  prisonniers.  La  seeonde  annee 
de  son  gouvernement,  il  marcha  sur  Tripoli  et  emmena  de  cette  villc  beau- 
coup  de  captifs;  puis  il  alla  ä  Rafaniyah,  ä  'Aoudj  et  al-Lakamali1  ;  et  apres 
avoir  pris  la  forteressc  d'al-Lakamah,  il  emmena  (les  habitants)  en  captivite 
et  pilla  (le  pays). 

La  vingt-unieme  annee  du  regne  de  Basile  le  magistros  Sisinnios  fut 
nomme  patriarche  de  Constantinople,  le  jour  de  Paques,  douzieme  jour  du 
mois  de  nisan  de  1  an  13Ö78,  le  siege  etant  reste  vacant  pcndant  quatre  ans 
avant  son  election,  1'empercur  ayant  ete  occupc  ä  la  guerre  en  Bulgarie. 
Apres  avoir  occupc  le  siege  patriarcal  pendant  deux  ans  et  quatre  mois 
(Sisinnios)  rnourut. 

1.  Sur  ces  localitös  v.  Hosen,  267,  note  210.  —  2.  12  avril  996. 


[237]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  445 

^c  4*.  jui  ^y  *  ^y  ji  ji  *  fj^xs  (kiL-i  au  ^  2^j  i^  %^*  Rp.rr. 

jlj    rb    J£   J   jJlo    jlkLi   C    Jil__   :M_yJoy"Vt    J>j*    tiJaJa-illi    f*s    4    J-=-    jl 

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L*.|    13*~   J   12(JJ0J>>    jl^j    nÄ.;.W:U..ill    J*\  ^    L^,    ^i-,   10dy>: 

_ytj    jLo    ÜUfc    .jtfi     t-     JjVl     J^"     15j>i    £^     ^=-VI     f_j..    14J    ^j    ^ 

iujj  i-  ^1^3  18^"-^  17f^'l?  ^L*^j  ö^^J  ^^  ^-"  o^"J  ^ir  Cy    \rt£-  £~^ 
li^    lJ\    Jtu   Jlc'   iilkl    19jLJfll    L    vi^    jl    dUJI    i^-jj    ol-j    ^ 

1.  BLSCh  i-Uj  ^1  00HÖI  S-Uj.  -  2.  BLSRCh  ^ü>U.  -  3.  B  j^ji^lf  Ch 
jjJjS^Ij  LSjjJJ/^J.  —  4.  B  ui&j.  -  5.  BCh  om.  dep.  '—6.  BLSCh  J£y  —  7.  BLSCh 
add.  J^£.  —  8.  S  wl.  —  9.  BCh  üs.  —  10.  LSCh  fy^?.  —  11.  BCh  L~kkJ».  — 
12.  BLSCh  ^bLiJ^i.  —  13.  C  l~~£.  —  14.  S  om.  J.  —  15.  CCh  «jIj  (om.  j^). 
—  16.  CCh  jjL.  (om.yuc)  L  ^j^j.  —  17.  B  om.  —  18.  Ch  o;l.  —  19.  BLS  jUäil. 


L'empereur  demanda '  au  patriarche  Agapius  de  renoncer  par  un  ecrit 
de  sa  main  ä  la  charge  et  ä  la  dignite  de  patriarche  d'Antioche.  Mais  (Agapius) 
s'y  refusa  fortement,  jusqu'ä  ce  que  (l'empereur)  l'eüt  persuade  et  se  fut 
entendu  avec  lui,  promettant  de  lui  donner  un  couvent  ä  Constantinople  du 
nom  de  al-F.  r.  d.  ou2,  d'oü  il  tirerait  annuellement  en  revenu  d'un  quintal 
de  dinars,  et  que  de  plus  (l'empereur)  lui  fournirait  chaque  annee,  pour  les 
depenses  de  sa  table,  vingt-quatre  livres  (ritls)  de  dinars,  sur  les  revenus 
de  l'eglise  d'Antioche.  Apres  avoir  acquiesce,  (Agapius)  eerivit  sa  lettre  au 
mois  d'a'i'loul  de  Fan  1307%  c'est-ä-dire  au  mois  de  ramadhan  de  Tan  386', 
ä  condition  que  son  nom  ne  serait  pas  supprime  (des  diptyques).  Pour 
le  remplacer,  l'empereur  designa  comme  patriarche  un  nomme  Jean,  de 
Constantinople,  qui  avait  ete  chartophylax s  ä  l'eglise  de  Sainte-Sophie. 
Ceci  eut  Heu  le  dimanche  quatrieme  jour  du  mois  de  tichrin  I  de  l'an  1308, 
qui  correspond  au  dix-neuvieme  jour  du  mois  de  ramadhan  de  l'an  386*. 
Apres  avoir  siege  vingt-quatre  ans  et  neuf  mois  il  mourut.  L'empereur 
lui  avait  ordonne    de   mettre   en   ordre   l'eglise    de  Cassiane  ä  Antioche  ä 

1.  Ici  commence  aussi  la  traduction  de  Mednikov,  1,  358-359.  —  2.  V.  Hosen,  270,. 
note  219  :  peut-etre  le  couvent  riixpiSiou?  — 3.  Septembre  99G.  — 4.  17  septembre-16  octo- 
bre  996.  —  5.  6  xapxoipüXa;  :  le  chef  du  bureau  des  archives  d'eglise.  —  6.  4  octobre  996. 


446  HISTOIRE.  [238] 

5ü*^    o^  4Jr.L    dlU    j*  'Soir^^    ^    *~^   <yj    2<lA~5    ^^j   <-iM    4_~ 

*Chp.l"8.  LUy_    jtS.     <U—J     ^£|     W-j     Älw         jtA     ,J<uLT      ^Jl     *     J     <<AjL     Ü.L      «     <C-lj 

♦Pf.  55.    '^UJI    y»j     "Cii^o     ^ja^UI      10j^jjVl     J^U      9dÜJl    *     JUl     J^-j 

*sp.i58.  j]3  jjj\  14JLlU  <,  yri  W^jjüJ  *  ^  ju,  3lu  J!  *,  -uJ  jl4  ^JUI 
C^kkJÜl  Jl  J^alj  LJ^  aii.  >JUI  j,  Jcij  16„,  ^  ^j  ^^JLi^iJl 
<J  X~    JU,    dlLJI    Jl   ^Ji^k^l   ^    19^J    ^)l   ^    l^lj    1'^.lj   .jjl 

*rp.  rr.  2i^iLJ|  ai.  jl  *  jirlj  cl>l  ^  dlU  Jjtj  <J^_  jl  20aL\^  ^lk!l  <J  JJuj 
i_r?J  ~  (j-Usj.!**^!  <*>!»  at^.  J^jIj  oU  öJaiz^iJL  ctÜJI  '",►-- =~  J  jl£  ^-»Jl 
.ksy»   >U1  jji]  ^J^UI  j^üj   Ju-L   dUUI  aUlä  dUUl   25a^lJ  24UaI  >L)1 

1.  Ch  cr»li'(om.  {ja).  —  2.  Ch  *~>3.  —  3.  LSCh  C,,^)L.  —  4.  B  om.  dep.  *  — 
5.  LS  ,sx».  -  6.  PR  ^U.5  Ch  ^Lj.  —  7.  Ch  ^i.5.  —  8.  BCh  om.  trois  mots.  — 
9.  P^tCU!  bis.  --  10.  PR^jtfl  LS  ,^^1.  —  11.  BLSCh  ^pSU-^i.  —  12.  BCh 
^rkJÜ!  LS  ^ISLO!.  -  13.  BLS  ^SüDl.  -  14.  S  Jbi  Jl.  -  15.  LS  U±3SL*Ü\. 
—  16.  BLSCh  w.  —  17.  Ch  add.  ..jj..  —  18.  P  LM_,.  —  19.  BSL^.  —  20.  Ch  jJLjj. 
-  21.  P  Js^JI.  —  22.  CCh  add.  bo^j.  —  23.  P  ^'^UiJl  LS  (JL»JL*äJI.  —  24.  PBLS 
^Ji.  —  25.  LS  a—ü  Jl. 

l'instar  de  Sainte-Sophie  ä  Constantinople.  Un  an  apres  sa  nomination 
mourut  le  patriarche  Agapius,  le  dimanche  huitieme  jour  du  mois  d'ailoul 
de  Tan  1308',  en  la  vingt-deuxieme  annee  du  regne  de  Basile;  la  duree  de 
*Chp.i78.  pon  patriarcat,  y  compris  le  temps  de  son  sejour  en  *  exil,  avait  etc  de  dix- 
huit  ans,  sept  mois  et  dix-sept  jours2. 

L'empereur  Basile  nomma  domestieos  le  magistros  Nicephore  Ouranos, 
al-...ls3  qu'il  avait  envoyc  ä  Bagdad  apres  la  defaite  de  Skieros,  et  qui  mena 
la  guerre  contre  les  Bulgares.  Apres  avoir  rencontre  leurchef,  le  Comitopoule, 
il  vainquit  les  Bulgares  et  apres  en  avoir  massacrc  un  grand  nombre  il  amena 
ä  Constantinople  mille  tetes  et  douze  mille  prisonniers.  Le  Comitopoule 
ecrivit  alors  ä  l'empereur  Basile,  en  s'humiliant  devant  lui,  lui  promettant 
obeissance  et  le  suppliant  de  lui  accorder  ses  faveurs.  L'empereur  otait  tout 
pret  ä  y  consentir;  mais  il  arriva  que  le  roi  des  Bulgares,  qui  etait  en  captivite 
chez  l'empereur  ä  Constantinople,  mourut.  La  nouvelle  de  sa  mort  parvint 
a  son  serviteur  le  Comitopoule,  chef  des  Bulgares,  qui  sc  fit  proelamer  roi. 
Alors  l'empereur  Basile  envoya  de  nouveau  le  magistros  Nicephore  faire  la 
guerre  aux  Bulgares.  11  passa  jusqu'au  coeur  de  leur  pays,  sans  rencontrer 

1.  8  septembre  997.  —  2.  Ici  finit  la  traduction  de  Mednikov.  —  3.  Le  nom  mulde. 
V.  Rosen.  272,  note  225. 


113. 


[239]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  447 

:-:  u-u.  :\\  J\  alc  r*  Jj~3  2u>J*  jA  *&  ^  fr*  "^   1<L±-  r1-5  r*3^- 

JU1    ^    >~    L.    Jl    j^    fUI    J[    J-.1    ^Wl    £J>    ■*-    ^   J^1   U,3 

W1*  **~n  V-  M  Cr  ^  iy^  •*-.  7$«-"  ^  c-w  6c5U,-s  a-ui^sp.  159 
.f_ji  dUi  j  ji;  v  *»y  <jl*}  j.l.j  n&~  t-  >VI  ^j  10^  ö«  .=-£  ^J 
JA,-  ^^  &*J!  14pflj   l3v4-  -^  *-  °*  J>"5»  12V  *«-"  i^  ^  ^ 

fJJI   »V^J   ^   JL  l^   jl^j  ^~    ^.ßj   J  ipJI  ^  j^  ^3  5^-j  Ör-J 

1.  BLS  aJiJb.  -  2.  P  ^yAJj.  -  3.  P  »^  bis.  -  4.  PBR  ^.  -  5.  P  o"^'- 

—  6.  BCh  ^JjJlj  3JI_,.  —  7.  Chä^-i-.   —8.    BLSCh  om.   —  9.    Ch  iy-z  £~J.    — 
10.  BLSCh  J.    —  11.    S.  fc-.   -  -  12.   BLSCh  om.   -  13.   Ch  \Jy.   --  14.  P  ^Iflj. 

—  15.  PBS  JiäiUl  CCh  SiaüsJlj.  —  16.  P  tf^jjl 


de  resistance  de  leur  part.  (Nicephore)  y  demeura  trois  mois,  ravageant  et 
incendiant;  puis  il  s'en  retourna  ä  Constantinople. 

Quant  ä  al-'Aziz,  apres  l'expedition  de  l'empereur  Basile  en  Syrie,  il  se 
dirigea  vers  Mouna-Dja'far  ' ,  dans  le  pays  d'Egypte,  avec  loutes  ses  troupes 
«t  se  montra  fermement  decide  ä  faire  la  guerre  au  pays  des  Grecs ;  (en  meme 
temps)  il  ordonna  ä  'Isa-ibn-Nesthouros  de  eonstruire  une  flotte  qui,  par  la 
voie  de  la  mer,  se  rendrait  ä  Tripoli.  Ibn  Nesthouros,  rassemblant  de  partout 
desbois,  construisit  la  flotte  dans  l'arsenal  du  Caire,  y  transporta  les  machines 
de  guerre,  les  provisions,  les  armes  et  decida  de  faire  mettre  (la  flotte  ä 
l'eau)  apres  la  priere  de  midi  le  vendredi  douzieme  jour  du  mois  de  rabi'  II 
de  Tan  386 2.  Mais  le  meme  jour,  ou  il  avait  decide  de  la  faire  mettre  (ä 
l'eau),  le  feu  y  eclata  et  brüla  seize  navires.  Le  peuple  soupconna  les  mar- 
«hands  de  Roum  Amalfitains,  qui  venaient  au  Caire  avec  des  marchandises  3, 
d'avoir  mis  le  feu  aux  (navires).  La  populace  et  les  Maghrebins  se  ruerent 
sur  eux  et  en  massacrerent  cent  soixante  pillant  la  maison  de  Manak,  situee 
dans  (le  quartier)  d'al-Raffain  au  Caire  *  et  qui  regorgeait  de  grandes  richesses 

1.  C'est-a-dire  «  Les  Jardins  de  Dja'far  »,  un  village  au  nord  du  Vieux  Caire  (Fou- 
sthath).  V.  Jacut,  iv,  675.  —  2.  Chez  Rosen  (35)  nous  avons  unc  erreur  :  le  17  rabi'  IL 
—  3.  Sur  cette  question  v.  la  longue  note  si  interessante  de  Rosen,  293-300,  note  229. 
•Un  manuscrit  donne  la  lecture  «  al-qalafithah  —  les  calfateurs  ».  —  4.  Y.Rosen,  300. 
note  230. 


448  HISTOIRE.  [240] 

Jö-jj  *i\  l^JL»  JLi-1)  «*JÜl  j-äi  ~C5CldJ  ^1  JJU*^  *--~^  ^tv'J  ^  Cx^J^  'y\£* 
r°rj2-$  4Ä.jjU...:ll  iL_j£  o-yj  i—^Ol  oi^ij    S^3  ^*f  iSJ^  3L*  ^i?  v**^   *?l> 

"Chp.  179.  »jj\    ^    iiVI    *    10*_ÜiC,     fAÄJ)    ^r-i«   (Jl    J>J    v-T^    °*J    OO^2-"       jj'J    >r4>J 

*R.p.  pf_  ^iJl  S^s  12.JsÄi-l  U  £-*»-  *  iljJl  j^  As»lj  J5  S^_  jl   -UJI  j  £zy)  n  pr*  ^Jl> 
4js\  U  ^  As-Ij  13 JS  J\  £v  Jiül  y.  rjjl  jU»  ^  rU  ^  ^>-b  JJi  y. 

*  s  p.  i6o.  j\j\       Ca."   c^/j   J^»    *r*J    Jii->"    1^3    ^y^"   V^   £}*->   v^    (*r^   ^J    pr^ 
*y    di!ij  *  Ijj    t:^"-'   ^    v—5*:  ^    l-^_    ö^J    ^-^^   •*-*■'   r*r*      "^J  <-^  f-*-^ 

1.  BLSCh  jytf  ^.  —  2.  P  LCD.  —  3.  P  om.  —  4.  Pj^L-dl.  -  5.  P  £_p.j. 
—  6.  B  LüL.1.  —  7.  B  om.  CCh  ^jj~^  L  ^jjjiJI  ^.-  —  8.  BS  l$J.  —  9.  BPR 
^>.  —  10.  Ch  v_üC.  —  11.  BLSRCh  ffr*>}\*>  ^.  —  12.  PR  j^l.  -  13.  B  JXJ.  — 
14.  S  Jo-j.  —  15.  RLSCh  (J^i-Ij.  —  16.  P  v'As-  —  17.  B  A»l.  —  18.  B  om.  dep.  *. 

appartenant  ä  ces  Roum  '  qui  y  habitaient.  L'eglise2  de  (Saint)-Micliel  situee 
ä  Qacr-ach-Chama'  appartenant  aux  melkites  fut  pillee,  on  en  enleva  des 
ustensiles,  des  meubles,  des  vases  d'or  et  d'argent,  —  d'une  valeur  con- 
siderable,  —  et  l'eglise  meme  fut  livree  au  desordre.  L'eglise  des  nestoriens 
ayant  ete  (egalement)  pillee,  un  eveque  ä  eux,  nomine  Yousouf  et  surnomme 
al-Chiziri,  y  fut  mortellement  Messe8. 

Pendant  le  pillage,  Ibn-Nesthouros  monta  ä  cheval  et  descendit  au  Cairer 
*Chp.i79.  oü  il  ordonna  de  cesser  le  pillage  *et  de  protcger  les  Roum.  Dans  la  ville 
on  proclama  quo  chacun  eüt  ä  rapporter  les  objets  pilles,  dont  il  s'etait 
empare;  une  partie  de  ces  objets  fut  rapportee.  Ensuite  il  se  fit  ameüer 
ceux  des  commercants  des  Roum  qui  avaient  echappe  et  il  rendit  a  chacun 
d'eux  ce  qu'il  avait  reconnu  comme  sien.  Pnis  il  fit  arreter  soixante  trois 
pillards,  qui  furent  enchaines.  Al-Aziz-billah  ordonna  d'en  remettre  un  tiers 
en  liberte,  de  donner  la  bastonnade  a  un  autre  tiers  et  enfin  de  mettre  ä 
mort  le  dernier  tiers.  Sur  des  morceaux  de  papier  on  ecrivit  «  tu  seras  battu  »r 
ou  bien  «  tu  seras  execute  »  ou  bien  «  tu  seras  remis  en  liberte  »  ;  les  billets 
furent  mis  sous  un  voile;  chacun  d'eux  s'avangait  pour  prcndre  son  billet, 
et  on  le  traitait  selon  son  sort.  Cela  eut  lieu  le  jeudi  huitieme  jour  de  djou- 
mada  1  de  cette  möme  annee'. 

1.  Ici  «  Roum  »  signific  «  les  habitants  de  l'ltalie  Meridionala  byzanline  ».  —  2.  Ici 
commence  egalement  la  traduction  de  Uednikov  i,  359.  —  3.  Ici  Unit  la  traduction  de 
Mednikov.  -  4.  29  mai  996. 


[241]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  449 

GW  VjIIj  U^  Jt  2jU  r*  1*1  J\  ^3  ^  '^  J\  ^  ö^f~.  ^3 

~'^}  fLJI   6J^-;    tfJÜ!   5JäJ   jL-jL-    Jj  *1^4JI   Ja   ^    j—,    ^^Jl   jla 
JL^j  jjij  ^  ^j  JUJL  ^j  (£-  90ir^J  *-J  *>■**  X^  8,J^-5  W^ 

1.  BChjar5.  —  2.  C  ale.  —  3.   BS  ^js-S-JI  PC  ^ss-M   L  ^jS-Jl.  — 
4.  Ch;J>*>.  —  5.  BLSRCh  jU-;U~JI.  -  6.  BLSCh  jj-  J.  -  7.  B  !j»J,  Ch  IjjAJj. 
-  8.  BLSR  J*!  A.  -  9.  Ch  ^/-j.  -  10.  Ch  JjU    -  11.  BLSCh  ^j~j.  -  12.  C 
■  Ujt.  —  13.  C  J\  J-j.  -  14.  LS  wi^jU.  _  15.  S  jl 


Bandjoutekin  recommenca  ä  attaquer  la  province  d'Antioche,  et  arriva 
jusqu'ä  la  porte  (de  la  ville),  puis  il  marcha  sur  Alep,  qu'il  assiegea  pendant 
quelques  jours;  mais  il  en  repartit  pour  Antharthous  dont  il  assiegea  la 
forteresse  (egalement)  pendant  quelques  jours.  Alors  le  duc  Dalassenos  sortit 
d'Antioche  pour  aller  ä  Antharthous  et  la  defendre. 

Cependant  Isa-ibn-Nesthouros,  qui  etait  en  Egypte,  s'etait  mis  ä  cons- 
truire  une  autre  flotte  pour  remplacer  celle  qui  avait  ete  brülee.  On  rassembla 
de  nouveau  des  bois  de  construction  de  partout  et  on  öta  de  grandes 
poutres,  qui  soutenaient  le  toit  de  l'Hötel  de  la  Monnaie  au  Caire,  ä  cöte 
du  bätiment  de  la  Police,  et  ä  l'Höpital  situe  en  bas  du  Marche  aux  pigeons 
(Souq-al-Uamam);  on  les  scia  toutes  et  on  construisit  une  flotte  de  vingt- 
quatre  navires,  qui  furent  remplis  de  soldats  et  envoyes  sous  le  commande- 
ment  de  Rachiq.  (La  flotte)  arriva  ä  Antharthous,  lorsque  Bandjoutekin 
l'assiegeait.  Mais  une  grande  tempete  s'eleva  dans  la  mer,  brisa  la  flotte, 
et  les  equipages  des  navires  gagnerent  la  rive. 

A  ce  moment-lä  le  duc  s'etait  dejä  approche  d'Antharthous.  Or  le  bruit 
s'etant  repandu  dans   i'armee  du  Türe',   que  les  troupes  grecques  etaient 

1.  C'est-ä-dire  «  de  Bandjoutekin  ». 


450  HIST01RE.                                                        [242] 

Mjii-lS     iyyhyaü\    j,       jj-^JLjl  ry>-J    fc^L-C-     f-^*}     ö^J^.     f-H^     l*TS-'     "^     f-?->  ' 

*  s  p.  161.  ÜHi-  3  yi^-j   ^y  \3s~\3   ^I^JI   J^  jvL.   L. 

*Chp.l80.  Li«      '  Lsjj       VoviC-J      A*~~3      ^<T~"'  A__»i-3      C      jj^r^J         A>-1      "Cj^Ai-J            '  <C~      /joujl) 


^r~" 


4)1  ^L   JUJI  <J>1^ 

k  c 

j^il     Ä—*J>3    Ö-         ^yic-         A»-l     -LUy     \y^-3         ÖJI      V«     j^"J     ^rf-i    ^1~.       ~**sb!1 

1.  BLS  ^*^'Jt.  —2.  BLSCh  IjJ^Jj.  —3.  BCh  ^Uj.  —  4.  BS  iw-  L    tt-r—  — 
5.  BLSCh  om.   quatre  mots.  —  6.  Ch  O-*'.  —  7.  BLSCh  add.  oJLS  3»-^'  i^-j.  — 

8.  S  ^-X=J. 9.   B  om.  dop.  *  —  10.  S  ,£.  —  11.   BCh  om.  —  12.  Codd.    .U=J|. 

—  13.  Ch  om.  J.  —  14.  B  om.  dep.  *  Ch  (iuJl  ^*)  t"Vl  L_.  --  15.  SCli  ^Aa.!.  — 
16.  Ch  S^ws. 

dejä  arrivees,  Bandjoutekin  s'enfuit  avec  toute  son  armee.  Les  assieges  d'An- 
tharthous  sortirent  (de  leur  cite),  se  saisirent  des  navires,  qui  n'avaicnt  pas 
peri,  et  firent  prisonniers  une  grande  partie  de  leurs  equipages. 

Dans  sa  mar  che  al-Aziz  etait  arrive  ä  Bilbeis ' ;  il  y  tomba  malade  : 
etant  entre  au  bain  malgre  sa  maladie,  il  y  expira  le  mardi  vingt-huitieme 
jour  du  mois  de  ramadlian  de  Tan  38(5 2.  (Son  corps)  fut  transporte  de  Bil- 
beis dans  son  palais  du  Caire  oü  il  arriva  le  mercredi  dans  la  journ6es.  II 
■ciip.  180.  etait  äge  de  quarante  trois  ans,  *  il  rögna  vingt  et  im  ans,  cinq  mois  et 
vingt-sept  jours,  pendant  sept  mois  et  vingt-sept  jours  de  ce  regne  il  avait 
porte  le  titre  «  d'heritier  du  tröne  ».  II  avait  succombe  ä  la  maladie  de  la 
pierre  et  aux  coliques  nephretiques. 

CaLIFAT     I>  AI.-HaKIM-BI-AMHI-LI.AH. 

On  preta  serment '  ä  Abou- Ali-al-Mancour-ibn-al- Aziz-billah,  qui  prit  le 
surnom  de  Hakim-bi-amri-Uah * ;  il  monta  sur  le  tröne  le  jeudi  trentieme  jour 
du  mois  de  ramadhan  de  la  meine  annee*,  etant  kg6  de  onze  ans  et  cinq  mois. 

1.  A  une  trentaine  de  lieues  du  Vieux  Caire.  V.  Rosen,  301,  note  230.  —  2.  14  octobre 
996.  —  3.  15  octobre  996.  —  4.  Ici  commence,  parallelement  ä  la  traduclion  de  Hosen, 
cclle  de  Mednikov,  1,  360-361.  —  5.  C'est-ä-dire  «  celui  qui  gouverne  par  la  volonte 
d'Allah  ».  —  6.  16  octobre  996. 


[243]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHK.  451 

^  A>i  ^Jr\  j  ji*  vi  (n-Ä;v  i_^^ij  ^  '^-^«  o*  ^^  s1!  J*-*j 

<eL».  fLül  J!   ^j  4J|p  j-  jjjä-  iÜ  Jb-Vl  ^  *  V-11  ^   v^3     JlrVl 
^    ^j>-J    j.   l5~&  jl^j  J^l  ,;^   !&»    j^  5^1    ö*   ^>    d^    ö* 


l.S  «jOä*.—  2.P  ^)U>.  —  3.  BLSRChj^l.  —  4.  Born,  dep.\  — 5.  R^j.— 6.Ch 
add.  jc*>.  —  7.  S  add.  J.  —  8.  P  »jjU  S  add.  oLySjt  J  Ch  u*j&\  J-  —  9-  Ch 
j^lj.  —  10.  R  ^j.  —  11.  Ch  ijU.  —  12.  B  om.  dep.  *  —  13.  B  om.  dep.  *  —  14.  BLSCh 
ü-.Ua.  ^y.  —  15.  B  ijLs-0!.  —  16.  C  JLoj. 


Plusieurs  chefs  de  la  tribu  de  Retamah,  vinrent  ä  lui  apres  avoir  mis 
comme  condition  qu'aucun  des  Orientaux*  ne  gouvernerait  leurs  affaires. 
(Le  calif)  invita  un  de  leurs  chefs  nomine  al-Hasan-ibn- 'Ammar  ä  gouverner 
les  affaires  et  ä  administrer  les  finances;  il  lui  confera  le  titre  d'Emin-ad- 
Daoulah2,  c'etait  le  dimanche  troisieme  jour  du  mois  de  chawwal3.  Alors  im 
grand  nombre  de  Turcs,  par  peur  d'Ibn-'Ammar,  s'enfuirent  en  Syrie,  mais 
on  leur  fit  rebrousser  chemin.  Comme  'Isa-ibn-Nesthouros,  alors  qu'il  etait 
ministre,  avait  ordonne  des  impöts  exorbitants  et  impose  de  nouveaux  droits 
de  marche  superieurs  ä  ceux  qui  etaient  exiges  par  les  reglements,  Ibn- 
'  Ammar  supprima  tout  cela  et  retablit  l'ancien  ordre  de  choses.  II  arreta 
Ibn-Nesthouros  le  mardi  dix-huitieme  jour  du  mois  de  chawwal  de  cette 
nieme  annee*  et  le  jeta  en  prison;  puis  il  le  fit  tuer  au  mois  de  cafar  de  Tan 
387".  Apres  cela  les  Maghrebins,  gräce  ä  Ibn-  Ammar,  s'emparerent  du 
gouvernement  de  l'etat,  et  les  affaires  des  Orientaux  (des  Turcs)  cesserent 
de  prosperer.  Puis  il  remplaca  plusieurs  de  leurs  notables,  qui  avaient  oecupe 
des  places  elevees,  par  des  Maghrebins. 

Bandjoutekin  epouvante  ecrivit  ä  l'empereur  Basile,  s'humiliant  devant 
lui,  lui  promettant  La  soumissiou  et  le  suppliant  de  l'aider  et  de  le   secourir 

1.  C'est-ä-dire  «  des  Turcs  ».  —  2.  «  Un  homme  de  confiance  du  Royaume  ».  — 
3.  19  oct.  996.  —  4.  3  novembre  996.  —  5.  13  fevrier  et  13  mars  997. 


452  I11ST0IRE.  [244] 

UJls    <~lc  s_i>UJI  Js.  fc-u^LYj  üVj^  Js-  ^AäL    jl     j»   jjs  i^L-*   2s.2l.xJj     ^J> 
/*■*> -£3     i—jJi       Ol     ä^I=-'_}    <«    jLS    /^     «^    ^ö^JLo    ^    jL-    JXUI    i^>L)      \a      ~i\ 

44-i-lj     ^>li       *j      jUJL-     f^mS     U    jLlc     All    "Ol     sy>ä    ÜjÜuJI     ^iJ     j-a.        J|     l-uJä 

-VA!  8V»V1  ^L?-  7^  j^   ~jY  wJI  fJi   J   "  j>U^  ^  *  *\y^\5    5<?UAJ 

*Chp.  181.  ,j*     Ü-Xfr      >w     CjIä     r-^=9     '^j^kj     IJjbl     Oc     jlT    jj-i-o     0[    J-^J  UJj    <uJjl     J 

i\     Jji-jJlj    jLVI    <j£jl    (j-^lj    ^j^    ö*    **■{*?-    JJ-^3    O^    OlcJI    ^-^3    ^U-^- 

nv^_;jls  jjlo  Jl   ^%  miy)    <*-j^i   Ol   j-^ij   Ut  I5*ii-j   OJI   j,   ^j. 

t 

1.  C  JJUacJ  BCh  ssa=^.  —  2.  B  Sf..-  —  3-  BLSCh  ^.  —  4.  Ch  »Ulj.  —  5.  B  om. 
—  (i.  BLSCh  add.  u.  —  7.  BCli  om.  dep.    *£.  —  8.  B  J^l.  —  9.  S  2^-..  —  10.  BCh 
Uli.   —  11.  BLSCh  ad.  U>/.   —   12.  R  ^j.  —  13.   Cli  om.  deux  mots.   --  14.  BLS  J, 
^li.  —  15.  SBR  «..UA  —  16.  R  c,j.  —  17.  PBLSR  C^üU.  —  18.  S  v_>jj=A  - 
19.  BRCh  üJuvXü  S  om. 


par  ses  troupes.  Mais  (l'empereur)  jugea  impossible  de  l'aider  contre  son 
souverain,  ni  de  le  secourir  dans  sa  revolte  contre  lui.  Desespere  d'avoir 
du  secours  de  l'empereur,  (Bandjoutekin)  quitta  Damas  avec  ses  troupes,  et 
avec  les  Arabes  et  autres  qui  s'etaient  groupes  autour  de  lui,  pour  aller  en 
Egypte  au  secours  des  Orientaux  (des  Turcs).  Dans  ces  conjonctures  Ibn- 
Ammar  detacha  Abou-Temim-Soulei'man-ibn-Falah  avec  son  frere  pour  le 
combattre.  La  rencontre  eut  lieu  pres  d'Ascalon  le  vendredi  quatrieme  jour 
du  mois  de  djoumada  I  de  l'an  387 ' ;  le  Türe  fut  defait  et  s'enfuit  a  Damas, 
un  grand  nombre  de  ses  serviteurs  et  de  ses  partisans  furenl  pris  dans  le 
'Chp.l8l.  combat.  *  A  son  arrivee  ä  Damas  la  population  de  (la  ville),  sc  souleva  contre 
lui  et  le  chassa;  il  s'enfuit  avec  un  certain  nombre  de  ses  serviteurs.  La 
populace  pilla  sa  maison  et  Celles  de  ses  ofliciers.  Alors  le  'Pure  demanda 
l'aman  et  la  permission  d'entrer  en  Egypte.  Ibn-Falah  lui  pardonna  et  envoya 
avec  lui  son  fils.  Tous  deux  arriverent  au  Caire  le  vendredi  vingt-deuxieme 
jour  du  mois  de  rejeb  de  cette  memo  annee2,  et  (le  calif)  lui  remit  un  vete- 
mi'ii!  d'honneurct  lui  aecorda  des  faveurs.  Ibn-Falah  se  rendit  alors  a  Daums; 
il  y  eut  une  forte  bataille  enlre  lui  et  les  habitants  de  (la  ville);  apres  quoi 
il  y  entra  d'apres  le  traite  de  paix'. 

1.  15  mai  997.  —  2.  31  juillct  997.  —  3.  Ici  finissent  les  traduetions  de  Rosen  (p.  38) 
et  du  Mednikow  i.  361  . 


{245]  DE  VAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  453 

<,  5i3jcij  ^ui  i^jiy  ijUJi  j*  a^Ij  jü  jl  ji  v  yyi  jT  r^  üjLuji 
^.b  \yj5 3  s^b<n  u4>»  jta  »-all  7v  f^i  £■*•.  ol  ^  Ju!1  ^^^ 

,yl>*YI   C_y    Zjj>$  *  *^äc  iJj  ijUJI   ^..j   j^Lj    vjj  ^9jLi-JI   Cu^J   '■üjLjLs   ^IäIi 
jjij  14OL^1j  jlic  13j:!  jla  ^y3  j^«t<ll  <vA  ,*rr;   ^^  ^^  fv^  Ji 

1.  P  "ilyj,.  —  2.  P  ^--^Ol.  —  3.  B  1^.  —  4.  BCh  add.  ^-j-  —  5.  P  ^J.  - 
6.  Sji'x-tj.  —  7.  BLSCh  om.  —  8.  Ch  U_^LCJ|.  —  9.  Ch  »jlsä,.  —  10.  BCh  om.  dep.  * 

—  11.  BLS  l^läl..  —  12.  BCh  J   *bl  LiiL*.  —  13.  B  ..j  et  infra.  --  14.  BLSCh  om. 

—  15.  LSCh  .*£*-!..  —  16.  BCh  om.  dep.  J. 


Ensuite  les  Ketamites  s'emparerent  completement  du  gouvernement  de 
l'empire.  (Un  jour)  se  produisit  une  dispute  eutre  quelques  (Ketamites)  et 
quelques  Orientaux  (Turcs);  eile  s'envenima  au  point  qu'un  eertain  Maghre- 
bin  fut  tue.  (Les  Turcs)  reclamerent  le  coupable  pour  lui  faire  payer  une 
rancon,  et  il  fut  convenu  qu'il  leur  verserait  mille  dinars  pour  prix  du  sang. 
Mais  les  Ketamites  monterent  ä  cheval  et  s'etant  jetes  sur  le  coupable  ils 
le  tuerent.  Alors  les  Orientaux  (Turcs)  se  souleverent,  et  entre  eux  et  les 
Maghrebins  s'engagea  une  violente  bataille  le  lundi  vingt-deuxieme  jour  du 
mois  de  cha'ban  de  l'an  387';  ils  se  battirent  le  mardi  et  le  mercredi;  mais 
le  jeudi  les  Ketamites  se  presenterent  aupres  d'Ibn-'Ammar  et  le  contrai- 
gnirent  ä  sortir  et  ä  combattre  avec  eux.  La  bataille  devint  furieuse  entre 
les  deux  partis;  les  Ketamites  furent  defaits;  la  maison  d'Ibn-'Ammar  avec 
ses  ecuries  et  les  demeures  de  plusieurs  Ketamites  furent  pillees.  Tremblant 
pour  sa  vie,  Ibn-'Ammar  descendit  dans  sa  maison  en  ville  et  s'y  cacha 
pendant  quelque  temps;  puis  il  fut  tue  au  mois  de  chawwal  de  l'an  390'. 
Lorsqu'lbn-Ammar  se  fut  cache,  al-Hakim  remit  le  gouvernement  des 
affaires  d'etat  k  l'eunuque  Bardjawan,  qui  chargea  en  pleine  confiance  son 
secretaire  chretien  Abou-al-'Ala-Fahd-ibn-Ibrahim  d'etre  son  lieutenant  et 

1.  30  aotit  997.  —  2.  4  septembre-2  octobre  1000. 


'J 


454  HISTOIRE.  [264] 

'  r  p.  n.  jJüI  5  j&  r->=j  j-M»  4^l  ^b  isjliJl  »UjVI  J*  IjJ  jl£  3l>~«  (3-i-a  JLäI  jlj  ' 

■Ül     "-«^-|3       L>^£    i-Jj^-Tj    A»i^>lju     i_ij*>       t^-j\s-    <J^-j    jy_    l-^l    |*£Wl       !:■    -r jz~5 

*S^s-    ^-«^J    ^C_5Vä    a»    rje    Ij^ä    l^lc-    jlÄJj    <«— l    <x-JI    ^^-^3    ^-^-jj    L>i-v»-l 
JD3    ^r^'    (j     «-*=**    *^\    J~~*    *J'    -*JLJ\    ,*~L_r   «J    ^»^j   vilJLJl   J^U    a=» 

j*2a     Ja     aZ*     J^kJ      «-.    A~JI     J^    ^Lj-    I3J    12jl^Jl     »ilsdl     11(JJlij     jl-Ua-    10^\ 
A>     JJL^la  J>        Z~->-      aa     ^.-Lo     ^Ji     OjLw     A9     Objl      ^y^-     ,J>0^     Jttf       \>~*sl»t» 

♦Chp.i82.     j'—J  Jy*  <J\  o)-**»       <J-^   lS^  v^"*-*^   ^XiäjJIj       Jr  :  a^,4->Jl   «-LaAJ   15»Lä»-ä)1 

1.  Ch  jj-J^b.  —  2.  BLSCh  J^-'j.  —  3.  BLS  L~.  —  4.  BPR  c,>.  —  5.  S  ^ 
—  6.  B  om.  —  7.  CCh  ^iüsjJlj  et  infra.  —  8.  S  om  —  9.  P  S^i..  —  10.  BPR  cr>.  — 
11.  R  (JJ'U  sed  cf.  R  p.  306.  —  12.  BLSCh  om.  —  13.  BLSCh y  —  14.  BLSCh  om.  — 
15.  PR  ±*eJ.  —  16.  PBLS  ,.,-i^J!.  —  17.  BCh   ,L>,. 


il  lui  donna  le  surnom  d'ar-Rai's1.  Se  trouvant  ä  la  tete  de  radministration 
et  du  gouvernement  des  affaires,  il  fit  sentir  son  influence  dans  toutes  les 
provinces  de  l'empire.  Puis  il  restitua  leurs  moyens  de  vivres  ä  plusieur^ 
fonctionnaires  et  autres  auxquels  Ibn- Ammar  les  avait  supprime. 

Les  habitants9  de  Damas  avec  les  clients  turcs,  qui  s'y  trouvaient,  se 
souleverent  contre  Ibn-Falah  qui,  setant  enfui  de  laville,  se  rend.it  au  Gaire; 
apres  quoi  la  populace  s'empara  de  Damas  sous  le  commandement  de  Tun 
de  leurs  hommes  nomme  al-Dahtökin. 

A  cette  epoque  ä  Cour  (Tyr),  un  Rharedjite  nomme  'Alaqah  se  revolta 
egalement,  contre  al-Hakim;  il  s'empara  de  la  ville,  la  populace  et  les 
gens  sans  aveu  s'etant  Joint  ä  lui;  il  battit  monnaie  a  son  nom  et  y  grava 
la  (legende)  suivante  :  «  l'honneur  apres  la  misere  ä  l'emir  'Alaqah  ».  Puis 
il  demanda  aide  a  l'empereur  Basile,  en  lui  promettant  de  lui  livrer  la  ville; 
et  (l'empereur)  lui  envoya  du  secours  par  la  voie  de  la  mer.  Ibn-Hamdan 
et  l'eunuque  Fai'q-al-Barraz  avec  un  certain  nombre  d'esclaves  et  une  flotte 
venue  d'Egypte  assiegerent  Cour  (Tyr),  tandis  que  les  troupcs  d'al-Hakim 
s'ötaient  dirigees  sur  Damas  sous  le  commandement  de  Djeich-ibn-Moham- 
mcd-ibn-al-Camram  pour  attaquer  les  habitants  de  Damas  et  al-Dahtekin, 
1  chp.iH'2.  qui  s'elait  empare  de  Damas,  *  changeant  de  chemin  ces  troupes  se  dirigerent 

1.  «  D'un  che!'.  »  —  2.  Ici  commence  la  traduction  de  Hosen,  38-43. 


[247]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHK.  455 

*     fr  ft  — ' 

ifcL»-    ^--3    JcJj    <Ö.aJI    £~J5    [^-1    <Ls}lc    -ii-]j    j^ä-1    J^    LtJü     ^j-iJ     ^U    ^J 

j*  jLa  J  pj^j  jl£j  ^w  Jl    LL>j    iüAfc    ~   £•£>-]  2as   jl^  jl»  IjUl   j^ 

~a*j     Sjfclftil       V->       Jä_LJl      i_JJ^«-«-''      <w«-»Jli      i_~L>3     tiJ— j     j^a*j      «LS^lfr    ^^JJ    '  O-Jl 

1.  Ch  ^jä.^1.  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  BCh  om.  —  4.  S  ^j^JJI  C  om.  ab  ~  ^. 
—  5.  BCh  L>U  et  infra.  —  6.  RCh  Jj.  —  7.  PR  0-i>=J_,  BLSCh  add.  Afj.  — 
8.  BLSCh     ,-jiL.li.  —  9.   BLS  ^j-J^Jl!  —  10.  BLSCh  ^-S^.  —  11.  L  .Li.  — 

12.  SCh  ,.,  JiJI, 


sur  Cour  (Tyr).  Sur  ces  entrefaites  al-Dahtekin,  qui  s'etait  empare  de  Damas, 
se  rendit  au  Caire  pour  y  faire  sa  soumission  :  il  y  obtint  son  pardon  apres 
avoir  recu  un  vetement  d'honneur.  Cour  (Tyr)  fut  prise  ä  la  pointe  de  l'epee 
au  mois  de  djoumada  II  de  Tan  388'.  Un  navire  de  la  Hotte  grecque  fut 
saisi,  et  les  deux  cents  hommes  qui  le  montaient  furent  tues  jusqu'au  dernier. 
'Alaqah  (lui-meme)  fut  fait  prisonnier;  la  ville  fut  pillee,  et  un  grand  nombre 
de  ses  habitants  qui  s'etaient  groupes  autour  d"Alaqah  furent  massacres 
ou  fait  prisonniers;  ces  derniers  furent  amenes  au  Caire,  oü  ils  arriverent 
au  mois  de  cha'ban  de  cette  menie  annee2.  Apres  avoir  ete  ignominieusement 
promene  ä  travers  le  Caire  ('Alaqah)  fut  ecorche  vif,  puis  crucifie  dans 
l'endroit,  nomme  al-Manzhar,  entre  le  Nouveau  et  le  Vieux  Caire,  tandis 
que  les  prisonniers  furent  mis  ä  mort. 

En  cette  meme  annee,  un  incendie  eclata  dans  le  chateau-fort  d'Apamee,. 
oü  les  approvisionnements  et  les  autres  choses  qui  s'y  trouvaient  furent 
consumes.  (Profitant  de  cette  circonstance)  Abou-1-Fadhail-ibn-Sa'd-ad- 
Daoulah,  emir  d'Alep,  et  Loulou,  avec  une  armee  d'Alepins,  se  mirent  eu 
marche  sur  Apatnee  qu'ils  assiegerent  pendant  quelque  temps.  Quand 
Damien  Dalassenos,  duc  d'Antioche,  apprit  que  la  ville  se  trouvait  depourvue 
de  vivres  et  d'armes,  il  se  dirigea  vers  eile.  Alors  les  Alepins,  par  peur  de 

1 .  31  mai-28  juin  908.  —  2 .  29  juillet-26  aout  998. 


456  HISTOIRE.  [248] 

J  ^jJÜl  L>  JjJj  *J*.  J[  Ijilcj  rjJ1  ^  ^>  n-^  lCsliilj  pjj  £jj  C-lil 
3jkJMJl   ^»3   L    jviJ!   ^o   UÜ»I  ^b   JLr^J   ~J^  J^l   U^L>-3    «J^  ^S-p- 

•ULI*  c^:*  J03  ^3-^  'Vcr^  ^-"li  prr:  tO^  ^-i-iJlj  oJl  ,y>  jLvi  j 
£«_^JI  Jla-  jj  iL»  ^Jl  i^l  c-il>3  ijUJI  ^<L^  ^j-  V^JI  i-^-a  ^^* 
.jül  ö»  jyL"  nj*  y^  10£-til  »UÜI  rJt  JLy  c>  j  üt  ^Jj-Ul  J  ^3 
14 LI  ^Jj  13uS\  c«.  'IaJ  ^  JcLli  pjl  ^  i»^Jl  .loLs  12£J3  ijL^j 
^y   jt;   ^^   j^  L.   1^.151)  ^*  Jl  1_*L^3   >LJI   'Ljj  j*  ^L>3   ^JjäJI 

'Rp.  TA.  JL&   Jjj   iilLM  J!   ^Jj-vJI    Ja  18a»   17fU*-=  j>   -Uä.  *   l6j,    ju>-   jLj 

1.  P  lüi,!j.   —  2.  S  IjU.  —  3.  C     jkjSJlj-     —  4.   S  ^J.  —  5.  BCh  om.  - 
6.   P  i*x}>.    -  7.  CCh  add.   IfcJI    «$Wl   JLyl   ii    jliT  ^JJl.  -  8.    BLSR  0^!j 
Ch  ^uu-iU.  —  9.   BLSCh  Jls.  —  10.  C   *-b.  —   11.  C^.      -   12.    PS  om.  £»J, 
BCh  om.  ab  pj.  —  13.   BLSRCli  w^l  Is-.  —  14.    SCli   .bl.  —   15.   BLS  *\  — 
16.    BLSCh  om.  —  17.  PC  **U*-..  —  18.  BLSCh  add.   jl. 


l'empereur  des  Grecs,  abandonnerent  tous  leurs  vivres  et  leurs  armes  aux 
habitants  d'Apamee  pour  les  soutenir,  puis  ils  s'en  retournerent  ä  Alep.  Le 
duc  s'approcha  alors  de  la  ville  avec  une  grande  armee  et  apres  l'avoir 
assiegee  avec  la  plus  grande  vigueur  il  fut  sur  le  point  de  la  prendre.  Mais 
le  gouverneur  de  (la  ville),  nomine  al-Malai'thi,  ecrivit  ä  Djeich-ibn-Oamcani 
ä  Damas  pour  implorer  son  secours  et  son  aide.  Au  mois  de  cha'ban  de  cette 
meme  annee'  celui-ci  se  dirigea  vers  lui  avec  de  nombreuses  troujics.  Une 
bataille  s'engagea  entre  eux,  oü  le  duc  les  vainquit  et  un  grand  nombre 
d'entre  eux  furent  tues.  Les  bedouins  s'emparerent  des  bagages  des  troupes 
maghrebines,  qui  dans  leur  l'uite  arriverent  jusqu'ä  Ba'lbek.  Mais  peudant 
la  fuite  (des  enncmis  vaincus)  le  duc  recut  un  coup  de  lance  dans  le  flanc 
et  fut  tue  le  mardi  dix-neuvieme  jour  de  temouz  de  Tan  L309a.  Apres  quoi 
ce  furent  les  Grecs  qui  prirent  la  fuite;  plus  de  six  mille  d'entre  eux  furent 
Ines,  les  deux  fils  du  duc  avec  une  foule  de  chefs  d'armöe  faits  prisonniers,. 
furent  emmenes  au  Caire  011  ils  demeurerent  dix  ans;  apres  ce  temps  ils 
furent  rachetes  et  rcgagaerent  le  pays  grec. 

Apres  la  mort  du   duc,   Djeich-ibn-Moluunmed-ibn-Camcam  rnarcha  sur 
Antioche    et    s'approcha   de  la  porte    des  .lardins   (Bab-al-Djiuan),   et  une 


1 .  29  juillet-26  aoüt  998.  —  2.  19  juillet  998.  V.  Rosen,  307-309,  note  259. 


[249]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  457 

^1    LsJj    k_iLc    X-T       ^Lrl    \»j\    Ailj     Äcjlu    1,1*1   j^jj    C    Jj^j    Ijl«    jlöJI    ^l>  *  Sp, 166. 


83. 


^  10lLi,  9Ülj   l^    jl^j  U>   j,   ^  <UI  si.C  ^i,  7ÖJ!   j,  *a,jJ1  6ji  j„ 

ir,j,1  ^  ly^\  J*l  je  »Ul  14£lkaJlj  I3djLu3  *^J  Jjlkr  UJj  *  ^^  J»*bii4-. 


1.  C  üjliü.  —  2.  BLSCh  J. —  3.   BLSCh  Ju-iarM.  —  4.  BCh  J.  —  5.  C  v_s^ji  j. 
-  6.  CSB  jji.  —  7.  B  om.    six  mots.  —  8.  BPR    S&,.    —   9.   Ch  JL  —  10.  S  om. 
Cli  rXo.  —  11.  BRCh  c,^.  —  12.  Ch  ^^si.  —  13.  P  JjL-j  BLSCh  om.  —14.  BLS 
akJlj.  —  15.  BPR  c,j  et  infra.  —  16.  Ch  IL.  —  17.  BLS  J=Lo. 


escarmouche  eut  Heu  entre  lui  et  les  babitants  de  (la  ville).  Mais  apres  etre 
reste  quatre  jours  il  s'en  eloigna  pour  retourner  eu  terre  musulmane. 

Ensuite  l'empereur  se  mit  lui-meme  en  marche  pour  envahir  le  pays 
musulman.  S'etant  approche  de  Djisr-al-Hadid '  le  sixieme  jour  du  mois 
de  chawwal  de  l'an  *  3892,  il  marcha  sur  Chai'zar,  oü  il  campa  pour  l'assieger  »Cip.183. 
le  quinzieme  jour  du  mois  de  zou-1-qa'dah  de  cette  meme  annee  ! ;  puis  il 
coupa  l'aqueduc  (qui  fournissait  l'eau)  aux  habitants  de  (la  ville).  El-Hakim 
y  avait  un  gouverneur  nomme  Halman  et  surnomme  Ibn-Karadis.  L'em- 
pereur lui  ecrivit  pour  qu'il  lui  livrät  la  ville,  et  il  tenta  de  l'acheter  :  mais 
le  gouverneur  ne  repondit  pas.  Son  afTaire  trainant  en  longueur,  le  siege 
(de  la  ville)  se  prolongeant,  et  l'eau  venant  ä  manquer  aux  babitants  de  la 
forteresse,  Ibn-Karadis  lui  demanda  l'aman  ä  condition  qu'ä  la  sortie  de  la 
ville  il  n'aurait  pas  ä  mettre  son  pied  sur  le  tapis  de  (l'empereur) '  et  que 
(l'empereur)  ne  ferait  aueune  Opposition  ni  ä  lui  ni  ä  ceux  de  ses  compa- 
gnons,  qui  voudraient  s'en  aller  avec  lui.  Acceptant  ces  propositions,  (Basile) 
lui  envoya  sa  croix5.  Puis  Ibn-Karadis  ouvrit  la  porte  et  s'en  alla  avec  un 
grand  nombre  des  habitants  de  (la  ville);  il  se  rendit  ä  llamah,  puis  ä  Alep. 

1.  «  Le  Pont  de  fer  »,  sur  l'Oronte,  ätroisheures  d'Antioche.  —  2.  20  septembre  999. 
—  3.  28  octobre  999.  —  4.  C'est-ä-dire  :  «  ä  lui  declarer  sa  soumission  »  ou  «  ä  se  pros- 
terner  devant  l'empereur  ».  —  5.  En  signe  de  fidelite  ä  la  foi  juree. 

PATR.  OR.  —  T.   XXIII.    —   F.    3.  30 


458  HISTOIRE.  [250] 

jUj    jUVl;     *Äi-l»     (_rri    2t5>l    ^«a»-    ^1    l^ft     jUj    J^jVi;     JJ~S    dUJl     !  Jpt~» 

*  p  f.  58.  jL«   <~;o  J     ^   ^iJ    'jiÄj   LfJjJs    (j^«^   A    jl    ,J\   ^y-'j      ^J^i   3y^. 

*  S  p.  167.  liLLi      ,_j^S     ^31     diXJI     jL-J     Ij^aLajJ     l^wUtJ  J>-«-=-J     ^>=f"" 

*  R  p.  PL  iiilj    S-lc    ^pi~fc    <J[         Zj^Jj^    7"H-J    J^r"Jj    J^    ,j^    'S  ^J^H    ^*       'If-Alwli    j^SllO 

r>i^MJ  17li  Li  £&»   ri  41   rex>t  L.  ^LJI  j* 

1.  B  ^s^j.  —  2.  BP  ^1.-3.  BCh  o^  S  o1--^.  —  4.  B  L-Jj.  —  5.  BLSCh 
i^jy  —  6.  BCh  add.  l^.  —  7.  BCh  otn.  —  8.  BLS  l^U  ^.  P  l^U  _ysr;.  —  9.  LS 
.A^kolj.  —10.  C  JJI  ^.Ij  *$W  J^Jo  JoläJ!  i^U»^  c,j  -\>s-  ^1.  —  11.  BLSCh 
,,JJ  jJ!  o.*s-Jl.  —  12.  RCh  *~v..  —  12.  SCIi  -.sJO-lä.  —  13.  BCh  Ls&.  —  14.  BCh 
UU.  —  15.  BCh  add.  J,t.  —  16.  BLSRCh  Jk\.  —  17.  BCh  l^i  ia. 


Apres  avoir  garni  Chai'zar  d' Armeniens,  lempereur  alla  ä  HiQn-Abi- 
Qoubeis '  et  la  prit  par  capitulation.  De  lä  il  marcha  sur  Hicn-Macyath -,  qu'il 
prit  et  detruisit;  puis  il  marcha  sur  Rafaniyah,  qu'il  brula  et  d'oii  il  emmena 
les  habitants  en  captivite.  Brillant,  detruisant,  capturant  des  prisonniers 
il'empereur)  s'avanca  jusqu'ä  Homs  (Emese),  oü  il  campa.  Une  partie  de  ses 
habitants  se  fortifia  dans  l'eglise  de  saint  Gons tantin,  oü  ils  se  croyaient 
en  sürete.  Les  Russes  qui  se  trouvaient  dans  son  armee  ayant  su  cela,  ils 
y  mirent  le  feu.  C'etait  une  eglise  remarquable,  on  en  emporta  jusqu'au 
cuivre  et  au  plomb.  Puis  l'empereur  s'avanca  jusqu'aux  environs  de 
Ba'lbek. 

Dans  ces  conjonetures  Djeich  expedia  de  Damas  au  Caire  des  messages 
implorant  du  secours;  il  y  decrivait  la  multitude  des  troupes  grecques,  la 
terreur  qu'inspirait  leur  rencontre,  et  il  redamait  des  secours  en  argent,  en 
bommes  et  en  armes.  On  lui  expedia  alors  des  troupes  nombreuses  et  on  lui 
envoya  ce  qu'il  demandait.  En  meme  temps  ordre  etait  donne  ä  tous  les 
gouverneurs  de  la  Syrie  de  le  rejoindre.  Tous  marcherent,  en  sorte  qu'on 
put  croire  que  juniais,  a  l'epoque  musulrnane,  autant  de  troupes  n'avaient 
iMe  reunies  ä  üamas. 

1.  Une  place  forte  en  face  de  Chai'zar.  Jacut,  i,  103.  Rosen,  312,  note  2(10.  —  2.  Rosen, 
312,  note  270. 


[251]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  459 

cT^lr^    (_^£     J>>     (»J     V-^"    f^J     'M^-     J^r-b    Ja-Ul     J^ip    ^    viiUl     «^)J 
&■>>...£■         v_ i=«-jj     4_)U-HTj       VjLJj      *_T     4_!^<      4_ääJi      ^i      "tV*     iV^       '"' —      'uüJl      *y 

^'Ia^-j    ^jU-Vi;      "  sl)l-CLiJI    A>e-5_)    j»jl—    f|^sl;    O^iia*    df*?"3    ^ijf.    ij\        ^Lr*"1 

•tibi  r^_  I^jUT)  l6f*i   15j^Jl   JW   j^j  «uJ  j^  v^l  "^Äjlj  ^%   J! 

<J^-j    Xj    i^jS    «x-Lj»        AjUe^jI      v«    r j^$    (J"-ä.s    AjUJtATj    /f**-— "    4^*-~'    ("Jr*-*^'    <-r~~ *  'Clip.  184. 

^.U.  <c5LLJl  ^Jl  ^=-j^«         i*^— )'  ^j»   *y>z.*i\  ^  c^=-      ^U     _» «jj  c~ — !1    ^y_  »^  ♦  s  p.  im. 

1.  C  \3j&.  —  2.  BLSCh  J.  —  3.  P  <^-J3.  —  4.  BLSCh  om.  —  5.  P  !_,y^  (om.  _,). 

—  6.  PUj_.LSCh  Jlj..  —  7.  LS^'o-uk.  —8.  Ch   .,bLsrf.  —  9.  SCh  Wj.  —  10.  Ch  om. 

—  11.  P  tj~~,.  —  12.  Ch  ^LajAäJI.  —  13.  Ch  Ua^j.  —  14.  BLSR  ^J^>\y  —  15.  Ch 
^jJjl^i  cr^.  —  16.  Ch  add.  \j^.  —  17.  BLSCh  Jü.  —  18.  S  add.  if^ftjl.  - 
19.  LSR  j—  ^Jl.  —20.  BLSR  JJJ^M.  —  21.  BCh  om.  trois  mots. 


Quant  ä  l'empereur,  il  revint  sur  ses  pas  par  la  voie  du  littoral,  brüla 
*Arqah  et  demolit  son  chäteau.  Puis  le  mardi  vingt-troisieme  jour  du  mois 
de  zou-1-hidjah  de  l'an  389 '  il  s'approcha  de  Tripoli,  et  au  troisieme  jour 
apres  son  arrivee  ses  troupes  investirent  la  forteresse;  il  fit  creuser  un  fosse 
autour  de  son  camp  et  fit  couper  l'aqueduc  qui  ameuait  l'eau  ä  la  forteresse. 
Deux  «  chelandia  »  -  lui  apporterent  des  provisions  et  des  fourrages,  de  sorte 
que,  lui  ainsi  que  ses  troupes,  en  furent  richement  pourvus.  Puis  il  envoya 
un  corps  detache  ä  Beyrouth  et  ä  Djoubei'l3,  qui  fit  de  nombreux  captifs; 
il  embarqua  ces  prisonniers  sur  les  «  chelandia  »  et  les  envoya  dans  son 
pa}^.  Une  bataille  s'engagea  sur  terre  entre  les  guerriers  de  (l'empereur) 
•et  les  gens  de  la  forteresse;  ils  se  battirent  le  mardi  premier  jour  du  mois 
de  mouharrem  de  l'an  390  *;  (l'empereur)  eut  de  tres  nombreux  soldats  tues 
et  blesses.  *  Le  samedi  cinquieme  jour  du  mois  de  mouharrem  de  cette  meme  *Chp.i84. 
annee5  l'empereur  partit  pour  Antioche  par  la  voie  de  Latakiyah ; 
la  duree  du  sejour  de  l'empereur  dans  les  terres  de  l'Islam  ä  partir 
de  son  arrivee  ä  Djisr-al-Hadid  jusqu'ä  sa  retraite  de  Tripoli  avait  ete  de 
deux  mois"  moins   un  jour.    Ensuite,   il  nomma  gouverneur  d'Antioche  le 

1.  6  decembre  999.  — 2.  Une  sorte  de  navires.  — 3.  L'ancien  Byblos.  —  4.  13  decembre 
■999.  —  5.  17  decembre  999.  —  6.  II  faut  lire  «  trois  mois  ».  V.  Rosen,  333-334,  note  277. 


460  HISTOIRE.  [252] 

S  :>»*)]    Je-      C«jjt«    ^.il    4-1-    (_T>*V*'J    *-^-^»J^    JLfcftl   (_j    ipLju    kiXLJI    (»Isis      i-Cc- 

5rM-VI  ^  Jl 

*  (P  f.  58'.  i-tlidl     jLi      '      "Jl     ÖX.    J       J.jdl     ^L>     -W^äN     Jjta     Oj-»j     ^~=dl     *JI     JJ_^9 

"Rp.  f*.  <U1  ,j— s>-ij  JJ^-*-*^        „J>j.ij  (j^L-^-l*  dlLJI  <J*>j  <isL_.  ,J»jj  _^>  jlo  *  >_->=-U» 

*  B  f.  115.   i'AfJI     15jji     ^UJI     Jl     jJ^-J     -Äi-il     ->i      fM-VI     -Ü;    Jl     <£-y      JUS      dULJI      jlf>J 

v-ä»j         J>-  i  1        -»-LT}      L-3      -5JJ      (j-^l      ÄJU-Jl      . )1 y>a      U-I*      -*^=-i  Jl       jL_9       j^LaJIj      L«^--J 

1.  B  ^iui)!  P  ^Jjci)]  Ch  ^pkä)!  LS  om.  —  2.  BLS  ^j&lJI.  —  3.  C  om.  — 
4.  BLSRCh  I.JSM.  -  5.  P  ^bLJT  _  6.  BLS  j^l  P  ,^1  et  infra.  —  7.  C  ^S"! 
BLSCh  om.  —  8.  B  i%.  —  9.  Ch  Uy.  —  10.  LS  ^CUl  Ju-äj.  —  11.  LCh  a*_.  — 
12.  B  ,  rJi..  —  13.  P  sjict,  LS  iU,.  —  14.  BLS  siü>.  — 15.  P  ,  SS. 


magistros  Nicephore... '  qui  avait  ete  envoye  ä  Bagdad  aupres  d'Adhoud- 
ad-l)aoulah-Fanna-Khosrou,  lorsque  Skieros  etait arrive  chez  lui.  L'empereur 
sejourna  pendant  six  mois  avec  ses  troupes  sur  le  territoire  de  Maccieah 
(Massise)  et  de  Tarse,  dans  l'intentiön  de  retourner  en  terre  musulmane. 

La  nouvelle  de  la  mort  du  curopalate  David,  roi  des  Georgiens,  dans  la 
ville  d'at-Tai,  lui  etant  parvenu  l'empereur  se  dirigea  de  ce  cöte,  suivi  du 
magistros,  gouverneur  d'Antioche,  avec  ses  troupes.  Entre  en  possession 
de  toutes  les  terres  georgiennes,  l'empereur  y  nomma  en  son  noin  des 
gouverneurs  grecs.  Au  mnue  teinps  l'emir  des  Kurdes  Moumahhid-ad- 
J)aoulah-Abou-Mancour-Sa'id-ibn-Merwan,  maitre  de  Diyarbekir,  vint  ä  lui 
et  mit  le  pied  sur  son  tapis".  Apres  l'avoir  cree  magistros  et  duc  de  l'Orient,. 
l'empereur  le  traita  lionorablement,  le  combla  de  ses  bienfaits  et  le  renvoya 
dans  son  pays. 

Avant  son  depart3  pour  le  pays  musulman  1'empercur  avait  envoye  dcux 
ambassadeurs  aupres  d'al-Hakim  pour  conclure  l'armistice  et  la  paix.  L'un 
de  ces  deux  (ambassadeurs)  se  mit  alors  en  route  avec  la  rcponse  au 
niessage  qu'il  avait  apporte,  et  l'autre  resta  au  Caire,  en  attendant  l'envoi 

1.  Nom  mutild.  V.  Rosen,  272,  notc  225.  Cf.  plus  liaut.  —  2.  C'est-ä-dirc  «  se 
reconnut  son  vassal  <>.  V.  plus  haut.  —  3.  lci  commcnce  aussi  la  traduction  de  Medni- 
kov,  i,  301-303. 


J253]  DE  YAHYA-1BX-SAID  D'ANTIOCIIE.  461 

o^U   Jll    ?y?~J\    j    ^^—    JM^I    JL-j    <~^    ^    «jU-    l^    <^^Jj    l,J    ^fl    *   L3  '  S  p.  169. 

f%-VI  4jU  ,y>  siUJI  J^  jU-Yi  3oyly  jl  Jl  2:>Lf~  Ü*  dUi  ^  *jii 

^^Ja-jjl  aÄcj  l3<^a*.  Jl  12ljUj  ic-lj  <U  L^J    »3^3  i^i;  CjLi-  L,^,  j^Ij  J£ 
0L.3  jjJ*.   äjjI  o_Lk:k~Ä)l>    °^lsli  j^^  ^ifc  £_\a  L^   dJ_^kJI 
17 lg   iJj  CjU  l6Ü>JÜl  Jl'dUJI   »b  (iUilj  dlUl  ^  tj^l   i-ii.1   Uj 
Vi  ör^   Cr«  ^3  Ä  20^r  19^  OlfÜi-l   1,S>UI  ^  ^-^J  ör~   *J  **ChP.i85. 

1.  Bjlki!  LSCh  jLkeTl  —  2.  BCh  oUa  —  3.  PBLS  OyljJ.  —  4.  BLSCh  aSJj.  — 
5.  P  fcjaj.  —  6.  P  uJ—1  —  7.  P  i^ftj.  —  8.  CCh  add.  SjjJl  J>f|  ^iC.  —  9.  CCh 
Ji-jD  BLS  add.  c,l.  —  10.  CCh  tjß.  —  11.  B  a-*^  Ch  ^*>.  -  12.  PBChRjL,j  (cf.  R 
p.  VT).  —  13.  CCh  sjljl  »y*»..  —  14.  BLS  om.  R  ^L-,1  C  (^-jk-jl.  —  15.  BLSCh 
>UL.  —  16.  P  iJ^JI.  —  17.  BLS  om.  —  18.  P  J^ÜL  —  19.  BLSCh  UJic.  —  20.  Born. 

de  la  reponse  (a  celle  d'al-Hakim).  Lorsque  l'ambassadeur  reste  (au  Caire) 
eut  appris  que  l'empereur  s'etait  mis  en  marclie  contre  le  pays  de  I'islam, 
ainsi  que  ce  qu'il  y  avait  fait  et  ce  dont  il  s'etait  empare,  il  craignit  pour  sa 
propre  vie  et  il  demanda  (au  calife)  de  lui  permettre  de  retourner  aupres  de 
sou  souverain;  mais  cela  lui  fut  refuse  toutefois  avec  courtoisie  jusqu'au 
inoment  oü  on  recevrait  la  nouvelle  que  l'empereur,  apres  avoir  quitte  les 
pays  de  I'islam,  serait  rentre  dans  son  territoire;  apres  quoi  on  accorda  ä 
l'ambassadeur  ce  qu'il  demandait.  Sur  ces  entrefaites  Oreste,  patriarche  de 
Jerusalem,  fut  invite  ä  accompagner  l'ambassadeur  pour  etablir  l'armistice 
et  ensuite  pour  conclure  la  paix.  Tous  les  deux,  lui  et  l'ambassadeur,  furent 
recus  en  audience  par  Bardjawan,  qui  fit  dire  ä  (l'ambassadeur)  :  «  Tout  ce 
que  ce  Patriarche  aura  regle  (avec  l'empereur),  sera  sigue  et  adopte  par 
notre  souverain.  »  Puis  (Bardjawan)  fit  don  ä  chacun  des  ambassadeurs  de 
vetements  d'honneur  tres  precieux  et  leur  remit  de  riches  presents;  ensuite 
il  se  mirent  en  route  pour  rejoindre  (l'empereur).  Le  patriarche  Oreste 
«onclut  entre  eux  une  treve  de  dix  annees  et,  apres  avoir  sejourne  ä  Cons- 
tantinople  quatre  ans,  il  y  mourut. 

La   treve  entre  l'empereur   et  al-Hakim    ayant  ete    conclut,   l'empereur 
retourna  en  Bulgarie  pour  y  faire  la  guerre  et  apres  y  etre  demeure  *  quatre  *Chp.i85. 
ans  il  remporta  sur  les  Bulgares  une  victoire  complete,  faisant  des  prisonniers 
et  massacrant.  Leur  roi,  le  Comitopoule,  prit  la  fuite  devant  lui,  et  (l'em- 


p 


18 


462  H1ST0IRE.  [254J 

(JärJvj    o^^jj   *■  V*2*;    y-*      >-{j2-\i    pity^*"    Cy   ^"^   U»*3»-   *-^-Uj   i*r*^        — L»«Ja*Ä)V 
.  f.  59.  ü^     OUilj     J^»— "     ^—     ^p- Vi  ^->j     ^^     ,j*     ij^     fJJ        ^j-jääJI     fy_     ^j 

*  s  p.  i7o.  i«.\iJI    J    5<eL^-   ^    (_rcl.^    4ftAl^I    <y.    "Y    *""^   _?^    *  (°^    ö^^fV.    f*^UJI- 

ilJLaJl    -AJlä>     (_*aJj      J>i>     "o     /. ■>Jl    *jm    , ai_^ 

e 

*  Rp.fl.  t5"*-*?-    (j-*  jj-^*-  <*->jV  c~~H  <U  ja«  8ö]ja^LV1  *  7dK^L   LVil  r>L'l  ^Uj 

^^jji-jjl     ji-1     >_c  ä-Vl     (j-^jLjl     -Uc     S^UsJI     ^^^aa-J      «ÜLUTj     tj:»-~"     ti-     I0^s>-Vli 

LiyuJI  U.I  jj*  U»^c      {Sj>Jku_   ^^JL-jl  ^^;  ö_£CLJI  ^jLaJI  ^JL     Jl   UJLL3 

L-.I3   <rljj    »y      Jl*   ^jA^Cy!  ^)l    LAil    LjI    tS*^-$    ^cLDIj    >u IL    5s»«U.Li 

4-Jb  j^Uy  *jfj-c5C~VI  ^J|  19~JUj>-)  ^uja^s-VI  (S-_^  (j>^  <küLVl   (j»_yJLjl  UV 

1.  R  ^JiJ^iÜ'.  —  2.  BLSCh  ^^-  —  3-  BLSGh  U*j.  —  4.  BLSCh  add.  ^j^l 

—  5.  BLSCh  om.  —  6.  BLSCh,"  om.  —  7.   BCh   eJT^kJt.   —  8.  B  ^.JoC/ill  Ch 
^juCtfl.  —  9.  BCh  bA  J.  —  10.  B  Jß  oL?.  Ch  Jj^l  ^U?..  —  II.  P  y^-,1. 

—  12.  LSCh  Jly.  —  13.  Codd.  Ch  >__,>'*>.  —  14.  Ch  U^.  —  15.  BCh  om.  R  j^LsA5. 

—  16-   S  ^fj>.j*>..  —  17.  BCh   WjJjiL^I   J*.  —  18.   P    .J^-'j.  —   19.  BCh  JL_> 
^-j^LJ  ül.  —  20.  BLSChy^  j^L.  J  15^j^Lj  ^j  ääsL^C  —  21.  BLSCh  ^U»  (om. .). 


pereur)  s'empara  de  beaucoup  de  leurs  forteresses .  detruisant  un  certain 
nombre  d'entre  elles  et  conservant  les  autres  pour  lui-meme. 

Le  jeudi  vingt-cinquieme  jour  du  mois  de  rabi'  II  de  l'an  390'  al-Hakini 
tua  l'eunuque  Bardjawan  et  nomma  son  secretaire  Fahd-ibn-Ibrahim-ar- 
Rai's  ä  tous  ses  emplois,  lui  adjoignant  al-Houäein-ibn-Djaouhar,  qui  recut 
le  titre  de  Qai'd-al-Qouwwad. 

Au  Caire,  la  nuit  du  samedi  quatrieme  jour  du  mois  de  djoumada  II  de 
Tan  3902  mourut  anba  Elie,  palriarche  d'Alexandrie;  aux  prieres  qui  se 
firent  pour  lui  assisla  l'övöque  Arsenius,  fröre  d'Oreste,  patriarclie  de  Jeru- 
salem. Aussitöt  apres  son  arrivee  deux  envoycs  d'al-Hakim,  de  ses  hommes 
de  confiance,  se  presenterent,  ordonnant  ä  tous  les  chretiens-melkites  d'ölire 
Arsenius  patriarclie  ä  la  place  d'Elie  decede;  ils  repondirent  qu'ils  allaient 
ccouter  et  obeir.  Puis  le  second  jour  apres  sa  mort  l'anba  Elie  transferc  u 
Alexandrie,  et  l'anba  Arsenius  invita  et  fit  venir  ä  Alexandrie  les  övcques^ 
qui  appartenaient  au  siege  d'Alexandrie.  Dans  la  journcc  du  lundi  onzieme 
jour  de  redjeb  de  l'an  390'  ils  lirent  la  prierc  pour  lui.  Ensuite  (Arsenius) 
se  mit  ä  visiter  tout  son  diocese  et  ses  sieges,  puis  il  retourna  au  Caire,  oii 

1.  4  avril  1000.  —  2.  12  mai  1000.  —  3.  17  juin  1000. 


♦Pf.  59'. 


[255]  DE  YAHYA-IBN-SA  1D  D'ANTIOCHE.  403 

J*   JyXS-i    2~  ö,  Jj    Ja  j\   J\    l^    iLi,    Jj»    |Jj  _^  Jl   £-JJ    0_>J    *i*c  jjL. 

J   ^jlyJI.  iijVI  5ii^   JjIjj  4!>0   \J^u  ^>  ~J\   Jj^-Jl    ^IpJI    JUjj 

3j^.  *  JUUI  J  il^-Vlj  £j\y£\  OjL^  JJD1  J  6\j-Li  \yj<>_  öS  ?*JJ>3  ^j>'Sp'17L 

1.  L  (vja.^.  —  2.  P  (j-Cj)UI  LS  -Cj'UI.  —  3.  BCh  om.  dep.  \  —  4.  Ch  om. 
—  5.  P  "üyo.  —  6.  BLS  Ijclxo  Ch  jj^Uxj.  —  7.  BCh  loa.  —  8.  B  ^-&\^  P  j^*'^ 
LS  .^aäljJa.  —  9.  P  Uo»U.  —  10.  BLSCh  om.  —  11.  BCh  om.  dep.  *.  —  12.  BCh  iL*«  P 
om.  —  13.  P  U.Lsa.  —  14.  P  «Jot.  —  15.  BCh  j^*ä.  (om.  j)  S  aä.j.  —  16.  BLS 

^Ij?^3!  ch  ^W'i. 

il  ne  cessa  de  sejourner  jusqu'au  moment  ou  il  fut  mis  ä  mort'.  La  vingt- 
sixieme  annee  du  regne  de  Basüe,  Serge  al-Manouils  (Manouilitis)  fut  nomine 
patriarche  de  Constantinople;  apres  avoir  siege  dix-neuf  ans  il  mourut2. 

A  cette  epoque  al-Hakim  revetu  d'un  deguisement  commenga  ä  descendre 
pendant  la  nuit  au  Caire  :! ;  accompagne  par  quelques-uns  de  ses  familiers 
ils  parcouraient  tour  ä  tour  les  ruelles  et  les  rues.  Les  autorites  publiques 
du  Caire  ordonnerent  aux  raarchands  d'allumer  des  lampes  devant  leurs 
boutiques  et  leurs  maisons  et  de  faire  le  commerce  pendant  la  nuit,  de  sorte 
que  par  l'animation  les  rues  et  les  marcheg  furent  de  nuit  ce  qu'ils  etaient 
pendant  le  jour.  Cet  etat  de .  chose  ayant  dure  pendant  quelque  temps, 
les  hommes  du  peuple  et  les  gens  sans  aveu  rassembles  dans  les  marches 
devant  lui,  se  battaient  luttant  corps  ä  corps,  et  se  mettaient  ä  mal.  Le  jeudi 
vingt-quatrieme  jour  du  mois  de  djoumada  I  de  l'an  392*  la  melee  degenera, 
en  une  violente  bataille  entre  les  jeunes  gens  du  Vieux  Caire  (Micr)  et  ceux 
du  Nouveau  Caire  (Qahirah).  Par  esprit  de  corps  ils  s'etaient  formes  en  deux 
partis  ä  cause  des  deux  hommes  qui  luttaient  corps  ä  corps  devant  lui.  Le 
combat  eut  lieu  entre.  eux  dans  un  endroit  d'as-S.  h.  ray  (?),  connu  sous  le 
nom  du  «  Tombeau  de  l'änier  »  \  Ce  jour-lä  ils  se  separerent  et  se  retirerent, 

1.  Ici  finit  la  traduction  de  Mednikov.  —  2.  Ici  finit  la  traduction  Rosen,  43.  —  3.  Le 
vieux  Caire.  —  4.  10  avril  1002.  —  5.  Ainsi  nous  avons  mis,  d'apres  les  manuscrits,  dans 

le  texte.  Mais  si  nous  lisons  .U^l,  au  lieu"  d' jUsrM,  il  faudrait  alors  traduire  par 
«  Tombeau  du  marchand  de  vin  ». 


4ii4  IIISTOIRE.  [256] 

*Bf.U5T.  ~%J\    LJL».    Jk3j    »lüÜl     J    ^     jl£    -Uj    ^         'dUj     dJL"    v^-Jl     c_y_    L«*^-l 

fr  y  z  **  — ■  fr 

J^   fJt*b  ^/**^  ^&l»-=-   /»-ijiJI   ,>-«   ij^-sj   lA>AJi   yiii   Li:  "  Slj   v-j^äJI  o"V  1   Ij-XpJj 

*  Rp.  032.  ö~  ^jVl  (^-Uf-  ^  jj-1*-    *— J  *l*jVI   /»_y_  o~£/N  irr*!^!  iji  "V  f^^  J^J  * 

jj-»V1  j  jiüll  ^jJc  ^*jf  <j:  50r-^'  J-^J  4ÄJLll>j  t2^*~,J   '^* 

c 

*Chp.186.    *^>y>J     ^_i»U     Jksw    Ji)*^     (Vj    J^     ^-^l=>-    |^Iä)1  ^y>    *J    jöj    <— ,.i»        iL^JI    ^-"Ä* 

*Sp.  172.  ,j    ^aj>    ^r*^     C-j-C»    •üoAs     4 Ji    Jo-^l^     |_j    Up^-i    -*J>    Öl>jii*JI  ^jLaJl     JDj 

1.  BLSCh  U*sJ  ,Ü  ES*  J*j5.  —  2.  LS  ^cjL^Jt.  —  3.  Ch  jäUJIj. '—  4.  BCh  om. 
dop.  ,£.  —  5.  BLSCh  crr~^.  —  6.  P  J.  —  7.  BCh  om.  —  S.  PR  jJL*j.  —  9.  BCh 
J-j— .  —  10.  S  äJ^U-j  BCh  om.  ab  *}&>'. 


mais  trois  jours  apres,  Ie  samedi,  ils  se  rassemblerent  ä  nouveau  pour  se 
battre  selon  uu  engagement  rcciproque;  ils  avaient  des  armes  et  preparerent 
les  appareils  de  guerre.  Ils  se  battirent  avec  im  grand  acharnement,  et  des 
deux  cötes  uu  grand  nombre  tomba.  Les  habitants  du  Vieux  Caire  (Micr) 
s'enfuirent,  et  ceux  du  Nouveau  Caire  (Qahirah),  les  poursuivant,  saisirent 
les  vetements  des  [chretiens]  et  pillerent  al-Qarafab  et  al-Ma'afir '. 

Le  mercredi"  septieme  jour  du  mois  de  djoumada  1  de  Fan  393  3  al-Hakim 
tua  Fahd-ibn-Ibrahim-ar-Rais  et  nomma  al-House'in-ibn-Djaouhar  a  la  tete 
du  gouvernement. 

Al-Hakim  fit  arreter  les  employes  chretiens  des  bureaux  du  gouvernement, 
ils  lurent jeles  en  prison  le  lundi  quatorzieme  jour  du  mois  de  djoumada  IF 
de  cette  meme  annee;  ils  furent  mis  ensujte  en  liberte  une  semaine  apres  ä 
la  demande  de  son  medecin  Abou-l-Fath-ibn-Sahlan-ibn-.YIouqachehir,  le 
»Chp.isr,.  chretien,  qui  etait  "  in;  des  fainiliers  d'al-llakim  et  qui  avait  dejä  joui  aupres 
d'al-'Aziz  d'une  haute  fortune,  d'unc  graade  position  aiasi  que  dune  faveur 
et  d'une  estime  particuliere ;  puis  (al-Hakim)  les  retablit  tous  dans  leurs 
premiers  emplois. 

A  cette  epoque  les  cliretiens-jacobites  avaient  commence  a  restaurer  une 
ancienne  eglise  tombee  en  ruine,  en  dehors  du  Caire,  dans  uu  endroit  Hachi- 

1.  V.  Encyclopedio  de  l'Islam,  i,  840,  et  le  plan  d'al-Fustat  (ib.)-  —  2.  Ici  commence 
la  traduetion  de  Mednikov,  i,  303-304.  —  3.  14  mars  1003  (dimanclie!). 


[257]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  465 

^^i-Vlj  Öj^j^U  4Uy_j^>-I  fcj^?-  iJ  ^'ö     jV: — ^>  U»1  "(»aaj  CwU-   L-lic.  I-\ä~« 

14 L^  l3t>f-^  ~  JjUI  j,  IJ  ^  jii  U  fA*j  'V  'V>l5  "V  &£■- 
oj^/»-»-^  Ä-^Jl  ^]j  cj_y'  Jjp-j  ^jVi  l»U— .j  l-Va-ij  iaä~«  ijLsJI  «_»j=~  ^.Uäj  Lji 
c-ji*  ^Sl   ^jLSCll   j,  Ci^c  ^l^  ^MT   l^   ^Lijtj  5jU   l^    ^  16ly»rf   15U*-Jl 

J_jäa)1j     *     jLiJl      JW    21JD      ^Jl     ^-iljJI      Juj^j    20,3.jl_J     ^^i-j^JI      ^\=-z^>\j     ^.jLiJJ  ♦  P  f.  60. 

1.  LS  ,AJ,  Ch  UA.  —  2.  BLSCli  Lo^„.  —  3.  S  ,.~~ii.  —  4.  PS  LJJä.1  Ch 
l*»!j«.t.  —  5.  P  üj_jL-Ji.  —  (i.  LS  add.  ^U-.  —  7.  C  iJüUJ.  —  8.  BLSCli  om.  — 
9.  BCh  SjAsil  »jU'.  —  10.  BCh  l$>.  —  11.  BLSCli  l-ay^U.  —  12.  BLSCh  L^.  — 
13.  B  cr~~<".  —  14.  B  üb".  —  15.  LS  y=^b.  —  IG.  BLSCli  LU..  —  17.  LS  Xi\3 
Ch  i_,UjL.  —  18.  Ch  add.  iWl.  —  19.  P  om.  —  20.  Ch  JfcjL.  —  21.  BLSCh  add. 
Ui.  -  22.  P  ^L  S  ^yU  -  23.   B  t*,. 


dah.  Mais  une  foule  de  musulmans  les  assaillit  et  demolit  ce  qui  avait  ete 
bäti;  et  al-Hakim  eleva  ä  la  place  de  (l'eglise)  une  grande  mosquee;  il  fit 
egalement  abattre  deux  autres  eglises  qui  se  trouvaient  pres  de  (la  mosquee), 
—  l'une  appartenant  aux  jacobites,  l'autre  aux  nestoriens,  —  il  les  trans- 
forma  egalement  en  deux  mösquees.  Les  chretiens  grecs-melkites  possedaient 
un  quartier  dans  le  Nouveau  Caire  (Qabirab)  et  ils  y  habitaient;  ils  en  furent 
chasses,  leurs  habitations  furent  abattues,  ainsi  que  deux  eglises  qui  s'y 
trouvaient;  puis  le  quartier  tout  entier  fut  trans forme  en  une  seule  mosquee 
qu'il  appela  al-Azhar.  Puis  les  Grecs  furent  transferes  dans  un  endroit  nomine 
al-Hamra,  oü  on  leur  crea  un  quartier  (special)  et  oü  (al-Hakim)  fit  elever 
trois  eglises  ä  la  place  de  Celles  qui  avaient  ete  demolies  dans  leur  quartier'. 
Puis  il  interdit  la  vente  du  vin  et  defendit  d'en  exposer  dans  quelque  quantite 
qu'il  füt,  tout  le  materiel  des  marebands  de  vin  et  des  cabaretiers  fut  bris«'1 
et  le  vin  fut  repandu;  puis  on  supprima  les  lieux  oü  s'abritaient  les  gens 
corrompus  et  les  scelerats  et  oü  ils  se  reunissaient;  leurs  groupes  furent 
disloques  et  disperses.  Ensuite  (al-Hakim)  interdit  aux  femmes  de  devoiler 
leurs  visages  aux  enterrements;  il  leur  defendit  d'y  pleurer  et  d'y  sangloter; 

1.  lei  iinit  la  traduetion  de  Mednikov,  i,  364. 


466  HISTOIRE.  [258} 

2jU!l  JU  J,yd\)   ciJI  ^  j-jJIj   JJJI    £\ß    Ej^3  J^JIj  115CJ!J   jJUH 

*Rp!fL^  "^  ^*~i  ^  ^^  ^~^  ^^  ^  -^  ^^j  (j^-ö  <_>-»-=>-  *-~w  ti-5 

jlx- 3      ^^jJl    ^   j^>-  Wj   el_yLö)l  Jjj>    LjJ-li   w^-»Vl.   ^i>«3  3V~U-T  ^yL»!    J~-»Jl 

Jj^*      Jj"3         ^jLäJL       v_j_^*_      ^^'       *_3f*-J      Jy      i^s-J        C»"J      ^J— Jl      ^     cS^r*^ 

■'a-U-li     fJJl    ^Lt    ^3     Ol     gZ*.\     j^,    pA^cj     j^JI     j,,     ^U^    j   8l^-lj 
*  Rp.fT.  J.J*    <jJjf.   *   J    "^JLÜ    10j^JI    ^^   ^    iilkl    J^,    jl~3    Jyl    Jlj    ^3 

J  U~"  16J  15^U  >,Y1  51  .r^^UJI  Jl  14l^li  cJ^  4  Jl  >,Y\ 

U-UaÄj  JJ-«     ü'i     ^-O     LjIaI    Aji^i     ^3     rij~>     -Ü;      /^  jjj*    ^-^     i-»/"     ^*-^ 

1.  Ch  1CJI  y  »jl»..  —  2.  P  ,.,U)|  BLSCh  om.  trois  mots.  —  3.  BLSCh  om.  deux 
mots.  —4.  BPCh  w^-Jl.  --  5.  Ch  ^^V  —  6.  Cli  0U-V  —  7.  BLS  y^i,.  — 
8.  LSCh  ^-'j.  —9.  BCh  om.  —  10.  Ch  JoJ^F5!  B  om.  —  11.  P  A.JÜJ.  —  12.  BLS 
^jbJiüJ!.  —  13.  Ch  J-=Jb.  —  14.  LSCh  ^^U.  —  15.  S  ^^l— .  —  16.  BLSCh  om. 
—  17.  BPRCh  j5js  (sed  cf.    R  p.   341)   LS  j3Ji.   —  18.  BRCh    ,  ~. 


(il  defendit  egalement)  aux  pleureuses  ä  gages  de  suivre  le  defunt  avec  des 
timbales  et  des  Hutes,  de  memo  qu'ä  toutes  les  chanteuses  esclaves  de  se 
montrer. 

En  l'an  395 '  parut  dans  le  distiict  d'Alep  un  aventurier  nomme  Abmed- 
ibn-al-Housei'n-Acfar-Taghlib,  et  surnommc  al-Acfar.  11  revetit  le  costume  des 
derviches  (fakirs),  et  une  foule  d'Arabes  et  de  paysans  des  villages  musul- 
mans  le  suivirent.  II  avait  pour  compagnon  un  Arabe  de  noble  famille,  conuu 
sous  le  nom  d'al-Ilamali.  II  fit  une  incursion  sur  Clia'izar  avec  une  bände 
d'Arabes  et  autres  groupes  autour  de  lui;  apres  avoir  rencontre  les  troupes 
grecques,  il  s'en  empara2,  puis  il  se  rua  ä  l'improviste  sur  le  gouverneur 
d'Arlab  et  s'avanca  vers  Antioche,  par  le  cbemin  de  Djisr-al-Hadid.  A  Mali- 
rounali  il  se  trouva  en  face  d'un  patricc  nomine  Bighas,  serviteur  de  Skieros 
avec  ses  tropupes.  —  Al-Hamali  fut  tue  et  al-Acfar  s'enfuit  dans  la  province 
de  Saroudj.  Le  magistros  apprit  qu'al-Aefar  se  trouvait  dans  al-l)je/.irab  dans 
une  localite  nommee  Kafar-'Azoun,  du  district  de  Saroudj,  —  localite*  popu- 
leuse  entouree  d'une  enceinte  de  murailles,  —  le  magistros  alla  l'attaquer 

1.  18  octobre  1004-7  od.  1005.  Ici  commence  la  traduction  de  Hosen,  43-44.  —  2.  Peut- 
c-tro,  au  lieu  des  troupes  grecques,  est-il  mieux  de  dirc  «  un  detachement  de  troupes 
grecques  »  ? 


[259]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  467 

yi    gü*\    JS   0^5   2jj^    jJ,   JjUj    ilyÜl    ^3    j)>Vl   ^    'j    ,/>-*UI 

^1  l^  a4  1^3  Cy.  j^  SjU*  1,4*  fülj  l^JU*!  :5JUYI  *  »iUr  ,W  ^l'Chp.is:. 

j£    jl<3    *  JJUl   8y*    vy»3    >^VI  7f^    SjJ\3  H^>  5^L-ij  4Jtrl    ULJl   >'Bf.  116. 

J    ^j^-    ^U  ^ä«-  j,  9vLfj    «  *  >J)£   ^j   ^   ^    ^   JL    cr^  * s ''' 174' 

jl  12^_  ru   S^JI   ^U  nvÜ3  ^   <-dlj  >-VI  J»  J  tr>~»LJI   JU-j 
^U   13^<)l  "iJjJ   L^    JWI  J»ijii  Uc  J^LJI    cUj!   j*  Ciji-  Ol  <J^_ 

jL«^     J      l^JI     "U*»J     1-V.I     kJl»-     iJi.     S-CC-      }UlLm     W^-'V1  jjC     jl     (^fr     il«y_     ^i». 

jl     Jl    l^    >U-^u    Jjj    Jj   iJill    J    «JIj^lj   3J3J   S-CÜ    15i.tLH3    ^«-Tj   (*-r«        ö- 


P   f.  60' 


1.  Ch  add.  ^ß    ***.  —  2.  BPRLSCh  j^)e.  —  3.  BLSCh  aüJl.  —  4.  BLS  L^-o. 

—  5.  BLSCh  add.  ~±.  —  6  BLSCh  add.  Ija..  —  7.  P  ^.  —  8.  BLSCh  O^J  ^  Ulj. 

—  9.  LS  w'uj.  —  10.  BLSRCh  ir~.  —  11.  LS  ^lÄj.  —  12.  LSCh^.  —  13.  BLSCh 


om. 


14.  BLSRCh  .,  JG.  —  15.  BCh  om.  six  mots. 


ayec  les  troupes  provinciales  et,  franchissant  l'Euphrate,  s'approcha  de  Kafar- 
'Azoun.  La  plupart  des  habitants  de  ces  *  campagnes  s'etaient  dejä  assembles  "Chp.187. 
dans  (la  ville)  qui  etait  tres  forte,  apres  l'avoir  assiegee  pendant  vingt-huit 
jours  il  s'en  empara  et  s'empara  de  douze  mille  prisonniers  et  d'un  riche 
butin;  de  meme  il  prit  les  femmes  d'al-Acfar,  qui,  lui,  s'etait  sauve  dans  la 
nuit.  Sur  ces  entrefaites  tous  les  Arabcs  des  Beni-Noumeir  et  des  Beni-Kilab 
au  nombre  de  six  mille  cavaliers  s'etaient  reunis  ä  Waththab-ibn-Dja'far, 
seigneur  de  Saroudj,  pour  attaquer  le  magistros.  Celui-ci  les  joignit,  les  battit 
et  rentra  vainqueur  ä  Antioche  avec  un  riche  butin.  Le  magistros  poursuivant 
assidüment  al-Acfar  tacha  de  l'obtenir  de  Waththab,  seigneur  d'al-Djazirah. 
Mais  celui-ci  ne  crut  pas  possible  de  le  lui  livrer  de  peur  de  voir  les  musul- 
mans  se  soulever  contre  lui.  Loulou  l'aine,  seigneur  d'Alep,  s'offrit  alors 
comme  intermediaire  entre  les  deux  partis,  ä  condition  qu'al-Acfar  füt  interne 
ä  perpetuite  chez  lui  dans  le  chäteau  d'Alep.  Au  mois  de  cha'ban  de  l'an 
397 '  (Waththab)  l'y  envoya,  et  Loulou  le  chargea  de  chaines  et  l'enferma 
dans  le  chäteau,  oü  il  demeura  captif  jusqu'ä  la  prise  d'Alep  par  les  Maghre- 
bins  en  Tan  406 2. 

1.    22  avril-20  mai  1007.    —  2.    21  juin  1015-9  juin  1016.   Ici  finit  la  traduction  de 
Rosen. 


468  HISTOIRE.  [260] 

*j^~    es:'    ^     ^J>-~>3    jl^J     0-»^3    ^     (^'     jJ    'VJ^-J    jÜa^lj     j^L_JIj 

'I      ^wL-Jl         1fr     J  jDj     '-  (J^frJ      (J"L*^      [^      'Uli-     ^1—3     £Ue-a)!     /~»     rt^3 


^rr. 


*  S  p.  175.  iUJl     J^j     gjäJI     ^j    *     J,^\    j£\5    10^    ^^J    j£        \Uj    ÖJI     _*_L    J| 

jü  jl<j  jüll  -jüI  dLJ!  I3Jl~j  12LrUiJlj  j??^?":  <b^JI  "^iJb  ö^JUI 
>,    ^3  J   jj^   VI    flipJl  2IJ1    20aJ  Jto,  19V    jl   cIij   JLJ31   ^   ^ 

1.  BLSCh  add.  J.  —  2.  BLSCh  y^  JLJU.  —  3.  P  ^JL  —  4.  B  om.  —  5.  BLSCh 
asSIU..  —  0.  C  ...OL.  —  7.  B  om.  —  8.  P  *^»9.  —  9.  P  om.  —  10.  BCh  om.  —  11.  B 
om.  —  12.  LS  (j-JLwI..  —  13.  BCh  J5V  —  14.  BLS  Ia=J.  —  15.  P  ß.r)  y  «  CJ.  — 
16.  BLS  j:UI.  P  4*^-)"^  Ch  isL/iü.  —  17.  Ch  Jäj.  —  18.  S  .^C—  19.  BCh 
^!.  —  20.  B  La.!.  —  21.  BCh  om. 


Le  vendredi'  dix-septieme  jour  du  mois  de  mouharrem  de  Tan  395-,  al- 
Hakim  ordonna  aux  chretiens  et  aux  Juifs,  ä  l'exception  des  Khai'barites3, 
de  se  ceindre  de  ceintures  et  de  porter  sur  leur  tete  des  turbans  noirs. 
Le  meine  ordre  fut  execute  dans  toutes  les  provinces  de  l'empire4.  (Al-Hakim 
prescrivit  egalement  d'afficher  sur  les  graudes  mosquees,  et  les  autres  mos- 
quees, les  murailles  et  les  rues  ranatheine  contre  Abou-Bekr,  Omar,  "Othman, 
Mo'awiyah-ibn-Abou-Soufyan,  ainsi  que  contre  les  autres  compagnons  (de 
Mohammed)  et  tous  les  califes  abbasides,  ce'qui  fut  tres  penible  pour  les 
musulmans  suivant  la  doctrine  sounnite;  en  meme  temps  (al-Hakim)  les 
accabla  de  toute  sorte  d'injures  et  de  mepris.  Puis  il  defendit  de  boire 
du  fouqqa'',  de  manger  de  la  meloukhya  et  du  «  djirdjir  »",  ou  cresson 
ainsi  que  des  tellines  et  tous  les  poissons  sans  öcaille.  Lorsqu'il  trouvait 
quelqu'uQ  voulant  en  vendre  ou  en  aeheter,  il  le  puuissait  et  le  promenait 
ignominieusement,  de  sorte  qu'il  y  en  eut  peu,  qui  pürent  echapper  ä  la  mort. 
Puis  il  prescrivit  que  personne  n'enträt  dans  le  bain  sans  avoir  un  linge 
autour  de  la  taille  pour  cacher  les  parties  genitales.  Plusieurs  perquisitions 

1.  Ici  commence  la  traduction  de  Mednik'ov,  i,  364-365.  —2.  3  novcmbre  1004.  — 
3.  C Ytairnt  les  dcseendants  des  Juifs  de  Khaibar,  pres  de  Medine.  V.  Dozy.  Supple- 
ment aux  dictionnaires  arabes,  i,  415.  Mednikov,  i.  .'!64,  note'i.  —4.  Ici  finitla  traduction 
di-  Mednikov,  i,  365.  —  .">.  Biere,  boisson  extraite  de  fruits.  —  6.  Une  espece  de  cresson. 


88. 


61. 


[261]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  469 

13SJu   12Ju«3l   IJLa  ^b  j^-Ij  Hj*-!?   "^  llv»^  f^    10>i^i^  i^r  J  9a>.Ij    «jj 
llc^llj  jUJIj  jü>JIj  14  JUJI3  *  jlijOl  JL   dUJ^j  <U|  lyUju-lj   jyuLiC)!    ~c=M  "Chp.i 

juJI  ^  VI  V^L<!I  ^  19^~  L  JL.  Jii   rIUj  18^LUVI  1>J1  ^  17  Ju-ij 
JjVl   ^^  j  dUij  oliJJIj  *  2l^jlyül  j  j*lä|  JJUL  £-f»"  20^  Jf\  ^y,  *  Pf. 

iSysxZ    \j~>    L^    *-^ljä-    ,>     LJ|   J^>J    *-UI     jli    *    S^AÜJL    23J)jl        ÖJ1     ÜÄA    jj  *  S  p.  176. 

1.  B  \.>i\s.  —  2.  BLS  Ij^j.  —  3.  BLS  J->-^.  —  4.  P  Li.  —  5.  LSCh  ^1  P  bat. 

—  6.  S   .a.U^.  —  7.  BLSCh  om.  —  8.  P  L3U  Ch  L)U.  —  9.  BCh  JoJ,  —  10.  LS 
s^.  —  11.  LS  ij^J.  —  12.  S  JUr5!.  —  13.  Pj^.-  14.  C  ^UjÜIj.  —  15.  P  -^-<JL. 

—  16.  Ch  Jj^    J*l>  —  17-  Ch  Jü)j  iU».  —  18.  B  om.  dep.   LLctj.  —  19.  BCh^-a/.  J. 

—  20.  B  om.  -r-  21.  BCh  ^LJl>.  —  22.  BCh  om.  dep.  oXJi..  —  23.  BCh  J.jlj. 

inattendues  furent  faites  dans  les  bains,  ä  la  suite  desquelles  beaucoup  de 
gens  sans  linge  furent  arretes,  punis  et  promenes  ignominieusement.  (Al- 
Hakim)  s'abandonna  ä  1'efTusion  du  sang  des  hommes  de  toutes  classes,  de 
sorte  qu'il  mit  ä  mort  les  cbefs  katamites,  les  principaux  de  son  royaume 
tout  comme  les  plus  petits.  Tous  ceux  qui  se  trouvaient  en  prison  furent  mis 
ä  mort,  de  sorte  qu'elles  resterent  vides  pendant  longtemps.  Un  soupcon, 
petit  ou  grand,  tombait-il  sur  quelqu'un,  (al-Hakim)  le  tuait  et  le  brülait;  • 
et  il  continua  d'agir  ainsi  pendant  quelque  temps.  Alors  les  Katamites,  tous 
les  fonctionnaires  des  chancelleries,  *  les  representants  de  l'administration  »Chp.iss. 
et  de  l'armee,  les  marchands  et  le  bas  peuple,  les  chretiens  et  les  juifs,  se 
reunirent  et  lui  demanderent  gräce  et  pardon  pour  eux.  Apres  cela  (al-Hakim) 
delivra  des  sauf-conduits  ä  chacune  de  ces  classes  il  fit  de  meme  pour 
tous  les  vendeurs  des  marches,  ainsi  que  pour  toutes  les  categories  de  la 
population.  Puis  il  ordonna  de  tuer  tous  les  chiens  qui  se  trouvaient  dans  le 
Vieux  Caire  (Mier),  ä  l'exception  des  chiens  de  chasse,  et  cela  parce  qu'ils 
aböyaient  la  nuit,  lorsqu'il  passait  par  les  rues  ou  les  routes.  Cela  eut  lieu 
au  mois  de  rabi'  I  de  l'an  395  '. 

En    cette    meme    annee    il    crea    au    Caire    (Qahirah)    une   maison   de 
science;  il  y  fit  Iransporter,    de  sa  bibliotheque  personnelle  de   nombreux 

1.  15  janvier-12  fevricr  1005. 


470  HISTOIRE.  [262] 

cUj   a)L.    j.    jljjVl    pjJb  2[^-lj  ^Ijij   l§\ß>.  y   jy   JaVlj    r>Jl  jTU   Jb 
»jJUi  (_j-LJl   jj— Ja.   Uy  u»l  IjJ   ^jj      *>"'[/   b^jb  jj^  L.  «-J   <iü  (j-UI  jSL. 

jjs      jl*ic    jjj     ^«    Ai  I    v5jj     j^il*    £y     -*-!yi.     >J,~      ^«JAl  1    J.i>-j    Ä-«^>     <j^jl>     ^'J 

Bf. ii6T.  (j   c^fyi  ftyk  p*-^   ^^   *-*-•  <j  -^^    (^»^VjV   C«.Ll«      jLs>j   ^*L_J1    ^.aä* 
wlJU   8SiL=-|  j  ^clj   ^i.   <cl    J    j.^^  \^   Q-it    I^Arli    jlj    kj^JI    (^   •CA&L-. 

*^>^>  Lfli'^  (*aj-cjj  c^—VI  Ä5C.L.«  ^«Is  ^3  jj_aJI  jUx-j  cli^VI  **  Sj  104f-!j J^j 

Sp.I77.  fr"  "— «^   u  Ji  li^ls  (**!>*  *  JUiJj 

1.  P  bj^i.  —  2.  LSCh  ^ajj.  —  3.  P  ü-lyj.  —  4.  S  üx..  —  5.  LSCh    M^"^. 

—  6.  S  om.  -  7.  PB  ly'i'j.  —  8.  LS  SjUI.  —  9.  BPLS  jtAiz^]..  -  10.  BLSCh  om. 

—  11.  BCh  Ji". 


ouvrasres  embrassant  les  diverses  sciences  et  les  belles-lettres;  il  v  nomma 
des  conservateurs  et  des  gardiens,  leur  assignant  des  appointements  sur 
sa  cassette  particuliere.  II  autorisa  tous  ceux  qui  le  voudraient  ä  copier  et 
ä  lire  ce  qu'ils  voulaient.  II  y  nomma  egalement  im  certain  nombre  de 
professeurs  charges  d'enseigner  les  sciences  au  public ;  mais  quelque  temps 
apres  il  en  üt  perir  plusieurs  et  les  autres,  par  peur  du  meme  sort,  se 
cacherent. 

A  cette  öpoque  parut,  dans  la  pays  de  Barqah,  un  homme  d'Andalousie, 
nomme  al-Walid-ibn- Ilacbim,  qui  se  disait  issu  de  la  posterite  d'Otbman- 
ibn-'Affan.  II  s'etablit  dans  les  maisons  des  Berberes  habitant  cette  contree 
et  appartenant  ä  la  croyance  musulmane  des  sounnites ;  il  se  mit  ä  instruire 
leurs  enfants.  Durant  son  sejour  parmi  eux  il  travailla  ä  les  exciter  et  ä  les 
engager  ä  l'aidcr  ä  faire  la  guerre,  et  ä  combattre  sous  ses  ordres;  il  leur 
faisait  croire  qu'il  ne  voulait  pas  s'emparer  du  pouvoir  pour  lui-meme,  mais 
que  son  but  etait  le  triomphe  de  la  religion  musulmane  en  soustrayant 
ä  l'insulte  et  aux  maledictions  les  compagiions  et  les  epouses  du  legislateur, 
ceux-ci  etant  les  imams  et  les  piliers  de  I' Islam. et  les  fondateurs  de  l'empire 
musulman.  II  leur  promettait,  au  cas  011  son  espoir  se  realiserait,  d'accordn 
ä  chacun  d'cntre  eux  la  possession  de  biens  proporlionnös  au  merite  de 
chacun  et  aux  actions  par  lesquelles  il  se  serait  Signale.  En  llattant  et 
en  excitant  ainsi  leurs  passions  il  sut  les  amener  a  ce  qu'il  voulait  d'eux. 


61' 


1263]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  471 

o^r»_  f^y**.    j-j^b  »rL/*^    ls^  Aji*-^'  -*»-j}  ^*>'  d*p-  (_j  LX-as-j  JUi— lj      ^r^  ^ 
«c—  ^""j'    tS -*■*?■    Jr*    v^~U>-   iL)   ^d-c   aji^J    ijUwül  /»jj   ü_^j   Ju_=>-  ,V  ^äJl    Ov^ 

2.-M    M«        . 
^o  V^*A>^         >.» ij         ^     ^  -- 

•'j^SÄJl    ^iJl    £,L       (J-^*äH     c_y_    ^t     y*     Ijijjj    <i^>     ^1    pt**?"^    '  !?*?■->  J 

Uli    (_5Lö)l    J^l    >>'    '   p*X-~    (Jl    Ij^j  S^  i&L».   J\=*t\   _^C_c  j*  Jdi  *  v  f. 

J»-jW1     p^U    fr    jjfl    aji    Ij^lj    tjJI    J!    71_>~>-j    6v>?.j    JyL_.    wJI    f^_    jl£ 

<>r:  £fJ-?   Vil^    ^y^s  "  ö-uJL   ^-Ul  ^y^-i   ö-*JI  jdi  9J  8j_yJI  ^  lj)j^  *Ghp.i89. 
^    JLy    "Xjljii   fUJ    £&    ^   ^^1    10rl5l3  jJUJ!  l^L,   j^jjs  ^^  Ol^— )1 

1.  BLSCh  om.  dep.*.  —  2.  BCh  om.  dep.  tf.  —  3.  BLSCh  J.  —  4.  BLSCh  J.  — 
5.  BLSCh  ÄJUibj  crrJu-JJ  ^r«^.  Äi~  ^1  ^^U?..  —  6.  BCh  om.  —  7.  B  \j*a..  J  Ch 
L*j  J'.  —  8.  ChjjlJt.  —  9.  S  cr».  —  10.  Cli  «5„.  —  11.  BLSCh  om.  —  12.  BLS 
|^  .UU.   —  13.  BLSCh  ^tjUl. 

En  tenant  le  langage  qu'il  avait  tenu  aux  Berberes  et  en  faisant  les 
memes  promesses  il  reussit  aussi  ä  gagner  ä  sa  cause  la  tribu  arabe  des 
Beni  Qourrah.  Le  samedi,  dix-septieme  jour  du  mois  de  djoumada  II  de  Tan 
395'  il  fit  pretcr  serment  aux  Arabes  et  aux  Berberes  dans  ua  endroit  nomme 
'Ouyoun-an-Nazhar,  de  la  montagnede  Barqah. 

Puis  etant  tous  revenus  ä  Barqah,  ils  y  camperent  au  soir  du  jeudi 
dernier  jour  du  mois  susdit2;  ils  combattirent  la  meme  nuit  les  troupes 
d'al-Hakim,  qui  s'y  trouvaient  sous  le  commandement  du  gouverneur  nomme 
par  lui,  l'eunuque  appele  Candal.  Parmi  les  troupes  d'al-Hakim  il  y  eut  im 
grand  nombre  de  tues.  Ensuite  (les  rebelles)  revinrent  ä  leur  camp,  pres  de 
la  montagne  de  sud.  Le  vendredi  premier  jour  de  redjeb',  revenus  pres  de 
la  ville,  ils  arborerent  les  drapeaux  d'al-Walid-ibn-Hachim  le  Kharedjite 
et  camperent  sous  les  murs  du  cote  meridional  de  la  ville.  Les  habitants  de 
la  ville  s'etant  fortifies  *  et  en  ayant  ferme  les  portes,  une  forte  bataille  *Chp.i89. 
eut  lieu  entre  les  deux  troupes  pres  de  la  porte  du  sud..  Elle  dura  trois  jours 
consecutifs ;  il  y  eut  un  grand  nombre  de  tues  des  deux  cötes ;  apres  quoi  au 
quatrieme  jour  ils  s'eloignerent  de  la  ville. 

En  meme  temps  ils  apprirent  que  les  troupes  des  Lawatah,  qui  est  une 
tribu  berbere,  sous   le   commandement  d'un  homme  nomme  Ibn-Thai'boun 

1.  15  mars-12  avril  1005.  —  2.  12  avril  1005.  —  3.  13  avril  1005. 


472  HISTOIRE.  [264] 

^y*    £*>_y*.    Ijj«.„j^-'_5      *jJIäX)   0»-ä>    ^p-jliJl    jLi    1^1*1    S^-aJ  ÄJ^,      J|    Lols    'Islj   -»i 

i^^J      /wo      »J^Ji-     ^LJ        .JtC-     Ol!     'Lnjjj/l      »y 

•C—i.    sJu    J     JpLiJl     lj^=-j     13Jj-Jl     |y.     As    ÖaJI     J*l     12\y]\i     UljiLc     X-T 

JLüi      -eil    |^L"LÖ5  ijsJSj  4Jä  l^jlj  «ctli?  ,3  Jji-aJl  ,J  f^i-jj  (Vj^*    *^.ß  n ^J 

Jj=-   ^i*ia!l    "'X^i   "^-^    ^.r*^    (_r^J    ^_-uJl    j|^-I    ^Lc    lo^f>LJl    J^Ä    jL^j 

^/Ldl  ^j^J  JüJ  JLiL   18C. ':,•:«.:■«  L^  rj>  jj  üAs-j  ^y>   Jii>j   17JuUl   J    caJI 

>J — «j   (j-UI   ^Lc   Jf^ij    L^o   «uUI   SjL«   J  Lj,  Ju'lsj   JLlIÜ  1^-=*)  ,i>bj^fr  übte  Ju^j 

1.  LSCh  Jlj.  —  2.  B  ,sUU.  —  3.  P  s.  p.  Cf.  Yäqout  I,  251,  22  ubi  ^  ÜjJb  ...  wJÜ 

Bjj  JUI.   --  4.  BLSCh  boe.  —  5.  S  \j&.  —  6.   BCh  ^.  —  7.  P  w^j.  —8.  BCh 

»jtä.1.  —9.  BCh  a-43_j.  —  10.  BLSCh  om.  dep.   «i.   —   11.  P  om.  —  12.  BLSCh  tyli. 

-  13.  Sjj^J!.  —  14.  BCh  J.i.1.  —  15.  BChyUI.  —  16.  LSCh  ^j^.j-  —  17-  BLSCh 

J-.l1^.  —  IS.  B  Li^   LS  Lioc.  —  19.  BCh  om.  quatre  mots. 

approchaient  de  Barqah  venant  au  secours  de  ses  habitauts.  Le  rebelle 
Kharedjite  se  mit  en  marclie  avec  ses  troupes  allant  ä  leur  rencontre  ;  sur  la 
route  ils  en  vinrent  aux  mains  daus  un  endroit  nomine  Ousqoufah'.  Apres 
une  bataille  acharnee  l'armee  des  Lawata  fut  defaite;  ils  avaient  eu  un 
grand  nombre  de  tuös  parini  lesquels  se  trouvait  Ibn-Tbaiboun;  les  bagages 
furent  pilles  et  ceux  qui  echapperent  s'enfuirent  en  desordre.  Alors  al-Walid- 
ibn-Hicharn  devenu  plus  fort  par  les  armes  qu'il  avait  prises  et  acquises  par 
le  pillage,  retourna  ä  ßarqah  avec  ses  troupes  le  mercredi  treizieme  jour  du 
mois  de  redjeb  (de  cette  memo  annee)2. 

En  ri'venant  ils  virent  que  les  babitants  de  la  ville  avaient  profite  de 
l'absence  d'El-Walid  pour  reconstruire  la  muraille  et  creuser  des  fosses; 
les  assieges  etaient  pleins  de  courage.  (Al-Walid)  chercha  a  les  ell'rayer  et 
a  les  determiuer  k  se  soumettre;  mais  ils  refuserent  vomissant  contre  lui 
toutes  sortes  d'injures.  II  les  combattit  alors  avec  la  plus  grande  vigueur  : 
ayant  reparti  ses  troupes  contre  les  murailles  de  la  ville,  il  combattait  lui-m6me 
et  conduisait  en  personne  les  roudes  de  nuit  autour  de  la  ville,  massacraut 
quiconque  etait  sortit  pour  trouver  des  vivres;  il  les  tuait  de  la  facon  la  plus 
cruelle  pour  effrayer  les  Grecs  (de  la  ville).  Puis  ayant  couslruit  trois  balistes 
il  les  dressa  pour  le  combat  et  par  leur  nioyeu,  il  coml)attit  pendant  toul  le 

1.  V.  Jacitl,  i,  251  :  Ousqoub.  —  2.  25  avril  1005. 


[205]  DE  YAÜYA-IBN-SA'ID  DANTIOCHE.  473 

Ja  ^Yl   JCJte    U^ej    Z>\y^\  ^   ^   ^_-uJ1   3J^-H   2Y    jl    lJ^-3   Ols^U!   ^k. 
•ÖJuJI     ^Ut*     flslj     Zjy&\     ^y>     *a-*-^&     jo    L>     f-^sj     JUJI     ^-k-     JjL-äj    ÖaJI    JaI 

5füJ  s^c  vi  ^1  i~^  juji  iju  ^u  4y  {j*» 

7JU    *    .^X--     ^4/     fM     »*    y^>    J«    f^i   &*»    6-Ül^)    5J?>-    -*i    j^UJ!    jl^j  •  Sp.  179. 

l0Ji]|  j_^  ^jj^J!  ^jJI   J  lyJlj  JU-j   9, «31  L^  *l*j  lyl^  j^Jjj  8^J! 

JL*%*  jlyCJI  VjU;j  *J  ^Jlj  12JjJI  *-t  ^ÄJI  jl<JI  ya  Oj.  *  HJu*  ^»bmw. 
<_j    *~.   ^5l    J:  aji       iJUlLj    (VjuJj    ,»~*^~   *-—-    £-*.«£) I    i^i    (j    ctilij    DljZ«    »tri 
jyL_>   Js   lh»_^^c.  ^       Usl  j^   >_j^*)I   iij£LTj    Jiij   l^-l   Jl^_    -Äi-Ij       JLj   ^£~& 

\    ^J^    O^*    -^J    t5^ 
jLaaJIj  17^_ä«-i)l    Jj*    *J    l_y'l£   Lj«  ^&JIj   ^yC-«Jl   ^y    ^j    JaL   dUj    J*2>"l    UHs 

1.  BLS  k^j  Ch^a^j.  —  2.  PCh  ora.  —  3.  S  add.  J.I.  —  4.  BLSCh  om.  — 
5.  BCh  om.'trois  mots.  —  6.  LS  ^läU.  —  7.  BCh  Jli  PLS  Jbj.  —  8.  P  ^yü!.  — 
9.  BLSCh  ^_j^l.  —  10.  SyaJI.  —  11.  LS  JUc!.  —  12.  BCh  om.  --  13.  BCh  om. 
depuis  s^Cbj.  —  14.  BLSCh  Jli  et  infra.  —  15.  S  ^.  —  16.  B  jSL*.  —  17.  P  _£*&!. 

temps  de  sou  (sejour  pres  de  la  ville)  serrant  les  gens  (de  la  ville)  de  tres 
pres,  il  se  saisit  des  chemins  et  interdit  l'entree  des  vivres  dans  la  ville  aiusi 
que  de  toute  autre  provision  que  ce  fut.  La  Situation  des  habitants  de  la  ville 
devint  extremement  penible  et  difncile,  leurs  vivres  etant  epuises.  Durant 
cinq  mois  moins  dix  jours  il  ne  cessa  de  presser  le  siege  de  cette  facon 
rigoureuse. 

Pour  le  combattre  al-Hakim  avait  envoye  d'Egypte  une  armee  nombreuse 
sous  le  commandement  d'un  serviteur  (ghoulam)  Iure  nomme  Yanal-le-Loug, 
qui  se  mit  en  marche  et  s'approcha  du  district  de  Barqah.  Alors  le  rebelle 
marcha  ä  sa  rencontre  avec  tous  les  Arabes  et  les  Berberes  qui  le  suivaient, 
au  nombre  de  plus  de  cinq  mille  hommes.  Ils  se  rencontrerent  dans  1111  endroit 
nomme  'Ouyoun-an-Nazhar,  dans  le  district  de  Barqah;  c'etait  l'cndroit  oü 
les  Arabes  et  les  Berberes  l'avaient  reconnu  pour  chef.  Les  deux  armees  se 
battirent  sans  reläche  durant  trois  jours  au  mois  de  zou-1-qa'dah  de  l'an  .395  '  ; 
la  plus  grande  partie  des  troupes  de  Yanal  furent  massacrees,  et  Yanal  (lui- 
meme),  fait  prisonnier,  fut  tue.  Les  Arabes  poursuivirent  le  reste  de  j-es 
troupes,  ne  faisant  de  quartier  ä  aueun  de  ceux  qu'ils  purent  atteindre. 

Ces  nouvelles  etant  parvenues  aux  habitants  de  Barqah,  soldats  et  peuple 
n'etant  plus  capables  de  soutenir  le  siege  ä  cause  de  leur  faiblesse  s'enfuirent 

1.  9  aoüt-7  septembre  1005. 

PATR.OR.   —  T.   XXII.   —   F.   3.  31 


474  HISTOIHE.  [266] 

j*a<   ^)|   n*3".    ^ry-3    y^'    'j-^JJ   ijy     ^j^m=   •s^'b    'jirfi   kJ   A^'  U*J^~ >   ,*) 
^LujVl    »y_  cxJI    i^iLft   jj>    -U»JI    Ji-^3    ~_^J)    (j     ^-o*-*-^   (r-^l/^'   n^"    -*~=*J 

*Chp.i90.  JsOj_        7^=33    *y>j    <j\>    j*=*  <S*^    *~ty    *■ «-')      SjX-jJI    »ISlj   Cx-      Jlc   ijüj    ._j^j   ^JÜ\ 

*  S  p.  180.  ».j^^dl    8  JLj    <i^->    J05    Saj_JJS    SXi    <U    lyi!j    IaJU-j    i^l^jj    *   <i^>    JiäI    «jJ    ^le 

ii^_>   j-sJI   AÜ    ^>-   Jo_ JJ:   *l»j   jvJäc   *}U.  ÖJI   ciilr  ,3 
,j  _^-^    ^äOjJUS  «_>j  10co-U  "JLlLj  j^*~>3      kS—  ö.   ^=-j    v«  4J   Jj)   <jj 
ä-^-C;    i^>-    fL_J1    jl^jl    J    ,^_   jl^j    1?J>-j  Je   4)1  ^1    jj-Ul    c**UiJ    (^s-   JUUI 
(ls.      »Jjj     A.JJ;    Jxj    La._1     ^r-s*)     /»jJI     di)i     ''jjl*    4jmä)|     a»j     ^jA=-j    «LylUI     jÜl> 
J\y>-    *!=>-    jl^    ^^     •yi     -Y>     Vj     41«    15,3^.    J    jIaUI     Ais.    3j>     14U=~    ^ijVl 

1.  S  v^Jt.  —  2.  [BLSCh  om.  —3.  BLSCh  viJb.  —  4.  BCh  om.  trois  mots.  — 
5.  P  (.LiL».  —  6.  BChLS  ^*-j.  —  7.  S  ^rfjJI.  —  8.  BCh  Jj.  —  9.  S  Sbi«..  —  10.  S  -'*. 
—  11.  S  Jj-U,.  —  12.    P  _)sj  Jl^.  —  13.  P  . JLf.  —  14.  BLSCh  om.  —  15.  Ch  j>. 

par  mer  ainsi  que  le  gouverneur  Candal;  les  uns  se  dirigerent  vers  l'Egypte, 
les  autres  gagnerent  Tripoli  d'oeeident  par  mer. 

Al-Walid-ibn-Hachim  entra  alors  dans  la  ville,  le  mercredi  troisieme  jour 
du  mois  de  zou-1-hidjah  de  l'an  395'.  II  y  fit  ouvertement  profession  de  sa 
religion,  qui  etait  celle  des  sounnites,  un  des  rites  du  peuple  musulman. 
Al-Walid-ibn-Hachim  se  fit  appeler  an-Nacir-lidini-llah,  ernir  des  croyants; 
il  lit  graver  ces  titres  sur  sa  monnaie  qu'il  lit  frapper  en  se  proclamant  califi"; 
quant  aux  habitants  d'Egypte  ils  lui  donnerent  le  surnom  d'Abou-Rakwah 
*Chp.  100.  (l'homme  a  la  besace).  Puis  *il  s'empara  de  la  fortune  et  des  ricliesses  des 
habitants  de  Barqah  et  se  les  appropria,  de  sorte  qu'ils  en  soull'rirent  enormc- 
ment.  En  cette  annee  ä  Barqah  et  dans  tout  le  reste  du  Maghreb  eut  lieü 
une  grande  cherte  de  vivres  ainsi  qu'une  forte  epidemie,  le  pain  lui-meme 
manqua  ä  Barqah. 

La  premiere  nuit  du  mois  de  redjeb  de  l'an  39()'J,  ä  Mi$r,  s'öleva  une  forte 
tempete,  de  sorte  que  les  gens  imploraient  le  secours  de  Dien  puissant  e1 
grand.  Pnis  parut  ä  l'horizon  du  ciel  une  forte  lueur  rouge  semblable  ä  du 
feu  flambant.  Le  troisieme  jour  apres  cela,  le  vendredi  a  Mhr  egalement,  il 
y  eut  un  violent  orage,  la  terre  fut  couverte  de  grölons  d'une  grossem-  exlra- 
ordinaire,  comme  on  n'en  avait  jamais  vu  de  semblables  ni  entendu  parier 
de  chose  parcille  en  Egypte.  Cette  gröle  ne  tomba  qu'aux  eaviroas  du  Vieux 

1.  8  septembre  1005  (lundi-mardi).  —  2.  3  avrit  1006. 


[207]  DE  YAHYA-JBN-SAID  D'ANTIOCHE.  475 

jL*i    *    ij*    '  Lli-    ^U)    'l'M^I    £U    .Jic    v-i^    "L-Jl    j   ^ly    Jaü    S^aUIIj   ja.  *  P  f-  62*. 

_»ÜJ|    *»JaS     *i?L~    **-»}    ^ylXIU    ^jl  Ja-iy       «—•     f-uti    "0     (jOj     "aJUJUTj      'yjL^Jj     O— i    'C— 
JUJ1  5ÜÄA    ^jAc  ^il    iojl  4iJj    3^*ill    *j>a£  ^J    ^ä    S^»UI    ^i.    ^JU)1    J    jl^J  * 

^.lij  »[js-l  L*5l*  J^l  "V  J&j  JÜy  öJ  ^y  JljP  j^  /«-Ül  c—Jl  9/»_y_  <U  j 

jjli-  14ljJUI  j^  <JlUj  *  13j^i.\j    \j^«r  J^iJl  jj  "-ü,  i^.„^-  cJI  jsäa  Jj       *  s  p.  181. 

jU  OjD!  fAt  -u«  Jr^j  *>  -^Ijö  M^-i  *^'  (*^   ^  (*-i'Jb  0?  "^J^      -5  15^r^ 

1.  BLSCh  oJLi.  —  2.  BCh  ÄiJI  c^  SjjßJ!  fc-J!  ^>.  —  3.  BCh  om.  dep.  \  —  4.  S 
C^iJj.  —  5.  BCh  li».  —  6.  P  Js*H  —  7.  BLS  iy**.  —  8.  B  j^iOl  Ch  jöj*»H. 
—  9.  B  om.  —  10.  S  ^sa..  —  11.  Ch^j'J  wä^ä.  (sie!).  —  12.  Ch  ^_Jfor  —  13.  B 
,_jJ3.j  Ch  i^JH  (sie!).  —  14.  Ch  *!»!.  —  15.  BCh  om.  —  10.  BCh  ^jI^jjj.  — 
17.  BLSCh  om.  —  18.;  LS  jJj.  —  19.  P  Lpl. 


Caire  (Migr)  et  du  Nouveau  (al-Qahirah) .  La  nuit  du  mercredi  deuxieme  jour 
du  mois  de  cha'ban  de  l'an  39G  '  parut  dans  le  ciel  un  astre  puissant  aux 
rayons  eblouissants,  ä  la  scintillation  preeipitee  et  ä  la  lumiere  eclatante, 
comme  la  lumiere  de  la  lune,  dans  les  nuits  sans  lune  cet  astre  brillait  et 
eclairait  comme  la  lumiere  de  la  lune;  il  subsista  (l'astre)  dans  cet  etat 
pendant  quatre  mois,  puis  il  s'evanouit  et  disparut.  La  nuit  du  samedi  neu- 
vieme  jour  du  mois  de  chawwal  de  la  meme  annee2,  ä  l'occident,  au  moment 
oü  disparaissait  le  disque  du  soleil,  apparut  egalement  un  grand  astre  ä 
puissante  lumirre;  apres  s'etre  allonge  et  epaissi,  il  se  divisa  en  trois  parties 
et  disparut. 

En  cette  meme  annee 3  en  Orient  une  ville  nommee  Dinawar  s'enfonca 
dans  le  sol  :  un  grand  nombre  de  ses  habitants  perirent.  Quant  ä  al-Walid- 
ibn-Hachim,  lorsque  la  clierte  des  vivres  eut  augmente  ä  Barqah  et  que  le 
desastre  d'aliments  eut  augmente  pour  lui  et  ses  troupes,  il  en  partit  avec 
tous  les  Arabes,  ses  partisans,  et  les  Berberes  qui  s'etaient  reunis  ä  lui  eux 
et  leurs  femmes,  leurs  enfants,  ainsi  que  leurs  betes  de  somme,  leurs  trou- 
peaux,  leurs  outils,  comme  s'ils  emigraient  d'un  endroit  ä  un  autre ;  et  il 
n'en  resta  (ä  Barqah)  qu'un  petit  nombre.  Quittant  Barqah  ils  arriverent  dan& 
la  province  d'Alexandrie. 

1.  4  mai  1000  (samedi).  —  2.  9  juület  1006  (mardi).  —  3.  8  oct.  1005-20  sept.  1006. 


470  HIST01RE.  [268] 

,l)l-*o     '  4>     U*9jli     "U*    ^x__c.    ,j    <H«jVl       (V     (JLLi    kjj^m    Ul>lc-    »JlöiJ    i^LäJi     j*~J 

«Ca«      [&   ijSj  y\    Jjjj   4jUe-»1    /^t  y^>j    ijoli    Jüjj  ''•Cj-Cx^YI   JUaI    v«   (»Lfcpji 
^Jl     j^IäH     j.^otl-lj    *^£    l^i     *J    4£JÖ     Us     Uj_JLi    Yti    L,JLc    Jrlsj    <fjJcC-Yl 

ijljjVl  (*£Iä!I     rr^r*3   "r'j^1  Cy  *^"  *"**  pf"  -C~J  ■5>«ä«3  jli>-j  jdc-  j^j  joYj! 

''-dl     X-^J        (Jj-äII      ÜLJj      ^lii)      r-J^idJ     rJL^     ^j>     JukiJI     >_iJJj      p>UI      .»^At     Jj*J 
k  S  p.  182.  /*%k    12t5*-^!j     ^J^J'j    ÜjLlJI    J^    *    Ä^CU-JI      Jls-j     ll  eJp-    «CS      «.^>-     10[^-O     CiL-a- 

'  B  f.  117».  15i?jjjiC.VI   JLt!  ,y   ^»j^ö    j^j»    14*^j-^    13cJI  ^y>   ü-wJI   ^j,  J  *  j^5CJI 

*y<Lj    ''''^o    JL&1    ^y    f_^   Jl    */j   18j?j    £ya-    Jj-Ü-Ij    j^    l7^r»J1    1GoJLUlj 
'Chp.ll'l.  ^-^    *-*>-    *    lyl*5   ^^   J*l    ^J*i|j  2ll|J  >    ^3    l*^i>!}    £Li"    i>  5°^VIj    L) 


'I 


1.  BCh  ^y.  —  2.  BCh  om.  —  3.  BLS  hj±iSL\.  —  4.  S  V«.  —  5.  BCh  cr,-:>oJ 
6.   B  ^JJl.  —  7.   PB    .fr*u5».    -   8.   BCh  om.   —  9.   BCh  om.   —  10.   BCh  Lj£ 


11.  LS  Ja.!.  —  12.  B  UJL.  —  13.  S  add.  ü.^Ul.  —  14.  BS  a~**>  J.  —  15.  B 
ü.jjlC.1,  —16.  PBLS  o^ujL  Ch  ^JuJjlj.  —  17.  BCh  vjy^l.  —  18.  I.SCli  ^j!. 
—  19.  BCh  om.  —  20.  B  i%.  —  21.  BCh  om. 


Dans  ces  conjonctures,  al-Hakim  envoya  contre  eux  uu  serviteur  nomine 
Qabil,  l'Armeuien,  avec  une  armee,  niais  les  ennemis  se  ruerent  sur  lui  ä 
Zat-al-Hamam,  dans  le  district  d'Alexandrie.  Qabil  et  nombre  de  ses  soldats 
ayant  cte  tues,  Abou-Rakwah  marcha  sur  la  ville  d'A'exandrie  et  lattaqua 
avec  une  vigueur  acbarnee,  mais  n'y  put  rieu  obtenir'.  Alors  al-Hakim  fit 
venir  les  Arabes  de  la  tribu  de  Temim,  ([ui  habitaieat  les  deserts  de  Syrie, 
tandis  qu'al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah  iit  venir  ses  trois  fils,  Ali, 
Hassan  et  Mahmoud,  avec  lesquels  il  envoya  un  grand  nonibre  d  Arabes. 
Al-Hakim,  apres  leur  avoir  fixe  la  bonne  solde,  lcur  distribua  les  armes2  et 
ordonna  ä  al-Fadhl-ibn-Calib  de  marcber  contre  le  (rebelle). avec  les  troupes. 
Puis  il  lui  adjoignit  une  grande  armee,  oü  il  avait  reuni  des  gens  d'elite  de 
l'empire,  orientaux  et  occidentaux.  Au  mois  de  zou-1-qa'dah  de  cette  meme 
annee3  les  avant-gardes  des  deux  armees  se  rencontrerent  dans  un  endroit 
nomine  Taroudjah4,  dans  le  district  d'Alexandrie.  Le  combat  s'engagea 
entre  mx;  les  troupes  dAbou-Rakwah,  ayant  penetre  jusqu'ä  Fayyoum,  dans 
le  district  de  Micr,  ils  s'en  emparerent,  aiusi  que  da  villages  environnants, 
qu'ils  detruisirent  et  oii  ils  pillerent  ce  qui  s'y  trouvait.  Les  habitauts  de 
'Chp.191.  Micr,  s'inquieterent  et  furent  saisis  '  d'une  grande  peur.  Sur  ces  entrefaitea 

1.   Ici  commence  la  traduclion  de  Mednikov,  i,  365.  —  2.  Ici   finit  la  traduction  de 
Mednikotf.  —  3.  396  =  30juillel-28  aoüt  1006.  —  4.  V.  Jacut,  i,  845. 


[269]  DK  YAHYA-1BN-SA1D  D'ANTIOCHE.  477 

düj  iiy>j     U    iXJ     l^L-ij  IfkibJ  ^Ms   j^  jd«.   «^>  ij~Jl  ,J|  I^X^x.  oLäJ!  ^jf-j 

u^iJIj         r~—>     •5-**     t">^9     iV'      ywt      /~«     et-*)     ij- — »^'     t^pj"     v-JJ^*-*-"      **s>»*JI 

20UJU  19*/j  yl  *UJÜ  ^yj\\  J\  «Jl  18^;J1  J^l    ^JU  ^.   JLüH   17jLj 

1.  BCh  om.  —  2.  BLS    ->l.  —  3.  P  »^.  —  4.  BLSCh  ^.  —  5.  B  om.  _,.  —  6.  B 
^  et  infra.  —  7.  BLSCh  om.  dep.  «j,  —  8.  BLSCh  C-^L  Ch  ^L.  —  9.  BLSCh 
b«Xs  \j&.  —  10.  B  .j1.  —  11.  BLSCh  om.  dep.  *  —  12.  BCh  IjjU..  —  13.  B  ^Ijlj.  - 
14.  BLSCh  om.  —  15.  P  *»jl«uo!.  —  16.  PSj*-.  —  17.  B  ^U,.  —  18.  P  L^=xjl.  — 
19.  BCh  om.  trois  mots.  —  20.  P  UJU  LS  ^--"j.  —  21.  BLSCh  om.  dep.  *. 


al-Hakim  envoya  des troupes  ä  Djizah  sous  le  commandement  d"Ali-iba-Falali 
pour  la  garder  et  la  maintenir.  A  cette  nouvelle  Abou-Rakwah  expedia  un 
detachement  avec  les  Arabes,  ses  allies,  ils  se  dirigerent  vers  Djizah, 
attaquerent  ä  Timproviste  Ibn-Falah  et  ses  troupes  le  vendredi  dix-neuvieme 
jour  du  mois  de  zou-1-qa'dali  de  cette  meine  annee'.  La  bataille  s'engagea 
eutre  eux  dans  l'endroit  nomine  Ardh-al-Khamsin,  les  troupes  d'Ibu-Falah 
subirent  de  grosses  pertes  eu  hommes  et  se  disperserent  en  desordre; 
plusieurs  d'entre  les  soldats  (de  Ibn-Falah)  se  noyerent  dans  le  Nil.  Les 
troupes  d'Abou-Rakwah  s'emparerent  des  munitions  et  des  armes  de  la 
troupe  d' Ibn-Falah,  et  vers  la  fin  de  ce  jour  ils  se  mirent  en  route  ponr 
Fayyoum.  Toutes  les  troupes  d'Abou-Rakwah  s'y  etant  rassemblees,  l'inquie- 
tude  et  la  crainte  des  habitants  de  Micr  s'accrürent.  Les  prix  chez  eux  s'etant 
eleves,  on  publia  que  quiconque  augmenterait  les  prix,  seiait  condamne  ä 
mort.  Les  prix  revinrent  alors  ä  ce  qu'ils  etaient  (precedemment). 

Puis  al-Fadhl-ibn-Calib  marcha  avec  les  troupes  reunies  autour  de  lui 
sur  le  Fayyoum  contre  Abou-Rakwah,  les  deux  partis  se  rencontrerent  le 
vendredi  troisieme  jour  du  mois  de  zou-1-hidjah  de  l'an  3962  dans  un  endroit 

1.  17  aoüt  1006.  —  2.  31  aoüt  1006. 


478  HIST01RE.  [270] 

Sp.  183.  j£\    J^j    ^\    J,     -W,     J«j     ij,j     j,\     fjj\s     Ä^S\     '     ^      J^    ^li)l     J,j\    y, 

fc^-»-w_   O'      (*r^~l.   ^J»-9    i_si    i<     tJUs     *o    (J^saJI    ek-j]}    ^_>^.«J1    <"   k_j^j     vi    >—>  ,-*>j 

/^_=»Ls     _j-^«     jjj  Ji1»-aIJ1     ,_>  .dl     i_U>0     fn^lio     JjUsu     UÜ     <~Ua     ,_J     -Lji-aJI       ^-l«j     (_j 

'Pf.  63\  JJLo    ^jl^JI  i^-l;   JjcJI   ^»Jl  ^  13JbJüb  Jl   JuL'U  yi   Jji=-jJI   Je  ybj  * 
J  pJLJl  _jaj  J^idl  ^L,  JUpI  Jl  <vJÜ?  J  15J._JljJI  jLi  tlkslj  Yl_^l  -U-I  J  aJ 

1.  BCh  om.  —  2.  S  om.  —  3.  Ch  ./*>.—  4.  B  U».!.  —  5.  P  ^Cl^.  —  6.  BCh  je*;. 

—  7.  P  *^L-j.  —  8.  S  Ja.  —  9.  BCh  *J^!j.  —  10.  BSCh  j^l.  —  11.  BCh  J-a*. 

—  12.  B  jjI.  —  13.  BCh  JjJJä.  —  14.  PS  ,.,U.  —  15.  BCh  JjOjJ!, 

du  Fayyoum  nomme  Ras-al-Birkah.  Abou-Rakwah  ainsi  cjue  les  Arabcs,  qui 
etaient  avec  lui,  furent  defaits,  la  plupart  des  Berberes  furent  tues  et  il 
n'echappa  qu'un  petit  nombre  de  femmes  et  d'enfants.  Apres  les  avoir  faits 
amener  ä  Micr,  il  leur  rendit  la  liberte.  Mais  parnii  eux  se  declara  la  petite 
veröle  et  la  peste,  et  aucim  d'eux  ne  survecut;  quant  ä  ceux  qiü  etaient 
restes  ä  Barqab,  en  proie  aux  horreurs  de  la  famine,  ils  perirent  apres  que 
la  faim  les  eut  pousse  ä  se  devorer  les  uns  les  autres. 

Quant  ä  Abou-Rakwah  il  s'enfuit  avec  les  Arabes;  al-Fadhl-ibn-Oalih 
envoya  demander  aux  Benou-Qourrah  de  le  lui  livrer,  leur  promettant  une 
grande  somme  d'argent;  mais  ils  rcfuserenl  de  le  lui  livrer.  Puis  (les  Benou- 
Qourrah)  quitterent  (Abou-Rakwah),  et  les  troupes  (d'al-Fadhl)  se  disper- 
serent  dans  les  provinces  de  la  Haute-Egypte  (ae-Ga'id)  ä  sa  recherehe.  Leur 
srjour  (lä-bas)  s'etant  trop  prolonge,  les  Arabes  de  la  tribu  de  Temim 
entrerent  ä  Micr,  oi'i  (al-Fadhl)  les  eombla  de  ses  faveurs;  apres  <pioi  ils 
rentrerent  chez  eux. 

Sur  ces  entrefaites  al-Fadlil-ibn-C.alili  apprenait  que  les  Arabes  avaient 
amene  Abou-Rakwah  aux  limites  du  pays  de  Nubie  et  qu'il  etait  sur  le 
point  d'y  entrer.  11  depöcha  alors  (un  courrier)  ä  Ilodhail  dlandil),  emir 
des  Arabes,  gouverneur  de  la  region  du  Soudan,  lui  prometlant  de  L'argent 
et  des  troupeaux  s'il  le  saisissait  (Abou-Rakwah).  Al-Hodhai'l  se  mit  alors 
a  s;i  recherehe  justpic  dans  le  district  «  du  Posscsseur  des  chevaux  »,  situe 


[271]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  479 

t  fr  t  c 

j&l^     VI    2j-     p]    !a!I    ^)     Jlü     Li     OJuJIj    ^%     j\    Jl~^\     C»JJ    *    Ol    <JL*Sp.l84. 

LjJJas     LaJU-     UyAa-j    jl     «J    JUi    ^Ji»!   4UTls     "0    Jlü    (^Jjlao    jj^*?-      j^J 

<)Li     Sfe-    Uywj   *   ^jjUJI     ^gäJU    ^_A)I    tiUi    XaÜ     Olj^-Ol    (jä»    J    LJj^aa-    ^j^PJ 

cLUi    jc*.    «J    Jlli  '^jjojUJI    ^->   6J^j   <-b   (_^J  5<J-^   -^    *^£    4-s-L>    ^ 

^LkflJI  Jl  fc-aa-l»  'VjOj  4-Ac  ,«äJj  fcA>  ,J  *ja£l£  /^IcJjJl  ^~«l  l  viLLc-  V>LJl 
A_j      ,_^L^3        rJ"     -Aas »j      !_>_/*•  »Joy»  fj-*-'      "-ÜJJ     (_3        iJ-SJ        <JL*lv>J       \^*_Jj      <W~. 

t2j..U^  4-i  Jci  ^JJI  ^_jJI  ^11  ^i^.  4J  -0  «jj.  ^-Ul  ^1  ^y  joj  jLJt  J^p-Ij 
<li>jJUIj    c-liiJI    «*j    ^    ^-ä«j    i^il  *    /«H/   yj  ^   \g       J»    J-h   *^\   jj         **Bf.'ii8.' 

i.  BCh  .,!.  —  2.  B^w.  —  3.  BCh  cr-^j;-  —  4.  BLSCh  U^J.  —  5.  L  JjU  »bbä. 

—  6.  Ch  p.  320  S-^.j-  —  "'■  BCh  om-  deP-  *•  —  s-  ßCh  om-  deP-  «■!■  —  9-  BCh  *!-  — 
10.  BCh  om.  —  11.  BCh  ^y  S  *.^>y  J,.   —  12.  P  add.  L~. 

ä  l'entree  du  pays  de  Nubie,  et  l'informa  de  ce  qui  concernait  le  rebelle, 
de  son  arrivee  dans  leur  pays,  et  que  lui-meme  (Hodhai'l)  etait  venu  pour 
le  rechercher,  il  lui  disait  aussi  que  s'il  ne  le  lui  livrait  pas,  les  troupes 
viendraient  dans  leur  pays  et  le  devasteraient.  («  Le  possesseur  des 
chevaux  »)  lui  dit  :  «  Personne  n'a  passe  la  frontiere  ä  l'exception  de  deux 
chretiens  montant  deux  chameaux  de  Bedjawah1.  »  (Hodhai'l)  lui  dit  :  «  Ce 
sont  ceux  que  je  cherche.  »  (L'autre)  dit  :  «  Si  tu  les  trouves,  prends-les.  » 
II  se  mit  ä  leur  recherche  et  apprit  qu'ils  etaient  arrives  dans  un  couvent ; 
il  partit  pour  ce  couvent  et  y  ayant  trouve  les  deux  (chameaux)  de  Bedjawah, 
avec  lesquels  se  trouvait  un  serviteur,  il  le  questionna  au  sujet  de  son  maitre. 
Et  voici  que  celui-ci  arriva  portant  un  panier  sur  la  tete  accompagne  de 
deux  hommes  de  Bedjawah.  L'autre  lui  dit  :  «  La  paix  ä  toi,  emir  des 
croyants !  »  (Abou-Bakwah)  en  fut  trouble.  (Hodhai'l)  l'arreta  alors  et  apres 
l'avoir  garrotte  l'emmena  ä  al-Fadhl,  qui  l'emmena  prisonnier  ä  Micr.  Le 
dimanche  seizieme  jour  du  mois  de  djoumada  II  de  l'an  397 2,  il  fut  igno- 
minieusement  promene  ä  travers  la  ville ;  il  (Abou-Bakwah)  fut  mis  ä  mort  le 
meme  jour  dans  l'endroit  nomme  «  La  Mosquee  de  Tibr  »  ;  apres  avoir  ete 
crucifie  il  (son  corps)  fut  brüle.  Du  jour  oü  on  lui  avait  prete  le  serment  a 
Barqah  au  jour  oü  il  fut  tue,  s'etaient  ecoules  deux  ans. 

Pendant  *  la  revolte  d'Abou-Bakwah  le  peuple  de  Micr  se  remit  ä  vendre  *Chp.i92. 
du  fouqqa'1,   de  la  moloukhia,    des    tellines,  toutes  sortes  de   poissons  sans 

1.  Un  district  en  Nubie  renomme  par  les  chameaux.  —  2.  8  mars  1007.  —  3.  Biere, 
boisson  extraite  de  fruits. 


480  HISTOIRE.  [272] 

•  ^JuLr   j£    {j>   <Cs-   ^    jo    l»   ^f^-i   yä     jf\    <J-^    ^L*—Vl   J^j   '  ^jJJiai^ 

i_Ji >    '  *w»^/l    jo    /v«J    _j^° 

*  R  p.  031.  ^    ^LJUlj    \r^3    *>    S^ÜiJI    J^    ^J    -Ä-Jl    ^^At    9_rk~    JO*   "Cl     Ij^i    LK    Jjj   * 

*  S  p.  185.  1>1  kjJa^-lj  Liy     ->i  ^r~^*    (ji      J^T"     (J!     Jj-3^*    fs^-ä)'    _£  \      *"  ■  ■»    JOJ     4^£ 

*  P  f.  64.     jj-^-lj    (V"    J^-*«M    ^=*J  (V^     LS^°    ^iS^J    *~" ^"    1^1  (^*^-^^     ^jIä^Ij       '^j-JLidl 

18  ^O  J  Ut  1^  L.  Jl  (j-UL   JUJ1  ^-jj  pji 

1.  Ch  ^JÜJI.  —  2.  BLSCh  &.  —  3.   LS  vJJu.  —  4.  BLSCh  »$).  —  5.    C  ^  J 

aj  »w.  jo.»  Jju  ,5V  I.  —  6.  S  om.  —  7.  LS  ^»J  J..  —8.  Ch  add.  jj.  —  9.  B^^.  — 
10.' C  om.  —  11.  LSCh  J.y.  —  12.  Ch  add.  sa«.  —  13.  BLSRCh  ^ik-jL  —  14.  LSCh 
=-**!,.  —  15.  BLSRCh  *Ji.l,.  —  16.  C  „hM  —  IV.  BLS  -»Li.  —  18.  CCh 
add.  ^ü  vjo  >^JU~.^!  y'—'j  j-r^''^  L5^Wj  pliLäj)  «~j  ^ .  —  19.  BLSRCh  ,  ^LL-jI. 
—  20.  BLSCh  ,.,=.  C 


ecaille,  ainsi  que  tont  ce  qui  avait  cte  defendu  et  cela  sans  avoir  recu  des 
Instructions  sur  ce  sujet. 

A  cette  epoque  al-Hakim  ordonna  d'enlever  les  placards  apposes  dans  les 
rues  et  autres  lieux  et  contenant  des  maledictions  conlre  Abou-Bekr  et  des 
autres  dont  les  noms  avaient  ete  ecrits. 

Nous'  avons  dejä  mentionne  qu'(al-Hakim)  avait  interdit  le  vin  et 
en  avait  proliibe  la  vente  en  public;  lui-meme  l'avait  abandonne,  ainsi  cpi'il 
s'etait  abstenu  d'en  boire.  Son  medecin  Abou-1-Fath-Mancour-ibn-Salilan- 
ibn-Mouqachchir  (Haut  mort,  il  (al-IIakim)  eut  recours  a  Abou-Ya'qoub- 
Ishaq-ibn-Ibrahim-ibn-Nasthas,  qui  lui  conseilla  de  boire  du  vin  et  qui  lui 
rappela  les  bons  ell'ets  du  vin.  Ecoutant  le  conseil  il  rapporta  la  defense 
qu'il  avait  portee  au  sujet  du  (vin).  Puis  invitant  une  troupe  de  cbanteurs  et 
de  musiciens  ä  sa  cour  il  buvait  au  milieu  de  leurs  chants,  il  perdait  toute 
honte  dans  leur  compagnie  et  les  comblait  de  faveurs;  les  gens  retourn^rent 
(eux  aussi)  ä  leur  maniere  de  vivre  d'autrelbis-. 

Quelque  temps  apres  le  medecin  Abou-Va'qoub-ibn-Nasthas  etant  mort, 
(al-Hakim)  renonca  au  vin  et  döfendit  rigoureusement  d'en  boire;  de  tem|>s 

1.  Ici  commence  la  traduetion  de  Rosen,  032-033.  —  2.  C  Ch  ajotitent :  «  cn  achotant 
du  fouqqah,  de  la  manne,  des  tellincs  et  toutes  soi-tes  de  poissons  sanseeaille  ». 


[273]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  481 

^t  |    fi  ^  ^      fr 

11jjC5C>Ü  ^ifr  ^ÄJUj  <JL^Jl»j  , äJI  ÖJ  iiäljJl  £jLH>j  J^—J  9£-rul  ^   J-5  *         *  R  P-f r- 

^L^  14J  jJlsV!  j?L  J  13^  Asj  jJic  ^^  ^jL*J1   12J^  jTL.  Or!   j^ 

**  ß  *i  fr  fr 

^    ^L*   iUll   »U»   ^    j^3    ^J   23J^*    ö-    <j&M    "^bl    ^   21^! 

1.  BLSCh  vJUJj.  -  2.  P  o^i.  -  3.  LS  ln,U=.  —  4.  Ch  U^>.  —  5.  BLS  rß ^. 
—  6.  B  ^j^l.  —  7.  B  ^Jt.  —  8.  LSCh  ^jj.  —  9.  S  Xju-..  —  10.  PB  jU?j.  - 
11.  P  ,_u.C^I.  —  12.  BCh  om.  —  13.  BLSCh  om.  —  14.  B  J,_j.  —  15.  PB  ~^-^.  — 
16.  LSB  ^'.  —  17.  BLSCh  om.  —  18.  BLSCh  om.  —  19.  BLSCh  om.  --  20.  BCh 
om.  —  21.  BChLS  om.  —  22.  Ch  ^Wt.  —  23.  BLSCh  om.  —  24.  P  si».  —  25.  P 
^Jl  et  infra.  —  26.  L  ,.,!. 


ä  autre  il  renforcait  la  prohibition  au  point  d'interdire  la  vente  du  raisin 
sec  et  du  miel,  ni  d'eu  apporter;  puis  il  en  üt  brüler  et  jeter  dans  le  Nil  une 
grande  quantite  appartenant  aux  marchands,  ä  une  somme  enorme;  les 
vases,  oü  Ton  gardait  le  vin,  furent  brise-s,  et  il  defendit  d'en  fabriquer'. 

Eu  Tan  397%  qui  correspondait  ä  l'annee  1318  crAlexandre,  il  se  pro- 
duisit  dans  tous  les  pays  de  communions  chretiennes  im  grand  debat  et  beau- 
coup  de  scandale  au  sujet  du  comput  pascal.  Les  uns  croyaient  que  cette 
annee-lä  le  jour  de  Päques  des  chretiens  tombait  surle  sixieme  jour  du  mois 
grec  de  nisan,  qui  etait  le  quinzieme  jour  du  mois  de  redjeb3;  les  autres 
pensaient  que  cette  an  nee  le  jour  de  Päques  tombait  le  dimanche  suivant, 
ä  savoir  le  treizieme  jour  du  nisan  grec,  qui  etait  le  vingt-deuxieme  jour 
du  mois  de  redjeb4.  La  cause  de  ce  doute  etait  le  comput  pascal  des  Juifs, 
parce  qu'il  est  generalement  connu  que  le  comput  pascal  des  chretiens  es1 
base  sur  celui  des  Juifs,  de  teile  facon  que,  sur  quelque  jour  de  la  semaine 
que  tombe  le  jour  de  Päques  des  Juifs,  le  jour  de  Päques  des  chretiens  aura 

1.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen,  033.  —  2.  Ici  recommence  la  traduction  de  Rosen, 
44-47.  27  septembre  1006-16  sept.  1007.  —  3.  Le  mois  de  nisan,  c'est  l'avril.  6  avril  1007. 
—  4.  13  avril  1007. 


482  IIISTOIKE.  [274] 

(_£jLaJl     n»a3     jj^-9     C~ — II     fy_     ~"U*äJI     Jjl     y,        -2j^JI     t-a»     jjiC  jl     JlU     ^jUiJl 

JjJLJI     4y>     Ai-Vl     viUi     j_J-^     -Va-Vl     fy     ^Jl     pai     jj-^.     jl  *-*i     3-^VI     fy 

*Chp.  193.  °|^"^L_-*-    ,jä«>     JOJ     I-Aol     lA=-lj   Uy_    jUe-ai    V     LyY         ^jLaJI    ^c-a«  «Jo      ^JUI     Jts-Ylj 

i-^     J     C--J1     c_y_     ajjJI     ro^j     jyC     jl      .j^s-j,     h[^    cUJj     ^l^,^!  ^     jjJj*     J$\ 

^>j  JM*   ^   ^ic   JJI   rjtU  jjl^JI   9fJJI   8JJra    y>   jLJ    j-   7l^r  fd 

(jkjij   12c-*L3j  iAfc  uj^yi  j  j_^<l   jl  10»r^0-  ^  ts^  cS-A-^  r-^  j^j 

*  p  f.  64-.  jl~J   ^a   l5^Lrl   l4cu«  j  Jj-YI   ^y  ^jJI  ^=s  jj^_  jl  Vi^^y_  *  C^J  OtL-Äll 

*  S  p.  187.  jl    17C%!    ^yi    Iäa   ^    ^LäJI    v^-jli    >_~>-j    J^   ^it    *    16a_«liJl    c^JJ   J-sj^JI 

«-aiJl     ^_)l_3-     IjJ     ^_J1     JjI-\ä)I     ^ji»     JDj     <Jo     ^ÄJI     J^-Yl     (j     ^jLaJI     ^t-aS     j«^> 
.♦ji-j     v_iii>dl    i-U    JjUaTj       JÜ1     Jii^aJl     JjS  ^vÜä.     ^^»J    JjVI     (Ji^l     J}9     >-*=-y 

<~JM     Jj*    4-Ac-     'jJ-S_5     La     rt_Ä^»     j^-Lo     j»3J>I>     f^a«J     C*^™      *~^-«Yl     ^*-"      ■— ~^      ^jiJ33 

1.  P  JJ^JI  et  infra.  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  LS  om.  —  4.  S  add.  Xx.  —  5.  S  ^L>L~=- 
et  infra.  —  6.  P  -^.  —  7.  S  y\är>.  —  8.  PS  j$Z.  ^.  —  9.  BCh  om.  —  10.  BCh  wo^o. 
--11.  LS  add.  CJJI.  —  12.  LS  X*.  —  13.  LS  J^arf.  —  14.  BLSCh  fc-.  —  15.  BLSCh 
om.  —  16.  BLSCh  ^U^.  —  17.  BLSCh  om.  —  18.  Ch  (p.  320)  Jf=J. 


lieu  le  dimanche  qui  suit  (ce  jour);  par  exemple,  si  la  päque  des  Juifs  a  lieu 
dans  la  semaine  un  samedi,  les  Päques  des  chretiens  auront  lieu  le  lendemain 
dimanche;  oü  si  la  päque  des  Juifs  a  lieu  le  dimanche,  ce  dimanche  sera 
celui  des  Rameaux  et  le  dimanche  suivant  sera  les  Päques  des  chretiens, 
fChp.i93.  *  parce  que  (les  chretiens  et  les  Juifs)  ne  celebrent  jamais  les  Päques  le 
nn'nie  jour.  D'apres  certains  de  leurs  calculs,  sur  lesquels  ils  s'appuient 
pmir  la  Solution  de  cette  question,  il  s'ensuivait  (jue  la  päque  des  Juifs  avait 
lieu  le  samedi  cinquieme  jour  du  mois  grec  de  nisan,  qui  correspondait  au 
quatorzieme  jour  du  mois  de  redjeb,  et  (pie  d'apres  ce  calcul  les  Päques  des 
chretiens  devaient  sc  celebrer  le  lendemain,  dimanche'.  Mais  d'apres  d'autres 
calculs,  la  päque  des  Juifs  devait  tomher  le  dimanche  sixieme  jour  du  mois 
de  nisan,  e'est-ä-dire  au  quiuzieme  jour  du  mois  de  redjeb;  et  d'apres  ce 
genre  de  calcul  il  fallait  egale  ment  que  les  Päques  des  chretiens  eussent 
lieule  dimanche  suivant-.  D'autre  part,  certaines  tables  renfermant  le  comput 
pascal  confirmaient  la  premiere  opinion,  d'autres  au  contraire  etaient  favo- 

rables    ä    La   seconde.    Les    disputes    se    prolonevaieiit  ;    de    Ions    cötes    arri- 
vaient  des  lettres,  de  la  part  des  uns  aux  autres,  faisanl  savoir  l'opinion  qui 

I.  6  avril  1007.  —  2.  13  avril  1007. 


[275]  DE  YAHYA-1BN-SAID  D'ANTIOCHE.  483 

<U»lj      V.    ÄjuLJI     <LJI    (j      ''dUij    *Jlc    Jj*     jl     <-&*>„    ^JJI     ^jL«a)l     <Clj    _^«a«    (_W    i^lj 

1.  P  Liäli.  —  2.  P  ^jl*«x-J.  —  3.  Ch  (ibid.)  Jij.  —  4.  BCh  om.  —  5.  R  ^^^-.ä J i 
BLSCh  ^>JJI.  —  6.  P  lo/JU.  —  7.  P  Jj^l.  —  8.  BLSCh  om.  —  9.  BCh  om.  ab  sillij 
usque  ad  SJUÜI  (141,1).  —  10.  RCh  (p.  320)  ^So.  —  11.  S  oL^. 


dans  cette  (question)  leur  paraissait  etre  la  vraie ;  des  lettres  etaient 
echangees  entre  les  uns  et  les  autres,  pour  s'informer  dans  quel  sens  l'ac- 
cord  entre  eux  sur  ce  sujet  s'etait  fait.  Finalement  tous  les  chretiens,  qui  se 
trouvaient  en  Egypte,  melchites,  nestoriens,  jacobites,  tomberent  d'accord, 
que  la  päque  des  Juifs  avait  Heu  le  samedi  cin'quieme  jour  du  mois  grec  de 
nisan,  qui  correspondait  au  quatorzieme  jour  de  redjeb,  et  que  la  Päque  des 
chretiens  aurait  Heu  le  lendemain  du  dimanche.  Mais  les  habitants  de 
Jerusalem,  s'entenant  ä  la  seconde  opinion,  y  demeurerent  attaches. 

Puis  leurs  lettres  et  Celles  des  habitants  de  la  Syrie  parvinrent  en  Egypte 
demandant  aux  (chretiens  de  1' Egypte),  sur  quoi  ils  s'etaient  accordes.  Alors 
Arsenius,  patriarche  d'Alexandrie,  ecrivit  aux  habitants  de  Jerusalem  sur 
ce  qui,  d'apres  lui,  legitimait  l'accord  intervenu  entre  les  habitants  de 
l'Egypte,  et  que  c'etait  prccisement  la  deeision  ä  laquelle  il  fallait  se  tenir. 
Cela  eut  lieu  la  septieme  annee  de  son  patriarcat. 

A  cette  epoque'  le  siege  patriarcal  de  Jerusalem  etait  vacant.  Depuis 
la  mort  d'Orcste,  patriarche  de  Jerusalem,  (arrivee)  ä  Gonstantinople, 
Arsenius,  patriarche  d'Alexandrie,  administrait  le  siege  de  Jerusalem, 
sacrant  les  metropolitains  et  les  eveques  appartenant  ä  ce  siege,  ainsi  qu'en 

1.  lci  commence  egalement  la  traduction  de  Mednikov,  empruntee  ä  celle  de  Rosen, 
i,  365,  notc  2. 


484  HISTOIRE.  [276] 

jj\    VI    -v»-l    JJ>    IfAij    ^Z^JI    oi~*y    ^l_yJl    aJIj   ^a.    JaI   <Uc    J_iil    U   ^V^ 

*  p  f.  G5.     i^j      \j  txjj   ^l  *  ^<j  5^jX<^Vl  ^  4^'  i«;^  ^  ^"!> 
»Chp.32i.\-S  ^JUy  _^a»  J&l  -üb     J-i-"l  U  ^f^\  J^J  ^  l?**1?"^   ^?   -^      e?1^  tn^ 

^1  ly^j  8i»jV!   fUV!  düt   l^i/iil  as"  ^aUI  o-  JaI  jl^3  viUJI  J^a  ji 

*jJI    v^Ui    Ji.    w=JI    *y_    L^Lsj    Si->    {js.    \yo-j   <^2    ^    cLzj    Uis    *Jß        Jh^'I 

1.  S  om.  —  2.  S  ._-^.  —  3.  P  /jj.  —  4.   P  j-X*xal.  —  5.  S  om.  —  6.  S  -\~i>.  — 
7.  S  L**aJ    CJJI.  —  8.  S  U^l.  —  9.  P  om.    .,!.  —  10.  S  J—3'.  —  11.  S  Usit. 


y  ordonnant  les  superieurs'.  Les  superieurs  ecclesiastiques  des  jacobites 
et  des  nestoriens  ecrivirent  egalcmeut  ä  Ieurs  coreligionuaires,  habitant 
la  Syrie  et  autres  regions,  pour  leur  faire  savoir,  sur  quoi  les  babitants  de 
l'Egypte  etaient  tombes  d'aecord  et  affirmant  que  c'etait  la  verite.  Les 
letlres  arriverent  annoncant  l'acceptation  generale,  tout  le  monde  ä  l'excep- 
tion  des  habitants  de  Jerusalem,  qui  refuserent  d'adherer  au  sentiment  de 
ceux  d'Egypte  soutenant  que  leur  opinion  ä  eux  etait  la  vraie.  Apprenant 
cela  Arsenius,  patriarche  d'Alexaudrie,  leur  ecrivit  pour  refuter  leur  opinion, 
*Chp.32i.  leur  apprendre  qu'ils  *  se  trompaient  dans  le  sentiment  qu'ils  avaient  adopte, 
et  la  verite  se  trouvait  ilans  la  decision  aeeeptee  d'un  commuu  aecord  par 
les  habitants  de  L'Egypte.  Ses  lettres  leur  parvinrent  au  soir  du  jeudi  de  la 
semaine  oü  les  melchites  ne  mangeaient  pas  de  viande,  ce  jeune  ayant 
i'h'  insiitue  sous  l'empereur  Heraclius2.  Mais  les  habitants  de  Jerusalem 
avaient  suppose"  qu'ils  n'6taient  pas  obliges  au  jeüne  imposea  cux-memes1 
pendant  ces  quatre  jours  et  ils  avaient  mange  de  la  viande  durant  ces  jours; 
c'etait  avanl  l'arrivee  des  lettres  du  patriarche;  ils  ötaient  donc  resolus  ä 
observer  leur  jeüne  et  ä  celebrer  leur  Päque  d'apres  ce  qu'ils  avaient  arrötö. 
Mais  quand  ses  lettres  leur  furent  parvenues,  ils  abandonnerent  le  premier 

1.  Ici  finit  la  traducUpn  chez  Mednikow.  I'eut-6tre  les  derniercs  paroles  sont-elles 
une  glossc  marginale.  V.  Hosen,  .'!45,  note  30!».  —  2.  V.  Hosen,  345-346,  note  310.  — 
3.  V.  Rosen,  346,  note  311. 


[277]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  485 

_uc3  j*»  Ja!  Uc.  jjJ-\  L.  Js.  ^ILM  JW  jiflj  2*UJ\  dllr  '.Lu  ^01  l^jj 

fr     ^      m\J\     _>*)     jl~o     fr     ^Wl      Ä-Jl     ^     *    ^~J     fliJl.      jj^^     ^1*  Bp.fi. 
^ij   yJÜl   jsJLa  O    i^Ai-J    i^Äil    *   <^    ^    J^i    saylo   «311.  J*frl    jl   £»j*  Uj         *  S  p.  188. 

ioljaJI   iU=- .  J   Ji-U  Iäa  ^  c£i   L.  ji  13V^3  C-^5  slrl   ^ÄJI  12^>  fr 

J^L     V    JL*.    ^l^  ,j^   £Jl!)l   «3HJI  ^   J'l^    rV^i    (VJ-^J   lS-*^3^    ^^    ;rl_/^"' 

1.   L  ^.   —  2.   BCli   solum  habet   U^Li  a~>    »$J!   ^1*=,  -Uli.   —  3.   BCh   om.   — 
4.  BCh  om.  trois  mots.  —  5.  P  L-jjwJl  LS  L^äxJ!.  —  6.  R  L^23!  Clij^-2'.  —  7.  PR  J. 
—  8.  P  -V=A  —  9.    P   ^jX-JI.    —    10.    Ch  J*=J    IIa    ^J!    'Jj    J    ^jLS'  ^    - 
11.  BRCh  oj|^.  —  12.  BLSRCli  jyJl.  —  13.  S  Js.  —  14.  S  add.  J  J*. 


sentiment  et  se  mirent  ä  jeüner  des  ]e  lendemaiti  vendredi  ;  ils  cesserent  de 
manger  la  viande  ä  partir  de  cette  nuit.  Les  habitants  d'Antioche  accepterent 
la  meme  decision,  que  les  habitants  d'Egypte  avaient  acceptee.  Les  Juifs 
de  Syrie  et  d'Egypte  cclebrerent  la  päque  le  samedi  cinquieme  jour  de  nisan, 
•c'est-ä-dire  le  quatorzieme  jour  de  redjeb,  et  les  Päques  de  toutes  les  com- 
munautes  chretiennes  furent  partout  celebrees  le  dimanche  sixieme  jour  de 
tiisan,  c'est-ä-dire  le  quinzieme  jour  de  redjeb;  ä  l'exception  seulement  d'un 
groupe  de  jacobites,  habitant  la  Haute-Egypte  (Cai'd)  qui  cclebrerent  Päques 
le  dimanche  suivant. 

J'ai  l'intention  de  composer  im  traite  special,  oü  j'expliquerai  comment 
un  pareil  doute  a  pu  s'elever  et  comment  il  convient  de  l'eviter,  j'appellerai 
l'attention  sur  les  annees,  oü  cette  difhculte  se  presente.  J'avais  eu  l'intention 
de  mettre  dans  cet  endroit  de  mon  livre  le  resume  de  ce  que  je  voulais 
iuserer  dans  ce  traite;  mais  j'ai  cru,  que  c'etait  m'cloigner  du  but,  que  j'avais 
eu  vue  (en  composaut  ce  livre).  Si  ce  que  j'en  ai  dit  n'entrait  pas  dans 
l'ensemble  des  evenements,  qu'il  convient  de  mentionner  dans  les  annales 
et  les  histoires,  je  l'aurais  passe  sous  silence.  Mais  je  conseille  ä  celui  qui 
desire  connaitre  d'une  fagon  detaillee  la  maniere  de  determiner  par  la  date 
de  la  Paque  chretienne  et  celle  de  leur  jeüne  (de  lire)  le  deuxieme  chapitre 


486  H1ST0IRE.  [278] 

aJU)1     4-Jr,,,:M     Ul~.V     jvj^öJ    (_£jLaJI     TT-aS     <C*     p^iew     i LSj        ^JtT'     f^-35     k-jws»-     t»^' 

t-^*    t-W    (V    Llli-      iji-jLlr^    <*-->j3      (J^3    <j"^    <^«*J'      isSU-    (_PJ^i    j*~- '1      i3-^ 

j^Jli-     dJJ     *UA^     *y_     l^^-^s     ^1     JJJI     j     ^^p     3^)     SJs^i-3     ~k&     Jkz*     _j~A^      ^Jj»-) 

•^    J-aJj    A«jj    JiiJÜl    v^JL»    v^ij    ^J|    oy_   Jj    4JLH3    (J-j— >"j   jw  "C-    ^»-j   '  ^y» 

1.  PS  Sj-fc)!.  —  2.  BCh  om.  ab^Jj.  -  3.  BLSCh  om.  —  4.  BLSChjl«.  —  5.  LS 

!U.  —  6.  P  JJbJlj.  —  T,  B  «j^äiüt  P  ^öäbl  Ch  ^Jiü.  —  8.  BLSCh  luu,j.  -  9.  BLSCh 

fr'  J>- 


de  l'ouvrage  du  patriarche  Sa'i'd-ibn-Bithriq,  auquel  notre  present  travail 
sert  de  continuation  et  de  Supplement;  il  a  en  effet  consacre  tout  ce  chapitre 
ä  l'exposition  des  fondements  du  comput  pascal  des  Juifs,  et  ä  etabllr 
comment  les  chretiens  en  tirent  la  date  de  leur  Päque  et  de  leur  jeüne. 
Et  cela  surtout  dans  la  seconde  copie,  qu'il  a  remaniee  et  etablie  definitive- 
ment ;  cette  seconde  copie  est  le  double  de  la  premiere  et  surpasse  la  premiere 
copie,  qu'il  a  remaniee  et  ehangee. 

Revenons  maintenant  a  notre  recit'. 

En  l'an  3972  le  Nil  monta  de  quatorze  coudees  et  de  seize  doigts  etensuite 
commenca  ä  decroitre.  En  meme  temps  en  Egypte,  les  ]>rix  du  froment, 
de  toutes  sortes  de  grains  et  des  vivres,  apres  diverses  fluetuations,  se 
mirent  ä  monter.  A  la  cherte  de  la  vie  se  joignirent  les  maladies 
aigues,  dont  les  gens  füre  11 1  atteints,  ainsi  que  les  all'ections  et  les  maladies 
epidemiques,  qui  lirent  perir  un  grand  nombre  d'habitants  de  L'Egypte. 
La  nuit  du  mardi  troisieme  jour  du  inois  de  redjeb  de  Tan  35)8  \  en  Egypte 
il  y  eut  une  grande  pluie  et  il  tomba  une  forte  grele,  saus  relache  jusqu  a 
la  disparition  du  crepuscule  du  soir.  Apres  la  premiere  partie  de  la  nuit  un 
grand  torrent  descendit  de  la  montagne  sur  le  Caire  et  emporta  dans  Larue, 


1.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen,  (47).  —  2.  27  scptembre  1006-Ki  septembrc  1007. 
15.  14  mars  1008  (dimanche!). 


[279]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  487 

X-»*      fj_^    ^^    *-*3^*^\        ÜjUJl    r-^i>j   SybUII  ^   «Jäc  cL-i    JuäJI    J^    JjJ    JuAJl  *Chp.l94. 

ol    ■^wr*'J    t/        df*   -/ _>**    ^"^    (°.r     ^f"    CjL«J   j'-i    *JUtAT   'Iäj     \-JCll£Jl    ~  ci  ,* 

3f^  jju.  ^LJI  j-  Ci>j  Jci5  Ajii\  jl_^  SjU-  j-  £Xe  .«^Ij^j  <i%Jl  ^  '  ^, ¥  s  p.  189. 
U^ljj    i»Lä)l    4-_jS      t|    <Jjjl>Jl     üj^JI  <,»,...'.xJl    v«    \JUÜI   -Ufr  ^  jj^jJl   ^r*^ 

'  \jy1(Lj>    k.^LaJI    Jrr^*^"    OJ^-aJl^       S*lyi!l>     Öj-uJI     Pjlj-i     Iji      J).*.  >     jjj     Sj-j»     ÜL-» 

iMJI  JLj  ^^»  ^Jl  jl£j  ^  ^-lj  ^  n4^o  »-^  J  jJJ  ^^Jlj  ^.^j 
jj-ul  (~l&  ^~*  <5~r*-'.-}  <J*dl  ^j^J  jj-ir'  jL***^  -*■>*■!'  (J  ^JLnJI  -jTjT  j\  Ck>l 
^y  ^JiJI  Ojj  J*l  t~!l  *-*-*  J  (PUJI  *l»i  l^  14^l_rdl  Jl_^  ^At  13f?^  '-*-*  j 
Vj    fJJ1  düi  J   15<<JLJI  JL^l  ^   »^  J  dUi  JL»  V    jl   ^   dUi   ^j 

1.  S   >,JJ  SS,*-  vJUife'    Jl.  —  2.  LS  ^JJJ.  —  3.  BLSCh  om.  —  4.  Ch  U.U.  — 
5.  BP  J»=J..  —  6.  BLSCh  om.  —  7.  BLSCh     jJI.  —  8.    P  o-^-  — :  9.  P  ^'j     ' 
s-J-Jt.  —  10.  P  J,UI.  —  11.  Ch  A-fly».  —  12.  BLSCh  add.  1.1».  —  13.  BCh  om.  trois 
mots.  —  14.  LSv^T*."Jl.  —  15.  BLSCh  ^.CU». 


*  nommee  (autrefois  la  rue)  des  Grecs,  puis  nommee  (larue)  des  Katamites,  *chp.i94. 
plus  de  trois  cents  maisons,  sous  Ies  decombres  desquelles  il  perit  un  tres 
grand  nombre  de  gens.  (Le  mßme  torrent)  emporta  quelques  bätiments  du 
palais  du  calife,  ainsi  qu'un  certain  nombre  d'endroits  dans  le  quartier 
d"Abid-ach-Chara  (les  esclaves  ä  vendre),  od  il  fut  egalement  tue  un  grand 
nombre  de  gens. 

A  Jerusalem1  c'etait  la  coutume  des  chretiens,  coutume  observee  tous  les 
ans,  le  dimanche  des  Rameaux,  de  porter  un  grand  olivier  de  l'eglise  appelee 
de  Lazare  jusqu'ä  celle  de  la  Resurrection  entre  les  eglises  separees  par  une 
grande  distance,  Tarbre  etait  porte  ä  travers  les  rues  de  la  ville  au  milieu 
des  lectures  et  des  priores.  La  croix  etait  portee  publiquement.  Le  gouverneur 
de  la  ville  montait  ä  cheval  avec  toute  sa  suite  accompagnant  les  chretiens 
et  en  faisant  ecarter  la  foule.  En  Egypte  ainsi  que  dans  le  reste  du  pays 
existait  egalement  l'usage  en  cette  fete  d'orner  les  eglises  avec  des  rameaux 
d'olivier  et  des  touffes  de  feuilles  de  palmier,  et  puis  d'en  distribuer  en  ce 
meine  jour  au  peuple,  en  vue  de  la  benediction.  Cette  annee2  al-Hakim 
defendit  aux  habitants  de  Jerusalem  d'observer  cet  usage  et  interdit  de  le 
suivre  dans  aucune  des  provinces  de  son  empire,   il  defendit  de  porter  des 

1.  D'ici  commence  la  traduction  de  Mednikov,  i,  365-367.  —  2.  398  =  17  septembre 
1007-4  septembre  1008. 


488  HISTOIRE.  [280] 

b  f.  119.  oljt-^j    jj-JbCll    ^iLijl    ^b    öJI        8ky    jjUI    !  c—    ^_y_    j    -Ol    ^ijj 

P  f.  66.       -_J1     .„     villi)«    4^—1  LA»»-}    jl-UJI  -y*     Iä-X-     jjj     iilä-       _«2^>    ilAsJU    4jLl*SI 

S  p.  190.  \~'  J  T    •  -1  ■  *■*  ~J-  -'        •        "       . 

(i  n^j^»j-^'  ''V^  ä:  ti^  ö1.  c^  ^^  kr^*-5  Jy^  ~^-x  ^  -^  <y~ 

jJi^JI  17  jjxt  j.  l6j^\.  Jj.  v.rL<  ^ÜL<3!  ^  15l^3  14r^j  ,JLJ1  ilLdl 

•^.l—JI    _>lJLx)l    ^    ^-ij    ^r^4    ij'jb'5    ^LiL£    ^y     '  <tl»^j    ^LÜl    j\jtJ    tsl>^    iJ^J 

Ä-ili-      (»jlo     ^jLaJl  ■^JUaj      |»SUs!l      C-^-ä-jJ      'JJ-^V-^J      ^>y£>       ly'lS      U     ^>L_äi       Ijjjiaj 

1.  P  om.  —  2.  BLSCh  (J.5.  —  3.  BCh  om.  —  4.  Cli  om.  —  5.  LS  jj^j.  —  6.  LS 
j.W  B  om.  ab  "^j-  —  "•  PCh  C—!'.  —  8.  S  add.  5Jj>.  —  9.  BCh  om.  dep.  ^,0^.  — 
10.  BLSCh  om.  —  11.  Ch  ^.bo^l.  S.  de  Sacy,  Expose  de  la  religion  des  Druses  I 
cccxxxn  sq.  et  Wüstenfeld,  Geschichte  der  Fatimiden-Chalifen,  189  —  ^ui^JI.  — 
12.  BLSCh  om.  dep.  J.  —  13.  BLSCh  om.  dep.  J.  —  14.  LSCh  J»5L.  —  15.  LSCh 
ju,..  —  IG.  Ch  ,»***>.  —  17.  PBLS  ,.,sJ*-.  —  18.  BLS  wU,.  —  19.  P  vJ^jU^j. 

rameaux  de  i'euilles  d'olivier  ou  des  rameaux  de  palmier  dans  n'importe 
quelle  eglise,  rien  de  pareil  ne  devait  se  trouver  entre  les  mains  d'un  musul- 
man  ou  d'un  chretien  ni  des  autres  persoanes;  la  prohibition  etait  extreme- 
ment  rigoureuse. 

Le  samedi  de  Lazare  de  la  meme  annee  (al-Hakim)  apres  avoir  confisque 
les  legs  pieux  des  eglises  et  des  couvents,  anciens  et  neufs,  particulierement 
en  Egypte,  saus  toucher  d'autres  pays,  il  les  transfera  ä  son  propre  nom. 
Cela  eut  lieu  le  samedi  dixieme  jour  du  mois  de  redjeb  ile  Tau  398'.  Puis 
il  destitua  le  chef  des  chefs  al-IIasan-ibn-l)jaouhar  des  fonctions  de  ministre 
et  au  mois  de  cha'ban  de  Tan  398-  il  nomma  a  eet  (emploi)  Calih-ibn-'Ali- 
ibn-(>lih-ad-l)ou\\aidari  et  au  mois  de  ramadhan  de  l'an  399a  il  Uli  donna 
le  surnom  «  sür  parmi  les  sürs  en  6pee  et  en  plume  ».  Puis  im  eertain 
lunctionnaire  denonca  un  (autre)  l'onctionnaire  nomine  Maneour-ibn- 
'Abdoun,  qui  etait  chretien  et  geiait  la  chancellerie  des  affaires  de  Syrie, 
ainsi  que  nombre  de  fonetionnaires  des  chancelleries  des  affaires  d' Egypte 
etplusieurs  fonetionnaires  musulmans.  On  leur  demanda  compte  des  emplois 

1.  20  mars  1008.  —  2.  11  avril-9  mai  1008.  —  3.  29  avril-28  mai  1009.  V.  Mednikov, 
i,  36(5,  note  2  :  peut-ütre  faut-il  lire  «  de  Tan  398  ». 


[281]  DE  YAHVA-iBN-SA'lD  D'ANTIOCHR.  '„so 

•l/.  ii  <j^M     hi~  kl£l  l>*rb  d  o^  L.   «-*»-  X.9-]}    *fm-**\,  ^  ^cLa-  jpcj 

4^ft    pi-l    p*    JiJI    ^ä."    p-L»    Sic    oU    jl    Jl    JaJI    Jlk*lj    ^-»jlJI    J»-j    3^^1 

^l   jj-i^    prr1^0"  J  -*^J    (^    ^^L^    c^j'j    f^-V^    ffc^   0°    cs^    !>^b    pr« 

pi~l   jj>o    jl  _^c   j*   djjArc 

(j-UI      jLS      ^^3-      Oulj      O^jjLiJj      ^jljjJI      <V*ajÄ."      ^^äjIä»      jLsJ      4-UfJI       V,j        -—LT        /*Chp.l95, 

cLJi     iblj  («Jlsyj        JX?i  «-kl£«  jLäJI   rj^=-  Sj-sJl  j»    v.  *iy^t,  U  jj° "  ■■■  *  sp.  191. 

JüljJLs     «J|    ip-lsdl     jljJL.    pJÖ    jl    ^    ^y    »J^äIj    ijLlLj    J^J    jL«*    ^-    J    fca! 

JU  ^j  C^JJj  ^M<l|  9jS[    fy  ^ikjj  iljiVl   o>j   ^~   jL-VI    J>i1 

1.  P  *»JjU.  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  LSCh  .J^Jt.  —  4.  B  \ju.   —  5.  S  .0J*-.  — 
6.  BCh  Law.  —  7.  BCh  om.  —  8.  BLSCh  .U.  —  9.  P  jTb.  —  10.  «-.V.  —  11.  C  om. 

ab  (T2^*- 

qu'ils  occupaient,  et  on  leur  ßt  payer  des  amendes;  al-Hakim  ordonna  de 
punir  particulierement  ceux  de  ces  fonctionnaires  qui  etaient  chreti'ens  : 
il  fit  suspendre  un  grand  nombre  d'entre  eux  par  les  mains  et  confisqua 
tous  leurs  biens  :  ils  demeurerent  ainsi  suspendus  pendant  plusieurs  jours, 
exposes  au  froid,  au  vent,  ä  Ia  chaleur  du  soleil,  ä  la  pluie  battaute,  un 
certain  nombre  d'entre  eux  moururent  dans  ce  supplice;  d'autres  parrai  eux, 
embrasserent  l'islamisme,  et  furent  mis  en  liberte.  Al-Hakim  en  gracia 
(egalement)  ä  la  suite  de  (leur)  conversion  ä  l'islamisme,  apres  quoi  on  cessa 
de  leur  faire  payer  (des  amendes).  Mais  Mancour-ibn-'Abdoun,  qui  n'avait 
pas  embrasse  .l'islamisme,  fit  tout  son  possible  pour  les  delivrer '. 

Les  eaux  du  Nil  baissant  enormement,  la  marche  des  bateaux  par  la 
branche  Orientale,  de  *  Tinnis  et  d'al-Mahallah,  fut  suspendue;  des  gues,Chply5- 
se  formerent  ou  les  betes  de  somme  pouvaient  traverser;  l'eau  se  corrompü, 
de  sorte  que  les  habitanis  puisaient  (l'eau)  servant  ä  la  boisson  l'eau  du 
lac  d'al-Djizah,  en  dehors  d'al-Moukhtar  en  face  de  Boulaq.  En  l'an  398" 
la  crue  du  Nil  s'arreta  egalement  et  le  fleuve  baissa  sans  avoir  atteint  le 
niveau  necessaire  de  l'eau.  En  Egypte  les  prix  n'eurent  des  lors  aucune 
stabilite;  les  vivres  devinrent  rares  et  on  vit  des  gens  manger  des  chiens 
et  des  (betes)  mortes.  Puis  la  peste  s'aggrava  qui  ne  cessa  qu'ä  la  fin  de 
l'an  399  \ 

1.  Ici  finit  la  traduction  de  Mednikov,  i,  367.  —  2.   17  septembre  1007-4  septembre 
1008.  —  3.   5  septembre  1008-24  aout  1009. 

PATR.  OR.  —   T.   XXIII.    —    F.   3.  :jO 


490  IIISTOIRE.  [282] 

Jlj  X-T  SJu  viüi. 
*  P  f.  66".  ^_y   o_^  i^  5; ^    ^bj  4^5C)ylDI   *  Sx_JI    i-~^    ^.Jy_    J-Lo   ^Jl    ^_j 

13-\ä    j6   ^ß\   iU>Jlj   ,_iU    J*   U=-l    ^X_o    V    jlj   fc»1    l^L.    ^    jl£   Jij    'U    j.. 

t  &  ^y  t  fr 

14*Vj^    j^.Y'   ö"   "r*3"^  ^J'  ^'    ^*"'I  ^     k-Ü=»a,  j!s  j»f!   ,j»%  *j5Lk-l   ^'^  ^ 

1.  BLSCh  Äi-J!  M*.  -  2.  Ch  rifoj-  -~  3-  P  ■W-  —  4-  CLS  ^5-VyLC-]'-  — 
5.  BLSCh  om.  —  6.  BCh  om.  quatre  mots.  —  7.  S  «,^0-J!  BCIi  om,  —  8.  P  Xoj.  — 
9.  BCh  Uli/i.  —  10.  P  J,^!.  —  11.  ß  SLw  PLSCIi  J.^.  —  12.  LSCh  ^5^^5'.  — 
13.  BLSCh  om.  —  14.  PB  L^j  Ch  .1^. 


En  Tan  399'  al-IIakim  ordonna  que  dans  les  bains  les  chretiens  se  dis- 
tingueraient  d'avec  les  musulmans  par  une  croix  suspeadue  au  cou  et  que 
les  Juil's  corarae  signe  distinctif  porteraieut  une  cloehette,  ä  la  place  de  la 
croix,  ceci  tut  observe  pendant  quelque  temps;  puis  cela  cessa  d'etre  mis 
en  pratique. 

Ensuite  il  ecrivit  ä  Damas  demaudanl  la  demolition  de  Leglise  catholique 
de  la  sainte  Vierge,  qui  etait  une  grande  et  belle  eglise;  eile  fut  demolie 
au  mois  de  redjeb  de  cette  raeme  anneeJ. 

Au  mois  de  ramadhan  de  la  meme  annee3  (al-Hakim)  ordonna  que  la 
priere  d'al-Qounout ',  qui,  comme  nous  l'avons  dit,  avait  ete  supprimee  en 
Tan  3705,  füt  remise  en  usage  et  faite  selon  l'ancienne  coutume ;  il  ordonna 
aussi  que  quiconque  voudrait  faire  la  priere  d'al-Dliouha",  qu'il  avait  egale- 
incnt  interdite,  put  la  faire.  (Puis  il  interdit)  d'insulter  aucun  de  (ses)  prö- 
decesseurs  (califes)  ou  des  compagnons  de  Mohammed,  alors  qu'il  avait 
ordonne  (precedemmenl)  de  inaintcnir  leurs  uonis  allichcs  avec  des  malcdic- 
tions.  11  ordonna  aussi  que  chacun  fit  serment,  comme  il  le  voulait  et  desirait 
conformemeut  ä  la  croyance  du  groupe  auquel  il  appartenait.  Puis  peu  de 

1.  Ici  commenio  la  traduction  de  Mednikov,  i,  3G7.  —  2.  1-30  mars  1009.  Ici  finit  la 
traductiOD  de  Mednikov,  i,  3(57.  —  3.  29  avril-28  mai  1009.  —  4.  De  cette  priere 
V.  Hughes.  A  Dietionary  of  Islam,  482-483.  —  5.  17  juillet  980-6  juillet  981.  —  Ü.  La 
priere  ä  l'heure  du  jour  ou  le  soleil  est  dejä  eleve  sur  l'horizon. 


{283]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  491 

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<_pe=>JI    ^i      ,V    C-i>     iL)    jZa     Aj-V     As-VI    />*>    ^r-^"     \Jh.'.  äHI    -»^     •* — -3     ^-*Jy 

^    j^J  G^UJV|3   oVU-JI    ^   Li   jlf>    L.   ^j  ^I^-va  jyiÄJj   öJi   4*>-^   j* 
;vj|    LaJj    ^r*-3"    f^t/'ls    J— «)lj    jUj-Jl    rtJLii      ^jLäJi    (\i'-Uj    ij~>    jSsu> 

j\y*>     JOJ     *jl.     AjJI     ^.^9     JO    ^    -sd    ^y.Q\     ^olj     ^llafr     c^ys^     ly-3     ^J^i-uJI 
i^-izajj    La  I    '   LJl     AJI    AI»ls     ul5    jU    j»-»'       ,1fr    Ö-i  »üx-u    ■*.»... <     A„..„. LnJI    JsAA 
*l i\      /*«      OUi-J  V^J      «CljLc-J      «Cs-lj      ATaJIj      jllc-        ,tL-         Ji-      (»SUdl      (j^-ij 

•  -öl»-  LjL&lj  S^äU)^  ^-a*.  ^.dl  0l.lJ.adl3  <-f-Vlj  jja!I  ij*  ^v&lissl  ^^-3  (5r^«!5 

Ol    <u=J>3 
1G^l£J!  15^UI  L~£  *  ja,,  14iLjl  13J!  12^j>.  Jl  nk.j  fLsJl  Jl  l0J^j       »Rp.f1 

1.  BLSCh  ^.-o.  —  2.  BLSCh  *$J.  —  3.  BLSCh  J.  —  4.  BLSCh  om.  —  5.  BLSCh 
om.  —  6.  BLSCh  om.  P  s.  p.  —  7.  BLSCh  ^.L^U.  —  8.  BLSCh  -jJl  l$Jl.  — 
9.  BLSCh  om.  —  10.  BLSCh  v_^£.  —  11-  BLS  j  Ch  om.  —  12.  BLSCIi  ^_,.U.  —  13.  R 
JJj.  —  14.  BLSCh  iUJL.  —  15.  BLSCh  L>Ud).  —  16.  BLSCh  o 


♦  R  p.  f  0. 
**Bf.H9'. 


IM. 


temps  apres,  il  interdit  tout  cela,  faisant  mettre  ä  mort  uu  grand  nombre  de 
ceux  qui  contre-disaient  son  ordre. 

I  Le  dimanche  dix-huitieme  jour  rlu  mois  de  zou-1-hidjah  de  cette  meme 
■annee2  il  fit  demolir  l'eglise  de  Marie-al-Qantharah  ä  Migr;  apres  l'avoir 
ruinee  jusqu'aux  fondements,  il  pilla  les  ustensiles  et  les  ruines  qui  s'y 
trouvaient.  Pres  de  (l'eglise)  se  trouvaient  de  nombreux  tombeaux  et  sepul- 
tures  des  chretiens,  et  les  negres,  les  esclaves  et  le  bas-peuple,  apres  les 
avoir  ouverts  tous,  exhumerent  les  cadavres  enterres  et  jeterent  leurs  osse- 
ments;  les  cbiens  devorerent  les  chairs  de  ceux  qui  avaient  ete  (enterres) 
recemment.  Pres  de  cette  eglise  il  s'en  trouvait  une  autre  des  jacobites  sous 
le  vocable  de  Saint-Cosmas;  on  s'en  saisit  egalement  et  eile  fut  demolie3. 

Puis  al-IIakim4  confisqua  toutes  les  terres  de  sa  mere,  de  sa  soeur,  de  ses 
tantes,  de  ses  femmes,  de  ses  concubines  favorites,  ainsi  que  leurs  proprietes 
et  de  toutes  leurs  parts  consistant  en  maisons,  jardins  et  en  bains  qui  se 
trouvaient  au  Vieux-Caire  (Migr),  au  Nouveau  Caire  (Qahirah)  et  particuliere- 
ment  dans  les  environs,  et  il  s'appropria  tout. 

II  fit  egalement  ecrire  en  Syrie  ä  Yaroukh,  gouverneur  de  Ramiah,  qu'il 
ait   ä   demolir   l'eglise   de  la   Sainte-Resurrection,    de    faire   disparaitre  ses 

1.  Ici  commence  la  traduction  de  Mednikov,  1,  368.  —  2.  13  aoüt  1009.  —  3.  Ici 
finit  la  traduction  de  Mednikov,  1,  368.  —  4.  Ici  commence  la  traduction  de  Rosen,  48. 


492  HISTOIRE.  [284] 

jj.    <jr^?Jlj    -Cjl   ^_lwy_     j-jjL    JÄJli  "£«jxJI    Ujlfl    »As   ,-iJLrj    i^^cl   '^j'j 

jj-'i/yi  rAA3  H^Li  ^»^Jj  10^a^  jLr  l.  vi  J>üi  Ji  iv-l  9cJ>ij 

Sp.  193.  J   J^J    **%    l*r^    -£*    ^    ''^"J    l65^uJI    ^is    J    '     '•'yfclU    ^l     ^1    A^-3 
'liUI    *_y_    lyiäJ    »Uil    jl^j    (ja>\    (.Ajj    18(^^JI    ^^    Jjj*    'L~U    ^o    *    L^L.    jI_jä)I 

o^J  Ijslsj'j  LjS^yLoi  ^JL-  ^i&  -üi    cSj'j   *JU  *_)jl   o~  ^Ju,    -y,  jJi-       __»jj 


3V^  i,-vi  ft-.  > 


1.  B  *rJI;t..  -  2.  B  om.  —  3.  BLSCh  ~.,,1j.  —  4.  S  t*U.  —  5.  Ch  U-~.  — 
6.  B  jjl.  —  7.  P  [ytLk^lj.  —  8.  P  O^!.  —  9.  R  p.  VT  et  348  ^Vjlj.  —  10.  P  «*».. 
—  11.  BLSCh  om.  —  12.  PR  .l»j.  —  13.  L  \~akJ3.  —  14.  B  om.  —  15.  S  ^Ls».  — 
16.  C  ackl.  iLoaiJt.  —  17.  Ch  1Js-J.  —  18.  C  ^y-Jt.  —  19.  Ch  ^ä.  —  20.  Cli  I^Läj 
B  om.  ab   ,.0j. 


emblemes  (cliretiens),  d'en  arracher  les  traces  et  Souvenirs.  Alors  Yaroukli 
'Chp.196.  envoya  son  iils  Yousouf  et  al-Housei'n-ibn-Thaliir-al-Wazzan  *  en  eompagnie 
d'Abou-l-Fawaris-ad-Dha'if,  qui  se  saisirent  de  tout  le  mobilier  qui  s'y 
trouvait;  et  apres  quoi  (l'eglise  elle-meme)  fut  abattue  jusqu'aux  fondements 
ä  l'exeeption  de  ce  qu'il  etait  impossible  de  detruire  et  dilTicilc  ä  arracher 
ä  enlever.  Puis  le  «  Cranion,  Calvaire  »'  l'eglise  de  Saint-Constantiii  et  tous 
les  autres  edifices  renfermes  dans  leur  enceinte  furent  detruits,  et  les  vestiges 
sacres  (saintes  reliques)  furent  completeuient  aneanties.  Ibn-Abou-Zhahir, 
s'efforca  d'enlever  le  Saint-Sepulcre  et  d'en  faire  disparaitre  la  trace,  en 
brisa  et  demolit  la  plus  grande  partie.  II  y  avait  dans  le  voisinagc  (du  saiut- 
Sepulcre)  un  monastere  de  religieuses,  eonnu  sous  le  nom  de  monastere 
d'as-Sari-,  qui  fut  egalement  demoli.  La  ruine  de  (l'eglise  de  la  Resurrection) 
fut  conimencöe  le  mardi  cinquieme  jour  de  gafar  de  l'an  400s.  Tous  ses 
doniaines  et  legs  pieux  furent  saisis,  ainsi  quo  tous  les  vascs  et  objets  sanvs 
et  les  pieces  d'orfevrerie1. 

Le  lundi  dix-huitieme  jour  de  gafar  de  cette  mfime  annee3  Calih-ibn-'Aü 
ayant  ete  destituc  de  1'adiuinislration  des  affaires  (de  l'ctat),  l'admiaistraliou 

1.   Le  Golgotha.  —  2.  Ce  nom  reste  jusqu'ici  inexplique.  V.  Hosen,  348,  aote  322.  — 
3.  28  septembre  1000.  —  4.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen,  48.  —  3.   11  octobre  lOü'J. 


[285]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D  ANTIOCHE.  493 

CjV  ^Ji  4^  -^  *~>^  ci^  i>  d^  f-^-5  ^^  ^^  ö*   ^  -^    v-^-b  J-5^ 

«iJI     «mA,     ^     "jjj,    10J*sc,    9*bj     ^i     ^     J     JUU]     Jjl     J    8^>UJ1 

13ljLJbL*  V  jl  ^Ul  J  £alij  ^jlyül  _i>j  12^  ^  <>UuJ!j  j^JI 
L^  ^jUJI  51  dUij  ^a^  ^  l«  jJA<i  V3  OJJI  dUr  J  ^jUJIj  14  oyA^\ 
^LijClJI  rj  £>l£  <i   ^  j£  'V^)  lUI  \>U  J!  j^>»  <UH  viU,"  j*~ 

1.  BLSCh  om.  dep.  *  —  2.  BLSCh  om.  —  3.  S  4.  —  4.  BLSCh  om.  —  5.  L  jSis.  — 
6.  BLSCh  om.  dep.  *  —  7.  BLSCh  om.  —  8.  LS  SUÜ&J!.  —  9.  B  ^\j3  P  J^0 
Ch  ^cy.  —  10.  B  J*^-?  Ch  J^.  —  11.  BP  AJjj  CIi  JijJj.  —  12.  BLSCh  om.  — 
13.  P  \JAxsr>.  —  14.  B  ^JL-JI.  —  15.  BCh  «...  —  16.  C  ^jjAxi.  —  17.  B  ,j-li%3. 
—  18.  LS     X?JLOt. 


fut  rendue  au  secretaire  chretieö  Mancour-ibn-'Abdoun,  qui  avait  ete  mis  ä 
l'amende;  quelque  temps  apres  son  entree  en  fonetion  (le  calife)  lui  donna 
le  surnom  d'äl-Rafi.  Apres  la  destitution  de  Calih-ibn- 'Ali  al-Hakim  l'obligea 
ä  rester  dans  sa  maison;  il  y  resta  confine  pendant  buit  mois  et  quelques 
jours.  (Al-Hakim)  lui  avait  delivre  un  sauf-conduit  eu  regle,  mais  il  trahit  sa 
propre  parole  et  le  fit  tuer  au  mois  de  chawwal  de  cette  annee'. 

Au  Caire  c'etait  l'babitude  des  chretiens  la  uuit  de  la  fete  du  Bapteme2 
qu'au  debut  de  la  nuit  le  chef  de  police  de  la  partie  inferieure  (de  la  ville) 
suivi  d'un  grand  cortege  et  monte  ä  cheval  suivit  uu  palauquin  devant 
lequel  on  portait  des  cierges  allumes,  dont  on  se  sert  en  procession,  ainsi 
qu'un  grand  nombre  de  torebes;  il  parcourait  les  rues,  en  proclamant  parmi 
le  peuple  que  cette  nuit-lä  les  musulmans  ne  se  melassent  pas  aux  chretiens 
pour  ne  pas  deranger  leur  fete.  En  effet  les  chretiens,  ä  Taube  apres  cette 
nuit,  se'  rendaient  au  bord  du  Nil,  et  beaueoup  d'entre  eux  s'y  baignaient. 
C'etait  en  particulier  l'usage  des  melkites  en  cette  nuit  de  sortir  de  l'eglise 
cathedrale,  qui  se  trouvait  äQacr-ach-Cham',  connue  sous  le  nom  de  l'eglise 

1.   18  mai-15  juin  1010.  —  2.   En  arabe  ^-^M  -V-  L'Epiphanie?  Le  nom  n'est  pas 
tout-ä-fait  clair;  mais  la  meme  description  du  cortege,   sous  le  nom   de  ^.v 
nous  avons  dans  Maqrizi  J=Li"!  i,  495. 


494  HISTOIRE.  [286J 

*  s  P.  194.  jUUlj    äjJUJI     3ÄäJU1    OäJUI         ?i'l>iL    ^^   £*?»    J     1JrJliC<    a    ■  <T. 

Ji    0^*rt/J    ^^    t>       ^     i>-5    O1-^^    "y-^J    JrÜ^i     ?pC^    U*ir*^    v-i-L-VI 

1^>J-I*     /»j^Wl     ^     j~>     (J     (^IäJI     jvA^^as-j     j^TI^La        Ijj     lj_£-»I)J         AX^JI     viuT       Ja    *£■*.—< 

*Chp.l97.  jO|   *SUJI    *l*i    UoL&lj    cJl    ^Li    J*   s^c.   J       —I   j^5C    V    L   ^^iJlj    Ä.  .M    ^ 
»^  17JI  ol£  ^Ül  JL  jy.  16fjb-l  ^j*i   15Vj  ^1)3   «*•».   j-   L°U*J  c-  J 

1.   S    J-SU*".  —  2.    P    oj^k.  —  3.    BLSCIi   o^V-   —  4-    BLS    *u¥~°-   — 
5.  BLSCh  **iJ1  Jus,..  ~  6.  S  Jx.  —  7.  CCh  add.  ^tUl  J.=.  --  8.   PCli  jysJuj. 

—  9.  CCh  !_,_jU.  ^Jj.  —  10.  B  om.  —  11.  S  L*»_j  Cli  j^**«j.  —  12.  BLSCh  om.  — 
13.  BLSCh  J»1  —  14.  PCh  oXUt.  —  15.  CCh  *%  —  16.  LSCh  a^!.  —  17.  BLSCh 
add.  J»J.  —  18.  BCh  ~J^Ji  ^y.  —  19.  BLSCh  oXb.  —  20.  Cli  add.  J,J.  —  21.  BL. 
om.  —  22.  B  J-jcu-j. 


de  Michel,  en  grande  troupe,  en  executant  des  chants  agreables  et  melo- 
dieux,  en  portant  ostensiblement  des  eroix  et  un  grand  nomhre  de  cierges 
allumes,  pour  se  rendre  en  proccssion  sur  le  bord  du  Nil,  avec  priores  de 
Päques',  en  priant  ä  haute  voix  pendant  toul  le  trajet.  L'evöque,  leur  chef, 
prononcait  un  sermon  en  arabe,  faisant  des  voeux  pour  le  sultan  et  ses  proches 
selon  son  desir;  puis  ils  s'en  retournaient  dans  le  meine  ordre  a  leur  öglise 
pour  y  achever  leurs  priores.  Al-Hakim  ( lui-mrim ••]  avait  diiranl  de  nom- 
breuses  anuees  assiste  ä  cette  (fete).  Tous  les  habitauts  de  \ I i <; r ,  aiusi  <j m> 
tous  les  representants  de  (differentes)  coramunions  religieusea  ä  Micr 
goütaient  en  cette  fete  tant  de  plaisir  et  de  joie,  qu'ils  n'en  eprouvaient 
-ciip.  197.  *  en  d'autres  jours  de  l'annee  et  en  d'autres  fcles.  Mais  en  Tan  400"  al-Hakira 
defeudit  toutes  ces  pratiques  a  tous;  il  ne  permit  ä  personne,  quel  qu'il  Tut, 
saus  exception,  de  faire  ricn  dans  ce  genre  pendant  cette  nuil  et  ce  jour. 
(11  ordonna)  de  s'abstenir  de  (cette  feto,  ni  d'en  parier,  que  son  jour  ful 
comme  tous  les  autres,  qu'on  ne  s'j  preparät  plus  et  qu'on  n'en  fit  plus 
mentioii. 

1.  Dans  le  texte  ^_,  »sL>.  Je  crois  qu'il  ne  s';i^it  pas  d'un  endroit,  m.iis  d'un  chant  de- 
Päques.  V.  le  Dictionnaire  de  Helot  sous  la  racinc  vJU*j.  En  tout  cas  on  n'est  pas  certain. 
—  2.   25  aoüt  1009-14  aoüt  1010. 


[287]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  495 

5trlj^JI  j^lj  ^  J^  j^  4-r— • :  p^  ^rrJ1  J  ^^  jl*  yj  -c-»*5' 

^_jJI  Jlc  lU  jü  Iäa  4^U1  j-^UjI  jl^j  *  jUJ!  j-  <£-..  jl£  ,>  6£  <*  * s  p-  195 

^jLall)   jlfy  ^_-01  ^,^3    l^*-»-   f-v   ir^  <£'   V  7^-?  "-Vi  Ir^J  ^r*  ^J^ 

\i   jl£  y,  lyjj  lv»^^  JL-Jlj  ll&JI  ^ü  ^L-jJ  *  jjilj-j  ^l£*  V1^  J  ^r5^  *  B  f'  12° 

J  10^^  Vi  ^  -^  r1  9^Li  W  <^  8(VU^  1>*>j  fr^ly  kl  1**^ 

1.  BLSCh  add.  J.  —  2.  BCh  ^b  J,  LS  ^jb.  —  3.  Pjj«^.  —  4.  BLSCh  om.  - 
5.   BLSCh  ^ysätyl  ^JJÜI.   -  6.   BCh  J£  -  7.   BCh  LsJlj.  -  8.  BCh  ^L*  LS 
r»U=!  C  ^Uä»!.  —  9.  B  Ijum.  —  10.  B  Ijä.  —  11.  Ch  ^'J'J-  —  12.  P  byl).  — 
13.  BLSCh  Jülj.  —  14.  BLSCh  Uul.  —  15.  BCh  tLo. 


Le  mardi  deuxieme  journee  '  du  mois  de  ramadhan  de  l'an  400"  (al-Hakim) 
ordonna  ögalement  de  detruire  le  couvent  d'al-Qoucair,  qui  etait  un  couvent 
des  melkites,  sur  la  montagne  d'al-Mouqattham  pres  de  Micr,  bäti  sur  le 
tombeau  de  saint  Arsenius  et  de  piller  tout  ce  qui  s'y  trouvait.  Arsenius, 
patriarchc  d'Alexandrie,  y  residait  alors  se  vouant  au  culte  de  Dieu.  II  en  fut 
expulse  avec  tous  les  moines  qui  l'habitaient.  Ce  meme  patriarche  Arsenius 
avait  entoure  le  couvent  d'une  puissante  inuraille,  y  avait  l'ait  de  grandes 
reparations,  l'avait  restaure,  ajoutant  de  nombrcuses  constructions.  Tuut 
cela  fut  detruit  et  le  couvent  resta  en  ruine.  A  l'exterieur  de  (ce  couvent) 
les  chretiens  melkites  avaient  leurs  tombes  et  les  sepultures  de  leurs  morts; 
la  plebe  et  les  esclaves  les  ouvrirent  tous,  en  arracherent  les  (corps)  et  apres 
s'etre  empares  des  cercueils  ils  jeterent  leurs  ossements.  C'etait  lä  un  acte 
abominable;  jamais  on  n'avait  vu  pareilles  profanations  et  rien  de  semblable 
ne  s'etait  passe  dans  les  temps  passes. 

Apprenant  cela  al-Hakim  ordonna,  mais  apres  le  fait  accompli,  de  cesser 
d'ouvrir  les  tombeaux  et  de  ne  plus  oser  toucher  aux  morts.  Aussitöt  (apres 
cela)  il  envoya  ä  Damiette,  oü  il  fit  detruire  keglise  de  Sainte-Marie,  connue 
sous  le  nom  de  l'eglise  d'al-'Adjouz,  sa  ruine   fut  achevee  le  vendredi  dou- 

1.  Ici  commence  la  traduction  de  Mednikov,  i,  369-371.  —  2.  18  avril  1010. 


506  HISTOIRE.  [288] 

jlSj     "CLÜI  ^ja  jLa«j  j^Jt   "ja  c*k>-  *AJ  *" ^ts-  t^-Zy  wJI  j»jj_  ^]_/=-     ^j*  f-_j> 
oAOb  L.lkc  C\j>-  ZjuJ\  »i^i-ij  lyLJJ  <_£lJI  5ä-dJI  4(_$jLaJ  S^i£  ö*^  ^  ^*J 
j  ^41  riUI  ^    J>  j  7  j<,  (Jj  l^lyl  JLj  L"VT  ^k  jüI  0^33  ^  °^ 
1()C>  iL   -'^aJLJI  c~-*-i   i«Lä!l  i—^  Jju   *  LJLU  iio   JJ>  L>  ^^k.  *}L.Y1     £&L-t 

*Sp.  196.  ^j     ^    jj£      jLJ     4?M!)I      13fy_     Ctt     *     Jj^-     ijj-CX-VI      dj^^ia.     ^j-j.JUjl    Jli) 


U-kfc    lÄi-U    dUi>      V«   Ji-Ij    dLJIj    -C^JIj    *_j— ailj    SM-aJl    <~i.i     -J^-|j    <— =>-         L^ia 

1.  CCh  J  p.^ii.  —  2.  Ch  iyU,     fjDl.  —  3.  B  om.  dep.  \   --  4.  BSCh   »jUÜ.   — 
5.  BCh  jJJ!.  —  6.  P  U,W  cJbj'j.  —  7.  P  or-Co.  —  8.  P  iST-LJ!.  —  0.  BCIi  om.  dep.  *.  — 
10.  P     ,—=.  i.^.  —  11.  S  Lütj.  —  12.  Ch  j>j=^°.  —  13.  BCh  om.  —  14.  S  ^.Aal  - 
15.  B  om.  dep.  j>j.  C  add.   X.CJJ.  — 16.  BLSChom.  —  17.  S  ^O^lj.  —  18.  BCh  lib^k 


zieme  jour  du  mois  de  ramadhan  de  celte  annee'.  Pres  d'elle  il  y  avait 
egalement  de  nombreuses  sepultures  des  chretiens  melkites  de  cette  ville; 
elles  furent  violees;  l'eglise  fut  eompletement  ■  detruite  de  sorte  qu'il  n'en 
resta  aucune  trace;  ses  vases  sacres  et  tous  ses  legs  pieux  furent  saisis. 
D'apres  l'estimation  publique,  il  n'existait  pas  dans  la  plupart  des  pays  de 
l'empire  musulman,  en  exceptant  Teglise  de  la  Resurrection  ä  Jerusalem, 
aucune  eglise  semblable  ä  celle-lä  pour  la  beaule  de  rarchitecture,  l'impor- 
tance  de  ses  constructions,  la  richesse  du  mobilier,  les  vases  sacres  d'or  et 
d'argent,  comme  aussi  par  le  nombre  de  ses  proprietes  foncieres.  Puis  ä  sa 
place  fut  bätic  une  caserne,  oü  fut  etablie  une  mosquee. 

Au  soir  du  mardi  vingt-deuxieme  jour  du  mois  de  zou-1-qadah  de  Tan 
400,  qui  est  lc  quatrieme  jour  du  mois  de  temmouz  de  l'an  13213,  Arsenius, 
patriarche  d'Alexandrie,  apres  avoir  siege  dix  ans  et  ou/.e  mois  solairfcs 
fut  secretement  mis  ä  mort.  Pendant  les  dernicrs  temps  de  sa  vie  sa  maniere 
de  vivre  avait  ete  tres  edifianle  :  il  s'tHait  adoniie  a  la  priere,  au  jeüne,  a 
la  devotion,  ä  la  vie  ascetique  avecune  grande  ferveur'. 

1.  28  avril  1010.  —  2.  Le  22  zou-1-qadah  '/00  =  le  vendredi  (non  mardi!  7  jaulet 
1010  Le  4  lemouz  correspond  au  mardi  du  '1  juillet.  —  3,  Ici  finit  la  Iraductioo  de 
Mednikov,  1,  173. 


[289]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  497 

3<C*CU«    Ja!    ^SL,     J     4jL~.    2J-lj    c!ji    (j    J«    JLJ     'pSUJI     Jls     -v»1>jj 

JL^ii  diu  °J  5J=>!j  ^j  «Ly  i>Jj  Ai*i!j  iijüij  ^BCil  y.  *  4i^Lj*chP.i98. 

es*  J5^.  d  4~ *-"  15^  ^j^  -^  y!>r"  i>  ör-9^  ^i^-*  *V->  *k}->  <J-*3  **$> 
jy«J!  -Lt  js^j  ü^Vj!  <^~  -l^j  ij^s  ^  'f~>\  <aUj  ^Si  «J  y,  cJjj  tUjj  j* 
J>    dUL,    ^j^   X.*  SLäöll   ^l»   9Vy    -X«    JjjJl   -A-C    jl£j    ^jJjj  8jLJI    ^    XLä*    ^ 

12c4x5  rvA-*^-  \j^i]i  dy?   !>■— *"^  Cxf~  ^*  Cy  b~"  A^*i"  i*^  **?    ^  (*»""  'j^"J 

J    U^J    U     *^s-     J1.J    13C^ai3    ^'UlLiHj    Ia^-cj    ^-a*j     <*r^    ^L     ^£-    -ül 

Lyw     oy»J     Ct**3-     l^j9     U^t-S     Jy^    j^UJI     jl     dlU     0ls     <Sj>-\    <«9i     l*fiA>      jlS      JJj 

1.  BLSCh  J^üJl  J  .rU-'t.  —  2.   PS  Jjüj.  —  3.  BCh  ä£LJ!.   -  4.  BCh  om.  LS 
la^s^j  L  1*}.^V  —  5.   PS  i.jj.  —  6.  P  om.  —  7.  C  om.  —  8.  LS  i_^>\.  —  9.  C 

j   jj^L.  —  10.  SCh  Ij^tj  L  L^L  —  11.  Cli   L^>  —  12.   BLSCh  C^w=jj.  — 
13.  BLSCh  om.  —  14.  BLSCh  om. 


Puis  al-Hakim  recommenga  avec  plus  d'aeharnement  encore  ä  massacrer 
tous  ses  sujets  et  ä  mettre  ä  mort  les  premiers  personnages  de  son  empire, 
comme  d'autres  *  fonetionnaires  et  chefs  militaires,  ainsi  que  des  soldats  *chp.i98. 
et  des  hommes  du  peuple,  leur  faisant  couper  les  mains;  il  depassa  toutes  les 
bornes  (de  la  cruaute) ;  c'est  pourquoi  son  pays  tomba  dans  le  desordre,  les 
prineipaux  personnages  de  la  nation  ayant  disparu.  Dans  ces  conjonetures 
le  göneral  en  chef  al-Housein-ibn-Djaouhar,  reste  seul  des  chefs  de  l'empire, 
jouissant  de  renommee  et  de  gloire,  craignit  pour  sa  vie.  II  s'enfuit  emmenant 
avec  lui  ses  fds,  son  gendre  'Abd-al-'Aziz-ibn-Mohammed-ibn-al-Nou'man 
avec  ses  deux  fils.  'Abd-al-'Aziz  avait  exerce  les  fonetions  de  juge  supreme, 
puis  avait  ete  remplace  par  Malik-ibn-Sa"id-ibn-Malik.  Ils  se  dirigerent 
tous  vers  les  Benou-Qourrah,  dans  le  district  d'Alexandrie,  s'adjoignerent 
ä  eux  et  sc  lierent  solidement  (d'amitie)  avec  enx.  11s  avaient  empörte  en 
numeraire  ce  qu'ils  avaient  reussi  ä  empörter  secretement.  (Les  Benou- 
Qourrali)  les  recurent  tres  bien,  et  ils  resterent  aupres  d'eux,  tandis  qu'ä 
Micr  et  autres  endroits  tous  leurs  biens  et  proprietes  etaient  saisis  et  con- 
fisques.  Tout  ce  qui  avait  ete  trouve  dans  leurs  maisons,  fut  empörte  et  mis 
sous  sequestre. 

Une  autre  fois  dejä  avant  cela  (al-Housei'n  et  'Abd-al-'Aziz)  avaient  appris 
qu'al-Hakim  voulait  les   tuer;   ils   s'etaient  enfui  tous  deux,  ainsi  que  leurs 


498  HISTOIRE.  [290] 

s  p-  197-  2<JUJ1L3  *  fruS3  .«_-  ö-  ^Vl  ^-u>  fr  oü>  <U  jis.  j^V  »UjVl  ^  l^Vjt 

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ÄJÜ    ^Ifr     <djV     v^— Jl     (»y     <AJ    ,V>         i>J-^     *j        fr*y>Cj>     i^-aS     Ij-UaSj    'MjijLi       iiajJlj 

Uli-   i^lc.    «Ai-j    (»Ajji    ^11     Mlr^    fv*^    ^^^    CLJl    *_^i  ^jAt   j^A*»-   '  <Ji-i!l 

fr  «■  fr  =*      fr  /  Q  / 

>m?-3    d\y\}    tt^5   |V*iVj)3    *j— iJl    ^jAc-    tUl    p^    v-^Sj      '  <u.^Lj    <C^_S    ^li-    ,V» 

ft  fr 

üjjJI     ,j      J>     "j.«    ^--»-s»    AÜ   ij'WI     Ü.aJ1    fc-Äj&   ^i    JoYj^    ilji)l     -AllS    ^tfr.    UJj 

13^>^)1_5    O^äll    12S>L»   J>\   üjjl«Jl>    JUJI    J    flij    fcji«    11*r^l)    ■CiUCil    J^isj   ^-a» 

1.  BCh  solum  J.  —  2.  C  otn.  ab  w*»*-  --  3.  BLSCh  IjiUs.  —  4.  P  s.  p.  Ch 
y^ys^.  —  5.  BLSCh  ÄJUc.  —  6.  BLSCh  *vyj.  —  7.  P  J^.  —  8.  BLSCh  »^-»Ij. 
—  9.  C  4— jiiUj  BLSCh  om.  —  10.  Ch  bj^.  —  11.  C  H~JL.  —  12.   S  ijL».  —  13.  B 


fils  le  mercredi  onzieme  jour  du  mois  de  djoumada  II  de  l'an  399';  ils- 
allerent  ä  la  montagne  d'al-Mouqattham  oü  ils  resterent  trois  jours.  Mais 
accables  par  la  misere  et  sur  le  point  de  perir  de  faim  et  de  soif,  ils 
etaient  revenus  et  avaient  gagne  le  palais  (d'al-Hakim)  afiu  d'implorer 
leur  gräce  ä  l'entree  de  la  nuit.  C'etait  le  saraedi  quatorzieme  jour  du  meine 
mois",  oü  ils  se  jeterent  ä  terre  ä  la  portc  du  (palais).  II  los  lit  appeler 
chez  lui,  (al-Hakim)  les  interrogea;  ils  lui  apprirent,  qne  c'etait  leur 
peur  et  leur  epouvante  d'etre  tues  qui  les  avait  portes  ä  s'enfuir  dans  L'espoir 
de  se  sauver.  Apres  les  avoir  rassures  et  renvo^yes  dans  leurs  naaisons, 
il  leur  lit  don  d'häbits  d'honneur  piis  parmi  ses  propres  vetements  et  habits. 
Puis  il  leur  delivra  im  sauf-conduit  pour  eux-mdmes,  leura  enfanls,  leuis 
familles,  leurs  biens  et  tous  leurs  moyens  de  subsistance.  Cette  piece  leur 
fut  hi(>  au  palais  de  calife  eu  präsence  des  sujets  de  l'empire. 

Mais  lorsque  le  gönöral  en  chef  avec  ses  enfants  se  furenl  enfuis  pour  la 
seconde  l'ois,  tous  los  fonctionnaires  d'etat  qui  etaienl  restös  furent  con- 
vaincus  qu'ils  allaient  perir.  Apprenant  cela,  al-Hakim  ecrivil  ä  chaque 
classe  de  la  population  un  sauf-conduit  ä  part,  pieces  <pii  furem"  Ines  dans 
son  palais,  il  les  tranquillisa  tous  et  les  assura  d(>  SOD  pardon.  Aussitöt 
apres  ccla  il  ordonna  de  revenir  A  la  priere  d'al-Qounout  et  d'al-Dhouha* 

1.   10  fevrier  1009.  —  2.  13  fevricr  1009.  —  3.   V.  plus  taut. 


[291]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  499 

c  t 

4-yT    Satpl    5ÄA    3^£"    J3     J*«J1     _^>-     ^     Ja-    ^IjLJl     Alt     jUVl     <>     'JaiL-     jlj 

t  ^  c  . 

4o'l£l«    i^*«aj    fc^lsJ     ^.     *-~.UI    *yJI    (_j    La>J    «dlij    ÄjL»j|i    °^Jj>-|    4_L-    fjr>"^       ^y> 
'y      UV*)'     -*-£■     ,V«     *«     >— >  r*     (V*     f™3     *-«uu     OjLlar     uLls    ^*i^>-    /»>      \~_äJi    Ujj 

^jktjj  «J^sa-  ^Jj  11c>j=v]l  j  p^UJl  (^-b  S>*  ^   -^  10|**->V3J}  jLjJI  jj;   jXä* 

12dlU>      J     i_*S      lo     jjli     (^jL-l    Jl~>3     *rJb\    ^     U'l>*     ULI     *AÜaclj     pyJ      (jL-s-VL 

1.  P  iä-aj.  —  2.  BCh  üüJ!  S  i'JUI.  —  3.  P  ..£>.  —  4.  C  ^j,«.  —  5.  P  Ai..  — 
6.  BLSCh  add.  oXJi.  —  7.  BLSCh  ^.  —  8.  PB  .X=J.  —  9.  Ch  'ijü.  —  10.  BLSCh 
om.  —  11.  BLSCh  cj^jili.  —  12.   BCh  om.  —  13.  BLSCh  *j~ob  CUäJt  -^SJ}. 


et  de  retrancher  dans  l'appel  ä  la  priere  (l'azan)  «  hayya  ala-khair-al- 
'amal  »\  Au  temps  passe  cette  addition  etait  inconnue.  G'etait  Djaouhar, 
qui  ä  son  entree  ä  Micr  avait  introduit  cette  addition. 

Ayant  destitue2  al-Kafi-Mancour-ibn-'Abdoun  de  l'emploi  d'inspecteur 
des  affaires  d'etat,  (al-IIakim)  le  fit  tuer  peu  de  temps  apres  sa  destitution 
et  ce  meine  jonr,  c'est-ä-dire  le  jeudi  quatrieme  jour  du  mois  de  mouharrem 
de  l'an  401 3,  il  remit  les  all'aires  ä  Ahmed-ibn-al-Qoucouri.  Puis  il  le  tua 
egalement  au  neuvieme  jour  de  son  administration  et  nomma  ä  sa  place 
Zour'ah-ibn-'Isa-ibn-Nesthouros,  *  le  cbretien,  auquel  apres  quelques  jours  *Chp.i99. 
de  son  administration  il  accorda  le  titre  d'ach-Chafi 4 . 

Quant  ä  al-IIousein-ibn-Djaouhar,  comme  son  sejour  et  celui  de  ceux 
qui  s'etaient  enfuis  avec  lui  aupres  des  Benou-Qourrah  ä  savoir  'Abd-al- 
'Aziz-ibn-Mohammed-ibn-al-Nou  man  avec  leurs  fils,  se  prolongeait,  al-Hakim 
entra  avec  eux  en  correspondance  au  sujet  de  (leur)  retour  aupres  de 
lui,  il  leur  promettait  un  bienveillant  accueil  ainsi  qu'un  second  sauf-conduit 
pour  leur  vie  et  tous  leurs  biens,  dans  lequel  ils  devaient  avoir  confiance. 
Puis  il  leur  en  fit  dresser  un  acte  public  qui  fut  lu  publiquement  seance 
tenante,  au  palais;  al-Hakim  prit  ä  temoins  le  premier  qadi  Malik-ibn-Sa'id- 

1.  «  Hätez  vous  ä  meilleure  action  ».  —  2.  Ici  commcnce  la  Iraduction  de  Mednikov, 
1,  371.  — 3.  18  aoüt  1010.  —  4.  «  Qui  guerit;  le  guerissant  ».  Ici  finit  la  traduction 
de  Mednikov,  1,  371. 


500  HISTOIRE.  [292] 

<,y>.J\  J\    \y\Ji   J\^\  y>  öL».j  CÜU  ^    jl».  £.   eUL  SUäll  ^G  oj^^ 

a_s     t£u?  Lw    <— iJ    ^JLfc    Jyilj    S-oJ*    ^_ftfj  islju»    iL*»    <L*Jjj    bJÄ«    UL.1    Ua>_l   pjJ 
4J  ^^Jl    2JU    ^1   ^j    3aUI   ^   ^    ^L^-j    -w.    j,    sÜJL.  SUSI   ^-G 

-  sp.  199.  j^  ^3  öji  j*  o„  ^tJ|  j  ^  jacj  C*  p^ic  dlJi  ^a»  jjj  <;_^~  *  »ÜjJl 

^»^    j.    lyy~*)\   sUA*cJ\s   a^   ^    dUL,    SUüll    ^iG  ^=^  o.   ^J  llA» 

1.  BCh  om.  S  ÄiJI  ^  Af^\  J.  —  2.  Ch  iyU  —  3.  B  i^Jl  Cli  M-Jl  L 
ii-iUl  S  äjiUl.  —  4.  BLSCh  n^-  —  5-  B  ■***•  —  6.  B  A*i.  —  7.  PLS  Ctf-*~j 
BCh  O^j.  —  8.  Ch  v_iUM_,.  —  9.  L  J^a.  —  10.  S  jj/^~J-  —  U.  I-  ^W^- 

ibn-Malik  et  un  grand  nombre  de  nobles  qu'il  s'engageait  ä  observer  le 
contenu  du  (sauf-conduit).  Ils  (al-Housexn  et  'Abd-al-'Aziz)  consentirent  ä 
revenir  et  ils  entrerent  ä  Mier  au  mois  de  mouharrem  de  Tan  401  '  oü  avec 
la  permission  (d'al-Hakim)  tous  les  dignitaires  leur  firent  accueil.  Puis  leur 
avant  ecrit  encore  un  sauf-conduit,  oü  il  insera  un  serment  fcrme  et  des 
engagements  solides,  il  prit  ä  eet  egard  coninie  temoins  de  ce  qui  y  etait 
contenu,  le  premier  qadi  Malik-ibn-Sa'i'd  et  un  grand  nombre  de  ses  temoins 
veridiques;  ensuite  il  leur  rendit  tout  ce  qui  avait  6te  trouve  che/,  eux.  Puis 
al-Housem-ibn-Djaouhar  envoya  une  eopie  du  sauf-conduit  a  la  Mecque  pour 
le  suspendre  sur  la  Ka'bah  et  ainsi  le  forcer  ä  tcnir  sa  promesse.  Mais  eela 
ne  leur  iüt  d'aucuue  utilite  :  (al-Hakim)  les  lrab.it  le  meine  mois  de  cette 
anuee,  en  arretant  al-Housein-ibn-l)jaouhar  et  'Abd-arA/.iz-ibn-al-Nou'man, 
lorsqu'ils  se  dirigeaient  vers  le  palais.  Lorsque  leurs  Qls  l'eurent  appris, 
Dja'far-ibn-al-Housein-ibnDjaouliar  se  eaclia ;  on  le  chercha,  mais  ne  le 
trouVa  pas.  Les  routes  furent  coupöes  et  etroitement  surveillöes;  mais  malgre 
les  recherches  les  plus  rigoureuses  on  ne  put  s'en  emparer. 

üesespen''  de  ne  pouvoir  le  reprendre  (al-Hakim)  fit  venir  le  premier 
qadi  Malik-ibn-Sa'i'd  pour  faire  jurer  al-Hous6'm-ibh-Djaouhar  et  'Abd-al- 
'Aziz,  qu'ils  ne  s'enfuiraicnt  ni  ne  disparaitraient  ni  se  cacheraient  ni  ne 
sortiraient  de  la  ville;  mais  qu'ils  sc  presenteraient  ä  tout  moment  oü  il  les 

1.  15  aoüt-13  seplemhre  1010. 


[293]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  DANT10CHE.  501 

*«j    jlS    UJj     a»J1jj    <lhj  <Ac   «lies   j\zs~*y\   z^»  j^*^-  jiri   Uy— ~-   ^^U^b  l/^t 

*JLa    /,)   J^U—j   °LjiM.    J1J3  Miij  ^^v^  <j^-*   ^v"'5^   (J^  _r^  t^[  Ji>*^   -*-f3 
8frri    ^,ix.    iw"    UjIjJL.   ü-Lu    'j^-Li   Jüi   jS   fcal   JuaiJl   jlSj  ''^JL-'   jj;    J-^l    ^ 

jlUI    0L~l    IjjusI    jl  Je  <Oe   ^1jä!1    O1.'    v^"   ^J   J    ^    J\  *  y>jr**v-'m- 

jlia  ^Jl  J.U  ^  ^iJI  Jb   ^UJI  1:\1   JJ.J  *  14rv:-!.  jl  */Li   CI^J1  j,  *  R  p-  fv- 

1.  Cli  i—JL.  —  2.  BLSCh  Juc  Jb.  —  3.  Cli  iU^I.  —  4.  LSCh  .gJo.1.  —  5.  Ch 
U^.  —  6.  BLSCh  om.  —  7.  BCh  L^Li.  —  8.  BLSCh ^i!  »»-i'.  —  9.  L  IjJ..  —  10.  L 
öJJl.  —  11.  BLSCh  -s*V  —  12.  BLSCh  ~JJ  oiJL  —  13.  L  ~  Jj!.  —  14.  BLS 
*a>ju~3.  —  15.  R  om. 


convoquerait.  Puis  il  leur  rendit  la  liberte  ;  üja'far  sortit  alors  de  sa  cachette, 
et  (al-Hakim)  lui  fit  don  d'uu  vetement  d'lionneur  et  en  le  rassurant  il  fut 
tres  gracieux  envers  lui.  Mais  le  vendredi  douzieme  jour  du  mois  de  djou- 
mada  II  de  Tau  401 '  al-Houseiin  et  Abd-al- Aziz  allant,  comme  d'habitude, 
au  palais  (al-Hakim)  les  arreta,  et  ils  furent  mis  ä  mort.  Avec  eux  fut  tue 
Isma'il-ibn-Calih,  frere  d'al-Fadhl-ibn-Calih;  al-Fadhl  avait  ete  mis  ä  mort 
lui  aussi  dix-neuf  mois  avant  eux. 

Puis  Dja'far  et  Abou-Dja'far2  fils  d'al-IIousein-ibn-Djaouhar,  avec  leur 
jeune  frere  encore  mineur  nomme  Djaouhar  se  refugierent  en  Syrie,  au 
moment  oü  Ibn-al-Djarrah  s'en  etait  empare;  ils  voulaient  se  rendre  aupres 
de  l'empereur  Basile.  Ils  ecrivirent  au  duc  d'Antioche,  le  patrice  Michel, 
surnomme  le  Kitonite,  lui  demandant  l'autorisation  d'aller  le  trouver  ä 
Antioche.  Gelui-ci  leur  ordonna  *  d'attendre  jusqu'ä  ce  qu'il  ait  demande  *Chp.aoo. 
pour  eux  l'autorisation  de  l'empereur.  N'ayant  pas  la  patience  d'attendre, 
ce  moment,  ils  resolurent  de  gagner  l'Iraq;  mais  ils  furent  saisis  et  tues. 
Ils  s'etaient  rendus  aupres  de  Hassan-ibn-al-Moufarridj-ibn-al-Djarrah  pour 
lui  demauder  de  les  faire  passer  (plus  loin).  Mais  al-IIakim  lui  avait  proniis 

1.   21  janvier  1011  (samedi-dimanche).  —  2.  Ici  commence  la  traduetion  de  Rosen, 
48-49. 


502  H1STOIRE.  [294] 

^  J  -/^  ls'I  pr"i->  ^^-J  J-*-*-:  (n^-9J  pr^     <j^J    'pc'i  °t~r~~i       •%  Cf. 
10^£>  ^^Jlj  ^jLäJ!  ^.  ÄiÄJl   -vi-jr  jl  iJLxijlj  8-\^l  ö-   cj^J^  ,y  ^3 

v.  «jujij  ^.i.?tdi  i,!ja>.j  12^j._ji  ^yi   1«^  j^^v^j  if_^—^_  ^\  ijxji   ^yi 

♦'Bp.aoi.iVlj    *    c^1     J^3     JtjJlj     18^J    17-ij>Uj    J»Lr?Jl    0-    16^    o-ÜI    -^    l- 


*  Pf.  69'. 


.0.  — 


1.  P  rt-u^.  —  2.  BCU  om.  —  3.  LS  ^>\.  —  4.  B  JIjj.  —  5.  BCh  v~>  jl  P  & 
—  6.  S  om.  —  7.  BLS  j&J».  —  8.  LSCh  ^J*.l.  —  9.  P  i^t.  — 10.  BLSCIi  ^—i 
11.  BLSCh  add.  ^J.  —  12.  CCh  add.  ^Jl  päUJlj  jl/ill  ^  La^    jji  käs.  —  13.  P 
ijta...  _  14.  LS  1^  Ju_J!  _>,i    .rs  .vo.sr-M.  —  15.  LSCh  ^^»-t.  —  16.  LS  om.  — 


17.  B  ^j.^^.  — 18.  BLS  iyJI  P  s.  p.  C  *  \jü\y  —  19.  S  U~~  *J!  L  om.  —  20.  S  3. 
—  21.  BLS  J.s.  —  22.  LS  om.  —  23.  Cli  J**Mj. 


deux  cent  mille  dinars,  s'il  s'emparait  d'eux.  (Hassan)  lenr  dit  alors  astu- 
cieusement  :  «  üccnpez-vous  vous-memes  de  votre  salut  »  ;  apres  quoi  ü  les 
fit  accompagner  jusqu'ä  ce  qu'ils  fussent  arrives  ä  im  endroit  nomme  as- 
Souweida,  dans  le  district  de  Damas  ä  une  journee  de  marche  de  La  vi  11c 
Mais  (Hassan)  avait  donne  im  eonseil  ä  leur  egard  ä  Moukhtar-ad-Daoulab- 
Abou-'Ahdallali-ibn-Nazzal,  celui-ci  s'empressa  de  les  atteindre,  les  fil  saisir 
et  les  mit  ä  mort  ä  Damas.  Leurs  tetes  furent  apportees  au  Caire  au  mois  de 
rabi'  II  de  Tan  403* ■ 

Au  mois  de  mouharrem  de  l'an  401 2  (al-Hakim)  ordonna  d'obliger  les 
chretiens  et  les  Juifs  ä  remplacer  les  ceintures  de  diverses  couleurs  qu'ils 
portaient;  ils  devaient  se  borner  a  porter  des  ceintures  noires'.  Puis  il 
renouvela  ravertisscment  et  la  defense  de  fabriquer  du  via  et  d'en  boire  soit 
en  secret,  soit  en  public  durant  le  mois  de  ramadliun  de  l'an  401';  enoutre 
il  ordonna  de  briser  tout  ce  qui  pourrait  en  etre  trouve  cliez  les  gens  en  fait 
de  jarrcs,  de  vases,  de  gourdes,  d'amphores,  aiusi  que  toutcs  sortes  d'instru- 
ments  de  jeu  et  de  musique,  avertissant  que  rien  de  tout  cela  ne  füt  garde, 
döfendant   de  les  fabriquer  ou  de  s'en  aervir   et   menacant  de   chätiments 

1.  20  octobrc-17  novembre  1012.  Ici  linit  la  Iraduction  de  Rosen,  49.  —  2.  15  aoilt- 
13septembre  1010.  Ici  commence  la  traduclion  de  Mednikov,  1,  371.  —  3.  Ici  finit  la  tra- 
duction  de  Mednikov,  1,  371.  Comp,  la  traduclion  de  Mednikov.  —  4.  8  avril-7  mai  1011. 


[295]  DE  YAIIYA-IBN-SAID  D'ANTIOCHE.  503 

^ys^ji  oV  \  cÄj3-\$  j~>  '■^  -ä__~j\  ^  ^i^iJi  j  ^_^)  , jL£»ji  JoJuL)  <j  lj^lyj 

jLiVl  jy  0L«;  c^o  ^1  oLLL-JI  dUiiy  ?y  ^  J  <u-v;  r^"  ^'^  9ur^  -^IjJlj 
^l^cJL.  «c-ülj  J-cJI   Xt   ^   »y    J5  ^i   <lä,    L  Ja   <U^l    UJ   ^,-aiilj  i^UJI 

/y»     dUi     ^r^J    *— *yj     ***>[>     "^Slä     Zw«    <:AA  (J-»i>u     -JL«^-     *LiJl       „1>I  _k>     Z^«     iJ-^JJ 

c  t 

*-[y>y\    j^\    «Jjj    Oj*j>-    ^L    Ja    ÜjjJI    Je     ^ÜLJI    JS^JI    18-J>_    j^IäJI     17^JJ  *Rp.354. 

1.  LS  Acjj'«.   —    2.  P  »JJJu.   —  3.    CCli  add.   j   aj    s ^> ^üx! I   ,.~»    sJ^,  ii£JL»    jL,.  — 

-'  J  \  ■  *—       •      •     -J  C- r     ^    J  -/ 

4.  B  omm.  —  5.  BLSCh  ^UJI  tJ;U3.  —  6.  S  I^yb.  —  7.  B  ^».  —  8.  BLSCh 
,j&\.  --  9.  P  ^JJ!.  _  io.  PS  ^ü^  L  om.  —  11.  PLS  J^=rf.  —  12.  L  LjjJI.  — 
13.  BLSCh  om.  --  14.  L  +~y,.  —  15.  C  add.j  aLüj  ajy.  —  16.  S  -^a.  —  17.  BR 
?5S  LS  ^j  Ch  yl.  —  18.  BLS  £3Jl>  P  s.  p.  Ch  ~*jl>  et  infra. 


severes  pour  la  (violation  de  cette  disposition).  On  jeta  de  grandes  quantites 
de"  vin  dans  les  chemins ;  les  instruments  servant  aux  jeux  furent  brüles, 
ce  qui  fut  uniformement  accompli  dans  tout  son  empire.  II  defendit  ensuite 
aux  chretiens  de  celebrer  l'Eucharistie  (avec  du  vin);  ils  se  mirent  alors 
pour  remplacer  le  vin  ä  se  servir  pour  l'Eucharistie,  d'eau,  oü  on  avait  fait 
macerer  du  raisin  sec  ou  im  cep  de  vigne.  II  abolit  les  cuisines  et  les  salles 
ä  manger  qui  avaient  ete  installees  par  son  ordre  tous  les  jours;  il  interdit 
aussi  les  distributions  d'aliments,,  qui  se  faisaient  aux  grandes  fetes.  Lui- 
meme  il  se  borna  ä  manger  ce  qui  lui  etait  envoye  chaque  jour  par  la  souve- 
raine,  sa  mere. 

En  ce  temps-lä  arriverent  de  Tripoli  de  Syrie  des  bateaux  apportant  un 
cadeau  en  fruits  secs  et  frais,  ainsi  que  d'autres  provisions ;  et  (al-Hakim) 
ordonna  de  jeter  le  tout  dans  le  Nil  ä  l'endroit,  counu  sous  le  nom  d'al-.VIaqs  ; 
il  tit  tuer  les  matelots  qui  s'y  trouvaient.  (En  meme  temps)  egalement  il  üt 
cesser  la  fabrication  des  vetementsqui  etaient  confectionnes  pour  lui  ä  Tinnis 
et  ä  Damiette. 

Al-Hakim'  avait  conile  au  Türe  Yaroukh,  surnomme  'Alam-ad-Daoulah, 
le  haut  commandement  de  toutes  les  troupes  avec  le  titre  d'Emir  des  emirs 

1.  Ici  commencent  les  traduetions  de  Rosen,  354-355,  et  de  Mednikov,  i,  372-374. 


504  IIISTOIRE.  [296] 

Chp.2oi.  Ow    j,    jLj    c-bJI   (j-^'    O-*     *l*^-*    ^3     LjTVU-j     ^*?"    ^V"   >^=-j  ',_r^ 

Sp.202.  Sj£    ^*LU      9(y     ^k)=>     J      j^Ö^1»      *Ä^     8^VU-JJ     ia-lj     ^i     7Jlj^l       0jIäÜ)     '     ^ß 

^UÜ  ^>Uj  j^  L0;  V^Ü  cUj  l^j  ^M  Ji  c^1  12äJ-1  jUj  ^  W 

P  p.  70.  ^Ul    ^>  *&L=-    ^/^j    d^    ■&-]}   (vftjiUj    l^    jl£  *   j*    I5J3    ^   ,3ii}   ^l^i 

>L~1,  JLuy.  ^C  ^J  jL*)1  >»■  j,  w^l  17c>)l  yt'V  l65j6JÜl  flil)  «f)l* 

4.   p  J|.  _  2.  PLS  ,r«J£  —  3.  L  om.  —  4.  P  L^U..  —  b.  S  »Lab  Ch  uUw.  - 

6.  Ch  .U^l.  -  7.  B^L/j.  —  8.  P  o^j>  -  9-  BLGh  om-  —  10-  L  j/*"  S  Z^1 

—  11.  S/io.  —  12.  PBR  ^  —  13.  BLSRCh  ^UM.  —  14.  BLSCh  om.  —  15.  BCh  om. 

—  16.  S  (^B'JJI.  —  17.  BLS  ~y  Ch  .jsiJI.  —  18.  C  ^^ ^J|-  —  19-  PB  o^^'j- 

—  20.  LS  1XU.  —  21.  S  b^J». 


et  l'avait  nomme  gouverneur  de  Syrie,  oü  il  Tenvoya.  Yaroukh  partit  avec 
'Chp.201.sa  femme,  qui  etait  la  ülle  du  vizir  Ya'qoub-ibn-Yousouf-ibn- *  Killis;  et 
ils  partirent  avec  tous  leurs  biens  et  tout  ce  qu'ils  possedaient  en  fait 
d'objets  precieux.  II  partit  en  compagnie  d'une  caravane  de  marchands  qui 
avaient  de  grands  biens  et  de  nombreux  effets.  Sur  la  route,  tout  pres  de 
Ghazzah,  al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah  avec  ses  fils  les  arreterent 
sur  la  route  et  se  ruerent  sur  eux.  II  s'empara  de  tout  ce  qu'ils  avaient  et 
ayant  fait  Yaroukh  prisonnier,  il  le  massacra.  Puis  Ibn-al-Djawah  se  dirigea 
sur  Hainlab,  y  entra,  et  permit  aux  Arabes  de  la  piller,  et  s'empara  de  la 
Fortune  du  peuple,  saisit  tous  ses  liabitants,  leur  imposa  uiu:  contribution, 
conlisqua  leurs  biens;  ä  la  suite  de  cela  un  grand  nornbre  d'babitants  de  la. 
ville  füren t  reduits  ä  l'indigence.  Puis  il  proelama  comme  calife  Abou-I- 
Faradj-al-Hasan-ibn-Dja'far-al-Hasani,  alors  emir  de  la  Mecque,  lui  con- 
feraut  le  titre  de  «  Emir  des  Vrais  Croyants  »,  lui  donna  le  surnom  d'ar- 
Rachid-lidini-llah  et  lit  frapper  monnaie  a  son  nom.  Les  Arabes  se  rendirent 
maltres  de  la  Syrie  et  la  possederent  depuis  al-Farama  jusqu'ä  Tabarie; 
puis  ils  assiegerent  longuement  les  forteresses  du  littoral,  mais  ne  purent. 
s'emparer  d'aucune  d'entre  elles  '. 

1.  Ici  finit  la  Iraduction  de  Rosen,  355. 


[2()7i  DK  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  505 

l(J   1  jlcU   <uLäJ!   i„o   eL>     it  ^VjpJl  Aj   rj^»*^  9-\^Lcj  CjL«j   jVU-     CiL*.*   '45L» 

<jj-\9j        AJL5s^l         )fc^Äw^EJ  Ä^7lft-4 

fW}     TT^r— |     ,_o9     L-Slj     LjAi-^J       'J*jL     /tjjl)     d-LT    <d~    jL&     ja     jjb_      C~J     O— Jl      fy_       *  Sp.203. 

os-l   *!  Jjii    V  jl>  (j-Ul  ijc    ^J  Ch£  14(^il5  lj>  S'UVl    *  jU    Jjij  Jjj^Jo- 

5*  fr  ^  fr  C  "- 

fr  .  fr  fr  *  ,( 

^•1    ^_i«^        .Lt    ^i^r-ilj    *J    fc^UI    (_£-Ül    *Jbo     fc*Lju     Jj    *~L&    CjJä=-J    wJ/Jl     «coli 

1.  BLSRCh  jLuj  C  .L-j  —  2.  B  kUM.  —  3.  P  s.  p.  LS  JLx  B  LS^L  Ifels.  — 
4.  CCh  i*J.  —  5.  BCCh  om.  —  6.  BCCh  om.  quatre  mots.  —  7.  B  ..lilj  CLSCh  ..Ul.  — 
8.  BCCh  J*3.  —  9.  R  p.  VT  »jläU,.  —  10.  BLSCh  ilsly.  —  11.  LSCh  ^JäJj.  — 
12.  B  ^-IrM.  —  13.  BCh  om.  dep.  *.  —  14.  BCh  UJlj.  —  15.  P  s.  p.  —  16.  LSCh  4-jI 


Al-Moufarridj-ibn-al-Djarrah'  obligea  les  chretiens  ä  reconstruire  l'eglise 
■de  la  Resurrection  ä  Jerusalem  et  nomma  au  siege  du  patriarcat  de  Jerusalem 
uu  eveque  de  ce  diocese,  qui  etait  dans  la  ville  de  Hibal,  du  nom  d'auba 
Theophile,  qui  apres  avoir  siege  huit  ans,  mourut.  Al-Moufarridj-ibn-al- 
Djarrah  aida  a  la  reconstruction  de  l'eglise  de  la  Resurrection,  oü  il  restaura 
plusieurs  endroits  dans  la  mesure  de  ses  moyens  et  de  ses  forces-. 

Puis  Ibn-al-Djarrah  fit  venir  Abou-1-Foutouli-al-Uasani  de  la  Mecque; 
celui-ci  partit  pour  la  Syrie  et  arriva  ä  Ramiah  le  samedi  vingt-troisieme 
jour  de  Tan  403 3,  oü  il  entra  ä  cheval  avec  une  seile  et  im  mors  de  fer; 
descendu  au  palais  du  gouvernement  de  (la  ville)  il  publia  l'edit,  qu'on  lut 
au  peuple,  pour  que  personne  ne  baisät  la  terre  devant  lui,  cet  honneur 
n'appartenant  qu'ä  Dieu  le  Puissant  et  le  Grand.  II  apporta  du  Hedjaz  beau- 
coup  d'argent  que  les  Arabes  dissiperent;  puis  ils  se  mirent  ä  le  gener  et  ne 
lui  donnerent  plus  ce  ä  quoi  il  avait  droit  selon  la  dignite  dont  ils  l'avaient 
revetu,  de  sorte  que  sa  position  s'affaiblissait. 

Entre  temps  al-Hakim  avait  largement  donne  de  grandes  sommes  d'argent 
-ä   Hasan-ibn-al-Moufarridj,    pour    qu'il   (persuadät)   son   pere  de  mettre    fin 

1.  Ici  recommence  la  traduction  de  Hosen,  49.  —  2.  Ici  finit  la  traduction  de  Rosen, 
49.  —  3.   13  septembre  1012. 

PATR.    OH.   —  T.    XXIII.  —   F.   3.  33 


506  HISTOIRE.  [298] 

e  ^  t       fr         -  c  c- 

i\     J^äJl    ^>l>    ^J^r*'     *jUAft     (j«l«i-    ,V    C«^lc    *jw>    Äii'lj       ^.. Jl     4_lc.    jLili    r  fj&\       A 

-v*   ^jJUl  jv^JI  ijc  3^UJJ  25yijJI   L,.   »15 1  *£*    JJ  i\e-  \lM  cl»  _M  «ULsjl  jl 

.  c  .  .  £  .  fr 

(j— »-15    <.Ujjj  fcjix.    <JJL5    ^>°---»' 3    j-^j»    f>jUJl    (Jl    i_^5j    a äJ    1^151    a5    jo    jl 

#  c.  «fr 

iilklj   öiiMJl    jvAr^l   -Uasj    »jjl    iX.    Jl    jv^f-   ^^    ^   J^=-    fWL    J>wÄJI 

♦S-p.204.  18^    ^Lj    *    <j|    lyli^lj    1^^^    17a3U|    16^    15^^    *    ^J|    ^^^ 

c  t^i  Jl  "^  21j^Ij  ^>o  Vj  ju  Li  dlU  l>l~  20Yi  1<JlyU^lj  |_^U 

1.  BCh  om.  -  2.  S  ,c«ejJt.  —  3.  BCli  JL^t  J,!.  —  4.  13    .^L.  —  5.  C   >UJI    As. 

—  6.  L  ^g-Xa.1.  —  7.  B  om.  ,  sj.I.  —  8.  BCh  *^y°-  —  9-  LS  Lsukäj.  — ■  10.  Com.  usque 
ad  öUw.lj.  —  11.  BCh  om.  —  12.  Ch  {j^>\.  —  13.  S  om.  dcp.  Äi~>.   —  14.  B  {j^»J\. 

—  15.  P  »jAj  fz^j..  —  16.   L  J.  —  17.   BCh  om.  dep.*.  —  18.  BLS  add.    -^e.  — 
19.  BCh  yLsMj.  —  20.  S  ^  jl.  —  21.  B  !JcJ  LSCh  J*J.  —  22.  BLSCh  om. 

ä  (l'aventure)  d'Abou-1-Foutouh'.  (Son  pere)  lui  conseilla  de  quitter  la  (Syric) 
et  envoya  avec  lui  Tun  de  ses  serviteurs  de  confiance  connu  sous  le  noni 
d'Abou-1-Qaoul  pour  qu'il  le  ramenät  dans  im  lieu  sür.  Retourne  ä  la 
Mecque,  il  y  fit  la  priere  pour  al-Hakim,  calife  comme  autrefois,  apres  l'avoir 
faite  pour  lui-meme  ;  puis  il  ecrivit  ä  al-Hakim  pour  presenter  des  excuscs 
et  demander  pardon;  apres  quoi  (al-Hakim)  accepta  ses  excuses  et  apres 
l'avoir  comble"  de  presents  le  traita  avec  bienveillance.  La  Syrie  resta  entre 
les  mains  des  d'al-Djarrah,  qui  s'y  maintinrent  en  maitres  jusqu'au  mois  de 
*Chp.202.  mouharrem  de  Tan  *  404  -.  Leurs  exactions  et  oppression  envers  le  peuple, 
sc  renouvelant  toujours,  devinrent  insupportables  :  un  graud  uombre  de 
chretiens,  qui  habitaient  la  Syrie,  prireat  la  fuite  et  se  dirigerent  tous  vers 
le  pays  des  Grecs;  la  plupart  d' entre  eux  allerent  se  fixer  ä  Laodicee  et  ä 
Antioche3. 

Au  mois  de  djoumada  I  de  l'an  402  '  al-Hakim  ordonna  d'exiler  et  de 
renvoyer  de  (son)  pays  tous  les  chanteurs  et  musiciens.  Ils  sc  reunirent  et 
implorercnt  sa  pitie  en  lui  demandant  pardon.  Leurs  priores  ayant  ete 
exaucees,  on  leurfit  faire  le  serment  qn'ils  ne  s'occuperaient  j>lus  dorönavant 
de  ccs  choses  et  quo  personne  parmi  eux  ne  se  mettrait  (ni  a  chanter  ui   ä 

1.  Le  texte  est  probablement  un  peu  alume.  —  2.  13  juillet-11  aoüt  1013.  —  3.  Ici 
linit  la  traduetion  de  Mednikov,  I,  374.  —  4.  30  novembre-29  decembre  1011. 


[299]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  507 

■^^oj  sJ  Jju  3LU:  ~{z~J^\j  L*rr^  "^  r^JJ  l.L*JIj  vti/^  ts^  J-^i 
>u  j^lj  ('Ujj  £>k-£j  ,j*J  ^  k?  JLkjl  «u*^  JLiJIj  Jjlii  JU»jl  <L*i>-  «-*rl>^ 
12^<-J   11lr.    Ju~j  10jU.Li    Uyl   dl  9l^JU    dUS   8obl^J    cÜ    7LjJ   j^UI 

JUI  j  ^j!}  &*j  Ju-Jl  j^j  Ja&j  15S,i»Ls  .jV  \  <~^=-  *Iaj  ^3*»  C  j^s-l 
J  ^-Ul  JLi-lj  wJJl  djil  Uüj  17«__L;lz~JI  ^  *  LpL.  »^  j^*!-5  *-T^"  16i>   £**J 

cii-  iÜ   ^ic-^'Yl    f_y_   J       jJ^-aJl    ^j-jjL^. i    ^    tr_;c.    J»    *frjj    JUI  J^Uj 

1.  BLS^a-j  —  2.  L  Lfc^ilj.  —  3.  BLSCh  ^-i..  —  4.  BLSCh  £j'lj.  —  5.  BCh 
J~«)!.  —  6.  BCh  \j$*  L  1$j.  —  7.  BCh  ^5.  —  8.  LS  sUl^J.  —  9.  LSCh  ^j£&:  — 
10.  LS  jl»Isj*.  —  11.  S  U^.  —  12.  P  yUl.  —  13.  B  l$UI.  —  14.  B  JJ^JI.  —  15.  Ch 
is^ks  LS  ijkL.  —  16.  S  om.  — 17.  BCh  ora.  —  18.  BLSCh  om.  dep.  \ 


jouer).  Puis  il  defendit  le  raisin  sec  et  le  miel  et  mit  sa  main  sur  ces  deux 
objets,  qui  petit  ä  petit  cesserent  d'ätre  en  usage.  On  ne  pouvait  vendre 
que  cinq  rithls  ou  moins  de  raisin  sec  et  trois  rithls  ou  moins  de  miel  ä  ceux, 
qui  s'en  nourrissaient.  Onplaoa  des  hommes  de  confiance  aupres  des  vendeurs 
de  ces  deux  objets  pour  veiller  ä  l'observation  de  cette  mesure.  Apprenant 
que  ces  deux  objets  se  vendaient  et  qu'on  en  fabriquait  une  boisson  enivrante 
defendue,  il  mit  en  garde  plus  severement  contre  (la  vente)  ces  deux  objets 
et  interdit  absolument  de  les  vendre.  Puis  il  ordonna  de  brüler  le  raisin  sec  ; 
ä  Micr  on  en  brüla  plus  de  cinq  mille  demi-mesures  et  sacs.  Le  miel  fut 
egalement  jete  ä  l'eau  et  verse  dans  le  Nil;  il  fut  absolument  defendu  d'en 
importer  ä  l'avenir  et  de  le  mettre  en  vente.  Quand  le  raisin  arriva  ä 
maturite  et  que  les  gens  commencerent'ä  en  acheter  et  ä  le  presser  clandes- 
tinement,  il  ordonna  egalement  de  le  faire  jeter  dans  le  Nil  et  il  defendit  d'en 
vendre  ou  d'en  manger. 

Le  lundi  douzieme  jour  du  mois  de  cafar  de  l'an  403'  mourut  ach-Chafi- 
Zour'ah-ibn-'Isa-ibn-Nasthouras,  le  chretien.  C'etait  un  homme  dune  vie 
irreprochable,  de  moeursdignes  de  toute  louange,  il  fut  aime  de  son  souverain, 

1.  Le  12  cafar  403  commenca  apres  le  coucher  du  soleil  le  lundi  1"  septembre  1012. 
Ici  commencela  traduction  de  Mednikov,  i,  374-379. 


508  H1ST01RE.  [300] 

'LLuI     « w     jljjJl     wr*^     /v     jV—sJl     JsA»      Jj-«il     (j    ^LL-JJ    ^_»~aj     ^ULSj    SJj-    ^L-J 

*  S  p.  205.  t^VI    J-tl    dUj    JU>     4JI5    ÖJI    ^    JjV'     y>J     *    2^     Jy.    C^uL     CU    ^    ^-^v 

*  B  f.  122.  °  j     j^iiLuj    7i£jU»     jj—     JLäj     äy«     iJÜ»     Ü^>Udl     j_j^    ''•»^b    *    iSj{*^\       Jl" 

-pf.  71.  ^   ^    l^j  0u.J|    I^X   12Vlj  n^i   j|   ioq^  9_^  »^  ^] 

IjjoJäZ_>_  Vj  •*— äs  ^i  Vj  4-UeJ!  ^  c-(-i  LJ&  iS^  Y  ^j—  ->_^r"  O-*  r^H-5  ttJ^j— J 
p^-b  ljlA^i.j  ja  IfJ^i?  14jLLa   l^«Jj  13<5CLJ!   JL^I  ^>U    i  dAJJo   IjiJ^li    UL-. 

*Chp.203.    •r*L^JI    ^JU    tU— 1    JjL'Li     ^JlsJI    j,    c-AiJj    ^-i    J    '    _*~i     jAÜ     lyl^j    _/ri     a« 

1.  BLSCh  jyW  ^kM  J.  —  2.  BLSChyu=  ^pU.  —  3.  BLSCh  ,Jus  ^L..  —  4.  Ch 
»jä^t.  —  5.  BCh  J.  —  6.  P  ij.JU.  —  7.  BCh  om.  —  S.  C  .,->  U'^  ,!..  —  9.  C 
^^-^1  .,LUl.  —  10.  C  Blw.  —  11.  C  j^UjJl.  —  12.  BCh  ^1  (om.  j).  —  13.  BLSCh 
ä-.CU--.  —  14.  Ch  ULLs.  —  15.  13  ^Sj.  —  16.  BLSCh  om.  deux  mots. 


de  toutes  ses  troupes  et  de  ses  fonctionnaires.  Le  mardi  dix-neuvieme  jour 
du  mois  de  rabi'  I  de  celte  meine  annee1  al-Housein-ibn-Zhahir-al-Wazzan 
fut  designe  comme  son  successeur  pour  gouvemer  les  alfaires  d'Etat;  il  lui 
accorda  le  titre  d'Amin-al-Outnana2.  Mais  le  luudi  onzieme  jour  du  mois  de 
djoumada  II  de  Tan  405 3  (al-Hakim)  le  fit  mettre  ä  mort. 

Le  vendredi  huitieme  jour  du  mois  de  rabi'  II  de  l'an  403''  al-Hakim 
ordonna  aux  chreticus  et  aux  juifs,  ä  l'exception  des  Khaiberites,  de  porter 
des  manteaux  de  couleur  de  cendre  et  des  turbans  noir  i'once  et  de  sus- 
pendre  des  croix  de  bois  ä  leurs  cous,  en  plus  de  la  ceinture;  defense  leur 
etait  faite  de  monter  des  chevaux,  ils  ne  montent  seulement  (d'autres  animaux) 
qu'avec  des  etriers  de  bois,  des  selles  et  des  brides  de  cuir  noir  depourvues 
de  tout  ornement  et  sans  aucune  trace  d'argent;  interdiction  leur  etait  faite 
d'avoir  des  domestiques  musulmans.  Dans  toutes  les  provinces  de  l'empire 
011  les  obligea  ä  tout  cela;  ils  porterenl  des  croix  de  la  longueur  d'unfitr*; 
mais  un  mois  apres,  il  les  leur  lit  changer  et  exigea  qu'elles  eussent  un 
'Chp.203.  empan  de  large  et  autant  de  longueur.  *  Puis  il  ordonna  d'inscrire  les  noms 
de  tous    les    fonctionnaires    musulmans    revoqußs  011   eloignes,    qui  etaient 

1.  7  oclobre  1012  (apres  le  coucher  du  soleil).  —  2.  Le  sür  des  sürs.  —  3  .  6  decembre 
1014  (apres  le  couchor  du  soleil).  —  4.  2/oct.  1012.  — 5.  Espace  contenu  entre  1  exlre- 
niittS  du  poucc  et  celle  de  l'index. 


[301]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  509 

j»jlo    .Ai&U    4jl*frlj    <C>_jlj.5    (j     CbJäÜ    j^s^Lai     AjJJl     , iL_^5ol      \*      \J^slJlj      \J]a«:^Jlj 

(^jUäi     «CX.L-«     tLJsjj      0>Ai-     ^jUs*»lj     AjL3       JUi      JOj     ,_£jLa1!1     ilijC     4)      J-Ul^i       V« 

^iKll  fr  j^m  ju  VI 

^-^Jl   ^  4*/-=s  J\  3\j£~ji  ^3  2(n^s"LI  ^  j»»^  plAVIj  JlxJlj  *  vL30r  SP-2' 

,2JU    »IjJlj.    jjj    ^uLJIj    yJI    Kl^.L__    4j|    ',^.'.;:.,.<    jA    SLä^    lyt^    S^aUII 
<,U^1   Jö-I  ~JI   -Li'ls    JUJI   dUr  ^  |»A)  v^   ^I^jLöj  jl  ^Jl    J^Jl   öy^-  (Vir3 

1.  BLSCh  om.  —  2.  B  .$iäLl.  --'  3.  BLSCh  L^jjj-  —  4.  BLSCh  add.  J.  — 
5.  BLSCli  yus  ,jl>\  —  Ü.  S  add.  ij/}J\.  —  7.  C  om.  —  8.  C  J.  —  9.  P  ^k^—'.  — 
10.  BLSCli  jJJL-j.  —  11.  P  Üj.  —  12.  BLSCh  J.  —  13.  BCh  add.  Lf.  —  14.  Ch  w,,. 
—  15.  P  iJjL  —  16.  BLSCh  iUU.  —  17.   P  L«J|. 


aptes  au  Service  dans  ses  chancelleries  et  ses  departements  pour  en  faire 
(des  fonctionnaires)  en  remplacement  des  chretiens,  car  tous  ses  ecrivains, 
serviteurs  et  medecins  de  son  empire,  ä  l'exceptiou  d'un  petit  nombre  de 
fonctionnaires,  etaient  chretiens. 

Les  mauvais  traitements  sc  multiplierent  pour  eux  ainsi  que  les  bruits 
sinistres,  tous  les  chretieos,  qui  se  trouvaient  au  Caire,  —  Ics  fonctionnaires, 
lesadministrateurs,  les  medecins  et  d'autres,  —  avec  leurs  eveques  et  pretres 
se  reunirent  et  le  jeudi  douzieme  jour  du  mois  de  rabi'  II  de  cette  meine 
annee'  ils  se  dirigerent  vers  son  palais,  ä  partir  de  la  porte  du  Caire,  ils 
marcherent  la  tete  decouverte,  nu-pieds,  pleurant,  implorant  son  secours  et 
lui  demandant  pardon  et  gräce.  Pendant  tout  le  trajet  ils  ne  cesserent  pas 
de  baiser  la  terre  jusqu'ä  ce  qu'ils  atteignissent  ainsi  le  palais  (d'al-llakim). 
II  leur  envoya  alors  Tun  de  ses  serviteurs,  qui  prit  la  supplique,  qu'ils 
avaient  ecrite  et  oü  ils  lui  demandaient  de  leur  pardonner  et  d'apaiser  sa 
colere.  L'envoye  revint  aupres  d'eux  et  leur  remit  une  reponse  favorable. 
Al-Housei'n-ibn-Zhahir-al-Wazzan  parla  dans  le  meme  sens  ä  leurs  chefs 
aussi  gracieusement  et  leur  iit  des  promesses,  sur  lesquelles  ils  se  reposerent 

1.  30  oct.  1012,  apres  le  coucher  du  soleil. 


206. 


P  f.   71' 


510  HISTOIRE.  [302] 

jlb    Uiä    p^Uilj    p^l   ^  4<Sjk  jy_l»o    p-yj   j^L   3lj-ü^lj  p^J   öJI   j-^j 
^T2    t^*   ^r"^    o^.  ob  ^*    uö11    <j    d^-0   £_LP  7IajIaI«  J«ä._   jlj  »jsUtl  ^ 


"  ^„"^       1*1-"*      "^°.      LT^.      f*      L 


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JUI 


<C*Ai>- 


S.p.207.  ^     VI     ÜL»j1j     ^1     Ö.     >^>    ^     J\     Ji     jl^    Jl     ^vtH1     V^     t>J    * 

Ujli   (j-^iy   ^jJlixJi   ^   jLA-ail    ^J-*   u"^*'-i    h^2:.  Ys   0^  A^fr  H*-  Vi   >— ^ 

1.  BLSCh  om.  —  2.  P  C^Jslj.  —  3.  P  jj.Aa.jj.  —  4.  Ch  t^w.  —  5.  BLSCh  om. 

—  6.  S  \jyj.  —  7.  BLSCh  l^k  —  8.  BLSCh  ^j.  —  9.   BLS  om.  P  üb  C  ^-V>. 

—  10.  PB  w-s*M.  —  11.  BCh  add.  ^LxTtj.  —  12.  P  J^)l.  —  13.  BLSCh  ^J. 


et  qui  ramenerent  la  tranquillitc  dans  leurs  coeurs.  Croyant  que  leur  cause 
etait  gagnee  et  que  les  intentions  ä  leur  egard  etaient  favorables,  ils  com- 
mencerent  ä  se  bercer  d'esperances  ä  cause  du  diplöme,  qui  leur  avait  ete  lu, 
au  sujet  de  leur  securite  et  de  letir  tranquillitc.  Mais  le  dimanche  quinzieme 
jour  du  mois  de  rabi'  II  de  cette  meme  anneV,  on  leur  ordonna  de  nouveau 
d'augmenter  (les  dimensious)  des  croix  qu'ils  portaieut  ä  leurs  cous,  et  de  leur 
lonner  la  longueur  d'une  coudee  royale,  et  uue  largeur  de  lameme  mesure;  de 
meme  la  traverse  (de  la  croix)  devait  avoir  deux  tiers  d'empau  de  largeur 
et  un  doigt  d'epaisseur'-.  Ainsi  il  avait  l'intention  de  les  vexer,  et  tout  par- 
ticulierement  ses  priucipaux  fouctiouuaires  de  chancellerie  et  ceux  qui  etaient 
ä  son  service,  pour  lesquels  il  ne  pouvait  pas  trouver  de  remplacants. 

Ce  qu'il  y  avait  de  plus  etonnant  c'est  qu'au  mois  de  cafar  de  Tau  402 3 
il  avait  ordonne  qu'il  ne  parüt  plus  de  croix,  qu'elles  ne  tombasscnt  plus  sous 
les  regards  ni  qu'on  ne  sonnät  plus  la  cloche4;  ä  cause  de  cela  les  croix 
avaicnt  ete  enlevees  aux  eglises  et  leurs  traces  elTacees  du  cöte  exterieur  des 
eglises  et  des  tcmples.  Et  voici  que  maintenant  il  ordonnait  d'exposer  les 
croix  publiquement.  Les  Juifs,  ä  leur  couleur  noire  qui  les  distinguait, 
n'avaient  rien  porte"  en  fait  de  bois.  Mais  subitement  ordre  leur  fut  donne 

1.  Le  dimanche  tombe  surle  14  rabi'  II  =  2  novembre  1012.  —  2.  Ce  passage  n'est 
pas  tout-ä-fait  clair.  —  3.  3  scptembre-lcr  octobre  1011.  —  4.  Dans  lc  texte  litterale- 
ment  <■  ni  qu'on  ne  frappat  plus  la  plaque  de  fer  servant  ä  appcler  ä  la  priere  »  (naqous). 


[303]  DE  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  511 

CÜU    *3J^   ^JUI    Js»!l    J\j   J\   SjU!    JllJ  C-*i-   3J*    wJÜ*  2^jl    Ci.1   l^liJ 

^i^Cll  r_yj.  j»  j£  (JlI»  cUUaJIj  iJ^-bVI  o^j  5yj»j  <^j^I  4Aö 

^V    ^frL^-     CäI     *L.l)     rt*\y-'*    ,j*     jrp     J^»-    (V'fj    lS-*^*^     ö*    (**^J     O^JH^'J  *Chp.204. 

^^1  pi-lj  ^>Ü   cJaij  j*^.  j^J^JI  j*   l5fj§   jj^   ^j  14jij^J|j  ^liöl 

j«.  >j  VI  19^  ,JL.  (Jj  18^JI  _^l  d^-3  JV^  LJ  ll<sj  16V  £fc  Cd 

1.  Ch  j^ISj.  —  2.  Ch/1.  —  3.  LS  w^-i  ^.  —  4.  P  Lp-V.5-  —  5-  BLSCh 
j^cjäj.  —  6.  P  ij-^Jl.  —  7.  LS  C^J}^  —  8.  Ch  add.  ^W  ^iJj.  —  9.  C  w~«  ck  «^«1 
^j>.  _  io.  B  -U,  Ch  _Ljj  S  ^-oj.  —  11.  Cli  J~-xlJ.  —  12.  LSCh  jiyJjj.  — 
13.  BLSCh  w-.jo.  —  14.  Ch  Selia.  Jj^^Jlj.  —  15.  Ch  om.  —  16.  BCh  J.  — 
17.  BLS  ^Sß  Ch  ym,  —  18.  P  ^.31.  —  19.  B  om.  —  20.  P  v^äj. 


d'avoir  a  suspendre  ä  leurs  cous  une  boule  de  bois  pesant  cinq  rithls  comrae 
allusion  a  la  tete  du  veau  qu'ils  avaient  adoree  autrefois. 

Comrae  (al-Hakim)  menacait  les  chretiens,  ceux-ci'  furent  epouvantes, 
des  bruits  alarmants  et  des  vilenies  commises  ä  leur  egard  se  multiplierent. 
Alors  un  grand  nombre  des  prineipaux  fonetionnaires  et  d'autres  notables 
chretiens  embrasserent  l'islamisme;  ils  furent  imites  par  une  foule  *  nom- *G[lp  2oi. 
breuse  du  peuple;  plusieurs  juifs  embrasserent  egalement  l'islamisme.  Les 
bruits  alarmants  furent  multiplies  ä  l'egard  des  chretiens  qui  n'avaient  pas 
embrasse  l'islamisme;  on  disait  qu'on  leur  couperait  les  membres;  que  leur 
fortune  et  leurs  femmes  seraient  abandonnees  aux  esclaves  et  aux  gou- 
verneurs.  Puis  il  se  mit  ä  rechercher  et  ä  emprisonner  les  fonetionnaires  et 
les  employes  qui  s'etaient  Caches  et  derobes.  Les  maisons  de  ceux  qui  se 
cachaient  furent  pillees  et  leurs  biens  saisis.  A  Limitation  des  uns  des  autres 
et  suivant  leurs  exemples,  la  plupart  d'entre  eux  embrasserent  l'islamisme, 
de  sorte  qu'il  ne  resta  plus  qu'un  petit  nombre  qu'on  pouvait  compter  sur 
les  doigts  (en  fait  de  fonetionnaires  chretiens).  Pendant  quelques  jours  dans 
les  rues  on  ne  voyait  pas  un  chretien.  Quant  aux  juifs  la  plupart  resterent 
fermes  dans  leur  religion,  un  petit  nombre  seulement  parmi  eux  embrassa 
l'islamisme.  II  en  fut  de  meine  pour  les  chretiens  etablis  dans  le  reste  du 
pays,  ils  resterent  fermes  dans  leur  foi,  de  sorte  que  dans  le  reste  des  pro- 


512  HISTOIRE.  [3041 

JUJ1  saaLJ  \ij*  L.  ^U  2jl<i  iil^'  ^  J*l  1'V»  j--  >J  VI  i<L_JI 
^_VI  diAr  J  5*jJß  ^^  L.  ^i^  J  «II  pJ  <~J1  ^  U»J  J-^J  ^  (**lÄ> 
i^CjJ  7üClUJI    JLel   JL_)   j^w    CiAsJlj    Ä_L^JI  g5^UjJ1j   ^JLsOl   JL     «L»l 

pf-72-  I3.LU5  u^jg  1(Vvu,j  »ijrteUj  i/vT  ^  *  5^  8^ijii  ciKi  ^  i^j 

^jVl  0-  l/UÜ  ^-^J  ^  J**-»  ^^  J!>&  <>->^  ^  ^  i>  lT5^ 
liSp-lj   oUx»JI  13L/'Ül  12^    -^jj  CM   »ap  j  ^JbCll  ^   ^jyJl  ^LUt   £>-!* 

ij-cCVI   JLJ  j*  15-bir«   (i  cS-*^   JaX-Vl.   CwoS  j^lJI   ^aJI    VI    l^u  c<L* 

2.  B  add.  jl.  —  2.  Ch  jl£.  —  3.  C  add.  J*.  —  4.  S  J^  Lad..  —  5.  BCh  -|). 
—  6.  LS  oi,l>^l-  -  '•  BCh  J^>.  —  8.  Ch  UJI.  -  9.  B  l^leL»,  P  l^ULoj.  -  10.  P 
l^U. j.  —  11.  B  U*\  —  12.  C  laJÄjj.  —  13.  C  add.  JiL»  J.  —  14.  BLSCh  ^JjJL 
15.  Sic  C;  BPLSCh  lyf. 

vinces  de  l'empire  im  petit  nombre  de  cbretiens  seulement  embrassa  l'isla- 
misme ;  il  n'y  eut  que  des  habitants  du  Caire  qui  avaient  agi  ainsi  comme 
nous  l'avons  raconte,  parce  qu'ils  avaient  ete  les  temoins  oculaires  de  ce  qui 
s'etait  passe.  Les  haineuses  dispositions  de  Ilakim  ä  l'egard  des  chretiens 
furent  confirmees  par  tout  ce  qu'il  leur  fit  subir  en  ces  jours.  II  assigna  et 
donna  ä  ses  troupes  tout  l'ensemble  des  eglises  et  des  couvents,  anciens  et 
nouveaux,  en  Egypte  et  dans  toutes  les  provinces  de  l'empire  :  eglises  et 
couvents  etaient  au  nombre  de  plusieurs  milliers.  11  en  fit  don  aux  troupes 
avec  tous  les  objets  de  culte,  les  tresors  et  les  biens  pour  qu'elles  fussent 
detruites  et  qu'ils  s'emparassent  de  leurs  ruines.  Toutes  furent  abattues. 
Quelques-unes  seulement  furent  transformees  en  mosquees.  Puis  il  envova 
dans  toutes  les  provinces  l'ordre  de  faire  disparaitre  de  la  face  de  la  terre 
les  restes  des  eglises  et  d'en  elTacer  les  traces.  Cela  fut  mis  ä  execution  : 
leurs  fondements  furent  arraches  de  la  terre;  dans  nombre  de  villes  les 
ossements  des  morts  furent  jeles  hors  des  eglises,  et  la  foule  s'eu  servit 
pour  chauffer  les  bains;  les  Saintes  Ecritures  et  les  livres  trouv6s  dans  les 
eglises  furent  brüles;  daus  chaquc  ville  on  fit  payer  aux  cbretiens  qui  geraient 
les  affaires  des  eglises  les  sommcs  qui  avaient  ete"  remises  aux  ouvriers 
et  aux  demolisseurs  des  eglises.  Toutes  les  (eglises)  qui  sc  trouvaient 
dans  les  provinces  de  son  empire  furent  aneanties,  ä  L'exception  du  celebre 
couvent  connu  depuis  de  longa  siecles  ä  Sccte,  al-Isqith  qui  est  ä  Maryoutl» 


[305]  DK  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  513 

^j^JI    ,j^    { iysL~~äi\   '''i)\   •u.t    «*Ili  *  «0   SjjUtJI   2S/i-01j   Ja*  ^  y)  y_^    ^.jj^uJl  *  a  p.  209. 

jLs-j    (.jJUJI   (j~SL3  ^(j^*:    r-^J  1!-^~*   12<;    'L'.j    L^  j_^=  ^  f-V    ^\      J^j'j 

^j  Jl    jLj   «CV^   <U.j   Ci>j    JLi-lj   164>lj  ^a    *   ^JL-^  15(5-^l    c-^3   1»«^  OVT^Ghp.205. 
<CN..-j    <.9     ._**/    i_<rlS    iJ^-J     -^*y     L-—    Jj-»    (3    j^J    ~    p-O    *-*    *~*    <-s~— ^-^    ** — '    ->J-^ 
^Läcj     '  a^5s.»-5  "G-ji-Ji   ji  y^j>  ,JaI   kj^-3   z^«  (*~*]_^i    öj       jj-*-^3  (^*-**l      vL^   öfr 

1.  Ch  jjl.  —  2.  PC  *,.L>jJIj  LS  »jjijJ'j.  —  3.  L  C,L>.  —  4.  L  iLJ  S  ^-W-  — 
5.  L  ^Jj/Jt.  —  6.  PB  s_si>.  —  7.  S  jj»9lJj.  —  8.  CCh  add.  Ij^t.  —  9.  LS  ü/  B 
om.  J-i.  —  10.  BLSCh  fcl..  —  H-  B  ^j'j-  —  12.  LSCh  Aitaj,  C  om.  —  13.  Ch 
las— ■  C  om.  —  14.  BLSCh  om.  —  15.  BLS  Jo.|.  —  16.  BLSCh  ulj.  —  17.  B  w^i.  — 
18.  BLSCh  .,_JL.  —  19.  C  i'-C^.  —  20.  B  ü\.  —  21.  Ch  i~JL>.  —  22.  B  ^U  — 
23.  C   ._y.    J\  O^t. 

du  district  d'Alexandrie  et  connu  sous  le  nom  du  couvent  d'Abou-Macarios, 
et  aussi  du  petit  couvent  voisin.  (Al-Hakim)  avait  appris  que  deux  tribu.s 
arabes,  connues  sous  les  noms  de  Benou-Qourrah  et  de  Benou-Rilab,  le 
defendaient  et  empechaient  qu'on  ne  s'en  emparät  ä  cause  des  benefices 
qu'ils  en  retiraient;  c'est  pourquoi  il  s'abstint  ä  contre-cceur  de  le  detruire. 

Puis  il  assigna  les  eglises  d'al-Qoulzoum,  *  le  couvent  de  Rabah  Raithe  *chp.205. 
(Rayah)  et  celui  du  Mont-Sinai  ä  un  arabe  connu  sous  le  nom  d'Ibn-Ghiyatli 
et  il  lui  ordonna  de  detruire  le  couvent  du  Mont-Sinai  et  d'y  bätir  une 
mosquee.  (Cet  homme),  ayant  detruit  quelques  eglises  d'al-Qoulzoum  et 
s'etant  empare  de  tout  le  mobilier,  detruisit  une  des  deux  eglises  *du  couvent 
de  Rabah  Raithe  (Rayah)  et  en  prit  le  mobilier  et  les  objets  du  culte.  Puis 
il  se  dirigea  vers  le  couvent  du  Mont-Sinai  pour  y  accomplir  ce  qui  lui 
avait  ete  prescrit.  Or  en  ce  temps-lä  il  y  avait  (au  couvent)  du  Mont-Sinai 
un  scribe,  qui  s'y  etait  fait  religieux  et  sejournait  depuis  peu,  de  nom 
Calmoun-ibn-Ibrahim;  c'etait  un  des  notables  d'Egypte,  un  vieillard,  plein 
de  sagesse,  d'esprit  et  de  savoir-faire.  II  sortit  au-devant  de  lui,  le  recut 
avec  honneur  et  lui  apprit,  que  son  eveque  et  les  moines  l'aideraient  en  ce 
qu'il  demandait  et  qu'ils  ne  mettraient  pas  obstacle  ä  son  dessein  ä  cet  egard. 
Ensuite  il  lui  remit  tous  les  ustensiles  du  couvent  et  tous  les  objets  precieux 
d'or  et  d'argent  et  s'entretenant  avec  lui  aimablement,  il  lui  expliqua  que 


514  HIST01RE.  [306J 

-  p  f.  72-.  ^  ob—'b  ^   ^  6ftfj  ^j  t^  *«  JUJI  *  5jjiTj  JU  ^Üu>  a)  ^j^dl 

'«0  ^i^i   jl  jÄ  y, 

*  S  p.  210.        M  *  I  — tl  -     t      —  8"  M  I  u      "  •  • 

*  B  f   123       -        <Jfy.-i  -    .     OTt       .^      ü".'0~y      Jf-       *-iU      *ijy      CA      *-— '      <~^-J     (3      *~"J 

12 4   U,UJI    "  jyC  jfj   tVj*.  *  oLli«   jcj   10<J   j,Jl\  Jl  9äj»J.  »L-jYbj 

(_rJj     AA^JI     ^klj    ^"^iJ     ^     ^=-JJ     iV^i-"-^     ^     <_T^     *3bj-aä*    <-Ac     *%J\$ 

Xj~\    ^~»äJI      v*^/_       '^J     (J^tJl     <-JJ$J         '/}£■     _j*eü£\}    fc^i-i  ^JJ     ^ij-a)l     <—  U    jjU» 

yWo      A=-l      Vj     4jA     j^*-;     <joU»     ^r^.J  i-Üä»     %      (j-Ut      (1x)Csta     J;AA=-     »UJj 

1.  P  JjUsl.  -  2.  CCh  add.  JUl  ^.  —  3.  BCh  ^c  -  4.  BLSCh  s^j  aji.  —  5.  B 
}jsj  U  —  6.  CCh  ,Uj.  --  7.  BCh  om.  —  8.  BCh  ^UA  —  9.  BLSCh  add.  *).  — 
10.  BLSCh  om.  —  11.  BLSCh  [^\  —  12.  B  om.  —  13.  PBLS  \yy**.  —  14.  S  s^._.  — 
15.  LSCh  ^j..  —  16.  P  0U.  —  17.  LSCh  Jüj.  —  18.  S  aLs».  —  19.  L  om.  1  — 
20.    P  i^s-fc*--?..  —  21.  BLS  om. 

tant  pour  lui  que  pour  un  autre  quelconque  il  serait  difficile  de  detruire  le 
couvent,  parce  qu'il  etait  fort  et  solidement  bäti;  qu'il  serait  force  de  depenser 
pour  cela  une  grande  somme  excedant  le  profit  qu'il  en  retirerait.  (Ibn- 
Ghiyatli)  demanda  alors  une  somme  d'argent  pour  s'en  eloigner  sans  l'avoir 
detruit;  apres  quoi  l'affaire  fut  arrangee  ä  sa  satisfaction  :  (Calmoun)  lui 
remit  cette  (somme),  et  (Ibn-Ghiyath)  s'eloigna  sans  avoir  detruit  le  couvent1. 
Puis  au  mois  de  redjeb  de  Fan  403 s  (al-Hakim)  defendit  de  baiser  la 
terre  devant  lui,  de  baiser  sa  main,  de  sc  jeter  ä  ses  pieds  pour  l'adorer, 
ainsi  que  de  l'appeler  «  notre  seigncur  »  ;  en  lui  adrcssant  la  parole  on 
devait  se  borner  ä  le  saluer  en  disant  tont  simplement  :  «  La  misericorde  de 
Dieu  et  sa  benediction  soient  sur  le  eommaiideur  des  croyants!  »Puis,  il  liL 
montre  d'abstinence;  il  mit  le  cilice  sur  son  corps  et  un  mouchoir  sur  la 
töte.  II  commenca  ensuite  ä  porter  un  turban  de  laine  noire,  ne  porta  plus 
que  des  vetements  de  laiue,  laissa  croitre  ses  cheveux,  s'abstint  de  monter 
ä  cheval,  ne  montant  qu'ä  äne  avec  une  seile  et  un  mors  de  fer,  se  melant  a 
la  foule  sans  parasol,  sans  epieü  devant  lui,  ni  serviteurs  eloignant  le 
peuple  et  1'cmpecliant  de  s'approcher  de  lui;  lui-meme  il  prenait  leurs 
suppliques,  satisfaisait  leurs  desirs,  secourait  celui  qui  implorait  sa  protec- 

1.  Ici  finit  la  traduction  de  Mednikov,  379.  —  2.  10  janvicr-14  fevrier  1013. 


[307]  DE  YAI1YA-1BN-SAID  D'ANTIOCHE.  515 

cU^ji  8rcb  ^j  5^>  jv^j  öl^  4U  ö-  ^  V-0-1  -*  j^s  r^i 
rii  vi  füj  10*lui  ^jüi  j-  j»A*u  °.a  js  jj  ^*u  st^ji  j  ^^j 

4I1  ^jubLül  jJLij  xt  £*»  jl  .*»  VI  12I^  £«,».  v-^>.3  nby?"  iS*  ^  J^ 
iL».    »Li    V    14jli    *L-~    jJILj    ^J    (ü^l    Ul   Uc    13rUi    üü-U    ^^y^ 

4J*    .,     "l*JU     L,     ^    "    16V     ^J    ^    Vj    '    jLo     p»-    J*    ÄiJ.    ^     ^^J  «Ghp.206. 

jUj  fl5C*VI  J  ^J-^j  "J  J&*  p]  Ol    ^   U   ^j   Laa^    18öf>    d>>£j 
J  ^yij^  19J  <;5Cl~  JL*!  Jl   ^^Jj  <L1^    ^^  (J  U  J-uJl   ^   ^\3  ^UlLJI 


1.  BLSCli  om.  —  2.  B  jj£  —  3.  P  UjsJ.  —  4.  BLSCh  j^j^b  ^  —  5.  C  s^. 

—  G.  BLSCh  add.  -  j  j'Öll.  -  7.  BLSCh  om.  —  8.  BChora.  —  9.  P  tfA-  ~  10-  C 
C>J^  Ch  ^iUl.  —  11.  B  ijtja»  —  12.  PL  Ijä.  —  13.  P  -lia.  —  14.  BCh  jt..  — 
15.  BCh  om.  —  16.  Ch   J.  —  17.  LSCh  ^Jo.  —  18.  LS  om.  BCh  i^jj  C  i~J  aj. 

—  19.  B*l  —20.  Pjjy. 


tioh.  11  augmenta  les  aumönes  aux  pauvres  et  ä  ceux  qui  demandaient  la 
charite,  fit  du  bien  ä  un  grand  nombre  de  cavaliers,  les  combla  de  faveurs 
et  de  bienfaits.  Ayant  invite  un  grand  nombre  de  lecteurs  du  coran,  il  les 
obligea  ä  rester  dans  son  palais  et  leur  alloua  de  hauts  appointements,  de 
magnifiques  distributions,  de  grandes  proprietes. 

Ensuite  il  (al-Hakim)  statua  dans  l'administration  de  la  police  du  Caire 
et  de  toutes  les  villes  qu'on  etablirait  deux  temoins,  parmi  les  temoins 
bonnetes ;  aucune  sentence  ne  devait  etre  portee  contre  les  personnes  accusees 
d'un  crime  ou  de  delit,  qu'apres  la  confirmation  dela  part  de  ces  deux  temoins 
que  (l'accuse)  meritait  la  (peine) ;  apres  quoi  l'arret  conforme  ä  un  pareil 
(delit)  etait  rendu  ä  son  egard  et  puis  (l'accuse)  etait  mis  en  liberte;  il  etait 
interdit  de  passer  aucun  crime  sous  silence  ou  d'accepter  des  dinars  ou  des 
dirhems  pour  (dissimuler)  un  crime.  *  Celui  qui  n'avait  pas  commis  ce  dont  *ciip.206. 
on  l'accusait  ou  soupconnait,  devait  en  presenter  la  preuve  evidente  devant 
ces  deux  (temoins)  et  se  faire  absoudre  de  ce  qu'on  lui  incriminait;  apres 
quoi  on  devait  le  laisser  tranquille'.  Ainsi  devait-on  proceder  dans  les  juge- 
ments  et  toutes  les  reclamations.  II  manifesta  des  sentiments  de  justice,  dont 
on  n'avait  pas  vu  d'exemple.  J'eu  jure  par  ma  vie,  de  son  temps,  les  habi- 
tants  de  son  empire  ne  cesserent  pas  d'etre  en  assurance  ä  l'egard  de  leurs 


1.  Ici  le  texte  est  probablement  abime. 


5i6  IIIST01RE.  [308] 

i^Jj     Zj^k^i    ^jr"     ^^^J    /viäc     i_jj-    4j     ,jlS     Jl>     Jo-1 

*  p  f.  73.   Ut   *i   V  U       <*JiJI   Jlj^Vl   J  ^   c5CL«  JaIj  <djj   »Ljj  ^y  Jiä  Jiij 

ijj   -J  ^L.  jl^  j-   Li.  V  ^-«-J  4^  3-^l  JU  Ü-V   ,>J~  jJ»   «r^O  »1—1 
^yCJI   *^>.  Ja£-|j  ^Vl  Je-  L^i  o.  ^a^_;  5(n^v  c^l£j  aJ  ^jU  V  ^ 

10  c  ^    L  *i  jJLk   jl  uJu-  öcLi   *,Li  J    S_pU.  j    J    ^\j  jS.    JM.V1) 
<j1>  ^   ^  o£   12^J1   5^-01   JJ.JÜI  ^j   oljUI  ^  »f^  kL*   ^^Jj 

cljUJIj    JLcYlj     pUJ!    13J?-     v*5->    £^    ^U-^5    ic^    iUf"    W    öj~>>    j-*3 

*  sp.212.  ö^  J\  V-  l5Jrt  r1  ^  >  °  ^  ^  ^  14^jlj  ^  ^lUJ1  *  d)^1-3 

1.  B  Ch  ^J»  —  2.  S  J..O.  —  3.  B  UJ.  —  4.  L  om.  ^.  —  5.  LS  vfj>  B  ^'.  — 
6.  BCh  ^-XJ'j  »j-Pl.  —  7.  P  om.  —  8.  Ch  .^i..  —  9.  CCli  add.  _,  A.-A  —  10.  P  om.  - 
11.  LSCCh  äyC  -  12.   B  ^JJ!.  -  13.  LS  J^l.  -  14.   B  >jl.  -  15.  P  Jfc.  -  16.  P 
tS^iy.  —  17.  BLSCh  om. 

biens,  alors  qu'ils  ne  jouissaientpas  de  la  securite  pour  lern-  vie.  II  ne  s'etait 
iamais  permis  de  s'e-mparer  du  bien  de  personne;  mais  au  contraire,  il  etait 
tri's  genereux,  il  (avait distribue)  de  nombreux  presents  et  des  dons  abondanls. 
(Al-Hakim)  a  fait  mourir  un  nombre  considerable  de  grands  de  sa  cour 
et  d'habitants  de  son  empire  qui  possedaient  des  richesses  iucalculables. 
Mais  il  ne  voulut  jamais  s'approprier  le  bien  d'aucun  d'entre  eux,  surtoul  de 
eeux  qui  avaient  un  heritier;  (piant  ä  ceux  qui  navaient  pas  d'heritier,  (des 
gens)  lui  demandaient  l'heritage  de  ceux-ci  en  don,  et  le  plus  souvent  il  les 
leur  accordait.  II  abolit  tous  les  droits  de  douanes  et  impöts  qui  Haient 
habituellement  percus.  II  ordonna  egalement  que  tous  ceux  auquels,  de  son 
vivant  ou  du  temps  de  son  grand-pere,  on  avait  enleve  une  partie  de  leurs 
immeubles  ou  de  leurs  biens  sans  fondement  ou  sous  forme  de  requisitions 
injustes,  ces  biens  fussent  restituös  ä  leurs  proprietaires.  Aussi,  nombre  de 
gens  reclamerent  plusicurs  immeubles  et  des  dettes  anciennes  tres  consi- 
derables,  que  son  tresor  leur  devait,  alors  qu'ils  avaient  d.-sespöre  d'en 
recouvrer  quelque  chose.  De  itii-mc,  il  distribua  et  donna  les  meilleurs  bien- 
fonds,  domaines,  terres  etpropriötcs  de  lacouronne,  les  uns  apres  les  autres, 
ä  tous  ceux  qui  les  lui  demandaient,  de  sortc  qu'au  momcnt  de  sa  mort 
il  n'en  resta  que  peu.  11  attira  la  plupart  des  habitants  des  endroits  lointaius 
•i   roconnaitre  sa  souverainetr;  on   fit  la  priere  pour   lui   a  al-Koufali,  et  la 


[309]  DE  YAIIYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  517 

!l  i"'..-\\   ÄA^JI   Jlj^VI  ääIj  \$J^  -^  jj  ^"^     *~>\  J>\  ^y-z  ^^j  üf&[> 

Ol    ff.-^J   4^y^lj   SV^I    J-    3jl^*Jl»    JLcVI    J    ^> 

i*=-jj  v-i-l—'^  Ioä,Ul^)1  ^Lj  ^^tj  ^X  ^1  je  14i«JUIj  13^xJ^  ,2Ä)ljL  ÖJ1  j* 
1.  BLSCh  w'<A  —  2.    BCh  om.    C  add.  U**a..  —  3.    BLSCh  .  atJI.   —  4.   P 


Ji 


-JX^-^.     .3.      131jOL.I1     (V 


-  5.  S  wl.  —  6.  CIi  (p.  323)  "iblx  male.  —  7.  P  ^ILJ!.  —  8.  Ch  (p.  323)  add. 
Ai>J^J  male.  —  9.  PCh  (p.  323)  jä.1  (om.  _,).  —  10.  Ch  Li  (sie!).  —  11.  BCh  om.  ab 
aJÜj.  —  12.  S  oJtjlj.  —  13.  Cli  v_~Jt.  —  14.  Ch  ^«Ulj.  —  15.  S  i^Ul.  —  16.  B 
om.  ab  p»lj. 


propagande  en  sa  faveur  se  faisait  jusqu'aux  portes  de  Bagdad  et  dans  la 
ville  d'ar-Ray.  Puis  il  envoya  de  grands  et  precieux  presents  aux  gouverneurs 
et  aux  rebelies  du  district  de  l'Iraq  pour  les  attirer  a  lui. 

Un  certain  marchand  de  l'Iraq,  ayant  rencontre  [al-Hakim],  implora  sa 
protection  en  disant,  qu'ayant  des  marchandises,  il  les  avait  portees  par 
les  endroits  dangereux,  clicminant  avec  elles  parmi  les  Bedouins  et  les 
coupeurs  de  route;  ä  travers  ces  perils  il  les  avait  conservees,  mais  qu'il 
en  avait  ete  prive  dans  sa  ville  ä  lui  Hakim;  c'est  pourqupi  il  le  priait  de 
les  lui  remplacer  au  plus  vite;  ou  bien  si  cela  lui  plaisait,  de  lui  faire 
delivrer  un  certificat  afin  qu'elles  fussent  remplacees  ä  son  entree  (d'al- 
Hakim)  ä  Bagdad  et  au  moment  oü  il  s'emparerait  de  (la  ville),  parce  qu'il 
etait  sür  qu'il  s'en  emparerait  comme  il  s'emparerait  des  autres  pays  qui 
ne  lui  appartenaient  pas  encore  ä  cette  epoque.  E  tonne  de  ses  paroles  (al- 
Hakim)  lui  donna  ce  que  nous  avons  mentionne;  et  (le  marchand)  regut  de  lui 
en  argent  comptant  une  somme  de  quelques  milliers  de  dinars.  Au  mois  de 
chawwal  de  cette  merae  annee '  (al-Hakim)  prescrivit  de  faire  cesser  les  injures 
et  les  maledictions  contre  Abou-Bekr,  'Omar  et  tous  (leurs)  compagnons  et 
ai'eux;  il  implora  pour  eux  la  misericorda  divine  et  exposa  leurs  vertus  et 
ce  que  la  loi  musulmane  exigeait  au  point  de  vue  de  l'estime  et  de  l'hon- 
neur  ä  leur  rendre. 

1.    15  avril-13  mai  1013. 


518  IIISTOIRE.  [310] 

AS^s-)i\      ^j\>cms\^        't^o.aclÄJI     ^)Lw      lS**-^         *j*»J|)     f-*-)       <-L~       »jJ»t*Jl     (_J      *A_JLTj 

*  p  f.  7;!'-iLrl  <*^_  Jj   Ut  ssl^l  jjj   -Ot  <ü   pji.  jl^  ^„j    <J  4jJwfk^_  *  Vj  3l^j^riL-._ 
•Bf.isr.JJ^iJlJ    ^tVI    ^   ^J,    *  <5CJL_  JL    jj^    ÖJI    j,    fcj   ^Jl    |Ä*    Jj 

»Chp.207.  S^S      -,     ü^Vjl      Ol^l)      fclUi»-      ^     *fcL=-      l^ai      Ja      rj>\      dlU      Ji     jl£    *     JkSJ 

k-*^JJ    tlnt^    '-O-*— 'J    0^    l*-*-»o  I    '  J^'-«5    3>      l5j^aju.    lijr^J    >-k.    P^f^^       ö^   *A,»..S 

*  Sp. 213.  13^IäJ1  Aäs   ^  ^  j^JL«   Lfc^aJ  J  *   12Vlj._  J)  c  L^Afr 

1.  B  om.  j.  —  2.  Ch  »^»LJi.  —  3.  BCh  Isyilo.  —  4.  Cli  Ijjiiü.  —  5.  BLSCh  om.  — 
6.  B  om.  dep.*.  —  7.  LS  om.  —  8.  B  *§*>*>.  —  9.  S  .fi  jfpL^.  —  10.  BCh  »jUr3^. 
—  11.  Ch  ^jI.  —  12.    P  ^jj.  —  13.   BLSCh  »Jii  cre-  C  om.   ab  Ji.. 


Au  mois  de  mouharrem  de  l'an  404'  (al-IIakim)  ordonna  d'exiler  tous  les 
astronomes  et  les  astrologues.  Ils  s'assemblerent  tous  et  ils  lui  demanderent 
gräce;  et  en  les  gräciant  il  leur  fit  jurer  de  ne  plus  recourir  ä  la  scieuce  de 
l'astrologie,  ni  de  s'en  occuper,  ni  d'y  reflechir;  quant  ä  ceux  qui  avaient 
recu  de  lui  quelque  traitement  habituel,  il  le  leur  paya  et  ne  les  enpriva  point. 

Le  mememois  de  cette  annee  il  affrancb.it  tous  sesesclaves  sans  exception, 
femmes,  liommes,  serviteurs ;  il  les  affranchit  tous  sans  rancon,  et  les  fit 
maitres  de  leur  vie,  ainsi  que  de  l'usage  libre  de  ce  qu'ils  possedaient  et  qu'ils 
avaient  acquis  de  lui  et  de  son  pere;  il  leur  laissa  la  libre  jouissance  de  tout 
cela  selon  leur  cboix. 
♦Chp.207.  *  Avant  cela  il  avait  edoigne  de  son  palais  un  grand  nombre  de  ses  concu- 
bines  et  de  meres  de  ses  cnfants,  malgre  sa  violente  passion  du  commerce 
charnel.  Bicn  plus,  il  en  fit  noyer  quelques-unes  dans  des  caisscs,  qu'il  avait 
fait  faire  pour  elles;  il  fit  clouer  ces  caisses,  les  fit  alourdir  au  moyen  de 
pierres  et  elles  furent  jetees  dans  le  Nil.  Mais  la  souveraine  mere  (d'Hakira) 
garda  chez  eile  la  mere  de  son  lils  avec  son  enfant  Abou-!-Hasan-'Ali 
craignant  qu'il  n'attentat  ä  leur  vie,  et  tous  les  deux  ne  cesserent  pas  de 
resider  dans  son  palais,  loin  de  lui,  jusqu'ä  la  disparition  d'al-llakim. 

1.  13  juillet-ll  aoüt  1013. 


[311]  DR  YAHYA-IBN-SA'ID  D'ANTIOCHE.  510 

%i%     ij     fläJI     {ja     flT"^      Cili-J     \j£^-yj\     AS      ^jLsJI     {ja     icU^-     j\     <JI         l^jlj 

oL5>)lj  j^J^JI  ^U^V  j^JLoj    £~   *jj\  a%    Jl    2|yLi  p^lj  jUI    !y«r:...lj 

Je     ^j,     8A^V     ül^l      jS.     {ja     ^      ClijJ     p^JI      ÜL^I      ?J;l*i"     J^.T    pAjLl^l       ^^ 

i>.^'  ö*-5  fri--5  (^  li^f*-*  <j>_iJI  ^jUiJI  j^  10(.Lt!l  9JL  j,j  ^*a  {y>  JlsJ\$ 
I^Jlc  Ji;  13^l  ,nrVl>.jj  päd  1^1  jl  juj  CiyjC  f^LU  12^  j^  I^JÜ 
C&4  ö~i>UV  Jl  L^fyi  ^  jlÜ    Vj  ^Ui  I5j.  ^  J  14l_^>.  ,Jj   l^U- 

1.  LSCh  ^\*  —  2.   Ch  jj»1L~>.  —  3.  P  ü^.  —  4.  LSCh  -^älL.  —  5.  L  add.  »$). 

—  6.  P  ij^Jtj.  —  7.  B  ^.UL  LSCh  ^Uk*.  —  8.  B  Uxl  —  9.  LS  om.^L.  — 
10.  BCh  U^j  ^p_,  ,UJ!  LS  add.  L^-bj.  —  il-  BLSCh  !_^-.  —  12.  BLS  l^if  UU. 

—  13.  L  ^Jüt.  —  14.  L  \yejta,.  —  15.  BCh  om.  deux  mots. 


Puis  il  apprit '  qu'un  grand  nombre  de  chretiens  avaient  eprouve  de  la 
mefiance  et  avaient  peur  de  rester  dans  son  pays;  qu'ils  trouvaient  penible 
de  porter  «  al-ghiyar  » 2,  qu'ils  se  rendaient  secretement  en  terre  grecque 
moyennant  l'argent  qu'ils  donnaient  genereusement  aux  gardes-frontieres 
et  aux  gardiens  de  routes  pour  qu'ils  les  laissassent  passer.  Au  mois  de  cafar 
de  cette  meme  annee3  il  permit,  par  un  decret  qui  fut  lu  publiquement  ä 
un  grand  nombre  de  chretiens  et  de  juifs  d'aller  en  terres  grecques  avec 
leurs  familles,  leurs  effets  et  tout  ce  qu'ils  possedaient  et  d'en  disposer 
selon  leur  desir  en  pleine  securite  et  tranquillite,  comme  signe  de  sa  bonte 
et  de  sa  bienveillance  ä  leur  egard,  sans  forcer  personne  d'entre  eux  ä  s'en 
aller,  mais  leur  laissant  la  liberte  du  choix.  Get  ordre  fut  transmis  ä  toutes 
les  provinces  de  son  empire  et  il  fut  execute.  Un  tres  grand  nombre  alors 
de  chretiens  qui  restaient  iideles  ä  leur  foi  ou  avaient  embrasse  l'islamisme, 
emigrerent  d'Egypte  et  de  toute  la  Syrie  tout  ä  fait  ouvertement,  apres 
avoir  vendu  leurs  immeubles  et  les  effets  qui  leur  paraissaient  trop  lourds 
ä  empörter ;  on  ne  leur  suscita  aueune  difficulte  ä  cet  egard  et  personnc  ne 
les  fouilla.  Ils  s'en  allerent  ä  Laodicee,  ä  Antioche  et  en  d'autres  villes  du  pays 
grec. 

1.  Ici  commence  la  traduetion  de  Mednikov,  1,  379-381.  —  2.  Marque  distinetive  dans 
le  costume.  —  3.  12  aoüt-9  septembre  1013. 


520  HISTOIRE.  [312] 

*  P.  p.  256.  ^L^i-j   /^J-    '*J    KUl.    *liJI        Jlc   Cj.ä<    ^»LäU     7-lj>dl   ^j;     Juü-i    ^     rj^     LI» 

*sp.  214.  -jjl   i__    f>«^    J[   [,,<_&    Vj    Ci.^».   2U'X<>    j       p^UJI    aJI    __^   Jj   ^1 

Ja«    ^     *-»j-    j^z>    lS~~-    ij    üjjJl    ^Ls    ,_*LU1    ^^i    /^    (J-^    A>^   Jr~Ä    ^JLjuj^j 

*  p  f.  74.    ^jl—j  5Üal  -CLöJL    J=-l^_. !lj    j>-L.a>     irJl^  4,^J    J"^?^    3^~^j  *   <c<C.L-.    JL-j 

*  R  p.  357.  t-I^sJI     ,V      (_Uft.a     jV      r  jiJl         JjU     jl     JLJl     (j    Jj-ä-i'l»     ^^^     ü"f .         vir0     ^Ldl 

iLjl  ^   \j**i  ^..^   Jl  -o»N    *•   W*1   pv^i  ^L— ^  •*-*   >»Vji  JL*I   Li» 
^j^j  GiUJI    j-M«ll    j.    jJb    iljjJl    ^W5    Jioj    IjJLc    I^Jlc  ^dl    :£U1    j*    ^tr.h 

>L».p-    Üj-vJI     ^JaS     Sy       Jilj       4j 

1.  BLSCh  om.  —  2.  BLSCIi  add.  1  —  3.  R  w^.  —  4.  BCh  ^Jül.  —  5.  BCh 
om.  —  (5.  BPLS  äJü=  JD-  —  7-  BLSCh  om.  —  S.  BCIi  ^ßXj.  —  9.  BLSCIi  om.  deux  mots. 


Quant  ä  al-Moufarridj-ibn-Daghfal-ibn-al-Djarrah,  il  resta  en  possession 
de  la  Syrie,  comme  son  maitre,  pendant  deux  ans  et  cinq  mois.  Pendant  cette 
periode  de  temps  al-Hakim  n'avait  envoye  contre  lui  ni  armee  ni  troupes 
jusqu'au  mois  de  mouharrcm  de  Fan  404'.  Mais  alors  il  expedia  contre  lui 
'Ali-ibn-Falah  surnomme  Qouthb-ad-Daoulah  avec  une  armee  nombreuse,  ou  il 
avait  groupe  les  meilleurs  soldats  de  son  empire.  Ordre  fut  egalement  envoye 
aux  troupes  qui  se  trouvaient  ä  Damas  et  dans  le  littoral  d'avoir  ä  marcher 
contre  lui;  apres  quoi  les  troupes  s'avancerent  contre  lui 'des  deux  cötes.  Mais 
ä  ce  moment-la  meine,  al-Moufarridj-ibn-])aghfal-ibn-al-l)jarrab  mourut. 
Ses  fils,  ä  la  nouvelle  de  l'arrivee  des  troupes  contre  eux,  abandonnant 
Ramlab  et  d'autres  villes,  qu'ils  possedaient,  se  refugierent  avec  les  Arabes 
dans  le  desert.  Puis  Qouthb-ad-Daoulah- 'Ali-iba-al-Falah  entra  ä  Ramlab; 
quant  ä  auba  Theophile,  le  patriarcbe,  il  s'enfuit  de  Jerusalem,  et  resta 
Cache  pendant  quelque  temps;  puis  il  revint  a  Jerusalem,  oü  il  resta  et  il 
fut  bien  accueilli  par  Qouthb-ad-Daoulah2. 

1.  13  juillet-11  aoüt  1013.  —  2.  Ici  linit  la  traduction  de  Mednikov,  i,  3S1. 


LES  PARALIPOMENES 


PATR.   OR.  —  T.   XXIII.   —  F.  4.  36 


LESPARALIPOMENES 

LIVRES  I  ET  II 

VERSION   ETHIOPIENNE   EDITEE   ET  TRADUITE 


PAR 


SYLVAIN  GR^BAUT 

d'apres  les  manuscrits  94  de  la  Bibliotheque  Nationale 
et  35  de  la  collection  d'Abbadie 


NIHIL  OBSTAT 

Parisiis,  die  vicesima  secunda  septembris  1932. 
R.  GRAFFIX 

PERMIS  D'IMPRIMER 

Paris    le  23  septembre  1932. 

V.  DUPIN 

Vic.  gen. 


1NTR0DUCTI0N 


Les   manuscrits  connus.   —  Oii  possede   huit  manuscrits  de  la  version 
ethiopienne  des  Paralipomenes   dans  les  bibliotheques   d'Europe.  Ce  sont  : 

1.  Bibliotheque  Nationale  de  Paris  : 

Eth.  94  (Cat.  Zotenberg,  5),  du  xv"  siecle'  ; 
Collection  A.  d'Abbadie,  n°  35,  du  xvn"  siecle2; 
Collection  A.  d'Abbadie,  n°  141,  du  xvme-xixe  siecle3. 

2.  Musee  Britannique  de  Londres  : 
Orient.  488  (Cat.  Wright,  IX),  de  1726'; 
Orient.  489  (Cat.  Wright,  XI),  de  17305; 
Orient.  493 (Cat.  Wright,  XVII),  du  xvin'  siecle6. 

3.  Bibliotheque  Bodleienne  d'Oxford  : 
Cod.  aeth.  III,  du  xvme  siecle7. 

4.  Bibliotheque  Municipale  de  Francfort  : 
Cod.  aeth.  2,  du  xvme  siecle8. 

Manuscrits  utilises  pour  etablir  le  texte.  —  Les    manuscrits    qui  ont 


1.  H.  Zotenberg,  Catalogue  des  manuscrits  ethiopiens  (gheez  et  amharique)  de  la 
Bibliotheque  Nationale,   Paris,  1877,  pp.  8-9. 

2.  Catalogue  raisonne  de  manuscrits  Äthiopiens  appartenant  ä  Antoine  d'Abbadie. 
Paris,  1859,  pp.  42  et  43;  M.  Chainb,  Catalogue  des  manuscrits  ethiopiens  de  la  collec- 
tion A.  d'Abbadie,  Paris,  1912,  p.  25;  C.  Conti  Rossini,  Notice  sur  les  manuscrits 
ethiopiens  de  la  collection  d'Abbadie,  Paris,  1914,  p.  36. 

3.  A.  d'Abbadie,  Catalogue  raisonne  de  manuscrits  ethiopiens...,  p.  157;  M.  Chaine, 
Catalogue  des  manuscrits  ethiopiens  de  la  collection  A.  d'Abbadie,  p.  87;  G.  Conti 
Rossini,  Noiice  sur  les  manuscrits  ethiopiens  de  la  collection  d'Abbadie,  p.  34. 

4.  W.  Wright,  Catalogue  of  the  ethiopic  manuscripts  in  the  British  Museum, 
London,  1877,  p.  9. 

5.  Ibidem,  p.  10. 

6.  Ibidem,  p.  16. 

7.  A.  Dillmann,  Catalogus  codicum  manuscriplorum  Bibliothecae  Bodleianae  Oxo- 
niensis,  pars  VII,  Codices  aethiopici,  Oxonii,  1848,  pp.  2-3. 

8.  Lazarus  Goldschmidt,  Die  abessinischen  Handschriften  der  Stadtbibliothek  zu 
Frankfurt  am  Main,  Berlin,  1897,  p.  3. 


526  LES  PARALIPOMENES.  [6] 

servi  ä  etablir  le  texte  de  la  version  ethiopienne  des  Paralipomenes 
sont  :  Eth.  94  (Zot.,  5)  de  la  Bibliotheque  Nationale  et  35  de  la  collection 
A.  d'Abbadie. 

Manuscrit  eth.  94  (Zot.,  5)  de  la.  Bibliotheque  Nationale.  —  Le 
manuscrit  ethiopien  94  (Zot.,  5)  de  la  Bibliotheque  Nationale  est  un  codex 
de  parchemin  compose  de  154  folios  ayant  0'",455  de  longueur  sur  0,u,350  de 
largeur. 

La  copie  des  Paralipomenes  va  du  fol.  75  r°  au  fol.  107  v°.  Dans  cette 
partie  du  manuscrit  les  pages  ont  deux  colonnes  de  40  ä  44  lignes;  chaque 
ligne  a,  en  moyenne,  18  lettres.  Cette  copie  n'a  pas  de  titre. 

Le  Livre  premier  des  Paralipomenes  commence  ä  la  premiere  ligne  de  la 
premiere  colonne  du  fol.  75  recto  et  finit  ä  la  5e  ligne  de  la  deuxieme  colonne 
du  fol.  91  recto. 

Le  Livre  deuxieme  des  Paralipomenes  commence  ä  la  7"  ligne  de  la  deuxieme 
colonne  du  fol.  91  recto  et  finit  ä  la  37"  ligne  de  la  deuxieme  colonne  du 
fol.  107  verso. 

Entre  les  folios  99  et  100  manquent  deux  feuillets,  ainsi  qu'entre  les 
folios  100  et  101. 

A  la  fin  du  Livre  premier  se  trouve  la  souscription  :  -wjw  >  [sie)  >?/"t  s  ,ei> 
■s  •■  vn.9°  :  '(■•s-ve.  A  la  fin  du  Livre  deuxieme  il  n'y  a  pas  de  souscription. 

Cette  copie  semble  avoir  ete  transcrite  dun  livre  ancien.  Elle  n'est  pas 
exempte  de  fautes.  Dans  le  Livre  premier  on  doit  noter  l'omission  des 
versets  28  et  29  du  chapitre  XV  et  des  versets  1-7  du  chapitre  XVI.  Dans  le 
Livre  deuxieme  il  y  a  deux  lacunes  par  suite  des  quatre  folios  disparus  : 
chapitre  XVII,  vers,et  17  —  chapitre  XXI,  verset  5;  chapitre  XXIII, 
verset  10  6  —  chapitre  XXVI,  verset  10. 

Le  manuscrit  appartient  au  xv°  siecle.  Cf.  Mthiops,  3°  annee,  1930,  p.  14, 
S.  Grebaut,  Rectification  paleographique  :  Age  du  ms.  ethiopien  n"  5  de  Paris, 
Voici  la  reproduetion  de  la  notice  contenue  dans  /Ethiops  : 

Zotenberg  dans  son  Catatogue  des  manuscrits  ethiopiens  (gheez  et  amharique) 
de  la  Bibliotheque  Nationale,  p.  V  et  p.  9,  fait  remonter  le  ms.  ethiopien  n"  5 
de  Paris  (anciennement  eth.  94)  au  xn i°  siecle.  L'examen  paleographique 
m'a  amene  ä  conclure  que  ce  ms.  est  du  xv°  siecle. 

La  lettre  ft».  —  Scs  aspects  sont  divers  :  a)  la  voyelle  o  presente  la  forme 
dun  cercle;  eile  est  attachee  au  milieu  de  la  haste  droite  tantöt  a  l'aide  du 
pedoncule  normal,  tantöt  avec  un  pedoncule  raecourei,  tantöt  directement;  le 
plus  souvent  eile  se  place  vers  le  sommet  de  la  haste  droite  avec  un  court  ou 
un  tres  court  pedoncule;  b)  la  voyelle  o  presente  la  forme  dun  triangle  et  est 
reliee  ä  la  haste  par  un  court  pcdonculr. 

Lettres  anguleuses.  —  La  voyelle  o  de  \r  presente  parfois  la  forme  d'un 
triangle.  La  brauche  droite  de  la  lettre  a»  est  unguleuse,  alors  que  la  brauche 


[7]  INTRODUCTION.  527 

gauche  reste  courbe;  ce  fait  se  vörifie  surtout  pour  0*,  *",  v.  La  lettre  r  est 
souvent  anguleuse.  La  voyelle  0  de  *  et  de  *  est  anguleuse.  La  lettre  0  est 
anguleuse;  ce  fait  se  verifie  surtout  pour  »>,  ö,  9.  Les  lettres  v ,  £  et  x  sont 
parfois  anguleuses.  La  lettre  *  est  rarement  anguleuse. 

Asymetrie  des  hastes  paralleles.  —  Parfois  la  haste  gauche  de  A  est  plus 
courte  que  la  droite.  Assez  souvent  la  haste  gauche  de  h  est  plus  courte  que 
la  droite  et  est  legerement  incurvee. 

Autres  particularites.  ■ —  La  diphtongue  ue  est  attachee  ä  la  lettre  -p-  sans 
pedoncule.  Le  jambage  inferieur  de  />  est  assez  souvent  vertical.  La  haste  de 
1  est  inclinee  vers  la  gauche.  La  voyelle  0  de  1  est  introduite  au  moyen  d'un 
petit  trait  vertical  perpendiculaire  ä  la  branche  horizontale.  Le  petiole  hori- 
zontal de  fr  est  place  ä  gauche.  La  lettre  e  est  rectangulaire,  fait  qui  se  verifie 
surtout  pour  1.,  ?,  6. 

Les  chiffres.  —  Tres  rarement  les  chiffres  sont  depourvus  des  traits  hori- 
zontaux  superieur  et  inferieur.  Rarement  le  chilfre  g  se  rapproche  du  B  grec. 
Le  chiffre  %  est  minuscule. 

Orthographes  anciennes.  —  Presque  toujours  on  rencontre  l'orthographe 
ancienne  ».  dans  vw.vfirh,c  et  souvent  dans  des  mots  usuels  comme  n>.u-,  nw 
-t>.ih,  etc.  A  noter  encore  des  orthographes  anciennes  comme  j&/ho»-c,  dh*  au 
lieu  de  fw.a»-c,  eh*. 

Signes  archai'ques.  —  Dans  les  marges  le  me'eräf  est  souvent  repete;  on 
trouve  parfois  aussi  le  sigle  tip  et  quelques  rudiments  d'arabesques. 

Manuscrit  n°  35  de  la  collection  A.  d'Abbadie.  —  Le  manuscrit  n°  35  de 
la  collection  A.  d'Abbadie  est  un  codex  de  parchemin  compose  de  280  folios 
ayant  0m,395  de  longueur  sur  0"',345  de  largeur.  La  copie  des  livres  des 
Paralipomenes  est  contenue  dans  les  folios  85-111.  Les  pages  ont  trois 
colonnes  de  33  ä  40  lignes;  chaque  ligne  a,   en  moyenne,   16  lettres. 

Le  Livre  premier  des  Paralipomenes  commence  ä  la  lre  ligne  de  la 
premiere  colonne  du  fol.  85  recto  et  finit  ä  la  5e  ligne  de  la  troisieme  colonne 
du  fol.  96  recto. 

Le  Livre  deuxieme  des  Paralipomenes  commence  ä  la  6e  ligne  de  la  troi- 
sieme colonne  du  fol.  96  recto  et  finit  ä  la  17e  ligne  de  la  troisieme  colonne 
du  fol.  111  verso. 

Cette  copie  n'a  pas  de  lacunes. 

L'ecriture  est  de  la  meme  main.  Le  manuscrit  appartient  ä  l'epoque  du 
roi  'Iyäsou  le  Grand  (1682-1706).  Les  lettres  sont  de  grandeur  moyenne. 

Au  haut  du  fol.  85  recto  ainsi  qu'au  haut  du  recto  des  folios  suivants 
jusqu'au  fol.  92  on  trouve  ecrit,  comme  titre,  le  mot  /he-rv.  Au-dessus  de  la 
premiere  colonne  du  fol.  85  recto  il  y  a  la   glose   suivante  :  r-myt  ■■  t** 

Entre  la  5e  et  la  6e  ligne  de  la  troisieme  colonne  du  fol.  96  recto,  ä  la  fin 


528  LES  PARALIPOMENES.  [8J 

du  Livre  premier,  se  trouve  le  titre  du  Livre  deuxieme  :  /ho-9>  >  wr-t-  ■■  .t-o-z  •■ 
itßCh.  A  la  17e  ligne  de  la  troisieme  colonne  du  fol.  111  verso,  ä  la  fin  da 
Livre  deuxieme,  il  y  a  la  souscription  :  /iix.v/  ä  »7/"t  >  j&o--s  >  «».tv  >  s*. 

Cette  copie  est  divisee  en  sections  (9°<>i-v-)  dont  les  debuts  corres- 
pondent  ä  peu  pres  ä  ceux  des  chapitres  du  texte  grec  des  LXX.  Leur 
indication  est  donnee  par  les  mots  i°b  •■  §,  9"t>  >  g,  etc.,  places  dans  la  marge 
gauche  du  commencement  de  la  section. 

Le  texte  est  correct.  II  a  ete  collationne  et  corrige  sur  le  texte  d'une 
copie  plus  ancienne.  En  effet,  on  remarque  qu'eu  de  nombreux  passages 
plusieurs  mots  ont  ete  remplaces  par  d'autres  mots. 

Aucune  remarque  paleographique  n'est  ä  faire,  le  manuscrit  etant 
d'epoque  moderne. 

Integrite  de  l\  version  ethiopienne.  —  Le  texte  de  la  Version  ethio- 
pienne  des  Paralipomenes  est  complet;  il  n'a  ni  omissions,  ni  additions 
de  mots  ou  de  phrases. 

Dans  la  version  ethiopienne  se  trouve  la  priere  du  roi  Manasse,  inseree 
entre  les  versets  12  et  13  du  chapitre  XXXIII  du  Livre  deuxieme.  Le  texte 
grec  de  cette  priere  apocryphe  est  contenu  dans  le  Codex  Alexandrinus*  ainsi 
que  dans  plusieurs  manuscrits  du  texte  grec  des  Psaumes.  La  version 
ethiopienne  de  la  priere  de  Manasse  a  ete  publiee  par  Ludolf  dans  son 
edition  des  Psaumes ". 

La  presente  edition.  —  C'est  au  regrette  et  savant  ethiopisant  F.  M.  E. 
Pereira  qu'avait  ete  confiee  primitivement  l'edition  des  Paralipomenes.  II  est 
juste  d'associer  son  souvenir  k  cette  edition  qu'il  avait  entreprise  et  qu'il 
aurait  menee  ä  bien,  si  la  mort  n'etait  venue. 

Le  travail  commence  par  Pereira  m'a  ete  remis  en  l'etat  suivant  :  l'editeur 
avait  reproduit  le  texte  du  ms.  P  (Bibl.'Nat.  n°  94)  et  de  ce  seul  manuscrit 
avait  fait  une  traduction  frangaise  de  premier  jet  ou,  plus  exactement,  une 
^bauche  de  traduction.  Le  ms.  A  (d'Abbadie  n"  35)  n'avait  pas  ete  utilise; 
aucune  Variante  n'etait  donc  etablie. 

II  ne  m'a  pas  ete"  possible  de  tirer  parti  du  travail  preparatoire  de  Pereira 
et  j'ai  du  reprendre  toute  la  täche  :  comparer  mot  pour  mot  les  mss.  P  et  A, 
consigner  les  tres  nombreuses  variantes  et  determiner  ainsi  le  choix  des. 
le?ons,  comparer  d'autre  part  le  texte  öthiopien  au  texte  grec  des  Septante, 
faire  enfin  une  traduction  entierement  nouvellc.  Labeur  qui  ne  m'a  pas 
demande  moins  de  deux  annees. 

1.  Swbtb,  The  Old  Testament  ingreek,  Cambridge,  1894,  vol.  III,  pp.  802-804  :  Swbtb, 
An  introduction  tu  the  Old  Testament  in  greeh,  Cambridge,  1900,  pp.  240  et  253,  etc. 

2.  Psalterium  Davidis  aethiopive  et  latine...  cura  Iodi  Ludolfi,  Francofurli  ad 
Moenum,  1701,  pp.  327-328. 


[9]  INTRODUCTION.  529 

Voici  la  methode  suivie  :  le  texte  de  base  est  celui  du  ms.  P,  le  plus  ancien 
des  mss.  counus;  le  texte  de  A  u'est  substitue  ä  celui  de  P  que  lorsque  ce 
dernier  est  manii'estemeut  fautif,  ou  lorsque  la  lecon  de  A  est,  de  toute 
evidence,  preferable;  dans  Tun  et  l'autre  cas  la  lecon  de  P  est  reproduite  en 
note.  Les  titres  ou  arguments  particuliers  ä  P  et  places  tres  irregulierement 
au  haut  et  parfois  au  bas  des  marges  sont  edites  et  traduits  en  appendice. 
A  noter  enfin  que,  les  memes  noms  propres  changeant  constamment  d  ortho- 
graphe,  les  variations  graphiques  ont  ete  respectees  dans  la  transcription. 
Ainsi  le  nom  de  la  seconde  femme  de  Sekour  est  dans  une  memo  phrase 
Orthographie  :  wrt-  'Anorä,  i.'Ti-'n",  Hönorätän,  Vh£-  No'ora;  le  nom  de  Gäbes 
presente  en  un  meme  verset  les  formes  :  wn.fi  'Agäbis,  .pn.fi  Gäbös,  h.^n»fi 
'Iyägäbös.  Cf.  I  Par.,  iv,  5-6,  9. 

De  la  comparaison  du  texte  ethiopien  et  du  texte  grec  des  Septante  une 
conclusion  s'impose  :  en  plusieurs  passages  restes  plus  ou  moins  obscurs 
dans  les  Septante  le  texte  ethiopien  apporte  un  eclaircissement  et  donne  une 
version  satisfaisante.  Cette  importante  constatation  suffit  ä  montrer  que  Tenor t 
n'aura  pas  ete  vain. 

Si  la  collation  de  tous  les  manuscrits  connus  en  Europe  na  pu  etre  faite, 
cette  edition  n'en  sera  pas  moins  utile,  car  les  differences  totales  qu'elle 
presente  sont  assez  nombreuses  pour  qu'il  soit  maintenant  hors  de  doute 
que  la  traduction  ethiopienne  a  ete  faite  sur  un  texte  grec  autre  que 
le  texte  recu  des  Septante.  Aussi,  pour  etablir  un  texte  critique,  devrait-on 
non  seulement  tenir  compte  de  tous  les  manuscrits  catalogues,  mais  encore 
rechercher  en  Ethiopie  si  quelque  manuscrit  ne  pourrait  pas  aider  ä  decouvrir 
l'original  grec  suivi  par  le  traducteur  ethiopien. 

Svlvain  Grebaut. 

Paris,  le  14  Juin  1932. 


SIGLES 


P  =  Bibliotheque  Nationale  n°  94  (Zot.  n°  5); 
A  =  Collection  d'Abbadie  n°  35. 


AiW 


I,  l*M9°  i  A,->  •■  rh.S*">  :  S.+J&9"l  ■•  «MAkA  :  *.#?£■  i  "'/.Tin  '  "7*1^  i      ■  p, 


>  :  ^"XC  :  ffl«?T-T  :  «7^JB,  :  IDt^a-Ofl  »  fl>Ä,A.ft  i  fl»-ffl,A  :  "Pfl*)  :  fflfc 
^.  «  '  rDft«fe«f*  ■  .^°XC  ■  hAtl.Jri  s  ffl^.q:^-  :  fl)>C^  ■  7  ö»Ä«fe+  :  Ä.P'Ü.P'J  s  h, 
Afl  :  ÖJ-ICAft.  ••  «&T.&  ■  fl>C?£?l  «  8  ffl^**  :  JUT*  :  frft  :  00^9°  '■  4*  *  :  »IV 
Ä?  «     0>£«fe#  :  fcft  :  flfl.  •    KRtft  '   0){l(W'  '■    (D^^aTi  :    tlti'i    >   tDftf'i  M    10fll 

Vhrt.  ■•  fl»A^-  >  A?°tfT  :  Tf?*  •;  +£»»  i  ftlK»  ■  ^Ojr.f-  »  mWB  ■  3.11  •  9°Ä-C  « 
1,flWDrt&0o  .■  o»A^-  ■   fiti"pi.h9°  •■    öJAAJl^   s   fflA^C;i•n.^.J',,  !  ''mÄrnCTA» 

I,  5.  "73.R]  P  «7-Sje.  —  «4.  post  "7^.e  A  «*W.  .rPTr.  —  ib.  a»i,A.n]  A  o/ä.  —  ib.  «pfin]  A  jr 
Mi.  —  ib.  ■££.]  A  -t^?".  —  6.  *c°7]  A  fr^C"?.  —  8.  h-n]  A  ni.  —  9.  nnj  A  rt.n>i.  —  ib.  K 
«Uft-V]  A  Jbffl^Tr.  —  ib.  C1TV]  A  CITV.  —  z'6.  fim]  A  All'}.  —  j'Ä.  «D-V"/]  A  <D£<b<|>  :  ^^.«7 
•V  :  rt.04  :  »n.e„^->.  —  10.  ti-rt.]  A  tf-n..  —  z'ä.  7»C"V]  A  ?T.£-.  —  /6.  ir/*]  P  m-r.  —  11-12.  u> 
Md.-»   —   fflnirt-ih,?0]  A  Wi"%ri   ■■   «nrt°(W  •.   <o{\1rC:i-tl,h,r'  :  mh'YGti'i.h.r'  ■■  «Mifin-'Vh.y0. 


LES  PARALIPOMENES 


Lämek,  4Noh.  Los  fils  de  Noh  furent  Sem,  Kam  et  'Iyäf'et.  5Les  fils  de 
Myäfet  furent  Gämer,  Mägoug,  Mädäy,  'Imouhyän,  'Elis,  Tobel,  Mosek  et  Tirä. 
■"Les  fils  de  Gämer  furent  'Askenesä,  Räftä  et  Termä.  7Les  fds  de  'Iyohyän 
furent  'Eies,  Tarses,  Qetey  et  Rod'e.  8  Les  fds  de  Kam  furent  Kous,  Masram, 
Foutou  et  Känä'an.  9  Les  fds  de  Kous  furent  Sebi,  'Iwilan,  Sobatä,  Rogman, 
Seban  et  Dätän.  ,0  Kousi  engendra  Merot.  C'est  le  premier  qui  fut  geant 
et  chasseur  sur  la  terre.  "  Masarem  engendra  Lodi'am,  Laben,  Nertäbi'em, 
,2Pätarosni'em  et  Kesäloni'em,  de  qui  furent  issus  Felest'em  et  Lekafr'em. 


75  r"  a. 


LIVRE  PREMIER 


*  'Adam,  Set,  Henon,  2Qäynän,  Maläl'el,  'Iyärod,  'Henok,  Mätousalä,       »  P> 


75  r°  a. 


532  LES  PARALIPOMENES.  [12] 

9°  ■  fl>hM»fc>i,ir  i  hr^a  •■  o>öh-  •■  T-AftT/t,?"  -■  (Dtt,h*hCh,9°  '••  l3fl>lWh"J  » 
(Dh?-  :  tih.P-'i  ■  llW-<-  ••  fflAh.fll.JP'J  :  "fDAhtUU"?  •  fflAfcfWJ  ■  mMClü. 
9*1  ■■  '  (Dhh.Wi  ••  tDhWk9*'}  ■  fl>h,iW>  ■  u(Dfihi&?"i  •■  (DMi^i.9* 
1  -.  muhll:  ■■  "<D£«fe+  ••  rt,9°  :  hF>ti9°  ■■  mMC  ••  a>hC6.*t\ir  ■  öJA-t  :  m 
h/.9°  •••  flJ^*+  »  h/.-9°  •■  M  •  fflh.A  ■  (DPUC  •.  flJ'Prtln  •«  *ö>äj:<<.Vii*iT  ■■  fl»  ^ 
A^-  =  A.+£«T*  «  aW."*  ■  ö»A^.  •■  hClM  :  miWJ  :  (D/i?.  :  AÄ.0.C  «  "fflAÄ. 
fl,C  •'  hfflAS.  !  hAA,*  s  ft**  •■  fto»-  »  AhrhS-  ■  TA,"?  ■'  ai*I»°  :  nwPöA.0-  ■■  l' 
hVAl-  ■•  9°?:C  -•  fflAö»-  :  KhUi-  •  £+T'J  •••  '" m?,.<l"Vi  •■  a*h?-  -.  t\h,fr°ViX:  '• 
fl»A0A.T-  ••  (Df\hi'1°:l'  ■  2I  fl>A*fV-7  ■■  wAa.IJ.A  ■■  0>Ah,*<M9o  :  22OJAI<,7a,A  ■ 
fl>AMl.''7.£A  :  «»AM  :      (Dhat-tX  -.  fflArh.^  ■'  mtti\l,T  «  WA»«»-  •  hA*"»*  ••   1(> 

Micyy  « 2sfl)y.**rt  »  amic/'/°  •  £iVh4*  •  «f-iv^a  «  "ami*  ■  <d-?i+  ■■  a 


I». 


75  r° 


12.  >,?»->n  i  fflöh.]  A  llfflöh-  =  >i9"UP.  —  IÄ.  A-llVOb^*]  A  n-f.1:<5.  —  13.  h./n.JP'V]  P  lwii.9"->. 

— 14.  Mtfl.^v]  A  Krowi-  —  1"j-  h-y*^-»]  P  wk*""!'  A  w-?*v.  —  //'.  N.n>fi]  P  Ji-rtJ-y" 

->;  A  JbiUT""/.  —  17.  post  >,<{.?"  A  add.  ö»-a-ä  i  m>.n.  —  ib.  «rrtTi]  A  yftn.  —  18.  h.c<ClifiT] 
A  h..ftf:i<>fiT.  —  ib.  h.n.t:]  A  öHK.  —  19.  mAh.n,c]  A  mftön.C.  —  ib.  ä**]  P  ä*+.  —  20.  post 
AA.V  A  add.  a>|U.tt.  —  «6.  J.^10^]  P  h£-1°*.  —  21.  Jh-fc+A^]  A  «fe-MST.  —  2:^.  post  idaw-X" 
A  arfrf.  wAfvi-n.  —  ib.  >!/»■■>*]  A  >.A".  —  ib.  .e.*TTr]  A  v*TV.  —  24.  m£<fe*]  P  m.^«*.  — 
25.  h.n.c]  A  >,n,C.  —  28.  fl>£**rt]  A  o/».  rt.  —  ib.  .afMi*]  P  A.efi-i.<>.  —  ib.  .p.ATVA]  P  fi"l 

°lA.  —  29.  AÄ-Ffl,>-]  P  A£1\  —  IÖ.  AJBIITV.A]  A  O/«.  A.  —  £*.  'r0.?">]  P  9H.9t.  — 
ib.  «ro-UOTr]  A  o»-A'lr.  —  31.  .P.rt)-*.]  A  ,ßrtl-K. 


"Kanä'an  engendra  'Edon  Taiue,  Retewon,  ' '  'Abesewon,  'Amorrwon, 
Gergesewon,  ir"l']\ve\von,  'lyäqewon,  'Esaaawon,  "' 'Arädewoii,  Samarö- 
won  et  'Amäti.  "Les  fils  de  Sem  furent  'Aylam,  'Asor,  'Arfäqaset,  Lot. 
et  'Aräm.  Les  fils  de  'Aräm  furent  'Asa,  'Oul,  Gätßr  et  Mosak.  I8'lrfakset 
engendra  Qäynän.  Qayoän  engendra  Salän.  Salan  engendra  'Hier.  "A  'lbör 
naquirent  deux  fds  :  le  nom  de  Tun  fut  Feleg,  parce  (jue  la  terre  tut  divisee 
k  son  epoque;  le  nom  de  son  frere  fut  Yeqaten.  "Yeqaten  engendra 
'Elmädäd,  Sälef,  'Arämot,  2,Q6dorän,  'Ezel,  'Eqouqaläm,  "Gemä'el,  'Abi- 
mehel,  Sobä,  "Wefer,  Hewi  et  'Aräm;  tous  ceux-ci  furent  les  fils  de 
Yeqaten.  2lLes  fds  de  Sem  furent  'Ayläm,  'Asour,  'Arfekset,  Selan,  "  lbßr, 
Faleg,  Kägew,  "Sirouk,  Nakor,  Tarft  "et  'Abram,  c'est-ä-dire  'Abreham. 
28  Les  fds  de  'Abreham  furent  Yeshaq  et  Yesmä'el.  "Voici  leur  posterite  : 
Naböwot  Taine  de  Yesmä'el,  Qedär,  Nabdihöl,  Mabsan,  "Mesmi'e, 
b.   Yedouma,  Mäsö'e,  '  Koudftd,  TemAn,  "Yetourou,  NafÖ3  et  Qödma;  ceux-ci 


10 


[13]  L1VRE  PREMIER,  CHAPITRE  PREMIER.  533 

A-  ■•  at'h-fo»-  i  &**  ••  Ajr.fi"7«JkA  ■■■  !2fl»£«^^•^•  «  AVwnv. '*  i  A4"fl*  :  Ah-flCV 

s  IffDAft*  «  A-*  •  H'/7.'J  i  fflJ8.Ay  ■  fli«7^7  »  m9°Rft  :  oi^rtfl*  «  öMl) 

/  a  ffl£«fc+    ■    .fc/M"}    >    Afl    i  CDAJ^-J  ::    <D&«fe«|*    :   P,fYi    '   £-l'h.6i  '  <D«i"-n3.fcA   « 

OA-^y.r   :    rDAflVrt,^^  s    fflAfcrfc  «  33ffl£«M*    :   9"W"    «    IVC   ■    fl»h^C    i   tD 

A/Th  «  ato-nzn  ■  <DJt.A&}  •■  vf-A»^-  •  fcA-  ■  £*.+  ■■  Atonv/.  '}  •■  'Manoiif-  ■•  fc 
-nC'/r  i  A£A#h*  ■  <D£<fe*  i  AjRftA*  i  h.Ao>  :  tofö*H  ■  35<Dfc**  :  A«M 
0>  :  Jt.A4.1l  i  <D/.-T-h.A  i  fl).e,h-A  i  tDf,ltr*°-  !  «»+&  ::  "  <»£*+  :  Ah,A<bTi 
•f:"?"}  i  DJjtf'C  :  fflA^'C  •■  <D*lp9°  s  ©«tili  «  flJ-fc9°Tft  ■•  o4"fl*  :  AJi-A1! 
TJ  :  «DAR*  •■  A-*  i  0"7A,*  «  37<d£<&+  i  /.-7-Ä.A  i  «Tit.*  i  H£  •  (0**1  ■  fl»fl°H  • 
i8fl»ft«fe+  :  ftJ6C  i  A-/nl  .-  ftllA  i  fflA-lU*  i  o>M">  i  «DR.A1  i  ©MC  ■  a>A,M  : 
1  fljft**  s  AArfnl  ■  IM-  i  a»Jt,«7?  "•  idM*A  ■  AA-m?  ■  jW«  ■  "©ft**  ■  f> 
fl'}  s  ■)Ay0  •■  ÄrDJi-1-  •■  ö)>.fl,A  «  fflA^C  ■  (DWi  "  fl»£«fe+A  ■•  AA.ft,->?  "  rh£ 
1  ■■    ö»Mj>°  ■   <d?»A-  i  &*+  i  liM9°  ■  &,*'}  »  fflh.An«7  ■   fl»A*  i  AKT  « 

32.  wm-i-"i]  A  n.m-n.  —  ib.  n]  P  o/w.  —  ib.  .e.nnfr]  A  .ein*.  —  ib.  ivg]  A  nw.j\ 
—  ib.  An]  P  An.  —  ib.  post  «DAh?"i  A  arfrf.  fcA-  ■  W-A-  ■  £*.*  !  Alun-*.  —  33.  lifli-n]  A  iwn- 
*.  _  34.  ^.fl^i]  A  Vi^h,A.  —  35.  fc.A£ll]  A  h,A<f.A.  —  ii.  jß7A-»»0  A  .evft-?-.  —  36.  h,Avni] 
A  jt.A-j.ni.  —  i*.  -tTV]  A  tTV.  —  i*.  wc]  A  h»»c.  —  i*.  ofr-n*  ■  a^av-h  >  waä^  >  a-j.] 

A  0/w.  _  ib.  ante  0"7A,*  A  arfrf.  m.  —  37.  ffl£-l:+]  A  fl>£«Mä  i  A.  —  J6.  Tto.*]  PTH-t.  — 
i"6.  Hi]  A  y\in.  —  ?*.  «r-il]  A  r'V.  —  38.  ft-m-y]  A  ft-fliT-.  —  ?"*.  rt.n,-)Tr]  A  Wi.  —  39.  ft.m-v] 
A  ft.^,^.  _  ».  fr(!.]  A  It-i..  —  W.  Ad-V]  A  Am.  —  ib.  -JA?»]  P  add.  a>.  —  ib.  <n>r->] 
P  oD|it;  A  «oyjit.  —  ib.  fcft,A]  A  iltA.  —  ib.  a>£4*n]  A  o/w.  A.  —  ib.  Wh/v  ■■  £*+]  A  mg. 

«t*  :  A.  —  IÄ.  «DA*  i  AhT]  A  HIB-VI:  I  h*?. 


furent    les    fils    de   Yesmäel.    32  Les    fils    que    Koutourän,    concubine    de 
'Abrehäm,    lui   enfanta  i'urent  Zamrän,  Yesäm,    Mädän,    Medyän,  Yesabaq 
et  Sähyä.  Les   fils  de  Yeqäsän  furent  Sobä  et  Dädän.   Les  fils   de  Dädän 
furent  Rägou'el,  Näbdihel,  Sourihem,  Latousehem  et  La'amni.  33  Les  fils  de 
Medyäm  furent  Gefer,  'Afer,  Henok,  Abdan  et  'Eldan;  tous  ceux-ci  furent  les 
descendants  de  Ketourän.  "  Abrehäm  engendra  Yeshaq.  Les  fils  de  Yeshaq 
furent  'Esäw  et  Yä'qob.  "Les  fils  de  'Esävv  furent  'Elfaz,  Rägou'el,  Ye'oul, 
Yegalomou  et  Qore.  3CLes  fils  de  'Elfez  furent  Timän,  Amor,  Safer,  Gotäm 
et   Qenez.  Temnäs,    concubine    de    'Elfez,  lui  enfanta   Amäleq.    37Les    fils 
de  Rägou'el  furent  Näket,   Zäre,   Same  et  Mozä.  38  Les  fils  de  Seyr  furent 
Loton,  Sebal,  Sebegon,    Anän,  Desen,  Asor  et  Resan.  39  Les  fils  de  Letan 
furent  Kourä  et  'Emän.  La  soeur  de  Lotan  fut  Tämnän.  10Les  fils  de  Soban 
furent  Golam,  Makot,    Nibel,   Safer  et  'Onän.  Les  fils    de  Sebegon  furent 
Hayän  et  Anäm.  Les  enfants  de   Anäm  furent  Desän  et  'Elbamä,  fille   de 


75  v°  a. 


,:,  v"  .1 


534  LES  PARALIPOMENES.  [14] 

41  «d?.**  ■  Mi  •■  Y\°im  •■  flJ^n>  ■  fl>A.£lY.'}  -■  ©tM-**  «  '2 fl»&**  «  AM 
C  ••  nAh?  •■  (Dhüffi  •■  (OK?^  ■■  f0^9°  "  fl»£«fe#rt  ■  A£,fl7 >  M  ■  mha^^V  « 
43oi?iA-  •  M/»**«0-  ■  ?»A  ■  ^i*-  «  A^^9°  ••  Krb&o»  ■.  Wir  :  "t-vr  • 
A£<fe+  :  M/-h,A  -  OA*  s  flJAS-  ■  All/'C  ■  flift«»  :  W7<.  .-  fc/Tfl  "■  "mfM"  i  n 
flfy    ■   (ni-liv    :   UfH;i>-    ■■    A.P"fl-n    «   WAR   t  H6*  •■  h9°(M£-    ■    Kfl»fl°+ 

A.r-iMi  ■■  idv-ii»  .■  ufj-to- :  m?°  ••  h^Ä-*: .-  -wri  a  46oi«p-f-  .■  Msr  i  mviip 

UfMrtf-   :  M£  •  o>A£  »  IU£-  :  H4»-f"A  •■  9°?;?90  »  IM.A1  ■•  TK-n  «  fflfKw 
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I*'  ■  UPTfclJ-  ■  MF:  ••  ÖJftöD  :  -n,h,<.  :  £,■>  !  C  ■•  ÖJA«»  :  -tthM-  i  ff7m.n»'JA  :  <D 
A+  s  tmmC^'  "  '  «Dl°+  ■  MÄ"  ■'•  <DM-  ■■  <"'iW  "  ?b^9°  ■•  ataotiq-.'i  :  l;9°t,' 
1  ■•  «»A'h'}  ä  ">A9"  s  0Dtl<£l  :  Ai.f.'t'f  ■'  "'«"»AT-'}  ■•  h,Mt\°l  ■■  "»AT-"}  ■  h>M 
K  ■  tmtlVi  ••   iS'i  •  *0»l\<tVi  :  *i-H  :  ootlVTr  '    bel'i  '  ^tlVi  ■  »«"flrtC  ■ 

41.  n<!--V]  A  y^-V.  —  42.  ffl£4:*]  A  <DÄ**ft-   —  '*•  MC]  A  MC.  —  i"S.  nAhTr]  A  (IA/.-V. 

—  /6.  h,WV~\  A  h.fJ.'V*.  —  /ö.  «•*?"]  A  o/«.  —  z'i.  >>o]  A  j>«.  —  rt.  hah^r"]  A  >i<J-Tr.  — 
44.  h.v-11-Ji]  A  h.f-n-n.  —  rö.  fcy-nt/i-]  P  >i<^  >  n<»^;  A  ■hr'ncc.  —  46.  n+tA  ■  r,.e:f9°]  A 
ii.i-in-.M-  :  hr'R-yr'.  —  47.  rt*]  A  n.*.  —  48.  fih.A]  A  no-A.  —  i"J.  irn>]  P  cnt.  — 
49.  nw.A]  A  ISA.  —  16.  nAh.?"V]  A  n-VA  .  h.¥"V.  —  50.  post  n<\h.rTr  A  a^</.  <daä  ■  hvi-nc".  — 
/*.  "7m.(l,^A]  A  »7<n.-n>iA.  —  ib.  aomcY]  P  »"(nct.  —  /i.  post  aomcH-  A  flrf'i.  wftt  >  "lll«frn. 

—  51.  fflm.fi'i:'»]  A  om.  m.  —  «'*.  1A1T]  P  -»AA?».  —  52.  ^AtTi]  P  h.M.  —  53.  <ro-nrtC]  A  «"-nAC. 


'Ana.  "  Les  fils  de  Desän  furent  'Amädän,  'Esoban,  'Iytarün  et  Karän. 
42Les  fils  de  'Asär  furent  Bala'an,  'Azäqän,  'iyaqän  et  Oäm.  Les  fds  de 
Deson  furent  'Osä  et  'Awräm.  "Voici  les  rois  qui  regnerent  sur  'Edom, 
avant  qu'un  roi  regnät  sur  les  fils  de  'Esrä'el  :  Bälaq,  fds  de  Be'or; 
le  noin  de  sa  ville  etait  Denäba.  "Bäläq  mourut  et  regna  k  sa  place 
'Iyobeb,  fds  de  Zärä,  de  Basära.  i;i'Iyobäb  mourut  et  regna  a  sa  place 
'Asom  du  pays  de  Temän.  *°  'Asom  mourut  et  regna  ä  sa  place  'AdAd,  fds 
de  Baräd,  qui  battit  (les  gens  de)  Medyäm  dans  la  vallee  de  Mo 'ab;  le  nom  de 
son  pays  etait  Ge lern.  '"  'Adäd  mourut  et  regna  ä  sa  place  Semä'a  de  Saqä. 
*«  Semä  'a  mourut  et  regna  ä  sa  place  Sa'oul  de  Bobot,  qui  se  trouvc  sur  le  lleuve. 
'"'Sa'oul  mourut  et  regna  ä  sa  place  Bala'enon,  fils  de  'Akbar.  s0Balä'6non 
P>  mourut  et  regna  ä  sa  place  'Adad;  le  nom  de  son  pays  rtail  "  Fegor;  le  nom 
de  sa  femme  etait  Mätebe'Al,  fille  de  Malart.  ''  'Adäd  mourut.  Survinrent  Les 
gouverneurs  de  Edom  :  le  gouverneur  Temnän,  le  gouverneur  Golam,  le 
gouverncur  'lytßto,  r,2le  gouverneur  'Elsäbamä,  le  gouverneur  'Elsä'e,  le 
gouverneur  Vrnon,   "le  gouverneur  Qendz,    le  gouverneur  Temän,  le  gou- 


10 


[15]  L1VRE  PREMIER,  CHAPITRE  DEUX1EME.  535 

II, '  ann-u  •  hti'V'iura»- :  AR**  ■  ?ift/.-;..A  .■  tritA  s  fiir™/»->  .■  a,<r  .■  £«.,*;  .- 

JP-AhC  i  Hn.A-7  •  -prt,T-  :  n'i?9°  i  «7  i  TC^-M"  i  ;>£■  i  JiA,C  ■  aJ£«M:  i  A 
.P.I) «H  ■  °hC.  ■  fco*-'."*  i  A.rt»<n"  ••  iPA/li:  i  'IfflAS.  i  A-+  »  TtJTaJAf  :  A<P  ■  hW 

5  «e>  s  o»»iv  ■  ■*£  •  nw-<-  •  aj&d -^  ••  m*?  «  n**-»»  -•  fc^n.vnrh.c  «  <"»+■»«-  « 
4fl>ü-d"7r: :  ,hi-u  •■  mA&v  s  A-*  ••  v&fty  ■■  mn^'/ «  «bw-a*  ■  A**  ■■  aad-j;  •  £ 

^»ft*  ::  OJ&4Hi  •■  A¥&A  •■  AAtT»»-  i  fflJ?.'/°y,A  "■  '  flJ&«fc*  i  A»!/..  *  H9"<I  i  h,^-"J  ' 
ath,0!'}  i  fflJlAhA  :  fl»^.  :  W-A-ß»-  -•  ^{T  A'l-'  «  '  fl»£«fe*  i  AhC°£  •■  hbC  ■  II  Äff 
CO  ■  ht\ih,&  ■  moMD  i  floTH  •••  Km£«ft#  :  h,;i"J  i  hnc?  ■•■  !,fl>fc«fe+  i  ÄAc? 

10  1  '  ?»A  •  IfflAS.  i  A-*  ■  Ä.jf&W  i  mÄ/.JT  :  mhAWl  ■  'flJÄ^9°  :  mA/*-  s  A 
MITOO  s  0MITO4I  ■  to/iF-  :  AtöA?  -•  «"AÄtiö»-  ■  An.1'  i  J&L»-J^  ■  "mvJtA 
7  ■  fflA^-  s  AAÄf"J  i  fflAAT"*  ■  fl»A/*-  i  A-n^TI  «  12fl»n/'*H  ■■  fl)A£-  ••  A/U** 
ffl/'-flÄ-  s  fl>A/*-  ■  AfcA£  «  13flJ?tA.e.  •  miif.  •  AflW-4.  i  Ah,A.e-n  ••  0H"lTOfl 
»JAh-  »  A°7?i   :  "fAA  :  n«W>bA   ■  ^11A   i   4-3  jfc  ■■  :*0°A  i  '"AA?  i  A£A 

i5  Wr  ■■  A-flo  «  l6ath$-t\rao>  ■■  A-^Ai.^  i  fflh.n'/.,e  «  fl>£«fc.*  i  AA-iUjP  ■  Äfl.Ad 

54.  tf-ft-o»-]  P  otw. 

II,  1.  .ftfinc]  A  fitiVC.  —  2.  frt.1:  j  fll^r  i  Vi]  A  ^-/  :  p-n,<i:  s  nv»".  —  3.  ft,A°<«>-]  A  A 
A°y°.  —  j'ä.  n<p]  A  t<p.  —  4.  a^-p]  A  «n»r.«H:.  —  iä.  vAfi]  A  4.AJI.  —  5.  fr<{.t]  A  4.Aft.  — 
i'ö.  öflC"«»»-]  A  ^flC?".  —  6.  iiAIia]  P  VlAYl.  —  7.  dMICid']  A  JI"iAfl».  —  «Ä.  (Kb-TH]  A  Amin. 
—  9.  >lA.1l]  A  M1A.-T1.  —  11.  nAf0-»]  A  rt/l°<r"V.  —  «6.  rtA«f>-V]  A  MPV7r.  —  13.  Ah-A^-n] 
A   om.  A.  —  iä.    A"7>!]  A  A«^ö.  —  14.  V^-T^A]  A  VtTXA.  —  15.  >;<£*]  P  >}«et.  —  16.  h 

■rn.jp]  A  >,n,-7f .  —  ib.  hn.nö]  A  h.n.ft.>i. 

verneur   Mabsar,    54le    gouverneur   Mägedehel,   le   gouverneur  Zafohen;  ce 
furent  tous  les  gouverneurs  de  'Edom. 

II,  '  Voici  les  noms  des  fils  de  'Esrä'el  :  Robel,  Sem'on,  Lewi,  Yehoudä, 
Yeskar,  Zäbilon,  -  Yosef,  Benyäm,  Dan,  Neftälem,  Gäd  et  'Äser.  3Les  fils  de 
Yehoudä  furent  'Er,  'Awnän  et  Selomou;  (ces)  trois  derniers  lui  naquirent 
de  la  fille  de  Sawä  Kananäwit.  'Er,  l'aine  de  Yehoudä,  devint  mechant 
devant  le  Seigneur  qui  le  tua.  'Te'eraär,  sa  belle-fille,  lui  enfanta  Feres 
et  Zärä.  Tous  les  fils  de  Yehoudä  furent  clnq.  5Les  fils  de  Feresä  furent 
'Esromou  et  Yemhel.  "Les  fils  de  Zärä  furent  Zamri,  'Etän,  'Emän,  Kalkal  et 
Därä  :  en  tout  cinq.  7Le  fils  de  Karme  fut  'Akor,  qui  troubla  'Esrä'el  et 
enfreignit  l'anatheme  (porte  sur  Jericho).  8  Le  fils  de  'Etän  fut  'Azäryä. 
9 Les  fils  de  'Asoron,  qui  lui  naquirent,  furent  'Iyärehem,  'Aräm  et  Käleb. 
10  'Aräm  engendra  'Aminädäb.  'Aminädäb  engendra  Na'ason,  prince  de  la 
maison  de  Yehoudä.  "Na'ason  engendra  Salmon.  Salmon  engendra  Be'oz. 
,2Be'oz  engendra  'Obed.  'Obed  engendra  'Esay.  ,:i'Esay  engendra  'Elyäb 
l'aine,  'Aminädäb  le  second,  Samä'e  le  troisieme,  '''Nätänä'el  le  quatrieme, 
Rädäy  le  cinquieme,  ,5  'Ason  le  sixieme  et  Däwit  le  septieme.  "'Leurs  soeurs 


*  p, 

75  V  b. 


536  LES  PARALIPOMENES.  [16] 

(BhJ-h-tt  '  fflÄIWlfcA  •  whM*  •••  1T  mh-aif  •  ö»A£V  •  h9°f\h  '••  mhtt'U-  •■  Ah 

rt\h  ••  y.-t-iLC  ■■  hwwz  « 1K  mhA,-n  :  ö»Aft  :  hficr  ■  "is^h  •■  AMt-n  ■■  -nh 

A.-f-  •■  mMx&A**  :  (DKti-  •■  £«fe*  :  h.f-hi\C  ■  mfl(\n  '  mhC^l  "  ''©r-H-  « 
Mf'fl  ■■  m'i^'h  ■•  A»|:  ■•  >JA.n  ■  Ah.<i^.;J-  ■  rDfflA&Th  •  A~fc  s  *CV  «  20tDhC  ■■  fl» 
A£- :  tihCi.  •  ffl^CJr  :  fflA?-  «  AkA-A.«  «  Mdft*"JW<M  •■  Ph  ■  hCr  ■  -Vfl  :  (O  5 

AI"    >   "7tU:    •■    ÄfWJ"    :    AlAhÄ"  •    m\\€nf\\   :   }/»'>i   :  «jOT^-fr).  :  fifl  :  fl)fl)AA'>  « 

A-*  :  AA.T--n  ■  "fl»A/Ml  :  ö»A^  s  HK?h,C  •■  fflM  »  A-**  s  br'&-  ■  flJo'AA*  > 

-n,h,c  :  anh?:  •■••  "»vk.  •  10c  ■■  fflfc<5?"  s  huttiro»'  •  hk?Kc  ■  h9°i. 

Xfao'  :  «6V>  :  AhU?  ^V  ■•  AA  ■•  -flrli-C  '  tf-A»'}  s  M*J*  •■  Afl>-A-£  »  "7h.C  *  Ji 
n-U-  :  A-JAJi£*  ■  iiflJhJP,Ä"l/.  i  1°+  ■■  hO£a«'  :  ffDftfc  :  hA>-n  i  {\h,Vi^'9°  •■    10 

flj-n?iA.+  :  hAf??°  »  hfl..e  •■  mA.^*  »  A-*  ■  hiiF-z-  ■■  ha-iro»-  ■.  ap#v> 

"(DM.  :  £«fe*  :  AJu^/TL'/A  ••  fltf-4-  •  AhAtfo»-  :  fltf-4.  ■  fc^"7  ■•  ©•n«}V1 
a>Mh  •  fflhA?°  i  h'YlTfl»-  :"•  '"fflliV^  :  hAfc^  i  -nJiA/l-  »  Ah.$&-9°  i  CA0? 
Ä.JPWi/S-    :    fflH-I:    :    jP.h-t    ■■    ho»-    •    Ah.S°9°  :■•  2  fflhV-   s   Ä«fe+   i  /«H  «  nW-4- 

ä.  hn>n%A]  A  K.n.rt.y.A.  —  17.  >,-m.^]  A  ho.°/.p.  —  ö.  h»°o^]  A  *.<«wi>,.  —  18.  h^c?"]  A 

hftcf?™.  —  19.  ^C,/]  A  VCt.  —  21.  >iC*?"]  A  hf*'i?9".  —  ib.  m\\ao-\\\  A  m-'h-U.  —  ib.  °i«n 
.-»■•fco-]  P  >,^"7;i-tü'  s/c;  A  <Dhm>.)"£0<.  —  ib.  rt,7-n]  A  117-11.  —  22.  -flWi.c]  A  MT-C.  —  23.  «feV 
*]    P    rt..«C¥1-.    —    IÄ.    rt>,U7<5V]    A   fflh'PA'i.V.    —  /6.    -n,h.C]    A    *,17-C.    —  '^      W-ft°'V    i    ViATr-fc] 

A  7.A-  :  w-a-.  —  2'i.  >,^cö^]  A  drer.  —  ?i.  *iA>-n]  P  hav  —  ib.  >.n/.Ä]  A  mac.  — 

j'i.  ante  wn-Wö»-  P  add.  a.  —  /6.  rt+*^.->]  A  Aä*+  s  W>«e^"V.  —  25.  h.^'T.VA]  A  h..ftiir 
VA.  —  ib.  ntf-<-  i  nhflCtfH  A  ntf-«C  i  V^C^.  —ib.  >,^"7]  A  h<!.ir.  —  ib.  -n^vv]  A  HOT. 
—  ib.  h£"i\  A  h^-VJF".   —  26.  MW  .•  •n^rt.1!-]  P  HAVI"  :  -nTift.1-. 


furent  Soure'iyA  et  'Abgiyä.  Les  fils  de  Sourehyä  furent  'Abis'e,  iyo'ab  et 
'Abesbel  :  trois.  "'Abgiyä  enfanta  'Amsä'e.  Le  pere  de  'Amsä'e  fut  Yetafer 
'Esmä'eläwi.  l8Raleb,  Ols  de  'Asorom,  prit  pour  femmes  'Azoubä  et 
'Aribät;  voiei  ses  fds  :  Myo'asr,  Sobab  et  'Aman.  '"'Azoubft  mourut; 
Käleb  prit  pour  (ferame)  'Efrätä,  qui  lui  enfanta  'Or.  -u  'Or  engendra  'Orni. 
'Orni  engendra  Beselehen.  -'  Ensuite  'Arom  alla  vers  la  lille  de  Mäkir,  pere 
de  Gala  ad;  ainsi  il  la  prit,  (quand  il  ötait  äge  de)  soixante  ans;  eile  lui 
*  ^'.  enfanta  SAgoub.  "  Segoub  engendra  'Iya'er.  Mlposseda  vingt-trois  villes 
cn  Gala 'ad.  "(Les  gens  de)  Gesor  et  de  'Aräm  prirent  (aux  fds  de  M;\kir) 
les  villes  de  'Iyä'ir,  ainsi  quo  Oenät  avec  ses  soixante  villes ;  toutes  ces  villes 
appartenaient  aux  fils  de  Mftkir,  pere  de  Galä'äd.  2*  Apres  que  'Asoromou 
fut  mort,  kälrb  alla  vers  'EfrAtäm.  La  femme  de  'Asrom,  (appcläe)  'Abiyä, 
lui  enfanta  'Asdod,"  pere  de  Taqo'en.  -'Les  fds  de  Iyäremebal,  l'aine 
de  'Asromou,  furent  'Aramft  l'ainö,  Be'anan,  Orin  et  'Asom,  leur  frere. 
26  'Iyäram  eut  une  autre  femme;  son  nom  etait  IyAbara;  eelle-ci  fut  la 
mere  de    'Ounom.  27  Les  fils  deJRabä,  l'aine  de  'lyaremidiel,  furent  Ma'äs, 


[17]  L1VRE  PREMIER,  CHAPITRE  DEUXIEME.  537 

AÄ..e^"7.y.A  ■■  c>>xt\  ■•  ©M'IU  ••  ©°/#C  ■  ^atto. :  r*+  •  h'?r  ■  hlp.'i'fD? 
e..e,  ::  aiR«!;«!'  i  A°7Rfc  ■  W-n  ■■  ©hfLRA-C "  "©A<w  .■  nhfi.-U  ■■  AJtfl>C  ■  fc-n/« 
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«Df»+  i  AAT  i  Ai-JH  i  hAO  i  ©-A-R  «  31©R<fe*  :  ;T£"J  •■  RA.  «  ©R«ft<P  ■  RA.  i  A 
5  A'J  «  ©R*«l*  i  AA"J  ■  J»A.  «  3i<DR«fe+  i  W-  ■■  hii.A"7  s  R--fcC  i  ©P-.-J-'J  «  ©1D-|"  » 
JiR'fcC  i  ?%'}>/  i  fcAH  :  ©-A-R  «  33«DR«fe*  i  P-V.-K*  i  VA-V  i  ©hlfH  «  hA-  i  R«fe*  • 
AÄ.JP£"r/.A  «  iV©AAA>A  ■•  JiAfl  i  ©-A-R  '  HhlflA  i  fc«PA£*  «  ©AAA7  .■  fi  i  7 
•d/.  «  "J-fl««  •■  fflftoi»-  :  Ä.P-Äh»A  «  3  ©fl»tfO  !  ©A-f-  s  AÄ.f"hVbA  :  1-n4-  :  ;l'Vl- 

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A-'/°  r.  41©A-A-9"  ■■  ©AR  ■  A«f-*fll^A  ■■  <DA.p-#«tipA  !  ©AR  ■  M1.A"7  «  2©R 
*+  ■■  JiA,n  :  faVi*  i  AA.ea.^.XA  ■  ^v^A  i  nw-<-  ■  Ifl*  ■  hfl-ll-  i  AH.T-  i  © 
15  R*+  •  od^a?0  :  ^n-u-  ■  A»b'n(?7  « 43©R*+  s  irL-nc?^  •■  *<i  ■  ©^•'P  i  ©i?* 

ä.  h.^A-iv.A]  A  h..e<{,ir,A,A.  —  /i.  o»>,fi]  P  «u>,ft.  —  28.  *n..ert-c]  A  hn.ft-r..  —  29.  Mi-i.rf 
A  >in.°»y.  —  32.  >iX».t'*7]  A  hn.'i"?.  —  33.  <d£<64>]  A  o/«.  ö».  —  rö.  VA.V]  P  ¥A.t.  —  *'*.  WUl] 
A  >iHii.  —  ib.  A..f<t«"t'/,A]  A  h.yr."i*A.  —  34.  ?-n^  :  -?-n«i;]  P  i-m.  •■  nnn,v.  sie;  A  n-ar.  ■■ 
l-anv.  -  35.  jptv]  P  WfV-bV.  --  36.  Hlt^]  P  «IUI-.  —  37.  tifVl-]  P  Hltt.  —^  37-38.  wrt£  : 
>.(l.C  i  o^^fUC  :  aift.e.]  P  o/«.  —  40.  a>h.A.ef)]  P  ow.  —  ib.  nn"7>bA]  A  rtfi"7>bA.  —  41.  h.f- 
*°7.^n]  A  h.f-*"V..p.  —  42.  mk>-]  A  >iO-ifö»-. 

'Ivnbin  et  'Aqor.  -"  Les  fils  de  'Onom  furent  Semäyn  et  Yäday.  Les  fils 
de  Semäyni  furent  Nädäb  et  'Abiysour.  20Le  nom  de  la  femme  de  'Abisour 
etait  'Abgiyä;  eile  lui  enfanta  Zäbar  et  Mouled.  30Les  fils  de  Nädäb 
furent  Salätä  et  'Aptiyn.  Salät  mourut  sans  avoir  d'enfants.  3I  Le  fils  de 
Päyn  fut  Yesi.  Le  fils  de  Yesi  fut  Sosän.  La  fille  (texte  :  le  fils)  de  Sosän 
fut  'Ale.  32  Les  fils  de  Yedäy  furent  Akouesämä,  Yeter  et  Yotän.  'Ayter 
mourut  sans  avoir  d'enfants.  33  Les  fils  de  Yonätän  furent  Feiet  et  'Ezaza. 
Tels  furent  les  descendants  de  'Iyäremehel.  "Sosän  n'eut  pas  de  fils,  mais 
des  filles.  Sosän  avait  un  eselave  egyptien  appele  'Iyo'akel.  33I1  donna  sa 
fille  ä  'Iyo'akel,  son  eselave,  afin  qu'elle  devint  sa  femme ;  eile  lui  enfanta  Yäti. 
3CYäti  engendra  Nätän.  Natän  engendra  Zabet.  37  Zabet  engendra  'Awfelal. 
'Awfelal  engendra  'Ober.  3S  'Ober  engendra  'lyähou:  'Iyähou  engendra 
'Azäryä.  "  'Azäryä  engendra  Käles.  Käles  engendra  'Elyäs.  4"  'Elyäs 
engendra  Sosmä'el.  Sousmä'el  engendra  Souloum.  ''  Souloum  engendra 
'Iyoqomiyäs.  'Iyoqomiyäs  engendra  Abisamä.  "Les  descendants  de  Käleb, 
frere  de  'Iyaremehel,  furent  Maris,  l'aine,  pere  de  Zif,  et  les  fils  de  Marisom, 
pere  de  Kebron.  ,3Les  fils  de  Kebron  furent  Qore,  Täf,  Roqom  et  Sema'ä. 

PATR.    OR.   —  T.   XXIII.   —   F.   4.  35 


538  LES  PARALIPOMENES.  [18] 

9°  ■  at{h.alh  •••■  v'(D{i,<nY\  :  aiAJ*-  ■■  h&Y\F>  ■■  hn-tfo»-  -.  t\h,C?9°  '•  mh.?,C*90  - 
mtiF-  i  AA"fc>b7  •■■■  '  mti'HI'i  ••  fliA^-  •  AfM  »  m'Ph'i  ■■  h(\'\ro°-  •■  AlM*  ■ 
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44,  ö>ft>"7>i]  P  o/m.;  A  «nft,"'/*.  —  i'i.  i*T~\  A  ^h,)10.  —  iä.  mi\p.  i  a]  P  eww.  —  ib.  i\<nh, 
•>]  A   A"7h/V.  —   45.   fl-/'V'/  :   atl\^.  :   A]  P   o/H.  —  ib.   •PJ.'V]  A  «n»YV.  —  ib.  </°y>]  A  «n»V». 

-  46.  w.-»]  A  j^s.?».  —  «6.  a>f-0>>]  P  fl>AV0>i:  A  m>,cOö.  —  i"6.  inh,]  A  7.H.  —  47.  ante  m 

£*+  A  a^rf.  fl»/h<5.-V  :  WA.P.  :  3H.1I.  —  'V>.  f.i-'V]  A  V.iiT.  —  ib.  VA,<«l]  A  VA-m.  —  ift.  A.JV] 
A  rt..iT-  —  48.  1-CtiY]  P  a»AI-  :  -J-C*i> :   A  CW.  —  49.  <didA£->]    P  fl>«»A.P..      -  i'i.  h(H>]  A 

hn-ir«»-.  —  ib.  r'R^f'i  P  r^iT.  —  ib.  hn-u-2  A  >>n.  —  /'£.  a^ü-it]  P  as^>i"iv;  A  om.  a. 

—  j'6.  fflhn-«-]  A  <D>,n.  —  ib.  AlltATr]  P  om.  A;  A  AlQt*V.  —  ib.  mmAJ:]  P  a»A*.  —  0.  M>fl] 

A  Mifi.  —  50.  m£**]  P  om.  id.  —  ib.  A+crt.e<5:r]  P  n+cft  =  f«sy;  Ä  nß-cf*  ■■  rwr. 

-  52.  ^cgk-for'l  A  +c^^y°.  —  i*.  h/hrt.]  A  hchrt..  —  i'6.  h"li.*]  P  h"V.i1-;  post  >,»?.>.■> 
A  add.  ,h%.  —  53.  -t°7a.«i:>i]  A  M+m-A?..  —  ib.  +C/*JP>iC]  A  tCfpCf'.  —  ib.  h.;»-A.5^*]  A 
Jb.i-A,?".  —  i'J.  h.V;J--V]  A  h,«;:;»--/.  —  //;.  m>,n"7-tü">]  A  raihft-  i  ©hfl"?*.  —  ib.  h."i.:>h>a1  t'ih- 
fh,A]  A  wyu.  —  «6.  ffl^r'TiA-]  P  om.  >i7°.  —  i'i.  M-V^fTi]  A  AC^-n>-.P'V.  —  /'*.  .e.A^ 
A.rv]  A  .RAJ.A.rV.  — 5'».  post  P-Ml  A  arfi.  ai/hq..  —    55.  AX/h<i:->]  P  AÄ/hWt. 


TG  1°  u. 


10 


"Sömä'ä  engendra  Rä'äm,  pere  de  'Erqüm.  IyerqAm  engendra  Seme'en. 
15Semi\'en  engendra  Mo 'an.  Mo'an  fut  le  pere  de  Beta-Sour.  '"'  Gef'en,  *  concu- 
Iiine  de  Käleb,  enfanta  'Arän,  Yosa'e  et  Geze'e.  "Les  fils  de  'Iyäda'e  furent 
Ragam,  Yotän,  Gersom,  Felelä,  Gef  et  Sagäf.  l8Meka'e  fut  la  coneubine  de 
Käleh;  eile  enfanta  St-ber  et  Tarkana;  '"'eile  enfanta  (aussi)  Segäb,  pere 
de  Medmönä,  et  Sa'ol,  pere  de  Mekamöna  et  pere  de  Gebelan.  La  iille  de 
Kälrb  fut  'Akos.  5n  Voici  les  bis  de  Kaleb  et  les  fds  de  'Or,  l'aine  de 
'Efrätä  :  Sebäl  pere  de  Qaryfttiyäritn,  "Salomon  pere  de  Bata,  Lom  prre 
de  Reta-Lelu-in,  et  'Ari  pere  de  Reta-Gedor.  "  Les  fils  de  Sebal,  pere  de 
Qaryätyäham,  furent  'Arä'asi,  'Aminit,  ssTima9if'e,  QaryAtyä'ar,  Itälim, 
'Iftan,  'Asmätihon,  'Enitä'öma,  N&tya'öl.  De  ceux-ci  furent  issus  les  Sarawi- 
tavAn  et  les  Yeatelyän.  5*  Les  descendanta  de  Salomon  furent  Beta-Lehöm, 
'Entoufti,  'Atärota  de  la  maison  de  Yo'ab  et  les  Saräwiyän  de  la  demi-fatnille 
de  Mauäta.     "Les  famillcs  des  seribes  qui  demeurerent  ä  Gabes  etaient  les 


![19]  L1VRE  PREMIER,  CIIAPITRE  TROISIEME.  539 

H*KJP'>   :  OJJiA-   '  ©Ah-  ••  M^K***^'  •  htt-irao-  ■.  Ad,h   »  &h-tt  » 

III,    ö»iA-  •■  £**  ••  AWJ"  s  ?iA  ■•  A-*  ■  •f-fl>A*  ■  (ttbUCi  «  ÜtK-  :  fc?°<i0 

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5    A-  i  hO.A.A-00  i  <DA£  :  ?"h  •  fl»A-|-  ■  -l:Aalh,  '■  "il-t»  •  %f>C  ■  /.'IIA  s  JtJ^A 

ö>A£  i  fcl*  » s:Wl  ••  Mm.?h  ■  hrfcfl.rnA  i  AÄ-A  :  jeto-kr  '  xr^iA 
-tthfi.-P  »  A£AI-  i  1-fl'A*  i  A-I--  :  ntb-flf?^  «  aftlw  ■  (IUP  :  A-AO+  i  h^?°+ 
fl>A.P'A'l'  i  Jwdv! ••!  •  wrtAA  s  wrtAAh  :  Yltr-t-  i  Mi»»  i  IMi.P4.AA.?0  «  <d?»A- 
?iA  i    1-fflA*  ■■  A-*  ••  nA.P4.AA.?0  1  Afl7h  1  Al-fl  1  9;f"J  •  AA-1°^  ■■  hCOd*  1 

10  hfflCAQd  ■■  o»A+  :  J»tfr/.A  1   fflinÄr:  ■  m^AA"?  ■•   oj^ava-t  ■  ©91-11  » 

«OS'Ä.*?  1  ©Pf-P  ■■  sfl»h>A°7  :  fflh,A^  1  fflfc.A.'PA.T  1  'f-A^-fc  "    W"A*  i  £«fc4i  i  A 

W-  ■  HhiriA  1  y.*+  1  d*n-tü- 1  fl»'t«7c  1  hi-fö»- « l0£«fe+  1  rtA-T">  1  imm 

0°  >  fl>Jtfl.P  1  WAS-  i  JtA  1  «DA*  :  PATT  :  CDA*  i    "PvC?0  i  0>A*  i  ©fch-rtf 
A  :  «DA*  :  P-JiA  •  «DA*  1    -İ7rtJ?  i  «DA*'  MCP  1  IDA*  1  hfhP9°  ■'  «DA*« 

i&.  rt-fch.?"]  A  rt.-fch.jr».  —  *'£.  ft-*.e:>i.y°]  A  rt-**-*.?0.  —  #.  7.A-]  P  >«A. 

III,  1.  £**  >  MV,*]  A  .e.'fi+  :  .*«£&■.  —  ib.  A-fc]  P  o/h.  —  ib.  }in<5-h.A«fcK]  P  >,A<;?hV£+ ; 
A  h.jeii/s.fc.l'e*.  —  i'A.  £A«c,p]  A  £nw.p.  —  j'A.  Mir,p]  A  hin.p.  —  2.  9"»]  A  «n»Mi.  —  ib.  h 
•Vfl  P  hxt:  A  >,i^.  —  3.  rt-S-m^n]  A  ft-S-T^rt.  —  ib.  .ßfr^j,?»]  A  h.t«:>ii^.  —  5.  >,n]  P  o/w. 

—  ib.  nenn«]  P  cftiö.  —  6.  in>,c]  A  %n,hc.  —  7.  ^«i:^]  A  ^a^.  —  8.  >i,a.«:a.t]  A  h,A<r. 
a,t.  —  ib.  tnict]  P  rt-no*.  —  10.  hart  A  h-n?.  —  «'*.  «»a*]  P  «>a^.  —  iä.  ^n]  A  «vi.  - 

JÄ.    fflAJ"}.]   P   «>A^.   —   «Ä.   ©A^-]   P   WA£.  —   11.   f<5.?°]  A  fhi-T.  —  ib.  WA-S-]  P  «>A^.  — 
ib.  h-niifh'}    P    mi.eA.    —   ib.   ©AS-]    P   fl»A^.   —  ib.  wa-S-]  P  fl>A^.  —  12.  ©A.^] 

—  rt.  «DA-S.]  P  ö>A^.   —  l'A.   fflA."}-]   P   fl>A£. 

'Argäti'em,  les  Sati'em  et  les  Souqäd'em;  ceux-ci  etaient  des  Qanazäwiyän; 
ils  etaient  issus  de   'Ametft,  pere  de  la  maison  de  Rekäb. 

III,  '  Voici  les  fils  de  Däwit  qui  lui  naquirent  ä  Rebron  :  l'aine  'Amnou, 
(ne)  de  'Akina'om  'Esrä'eläwit;  le  deuxienic  Dalwiyä,  (ne)  de  'Abagiyä 
■Qarmeläv/it ;  2le  troisieme  'Abeselom,  fds  de  Mekä,  fille  de  Toulme'e,  roi 
de  Gesor;  le  quatrieme  'Adonyäs,  fds  de  'Agit;  3le  cinquieme  Safätiyäs, 
.(ne)  de  'Abitol;  le  sixieme  Yeträ'am,  (ne)  de  'Aglä,  sa  femme.  4Six  (fds) 
lui  naquirent  ä  Kebron.  II  regna  lä  sept  ans  et  six  mois.  II  regna  ä  'Iyarou- 
sälem  trente-trois  ans.  5Les  (fds)  qui  lui  naquirent  ä  'lyarousälem  furent 
Semä'e,  Sebäb,  Nätän,  Salomon,  (tous)  les  quatre  (nes)  de  Barsebä'e,  fdle 
<le  'Amehel,  "Gebä'ar,  'Elsamä,  ''Eleflet,  Nägeb,  Näfeg,  Yäfyä,  8  'Esma,  'Eldä 
«t  'Eliflet  :  neuf  (autres).  9  Ge  furent  tous  les  fds  de  Däwit,  sans  compter  les 
fds  de  ses  coneubines.  Temär  fut  leur  soeur.  '"Les  descendants  de  Salomon 
furent  Robe'äm,  (son  fds),  'Abiyä  fds  (du  precedent),  'As  fds  (du  precedent), 
Yosäfet  fds  (du  precedent),  "Yoräm  fds  (du  precedent),  'Akäzyäs  fds  (du 
precedent),  Yo'as  fds  (du  precedent),  ,2  'Amäsyä  fds  (du  precedent),   'Azäryä. 


540  LES  PARALIPOMENES.  [20J 

/  p.  "hhll  •  to^%  •■  /hU«fc.eA  -■  WAS.  :  'V'TA,  ■  WA1?.  ■■  hTi  ■■  WA  ^  •■  Ä.PA^A  ■• 
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fl)A«J-  «  17flifc«fe+  !  Ä.WA  !  h^C  :  fl»rtA-l:*A  i  ©AS.  i  lsö»«nAh./..5>"  i  <D£*5 

M  :  tDtftflc  i  a>h.w  ■  (ohhT  i  o>s">sn.yii  «  "•£*♦  :  AA'fcXA  .•  -wenn» 
a  :  fflrt"XÄ.  «  fluvA*^  i  H<-nn,A  :  rt\t\rt\  •  www  •  miitvifr  •■  h 
1+m».  s  90a>JtA.ft  :  öJ^hA  i  fl)n<;h..e  i  tahU?-*.?  •■  a>fcA(lA.£'  ■■  -WA*  ••■• 

21  ffl.W    :    rhVJJ'    i    1A.TJP    i   flJ^.jPrt,^jP  :    (DAS-    :    S^ÄJ"    i    «A1?-  i  hC«7  i 

©AS.  ■  Mi£\e  •■  «AS.  i  AW  !  <»**  ■  **<»£*+  :  Ah,V  ■  A»Wtf  ■ 
Ä.m-A  i  flJÄ.P'/.A  •  fl»ncjP  :  rniVif  :  fl)A<T-T  i  AÄ-A*  •■■■  -*a>MA'  ■ 
V*PJ?.J?  i  hA.VSK  ••  fl»A*H*^  •■  fl»A^.+y°  i  i*'AAi:  »  **<d£«6+  •'  kMEVlh.  » 
MW  !  fl'h.A.ert.-n  i  m^*.^  ■  mo-ft-n  ■  oA.r-2tfy"  •  fl»^AÄ..e  •  wMfc  .■ 

A'flO*  s 

13.  WA«.]  P  fl>A/>.  —  i*.  AT««wn]  A  ,Vii3\pfi.  —  rö.  WAS-]  P  «»A/>.  —  14.  flJAt.]  P  mA/>. 
—  ü.  hT-il  P,  A  Ni°*.  —  ib.  wa-S-]  P  ©A^.  —  ib.  «da.«;.]  P  «da/».  —  15.  h.«Nijtt]  A  h.f Ä 
.p.  —  ib.  rt..e„"f!^]  A  rt./.'>,f.  —  ib.  AA»''0-}]  A  rtft»!T.  —  16.  Ax.*/!)]  A  rt..e„'pn.  —  17.  m-t/.a] 
A  rtAfrüA.  —  18.  ht\l°l  A  >,ny".  —  ib.  v-SiUfi]  A  TOltfh.  —  19.  AAfcy.A]  A  A44-.FA.  — 
ib.  iicniLA]  A  ik.hii.a.  —  ib.  A"%h.]  A  ft^.h.^1.  —  ib.  o><iWt-£]  P  ffliDA.1}.  :  sie  A.  —  i'i.  il<. 
na.A]  P  miUbA.  —  20.  >.n/.«;..r]  A  M/^.r.  —  21.  <i>a.<;.]  P  o»a/».  —  ib.  vt-hj]  A  «s^v.  — 
ib.  a>A.S]  P  fl>A^.  —  *'*.  fl»A.S-]  P  «da/..  —  ib.  flJAS-]  P  a»A^.  —  ib.  (i-n.i.p~\  A  nn.Trf.  — 
ib.  was]  P  rart;?..  —  22.  ©.w-]  P  «>fl»A^  •■  A.  —  ib.  itm.Xf']  A  rtn.Tr.p.  —  iä.  post  n^/^.e 
P  add.  n»Ä*+  =  rtD7*.e.  —  i*.  WV]  A  fahjsf.  —  23.  »«p-tj«]  A  >Tjt^-  —  "''•  h.A.y.vh.]  A  h.rt, 
Wh..  —  i6.  a»All*rt  P  om.  —  ib.  bwr]  A  hA^+j»".  —  24.  h.A'/.Vh.]  A  h.A.Y.YK..  - 
i'i.  ¥Jlh.^]  A  «MV.  —  «"*■  ^'»«.A']  A  ä^ö.i'. 

fils  (du  precedent),  'Iyo'aq;\m  fils  (du  precedent),  ,3  'Akäz  iils  (du  precediMil  |, 
p,  Hezqivas  fils  (du  precedent),  "Menäsö  fds  (du  precedent),  'Amon  *fils  (du 
precedent)  et  'lyosyäs  fds  (du  precedent).  ,3Les  fils  de  'Iyosyäs.  furent  1'aino 
Yo'anän,  le  douxir-me  Yo'aqem,  le  troisieme  Sedeqiyä,  le  quatrieme  Salomon. 
16  Les  fds  de  'Iyo'aqern  furent  'Ikonyäs  son  fds  et  Sadeqyäs  son  fils.  "Les  fils 
de  'Ikonyäs  furent  'Äser,  Salätihel  son  fils,  ,8Malkiram,  Fadäyyä,  Sansor, 
'Kqt-niyä,  'Asmo  et  Nädabiyäs.  '''Les  fils  de  Salätihel  furent  Zerbäbel  et 
Same'i.  Les  enfants  de  Zaroubäbel  furent  Meslemes,  Hanänyä  et  Saloinit,  leur 
sojur,  20(puis)  'Asös,  'A'al,  Barakiya,  'Asdodiya  et  'Asbased  :  cinq  (autres). 
-'Les  descendants  de  HanAnyä  furent  Teletyä  (son  Iils),  'Iyäsßyyä  fds  (du 
precedent),  Ferä'iyÄ  fils  (du  preeödent),  'Arnä  fils  (du  precedent),  'Abdyä 
Iils  (du  precedent)  et  Saköniyä  fils  (du  precedenti.  "Les  fds  de  Sakßniya 
furent  Samä'eyä,  'Itous,  'Iyohöl,  Barya,  Nawadiyfi  et  Saft  :  six.  "Les  fils 
de  Nawädiya  furent  Ilihenä'i,  Hezqeyft  et  Scräqäm  :  trois.  "Les  fils  de 
'Lllienä'i  furent  'Adayyä,  'filyäseb,  Feda'iya,   'Aqoub,   'Iyo'anam,  Dola'iyö 

61     Anani   :  sept. 


76  r-  b 


[0 


[21]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  QUATR1EME.  541 

IV,  'fl)£«M'  i  V-u-r,  s  <j.£ft  :  mhWF  ■  athd.90  «  anrc  ■  (nft,(U\  «  -(ogh 

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.f.-  '•  tOll'il'.  :  Aftl:  :  Alte-/:  «  3fl»hA-  i  !»«?»#<">•  :  &**  -•  AK.ni°l  •■  JuP-fl^kA  • 
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Afl»+   i    Arh,l»n  ::  yfl>AVhf:  •■  hn-II-  •  A'l#°*.  :  JtfO-All  i  JlAJu  *  Mfl*  i  KA  i  htl 

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mittch  ■■  IhTC-i-  •  n»  s  Kfthtii.  ■  fl»flii;ji  •  hiii.Vnrh,c  :  tf-A»  =  haka  ■ 

IV,  1.  >,r*c!r]  A  Mier.  —  ib.  irr.]  P  h^cr?**.  —  2.  waä  :  rt-nA]  P  om.  —  ib.  <»/>/>]  P  m 

Af.  sie.  —  ib.  KfVfl  A  K.ü^.  —  iö.  fflAA.?:]  A  fl»A<IVi.f.  —  3.  ro-h-Po»-]  A  >i^-Fö»-.  —  iä.  h.y, 
iu-h,A~\  A  h..eii^h,A.  —  4.  e>fc,A]  A  -f.-/-h.A.  —  ib.  h(>V]  A  hnv.  —  ib.  h,*P&-ß-r,~\  A  h.1}:.*?". 
— r  ib.  wm-]  A  hn-iruf.  —  5.  wrih-c]  P  mAn^c.  —  ib.  fti-#vl  P  o»'-  a;  A  nt-Ph-.  — 
/o.  ^y<{-]  A  w-.  —  6.  *«"<s.fliTr]  A  -ihi-.  —  ;6.  rniir]  A  vv-ny.  —  »'*.  hvt]  A  h<{„c.  - 
7.  n<s.*]  P  tu--p :  A  a^'>.  —  ib.  h,-i-'/.-fc]  A  h,hi*M:.  —  8.  on,o]  A  ft.n,n.  —  ib.  <di<das-]  P «d-j-as- 
sic.  —  ib.  öja-s.]  P  <oa£.  —  9.  h.^n.n]  A  h.pa.h.  —  ?5.  nn-^]  P  mn-c.  — /*.  ^"h^'co-]  P  w 
^v.0"  sie.  —  ib.  post  mrt.e-fr  P  «ö(^.  Vi«».  —  10.  hj'pa.iy']  A  h.^(l.n.  —  ib.  iihiB-.e-p]  P  Hh 
<D-.e-.f  sie.  —  ib.  -»,irc/-]  A  >ö?"c->. 

IV,  'Les  fils  de  Yehoudä  furent  Färes,  'Asorom,  Kärem,  Hör  et  Sehal. 
2Ro'eyyä,  fils  de  Soubäl,  engendra  'Iyäh'et.  'Iyähet  engendra  'Akimäki 
et  Led.  Teile  est  la  souche  des  Saräti.  3  Voici  les  fils  de  ltami  : 
'Iyesrä'el,  'Iyäsmä'e  et  'Igäbes;  le  nom  de  leur  soeur  fut  'Isnelfon. 
4  Fenou'el  fut  le  pere  de  Gedor.  'Azer  fut  le  pere  de  'Ason.  Ce  furent  les 
fils  de  'Or,  l'aine  de  'Efrätäm,  pere  de  Beta-Lehem.  5  Sekour,  pere  de 
Taqo'e,  epousa  deux  femmes  appelees  'Elähä  et  'Anorä.  "Henorätän  lui 
enfanta  Kazäm,  'Afta,  Temän  et  'Astourä;  tous  ceux-ci  furent  les  fils  de 
No'orä.  7  Les  fils  de  'Elähä  furent  Seräq,  Saar  et  'Etaniti.  8Qos  engendra 
Kenob  et  Säbebä  (et  fut  l'ancetre  des  fils  qui)  naquirent  au  frere  de  Räkäb, 
fils  de  'fyärem.  ° 'Egäbis  fut  plus  celebre  que  ses  freres.  Sa  mere  lui 
donna  le  nom  de  Gäbes,  en  disant  :  «  J'ai  enfante  Gäbes,  dont  la  signi- 
fication  est  tourment  et  douleur.  »  ""Iyägäbes  invoqua  le  Dieu  de 
'Esrä'el  et  dit  :  «  Si  tu  me  benissais  vraiment,  si  tu  agrandissais  tout 
ce  qui  est  autour  de  moi,  si  ta  main  etait  avec  moi  et  si  tu  donnais  un 
signe  (me  prouvant)  que  tu  ne  m'humilieras  pas.    »  Le  Seigneur  lui  donna 


542  LES  PARALIPOMKNES.  [22J 

12fl»Jtfl-f-?  s  fflA^-ö"-  :  AfH<Z.<h9°  .■  a>Art,9°  ■  flJA<T;J"*  i  KCl  »  'ttth.d  ■  VJ.A  •  ?»'*«•  • 
AA.J.A»-}  •  $-mv.  ■  ?»A-  i  ö&ai  ■■  K.T.^r  «'"«oft«*  :*jm  ■■  WM,?*  atftt.h. 
?  s  m£«fc#  •■  ■J-f-Ay.?"  •■  Mv*"-"  fflJ^V-t  s  'fflA^-  •■  A->Afc°-l-  »  a*t\&-K9  :  a>M-  • 
AA.P-n  ■  ha-lTar*  :  AIA/5A.9"  i  hho°  :  Ä/.-n1-  •  ha^tit  "  '<»£**  ■■  AhA.-fl  i  5. 
fflAF.  i  Ä.lni  i  y.<J.  i  M  i  at<,*h9°  ■■•  0)£«fe4*  i  M  i  «6kTi  -  '"flMDAR  ■  t\V A.A7  i 
TITA,  i  ffllfcf-  i  flH\5£  :  mhhfath.  :■  "»Mt  i  MC  i  *h?h&  s  <or^9:  » 
fl>^«cc  i  ffl^eA»?  ::  «offlAR  i  A.^-fcc  i  «w* '  öja^a.  i  fl>?.AQfc.  :  Kn-i/'ö»-  ■ 

Ah,Al;T">  «    "flMIfcA/Mi  i  «DAfc*    ■    A-*  »  flllflHh   i  h.?\:C'l  •  hfllfo«»-  i 
Al*C  i  fflAÄllC  s  MMfo»-  ■  AAlnC  ■  mKhJto&k,  i  Kfl-U*o°-  i  AHT7  ■■  fl»?iA-  ■•  i» 
fD-frfo»-  :  £*.*  i  A<W  •■  fflA-J-  i  £C/">  i  Ki-l'  ■  hafftü  »  '/°i£-  ■■  l9«»£«fe 
+  i  nhMs  ■  tshS*?:?  -■  M*  i  AhV-fl  i  W  •■  M'iTo»-  .■  A«WJ  i  mrt.rP- 

i  .■  Kn-iro1»-  i  Ae-"7^  «  n»ft«fc+  •■  TW  •■  hn*if<"»-  «  hPfAi  •  h<*\&f°  •  m?,t\'t. 

11.  <D>iA.-fl]  A  *iA,-flft.  —  i'o.  mh*]  A  W«d.  —  ö.  Ahfinn]  A  ft-v.  —  iä.  "Vftc]  A  o»YC. 

—  12.  ntA«P»°]  A  n.-u&Kr-.  —  ib.  v^-v]  A  ;»•<.".  —  ii.  -n»h.<c]  P  -n«h.c.  i*.  v 
^n]  P    >wi.  —  /'6.   Ti-vu-  —  h.«Pi?"]  A  >ift-  i  ft-n»i  ■  &<\.  —  13.  i*a*»°]  A  »#AA.r. 

—  ift.  fl^h.^]  A  ft<{.>,.e.  —  rt.  >,t^-]  A  >,-»•*.  —  14.  -)Afc°^]  P  lAKt.  —  i*.  ante  hfrlftn» 
P  arfrf.  a.  --  iä.  i^^rt.?"]  A  irt.-J-rt.ir.  --  15.  <D£<b<is]  P  «>ä*+.  —  i*.  KM]  A  f-t°i.  — 
li.  V\]  Pwi-  —  **■  VJ.?"]  A  >h9".  —  i*.  M]  P  M.  —  16.  t^je]  A  ^-^.ß.  —  17.  w^+l 
A  fflWAÄ.  -  «*•  h<*c]  A  h.-}ti-\.  —  i*.  fli^W]  A  ft>b<{.  —  Jo.  »%«•]  A  <n>-<t..e-.  —  ?4.  "7cr 
■>]  P  A"7C">;  A  "7C"V^.  —  ib.  fi<t<\h.]  A  y.fi'iA.A.  —  ib.  h.rt-fc'P-V]  A  h-AtT"*.  --  18.  MM- 
*]  P  nnin-t  sie.  —  ib.  ha-iroo-  ■.  A0t>c]  P  om.  a;  A  mi[0  rtt>c.  —  «6.  >>n-ira»-]  P  hnwo»-.  — 
19.  hjhfff]  P,  A  otw.  A.  —  ib.  -h^-u  :  AV/-n]  A  Mt  •■  hVi-tt.  —  ib.  +.<v\Tr]  A  ,+jRA-y.  — 
ib.  «.?"?•■>]    A    rt."l?'T'.  —  ib.  ^tt-Wao-2  P,   A  ^niTa»-. 


*  P,  tout  ce  qu'il  demandait.  "  Käleh,  pere  de  'Askäs,  engendra  Mäker,  '  qui 
fut  le  pere  de  'Aston.  I2  'Aston  engendra  Batarefem,  Sem,  NatAn,  pere  (des 
gensj  du  pays  de  Nä'os,  frere  de  Si'olon  Qenzäwi;  ce  furent  les  liommes 
de  'Efröm.  "Les  fds  de  Qenez  furent  Gotolhem  et  Sarft'iyä.  Les  fds  de 
Gotolhem  furent  "Atatä  et  Menati.  "(Menati)  engendra  Golfot.  Sara'iya 
engendra  'Iyob,  pere  des  GesärAsim,  qui  furent  des  ouvriers.  "Les  fils 
de  K:\leb,  fds  de  'Ikone,  furent  Hera,  'Alä  et  Nä'am.  Le  lils  de  Ala  fut 
Qenez.  "'Les  fds  de  'Ayalelän  furent  Zelle,  Z6f,  Taräv  et  'AsrAhel.  "Les 
ids  de  'Asor  furent  Ya'atä'eri,  Meräd,  GalVr  et  Iyalon.  'Iyätir  engendra 
Märon,  Semä'i  et  Ycsba'i,  pere  de  'Kstemon.  "Sa  femme  lui  enfanta 
secretement  'lyfttör  pere  de  Gödor,  'Aber  pere  de  Sokor,  et  'JyakihÖl 
pere  de  Zanon.  Ce  furent  les  descendants  de  Fetiya,  tille  du  pbaraon,  que 
Mered  öpousa.  '"Les  lils  de  la  femme  «le  lyodya,  scaur  de  Ronoub, 
furent   Dana,    pere  de  Qaylän,    et    Sömyon,   pere    «le  Vornan.    I>cs   lils    de 


[23]  L1VRE  PREMIER,  CHAPITRE  QUATRIEME.  543 

A-'J  :'■  ©£*+  ••  fcft*  :  Hhl*  «  älfc*+  s  A,A»J>°  i  fl>A£  «  £tf-*i  •■  fcC  :  htt-U-  »  A 

h,Ä-  ■  ©am « Än-iro»-  •  A"7c/i  i  *n  :  n,-fö»-  ■  Afc.n*w-  •  m-u-a  s  mw  s  fc 

A-0  «  22rDp^.(P*9°  :  fl>0£ffl  :  J|H.O  ■  mh,?hti  •  ©A/.V  •  ?iA  :  '*£<•  :  o>-Al-  : 
5   Vh-tt  :■•  öJ"Ärnö»-   :  h-ttPfid.T'i  ■■  •P'kKf0  •■■  -'hti-'i-l-  ■•  to-h-f-ao-  -.  A-fUifJjP 

t  ■■  hü  ■  e-^jw-  ■■  wnh.ir  ■  <»;»£,/«•  ■  ?°aa  •  itr  -.  amiir-P  ■  joo-  ■  o» 

h-A  «  ^OUD-A-ft  ■  A^A  s  AA.9"  ■■  fl>AS- '  oo(\{i'}  -.  ö>a«}.  »  aotlTi  ■  fl'AS-  :  *  09" 

XA  :  «DAS-  ••  AIS'  :  ÖJAS-  :  TitW:  »  fl»A«J.  >  A"l«*.  :  fl»AS-  «  -flJArtw7.*V.  »  £«fe*  : 

io   iati. :  ^«PA^.i*«  •■  ipAA-I-  «  fl>h^<e«/-A  ••  hAPo»-  s  a>-A-£  ■■  -niM  s  OJtf-A-  ■•  *;|-fl>-    „*  p, 

/6  v°  b. 
A^-öi»-    :   h.tt-V'l   ••   htm   :   fl>-A-&  -'   J'.U-'i   «  28fl»"1&{-  =   tO-M'   *  HCA-flA  >  OWi-tl 

•t  :  tiiö  ■■  (htm  ••  fl>A.cA-nA.°/A  •  -'©n-n'iA  ■  <DnjtA9°  ■  mn-f-AÄ-  •  30<d 

i'i.  ü^b.*]  A  ü"7tii.  —  20.  ft."iv-v]  A  rt."%j".  —  ib.  j^rfv]  A  drn.  —  ib.  >,cv"V] 
A  >ics--v.  —  ib.  w-a-ä]  A  a>aä.  —  ib.  iin*]  P  nn-i- ;  A  im*  =  ib^w  :  hw-*.  —  21.  mh^ 
«»•]  P  Miro**-.  —  ib.  h(\]  P  a>At;  A  waä.  —  22.  fh.^.*?"]  A  r-h,*y».  —  ib.  mi^^avv]  A 
M1ÄVVV.  —  rö.  ■l.-th.i'"]  A  1:«(;h,5F".  —  23.  A-IWCTV]  A  Ad/h^-V  s^'f.  —  24.  h..Hl.C]  A  h.^ 
HC.  —  ib.  n>..A]  A  Ah-A.  —  25.  fl>fl»-A'£]  P  om.  at\  A  fl»Ä*«l».  —  ib.  Hb&]  A  AH.A.  —  ib.  AA, 
5T]  A  AA-?".  —  ib.  »a^.]  P  mA^R.  —  ib.  öonA'ir]  A  «D-dA'V.  —  ib.  OA4]  P  wft^.  —  ib.  «ia^i 
P  a>A^.  —  26.  mAO.]  P  fl>A^.  —  ib.  A»l£-]  A  AI.?:.  —  ib.  a»A^-]  P  <da/»..  —  ib.  llh-c]  A  ine- 
C.  —  ^6.  flJA.^.]  P  «>A/>.  —  f'Ä.  WAS-]  PfliA^.  —  27.  ^<PA^.lh]  P  Xi1*A.?:l>  SIC.  —  ib.  i>»AA1:]  A 
u"\A.   —  ib.  W-A-]  P  tf-A».  —  «6.  h.mrj]  A  h.n"H1-.  —  28.  A"7ö]  A  itr3-!.  —  ib.  h.cA-PA-'VA]  A 

>hCA-nA->iA.  —  29.  -n^A]  A  n>.A.  —  ib.  h{\r"2  A  hi>9°.  —  30.  n*A]  A  n*A. 


Nahem,  pere  de  Qäylän,  furent  'Atärim,  Yestim  et  Hemäköt.  20Les  descen- 
dants  de  Semeyon  furent  'Amnän  et  'Arnon,  fils  de  'Anän,  et  Tilon.  Le  fils 
de  'Aste  fut  Zäkat.  2I  Les  fds  de  Selom,  fils  de  Yehoudä,  furent  Her,  pere  de 
Laked,  La'ada,  pere  de  Märes,  pere  de  la  maison  de  'Ebdäta,  pere  de  la 
maison  de  'Asoubä,  "Yo'iyäqäm,  les  hommes  de  Käzebä,  'Iyo'as  et  Säräf, 
qui  demeurerent  en  Mo 'ab.  On  changea  (leurs  noms  en  eeux  de)  'Abgädärenon 
et  de  Touqi'im.  -3  Ce  furent  les  potiers  qui  demeurerent  ä  Nätä'im  et  ä 
Gäderä  avec  le  roi;  sous  son  regne  ils  devinrent  puissants  et  ils  demeu- 
rerent lä.  24Les  fds  de  Sem'on  furent  Namohel,  'Iyämän,  'Iyäbir,  Zelou'i  et 
Se'oul.  25Les  descendants  de  Sä'ol  furent  Sälem  son  fds,  Mabäson  fds  (du 
precedent),  Masmän  fds  (du  precedent),  26 'Emhel  fds  (du  precedent),  Säbäd 
fds  (du  precedent),  Zekour  fils  (du  precedent)  et  Sami'e  fds  (du  precedent). 
27 Les  fds  de  Sami'e  furent  seize  et  ses  fdles  trois.  Ses  freres  n'eurent 
pas  beaucoup  des  fds.  Toute  *  leur  descendance  ne  fut  pas  aussi  nom-  *  p, 
breuse  que  celle  des  fds  de  Yehoudä.  28lls  demeurerent  ä  Barseb'e,  ä 
Semä'e,  ä  Molädä,  ä  'Irsoubosou  al,  29ä  Be'äl,  ä  'Asam,  ä  Tolad,  30 ä  Batoul, 


54'.  LES  PARALIPOMENES.  [24] 

imi-a  ■  ffln^c°7  •  öj^'M*'*  •  3,fl>nn.i*  ■  rawi-  ■  mnwid.*  .■  fi,M,9°  ■• 

fflniVP  ■  (14*9°  -.  \\t\J\  •  hfci-U  ■•  at-h-f'i  ■■  fcU7-<!ir«n».  :  ?,fth  :  K-Ji/'T  :  A^f? 

WA-  •  V&WVao-  :  Hffcfl»-.?.-  -•  M'i'U  •  hWbC  ••  hh\\  •  OÄA  «  f»7/-}'|i  •  >(l/.-f- 
O».  :  ffl-V»A*ö»»-:  'fflön^n-n  :  fl»Ä<^A.Sl  •'  (OhS'tl?  :  fflAft  •'  Ä"7A..e  !  "  Wh.?'  5 
£A  ■•  fflJ&AP«  :  OJA£  i  >i.M.JP  :  fl)A&  !  lV.>t..l'  :  WAR  ?  hftrh.A  :  3  ffl^Afk  i 
£*+fl  •  Otffih^f  i  fl>JtftA.£'  ■■  (BÄ.-S//.A  ■  O^T-flTtA  i  0)fH,7i.,P  i  "  ©HH  i 
ö>A&  i  A.<h  i  O'Aft  i  UA»"}  •  ö»A&  :  Ä.*SÄ.^  :  fl»A&  ■  rt°7^  i  ÖJA.P.  :  fl'/°d 
o>-  -.:  38hA-  ■  ?iA  i  -TiA^-  i  fl.+A  ••  «»AM)"!«  i  aXIAA-h  ■  HÄlfo»»«  ■  ai'luV,-  ■  Ml 

<ß|/'0->.   :   (D-hnif).   :   ££"{.£   «  3'  ID'Mf.  :  Mlh  i  flftVh.  i  V./-  ■  fclih  i  JVflrYi  i    10 

h>a,  i  h»n  i  ¥,",rv*  ■  ra?  ■  ATtfAtiif"»- » "Whn-  ■  äJvH-  ■  ■nii-r.vi« < 

totioo-i'i-  -.  a)9°R'd  »  Crh.n  ■■  ^Ä'^Äiro0-  :  ^M"»  •'  GJÄ'»7«e  S  ?,ft»u  :  M»°£«fe 

ib.  h.ir{<>k\]  A  V/fc-M*-  —  31.  ?"c>in>]  P  5>"C>int.  --  ib.  a>na»'V£4-  ■■  ft.hft.5f"]  A  mn 
"jöä  :  hrt>\  —  ib.  mfi(U]  P  mnil>  v/c.  —  ib.  IM.?,]  A  Hn.Jw£s»*\  —  ib.  «»•},#•}]  A  o»w.  - 
32.  m-Vi.e.'i.ira»-']  A  mhitlfi.irao'.  —  ib.  h,"i"/]  P  h.<n>:  A  Jw*>-v.  —  i'i.  <Dh.Tr  :  CP"/]  P  K.C 
1°Tr;  A  h.w:<J°V.  —  i'A.  -1>i>]  A  -tu?".  —  iä.  mji'/.]  P  m)>V.  —  33.  HfhcD-.^-]  P  H^hfl>-£-  sie.  - 
i'A.  f/iA]  A  fl"iA.  —  i'A.  <Dir'/-|:]  P  o/«.  a».  —  ib.  a>-*»A*«n>-]  P  id-^a*«"»«  sie.  —  34.  m<n>^ 
1-ri]  P  <DAaopq-fl.  —  //'.  h"7rt,|i]  A  Mf,11i.  —  i'A.  h.fft.r]  A  h.ftp-.  —  ib.  mAR]  P  fl»A£.  —  li.  h"7 
ft..f]  A  h-7ft.e.  —  35.  tDK.»«-y,A]  P  o/n.  m.  —  iä.  h.ft!i..t>]  A  h.(»-n^.  —  i'ä.  M-Kfl  A  ft/.>,.f. 

—  36.  h.Af-ir.]A  h.Af>..  —  ib.  ^fth..p]  A  .i'rt-h..t\  —  ib.  h..s.'/.A]  A  h..e."/-A.  —  i'ä.  >,7ft°7",.A] 
A  ö?."/"7h.A.  —  37.  HH]  A  H-H.  —  IÄ.  fl»A.n]  A  mA-f..  —  I*.  «>Aä]  A  WAS-.  —  l'Ä.  fOAjP.] 
A  «ja*-.  —  ib.  fl)A.e.]  A  (DAfi-.  —  ib.  ft"7<5^]  A  d-icy.  —  ib.  mA.e.]  A  «das-.  —  38.  >. 
A]  A  owi.  —  i'6.  n.*A]  A  nrio».  —  j'6.   mnA.?1]  P  mnAt  s<e.  —  ib.  hil'Ciivm-]  A  Ml-ir<n>-. 

—  39.  H.9h.]  A  HWi%.  —  ib.  ?"C*Vf]  A  <roc»if  s/r.  —  40.  mV  gz.]  A  fD?".?-«:.  —  ib.  c,h.ll]  A 

(■.•V.'ll.   —  ib.   m<\f\aa~\  A   fllft^«/". 

a  'Erraä,  ä  'Ensoqilä,  "  ä  Beta-Merkäbot,  daiis  la  moitie  de  Se'asrm,  ä  Beta- 
Bafoum  et  ä  Zasi'a.  Ce  furent  leurs  villes,  jusqu'ä  ce  qu'on  eüt  etabli  roi 
Dawit.  ''-Leurs  villages  furent  'Etän,  'En,  Bemon  et  Tekouna;  c'ötaient,  (en 
realitö),  quatre  {texte  :  cinq)  villes.  3llIls  eurent  tous  les  villages  qui  sont 
autour  de  ces  villes  jusqu'ä  Bo'al.  Voici  leurs  demeures  et  le  nombre(de  leurs 
oecupants)  :  31  Masobäb,  'Amäleko,  'Iyosyä,  lils  de  'Amäsiyä,  ss 'Iyohöl, 
Yehayo,  fils  de  'Isobiyä,  bis  de  Sarä'iyä,  bis  de  'Asalnd,  '• 'Elyonß, 
Ye'qabo,  Yäso'iyä,  'As'id,  'Idihßl,  'Egousmä'el,  Bounä'iva,  "Zaza,  lils 
de  Sei',  bis  de  Ilalon,  fils  de  'Idä'ivä,  fils  de  Sainarida,  lils  de  Som'ew. 
:,sCe  sont  ceux  qui  emigrerent  avec  le  titre  de  princes  dans  leur  famille  et 
<lans  la  maison  de  leurs  peres.  Ils  devinrent  tres  nombreux.  a8  Ils  emigrerent 
jusqu'ä  ee  qu'ils  parvinssent  ä  Grrärä,  ä  Test  de  GA'i,  aliu  de  cliercber 
des  p&turages  pour  leurs  animaux.  '"'Ils  trouverent  des  prairies  nom- 
breuses  et  fertiles,  une  terre  spacieuse  devant  eu\,  la  paix  et  la  tranquillite". 
Jji  elfet,   c'etaienl   des  descendants  de   Kam  qui  demeuraient   lä  avant  eux. 


*  1', 

77  r°  a. 


25]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  CINQUIEME. 

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t\<"i-\:\ro»-  ■  n«><PM  ■■  <vii«fe.eft  ■■  n-w  ■  f.u-p,  ■  <n«M-A-  ■  ?,a s  ;»,.«?./.'}  ■  up  •• 

maoVWi   :   KA  i   /.hfl'   •  IIP   ■  IDhoi'niJPoi».  :  fcflh  s  MI;  :  Ml"  i  <D«V.{.  i  UP 

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/.<?.  :  "/^A.*  i  0aU&  ■  HP  ■  Jtfth  :  Hl:  i  0A1-  ■ 

V,  ,ai£<fc4'  .-  e?n.A  ■  llhK-  •  AhA/.h.A  ■  hfl«»  i  fl>-h-|--  i  IHK«  «  fflh'JH  i  P(l 

m  i  «o-fi-i-  i  '/"Ahn  i  mwj«  ■  anm  •■  iu.\\\*  •  aio-a-«*. •■  ap-iw-  «  ojas.  »  am/.. 

io   >„A  i  IDA.+'>»A*  -'  A-*  ■  IHK«  ■••    ht\ao  :    y.u-fi  :  -liPA  i  JV70-  ■■  h'/°i\:'"Pjh  i 

ri}<7Dho'n  :  h.9°nrao.  .■  mn/ji-1:^  ■  ap-a-t-  ■  sfl»R*+  i  t?n,A  •  n*K«  ■■  aka/- 

JbA   i    Ä.?».*«  ©T-Afl  i   fc.AC?  i  ffllV.."?.  ■  4a>^*+  i  Ai.P'/.A    i   M°  i  fl>0 


41.  >,/*••»*]  A  },A°"/|.\  —  /&.  »/»».<{.■>]  P  *A>«i.  —  ib.  Ail'ft^n]  A  uii'tobA.  —  ib.  a>* 
-J-A-]  A  (D-M-rt-öo-.  —  t&.  ante  }iA  A  add.  i\.  — ib.  moofp.p'V}  A  «ojp'h.y.y»  s  '>>;c.P>  ■  <"•<? 
«n-^v.  —  ii.  ucvi-iPo»-]  A  üTr-two»-  s/t.  —  iä.  ?"r.^?]  A  o»,i.>1f.  —  ib.  y,^MVao-  :  nur]  A 
>.Trfit  :  n<»"  =  UP.  —  42.  <DV/"kifö»-]  A  o/??.  id.  —  ib.  A/TLMr]  A  ti9°P7r.  —  zi.  ante  ä-(I4  A 
add.  «D-nt.  —  i'4.  '">iS..e]  A  h'P-S..e.  —  «i.  <5-4-M"]  A  ^->.e.  —  «'/.  n.y.A]  A  ii.h,A.  —  iä.  ante 
£■6+  A  add.  m.  —  ib.  k?<C\  A  h.^ft,.  —  /6.  ii^irao-]  A  H.w>.  —  43.  "hT^ii.]  A  Xy«i. 

V,  1.  a»V'/H]  A  >,fiö».  —  ib.  toc.nl  A  "#C7.  —  #.  Afl»-A-.S.  :  A]  A  Aä<64-.  —  i'6.  WAS-]  A 
o/».  —  Ä.  A>iA<!-h,A]  A  ,efU-h.A.  —  /ö.  fDh./-7»A'li]  P  mK.V'TMi.  sie.  —  2.  -JPA  :  Ä"V0']  A  ^ 
pa  :  ä"/V  —  i*.  }>r"L\rav~]  A  A»°io«.  —  i'Ä.  <Dnirr;:A]  P,  A  mn^Yi^-A.  —3.  h.^"Vi]  A  yvi. 
—  iä.   VAA]  A  <i:A"fi.  —  ib.  h.A(f>]  A   ^AA-V.  —  4.  h.p'/.A]  A  P-h,A.  —  ib.  A.J»"]  A  tx-n.'^. 


'''Ces  (emigrants),  inscrits  chaeun  par  leur  nom,  vinrent  dans  les  jours  de 
Hezqiyäs,  roi  de  Yehoudä.  IIs  battirent  ceux  qui  demeuraient  lä  ainsi  que  les 
Manäwiyän  qu'ils  trouverent  lä,  et  ils  les  expulserent  jusqu'ä  ce  jour. 
Ils  demeurerent  ä  leur  place,  parce  qu'ils  avaient  reueontre  lä  des  päturages 
pour  leurs  animaux.  i2(Quelques-uns)  des  lils  de  Simi'on  allerent  ä  la 
montague  de  Seyer,  (au  nombre  de)  cinq  cents  hommes.  Falatiyä,  No'adiyä, 
Räfou'iyä  et  Zihei,  fds  de  'Iyäsi,  etaient  leurs  chefs.  ,:J  Ils  battirent  les 
survivants  de    Amäleq  et  ils  demeurerent  lä  jusqu'ä  ce  jour. 

V,  '(Voici)  les  fds  de  Robel,  l'aine  de  'Esrä'el,  car  il  etait  (vraimeut) 
l'aine.  Mais  quand  il  eutmonte  dans  la  couche  de  son  pere,  (celui-ci)  donna  la 
benediction  aux  fils  de  Yosef,  fils  de  'Esrä'el,  et  (Robel)  ne  fut  plus  compte 
pour  lui  comme  l'aiue.  2En  effet,  *  Yehoudä  devint  superieur  en  force  ä  ses  *  P, 
freres  et  il  fut  leur  chef,  mais  la  benediction  fut  pour  Yosef.  3  Les  fils 
de  Robel,  l'aine  de  'Esrä'el,  furent  'Inok,  Fels,  'Esoron  et  Korämi.  4Les 
descendants  de  'Iyohel   furent  Sem,  (son  fds)  et  Bänyä,  fds  (du  precedent). 


a. 


546  LES  PARALIPOMENES.  [26] 

"JJP  s  (DM.  S  0)£«fe«l»  :  7»°?  :  fi,°lh.  :  ©AS-  «  "fiT^h  :  Ö»AS-  «  &M  '  ©A 
«J.  :  IkJiA  : ' 'flA./..  i  HM-Afl  s  -|:hA,-f*  i  VM»»  •'  MC  •  Ofh-U  ■  "»AM  '  C?(l,A  « 
7 a*h-\a>  ■  AR-fc  ■■  n-t-A+o»"  "  HA£+  :  onAMFItlf«»-  ■  K9-f.fr  ■  flJHhC 
„efl  •■  8fl>«&nA.  :  mAR  i  KlITf  :  <»A£  i  A"7  «  fl»A£  ■  Ä.f-*A  «  ö>-?»i-"  !  'TiR^  ! 

nf,cir9°  -■  fflnvn«»-  ••  o»n<v.Aö7ir'> «  '©im  "  jvoa  •■  -}£<:  =  Mh  ■■  jmix-a  -• 

n.e."ffl  :  -Hill  i  MV.flWl  ■  Ml«»  >  -{[WS  i  ftpftAlf«*  ■  fl?".^  i  74ÄÄ"  •■  '"«Hl 
aotpfiHjj-  ■■  AflfcA  i  1-fl<-  ■  «HA  i  9"ftA  ■  £Art.r*  •■  <»<»£•*  :  ni*«"*  :  fl> 
■«*■  :  nW/J;H-  •  hflh  i  flÄ-A  i  X-flWi  •  lAh*  »  H<D£«fe+  i  ^Ä"  i  K7*<:  s  II. 

*iro»-  s  ^^<. :  niiA"} :  ?ifth  i  rtAh  •••■  läö»py,A  •■  nw-4-  ■  a>t*w  ••  Uo-n  ■•  K?- 
v*  ••  <Dft4.T  ■  nn»v* « 1iö>K^«ei)'  »  nAft-i-  ■  Mi^ir«0-  ■  "ihh.A  »  fl>tf»-frA»«r  ■ 
©Ann  »  o)Ä.pv-?i  i  ©^h?  ■  ©n-*j  ■■  ©fn»*:  ■  ©*»*•  sfrno*  «  '©hA-  s  & 

i*.  fl>A4-]  P  <»A£.  —  IÄ.   7-1]  A  7-°/.  —  ib.  <da>5.]  P  mt\?..  —  5.  AT^n]  A  fM""V.*i. 
z'6.  ida*-]  P  mmA^..  —  iä.  Ato]  A  A*i.  —  i'i.  o»A^-]  P  ainift/.;  A  mmA-S-.  —  #.  1UJ.A]  A  IL* 

A.  —  6.  ttiKi-  •■  Hh«SAA  i  *Y1AW-]  A  ILM<  ■  HA*  ■  HMMfl  i  O.'h.«!-  !  -feHA.**.  —  7.  A£*]  P  AÄ 
^„o-.  —  iä.  -VA#o»-]  P  -?"A*<w  s/c.  —  8.   -fetlA.]  A  *0A.  —  IÄ.  ö»Aä]  P  <DA£.  —  Ä.  MHl]  A 

hHpH<  _  ,7,.  n»7]  A  A"7.  —  i*.  h.v-y.A]  A  h.?-/hA.  —  «i.  n.p.rrw9"  ■  mnvna»-]  A  «Mit  ■  (th-r h. 
c.  •■  >«nn  :  Tia>-.  —  ib.  o»n,v.A"7ü"V]  A  mn  ■  h,Aff7if»n»-.  —  9.  .enwA]  P  .eMi,"h.  —  ib.  ngm  ■. 
■J-Vill.]  P  n.e.m-  ■.  AtliH..  —  #.  >iV<!m.n]  A  >bV^Tn.  —  ib.  -nm  •■  S^MVo»-']  A  WiMiro-  ■■  II 
„.^.  _  ih.  n?°.w]  A  m-nt.  —  10.  Tll-f.]  P  Ttld..  —  ib.  ,C\rt.rV]  P  MMn  sie.  —  ib.  mno»-] 
A  tth&ira*:  —  ib.  wix.i.2  P  si\  >  •>£<-.  —  ib.  nww.]  A  jßn«A.  —  11.  niTr]  A  no>.  —  12.  «Df-y. 
A]  P  o/n.  to.  —  ib.  fltf-*]  A  OiA.  —  ib.  i»«y]  A  n-f.Tr5T.  —  I*.  Hö-fl  >  S.fV>,]  P  fl»Höll  i  fflh. 
f-7>i;  A  mtx.r-'iK.  —  ib.  fflfi^.T  i  niio»]  P  k>i,6,  ■■  no-v.  —  13.  ao-A-A-ir]  A  «»ft-Ay*.  —  ib.  r» 
nn]  A  MA.  —  i*.  h.f^>.]  A  wt-h.  —  ib.  ^uTr]  A  vnh/v.  —  iä.  n-«i]  A  h-k.  —  ib.  j»njt] 
A  ML£\  —  i'A.  A-llOI.]  A  a-o-vi-.  —  14.  ffl^A-]  P  afhi\;  A  o/h.  m. 


Les  descendants  de  Gouag  furent  Seme'i  son  fils,  '  Samämika  fils  (du  pre- 
cedent),  Reka  fils  (du  precedent),  Be'al  6et  Bahirä,  que  TouklcMa,  roi  de 
'Asor,  deporta.  Cc  dernier  (Bahirä)  fut  prince  de  Hobel.  TSes  collateraux, 
selon  le  denombrement  des  familles  de  leurs  princes,  furent  'Iyohöl,  Zakäryäs 
"et  Qrbale,  fils  de  'Azaz,  fils  de  Sema,  fils  de  lyohel.  Celui-ci  demeura 
ä  Ycrohom,  ä  i\äba\v  et  k  Ba'elm;\lion.  "Du  cöte  de  l'orient  il  demeura 
jusqu'ä  1'cntree  du  desert  vers  le  lleuve  'Efrätös,  car  leurs  animaux  (de  lui 
et  des  siens)  etaieut  nombreux  dans  la  terre  de  Galä'ad.  "'Dans  les  jours 
de  Sä'ol  ils  firent  la  guerre  contre  les  etrangers,  qui  tomberent  sur  leur 
face.  Ils  demeurerent  sous  des  tentes  ä  Test  de  Galä'ad.  "Les  fils  de  Gäd 
demeurerent  en  face  d'cux  depuis  Basän  jusqu'ä  Salk.  "Yohrl  fut  l'aine; 
Sofern  fut  le  second.  'lyonä'ä  et  Sefät  (demeurerent)  ä  Basän.  ''Leurs 
freres,  selon  la  descendance  paterneUe,  furent  MikäVd,  Mousoulom,  Sobäbä, 
'Iyorä'e,    Yäkän,   Bona    et    "Oböd;    ils    furent    sept.  ,4Ce  furent  les  fils  de 


n> 


10 


[27]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  CINQUIEME.  547 

«fe+  :  Anh.JP  l  fl)A£  :  h&  :  01A£  •  K??r,  ■  Ö»Aft  :  7Afc£'  «  Ö>A£  ä  "l»l 
kA    I    OIA&    ■    hjtfix    i    fl>A£    i    WihH-n  ■  '  fl>A£  :  frfl£-%A  ■  fl>A&:  Ji.PJr  •' 

«^Ahh  •  o»+  ■  hfWAvaf  ::  '  ai •}£<.  :  niAfc£- »  ©nnA*  » «Bn^/ifi'fcA.irflB-  .- 

VA-fl»»-  ■  JtA  ■  -Hlf-A-  ■  n«wP(>A  »  KW9°  -  Hw  •  £lM  :  fl>n»»<Pj>A  ••  Ä.C? 
•n*}9°  s  TM>-  ■  htl£-h./\  •'  18£<fe+  :  (?ILA  ■■  (D7A-S.  •■  fl>««.'J£«|»  :  V7£ :  Wfi.  •■  h 
9°ai'fr?.  :  •1jRA»ö»"  ■■  A£fl>-  •■  hA  ■•  h"*i\l'  ••  flJA;i-  :  flHl«-«?+  «  ffljRfflft*  :  «fA'P  ■•  fl> 

aa  ■  frn*fc  :  h^f:.e'> :  fl>hm-cp-'> :  ffl^AA :  fi-nh  i  vr.Ap-->  •  ö>T^n,?"j « -°m  77#pb 

Ä^Öfö»-  ■  ÖH-Ah-  >  at-ti-t-  ■  h?*'P.irar>-  -.  hpc?*'}  •■  flJtf'A-  ■  +o^.yi*fl«»-  ■•  hi\ 
oo  .-  -^n  •■  h1i\.yytt(h.C  •  XC'i-  ••  floWl-f"  ••  »%£"  .-  taA'j°pao'  :  ?iA«">  •■  -l-mhA-  s 
fl-f:  ::  M  ffl^U^Vl-  i  ffl>£'h.  :  9"ÜC»llf  «"»•  s  7»»A  s  £?  s  fflfcmfl  «  Äff  •'  tOhM-l  ' 

ib.   txtttiy']  A  MLÄ.H..P.  —  ib.  ^<5]  A  M-.  —  J*.  Ji..en>i]  A  h.f(LK-  —  ib.   fl>A£]  P  «*rtj& 

sie.  —  ib.  >,ji>,ii-n]  A  MMt-n.  —  15.  Mi£-y,A]  A  >,-n.s.y,A.  —  rt.  h.efc]  A  m*.  —  16.  n7 

Ihjt]  A  flJ-flt  s  T\hR.  —  ib.  atah^-bri.Vao-2  A  fflnN'PAS.V.  —  ib.  nc">]  A  OCV.  —  «Ä.  flh 
-Po»-]  P  öh-ptfo-  s/c.  -  -  17.  -l-n^A-]  A  +-v»A*.  —  ib.  h.p<t>r'l  A  fh^-iT».  —  ib.  KG-Wi 
9°]  A  h.f cm?".  —  j'6.  ?,fi/:./>.A]  P  .e.cM.  —  18.  ?<\.s.]  A  PR.  —  ib.  mo»',i.<\>]  P  om.  a>.  — 
ib.  >,?"fl>-rt-.e]  A  mW" f.*.*  ■■  KK">.  —  ib.  V»H-]  A  pMH-.  —  ib.  w9"thi-}~\  P  ffl9"«-«C>  s«'c.  — 
ib.  Sfp  :  a>3?  :  at%Y]  A  ii>,A'i:  :  af*  s  ¥  .•  m?,  :  V  ■.  mi.  —  ib.  >,a]  P  add.  e>.  —  19.  h?Cf}~\  A 
h^Cf-Tr.  —  ib.  hm-Cf-Tr]  A  h.TCf-"/.  —  ib.  WAf-T-]  A  <?^np--V.  —  ib.  T^dp-V]  A  M(l.fy.  — 
20.  "hRViroo-]  A  >i^.W<"»-.  _  ib.  h^Cf-V]  P  >,7C}P<n>..  —  ib.  V(l  =  ri*IH.>i-n<ii,C  :  «f.1-]  A  XCV-  ■ 
•*n  .-  >i1Hhlll<h,C.  —  ib.  aXir'Pav']  A  athR-JiToo*.  —  21.  atygh.  •■  y™ucnu"<n»-]  P  o/«.  — 
ib.  §3?]  A  g  i  ff .  —  ib.  g«]  A  g  ä  fl»£  <  ff.  —  zi.  mh'hfi.-i']  P  o/«.  a>. 


'Abakiyä,  fils  de  'Ori,   fils  de   'Iyäde,   fds  de  Galä'ad,  fds  de  Mikä'el,  fds  de 
'lyas'e,  fds   de   'Ako'azäb,    ,5fds    de    'Abdhel,   fds  de    'Iyouni,  prince  de  la 
maison  de  leurs  peres.    ,cIls  demeurerent  en  Gala 'ad,  en  Basän,  dans  les 
campagnes,  dans  tous  les  bourgs  et  dans  tous  les  territoires  de  Saron  jnsqu'aux 
frontieres.  "Tous  ceux-ci  furent  denombres  dans  les  jours  de  'Iyäqöm,  roi  de 
Yehoudä,  et  dans  les  jours  de  'Irobe'äm,  roi  de  'Esrä'öl.  ,8Les  fils  de  Robel, 
de  Galädi  et  de  la  demi-tribu  de  Menäse  furent  parmi  les  hommes  vaillants 
qui  portaient  le  bouclier  et  l'epee,  tendaient  l'arc   et  etaient  experimentes 
au  combat.  Ceux  qui  allaient  au  combat  etaient  (au  nombre  de)  quarante- 
quatre  mille  sept  cents.  ,,JIls  firent  la  guerre  contre  les  *  'Agäryän  et  les      *  P, 
'Atouryon   et   contre    les   Nafsyon  et    les    Nädäbewon.   20Ils  l'emporterent 
sur  eux.  Les  'Agäryon  et  toutes   leurs  tentes  tomberent  entre  leurs  mains. 
En   effet,   ils   invoquerent    le   Seigneur    lors  de   l'attaque    et   il  les  exauga, 
parce  qu'ils  avaient  eu  confiance  en  lui.  2I  Ils  prirent  et  emmenerent  comme 
butin   cinq   cents  chameaux,  deux  cent  mille  moutons,  deux  mille  änes  et 


5'iS 


LES  PARALIPOMENES.  [28] 


gjj  •■  mh'tih  •■  n ^A.*ir«D-  ■  <*&<»-  •■  I@  ::  ^ftf»«»  :  ■mm :  «h*a*  •■  Ha>£-+  ■■  ht\ 

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s/t.  —  23.  ■/if.oo.  ■■  A]  A  V7£.  —  f*.  *»"£<»A]  A  m-fit  =  £fl>A.  —  ib.  nA'V]  A  OATr.  —  ib.  ante 
fciin  A  a^rf.  m.  —  /i.  ihA]  A  v°.e;£  i  n«^A.  —  //»•  mMM""*]  A  o/w.  m.  —  i'ä.  dTC]  A  "/'V.r:.  - 
ib.  M.e.n«G  A  m.e.114.  —  ib.  ^C'/0^]  A  >.>.CT">  s« ■.  —  ib.  fflllA.nrA]  P  manwrii  sie:  A  m"/l.r.  i 
MVA  s/V.  —  16.  <n>iA-"//:]  A  «Djkrv*.  —  24.  fl)>,A-V».-  i  ffl->,.poi>.]  A  in>,A'  i  V>»-'/I:.  —  li.  AitC]  I' 
a><h<CC;  A  *<cc.  —  i'i.  h.A*A]  A  h.^y.A.  —  rti  fllia.UA]  A  ö'/ni/.h.A.  r-  iä.  wrflA 
Kfi69°f-  —  ib.  W.-W]  A  K.P-.e..e.  —  j'J.  h..ß-S.V.A]  A  h,.e„V.A.  —  iä.  ante  öRio-  A  add.  afhfr. 

—  ib.   ktö*]  P  Möt.    —   ib.    ö.e.u>-]    A   o«/.  —  ib.  A«»-^Tr]  P  nö»-.fV;   A  «ilavjnr.  - 
25.  mflAffl.]  A  fl»>,A<»-  «ic.  —  iä.  H.t]  A  o/w.  —  li.  mtAin.]  P.  A  <d?a<d-  sie.  —  ib.  Anid  ■  r'K 
f.]  P  «Vfl>.   —  i*.    >i-7/h-»']  A  h-MA  i  V?4ifi.  —  20.   hrvti]  P  «ntAWi.  —  ib.  -J.A-Ii]  A  om. 

—  ib.  -MlACffl-V]    A  -/KlA-I-   ■■   TCT^Tr.    -  -    I*.    mA;)Ä-    i  mA«f>({.+]    P   fl»A>7£     ■   o»V<C-l'.    - 
ib.  mV/"»».»'»']  A  mmbp.a»'.  —  ib.  *iW]  A  .f/hA.f.  —  ib.  vinc]  A  WiJ>c. 

cent  mille  hommes  bien  comptes.  "  Lo  combat  tut  grand  et  ceux  qui 
tomberent  (furent  nombreux),  parce  que  cette  guerre  etait  (voulue)  par  le 
Seigneur.  11s  demeurerent  lä  jusqu'ä  la  döportatiou.  -'Ceux  de  la  demi- 
tribu  de  Menäse  demeurerent  depuis  la  frontiere  de  Basen  jusqu'ii  Ba'al, 
Armon  et  Sinär  sur  le  mont  'Armon  et  sur  le  Libänos;  ils  devinrenl 
nombreux.  2lVoici  les  chefs  de  la  maison  de  leurs  peres  :  Hafer,  'lyasi. 
'Ilhel,  'Ezrehel,  'Irmyä,  'IdiyvA  et  'Ivdiliel,  hommes  vaillants  et  renomme's, 
princes  de  la  maison  de  leurs  peres.  -'11s  apostasierent  le  Dieu  de  La 
maison  de  leurs  peres  et  ils  suivirent  les  dieux  des  peuples  du  pays  que 
le  Seigneur  avait  eloignäs  devant  mix.  -r' Mais  le  Dieu  de  'Esrä'el  suscita 
l'esprit  de  Falouk,  roi  de  'Asor,  et  l'esprit  de  Taklarnäson,  roi  de  'Asor, 
qui  deporta  (les  gens)  de  Hobel,  de  Gad  et  de  la  demi-tribu  de  Menäse  et  les 
emmena  dans  le  territoire  ile  Kahm,  dans  le  territoire  de  Käbar  et  sur  le 
fleuve  Ciozän  jusqu'ä  ce  jour. 


[29]  LIVRE  PREMIER,  CHAP1TRE  SIXIEME.  549 

VI,  'fflft«^  :  A.'ß  :  lllfli  ■  (ll'l'Ol-  •  m"!/..^  ::  -fl>£<fc+  :  .«J'ftf-  ■  hlU'J"  «  0» 

ro£«M'  •  KO  :  W-fl  •  «nMUt  •■  mJiAOHf:  «  «DJE-^C  "    mfcAOHC  •  fl»A^  s  A 
i. i,ht\  •■  md,i,ht\  •■  wA/*-  ■  AM.A-  «    a>fcn>  •  ö>A^  «  All**.  ■  <»n*/i.  ■  ©AR  • 

5    Ml.  B  'fl>fc||.  :  fflA£  :    H/.AjPft  :  lO\Ut>?t\  :   «>A£  =  "7<Sfc"l"  «  7fl>tf7<iM'  '■  0)A£  : 

fc"7L\e  ■  mhnv.? :  fliAft  ■  fcli."i-n  «  sm?,h.m-n  ■  fl»A&  :  rt,*"-*  ■•  fflA.j».*  •■  t«A 

£  •  MV7>>.fl  "    fliÄJl.fl7A.A  ••  0>A&  :  hUC?  :  ffl^HCP  ■  <»A&  •■  V;h<n  •■■  "fl'PvIi 

«,"J     ••     «DAR     :     KHC.P1    «    (D-M'i'U    :     M     :       f|U>    :    IM.*    •    HI'VJÄ     :    OK.«.    _._\ 

aa.*-  «  'Wa?-  ■  hncyii  •  hhnc?  ■  ö>Ä»7c,e  •  «dar  ••  kti/r-n  ■••■  vlmh 

10    h.T-n    ■•    Ö>A&    ■■    (U^    i    ö»<W-£  •■    0»Aft    :  AA»'/'  :=  "fllfoA"lT  »  0»A£  :  »LA*!'-  : 

<"*i,A*f.  ■•  r»Aft  :  hm:? '••  "mhncy  ■•  ö»a£ :  iUK.e  ■  a>(\&K?  ■  war  •  p-ax 

*  ■  ' ■'i<Dp-A.ft,4»  l  rh/.  :   «D-ft-f-    :  VAA'!'  :  £lM  ■  fl>K.e<.AA.S>0  i  fl?iR  «  VfMlR«," 

VI,  1.  icOV]  A  i\c.i>-i.  —  ib.  "7^<5]  A  at.i.i..  —  2.  *o->]  A  +»,^-.  —  ii.  vn^i^]  A  h'iM.r\ 
—  ib.  yAM]  A  .i'.fi"iC.  —  ib.  h,H.V.A]  A  H.XA.  —  3.  h-n-f-iT]  A  wn^i»".  —  /Z-.  y»n]A  m>-A.  — 
ib.  <"lc.9"2  A  a,lC.er'.  —  ib.  ante  v-S-n  P  add.  w.  —  ib.  h-fl.e.]  A  Mlfs#.  —  »A.  .e^-"7c]  A  ,e;i- 
}T..  —  5.  m*,n>]  P  o/«.  m.  —  ib.  a-bhj]  A  n*H..  —  ib.  a-bK]  A  fWih..  —  ib.  an\.ej]  A  a>rt 
^  s  ft.  —  6.  n»rt.e]  A  mrt^  :  a.  —  ib.  wm-bph]  P  om. ;  A  fflH^h.yfi.  —  ib.  wA£]  A  «da/.  :  A.  — 
ib.  "7<5h*]  P  »7<JM\  —  7.  «7^>i>]  P  "16M-.  —  ib.  idaä]  A  wa,?..  —  ?'*.  waä]  A  «da/«,  i  A.  — 
8.  mh'n.m-a]  A  otm.  —  ib.    mA.e]   A    wa^.  :  a.  —  8-12.  «>rt.^.,>  i  n»A.e  :  hn."7h.fi  =  <DMi.*'7h. 

fl    :    a>l\R   :    MIC.e    :    <D>.HC.e   :    «DA.?    >     frfiTTr    ~   <D>i"7C^    s    WA£    I    hft.T-(l    :    fl>Ml.Tll    :    fl>A£]    A 

om.  —  12.  rt,/.<>  :  wrt,^.^]  A  rt.^.+  :  mit.?.*.  —  ib.  o>Aä]  A  om.  —  ib.  ft,A»i»"]  A  Art-A-y".  — 
13.  fl»rt,A°y"]  P  fl»rt.A»<n>;  A  aiftAi»".  —  ib.  a»A.e]  A  a>A£.  —  ib.   h.A*P.]  A  H.A'1»^.  —  ib.  m\\, 

A*R]  A   0»1l.A-1>^.   —   ib.    fl>A£  :    hHC^"]  A    <DA^  :    Ahl)C.P.    —  14.   fl»A£]    A    «DA/.   :   A.  —  ib.    (\i. 

h.?]  A  iKi-^y.  —  ib.  a)(\t.h.p]  A  mot^t-p.  —  ib.   <DA.e]  A  <da^  •■  A.   —  15.  vn-Yi£-TKC] 
A  fn-m&KC. 


VI,  '  Les  fils  de  Lrwi  furent  Gerson,  Qa'at  et  Märäri.  2  Les  fils  de 
Qä'at  furent  'Abräm,  Yesä'ari,  Kebron  et  'Ezehel.  3Les  iils  de  'Abräm 
furent  'Aron,  Mes  et  Märem.  Les  lüs  de  'Aron  furent  Nädäb,  'Abd,  'Al'azär 
et  Yetämär.  ''Al'azär  engendra  Finhas.  Finbas  engendra  Abisou.  5'Abisou 
engendra  Baqe'i.  Baqe'i  engendra  'Azi.  G  'Azi  engendra  Zarä'eyäs.  Zarä'eyäs 
engendra  Märi'at.  'Märi'at  engendra  'Amäryä.  'Amäryä  engendra  'Akitäb. 
8  'Akitoub  engendra  Sedoq.  Sedoq  engendra  'Akimä'is.  9  'Akimä'is  engendra 
'Azäryä.  'Azäryä  engendra  Yohanän.  '"Yobanän  engendra  'Azäryän.  Celni-ci 
fut  'prötre  dans  le  temple  qui  fut  bäti  ä  'Iyarousälem.  "  'Azäryäs  engendra  *  P, 
'Amäryä.  'Amäryä  engendra  'Akiteb.  ,2  'Akiteb  engendra  Sedoq.  Sedoq 
engendra  Selom.  uSelom  engendra  Relqiyou.  Kelqiyou  engendra  'Azäryä. 
11  'Azäryä  engendra  Sarä'iyä.  Sarä'iyä  engendra  Yosrdeq.  ,5Yosedeq  partit 
avec  la  depurtation  de  Yehoudä  et  de  'Iyarousälem  ( faite)  par  Näboukednäsor. 


a. 


550  LES  PARALIPOMENES.  [30] 

*C   «   ll!a)ft«fe+  l  A/ß   !   iCfl'}  s  flJ*0->   :   CB"?.^.^  ::  *~ Wh/t-  '■    htl^-tltf '*»•  ■  A£ 

fljjbii,y.<sv « "<»&*+  s  °i/j  rJ  ■■  #rirA  :flJÄ.ö»-rt, « fflin-M  «  Aft-r  •  A.'e  ••  (\i\ao  .• 

A£*o»-  ■  i0£«fe«P  :  Ittf"*  ■  AA«n>.  ■  «AS.  ■■  ffl/b^'J:  :  fl)A«J.  >  aJH"7  >  fl>A«J-  » 
21  f  Ml  :  fl>AS.  :  M.  •  ©AS-  •  H<5.  ■  WAS- «  Ä.jP.-*-<5  ■  fflAS-  »  Hfl>£«fe*  i  *0>  •• 
ftrthC  ■■  WAS-  •'  #£  i  <»AS.  •  htl.6  ■■  ö»AS.  ••  2,hA*V  «  ©AS-  «  hfl.A¥  i  ö»A 
•«}.  ■  M,C  s  «JAS-  :  *iW  ■■  «AS-  i  AuJP*/.A  «  <DA?>  •■  ^TljPrt  s  rDAS-  s  MA  • 
<i>A«J-  ■■■ a :ifl»fc«6+  i  ?»A+Vrt  ■•  Ä"7rt.  i  oMi/P-lh  i  2'7iA.+V  «  WAS-  •  rW-  ■■  ö»A 
.«}.  .-  VG  :  «AS-  ■■  27JbA,?-n  :  flJAS-  ■■  M?0°  ••  fflAS-  •  fl»hA*V  >  OJAS-  »  Mfl»R* 

16.  «da**]  P  om.  <d.  —  *"£.  m,+o^]  P  o/h.  «d ;  A  wVt-.  —  ib.  <T><Q  A  "7><!..  —  17.  «>),*] 
A  m-nao-w.  —  i'6.  rw]  A  &•%.  —  18.  +01-]  A  4-iH-.  —  j'4.  h-iuy*]  A  v»n<:?n.  —  «6.  ,en>i«:] 
A  .eMC  —  I*.  >biI.V.A]  A  h.H,ÜA.  —  19.  ywA]  A  iriPft,.  —  i"Ä.  h.a»-A]  A  M"A..  —  '6.  AJP.+ : 
«VI.»]  A  A£*  i  «V/Vf?  SiC  —  20.  ä*+  •■  7CP-»]  A  Ale*»'».  —  ib.  AA°fl».]  A  AA°PV.  —  ib.  WAS-]  P 
mft^;  A  <da.p..  —  li.  >h.-»'t]  A  ^f-h.*.  —  /'£.  «da*]  P  «da/.;  A  <da.p..  —  lÄi  «dh"7]  A  om. 
«d.  —  ib.  «da*]  P  «da/;  A  «da.p..  —  21.  r-Mi]  A  h.r-Ml.  —  ib.  was]  P  «da/.;  A  «DA£.  — 
/7>.  «da.1}.]  P  o»A^;  A  o>Aä.  —  ib.  <i>A4]  P  n>A^.;  A  «>A.e.  —  ifr.  i»A*]  P  om.  — 
22.  ^o^-]  A  +*^^.  —  iä.  fflA^}.]  P  «da/».  ;  A  ö»aä.  —  i'A.  ida1}.]  P,  A  a»t\?..  —  ib.  hA.<5]  A 
hit.C  —  ib.  o»A^-]  P,  A  «da/..  —  23.  mA.'i-]  P  a>A^.  —  ti.  >id.rtv]  A  t,a.tw.  —  ib.  was] 
P,  A  a»A£.  —  ib.  *rt.c]  A  hA.c.  —  ib.  .»/v;]  P  mA^.  —  24.  ,*^>  :  mAS-  i  h..ey.A]  P  .*«**  i 

(OA/1.   :   >..y/,A:    A   1-hA   :   «DA^  i   W-V.A.    —   /6.    fflAS-]   P,  A   WA£.   —    li>    IDA*]   P,  A    «DA/.. 

—  ib.  AJ.A]  A  0>.A.  —  ib.  «DAS-]  P  O/K.  —  25.  a>p,<k*  ■.  7.A*VA]  A  «D.p.-fi*n  :  A>iA*S".  — 
ib.  ante  >,"7rt.  P  ßrfrf.  <d.  —  ib.  hii/p*]  P  hYi.'Pt;  A  WTJ°>.  —  2(5.  «da1}-]  P.  A  «DA/.  — 
ib.  rt-v]  A  ilAJi..  —   «6.    «da*]  P,  A  «da,»».  —  ib.   y<e]  A  om.  —  ib.  «das]  P,  A  «da,r. 

—  27.  h.A.e-11]  A  h.AX'A.  —  ib.  «da*]  P,  A  «da/.  —  ib.  MT?°]  A  h.r-O.7".  —  J*.  «DA 
*]  Po/h.;  A   «da/.  —  /6.   <d>,a*v]  A  ü/h.  <d.  —  ib.   «da*]  P  o//;.  —  28.    tog.-p.-f.h  ■  a] 

A   «D^.4;.|». 


"'■  Lcs  iils  de  Lewi  furent  Garson,  Qä'at  et  Miräri.  l7Voici  les  noms  des  fds 
de  Garson  :  Näbin  et  Sßma.  ,sLes  fds  de  Qä'at  furent  'Abram,  Yesa'ar, 
Kebron  et  'Ezöhöl.  ,0Les  iils  de  Miräri  furent  Meliol  et  Iraousö.  Voici  la 
descendance  de  Löwi  d'apres  les  farnilles.  20Les  descendants  de  Garson  furent 
Lalobani  son  iils,  'Etäti  iils  (du  preeödent),  Zamä  fds  (du  precedent),  -' Yo'ak 
Iils  (du  precedent),  'Adi  Iils  (du  precedent),  Zärä  iils  (du  precedent)  et 
'IyätAri  iils  (du  precedent).  -JLes  descendants  de  Qä'at  furent  Yesa'ar  son 
iils,  Qore  iils  (du  precedent),  'Asiri  Iils  (du  precedent),  ":l  'Elqanä  Iils  (du 
precedent),  'Abisaf  Iils  (du  [»recödent),  'Asör  Iils  (du  precedent),  JlOä'ät 
bis  (du  precedent),  'lyäbrl  Iils  (du  precedent),  'Ozyas  Iils  (du  precedent)  et 
Sa'al  fds  (du  precedent).  : '  Les  descendants  de  'Elqänä  furent  'Amäsi  et 
'Akimot  (ses  fds),  28'Elqaaa,  Iils  (du  precedent),  Sri'  Iils,  (du  precedmti 
Näwi  fds  (du  prec6dent),  "'Elyab  Iils  (du  precedent),  'Orom  Iils  (du  pre- 
cedent)  et  'Elqanä   Iils  (du  pr6c6dent).   JK  Les  Iils  de   Sämou'öl  furent  Sani 


|31]  LIVRK   PREMIER,  CHAP1TRE  SIXIEME.  551 

*rt  •■  Mo» -j-a  i nw-<- :  rt>.  i  iDj»n..e  a  ^«dR**  >  "?./.<!  ••  rhu. ■  A»m  •  <da 

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h.^h,9°  ■  ö>AR  •  kA'M  :  ©AR  ■■  l-'J.'P  ••  ;  ö»A£  ••  A-f-  »  ©AR  '  hA^T  >  0» 
w  AR  ■  "7M"  ■  «AR  :  h°ltl  ■•  36<DAR  s  XA+V  «  0»AR  i  P*/,A  :  WAR  •■  ÄHC„efl  i 
fflAR  •  iW-?JPA  :  "fl>AR  :  ;J-M-  ■■  «DAR  ■■  Y\  A.C  '  ö>AR  i  hn.JPAV  ■  38<DAR> .+ 
«Mh  :  «DAR  i  A.'G  ■  «DAR  i  Mll-feA  •■■  "•h+Ü-  ••  A«°-  «  M*  :  HR+«D*1F°  i  flf 
"7V-  i  hlW-  i  «DAR  i  'UM-  i  «DAR  i  A°7?i  ■■  '"«DAR  ■  »IhkA  i  WAR  ■  fihtl.?  ■ 

ib.  n>J  A  m-iA.  —  ib.  J.n..f]  A  h-ll^.  —  29.  «?><{]  P  om.  —  ib.  fr-m]  A  A-m.  —  j'6.  ©AS-] 
P  mA^;  A  flXDAÄ.  —  ib.  «da*]  P,  A  <da^.  —  i'i.  Mic]  A  >,n.  —  ib.  «das-]  P,  A  «da^..  - 
30.  fi-^]  A  ft."7.  —  ib.  «DAS]  P,  A  «da/'..  —  ib.  «da*]  P,  A  «da/..  —  li.  hrt.V]  A  >,A>,^.  - 
Ä.  «da*]  P  om.;  A  «da/..  —  31.  «d>,A-]  P  om.  <d.  —  ib.  wM-  >  ftt]  A  nftt.  —  32.  <dua<d.]  A  «d 
ua«d-  sie.  —  ib.  n+jt«"*]  A  «D-nt-  —  ib.  fl*A  i  +CTr]  A  (IhCpflr.  —  ib.  post  >ifin  A  add.  ha».  — 
ib.  «D*«f».]  A  «DO*««».  —  ib.  A>,A]  A  <d>,A-.  —  ib.  jefrAMh]  P  jalcAhli-.  —  rö.  nnt]  A  Aft,t.  —  33.  «d 
TiA-  :  >>A  :  jB+«D-«n»-]  A  <D,e+«D-o»-.  —  ib.  ante  l>9°ahtog.  A  arfd.  £*#<n>..  —  «6.  ^"i^]  A  +"1^.  — 
ib.  aonr>c}  P  <Dll?°C  s«'c.  —  «i.  <daä]  P  <dA£.  —  ib.  fV,A]  A  h.Rh.A.  —  34.  h.<.h.5'"]  A  h.y<th 
y».  —  /6.  -J3VP]  A  *JfE.  —  35.  <DA£]  P  om.  —  ja.  >,A.*T]  P  «d>,A*V.  —  JA.  "7h*]  A  «w^-t. 

—  36.  >,A.*V]  A  *iA.*T.  —  i*.  IWVa]  A  i»K-v.e.  —  37.  .+>.^]  A  tht-  —  i*.  Wl^'i^]  A  h-n.eA«i:. 

—  ii.  post  Mlfi«  A  flrfrf.  «dAä  '  *^  !  fl»A.e  "  .RÄ./I-C.  —  38.  ,*^*-]  A  *i,*.  —  j'J.  «daä  "  A.«e] 
P  «DAIi  SJC.  —  39.  flo^  >  /.A<i:]  A  MV-  '  fio*.  —  ib.  A"7>>]  P  rt"7h.  —  40.  <dA£  i  fihit,?'}  A  Ahn.P. 

l'aine  et  'Abiyä.  29  Les  descendaats  de  Miräri  furent  Mo'ali  (son  fds),  Loban 

fds  (du  precedent),  Semi  fils  (du  preceJent),  'Azär  iils  (du  precedent),  30Semä 

fds  (du  precedent),  Hagiyas  Iils  (du  precedent)  et  'Asi'eyä  fds  (du  precedent). 

31  Ge  furent  eux  que  Däwit  preposa  de  sa  propre  autorite  ä  l'office  du  chant  et 

de  la  recitation  dans  la  maison  du  Seigneur,  lorsque  l'arche  du  Seigneur  (y) 

reposa.   32Ils   servaient  devant  la   maison  du  temoignage   en  sonnant  de  la 

trompette,  jusqu'ä  ce  que  Salomon  eüt  bäti  la  maison  du  Seigneur  ä  'Iyarou- 

sälem.  Ils  etaient  presents  pour  leur  Service  selon  le  reglement  de  ceux  qui 

servaient  dans  la  maison  du  Seigneur.   "Voici    ceux  qui  etaient  en  service 

parmi  les  fds  de  Qä'ät  :  'Emän,  chantre,  fds  de  Yohel,  fds  de  Sämou'el,  "fils 

de  'Elqänä,  fils  de  'Irou'im,  fils  de  'Elhel,  fds  de  Tou'äwä,  3Sfils  de  Souf,  fds 

de  'Elqänä,  fils  de  Mä'at,  fils  de  'Amäs,  36fils  de  'Elqänä,  fds  de  Yohel,  fds 

de  'Azäryäs,  fds  de  Sefenyäs,  "fils  de  Tä'ot,  fils  de  *  'Asir,  fils  de  'Abiyäsäf, 

38  fds  de  Qä'ät,  fils  de  Lewi,  Iils  de  'Esrä'el.  "  Son  frere,  appele  'Asaf,  se  tenait 

ä  sa  droite,  'Asaf  (qui  etait)  fils  de  Baräkiyou,  fils  deSamä'e,  '"filsdeMikä'el, 


*  P, 

;:  v"  b. 


V  b. 


552  LES  PARALIPOMENES.  [32] 

«»AR  :  aoMn.?  ■•  '«DAR  i  hMh.  •■  «DAR  ■  Mr.yti  -.  «DAR  .  W>?  ■  "«DAR  s 
>«{  :  «DAR  •■  H"7  =  WAR  ■•  rVX*.  i  4«DAR  •  A.JPh.l-  i  «DAR  i  IC«-'}  i  fl'A?.  i 
A/fi   «  'vi«DR«fe+  ••  "V-<{  »  Wl/'o»-  !  no^T,fl°-  s  R«p«D-o»-  -.  h,:i'-i  -.  <daR  s 

*iY»  ••  «da?,  i  o-nft.  ■•  «dar  i  "7A>h  i  '«dar  ••  MO,  i  «dar  i  VW  ■  war  i 

VLA«fejP  i  ,G«DAR  i  fc-^flfc.  :  ©AR  i  (1V/.  i  «DAR  i  tia>>C  i  n«DAR  i  FVA.  ■  «»AR  i   s 

TA.  i  «dar  i  A.*e  ::  4xö>fc:'»teirfl»>. •■  nn  ■  fivi-  .  mi-eu*«»- s  cnAR-r--**-  ■•  aa-P'p, 
p'i  -•  H-i-u'.e.ö»- :  fli-fl-f-  .■  w-a-  "  i-nc  •■  «D«D-fi-i- :  w-a*  :  «otaäVw*  j  "Mi*.  -■  fVf-  •■  h 
"/•ii.VfKh.c  s  4'(D^c?'j(i  •■  «dr**  ■■  eoTV-  s  at'ti'i-  •■  a.-i-  ••  o»4»Rft  ••  tD„en«D-h.  ■• 
<t"-nnv  i  fDp'i'cn-  •  <d-«yi-  •  im-  ■•  h"?ttf»-nA.c  ■■  K">h  ••  ua«d-'i-  :  »vom?'!-  =  mw- 

A-flD-  :  ffDij-,^"  :  ||n,-|«  :  0D<pRfl  :  «pR'fl'Th  •  (Dtlh.il  ■    ftCP'V  »  A(V1"   "  ftft/'-JbA   •     10 
Jlh  il'  •  WA-  :  Hhllllo»-  :  ao-h,  i  MK.  i  Afr7II.VrWh.C  «  "«TTM-  i  fc-TJ*  i  hflfl7 
-/•Iffl»-  :  AR«fe«p  ä  fcO  i  hA^HC  ■  «DAS-  i  (D&fiiUh  i  «DAS- 1  Jtfl.A"7  «  «DAS.  .8ifl 

41.  h^-Th.]  A  M-«?h,.  —  42.  >,<?]  A  >,.;■'/.  —  ib.  rt.«7>h.]  A  A.°7.h..  —  43.  h.?h.*l  P  W 
h,?:  A  h.,ph.*i-.  —  44.  °7><{]  P  °%t-&. —  ib.  ante  je+iu-ao.  p  orfof.   m.  —  ib.  V'-'V]  A  h.»'/. 

—  ib.  tftVi  A  ?*T/.  —  i'i.  o-fl.e„]  A  vn-s..  —  ib.  "7A.n]  A  «?a»»i.  —  45.  y,"?.n,e]  A  >,i»fi.i\ 

—  ib.  fl»A.e.]  P  «>A.P.  :  fl>A£.  —  i'Ä.  H.A?jp]  A  £**,?■  —  46.  Ji"7Ah.]  A  >."71h..  —  »ä.  OM] 
A  flhl.  —  ib.  ft«n»c]  A  f>"7C.  —  47.  <daä]  P  o/ii.  —  ib.  »»PA.]  A  «rhft..  —  t*.  T*«.]  A 
M°&.  —  lÄ.  ante  mA.e  ■  A."»:  A  arfrf.  fl>A.e.  i  "?.<!.<{.  —  48.  iD>,^«eir«n>-i]  A  om.  \.  —  ib.  HD  ■ 

ii.-i-  :  hn«eir«n».  i  mAÄ-p<">-  '  AA.'P'i.'.f'V]  A  nnon.jp?  ■  s'c  aä*«"»*  !  a,<pö>-.p"/.  —  i'A.  ante  <n-n? 
A  add.  a.'Pjb-.pv.  —  /6.  TM  •■  n,?]  P  o/h.  —  49.  fOT'/-]  P  .eOTV-  sie.  —  i'i.  <n-n?]  P  ft?  sie. 

—  j'A.  ?-cn>]  A  *cn>  sie.  —  iä.  >i°/u.vn<h.c]  A  <n»?Än.  —  f'6.  °7öm-v?]  P  »7ömv?.  —  rö.  «•> 
«S*Är]  P  S-*JC.  —  ib.  «n»?^n  :  ?.^fi?]  I'  •l\e.-4?  :  ?.M?.  —  i*.  (1W?]  P  add.  a>.  —  ib.  vn<.  : 
A]  A  TM..  —  30.  >i"W?]  A  a>-txU-  —  z'i.  mA-S-]  P  <da/>.  —  iä.  AT/iifi]  A  £*Mifl.  —  iä.  «da1;] 
P  mrt/'.:  A  fl>A£.  —  rö.  Mlft"7]  A  hfl,«-.  —  '/;.  mAS]  P  wA^p. ;  A  <dA£.  —  51.  I1.*K.]  A  fl«J»h.. 

fils  de  So'asiyü,  fils  de  Malükiyä,  "fils  de  'Atänä'i,  fds  de  'Azär3'äs,  iils 
de  'Adäyyä,  "fils  de  'Ari,  fils  de  Zamä,  fils  de  Seme'i,  "fils  de  'IväVt. 
Iils  de  Garson,  Iils  de  Lewi.  '*  Les  fds  de  Miräri,  leur  frere,  se  tenaient 
ä  sa  gauche  (avec)  'Etän,  Iils  de  Qisan,  fils  de  'Abde,  fils  de  Mälßk,  "fils  de 
'Asabi,  fils  de  'Amisyä,  fds  de  Kclqiya,  '"fils  de  'Amäs'i,  Iils  de  Ba'oni,  fds 
de  Samar,  "fils  de  Me'oli,  fils  de  Mosi,  fils  de  Lewi.  "Leurs  freres,  chaeun 
selon  la  inaison  de  leurs  peres  et  la  descendance  des  levites,  etaient  pr6pos6s 
ä  tont  le  servicc  et  ä  tout  le  ministere  de  la  maison  du  Seigneur.  "Mais 
'Arori  et  ses  fils  brülaient  l'encens  dans  le  sanetuaire,  ofTraient  les  oblations 
et  les  sacrifices  dans  la  maison  du  Seigneur  (et  servaient)  lorsqu'il  y  avait 
encensement,  (remplissant)  tous  les  fonetions  du  sanetuaire  et  (recitant)  la 
priere  du  pardon  pour  la  maison  de  'Esra'el  conformeinent  ä  tout  ce  que 
Mouse,  servitcur  du  Seigneur,  leur-  avait  prescrit.  "  V.oici  les  noms  des 
descendants  de  'Aron  :  'Ala'äzar  son  Iils,  Finähas  Iils  (du  precedent),  'Abi- 
sama  Iils  (du  precedent i,  ''  Baqa'i  Iils  (du  precedent),  'Azi  Iils  (du  precedent), 


78  r 


[33]  UVItF.  PREMIER,  CHA.PITRE  SIXIEME.  553 

+h.  «  ©AS-  i  Ml.  ■  WAS-  ■  H/.A.  i  ö»AS-  s  2'/%M-  :  WAS.  i  ^"?t:^  :  fflAS  ■• 
fch.m-n   :  «»AS-  ■■    'rt,^«p  »  fl»AS-  ■  fch."7  ■    'fl»?i/V-  ■  ho»'»'!--  «  on^ÄyJif 

«»•  :  nn  •  n*hii»-(:-/:i/'ö».  .-  r»nn  ■■  hy.VA.ira-.  ..  a£4j«i»  .■  hct  s  ha^-Ij  : 

<1    :   J&U.JJ    I   fllVf-A»   ■    J^tO-y//    :   Iffcfl»-^    ::    '  fl)?/}^   :   ftllfC    ■   IDtf-A-   !   fcAW/: 

'/  :  röw-nj"  :  aJiawi  s  <»A£  ••  Ä-a"3r  « S7<DA£«fe*  ■  ho  ■  öJj;n?'ö»-  •  fci)i*4ir 
*  ■  ind  ■  rwtf-A»  s  u&'Vi  ••  *anm.  ••  hjin:  ■■  ©tf-A»  •  i/.<o-w  ■  cojjn.r:  ■• 

tf7<!  :  fl>Vf-A-  ••  'U-Gt'Vl  ■  ''(D^ffi  :  fflWA"  !  li-ID-V/  ■■  (D*  (DlhMPoo.  :  Uld  '■ 
llf-flT./!  i  fflW-A"  :  "UOi-Vi  i  «MVI.C  «  ffllnf-A»  -•  l^tO-f/  ^OlhWlf.  '  (l}?'J°l  : 
aHt-tlpa0'  :  |/V.  :   '?n>.'}  :  0>tf-A°  :  li-tD-Vf  '•  (DJJ&'^l'k  ■  fl»tf-A»  «  "U'&~VI  ■  Ot 

IM.  •■  fcV-f- P  i  öJW-A»  :  lAtß-V/  •■  WIM.  i  h'iUtl  •■  ffitf-A»  •  7/.fl>-'/.y  "•  tf-fr  s  h 

/6.  wa*-]  P  fl»A£:  A  fl»A£.  —  /'6.  a»AS-]  P  fl»A^:  A  «>A£    —  ib.  a>A.S-]  P  ö>A,r;  A  mA.e.. 

—  52.  «p-^h.*]  P  vt-Kt;  A  ?%>,*.  —  j&.  fflA1}.]  P  a>A/> ;  A  <da£.  —  ib.  mfy.fi.']  P  «oa^r;  A 
<dA£.  —  i'A.  Mi.m-11]  A  Mi/r-fl.  —  i'4.  was-]  P  a>l\p. ;  A  a>A£.  —  53.  rt.^.*]  A  4^*.  —  ib.  wa 
.^]  P  fl>A,P. ;  A  fflAÄ.  —  ib.  hh."7]  A  J,n.«»>hA.  —  54.  «ro^^ipoo-]  P  "^^^^irao.  s«V.  —  ib.  post 
«»■»^.OiU'««».  A   add.  Hfl  =  hfl^tWoo.  :  «D.  —  i'5.  nA£*]  P  ttAR-f-a»'.  —  ib.  +^ir-]  A  -f",^. 

ib.  ft9]  A  oft.  —  55.  «MDiin«1*.]  A  fflunn"»-.  —  ib.  .ftiM]  P  U--S  sie.  —  ib.  aitf-A0]  A  tofi-te.  — 
/A.  ante  n^m ••■■;  A  add.  at.  —  56.  fl»7^"7]  A  ffll.e-"?.  —  ib.  aivr-A»  j  >iö«^tv]  A  «otf-A-  :  hftf 
^i.V.  —  ib.  jecfc]  A  fo..  —  57.  hUT-^Wö»-]  P  /.T-<{(f<n>.  s/( .  —  ib.  fr-n.Tr]  A  A-ft.'?.  —  58.  ante 
<DU7<: :  WfcC  A  flirf.  a>U7«C  '  n..*?"  :  fl»rf-A»  :  H-aftH.  —  ib.  ai^ac]  P  o/«.  m;  A  tu^itc.  —  «6.  « 
7<C]  P  07C;  A  om.  —  59.  n»WA»]  P  om.  \f-tv.  —  iä.  nr-A'TLn]  A  f-AT.A.  —  iä.  «dW-a»]  P  om. 
\<-tv.  — ib.  mfU-UC  >  a>Xt-lv  -.  7<!-fl>.H7]  A  om.  —  (30.  •iV'tfT'Xl  A  om.  \.  —  ib.  a>o<ü9,ao.']  A  om. 

—  ib.  .-JA."?*]  A  .■ja,"?*.  —  ib.  M*ift]  A  >,->ti-A.  —  ib.  WA-  i  JiA-]  A  mtf-A»-»  :  M-»*. 


Zarä'i  fils  (du  precedent),  52Morä'it  iils  (du  precedeut),  'Amäryä  fds  (du 
precedeut),  Akitoub  fils  (du  precedent),  '' St-doq  fils  (du  precedent)  et  'Akimä. 
ä'Voici  les  demeures  des  fds  de  'Aron,  d'apres  la  descendance  de  Qä'ät, 
que  le  sort  assigna  ä  chaeun  soit  dans  les  bourgs,  soit  dans  les  environs. 
Si  On  leur  donna  le  territoire  de  Rebron  dans  la  terre  de  Yehoudä  et  to-us 
les  faubourgs  qui  l'entouraient.  56  Les  champs  du  pays  ainsi  que  tous 
ses  villages,  on  les  donna  ä  Räleb,  fds  de  Defoni.  57  On  donna  aux  fds 
de  'Aron  les  villes  de  refuge  de  Kebron  et  de  Loben  et  tous  leurs  faubourgs. 
On  leur  donna  la  ville  de  Helon  et  tous  ses  faubourgs,  58  la  ville  de  'lyäter  et 
tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Dabir  et  tous  ses  faubourgs,  r,'JNäson  et  tous 
ses  faubourgs.  *On  leur  donna  la  ville  de  Bayosmis  et  tous  ses  faubourgs        *  P. 

"Ä    r*   a 

Beter  et  tous  ses  faubourgs.  c'°  De  la  tribu  de  Banyäm  on  leur  donna  la  ville  de 
Gabä'on  et  tous  ses  faubourgs,  Gälemäqi  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de 
'Anätot  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  'Ankäs  et  tous  ses  faubourgs.  Toutes 

PATR.    On.   —  T.   XXIU.  —   F.    4.  36 


554  LES  PARALIPOMENES.  [34] 

A-  •'  OtvC-b  •  (OwtiM'  •  hlt-bC  •  rih»»  ••  'VA*  ■  AW-fl»-  «  i,fflAR'fe+  :  P°rY  ■ 
hh   ■■    \CA'   :   h?"A£r   ■   ?i{m£.   :   od  •)&+   :  >•)£  :  jP^rt,  :  n*/,fl»-   i  /.hOtf»-  •• 

hv-bc  ■■  i  ■•■  'äfflAft«fe«j-  ••  icflt  -.  ahtm  :  Aa**»- 1  ^rm  •■  f.flVlC  ■•  fflfcjm 
£  ■  hH,C  :  wh9nn&  ■  iW-W  ■■  (Ohm?.  •■  y°VA.  :  nJt£r«PA  :  Ilrt'3-  :  »i;  •• 

hüte  ■•■ ' a«»AR*+  i  "?./.-<!  ••  nh«»  ■  AR-f-ö»-  s  ki^w. :  c?ii,a  ■  ©wmr  •  5 
.?£■  :  toh^W?-  •  Hn.A-">  ■•  /.hfl«»-  s  hi)7-c  ■■  »e  «  Uiöii»!W<n»- :  £«&♦  ■•  h 

A/.JbA  •  AA.'P'CJP'J  »  hVl/.  ■  ÄA  «  -»"A?"?-  •'  fl»tf-A»  s  1/501-Y.iro»"  s  '  afiDUtt?* 

OD.   :    nA/'ö'"  •   W>?£   :  <D-A*£  ••  f.»*    1  fflh^W.  :  <0-A*&  i  ftl»"/*'>  i  fcA?+  i 

huTY. :  hA  :  ■i-rtrA'  •  nn  •  hfrurm  ■■  *hr»-Ar£  1  £*+  •■  **>  r  «  m- «  fc 

U7Y.  1  hÄ*PA.If <"»•  i  fcF'Mft  :  KV&9°  ■  ^aHDO-afao-  :  hlJTV.  :  iAhJT*  •  ft,\h   10 

?°  :  ffltf-A»  1  •j/.m-y.y  1  nfta»A  «  *.*w  ■  maw-nj»»«»-  s  flftoi a  •■  ,mc  :  in/.  •■ 
cdW-A»  ■■  lA-at-V/  ••••  ^toaw-npo»-  .-  £+**Ä,tf»  ■•  UV.  s  flJW-A-  ••  l/.-at-W  ■  ©n,-!" 

/'o.  i»'AflJ:]  A  u'Affl:  MC.  —  ib.  n*i«»]  An.  —  l'Ä.  ">-A*]  P  -VA*  sie;  A  -V-A+a»*.  —  *'£.  ante 
A£*ö°-  A  add.  n.  —  61.  ,+«^-]  A  +<v*.  —  /o.  T.j-aä*]  P  fc*"AAt ;  A  >,;>°£<da.  —  //>.  >,y»>7£] 

A  O/M.  —  «6.  hUT-C  =  J]  P  hUT-t  :  T;  A  ^iwC*  :  >>^?-C.  —  62.  JBA1>C]  A  £*<»•  :  .MVC.  —  ib.  dftTr] 

A  nfi.  —  ib.  >i»7-r.]  P  M)7-c\  — 63.  "%<5-<{]  A  TL**.  —  iä.  <u>.y">i.O  P  fl»?.ir>7.c-;  A  o/m.  aj. 

—  ib.   HfUKV]  A  H-nrt»-/.  —  ib.  >,M7-r.]  P  KUT-i.  —  64.  mmu-apo»*']  A  om.  m.  —  ib.  h»7V.  i 
7.A    :   trt?"t«]    A    >,A   i   l-AS»"^   i    >i->7-<:.   —  ib.   <Dtf-A°]  A  fl»tf-A»'V.  —   lÄ.   7*0»-llfö>>-]   A    7<5.fl»-V. 

U"V.  —  65.  mmv-mrar^']  P  ibid-ii?'«»-  gjc,'  A  om;.   <n.  ■ —  ib.  post  n?"}''»  A  add.  a»>,?°>7£  ■ 
■n^^'T.^.  —  ib.  Wvf-  i  >iU7-i]  P  wv*  :  hU7-c.  —  i'o.  ^a  i  +fl?°^  i  nn  ■  hft"7-twv]  A  >,a  i  .e. 

nm-V  :   A»o»-  :   Rltft*7-f:V«**.    —    66.  JP.*+]  A  A.et.   —  l"3.    **^^]  A  4>°i^.  —  ;o.  t>>]  A  <i»r> 
>.  —  67.  «DfliD-n?'«»']  A  mwo-ttf.  —  ib.   ante  fl£fl>A  A  add.  n.  —  ib.  mmu-nro»-']  A  «mi-ilj»». 

—  ib.   n^mA]  A   om.  —  68.  aKDO-njPö»-]  P,  A  «xdiM)?'.  —  ib.  je+'r/h.'P]  A  .e.+?">i?0.  - 
ib.  nw-cir]  a  a-pc"?». 


ces  villes  furent  treizo  selon  le  nombre  de  Ieurs  familles.  clAux  lils  qui 
restaient  Je  la  famille  de  Qä'ät  dix  villes  de  la  demi-tribu  de  Menäs^ 
echurent  d'apres  le  sort.  c2(0n  doaaa)  aux  fila  de  Garson,  selou  leurs 
familles,  treize  villes  de  la  tribu  de  Yesakor,  de  la  tribu  de  'Äser,  de  la 
tribu  de  Neftälem  et  de  la  tribu  de  Menäse  daus  le  territoire  de  Rasan. 
6:1  Aux  bis  de  Meräri,  selon  leurs  familles,  il  echut  douze  villes  de 
la  tribu  de  Robel,  de  la  tribu  de  Gad  et  de  la  tribu  de  Zabilon.  Ci  Les 
lils  de  'EsiäY'l  donnerent  aux  levites  des  villes  qui  furent  designees 
et  tous  leurs  faubourgs.  "'D'apres  le  sort  ils  leur  donnerent  de  la  tribu 
des  (ils  de  Yebouda  et  de  la  tribu  des  lils  de  Sem'on  lrs  villes  qui 
furent  designees  ebaeune  par  son  nom.  '"Aux  lils  des  descendants  de  Qö  äl 
eeburent  des  villes  frontirres  de  la  tribu  de  'Kfrrm.  ,TOn  leur  donna 
la  ville  de  refuge  de  Sekem  el  tous  ses  faubourgs  dans  le  territoire 
de  'Kfrem.  ün  leur  donna  dans  le  territoire  de,  Gazi'r  la  ville  et  tous 
ses     faubourgs.    I;sün    leur    donna     la    ville    de     Ycqamä'imo    et     tous    ses 


10 


78  r' 


[35]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  S1XIEME.  555 

l"9°  •■  Old  ■  fliW-A-  -•  li-at-Vl  ••  ' 'öi'/.A»  •■  IM.  •■  fflW-A"  '  7/-fl>-'/.'/  ■■  tnaW-ttP1«0'  • 

1/..VI'  •  c:t"j  •  ©WA"  :  u-wvi  ■■•■  ""(ohtnit.'!'  ■  >i£  ••  irvA.  •■  ©imijp 

a°-  •  h,U\  i  roWA"  :  lA-lD-W  •  a»£-nA*J»"  «  «'V.  >  ö»tf"A»  •■  "U-iß'V/  :  II  ho»  a 
AR-f-fl»-  :  AM*  i  *"/V  ■■  hti  ■  IM-  ■■•  'fflAft**  i  1CA1  •  &0"A£+  :  «•»?£ 
+  .-  Wft  :  '/"VA.  ■■  fl)i;-n?,<n»-  :  7fl>-A»'*  a  «Dtf-A-  '  *?^fl>■,/.■/  •'  Hfc9"£«»A  ••  HA 
'}  :  (D/.öD-l-  :  JH/.  s  flJtf-A"  :  l/.'Oi-'/.'/  »  7sfl»h*°>lft  •'  JK-AhCI  a  &<»A  «  *£,fl  «  0>tf- 
A»   a   W,.ai-V/   a    fl»(/7/.   i  ^^.C  i  Ö»Vf-A-  i   7/.ö»-V//  i     Wh'!0'!'   :    Ü7<J  :   (Dtf- 

A-  :  itiD-w  ■■  •fc*T»"  •  im.  ■■  rotf-A»  •  ^^a>•Y.,/  :  T4a>?iyM£  ■  fcA,c  ■•  im.  ■■ 
JkW  •  A«7  a  «7ftA  b  ffltf-A»  s  l^w-f/  >  mhrüfft  •  01t.  •■  mtf-A-  •  It-aff:/  ■  a> 
#*+  .•  uv.  s  rutf-A»  s  7^ö>-y.y  -■  <nc?Jwi  .■  ui/.  a  ö»wa»  •■  i/«ö>-V.'/  ■■ 7I 'm^mR  « 
"i^'M°  i  £fl»A  ■■  .*Ä,A  a  n^'ÄV.  a  1A.A  i  fl»tf"A»  i  l&ahW  •  <»UV.  ■  hfl°7  i 
fflW-A»  s  1/,-at'V/  !  (DfPcp-lihT  a  in/.  :  fllVf-A"  s  1/.-10-W  aa  "fl>£«fe+  a  -Jf.;J-A, 

s»°  s  hA  s  -Hitf-  s  t,</°>7£  s  Hfl.A-7  ■  (Don?'«!»-  .-  h.pfrt  ■  «n/.  ■  ©w-a»  ■  i^- 

69.  <D0iii)iP<iix]  P,  A  fflfflOHP.  —  /6.  7 «Mit  >  nf"»]  A  7C?"fV.  —  70.  tmi-njPao-]  P  mm» 
■n$>»;  A  «Dii-njp.  —  /&.  h.ic]  A  JbTC.  —  #.  post  h.i.C  A  aeW.  «7i.  —  ib.  .ft-imy**]  A  y.fthh 
'/".  —  ib.  .-J-'it]  A  +<VK  —  71.  «uAÄ'fct]  A  o/n.  i\.  —  ib.  T.yAÄt]  A  hf^m-AR.  —  ib.  ">»(l 

JP<n>-]  P  (»<i>ii|i^,"'>-  A  (DU-fliP.  —  ib.  post  7IB-A"'*/  A  rtdüf.  07^.  —  li.  «J>f-A»  :  7(MH-liV]  A 
o/«.  —  /'£.  fl><C«»t]  P  fO£aof,  A  hfltert.  —  72.  a»,i»">7£]  P  am.  m.  —  ib.  fifji\  A  ,*.e„rt.. 
—  «'*.  ^^.c]  A  7..e„c  —  73.  «Kjh'T't  i  in«:]  P  a»i?°ii7c;  A  om.  m.  —  ib.  >,9"ir]  A  M'9°.  — 
74.  "?fiA]  A  «70A.  —  <6.  h-n^"V]  A  Ml^Tr.  —  75.  <B^.*t]  P  o/n.  m :  A  «>^.*t.  —  i'Äi  in/.]  P 
07C-  —  i'ö.  Ch-n]  A  G-tt°,9°.  —  76.  ^T-V]  A  /hy*"V.  —  i'6.  .<pC.ftM»"]  A  fCKf-tK*".  — 
77.  -V^-A.9"]  A  »7><5.  —  ;ö.  nn.A-'V]  A  il-nA-Tr.  —  ib.  fflU-njPö».]  A  om.  —  «6.  A.^*"V/  i  in«;  : 

ffltf-ft»  :  7(MB'V.V  :  ffl£fl>A  =  ^"Ä,?!  '  mV" IV  :  7(!-a>-,iV]  A  0/n. 

faubourgs,  la  ville  de  Betarom  et  tous  ses  faubourgs,  60  la  ville  de  Helo 
et  tous  ses  faubourgs.  On  Ieur  clonna  Garälita-Remon  et  tous  ses  faubourgs. 
70  De  la  demi-tribu  de  Menäse  on  donna,  selon  leurs  familles,  aux  fils  de  Qä'ät 
qui  restaient  'Ener  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Yeblä'äm  et  tous  ses 
faubourgs.  "  Des  (terres  appartenant  aux)  familles  de  la  demi-tribu  de  Menäse 
on  donna  aux  fds  de  Garson  Gawlon  et  tous  ses  faubourgs  faisant  partie  du 
territoire  de  Bäsän,  la  ville  de  Ramat  et  tous  ses  faubourgs;  '2de  la  tribu  de 
Yesäkär,  le  territoire  de  Qädes  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Gädir  et  tous 
ses  faubourgs,  "la  ville  de  Ra'amot  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  *  'Anom  *  p, 
et  tous  ses  faubourgs;  7i  de  la  tribu  de  'Äser,  la  ville  appelee  Mäsel  et  tous  ses 
faubourgs,  la  ville  de  'Abdän  et  tous  ses  faubourgs,  "  la  ville  de  Yäqäqa 
et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Ro'ab  et  tous  ses  faubourgs;  7Cde  la  tribu 
de  Neftälem,  le  territoire  de  Qädes  dans  la  terre  de  Galilä  et  tous  ses 
faubourgs,  la  ville  de  Kämon  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Qäryäti'äm 
et  tous  ses  faubourgs.  "Aux  fils  de  Neftälem  qui  restaient  on  donna  de  la 
tribu   de  Zäbilon  la  ville  de  'Iyäqomän  et  tous  ses  faubourgs,  le  territoire 


8  r°  b. 


556  LES  PARALIPOMENES.  [36] 

(D'Vl  •  töftWA  s   +Ä,f|  :  flJW-A»  :  ll-W-VI  :  fflftfflA  ••  /..f"^  s  fl»W-A»  s  1i.'Ot'VI  • 

mf'fli:  •.  i/V.  ■  fflWA-  ■  n/.at-V/  i  7Hoi«7d^+  •  p-cWft  ••  Ä.jP^i»  :  W7/.  ■•  ««»17 
A  «  9°Ö<M1  ■•  MTWft  i  WMfc  ■■  (?(1,A   s  £fl»A  :  tttlC  •  1171?°  «  <ntf-A»  i  7/«- 

fl»-y//   :   fl»£fl»A    :  jPATm    >    fl'tf-A»    i  1/,-Ot'V/  *  7"ffl.*Ä,fl«,;|«  s  111^    :  ffltf-A"  >  7/5-ö>- 
*/.'/   i  ÜW7/.  i  9"*h+  ■  (»IM"  ■■   1/.(D'W  i   "i»fcf"H#l  :  ^Ä"  ■   <5VTh  :  lAhÄT  »    5 

öiw-a-  :  "U-w-vi  •■  ö>ftß»A  ■■  9"*;h.9a  •■  «W-A-  s  7/..fl»-y.y  :  8,fl}.eH,f:  ■  in*:  ■  o» 

WA"  i  l/.Ut-'/.V  :: 

VII,  'öifcA- 1  £*+  i  y.fihc  i  -f-A  i  ö»vp  ■  m^.jpfro  s  att\r/.'T  ■  ?iA-  ■  m: 

Oth.Ptl9°  ■  fl'AöO-^A  ■•  »»AMl'l-  ••    It-I'    •■  M^HJiro»-    ::    tD?iA-  I  ft«fe+  ••  -M  :    Ä">-     10 

sg  .■  at%f « 3fljft4j4»  ■■  Mi.  *  Kfnc?  -  *»£**  i  hjnc?  i  °?.iih,A  •  wf-nw  ■ 


/ 
7" 


('6.  <d£<da]  P  o/h.  <d:  A  o/n.  --  /'£.  <j-f°Tr]  A  <&"/»>•.  —  ?'£.  post  <£.?"■>  A  o^rf.  U74.  — 
8.   fl>°7*^.-|]   A  mVVö/Vl-.  —  i*.  h.^«?/»-]   A  nh.f£f.  —  ib.  oit]   A  om.  —  ib.   «■>•*?«]  A 

om.  —  ib.  iTö<5-n]  P  y"o<i-n  »ic;  A  fc^-öniu-  sie.  —  ib.  f-csvfi]  A  Afcvn  sie  —  ib.  n-nc] 
A    -nnc.  —  ib.  Wh]  A  .»•*•*.  —  79.  .*ä,t>>]  P   *SLV1-,  A  £-4.1°¥.  —  ib.  int]  P  U7C. 
Ä.  9°Vh¥]  P  WW:  A  irwj-.  —  80.  ;/£•]  P  om.  —  ib.  Wt\  P  ^«/»t :  A  Cf^A-.  —  ib.  ? 
rtJij^]  A   TH*jt.  --   «'*■    T"ihJ°~\    A    5>"V^9".  --   81.  ante  m^itr.  A  rtrfrf.  <»,iirt.irv   i  o?<:  i 
fl»W-A"  :  H-at-lt.  —  ib.  fU.C]  A  fhH.C.  —  ib.  m&]  P  »7Ci  A  o/h. 

VII,  1.  >•/>■]  A  ow.  —  «o.  -M]  A  -F^.  —  i'Ä.  v«P]  A  4.<P.  —  rt.  h.^ft-n]  A  /ft-fl.  - 
i'A.  l\9°i-9t']  A  n»°^fV.  —  rt.  jeotic]  A  .e.oi'C.  —  2.  *V|  A  *A>i.  —  /'6.  4<i.Kf~\  A  4*f.  — 
/'6.  WAtA]  A  h.f&V..  —  «o.  Kfo^l  A  >,^*".  —  /'*.  h.0fiy]  A  h.f\ti.  —  «A.  lao-h-A]  A  a»-^ 
A  s/( •.  —  ib.  ante  a»^>,Yit  A  add.  >iA-.  —  i'ä.  «>>,«■]  P  a»»A.  —  Ä.  #i]  A  •F'tX.  —  j'A.  mttW- 
A-]  P  aUf-A-  :  (1W-A-.  —  ii.  »■>]  A  mvi.  —  i'i.  V°A*m»-]  P  -Vä*i»-  «c.  —  3.  h.f«Cf]  A  fcjril,rfi. 
—  /*.  ^^«r.rt  A  h,jnif<\.  —  ib.  ?-to%.p]  A  Ml£\f. 


de  Qädes  et  tous  ses  faubourgs,  le  territoire  de  Rämon  et  tous  ses  faubourgs, 
la  ville  de  Täbor  et  tous  ses  faubourgs;  78au  delä  du  Yordanos,  la  ville  de 
'Iyaribo,  ä  l'ouest  du  Yordanos;  de  la  tribu  de  Robel,  le  territoire  de  Bouser 
dans  le  desert  et  tous  ses  faubourgs,  le  territoire  de  Yäs'e  et  tous  ses  fau- 
bourgs, ,9la  ville  de  Qädemot  et  tous  ses  faubourgs,  la  ville  de  Mef'aq  et  tous 
ses  faubourgs;  80de  la  tribu  de  Gäd,  Ramot  de  Gala'ad  et  tous  ses  faubourgs, 
le  territoire  de  Menä'im  et  tous  ses  faubourgs,  8I  la  ville  de  Yäzßr  et  tous 
ses  faubourgs. 

VII,  '  Voici  les  fils  de  Yesäkar  :  Tolä,  Fewa,  'Iyasoubo  et  Semram; 
ce  furent  les  quatre  lils  de  YesäkAr.  "Les  iils  de  Tolä  furent  'Azi, 
Hala'iyä,  'Iyarßböl,  'lyamou,  'Ibosem  et  Sämou'cl,  («jui  furent)  prinees  de  la 
maison  de  lrurs  peres.  Les  descendants  de  Tol;\  furent  vaillants  au  combat. 
Avec  toutes  leura  familles  l<'iir  nombre  fut,  dans  les  jours  de  Däwit,  de 
vingt-deux     mille     si\    Cents.     'Le     lils     de     'Azi    fut     'lyAzAryä.     Les     fds 


[37]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  SEPTIEME.  557 

a>h,M.&  :  mhjt\.}x?  ■■  MV  i  $9°h*  ■  £«fc+  i  Ml.  =  »»AM»  «  tf-A-o«»-  "■ 
'r»ir,nA.ir<n>-  •  A^-f«"-  «  AD.'/-  •■  MTRir«»-  ••  ffi-'J'J  «  fli<wfl'l\''*;M'J'  i  llffl-fW"  •• 
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ö>-A-£  ■■  h9"Y\>*P.\ra°'  :  ahM-  :  W-A-  «  Afc+  »  (1,-1-  •■  £AhC  •'  Ki-Vi  «  IMJK.A  : 
bV  •'  "»h-flll  ■  -V-A*"1»-  s  jcff  ••  «Dffjp  «  r'iD'tt'i.?9°A  ••  0.AA  :  flMUir:  ••  0>Ä«j?.fcA  s 
MV?*  •  wAA*   «  7fl»£«fc+  :  flA  :   ,hWi  ■  fl'Ml.  •■  mMl.y.A  :  mK/^'t  *  ö» 

h-s, :  mv  •  ^yft*  ■  aoifotort :  n,i*  s  Mi<eir<n>-  ■  frv-'n  >  iwa  •  mw  •  -v-a 

«£m»-  .-  gff (D * xvmmaJö  «  8fl)ft«ft+  -■  n»iC  ■•  H9°i:?t\  •■  «J^.P-M^  s  fl»h,AMlC  ••  mh.    7**>a 
AM/.VÄ.  >  mh^C?  ■•  fflA.j?CT'>  i  <dM1.JP  •  fflMV-f-^  ■■  toK^i-i:^  »  MV  ■■  tf-A- 
«»•  .•  £«fe+  :  Ohl."  «    a»»iV  •  •V-A'fc  ••  Aft-fö"»-  s  A£«fe+  :  0J»C  s  ©»"AMTr  •■  IM-  • 
MTgirö»-  s  M\  :  ff*«}?  s  IHjP.A  :  eff  •  am  "  10fl>£*+  ■  Ä..W.A  •  I1AM>  ■• 

ö»ä*+  :  aam  >  ?hti  ■  m-nipr  ■■  (DhsM- :  fl)»!*,-»  i  roy-vl- ••  a>f"CA.fi *  ©ä 

i'ä.  a>s.fy,A]  A  om.  m.  —  ja.   M>rt,>i.f]  A  h.frt.h..p.  —   iä.  «m^vi*]  P,  A  ao^wt.  — 

4.    <D?"flA.ir<n>-    :   A£#««>-]  A   nA£#ö»-.  —    ib.  ftlfct]  A   flft.t.  —  JA.    V"A*<n»-]    I*  "i~A#<»»-  s/f. 

-  *£.  A£<b<p]  A  n}-fl>-A£.  —  5.  TiiTh^iiiroi»-]  A  mh-.W.irao-.  —  ib.  A£t]  A  om.  —  .">-(>.  n  •■ 
""tiiltt  —  m-llTr.f?™n]  \  x  -.  fr  i  mg  i  V  :•:  a»r>>  =  o"Xrttl}  =  -/»A*««-  ••  .e.<ft+  :  m-n"i$9°.  —  (>.  post 

,n-ü-,j.-ri\  A  fiw.  n,Aö.  —  ib.  nnc]  A  n.»>c.  —  ib.  h..ßy.A]  A  >i^,y.A.  —  7.  <ia]  A  n.^>i.  —  ib.  a> 

ft-O-V]  A  h,jP„n-'/.  —  ib.  MJ.V.A]  A  hü>,.A.  —  ib.  Jb<5<n>-^]  P  K&o»~l- ;  A  hi-ov*.  —  ib.  W.<{]  A  ti 
a*&.  —  ib.  },/»•]  P  >\h.  —  ib.  post  >iA>  A  add.  >,oo--V1:.  —  ib.  -V»A*u»-]  P  -v°A*o»-  «c.  —  S.  nj»" 
Cffi]  A  H"7.CjP.  —  /*.  «»A.f-Wl]  P  om.  to :  A  a>h.fbll.  —  ib.  h.AMC.~]  A  H.AKC.  —  ib.  h.AKV,V 
Kl  A  »HAJiTÜTh..  —  ib.  >,"7c.f]  A  h°lC?.  —  ib.  KfCI0*!  P  h.^nr't.  —  I*.  >in.rt  A  Mif. 

-  j'ä.  hv-p^-]  P  Mr*+.  —  «6-  h.A'T.ty»]  A  >bA"7-t?".  —  ö.  nt> c]  A  n.Tir..  -  9.  >a*]  P  -v 
A*  s/c.  —  10.  <d£«m.]  A  WÄt*  sie.  —  ib.  s..M.y,A]  A  hf-je„V.A.   —  «*.  f-hft]  A  Kfhh.  - 
/*.  1IV>°]  A  n,iTV.  —  «*.  h.f>,^]  P  WM-;  A  h./i.c.  —  J*.  HV>]  A  «PkihT-.  —  ift.  y.f*]  P  V. 
vt:  A  H-^-Tr.  —  «Ä.  tKrt.fi]  A  tcrt.fi.  —  ib.  >,ii.rt>if.]  A  hurt-hc. 

de  'Iyäzäryä  furent  Mikä'el,  'Obdiyä,  Iyoh('l  et  'Iyäse'yä.  Ces  cinq  descen- 
dants  de  'Azi  furent  tous  princes.  '  Avec  eux  etaient  les  familles  de  la  maison 
de  leurs  peres.  Ils  furent  vaillants  et  acharnes  au  combat.  Le  nombre  des 
descendants  de  'Azi  fut  de  trente-six  mille;  ils  eurent,  en  efTet,  beaueoup 
de  femmes  et  d'enfants.  5(En  comptant)  leurs  freres,  dans  toutes  les  familles 
de  la  maison  de  Yesäkär,  le  nombre  complet  des  vaillants  au  combat  fut 
(porte  ä)  quatre-vingt-sept  mille.  6(Les  fils  de)  Benyäm  furent  Belä'e,  Bakor 
et  'Iyhel ;  ceux-ci  furent  trois.  '  Les  fds  de  Bai  furent  Hasebon,  'Azi,  'Azihel, 
Erimout  et  Ouri;  ces  cinq  furent  princes  de  la  maison  de  leurs  peres 
et  des  vaillants  au  combat,  dont  le  nombre  fut  de  vingt-  *  deux  mille  trente-  *  r 
quatre.  8  Les  fils  de  Bäkor  furent  Zamryäs,  lyo'as,  'El'azär,  'El'ahenä'i, 
'Amäryä,  'Iyärmot,  'Abiyä,  'Anatot  et  'Elmetem;  tous  ceux-ci  furent 
les  fils  de  Bäkor.  9  Le  nombre  des  descendants  des  fils  de  Bäkor,  princes 
de  la  maison  de  leurs  peres,  qui  etaient  vaillants  au  combat  fut  de  vingt 
mille  deux    cents.    ,0Le    fils   de   'Iyädihel  fut  Balä'an.   Les  fils  de  Balä'an 


78  v°  a. 


558  LES  PARALIPOMENES.  [38] 

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A  ow.  —  j'A.  IIA]  P  IIA;  A  OA.  —  14.  >,A/5V.A]  A  hM.h.9°.  —  ib.  -S-O-e*]  P  i-ilVt  sie.  — 
ib.  «y*l.C]  A  A»mc.  —  ib.  7.00-]  A  MHK  —  15.  ■UliA.t  '  AA  LTr]  A  AJiTTr  i  'fl^A.t.  —  ib.  m 
fl"7  :  A]  A  fflA»*.  —  ib.  VKVi]  P  f°M(l.  —  ib.  AtlAX^]  P  AHA>i;--.  —  ib.  )iAVU]  A  >iA*>iä:. 
-  ib.  <Dt«»AJ?]  P,  A  fl»ta»A£.  —  i*.  >iA«f.h.e:]  A  tiM-tif:.  —  16.  •«•««*■]  P  <"«■  ••  —  «*•  1" 
Ml]  A  "YWi.  —  //'.  wAä]  A  a>A^.  —  IÄ.  wKdH»*]  P,  A  «äib-O.  —  ib.  <PCfl]  A  4.CA.  —  ift.  A 
CA]  A  AlfA.  —  ib.  fflAfl-  '  WA?"]  A  0»-A-^.  i  o-^y  i  Vt-ß-r.  —  17.  <PA?**]  A  <PAy°.  —  «ä.  n^ 
V]  A  nfft.  —  i*.  ffl^A-]  P  om.  m.  —  ib.  £«+]  A  ä**.  —  i'Ä.  a>A^-  ■  A]  A  «daä.  — 
ib.   (o6s.fi.  •  A]  A  «DA*.  --  18.  o»Al>^]  P  »»Äff:  A  T'A.h.'f.  —  ib.  Kfit-R]  A  *V.n-Ä-.  —  «6.  <» 

W*M]  A  ffl«n»aiA. 


i'urent  Yo'as,  Benyäm,  'Iyo'at,  Ränän,  Henät,  Tarsis  et    'Akiso'ar.    "  Tous 

ceux-ci  furent  les  descendants  de  'Adihel;  ils  6taient  princes  de  la  maison 

de  leurs  peres;  ils   etaient  vaillants  au  combat;  les  vaillants  qui  partaient 

pour  la  guerre  furent  (au  noinbre  de)  quarante-sept  mille  deux  cents.  (Autres 

descendants)  :  "-Sfifem  et  "Afim.  Le  fils  de  'Asob  fut  Hera.  Le  nom  du  fils  (de 

ce  dernier)  fut   'A'ar.   ,:l  Les  fds  de  Neftälem  furent  'Iyäsihel,  Haben,  Se'är 

et  Seloum;  ces  quatre  furent  enfantes  par  Bai.  "Les  fds  de  Menäsö  furent 

'Esaribel  qu'enfanta  sa  coneubine  syrienne  et  Makir,  pere  de  Gala  ad  qu'elle 

lui  enfanta  faussi).  ' '  Mäkir  prit  des  fem  nies  pour  (ses  iils)  Sopin  et  Sapin.  Le 

nom  de  sa  soeur  fut  Mo'ak.  Le  nom  de  son  second  fils  {texte  :  de  sa  seconde 

sceur)  fut    Elf'ad.  11  (ne)  naquit  ä    Elfa'ad  (que)  des  iilles.  ,0 Mo'ak,  femme 

de  Mäkir,  enfanta  im   Iils;   eile  lui  donna   le  nom  de  Fers;  le  nom  de  son 

frere  fut  Saros    et  le   nom   du  fils  de  ce    dernier  fut  Walam.  "Le  fils  de 

Wälam  fut  BadAn.  Tels  furent  les  descendants  de  Gala  ad,  Iils  de  Makir, 

fils  de  Menäse.  ,K  Le  nom  de  sa  scour  lut  Malakot.  Elle  enfanta  un  fils  et  eile 

lui  donna  le  nom  de    Ivasoud;   eile  enfanta   encore     Abiyäzar  et  'Em'olä. 


II 


*  p, 

78  V  I). 


[39]  L1VRE  PREMIER,  CHAl'ITRE  SEPT1EME.  559 

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9°  ■■  fbM  •  »HU?:  ■■  fflAS-  :  mftfr  ••  «da*  »  «da.  AM  •  oiAS-  •■  mfhl.K.  ■ 
fflA-l.  •■  fflif-nfr-  WAS-  i  Ma>A-trA  i  fflAS.  ■  (Dh,\l.C  i  fflAS-  •■  a>h,h,h?:  •••■  ffl+tA 
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fl»OT*Ä-^.  :  h'S>V.lh  :  h»»  :  Wttll?»  :  «lh?-!"  '  OJ-A-S-  »  ?»A  '  ++ >A-  •■  'fflOj» 

UH&0B/.  -.  </»AA  ••   n?iA.'l-"  ■  a>x?iM-  :  llhC'f  »  flMDAft*  »  fl»A£  i  fl>ÄO>-0;|- 

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+  i  hlt'i  ■  b.h.6  •  - W.<U»  •■  <dA«J-  s  flJ/.rt,T- »  ffl^-A.  a  2ifl>£«6*  s  AAM  s  ;)•<*'* 
fliA^- :  mh^g;  -.  «DAS-  •■  mJbAA"?  ■  fl»A3.  »  27fl)V-'>  '  «»AS- «  flJJZ-A/'  •  ö»A^. 
wa»9°jneao-  •  atao^^ixra^  :  AfcA-  •  «.LA  •  «IC  =  oitf-A-  •■  ftdJIJt-  ■■  hA  •■  ha>- 

19.   ft"t<!.]  A  rt."7>.  —  «'£.   J.'V.Tr]    A  J.W.  —  rt.  ft.li.Tr]  A  WV.  —  «6.  A*>i.p]  A  (1-kh.f- 

—  20.  fflAfl.]  P  a>A£.  —  ib.  ;j-^^]  A  .-»■*.*.  —  /6.  (»A ';]  P,  A  a»A/i.  —  ;6.  h.A^]  A  M>\er. 

—  i'Ä.  WA^.]  P  om.;  A  WA^.  —  ib.  •Thl.h.']  A  V»"1^.  —  ib.  a>A^.]  P,  A  <»A^..  —  ib.  H-n.e-] 
A  il-n^..  —  ib.  WA.S-]  P,  A  «>A^.  —  21.  ft-tA]  A  ft..+A.  —  i'i.  »A^-]  P,  A  a»A/i.  —  rö.  0» 
A.S-]  P  «»A/.;  A  o//«.  —  ib.  h,A.\fi;]  A  h,Ahj?:.  —  ib.  ifr]  P  it.  —  ib.  m-nt  >  »°JtC]  A  n?" 
.tc.  —  'V'  o».eVMh-]  A  om.  —  22.  »t/h«]  A  «A<h<D  s«V.  —  ib.  MhW<»»-]  P  hoifo»-.  —  ib.  t* 
^-A-]  P  +.++A-.  —  23.  nur."/]  A  om.  —  ib.  n^"i]  A  (t(5j,.  —  24.  n"W]  A  ftp>,^.  —  ib.  n^Vx]  A 
^rir/Ä*.  —  ib.  n,*ei>"]|  A  n.+  ■  irr*.  —  rt.  «>^*+]  a  »ä**.  —  ft-  >•»■>]  A  >,»r*.  —  iä.  A-h. 

£\  A  A.>,/i..  —  25.  £.Oi]  A  A<C>b.  —  i'J.  WA-S-]  P  «>A^.  —  JA.  £-<lV]  A  <!-0*.  —  «6.  post 
.-»■A.  A  arfrf.  «A^..  —  26.  wä-I;*]  A  om.  a>.  —  ib.  AAM]  A  om.  —  ib.  ^■^•>]  A  ;»•*■>.  — 
«6.  «oa»,]  P,  A  <»A£.  —  jJ.  h"TLRÄ-]  A  hf°£f:.  —  ib.  i»a  i ]  P,  A  «A^.  —  /ä.  wA-S-]  P,  A  «> 
A/..  —  27.  XV]  A  ¥"V.  —  ö.  fl»Afl-]  P,  A  fflA^.  —  ib.  jeftf]  A  h.^h..  —  ib.  <da*-]  P,  A  ö»a^. 

—  28.  fflT—vnC"«"»-]  A  ffl«o"/nCö»-.  —  ib.  mao^.giti'ao']  A  <h"7*VäCö<»-.  —  ib.  ha^jf]  A  ©hTA^V. 


,!1Les  fils  de  Samirä  furent  'A'in,  Siken,  Laqi'äyä  et  'Ani'om.  20Les  fils  de 
'Efrem  furent  Setälä,  Baräd  son  fils,  Tä  ätson  fils,  'Ilä'adä  son  fils,  No'ami'i 
son  fils,  Zabd  son  fils,  -'  Soutel  fils  (du  precedent),  'Ezer  fils  (du  precedent) 
ainsi  que  'Ele'äd.  Les  gens  de  Get  qui  etaient  nes  dans  le  pays  les  tuerent, 
parce  qu'ils  etaient  descendus  pour  faire  du  butin.  et  pour  prendre  leurs 
animaux.  22 'Efrem,  leur  pere,  (les)  pleura  pendant  de  nombreux  jours;  ses 
fröres  *  vinrent  le  consoler  de  ses  fils  qui  avaient  ete  tues.  23 11  s'approcha  de  *  p 
sa  femme  et  s'unit  ä  eile;  eile  concut  en  son  sein  et  eile  enfanta  un  fils; 
eile  lui  donna  le  nom  de  Bari  ä,  parce  qu'il  naquit  pendant  le  malheur  de  sa 
(texte  :  ma)  maison.  24(I1  eut)  une  fille  appelee  Se'äri.  II  fut  parmi  les  sur- 
vivants  et  il  fit  bätir  la  ville  basse  et  (la  ville)  haute  de  Betorom.  Les  fils  de 
'Azan  furent  Se'eri,  25Rafe'e  son  fils,  Räsef  et  Tale.  26  Les  descendants  de 
La'ada  furent  Tä'an  son  fils,  'Amiyoud  fils  (du  precedent),  'Elsämä  fils  (du 
precedent),   27Noun  fils  (du  precedent)  et  Yes'o  fils  (du  precedent).   28  Les 


78  v°  1). 


500  LES  PARALIPOMENES.  [40] 

-s  ■■  noviih  s  xnA  •  oä£-  •■  nfifl»-  ■•  vfc<{ •> «  (Deminfi  .•  o/wi  :  ine  ■■  h"»+  ■ 
Ji"7  ••  mc  •  fflW-A-  ■  hMW  i  fl'rt.VLi»0  :  U7C  :  joWA-  .  hföM:'/  •■  htih  •  £m 
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35<D£4»*rt   ■  AM9°  i  «Y"mJ-  i  AA"%C  •  A¥C  i  ©WV  i  ©flAA  ■  -<d;V»7A 

ift.  OHR-']  A  oyH.  —  /7«.  V>i^'>]  A  »wS*/".  —  /6.  ine]  A  Oli.  —  ib.  iifcc]  A  ;>H,C.  —  iJ.  m 
tf-A-]  P  ow.  tf-A-.  —  ib.  MM-tl]  A  >iö9S.V.  —  li.  07C]  A  o/K.  —  iä.  rotfA-  i  höVitV]  A  m 
hVAM.  —  ib.  ;)»!]  A  h&hf'/.  —  29.  ante  htin  P  add.  a».  -  ib.  mn.tl'V]  A  n>-F^'V-  —  *"*.  07 
r.]  A  om.  —  ib.  ts'Wn]  A  ^«m.  —  i*.  «un^h.e-  «  vic  ••  (P  »W  0  wW'rt"  !  ><ö«^.v]  A  o/».  - 
ib.  inr.]  A  07^.  —  ib.  07C]  A  H7<;.  —  »4.  >iM7-c]  P  O/w.  —  ib.  »nMft-4.tr«*>«]  A  iDflMV^tirV. 
-  ib.  ft>,o//..A]  A  A^.fi/!-K,A.  —  30.  /rt-c]  A  hn»c.  —  ib.  a>A.*sh.]  A  oka>E  '  «•»•«*..  —  31.  n 
<?"i]  A  n^J».  —  '/>  wie]  A  un.c.  —  j'6.  «mn>vn.y.A]  A  »«iAn.y.A.  --  /6.  um-vi.]  P  a»n>iV 
1-  :  iiTr*.  —  j'ä.  Aflifc^]  A  Aiü*.  —  32.  h(hO>]  A  a>i\jf..  —  ib.  fl»ft/i"lr:]  P  om.  t\:    A  mii 

■nC.  —  «A.   «DA7A^-y"]  A  o»Aji-fc->.    —  iJ.    fflAA?"]   A  »AOA.   —  33.   A>i.fA,«i:A.T]  A  l\hf.h,T.   — 

ib.  Tom]  A  i:n*i.  —  ib.  fl>n"?y.A]  A  n«»nny.A.  —  ib.  *>,n.^]  P  «Dhn.t:  A  o»,rt.^.  —  ».'4.  aJ>«A-  : 
m-SVoo.  i  id-a-.^]  A  om.  —  ib.  Ah.fA.VA.T]  A  £**  ■  A>i<J.A.T.  —  34.  fl>Ä**A  s  Afi»ic]  A  n».P. 
<r:+  :  0"?.C.  —  i'A.  (0«>.^h.7]  P  om.  a>.  —  ib.  mynt,']  A  a>f(f},.  —  ib.  aihi'fl  A  a>hi-r'.  — 
35.  m.e<M!rfi]  A  om.  l\.  —  ib.  Afi^c]  A  AA.«nc.  —  ib.  iivc]  A  n<.c  —  ib.  <djia,(>]  A  <n.iA.o. 
—  i>>.  <D>i"yA]  A  «nhTV.  . 

dcmeures  et  les  habitations  de  ceux-ci  furent  la  ville  de  Betel  et  tous  les 
villages  environnants,  du  cöte  de  l'urient  le  village  appele  NA'aran,  du  cöte 
de  l'occident  la  ville  appelee  Gezer  et  tous  ses  villages,  la  ville  de  Sekem  et 
tous  ses  villages  jusqu'au  territoire  de  Gaza,  ainsi  que  toutes  ses  villes 
2''jusqu'au  territoire  des  fds  de  Menäse,  la  ville  de  Betasan  et  tous  ses  villages, 
la  ville  de  Tanä'ok  et  tous  ses  villages,  la  ville  de  Bälä'ad  et  tous  ses  villages, 
la  ville  de  Magdo  et  tous  ses  villages,  la  ville  de  Dor  et  tous  ses  villages. 
Dans  ces  villes  et  dans  leurs  villages  demeurerent  les  fils  de  Yosßf,  fds  de 
'Esrä'el,  appele  Ya'qob.  '"Les  enfants  de  Yäsßr  furent  Ivamnä,  Iyasou'A, 
Bari'a  et  Sdri'i,  leur  soeur.  "  Les  fds  de  Bari'A  furent  Käber  et  Mankiliel.  Ce 
Malkihel  fut  le  pere  de  Bazet.  3"  Kober  fut  le  pere  de  Ivaflet,  de  Sem£r,  de 
Goltam  et  de  Som,  leur  soeur.  "Les  fds  de  'lyaleflßt  furent  Pesek,  Bamahed 
et  Asit;  oe  furent  les  lils  qui  naquirent  ä  'lyaleflet.  "Les  fds  de  Semer  furent 
Aki,  'Ourä'agä,  'Obt\'e  et  Arim.  "  Les  fils  de  'Llain,  frere  de  Semer,  furent 


10 


[41]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  HUITIEME.  561 

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f}  I  /«.-fld  >  ÖV-<C?i  ■  >9°i\  ■■•■     ÖJ-MOA^.  :  &*<*»  :  AÜA  :  fc<5,£'  i  tD%/,.  :  äöJtlU- 

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36.  0*0«]  A  n<.n«B.  —  i*.  fcCTOC]  A  >,r.Y4.Tr.  —  ib.  atn.6]  A  a>f\6.  —ib.  atf.r*6'h]  A  mfi 
n-'h.  —  37.  (onrir:]  A  «DOftc.  —  ii.  o>AA.n]  A  «ufiA.fi.  —  //*.  <D?...ei:r:] P  m^-tc.  —  '6.  w-n*^./!] 

A  an\"bC.  —  38.  h..P<t,V]  A  mh..e^V.  —  i'A.  n><cnv>>]  A  mfi4.>,.—  «6.  w^  A  mhi--  —  39.  >>0] 
P  fh.  —  ib.  >,^^l]  A  >,^n.  —  ;7>.  iD^y.A]  A  wh.WA.  —  '/'.  fl>^ft..l,]  A  a>£.hf.  —40.  ->^"\Tr]  P 
V^V;  A  1<..PV.  —  i'A.  n»»V-^'V]  P  mx'f-'W.  —  ib.  mao^M^-]  P  «D<n>tXHt ;  A  o/rt.  fl».  —  i'A.  «> 
«»ovv^]  P  mao/iVit.  —  ib.  «>■>'•/>■.*■>]  P  <d-v"A\*>  s«c.  —  «6.  bf.af  -.  x"i-0,"i~\  P  öä«»  •■  X1-°i>. 

VIII,  1.  ntf-*.]  P  om.  —  ib.  <!>h:>.ii.A]  P  ow.  —  /7>.  üö-fl]  P  viöll.  —  3.  w-t-mA^]  A  fflt«»A 
>}. :  ft»*.  —  ib.  aoa]  A  AOA..  —  ib.  h&R]  A  fc,<&.^.  —  ib.  «>>in.RÄ]  A  »h-fl.ßÄ-.  —  4.  a»>.art-ö] 
A  <i»,-(ia->i.  —  ib.  (DonfcoD-}]  A  fl»»7>,<TV.  —  5.  fflAVTr]  A  um.  —  ib.  aih'V.Tr]  A  rtJ,"!. — 
6.  -»£<.]  A  f->ä<..  —  ib.  pn,A]  A  van.  —  ib.  o»>tn:]  A  an-vn-i:.  —  7.  o>-At  t  -fl/h.<:]  A  «ja-ii.i.. 
t.  —  ib.  ¥*V"i]  A  ¥°>,°7.  —  /6.  iixn-nt  i  -(l/h,<;]  A  «»rt-äl-i../..  —  ib.  a>m-IM-  ■■  -n/h,.:]  A  n»A-n^h.<'.. 
—  ib.  l/!.]  P  «!.£..  —  ib.  ,e.T\y>r>]  A  fi")l\°ir'.  —  ib.  a>i\\f%ih)!j]  A  wt\h..Vh%A. 


Sefr,  YemnA,  Seieso  et  'Amäl.  38Les  fils  de  Säfsäwe  I'urent  'Arnäfer,  Sou'äl, 
Beri,  Yemri'e,  "  Bäser,  'Ad,  Semä'e,  Salis,  'Iyäter  et  Be'erä.  38  Les  fds  de 
'Iyäter  furent  'Iyäfenä,  Fasf'e  *  et  Orä.  39Les  fds  de  'Olä  furent  'Arek,  _*  \ 
'Anihel  et  Räsiyä.  10Tous  ceux-lä  furent  les  descendants  de  'Äser,  tous 
princes  de  la  maison  de  leurs  peres,  vaillants  et  courageux  au  combat,  (ä  la 
fois)  princes  et  chefs.  (Le  nombre  des)  hommes  vaillants  enröles  pour  com- 
battre  fut  de  vingt-six  mille. 

VIII,  '  Benyäm  engendra  Bäl  l'aine,  'Asebel  le  deuxieme,  'Arä  le 
troisieme,  2No'ä  le  quatrieme  et  Räfe'e  le  cinquieme.  3Les  fds  engendres 
ä  Bäl  furent  'Ared,  Gera,  'Abiyoud,  4 'Abisou'e,  Ma'aman,  5Gerä,  Sofen, 
'Akirän  et  'A'in.  f'  Voici  les  descendants  de  'Od;  ils  furent  princes  de  la 
maison  de  leurs  peres;  ils  demeuraient  au  pays  de  Gabel  et  on  les  transporta 
au  pays  appele  Manakati;  7  (c'ätaient)  No'ame,  'Akiyä  et  Gera  (texte  :  au  pays 
de  No'ame,  au  pays  de    Akiyä  et  au   pays  de  Gera).  Ce  Gera  (texte   :  ce 


i  i°  a. 


.1 


62  LES  PARALIPOMENES.  [42] 


*  I1. 
-'.i  r  b. 


*  P, 

78  r  b. 


OAltf.^    ••    -nhrt.-f"   «    '  OHDhP-    :    tx9°M    ■■    -tthfl.-U   ■    AÄ.Pnn    :    <DAA.H0/  :  ÖJA 

Tf\  ■  tnAoDfrhfrao.  •  "fflAM'A-fl  s  fflArtfl/J  •■  (Oh'nC.'nh  "  <D?iA-  =  fc«"»-?*  ••  tm 

f\Kn\-  ■■  (Vr  i  htt'P.iro»-  ••■  " ath90M9°  ■  ahM-  •  o»A&  •  Mi."in  :  fl>J«A4-'J 

A  «  ,2<Dfc«fe+  :  hA<f.0/A  s  fcfl'Är  *  ffl'TLAfc.A  »  0>A,C*C  '■  W}xtir  '  ho-1-P  ■■  hA  :    5 

•WÄ-  i  Ul*:  i  hi-t-  i  Jl"7  :  /",'  :  ö»AA».e.'  i  fl»W"A»  i  fcMV  «  "flHlÄ?  «  fl>ft°7  i 

hA-  s  fcoo-i*  i  <*»aMi+ <  n,j-  •  hnv.ira»-  «  ?iA  ■  -V£<-  ■  <fkk£  ■  h.j&A9° «  mh 

A-  i  Kö»-!*  i  ?iA  ■  Ü&Wo-  -.  AXA  i  ttJM-  i  -flA.*:  i  l£*  «  ''flJ^'ßil-  »  P-Ai«fe 
9°  i  tnh.?C0»"+  i  15a>MiM.f  i  <DfcC?£-  i  ©fc&C  i  "ifliBlhfc  A  i  mK.pNn  ■  &K. 

v-hh  -■  aHi.yncy  ••  ?»a-  ••  &««»•?*  ■  £*+  •  nt?  ••• '  mm*.?  •■  ©^a-a-^'  ■  m  10 

fcH*  :  mfcllC  ■'  ,8fl»/ujPA°7<i  i  ©Ä.ip'HAjP  s  a>\,p-Q  :  £*+  i  KA44A  «  "•*«£ 
«fc?°  :  amfii  :  flJHfl^.  i  2"fli^f-y.Vh.  ■  a>ü\*-b  ■•  «»Ä.A.XA  ••  umMKS  ' 

8.  mn°«5?"]  A  loüMr'.  —  /Z».  m>}<n>-]  P  m-S?".  —  «'£.  rt>,rt.c]  P  om.  a;  A  j,rt/V.  —  ib.  a> 

AM>><{]  A  A»*  :   iiimVim',.  —  9.   fflfflA^]  A  (DfflA^-.  —  /6.  >,y»v;]  A  ^»°\R.  —  #.  Ah.v-0-n]  A  A 

h.f*MI.  —  ib.   «JAft.l'V]  A    d>AA.'l>i.    —   /6.    <DA1D'»]  A  rt»A?"ft-.    —  J'A.    d>A«"»A>iföi»']  A   fl>Ao"A>l 

5»".  —  10.  wA^fft-*]  A  (DAh.rA-fl.  —  «6.  wArtd,^]  A  mAA-n>>.  —  ib.  fflA^C"?)»]  A  a»A«>>c"7^. 

-  ib.  «•>,/»■]  P  ow.  <d.  —  11.  m>ir'>iAf"]  A  a»>i»->irt.il.  —  ib.  n>A£]  A  o»Aä.  —  ib.  MvnH] 

A  hJLT-fl.  —  ib.  .»/■.A-f.'VA]  A  A>.A<.?.A.  —  12.  >,A4.^A]  A  /,A','./.A.  —  ib.  >,n-.£]  A  >,n. 
Ä-.  —  ib.  fl>"7.A?i.A]  A  <D°Vrt.h.A.  —  ib.  m/icnc]  A  «>A"IC-  —  ib.  m\to~\  P  om.  a».  —  i'A.  J 
>X.  :  mi]  A  WiWP  i  A(»?C  —  13.  ffl<l<5^]  A  <oi|/.)>.  —  i'A.  «Dn"?]  A  wrt."?  *Ve.  —  f A.  >.A-] 
A  aOiA-.  —  !*.  rut]  A  om.  —  ib.  kfitil"'}  A  h.A>".  —  i'i.  wXA-]  A  om.  a>.  -  ib.  %j^]  A 
.•j^.  —  14.  f->i*?"  >  <Dh..fc«»-^]  A  a,++  i  r-rt.jp.>  i  wh.fc.v't.  —  15.  <D>,iin.s..t']  A  whim^.^. 
—  16.  a»h„fAti]  A  a>KttU..to.  —  ib.  a»h.r>,*i]  A  mfh*.  —  ib.  mwvc.f]  A  »^11^«.  —  ib. 
Jirt-]  A  add.  a>.  —  ib.  n<5^]  A  n<!J».  —  17.  mnn-S.;p]  A  «m-n-S.^.  —  ib.  <d"7A-A-?"]  A  fl>o»AA- 
jr.  —  /6.  </»,rtc]  A  u»>,PC.  —  18.  mh.t-(\\  A  mh,r-t\-n.  —  ib.  .e*+]  A  a>£*+.  —  /*.  >,A<f.^ 
A]  A  ;,a<.:?,a.  —  19.  mK.^*?"]  A  »Kfttf.  —  o>Tl»i<{]  A  tm-tm/..  —  ib.  mHO^.]  A  <o 
"ll-n^S.  —  20.  0h.r-%fh>]  A  iB^MShTi.  —  ib.  afh.W<\  A  a>*,A-V.A.  —  21.  wN^K.^]  A  mMt^y. 

Yeglä'em)  engendra  'Aza  et  Iyäkekede.  8  Se  ärim  eut  des  fils  dans  le  desert 
de  Mo'ab,  apres  avoir  renvoye 'Äser  et  Ba'äri,  ses  femmes.  "II  engeadra  de 
'Ada,  sa  femme,  'lyobäb,  Sibä'ä,  Mosä,  Mal'akomou,  ,0  'Iyasou'e,  Sabi'a  et 
Märmä'e.  Geux-ci  furent  princes  de  la  maison  de  leurs  peres.  "  (Se'ärim) 
engendra  de  'Asäm,  sa  femme,  'Akitftb  et  'Alfu'äl.  '-Les  fds  de  'Alfä'Al 
iurent  'Aboud,  Misä'el  et  Sermer.  Co  furent  eux  qui  bätireat  la  ville 
appelee  'OnA,  ainsi  que  Lod  et  tous  ses  villages.  u  Bärigä  et  Semä  furent 
princes  de  la  maison  de  leurs  peres  et  demoim-rent  au  pays  de  'Kylam. 
Ce  furent  eux  qui  chasserent  les  habitants  du  pays  de  Göd.  M  'Awihou, 
Yo'äqim,  'lyärmout,  "  'Azabadiyä,  'Arod,  'Ader,  '»Mikft'dl,  'Iyäsok,  'lyo'äka 
et  MyäzcryA  furent  les  fils  de  Bftrigä.  "ZabAdiyA,  MAsouloum,  'AzAqi, 
'AbAr,  ,8  'lyAsmAri,  'lyAzelyÄ  et  'Iyoba  furent  les  fils  de  'AlfA'Al.  ,u  'lyAqim, 
Zekftri,    ZabAdi,    20'IyobünA'ö,    "  SalAti,     llihelA,   -'  'AlA'iyA,    BergA,    BAriA 


[Vi]  LIVRE  PREMIER,  CIIAPITRE  HUITIEME.  563 

(Diu:?  •■  (dh/.'}  •■  fl>A"7/..l* ■■  £*+ ■ tiaih.  «  HfljA..ertV7 ■■  (DptM.?  •  fljJ».A,y.A : 

-mt-nP'  ■■  <d-\\\\6  i  mM'i  ■  -'(oM'i?  <  a»M-fl6  ■  wMA9°  •  «nv-f-fc**  ?  '  o» 

M:"}  >  (Dhji.\?  •■  fflVV'/.A  =  XA-  •■  ha»'i-U  ■  £*'!•  ■■  M.*  ::  ^tDltlMf.  « 

©AMC.?  :  fl»-)-f-AjPA  ■•  21(Dh,?/..tl?  s  0>y.AjPft  •  ffl-HlfKi  •  >,A-  »  ?»ö»'J'|-  ■  &* 

5  +  s  hJChf0  ■•  **«»»AMrH*  i  (VI'  •■  MWöD"  ■■  Ml«»  i  Aß-f««"»«  s  «»AV»*  s  «» 

hn-i»-  •  711*7  ••••  ö)ft°7  i  A-nftA/t  i  »»Mi  «  "fljfl'A'i  ••  iifflAft-lh  s  ntfvs-  •■  kg*-^ 
={-  ■  ii°l  -■  O-ttP-'i  ■  fflfflA&V  ••  hfrC  •  fl"ftA  *  ohika  i  mu:  •■  <»v^n  =  'a»l£, 
C  •■  flJh'GJJ-  s  H*C  ••  m*U*AHh  «  3-flJ«7+A»^  •■  0>A£-  •■  Art,0??!  >  ö»?iA-  «  *t& 
io  <•  :  MW  i  ä^HWö»-  i  n^fflA  i  Jt.f{.4A.9°  ■  9"AA  i  h'>Wa°'  ■•  '«»iC  : 
fl>A*.  ■  A*A  :  fl"feA  ■  a>tiP~  ■  AAJ.A  i  ffl^A  •  ö»A^-  «  AP-V^*1  »  ©»»Ah 
frd  •  fl»AÄ.P;i-'>  :  fl»An,An>»  «  'flJfflAf-  ■  P-V^ "i  ■  A«»¥<JflhA  '  fl»o»¥<Jfl 
hA   :  fflAf-   i   A"%Ml    «   3SfliR*+    i   «TLMl    ■•   T*1    «    fl>"?A-h    i  fl);^4}   i 

16.  a>n.C;>]  A  <di»,<5^.  —  ib.  amii-*]  P  0ft"7/-t;  A  <DA«y<s*.  —  22.  <Dh.^rt*Tr]  A  a> 
KfüV*.  —  ü>-  »MUttl  A  MM:.  —  ib.  mh.A.fcA]  A  <Dh.A«A].  —  24.  a»,2A7»]  A  a»>.ft. 
Vir*.  —  ib.  mf*-hai']  A  fflhV*t>,.  —  25.  a»hf>]  A  ö>h-t.  —  ib.  a>h.ft.X.f]  A  fl»iS:-t^.  — 
i&i  0¥>%A]  A  a>«f.V-XA.  —  ib.  r»rt,+]  P  (»rt.+  ;  A  trt.*.  —  26.  fflfi^vna.ft]  A  tonVUCfi.  —  ib.  am 
h(>c.f~\  A  mrt>iC.e.  —  27.  <Dh.^d^]  A  a>K?C$h-  —  ib.  Kfeh9"~\  A  h.rehl\.  —  28.  «m^^-v^] 
P  oDowt.  —  20.  n-O/h..;]  A  .»ii-i.y..  —  «6.  ->.e<:  >  wm-]  A  wvjcf-  ■  >n-  —  30.  hkda-s  i  namg. 

•V  ;  fltf-*]  A  «><r>A.«J.  s  n,jic  i  mftÄ*  »  «»Aä  !  flU^  s/V.  —  ib.  Xfl»-"i^]  P  xm'V*  sie.  —  ib.  /i"7]  A 
axioor*  ■.  n<p.  — 16.  o-n^-v]  A  Mlj(.  —  j'6.  fflfflAÄ^Ü  P,  A  offl.  <n.  —  ib.  m*n]  A  <D«ftft.  —  ib.  m 
11>.A]  A  ffld'VA.  —  31.  a»%JtC]  A  io%f.c.  —  ib.  m+lß-tr¥]  P  a»"7.*A-t ;  A  ©«•»_*/»■*.  —  32.  «>"7 
.+/»•*]  P,  A  ow.  —  ib.  Art."V>i]  P  Art."7h;  A  a>A."7ö.  —  33.  wkc]  P  mhi.C.  —  ib.  A*0]  A  A*<>. 

—  j'ft.  a»*/»]  P  a>*fi;  A  *n.  —  ib.  <i»«»a>i<Vö]  P  fl>«»A>.Yi  i  fr*.  —  i'Ä.  fl»Ah.f-^-Tr  i  fl>An.ftn>i] 
A  <DA>i"7.VJ?-fl  :  mAJbAI^A.  —  34.  OJfl»A^]  A  fl»fl>A^-.  — ib.  «»'i^llhA]  P  «n>¥<5>iA  ;  A  <{.<!  i  (1>%A. 

—  ///.  if>«i><i:<tfl/iA]  A  o/«.  —  /i.  A-T.MI]  A  A«T.H.  —35.  "Ihn]  A"7.»i.  —  /'6.  atp&°,~\  A  «n./vJ.?.. 

et  Semärät  furent  les  fils  de  Semä'i.  "  'Iyäsafn,  Obdiyä,  'Ilehel,  2S 'Abdo, 
Zekri,  'Anän,  2A  'Anänyä,  'Anbri,  'Abelam,  Nätoti'a,  25'Atin,  'Iyäfadiyä 
et  Fenouhel  furent  les  fds  de  Soseq.  Jc'  Semäsoriy,  Sa'asoryä,  Gotolyäs, 
27  Iyäräsyä,  Helyäs  et  Zekri  furent  les  fils  de  'Iyaro'am.  2S  Ils  furent 
princes  de  la  maison  de  leurs  peres  et  chefs  selon  leurs  farailles.  Ce 
furent  eux  qui  demeurerent  au  pays  de  'Iyarousälem.  29  Au  pays  de 
Gabä'on  demeura  Gabä'on,  le  pere  (des  gens  de  ce  pays).  Le  nom  de  sa 
femme  fut  Ma'akä.  3Ü  Au  fils  aine  qu'elle  enfanta  eile  donna  le  nom  de 
'Abdon.  Elle  enfanta  (aussi)  'Asour,  Qiso,  Be'ol,  Ner,  Nädäb,  3I  Geder, 
'Awihou,  Zaqour  et  Mäqälot.  32Mäqälot  engendra  Semä'e.  Geux-ci  demeu- 
rerent en  face  de  leurs  freres  dans  le  territoire  de  'Iyarousälem  avec  leurs 
collateraux.  33  Ner  engendra  Qisä.  Qisä  engendra  Sä'ol.  Sä'ol  engendra 
Yonätän,  Malkasou'e,  'Iyotän  et  Bisbo'ä.  31  Yonätän  engendra  Mafriba'al. 
Mafriba'al    engendra     Mi'ak.   35  Les   fils    de    Mi'ak    furent    Paton,    Mälok, 


564  LES  PARALIPOMENES.  [44] 

fflMill  "  Gmht\ii  ■  mfiP.  .-  hhJhKft  ■  athS-KW  -  fl>A*  :  hPkn*  ■  fliAhl! 
V  >  ■■  tDM9°<:  :•  mwr&ii  ••  attlF-  ■■  A"?A?i  ■  * '«o'tA.K  «  «da*  •  AOfcV*  ••  fliA/./C 
?i  •  104.4,*  :  tnhp.  -■  AA,fcfl  :  a>A»JtA  i  ©A*  ••  Afcrt,A  ••  iSfl»AM,A  •■  tdi^  » 
A-+  ■  A-nOl:  •■  ^«64*  '■  (Dhfc'it:  ■  ho»-^*  s  XA^-filf «•»•  i  hV£.*9°  »  fUH-  i  Ol 
fcA"7*i.A  :  (Dft/.-Ky  ■'  ai'm^.f  ■  nMt  ■  aitf-A*  i  ft«fe+  i  h.A,A  «  :*"aiÄ*4»  »  *.  ä 
A.A  ■  hofl  i  ?t9°h'll>-  i  flM?°  :  nW-<.  ■  mKfUKf  !  »UM  :  «0/bAT.A.T  ■  "/A 

1i'i-  ■■  h*PA£  i  a>&4+  •■  fl»Vf-A»o»-  :  *,/,.«?•  i  fcA*  i  fc?°&<fe#fl«>-  i  £d>A-?.  s  (1 

7<| '  * >a  IX,  ' (Dh9°'i»^ik  i  fcA/,h.A  :  ft\M •"»  i  *«WPP  ■  ooRth*.  ■  VTT+  i  M/.-    ' ° 

JbA  :  (Df.U-J!  :  fc*°£"W  :  -}%0)ffl.  :  flV.AA-  »  «WH*  i    rirh,/.  I   nfl.A-7  ■  UM*  « 

ImA-f^"  :  2«»?iAfc  i  MW  •  I0-A+  i  Ji£"PA.irtf»-  :  OinfcU'M  i  ?ifl/->..A  : 

/A.  ffihhii]  I*  flUiMl;  A   o/m.  —  36.  mhtni]  A  <i>m>V)I  .  —  ib.  UhrKPf]  A  Ah.f>.£\  — 
/'A.    «»^«'•h.^-S]   P  «•^f-hÄ';   A    iDh.r-M.    —  ib.   A/JA.«?*-]   P    A^A,"7t:  A  AlfcA-Y-Th.  —  jA.  fl>AVll 
1°*]   P  an\hmv+.    —  ib.  a>iM9°&]    P  mnw<5;   A    mAH"?.«*.   —  i'A.  n»H9"<{rt]  A  <dh"7.<5.  - 
i"A.  A"7.rt.>0  P  o/ra.  A;  A  MWI*.,  —  37.  uiil,),]  P  m«?«.},:  A  fl>«7A>>.  —  s'6.  AflWV]  A  Oh.V 

Tr.  —  ib.  fl>A^<C>i]  P  0//i.  A;  A  miUV.,>.  —  i'A.  fl>/!.<0  i  0>A£  i  AA,Jif)  :  (DA>hA  ■  fl»A^  i  A>iA.A]  P 
«A*.  —  38.  <DA>irt.A]  P  <0hA.C..  —  ib.  £*$]  P  Ä*+.  —  /A.  o»>»A-'V-|:  i  >.<n»-V1.]  A  m 
li«i»il  :  ah^-p.  —  ib.  h"H«5.+5F"]  A  MO.*?".  —  «A.  «DW-fr]  P  o/7^.  a>. —  3!).  h>ä*+  ■•  >brt.A]  A  o/n.  — 
ib.  «d-A?"]  A  fflAy".  —  /A.  fl»h.^Ah.y]  A  mh.fA.'hf.  —  ib.  wh.AVA.T]  A  mfc.A'f.AT.  —  40.  ^>ft+  : 
«»■Air]  A  JMS*  s  AAr*.  —  i'A.  a.^oi]  P,  A  ö.e.m-.  —  ib.  ä-*-^*]  A  »>-•}•>.  —  iä.  n>.RA]  A  in  i  ;i.p.A# 
—  i'A.  ©.goi/"'*]  A  «»^.«Rn*.  —  /A.  fl»Ä*+]  P  o/?i.  m.  —  ib.  m\t-n°a—  .•  hAS-  s  h/h-S-  i  )i»"M* 
«n»-]  A  n>AA  s  M  '■  >iy**fl>-A'<R<n>-.  —  ib.  ante  .ewA-S-  P  add.  a>.  —  ib.  im  :  -|-n^]  A  im  =  v  :  «>■;• 

IX,   1.   W>,5rWVfe  :  >.fl^>t.A]  J*  fl»>i9"-Vrt*  i  sie  \i\/.h.fi\      A  IDW-A-  :  >i9"Ä*+  :  >,fl/./,.A   :    (">»A 

*.  —  /A.  (u-nt :  tmxfrA.]  A  ri<n.»wn<..  —  ib.  },i)/.h./\  •■  ffljp.iM]  A  .Rih-S  s  m.e.n<!h.A.  —  'A.  ante 
>i?"Ä-^<C  A  flrfrf.  «o.  —  ib.  +*a»«i.]  A  -Umat-  .sie.  —  ib.  m-A1-]  A  om.  —  2.  ah{\t  •■  J..^-1'A.ir 
»•»•]  A  y,T°$x:9t'  •■  m-M-  ■■  vt'RA.ircn»-  sie.  —  ib.  ain/iUT-^]  A  om.  w.  —  ib.  hh.'.  a.a]  A  je.fl^h>A. 

Täri'ä  et  'Akaz.  3B'Akaz  engendra  '13^0'iyädä.  'Iyo'iyädä  engendra  Galrmät, 
'Azmotet  Zamri.  Zamri  engendra  iVlisi'e.  "  Misi'e  engendra  Bä'enän  et  R;\IV''e. 
Räfe'o  engendra  Le'as.  Lö'as  engendra  'Asei.  38A  'Asel  naquirent  cinq  {texte  : 
sept)  fils;  voiei  leurs  noms  :  Azriqäm  l'aine,  'AsmA'öl,  Sorä'iyä,  Abdivä 
et  'Anän;  tous  furent  fils  de  'Esel.  3"  I^es  (ils  de  'Ksc-k  [texte  :  'Ksöl),  le 
deuxieme  de  ses  freres,  furent  Welam  Taine,  'Jyäsa'iyä  le  deuxieme  et  'Elfelöt 
le  troisieme.  ,0Les  fds  de  W'elAm  furent  des  hommes  vaillants  au  combat; 
ils  tiraient  Farc.  Ils  eurent  beaueoup  de  fils  (texte  :  lilles)  et  de  descendants. 
Chacun  de  leurs  fds  en  engendra  quatre-vingt-dix.  Tous  ceux-ci  furent  les 
descendants  de  Benyäm. 
*  P.  IX,  '  Du  nombre  des  Israelites  inscrits  *dans  le  livre  des  Rois  de    Ksrä'i'l 

1\\  v*  a. 

et  de  Yeliouda,  apr6s  qu'ils  furent  faits  taptifs  et  furent  deportes  au 
pays    de    Babilon    a    cause    do    leurs    pöcbds,    2  ceux   riui   s'etablirent    dans 


[45]  LIVRR  PREMIER,  CHAPJTRE  NEUVIKMK.  565 

Uw;1i.  ■■  mW£&  -  M  •"  lat-iHV  ■•  £1JW«  ■  nA.ft-AA.90  <  WR*+  »  .ftu- 
j"i  s  wwft«ft+  •■  (\}?9n  •■  mh'ry.'k^  ■■  Jt.v<f.*/0  ■  inyvft,  ••■■  a»-W:  s  o»a&  :  fcs>° 

££■  •  fl»A«J.  :  Ahi»*V..  •  «ü-A-ft  :  ffl-A-l.  •  A4-CA  ■  öiAft  •  .P-U-'J  s  <oh«rrt.A»fc  * 
1-fliAft  •  «»A.P."  i  11VK-  •■  WAüi-0  ■■  AT  •■  h,tlh.?  :  ö»£<fc«f:  ■  '  fl>h</0&<M'  ■  H/-  • 

A.jp'/.A  ■■  o»fc:H*i'-  :  ;ÄVfl»;i  -   <»?tire.«ft«('  :  •niya'l.  ••  AA> »  was.  ••  A^AA?"  •• 

WAS-  ••  Afc.f^W  :  mAfc  •  fcA-fc  i  "(DA.&.'flYfc  ••  ö'Aft  «  tiSChf"  •  W/.A  i  fl>A 
£  ■•  Ibli.  ••  «»Aft  :  JiT'llrf  ■  (Otmfrvr  :  öJAft  •  MmS  ■  «»AS-  i  A/.7  -JbA  :  fflA 
ft  ■■  f  nV^.  •■  ''flJfc^'/JIJ'ö'"  ■•  HAft-f-ö»-  :  iiV  s  «J71I»;/;  S  (Dtf-fCoo-  -.  ^ft.  s  ö£o>-  :  ob 
AMlJ"  ••  IM"  :  hlWjrao-  ::  "fl>?,i>"flUVl'  :  P^h-  :  «Dp-JtjHl  s  ÖIJPIO  :  "lOMCf 
A  •■  Oifiif.  :  h.A*F-  i  ö»Aft  i  1{hil9°  i  ÖJA.P.  :  rt.J'i*  •■  CDAft  i  on^Hh  i  0)A£  : 

i&.  anle  tiUTfeit  A  ndd.  w.  —  ib.  a>A.*PW]   P  fl>A>'l"e.p)'.  —  3.  .MÄ<-]  A  ?">£<■.  —  iä.  (lh. 
V<.AA.5T]  A  o/ra.  I).   —   4.  oft]  A  h.^-j&.  —  ib.  ida^-]  P  WA/»..  —  ib.   Ah*%]  A  ftTr9°<S.  - 
ib.  ai-A\e.  :  «D-fr-S-  :  A<{.r.n]  A  <D-A\£  :  h?l&  i  4.<&ft.  —  5.  <n>iy»A.n»jJ  A  m?,"%rt.rt»'V.  —  i'ä.  o>A£-] 
P  mA.e..  —  /ä.  mann)]  A  a>n<n>r.  —  i£.  Ji.fih..e]  A  hrtj".  —  16.  m£«i:<|i]  A  <n<Da»-A,.<{.  sie.  — 
(i.  fl»W*,R4>«|"]  P  o/h.  m.  —  16.  ante  h..ey.A  P  add.  w.  —  ib.  a>h;i«eo-]  P  «D;i«eo  «c;  A  oiw.  a>. 

—  7.  ib)»?°ä*+]  A  om.  a>.  —ib.  -dV"?.]  A  111;?".  — ib.  mA'r]  P  a>A£.  —  i'ä.  AonA^iT]  A  mav 
fiW.  —  i*.  ioa^.]  P  o»A^.  s/c;  A  fflA^R.  —  ib.  Ah. p- 'i.e..?]  A  AhS.Rjf.  —  ib.  oA£]  P  o»Aä;  A  a> 
a^.  —  i*.  hA-h]  A  hA-s-j,.  —  8.  ovwv)\]  P  <DS..e„-nT>. ;  A  a»h.ynv)..  —  ib.  <daä]  P  <daä.  — 
ib.  h.pir>.i>°]  A  h..PChy».  —  ib.  a»y,A]  A  m>iA-.  —  ib.  ö»A£]  P  ö»aä.  —  ib.  >bH.]  A  h.11.  — 
ib.  o»aä]  P  wAä-  —  ib.  hf"»!^]  A  y*n<{.  —  ib.  fl><n>A.'\y0J  A  mooAA-a»-.  —  ib.  <da.c]  P  oAj?. 
ib.  (i4-m.fl  A  MM-ff.  —  ib.  «da«}-]  A  a>A,R.  —  ib.  A^T-h-A]  A  A<!."/>i.A.  —  ib.  a>A£]  A  mi\p.. 

—  ib.  fOVh.]  A  ^ns'h..  —  9.  (Bh.-l'CU'oo-]  A  fl>Ah^i;Wöo-.  —  ib.  flAÄ-Po»-]  P  o/«.  n.  —  ib.  mW- 
a»o»-]  P  om.  id.  —  10.  mwnwrt-]  P  (D\r'nvcii-.  —  rt.  ^.sa.]  A  r-sh..  —  «6.  fflf-w-n]  A  mh. 
VC  :  h-n.  —  11.  wAjpJ  P  a»AÄ.  —  ib.  ti_A*R]  A  ti.A<fe.  —  ib.  cbaä]  P  ö»A£.  —  ib.  "TA-AT"]  A 
y"AA»y".  —  ib.  n>A.e]  P  fl»A.?.  —  ib.  n,^*]  A  0^4».  —  ib.  oar]  P  ojaä.  —  ib.  <n><5r'*-]  P  «•»«{ 

Vt.  A  o»^f->.  —  i'A.  a>A£]  P  fflA^. 


le  territoire  et  dans  les  villes  de  'Esrä'el  furent  les  pretres  et  les  levites. 
'Ceux  ä  qui  il  fut  aecorde  de  demeurer  ä  'lyarousälem  furent  des  fils  de 
Yehoudä,  des  fils  de  Benyäm,  des  fds  de  'Efrem  et  de  Menase  :  'Goti,  fds 
de  'Amyoud,  iils  de  'Amrä,  lils  du  petit-lils  (texte  :  des  fils)  de  Färes, 
fils  de  Yehoudä;  5  Seloni  ä  qui  naquit  un  fils  aine  qu'il  appela  du  nom  de 
'Is'iyä  et  ses  fils;  6  parmi  les  fils  de  Zärä,  'Iyähel  et  ses  collateraux 
(au  nombre  de)  six  cent  quatre-vingt-dix;  'parmi  les  fils  de  Benyämi, 
Säle,  fils  de  Masaläm,  fils  de  'Iyodäyyä,  fils  de  'Asou'a,  8 'Idebnä'e, 
fils  de  'lyaro'am,  Hei,  fils  de  'Ezi,  fils  de  'Amokäri,  Masouläm,  fils  de 
Safätiyä,  fils  de  Rägou'el,  fils  de  Yabänä'i,  9  et  leurs  collateraux,  selon 
leurs  familles,  (au  nombre  de)  neuf  cent  cinquante-six;  tous  ces  hommes 
furent  princes  de  la  maison  de  leurs  peres;  ,0  parmi  les  pretres,  Yodä'ou, 
Yo'arib,  Yäkin,  "  'Azäryäs,  fils  de  Kilqiyou,  fils  de  Mäsoulam,  fils  de  Sidäq, 


*  1'. 

79  v°  b. 


566  LES  PARAUPOMENES.  [46] 

*ih.nvn  ■  <m?n.  -•  mm*  ■  t\amj\n<u,i: •.  "af-ML/A  ••  <da&  ■  v-/.h9°  •■  <»a&  -. 

i.hhC.  •■  fl»A£  ■  «whf-  :  fl>"7rt,  s  ö)A£  s  fc-S.'/.A  !  fl>A&  s  ?iHC^  ■  fl»A£  ■•  «nfr 
AlT  .■  fliAS.  s  A'W'A-AT'r  ■•  ö>A£  :  VÄC  ■  'fl^l'V'ßil'öo-.OT^Kh-h  s  n,-p  :  hlW. 
irao.  s  yg  s  flixi-  :  (Di  :  A£fl>-  :  ff*.«}?  :  fl-tf-A  '  Alfl/.  :  «»Ahh'P  ■  h^lUk'il 

»h.c  ■  "©hi»0^**  •  a,<w*  ••  A?°e  •■  fl>Aft  •  fcfrn  s  o»a£  »  hm,:fr  •  a>a  5 
£  ■•  hrt.-np-  ■•  o>A£  ■  ft**  ■•  °Ä/..<i  • '  fl>n+n*c  •  «oft*«!»  ■  hcfl  •  ö)->a»a  ■■  m«" 
ii'yyfi  ■■  was.  «  °?>n  •■  <da£ :  tum  •  ö>a&  ■  m«  •  "w-n^e  .-  oia£  ■  rt°? 

Ä.P   •  WAR  •'  ">A,A  :  fflA£  •  Ä.-f -7  ••  mfU-h.?-  ■  WAR  :  Art  «  WA&  :  hA.*V  *• 

iHJV.  ••  ai'til'  ••  fcM'i'f-  '  tmAm.  •■•■  l7fl>04"np  ■  M'+K*  •■  rtA»y»  ■  fl)*n  ■■  om. 

A,^.?  :  (Dhl'XZiro»'  :  Ö»*fc«TJ  :=  rtA°9"  ■■  »»A^i3n  s    *hl\li  i    H'H-'  s  flfrtöil  »  fl,    1° 
-I"  ■•  ?7-/"  ■■  H'ro'J'lA  •  KU/h  •■  fl»KA-  ■  hfl"-?*  ■•  M'+Ä  •  W-"*-!"  :  £«fe+  :  A,^  « 
'©rtA-90  :  fflAft  •■  #£  :  <DA£  ■•  JWIJPA'h  s  fl»AR  •  4-d,  •■  a>WP.ib  :  llfl»+  s  h 

i'ä,  Mun-n]  A  hti/r-n.  —  ib.  «n>.->n,  s  Hiu-]  A  oo^n, :  n,/-.  —  12.  opn^n]  A  mptizpa.  — 
ib.  <daä]  P  <»A£.  —  z'3.  v^>i5r]  A  h.v-i-r'.  —  i*.  waä]  P  mng..  —  //'.  äahc]  A  «f.fitic 
/'Ä.  <daä]  P  «dAä.  —  ib.  <nme]  A  ?"A1i.R.  —  ib.  oja^]  P  «dA£.  —  ib.  *,.<LV.A]  A  >i.e-y.A.  —  ib.  m 
A.eJ  P  h»A£.  —  ?6.  JiHn^]  A  Mir.,pfi.  —  j'J.  n»A.e]  P«>aä.  —  ib.  «nft-Air]  A  y"nA°f".  —  ib.  wa 
.<}-]  P  fl»A£.  —  ib.  ftat'M'Pih]  I'  A«»rt-^?"t :  A  AJ^AA-?".  —  i'Ä.  fl»A.P.]  P  (DAÄ :  A  -Im/Sf..  — 
ib.  >i«ic]  A  >,<ic.  —  13.  fl»!t]  A  mM.  —  ib.  <n>A>ili1]  P  mWn*  sie.  —  14.  ny"f]  A  A^.^.  — 

ib.  >,A-n]  A  >»o-n.  —  (6.  >irt.-nr-]  A  >.A-np-.  —  «6.  «oa.p.  .•  ä*+]  A  >!?".e*+.  —  15.  mn+n.^c]  A 
mil'pnc.  —  <6.  fl»£-i:4'  :  hCA  :  fl»7A.A]  A  hCAlAft.  —  ib.  <D«n-y|-v,pn]  A  r»!r->.+-v^fi.  —  ib.  m 
Aä]  P  «hAä;  A  om.  —  ib.  "y.n-n]  A  «t.-nw.  —  ib.  waä]  A  om.  —  ib.  vwi]  A  ifctm.  —  ?'/'.  n» 
A.P.]  P  «dAä.  -^  16.  »D?-nfi.p~\  A  mi-s.^.  —  i'A.  h.*-v]  A  h.^.-F'V.  —  /6.  mn^wG  ^  «•«"•^■n.jp. 
—  z&.  m-nt]  An.  —  i'A.  Trti.'f.m.]  A  TflM.m..  —  17.  «d*-(|]  A  ffl^-n.  —  i'J.  <d<h.A,«»1->]  A  mm 
A.TV  i  mhü"1/"/.  —  ib.  arh-ri~\  A  om.  —  18.  nNV->x]  A  (lhV+X.  —  ib.  »n/h]  A  xd/'h  sie.  —  ib.  m 
>iA-]  P  om.  m.  —  ib.  *ft,ßTrt]  P  tft.P-'Vt  Sic  ;  A  Vhfn^.  —  19.  mA.P.]  P  <dA.P..  —  ib.  fflA.P.] 
P  «»A.P.;  A  om.  —  ib.  <daä]  I*  a>f>P.. 

fils  de  Mariyot,  lils  de  'Akitab,  chef  de  la  maison  du  Seigneur,  '-  'Obdiyäs, 

fds  de  Yorä'am,   lils  de  Falakär,  fds  de  Makäyou,    Mäse,    fds    de  'Adilii'l, 

lils  de   'Azäryä,  fils  de  Masouläm,  fils  de  Masoulamot,  lils  de  'Emör,    ' ::  et 

leurs  collateraux,  princes  de  la  maison  de  leurs  peres,  (au  nombre  de)  mille 

six  ceut  quatre-vingt-dix    hommes    vaillants  et   courageux  pour  lc  Service 

(de  la  maison)  du  Seigneur;  '''  parmi  les  fils  des  levites,  Semya,  fils  de  'Asoub, 

fils  de  'Ezriqam,  fils  de  'Asibyo,  lils  des  descendants  de  Merari,  ' '  BaqaboqAr, 

les  fils   de    'Arso,    Golel,   Mantanyäs,    fds   de   MikAb,  fils  de    Zekri,    lils  de 

'Asäf,  ,c  'Obdiyä,  lils  de  Samä'iyou,    lils  de  GoltM,  fils  de  'Iton,  Baräkiyou, 

fils  de  'As,    lils   de  'Elqanä,  qui   demeura   dans    les  villages  de  Nätifati. 

17  Les    gardes   des    portes  furent   Salom,   Qoub,  Jölemön,    leurs  freres,  et 

'  •'•      * 'Aman.  Salom  f'ut  (leur)chcf.  '".lusciu'alors  les  (fils  de   Lrwi  avaient  ffarde) 
79  v°  b.  .  ...  . 

les  portes  de  la   maison  du   roi  qui  etaient  du  cöte  de  Torient,   c'cst-ä-dire 

les  portes  du  camp  des  enfants  de  Lewi.  '9  Salom,  fils  de  Qoiv,  lils  de  'AbyäsAf, 


[47]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  NEUVIEME.  567 

ivpjrao.  -.  4'/.'V.n  -  n-'J.n  •■  "ins.  =  »iuvr  ■  Mtt  ■■  eo+n-  <  ö+n.J-i-  •■  tirc  « 

ft  :  h&OHC  s  M  ■■  AflA.ir«»-  :  «».-»(!,  :  O'PÄ'«»  i  h'Wji'flih.C  ■  (Dhtfr.  :  J>"«*iA» 

l>  ::  2'  HJlCJPft  :  Ö>A£  =  «"A-AiT  •'  fl*(l»  »  fcV+R  «  «^'VRC  «  Hfl»'»'  ■  tl9°Ö  ■  "»Wir  > 

"K-f*  ■  AM«>JV  ■  ej?  ■  0»IS  i  hA-  ■  flhdMtHT^-  !    V-A*"»-  s  ©XA-'H*  i 

x<i>0d  :  jwj-v  .•  oiAö» /bA  i  iffr&A.  =  Hn"i-c:v*ih  i  »n.?.  ■  wi«»  •■  "ihrw 

c  •■  ö»nn,"i" :  t\Tö  ■  h"°  ■■  j&fl+n*  •••  -löin'V°A'k  •  hcnö-b  « v«f-«v'i-  ■■  *»+»»  •■  M" 
4»ä  :  «»?7A  i  kma  i  fl»no»'JiA  :  n/ht:  ■  awiiti  •  (i°in  ■■  amootm  ••  ftfl~n  » 
-  oih^«ei',flo- :  nn  »  hbWf\i\ro°-  ■  \\a°  ■■  j?»nh-  •  nn  ■  An*a  ■•  nM^4* :  ©m.«. :: 
"fcft^  :  «7hrv>  i  &««>•?*  ■  M:nai-  ■  Jw+jc  •■  «:*•*»■  h>a.«w*a  :  £+«°* 

ib.  n<Ul  -.  •tat']  P  (l£,n  i  sie  n«WK.  —  ib.  ö*n^t]  A  ö+nt.  —  ib.  ■MäC]  P,  A  «7-v.«.  — 
/£.  ©MW"»-]  A  om.  m.  —  ib.  ,e.*+n-]  A  rVpn-.  —  ?6.  <n>-nh]  P  aoah.  —  20.  a»A>Win]  A  a>£. 
.v<hfl>  _  21.  ojaä]  P  <nrt£.  —  ik  wfrW"]  A  «»nft-ir.  —  i&.  >iT*x]  P  **?** ;  A  **■*+*■  —  #.  "» 

-}£C]  P  "V->.py.  —  22.  t<.fV]  P  W.  —  '6-  AfcV*»]  P  h?*»  :  ttM'¥»\  A  A«**.  — 
ib.  M  '  «»TS]  P  <?£  !  <»I«:  s't?-  Al  i  f.  t  %  :  ate.  —  rt.   V»A*o«>-]  P  -VA*«»»-  s« •;  A  «n^A-f.«»-. 

—  ib.  m^A-"//-]  A  >,rt»V|-.  —  ib.  f,V.H-]  P  J?«e+  sie;  —  i6.  Hfl-ThC^-l^]  P  mtt"%o-  sie;  A  o/re.  n. 

—  ib.  aThr"fi]  A  y">i<n»VV.  —  23.  VT**]  A  W+x.  —  ib.  ante  n,+  =  >i"IH.>i'<i<h.C  A  add.  n.t  ä 
MlOk.  —  Ä.  fl»nn,+]  A  o/«.  w.  —  24.  mnv°A*]  P  mn-VA*.  si'c.  —  j'i.  X.0-V]  P  VPOt.  —  iä.  * 
+<n>]  P  h+«o-.  —  ib.  V7+X]  A  J.-V+Ä.  —  ib.  O/hr.]  A  OACfc.  —  ib.  a>ö»'V7A  i  rt"*'V]  A  fl>rt"lTrV.. 

—  i*.  mii»»-V7A]  A  om.  m.  —  ib.  ^n-n]  A  £(M)fc.  —  25.  nn]  P  n.  —  ib.  nn-o]  A  nv-n^-.  - 
ib.  nnv*]  P  nA"i;«"i- ;  A  %r,iiul:t-  >  >.ah  ■  W:  —  ib.  post  mnxn.  A  ßc?rf.  ?»AA,if<j>»-.  —  26.  »v 

r.^T-V]  A  ?">itfi»T'V.  —  ib.  >ifl«>--VJ0   P   \ao--i  sie.  —  ib.  VT**]   A  hTr+W  :  >iA   =    t^ilf. 
ib.  ante  »7-V/  P  rt^c?.  a>. 


fils  de  Qore,  et  ses  freres  selon  la  maison  de  leurs  peres,  (c'est-ä-dire)  les  Qorä- 

wiyän,  (furent  adjoints)  au  Service  des  pretres  pour  faire  la  garde  du  taber- 

nacle.  Leurs  parents  (furent  charges)  de  garder  l'entree  du  camp  du  Seigneur. 

2oFinahas,  fils  de  'Al'azär,  fut  leur  chef  devant  le  Seigneur  :  ils  relevaient 

de  lui.  2,Zakaryäs,  fds  de  Masouläm,  fut  garde  des  portes  du  tabernacle 

de  la  maison  du  temoignage.  "Tous  ceux  qui  furent  choisis  pour  (garder)  les 

portes  furent  deux  cent  douze;  leur  nombre  (etait  inscrit)  dans  leurs  villages. 

Ceux-ci,  Däwit  et  Sämou'el  le  voyant,  ce  qui  veut  dire  le  prophete,  les  avait 

etablis,  parce  qu'ils  etaient  fideles.  23Ils  furent  illustres;  (aussi)  leurs  descen- 

dants  (furent  preposes)  ä  la  garde  des  portes  de  la  maison  du  Seigneur  et  de 

Celles  de  la  maison  du  temoignage.   -''  D'apres  le  nombre  des  quatre  vents 

on  etablit  les  (gardes  des)  portes  ä  l'orient,  ä  l'occident,  au  sud  et  au  nord. 

"Leurs  freres    (qui    demeuraient)    chaeun  dans   son   village  devaient   venir 

chaque  semaine  ä  heure  et  ä  temps  (fixes).  26En  effet,  ils  etaient  fideles  (ä  la 

garde)  des  quatre  portes  et  ils  etaient  vaillants.  Les  levites  furent  preposes 


568  LES  PARALITOMEXES.  ',.s 

f ö4*n- :  ^fcft««»  ■  ho°'iU  •  oval-  ■■  n.+  ■■  hi\\.h-n<i\.c - mhfr  ■  ho^i-u •■  hti  •• 

it.h'SW  -•  «w/..-1-f-  •  atyc"i(0.  •  ^Wö)  :  fl,+  :  h1\l.h-n,h.C  i  (Kl  ■  Ä'flA  «  2"a>?i 

9°i.iro»-  .•  wr* :  A'j'Pj?. -■  hfi»»  •■  n-v-At'- s  .enfl>-h.  i  a>n-)-A4"' ■  patxh.  ■  aj 
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c  •  fl»^.n  :  ><p,e.  s  +Ä-A-1-  ••  fl>^.n  ■■  tf-A- 1  "m  ■•  +£■#!•  ■  <D3.n  ■  fi"WA.  ■  m?,. 
n  i  «ijP-1 1  «D-5.fi  i  *nh  «  w^.n  «  h^o»«  ■  (D-*?.n  ■  ätt* « 30fl»Jijrir.«ft*  ■  hu? 

*  I         1-  :  fco»  M-'  :  *inC+  i  ÖTJ  «  Whi.O*'  «    '  OiooWiph  :  Hh9°ft«fe'l'  s  A,<P^.e>  : 

80  I"  ii. 

nw-<-  •■  AftA-jr*  •  <dar  i  #£  i  H>ifl«»-i  i  •?.«  i  '>??  i  im-  i  «7-nc  ■  nm/n  ■■  on. 
£  i  HA.+  :  hü'."  "r  «  ^aftnph  ■■  H^i^n^h,^  ■  .+0*  ••  mhFWKW**  i  /*'£   io 

T>  :  fco»-?*  :  3.11  •  *Wlft-I"  i  «Jx-Cfl'J  i  \\<n>  i  ^ft-MACO.  :  AA  »  fttflr  « 
"fl»?iA-    :   YxOO-'i^    :    tmtt<r&.)    :    OO/iMM-    :  fl,*    i    Ml^U*««»-   i   tiWP.fi    s 

10.   öB-V^n^öt]   P   <n»Aöt    SIC.  —    10.    ./P*]    P   +(!*■   WC.  —  l&.  fO*!)-]  A  .f-feCU-.  —  27.  04- 

■dl-]  P  o+n-r  sie.  —  ib.  WH.vnwi,c]  A  -mic.  —  ib.  .a^n-]  P.p.ih-  w'c.  —  ib.  post  <n><{.->.t 
A  add.  n.t  :  7i1lt.h-fl>h.(:.   —  ib.   myc^aij]  A   fofc^af  sie.  —  ib.  n»+  i  Ji"7H.W-nA.C]  A  offJ. 

—  28.  att«p^]  A  n"vpr  i  in-  i  "J-iic.  —  i'4  a>aH  P  n-vA*  sie.  --  iä.  a>n-v»A-i^]  P  a>a 
","a*  sie.  —  29.  fip«Tv]  P  nK"V>.  —  ;A.  ^.n]  P  o/n.;  A  n^.n.  —  rt.  n.t  ■•  *7-iic  ■  a»^.n] 

A  o/m.  —  ib.  "/«pp]  A  T"P.ft.  —  ib.  ms.n  -.  "i¥fi  i  (P  'V«Pf  ")  4».e-ft^]  A  o/«.  —  Ä.  tf-/»-]  A  o/?i.  — 
iä.  *>Tf]  A  TiVfi.  —  ib.  A'OV^-]  A  ö<n'V.  —  30.  «>7.y"Ä'ft+]  A  o»,ir*.s.ll  i  ä*+.  —  ib.  ante  >m»- 
■»*  Pflrfaf.  as.  —  31.  €ro-vt'V.eft]  A  <n>v.Jfl»-y V0 .  —  i'A.  ante  M7«  P  «rfrf.  h.  —  ib.  ftft»?"]  A  n 
ft-1°Tr.  —  iä.  "»"Pf  :  fl.+]  A  '»«P.R  :  (liut.  —  ib.  °j-(ic]  P  l-fl-n  sie.  —  32.  UV«]  A  nv-  — »"*■  H 
>>f"-flA.^]  A  «>>,5»*,Ä'ft+  i  sie  ii-iu.y..  —  ib.  ,*o^-]  A  +VK  —  ib.  m'hr'hzv.irov]  A  a»>,.-i'eif<n>-i. 

—  ib.  post  fcoo-Tr*  P  add.  ^.(1  :  ■VPjß.  —  ib.  ^ciTr]  A  <feca"V  sie.  —  ib.  ^fit-SA«n.]  P,  A  fttt* 
Am-  SIC.  —  I*.  AA  i  AVII>]  I*  AA  i  ft'Vn*  :  A'Vn*.  —  33.  IM']  P  Om  .  —  ib.  AA.T«erV]  P  AA.'P'C.e  SIC. 

ä  la  garde  des  chambres  du  tabernacle  et  des  tresors  de  la  maison  du  Seigneur, 
^'parce  qu'ils  ätaient  gardes  de  la  maison  du  Seigneur.  C'etaient  eux  qui 
prenaient  les  clefs  et  ouvraient  les  portes  de  la  maison  du  Seigneur  chaque 
matin.  28(Quelques-uns)  d'entre  eux  etaient  preposes  aux  ustensiles;  en 
effet,  ils  apportaient  comptes  et  ils  remportaient  comptes  les  ustensiles  de 
la  maison  du  service.  29(Quelques-uns)  d'entre  eux  etaient  preposes  ä  la 
maison  du  service,  aux  ustensiles  du  service,  aux  ustensiles  sacres,  ätous  les 
ustensiles  du  sanetuaire,  ä  la  fleur  de  farine,  au  vin,  ä  l'huile,  aux  aromates 

*  i-,  et  ä  l'encens.  30  *  Les  preparateurs  de  l'encens  et  des  aromates  etaient  (pris) 
parmi  les  fils  des  pretres.  "  Mantanyas,  qui  etait  des  (ils  des  levites,  l'aine 
de  Salom,  fils  de  Qore,  qui  etait  fidele,  (etait  prepose)  aux  ustensiles  de  la 
maison  du  service  pour  la  grande  poele  «^  l'rire  du  prince  des  pretres.  32  Benyas, 
qui  etait  de  la  souche  de  Qä'at,  et  (quelques-uns)  de  ses  freres  etaient  preposi's 
aux  pains  de  proposition  (et  etaient  charges)  de  les  preparer  pour  chaque 
sabbat.  l3Ceux-ci  (les  descendants  de  Qa'ät),  princes  de  la  famille  des 
levites,   (faisaient  fönet ion  de)  chantres   chaque  jour,  parce   que  le  service 


Sil     , 


[49]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  NEUVIEME. 

AA  •■  aD<PMuftn>'  :  hiitm  :  m>0A'l'  '•  fl>A.A'.*l'  ■  A-"0-  '  JiV'l"  "  "MC  ::  34<»?iA*  « 

o»A?iin/"  ■■  n. -I-  ••  fcH'/jirtf»-  •■  aa.'P'/jjp?  ■•  fllv/D  s  A£-f-o»-  •■  «""Ahhii*  ••  M  =  '\ 
&<•  :  ö>-ftj-  •  >».e<AA.'/" «  '  mnn,hy. «  -in*}  ■  -\&£  ■•  Mw* :  Am*.-*  ••  ha 

«•»•  i  Ä.ft'/.A  >  ö»A"7  •  A(l?iA/|:  ■  Th\\  >  ^«Dfloi»  i  ö>A«J.  !  <ltf-<-  s  "HlT»  ■  <»»! 

&  ön-  =  hfi.i:  •  w"/aa-  i  *a  s  iD^-no- :  a>.a  i  «ata  •■  ic  •  a»9flA  ■  37ömr:  -. 
tnh:,"P.ih  •  amit-C  ■•  anmpt\»^- .-.  ^aiao^ttrf  ••  io&F-  •■  AA"7h.A  ••  (ohtr  ■  '""ih 
yi-1-  :  <taa  s  h+VArov-  ■.  \m.  -■  (\h.?<'tih>r  i  'rftA  ■■  h2«eir«"" « "<»kc 

fl'A^-  ■  A*A  •■  OJ«feA  :  oiA^  •■  AA>»A  s  fl»A^A  «  ö»AP-  «  APV.*'}  •'  fl>Atf»AllA-<i 
fflAVW-n  :  OiAnhA  «  WÖ>^*«|!  :   APV.i-'J   ■   "»T-nMA  «   (Din>q\C(\hM. 
10  aiA^.  ••  A"?.»i  «  "mfc*+  ■"  "l»i  i  hfc  •'  hA"7/:U'ö°-  ■   i:*'*  !  «D°7A-h  ■  fl»;W- 
amh»l*H  •  mW  •■  tih,?ttfh  ■  a»K?Mh.  •■  atti?~  :  AP"7.0l-  «  mAMM"*  ■  o>A 
1THI4  »  arfh-üd  ■■  fl»Aft  •■  "7rt.?i  «  Ha»"7A.?i  ■•  fl>A?-  •■  MM  ■  (Dtu.<£h?  ■  o» 


ib.  AA  :  «n"PoA,ir««»-]  A  aHlavfr  :  lin«n"PoA.I"««»-.  — 34.  dt]  A  Olli.  —  ib.  m>1fcW*]P  a»^ 

Yl+_  _  ,-j.  >,A  .  -Vje<.]  A  <D>,A- :  riR<..  —  35.  fl>n-fl«h.«c]  A  o/«.  n.  —  #".  V.W]  A  pjä<-  — »'*•  h.Ä 

y.A]  A  h.f*A.  —  ?6.  at(\°1  :  AH>irt.1:]  A  tDt\ao  :   -n>.ft.(:.  —  36.  Irfl^AOHP.  —  ib.  Yiöfl-]  A   tl 

4<fl.  _  /ö  hrt.C]  a  h.n.c.  —  «'*.  "/Art-]  A  "/aa.  —  #.  ^-iio-]  A  i--nn.  —  «i.  t>.A]  A  n^A.  — 
«6.  ic]  A  fcAn.  —  iä.  voa]  A  -rna»-.  —  37.  ^.s-c]  A  nx.n.  —  «'*.  huc]  A  iim-c.  —  j'6.  w«"».* 
A°t]  A  om.  et.  —  38.  «w»^A»*]  P  o/».  —  i*.  n-^h-A]  A  n-^ö.  —  i'i.  <«"\>ilit  ■  J^fiA]  A  "7*ti 
A.  —  ib.   Vä<-]  A  r*Ä*.  —  j'A.  (lh.P-f.0A,?»]  A  o/m.  n.  —  39.  n>A^  ■  A]  A  fl>A£.  —  ib.  «da/»  « 

A]    A  «DA*-  —  I*.   <DA^  =   A]  A  <DA£-  —  IÄ.    «»AtlA-ö]  A  ö»ATlrt->i.  —  40.  «D^**]  P  fl>Ä**  ■  Ä 

**;  A  «DA**  i  £4*.  —  ib.  t\<c<ip"i\  P  Ah^-T-;  A  o/w.  A.  —  i'4.  a»A^  ■  A]  A  ö»Aä.  —  41.  a> 
Ä*+]  A  a>n£<fe4>.  —  iä.  >iA-]  A  no»ii.  —  «6.  °7ft»n]  A  virn.  —  42.  h*ni]  A  iihii.  —  j*.  «»A 
^  :  Ah.mV]  P  a»AK.^A^>.  i  a>i\p.  i  Ah.^7k.  —  ii.  KPMh]  A  J^flJk.  —  ».  a>A/»]  P  om. 
j'ä.  ^«^Ot]  A  ^A,»".*.  —  iä.  1I-V1)«?]  A  ti?%.  —  r*.  ffl-H-V-n^]  P  om.;  A  mii^A.  —  ib.  mt\R] 
A  a»A^.  —  ib.  «7A.V]  A  o»>.fi>..  —  43.  w^fU,]  A  mavhti'h.  —  ib.  nfcV]  A  OhT.  —  ib.  t-V-hf] 
A   <!.>i^. 


leur  etait  (ordonne)  jour  et  nuit.  34Ceux-lä  etaient  les  chefs  de  la  famille 
des  levites;  ils  etaient  chefs  d'apres  leur  droit  de  naissance  ;  (ce  furent 
eux)  qui  demeurerent  ä  'Iyarousälem.  35Au  pays  de  Gabä'on  demeura  le 
pere  de  Gabä'on  appele  'Idahel;  le  nom  de  sa  femme  etait  Mo'ak;  3(ison 
fds  aine  s'appelait  'Abdän,  le  deuxieme  'Asir,  le  troisieme  Qis,  le  quatrieme 
Sä'ol,  le  cinquieme  Ner;  (les  autres  s'appelaient)  Näbäl,  37  Gedour,  ses  freres, 
Zakour  et  Maqälot.  38Maqälot  engendra  Semä'el.  Ces  princes  demeurerent  ä 
'Iyarousälem  avec  leurs  freres.  39  Ner  engendra  Qis;  Qis  engendra  Sä'ol; 
Sä'ol  engendra  Yonätän,  Malkasou  e,  'Aminädäb  et  Bä'al.  in  Le  fds  de  Yonä- 
tän  fut  Mafrbä'al.  Mafrbä'al  engendra  Mika.  "'Les  noms  des  fds  de  Mika  furent 
Piton,  Mälokä  et  Tärä.  "- 'Akäz  engendra  'Iyäladä'e.  'Iyäladä'e  engen- 
dra Gämebot,  'Azmot  et  Zenbri.  Zenbri  engendra  Mäsi'e.  "Mäsi'e  engendra 

PATR.   OR.  —  T.  XXIII.  —   F.  k.  37 


570  LES  PAHALIPOMENES.  [50] 

AA,J%fl  •■■     fl»Ah,rt,Afc  :  S9nt\'\'  •■  ft«fe*  =  athh-  ••  hao-t-p  -.  hhl'kiro»-  ■■  hli* 

9°  ■  nw<-  ■•  mhh0!0!,^  ■•  h*n-  ■•  fl>ncjp  ■■  (do-iwj  -.  ©h-v} :  <»?iA-  •■  ha^tt  ■ 

£*«»•  :  >»,A,A   ■ 

X,  lfl»Ä.A«"t:A.'/.  ■  fl^All'I:  »  ««"PAA  i  1-lK-  >  «H*A :  9"flA  =  htl/.hfr  ■■  «»hfl/.. 
kAfc  s  7-P  :  Mr-lflo«»-  :  AÄ.A-VA.  s  fl>tD£*  ••  «H-A*  «  Äfl/Ä.A  ■•  fl£-n/.  ■  *7A-  5 
ü-ß,  «  -fflrt^.e.?»tfo-  :  A.A«"i'A.  J  AAhA  •■  mA£*«f!  »  «D++A?1  ■"  Ä.A-VA.  ■  AA.P' 
V;'">  ■■  mA«J.  :  AAJ.A  ■  ö>AJ»"7/,vj-n  «  *»A«»AJlA.A  =  £*+  ■•  A>»A  ■  fl)lvn£  s 
J,p'b  T+  !  +1A  :  *}.f\  ■■  fth  A  ••  miXi-np  ■  M*¥*  :  AW-  !  fl»flH"7  :  OMi«»  ■  T 
+  ■■  W*1£A  ■  h+ftft'tlfoo-  «  ö»hö>-/*'Ji  ■■  A>.A  :  ö)£0>A»  ■■  All  :  hAOA  •■  *|<P 
f  r  Wi*A-  ■  '/"Arh  -•  Kih  i  rtJW.h  »  fl»C*7H£  ■■  0*  •  fl>/u.e,j>°Kh.  «  ?»A-  «  >iA  ■  Ä.  io 
InV-  ■  °»IY« •"»  ■  (Dh.?,tltl-tl  ■■  AAA.P  «  WhJ.W  :  m-fc*  :  fl?iA.  :  llhi^'h  '■  "><PP  : 
rh*A-    ■   Jl»»  ■■  J?.4"lA»  :  Ml«»  '•    IHM  :  ?nC9°  :  +-fcA-*  :=  CD^Az/l  I   AJ.A   '•   A 

£fe°  :  Wh*0!  ■■  fl»oiÄ-+  :  AAA.U-  ■■  "fflCM*-  j  7f*P  ■   UM).  ■■  Utx'i^h  ■■   m  •■  ,l\ 

ib.  A.>>ft]  A  rt,hft.  —  44.  <»Ah.rt.AV.  =  -Wfl*  :  £4*  ■  m>>A-  »  7»o»-'V+]  A  WA'!.  :  mAK.rt.A  i  o» 
Ah.rt.Ai  '   1'fl»A*   :  ?;    i   £«*  ■•    öHlooni    :  fl)->i1:.    —  ib.  hll.*?"]    A  >,ni<5.*9".  —  ib.  J,fl"7^.A]  A 

»7h.A.  —  ib.  nött-2  A  vift-n.  —  ib.  nc^]  A  Ocy.  —  ib.  O-flS.^]  A  J.-fl.t.»'.  —  ib.  *.«,">]  A  W'V. 
X,  1.  !I>.A»W:]  A  nJiTVI:.  —  ib.  <n>«PÖA]  P  f\°,A.  —  ib.  7,n/>,.A]  A  ,en<!->hA.  —  ib.  ViT] 
A  >i?"'>Ä«n>.  —  ib.  wm.e.-ts']  V  matR-i:  sie.  —  ib.  >ifi^h,A]  A  >i?"}ifu>i,A.  —  ib.  "7/MH.ft]  A  'VAih.e.. 
—  2.  fli+tAS»']  A  ffl.MAjPö»-.  —  //'.  K.f-V.+'V]  P  Kf-:>-"i-  A  i^v^-Tr.  —  j*.  n»A>."V.V^il]  A  o/w. 
m.  —  ib.  m»Avirt-ö]  A  «"ADO-rt.  —  3.  a>(W7]  A  o/«.  —  ib.  >i?"-).eA]  P  ^yiA  sj'c.  —  4.  AH] 
A  ö/n.  a.  —  ib.  5r<Wh]  P  -hr^h.  —  i^.  >,Trn]  P  wm.  —  «6.  rt.e.ÄYi]  P  om.  w.  —  ib.  n*] 
A  n-fc.  —  /6.  >,a  s  h.r>V-  >  -vit-^v]  A  "fe^/v.  —  ib.  iihTr/"/!]  A  iijßxa>-c.  —  «'*■  Wi+a-]  P  ^>>a.  — 
iä.  -nn->]  A  T+.  —  iä.  .evr.!»"]  A  .ft?CP.  —  i'i.  AhA  j  ft.ee]  A  ft^K  •■  A>>A.  —  ib.  *•/•»'/]  P  >>+ 
ao.   —  ib.    AÖA.O-]  A  <\ÖA.V.  —  5.   C>if]  P  Chr.   —  ib.   Hh-V/^J.]  A  HjßXWC 


Bä'enä,  Rafeyä  et  Le'as.  4<'Es6l  eut  cinq  fils;  voiei  leurs  noms  :  'Azqam 
Faine,  'Asma'ei  le  deuxieme,  Baryä,  'Abdiya  et  'Ounän;  ce  furent  les 
fils  de  'Ksrl. 

X,  'Les  'Ilofeli  en  ces  jours  lireut  la  guerre  a  'Esrä'^1;  'Esra'el  s'enfuit 
devant  les  'Ilofeli;  (beaueoup  d')Israelites  tomberent  (et  furent)  tues  sur 
la  montagne  de  Geloubouy.  -  Les  Llofeli  poursuivirent  Sa'ol  et  ses  Ifls;  les 
'Ilofeli  tuerent  'Iyonätän,  lils  de  Sa'ol,  'Aminädäb  et  Malkäsou'e,  fils  de 
P,  Sa'ol.  3  Le  combal,  fut  tres  severe  contre  *  Sa'ol;  les  archers  l'atteignirent 
en  le  percant  cruellement;  il  souifrit  beaueoup  de  la  violence  de  leurs 
arcs.  l  S;\'ol  s'adrcssa  et  dit  ä  celui  qui  portait  ses  armes:  «  I)t5gaine  douc 
ton  6pöe  et  transperce-moi  avec  eile,  afin  que  ces  incirconcis  ne  viennent 
pas  et  ne  sc  moquent  pas  de  moi.  »  L'liomnie  qui  portait  ses  armes  ne 
voulut  pas  le  tuer,  paree  qu'il  eprouvait  uue  grande  crainte  ä  le  tuer.  Sa'ol 
degaiua  son  epee,  la  dressa  et  se  jeta   sur  eile.  '"  L'homme  qui   portait  ses 


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[51]  LIVRE  PREMIER,  CHAP1TRE  DIXIEME.  571 

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A  i  fl»A*Afc  i  1°-l*  i  <»&*#  i  ro^e.T-  •  hinein»,  i  (Dooffh.  '  Ä.A-TA.  i  ffl'li 
5  £{.  :  at'M:-f*a»-  ■••  Kfl)M  i  h9°^:'W.  ••  ll'i'b  •  »»Ä'h-  >  ä.A»T-A.  :  h«w»  «  JK-'iAi*»-  " 
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£  :••  'fl»rtAnP,oD-  :  ö»AAJ.A>.  :  tm-YOP  .-  ChA  i  «i-|"7A?i?'  i  9°flA  ••  *m  •  A*A-  : 
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Hin  s  HIIA-  ■■  'Orh,/.  ■■  „eiLft  :  flJflhW»  :  AAJ.A  ••  fflflo«»-  •■  AAA.fl-  i  An-0  ■•  AA-f-  « 

i'o.  <D<B->il:ir.]  A  om.  a>.  —  ib.  a>£;+]  P  mg.*  sie;  A  fl»«>.e.-+.  —  ib.  ro-fi-f-]  A  ^.(l.  —  ib.  m 
1"+]  A  oaw.  —  6.  J.«^V  ■■  a>£:*]  A  a»^*  :  >i"iv.  —  7.  UAm.]  A  OAa»-  sie.  —  ib.  >f]  A  T-e.  — 
iä.  ol'^^Ai]  P  om.  m.  —  ib.  «d^**]  A  <»£*** :  i°*.  —  ib.  >ät-]  P  •}£<-.  —  ib.  hurrfif««»-] 
P  hOT-aiF«»»  SIC.  —  8.  fl»-flt]  AP.  —  9.  ©AthAi]  A  »i>A«U.Art.  —  i'6.  t^A^JP]  A  äcjp.  — 
i'J.  "»TP]  Po/«.  —  /o.  A>«hjp]  A  AWn..  —  «'*,  AHa.tJ"ö»-]  A  >„'i.Hn.«'<»,,•.  —  10.  j^JTr  i  hiTAf«»-] 
A  >,j»»At>ö»-  :  HAö^  :  j?-)-».  —  11.  n^ro-nt]  A  -nA.«;.  —  12.  tV">i.]  P  yftfh-  —  ib.  tt-tt  ■■  6 

£<!>•   :    »>■»■»]    P    tl^A"  I  *Ä<D  :  *>■■»>.    —  /Ö.    «D^ntfU»']    P    flXtfnj"  SIC.   —  l'Ä.   CDMl£-»t]  P    rt»hll.e.- 

"»*;  A  mAMl.Ot.  —  iä.  Ä-fe*]  P  om.  —  ib.  *At]  A  «»«pöa. 


armes,  voyant  que  Sä'ol  etait  mort,  se  jeta  lui  aussi  sur  son  epee  et  mou- 
rut.  "Sä'ol  mourut  ainsi  que  ses  trois  fils  ee  jour-lä;  tous  ses  gens  alors 
tomberent  et  moururent.  'Tous  les  hommes  de  'Esrä'el  qui  etaient  dans 
la  vallee,  voyant  que  'Esrä'el  fuyait  et  que  Sä'ol  et  ses  fds  etaient  morts, 
abandonnerent  leurs  villes.  Les  'Ilofeli  vinrent  et  y  demeurerent.  8  Ensuite 
les  Ilofeli  vinrent  depouiller  les  morts;  ils  trouverent  Sä'ol  et  ses  trois 
fds  tombes  sur  la  montagne  de  Gelbouy.  9  Ils  les  depouillerent;  ils  cou- 
perent  la  tete  de  Sä'ol,  l'emporterent  avec  ses  armes  et  l'envoyerent  ä  leur 
pays  pour  annoncer  (leur  victoire)  devant  leurs  dieux  et  leur  peuple.  ,0  Ils 
placerent  les  armes  de  Sä'ol  dans  le  temple  de  leurs  dieux  et  ils 
mireht  sa  tete  dans  le  temple  de  Dagon,  leur  dieu.  "Tous  ceux  qui 
habitaient  le  pays  de  Gala 'ad  apprirent  tout  ce  que  les  'Ilofeli  avaient 
fait  contre  Sä'ol  et  contre  'Esrä'el.  ,2Tous  les  hommes  vaillants  du  pays 
de  Galä'ad  surgirent,  enleverent  le  cadavre  de  Sä'ol  et  les  cadavres  de 
ses  trois  fds  et  les  apporterent  au  pays  de  Yäbes.  Ils  enterrerent  leurs 
os    sous  un  cedre  qui    etait  au   pays  de  Yäbes;   ils  pleurerent  Sä'ol  et  ils 


*  I', 

SO  v°  a. 


*  I' 

80  V° 


572  LES  PARALIPOMENES.  [52] 

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XI,  'm-KJ-nh.  «  w-a*  ■■  £*+  i  hAi-feA  ■  -w  ■  Wi-  ■  n-n<h.£  i  fono  «  o» 

?<n>A?>  •  M»h,  -■  OXT'h  ■  0><fi$h  ■  iM  «  2m'7'°7AOTl-  .-  Oi-'/Aft-f-  •  fc-JH  •  IM-  i 

"/*A  i  '»•/''    :   h^-l-    :  0>-h'Jl  :    |tf'Jt.111f  "   Afl'Ch  :    fOhtDfh  i    0M+  :    fclfcJl 

II-  »  AhA/.Ji.A  :■■  mRlLAh  «  TtfllJfnrh.C  :  ftsfAtlh  i  h?+  i  >CAro°-  i  AäilM) 
f  •  hA/.h,A  «  3ai0DX*h*  •  W-A-m»-  :  onAftll'I'  •  hh£-h./\  ■  M\  «  TJ/*"  i  *{<eV  ■ 

ai+hf R  i  W- 1  ■>t-/m  i  h.«  s  ntR-o«»  i  hiü.h'üih.c  ■  n*flfh.^  s  *tntr> «  «»+ 
-nft?1  s  aw-  ■  h»»  i  je-iK»  ■  tm»«  ■  ^.n  >  ht\/.h,t\  ■  nh«»  ••  *a  «  hin.vn,h. 

C  :  HJiV  ■  nhR^il-  :  AAö"-h,A  »  *flM»4  i  77/*'  i  mit-A-  ■  ARo»  •  ht\ih,&  ■■  OK 

P4.AA.H" :  idh*  i  t\°i  i  h.?awi  i  ojuf  •  A^n-Ap? «  ?»a  i  rwc*  :  a^r 

13.  n*.e-«"]  A  oot.  n.  —  #.  .e.n>A«]  P  .p.ttrt»»»-.  —  j*.  o*a  ■  a>.a]  A  am  i  a>.a.  —  ii.  n°?c^v] 
P  aDÄ^-t  ä'c-  —  14.  h.A?»*']  P  hftjn».  — ib.-iir*']  P  •»?■/";  A  «■»•W*,;K  —  //;.  *A.e]  A  },A..ft. 

XI,  1.  £*+]  A  o/re.  —  ib.  M<!-h.A]  A  .e,n<J.h.A.  —  ib.  M>fc]  P  ><pji..  —  2.  <0>D7Aani] 
A  m^^A?-»..  —  ib.  "/AM-]  A  "/Afi*.  —  ib.  mt\a><\.-h\  P  fl>«n»i,>,.  —  ib.  Whi\o-~\  A  MW.  - 
ib.  J,fi/->..A]  A  j6(l«Ms/c.  —  j'/>.  ante  NTrt  P  arf^.  £.  —  /A.  ^CöV-a»-]  A  fr^lifa»-.  —  «i.  A 
/"hii-flf  i  >ifi^>i,A]  A  aaO/ä.a  :  «■»•'li-nr.  —  3.  >ln^>bA]  A  y.fu.h.A.  —  i£.  o«t»iPÄ  ■  •S'C^  >  "V>/"  i 
iu>i>]  A  a»-(-*if^.  i  ntu>f>  ■  "i-bt"  '  s^.  —  ä.  n-n»h.<:]  P  o/«.  —  i£.  >s.n]  A  oöa.  —  /i.  rift/i.h.A] 
A  y.t\/. ->i.a.  —  i'ä.  n>i£'e»'']  A  (HöA.  —  j'S.  A^oo-JuA]  A  o/n.  A.  —  4.  >,A<!.>bA]  A  jen/!.h,A.  — 
ib.  «Diu:]  A  «dYiöoti.  —  ib.  KffrWlr}  A  ?^^nrt.}»',V.  —  z'ö.  K.f n-rt.?*'*]  A  h.f[|,Wfy.  —  ib.  fiR 
i:i*]  P  fitRcr  sie;  A  .e>D<.. 


jeünerent  ä  son  sujet  peadant  sept  jours.  '*  S;\'ol  mourut  ä  cause  des  peclies 
qu'il  avait  commis  devant  le  Seigueur,  parce  qu'il  n'avait  pas  observe  le 
commandement  quo  le  Seigueur  lui  avait  prescrit  et  parce  qu'il  avait  consulte 
les  devins.  u  Le  propliete  Sämou'el  lui  avait  dit  de  retourner  vers  *  le  Seigueur, 
mais  il  ne  l'avait  pas  ecoute.  (Le  Seigueur)  fit  perir  Sa'ol  et  la  royaute"  passa 
ä  Däwit,  lila  de  'Esay. 

XI,  '  Tous  les  lils  de  'Esrä'61  se  reuuirent  aupres  de  Däwit  au  pays  de 
Kebron.  Ils  lui  dirent  :  «  Voici  que  nous  sommes  tes  os  et  tes  reins.  2Hier  et 
avant-hier,  lorsque  Sa'ol  etait  roi,  c'etait  toi  qui  commaudais  d'aller  (au 
combat)  et  de  revenir  :  tu  couduisais  'lüsra'öl.  Le  Seigueur,  tou  Dieu,  t'a  dit  : 
«  Tu  paitras  mon  peuple  de 'Esrä'el.  »  :t  Tous  les  priuees  de  'Esrä'öl  viureut 
aupres  du  roi  Dawit  et  le  roi  Däwit  lit  alliancc  (avec  eux)  devant  le  Seigueur  au 
pays  de  Köbrou.  Ils  oignirent  Däwit,  afin  qu'il  deviut  roi  sur  'Esrä'el  suivant 
la  parole  du  Seigueur  qui  avait,  ete  (dite)  par  l'iutermödiaire  de  Sämou'eL  *  Le 
roi  (Däwit)  et  tous  les  hommes  de  'Esrä'el  allerent  ä  'Iyarousälem.  Celle-ci 
s'appelait  'Iyäbousewon;  lä  etaieut  les  (gens  de)  'Iyäbousewou  qui  babitaieut 


[53J  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  ON/IKME.  573 

Ki\\  •  lif  «  a>h*&0o  :  hin  i  äö»>  i  Ä* P -1 1  am-k  ■  0frt  ••  »"^  !  Wl' ::  c<»£fl» 
Wr  :  tf-A-  ■■  Mh  i  Ü+fc«»  i  +-fcA  «  Au.en-A'B  i  Jn*»^.9°  i  «"AMl  :  fl»Aj**V+ 
AlMl  «  r»nh  i  «d+A+«i»  ■•  W»  i  Ä.Ph-n  •  fl>A£  ■'  rt<Ai..e  •  <d«W  i  <w>AJ»h 

JJltf*  ::  8<D,htf  J  ^'C'>  s  Aj&frfc  :  U7C  "  (DhlD-H  •  0>'f\*'f'A  «  JJ'El*  '  ffl-Nw»rn'P 
AUTC  «  'fli-VAA  i  ?iVj\r  ■  ÖJAU+  •  idrio  ■  fttrflUtflffbC  «  fc^H.  >  tf-A-  ■•  fcfl 

O"  s  hlU.h'ttih.C  :  9°t\lMh  «  u,fl)?,A«  •  ha^l^  «  «"AMl*  «  RVJ**  *  ?iA  i  »i>- 


>A*ö»-  :  A2^A1  •■  hA  ■  Wr-  :  9°AA  :  ^"p  s    P-Afl?!?0  •  ö»A£ 
<w  :  ipAA  •■  fl»Tt^+"  •  £t\(\h9°  •■  (D-h*  ■  a»&ih  •  A£fc°  ■  f\9°bC 


Kh.*7  •  tr- 
nhrh-i: »  öa 


5-  ?->.£■<■]  P  fitR<-  sie.  —  ib.  >,4»ä"°]  A  k&jz.a*'.  —  ib.  %-V.h]  P  0/72.  —  //>.  ^Vt]  P  om. 

-  6.  h.^O-0«B]  P  h.n-11!.  —  «6.  *»«o]  P  VK.««.  —  I*.  ft<.h.^]  A  fl(T1.e.  —  7.  IITh]  A  Ti-V*.  — 
-S.  /fi>8]  A  MO.  —  ib.  tkfrh-t  s  mc.  •■  m),a>-^2  A  Ofl»-^  •■  rt.e>i-t  i  ine  ■  'hr'X'iV.  —  ib.  •S'e^ :  <D1- 

WOIT  :  A07C]  A  ID>,f|-J-;Ml>,  :    rt07f.  :  fiV.H'.  —  9.  m»rtÄ  i  -St*  :  fl>AU+]  A  «OVAi  :  OtAW  :  ZV.*. 

—  10.  «n.^>,ti^-]  P  m>^>,int ;  A  om.  —  ib.  ante  Tft-«V»  A  add.  "hb.  —  ib.  >,n/./i.A]  A  p,t\i-h,A. 

-  ib.  wao  t  t^irr  ■■  nn<n>  ,  ,*/>  :  x-invi-nA-c  :  n^.n  ■■  >.n<{.>HA]  A  o™.  —  11.  >»a*o»-] 

P  -TA*«»-  sie.  —  ib.  3f*rt]  A  ^.e,At  sie.  —  /ä.  ^fin?.^]  A  f-nfi>.9".  —  /A.  hh."?]  A  >,n."7 
■>.  —  2*.  «i:jv>  i  ■»"»'»]  A  r>,n  i  "/An.  —  //<.  ^.nn>i?"]  A  ^att-i.  —  ib.  «d-/,*]  A  om.  — 
/'6.   ftjßC]  P  rtjEA.  —  t*.  n?"öc]  A  ow.  —  ib.  w+tA]  A  mi-p+trav  .•  A.  —  12.  a>T't\h.o-X  ■■ 

IIA»]  A  fflOA-  :  5TAA.U-.  —  /6.  ^-S>>]   A  *^.. 


le  pays.  5  Les  habitants  de  'Iyäbousewon  s'adresserent  et  dirent  ä  Däwit  : 
«  Tu  n'entreras  pas  ici  certes.  »  Dawit  prit  d'abord  la  forteresse  de  Seyon ; 
ce  fut  la  ville  de  Däwit.  6  Däwit  dit :  «  Quiconque  tuera  le  premier  un  lyäbou- 
säwi,  je  l'etablirai  prince  et  chef  du  peuple.  »  'Iyo'ab,  fds  de  Sarou'iyä, 
eutra  (le  premier  dans  la  forteresse)  et  lanca  des  fleches  ä  l'avant;  (Däwit) 
l'etablit  prince.  'Däwit  habita  la  forteresse;  c'est  pourquoi  la  forteresse 
de  Seyon  fut  appelee  ville  de  Däwit.  8  Däwit  bätit  cette  ville  et  son  eneeinte. 
Däwit  combattit  et  prit  la  ville  (de  'Iyäbousewon).  "Däwit  progressait, 
devenait  (de  plus  en  plus)  grand  et  s'affermissait  dans  le  Seigneur  tout-puis- 
sant,  parce  que  le  Seigneur  etait  avec  lui.  '"Voici  les  princes  vaillants  qui 
furent  aupres  de  Däwit  les  intrepides  (soutiens)  de  son  royaume  avec  tout 
'Esrä'ed,  pour  le  faire  regner  sur  'Esrä'el  suivant  la  parole  du  Seigneur. 
1 '  Voici  l'enumeration  des  vaillants  qui  furent  avec  Däwit  :  Yesba'am,  fds 
de  'Akimä,  chef  de  trente;  ce  fut  ce  Yesbaäm  qui  degaina  son  epee  pour  tuer 
en  une  seule  fois  trois  cents  (hommes)  Iememe  jour.  ,2Avec  lui  etait  'Al'azär, 


574  LES  PARALIPOMENES.  [54] 

"11  •  -tttl^C  -  hat»  :  -t-p-tth-  ■  h,(i-"T^  •  nUf  :  AIvHrt»  «  CDIM"  :  w'id.'t'  •  1 
/..fl>-U  :  ?nA-V>  :  rtl»»  :  <D'?»£  :  rThTill  *  ?,ft/..>,.A  :  fciT^Ä-"»  s  7Ä  »  A.A»VA«  "• 
r'(D$0O'  :  «7?,JiA  «  ao\\&.(\  :  <Dfc£"W  ■'  A.fc?»'/:  »  -ttduC  •  fli+'l-A-n»*  i  A^.A-V 
A.  «  rm-fl/.  :  h1\Ovt\th,C  ■  oog.'^X't'  ••  Ott.?  ■  AhA^/bA  :  llh£  s  tftfr  ■•  l  mat  r' 

nno-i-  ■  äö»a  :  h?A9°  •■  m^'bv-ip-kxya»'  •■  a^a-va.  •■  low-  •■  (\d.tu  •■ 

rtC*!*"?*  ■■•  '  mP,m:\'i\  :  IIA-  ■■  h"V/  ■  (O'M-  •■  Äffl'J  «  WW-A*  :  i*'/. .^-f<»»-  :  AJi. 
A»VA«  :   HfO-AI"  :  0.+  i  A.th.90  ::  1T<DMW*P>    «  AWI"  «  mf.0,  '  ob-,.  :  K)\\  • 

$Mr?\  •  °i?  ••  hrottb]'  ■•  nw-  ■■  frth,r  ■■  howh-  •■  h^+x- «  sfl>oh.  ■  10 

ö"1iipf.  :  ftAlH:  :  ftm»-^}  :  u»AA1:  ■•  ÄVfl>  «  °7?iJlA  :  >öJ?/>-f-0»-  s  AA.A-TA.  ■ 
fl"P£Mi.  :  "?f  ■  ?iy°0H4"P  i  IM*  •  Arh.9°  ••  M+  ■  JMffl>  :  «d-A-P  •  M+JF  ■•  fl» 

-H-T     '    Afclll.A'flrli.C    i     i!,fl»^(l,    :     rhA     '    A.I'     :    ^9°Ah.f    ä   X\ao    :    h.W'ttC   » 

J*.   MHi.]  A  h.l>li..      -   ?'*.    KV**]   P  KS'öt:  A  »Ml.  —  13.  n^n^^V]  A  m-f.rt.^.'T.ft.  - 
ib.  tp-tlh-1  A  ,e->.->-nh..  —  ib.  ua»]  A  »AT.  —  ib.  r"***]  A  ?"fr>,t.  —  ib.  ft?««»]  A  fn?". 

—  ib.  ;hTM]  A  ft-nh.  —  ib.  7ä]  A  v^öo-  :  a.  —  14.  anle   "7>,)in   A  c/rf«/.  n.    —  ib.  o»n 

AA]  A  wHiA*.  —  ib.  IDhRVi   '  l\fih-t  ■•  H/h-C]  A  fl>.P.7,t  s  -UM  •■  hR$}.  —  1"'.    «*"\1]  P  u"\t\. 

—  ib.  ««"^H*]  A  *^Xtt.  —  '*•  not]  P  -not  s/c.  —  ;7>.    o>:>-4.eTr.-M:u'<n>-]  A  fl>Y-ö,ftV-Ffl«>-rt. 

—  ib.  ante  l-0,e>-  P  «rfrf.  ftm-ht.  —  ib.  ante  ^.a?  A  om.  n.  —  iä.  ACfV*]  P  DCt°7t; 
A  ac"7*.  —  16.  iia°  s  >>"%V]  A  ha%l  '  ülv.  —  ib.  no»-At]  A  om.  fl.  —  17.  jrrtfrri]  P  W">.n 
1-fV..  —  z'Ä.  Hfl>-nt]  P.  A  iCTMiA.  —  18.  x<r*t]  P  Mö1-  sie.  —  ib.  "?>,nA]  P  a>a»Ah\i :  A  u>-ft 
t.  —  /'6.  DA«»*]  P  HA»*  sie.  —  ib.  MIKvh.]  A  >,-«>,..  —  19.  h..ev-nc]  A  K..e.Tnc  >  A. 

*  p.       lils   de  Doudä'e,    du   pays   de  * 'Akoki ;  il   etait    (Tun)    des    trois    (homraes) 

80  V"  lt.  .  . 

vaillants.  "  II  se  trouva  avec  Däwit  au  pays  de  Fesdomen,  quand  les  'Ilofeli  s'y 
reunirent  pour  combattre.  La  moitie  de  la  campagne  etait  remplie  d'orge.  Le 
peuple  de  'Esrä'el  s'etait  enfui  devant  la  face  des  'Ilofeli.  "(Ces  vaillants) 
tinrent  l'erme  au  milieu  du  champ;  ils  delivrerent  le  pays  et  battirent  les 
'Ilofeli.  Le  Seigneur  aecorda  une  grande  delivranee  ä  Esrä'el  par  la  main  de 
Däwit.  '"'(Ces)  trois  chefs  renommes  parmi  les  trente  descendirent  jusqu'au 
roeber  oü  etait  Däwit  dans  la  caverne  du  territoire  de  'Ayläni.  Les  tentes  des 
'Ilofeli  etaient  dress^es  dans  la  vallee  dos  Sartamät  (geants).  "Däwit  ötait 
alors  dans  la  forteresse  et  tous  les  soldats  des  Ilofeli  etaient  ä  Höta-Lehem 
17  Un  desir  s'empara  de  Däwit  et  il  dit  :  «  Oui  donc  me  donnera  ä  boire  de 
l'eau  de  la  citerne  qui  est  ä  la  porte  de  Beta-Leliem ?  »  "Ces  trois  illustres 
vaillants  entrerent  et  passerent  ä  travers  les  tentes  des  "Ilofeli;  ils  puiserent 
de  l'eau  ä  la  citerne  qui  est  ä  la  porte  de  Beta-Lehem.  Apres  avoir  pris  de 
l'eau,  ils  l'apporterent  ä  Däwit.  Däwit  ne  voulut  pas  (la)  boire.  II  en  lit  libation 
au   Seigneur   ,Jet   dit    :  «   Loin   de  nioi,    mon  Dieu,    que  je  fasse  pareille 


10 


si  r 


LIVHE  PREMIER,  CHAPITRE  ONZ1EME.  575 

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oinii-i  •  "HK-  :  flj'hn«i  ■  h5r+nrth.A  «  Arn?*  »  m,pft  ••  «ma-o»-  ■  AhAh, 
*  ••  ny.öJ*A  ■■  f'Jt'fl  •  fD-H'j-l--  .-  av.ft  :  m«|"l-A  «  fc?nrt  :  HÖH*!'  •  flAA-f- 

,h«w^  "  -Win-p  :  4»f*A»  »  A'flhrt.  :  "IWZ  \  -tthfl.  I  ffhö  •  fl»0(l.P.  «  (lZ-hf- 
'V9°A  :  n?.»»>  «  #<">'  "•  fl>{M»  :  9°AA  :  11*1-  »  *7nH«e  •■  Ot'tl'l'  •  h£,«J-  ■  /.9°rTh 
(lh9°W  •■  rtCB  :  hV9°^  "■  <D(Dl&  :  ^.Itlh  :  -M^tl  ■  flfl^C  «  fflrtAfl  s  /.9"rh 
hSP'hÄ.U-   :   OJ«M"A»  :   0*  «   -4fl»'H^'|=   :   "Hl*.  J   AP-^A.  «  flJftö»  ^.   :   fltf-AAl: 

//>.  Hirt-  s  ,*A]  A  Tn*  :  +A.  —  ib.  CM««»-]  AW-flo*.  —  ib.  .efltj?.]  A  jftfl+f".  —  ib.  m-h-fc] 
P  orn.  —  ib.  n7-n<.]  P  m-ttt.  —  ib.  mddt  :   t^ATr]  P  ">rtfi*  >  -»frtt  *«'c;  A  cf^i  ■  R-  - 
20.  a»,n.0>»i]  A  Mlti.  —  /6.  fl»-?.*]  A  o«?.  —  i'A.  «tim-M:  i  Hfta»*.R]  A  a»A»-t:  i  tir.  —  ib.  "h 
i»"fl»-ftt]  A  d(B-nt.  —  «A.  «n»^«*]  P  <nia>,iit.  —  21.  (Dh.i-d.Am2  P  <nM"<tAm-.  —  22.  «>A£] 
P  «>rtÄ.  —  '6.  <Dtnö]  P  wt-fio-.  —  i'A.  m.pfi]  A  •nTr.cn.  —  j'ä.  n£o>A]  A  om.  n.  —  ffr.  a>t.e.  i 

04>fA]  A  +tA  J  OHDtR.  —  ib.  nOH*->  :  (1ÖA+  :  WiO»^]  A  n"iH*t  :  (I^A  :  AttmR.  —  2  5.  ann 
■/:  :    ++A»   :  A-D>irt.  i  "MWC]  A  fflUTr*  s  -07.«.  :   H+tA°  '  A"71W^.  —  #'.    *>y**n]  A   ^iTft.  —  ib.  * 

«■>•]  P  orn.  —  ib.  9°lu\  -.  -Mit-  ■■  ■7-n^'E  i  <o-M-  -.  Tij^ü-]  A  «o-ftt  =  VtU'  '  ATill-  =  •MlX'e.  —  ib.  ante 
/.y"A  P  a^äf.  a.  —  ib.  nee  :  MV**]  A  ivceiro*  :  Ah>?"^.  —  #.  ^.ito-]  A  '»ftA.u-.  —  ib.  im 
->r.]  P  (IfHvC.  —  '6.  post  ai+tA»  A  ar/ii.  n>iX,u-.  —  24.  post  nilrlr  A  rtc?ö.  ö»->.-J:.  —  ib.  i\V>i 

>i.]  P  Ah.f>,-n. 


action  et  que  je  boive  le  sang  de  ces  hommes.  Je  ne  boirai  pas  (l'eau)  pour 
laquelle  leur  vie  a  ete  en  danger,  car  ils  Font  apportee  en  s'exposant.  » 
Däwit  ne  voulut  pas  (la)  boire.  Voilä  ce  que  tirent  les  trois  vaillants. 
20  'Abisä'e,  frere  de  'Iyo'ab,  etait  le  chef  des  trois.  II  degaina  son  epee 
pour  tuer  en  une  fois  six  cents  (hommes).  II  etait  le  plus  renomme  de  ces 
trois  princes;  -'  il  etait  plus  illustre  et  plus  vaillant  que  les  deux  autres; 
il  etait  leur  chef  et  prince ;  il  ne  se  separa  pas  d'eux.  "  Benyäs,  fds  de 
'Iyodäi,  etait  fils  d'un  nomine  vaillant;  ses  exploits  furent  nombreux;  il 
fut  le  plus  courageux  (des  gens)  de  Qabasä'el.  Ce  Banyäs  tua  deux  (lions) 
dans  *  le  territoire  de  Mo 'ab;  il  descendit  et  tua  un  lion  dans  une  citerne  »  j 
un  jour  de  neige.  23  II  tua  un  egyptien,  homme  vaillant,  d'aspect  imposant 
et  dont  la  taille  etait  de  cinq  coudees.  Cet  egyptien  avait  ä  la  main  une 
lance  comme  une  ensouple  de  tisserand.  Benyäs  descendit  sur  lui  avec 
un  bäton;  il  lui  arracha  de  la  main  sa  lance  avec  laquelle  il  le  tua.  2iTels 
furent  les  exploits  (de  Benyäs,  fils  de)  Yodä'i.  II  etait  tres  illustre  parmi  les 


81  r°  a. 


576  LES  PARALIPOMENES.  [56] 

M'ö-t  i  ££-4-£  ■■  *h9°M'ö'1-  ■■  i*'M  ■  K'iö  ■•  m/Od  i  ffl^.p.hfl»-'}  •  ob«Hü-  i 
tf»Afl*  «  »•M»  i  W'  i  Afl>A-fc  '  -fl^fl  ■  3.Ü  i  A£*  «  "»W»  i  fl»R9d+  i 
nfl /.•?>.  A  i  M.li.A  •  K-lf-tf-  •■  A^f-Jt-n  •  fDh.&h',"}  .•  «A4-  i  AMfc  i  Hh^-flA. 

<i   •    11,-1-  :    A«h.0°  :    -fl>rtjT»'>;l"    :    M3UW  ■    «»A-^  i   A&A'fc   I    ^HJfcÄ  »    fl»A£  I 

rny.A. :  <da&  i  Mi£  :  "fli?%A.  :  <»A£  ■•  m^m.  i  a>h.tä  »  fl»A£  i  flfcfc  >  Hh 

M«»*<!  •  xrhA'^ft  i  üic  i  a»Mi.y.A  ■  ftc?^"e  ••  &&&?*  ■  nfin<e  « tn^Ay 

-n  :  Iffcf'flrfi.l  :  ftA.fl*  :  33fl>r.«fc+  I  h-ft?0  I  h^Xfl  ■  M"^1  l  ©AR  i  rhl  i  "  HA 
9°-t\<h./.  •  h&C*  ■  '  0»h.A4ÄA  »  fl»A£  i  3'  JkJ^-V  i  aoU/.V.^V.  i  0>Mi.f  •  Hft    w 

rn^h,^  ■  <hA»-> :  37a»rt^Ä.  s  tCMV  :  »t^ä.  i  fl>Aft  ■  h-wn.  ■  18fflAup-y,A  ■ 

h*Vlh    :   AP-?;i-7  i   wvnc   s    WAR   ■    hßi-f.  '■  39fl»rtA,4»  «  fc9a*flrli.l  »  fc0??  ■ 

IÄ.  JWd*]  P  Mol-.  —  25.  TiT-KYfl*  :  o"\ii]  P  JifWW  i  "IAH;  A  fcjrMfl.  —  l*.  aomi.t>.  i 
iwAfl*]  A  <n>>.y.  i  «omy  j  ^Ah-jb  i  f..  —  25-26.  A.R  i  A£*  b  dJ-i^Tr  :  0XTAt  ■  >ift<5-h.A]  A  Aft"7.J> 
I:  ■■  mn.n  i  KVft*  i  aW\>  i  >>A/.>i,A.  —  26.  M*h.A]  P  om.  —  rö.  a>A^-]  A  »AÄ.  —  '*•  A^4Jw] 
A  **..  —  27.  wft?"-v^]  P  «Drtyvt:  A  »AI»*.  —  ib.  VLhAi:]  A  Mi.*.'»*.  —  li.  A<£.A°i]  A  u> 
A-R  •■  4,ip<iV-  —  28.  >u*fl]  A  >,to.  —  16.  **>b]  A  t+h..  —  i'ä.  wvn.pHC]  A  «»a^HC.  —  I*.  ti 
V+PV}  A  »iT+^-'B.  —  29.  <DM*i«e]  A  mn-nti^.  —  ib.  fcrt.*]  P  hrt.t :  A  hfl*.  —  IÄ.  fflV.A.]  A  »y. 
.■i-h..  —  29-31.  toAR  :  >,n.ie  —  -nv?"]  A  my.^-h.  I  »A£  I  «{.«Jh.  I  rh.A..C-  :  «daä  :  nhi  :  J.'J.'n'e  • 

wi,^-jr  s  wajp.:  c:nh.  i  "7./h<?  s  rti*/n«e  i  Äf"iD"j<:  >  mfr.  —  31.  »nvn]  P  «n-vn;  A  »nvi.  - 
32.  >,!T>iA.-»,fi]  A  >!?»HA>,ft.  —  i*.  «»hHV-A]  A  «MI<kA.  —  ib.  liej-Vß  A  AC«^e.  —  «'&.  • 
^tit*^]  P  »hii?"t.  —  ib.  nnn«e]  A  or.ftn«e.fTr.  —  ib.  fiA.nt]  A  o^nl-.  —  33.  *,n?-]  A  h. 
07".  —  <6.  v»u"»]  A  v)y/v.  —  34.  >,^c■;^]  P  >>«Mrt;  A  hJ-e*.  —  35.  <nh,A^.?,A]  A  <d^.a 

-f.hft°.  —  36.  M4.¥}  A  h^  /..c.  —  ib.  HM°-n>h.l]  P  HT»»0^«  s«c.  —  JA.  «A>>]  A  ift-*.  — 
37.  VM 0,]  A  >iH.H.  —  38.  «vic]  A  a»T1<5.  —  ib.  h.ii-.e.'}  A  >,^/i.'i;.  —  39.  mftM»]  P  mnA. 
4»;  A  flirt,A4».  —  i'6.  ante  "hy-ttAbi  A  add.  n. 

trois  vaillants;  asil  etait  plus  vaillant  et  plus  courageux  que  les  trente 
vaillants,  mais  il  n'egalait  pas  les  trois.  Dftwit  admit  ce  Benyäs  dans 
sa  famille.  *'  Les  braves  et  les  vaillants  de  'Esrä'el  etaient  'Asähöl  frerc 
de  'Iyo'ab,  'El'anän  fils  de  Dodä'e  qui  etait  du  pays  de  Beta-Lehem, 
27  Sament  Adikiläwi  fils  de  Filoni,  2a  'Are  fils  de  'Iqis  qui  etait  du  pays 
de  Qoqö'ö,  'Abyäzär  'AnototAwi,  2'J  Sobakäwi  fils  de  Asit,  Ueli  fils 
de  "AkAy,  "MerA'i  fils  de  Tafti,  'EldA  fils  de  Bo'ani  qui  etait  de  Lafti, 
"  HetA'i  fils  de  Riba'i  (qui  etait)  de  la  tribu  {texte  :  colline)  de  BenyÄm,  BAnyAs 
FarnotAwi,  "'Ari  (qui  ötail)  de  la  ville  de  KAlen'as,  'Abihel  Serotäwi,  Azmot 
BasbAwi,  Elyab  qui  etait  du  pays  de  Selibot,  "  les  fils  de  'Esem  (du  pays  de) 
'Aghon,  YonAtAnfils  de  Hag«1'  :"qui  etait  du  pays  de  Arärot,  "'Elfa'al  iils 
"de  'ArAfet  MakArAwitäwi,  'AkiyA  qui  etait  du  pays  de  Felot,  "  SarA'i  Qar- 
melAwi,  NorA'i  Iils  de  'Azbi,  "'lyohel  l'rere  de  Yonatan,  NAbAr  fils  de 
'Agäräy,  "  Salßq  (qui   etait)  du  pays  de  'AmAn,  NAri'i  BerotAwi  qui  portait 


*  p, 

81   r°  b. 


[57]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  D0UZ1EME.  577 

ai'.Y.h.  i  n,(?.^<R  ••  %*?&>  ■  TP?  ••  1*A-  ■  tlhS'h-n  ■  fl'Aft  i  Mhjtl  ■  "Wi./.- 
tl  ■  Hh9°'(\<h,S.  i  K'M&  •■  topd,-ü  ■  "mh*C?tl  :  *i«l<e  '  <DH'fl£'  i  WAS-  ■•  AJiA" 
A. :  wffl,h£,f  •'  ö»A£  ■  fi,Uh  :  (DA?.  ■  (?n,A  ••  "»AM  •  fl)jTAA,i>-  ••  u-AA  «  ö» 
JiT'J  •■  WA&  ••  °7.>1  i  toh.r'fl't'T  •  «•»'W'V'fi  ••  "fflÄTI^A  »  Ji/Pf*<Ifn:.|-«£  <  <dA"7 

fl^p-HY.  :  fri-tf-  «  tth9°-Ü*d*,d  ■  -f-A^.  »  4üfl»h,AfcA  ••  a°W£  •  a>K9&QK 
(DhJ'tih.  ■  WAS-  ■  hh>t\Hhr  ■  mh,M:h90  ■.  fhtW.  ■  mJiAfcA  •  (Dpa,?; 
fl»?A,y.A  :  <n>l\H'P.?'i  ■'• 

XII,  *?»A-  »  &«"»■?*  •  hA  ■  "»fth.  •■  -\fl  s  J?«P/»-  i  flAA.*i>"  i  h^H  •  ^rtv>»  i 

w  iD-fc*  ■•  ?,9°7ä  ••  A*A  i  fl»A£  ■■  *A  «  w>iA-  ■  n-V-A-fe  >  KV»  i  flU^A.  J"»  «  (1+ 

'hA  :  2fl»n>^.V  >  (\?'9°'i  s  tD(\0P9°  •■  aHDl<Zfl  i  n»»*PeV'h  ■•  fc-fl'}  ••  oV^T-l-  : 

T+  :  hl^h^'RiJ-  ■■  AAJ.A  :   tDh9°-n'}?90  «  3«»AMl  :  h"W.li,C  >   mÄ.f->»fl  ' 

i*.  a»V<5h.]  A  ©«.v-h..  —  ib.  *<pa»]  P  ä«p<!.  —  ib.  -14-A-]  P  -V*A.  —  ib.  rt<.h..rfi]  A  AX-Vf". 
-  40.  <Dh.<t.fi]  A  wh.^n.  —  ib.  >,.-j:y.A]  A  NUT"!«.  —  ib.  m^^-fl]  A  d»°K.-fl.  —  41.  J»n<i:] 
A  IfcTfe.  —  ib.  wii-n^-]  A  iDHn.e-.  —  ib.  «DA-*.-]  A  a>A£.  —  ib.  A*ift°A,]  P  Ah.fr"i:ft,.  — 
42.  «B/hJt?*]  A  mwufLT.  —  ib.  ft,»iV|  A  imV  —  ib.  j»"\1]  P  "/Art.  -  43.  -7.>i]  A  «7>».  — 
ib.  oo->tve]  A  oo-v^-'j"?.  —  44.  hM-im.+'K']  A  hrtTcf^'e.  —  ib.  mn^rh]  A  fflft«»?^.  — 
ib.  aJh.^y.A]  A  fl>h.f-y.A.  —  ib.  «£*+]  A  a>A.?.  —  ib.  Yi-V-fV]  A  »i;>Tr.  —  45.  a>h.£,y.  :  n»A 

f.  :  ft"7<?]  A   fl»h.f-y.A  :    WAjP.    i   ö>»/5-<5  :    «>i£.y.A    '    t\°16.   —  !**■    -MW.]    A   -Frtö.  —  46.    (?•>,. A'/.A] 

A  ioh.A'/.A.  —  i^.  <^•1I'^;^,^;]  A  «»ji'e^'V.  —  «ä.  «>h.^<5n>».]  A  n»h..e<5nh..  —  ^6.  <Dh.f»K.]  A  m 
K1>*.  —  ib.  »A*.]  P  foAR.  —  ib.  rth,AV>.?"]  P  fl>Ä,AVS?°;  A  l\%Ar-h9°.  —  ib.  flJh.e*>i?"]  A 
iDKfi+h,y.  —  ib.  m.c rt,y.A]  A  m?».f  nv.. 

XII,  i.  nnA..*?°]  A  nft.A.*y".  —  ib.  «tn]  A  *n.  —  i'J.  »>iA-]  A  om.  a>.  —  j'i.  n->»A*]  P  n 
•VA*  s/V;  A  n-wv*tf»-.  —  ib.  a»<j>ih.^V]  P  wtxh.j'r .  —  ib.  n+^A]  A  n+*A.  2.  <Dn>^.i:] 
A  dWP.rv.  —  iä.  nj&9"">]  A  nt^rav.  —  ib.  a>no?9°~\  A  mnKpTov.  —  ib.  nanfävi-"]  A  ni° 
XÄ.  —  i8.  fl»>.e.Vl-]  A  miAVf"i.  —  ib.  afhr,-n"!rfr'']  A  afhr,-n"i?r"i..  —  3.  <n>Ahln  >  h*M.UC] 

P  «niAAh-  :  rt>,-|^.H.C  :   A  ./»AMI-  :  nV7-5H><.. 


les  armes  de  'lyo'ab  fils  de  Sarou'i3'As,  '"  'Iräs  qui  etait  du  pays  de  'Itouhel, 
Gän>b,  "'Ouryäs  Kotäwi,  Zabd  fils  de  'Aloli,  "Hadeno  fds  de  Sekä'e 
lils  de  Robel  prince  et  trente  (hommes)  avec  lui,  "  'Anän  fils  de  Mika, 
'Iyosäfel  Mantanäwi,  **  'Azyäs  'Astaratotäwi,  Semä'e,  'Iyähel  fils  de  Kanton 
fils  de  'Aräri,  *s  'Idöh6  lils  de  Samäri,  'Iyozähi  son  frere  qui  etait  du  *  pays  *  i\ 
de  Tosä'i,  ,fl  'Klhel  Ma'äwiyäwi,  'Iyäribo'i,  'lyosä'i  fils  de  'Elnä'am,  'lyouti'am 
Mo'abäwi,  'Alhel,  'Obed,  Yäsehtd  (qui  etait  des)  Masbäwiyän. 

XII,  'Voici  ceux  qui  vinrent  vers  Däwit  ä  Seleqäm,  lorsqu'il  fuyait 
devant  Sä'ol,  fils  de  Qis.  IIs  faisaient  partie  des  vaillants  auxiliaires  dans 
le  combat.  2  Ils  tiraient  de  Tarc  de  la  main  droite  et  de  la  main  gaucbe 
et  lancaient  des  pierres  avec  la  fronde;  ils  etaient  tres  (bons)  archers 
parmi  les  freres  de   Sä'ol   et   de   Benyäm.    '  Le   chef  etait  'Agdizer,   (puis) 


57S  les  PARALIPOMENES.  [58] 

fl»A£  :   A°7?i  •■  h-lMt  :  (Dhtt.V.fr  •■    (Dd.ti.'Y    :    &«fc«P  '■    KTifl"^  i    <Dfl4-tl.tf)   ■ 

öiÄ.f.y.A  ■  mwz  ■  mffijti  •  \\hrfi,h,t.  i  -in*?  ■■  -ahfi.  *  x^ö  ■  mch-ti 
C-J-P.  ■■  öJ^-Ap-H  •  a>h.j>6i°i-  -•  oin*jA^  :  m(\oic?  •  o>M.'i\efi  -■  nhra,M. 

hCt-t  ■  '  ö^A+V  •  ö»h.ftJP  ■•  fl>ÄA.y.A  -•  m^HC  :  <D?.ftqtar  ■  4>/.h<P.n 
7a»^py,A  :  ffliin^.^  ■  £*+  i  /».PY«*?"  ■  fl)A£  :  i*c  ■  "mfcjr.n^. .-  l^Am- 
m<f.AA-  •  *M  i  WJ-  ■  n  W  ••  *£<d-  ■  ÄVfllh  i  IM£A  i  fl»fl£fl>-  •  a-M^-l^'i 
fH"PA  s  flJJ?,hA«  •■  Ä'ßd  :  fl»A;l*  :  (D£9°<h  •■  mWao*  -.  «7<-{T  s  h"»  :  7Ä  >  MflA 
0?£JI7  i  \\o»  -  Jitl-  •  a>£mA  •  atf.&ah&.  ■  ^.n  :  fcÄ-flC  :  mfi/Vh  "  mhMl 
\  i  «n»AÄh  ■  WH!  •  ffl^n^JP  •  »lö-n  •  0i>Ajttl  •■  OJ/bA^n  ■  "/Aft  :  <n>AMl  •    io 

"m-wi«?? :  /..-nö  :  tf»Ahh  i  wh.f&atyti  i  £9°A  ■  »»Ahn  l  "<»*,•/:  ■  AJWl 
*»AMl  s  ro^AV-A  i  A-flfl  '  «»AWn  s  '2<nPvhVJ  !  IP""}  «  »»aMi  s  a>fc.Aiffl  V 

ib.  Ml-S«0]  P  fflj.-n^'e;  A  VMPV.  —  ib.  fl»Ml.y.A]  A  mMLy.A.  —  ib.  miA-T]  A  a»4.A,T. 
-  f'4.  MW0*]  A  mw0*.  —  «6.  am^tL.rn]  A  a>M.n?.  —  ib.  <Dh.ey.A]  A  a>h..e.y,A.  —  «6.  hV 
•F;J-'P]  P  hrVfZ.  —  4.  a»0"?..pfl]  A  oin.  —  ib.  <n>bC"7,.Pfi]  A  n»h.f:j»".en.  —  li.  n»h..my.A] 
A  o»h..fty,A.  —  »i.  fl>h.f-Hn*]  A  mh.rilP*.  —  «4.  ^£-cf.-*""]  A  ikg+v..  —  5.  a»h,Ar-n]  A  a>h. 
AV")l.  —  t'4.  mfc.^si0*]  A  h.rai°*\  —  «4.  ai/>*T^fi]  A  o>ft<(.T^(i.  —  iä.  hC4-*]  P  >iC4-t :  A 
^/.O.  —  6.  fl»>iA*V]  A  a>h,A.*V.  —  /6.  flJh-n^]  A  mh.(if.  —  ib.  n»,ft.y.A]  A  o>h,Ay.A.  —  ib.  m 
h.MC]  A  mh.f-iic.  —  ib.  fi-hltfil  P  <n*<5.Me.rv :  A  *fi"<!.'e^Tr.  —  7.  mJbf-y.A]  A  h.f-y.A. 
/6.  «dho^]  A  TW1-S..P.  —  /4.  h.f  ^v.y]  A  h.^cK?°.  —  (4.  <DA.e]  P  «o-a-ä.  —  ?J.  1^.0]  A  ■//•.r. 
—  8.  afhr'p^.']  A  >,y">7>}..  —  «4.  öa.m-1  P  ö^m.  '4.  äv**]  A  *>-vv.  —  rt.  a>öÄfl>-]  P  nag. 
af\  A  o/«.  a>. —  ib.  «ofit**^Tr  i  d+*A]  P  <n>fl1-**^>  =  +*A.  —  ift.  fl>.RHA>]  P  ffl.ftHA.  —  ib.to 
<^?"/Ji]  A  flUt^Tt.  —  ib.  7x]  P  o/w.  —  ib.  .s.n]  A  «n-fii-.  —  9.  ©Mif.V.]  A  a»Mici.  —  ib.  +^"7 
t]  A  om.  —  ib.  w°,-(\fi.t~\  A  Ml-Vf.  —  /6.  »ift-n]  A  om.  —  ib.  <i>ä.a.i'ii]  A  >iA^11.  —  ib.  "/A 
n]  A  o/n.  —  10.  a)"7nTV]  A  wn-TV.  —  ib.  i.-mi\  A  om.  —  ib.  a>M &a%ffi\  A  hC*7Lflt.  — 
ib.  ;i?»n]  A  om.  —  11.  «DJ,.*]  A  h-t.  —  ib  o.e;ft]  A  om.  —  ib.  h»,.av.a]  A  y.Ay.A.  —  rt.  0-fl*]  A 
om.  —  12.  fl»f-w.T>l  A  om.  m.  —  ib.  im»-»]  A  om.  —  ib.  «»..aiiü-V]  P  n»i,Anni-;  A  hAlin.e:. 

'Iyo'as  fils  de  SemA'e  'AbdAwi,  'Azehel,  Falet  fds  de  'Azmot,  Barakiyäs, 
'lyouhel  'Anätotäwi,  4  Sämiyäs  qui  etait  du  pays  de  Gaba'on  lioinmc 
vaillant  et  chef  de  trente  hommes,  'Ermiyäs,  'Iyäzhel,  'Iyonän,  'lyozabat 
GädrotAwi,  5'Rlyozä,  'Iyärimot,  Ba'AlyA,  Samäryä,  Sofaiyäs  qui  etait 
du  pays  de  'Arfout,  "'ElqAnA,  'Ousyu,  'Alihel,  'Izär,  Yesbä'am  (qui 
etaient)  QorA'awiyän,  ''Kyohel,  ZabAdivA  iils  de  'IyorA'Am  fils  de  Gedor. 
*  De  GAdi  se  detacherent  et  passerent  vers  DAvvit  dans  le  döscrt  des  hommes 
vaillants  au  combat  et  rüdes  guerriers  capables  de  porter  le  bouclier  et  la 
lance;  leur  visage  etait  terrible  comme  celui  du  liou;  ils  etaient  rapides 
comme  la  gazelle  et  couraient  sur  les  monlagiics  avec  agilite.  "  'Azor 
ötait  le  prernier  chef,  AbdivA  le  douxieme  che!,  'KlyAb  le  troisieme 
chof,  "'  MAsmAn  le  quatrieme  chef,  'hlyarömiyAs  le  cinquirme  chef, 
M'Eti    le    sixieme    chef,   'Klhel    le   septieme   chef,    ,sYohanAn  le  huitieme 


[59]  LIVRE  PREMIER,  CIIAPITRE  DOUZIEME.  579 

:i-t\fi  ■■  a*Ahin  ■■  aa»kcr%fh  ■  wc  »  »»AMi  ■■  m»»U(\<;h.  ■■  °,rc  •  mhAA-  ■■ 
o°-  •■  A^'h-V  ■■  «j«»^  ■  itp.ihti  ■  ,e.<wftA  ■  nro-cii-r  ■■  awaj.  •  nhAY- « iShfc  • 

.   -S.n  ••  W-A-  ••  ChAoi»-  ::  o)A££-ji><n>-  :  Atf-A-tf»-  s  hA  ■•  ?•*£■{.  ••  M"-A7  ■  hwj-i 
A  i  JMA  i  fcfth  :  V.-n  s  1  ffl«»Xh-  •  *£«»•  :  K9°&>k+  •  UlfV  ■  fl>hjr&*+  • 

ILA»»»-  :  J>,otA  :  nrtA*°  ■■  «n^Jihao-  :  'M,f  i  J&1KI  I  A'flf  i  *{•£  i  nMA-h«»-  ■ 
mhoofl  s  ht°tmj>,f  .-  fflA'l'RCC  i  HjtAO  i  *•»!  "  awir  i  fc£0>-e  ••  £CJt£  :  h 
10  9°Ah  :  MW  i  fl»£liA<i'.  '  A^HIM  :  *M  ■'  RAM-P  «  ffl?»»"rt  i  ho»->hm»-  : 
h^lfiflo-Ji  •■  /.£'h*l'  •■  «»MRAhfl»-  :  A./'  •  ßCft£  i  h0°Atl  i  MM!>  '  aip-l/*' 
X-  ::  l*mao14A  i  *Ä"J/'  i  /ih^tlh.  •  tuhH-  •  7i9"h&frU  ■  «»AMl*  i  a>£fl,  i 

'£-   ^-fl*]   A  ow.    —  13.   fl»>i,r:"V.^ft]  P  a>/WA;  A    JuC^n.   —  i*.   VC]  A  om.  — 

ib.  fflaotiOVh.]  A  aotiflYh..  —  l'Ä.  VC  i  *l»?«/li*]  A  O/W.  —  14.  post  Tun»*}-!:  A  a^rf.  0o*\>ill 
-■»-.   —    l'Ä.    A?™?,*]    P    7,?°>«*.    —    *'/5.    «Vöd^.]    P  «Voo-J-.  —  I*J.    H.ft-».')]  P  om.  H.  —   ft.  n«B-CH- 

+]  P  nw-cH-t.  —  //-.   a>oa.e]   P  **».?.  —  *.  n^A^]  A  nhöiv.  —  15.  fo^-m.]  P  ^o.c- 

fl>-  «c;  A  °i!t.a>-  sie.  —  ib.    ttme.^   •■  +.S"7.ft]  A  n+^0?^.  :   «Ct.   —  i'Ä.   ante   aniv*  i  «*.»" 

A  fl'/rf.  WH  '  »Xt  >  yrt-^  :  *\ÖA  :  .e-'V.JH.Ü'  :  0>7»P  s  tf-A"  s   -feA-f.*  :  HTW.*  KPHill.  —  li.OII 

■**  :  ^:x.?"]  P  am-y*  :  vn.ao.  A  ni-v*  i  <p*«>».  —  i'A.  aw-a»«»-]  P  aW-ö»-  s«V.  —  ü.  ptjt*] 
A  £->£■«.  si'c.  —  i'A.  >t<n>-»7A]  A  «ni-wA.  —  17.  ante  .eiKV  P  «rf^.  ri«»».  —  ib.  A-flf  i  fl*.<C] 
A  bi-i.  :  A-Ilf.  —  ib.  M-aofiV  —  atfiTtAV}  P  om.  —  (6.  ^^■-l-flK.lL]  P  h,:i-Ttth.i..  — 
li.  io>,«i>rt]  A  <nA7i«»A.  —  j'A.  htfo-vna»-]  A  hTVYio».  sie.  —  18.  mwTrAA]  A  a>a»-^i,t\  -.  >,-/ 
H>,-nA.C.  —  ib.  >,*•><•]  P  >!»¥">'  sie.  —  ib.  AN"VAA.]  P  om.  A:  A  A>i7.°7fi1i..  —  ib.  post  >,A^. 
P  arfrf.  fc7°0A.  —  l*.  7,^J,ATl*  i  0047,11)-  -.  at.e.a.2  A  X?">iA1l-|:  i  Oirt  i  0A°A.9"  i  oolMi*  i 
a>.e.n.A». 


chef,  'Elzabat  le  neuvieme  chef,  ,3Ermiyäs  le  dixieme  chef,  Makäbänä'i  le 
onzieme  chef.  "C'etaient  des  fils  de  Gäd;  (ils  devinrent)  chefs  de  l'armee; 
celui  d'entre  eux  qui  etait  le  plus  jeune  d'age  et  d'apparence  (commandait)  cent 
(soldats);  le  plus  äge  (en  commandait)  mille.  '■'  Ce  furent  eux  qui  traverserent 
le  fleuve  Yordänos  au  premier  mois,  alors  qu'il  *  debordait  tout  le  long  de  ses  *  f ' 
rives.  Ils  repousserent  tous  ceux  qui  demeuraient  dans  les  vallees  depuis 
lorient  jusqu'ä  l'occident.  ulQuelques-uns  des  lils  de  Benyäm  et  des  fils  de 
Veliouda  vinrent  au  secours  de  Dävvit.  "Däwit  sortit,  alla  au-devant  d'eux, 
les  salua  et  leur  dit :  «  Si  vous  venez  pacifiquement  vers  moi,  que  mon  coeur  soit 
tranquille  ä  votre  sujet;  mais  si  c'est  par  ruse  et  par  hostilite,  bien  qu'il  n'y 
ait  pas  d'iniquite  sur  mes  mains,  que  le  Dieu  de  nos  peres  (le)  voie  et  qu'il 
fasse  justice.  Ne  me  livrez  pas  ä  mes  ennemis.  Si  vous  dites  la  verite,  vous 
etes  mon  secours  et  vous  vous  consacrez  ä  mon  (service).  Que  le  Dieu  de  nos 
peres  (le)  voie  et  qu'il  juge.  »  '"  Raffermi  par  l'esprit,  'Amäs'i,  Tun  de  ces 
princes,    dit    :    «  Va  donc    en    paix,    Däwit,    fds  de   'Esey,  ainsi  que   ton 


580  LES  PARALIPOMENES.  [00] 

*c  •■  iv>h  ■■  W&t-  •  fl>A£  :  hü,?-  i  öJA-H-nh  :  nrtA9°  ••  A^h-lh  ■  Mi<n>  •■  /. 
JtWi  :  h9°AWi  s  oj^fflhfc"«»0-  •■  Wi*  •■  ai'Vpao-  ■.  ao/iMi-i-  •■  ARViVTh  ••••  l9a»h 
9"Trt,VL  i  IP-nh*  •  mUArn-  ••  fl»*i-nh-  ■  ^n  i  8tf"  !  h<™  •  f.a°Xh-  •  hjirv 
A.  i  Yltw  ■  £;h*»,'f'A$p  ••  AA*A  ■■•  fl»Ay.Ä->.ö»-  ••  ht\an  -.  {[f°\\C  ■  -tl-M.  ■  tt'W  ■ 
f:h.A5rir«n.-  :  AÄ.A-VA.  ■  MW  '  JVflA-  i  nftCMl-l*  >  fl£ö>-  i  iSAiTl:  i  £*«»fT  « 
*M1  «  hlllj*  •  A*A  «  in(Dhat>  i  f/hfl»-C  ■  A-llriW.  «  -fc+AI  ■  flJJV.AflV  ■  9°hb> 
ih  ■  fc9"VA.  i  kW  i  ö»k.f-Hfl£-  i  a»A..W.A  i  fl»"Y„hkA  «  fl»Ä.P-HnÄ-  i  fl» 
kAf-  :  ©AAA*  i  hff  i  fcfl«»-?*  i  Ch-AV  ■  hMd.  i  {»"VA,  «  "ffMtfc  i  +flhfr  i 
9°AA  s  Wi->  «  n£fl»A  s  1H-C  ■•  /%A<*>  »  Ä*V-*}'>  ••  n-1iJ?,A  ■•  tf-A-o"»-  ••  mhV-  '  Ch-A 
}  :  3.11  :  A*<tfh  «  "fcft«"  i  AA  i  AA*  ■  £a°Kh>  •  W  ■  XV*  :  A^k*  !  OÜJt.  • 

X\ao  .-  Wh  -■  Mn.h-tt*h.C  •■■  *(ohfr  •  Ji«"-"»*  i  ht\°W:iro»-  -  hoo\ltoir  • 

hiM-a  ■■  hti  ■■  oBKh- 1  -w  i  ««1- 1  iwi/ki  i  hwicr* :  h«»  i  rf-nh-  ■  iiw  ■ 

/*.  WH]  A  ow.  —  iä.  >,A.j».]  A  >.A,.  —  //'.  «OiTMlVi  i  flAAjr  ■■  A«h.*Ti]  A  «D-VH-flti  i  Mf°  i 
Atl  :  •DA'»?-  i  Al£Vr-H.  —  I*.  AXT«*]  A  AJV7-0."/.  —  19.  B}irViW]  A  O/«.  I.  —  ift;  t.Tflh.  i 
0-f-AAffl*  ■  07-dh.]  A  t<CA/n-  :  «m-nh-.  —  i*.  ante  h<n»]  P  acta.  <d.  —  ib.  h.A-VA.]  A  h,A»VA.. 

—  ib.  Yi«n»]  P  07M.  —  ib.  .e^-,*tA5P]  P  ifirptF  sie.  —  ji.  ns^Vic]  P  n?"!!/..  —  ib.  Ch.tvr 
«■»•]  A  c.tiCo»-.  —  ib.  Ah.A°*Aj  A  A?bA»VA..  —  20.  whoo]  A  o/?i.  m.  —  ii.  f/ha»-c]  P  f.MOf 
c  «je.  —  ib.  A-fiA.^]  P  A-fl/h-c;  A  om.  a.  —  i*.  -t*^-?]  A  A-fe^-f.  —  i*.  h.w]  A^v.  — 
ib.  <dkjpmr]  A  »KfHnjt.  —  i*.  fl»K..e^.y.A]  A  mh.rjt*A.  —  rö-  fl»h.fiil£]  A  om.  —  ib.  m 
AAA1»-]  A  «dAMA.  —  ib.  CMi]  A  >.r.>^AV  8«:.  —  21.  afhtH  :  tnhA- 1  9"AA  i  *<&•  >  ns.toi\  .  "/S- 

c]  A  mi.K'hr  ■.  mv.*  •■  ni^-.e-.  —  ä.  n-»#A]  P  n-i^A.  —  i*.  ch-t>]  P  cm>.  —  22.  aa*] 

A  *A^.  —  I*.  ■S'C^]  P  -St  «IC-  -  ib.  MRK*'}  P  A<Jjt>b1-.  —  ib.  Odfi  >  Ho»  ■  «MBA  i  X-7H.».-« 
A.C]  A   >,Atl   :  MUBTMh  i  0(1^.  ■   h-öfi-it  ■■  ■hin.h-iiih.C.  —  23.  <d7.A-  i  >i«»-'V-t:]  A  fl>ti««m  .  »•}»*. 

—  iä.  -V»u\]  P  >"|i»>:  A  oD-v^/^t. 


peuple,  car  ton  Dieu  s'est  porte  ä  ton  secours.  »  Däwit  les  accueillit  et 
les  etablit  chefs  des  vaillants.  "De  (la  tribu  de)  Menäse  (quelques-uns)  se 
rassemblerent,  se  detacherent  et  se  rendirent  aupres  de  Däwit,  lorsque  les 
'Ilofeli  vinrent  combattre  Sä'ol.  II  ne  les  aida  pas  (au  combat),  parce  que 
en  un  conseil  tenu  entre  (eux)  les  chefs  des  'Ilofeli  (s'y  opposerent),  en 
disant  :  «  Avec  le  renfort  (texte  :  les  tetes)  de  ces  hommes  il  retour- 
nerait  vers  son  maitre  Sft'ol.  »  ""Lorsque  (Däwit)  alla  au  pays  de  Tiqouläg, 
(quelques-uns  de  la  tribu)  de  Menäse  se  joignirent  k  lui,  (savoir)  :  'EdAnä, 
'lyozabod,  'Iyädihcl,  Mikä'cl,  'Iyozabäd,  'Elyou  et  Sälest;  ceux-ci  etaient 
chefs  de  mille  (homtnes)  de  Mcnäsc.  -' Ils  combattirent  avec  Däwit  dans 
le  territoire  de  Gedour,  car  ils  etaient  tous  (des  hommes)  vaillants  an 
combat;  ils  devinrent  chefs  de  Tarmee.  "Chaque  jour  (des  recrues)  venaient 
vers  Däwit  en  grand  renfort  comme  l'armee  du  Seigneur.  *'  Voici  les  noms 
des  princes  des  peuples  qui  vinrent  vers  Däwit  au  pays   de  Kebron   pour 


!  i 


[61]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  DOUZIEME.  581 

A*A  =  -W  ■■  W-  "  Oh"»  -.  /»'A  i  Mli.Jk-flA.C  •■  MfflA«fi+  i  ¥-u  -x  ■•  tiCIVi 

l\'i<P?  •■  ,h4»A  :  AlhA  :  hClh  •  Sl  ••  t»XV  :  XV»  I  A+VA  »  K<Dfc?°Ä4** 
fl?0/"}  l  ?iA  ••  KWi  •■  MW-A  •■  AI/H'A"  ••  Gf  :  «DSg  :=  "dftf  £4+  •  A»'ß  i  9 
f  :  <D%£  ::  "flUi.e-J'ifc.fc  •'  o»ftV>  :  AlU*  ■  JiC*  !  0>i>"JlA,l>-  «  flfc«»*  :  ffl?  :  <»£ 
p  ::  ^flirtf-to.  :  *fl><LH  i  JW-d  i  fl'lJ&A  i  <D0D4Ml'H  :  ?»A  i  -f-Ag-ö1»-  ■  3.J1  i  A 
fc-T-  :  hiVn-  ■■  g  :  "»l  ■  "«**•£*+  ■■  Ulf 9°  i  h2"e«J-  ■■  AAJ.A  »  in?  ■  tM^Ä'4- 
?.od-  .-  p«W»n«  ••  Mfc  i  n»+  >  4J.A  «  '"«Dhyfc**  ■  k«£f°  i  Kg  :  <D£?  ■  RV»  ■ 

nv.ftA i  dRo»* « ftö«>jp'j '  öH-nAi- ■  flA£*f* : Miw»0- ■ 3,fl»h««»?A+ : vi?. ■  9° 

VA,  ■  iv  :  ffliri?  :  hA  i  JiVrP-  ■  flfi?°  «  t&t  ■  h«»  =  fi^ff  ■  "fl**-*** 
frühC  i  A£ö>-  '  mflirt  -•  HhAh-l:  :  «ö<paa  .■  amyh9-c  •  hjmm:  •■  fcft4-fc.A 
ll+Ry-f-o»- ;  Bjf  i  fflW-A-  «  h^fClf «"»•  «  33  <öhy0Hfl*A-'J  s  ?,A  i  f.möh.  «  A4"1"A 
fl>?iA  i  Ä"V -W  i  Aä'E/.  i  "»"Pf  i  r/i4»A  i  /:ff  i  ö»?iA- 1  h"0-?*  ■  ?»A  ■  ö)Ah-  i  ££ 

24.  /h*A]  P  AfrA.  —  ib.  mjift]  A  0/«.  },A.  —  i'Ä.  mgf]  A  «nft-Vi.*.  —  l"4.  A+*A]  P  A* 
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A.y.5,.  _  iJ.  flÄ(D.]  A  om.  —  ib.  öjV]  A  u»V».  -  28.  «ort/»**]  A  <DO/.+i.  —  i*.  n».eA] 
A  o/n.  —  ib.  a><n»<ßrii4-£]  P  <»»»untJ..  —  A.    Cft.e«"»-]  P  tnye.  —  29.  mi.zA.p.o*  i  f^4»iv] 

P  fl>*£.w./,.<»>-  '  jB6+n-.  —  #.  >7^  :  n.+]  P  np.  ■■  t  ««;  A  n.t  >  >7j?.  —  30.  »vw  ■  (P  »v- 

«l>  :)  p-tjsA  s  *Ä<»-]  A  >,äö>-  i  »ir-^'V  '  (l^.P.A.  —  ib.  n«n»-^Tr]  A  o/«.  —  ib.  «Dtlfl*]  A  w+OJ.'V. 

—  31.  a».«»'V<f.<f\|  A   flJöoVÄ*.  —  ib.  m/»P]    P  Wirv  sie.  —  32.  .eAHC]   A  fAt>C.  — 

iä.  mn-fl*]  P  mn-nt.  —  j*.  n>.Am+]  A  nw"»*.  —  '6.  mH^h^c]  A  thr><.  sie.  —  i*.  h^tiic] 

A  HjR7-n<..  —  ib.  fflW-fr  :  WeWif*']  A  m/,;!«?«"«»-  ■  ynA.ir<n>..  —  33.  fl»7,?»iin-A°V]  P  MmiLA-T-. 

—  i£.  ,ftfl»*w.]  A  a>6K.  —  ib.  a»>,A]  A  afhiw  —  ib.  <o>,A-]  P  om.  a». 


trausi'6rer  k  royaute  de  Sä'ol  ä  Dawit  selon  la  parole  du  Seigneur.  -''  Des 
fils  de  Yehoudä  portaat  des  armes  et  des  lances  il  y  eut  six  mille  huit 
cents  vaillants  au  combat.  25Des  fils  de  Sem'on  qui  etaient  vaillants  au 
combat  il  y  eut  sept  mille  quatre  cents.  -"Des  fils  de  Lewi  il  y  eut  quatre 
mille  six  cents.  -"lyodä'e,  prince  de  la  maison  de  'Aron,  (amena)  avec  lui 
trois  mille  sept  cents  hommes.  28Sadoq,  *  jeune  homme  vaillant  au  combat, 
(amena)  les  princes  qui  etaient  ä  la  tete  de  la  maison  de  son  pere,  (soit) 
vingt-deux.  29  Des  fils  de  Benyäm,  freres  de  Sä'ol,  il  y  eut  trois  mille;  la 
plupart  (des  autres  restaient  attaches)  ä  la  garde  de  la  maison  de  Sä'ol. 
30  Des  fds  de  'Efrem  il  y  eut  deux  mille  huit  cents  vaillants  au  combat, 
hommes  renommes  et  courageux  dans  la  maison  de  leurs  peres.  "  De  la 
demi-tribu  de  Menäse  il  y  eut  dix-huit  mille  (hommes)  qui  furent  designes 
par  leur  nom  afin  de  faire  roi  üäwit.  ,2  Des  fils  de  Yeskär,  hommes  sages 
de  ce  temps  et  sachaut  ce  que  'Esrä'el  devait  faire  par  ses  chefs,  il  y  eut  deux 
cents  et  tous  leurs  freres  (avec  eux).  "  (Des  fils)  de  Zäboulon  qui  allaient  au 
combat  et  qui  etaient  vaillants  ä  porter  les  armes  il  y  eut  cinquante  mille ; 


*  i', 

81  v°  b. 


*  p, 

81  v»  b. 


582  LES  PARAL1P0MENES.  [62] 

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eff  :  fl»-;f  :  fflljf  ::  *  mh9°&tt'A>  :  M,C  :  ?iA  s  .?.fl»Ah-  »  <£1Ä«"1*  >  A«f"ThA  :  Öf?  :: 
"ath'HÖP -+  ■•  f-CCTA  i  f?fl»A  :  «DJ^Ä*  ■  fl»hA  :  «■»"»£*  :  Vlfc  :  ITVA,  i  ?lA  i  £Ä 

flK-  ■•  'J*Pf  '  »/»4*A  •■  'iat'eit  "  ^aitf-A-o»-  s  hA-  «  öftfl»*  •■  Ä'V-'J'J'  ■  m//»/i'K* 

•"l*A?    ■■   (l^rh't   :   W/1    l   fflflJwh«*.   i    9°ÜC   ■   OTjfh.   :   (Wfl'f-   *   -ttth.6    ■  tMH??  « 

h/w  ■  fi-irf*  ■■  AW1-  i  AAA  i  Ml4-Jt.A  '•  toh^'i.i.  i  h9°ht\/-h.1\  •■  fOh.h<h 
■i:  ■■  wti  ■  K?+  •■  M-nfc*  !  "M  •'  ^^  !  h00  :  ^"»W  ::  "«MUH  ■■  ue  «  i*-a- 

A    :    AAP    i   h'ilt   :   £<Vlf-  :   ffl^flAtf-  i  ht\m>  ■  MI>iAöl.  :  A»«»'  i  h^^lf «"»•  :: 

w m-l'UjCa»-  ••  hfthV  :  .ftrthn  s  (Dlffl.A-'}  ■  0J'}V;i-A,yo  i  hA-  i  ha^'iP  ■  hf\  ■  h 
9°Xh-  i  A-tf»-  i  aWH"  i  h«7"7A.lFö«»'  :  oi^.n  ■'  hh^T.lf«D'  i  fl»^.n  i  Ml4»A.lf 
<n>-  .-  fli>}.n  ■   hAlW'l-  i  »»nAiVJ*  i  fflrh<iÄ  ■  a>htl<L&M*  :  >ift*»A  i  flJO)/?.*  i 

IÄ.    >uli*  :  fc»°iir«n>-  :    flOfl]   A  »IM    I   hWi-S-    ■   >i»"iir«n>-.    —  34.    (OJ.'^VV+A.^-a]    A   0/H.  '/.. 
IÄ.  irolMl*]  P  «■AMlt.  —  '*.  Ch-OV]  A  Cft-fTr.   —  IÄ.  flrnl*«»]  A  I1UJA;»-.  —  35.   •S'V]  P   S  VI! 

^.  _  36.  m>,?»£*+]  A  <D£4:4>.  —  iä.  hrt,r.]  P  h  sie.  —  ib.  «h.+]  A  <JÄrh.t.  —  37.  mjjjt] 
P  fl»^^..  —  ib.  a»«A]  A  o/h.  >,A.  —  ib.  >iA]  A  >iA-  i  *hl\.  —  38.  mtf-A»»»"  :  >ifr]  A  m^A-  i  W-A»»»-. 

—  IÄ.  *W»]  A  ÄVö^.  —  '/'.  oHU^]  A  flXlhrfi-fc.  —  //'.  AöA  :  >ifi/{-h,A]  P  <DA>iA/.h.A.  —  ib.  m 
h.t^(t]  A   (Dh.tC<(..   —  «'*•  Wh-h/ht]  A  O/H.   Wh..  —    Ä.  .»Tr^y]   P  ^Vtf.  —  39.  «DOAffl.]  P  m 

»An»-  sie;  A  fl>>n<..  —  ib.  <»>A-rt]  P  ^d.  —  ib.  öA1]  A  «n>«p4A.  —  ib.  Wll  i  .e.A^R  i  atf.n 
A0-]  A  >,-VH  :  .RIIAO-  :  my.föv..  —  ib.  hiiMlUB.']  P,  A  hflt-SAi»  «c.  —  40.  »««VtÄi?*0-]  A  m 

4,<.nt,i»'ö»-.  —  i*.  >ifiri>]  A  >,nm.  —  iS.  .ennc]  A  ,p.aj>c.  ä.  fl>nn.A»-v]  A  o»h-ha--v.  —  ib.  m- 
A-I-]  An.  —  ib.  fl>s.n]  A  o/h.  A.n.  —  ib.  >,ii4»a,Wöi>-]  A  Mlt-ft.ir«»'  v/V.  —  /ä.  hAwiri]  P  *A 
»5»"t:   A   hAA^tlf«0*.   —  '*•  «>Wi<5ä]  A  «>/ii/,n  :  m.s.n.A.i»".  —  Ä.   n»>»n<C.«t-?+]  P  mj.ft^.^'Jt. 

—  ».■'>.  hft>iA  i  anofiil  P  >ifl>lA  :  fl»jR>. 

ce  sont  eux  qui  allerent  au  secours  de  Däwit;  nul  d'entre  eux  ne  fut  trouve 
lache.  "(Des  fils)  de  Neftälem  il  y  eut  mille  princes  (et)  chefe,  suivis 
d'hommes  portant  les  armes,  le  bouclier  et  l'epee,  (soit)  trente  mille  sept  cents. 
85  Des  iils  de  Dan  ceux  qui  ötaient  capables  de  combattre  furent  vingt-huit 
mille  six  cents.  8S  Des  fils  de  'Äser  ceux  qui  viorent  en  renfort  pour  le  com- 
bat furent  quarante  mille.  "  De  l'autre  rive  du  Yordänos,  (des  fils)  de  Hobel, 
de  Gäd  et  de  la  demi-tribu  de  Menäse  ceux  qui  portaient  les  armes  furent 
cent  vingt  mille.  :'8  Tous  ceux-ci  etaient  des  hommes  vaillants  combattant 
dun  meme  cceur  et  dun  meme  esprit.  11s  vinrent  au  pays  de  Kebron  pour 
etablir  Däwit  roi  sur  'Esrä'el.  De  'Esrä'el  il  ne  resta  aueune  Arne  qui  ne 
vint  vers  Däwit  pour  le  faire  roi.  3"  Ils  demeurerent  lä  trois  jours  buvant  et 
mangeant  ce  que  leurs  freres  leur  avaient  prepare.  '"  Ce  furent  leurs  proches 
jusqu'aux  (tribus)  de  Yesakar,  de  Zabilon  et  de  Neftälem  qui  leur  apporterent 
sur  leurs  chameaux,  sur  leurs  änes,  sur  leurs  mulets  et  sur  (leurs)  boeufs  des 


10 


*  p, 

82  r  a. 


[63]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  TREIZIEME.  583 

tori.e.-l- :  mhM)9a't  •  «»Via.  ■■  -nti--li  -•  hha°  ■•  «tV-h  ■  fl>rh"/.;l-  ■  hhhi-h.fr 
XIII,  'ml-^h/.  •  y.'P.I'  :  Thh  ■  Ch-IV  i  hhM^  i  w'/'flA  ■  t:h.AV  -•  r?il" 
ffl'/'AA  i  tf-A-  »  "»«W*--!-  «  *<D£fl,  •■  }\<Pj\'  '■  Atf-A-  s  "7in/.  ■  hh/.-h,fr  '•  h»»h 
AV.P-    •ani'Ufi  •■  mAK'wfc  •■  rtCrf»  •■  MHLMMhC  i  J»9"A5rrt  :  '*AMn  «    W  •■  h* 

,  <e* :  hA  :  H'A-  •■  nvf-A- » mv.  •  hh/. -h.fr  '  win  ■  hu«rt-  ■  «d-m  ■  a.«w>  ■ 
nvf-A-  ■■  mj-m:  :  wntf-A-  ••  n^ö'-c/:!/'«»-  ■  m^p-ni*  •■  w»v  •  'mywiJi  »  A;j-n 

+  «  hf"4tA :  aninM  ••  Mi«»'  >i.'*«*»/*'<P  i  MTfc*/»  :  <«"PAA.l>"  i  AA*A  ••  a>?> 
(LA-  ■  WA-  ■  -THU  ■  hh/.h.fr  i  A£lK»  »  h«»*li  i  hfl»»  '  C*d  i  flWk*  i  UTr 
*  •  ,+A  i  (IMPf-f-  ■  W-A-  i  ATM1  "  mhhl'Phh  i  Wl'  ■  tf-A"  i  htUh.fr  •  K 
w  JTh£"PA  i  1-flÄ"  •  ©Mlh  :  fc£-«PA  ■  h,fl,V  i  h<w>  ■  JP°J-nAi  s  A;J-P-f-  •  MH.JW1 
rh.t:  i  h9°4ltb.£  •  hS/i  "    atOlll  •■  Wl'  i  fl>WA-  i  htUh.fr  -  A;MW'  i  V7tl.Ji 

•n,h.c  :  nuv.  i  +cs*w  ■•  fc*»+  i  £u->i  i  X\»o  ■  ?öc.i  ■■  hro?  ••  po-t  ■■  hi 
ii.^nrh.c  ••  hrMt  •■  fc^H  ■  1-v-nc  s  ^.n  ■  h.4-n.A  •■  n-w  ■■  ijkd-o  •  ha-  ■-  a 

/&.  fl>H.ft-r]  P  mtifih-.  —  ib.  afh&VTV~\  A  mhAyt  s/'c.  —  i'i.  mrfi-i*]  P  a»/h"H\  — 
li.   A7ift4-h.A]  A  Ajcn^h.A. 

XIII,  1.  ?">,*]  P  *»M\  —  ji.  WWW]  P  «n»«l«Trt.  —  2.  «VW£  •  >,fl^h.A]  A  T>n«f«>»-  i 
Ahil^TbA.  —  i'i.  ante  nf.e  P  arfrf.  w.  —  ib.  post  -VA>,Yt  A  rtrfrf.  WH.  —  i*.  ntf-A-]  A  om.  tf-fr. 
—  i&.  ^n-i-h.A]  A  jan^feA.  —  3.  A.i-ni-]  P  A^n^.  —  rö.  »»-vi/uv]  P  «o-mav.  —  «'*.  >.»->•«>"] 
A  o/w.  >,»».  —  4.  >,n^>.,A]  A  .p.n/-)hA.  —  i'Ä.  n]  A  n>n.  —  5.  .*s«e*]  P  om.  —  ib.  m^k-a] 
P  om.  —  5-6.  >i?">,.e,-'PA  i  "j-n*  —  Ti-vh  ■  l>-nc]  A  m^ruA»»»-  ■■  ~hr>£a>t\  •.  a.ac  ■  i-n»  ■  ^nu  i 
<n>-nh  :  h.^^  :  n«n»  i  ^i-nh  ■  A^-nt  >  >.°/n>,-fi<h.c  >  hr'^m-  ■■:■■  >,y"*c^-c?"  ■  o»hö«c^  ■  ■S'e^-  =  mW-A-  ■ 

tiM-tbA  I  A.J-nt  :  Tk'IH.h'fldbC  ■  U7<C  :  ^«e*  :  Wt  :  .P.U-S  :  Ho»  i  .PÖC.^  '  >i'/"Mf  I  A^-Pt  i  >i"JH.MWi. 
C  i  >i?"Afr  :  V/t  :  ^V-dC.  —  6.  fl>0C7]  P,  A  athbip.  —  ib.  +C^C?°]  P,  A  S^.  —  I*.  H.<-(1. 
A]  A  tL<.-n.  —  «'fr.    Aö»-  :  A>,°»H>,-n/h.C]  A  A«n>  :  V7H.Vfl<h.C. 

vivres,  de  la  farine,  des  corbeilles,  des  raisins,  du  vin  et  de  Fhuile  ainsi  que 
des  boeufs  et  des  chevreaux  en  grand  nombre,  car  c'etait  joie  et  rejouissance 
pour  'Esrä'ßl. 

XIII,  '  Däwit  tint  conseil  avec  les  chefs  de  mille  (soldats),  avec  les  chefs 
de  cent  (soldats)  et  avec  tous  *les  princes.  2  Däwit  dit  ä  toute  Tassemblee  de      *  p, 

.  .  .  82  r°  a. 

'Esrä'el  :  «  Si  cela  (vous  semble)  bon  et  droit  et  si  le  Seigneur,  notre  üieu, 
l'appouve,  envoyons  des  messages  ä  nos  freres  qui  restent  dans  tout  le 
territoire  de  'Esrä'el,  aux  pretres  et  aux  levites  (qui  sont)  dans  toutes  les  villes 
et  dans  tous  les  faubourgs,  afin  quils  se  reunissent  aupres  de  nous  3  et  que 
nous  ramenions  l'arche  de  notre  Dieu  chez  nous,  car  on  ne  l'a  pas  cherchee 
depuis  les  jours  de  Sä'ol.  »  *  Toute  Tassemblee  de 'Esrä'el  dit:  «  Qu'il  soit 
ainsi  »,  car  cette  parole  etait  droite  aux  yeux  de  tout  le  peuple.  'Däwit 
rassembla  tout  'Esrä'el  depuis  les  frontieres  d'Egypte  jusqu'aux  frontieres 
de  'Emot,  afin  qu'on  ramenät  l'arche  du  Seigneur  du  pays  de  'Arm.  °  Däwit 
avec  tout  'Esrä'el  monta  pour  (chercher)  l'arche  du  Seigneur  dans  la  ville  de 


584  LES  PARALIPOMENES.  [64] 

hiu.h(ith,c  ••■  mhittcp  ■  A;i-n»-  ■■  Kiw.yxttth.c  ■  i.a  •  tttn  ■•  mm  ■■  nh 

?°n.+  ••  hlSI-a  ••••  a*Pn  ••  atWP.ü'  •■  h-ttXtlxF  •  AA/.T\  ■  "mfiV.».  •■  fl»tf-A-  • 

hhA-h,&  ■•  hm  ■■  £-tmp*p  ■  ffle.-'i-^/'M,.  ■■  n**-«»  :  K"m,h-n<h.c  •■  nw-A-  •  *ij& 
a  •  (D^titurov-x  :  "-H^/.t  -•  mhM.  •■  riÄVX" a  ■■  o»hA>.  •■  nhnt?  -•  flj^Ajr  : 

IVttfiH  ■  (OttfiblYi'l'  ■•■   'fflllÄVh.  :  ?»fth>  i  9°b$&  '•  X"U-  '■  G>(\<?*tU  ■  ?i?„r»-  ■■  >* 

H  i  \\ao  :    $fti°,  :    A.i-nl-    :    h*?H.frfl<h.C  i    hft«»  :  fcjftfr  :   h?»  :    £fl,Vn<P 

ÄAU?"^  :  AA/.1A  ■  ' "a*l9°ö0  •  hlH.^-nA.C  !  «•»'H'  :  AM  »  VI  =  m+ltr 

nv?  ■■  wi»»  i  rtf-r/»  i  ?*&,»•  i  aöa  •  ^-n-r  ■  h^iUriirfhc:  «  ©1»+  .•  nw 

C  ■  Wi  •■   (DRat-O  >  tlT  •  fidt-h-U  ••  aoiri  s  9°-1'/.-l'  •  Mi  •■  htlh  •■  H-f:  ••  öü    10 
*   «   "<D£CU  :   f\V.'l'   »   ftllt.frfl'h.C  •   M^AJl   :   fl£2rf:  «   <VA>  :   K"JH  :   J?.-11A   : 
fcfc°V-  :  ft'jll  :   htttD-h  :   ^-fl-p  >  h1H.JHlfh.C  ■'  »«i'}7A,P  "•  umh.fM'tP  "   •S'C*  s 

A.J-nt-  i  ?i«7ri.^-nrh,c  ■  •w.u«  ■  ©^«1  ■  mh-nh  ■•  tu*  •  h&ju h,?T  •  h,T 

7.  vnxv'h?'  s  AA^vV]  A  .e,öi>r.A-   ••  h-iuv/h}»*»'»-  :  a^a*.  —  8.   <D.e.;i<C/'MrfiO  P  m.e.t^/^'w»- 
sz'c.  —  (6.  fflirnA.i/"<n»-i]  A  m?»fift.ü-.  —  ib.  fflMi]  A  a»iAH.  —  ib.  mnhfrc."iY\  P  «K)S*Cit. 

—  9.  >ifitiV]  A  )»nti.  —  ib.   r'^fR  i  *■><!•]   A  »VA  ■  9"Ki^.e:.  —  ib.  "hSL»-  ■■  ^H]  A  Ml  i  >iä,i>. 

—  i'i.  ,p**»V|  A  fh^H.  —  ^6.  jen/h-nr]  A  .enAn-.  —  /6.  j,Auy°*  :  An.c?'»]  P  hAMirt  i 
ttW\.  A  A4T>tV   s  dAAD-.  —  10.  a>1-y"*0]  A  af\-f°°i.   —  ib.  h1H.MI>ibC  ■  <n»*Vt]  A  a»^+  > 

>i°/HH.>.-fl»h.C    ««••   —  i*.    >,H]   A    P».  —  ib.   nüf]  A  ttVf.    —    11     iT^it    :  MI"*]  P  aoti  '  flSHTr. 

—  ib.  WlTl  i  H-t  ■  OA*]  A  >,Ah  :  f9°  i  <D>.n)l  i  Mt  :  *A^.  —  12.  «DiCO  '  -S-e^  ■  >i°/IL>i-n'h.C  i   >.?" 
^j>]  A  mÄr.«"  :  AJ.lli.Ml/h.c  '  h?°Ah-.  —  «Ä.  \(\afh  •.  ,-i-Ptl  A  >,n<»->,  s  A.'-Ot. 


Qaryätärem,  qui  est  dans  (la  tribu)  de  Yehouda,  afuidetransporter  de  lä  l'arche 
du  Seigneur,  son  Dieu,  posee  sur  les  cherubins,  oü  le  nom  du  Seigneur  est 
invoque.  '  On  placa  l'arche  du  Seigneur  sur  un  chariot  neuf,  (pour 
l'amener)  de  la  maison  de  'Aminadäb.  'Ozil  et  ses  freres  conduisaient  le 
chariot,  8  tandis  que  Däwit  et  tout  'EsräYd  dansaient  et  se  rejouissaient 
devant  le  Seigneur  de  toute  leur  force.  II  y  avait  avec  eux  les  chanteurs 
et  les  joueurs  de  cymbales,  de  tambours,  de  cornes  et  de  troinpettes.  °  Ils 
arriverent  ä  l'aire  de  Senrä.  'Ozft  etendit  la  main  pour  soutenir  l'arche 
du  Seigneur,  parce  qu'elle  penchait,  lorsque  les  bceufs  tiraient  le  chariot. 
10  Le  Seigneur  se  mit  en  colere  contre  'Aza  et  le  tua  la,  parce  qu'il  avait 
ötendu  la  main  sur  l'arche  du  Seigneur.  11  mourut  lä  devant  le  Seigneur. 
"  Däwit  considerant  comment  le  Seigneur  avait  retranche  'Oz&o  (de'Esrä'öl) 
donna  ä  ce  lieu  le  nom  de  «  Separation  de  'Ozän  »  (qui  subsiste)  jusqu'ä  ce 
jour.  '2  Däwit  craignit  le  Seigneur,  son  Dieu,  en  ce  jour  et  dit  :  «  Comment 
donc  ferai-je  entrer  l'arche  du  Seigneur  cliez  moi?  »  ,:1  Däwit  ne  iit  pas  venir 
l'arche  du  Seigneur  chez  lui,  mais  il  la  detourna  et  la  Iit  entrer  ä  la  maison  de 


•  1'. 

82  r°  I). 


[65]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  QUATORZIEME.  585 

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AWI'  •'  A0tf>  :  hC.ll  i  töVÄ*'/-  :  h//H'l"  :  fflÄ/.'fH'  i  A0fl>-  :  h«n  :  JVm.  :  A"* 

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T  s  (D}b?A0h.  :  7fl>h,Art«7  «  mn0/Ah£-  :  fl»A,A<i".A.T  «  'fflrtiTO-  s  /uA-T-A.  .-  h 
<w>  :  W-nh  :  W>  »  TM*'  s  AM  s  htl/.h,&  •  lOOCt  :  Ä.A«"i.A.  :  WA»ö»-  s 
-Vn.C?0°-  »  h»»  :  fAf/T  :  AWP  «  <0rt"7./'  :  fl^  :  fllöÄ  :  A^HAlfO»-  ::  !'fl) 

13-14.  -in.0-  •  fl>"i<n  —  mWl^V  :  ,-i-n-f-  :  V7H.Vfl#ikC]  P  om.  —  14.  fl»Atf-A»ö»-  s  "Uli  •■  .e.waff  -. 
}ift.M>-]  A  «nfttf-A-  ä  (fc*. 

XIV,  1.  lut/v]  A  n.^?".  —  ib.  om]  P  ,{.>}P.  —  ib.  öHw]  A  ab.  —  ib.  «i»£*t]  P  ö>>.e.'i-|- 
^ü'.  —  ib.  WP*]  P  WW;  A  om.  —  iJ.  öflw]  A  om.  —  2.  id^«»/.]  A  om.  —  ib.  >ifi<n>] 

A  Vi«».  —  IÄ.    "t«n>-|-]   A  «n1r«7/"-|\   —  ;7-.    -in]  A    A*A.  —  /Ö.   >.fl<!.h.A]  A  ,ftfl<!-h,A.    —  3.    ^-S.] 

A  om.  —  ib.  m|<i>A<r-]  P  ffltAS-  sie,  —  ib.  wfr.t]  P  >,/,'«>'A-^.  :  a>-A-.e.-;  A  .e**.  —  4.  to>,A-  > 
T.oo-Tr-}-]  A  mti«oni  :  a).^*.  —  /ö.  >,A  :  -J-fflAS]  A  o/?2.  —  rö.  «D-f-WW^?»]  P  mtVA'/^}»  s/f," 
A  iDt-V-A*  :  A»|:.  —  l'Ä.  rt"?-fc]  A  A"1/^.  —  'V'     fl>rt"fW)]  A  mrtnil.  —  5.  fl»h.F0->iC]  A  fflfnhC.  — 

//'.  «»bAdffl-]  A  mh,euD<.  —  ib.  fli},<i:A.T]  A  «d^a-J-T.  —  6.  flJV'P'r]  A  «nv-J.-l-.  —  rä.  ath.y^Lh.1 
A  fflh.^><Ch..  —  7.  fl>h,An°7]  A  fflh.Afl"7.  —  Ä.  fl»-fl";Ah£-]  A  <D(lAh^.  —  zi.  «DTuA'i-A.T]  A  m>, 
A"f-A»T.  —  8.  h.A-VA.]  A  h,tVV.ft,.  —  ib.  "ilo>-\  A  •V7-/»'.  —  ib.  h.A-'PA.  :  Jf-A-ö«"]  A  tf-A-o»-  : 
>bA°¥rt,.   —  IÄ.   A+nAlTö»-]  A  A+n^  s  h.A«"i:A,.  —  9.  mh.A-'Pft,}'.]  A  (D/,,A»VA,. 


'Abidärä'edom  Retyüwi.  ''L'arche  du  Seigneur  demeura  dans  la  maison  de 

'Abidära  pendant  trois  mois.  Le  Seigneur  benit  'Abidärä  et  *  tous  les  siens.      *  p> 
.  .  .  82rb. 

XIV,    (  Kirän,    roi    de   Tiros,    envoya    des    ambassadeurs    ä  Däwit.    II 

envoya  aussi  ä   Däwit  du    bois  de  cedre,  des   magons  et  des    charpentiers 

pour  lui  bätir  une   maison.   -  Däwit  comprit   et  reconnut  que   le   Seigneur 

lui    avait     reserve     la     charge    (royale)    sur    'Esrä'«M    et    que    sa    royaute 

serait  elevee    au    plus   haut    degre    ä    cause    de     'Esrä'öl,    le    peuple    (du 

Seigneur).   3  Däwit    prit   d'autres   femmes    ä    'lyarousälem;  des   fds   et    des 

blies   lui  naquirent.  i  Voici  les   noms   (des  enfants)  qui   naquirent  et  furent 

denombres    ä    Däwit   ä    'lyarousälem  :    Samäti,    Sabeb,    Nätän,     Salomon, 

5'Iyabou'ar,   'Elsew,   'Eflet,  ''Naget,  Näfet,   'Eyäfe'i,  '  'Elsamä,    Be'äl'ad  et 

'Elfelet.  8  Les  'Ilofeli  apprirent  que   Däwit  avait  ete  sacre  roi  sur  'Esrä'el. 

Tous  les  'Ilofeli  s'etant    rassembles  monterent  pour    saisir    Däwit.  Däwit, 

I'ayant    appris,  sortit    ä   leur    rencontre.   9  Les    'Ilofeli    arriverent  et   cam- 

PATR.    OR.   —   T.    XXIII.   —   F.    4.  38 


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586  LES  PARAL1P0MENES.  m; 

Ä.A»«PA.>.  :  riÄVh-  :  «D+lfV-  :  lO-M'  ■■  i.M  :  flW»!*  "  ' '  lOl'flM»  i  Wl'  :  Ah 
IH.A'flrh.C  ■  h">H  :  J&-HA  i  h«"  i  hrhCV-  i  f»?r'|-AJ"tf»-  i  AÄ.A-TA.  i  tDpl-fih 
ao-  :  to-tli-  i  h&'Z?  ••■  mf.tt.tf  i  hlll.VfUi.C  i  +?/*•&  i  0<hC  i  ffl-nfffl"""  : 
Ö»M    :    M-flfco»-    :   fll-fif-    :    h£%h   :"■    "  ffl+Vfc    *   Mfr  !    &&*.    '   «WH*    '  "fl 

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e  ■  «o-fti*  s  fc£,e  i  h«»  :  iriv.1-  •■  ip  «  ©Ahn -h  i  ift9°?  ■  A««»-  ■■  Ao-h 

*  i  -ArfbC  i  0**£+  :  TMLt  ■  l2<D*V/I-  i  JlUf  i  Ä.A-TA.  >  K07Ah'f:ir0»-  i 
fl»J&(l,  ■  ^*e-l-  i  M-l-.itt.Miao'  :  h&WP  i  llfcA-p  :■■  ,ao»WL  !  RT"»-  «  A.A«<i: 
A.  •  fl»rhft<-   •  öJ'J'JfV-  s   ö>-AI"  i  AAl  :  flCW'1'  «  "öJ'hfthA-  •  •}-?.  •   JJ«e   10 
>   ■■   ATrfll.A'flrh.C    i   h'Hf   :   JrVflA  i   A?i»»V-  i  fcfhC  •   Uött   i   (Dh'flX'rhfli»   ::  fl> 

#n.A-  :  h^H.viua:  i  Ä^fhC  i  fflh.l-i-Ap'ö»-  :  ä"V<i,i;'oi»-  ..  m  ■.  +oo? 

Jitn>-  :  hFWao  •  tn>X-(\hf.ao-  s  haV/  ■  Ifflöh  i  M  ,*-lA-fo'»-  :  ?»ft«»  :  «A 

iä.  flft<h-]  A  fflöh-.  —  iä.  Wt"7*]  A  ocW*.  —  10.  ftV?H.Vfl<*bC]  P  '""•  A-  ~~  '''•  ><ö"]  A 
o/h.  —  ib.  fl»,>A?'<«"]  P  mM'fr-iPoix  s/r;  A  WMWthfi*.  —  ib.  Ah.ft-'Pft.]  A  Mbtwu..  — 
ib.  a>:iTnhoo-']  P  at:j-itthao.  sie.  —  ib.  tiRVt']  A  >,.p„r.  —  ift.  mh'/]  A  o///.  m.  —  ib.  \r«ijti] 
A  >«.e„Yi.  —  11.  )i.e-nA}»»]  A  iino»-.  —  ib.  tt",i\  ■  r^-rt.-v]  A  tt9<s-x."V.  —  i'i.  nw?  >  -S1.'>]  A  ^<e 

•V  :  (IWf.  —  IÄ.  Ah.fr"i:rt,]  A  Ah,A°«i:ft..  —  /6.  V7II.VIMi.C]  A  V7ll.>iP-  —  I*.  Vi»»]  A  ttWao. 
—  ib.  mnr."VfM]  P  innVI-ll  s/'c  —  12.  h.A»«PA.]  A  Jtft»VA..  —  13.  K.A°'i:ft.]  A  JbA-VA,.  —  li.  a> 
■/•"if/-]  A  o///.  —  j'ä.  or.-i-'"/*]  A  fiel- « 1°^".  —  14.  <Dl-fi>»/i°]  A  mtn>.A.  —  ib.  a>.ö">-  i  >>,i-c] 
A  ff°X  •■  MfO.  —  l'Ä.  >löfl]  A  o/H.  —  /'&.  flJK.l-'jASPi»"-]  P  mJi.^-1-AJPm»-  —  ib.  Mritfo»-]  A 
Jir.fVpir«»'.  -  15.  mjeiKV]  A  tD^tiin-'V.  —  i'i.  >i5'"'i:»«»]  A  >iir<i;Ä.y»*.  —  ib.  At.'»->A»-f-<n>-] 
P  A-|-/M-A°-Pöi>-  sie. 


perent  dans  la  vallee  des  Soratamät  (geants).  '"  Däwit  interrogca  le  Soigiicur, 
en  disant :  «  Irai-je  poursuivre  les  'Ilofeli  et  les  livreras-tu  entre  mes  mains?  » 
Le  Seigneur  lui  dit  :  «  Leve-toi,  va,  approche  d'eux  et  moi-meme  je  les 
livrerai  entre  tes  mains.  »  "Däwit  se  leva  et  alla  au  pays  appele  Ba'äla- 
Päräsin.  Däwit  battit  lävles  'Ilofeli.  Däwit  dit  alors  :  «  Le  Seigneur  a 
separe  et  le  Seigneur  a  livre  mes  ennemis  entre  mes  mains,  comme  les 
eaux  se  s6parent.  »  C'est  pourquoi  ce  pars  tut  appele  «  Separation  de 
Päräsin  ».  '2  Les  'Ilofeli  laisserent  lä  leurs  dieux.  Däwit  dit  :  «  Apres  les 
avoir  rassembles,  brülez-les  dans  le  feu.  »  ''Les  'Ilofeli  vinrent  ä  nouveau; 
ils  demeurerent  et  camperent  dans  la  vallee  des  Sortamät.  ' '  Däwil  interrogea 
encore  lc  Seigneur,  en  disant  :  «  Irai-je  ä  nouveau  et  approcherai-je  d'eux?  » 
Le  Seigneur  lui  dit  :  «  Ne  va  pas  les  poursuivre,  mais  detourne-toi  d'eux 
et  demeure  dans  leur  voisinage.  ' '  Que  (ceci)  arrive  :  quand  tu  entendras  le 
liruit   et  *  le  lumulte  du  front  de  leurs  armees,  alors   tu    sortiras  pour  les 


10 


[67]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  QUINZIEME.  587 

^  ••  hrmjt-ndkC  ■  *Ä"y.h  i  h»»  •  j».4»-t«a  ■■  iov.wo»-  •■  a>«.a»<i'.a.  -.•■ '  wm 
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XV,     017-n/.  •  A-'f:  ■•   flAtf*  i  »71  AR  ■   fl»W-  •■  fDAA'f-JSAO)  •  «d»|>  :  A;i' 

p+  ■  fc-ni.Vfua:  i  ffli-n/.  ■  A-t :  par-h-  « *ahni  ■  je-n.  ■  Wi-  •  a.m  « 

i*"7f  i  «DÄ.W  :  M«"  :  «KI  i  £fl+  i  Trfll.A'fMhC  i  Si\  ■  fl*£-  ■  M  i  "MW 
«"»*  ■■  AA.'P'/JJP'J  :  }\t\ao  :  h«^ir<"»-  :  "liX  :  h«7lUH!A,C  l  ft^hf  i  (djp'mi 
t:*P  i  A;J'fl"l"  i  TilllA-flribC  ••  ö>?iö«»-'J'l^  :  WEH  ;  J&W*P  i  A»'|:  i  hflh  i 
A^Ai»"  "■  ÖJfcft'l/JnJ»  :  «tf-  ■  WA»  i  ftA4-h.A  ■■  flA.f<-4A.9a  i  htm  :  pfäP  : 
A;i-fl-/-  :  hlllJitlth.C  ■■  Oftrt  ■  aoUt  •  HAA-MAlD  »  A-fc  "  'fflÄfPl  "^«Ilft  i  *i'C 
*  i  WA»  •  fc«fc+  i  hH  •'  fl'A.'P'R.r*  ■■  0>£<fc<|>  :  ,+«M«  s  fl)<i,/,A5'.  i  <»>AMl  i  ö» 
tf-A-  ■•  h'^ih  •■  e?  •■  (oft  .■ '  m£«fc+  :  "?><{  .•  A.AP.^A  »  0»aaIi  •  wW^ü-  •■ 

ib.  -la&.irao-]  A  frlrjBitfVn»  sie.  —  #.  Ah.A°<nft.]  A  A?brt-"t:A..  —  16.  »rA»]  A  Olli.  — 
ib.  Ah.rt»<i:rt.]  A  Ah,rt°<i:rt..  —  ii.  >,y- -fiA.«;]  P  >iir-(iWi,(:.  —  Ä.  ^n^■v]  A  7n>.'V.  —  j'5.  .m 
<{•]  A  l^a-.  —  17.  n«»-]  A  ".TU-.  —  ib.  o»V»i.vn/h.O.]  P  o/«.  m;  A  o;«.  ■/..  —  iä.  V'/fM] 
P  h'VIl^lL. 

XV,  2.  ante  h.ti>  :  lWj-f  A  add.  h.f"iAvh  >  a°>'L  ■■  .'IM-  •■  >i°/H.MI/h,C.  —  iä.  Mao']  p  Mr 
—  i'i.  >n  i  0ö£]  P  07W.  —  ib.  M]  P  >.rt.  —  li.  id.»"»»-  s  AA.'P'HrV]  A  >n  i  A.'Pa»-»'»-  —  ib.  f"i 
/»"hr]  A  ,e,-yr"hv.  —  ib.  mfi-ncr]  A  o/w.  —  /6.  flj>,<»o--vj:i]  A  o/«.  £.  —  j'3.  a.«p«i:^->]  A  a,t 
ö»-^'*.  ~  «*.  A^Ay"]  P  A"iy°  sie.  —  3.  >,n<!.h.A]  A  .en^h,A.  —  4.  mA.<P'e.eV|  A  <BM>io-f».  - 
5.  fl».w]  A  0//2.  m.  —  ib.  4-",H]  A  +-,'|-.  —  ib.  m£%Al]  A  a»^.y,A"/..  —  i'ä.  mifA-]  P  mtf-A»"' 
A  om.  —  ib.  h^'Co]  A  mh-.Vi'.ih-/..  —  /ö.  gjf  :  mg]  P  fljgj  :  m»;  A  V  :=:  mg.  —  6.  fl»£<fc'i>!I 
A  oto.  m.  —  ib.  -X/.-6]  A  «"i^.^.  —   ib.  h.0P.^n]  A  hrt.h.»fi. 


attaquer,  car  le  Seigneur  sera  sorti  devant  toi  pour  attaquer  les  tentes  des 
'Ilofeli.  »  ,c  Däwit  fit  tout  ce  que  le  Seigneur,  son  Dieu,  lui  avait  commande. 
II  saccagea  toutes  les  tentes  des  'Ilofeli  depuis  le  pays  de  Gaba'on  jusqu  ä  la 
frontiere  de  Gäzerä.  "  La  renommee  de  Däwit  se  repandit  dans  tout  le  pays 
et  le  Seigneur  imposa  sa  crainte  ä  tous  les  peuples. 

XV,  '  Däwit  fit  pour  lui  une  tour  dans  sa  ville  (de  'Iyarousälem).  II  prepara 
im  lieu  pour  farche  du  Seigneur  et  fit  pour  eile  un  tabernacle.  "Alors 
Däwit  dit  :  «  II  n'est  pas  bon,  il  n'est  pas  admissible  que  l'arche  du  Seigneur 
soit  (portee)  par  d'autres  que  par  les  levites,  car  le  Seigneur  les  a  choisis 
pour  prendre  l'arche  du  Seigneur  et  la  deposer.  Les  levites  doivent  servir 
(le  Seigneur)  ä  jamais.  »  :i  Däwit  rassembla  tout  'Esrä'el  ä  'Iyarousälem,  afin 
de  faire  monter  l'arche  du  Seigneur  au  lieu  qu'il  lui  avait  prepare.  ''  Däwit 
rassembla  tous  les  fils  de  'Aron,  les  levites;  5des  fils  de  Qä'ät,  Rihel,  ' 
(leur)  prince,   et  tous    ses  freres    :   deux    cent  vingt;  °des   fils  de   Miräri, 


588  LES  PARAL1P0MKNES.  [G8] 

ej  ••  fl»v  •■  7flJ&«fe+  ••  ncölf  •  A.P-'/.A5:  ■■  oofrhTn  •■  a>h:'>tP.O'  ■■  e'v  ••  min  -.  8m&<& 
"»AMi  ■  wWPM-  ■  ii;  •  ,"fl»ft«fe+  ••  hjl.V.fr  •■  hölT^n  ■  «»aWi  ■■  mW>V. 
at}w.%&  '■  mh.t\h.,Vi  ■•  flJÄ.P-'/.'I-  :  fflrt,"?.jP'J  ■■  fl»>t.A*/.A  •■  fflÄ^/iVJ-n  «  *<»£  5 

ila»ö»-  s  ^ei-  ■  hii-t^th  -■  «w>A?»vif'  .■  n»-i"  •■  ^ri'/jhöi».  .•  A,*Prßjp'>  •■  wh'rt'o»- 

'/'Ah  •■  hfl/,  h, fr  ■■  fl>A*n?w7i'P  :  Ö»-A"f-  :  aoh'i  *  H&fPr>iAfl>-h-  :  A'l:  -  '   hfl*™  • 

i\m'M'  •■  *A1*  ■•  l4fl»Ä?Ä7h.  s  ChAho»-  "•  mhtil  r,tun.  •■  hVtt  ■■  m&tp'Pj'}  •■  io 
h/w>  ■  ,P(it:°?<P  :  A;i-n-f-  •  Trfll.A'fhli.C  i  fcir'Ah  •  ht\/.h,fr  ■■•■  '  (O^'hV  ■'  &<& 

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//>.  eV  :    ID;i]    A     ei;    :    <DK.    —    7.    h.V-V.A'/.]    A    0/W.    V..    —    ib.    mh;i<(;ih]    A    ffl>i;V«|.,ü,ii»«.   — 

ib.  Ur  ■■  m«i]  A  Vmffi.  —  S.  h.A0'i'-V]  A  hMM.  —  ib.  rt,"7Ji.]  A  A"7.<i..  —  9.  \i-nc">]  A  vnirv. 
/V'.  JiAV.a]  A  h.,p.y.A.  --  10.  h.it.'/.A]  A  viiy,A.  —  ?'ö.  n«"«]  A  v  :  mi  .■  me.  —  11.  m^. 
•>]  A  rt0/'.'>.  —  z'i.  «DA.<p'i.',f "/]  A  rDA.f«B-^V.  —  ib.  mh./,.'/.A~\  A  mhc/.A.  —  ib.  mh.i\h.fV]  A 
a»h.^n.en.  —  ib.  mrt,»7..rv]  A  miir'P'i.  —  ib.  mh.Ay.A]  A  <d>,.vvI..a.  —  12.  /;i;>]  P  o/w. 
—  ib.  A.'P'/.'.ev]  P  AA.'P'i.'.ev ;  A  h,v<o^'i.  —  ib.  «>>,■>•><>■»•]  A  ow.  —  /i.  A^-ot]  P  A./-n->.  — 
z'i.  aon-v]  P  öDt|>.   —  ;/-.   ti>,ni-';rtwii]   A   n>,fi/-.SA-ri-    --  13.  I1+.P.1»"»]  P  M+.e.ir-1-V  .s/r;  A 

r)//;.  >.  —  JÄ.  W.n»t<'.>]  A  om.  >.  —  IÄ.  fl>A.I;ii»'i»'>]  A  fl>>,.;ii»'iw'/.  —  jj.  (lrt>-fl|-  :  <>fl1]  P  l)fl>- 
fit  :  +fl¥;  A  A-1'fl^-V.  —  14.  «Dhftt'SAtfi.]  P  «»hflt-SAffl-  s/(  ;  A  »/«.  —  i'Ä.  fl»A.'I"f:.flr]  A  mwaf 
y-i.  —  ib.    ante  ti<n»  A  arfrf.    <n/-.?A(/i..  —  ib.   yöCir']   A   ^öCTP.   -      1">.   A.T'l.*^V]  A   A.«P 

m-a'i.  —  ib.  A;Mi-/]  A  AtPt  sie.  —  ib.  post  n*A  =  >i"?ii.-in.h.c  A  rtrf^/.  nonfrnv-p«"»-  :  na» 


•  I'. 

B2  \"   I'. 


»a>j:. 


'Isäyiyäs,  (leur)  prince,  et  ses  freres  :  deux  cent  ciaquante;  T  dos  lils  de 
Garson,  'Iyohel,  (leur)  prince,  et  ses  freres  :  deux  cent  t reute ;  8  des  fds 
de  Tdsäfen,  SemA'i,  (leur)  prince,  et  ses  freres  :  deux  eeuts;  "des  lils  de 
Kebron,  'llihel,  (leur)  prince,  et  ses  fröres  :  quatre-vingts ;  ["  At'.r,  lils  de 
'Izihrd,  'Aminädäb,  (leur)  prince,  et  ses  freres  :  cent  douze.  "  Däwit  appela 
les  pretres  Sadoq  et  'Abyatär  et  les  levites  'Ourähöl,  'Is'iyän,  'Iyoliel, 
Semiyän,  'Elhel  et  'Aminädäb.  I3  Däwit  leur  dit  :  «  Vous  donc  levites, 
prinecs  de  la  rnaison  de  vos  peres,  purifiez-vous  aiusi  que  vos  freres, 
faites  monier  Farclie  du  Seigneur,  Dien  de  'EsraY-1,  et  amenez-la  au  lieü 
que  je  lui  ai  prepare.  ''Au  commencement  le  Seigneur,  notre  Dieu,  ne 
nous  avait  pas  distingius  les  uns  des  autres  et  ne  *  nous  avait  fait  aueun 
grief.  ''(Mais  maintenant)  puriliez-vous.  »  Les  pretres  et  les  levites  sc 
preparerent  ä  faire  munter  l'arclie  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el.  '  '  Les 
fils  des  levites  prirent  l'arclie  du  Seigneur  selou  (jue  Mouse  leur  avait 
commande  d'apres   la   parole  du  Seigneur,  ainsi  qu'il  est  öcrit.  11s   portaient 


10 


[69  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  QU1NZIEME.  589 

<dim'hu-  s  ainhiK?  ••  fl»n+f:>  ■•  h«»  ••  je-^c^  •  ö)jpam-  ••  ?\k\ra»-  ■  nfcc 

JP'/'  i  ll«»'A  s  T-/»'*  •■  cD,h'V.'l-  "  " a»h*9°9ta°'  •  WP.f'i  «  Ah. "77  :  ©AR 
P-'/.A  •  a>h9"h:'"P.ih  »  MT-  •■  fl>A&  ■•  n/.h..e  ■  K?°ft*+  =  "V-rf  •■  «»h:*"/;«»- 
^;K>  •■    ö»A&   ■'  <fcA(>-  ■  ls JPflA.iro'»-  ••   ^:,"fiI»,^•  :    afllAAfclJ'«"-*   :  ifllC^ft 

a*K?M-&  •■  fl»A./..r-1-  »  iohjit\  •■  wj»fc  •  fflh,A,en  =  a»n>.eA  ■  ö»'/»hrt. 
■fl-1-  ••  fcv4*Ä"  «  '  fln»Hy* /. 'Jfc  •  Ä.TJ  ■■  fl>MV  «  aih.:)'i  ■  WF'.*  •  nxVft'A  ■ 

-dC-1*  :  h»»  :  p£9°fr  :  AtfA  "•  ä°  <DtthC?ll  '  Ö'h-HV.A  ■  Ölft'r/.r^  :  (OhjV. 
A  •  <»Mfc  ■  fflJbA^'fl  •  a>9°htl?tl  :  AMI W  i  IM7IU«*  :  AM  ■  hAI"^  «  "'  0) 

hfrvyix  •■  ari-i:}fti  •  fl»ö7*}.eA  •  mo-a&F-o0-  ■■  mhjM.fo  :  mhmifti :  fip.nn,  ■ 

/A.  möDd^v.]  P  «nrihv..  —  «A.  <o<r-r.nn]  P   <»4"Cfl>X.  —  16.  A,"P«e.r>]  A  /VP<o\rv.  - 
i'A.  «Dfl+O]  P  «0(1*0  ««■;  A  «on.*A  s  +0.  —  17.  «D^+y^ö''-]  A  «DM.;r}P.  —  «A.  «vi"e^»]  A 
«vi'io-.ry.  —  jA.  A/V7'»]  A  AWbT».  —  '6.  yy.A]  A  f-h,A.  —  ib.  ante  m'hirh^V.O'  P  ow.  «n. 

—  ib.  mv]  P  «<W.  «o.  —  ib.  m.i\.fl  A  iu\).p.  —  ib.  <o>,;i<eu-]  A  },y>,;i<ei>.  —  ib.  h,.'-"/] 
P  rtäfüf.  o>.  —  zA.  <MO]  A  «ftfiX.  —  18.  ydA-Wo»-]  P  n«vWö»-  sfc.  —  «6.  «oviA>.ii/'öP-y.]  A  <o»ia 
\i.iro»-.    —   ib.    <oh,yh.y,A]  A    <oh.ni>i,A   ••    h.yhV,A.  -      ib.  atd.i-i0*']  A  n»ft?%  :  i0*.  - 
iä.  <o?».^y.A]  A  <oj\..e>>.y.A.  —  i'A.  «onvo]  A  «ons-h..e  —  «A.  «»«/»hd]  A  ro»y>,n^.  —  ib.  a> 

"1-tf ft]  A  n>öi>VtVn.  —  ü>-  toh.A'P/\]  A  .»^.A'i.A.  —  ib.  ioöd«|;^..p]  A  ffloo*^.  —  ib.  mMl.P„/» 
öo-]  A  m>,n.e„  :  h.p.r'.  —  i'A.  a>h.^h.yA]  A  fl>Jxfhy,A.  —  «A.  ante  0<Mlt  P  rtrfrf.  <o.  —  19.  man 
ny"^-».]  P  «Dooiu-Vii  sie;  A  <o>,öOHyn<!-'V.  —  z'A.  h,»7V|  A  y,TV.  —  j*A.  j£ii.y°<.]  P  om.  — 
ib.  fiRr'o-l  A  .e.e-y°jv.  —  «6.  AU-n]  A  iiao-a.  —  20.  m*.Hy.A]  A  fl»t.ii-y.A.  —  ib.  mnr-i-T't] 
A  o»h.y"fi<{.  s  <»"•>.  —  ib.  o>h.ey,A]  A  «oh,vy,A.  —  ib.  a>Wit\  A  a>M"/..  —  ib.  «ojp'j.nyn]  P  om. 
<o;  A  «o^hfi^fi.  —  ib.  iö/\]  A  y"firt.  —  «A.  hAf**]  A  h,'»«»D:>-.  —  2L.  mh.A'P.en]  A  «oh.A'J.A.ffi. 

—  z'A.  wy-t^fi]  A  »y*yft.  —  «A.  m"7<|fV.efi]  A  m«ni<|>>it'ft.  —  «A.  mo-tt&p.o0-]  A  fl»>h/..ß««»-.  — 
i'A.  a>h.fA%A]  A  «nh.Ay.A.  —  /A.  n.enn.]  A  n«»nv*. 

aussi  les  oblations  et  les  sacrifices.  "' Däwit  dit  aux  chefs  des  levites  : 
«  Disposez  donc  (quelques-uns  de)  vos  freres.coinme  chantres,  (pour  qu'ils 
jouent)  des  cymbales,  de  la  cithare,  du  tambour  et  de  la  trompette,  qu'ils 
chantent  et  qu'ils  elevent  bien  haut  leurs  voix  avec  des  cris  de  rejouissance 
et  d'allegresse.  »  ,7Les  levites  disposerent  'Emän,  fils  de  Yohel,  et  parmi  ses 
freres,  'Asäf,  fds  de  Baräkiyä;  parmi  les  fds  de  Miräri,  leurs  freres,  'Etän, 
fds  de  Qisä'ou;  l8avec  eux  leurs  freres  du  second  (rang)  Zakäryas,  'IyäV'lnd, 
Sirämot,  'IyähOl,  'Ani,  'Elyäb,  Banyäs,  Mo'asi,  Mätiyäs,  'Elfelä,  Maqediyft, 
'Abdedomou,  'Iya'ihel,  'Ouzyäs,  (qui  etaient)les  gardes  des  portes.  ''J  Les  chan- 
tres 'Emän,  'Asäf  et  'Etän  jouaient  des  cymbales  d'airain  dont  ils  devaient 
faire  resonner  les  airs.  -"Zakäryas,  'Ouzahel,  Semrämot,  'Iyährl,  'Anani, 
'Elyäb,  Me'asyäs  et  Benyäs  (jouaient)  de  la  cithare  sur  le  ton  'almot  (eleve). 
21  'Elfeyäs,  Mätiyäs,  Mäqenyäs,  'Abdedomou,  'Iyalhel  et  'Azyäs  devaient  (les) 


590  LES  PARALIPOMENES.  [70] 

mhlA.'tf-    :    htm     ;    jftlWiÖ    •■••  2>VlWA    :    aofrhi}    ■•     WP.P'i    :    mao&h 

ir<.  ■•  fthfyci'i'  •■  n*.e.»B  :  ;j.n-/-  .■  hiii.^'flrh.c  «  «Do-nÄ.*««»-  •  (ßhjhj  ■■  o 

«P-fW"  ■■  *i?*Ä  ■■  ;J-n-J-  •  h1\\.y\-üth.C  ••  ^muhm  .-  J",^'!-  .■  mhMl  ■•  #SjV./S,A  ■   5 
WjiCfcfl'J-  ■•  hAT-   s  f,hflK-   "   fl»,e,'J-Affl.  s   ;JvlW*  -•    -l-fl'l-  s  ->?»HH  :  h-flf.Vfl 
rh,C  ■•   fc9°fl,+  •   O-fl&P'O».  :   n-1"lV*'rTli'l-  :■•  *  «Dil*   :    hö7.'/  i    IttiOT  l   txKlPa^  '■ 
h.lfLh-tttb.C    ■■    hh.'P'P.n    :    tl»n    :    ?.£<.   :    ^-fl+   s  ^HH  I  ?i1H.Vfl,h,C  I    ffl'/' 

83  r'a.  *i>  •■  rVno-i-  ■■  hAiW*-f*  5  cd?;  :  ihfaisfr  "• 21  (oy.'ii-l-'/.  i  4»v-Th  :  HOK'V  i  Hflö-n  •■ 

"/.m-  «  cotf-A-öo-  i  h.WJl  ■■  £R<o-<.  ■  ;MM-  i  frfcfllf  ■  KlW.h-ttdv.i:  ■  müh  io 

öl.  :  '/'flA.U'o'»-  :  «w»H0%->  :  CDh'ffcJPft  •  «»AMl  :  HOT^Af  i  aoft&f,  ::  (Dl) 
h(D  :  OÖK  i  ^.n  :  **&•  i  HhO-C  •  '7,m-  «  **  <Dtf-/V  I  hlUh,&  i  JPOC?-  :   £-p+  I 

z'i.  a»V7ft.»]   P  V7A.'/.r;  A  <d},«d  :  o>..i-  s;'c.  —  22.  mti"/k.cn]  A  fl>»>>'/..e.  —  i'i.  ft,'P<t:.e-*/] 

A   A.'Pfl»-^*/.  —  li.   <ro;4A.ft]  A    "V^AjB  s/f.  —  23.  <DfM.lL.rn]  A  mfM-lL.m.  —  ib.  <DUA.*Y]  A  <D 

>"».•'"''•  -  ib.  M¥K  ■■  imp>]  A  hVl'Ä  :  .■inv.  —  24.  wnn^en]  A  (opntf.  —  ib.  post  a>V7 
n>.  A  add.  miincrn  i  mnvw..  —  ib.  <o*,.r>...r]  A  <n?,..r>...r.  —  ib.  h«?;px]  P  OT4»j?.  —  25.  <du 
ft<n]  A  <D«n».  —  ib.  rwio»«.]  P  fi^at-i.  sie.  —  ib.  w.etAffl.]  P  <d.p./-a<d-  sie.  —  ib.  ß-h>¥\  A 
fc-M.  —  ib.  -imiii  :  V7ii.vn,h,c]  A  Vhn»  :  t\7,°i\ih-tt<h.c.  —  ib.  o-njp„/>.<n»-]  A  >,-nx.><p.ö>>-.  — 
26.  ntioo]  A  i>n.  —  ib.  >i*Trj>a»-]  A  >,»y"hon-.  —  /6.  nrt,i"i.'.r"/]  A  nA.<c<L\r*  sie.  —  ib.  .e.^<.] 
A  n.M.  —  ib.  -Hit  i  ».im]  P  »,1111  >  .i-n/-;  A  ^-n-r  :  -».hh-.  —  ib.  >,"ni.VfMi.<:]  A  n>,"/n.h 
■thh.c  —  27.  <>v^]  P  .»••/■.  —  iä'.  .i>,iiii]  P  »,hh  sie;  A  Htw,  _  ib.  MnjvttiKC]  A  n^-vn. 
vn.h.c.  —  ib.  mimm.]  A  «iiMiii-  sie.  —  ib.  atlarifii]  A  miivv.rn.  —  ib.  odasyi  ■■  iio»;iAf  : 
«".'»A.C.]  A  o»AMl  :  "WA.»".  :  n,hn.ft>.  —  ib.  WOftm]  A  <dua«.  —  ib.  oöv  •■  -S.n  :  S'lM-  :  HYin-c  : 
■t/n-]    A    »,KV.    :  Yin-C  :    .S.n,(>.  i   ft^l.'»    —   28-XVI,   7.   <Dlf-A-  :  >,n<ih,A  :    fOC.r  :    .-<|l/-  I    .1.7-  I   rt>,"/ 

ILMIA.C  —  ti«n  i  .RT/P  :  A^"lH.}i-n<h.c  i  ii\e.  i  MV  ■■  «>>,:i'i:i>]  P  om.  —  28.  .»'()<:?•]  A  roc.i-. 


rcnl'orcer  aveedes  chants  d'allegresso  äTamäsinit  (oetave  basse).  2ä  Kounaui'väs 

etait  prince  des  levites  et  maitre  du  chant,  parce  qu'il  etait  liabile.  J '  Bäräkiyäs 

el   Helqänä  etaient  les  gardes  des  portes  de  l'arclie.  u  Sobaniyäs,  Xälnälnl, 

'Amäs'e  et  'Al'azAr,  (qui  etaient)  prßtres,  sonnaient  de  Ia  trompette  devant 

l'arche  du  Seigneur.  'Abdödomou  et  'Iya'iyä  etaient  gardes  des  portes  de 

l'arclie   du  Seigneur.   "Dawit,  les  anciens   de  'Esrä'el  et  les  chel's  de  mille 

(soldats)    marcherent  derrierc  l'arclie   de   l'alliance  du  Seigneur   depuis   Ia 

maison  de  'Abdedomou,  aveejoie.  "''  Alors  comme  le  Seigneur  avait  assiste" 

*  P.      les  lövites  pour  le  transport  de  l'arche  de  l'alliance  du  Seigneur,  *  on  sacrilia 
83  r°  a.  r  '  n 

sept  taureaux  et  sept  beliers.  -'  Dawit  etait  revetu  d'un  manteau  de  grand 
prix.  Tous  les  levites  porlaient  l'arclie  de  l'alliance  du  Seigneur;  avec 
eux  sc  trouvaienl  les  clianlres  et  Kanoniyäs,  maitre  de  la  musique  et  du 
chant.  Däwit  etait  revetu  d'un  manteau  de  grand  prix.  "Tout  'Ksra'cl  til 
mouter  l'arclie  de  Ia  loi  du  Seigneur  avec   des  cris  de  joie  et  au   son  de 


10 


[71]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  SEIZIEME.  591 

Ai-  «  Ah*ni.h-afh.c  ■  n.e.nn,  ■  a>n.+A  •■  *a  ■  mn««"n*a-l- :  <»navKA  ■  ?ti 
rih  -.  nv-nA.fi  ■■  oin»»rt***  •■■  -oj.-j-oi-  ■•  at-  «  Afc-iii.fc-nih.c:  ■•  nM*  •■  in*:  •• 

fg^  :  n)"7.At»A  ■  rt>A'|-  i  A*A  i  r/ifl>Ä-1'  i  W+  »  a°t\\ft  :  fl»CW*  i  AWI'  i 
IT-/"  i  h7H  •■  .ftHT-'J  i  (DjBJWiß  :  <D»»VH-  ■•  (IAO  a 

XVI,  'fDfrnM»  i  A;l-n-l-  :  h1H.K-nA.C  •  (Dh'ittCV  i  "7<ihA  ■•  &iwv..  • 

-flJ^.X.T'  i  J|tf"  •  hÖCO  i  ao/fpfrfr  s  <DtlA49°  '  «D0*:»!«»0-  s  A/h7lfl  i  nA»»  i 
?1°?ll>nrh.C  ■•■  *aihdA«0*"  i  AtfA-  i  rt«nK  ■■  hA4-fc.A  i  hy-dß1  :  hfih  •  Jtffl*  ■ 
K/-.ft+  i  A-nfi*  i  a»h.A4-C  i  (Dh.tiM*  •■■  atmoa  •  n**;«"»  •  ;i-n-I-  ■■  hlil.h 
11A.C  i  hrwen  ■■  «»H0%*  «  a>A'l-1JhC  !  fflA-IV^  •■  fl»Afl-nrlrh  i  h1H.Jt 

■nA,c  i  h?°Ah  ■•  fcft4.h.A  •■  5KA«P.ä  «i^we  ■  ffli*w  ■  ">ic.e  •  ,e^h,A  i  ©h 
oÄ/.'r°>  i  ffli'.ÄJbA  •  fl»^;j-i-.e  :  öi^AÄ-n  •  aunnfv  •  mh&Khf-v «  n> 
<pp  i  vnA.fi  ■  mtio-üt*  i  idmt-  i  hävä-a  i  jwa  ■ ' <»iwd-  •■  «oeyit^A  ■ 
Jiuvi"  i  n«»«i*d'l- 1  ha<<.  i  n+Ä*o"  ••  ;J-n-i-  ■■  at-  ■■  M\i\\.h-(\th,c  ■■  nat-h 
-!-•  i  öa^  «  h^y  ••  w-vn  :  wi-  i  n+^s4*!  ■■  h«"»  «  £*w  >  Ahiii^-n/ibC  ■  n'A 

ib.  /h?.]  A  ,V7. 

XVI,  2.  JiöCO]  A  hdCV  s«V.  —  5.  h*iCjp]  A  primitivement  mCfH  (la  lettre  finale  fi  est 
biffee).  —  7.  «ojrvf-  ■  mn\oo-^]  A  mut  ••  a»nim>-r.. 


la  corne,  des  trompettes  et  des  cymbales;  ils  faisaient  retentir  les  cithares 
et  les  harpes.  23L'arche  de  la  loi  du  Seigneur  entra  dans  la  ville  de  Däwit. 
Melkol,  fille  de  Sä'ol,  regardait  par  la  fenetre ;  eile  vit  le  roi  Däwit  qui 
dansait  et  sautait,  et  eile  le  meprisa  dans  son  coeur. 

XVI,  '  (Les  levites)  introduisirent  l'arche  du  Seigneur  et  la  deposerent  au 
milieu  du  tabernacle  que  Däwit  avait  dresse  pour  eile.  Ils  ollrirent  des  holo- 
caustes  et  (des  sacrifices)  pacifiques  devant  le  Seigneur.  2  Ayant  acheve  d'offrir 
les  holocaustes  et  (les  sacrifices)  pacifiques,  Däwit  benit  le  peuple  au  nora  du 
Seigneur. :'  II  distribua  ä  tous  les  gens  de  'Esrä'el,  depuis  les  hommes  jusqu  aux 
femmes,  une  galettedepain,  im  'esfär  (morceau  de  viande)  etun  'isisäb  (gäteau). 
''  II  etablit  devant  l'arche  du  Seigneur  des  levites  pour  lechant,  la  commemora- 
tion,  l'action  de  gräces  et  la  louange  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el  :  s  'Asäf 
le  premier,  Zakäryä  le  deuxieme,  (puis)  Yä'e'el,  'Emerämot,  Yeh'.d,  Mätä- 
tyä,  'El'ab,  Kenyähou  et  'Obed'edom.  (Yeh'el  jouait)  de  la  cithare  et  de  la 
harpe.  'Asäf  faisait  resonner  les  cymbales.  «Kenyähou  et  Yahäze'el,  (qui 
etaient)  pretres,  (sonnaient)  continuellement  de  la  trompette  devant  l'arche 
de  la  loi  du  Seigneur  7  en  ce  jour.  Alors  Däwit  ordonna  d'abord  qu'on  ren- 
dit  des  actions   de  gräces  au  Seigneur  par  l'intermediaire  de   'Asäf  et  de 


592  LES  PARALIPOMENES.  [72] 

:i'0-t-  ■  hin.h-a(h,c  ■■■  fl»^,n.A-  ■•  wa-  ■  hti/.h,&  ■■  hcw  •  Ah/hH-n  •  rine  ■■ 

(D°iPK  :  H-fc  •  im^ao-C  :  HrJlAP-  l  &*+  :  \tli >h.ti  '  +£«»  :  ;I'M'  '■  T\°l\\.h'tt 
<h,C  •••■  GJ£fl,A-  :  8t7VP  :  A?i1ll.*'fl<fi.C  :  <DÄfl>-0-  '  AT*  :  tDIIGFo-  *  AhHiH 
•(1  :  9aaHU?  «      fflH9"<-   :    A"'|:  :   fl>-J«7{.  :   tf"A»   :    a»'}\\C:  «  "oMfMK.  :    Mö»-  : 

*«JA  «  fft&ytfh  ■  A-n  :  HP-V/'  •■  Ah-?HAnrh.c  «  " 'V/^j"  j  A?i*,iii.Vn,h.c  ■  at 
fljym  •■  Mo-  ••■  "nch  -  h-ncvr  ■•  hinci'.V'  ■■  my.'k'f  *  eA*-n  ■■  W/.o- 

"at-h-U  •  h'tW.ivüily.C.  ■■  WIM  ■•  ai-M*  ■■  tf-A-  ■■  9°£C  =  W-Viu-  a  '  <D-Mih<. 
/»CO*  »  HA°/A?"  ■  .*A»  :  HMWtf»-  ■  AT?  •  >fl>-A£'  «  "Ho'CO  ■•  AMlC'/?° 
a>aofUh  .-  AfflWi*  -  '(Dto'tm  :  t\9°0  '  AjPlW-n  =  (Dtihl\£h,&  ■  XiJVt    ■  HA°/ 

ib.  fl>.en.rt-]  A  m.e.iirt-.  —  ib.  >,juh.A]  A  .e.fu>tA.  —  ib.  n-fc  =  ao-iioo-r.  :  n.i,Af.]  A  OT+fc  : 

ao-\\an-C    :  YftC.    —   l'Ä.  flJ.ftfl.rt-]  A  m.P/llft-.  —   8.   <D"ialC.9>ov']   A  «DVK..  —   9.  Will'"*.]  P  fl>ll«o<. 

s/t.  —  10.  <i>mhk.]  P,  A  aj^yi-ik.  —  /7>.  Pft><{."/,1.]  P  .('.1i<f„"/^i ;  A  ft.e.1<C"//')i  sjV.  —  15.  m-ni 
vk.]  P,  A  mi-ini<:.  —  ib.  hmiiiö»-]  A  hmiii.  —  16.  amic/it]  A  rtMiv?"  sz'c.  —  17.  ©wo»] 
A  <o^«i>  sie. 

ses  freres.  Voici  le  cantique  que  les  enfants  de  'EsräYl  chanterent  devant 
l'arche  du  Seigneur.  Tout  'Esrä'el  dit  :  «  Montrez  aux  peuples  ses  oeuvres.  » 
En  outre,  voici  le  cantique  que  les  enfants  de  'Esrä'el  chanterent  devant 
l'arche  du  Seigneur.  Ils  dirent  : 

8  Rendez  gräces  au  Seigneur  et  invoquez  son  nom ; 

Racontez  ses  oeuvres  aux  peuples. 

'•'  Chantez-le,  racontez  toutes  ses  merveilles 

'"Et  gloriiiez  son  nom  Saint. 

Que  le  cceur  de  celui  qui  cherche  le  Seigneur  se  rejouisse. 

"  Cherchez  le  Seigneur  et  vous  deviendrez  forts; 

Cherchez  sa  face  ä  tout  moment. 

'■Souvenez-vous  des  merveilles  qu'il  a  faites, 

De  ses  prodiges  et  des  jugements  (sortis)  de  sa  bouche. 

1:1  (C'est  vous  qui  etes)  les  descendants  de  'Abrehäm,  son  serviteur,  (tc.rtc  .- 
ses  serviteurs) 

Et  les  enfants  de  Ya'qob,   son  elu  {texte  :  ses  elus). 

"ll  est  le  Seigneur,  notre  Dieu; 

(II  rend)  ses  jugements  dans  toute  la  terre. 

'    Souvenez-vous  de  son  alliance  ä  jamais 

Et  de  sa  parole  qu'il  a  prescrite  ä  mille  generations. 

10  C'est  lui  qui  a  l'ait  un  aecord  avec  'Abrehäm 

Et  qui  a  fait  un  serment  ä   Ycshaq. 

"II  a  confirme  (son)  tömoignage  ä  Yä'qob 

Et  ä    Esrä'el  sein  alliance  eternelle. 


io 


10 


[73]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  SEIZ1KME.  593 

A?°  -  ,s(».e.n,A»  «  Ah  :  frMih  ■■  r£i.  •  hvhl  ■■  WHi*"'  ■  rh-nA  •  cft-'ih 

Atmi  •  flj-ft-h  ■  fiiii-n  ■•  aJhni^-l'  i  oWrt-  !  }»a?»  ■  Aif-n  ■■•• äl  «ofc.'lfri  ■  £ 
ftfhmö»-  i  An?»  ■  «diwä  :  Yir\-  •  lÄHAü***  ■  "  WWftfr  »  f">(i.w?  • 

H-im.  i  ItrM*  >  Mh  i  ÖA*  ■  fc£"K*  «  2,2hti<*°  ■  0\U-  !  Mll.*-flA.C  ■  at 
•niM  i  hh»-fc*  ■  mi^r  ■  o»*K*  •  aöa  i  ha-  i  vvAh-l-  ••  "*»«■  !  fc"?A 
h-/:iro>»-  i  AJwfcH-n  •  h^rrt-  ■•  <DMii.*-fl,h.crt  !  AW-  ■  i-fl^  ■  rh°Vi  ■ 
fliwTJVV  .•  $£"7,ii-  ■  4»£A1-  ••  fflAfl?  i  A-ÜiM*  "  flWH*  !  'w+ftA-  ••  ""h^'Kh.  ■ 

A7rfi!>flrh.c  i  nr/ia>-C'h  i  fcAH-n  •  hrxh,  ■  AfrnüHUhC  ■  Ihm  ••  att\-(\,u 
+  « *' wjWi.  i  Afr7ii.A-fl<ft.c  «  ft-nwii- 1  M\o°-  ■  Vh- »  o»/*,*pa+  ■  fflnh-  • 

18.  tiW*]  A  WV*.  —  19.  M*«n>-]  A  Tun*-**.  —  21.  M/"t]  P  77/-*.  —22.  ante  h.* 
-Iftfr  A  add.  7,-VH  :  „e-flA.  —  23.  mtlt>ffl.]  A  mtii..i'>w  mc.  —  rö.  7ifiti]  P,  A  oni. 


18  II  lui  a  dit  :  «  Je  te  donnerai  la  terre  de  Kanä'an, 

Alia  qu'elle  devienne  pour  voüs  la  (part,  mesuree  au)  cordeau,  de  votre 
heritage, 

19  Bien  que  vous  soyez  tres  peu  nombreux 
Et  etrangers  en  cette  (terre).  » 

20 11s  passaient  (alors)  d'une  nation  ä  une  autre 

Et  d'un  royaume  (texte  :  de  rois)  ä  un  autre  peuple. 

21  Mais  il  ne  permit  pas  qu'on  leur  fit  du  mal 
Et  il  chätia  des  rois  ä  cause  d'eux. 

22  Ne  touchez  pas  ä  mes  oints,  (dit— il,) 
Et  ue  maltraitez  pas  mes  prophetes. 

-:!  Glorifiez  le  Seigneur,  (habitauts  de)  toute  la  terre, 

Et  *  annoucez  de  jour  en  jour  son  salut. 

2,--;'  Car  le  Seigneur  est  grand  et  (digne  de)  louanges  nombreuses. 

II  est  plus  redoutable  que  tous  les  dieux. 

26  En  efl'et,  les  dieux  des  peuples  sont  des  demons, 

Mais  c'est  le  Seigneur  qui  a  fait  les  cieux. 


*  p, 

83  r»  b. 


27  L'hommage  et  la  magnificence  sont  devant  lui; 

La  saintete  et  la  grandeur  des  louanges  sont  dans  son  sanctuaire. 

28  Apportez  au  Seigneur,  pays  des  nations, 
Apportez  au  Seigneur  la  gloire  et  la  louange. 

23  Apportez  au  Seigneur  la  gloire  (due)  ä  son  nom; 
Prenez   des  offrandes  et  entrez  dans  ses  parvis; 
Adorez  le  Seigneur  dans  le  parvis  de  son  sanctuaire. 


594  LES  PARALIPOMENES.  [74] 

afii-t  i  höM.o-  ■  /m-  ■■  Ahin.h'ttih.C  ■■  nOÄR  :  aoty&h'  "  30  ;J-.R-A+A+  :  W- 

a  :  '/°.e:-c  *  hy°*.p."»n  •■  i%-  •••  nAj»'"«'-  s  Aftjhw-n  >  h«»  .•  h«7H.Jwirh.c  ••  vii*»  ■• 

mhXia/  i  A"/Ar  »  h»»  ■■  Ä.;i'M'A*A  «  fl>£h»*J«7  i  A°/A9°  i  IIJVÄ*  «  31'1"1- 
£*f  A  i  rt"7£  ••  atttthwß,  •■  9"?:C.  -  2  mWUmti  •  HAC  ■  tt9°&h  ••  fl'.e.'lvh 
ipP  :  öom  •.  iffl°  :  fl>vf-A-  ■■  HflWl'fc;**  "■  33fl»£h+  :  h°t£  ■  &t,thw9-  »  Vf-A-  ■•    > 

Ä9°KrC  «  3  **M'-  i  Ah1ll.h-tt,h.C  i  fcft«»  •  U:  i  Ml»»  i  A°/A'/'  i  y°A^*  "• 
3SfliflA«  i   h£"W  •■  K1l!>   ■   hrilM  ■  fflhft+J'-flM  ■■  h'/'hAHfl  :  h</«»  :    j 

«7*?.  i  AArh  i  4M.fi  i  mh«»  i  Vr-^ijA  :  nAnA-J:h  ••••  "fifrtMSn  «  hliLMi 

A.C  •■  fc'/'Ah  i  htl/.h,A  ■■  h9°*P:o°  •  "/Ar  :  fliJiAh  i  A°/Ar  «  ro.e,nA  i  Vf-  io 

A-  :    AlMl   ■•   h"*?   !   ß>£A/fl  AP»   =    Ah-JH^lOrh-C:  «     '  (D-^l^ao.    i    (IUP  :    fl* 

30.  VM  :  9°jta  '  V'l'.e:«"'  i  1«-]  A  >,y"'l'.e.öD  s  7*.  :  i^  :  ire.c.  —  31.  **£•?*  ■■  (P  fr* 
<f„"/<Vi  1)  rt"7.e]  A  .c.irf„r'-'i  :  rt"V.efr.  —  32.  »fri-iimn]  A  mfrfrumn.  —  ib.  a»j6*«ho«p]  P  nj.e.fr 
,,„„,,.  _  33.  #e,^vl.i»'R]  A  ffru-ih-,  --  ib.  .(•.«»»>.]  P  jß«n>irt»  1  m.('.<n>}V)> :  A  o«.  w.  — 
ib.  ante  .eh»-/-?  A  add.  a>.  —  35.  milA-]  A  fli.e-nA-.  —  i'i.  VJll>]  A  MH.M1A.C.  —  &.  fl>t>«°  ! 
•«•«■•»«■h]  P  «nViö»  1  •*/>"7.*i/"li ;  A  om.  Xia».  —  36.  ffl.e-ilA]  A  m.c.nA.  —  ib.  >,"■*."/]  A  ftjeiKV.  — 
ib.  <D.p.rt.-fl<li^]  A  rnn-n,i,jp.  —  37.  nur]  A  ow.  n.  — >  ib.  nfr.r.«"]  A  om.  11. 


30  Que  toute  la  terre  tremble  devant  sa  face. 
Dites  aux  peuples  que  le  Seigneur  regne 
Et  qu'il  a  affermi  le  monde,  afin  qu'il  rie  soit  pas  ebraalö 
Et  afin  qu'il  le  juge  dans  la  justice. 

Que  le  ciel  se  rejouisse  et  que  la  terre  soit  dans  l'allegresse. 
12  Que  la  mer  s'agite  en  sa  plenitude 
Et  que  les  arbres  des  champs  et  tout  ce  qui  est  en  eux  se  rejouissent. 
33  Qu'en  ce  jour  tous  les  arbres  des  champs  se  rejouissent  devant  la  face 
du   Seigneur, 

Parce  qu'il  vient  juger  la  terre. 

31  Rendez  gräces  au  Seigneur,  parce  qu'il  est  bon, 
Parce  que  sa  niisericorde  est  a  janiais. 

Sä  Dites  :  Sauve-nous,  ö  Seigneur,  notre  Dieu, 
Et  rassemble-nous  (loin)  des  peuples, 
Afin  que  nous  rendions  gräces  ä  ton  nom  sainl 
Et  que  nous  nous  enorgueillissions  a  tc  louer. 
";  Que  le  Seigneur,  Dien  de  'EsraYl,  soit  b6ni 
Pour  les  siecles  des  siecles. 

Tout  le   peuple    dit   :    Amen,   et  glorilia    le   Seigneur.    "  On  hussa  la, 
devant   l'arche   de  l'alliance  du  Seigneur,  'Asaf  e1    ses    freies,  afin   qu'ils 


3 1 


[75]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  SEIZIEME.  595 

j>;ao    :    ;J-nl'    s    1?,HH    -■   hlltfk'flffl.C    :    AMT-    ■    (Dt\h:'"Pjh    i    tl»»    s    &I*W   : 
H<lf>.e.-r/D  :  :J-n-l-  ••  Htf-A-  ■■  «»«PdA.!»*«"»-  ■•  MAA  •■  flA'l"  ■   flA'/"  "    sfflU-n?„^-o»-rt  s 

■IW-  ■■  K^+Ä"  «  3!'tDAA^.«>  .-  Um  ■■  fl»A^:"»rßi#-  =  hiJV-1*  ■  aihw'i-U  ■  fr+Ohao-  : 

s  afM-  •  nai  •  «•ndl./.  i  in*7  ■•  *ä-«»  •■  im*  ■  K-nuMMr-c  *  ° h«»  ■  ^»ct-  ■ 
♦hmt*  i  A^ii.^'fifh.c  ■  niM"  ■  «»frftfr ■  mhiu  ■  f-cn»?+  ■•  f+cn-  •■  aa  ■■ 

MO  ■  fl'AA  ■■  ÄCh  •■  nhon  .-  vf-A-  i  HJC/M*  ••  iD-fl-1*  i  AI  ■  hlH.Ä-flA.C  «  fl'IH 

Uff"  i  m/h  i  ö»-rt.  ■  vn..e,  .•  '("-AtD-  i  Ah-?ii.vn,h.f:  ■  h«»  ■  jwich»- :  a& 

«fe+  i  t\l\6*h.i\  ■■  M<Dy°ftA.U-i  i  An*.*  i  tDtfö"Wh  ■  h,"tr,  i  mhJt&T  ■  r» 

io  JiaVjvl  i  ?»a  •■  -i-ntf-  ■  p-mcp  ■  m-tw^aa-  .■  h«n  :  £A>nAip :  Ah-w.VnA. 

C  ■■  hfth  ■  A°/A9°  «    - fl»jrftA.irm»-3r  ■  AllUrt-  ■  £äöK-  i  KfrCJ-F"  "  ©ÄVÄA 

h»»  ■■  .e.jvcrh.  i  ö»°/-s.  i  ymirai»- :  ^iu-  ■  tn»>$M  •  ftiii.vn  a.c  «  <dr«+ 

A.S;i">  ••  ,e,+fl>-<n>-  i  -«J.n  i  W-A-  i  hV+Ä"  ::  '"' <»*•*•/.  i  W-A-  i  AlW  i  (nhla) 
W-A*  i  hWv«;.  :  KA3-  i  fl>-A'l-  i  (t-f:  ••■•  flH««n»£m  •  W.'l-  •  h«»  •  .ftOCh  •  IM1 

/ö.    MiHH    :  V7ll.vn#h.c]  A  MiHlf  :  AV7ll.MI,h.C  —  j7>.  (l'1'.e.öo]  A  o/h.  n.  —   38.   atO-ttR.fi 
a»-n]  A   (»>.ll.P„/b/'.«,"rt.  —  ib.  fl!(in.e..ip.o"-]    A  fl>Vll.e„/i,<p.aD-.  —   ib.   mAS]  P  wrt^.;  A  mA.?. 

—  l'A.   Ah.S-.J->]  A  7vS.*'V.    —   Ä.    i»fl)iM]    A  mhlk*.  —    rö.   hTr"!»»]   A  «W*».   —  39.  ffl^oo-Tr 
-J:]  P  o»i.   m.  —  ib.    70h"/]   P  71YV.    —   ib.    4»j?:«n>]   A  n^Äö".  —  40.  o»*£ft-]  A  «•**».  — 

/7).  <F-c<i<rt  :  .e+cn-]  A  f+cn-  ■  t^ciTi".  —  '«■  mih  »  o»-a.]  A  hiin  s  rt«»-rt..  —  ib.  A7»"ni.vn/h. 

C]  A  om.  —  41.  >,,"7."/]  A  A/V*.  —  iä.  fflh.'J..-»-^  A  mKUVi.  —  Ä.  mHAh"/'/.]  A  rotiA*.*.«-. 
-    IÄ.    tdf    i    «>]    A   O/W.    —    ib.  >.flTI  :  A"/rty"]  P  m>.fin  :  fl'iftT;  A  >,Ao»  i  A°;Air  :  'rhtf-.-  — 

42.  mxv»A]   P  ajäVäa.   —  ib.  ö-vii>]  A  hn^vv.  —  ib.  h..s.-i-Tr]  P  h.*t."»;  A  WMS"».  — 
/i.  rf-A-]  A  o/«.  —  ä.  j,vl'»]  A  hTt-t-K. 


servent  tous  les  jours  devant  l'arche,  chacun  ä  son  jour.  :|S  'Abdcdomou 
et  ses  freres  (qui  etaient  au  nombre  de)  soixante-huit  ainsi  que  'Abde- 
domou,  fils  de  'Idoutan,  et  'Ase'e,  (Däwit)  les  etablit  *  gardes  des  portes.  3"(I1  '  P, 
chargea)  le  pretre  Sadoq  et  ses  freres  pretres  de  se  tenir  au  bämä  (lieu 
eleve)  du  pays  de  Gaba'on  devant  la  maison  du  Seigneur,  40  afin  d'offrir 
les  holocaustes  au  Seigneur  dans  la  maison  de  son  sanctuaire  et  d'apporter 
les  holocaustes  chaque  matin  et  chaque  soir,  selon  tout  ce  qui  est  ecrit 
dans  la  loi  du  Seigneur,  comme  Mouse  le  prophete,  serviteur  du  Seigneur, 
avait  ordonne  de  le  notifier  aux  enfants  de  'Esra'el.  ''  Avec  Sadoq  et  ses 
freres  etaient  'Emen,  'Idoutäm  et  les  autres  qui  furent  choisis  et  furent  etablis 
pour  louer  le  Seigneur  ä  jamais.  "Ainsi  que  les  pretres  ils  portaient  des 
trompettes  et  des  cymbales  pour  jouer;  (ils  portaient)  aussi  comme  eux  des 
liarpes  pour  les  chants  du  Seigneur.  Les  iils  de  'Idoutän  se  tenaient  ä 
toutes  les  portes.  "  Tout  le  peuple  s'en  alla  et  chacun  s'en  retourna  ä  sa 
maison.  Däwit  s'en  retourna  afin  de  benir  sa  maison. 


596  LES  PARALIPOMENES.  [76] 

j<p*i,  •■  M  ■  fc*h£-c  i  owi-i*  ••  n,+  s  mal-  =  m+Q  +  :  frhflii  ••  fc-iii.Ji'n'h.c  s 
ü-j-nc  :  OT>riw  •  ft-n-iv-  s  w*  ■ -fl).e,n,  ■  v^-j  ••  mn  ■■  Wi-  »  w-a»  ■■  h-iajs. 

h  •  (IVT-flh  :  "HlC  ••  /MV«»  i  h*7H.M*.C  i  i>"i*lA»h  ■  fl»-K'fi  «  3fl>m  i  fljMk-l:  » 
A.A/V  i  ,+A  ■■  h«7HA-flA.C  i  -in  i  T^'7  ■  >n..P.  ■  h?H  ■  £-flA  ■  '  rhC  i  h">h  « 
fl>JlA»  -•  AWh  ■■  +"-A*V.e  ■  Xiao-W  :  J?.fl,  ••  KliLh'ttih.C  ■  Yvfih  »  hTft  •  H*f* 
-VJJV  «  A.-f-  ■■  0,-f-  i  h«»  •■  M£C  »  ai'tlirl'  •  Ml*™  •  h9°hf">  •  ötör  :  ft"**f*  ! 
htMMlpao'  •■  AAlHlf  i  M/./i,A  i  W«  ■"  «7-rMV  i  Tifth  i  H-fc  i  dA^  ■ 
Vk&CYi-  i  eo'M-  ••  n,-l*  ■•  flWAflJ-h-  ••  ©-iVP  :  £«fl+<5-  ■■  (oa>'M-  ■  :\r&-6.  ■ 
WA-  i  Hflfcti-  •  flMiATtl-  i  '  flW-A-  ■  hii/.h,i\  ■•  07-  ■■  ti-WlCn-  ■•  IMfl  ■■ 
M  6  ■  hr"il?*  •■  h*lM*h.&  •■  tnhoo  :  M»  ■  -M  ■  ä  i  h»»Hr*r  :  M^fc.A  ■ 
?iA  i  himhJPfl»-  i  h»»  :  ?,COf.pa*  i  AAiH'flf  •■  h"IH  i  MlA  i  fcflo»  ■  fc,rM 
K"ln<n»-  .■  a.'/-  :  IL-I-  ■•  Hin-1*  •••  7a>hff»"H  .•  üa-  ••  AWI-  ••  «p'-A'V.P  i  h<wii  «  £11,  s 
hWiUdyC  ■•   K2H.  ■  WA-  :  -ttj&lhh  ■  fl>V"/Mn-h   i  M-!»*  ■  ?»«rÄ"'V.  i 

XVN,  1.  >tji.]  A  vu-fc.  —  j'i.  H"»n^-]  P  ninn>  «c.  —  /A.  m+ni-]  P  «n.-i-n*.  —  ä.  WM  •• 

>,'7ll.>i-(lrh.C]   A    -».IIH-  :   AV}H.MIrh.C.  ~    Ü>-   *>HC]  P  O/H.  —    lÄ.    U>+]  P    U-+.    —  3.    pOSt    A.rt.'|- 

P  add.  afp'/.  ib.  vvn  ■  ^.-iia]  A  mfittjr.  —  4.  A^«e*  ■•  •(•■-A"i.f]  A  A<j>-A«i.r  =  si.'V.  —  5.  öft-V] 
P,  A  ftAt.  —  ib.  ha>-9'hxi9'0»'']  A  ho«:"/}"«»»-.  —  ib.  M]  P  0.1-.  —  ib.  «uw-AI]  A  o»i.  «n-nt.  - 
ib.  tf-A-]  A  (Hf-A-.  —  ib.  \Wh\i-  ■■  a><hA«)K]  P  >>A  ••  Oh.  :  m|-:iA4-.  —  6.  H>]  A  «DP»-.  —  ib.  titU- 
h,A]  A  .ftft/.>,,A.  —  ib.  in]  A  A.  —  iä.  ^A^>hA]  A  .c.n/A.A.  —  ib.  post  A^ii-nr  A  arfrf.  >>A^h. 
a.  —  /6.  inn-l]  P  inn*  sk.  —  7.  am<n>ii]  A  «>.k>,ii.>.  :  na-ii.  —  ib.  M>£t  ■■  •i--A"/.f]  A  A'i-- 
A'tV  i  ve*.  —  li.  post   tf-A-A  add.  "ihr".  —  ib.  >,?"ll"/,l-]  P  W"-ttarl-  sie. 


XVII,  '  Lorsque  Däwit  fut  entre  dans  sa  maison,  il  s'adressa  ä  Nat;'inT 
le  prophete,  et  lui  dit  :  «  Voici  que  j'habite  daas  une  maison  de  cedre,  et 
l'arche  de  Falliaace  du  Seigneur  est  placee  sous  une  teilte  grossiere.  » 
2  Natän  dit  k  Däwit  :  «  Fais  tout  ce  que  tu  as  peuse  dans  ton  ame,  car 
le  Seigneur  est  avec  toi.  »  'La  nuit  suivante  la  parole  da  Seigneur  sc  lil 
(entendre)  a  Nätän,  le  prophete,  en  disant  :  '  «  Va  donc  et  dis  ä  Däwit, 
mon  serviteur  :  Ainsi  a  dit  le  Seigneur  :  Ce  n'est  pas  toi  qui  me  bätiras 
la  maison  oü  je  dois  demeurer,  'car  depuis  le  jour  oü  j'ai  tire  mon  peuple 
de  'Esra'i'l  de  la  terre  d'Egypte  jusqu'ä  ce  jour  je  n'ai  pas  liabite  dans  une 
maison,  mais  j'ai  demeure  sous  une  tonte,  allant  et  passant  en  tout 
P,  (Heu)  "avec  tout  'Ksrä'el.  Ai-je  parle  a  1'uue  des  tribus  de  "Esrä'ßl  ou 
ä  Fun  des  juges  de  'Esr&'öl,  a  qui  j'avais  commaude  de  paitre  mon  peuple, 
et  ai-je  dit  :  Vous  ne  m'avez  pas  bäti  une  maison  de  cedre?  7  Ainsi 
dis  ä  Däwit,  mon  serviteur  :  Ainsi  a  dit  le  Seigneur  tout-puissaut  :  Je 
t'ai  choisi  et  je  t'ai  pris  dans  la  cavcine  au  dernier  (rang)  des  pasteurs, 
atin    que    tu    deviennes  condueteur  et  prince  de  mon  peuple   de  'Esra'61. 


83  v°  b. 


[77]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  DIX-SEPTIEME.  597 

<TA"'l-    ■•    ll»»  :    ;l  -Tn-t   ■•    tn>/..,h,  :    <D0i>AMl    ,    .«J  (]  I    ,VH°M'    «  *ifl/.>i,A  "  *<D|/A 

öi-Vh   :  jrfiA.ll   "  Iltf-A«  «  HlflCh  ■■  aiftiTAfth-   :  r»MA*  •  WA-  •  RAM-il  ■• 

h'r$?:t™  ••    ?Kh  »    fD£Aptb    :    Ah   •    ft«»  :    tttiao  :    ft'P'ö»-  :    Aftt4?  "    hA  i    JE.» 

-n<-  •     vi.i\    :    '/"Äf."   ::  "atKwf.V  :    AJhlMl?    i    htl/<h,/\    ■    "»Jl>  :  ö»M'}FlA"fl»-  > 

S    '/.P    :    *Df'l£'<.  :    »MAß»'  ::  (DhJ.\^-\\   :    >5"/*7»    :    mh.?>?SI9°  ■    h'}l\  :    °l\  : 

dh.il  s  in^'A  :  h«»  •  (?'!/*■(?  s  nh«»  •  «»«paa  ■  'ih'i-  ■■  "0x111«»  .•  «"Päa  ■ 
»ju'/«.i>vi-  ■  «n^'j'M-  ■■  pi.n  -•  rMi-nr  .-  ?,a/..>„a  -  aiMvcfr  •■  w-a-  ■■  ka?»-Mi  « 
tf>AAiM!h  ■  wivi-  ■■  e^hJÄli  1  hin.Anrh.f: «  " mp.ba)-}  ■•  h«»  ••  imta.  •  «»<pa 
A.h  s  lvto-sr  .-  -iril  :  Ml'/Jh  »  aiM'at'9°  ■•  HCMi  •■  K'/'Ä "1a.l1  ••  iiat-hU  «  Kir,/,.* 
'o  h  *  athh't&.fr  •  ft° iir'-f-  •••■  [iawh-P  ■  PWi7K-  >  A.-J-  ■■  0,1'  -  athSAö  ■■  "»'Hl 
t"  ■  htih  ■  A'Hif  :■  "mMfc  •  hhfl>-<,°  ■■  Mu-  i  ö»ö»-?i'|i>.  i  f.hfD-ft  ■  fl>A£f  « 
w/ijava  ■  ä^cia*  ■■  Ajriii- :  nh«»  :  h^ycih*  -  *»?"?>  a  ■■  <TW7.li  -•  "<»»» 

«JP.'/'V  :  h&tlV*  ■■  AJ1,"1P  ■  <»od?«7/"-|:£  .-  hfth  •  A°/A'r  «  'Ah»»  ■■  W-A*  i  .*A 
-I-  :  fl»nll"»  ■  WA-  '  A-hP-  ■■  HChf  ■■  ö)H'H"  ■  f-Tld  «  1^  «  Vll.^  ■  'VJ!  '■  t\<gV  " 

ib.  fü\]  A  *\ÖA.  —  JA.  ^ill-OP]  A  01)1.  —  ib.  >,fl<!?i.A]  A  ,(>,fl/.?i,A.  —  8.  <BHAfl)-ll]  A  <D»n«rh. 

—  /A.    XA>»-|-Yl]  P   X^>>>n.    —  ib.   ftWV-**/"/]    A  AKVö*.    —  9.    m>,i».('.«/»]  P  tn^wfi'J".   —  ib.  •/.?] 

A  nur.  —  #.  <nv"J.e,<.]  A  <dp>.p.c.  —  ?6.  nA-t-F»»-]  A  nA-t*.  —  //'.  fl>^,,p..p.°/?"  :  Ti-vin] 
A  o/h.  —  ib.  üuii]  A  <:nn.  —  ib.  im«»»]  a  yio«  =  niio».  —  10.  ottöa]  P  »»'fön.  —  zft.  m 

>iAD+Yi]  A  «»hAtwni.  —  «Ä.  fl»n.+]  P  om.  Mr.  —  11.  dftr<h-]  A    n»Wi.  —  //'.  HChti]  P  IIOiYi. 

—  //>.  iDhn-IXA-]  A  «DÄfil-SA-  —  //'.   <n>->'7/,"F]  A  a»*   :  oo-yi/^t.  —  12.   «»>,<M-ö]  A  o/?z.  m. 

—  13.  mWiX\  A  >i>.  — /7).  hnih]  A  hü.  —  ib.  flXD-VI:"/.]  A  om.  >..  —  /7*.  h..PC/h<ft]  A  hf/VU.  — 
<Ä.  <>.e.-«T.h]  P  'l".?.9"b: —  14.  >Mfcflf  :  AfU-F]  P  >ia.fH'Yl  :  An,->f.  —  «6.  maa-i-i/v-pij  P  milö»'V7 
/"■».•'i.    —    15.  Yf-A-  :    .+*\>]    P  Vf-A-  :  .-MI-;    A  M  :  Yf-A'Tr  :  ,+A>.   —  /Zi.  fl>H-Vt  :  tfli]  P  (OHtTV^. 


''Taiete  avec  toi  en  tout  ce  que  tu  asfait;  j'ai  extermine  et  detruit  tous  tes 
«unemis  devant  ta  face;  je  t'ai  fait  une  renomraee  semblable  ä  la  renommee 
des  vaillants  qui  demeurent  sur  la  terre.  9J'ai  donne  im  territoire  ämon  peuple 
•de  'Esrä'el;  je  Tai  plante  ici  et  il  (y)  demeurera  seid.  11  ne  sera  pas  adlige 
de  nouveau  et  il  ne  trouvera  plus  desormais  la  derision  et  l'humiliation 
comme  aux  jours  d'autrefois  '"et  comme  aux  jours  oü  j'ai  etabli  des  juges 
sur  mon  peuple  de  'Esrä'el.  J'ai  abaisse  tous  tes  ennemis  et  je  t'ai  fait 
grandir.  Le  Seigneur  te  bätira  (ta)  maison.  "  Lorsque  tes  jours  atteindront 
leur  terme  et  que  tu  dormiras  aupres  de  tes  peres,  j'eleverai  apres  toi  ton  fds 
(texte:  ta  semence)  sorti  de  tes  reins  et  je  preparerai  son  regne.  ,2C'estlui 
qui  nie  bätira (ma)  maison  et  je  dresserai  son  tröne  ä  jamais.  ,3Je  serai  pour  lui 
son  pere  et  lui  aussi  sera  pour  moi  mon  fds.  Je  n'eloignerai  pas  ma  clemence 
de  lui,  de  meme  que  je  ne  Tai  pas  eloignee  de  ceux  qui  etaientavant  toi.  uJe 
le  rendrai  fidele  ä  ma  maison  et  son  regne  sera  ä  jamais.  »  ''Conformement  ä 
toutes  (ces)  paroles  et  conformement  ä  toute  la  vision  qu'il  avait  eiie,  ainsi  le 


84  i°  a. 


8'i   i 


598  LES  PARALIPOMENES."  [78] 

M  »  h">h  ■■  mh.*  :  hrtfas  ■•  to^Tfl"!'  ■  io-h-P  ■  n.-1-e  ••  m»» «  fc'P+chi  •• 

fcfth  ■  A°/A</"  ■  l7fl»MRCh  i  ir»+  ■  W-A»  i  n*Jt«*Xh  i  MH.*J*  i  hri\X\S  ■•  <p 

•l'VICh  i  AAA  '•  ll,'l-  i    +^A«V.h  i   hi^Ch*  i  (DfcChfc  :   flho"  i    fcCjtf  =  'tthfl.  ■ 

(DfcAdAhfc  ■■  athm^MX  i  Mll.*  i  h9°Ah.f  s  'VH*-  i  ?»'*h  i  £MT  i  8«E 
;l-  :  IHlUi  :  h/w>  :  .e.rtfl/hh  «  mh'i'l'i.  •■  h°?il>  «  "Mi<wV.  ■  fl>mf+  i  +-A°i.h  ■ 
r»nh<w.  ■  A-nh  i  /.rtjP4i  ■  ott.fi-  •  5>°fiA.e  «  "MH>  ■■  fcAn  i  H.e,m>ftAh  »  m* 
ah  •  nö.e.- .-  i/ä>iia.1i  i  hin>  i  (Vno°  ■  w-A-  ■  hA"7AV  i  (Dum  ■ äl  ö>J»Afl  ■  n 

\\<m  :  ATiflh  :  fcftl.fc,  A  ■  AilMl :  OdÄ"  ■  fl^O  i  9°frC  i  flho»  :  tf«Crh  » Mll.* 
•fkibC  i  «00+11  i  A-+  •■  A/hlM*  i  h»»  :  £»///'  :  (lAAA.il-  i  tia»  »  0JU  i  «D«7tf.fc  : 
(Dftim  -.  JP<PAA  i  h'rb&ao  i  1Ä  i  JhlMlh  s  HhfVfhtl  i  mOA/hll  i  h9°Ä"^  ■ 
«?flJV  •  JuliHfl  ••■  -iDh'iaCh  ■■  a>£A£h  ■•  ,Th1imi  •■  hft/..>i,A  •  Ah  •  Allflh  •■ 
hfttl  ■  A0/A9"  i  Oih'i'l'i.  ■  h?l\\.h  •  lfi1»«n»-  :  ÄJTAh  ■  "«JBAlLfc  :  VHlJt  i 
*Ah  ■'  HWMlh  •  AAA  i  4"-Al.il  '  «D3.fl  !  It*  ■  £«1-*J  ■  ho°-V  !  hflh  i  A°/AiT  i 

16.  mm]  A  n»Wl<C.  —   li.  Wto]  A  o/w.  —  //'.  my,,V>V]  P  to'r-'rVf.  —  17.  mvwct!]  P 

u».Ä->cri.  —  ?'*.  jr-ft-]  A  o/h.  —  18.  n-ifm]  A  7-ncn.  -  j'ä.  vjii>]  P  o/w.  -  19.  >,>,«>» 
<:]  P,  A  h>i<n>cvi.  —  ib.  mmv*']  I'  mmjB*.  —  20.  n*.er]  P  lö.e.  —  ib.  tr-A-]  P  W-fl».  —  21.  * 
n<!>i.A]  A  .en^>bA.  —  ib.  A-M-n  i  oöä]  P  Anin  ■  höä.  —  rö.  /lanin-]  P  aa-hh.  —  ii.  .«'."/.v] 
A  je-^i0.  —  i'i.  fMöA.u-]  A  om.  n.  —  ib.  .pvAfi]  A  ^9A(i.  —  ib.  lihtWMi  •■  mn^AYi  ■  V/** 
.ey.  :  *7-n»]  A  iro^/hti  ■  w>,ö^?  i  >i'r""/ii».  —  ib.  h/hmi]  A  o/«.  —  22.  Ati]  A  om.  — 
ib.  ,ViMYi]  A  o/w.  ti.  —  Ä.  hy\li]  A  hr"\Vo»-.  —  23.  ,*AH]  A  *AYi.  —  ib.  ms.ai]  A  w\öA. 


prophete  Nätän  park  ä  Däwit.  ,0Le  roi  Däwit  vint,  se  presenta,  park  devant 
le  Seigneur  et  dit  :  «  Qui  suis-je  donc,  ö  Seigaeur,  mon  Dieu,  et  quelle  est 
raa  maison,  pour  que  tu  m'aies  aime  ä  jamais  l7et  que  tu  aies  predcsiiiu'' 
P,  toutes  ces  choses  devant  toi,  * 6  Seigneur,  mon  Dieu?  Tu  as  parle  en  faveur  de 
k  maison  de  ton  serviteur  pour  (les  temps)  lointains;  tu  m'as  regarde  comme 
l'image  (meme)  de  l'homme;  tu  m'as  exalte  et  magnilie,  6  Seigneur,  niun 
Dieu.  "Que  fera  donc  encore  Däwit  envers  toi  pour  te  gloriner',  ö  Seigneur? 
"Ton  serviteur  le  sait  et  le  reconnalt  :  tu  as  fait  selon  ton  cceur  de  grandes 
choses  pour  moi.  ""()  Seigneur,  personne  n'est  semblable  a  toi  et  il  n'rst 
pas  d'autre  que  toi,  ö  Seigneur,  d'apres  tout  ce  que  nous  avons  entendu  de 
nos  oreilles.  -'  II  n'est  point  sur  la  terre  d'autre  penplc  semblable  ä  ton 
peuple  de  'Esrä'el,  car  le  Seigneur  a  conduit  et  gardö  son  peuple,  afin  de  lui 
donner  un  noni  grand  et  illustre  et  de  repousser  les  (autres)  nations  devant 
la  face  de  ton  peuple  que  tu  as  tire  et  delivre  de  la  terre  d'Egypte.  "Tu  as 
elabli  et  tu  as  fait  Ion  peuple  de  'Esrä'el  ton  peuple  ä  toi  pour  toujours;  tu  as 
rte  pour  lui,  ü  Seigneur,  (son)  Dieu.  -' Maintcnant  aussi,  ö  Seigneur,  la  parole 
que  tu  as  fait  entendre  ä  ton  serviteur  et  ä  sa  maison  qu'elle  soit  veritable  a 


10 


[79]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  DIX-HU1TIEME.  599 

fDilWl-flh  •••  uh1H.K  •■  h*M.h  i  h'Ml.  ■■  WA-  ■■  °iM°  ■■  h9°f\)\  ■■  hil/.h./\  •■  fl»n,|: 

X  ■  M'P.1'  •  +*a«Mi  ■•  .e.YK>  ■  i'A-0  •  n4«fr"7.h  = '-  ht\o«  -.  h'H'  !  VW.*  - 

<{.;J\7ih   =   Ml?  •   A+'-A'v.h  ■■    \\ff    '■    lvVJJV  ■   A-*   ■■   1kl'   -•   tOOM-t  :   TT**  i 

/.hll  ■•  ^A^h  •  TlA  ■•  h*m  ••  .CÄA.  s  'NUl  "  "  fl'.l'.hH,}-.  •■  fc-IH.*  •  h'ii'  ■■  «>->» 

5    •!••  s  fc9°Ah.f  i  04-CTCh  :  -S.n  i  <f»"-A*7.h  i  tf-A-  •  i*-V.e/:Ji  ■  "difohilli  •  £h\i. 

jr  :  h»n  .-  tnCh  ■  lk'/'  ■  t'-A'y.h  •  h«»  •  J&YKJ  ■  AtA9°  ■■  *K"7.h  ■■  htiao  : 

hii-  ■  hi\\.h  ■  nc:ri  ■  ->nc»i  •  a°/A'/"  •-- 

XVIII,    ©m  :  fcjr£"V.  •  m*  ■•  fihAl-  ■•  <h-a-ö»-  •  Wi-  •  aa^a-t- 

10    |föB-    :    AA.A<"l'-A.   •--  2  (D°r\    :    '!»-|"A    i    W'    I      ?°Ml  i  flUn^JP  i  AM  ■  T'Jffl  «        *  P> 

84  r°    d. 

hl'dC'l'  ■•  MV*  '•  Wl-n^  ■  fooKh-  ■  A-*  «    ffl'M'A»  i  /Mfr  :  Ah'*£Y.HC  •• 

'}?«'    ■    Alk    •■  '/.TV  ■    hin    i    Pr/iÖJ-C  :  h»"    :  jKft^.Jh    i  fcR.ll-    «  ID'fH*  i  "Hill  i 

M* t-m.il  ■•     fl»«7iv.h   i  Wl-  •■  m>/»'K  ■  Tg  :  «nfrtftAVV  ■  öJgff  ;  h^^  .• 

iä.  (Diiviinri]  A  o/re.  —  25.  i.ivliii]  P  (C^-At>.  —  #.  Mi"**]  P  .e,lrvjv;  A  jeATr».  — 
//>.  wnwi]  A  oi».  n.  —  i'ä.  d»n  :  «i'-A°i.ii  :  'nn]  A  <:nn  =  'C'vn  i  n«>Ä,ai)i  >  '/"-a"i.yi.  —  ja.  j&x 
ft.]  A  ,eÄ,ft..  —  26.  -in]  A  Aört.  —  ib.  iwT^-tri]  A  i»>s\ei-.  —  27.  wMiilli  ■  .eMti]  A  m,e>, 

H»i  :  h^nih.  —   ib.   Yl«n>]  A  O/«.  —  ib.  rt°/rt9"  :  +£"*Yl]  A  'l\e."%ll  s  A'VrtS'". 

XVIII,  1.  fi>iAV]  P  IMt:  A  fi>.rt1:.  —  ib.  ante  «M-ft»m>-  P  add.  m.  —  iä.  Ah.ft»'i:ft,]  A  rth, 

rt-«i:rt..  —  /6.  7.-1-]  P  ta-  sie.  —  ib.  hö«S.v]  A  >,U7^<?»  s/f.  —  ib.  ~h9"\e.'£iro'>-'}  A  >irR«,o»'. 

-  2.  ^«e^-]  P  ^«et  sie.  —  ib.  n-flh  :  '/»Ml  :  h-Z-flC-l-  :  A-S'Cl]  A  h-7-rir.-j-  :  d-üh  ■■  VM\  •■  A-S'C'i-. 

ib.    WJ-fli  :    faoftYf   •■    A°|:]    A    (DpTtth.   ■    A»+    :    "J-fli.    —    3.    Ah"/£<!->IC]    A    A>i"/£<{1IC.   — 

ib.    An,  >  ■/,T01]  A  00  s  V."?*.  —  ib.  ,en<{.<1i]  A  ^<l-ir.  —  ib.  m-n-l]  A  AöA.  —  ib.  Vi:<;m.n] 

A  KVITÜ.  —  4-5.  «>Vh  :  I?  —  fflnavh]  A  (D^r'h  •.  Jxr'iO-  :  öoni-»Ö'i'>  ■■  waai-  :  VM*  : 
n^70t  s  IDh'^d  :  (s/t)  e?  :  ID^^4  :  bt\i-  :  V  :•:  W/W  •■  •S'I.M-  i  tf"A°  :  A^7A  •■  ativ\-ld.  :  Jx9°lÜ-  : 
V    :     Cltfl    ■::    WIlÄVli. 

jamais,  et  (que  se  realise)  ce  que  tu  as  dit.  iA  O  Seigneur,  ö  Seigneur,  maitre 
de  l'univers,  Dieu  de  'Esrä'el,  que  la  maison  de  Däwit,  ton  serviteur,  soit  droite 
devant  toi,  25car  c'est  toi,  o  Seigneur,  qui  as  revele  (texte  ;  as  ouvert  les 
oreilles)  ä  ton  serviteur  que  tu  lui  edifierais  (sa)  maison.  C'est  pourquoi  ton 
serviteur  a  trouve  gräce,  pour  prier  devant  toi.  20  Maintenant,  ö  Seigneur,  tu 
es  mon  Dieu;  tu  as  promis  ä  ton  serviteur  tous  tes  bienfaits.  "7  Maintenant  que 
tu  as  commence  de  benir  la  maison  de  ton  serviteur,  pour  qu'elle  soit  ä 
jamais  devant  toi,  voiei  que  toi,  6  Seigneur,  tu  la  beniras  ä  jamais  de  (ta) 
benediction.  » 

XVIII,  'II  arriva,  apres  cette  priere,  que  Dävvit  battit  les  'Ilofeli, 
les  mit  en  deroute  et  prit  le  pays  de  Get  et  tous  ses  villages  de  leurs  mains. 
2  Däwit  battit  aussi  (les  gens  de)  *Mo'ab.  Les  gens  de  Mo'ab  devinrent  les  *  P, 
serviteurs  de  Däwit  et  lui  apporterent  le  tribut.  :l  Däwit  battit 'Andräzär,  roi 
de  Sobr  (en)  Hemot,  qui  allait  etendre  sa  domination  vers  le  fleuve  'Efrätßs. 
''Däwit  captura    et    prit  mille  cavaliers  et  deux  mille  (texte   :  vingt  mille) 


580  LES  PARALIPOMENES.  [80] 

flJ'lCf  •  A-|:  •■  Wr  :  h9nUPo^'  ■■  6V  ■■  0i>M-R6',"i  ••  mdRth  "  Ä  :  flCS  ■■  h 
Vf^M   ■   i\tm   ■■   ?.C.R'h    •  AMÄ-^HC   -■   'J-»"!*"    s   flfl    •   (O^'lem   :  JJ«^-  :  4-fcft- 

-f-   ••  <o<MA  ■  ITAA.«»-  :  Afl>-hl-  •  fl/.'P.'l'  ■•  <s(v  •■  ffl'Ä'V  "  6mMflC  •■  ffl/.rtP-  ■■ 

Äöiy  :  w7-jA  s  flc.e  s  h£"7A*  ■■  wohin.  :  uf  s  hiac-iiih  ■  AWh  ■•  m.ein 

h.  s  A-J:  i-Wl«;  -  tBh"HLh-nth.Cl  i  JPÄ-'K  s  A^'ß-'l'  i  flH-A-  i  Hl-fl/.  s    r»>/»'fc  i   5 

^«e-l-  :  tf-n»  ■•  -niHV'J*  •■  WC*  ■  ihm-  ■•  mau'«"»-  ■•  Afci-niw-  •■  MK/n-nc  •■ 
«D^-nX'fhm»-  :  A.f4.AA9°  «  "oij.^-nr!»./.  ••  "7rn,n.;l-  ••  a>h'W.-?'l-  ••  hvito-  ■ 

Ah'J£Y..HC  :  >/*'^  ■  Wl-  •■  -fltt"*  :  '»"Pf  ■   ttCA'  '■  HfcA0  '•    V-At.  ••■•  mhlFUh  ■ 

Aö»-hi:  .■  nc-'i-  ■■  hiiu  i  rtA-r?  i  n/h/.  ■•  ?»?+  :  -ncr  =  a>höati^y  •■  «j'J'P 

?  ■  'nC'l-  «     tOft<»lS  :  -f-O'  i   >?l*»  '  h,°l:l'  •  htm  :  «MA»  '•  tföt  •'  AMÄY-HC  •'     10 
TfttP  :  40  •  Ö>AW"fr    »  (l/.'P.'U  '  W(DM(D  :  A^«e>  «  ^./-l»"  ■■  fBA1}.  ■  Ö»MA»  :  h 

«»  ••  .('.rtvfcfl>*  •■  flJJ'.tv'J  ■■  rtA<w  •■  "V^hA"«»"  ■■  ai\\tm  •■  JiflCti  s  ht\o°  •  'M"A°  s 
Afcf.P.Y-HC  ■•  rDArt/-'/H--  •■  ?ift<7D  •'  TT**  ••  -f-0-  ■■  M  ■■  «m^^A*  •'  AJVJÄY-HC  "• 

5.  Av»£/.>ir.]    A    A>.-/.?-^iir..         //'.    post  *<&  A   «^rf.    a»/:'a.  —  ib.  n<5'i:>]  A  nc 

V,.    —   6.    WK'taC    ■■    (D£<\Y-     —    fflllAin.   :     Uf]   A   OlWfU    ■"   •S'i:-1-    -•    fl»"l<n>   :   n(»f..f  :  HjCVfl*    '    a>l> 

"/jp.  —  ?6..  m>i*7H.vfl-l..O.]  A  o/re.  V..  —  7.  <»>/*•>,]  A  on?.  <n.  —  ib.  Vf-rt»]  A  o/«.  — 
ib.  ■miiT-i-]  A  miivt.  —  ib.  <nr:*]  P  idc*;  A  ii<dc>.  —  ib.  Ah-vnct :  "hVRi-nc]  A  a>."/ 
■nctO-    ••    AV/.e.v.llC    —   8.    "Vd».n,^]  P  "Vm.n.t   v/c.  —  //;.  a>V/"-}<..r-'Kl   P  inT,?"^^!-  sie. 

—  ib.  Ah"/.e.v-iK:]  A  A>,"/.e<iiif:  =  "W-w  '  ^n.  -  -  /6.  v-A-fe]  P  '"A*  *•« •;  A  v--A'fe.  — 
;'ö.  Afl>->,-i:  :  HC¥}  A  o/w.  —  ib.  ante  AA»f"V  A  arfrf.  A.  —  //'.  iDhö"VS.v]  A  mhh'"l.e..  — 
z'Ä.  WVPF]  A  <ntf-A»  :  VPf.  —  /i.  HC*]  A  ö>C$.  —  ''■  <MA»]  A  +1"A»m»-.  —  /6.  AVi^-Hr.] 
A  AVV.Cvi.nir..  --  j'ä.  00]  A  An.  —  i'J.  Hitt]  A  i»><{'/.'>.  -  10.  fl><Om]  A  o/«.  n».  - 
ib.  A^'C-V]  A  >||  :  JS'L'ir-.  —  rt.  Ji.i-r'l  A  H./.f"t.  —  i'Ä.  »AI]  A  <i»A£.  —  l'6.  jßft 
V>iö»-]   A   .eAVW.      -    ?'*.   A*\«ß]   A  M-T.    —    /i.    "7MlA»oi>-]    A    O/W.    —   IÄ.  .R0f.>>]   P  fibCÜ. 

—  ib.  A>,-V£v!.iir.]  A  AWÄ-J-nir..  —  i"4.  on.-)->Ai.]  A  «n».**A#.  —  ifi.  a^ä^mc:]  A  AWÄ-^nic 


fantassins.  Üäwit  choisit  pour  lui  ceut  cavaliers  parmi  eux.  '  Unc  armee 
arriva  de  Damäsqo,  afin  de  secourir  'Andräzftr,  roi  de  Säbä.  Däwit  le  battit 
de  uouveau  et  baltit  avec  lui  cette  armöe  de  vingt-deux  mille  (hommes). 
,;I1  eonstitua  (une  troupe)  et  la  pla^a  comme  garnison  dans  la  Soryä  de 
Damäsqo.  ( Les  Syriens)  devinrent  ainsi  les  sujets  de  Däwit  et  ils  lui 
apporterent  le  tiibut.  Le  Seigneur  assista  Däwit  dans  tont  ce  qu'il  fit. 
7  Däwit  prit  tous  les  Colliers  d'or  qui  etaient  sur  les  serviteurs  de  'Endrazftr 
ei  les  apporta  ä  'lyarousälem.  8  Du  pays  de  Mätebet  et  des  principales  villes 
de  'Andräzär  Däwit  prit  une  grande  partie  des  vases  d'airain  qui  etaient 
iiuiombrables.  De  cet  airain  Salomon  lit  faire  la  mer  d'airain,  les  colonnes 
el  les  vases  d'airain.  "To'ou,  roi  de  'Kmät,  ayant  appris  que  Däwit  avait  battu 
'Andräzär,  roi  de  Säbä,  et  toute  son  armde,  "'envoya  a  Däwit  Diram,  son 
fds,  pour  le  prier  de  faire  concorde  et  paix  entre  eux  et  pour  le  felieiter 
d'avoir  battu    'Andräzär  et    son   armee.    En   elfet,   ce  To'ou  etait  l'ennenii 


|81]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  DIX-NEUVIEME.  001 

"«Dtf-A»  «  "m  ••  ö>n*  «  at'ttu:  i  Jvnh  ••  Wl-  ■  aH'Art  •■  AVJii.vn,ii. 

<:   »    h,F'inlJtl  ■  mh90-ttih,/.   ■■  l°Ml    '   fDYi9°?.4i+    ■■  OTi  i   «nfc^A-ffA.  ! 

aiK^-flrh.^  i  0"7A,*  a  '-fl'hn.flÄ.  :  fl»A£  i  M-Ä.IA  ■  ++A  ■  M'WlA.l  »  >», 

&   ^"IJPA   :   fl£A7  :  hti-'i  ■   et?  !  «>'£"£   »  ,3  (»h'itt/.  ■■  <Dt.fl?  '  (O-M'  •  ahh'U  • 

&a°i  •■  hx<n  ■■  am-  ■■  vf-A-  •  tinh  i  wi?h  ■  hi-nc-t-  ■■  nw*  ■  ©>»**? 
n.vn,h,c  i  hß-rc  i  AWi-  ••  nw-A-  ■  Hi-n<: «  "awstf^  «  77V  •  w»» «  ^.n  ■• 

tf-A-  »'häl-feÄ  ■  «VA/,  i  »H  •■  ßTflC  i  T-Thrh  ■■  <dä"£-+  ■  n**;«*»  »  tf-A-  ■ 

A*1H1  «  l5fl>Ä.f-2i-fl  ■■  o>A£  :  fl{.^ft  i  /*,f-0°  !  "»AMi  ■  rt^ltf*  ••  ö»Ä.P-A 

10  «pt  .-  <da£  •  Mum'fl  :  o.*n.  ■•  reo*  ■■•  "mW-*  i  <da£  i  ?»h.rn-n  ■  idMu«*» 

Mi  '■  fl)A&  :  h-n?-J'C  i  hlW-1*  ■  (DfrAd  !  R*h<fc  «  na>n>.eA  ■  «Aft  i  Ä.f-*A.  i 

/"W*  ■  A-nA»/.  »  h,C-t  i  fl>A-nrh,<i  i  ta-j:  «  «oft**  »  Wh  ■  h-nwc  ■■  o.* 
xix,  'flitii .-  m-jci*:  i  in*  i  tw-  i  ?w»  i  ??-«*»  ■  £*+  :  öl0'*  •  <° 

11.  a>c*  s  OKK.C]  Pmc+  ■•  Hfl«.  —  i*.  Wf-]  P  SL't  «c.  —  ib.  m+£A]  P  fl»*«.n.  —  ib.  •/" 
AA  soic*  '  fflU^C]  A  mc+:  aftt<.£.  —  ib.  a»,yh.A«"i:A.]  A  fl>?„A»<i:A,.  —  12.  mMU*».]  A  <nhn.4fc.. 

—  i*.  o<-h.yn]  A  A^vnn.  —  ib.  ■h9n-a,h,£l  A  o/».  >,?**.  —  ii.  h.^"i^n]  P  h,?.-if,  A  ^.'^".pa. 

—  /6.    h-U-^~\   A  >,"//!.•>.  —   JA.    Rw]   A   >,A<i:.  —    13.    h>VP>]   A    AR"7>    i    Oö"P>.    —  *'*.    tf"A>] 

A  w^a-ö»-.  —  ib.  h.^"I^n]  A  >b^ir^.  —  ib.  hj?«c*]  A  a^'C^.  —  ?'*■  JuC-iV]  A  ^.^v.  - 
14.  "VT-r"]  A  H">.  —  ib.  tf-A-]  A  om.  —  ib.  7.A<5.h,A]  A  ^fi^h-A.  —  ib.   fl>>IU]  A  a»T(li. 

—  15.  A^«e>]  P  A^«et.  —  ib.  opa,  •■  reo*]  A  m>imc.  —  16.  mMi.aiA.Y)]  A  Mn^A,m.  — 

17.  wn'V^n]  A  m-fivyn.  —  i'6.   mA-ll<h.^]  A  om.  —  ib.  "EA-ft]  A  arttf:.  —  i*.  h-dVf-c]  A  Mlli 

c.  —  iä.  o.+n.^>]  A  °/.<>n^>. 

XIX,  1.  Tr>iATr]  A  Trh,A-V. 


de  'Andrüzür.  "  Tous  les  vases  d'or  et  d'argent,  Däwit  les  offrit  et  les 
consacra  au  Seigneur  avec  Tor  et  l'argent  qu'il  avait  ramasses  sur  tous  les 
peuples,  sur  le  pays  de  'Edomiyäs,  sur  le  pays  de  Mo' ab,  sur  les  fds  de  'Amon, 
sur  les  'Ilofeli  et  sur  le  pays  de  'Amäleq.  ,a'Abis'i,  fds  de  Särou'iyäs,  battit 
vingt-huit  mille  (hommes)  du  pays  de  'Edomiyäs  dans  la  vallee  de  'Agourän. 
43 II  constitua  et  il  plaga  des  garnisons  dans  cette  vallee.  Tous  les  gens 
de  'Idomiyäs  devinrent  les  sujets  de  Däwit.  *  Le  Seigneur  sauva  Däwit 
dans  tout  ce  qu'il  fit.  "  Le  roi  Däwit  regna  sur  tout  'Esrä'el.  II  continua 
ä  faire  droit  et  justice  ä  tout  (son)  peuple.  l5'Iyo'ab,  fils  de  Särou'iyäs,  fut 
etabli  chef  de  l'armee.  'Iyosäfet,  fils  de  'Akitob,  fut  archiviste.  '"Sädoq, 
fils  de  'Akitob,  et  'Akimelek,  fils  de  Abyätär,  furent  pretres.  Sousä'e  fut 
secretaire.  "  Bänyäs,  fils  de  'Iyodä'e,  fut  gouverneur  du  pays  de  Keroti  et  du 
pays  de  Pelati.  Les  fils  de  Däwit  furent  les  preraiers  fonetionnaires  royaux. 
XIX,    '  Ensuite   il   arriva   que    Ne'äson,  roi  des  fils  de  Amon,    mourut 

PATR.   OR.    —    T.   XXIII.   —  FASC.   4.  39 


*    P, 

84  v"  a. 


*  P 

84  V  a. 


G02  LES  PARALIPOMENES.  [82] 

Hi»'  ■■  UfH-U-  ■  WAS.  ■  2ro.e.ll,  i  PiVjV  •■  hl  Ml  '■  'WA  •  (D'räW.V  •  9°M  : 
M">  ■  wAft  :  thfll  ■■  tthao  :  7-n<:  »  hOrü-  -•  9°tlM  •  •WA  "  m^m  -.  Jjq»->  : 
■f-SWlA-l*  ••  -\foO-  '■  htm  :  .ftVini?»  ■  tthlV  ■  Kfl«l>  '  fflnÄVh.  •  hlttCI'  -.  w. 
"I-  :  -Ml  •■  "itw  •  ft«fe+  s  0T">  s  h»»  ••  'fi/HTttP  "  3ö>,Rn,A-  s  w><\hlnl'  ••  UT"J  -• 

•in  ■■  h<n  ■■  ii-ra»-  :  Mi  ■  nhihP-  ■■  fcn-h  •  \u^&  ■  j^rI- :  -hui  >  h<*>  ■■ 
£«?tjiHi  ■  Miv-  s  h"»  s  .p.'kH  »  um  s  «oh»»  ■  ,e.ch£  ■■  9°äy.  ••  navi». :  hi 

•nC'fcu-  «  '"HUi  «  'm^-Wo"»-  :  M">  ■  Ahl-ttCl-  •■  H'ß't  ■•  mwa-  •  wid.*  s 

ÄVh^O»'    i  Ö»<{.V?'««'-  :=   SfflflÄ"A.   J  fl>H.WD-jP  i  Aflfltf-  '   HI-fK-   :  ArtA-UV-  :  ?»A 
h'f:   :    Ö&ai'  :•■    IDtäm   :    W/V    :  flW'+nA?'«"»-   :   ?»ft<7D    :    MiA'CJPtfD.    •    V-00^ 
«Dftfl»  ■  VP.-1'  ■■  IT-/»*  i    NK-   i  ?»'}h   :  fl»-rt-|-  ■  >i..e<!,h  :  UlC  •■  ?»fth  ■•  f.Alri* 

ö»£°#,<j  •  R"i90Tntir>-  ..  ö)?,';»'h  .■  nÄMi-  ••• ,; <Df:Ä.pöo-  ■  ft<fc+  •  oft  ■  h«» 
•!-£££  •  AiHl  •  *W  «  <Ofl>  i  M"»  i  n-'/'ö»-  i  A.P.'ft'J'  ■•  0'/B'J  i  Tg  ■•  »"3riA. 
•I-  i  -fK-C  ■■  ho»  :  JRdft-n  i  A-l-  ■■  h9°-ath.d  ■  ACtf  i  h'W'  ■  "7,ft^/""7„e  :  fli 
ft9°'flrh.l  i  ^CJP  :  «°hh  ■■  mh'rn(h.£  ••  A-Oh  ••  ftdlAi-  •  a»floft.|-x-i«  s 
*  p ,     7  öiortn-  :  A-öo-  s     rff  •■  fliÄV  •■  /mh-l-RöW  ■  «»A/.lA'J-  •■  *oA'J?"i*'  ••  T*hh  •• 

84  v°  b.  '"" 

2.  "/Vi^v]  A  »•<»">.  —  ib.  fl»A.e.]  A  «xhas..  —  ib.  .S'i:>]  P  ^$+  s/c  —  ib.  i-t-iiai-]  A  o/w. 

—  ib.  flWt  >  hlhO-]  A  IHk'VthO'.  —  JÖ.  '>?H  P,  A  "il-r\  —  k.  pOSt  K.lt'Too-  A  arfrf.  0 
«»■(•<:   :    >iA<lft    :    ÄChao-   :    >,fm    :    A>kir<nf.    —    5.    Wh]    A    >,Vnn.   —    ib.    -(lÄvh-]    P,    A    (l»/h-. 

—  6.  iDi;h,ron-2  A  mc>,,p,}Pai»..  —  /Z>.  |;i<f.i]  A  •/■^'i:<:  —  ib.  (K-C]  P  -IK-^.  --  ib.  "IfiAm 
D?.^]  A  öDfiÄ.«"»^'^.  —  //'•  «•»!>.]  A  «i»'/umi>..  —  /6.  ft-n>>]  A  ft-n.  —  7.  inftv?-!"]  A  om.  n. 


et  que  sou  iils  regoa  ä  sa  place.  2  Däwit  dit  :  «  J'userai  de  bieoveillance  et  de 
misericorde  envers  'Anän,  fds  de  Ne'äson,  corame  soa  pere  a  use  de  bien- 
veillance  envers  moi.  »  Däwit  lui  envoya  des  messagers,  afin  qu'ils  le  consolent 
au  sujet  de  son  pere.  Les  serviteurs  de  Däwit  arriverent  aupres  du  roi 
des  Iils  de  'Amon  pour  le  consoler.  3Les  prinoes  de  Amon  dirent  ä  'Anän, 
leur  roi  :  «  Ce  n'est  pas  en  honneur  de  ton  pere  que  Däwit  a  envoye  (des 
messagers)  vers  toi,  pour  te  consoler.  N'est-ce  pas  pour  explorer  Iaville  et 
pour  reconnaitre  le  pays  que  ses  serviteurs  sont  venus  vers  toi?  »  '  'Anän  (fit) 
arrtHer  les  serviteurs  de  Däwit,  leur  (fit)  raser  la  moitie  de  la  barbe  et  les 
renvoya. 5  (Les  messagers)  s'en  retournerent  et  firent  savoir  ä  Däwit  ce  que  ces 
hommes  leur  avaient  fait.  Däwit  envoya  (des  gens)  ä  leur  rencontre,  car  on 
leur  avail  fait  un  grand  outrage.  Le  roi  Däwit  (leur  fit)  dire  :  «  Demeurez 
donc  dans  la  ville  de  'lyäriho,  jusqu'ä  ce  que  votre  barbe  ait  rcpousse 
et  soit  egale.  Lusuite  venez.  »  "Les  fds  de  'Amon  voyant  <pie  le  peuple 
de  Däwit  etait  offense,  'Anän,  roi  des  fds  de  'Amon,  envoya  mille  talents 
d'argent  pour  recruter  pour  lui  des  cliars  et  des  cavaliers  au  pays  de  la 
Sorvä  de  Mespotomiyä,  au  pays  de  la  Sorvä  de  Makä'e  et  au  pays  de 
84  vii.    Soubä'e.  7  Ils  recruterent  pour  eux  '  trente-deux  mille  cavaliers  et  des  cliars 


10 


183]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  D1X-NEUV1EME.  603 

öJArt/.'/.'»-" •••  «xiävii.  •  (D+oev-  >  »»'JiA  :  nrh.f:  ■•  ntia*  •■  "fcÄ-flh  ■••  <n&«fe+  •■  0 
'/•"JV.  •■  -frpüh-  ■•  ?l9or^hfl^•(^J:l/'ff,,•  ••  m<wj\"h.  :  hao  •■  .ft-P/H-A-  •■  Hm{\a%l.P  • 
JJ^-T-  •  <Ofl»  ■■  KVh-tt'/  ■■  fl)Vf-A»  ■  MVA*  ■•  ÄTöf-  «  ©Ah.  •■  £*+  •  P1° 
7  •  fl)|V.hn-  :  A«Ha  ■  tmym  :  hl*%  ■  MC  ■•  mVl/*"'».  "  >»A  »  0»ffh>  i 
5  -jofv-  ■■  aa  •  mikiroo.  ■.  ahti-l-  •■  wr  ■■•  'm:h.V'  ■•  W-^-n  ■  h»»  ■■  oi'-vp  ■ 
A«I-/:A  ■■  h'rty?:'"}.!'-  •  aih9ny:"id,0'  •■  fl'-VCP  ■  h'/°tfA-  ■  aHAVV  ■  KA/./S. 
a  »  wi+fA  ■  sp°aa  •  (Vnh  =  Ac.e  s "  am-tCd.  •  h'/°ti\H<a  -.  »»m?'  •■  akma.  ! 
hin-  ■  ffli^iA?'^-  ?  A&«ft4*  s  of"*  -•  12fli.e.n.  s  A.f"Ä-n  ■  h"°fi  •■  mihi  •■ 
■tl/^t-  •■  flC?  ■■  -Thilos».  ■  imfr-iW*  ■■  afht»>(\  ■■  ä'JO-Ii  ■  fc«fe+  ■  01°^  :  h 

•n,h,c  i  Krrtni  •  a-hin.h'ttih.c.  ■■  a-h-u  •  ?i(\c  ••  H.e.&A-  i  amfrlA-b  ■  *£• 
««»  •  hö?'il:ih  ■•  "oi-i-.+'hA  ■  Ji.P-Vn  ■  (ort/.- 'CT*  ■'  HJT'ftA.ü-  ■  5>°AA  i  rt«s-H 
+  •  ACJP  «  flJhAflC?'ö«»-  «  ö»7-P-  !  h^Ä'«»  •■  1^ÖI>-  ::  v  foChS'00'  '•  Z-t*  '• 
OT>-}  :  \\ai>  .-  -J-A-n^.  ••  ÖJ7-P-  s  A-nh  ••  ACJP  ••  aiai'h-f'OV'V.  •■  '?"P  •■  K9°1R-  '  AÄ. 

i>  p-vn  ■■  'DM'"!»  s  ?«n,Ah  ••  h'Ut-  •  »oh.  ••  ffl'i-ÄfflV-  •■  in/,  i  öinÄ'rh  •  h.v* 

ib.  fflArt^'E*]  A  o;«.  fl.  —  iä.  milX-.lf]  A  o/«.  fl>.  —  9.  post  wöh.  P,  A  a«?rf.   ->(1.  - 
10.  mcKf'l  A  mchf.  —  ib.  m-vcf]  A   wv^f.     -  i'i.  ffl/S-H-t]  P   <d4.ii->.  —    12.    ->Yi<d-v'/.] 
P  jßYio>V-fc;  A  >n<D-V^.  —   i'Ä.   ä-VO-Ti]  P  XT-O-i-    —  J*.  W.erMi]  P  ti-RM.;   A  ^ä^ii.   — 
13.  <d<doh-]  A  <d«dcii<b-.  —  14.  mfi^.'O]  P  <Drt4.«et.   —  15.  <or.h.f»»-]  A  <Dj;>if<n»-.  —  ib.  <d<d- 
7>*ö^V.]  A  om.  X. 


(et  ils  engagerent)  le  roi  de  Mokä'e  et  son  armee.  Ils  arriverent  et  camperent 
devant  la  ville  appelee  Medbo'e.  Les  fds  de  'Amon  se  rassemblerent  aussi  de 
leur  pays  et  vinrent  combattre.  8  Däwit,  ayant  appris  (cela),  envoya  'Iyo'äb 
et  toute  (sa)  vaillante  armee.  "Les  fds  de  'Amon  s'avancerent  et  se  rangerent 
en  bataille  pres  de  la  porte  de  la  ville.  Les  rois  qui  etaient  venus  camperent 
separement  dans  la  plaine.  '"'Iyo'äb,  voyant  qu'on  l'entourait  pour  (le)  com- 
battre par  devant  et  par  derriere,  prit  l'elite  de  tous  les  jeunes  hommes  de 
'Esrä'el  et  combattit  contre  les  gens  de  Soryä.  "  II  donna  le  reste  de  l'armee  ä 
'Abisä'i,  son  frere,  (pour)  combattre  contre  les  fds  de  'Amon.  ,2 'Iyo'äb  dit  : 
«  Si  les  rois  de  Soryä  l'emportent  sur  moi,  tu  deviendras  mon  aide;  si  les 
fds  de  'Amon  l'emportent  sur  toi,  je  te  secourrai.  ''Sois  fort  et  agis 
-courageusement  pour  notre  peuple  et  pour  les  villes  du  Seigneur,  notre 
Dieu.  Que  le  Seigneur  fasse  ce  qui  convient  et  ce  qui  est  droit  devant  ses 
ycux.  »  "'Iyo'äb  et  l'armee  qui  etait  avec  lui  combattirent  contre  l'armee 
de  Soryä;  ils  la  mirent  en  deroute  et  eile  s'enfuit  devant  leur  face.  l5Les 
fds  de  Amon,  voyant  que  les  gens  de  Soryä  etaient  en  deroute  et  s'en- 
fuyaient,  s'enfuirent  eux  aussi  devant  la  face  de  'Iyo'äb  et  devant  la  face  de 
"Abes'e,   son   frere,   entrerent  dans  la  ville    et  s'(y)   retrancherent.  'Iyo'äb 


604  LES  PAP  ALIPOMEN  ES.  [84] 

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mra»-  •  ^ffl.  :  ^«."flAJ'  :  (DhfD-bltxFa»'  :  h(l/.*£-\'  -.  fiC?  •  h^ÖP-'t  ■  +1111.  ■■ 
fli^Vli  :  "<>AMl  ■  rtCBlffl»"  ■  AÄ«Td-f"  •■  ?»'}£^HC  :  VXf°a»-  s  17ö)H,Vfl>-$»  :  A3 

'PA'    •    CD/VJ^lh.    :    WA-    :    l\tUh,&    :    fflO&Öl.  s    £.M  -    KWft  :  0»nÄ\Tl.?,öD-  - 

flH\++A?,ö"»-    ■   Art-flÄ   :    0*P"}    ■    <»Wlhfc    :  -h*-|A    :  JP'ftA  :  fl^l"  :    fl&.*P.? 

85*  ra.     **    !    *fl»+.*+A-0«»-  ::  ls  IDT-f.    :  A^^l    t    'h9°^^ao    :  ?ft.  :    AWT   I    <D<M'A  : 

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XX,    'fllJlV    :    ItflAh    :   °/OT-|-   :    nO"/'!'    ■'   >"?/**+  •  h9°Xh  '•  K^^^  •  W"A"  : 
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ib.   ante  h.f<.0A.iT  A  «rfrf.  am..  —   16.  fl>ch.fö°-]  A  mChfav.  —  ib.  g.'no.']  A  a><c.>fl»- 

ÄÜ-.    —   /p.    <D>,rD-fl>,JP<n>-    >    ArfU-IM"    :    AC.P]    P   <DKOhö7x1P    •.    tihi-W :    A    flDiWS^o»-    ••   A^CC-    — 

/i.  1-Kill]  A  llnH..  —  ib.  m/iv\>'\  A  amvn.  —  ib.  hceirao-'}  A  /M«s«ewm»-.  —  iä.  hTrjtAHC] 
A  h"/Ä<ä-llC  -r  '6.  VX"?"«»-]  P  Vi:»*!"«"»"  «Je.  —  17.  >.ii//>.a]  A  ,c,fi,'./,.A.  —  /6.  <D0.e<n.] 
A  ffl^Ä«»-  sj'c.  —  ib.  fl<J.«i:.e-v]  A  (*c^fl>-^v.  —  18.  fl^q.\rv]  P  <*^«e^>;  A  (>G?afp7r.  —  ib.  fii-v. 
y"T\  A  PGFZfn.  —  ib.  eV]  A  ey">it.  —  «i.  ö£«d]  P  öRw.  —  ib.  A/»flVi]  A  AOMi-.  —  i'i.  AC 
iura»-']  A  riXIfav.  —  19.  fl»CK.V*-o"-]  A  r0C>>f<n»-.  —  IÄ.  >ifl<i>i.A]  A  .efl<!->i.A.  —  /i.  mt»»ffl.] 
P   «Bl-nfÄ  S'c-  —  '^    O'i-II.F'V]  A  (»C^'C^'V.  —  ib.  Kffri'R'hPa0']  P  h.^A'Ah««^. 

XX,  1.  °i<n>>]  P  <v«d-|-.  —  ib.  na^t]  P  •nd'^1-  s;c;  A  h«n>  :  ,en>ö>i..  —  ib.  Y1f»¥}  P  o/h.  - 


retourna  ä  'Iyarousälem.  '"Les  gens  de  Soryä,  voyant  que  beaucoup  d'entre 
eux  etaient  tornbes  et  avaient  ete  blesses,  envoyerent  des  messagers  et  firent 
venir  une  armee  de  la  Soryä  (qui  etait)  de  l'autre  cöte  du  fleuve.  S;\fko,  chef 
de  l'armee  des  vaillants  de  'AndrazAr,  etait  ä  leur  tete.  ,7On  annonga  cela  ä 
Dawit.  Tous  les  Israelites  sc  rassemblerent,  passerent  le  fleuve  Yordänos, 
rejoignirent  et  combattirent  les  gens  de  'Anion.  Däwit  de  son  cöte  combattit 
*  Pi  contre  Tarmee  des  Soräwiyän*  et  les  dclit.  ,sLes  Sorawiyan  s'cnfuirent 
devant  la  face  de  Dawit.  Däwit  battit  et  tailla  en  picces  dans  1  armec  des 
Soräwiyän  (les  hommes  montes  sur)  deux  cents  cliars  et  quarante  mille 
hommes  (de  pied)  armös;  il  tua  Sobak,  cbef  de  leur  armee,  homme  vaillant. 
1:'Les  sujets  de  'Andräzar,  voyant  quo  les  Soräwiyän  etaient  tombes  devant 
la  face  de  'Esrä'el,  pactiserent  avec  Däwit  pour  se  soumettre  ä  Kit.  Des  lors 
les  Soräwiyän  craignirent  de  secourir  les  lils  de  'Amon. 

XX,    'II  arriva  l'annee   suivante,  (au  temps)  oü  les  rois  se  mettent  en 
campagne,  que  'Iyo'äb  rassembla  toute  Tarniee.   Ils  ravagerent  tout  le  pays 


w 


*  p. 

85  r°  b. 


[85]  LIVRE  PREMIER,  CtlAPITRE  VINGTIEME.  605 

/..fll'  ::  (D?,<P.:l-(l  I  711/.    !   fl>-rt'|-  ■•  A.P<-AA.J>"  "  <0«M'A  •■  Ä.P  Vfl   :  tfA»  :  ll^tf»- 

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wy-t-  ■•  häaa  i  v-a*  ■  /.hn-  ■•  hyuch1?  ■•  hrat-M-  •  a^at-c-i-  ••■•  ajä 
*ThH-n>.  ■■  H/.hn-  ■  nw  •  hwöhoo-  .-  «»öirtca»-  :  ii'[°rti;;i'  •  ojä^Oö»-  ■  iw°a 
t-v  ■■  "in/i  ■•••  mh^ii :  /.Ar  •  j^ei-  ••  ••s.n  ■  WA-  ■  m/ty.  ■•  £*+  »  01°? 
(Dlu*>p,(n  ■•  Ml-I-  ■  mtf-A-  «  lU'fM-'  ■■  A-n,hY.  s  A.M-AA.90  "    mMi  ■■  M°f:^d 

m-P  ■•  fflhfln  •  m  ■  +->a  ■■  nnrh.<:  :  ,mc  ••  itaa  «  ä.a-va.  «  (Dhavi 
«ha»  ■  rtn>iA.  :  ö>a£  ■■  p-a-i:  :  itaa  ■  vi:  ■■  ahfi.  ■■  hr?**.*  ■  hc-j-n 

*  :  (DMV'E  ■■•  (DM  :  JlAfl  :  «HA  :  iTflA  :  JuA»T-A.  «  (DUött  '  «M'A»  '•  h, 
AM"}     ••    WAft    :    ?KC    •     i\h,"t    ■■   hUh     i    A7AJP.P/   :    HMa'flrh.£    ■    l* 

öHv.Vin  s  ao  •■  d9°/h.  ■■  ffl*«7Hf  •  nh»»  ■  ä';°«iv  j  ao  ■  M9°:t-  •••  '  wm 
hon  •  -H-a  :  n-nrh,/.  s  w  ••  muh»  ■■  -n?iA.  •  Tn-A  s  t+  s  amätf.  •  (UM 

ib.  <{.ni]  A  ^n-/.  —  /Z>.  n^höHC-i-]  Aw^t.  —  iä.  /!-n->]  P  «s-nt  s/c.  —  /ä.  mtw^>,->]  A  «» 

Ti:/-^  SJC.  —  2.  oi>£-A»-J:]  A  oogApi:  sie.  —  ib.  \in-c]  P  Yi(h<C.  —  ib.  <D-(lih->]  P  fl»-JIH">.  — 
#.  -VA*]  P  -va*  sie;  A  ->-.A-fe.  —  /ä.  <ciiih]  P,  A  ii^nn-.  --  i*.  >iy"ucnT]  A  y^cn.  — 
ib.  ante  >iir»»->,i:  P  aaftf.  a>.  —  ib.  n«iio»-c>]  P  n-'ifl>-c+.  —  3.  mh!hn-tti.']  A  «»,/ii'iir/..  — 
/'6.  nup]  A  nwf.  —  «'*.  n^ncl]  P  nf°nc/-.  —  j'ä.  <dx^pöi»-]  a  amt-npov.  —  ib.  nr'ii-i-'] 
A  av-'i.-i-.  —  i'A.  »*■■/>■]  A  w-rt».  —  j'ä.  rt-fiA.<c]  A  £-ti<:.  —  4.  «h-a]  A  <|">a.  —  ib.  ftnn^.] 
P  •S'e^  :  wnnn^.:  A  Atn>n..  —  ib.  waä]  A  o/«.  —  ib.  pi-t]  A  Hv^o-t.  —  »"*.  ?™fiA]  P  cda^.. 
—  ib.  r»-c]  A  r»x.  —  5.  +*A]  A  +-Y-A.  —  ib.  AVTj  P  «da*  i  Ah.'T.;  A  ©aä  !  Ah,"?..  —  ib.  b 

«  :  <J9°/h-]  A  A0  :  >,£  :  ^5^Wi-.  —  6.  +>A]  A  ^^A. 


de  'Amon;  ils  arriverent  et  entrerent  dans  la  ville  de  Räbot.  Mais  Dawit 
tlemeura  ä  'Iyarousälem.  'Iyo'äb  saccagea  toute  la  ville  de  Räbot;  eile 
fut  detruite.  2Däwit  enleva  la  couronne  de  la  tete  de  Malkal.  Le  poids  de 
■cette  couronne  etait  dun  talent  d'or;  on  trouva  sur  cette  couronne  des 
pierres  precieuses;  on  la  mit  sur  la  tete  de  Düwit.  Parmi  le  butin  de  la  ville 
on  prit  quantite  des  innombrables  objets.  'Quant  aux  peuples  qu'on  trouva 
la,  (Däwit)  les  fit  sortir,  les  scia  avec  des  scies  et  les  tailla  avec  des  haches  de 
ffr.  Däwit  fit  de  meme  dans  toutes  les  villes  des  fils  de  'Amon.  Däwit  et 
toute  son  armee  revinrent  au  pays  de  'Iyarousälem.  4Ensuite  il  v  eut 
encore  un  combat  au  pays  de  Gäzer  contre  les  'Ilofeli.  Alors  Sabakä'i,  fils 
de  Yosäti,  tua  Sope,  issu  des  fils  des  Sartämät  (geants)  et  il  l'outragea. 
"II  y  eut  encore  un  combat  contre  les  'Ilofeli.  'El'änän,  fils  de  Yä'ir, 
tua  aussi  'Emi,  frere  de  Golyäd,  qui  etait  du  pays  de  Get;  on  trouva  la 
bampe  de  sa  lance  (qui  etait)  *  de  la  grosseur  de  l'ensouple  des  tisserands.  *  P, 
*I1  y  eut  encore  un  combat  au  pays  de  Get.  II  y  avait  un  bomme  tres  fort 
et  de  belle  prestance;  il  avait  six  doigts  ä  chaque  main  et  ä  chaque  pied, 


85  r°  b. 


IS 


606  LES  PARALIPOMENES.  [86] 

mM-no  i  h?*<pj>-  •  athis.U'  ■•  (in  ■  tt&tiU  ■  (o\\"i -.  emfrna  •■  M-nw-  ■  äoiö .- 

aHi-Wi-ft  ■•  «MA»  •■   PT;*"*   •   fl»A&  •■  ffnhh   •■  Ö>A&  :  hUh  *  A^'/M'  I  fl»H> 

+  ■  int  ■•  n^fflA  s  &.GK  •■  H-n<h.i  ■  i>  «  hA- 1  fco»-?* ••  hcnö-b  •■  üc^-0! 

1'  ■■  hü  :  IDÄ-*  i  IUi&,lJ'  :  A  WP  "  <Dflfc£  «  h1'ttC±Ü-  •■  5 

XXI,  'dl^oo  :  W/  :  AjP.rt|->  :  dlD'M'  :  htlAh.fr  »  <Dfc,hAf-  s  AWP  i 
h»n  :  £>  A4"-  i  hll/.h,M  ••  -mf,n.A-  ■  *M!fr  ■  AA.f-Jk'fl  i  ©Atf-A* ':  «*»AMfl'>  " 
Ä<TAP  •  M-  i  fclh  i  m-l-A+^o«»-  ■  AhA/,./bA  ••  hFF.mH  i  nerton  i  h 
Ah  i  ilrh.^  i  1*}  i  (Ohm?,**.  •  -1-A*«"»-  i  whhrc  i  »»m>  »  M  ■  >A*o»-  • 
AfcA/.-fc.A  «   m^n,A-  i  Ä.p-vn  i  Aj&iDAiri  .■  K-irUi-n^c  :  4AA  i  Alffl-  i  fl  i» 

h«»  s  IM»  :  'l-rh'}-  :  (DhöF.'i'l'  •■  hlUM  ■•    ilf  ■  &Chf  •■  OJW-A-  •■  hl-ttC 

■fcti  :  fcoo-i*  i  öxi^-h-  i  y**  ■  -^ipi*"  •  hiuM  ••  ii-r  ••  nt-t-  •  yu.  i  h 

tf»  .•  .ftlh'J  :  AÄ'OA  ■  AJhlffl  »  htlAhfr  ■•  ö'+A  i  T?/**fl  i  Ä70  :  ©££■ 
£&  '  fc'/^A  i  Ä.f-K-0  ■•  <Dfl>AJt  :  Ä.P -Vfl  ■  llho»  i  h\W  i  l^'P  ■'  TW  s 
(DflKTfi   :    WA-   i   fc£-«PA   i  ?»A/.h,A   i   fl>+«»£m    i    tDflXvh  ■   ä.M-AA.00   « 

i'£.  n»i8-no]  P  «>>iÄ-no  siic.  —  7.  i"7*ifi]  A  ft«m»,n.  —  i'J.  nunri]  P,  A  wiv*.  —  ib.  i-m.1 
A  +«»A£.  —  iä.  ^s=>>]  A  <!.<f.ö.  —  ib.  n7»jp„u-]  A  n>i.e.'/.'ü>. 

XXI,  1.  }ifu-h.A]  A  .p.n/.>bA.  —  ib.  .l'.'7••A'(•-]  P  .e-VA«!'-  sie;  A  .RirA-l:  sie.  —  ib.  >,fu.h.AY] 

P,    A    O/W.    V.    —    '2.    an'Wil-"!-]    A    «nK\>,Vi/-.    —    //;.   ÄVÖ^-]    P,    A    KYÖ/\    —    /A.    <D->»A'/'-}«'o»'] 

P  m-'rM'-irao-  sie.  —  ib.  ncniTi]  P  lir.nnh-.  —  iä.  ante  Mli  P,  A  rt(W.  a>.  —  ib.  -v»A+ö»-] 
P  -VA*«"-  sz'c;  A  ■V'-A-pöo-.  —  ib.  VA*»"]  P  -fA*iw  sie;  A  -V-A#ö»-.  —  li.  ATkU^hA]  A  t\y,i\&. 
KA.  —  3.  *VM-]  P  *y>it  i  ty-Jit ;  A  v  :  jrviflai-.  —  ib.  TrT-/"]  A  o/w.  —  ib.  Ah-tlP]  A  /».n 

0.  —  iJ.  Wl^JbA]  A  £iU.h,A.  —  4.  fl><{..e.<{..e]  A  ÄÄ*Ä.  —  IÄ.  fl>n»/h  >  tf-A"  i  ^.efA  "  >>A<i>..A  : 
Wfaofim']  A  mllXvli  i   tf-A-  i  f'M/-KA   ■■■■■  (Iho»  i  Will  :  ¥h/v  i  rDl'mj/.m. 

en  tout  vingt-quatre  doigts.  Cet  (homrac)  etait  des  fils  des  Sartämat 
(geants).  7I1  insultait  violemment  'Esrä'ßl.  Yonätän,  tils  de  Sämä'äs  et 
neveu  de  Däwit,  le  tua;  il  aecomplit  cet  (exploit)  sur  le  territoire  de  Räf'e, 
au  pays  de  Get.  Ce  sont  les  trois  (texte  :  quatre)  Sartämat  (geants)  qui  suc- 
comberent  de  la  main  de  Däwit  et  de  la  niain  de  ses  serviteurs. 

XXI,  'Alors  Saytän  s'öleva  contre  'Esrä'el;  il  suggera  u  Däwit  de 
denombrer  'Esrä'ei.  a  Däwit  dit  ;'i  'Iyo'äb  et  a  lous  les  chefs  vaillants  :  «  Alle/. 
donc  et  faites  le  denombrement  de  'EsräVI  depuis  le  territoire  de  Barsebä'e 
jusqu'au  pays  de  Dan;  faites-le-moi  connaitre,  afin  qui>  je  sacbe  quel  est  le 
uombre  des  Israölites.  »  *  'Iyo'äb  lui  dit  :  «  Que  le  Seigneur  augmeute  son 
peuplc  au  centuple  et  que  les  yeux  de  mon  seigneur  le  roi  (le)  voient.  Tous 
sont  tes  serviteurs.  Pourquoi  mon  seigneur  le  roi  demande-t-il  cettc  chose 
susceptible  d'elre  (imputeei  a  |H'che  an  pouple  de 'Esrä'i'l?  »  l  Mais  la  parole 
du  roi  fut  plus  forte  et  plus  puissanle  que  la  parole  Je  'Iyo'äb.  'Iyo'äb 
partit   comme  le  roi    Däwil    de)  lui   avait    commande;   il  parcourut    tous 


87  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-ET-UNIEME.  607 

flJJwnP*  i  h.Vh(\  •■  A'}J/M  ■■  Wl-  •  ttooRihi.  •■  -V-A+*  ■•  H^hll  •  JwVlll  •  h 
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M   :  fcWl-fl  i  AAA,h  i  fff  ££  i  Ah    i  Jw/ifc  i  JUP-iif««»-  i  OftH-  i    V.?.t\  ■ 
h9°h^Yl-U  •  u»hM?  :  ?,<*»(}.  i  Ah  «   'fflflh  »  ,?£■  ■  -Hl  •■  Wl-  ■  fl»f.n,  ■■  h^Tl  i 


5.  ^«Cl-]  A  o/n.  —  ib.  -»»A+-]  P  ""A«/'-  s/V;  A  ->--A'l-.  —  ib.  M.1\\Y\  P  H^mn-.  —  ib.  h.liUil] 
A  ^iiin.  —  ib.  >A-fc]  P  -VA-fe  sä-,-  A  -v-A-fc.  —  ib.  ~hm-h.ei\  A  ztu-KÄ.  —  ib.  yvf  •.  mstf] 
A  n;  •.  ir  -.  mi  :  V.  —  ib.  XT*->]  P  ÄVöt.  —  ib.  V«A*ö»-]  P  ""A*«»-  sie ;  A  -V-A-po»-.  —  ib.  ;-i 
fp  :  m?.  (Ps)yi1]  A  ■(  :  i;v  !  at'ij?.  —  ib.  MbY\  P  xVftl-.  —  0.  fl»jc,l;+]  A  a>A^4>.  —  //'•  «'.e.*'!']  A 
fl>AÄ*+.—  //'•  h.-7-A<f-öi>.]  P  h/TMao-  sie.  —  t'Ä.  JiA-]  A  tf-A-.  —  /6.  All-ü]  A  ,"hlU\.  —  ib.  J£7] 
P  h/W.  —  7.  «AK]  P  o»>in-.ft.  —  ib.  ante  niTr-j:  A  ßöfef.  <d.  —  ib.  mhyjvh]  A  o/».  a».  — 
ib.  i°+]  P  f"-!-.  —  jTj.  >,n<{->i,A]  A  .P.A/.Ä.A.  —  8.  post  -wu:  A  add.  '>.e.ö».  —  j'J.  >,),•>•■(•] 
P  Witt.  —  9.  >n.f]  A  >a.K.  —  *.  -S'l.'^]  A  oiii.  —  ib.  WH  i  .tvtlA]  A  ffl.citA».  —  10.  ^C  =  >iV 

tl]  A  Olli.   —  ib.   AlflA"  :  A-W-  :  >i'VH  :  ■>-flA  :  Yl«n>1l]  A  Ylö'ni  >  DA»  i  A-S'lM"  :  Ji"VH  :   >-(IA  I  Vlöoll. 


les  territoires  de  'Esrä'el,  (puis)  s'en  retourtia  et  revint  ä  'Iyarousälem.  ^'Iyo'äb 
rapporta  au  roi  Däwit  le  röle  du  deaombrement  qu'il  avait  fait  des  peuples 
de  'Esrä'el;  le  nombre  de  tont  'EsräVl  l'ut  evalue  ä  un  million  quarante  mille 
hommes  vaillants  pouvant  degainer  l'epee.  Des  fds  de  Yehoudä  le  nombre  fut 
evalue  ä  quatre  cent  soixante-dix  mille  hommes  vaillants  pouvant  degainer 
l'epee.  (;Des  fds  de  Lewi  et  des  fils  de  Benyäm  il  ne  fit  pas  le  *  denombre-      *  p. 

85  v°  a. 
ment,  car  en  ces  deux  tribus  'lyo'äb  negligea  l'ordre  que  le  roi  avait  donne. 

7  Cette  chose  fut  tenue  pour  mauvaise  aux  yeux  du  Seigneur  et  eile  fit  venir  la 

mort  sur  'Esrä'el.    "Däwit  dit  au  Seigneur  :  «  J'ai  peche  grandement,  parce 

que  j'ai  fait  cette  chose.  Maintenant  enleve  cette  faute  ä  ton  serviteur,  car 

je  suis  humilie  d'avoir  pense  une  chose  insensee       °  Le  Seigneur  parla  ä  Gäd, 

prophete  de  Däwit,   en  disant  :   «   "'Va  donc  et  parle  ä  Däwit,   en  disant  : 

Ainsi  dit  le  Seigneur  :   Je   te  propose   trois  choses;   choisis  pour  toi  l'une 

d'entre  elles;  celle   de  ces  trois  (choses)  que  tu  auras   choisie,  je  la  ferai 

contre  toi.   »   "Gäd  alla  trouver  Däwit  et  dit  :   «   Ainsi  a  dit  le  Seigneur   : 


*  p, 

85  V  b. 


608  LES  PARAL1POMEXES.  [88] 

r-h-?  ••  £S>n  ■■  (d-m-  •■  w-a-  •  n^ho>-c-/:h  ■■  vAA-f-  «  9«»+  «  rohwr/:  ■•  >f-.e  ■ 

h'Fb&'tm  :  ÄAfc'Thh   s   iPArt'f-  •■  \\&'i,--\  ä  ffl,?'}A«l'h  ■■  «""PO/h-h  «  ÄAh'Thh  «  ffl 
hih-1:  •■  wA-rt  ■•  flAi*   •    JMJC  ■•  «D^uxp-f-  :  Kltt.h'ttih.C  i  fflf>>  i  «WH* 
?°Ä-C  i  a»?.&9°hh  ■  avfrhln  ■  flW-A-  i  Crt-f-  i  ?»ft/,.h,A  «  ffl^Mifc  i  fcm£+fc 

'/">'/"  i  fcffl/*'?t  :  AH  •   iAm\  •••■  ,:i  fl»£fl,  i  Wr  ■  'W  ■■  PR  ■■  J&o»->  :  £h-(lJ% 

M  •■  lA-Aft-f.-  :  ,+a->  i  a>£hH.rt  :  fcikftrtJ:  i  h&$  i  ffl-rt+  s  fcft  i  irfiUrtitfi.C 
?irt<w>  s  •nih'V  i  9°A^*  ■  iÄ-f?.  i  h9°h?.$  ■.  ffl-rtf-  •  h&  i  rtnh  «  "•?«<£ 
h'7ii.^'nfh.c  i  '/p'i-  i  nffl-rt/-  >  hrt/.h,A  :  oifliÄ-*  .■  h9°ht\/.h&  ■■  m  •■  flfc 
ffl-  "■  "ffl^Vffl  •  hl\i.h-n<h,c  i  <n>AMi  i  ffl-rt-f- :  ä.m.aa.?°  •  h»»  ■  flWAfi  ••  io 
fflftfflÄh  i  nv* «  cm  .•  K-JuA-Hrh-c  •  0*K?<hAf  ■  'J.n  ■  mu*  «  ©.eiu»  ■ 

ftllUffhlbC  i  Affl-h-t  i  ö»A^h  s  aufS°ttfi  :  evfltfh  :  ^4»?°  s  ?,£,h  i  (DhÖC 
«P  ::  fl)*»D  :  ,/»AMl  i  K^H.VfLh-C  i  3.fl  ■  ")CV  i  >»C"  i  Ä^fl-A«  S  16  fflfcA 
0A  •  JkR.ll«  ■  -S*^  •  OfhÖ^'illlhX  i  fflCJiP"  i  A<n>Ahil  i  J»1H  .  £«|>ffl-J>°  ■  °7J» 
hA  •  rt"7£  ■  ffl«;°Ä'C  i  fflrtftf /.  ■  0-Avh  i  «WH"  i  JiR,u«  ■■  (DMutä-  -.  «Wl-f-  •  u 

11.  ^y^A-Tr*]  A  >,5r>,rt»-v-j:.  —  /ä.  .4»^^-]  P  ,+<»+.  —  12.  iuh-tl  A  h^ii-.  —  ib.  .e.n-V  i  <^;sn] 
A  4;vn  :  .en-v.  —  ib.  7-p.f]  A  ^7^p.e.  —  ib.  <d/->a+»i]  A  wt-iA*m  sie.  —  ib.  i»A-n  ■  öA-f]  A 
i»A-fi  i  öa^.  — ib.  aj</°V]  P  mf°-i-.  — ib.  hmfi*x]  A  ymy.-i-i..  —  13.  ,eo»->]  P  P«n>>  «c.  —  ?'£.  >i 
A]  P  >>A.  —  ib.  fiVf']  P  .<M1\  —  j'6.  m-n/-]  P  wM:  i  m-flt.  —  15.  «»Ahh]  A  <n>Ahr>.  —  Ä.  h 
CT]  A  hr.v.  —  iä.  h.yiiA'1:]  A  h.^n.At».  —  16.  a>h.e.W]  P  majeet.  —  ib.  oin^'h^]  P  mttVA*. 


Clioisis  pour  toi  une  de  ces  trois  choses  :  l2que  l'une  soit  la  famine  dans  tous 
tes  pays  pendant  trois  ans;  l'autre,  la  fuite  devant  tes  ennemis  pendant  trois 
mois,  le  glaive  de  tes  ennemis  te  detruisant;  l'autre,  la  descente,  pendant 
trois  jours,  du  ehatiment  du  Seigneur,  la  moii  (survenant)  sur  la  terre  et 
Tange  detruisant  tout  l'heritage  de  'Esrä'el.  Maintenanl  fais-moi  savoir 
ce  que  je  repondrai  ä  celui  qui  m'a  envoye.  »  ls  Däwit  dil  ä  Gäd  :  «  Ces 
trois  choses  sont  tres  lourdes  pour  moi;  mais  maintenanl  il  vaut  mieux 
pour  moi  tomber  dans  la  main  du  Seigneur,  parce  que  sa  misericorde 
est  trös  grande,  que  tomber  dans  la  main  des  liommes.  »  "Le  Seigneur 
fit  (oeuvre  de)  mort  en  'Esra'ßl  :  soixante-dix  inille  liommes  de  'Esrä'el 
tomberent.     ,sLe    Seigneur   envoya  un    ange    a    'Iyarousälem,    alin    de   (la) 


*  P,  ravager  et  de  (la)  detruire  par  la  mort.  Le  Seigneur  regarda  et  '  fut  emu 
<lu  lleau.  Le  Seigneur  dit  a  Tange  exterminateur  :  «  Assez;  arröte  ta 
main  et  cesse.  »  L'ange  du  Seigneur  sc  tenait  debout  sur  l'aire  de  'Oma 
'lyAbousAwi.  ,0  DAwit  leva  les  mains  e1  les  yeux;  il  vi t  Tange  sc  tenant 
entre  le  ciel  et  la  terre  :  son  6p6e  de*gainee  ötait  dans  sa  main,  tendue 
contre   'lyarousAlrm.    DAwit  et   les  anciens  du    pcuplc,    revötus  du    cilice, 


[89]  LIVRE  PREMIER,  CHÄPITRE  VINGT-ET-UN1EME.  G09 

A.P<AA.jr  ••'•  mm?:*  -.  j",<ß'|-  .•  im.  •  mAj";i-  i  ,7,iin  »  An.fl<«»-  ■•  i*'+  -•  ,7öj 
jp.n.  s  wi-  ■  -in  s  h'vn.vrui.c  ■•  am-  ■  m  =  ha,  « ti»»  •  w-kp-pao.  , 

AhA-'J'J:  ■  rliTf-n  ••  fl>M  :  ©-fc*  J  *)<*•'*.  «  min*  s  fl)«h*  :  Kn-?,  :  9°1(\6?  ■■ 

?iA-  ••  koiö  »  n+  :  i-n<-  ■  0)9"-}^  •  mia«  :  hrnuh  ■■  hrt\\\s  ■  -Un«?  •■ 

5  h&h  •  AflA.?  ••  m-^n  •  jvj-  ••  ha-?  ■■  fflAt.iYh'j  ■  h&,h  •■  -s.n  ■  /hiMih  ■  iwt-&  ■ 

fciii.*  -  l*a>-t*nc  i  ovfrhh  ••  Jt^nA-nrh.c:  ■  a.?£-  •  h«»  .■  f,tie  •  AWh  ■ 

h«»  •  ?öci  ■■  Ah*7ii.^nrh,c  ■  rr<?o  •  mjvm-  >  A?iin.vnrh.c:  «  n,-i-  ■  ir 

/'"Prt  :  ÜT-CS  :  *nv  «  K?MK  •■■■    'moci  ■  W"  ■■  a\\ao  .-  /CA  «  ??;  •  vn.£  : 

H+«?1<I  i  nfl»«>  :  Tklll.^'drh.C  «  *'m-haop.m  :  MIT  i  fflCJiP-  ■  A"J7-/*'  •■  W*  s 

io  mhCdöl-  ••  &*fc#  :  "itt-h"}  ■  mhCXh  •  »JA»  ■  ©-AI-  i  jrh^R  »  MiA  -  2I ffl,h 

/.  "  m(\R,h  ■•  p,<pJ\-  •  *wi  •  *cv  ■  fljfflöÄ  ■■  >»cv  •  ?ijrö»-?.'|:  ■■  T-cr  >  m-f-+ 

IIA-  ■  AWlh  ■  fl>A7£  :  A-*  :  AWlh  :  mÄ-  »  m-h'V  •  0"£C  «  "fl>£n,A»  •■  Wl'  •' 

a>.cv  i  i;n>. :  v>h  :  »»hv  ■■  t-ci\\  ■  ai^riKix-  ■■  nv.e  •■  n,+  ■  9°/*,'P(>  •  ak^ii. 

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17.  .ß-WW-JOd»-]  P .e-T A'I>-}»,o»-   s/c.   —  ib.  A>irt-Tr-|:]  A  A>irt°-V*.  —  18.   fl7-CV]  A   nir.>.  — 

20.  ^n-V>]  A  -vn->i>.  —  ib.  mhcvft]  P  mJiCVft.  —  22.  7^on]  A  -Jc-Vii.  —  ib.  «Dji/h"/»]  P 
fflA'V».  —  ib.  n^f]  A  (IUP.  —  ib.  mh"l.?.m\~]  P  «»."/m^  s/V.  —  ib.  a>:)-Wi]  A  a»^-v>";. 
—   23.    >.Ci"]  P  >iCT.   —    ib.  <D,e,£rt.]   A    fl>,e«in..    —   ib.  post   >i°/h.>iP  A   add.  •vt-^.   — 


tomberent  sur  la  face.  ,7.Däwil  clit  au  Seigneur  :  «  N'est-ce  pas  moi  (qui)  ai 
ordonne  de  denombrer  ce  peuple?  C'est  moi  le  coupable  et  cette  mauvaise 
action  est  mienne.  Qu'ont  i'ait  ces  brebis  et  en  quoi  ont-elles  peche? 
O  Seigneur,  mon  Dieu,  que  ta  main  soit  contre  moi  et  contre  la  maison  de 
mon  pere,  mais  que  ta  main  ne  soit  pas,  ö  Seigneur,  contre  ton  peuple  pour 
(sa)  perdition.  »  l8  L'ange  du  Seigneur  dit  ä  Gad  d'ordonner  ä  Däwit  d'offrir  un 
sacrifice  au  Seigneur  et  de  dresser  un  autel  au  Seigneur  dans  Faire  de  'Ornä 
'Iyäbousäwi.  "Däwit  (y)  monta  conformement  ä  la  parole  que  le  propbete  Gäd 
(lui)  avait  dite  au  nom  du  Seigneur.  20'Ornä  se  tourna  etvit  le  roi  Däwit.  Ses 
quatre  fds  (s)'etaient  Caches  et  'Ornä  se  trouvait  dans  l'aire  ä  grains.  2I  Däwit 
alla  et  parvint  aupres  de  'Ornä.  'Ornä  sortit  de  l'aire,  alla  au-deyant  de  Däwit 
et  se  prosterna  devant  Däwit  la  face  contre  terre.  22  Däwit  dit  ä  'Ornä  : 
«  Donne-moi  donc  l'emplacement  de  ton  aire,  afin  que  je  dressc  lä  un  autel 
au  Seigneur;  donne-moi  et  vends-moi  cet  emplacement  ä  prix  eleve,  afin 
que  le  fleau  cesse  sur  mon  peuple.  »  23  'Ornä  dit  ä  Däwit  :  «  Prends  donc 
el  que  *  mon  seigneur  fasse  ce  qui  est  droit  ä  ses  yeux.  Voici  que  je  te  *  p> 
donne  les  boeufs  pour  l'holocauste,  l'araire  et  les  trainoirs  pour  le  bois;  je  te 


610  LES  PARAL1POMENES.  [90] 

1*  s  A^cnvl-  •■  ö>«ic«i.  -■  ö»»»'>w«rtv.  s  h»n  :  .e.Vhjh  s  (>oö>-  ■  ©»Jon  ■■  mi; 
•nh-h  :  ficve  ■  Air/"?*  ■■  v<Ph,  :  fc->h  •  o>»Mih-h  :  hin.?»?  «  u9fiik  ■.  r,<p. 
"I-  •■  **?■/»'  «  A>.CS">  ••  Ä»  :  hfl»ll  :  fcftfl"  :  fl"/,T  !  -n»"l  ••  h'ffrnh  -•  ath,p, 
Vr'hh  •■  fl»/i.0-H->.  i   HVJHA  s  "/.T  •  \\*m  ■■  htlh  ■  ir-Ott  i  flu*»«  i  Afclll. 

Vflrh.C   «  2 3fl»«0    ■•    ^«e^   :  TW*"  i  AfcCV  i  "/.Hl  i  flS-h"!-  i  fl»ll*>  :  (lfl»A£C'f'  i    - 
fl»C+  i  äV  :■•  "fDrfiHl  •  Wl"  i  UP  i  n,-f-  ■  9°tl*Pö  ••  AXfHA-flfhC  i  mhöi.1  i  IUI 

e  ■  **-cn£+  i  nw»jMi+  .•  rnÄCr/i  i  *s«e*  •  ö»äap  •  -in  ■  hiiuwuh.c  «  ©rt 

9°P  i   fr7ll.Jffl<h.C    :    fl>£    I    KW    i   fc^A"??.    :   <D<Dl£   l   fl>-?,|:  l  M*  i  ttül-tl 

+  i  fiVf-  i  r/'^ii  i  *W  :  IIA-  i  **Cfl*r*  i  fflnA/1  i  o>MA*  ■■  Atf>Ä*  i  <r"-C 

nV'l-  B    2rDC',(LA"    i   h^ll.Vnrh.C   :   AfD'M:   i   »»AMl   •    Hl/A"   i   ftjf.¥   :  <D-ft-|-  i     " 

?»ft'/.»ii-  i  h*7-n?»  ■•  rtjp.<t  ■■  öj»/.'/"  :  «WH« :  n,->  "  -"fofioj-hi-- 1  o»*p*a  ■■  An  •■ 
chf  ••  Wr-  i  h«>»  i  Ajrv  ■  ?i°?ii./inrh.r:  :  nr-cv  ■  mä"  i  Ä.jpn-Ofj  •  mvo  « 
fl»/»,4Pd-f"  •  nw  ::  ° a)?.'(\iv.-  ■  hiii.jfflrh.c  ■  hi+  •  in/. :  ö»A,  s  mW-  ■•  •» 
(1,1"  ■•  ^/»"«pa  i  »«J'H:nv>  ■  ttio-h*  ••  fl»<PAA  ■■  ma«»!-  i  -fUiY.  i  n°7  ■  hH-  •■ 

£0>A  I  70X1  «    "OT^.5nUA  :  W'  I  fc*£<r  i  r/i'/.Y.  I  hfl»  ä  JM/»V  i  AhltiSvil    15 

a,c  i  n*e  i  mi«» :  ach  ■  mfLtio  •  hrw  ••  tiM-  •  Afl»A^h  •  hinh-n^c  •■ 

ib.  .ßVK>h]  A  o/».  H.  —  ib.  bom-]  A  öflm.  —  24.  n«»]  A  om.  —  25.  n«»»fiACt]  A  n-l'A. 
—  26.  <d«o£-jv.-(-]  A  iin>i'V-l-  i  <"\i'.-i'/.K  —  /6.  t^CHT*]  P  **CflV1".  —  //'•  -l-cnvl]  A  '|>-r.a 
-/.  —  27.  post  i\.v.v-  A  «rfrf.  »»Alt.  —  ib.  \e.'ilo-~\  A  >i.e.i»-.  —  ib.  rt.e.d]  A  n.ft^h.  —  ib.  il.'i] 
A   «..-»•.  —  28.  fflyo]  A  my>..   —  ib.  n'if]   A   nur.  —  29.  post  Wil.vn.h,c  A  add.  rt.   - 

ib.  iDn.-i-]  P  nitt.  —  30.  nif]  A  aar. 


donne  aussi  le  ble  pour  le  sacrifice;  voici  donc,  je  te  (les)  donne,  ö  mon 
seigneur.  »  "Le  roi  Däwit  dit  a  'Ornän  :  «  II  n'en  sera  pas  ainsi,  carje  te  (les) 
acheterai  ä  prix  eleve;  je  n'accepterai  rien  de  toi  gratuitement,  (nevoulanl  pas) 
offrir  au  Seigneur  un  sacriüce  (obtenu)  par  liabilete.  »  "Le  roi  Dawil  donna  a 
'Orna  comme  prix  de  cet  emplacement  un  poids  d'or  de  six  cents  (siele's}. 
-''Däwit  dressa  lä  un  autel  au  Seigneur  et  y  olTrit  les  holocaustes  et  les 
sacrifices  paeifiques.  Däwit  invoqua  et  pria  le  Seigneur.  Le  Seigneur 
Fexauca  par  la  flamme  du  feu  (venu)  du  ciel;  le  feu  descendit  sur  l'autel  oü 
etait  rholocauste  :  il  devora  et  consuma  l'holocauste.  -T  Le  Seigneur  dit  ä 
Tange  qui  avait  l'6pöe  en  ses  mains  :  «  Retourne  Tepee  et  remets-la  au 
fourreau.  »  28  En  ces  jours,  lorsque  Däwit  vit  quo  le  Seigneur  l'avait  exauce* 
dans  l'aire  de  'Orna  'Iyäbousäwi,  il  ollVil  lä  des  sacrifices.  -'' Le  tabernacle 
du  Seigneur  que  Mousö  avait  fait  dans  le  desert  et  l'autel  dos  liolocauslos 
olaionl  en  cos  jours  dans  la  region  du  bämä(lieu  clevi')  du  territoire  <le  Gabä'on. 
:|"  Däwil  no  put  iininediatement  aller  jusque  lä  cherclior  le  Seigneur,  car  il  avail 
ete  rempli  de  crainte  et  d'6pouvante  en  face  de  l'epee  de  Tange  du  Seigneur. 


*  p, 

86  r  b. 


[91]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-DEUXIEME.  611 

xxii,1  ».eil, .-  zw-  -.  -Miu  ■•  nw*  >  htm,h'ttih.c  ■■  hriu.?  ■■  a>-hi-  •• 
m-u  i  n,-»"  ■  rr,(Pb  •■  A«j»-cnvl"  ••  a.p.vkj :  hhtuh,t\  •■  ä<nj?.n»  •  Wr  •■  hti 

'J'.'J-nh.  »  Vf-A"  ■•  iAtlS"!  ••  hii  ■  UtiM.  ••  (D-tl'l'  •■  9°X:d  '■  hl\/-h,fr  «  fl>"/.<w>  : 
hnV'O»'  :    fl)«HM'  :    h-tt'i  :    OM.Wl'P'-/-  ■'    h«w  :    fAtb   '    0,1'   •    Trfll.Jfflrh.C  : 

*  WiAfl»  ■  1-hr  ■  fi'P/'l'  ■  -ttC-t-  ■  -fllM  ■■  HfcAO  :  «roß-A-f-  •  A7C<W"  »  'Wl 
fl»-  •■  fl»An<i£">.  :  1-fiC  :  mtioat  .-  H«7n->  =  HhAO  ••  'i°A*fe  •■  fcft'">  »  h9°Ki*  • 
tr-u  :  dew  .■  jHfl-1-  ■■  rtnh  ••  m.at\  ■■  mbtth  -.  fl./w  ■■   nH**i  ■•  HhAO  ■   V°A 

io   JOO  •  fflflW  •  \\ao  :  ?Alb  ■■  ATilll.Vnrh.t:  *  Mt\?.  ■■  (»M\9°  ■■  OttS-  ■■  fflAfi 
•flWrP  ■•  lUD-fi-h  •  tf-A-  '  9°K:C  •■  hl\\'f\fc  •  A-*  «  fl»^A-i  ^iAfl)  »  Wl"  ■  -nH"Tr 

7<Pf  :     flC>  "  'flJ-U/>    s    fflöOfll   :    Hinl-   :   Wh-tii    '•    tD-tit.    :    MhAfl  ■'     V-A-fe 
HhlllA   ■■    ,fc<n>">    :•■   '  fl>fcfl>-/»    :    ArtA-f"*   '    fAS-   :    fflfcflM.p-   :    htm   :  .fc^Ä' 

n»-f-  ■  ht\tm  -.  h°}\ijx-n<h.c  ■■  K9°Mn  ■•  "hti^h,^  •••  "aip.n,  •■  WA'  ■■  aa-T"j 

15    fflAÄ'P  ■    ?»^A  :    ,/iA.e.h-  :  rtJ«Pftf  :    h«»  "  h'VJÄ'   =  0,+  «  AA»d  :  hlM.yi'tt.h.C 

XXII,  2.  A^rt..e>]  A  i*\n^>.  —  /7>.  üAm.]  A  vt\a>-  sie.  —  ib.  >ifi/.-h.A]  A  .e.iu-hA.  — 
ib.  Wim»]  P  af%,9".  —  ib.  fl»<tWi1»v1]  A  mxL/h-fcl-  sie.  —  ib.  .e-V'/ö]  P  ^/liTr».  —  3.  anle 
Jijra-J.  A  rto?^.  H.  —  ib.  mMö.ey/J  P  m/viö.ei'.  sie.  —  4.  (daooi]  P  huhu»-.  —  ib.  -v-A*] 
P  -VA-fe  sie.  —  //*.  Hin*]  P  ti-/ni\  —  i'ä.  v-A-fe]  P  -VA-fe  s/c;  A  -VA-fe.  —  5.  .^«i:*]  P  £*+.  — 
IÄ.  .ß'iTrö]  P  fWX.  —  ib.  0>Aft(Mi>]  P  mAft-ll/JW-.  —  IÄ.  hil-MA-]  A  hfl-l'-SAfl».  —  l'A.  inOf] 
P  H1«H-.  —  i'6.  n»i-n>]  P  rnMlV.  -  iä.  V°A<fe]  P  -VA-fe  s/c;  A  -v-A-fe.  —  6.  post  ammy 
A  arfrf.  .S<£>.  —  i'i.  jk^-v»]  P  yfo"/?,-.  —  7.  «da.^p]  A  om.  —  ib.  post  «ja.^p  P  add.  ,e-yvJV. 
—  i'A.  ante  y,"ii\  P,  A  «c?(/.  m. 


XXII,  '  Däwit  dit  :  «  C'est  ici  la  maison  du  Seigneur,  mon  Dieu;  que  cet 
autel  serve  aux  holocaustes  de  'Esrä'el.  »  ■Däwit  dit  :  «  Rassemblez  tous  les 
etrangers  qui  se  trouvent  *  dans  le  territoire  de  'Esrä'el.  »  II  designa  parmi  eux  *  P, 
des  tailleurs  de  pierres  et  des  polisseurs  pour  bätir  la  maison  du  Seigneur, 
son  Dieu.  3 II  fit  apporter  quantite  de  fer  pour  les  clous  des  battants  des 
portes.  Le  roi  Däwit  prepara  aussi  quantite  d'airain,  d'un  poids  inappreciable, 
pour  les  gonds  des  battants  et  pour  les  autres  ouvrages  4et  des  bois  de  cedre 
sans  nombre.  En  elTet,  les  gens  de  Tiros  et  les  gens  de  Sidonä  lui  apportaient 
une  innombrable  quantite  de  bois  de  cedre.  "'  Le  roi  Däwit  dit  :  «  Salomon, 
mon  fils,  est  encore  jeune  et  inexperimente.  La  maison  qu'il  devra  bätir  au 
Seigneur  pour  (sa)  majeste,  pour  son  nom  grand  et  pour  sa  gloire  ä  travers 
toute  la  terre,  je  (veux  la)  lui  preparer.  »  Däwit  prepara  une  quantite  innom- 
brable d'airain  et  de  fer,  de  bois  de  cedre  et  de  pierres  taillees,  avant  de 
mourir.  CI1  appela  Salomon,  son  fils,  et  il  le  chargea  de  bätir  la  maison  au 
nom    du  Seigneur,   Dieu  de    'Esrä'el.   '  Däwit   dit  :   «    Salomon,    mon  fils, 


012  LES  PARALIPOMENES.  [92] 

hrAh  ■  htiA-h.fr  •■■ * ©h>  ••  .«»'A  ■  hin.hn.h.c  ■  -mr  :  hin  ■■  .e,-nA  »  -niM  ■ 
£<*>  :  hoo-h  ■  fljon^./-  ••  o-nM-  =  mch  •■  mhiv  •  hjt"nx  ■■  n.-i-  ■■  AAi>°e  ■ 

ht\*m  -.  -i[\\--\  :  £«7o  .-  hüflHi  j  IK.n  '■  9°£C  •■  n4\e.°Xf  «  fflVU«  s  fflAfr  : 
.e.l-flJA.e:-  ■  Ah  :  ann* :  ?.hat-}  •■  -nhfi.  ■•  ö<-«P  -•  (dAocc  •  h9°W-A-  =  RAMs  •• 

?iA   s    hfl>-.^.   :    >»A«»   :    AA-T"*   •"    £A<w>£   :    ftöD.    :    (»fl/V"'    :   .(UM   '    fflÄ"^«  !    5 

hv-n  ■■  aaa  s  htuht\  •  n«w"PAA.i)- « *  mai'hi-  ■■  tihixt  A.j"  ■  0,-i- 1  AA're  ■• 

IDIIli;  :   .P.hfl»'».  s    0)A&    ■    fflfo  •    hhOi-'T  «  hfl  :    (Dh/Jt-Ö  •   f>}i\£  ••    «n'}°?/A' 

J:  ■  flo>-fi'P  :  htl/.h,h  •■  KAh  :  A0/A</°  :■■  "  a>p.h\lA  *  (O  A£f  ■  WJ  "  Mll. 
Vn,h,C  :  0°AA.h  ■  ffl.ftrtCrli  :  Ah  i  m-Kli-JK-  ■■  fl,-f*  «  AfcllÜl-fMbC  =  M°AJn 

h  •  nh»» :  *nn  ■■  aht-iiMi  ■ Iä  mpu-nh  »  h^iUi-rirh.c  •  'pnn  «  «aa-v  »  fl»„e  lo 

JV'Jii  ••  fl»?*7/»,'Ml  i  AAA  ■■  hl\/.h.&  •  X\o»  i   'IA'l"fl  i  fl»l-°?nf:  •■  /hl  «  hlll.Ji 

•fUh-C  •  h9°AVlh  "  "  *%"£'/  :  F-Af^i  :  Ah  ■  h<m  ■■  rhA^.h  :  frd-Ml  *  ©'TMflC  i 
frfcHH  •"  fl>V;P*h  :  HfcHH  i  VÜLMMbC  ■  A<n»"A,  i  I1?iA/..>i.A  :  JW*  •■  fl»"|- 
AP-  :  flJ^'>qV.Ü  :  (DhJlW^b  ■•■  "ö'VP  I  ÄV  i  Oh»»  :  '}£/>P  "  hA'I^JA 
fl»-h-   :  Alt'/"  :    Ji^llA'flrh.C    ä    <mht\?  '•   0>C'1>   '•   Tg    :  ffl-n<./.   s  «wJlAP  :  ?ff  '    15 

S.  o-fiM-]  A  xnht  s/c.  —  9.  w/vt]  P  öjaäp.  —  //».  -fl>irt.  i  *<.v]  A  -n>in. :  *<•<{..  —  'V'  fl» 

M>a."]  P  ffl^öü".   —  '/'•   wfiAa»]    P   n»M?".      -    10.    f/h"Wfr]  P  ^ATr*.    —    IÄ.    fct  '   AfllTf] 

A  nnirp  =  it>.  —  «J.  a>A.e]  P  rtt;  A  «ba^p.  —  ib.  hn\  A  mi  s/c.  —  12.  ^n^.h.A]  A 

jf.Ht.it. A.  -  13.  aHisl-Vt-V]  A  o;«.  m.  —  14.  >,ni>irtfl>-n]  A  hfit-sn»»-.  —  'Ä.  «>1IW  •■  "° 
>iai']  P  ö>n<.d  :  oo»A.e. ;  A  maonAr  "  -ik-c.  —  ib.  vir]  P  AVy. 


dans  mon  äme  j'avais  pense  bätir  la  maison  au  nom  du  Seigneur,  Dieu  de 
'Esrä'öl.  8Mais  la  parole  du  Seigneur  est  (venue)  ä  moi,  en  disant  :  «  Tu  as 
verse  beaucoup  de  sang  et  tu  as  fait  de  grandes  guerres;  ne  me  bätis  pas  la 
maison  ä  mon  nom,  parce  que  tu  as  verse  beaucoup  de  sang  sur  la  terre  devant 
moi.  "Voici  qu'un  fils  te  naitra;  celui-ci  sera  un  homme  de  paix;  je  le  rendrai 
tranquille  au  sujet  de  tous  les  ennernis  qui  l'environnent ;  comme  il  sera 
appele  du  nom  de  Salomon,  je  donnerai  une  grande  paix  et  (une  grande) 
tranquillite  k  'Esrä'6l  durant  ses  jours.  "'II  me  bätira  une  maison  ä  mon 
nom;  il  sera  pour  moi  un  fils  et  je  serai  pour  lui  un  pere;  je  dresserai  le 
*  p-      tröne  de  son  resxne  sur  'Esra'61  a  iamais.  »  "  Maintenant,  "mon  lils,  que  le 

UV   V°   fl 

Si'igneur  soit  avec  toi  et  qu'il  te  rende  prospere,  pour  quo  tu  bätisses  la 
maison  au  Seigneur,  ton  Dieu,  comme  il  l'a  dit  ä  ton  sujet.  "Que  le 
Si'igneur  te  donne  sagesse  et  intelligence  et  qu'il  alTermisse  ton  regne  sur 
'Esrä'el,  afin  <pje  tu  gardes  et  accomplisses  la  loi  du  Seigneur,  ton  Dien. 
,3Qu'alors  il  te  rende  prospere,  si  tu  penses  ä  garder  et  ä  observer  les 
commandements  et  les  preceptes  que  Le  Seigneur  a  prescrits  ä  Mousö  pour 
'Esrä'61.  Sois  fort  et  courageux;  ne  crains  pas  et  ne  treinble  pas.  "Voici 
que  moi  dans  ma  pauvrete  j'ai  prepare  pour  la  maison  du   Seigneur   cent 


[93]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  V1NGT-TR0ISIEME.  613 

ID-ttCl'  :  Ö)-ftO  :  MAO  i  OBjfA-f"    i  hl\tro  :  Hh'JflA  I  fotM-Cl'  '  Oi-h^  ■  O>Ö0 

m  .■  rHfl->  «  mh-tfi  •  ifJtA-l-'SAaMfr  :  nil-V  ■  HÄAfl  :  V-A<fc  "■  v  mh'il"/.  ■■  fl>A 

£f  •  ©Ah  •■  (lAÖA-U-  :    hOT-H  :  WhlY\  :  fl>A*l  :  -nH"1l  :  10^  :  (»Vl.'J.e  •    ©'/£«> 

-f*  .-mi*»  •■  lox^'n-i-  ••  ^ofl>- :  wtf-A»  •  mn.n  s  ha*  ■•  ro  ■  "'rupc+fc  ••  w-fK-c  s 
oj-nc-l"  •  fl>'ta/>  •  maa  «  vau  •  t-wh  ••  <mnc  s  mtjK9°  ■  hh"°  •  h°i 
Hh-aduC  ••  '/"AA,h  -  '  mha*d.v-a»-  .■  jj^.>  .-  A«»A>ih'l-  .■  htu.h,fr  ■■  \\<n>  ■■  ?,ö 
+-n}P  ■  AAA»'/0'*  •  mf.'tathVIP  ■■'•  ,K ö»^»n,A-<n»-  s  Wl'  :  hM-  ■  ^H.VfMi.C  •■ 

Oi»BrnflJho»-   •  tD'tl-l-  ■■  h?.VM°°-   •   W-A-o»-  »  ?»A  :  £WK-  •'   -^.n  «   9°£'C  a  <D 
io   •MHlirt-  i  ffll^ih  ■  tf-A  i  *°JtC  ■  lW»£-««»  ■  h1H.frflrh.C  »  mn*£'"»  ■  rThlUl  •■ 

iUmj-  ■  wmf.hXLi.  ■  "I.OB-  :  JtAn(Mi<">-  i  a»w.tHna-  ■■  X\a°  ■■  'M/^,/*'?, :  Ah 
ln.A4hh.C  s  KrAhhfl»-  i  ffl-l-'J^'h-  i  d»**-!!*. :  n.-l*  i  *Ä-A1-  i  Afclil.Vn     *  p 

8G  v°  b. 

<h.C  '   hrAhhtm-  :   \\tn>  :   ;J"nh.  :   /J-Af"  :    IhHH  s   Trfll.JfflWi.C  i    fl»-}<pf  :    * 
R-A+  i  hlU.h-üth.C  i  fl0.->  i  ttWiR.  •  Mioo  :  ?k«7il.Ä-n*h.C  s 
15  XXIII,    'flUMMhfc   :  AÜ+  :  AHlÄV/i  !   «n»*PAA.W-  «  Ö>V*7i*'  »   AA-T"*  i  Ö»A 

ib.  m-fict  •■  «»•>«.>]  P  ffl-nc^  «  mj^"/.  —  //'.  inn*]  P  inn+.  —  i'i.  iihfit-SAwh-]  A  iihM- 
•sft»Jb.  —  ib.  -/»A-fe]  P  -VA-fe  «cy  A  'V-A-fe.  —  15.  «da.^p]  A  om.  —  ib.  inil  A  ^il«:.  — 
«6.  man]  A  Tiin.  —  ib.  n.v]  A  n.>.  —  16.  n«>c4»i]  A  om.  \.  —  ib.  -wvfc]  P  -VAt  siV; 
A  -V-A-fe-  —  17.  fl>.ß>mn'i:jp]  A  <Djet<Dti<i:p  «c.  —  18.  KtM-H«"-]  P  MM-Yio»-.  —  /Z».  o»7^<c->] 
P  <B?4>.  —  19.  mV^ftmm»-]  P  W/v.iitooo- .  —  /6.  ml-Tr^K.]  A  a>->VK-.  —  '6.  ^.e:^^]  P  *.£1t. 

—  i&.  ^>>Hii]  P  ^-miii  sie.  —  ib.  nn.*]  P  nn»i-. 


niille  talents  d'or  et  un  million  de  talents  d'argent,  de  I'airain  et  du  fer  en 

poids  inappreciable,  car  il  est  liors  de  mesure;  j'ai  prepare  (aussi)  des  bois  de 

cedre  et  des  pierres  en  quantite  innombrable.   ''Toi,  mon  füs,  ajoute  encore 

ä  cela;  ajoute  de  norhbreux  ouvriers,  des  artisans,  des  ma?ons,  des  char- 

pentiers  et  tous  (hommes)  habiles  dans  l'art  de   (travailler)  'Tor,  l'argent, 

I'airain  et  le  fer  (dont  la  quantite)  est  innombrable.  Leve-toi,  agis  et  execute, 

car  le  Seigneur  est  avec  toi.   »  l7Däwit  recommanda  aux  princes  de  'Esrä'el 

d'assister  Salomon    et  de   le    seconder.    lsDä\vit   leur  dit   :    «    Le   Seiffneur 

n'est-il  pas  avec  vous  et  ne  vous  a-t-il  pas  donne  la  tranquillite  sur  tous  les 

ennemis  qui  etaient  autour  de  vous    et  n'a-t-il  pas  livre  entre  vos   mains 

tous  les  habitants  de  (ce)  pay  s  ?  Tous  les  pays  ont  obei  et  se  sont  soumis  devant 

le  Seigneur  et  devant  son  peuple.  '"Maintenant  disposez  vos  coeurs  et  vos 

ämes  pour   chercher  le   Seigneur,   votre  Dieu;  levez-vous,  alin   de  *bätir  le      *  p> 

.  .  .  .  8i;  v"  b. 

sanetuaire  au   Seigneur,  votre  Dieu,   et  d'introduire  l'arche  de   l'alliance  du 

Seigneur   et  les  vases  sacres  du   Seigneur  dans  la  maison  que  vous  bätirez 

au  nom  du  Seigneur.   » 

XXIII,  '  Däwit  vieillit  et  arriva  ä  (la  fin  de)  ses  jours.  Salomon,  son  fds, 


614  LES  PARAL1P0MENES.  [94] 

.«j.  .■  h9°?:"id>0'  i  (MoA  :  htUh,h  ••■  -athtil' P-tth  •■  Wl-  •■  Ytltr  •  "»Afchi-  • 
hl\ih.&  ■■  flJJiüV'l-  i  fl»A,*P'fi.e>  «  3 ffl'h4W'S-  :  ffl-h-V-A*  i  A/P'ßjP?  =  hJ-dR 
fl»-  •■  •nX.JiV  •  («i  :  °i9°  •  ö»JirfiVl  s  fflliV  •■  '1°6i$ao-  :  (1(1  s  hC'hM'.xrao'  ■  ff?  : 
ffl-il-p  ::  'fl)h'/'?»A-   s   ?tA   :    R'|'fl>-fl«>-   :    fl>Jt*.-|-n<-  «  «»jPft-f-4-TV-    <  "JW.  ••  Cl.-f*  •'  ?t 

*7lUWl<ii.£  •■  ef?  ••  aiyi  '•  a>&tM>'l'  •■  cdouVsTJ'I-  -.  yy  .-    öio+n-f-  •■  MbR  •    • 

•//v  ■  miiöft  •■  \n  i  Rrvn,h- 1  fl»£iW4-  •■  Ah*7.fl.^«nA.c  ■■  nö^iiy.."!'  •■  ?iA  ■•  r- 

•MK-  i  Jl«"»  :  .f-fWl/h-  i  Oö»-  •■  Afc1II.JffMi.C  •■  h'rih  •■  hA^fcA  ■•••  "miWao-  : 

Wr  •  nn  i  h-n^-f-ß»-  •  ar*+  »  a.<e  •■  aica?  ■  whW-v  •■  ö»A"7./-  t  ••■  7o>aic 

A?  i  AfV5*>  •  «DArt/TL !i  "a»AR  i  W*  i  <n>AMl  i  h.?hj,fr  i  fliH.-f'/'  i  fl>P-fcA  i 
«'ArVfc  a  9*DR«fc+  ••  rt/'Z.  s   rtA""7.;|-  "  (»JiW/.A  ■•  ff»fc/..'>  s  fcA-  «  i*'Afl'fc  •■  ao/[  10 
Ml+  i  JVP  i  WH!iro«H  :  aM,hW*n  ••■  '"«DAR**  >  A."?.  •■  Ä.^W  i  mil.H  i  fl» 
A.ffcfi  i  ffln.^"/  i  k*  i  fco»  H-'  i  hCHA'h  ■  R«fe+  i  A/'l  '•■•  "ffllM-  i  RVr*  :  ao 
AMl  •■  «D1I.H  i  »lo-n  a  flJfc.l'M  ■'  fflflrf«*  ■  a*hj -mi-i-  i  «DAR  i  0A.I4-  i  ft.1"  • 

XXIII,  2.  mA.'i"!.'.i"/]  A  <da,<i>«-.i'>.  —  3.  miw*]  P  «Di-VA*  sie.  -  ib.  A.'Pf:.ev] 
A  A,«pm-,rv.  —  '/'•  >iy"ö.e.«>-]  A  om.  >,ir.  —  i&.  -dk.-!.»  ■  «i  i  •»»■•]  A  -no-v"/  i  HM^.:  i»:ifM  •• 
M".  —  i'ä.  v-A-P«»-]  P  •va*»0,  s/e;  A  v-a*«»-.  —  i'i.  j:.y]  P  IS.  —  '*  n>.p,?-(K.]  P  m^7-ll<-. 
—  ib.  anithVh}  P  mÄjivt.  —  5.  fl»*iöil  ■  9S  :  .e.MW*  i  m.e.n.y"*.]  A  «dhöii  ■  >iA  i  .i'.rt.-flrh.  : 
<o.Kn.ir<.  :  9  :  v.  —  ib.  nV7H.vn<ii.c]  A  om.  —  ib.  .i'-'/-(K.]  A  7-n<-.  rö.  A>i"?n.>1-n<h,r.] 
P  o/h.  a.  —  6.  im  :  >i-nA-pm>-]  P  ii n  :  MiA*«»».  sie.  —  ib.  n)A«)'"i>]  A  (da+'ii-.  —  ib.  mh<n.£.&~\ 
A  mftoB«.  —8.  h.^.'/.A]  A  h.r/.K,A.  -  9.  rt,«?.]  A  <*"TL.  —  ib\  mMr/.A]  A  mviiy.A.  — 
ib.  fflA.hA.^.S'*/]  A  »da>,A..M'>.  —  10.  A.-7.]  A  ^«^..  —  11.  (i)h.fWl]  A  mh.p>,A.  —  ib.  <daä] 
A  «u-A-Ä.  —   !*■   '»K.»1'/]   P  ht'V-  Sit". 


r6gna  apres  lui  sur  'Esrä'el.  -  Däwit  assembla  tous  les  princes  de  'Esrä'61, 
les  pretres  et  les  levites.  :iLes  levites  furent  recenses  et  denombres  depuis 
les  hommes  äges  de  trente  ans  et  au-dessus;  leur  nombre  par  tete  fut 
de  trente-lmit  mille.  '  Parmi  eux  ceux  qui  remplissaieat  et  executaient 
avec  diligence  le  Service  de  la  maison  du  Seit;-iieur  etaient  viagt-quatre 
mille";  les  scribes  et  les  juges  etaient  six  mille;  5  les  gardes  des  portes 
etaient  quatre  mille;  quatre  mille  anssi  celebraient  les  louanges  du  Seigneur 
sur  des  instrnments  qu'on  avait  faits  pour  glorifier  le  Seigneur,  Dieu  de 
'EsraYI.  eDäwit  etablit  les  lils  de  Lewi  (dans  les  fonetions  qu'ils  devaient 
remplir)  chaeun  ä  son  tonr  :  Garson,  Qä'ät  et  Meräri.  7(Les  tilsi  de  Garson 
etaient,  L6dän  et  Seini.  s  Les  lils  de  'Adän  etaient  'lyä'ihöl,  chef  (de  famille), 
Zötom  et  "i'oliel  :  trois.  'Les  lils  de  Semi  etaient  Salom6t,  'A/.ährl  et 
Wran;  les  trois  etaient  princes  de  la  maison  de  leurs  peres  et  (descendants) 
de  Lß'aleyädän.  ,0Les  fils  de  S6mi  etaient  'Iyft'et,  Zizft,  'Iya'as  et  Berö'a; 
c'etaient  les  quatre  lils  de  Semi.  "  Ve'et  etait  Taine  et  Ziza  le  second. 
'Iyo'as  et  Uari  ä  n'eurent  pas  beaueoup  d'ent'ants  et  les  maisons    de  leurs 


r*  a. 


[95]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-TROISIEME.  615 

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* ce  ä  hin  •  htm  .-  .c.-"!-'f'J^ft  t  A+Ä-ftf"  ■■  4*3.«  i  fl»£**fc  ■■  h^ÄrlÄü-  »  ?» 

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ib.  im  i  v-A'l'-]  P  nn  :  VA-r-  sie;  A  nx  i  •v-.A'l!.  —  12.  *'y'»]  P  *",■/•  sie;  A  *•**. 
—  ifi.  h?"/!-;'"]  A  }>?%?".  —  //'.  m.P.OJir:]  A  mfiiihC.  —  ib.  <nj,.il.V.A]  A  mh.H.y.A.  —  13.  >> 
?"^5>"]  A  r,y"<!.!r.  —  //'.  rt'l'.edl]  A  A->.e;i-/-.  —  iä.  ffljefrAMi-]  P  «".cl-AMib.  —  14.  *r"rt.e.  •■ 
A.'i.*]  A  i-flyp  :  n.e/M-  i  A-'i;.  —  IS-  ^cf^r'~}  A  7cn?".  —  17.  £*+  .-  hA^nc]  A  .e**  >  a>iA 
°iiir..  —  ib.  htt.fl  A  ^ch-n^.  —  ib.  ih-ttfl  A  J.CM1.P.  —  18.  .e.lhcl  A  jen^c.  —  ib.  nn» 
«p*]  A  (i/i°i""/.  -  19.  «"»Ahn]  P,  A  oi>A>.n.  —  ib.  h"%Cf]  A  >i"7C.e.  —  iä.  h..fii.v.A]  A  h. 
,ei|"/.A.  —  //'.  A..t"/.""/..cn]  A  a>h.fU9"fl\.  —  20.  mAMi]  P  ow.  —  i'ä.  <oh..en.cn]   A  a»K.^n.  — 

//>.    Hftn]   A    ao AhM.    —  21.    «Phrt.  :   Wiflo-ft.  :  ID^4;4>  :  'f»hft.  >  hA'VHC  >   Wftn]  P    Vhh.  ■■  hMHC  > 

w-kti.  —  22.  tn*->]  P  ■i-nöt. 


peres  ne  furent  pas  deuombrees  chaeune  separement.  l2Les  fils  de  Qä'at 
furent  'Ainrüni,  Yesä'ar,  Rebron  et  'Ouziliel;  ceux-ci  furent  quatre.  ,:'Les 
fils  de  'Amräm  furent  'Aron  et  Mouse.  Aron  *  fut  choisi  pour  etre  con-  *i 
sacre  au  ( Service  du)  saint  des  saints,  (lui)  et  ses  fds  apres  lui  ä  jamais, 
pour  brüler  l'encens  devant  le  Seigneur,  pour  servir,  pour  prier  et  pour 
invoquer  le  nom  du  Seigneur  ä  jamais.  "Mouse,  serviteur  du  Seigneur, 
et  ses  fds  (furent  compris)  dans  la  tribu  de  Lewi.  l5Les  fds  de  Mouse 
furent  Garsam  et  'Al'äzär.  "'Lc  fils  de  Garsam  fut  Soubähel,  chef  (de  famiile). 
17 II  naquit  comme  fds  ä  'Al'äzär  'Abiyä,  chef  (de  famiile);  apres  lui  il  ne  naquit 
pas  (d'autres)  fils  ä  'Al'äzär.  Les  fds  de  Ra'abyä  furent  nombreux  et  s'ae- 
crurent.  ,sLe  fils  de  Yesä'or  fut  Salomot,  chef  (de  famiile).  "'Les  fds  de  Kebron 
furent  'Iyä'er}'ä  l'aine,  'Ameryä  le  deuxieme,  'Iyäzihel  le  troisieme  et  'Iyäqe- 
miyäs  le  quatrieme.  ""Les  fils  de  'Azihel  furent  Mika  l'aine  et  'Iyäayäs  le 
second.  -'  Les  fds  de  Meräri  furent  Mo'ali  (et)  Iiamouse.  Les  fds  de  Mo'ali  furent 
'Al'äzär  et  Qis.  "'Al'äzär  mourut  sans  avoir  engendre  d'enfants  mäles,  mais 
(seulement)  des  filles.  Les  fds  de  Qis,  leurs  cousins  germains,  les  epouserent. 


87  1°  a. 


616  LES  PARALIPOMENES.  [96] 

«fe«p  :  av-h,  ■  Vhii.  »  flJh,£,C  ■  a}h.?61*:l'  ■  whh-b  ••■  2  ha^lU  ■  htr  ■  £«fe+  > 

a.'G  :  nrM-  ■■  hti'Pjroo-  ■  </da?i*h-  ■  nw- ■  hn'eirö»- :  Mi»»  ••  -v-a*«0-  ■  nn  ■ 
hChh±\rao'  .■  tonn  ■  ?ii*iö7'J:U'od-  i  >i'*h  i  £-pn<.  ■  o>!>,<lrov  -.  <q-m:  ■  «»a?! 

Jfl+  :  IM*  •  MUMdbC  i  •flX.'hV  ■•  fc9°TJ  ••  Wör&>  i  lJ»«».Th  :  tDhr/ih  ::  2  ?,fl 

<*» i  j&n,  i  wi- 1  mia  i  hrmh-adbC  -  /htm  ■■  mw  ■•  mhiftc  ■  athinc  ■ 
hs^hfbr  ■■  Kfih  :  a°/A9"  ■•• 2<da.-p<pjp'>  i  •»■s.irrn»- :  Kf&ofr  ■  fc-n-iv..  ■  ©tf- 

A»  :  -}<Pf  :  «7C1C  i  Hfl*  :  .«VpAhYl-  «  '"  Kliff"  ■•  n.+At'  «  Wl-  "  &*lC"h  i  »■*.-£  ■ 

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nrrvö  ■•  <D^n  ■  in-po 1  nn  »  ^ttk-  ■  *?m*  ■  ö»5.n  •  mv? p  i  *D-5.n  ■ 

'fLIi-h  :  0J-5.fl  ■•  W*A*  ■■  «w-AT-C-f*  «  ioö»-5.n  ■  tf*A*  :  >iA  :  ,P.«pfl>-<n>-  ■■  AA  :  K"Orli  •■ 


23.  öo-rt.]  A  /howft,.  —  24.  -v-A-po»-]  P  -TA-Pö1"  sie;  A  -v^A*«"".  —  /6-  o»A)ilit]  P  o»^>>*it- 

—  j'6.  ri^'ö/'V-  :  «".«n»*]  A  >,y">,n^  :  rt»;15""n-fc  :  "!««""«•.  —  26.   fflA-f'l.'.rV]  A  «DA.A.'Pfl'-.O  MC.  — 

ib.  «,.<i.lPa^  :  h..eAOA-]  A  hAPo»-  i  hA>iA°.  —  27.    fl-Mt]  P  A*/»t.   —  i*.   Ä'iC*]   P  Ä>C+.   — 

«Ä.    >«A*öd-]  P  TA*»»-  su  ,"  A  -V-A*«»»-.  —  IÄ.  lOi^örV.  :  «rlT]  A  ll>,?"7,fl<i.  :  ffi;iy"n*  :  W. 

-  28.   n>iÄ  '  >>t*"}]  A  |»»JC  :   £«+  :  MTV.  —  IÄ.  A*Ö*£]  A  AhÖ9S|-.  —  J*.    "/JV/M-]   A   "VÄ-W..   — 

Ä.  4».c-o¥]  P  'Ktft*.  —  29.  ooovG*]  P  m»l»sct;  A  «n»ftAr.->. 


2:iLes  fils  de  Mouse  furent  Mo'äli,  'Ed6r  et  'Iyärimot  :  trois.  '2vTels  furent  les 
lils  de  Lewi  selon  leurä  familles,  princes  de  la  maison  de  leurs  peres  d'apres 
leur  denombrement  par  tete  et  par  nom.  (Ils  etaieut  charges)  de  faire  et  de 
parfaire  le  service  de  la  maison. du  Seigneur,  depuis  (texte  :  parvenus  a)  Vage 
de  vingt  aus  et  au-dessus.  25Car  Däwit  dit  :  «  Le  Seigneur  a  donne  le  repos 
ä  son  peuple,  il  l'a  fait  demeurer  et  l'a  etabli  ä  'Iyarousälöm  a  jamais. 
20  Les  levites  ne  transporteront  plus  le  tabernacle  et  tous  les  ustensiles 
de  leur  ministere.  »  -'  Ge  fut  sur  les  derniers  ordres  de  Däwit  que  le  nombre 
P,  des  lils  de  Lewi  fut  lixe  d'apres  (leur  äge  :  soit)  "  vingt  ans  et  au-dessus. 
28 Ed.  effet,  il  les  plaea  sous  Tautorite  (des  lils)  de  'Aron,  afin  de  servir  dans 
la  maison  du  Seigneur,  les  chargeant  (du  soin)  des  vestibules  de  la  maison 
du  Seigneur,  des  cbambres,  de  La  purification  des  choses  saintes,  des. 
objets  sacres  du  service  de  la  maison  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esra'el, 
des  vases  d'argent,  -'des  pains  de  proposition,  de  la  (leur  de  farine 
pour  le  sacrifice,  des  poeles  ä  faire  les  azymes,  des  poeles  a  frirc,  de  la 
päte  cl  de  toutes  les  mesures.  :,"(Les  levites  devaient  assister)  tous  (les 
prötres)  qui    se   tenaient   chaque  matin   pour   louer   et    celebrer  le    nom  du 


87  r  b. 


97]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-QUATRIEME.  «17 

\\od  .•  ,e,rt-n/ii.  ■  fflje.'W  ■  aa«»  ■•  hiw.ha^c  ■■  mha«n'/.  ■■  £i«n<«  ■  fleh  ■ 
11  öJ.«j.n  :  vf-A-  ■■  ht\  ■  jpotij-  ••  VHiMi'  s  Ah«?n.MiA.c «  aa  •■  rt«Mtf-  •  ©aa  • 
ipc+  i  fl»ci  •■  man  ■■  imi-  ■  nho»  ■  -y-a*  ■•  v-tmi  >  vm  ■■  hmiha»-  •■  kiii.^ 

•flrfbC  i  tthd.  •■  ao-ti.  ••  «J"-A«i.i>-  «  Sä  fl»ho»  i  £*«M1*  =  A0;J"f"  i  &'fWY«-  i  HH.+  i  ft 

5  9°f>  .•  wh-n^l- 1  A«J;H- «  &«fe+  i  her*  i  h:*«Eirö°- !  h«»  ■■  jejhAMi- 1  nn,+  ■• 
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xxiv,  ' ö)Ae.*+  i  heia  i  -n^ii-'i- 1  nn  ••  ö-nA***- ••■•  0»?.*+  ■  hau  ■■  w 

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1Ä  i  fcflMr«n»-  •  fflhAH  i  H/.1NV  i  fl»-A-fc  •■  »tAMl-  :  hMHC  :  a>f.p*lC 
io  ft«fe+  :  M?*»  i  noDAMn-h  i  hUV*  ■  fflUP-o»'  ■  Wr  ••  Art**-*  •  W&4:+ 
hMHC  ■  a>MVVLA,ln  i  fc90£<fe+  •  £^""TC  i  fltl^D  :  >A*tf»-  i  «»AKh-ftf»- 
nfl»+  ■  hlHBIf«*-  s  4ö)ViV-  •  fc«fe+  :  J»A<JHC  ■  -011*21  i  o»Afch+  i  "TiP-A  '  *1 
n  :  ft*+  i  ?..■*•"?£  «  <D-^p-oi»-  :  A£«ft<p  i  hfrtHC  •  o»AWfl+  i  IM"  ■  Ml«eiJ* 

<n>- :  oipcm  •■  mftjwi*  i  ©AR**  ■  w^ii:'-  nv»A<fe  i  ar+  ■  im*  ■  Mi*w  S7\I,a 

31.  foc-h]  A  j"vr.7-.  —  ä.  »nn  i  iim*]  P  wun-vw-.  —  ib.  i-A-fc]  P  -va*  sie;  A  -v-a*. 
—  32.  <DVn<fc1]  P  «DM141-  sie .  —  ib.  rtVÜ\l  P  AVI". 

XXIV.  1.  -11A.1J  P  -n-h-t.  —  ib.  nn  ■  mia*»»-]  P  om.  —  ib.  <dj,a^hc]  P  «d^a^hc.  — 
2.  «».AO]  A  mfcAfiö»-.  —  i*.  Hon-]  A  t-KIM-  sie.  —  iä.  <d-a-£]  A  a-«"-  i  id-a-ä.  —  ib.  hAlf 
HC]  P  TiA'VHC.  —  ib.  a>.e.+-ic]  A  <B.ß.+?°f..  —  3.  Afl^*]  A  A4/>*.  —  ib.  a»hft."lA.Yi]  P  «ohCT. 
ft.^,.  —  ib.  fificl  A  .e.»-y"c.  —  ib.  >a*H  P  ?*A*<n»-  sie;  A  -v-a*«"»-.  —  4.  wa'VHc]  P  >«a 
0i,|C.  _  ib.  .e^-»7c]  A  .e.i-9°C.  —  ib.  «iaä*+  >  .e^-"7C  —  Wl«ew<n>-]  A  mAÄ*+  '  ^»°C  =  S  ■ 

n-v-A«.  =  AÄt  i  mh: lfm»-. 

Seigneur  et  (qui)  faisaient  de  meme  le  soir.  "  (Ils  devaient  assister  aussi) 
tous  ceux  qui  offraient  des  holocaustes  au  Seigneur  chaque  sabbat,  chaque 
neomenie  et  chaque  fete,  selon  le  nombre  rituel  des  ceremonies  que  le 
Seigneur  a  prescrites  par  la  bouche  de  Mouse,  sou  serviteur.  si  (Ils  devaient) 
observer  les  heures  et  l'alternance  des  heures  (pour  la  garde)  du  tabernacle 
du  temoignage  (et  assister)  les  fds  de  'Aron,  leurs  freres,  pour  le  service 
de  la  inaison  du  Seigneur. 

XXIV,  '  (On  classa  ainsi)  les  fds  de  'Aron,  (en  leur  donnant)  autorite  ä 
chaeun  dans  sa  division.  Les  fils  de  'Aron  etaient  Nädäb,  'Abyoud,  'ATäzär 
et  Yetämär. 2  Nädäb  et  'Abyoud  moururent  alors  que  leur  pere  etait  vivant, 
sans  avoir  eu  de  fils.  'Alazär  et  Yetämär,  fils  de  'Aron,  (remplirent)  les  fonc- 
tions  sacerdotales.  »Däwit  les  röpartit,  (en  prenaut)  Sadoq  parmi  les  fds  de 
'Al'äzär  et  'Abemelek  parmi  les  fds  de  Yetämär  selon  leur  nombre,  (selon) 
leurs  fonetions  et  selon  les  maisons  de  leurs  peres.  *  II  y  eut  (parmi)  les  fils 
de  'Al'äzär  beaueoup  plus  de  chefs  puissants  que  parmi  les  fils  de  Yetämär. 
(Däwit)  repartit  les  fds  de  Al'äzär  sous  seize  chefs  de  maison  paternelle  et 
les  fils  de  Yetämär  (sous  huit  chefs)  selon  le  nombre  des  descendants  *  de  la    87  v'a. 


PATR.   OR.   —  T.    XXIII.   —    FASO 


4.  40 


618  LES  PARAL1P0MENES.  [98] 

4»JP/*1'V  •■  iD«nAMl+  ■  K"ttLh-a*h,C  •■  W£4:+  ■■  hMHC  •■  flJ*i9"&«fc«l*  -•  jP.;i'"7 

C  ■■■  6<D%rfi£  :   ti-ao-  :    t\9°?t\  ■■    0>A&   :  «WfcA  :   Jii>,,£«ft+  :    A,<C  :    tt^-ao  : 
■>T./»«    :    (Dtt^^'OD   :    tm/\hM-   :    WAOM»  :    UlVi    '•    <DAftn."%A>h    '■   «>A&  :    h'tt 
ypC  :  atHao/iMM-   -.  n,+  i  Wiqjlfm»-  i  AJlDV'P  i  ö>AA.<P<ße>  ::  IM.*  ■  Ml   5 
«eiJ*«"»-  '■  hthfi-  •  hWi^J-  i  AJ»A"/MC  ■■  rDM/i-S-  •  Mh«J-  ■•  AjB^*TC  «  ffll'JOffl.  i 

Ö0   •■  KA  :  ^hfl>-V-  :  JlDV'l-  i   An,'f"  i    «n+fcft  «   'dHDdfc  :    «pWß  :  ÖÖ  »   AÄ.jPrf 

-n  «  mha-n  s  M  i  AhJW*f  "  'mAhAf  •  "fAfi  -■  mAA,M-t  ••  i-nö  ■••■   «da«» 
Ati..?  ■  :**°a  «  a»Aa%A,K9K9a  •■  ajwi  «  "a>AM\e.-ft  •■  find  ■■•■  tDAh-ny  •■ 

A9°"i  '■  "fl»AA.?rt-d  ■  :t-^'ö  ■  fl>Ah,fiVL'}JP  i  "//"C  «  "oiAÄ.A.ert.-n  i  OwC*  ■    io 
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«c]  P  >>A"iHr..  —  ?6.  ,e.-»-"7c]  A  ,e..+?"f:.  —  0.  a>Afl£4>]  A  om.  a.  —  i'o.  <Drthn."*iA,ii]  A  mh 
n>°%ivn.         ib.  Mi.f.»-c]  A   oiUf^-C.  —  «ä.  fl>A<n"\>,iH-]  A  o/m.   a.  —  ib.  n,t]  A  o/;/.  - 

ib.  d>AA.«P«WV]  A  mh,Va>-fi.  —  ib.  hihX.  ■■  h«h«.]  A  h/h^..  —  J'6.  A>iA";HC]  P  TiA^HC.  - 
//'.  <n>uh^-  i  h/h-'r]  A  ©h/hfl..  —  JA.  A.ft;J-D7C]  A  A.ft.J-r'C.  —  //'.  öfl]  A  AV.  —  l'Ä.  post  AM'  i 
«»i|>jp.n  A  add.  «rniTr*  ■  wi"7-tir««»"  >  A*ii)Yfr  •■  a>iA  i  lA.e«»-.  —  7.  «dyiö-ü]  P,  A  wnöfl.  — 
//'.  Ah.^.h,^]  A  Ah.e.h.,p.  —  8.  «JAA.W-V]  A  fl»AA.>i<i-Tr.  —  9.  a»A"lrt.h.^h.»°]  A  wi\"%d.ix.yh.r\ 
—  10.  mAMI^]  P,  A  om.  A.  —  11.  n»Ah.frtö]  A  h»a>i»».  --  12.  «oAh.A.fft.-fl]  A  <DA>i.A.ert. 
^I_  —  13.  ampytt}  A  <nAh,T>i.  —  //'■  <i»A>b'»'l>1]  P  o/w.  A;  A  h'ä.ai1.i|';i    —  L4.  «>An,Aj9>i]  A  «da 

ftA^Ö.  —  I&.  a>ilh,0%G]  A  fl>A>i."*C.  —  15.  (WWW.]  A  <BAh.^H.C.  —  16.  <DA>».*A]  A  (DAh'liA. 


maison  de  leurs  peres.   5 II  classa  par  le   sort  les  uns  et  les  autres,  car  les 

princes   du    sanctuaire  et  les  princes  du  Seigneur  furent  choisis  parmi  les 

iils  de  'Al'azar  et  parmi  les  lils  de  Yetämär.  6Semyft3,  fils  de  Nätänähel,  des 

descendants  de  Lewi,  les  inscrivit  en  presence  du  roi,  des  princes,  de  Sädoq 

pnHre,  de  'Abimelek  fds   de   'vVbyätar,  des   chefs   des  familles   sacerdotalcs 

et  levitiques.  Dans  ces  familles  (on  prit  pour  les  fonctionsi  alternativement 

(la  brauche  de)   'Al'azar  et  (la  branche)  de  Yetämär.    Les  prelres  (devant 

servir)  au  sanctuaire  furent  tires   au  sort.  7  Le  premier  sort  echut  ä    lyärib, 

le  deuxieme  ä  'Idi'eyä,    s  le  troisieme  ä  Rarem,  le  quatrieme  ä  Se'orän,  'le 

cinquieme  ä  Malkiyä,  le  sixiöme  ä  Möse'iyä'im,    '"  le  septieme  ä  'Aqdes,  le 

huitieme  ä  'Abyä,  "  le  neuvieme  ä  'lyasou'e,  le  dixieme  ä  'EsköayÄ,    "le 

onzieme  ä   'Klyäsib,   le  dou/ieme   ä  'filyÄqim,    ,:'le  treizieme  ä    'Opä'e,   le 

quatorzieme  ä  'Esabä'e,  "le  quinziöme  ä  Belaga'e,  le  seizieme  a  'Emer,  ' "  le 

dix-scptieme  ä  'lyä/.ir,  le  dix-liuitieme  ä  'Afousi,  "  le  dix-neuvieme  ä  'Apiti, 


1(1 


b. 


[99]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-QUATR1EME.  619 

1  wAfch.T  ••  brw.-  •  mh.hti-  ••••  <DAPo°-fc  i  fl/'Y«.  :  mhAh.-|:  ■■  lswMAh*y  ■•  ö 
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>tA-  •  hao-t^'t  fc«fe+  s  A/P'ßri  s  cd-V-A*  i  Aft-f'  «  IM-  i  hn'ßiro»-  s  3I  (DflWfc 

•f-oo-    :   hflfl    :    -I  ^Offl.   :  Ml«»    ■    WWfa0'  :    £«fe+    :    Jfc|?**  i    IM»*:«*»  :   IT-/»*   : 

17.  fl»rt.9ö"-y.]  A  mA.-xn'-y.A.  —  18.  «ort-SAW]  A  mA£A>i.P.  —  ib.  fflArwi]  P  o/w.  A.  —  19.  -i« 
a*ö»-]  P  "»"A#<n>-  s/'c;  A  -VA*«»-.  —  ib.  f»CO*]  P  /MCOI*.  —  i'i.  ante  hn-ifö»-  A  add.  m.  — 
20.  K?*K?1  A  kjVhf.  —  21.  h^..S.rf  A  M.£,f.  —  i*.  hAftf]  A  >,/..n.i\  —  ''"■  W..rrt.h..Pf»]  A 
Kfü-^fti.  —  Ä.  o»Ahh]  P  ooAMü.  -  22.  rofth.ftv,^]  A  <DAh.nh<S.  —  '*•  h.?*]  P  h.T1'  «c;  A  h. 
Vi-.  —  23.  M'..S.t'.]  A  h.P..e:P.  —  ift.  h.^H.y.A]  A  h.W/.A.  -  24.  ^.n>,]  A  "Y.ti.  —  2F.  A"7.>i>i] 
A  a«Hi.  —  //»■  hArt  A  h.hf.  —  ib.  m?.*.*  ■■  UAS'  ■  fHtGfÜ}  A  o/m.  26.  -f">iA.]  A  «»hrt..  - 
ib.  ffloo-rt.]  A  <DWifl»-A..  —  ib.  K.H^]  A  h.ni^.  —  ib.  ante  n*  P,  A  add.  mg.*.*.  —  27.  AhH.^n] 
A  AhTtffi.  —  ib.  ante  g,{\^9°  P,  A  arfrf.  idjc«4>.  —  i*.  amnr.]  A  wh^iC.  —  ib.  P-tt-%']  A  h-fl^..  — 
28.  hA»l«C]  P  ATiA^HC-  —  29.  ante  g*.*  P  add.  fl»A«fifi ;  A  <da^  :  A*ft.  —  30.  -P»>.A,ts]  A  T^AP. 
—  /6.  <u>b<!i0->]  A  ath.Cf*.  —  ib.  m-i»A*J]  P  m-TA*.  sie ;  A  «d-v-a*.  —  31. 1-Ire<n.]  A  t-io«»-  sie. 

le  vingtieme  ä  'Eqel,  ,7le  vingt-et-unieme  ä  'Akino,  le  vingt-deuxieme  ä 
Gämouhe,  l8le  vingt-troisieme  ä  Däla'iyä  et  le  vingt-quatrieme  ä  Mo'aze. 
19  Tel  fut  leur  classement  selon  leur  ministere,  pour  entrer  dans  la  maison  du 
Seio-neur,  d'apres  la  regle  etablie  par  'Aron,  leur  pere,  comrae  le  Seigneur, 
Dieu  de  'Esrä'el,  lui  avait  ordonne.  2nLes  autres  descendants  de  Lewi  furent  : 
parmi  les  fds  de  'Amräm,  Soubähel  (et  parmi  les  fds  de  Soubähel)  'Iyadä'iyä; 
21  (parmi  les  fils  de)  *  'Arädiyä,  tils  de  'Aräbiyä,  'Iyasi'iyäs,  chef  (de  famille);  _*  P. 
22 (parmi  les  fils)  de  'Is'äri,  Salomot;  (parmi  les  fils)  de  Salomot,  'Inät;  -!les 
fils  de  ('Inät)  Myoudiyou  (le  premier),  'AmAryäs  le  deuxieme,  'Iyäzihel  le 
troisieme,  'Iyäqemyä  le  quatrieme;  21  (parmi)  les  fils  de  'Ouzouhel,  Mikä'e  et 
(parmi  les  fils  de  Mikä'e),  Sämer;  25le  frere  de  Mikä'e,  'Isiyä;  le  fils  de  'Isiyä, 
Zakäryäs;  2Cles  fils  de  Meräri,  Mo'äli  et  Mouse;  le  fils  de  'Iziyä,  Bäni;  27les 
descendants  de  Meräri  par  'Aziyäs,  Yes'äm,  Zäkour  et  Obdi;  28le  fils  de 
Mo'ali,  'Al'äzär;  29le  fils  de  Qiso,  'Arämähel;  30les  fils  de  Mouse,  Mo'äliyou, 
'Edär  et  'Erimot.  Tels  furent  les  fils  des  levites  (d'apres)  le  denombrement 
des  familles  paternelles.   3,Ceux-ci  aussi  furent  tires  au  sort,  comme  leurs 


*  p, 

88  r°  a. 


HK    !■'    a 


620  LES  PARALIPOMENES.  [100] 

atfi?.&  :  (Dhtt."lM)  ■  flJ»»A?i3f]'f-  •■  ILI-  '■  hnwro*  •.  AhUV'V  ■  ©A.'P'ejP'J  s  A 

XXV,  'fflÄ+öD  :  Wl-  :   Th/"  :    fl"w"\hh'l'  :   'WA  !  I.fl  ■  1'flC  :  £*+  s 

«dm  ■  v«a*ö«.-  .•  nn  ■•  hchMw'w  •  aka  :  £ü-#vfc  ■•  nawit-  ••  rr^^-  -•  5 

2mft<fc*p  •  K4¥  ■•  TIVm:  =  fl>P-A.T-  »  ffl«i";»"}£fi  '  <oA.jPrt.fcA  s  fl>&</»«p  .■  M9A  ■• 

flJJP,T}£  :    flJ^.rt,nWi.  :    fl»»  •   hIM.h'ttth.C  ■•     (Dtih.0!'}  '    £<&*  •'    tt"k?t\  ■    ÖIot 

WJti  ■■  fl»A.ü.£A  ■•  fflfrnXA  •  *mh,C1°1'  ■■  mWiph  •.  mMi.  •  ath,W  10 
.-!•?»  :  miM-fc  ■•  (D&."%a%h,XLC  -•  (DbA$>a\"k  -.  ml.h.^l:  •  mhS'K±C.  -•  to 

"7^II.P"1"   ■»  TiA-   ■■  Vf-A-tf»-  ■'  fc«"*-?*  s  R**  s  >bT*  ■■  HPOWfC  =  mjft-fl-fl  s 
n*.e.<w»  .-   jt-/"  s  n*AI-  =  fc°fH.Vnrh,C  ■■  atf.WY-  ••  *Ci  ■••  atmufi  •  hiu.h 

ib.  fl»ft/>.;h]  A  a>npjl>.  —  ib.  <Dhfl."SA.tt]  A  Wivmto.  —  ib.  <d^H-1]  A  ati-ww 
XXV,  1.   lim]   P  °MI<£.   —  l'A.  Ä*+]   P  Ä**;   A   iD£«fe+.   —  ib.   «DK.^*»]  A  <Dh,.«}.-J:->.   — 
ib.  mno'VH.^*]  A  fl>(lö'VH>.  —  ib.  «MWIöll]  A  fl>.*rt  :  *CTr  i  <"'flö'l.  —  j'i.  -V-A-po"»-]  P  «*»»• 

s/V ;  A  -wv*«»..  —  //'.  a>iA]  A  aa.  —  ä.  n<D-ni-]  A  nn.  —  2.  wh.^rt.iiA]  A  wyKyi\,h,e\.  - 
3.  mrt."*h.]  A  m{t,"1.h..  —  ib.  mhft^n]  A  atMVfd.  —  ib.  h.**-»]  A  h.-S-^->.  —  4.  fl»«oVf/..f 
A]  A  moo-y-fv.rn.  —  '6.  fflA.H.%A]  A  o»V)i7.A.  —  ift.  fl»h.Cf°^]  A  «u^ct»*.  —  J'A.  »WVIi] 
A  a»hYfi.en.  —  «J.  fl'l/,.'\fc]  A  wi^.nt.  —  «6.  »A'^'TLhiltC]  P  m<5.<^D?.  =  fl>h,H.r: ;  A  «>iD7»V.  : 
oDbiLC.  —  '*•  <ort.fl.*<n'V]  A  fflMi.+mv.  —  ij.  aJA.f-A.-tc]  A  mh,fh,tC.  —  ib.  a>a1hW:t'}  A  a> 
oowcif.  —  5.  h.D7Tr]  P  Offz. 


freres,  les  fils  de  'Aroa,  en  prcsence  du  roi,  de  Sadoq,  de  'Abimölßk  et  des 
chefs  des  familles  sacerdotales  et  levitiques.  (Les  chefs)  des  familles  regurcnt 
(leurs  fonctions  par  le  sort)  comme  leurs  jeunes  freres. 

XXV,  '  Le  roi  Däwit  et  les  chefs  de  Farmee  designerent  pour  le  serviee 
les  fds  de  'Asäf,  de  Emäu  et  de  'Idoutoun,  qui  prophetisaieut  (en  s'accom- 
pao-nant)  de  cymbales,  de  cithares  et  de  harpes;  leur  nombre  etait  »Stabil 
(selon  la  repartition  faite)  par  tetes  (de  famille)  pour  le  serviee  des  charges. 
2Les  fds  de  'Asäf  etaient  Zekour,  Yosef,  Nätänyas  et  'Iyäsihel.  Les  lils 
de  Asäf  etaient  aupres  du  roi.  3Les  fds  de  'Idoutoun  etaient  (idoutoun), 
Godolyäs,  Souri,  iyou'isäyäs,  Seme'i  et  Asfiyäs  :  six  sous  (la  direction 
de)  leur  pere  idoutoun;  ils  jouaient  de  la  liarpe,  celebraient  vi  glorifiaient 
le  nom  du  Seigneur.  'Les  iils  de  'Lmän  elaient  Bouqiyäs,  Mantiniyfts, 
P,  izihöl,  Soubähöl,  *irmot,  Anänyäs,  Anäni,  'Elyatä'e,  Gßdolatö,  R6m6- 
mi.zer,  Srbäqalan,  Me'öläti,  'lyo'itir  et  Mä'aziyöt.  5Tous  ceux-lä  etaient 
fds  de  'Emän  qui  jouait  et  chantait  devant  le  roi  les  louanges  du 
Seigneur;    ils   sonnaient    de   la    trompette.    Le    Seigneur    donua    ä    'Emau 


[101]  LIVRE  PRRMIER,  CHAPITRE  VINGT-CINQUIEME.  621 

•n#h.r:  •  hh.°ri  •■  &*«!• :  infii-  •  o»i:i-  •  mhcnöi-  •  <ni*"\rt  •■  h*P&?.  •■  "m 
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AP-A.V  ■■  fl>A->£-AjPft  •  hd-fl  •■  h,t?  ■  mh'^it-  »  fl)£<fe#o«>-  i  »8  »  10  m«f  Aft 
uVi-C  •■  fl>£**  i  mh.'xpjh  •  fme  s  M  ^.-nö  «  A..F1M  »  <"£*+  :  mh^W' !  Je 
10  12;i9"A  s  9°tit?ti  •■  fl>£«fe*  •■  mhi>Vth  •  Tg  ••  "AJMb  »  ih«fe^ft  «  »£**  «  ö»ä 
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ib.  Ow»C+  "  «ohCOdt  s  flJiw^rt  :  JiTAä]  P  OikK*  i  fflhCOM:  i  »o">fl  :  >iTAÄ-.  —  G.  mh. 
^-•fc-V]  A  mh.^^'V.  —  ib.  ffl>b"7->]  A  fl»h."W.  —  V.  v-A*«»*]  P  YA*<w  sie;  A  -v-A*«"-. 
—  z'Ä.  post  A)k1H.VII<ii.C  A  add.  W-fr  >  n?h9"C  sie.  —  8.  post  f/flm.  A  add.  öl '  Jift-H-.  — 
ib.  },-fl<&-F<n».]  P  >,-n<S.-Ffl»-  sü\  —  9.  Afrt.^:]  A  t\KfM--  —  ib.  täf  >  «»WRi*]  A  ^uT.*  i  fl»HA 
Ji.*  =  h.V  "  «»».^■eo-.  —  10.  a»"/Afi]  A  fflu-^n.  —  11.  Yg]  A  T  :  mg.  —  12.  r-vtvn] 
A  «»•Vf-V.ffi.  —  i'J.  »ä**  '  a»,^v.ih'\  P  o/«.  —  14.  ;.rt/.j,.A]  A  >,n<{y.A.  —  15.  tufiltf^ 
A  h.MAnfi.  —  16.  T-V-reft]  A  rt,^v.  —  17.  *,"?.]  A  >,ii<{.y.A.  —  18.  Mi«A]  A  ^o-fl^.  — 
19.  Tifin./]  A  rt-0V.A. 

quatorze  fils  et  trois  filles.  "Tous  (les  chantres  et  musiciens)  etaient  sous  (la 
direction  de)  leurs  peres;  ils  glorifiaient  et  chantaient  devant  la  maison  du 
Seigneur  avec  des  cymbales,  des  harpes  et  des  trompettes  ;  ils  etaient  aupres 
du  roi  et  de  (leurs  peres)  'Asäf,  'Idoutoun  et  'Emän.  '  Leur  nombre  avec  leurs 
freres,  instruits  et  habiles  ä  glorifier  et  ä  chanter  le  Seigneur,  etait  de  deux 
cent  quatre-vingt-huit.  8  Eux  aussi  furent  tires  au  sort  (pour  remplir) 
chaeun  (son  service)  ä  son  tour,  petits  et  grands,  maitres  et  disciples. 
*Le  premier  sort  echut  ä  Yosef  (de  la  maison)  de  'Asäf,  ä  ses  fds  et  ä  ses 
freres.  Le  deuxieme  ä  Godolyäs  (de  la  maison)  de  'Enyä,  ä  ses  freres  et  ä  ses 
fds  :  douze.  ,nLe  troisieme  ä  Zekour,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  "  Le 
quatrieme  ä  'Iyäzri,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  ,2Le  cinquieme  ä 
Mentanyäs,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  ,3Le  sixieme  ä  Bouqiyäs,  ä  ses 
fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  '  'Le  septieme  ä  Esrä'el,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  : 
douze.  ,bLe  huitieme  ä  'Iyäsihiyäs,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  ,r'Le 
neuvieme  ä  Mentanyäs,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  ,7Le  dixieme  ä 
'Emi,  ä  ses  fds  et  ä  ses  freres  :  douze.  ,8Le  onzieme  ä  'Azrihel,  ä  ses 
fds  et  ä  ses  freres    :    douze.   ,9Le    douzieme  ä  'Asbiyä,  ä  ses  fds  et  k  ses 


C22  LES  PAR ALIPOM KN  ES.  [102] 

J  P-b     -U   :   (DU'AA-I:  :  A-OttA  i  flJft«fc*  :  aWU.Ü-  :  Tg  ■  aifll*0i»»C+  i  WhCfld*  i  »» 

"W"Vn.  s  fl>R«fe*  ■•  m}x:'"P.o-  i  Tg  :••  "(ii*-c-f:  ■■  foC9°ti't!  ■  h.Wf°'l' :  0»?.**  ! 
tDh?"£ü-  '•  Tg  k  nOu*C&  •■  OiftÄ-fti:  :  fcV'WA  ■  <Dfc«6*  s  mh?"P.  lh  i  T|  s  -'Ui*' 
C'|:   :   <Dfrfl0'|:  :  /v.?.Aril*T?  s  <D£4tf!  :  (Dhfupjh  •  Tg  "  2  OwC'l'  •  fl>A"7'J'|i  ■• 

hfflfc  1  <»£**  1  <Djt:%q»u*  s  Ti  :■•  M0iMtM3  •■  fl»+no*  ■■  "7.A.-/:  •  fflft«fc*  «  a*h 

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XXVI,     ©AhT-AI-  :  04>fl  ■■   hl+X  1  £*+  1  #ä  •  ö»AA'/'  ■■  a»h0°&«fe 

+  :    #£    :    Ö»hi>°&<fe4'    1    M«P  «   ä mba»(l\<%?    :    fc«fe*    i    IfllftfA  I    IHM-    :    AuJP 

••J.'/.A  1  hdfl-  :  H-n^^A  •  "/AA  :  V;i'T  1  4-fld  1  A.O'/.A  1  :V/°A  1  P'V'J  1 
A.P.A  1    KIMXK   !    ^"fl*   "  '»AlMlSWn.   ■•   R4-+  ■  A°7>,.JPA  1   IllrM.    ■• 


In 


20.  fr«iy.A]  A  ?""/->'*/.en.  —  21.   öo-v.i-vji'n]  A  hjwra.  —  22.  mw£|  A  ot;».  — 
23.  wv^n]  A  h.en<ii*TV.  —  24.  h.eiifli^TV]  A  v;%.  —  25.  «datvj:]  P  anim>yf:.  —  ib.  M't] 
A  «TAfc.  —  26.   «ia,-/:]  A  h,A.efc.   —  27.   JbA.pl:]  A  h.?kc].  —  28.  h..p-fcc]  A  i^.A-l:.  - 
29.   J^At]  A  ivfclir-4-.  —  30.   «"MI.«*-*]  A  r>a.«"A'*-ty.  —  31.   PAa*Tr-fc,j,ll.c]  A  .ft/;il.C. 

XXVI,  1.  (DAHiVAt]  A  om.  a.  —  «6.  o*n]  A  w-n-v.  —  ib.  >,»+»]  P  hTr+x:  A  j,«?**.  - 
ib.  a»-AA?"]  A  öo-flA?".  —  2.  flJAa»AVV..p]  A  fflAunnAy.P.  —  ib.  h,.M.V.A]  A  K.y.tV.A.  —  ib.  Uli 
•S..PA]  A  H-n.Rvrfi.  —  /7>.  post  h.f>y.A  P  add.  tr?".  —  3.  h.f-M.fhJ  A  h.CA.  i  7.VH..  —  ib.  post 
1-11*  P,  A  add.  h.f-y.A.  —  4.  fl»A(l-ll.e../P.i'"A]  A  m/\M\)/.,f.r'l\.  —  2*.  A"7S.^A]  A  rt»76.en. 


freres  :  douze.  2"  Le  treizieme  ä  Soubähel,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres  :  douze. 

*  p»      2I  *   Le  quatorzit'iiie   ä  Mantänväs,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres    :  douze.   "  Le 
88rl).  ,      , 

quinzieme    ä    'Iyarimot,  ä  ses    fils    et  ä   ses  freres  :    douze.    "Le   seizieme 

ä  'Anänyäs,  ä  ses  iils  et  ä  ses  freres  :  douze.  2lLe  dix-septienae  ä  'Iyous- 

taqüten,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres  :  douze.  "Le  dix-huitieme   ä  'Anani,    ä 

ses  fils  et  ä  ses  freres  :   douze.  "cLe  dix-neuvieme  ä  Meleti,    ä  ses  fils  et  ä 

ses  freres  :  douze.  27Le  vingtieme  ä  'Elyäti,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres  :  douze. 

28  Le  vingt-et-unieme  ä  'Iyatir,  ä  sos  fils  et  ä  ses  freres  :  douze.  2"  Le  vingt- 

deuxieme  ä  Gadoliti,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres  :  douze.    '"  Le  vingt-troisieme 

ä   Ma'aziyot,    ä  ses  fils  et  ä  ses    freres   :   douze.    "  Le    vingt-quatrieme    ä 

Sorßmentiyäzßr,  ä  ses  fils  et  ä  ses  freres  :  douze. 

XXVI,   '  Pour  la  repailition  de  la  garde   des  portes  (on  choisit,   parmi) 

les  fils   de  Qorö,    Mousälam,  descendant  de  Qore  et   descendant  de  'Asaf. 

-  Fils  de  Masalämiya  :  Zakäryäs  l'ainö,  'Iyadihel  le  deuxieme,  Zabdiyas  le 

troisleme,  N;\tanA  le  quatrieme,  'Iyanouhöl  'le  cinquieme,  YouAu  le  sixieme, 

'lyoulehenä'i  le  septieme.    'Fils  de  'Abdedom  :  Sama'iyas  l'ainö,  Yozabäd 

le    deuxieme,    'lyo'a'ar   le   troisieme,   Sokar    le    quatrieme,    Nätänahel   le 


L03  I.IYRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-SIXIEME.  623 

f-Hn.e.'  i  hfi-tt  ■•  hS-hhC  •■  "/AA  •  MC  :  /.-üb  ■  V.-J-VXA  »  i>9°h  ■■    J»"7.'/.A  : 

A.e.A  ••  y.tiUi:  ■  «vna  s  t<W:  ■■  ajf-i  .■  ?»a»»  ..  n/.»i  •■  h^H.^-flrh.c  ■■  M°a 

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fcft«»  s  KW»  !  *"»■*»+  ••  '«>£*+  •■  rt/'7.Ai.jP  i  7-^-J  •  f»^<i:>bA  :  fl>/»n£, 

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fl>.e,ftn*?°   '■■•  shA-   ■■   W-A»«»-   :    £#+  •  O'tl&.P-o»-  »   (D-h-f-o°'>.  ■•  flJh^'ßiro»- 
a»R«fi**«n»-   :    £fr+»P    s   RVJ*J  :   H+i  ■■  ö»M  •    V-A*<n>.  :  n«»jl-!Ul."-  ■  A0 
■nft^-fl»-  »  £e  «  9A9°HM°y  ••  &**  i  mh-yp.V'  i  jüd*  «  XV»"»  «  "fl>M?i  «  >i'/° 

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io  C  s  0J/.AP-  •  Kfl-o-  •  «»aMi  ■■  h^A-f-  ■•  hödl-  ••  "flJtbA<fe.eA  ■  Uö-tt  ■  fflmn,^ 
A  •■  "f  AA  s  HJlC^A  ■•  /-'flfl  «  ?iA-  :  hfl»-'»*  s  £**  ■■  mh'.'xRO-  ■■  iiMIx  -•  0i*> 
C-fc  •■  <dipAA'|:  '«  ,2  KA-  :  hf-A-T  s  0*0  »  ht+R  ■■  «"AWfi+  •  'V£A  ■■  AA  ■  (lh 

">h.A    ■    (D0fl.JR,    :    nhOT    :    A£'l'    .    (1.+   ■•    hfl'Clffl«-    :   AA  s    Ä'J+Ä-    ■■   (Oh-iQX  :: 

j'i.  vii«iÄ]  A  r-iHi.e-.  —  «'*.  OfC]  A  rtiir..  —  5.  .efinc]  A  .e.wc.  —  ib.  -MA-t]  A  "PA*.  - 
8Ä.  post  oy"V  P,  A  rt<W.  F-n^,.  —6.  wAO'T.h.^]  A  wA'iK.0V..(*n.  —  ib.  ?.<\:¥\  l*  Ä'l!+.  —  7.  rt. 
"7.h..e]  A  ft'Ti'V.^.  —  ;6.  £**]  P  £*+.  —  8.  post  mh^v.irav  A  arfrf.  i.  —  ib\  post  m.e** 
«•>•  A  add.  X.  —  ib.  -v-A*«»-]  P  VA*«""  s/c,"  A  V^A*«»..  —  10.  ä**]  P  £*■/•.  —  'i-  h, 
1«>A£]  A  -f-wA-S-.  —  ii.  *i*(lt]  A  mw*.  —  11.  mii-A-ft^n]  A  mtk&frf.  —  ib.  miw^Ii]  A  <d 
/n.n.C.Vfl.  —  2Ä.  AM),]  A  Ahft>i.  —  //'.  öiiwAM:]  A  ffln.^-fl*.  —  12.  1WW]  P  IIVAt.  — 
/6.    VV+*]    P    h'V+Ä.    —    IÄ.    oolMit]    A    Atf»A>.Vl|-.  /A.    nMIÄ4-]    P    ilMia.1-    */(. 

13.  pOSt   <B-\-°,0m.   A  rtrf£/.  4»  :    Hfl^*.  —  /6.  AA  :   W+»   i  fl»i'V+»]   A  A^t-flt  :   M&X. 


cinquieme,  '  'Amihel  le  sixieme,  Yeskär  le  septieoie,  Pouliiti  le  huitieme,  car 
le  Seigneur,  son  Dieu,  avait  beni  (Abdödom).  "A  Säme'iya  naquirent  des 
iils  (dout)  Rosä'i  fut  l'aine  (et  qui  furent  chefs)  de  la  maison  de  leur  pere, 
parce  qu'ils  etaient  vaillants.  7 Fils  de  Seme'iyä  :  Goutän,  Räf'el,  'Obdr. 
'KlzAbed,  'Akiyou,  hommes  vaillants,  Helyou,  Sämäkij^äs  et  Yesbäqom. 
8Tous  ceux-lä  etaient  les  descendants  de  Abdedomou;  eux,  leurs  freres  et 
*  lcurs  fils  s'acquittaient  vaillamment  de  leur  Service;  le  nombre  (des  des-  *  l 
cendants)  de  Abdedomou  fut,  au  total,  de  soixante-deux.  a  Les  fils  de 
Meslömyä  et  ses  freres  etaient  (au  nombre  de)  dix-liuit;  ils  etaient  vaillants. 
'"'Asä'e,  descendant  de  Meräri,  eut  un  Iils  qui  garda  le  droit  d'ainesse,  car 
son  pere,  n'ayant  pas  eu  d'aine  (competent),  avait  etabli  chef  le  cadet. 
H  Relqiyäs  etait  le  deuxieme,  Taberiyäs  le  troisieme  et  Zakäryäs  le  quatrieme. 
Les  fils  et  les  freres  de  'Asä'e  etaient  (au  nombre  de)  treize.  '-Teiles  furent 
les  classes  (chargees)  de  la  garde  des  portes.  Les  chefs  des  milices  devaient 
servir,  chacun  ä  son  tour,  comme  leurs  freres  dans  la  maison  du  Seigneur. 
11  Ils  furent  tires  au  sort,  petits  et  grands,  d'apres  la  descendance  de  la  maison 


SS  v°  a. 


624  LES  PARALIPOMKNES.  [104] 

"fl»<:hn  •  ob  ■  nao-iih  .•  an;ii  •  Art,A»°7.^  «  wAHhceA  •■  mA&  s  p-fcfi  : 

fc^lK-  ■  fie  ■  'ffloidÄ  :  öd  ■  H»»7iA  •  rtöÄ">  s  "  a>AfMl&,fo<n»A  »  «"-»A  ■  £ 

n-n  ■•  M*<: :  n,-»-  •  A.A.«*.?0  ■  l6fl>AA,<cA.ir  s  «iam  «  /.hn  «  öö  ■■  oo-wn  .. 
n  «  «wjä/.  41  ot-jia  ■  xn.ii  »  ftjwi*  ■  aa  i  m^  ■  <*">?a  •  a°ä7  >  hcn  5 

d*   ■   AA   :    *A'l-   :    «Hmtlh   :   £fl-.fl    :    fcCflfl-f:    :  AA    :    ÖM^   «    WOT^A    '    hA 

W    flS*?*   :  hA>b+  ■  oDA-i-aih^i  k  "n-fc  »  JE.h«fc  :  hWW  '■   0«MU*  ■  KV* 

ni-tii-  •■  n,-/-  ;  "hiw.h-üiM:  ••  »aöa  ••  (vi*  ••  «nn-Mi-f-  ■•  ?<pp  •■  ^ä-a-t-  « *  ©fc  w 
*+  ■■  a.*??  i  £**  s  ica->  •  »aä.  s  a,^->  :  ö»A?iifH-  ■  im-  s  ^n'Clfö»-  • 

AA.M?   ■  (DAR  :   1CA"J  s  A.ff/.A  s  "H.**"  i  fflAu&fcA  i  hUh  i  AÖA  i  «°m 

14.  Art.A»"7..r]  A  AA.A°7°,p.  —  /A.  post  f->,fi  P  add.  <n»ATi..f ;  A  «<frf.  «n>in.^.  —  ib.  post 
hIrfK.  A  add.  A»*.  —  /*.  »<bö>,  :  öd]  A  m^tifi  :  ttbfh.  —  16.  wAft.^h.9"]  P,  A  mß\R  i  rt.^,h. 
jr.  —  i*.   «>A?,<1]  A  »AMI.  —  ib.  föt-p*"]   P  9"bi-p-t-.  —  ib.  o«f»n]  A  i"\4>n.  —  ib.  od'VX/.] 

a  «o-v»<:.  — 17.  hjen*  i  aa  :  aa^]  A  n.^n*  ■  aa/vu  :  nÄ-n-t  ■  aaö1»-  v^v .  —  ij.  «ob^a] 

P  om.    a>.   —  ib.  MJ.r'']  A  hiU.T".  —  ib.    ffl>^.^.*4n-]  P  a>£**£i\-.  —  ib.  post  at.e.*p£n- 

P,  A  rtC?«?.  <DAh.f^Ai  !  H«»'V7A  :  »d.1\  !  7°flA  :  >>Tr+X  ■  ftt  *  of>ni<PAÖ  :  ■»'AAt  :  AOt  =  öm^  = 
H«n»->7A  t  »0/h  :  AA  s  0A1:  :  «£■?!*  :  fl>H«n-V7A  >  (1°%^  •■  >iC1Ö*  =  fl>HonV7A  I  .P.n-fl  s  hC'101":  ■  (Dao-,1 
A  :  >irt,«i:>i  :  INI  i  llAJb*  :  jp.^^fh  i  «jr^-VX*.  —  18.  andf-OH*"}]  P  fl»tö>tlV>.  —  19.  H<P 
At]  A  H*A1-.  —  20.  a>A."P'CX''Vrt]  A  »A.'PtB-.f'VA.  —  ib.  fit  i  winiit  =  "iVf  •■  4>.e-0t]  A  «ni|"/ 
•flt  :  dt  =  ^.^O*-.  —  21.  A.-S->]A  A,C"V.  —  ib.  rtt]  A  o/«.  —  ib.  post  w.ff:y.A  A  rtrfrf.  «>£*+  : 
h.Ry.A.  —  22.  fflh.«A  ]  A  wh.fy.A. 


de  leurs  peres  pour  chaque  porte.  "  Le  sort  (pour  la  porte  qui  est)  ä  l'orient 
echut  ä  Selomiyä.  On  tira  au  sort  pour  Zakäryäs,  fils  de  Yo'As;  (lui)  ecliul 
le  sort  (pour  la  porte  qui  est)  au  nord.  '  A  Abdedomou  (echut  le  sort  pour 
la  porte  qui  est)  au  sud  en  face  de  la  maison  des  'isifim  (magasins).  ,6  A  Scie'im 
et  ä  \Asä  echut  le  sort  (pour  la  porte  qui  est)  ä  Toccident  vers  la  porte  de  la 
maison  des  chambres  qui  est  sur  le  chemin  montant,  les  gardes  etant  vis-ä- 
vis.  "A  l'orient,  six  (gardes)  par  jour;  au  nord,  quatre  par  jour;  au  sud, 
quatre  par  jour;  aux  asäfim  (magasins)  deux  par  deux  se  tenaient  vis-a-vis 
*  i\  et  etaient  proches;  l8ä  l'occident  (les  gardt^s)  etaient  quatre;  au  *  chemin  deux 
(se  tenaient)  pour  relever  la  garde.  '"Teile  fut  la  repartition  des  portiers  qui 
etaient  fds  de  Qore  et  fils  de  Mcräri.  -"Les  lövites,  leurs  freres,  etaient  (pre- 
poses)  aux  trösors  de  la  maison  du  Seigneur  et  au  tresor  des  vases  sacres. 
21  (Voici)  les  descendants  de  Ledän,  fds  de  Garson.  Des  (ils  de  Lcdäii 
(sortirent)  les  chefs  des  maisons  paternelles  :  Li'adan  de  la  descendance  de 
Garson  et  'lyayouhel.  2"  (Les  fils  de  'Iyayouhel),  Zetom  et  'lyoulicl,  son  frere, 


[105]  LIVRE  PREMIER,  CIIAPITRK  VINGT-SIXIEME.  625 

(IV  •  fl,h  '■  MfLhUib.C  i  2itniih/.-9°  :  atW.tiht  '  aHUn-tlCt  •  mAh-ll.fcA  « 

'fflAfrn'/.A  ■■  fl»A£  •  ICA?"  i  ö»A£  ■  o»A.  >  «"»Pfl.  «  AAA  »  «mUll"  «  2  ö»A?i 

i-lh  •  AfcA<}Hf:  :  6h(Lfti  ■  «DAS.  ■•  »h.Ah.?tl  »  a>h.V'^9°  ■■  «mtVl^  ■  fflAA» 

<J»-1-   ::  äB0)«»-M:fc   :   AA»'/0*   :    (OWP.O'   ■   AM  s   W"A"   '  «»H*7'fH-  s  '>*Pf  s  4»£" 

A>  •  >iA  •  +£A  ■  W.1'  i  "»T-/*'  ■  ö»A»»A?,h^>.  :  flW-  :  hJl'RU'ö»-  s  (DtiCh-tl 

V  l  hAV  :  »ACh-A>  :  r?l-l-  :  ÖK/nAT/H'  »  -}£A  ■  "7  hA  s  V/"fc  i  fflfcfUVMlh  : 
j^rj.  .  ^tf-fl.  :  ^ut-c  «  0»?i9oW-A-  ••  fl^^-CV  i  »«fr£A  «  Wlira*  .•  h«o  : 

hjz'hc  •  /h>.Ä  «  n,+  •  hmMkibc  ■  28®am  ■  w-a-  ■  *«j*v  ■  Jt-jm^-ürh-c  • 
A<«>->bA  •  wi.jp,  ••  oiMA  s  «dar  ••  *a  ■  ©muk:  ■  »ar  ■  ic  -  tohs-h-a  • 

fflAft  i  fK.Ji.jPft  «  fflWA-a»-  ■  hA  :  l*£A-  ■  n*£  i  It^ifo»-  •  rtA-rü*  «  ath> 

«Cih  «  ''©AM**!  :  hnjP  :  •£<**  :  A*i  ■  föh  ■■  AM  >  htU*h,&  '  X\a°  •  JR-Yl- 

"h  ■■  Är/i^-f'    i  'Oti^lti-t   k    "»Ah-flCT?   «   hAfl.,?A   »   •fc^<£(J-   >  A£<D-  I  ÄVÖ>  « 

JL?    ■■   Ö»££    :    AdA   -•  }iA/..J».A    :    h«»    :    jFft'h4-*Ä'f,fl»-    :    ö>h»»  :  £M-  «  *"7W-       *  ?■ 

+  ■  P-C^TA  ■  H»»-}7A  •  0^-n  :  AM  •  Vf-A-  ■  lUt  ■  «,-h  ■  X'VH.^'flrfbC  ■  »AA 

23.  fl^A^.^?*']  A  miW^M.r'.  —  i'A.  fl>A^H.XA]  P  om.  i\,  A  fl>W.H.y.A.  —  24.  a»A£]  A  «daä. 
—  ib.  «bAä]  A  »daä.  —  25.  rtJiA-wc]  P  AJiA^MC.  —  ib.  <?»,n..ffi]  A  /.°ia^n.  —  ib.  a>Mh.f ft] 
A  flJh.0/i.>>..fn  «c.  —  26.  Aftft]  A  Art.  —  ib.  aoin-nt]  A  aotiiim-,  —  ib.  »rtCJt-1>]  A  om.  rt.  — 

27.  m>,y"W-rt-  :  fl-hoi-c*]  P  »^yWA-  i  n-hflJ-Ct:  A  a'hr'HtOl.  —  ib.  h.f£')C.~}  A  h.fij&C-  — 

28.  mh-nic]  A  mWAi:.  —  ib.  n<.h.^fi]  A  Profil.  —  ib.  t+^ft-]  A  +^fr.  —  rt.  n>iÄ  ■  H.Wo»-  : 

rtA-T-^]  a  n^x.  ■■  fl/i«"PTr.  —  30.  Math]  A  vwi/n.  —  «6.  kt**]  p,  a  xT*t. 


etaient  (preposes)  aux  tresors  de  la  maison  du  Seigncur,  ■ '  (avec  les  descen- 
dants)  de  'Aräm,  de  Yes'ari,  de  Kebron  et  de  'Ouzihel.  21Soubähel,  fils  de 
Garsom,  fds  de  Mouse,  etait  intendant  des  tresors.  25Son  fröre  'Al'äzär 
eut  pour  descendants  Ri'äbiyäs,  'Isä'iyas,  'Iyoräm,  Zekri  et  Salomot.  26Ce 
Salomot  et  ses  freres  etaient  (preposes)  ä  tous  les  tresors  des  vases  sacres 
que  le  roi  Däwit  avait  consacres  avec  les  princes  des  maisons  paternelles, 
les  chefs  de  mille,  les  chefs  de  cent  et  les  officiers  de  l'armee.  27(Parmi  les 
objets)  que  Däwit  avait  pris  et  amasses  dans  toutes  les  villes  et  dans  tous 
les  pays,  il  en  consacra  (une  partie),  afin  de  ne  pas  retarder  la  construction 
de  la  maison  du  Seigneur.  28  Tous  (les  autres  objets)  avaient  ete  consacres 
au  Seigneur  par  Sämou'el  le  prophete,  Sä'ol  fils  de  Qis,  'Abner  fils  de  Ner 
et  'Iyo'äb  fils  de  Serou'iyäs.  Tous  (les  objets)  qui  avaient  ete  consacres 
etaient  entre  les  mains  de  Salomot  et  de  ses  freres.  29  Kanenyä  (de  la  famille) 
de  'As'äri  et  ses  fils  (etaient  charges)  du  Service  exterieur  comme  scribes  et 
magistrats  en  'Esrä'el.  ,0 'Asäbiyäs  (de  la  famille)  de  Kebron  et  ses  freres, 
hommes  vaillants,  (au  nombre  de)  mille  sept  cents,  (etaient  charges)  de  sur- 
veiller  'Esrä'el  et  d'aller  *  de  l'autre  cote  du  Yordänos  vers  l'occident  pour      *  p, 

89  r°  a 

toutes  les  choses  de  la  maison  du  Seigneur  et  pour  tout  le  Service  de  la  maison 


626  LES  PARAL1P0MENES.  [106J 

A  :  YfA-  •  *k  =  1W  •■  *»T-/M  ■•  31  öJAJrMUT}  ■  KV*6?t\  '■  «"AMl  •  (\\\m>  • 
A£|-  :    IM"  :  hü'Pjro»'  :•   (lfcCm  -  1a-t  ■  ao'iir'U  '  AWI-  ■•    \'>l»tt"  : 

<ßlJ-  s  |>e.t0-   :    ÄVÖ'I*   :    Tg    :    (Di,?  :  «DAhh'l"   :    ft.'f'    s  fcO^I/*"«»-  «  fl>«VI»tfi»-  :  ^ 

rwti,  -  nw-A-  ■•  ,+a+  s  hiu.htith.c  •■  o»n^A-  ■  -i-^hu-i-  •■  >?-/»' « 

XXVII,    'fl>£«M*    1   hfl/.-JbAfc   1    Oh««    :    V-A-Pö»'  :  A»»"\?ih-f-  :  0,'/'  1  hfl 

■Elf«»»,  s  Ch-AV  :  hfr<h  •■  atCh-ffi  ■  Ttär  •■  to^OiVrt  i  hA  :  £*+>&  :  fl)J&> 

V  •■  nw-A*  '  *»'A  ■  HjP.no»-h  :  muy.aiöix  ■■  aa  :  ffltrv  •■  a>Atf-A-  ■■  fco>v. -t  ■• "/»«  " 
•V  ■■  hth-t  s  hvAl'  s  etf  ■•  fl»»/f  :•.  -okmaa  1  fr«t*A  :  «M°?.e.  =  h'H*  •■  mVA  ••  + 
WP.  •  hh(\h9°  ■  (DAR  ■  ll.n£//.A  ■■  o»A(>A  »  ftT-AP  s  H.ÄU-  1  e#  *  atyf  : 
flJ^"£4:+  :  ACt\  :  OTAhh  :  AriA  1  tf-A-  :  «n^h-f-  .•    ^-A  :  Hfl»Ci  :  «K"7 

«C  «  ' cdaöA  ••  h«PA+  !  ©C'i  ■■  »lö-fl  ■  Wtf.  s  a>A£  s  hhhl:  ■•  a»MA  ■  hVA-V  -• 

31.    (DAYl-llCV   :    h.V-<!.Pn  :    o»AMl]    A    Offi.    —    ib.    poSt   «n>AMl    P,    A  add.    fflAln-flCV.    - 

/6.  ntio»]  P  om.  —  ib.  anle  nhCfl"^  A  rtrfrf.  m.  —  ib.  t;'*"'«»"]  P  tli.P.-'/-.  —  ib.  post  «i>-n-|: 
■Foi»-  A  <idd.  Hfiö»-.  —  /ä.  ^-»^itc]  A  h..p-7.mc.  —  32.  xv**]  P  xvöt.  —  «Ä.  n^A-]  A  m 
W-A-.  —  i'ä.  Mowt]  A  -».MH. 

XXVII,  1.  V-A<F«>^]  P  TA*«"  sie;  A  V-.A*«»'.  —  ib.  Vl^Aih]  P  VlVAl-.  —  ib.  (»ll.e<DA>>] 
A  om.  11.  —  ib.  aiAtf-A-]  P  om.  a>.  —  ib.  ultn>*']  P  »,«n/-.  —  ib.  Vi<i:A^]  P  HVAt.  —  2.  hAH>, 
?°]  A  hin^y".  —  1*.  mwa]  A  ii-n.e„v.A.  —  4.  £>,.»•.]  A  ^.e,.  —  //>.  mm:]  A  >,)B-t.  — 

I*.  WA*]  P  YlVAt. 


du  roi.  :"  'IyorivAs  etait  chef  (de  la  famille)  de  Rebron  d'apres  la  descendance 
de  la  maison  paternelle.  La  quarantieme  annee  du  regne  de  Däwit  011 
fit  leur  denombrement;  on  trouva  parmi  eux  des  hommes  vaillants  ä  Inyäzßr, 
du  pays  de  Galä'ad;  3t  (eux)  et  leurs  freres,  hommes  vaillants,  ctaient  (au 
nombre  de)  milk-  sept  Cents  chel's  de  maison  paternelle.  Le  roi  Däwit  les 
etablit  sur  la  tribu  de  Robel,  sur  la  (tribu  de)  Gad  et  sur  la  demi-tribu  de 
Menäse  pour  toutes  les  choses  du  Seigneur  et  pour  toutes  les  affaires  du  roi. 
XXVII,  '  (Räpartition  des)  lils  de  'Esrä'el  d'apres  le  nombre  des  chefa 
des  maisons  paternelles,  des  chefs  de  mille,  des  chefs  de  cent,  des  scribes 
servant  et  administrant  publiipiement  selon  tous  les  commandements  du  roi 
conformement  a  toutes  les  divisions  (militaires)  qui  etaient  relevöes  (texte  : 
qui  entraient  et  qui  sortaient)  par  ordre  ehaque  mois,  pour  tous  les  mois 
de  l'annee,  cliaque  division  etant  de  vingt-quatre  mille  (hommes).  2(Le  chef) 
de  la  preiniere  division,  au  premier  mois,  etait  'Asba'äm,  lils  de  Zibdöhöl; 
sa  division  etait  de  vingt-quatre  mille  (hommes);  ;  il  etait  des  fils  de  Fftres 
et  il   commandait  tous  les  ofTiciers  des  troupes  du  premier  mois.   '(Le  chef) 


[107  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-SEPT1EME.  627 

KIT  •  fli»/V  ■•  /toATiVW'  :  '1.P-A  ••'•     fl»ll"/AA  s  fl»t:'i  s  "/Aflo»-  :  IIVM'A  :  fl,A£  •• 

h.fÄ.jr'ih  •■  »h/1  •  «»Ahn  ■  (»WA  i  hvA-1-  i  H.ÄU-  ■■  eff  ■  mg?  «  '  anni'-  ■• 
n>eA  i  -tthfi.  •  'Ti^'A  ■  fDf.jtfA  -.  hTi^fi  ■  flJ'J.n  -■  w*\t\  ■■  «"\<>A  >  hVA/-  s  II. 

fl»ii'fl-5„eA  ■■  «AS.  :  ro^^'ßj;-  ■•  r»AM  :  hr-A-l-  ■•  ii.hu-  ■•  ef?  ••  toyf  a  s ;■»<>» 

A  s  (IflJfT'V  ■•  ^9°A  ••  HM  •  «".-»n.  >  -tthfl.  ■■  Ulla«-  ■.  (\«lh:V  •  fl»A*  «  Ah«^*lf<S- 
Ä,  ■  iDAdA  ■  hVA-l-  :  ll.hu-  ■  eff  i  fl»v*ir  «  mAKA  ■•  llfflCV  ■■  A£A  »  h.VY-h.  s 
fl»AS-  :  Ah/;  s  Ilh9°nrh.<'.  ■  *#h.  •  «»AM  ••  h«PA+  »  H.hU-  »  eff  •■  fl»'j?V  •• 
1  «»A-no  :  (lfDCV  ••  f\i\ö  ■  hAA  i  TA.A^  i  Whl'-nrh./.  ■■  h.9&9°  ■  ö»AoA  :  h$A 
t  i  HA«»-  '  eff  ■■  f»WV  «  "  «V/"J  :  i\üK."l  •■  tlTt  '•  AlUi.e.  »  ©AR  :  hu/:  ■•  fl»A«J-  ■■ 
A»/,h.  ■  fl»AoA  •■  hVAl-  ■■  ll.hu-  •■  evr  ••  mg?  ::  {^r'ö  •  l\tnc"i  ••  -J-r'ö  ■•  hfl. 
.ei*.r;  ■  hs°V;J-<e  ■  tthirn<h,<'.  •  n'i?9°  ■■  ö»aoa  :  hT-A-i-  ■■  ii.hu-  •■  m  ■  m^p « 

5.  HYh..t*n]  A  AVhjPA.  —  ib.  <»A£]  P  om.  —  ib.  a»AMn]  P  at>AM.  —  ib.  post  at^öh  A 

«rf(/.  tf-A-.  —  «'(!>.  ti¥At]  A  »w.  —  6.  nv.i'n]  A  -nvvn.  —  j'ä.  >,i»"i»"\o]  A  tir'Mii.  — 

ib.  i*»At]  P,  A  i»"»n.  —  «6.  ViWAt]  A  »Wt.  —  7.  aJ/!.-nfl]  A  .»lUiln  —  rt.  nwci]  P  dmo: 
A  ow.  (1.  —  /£.  7>Vih]  P  Wir»»-.  —  ib.  wjiii.S.^fi]  A  <nATl-fl.^fi.  —  ib.  toVA-J]  A  m^A-l-.  — 
8.  ante  riy-fi  A  add.  a>.  —  ib.  (ifflC^]  P,  A  ilmr.-V.  —  ib.  A-^hV)  A  iifW.  —  ii.  AK.r>l<s-K.] 
A  A^^il^h.  —  /A.  YWAI-]  A  nvAt.  —  9.  nwr.-i]  P  ilfflf.V.  —  ;6.  >i.f^h,]  A  h.f^h..R.  —  //».  a 
>rfc]  A  a>>*.  —  ib.  HMr-il/h,^]  A  o/».  >,y».  —  ib.  -fe.p>i,]  A  **h,.  —  10.  nwO]  P  (HnCJ.  — 
ib.  tiAA]  A  »•'»A.  —  ib.  TA.A«e]  A  «PAAIJ.  —  ib.  A,'i:<&?"]  P  >,V<.y".  —  ib.  fi<PAt]  A  HVAt.  - 
11.  llfflO]  P  llfflCV.  —  ib.  fDAfi.  •■  hA-fc]  P  om.  —  ib.  WAS-  :  A»l<!-h.]  P  o/«.  —  ib.  mvAt]  A  n 
VA1-.  —  12.  fifflO]  P  na»c>.  —  ib.  htly\uc]  A  Ml^itc  —  i'Ä.  hT">.-»-<e]  A  hr^-«.  —  ib.  tov 
A/]  A  V1VA+. 


de  la  division  du  deuxieme   mois  etait  Do'ay.  iils  de  'AVati;  (sa)  division 

etait  de  vingt-quatre  mille   soldats.   "  Le  chef  de  la  troisieme  (division),  au 

troisieme  mois,  etait  Banä'iyäs,  pretre,  tils  de  'lyo'iyädä'e;  sa  division  etait  de 

vingt-quatre  mille  (hommes).  °  Ce  Bänväs  etait  im  homme  vaillant;  il  etait  le 

plus  fort  des  trente  et  il  etait  ä   leur  tete;  *sa  division  etait  de  ving-t-quatre      *  p- 

.  .  °     n  89  r  b. 

mille  (hommes).  '  Le  quatrieme  (chef),  au  quatrieme  mois,  etait  'Asähel,  frere 

de  'lyo'äb;  (apres  lui  etaient)  Zebdiyäs,  son  fils,  et  ses  freres;  sa  division  etait 

de  vingt-quatre  mille  (hommes).  R  Lecinquieme  (chef),  au  cinquieme  mois,  etait 

im  prince  appele  Samä'at,  fds  de  'Iyäzrä'i;  sa  division  etait  de  vingt-quatre 

mille   (hommes).  '' Le  sixieme,  au  sixieme  mois,  etait  'Jyarä'ö,  fds  de  'Ete, 

du  ]>ays  de  Teqo'e;   sa  division  etait  de  vingt-quatre  mille  (hommes).  ,0Le 

septieme,    au  septieme  mois,  etait  Kalas  Palesäwi,  du   pays  de  'Efrem;  sa 

division  etait  de  vingt-quatre   mille  (hommes).  "  Le  huitieme,  au  huitieme 

mois,    etait    Sabakäy,    lils    de    'Asoti,    descendant    de    Zarä'i;    sa   division 

etait  de  vingt-quatre   mille  (hommes).   '-Le  neuvieme,    au  neuvieme   mois, 

etait    Abiyäzer  'Anonatäwi,  du  pays  de  Benyäm;  sa  division  etait  de  vingt- 


*  p, 
89  v°  a. 


628  LES  PARAL1P0MKNES.  [108] 

13 VC  ■  n<DCi  •■  'irr.  ■■  tmhih.  ■•  ithir-ath,/.  >  im4-T  •  mA-s-  ■  aiu-ä. 
<daM  -■  ViT-A-h  •  n.hv-  i  m  •■  (o^i  s  "mowCte  •■  ohA\^-  ■■  ümc)  •  owC-b 
fflJwhS.  •■  Mhjti  •  Kept  •  ?»j>°&«fe+  ■■  h,V&9°  ■  an\bh  ■■  hT-AI*  ■■  »UiU- 

gff  :  <D»f'f  a  lsa>0tf»C*  ■  f»hA>b'|:  ■  flfflCI  '  OipC*  '  (»hAh,-!:  '  hA^A.  ■■  H 
hr-flrh,/.  i  "ÄT4.T  s  0»A£  i  WiJ*-fcXA  :  Ö>AM  :  *l¥A+  i  tt.hü'  :  W  -  (Dyt  « 
lüflMdA  ••  Mfc  i  ht\i-h,£\  ■  (?JtA  i  «n^rt,  ■  MLfci>  !  hA^ILC  s  ö>A£  i  Tih<I  « 
mtiti9°P'i  ■•  rt4-m.jrA  :  ""^fl.  !  t°A£  i  <n»Jthh   «  i7mAA.«P.  i  hM.?h  ■■  m 

A£  ■    Pao-lti   ::   fflAfc  :    hd   •    A*+   «  U»A£l>4    i   hfii^tt  »  M"Jt£>0   ■  1« 
>  «  fl>A£A*lC  i  fc"7<J  ■'   «AR  i  °7.>l>bA  ■••    'fl>AHn.A»7  i  h^hjtl  i  «DA* 
»Va.   AIM1V*  •■  *hW?M*  ■  KP&P*  •■  *A*  "  Ah-li.y.A  «  "tv'AJbfMr  ■  *A>  : 
«DA*  i  Ah-IL^ft  ■  atHoB'id.i'  :  >7£  :  {T"Trt,  i  Ä.P-XA  i  (DAR  ■  TA3Ji.JP 
21  tDhtm'id.'t'  :  Jl£  :  f"VA.   •  *.&.*&.  :  »AR  i  TMl^A  i  HfcJPWlrh,*:  i  lAfcÄ" 

<DA£«fe«p  •  -n-JjP?"  ■  Mih.fi>.  i  CDA*  i  AJfflfcC  «  "fflA^  i  A.*?t!v!%A  i  «da* 

13.  n»«]  P  nmo.  —  iä.  »MhJ  A  »ms,.  —  iä.  tiva-t]  A  n^At.  —  14.  nmo]  P  nn> 
r.->.  —  iä.  mvAt]  A  \ww-.  —  15.  DA^h.]  A  tiA-Sh..  —  iä.  «it+t]  A  oow.t.  —  ib.  A*p. 
ky.A]  A   <h/><i7bA.   —  IÄ.   YlVAt]  A  YWl-r.  —  16.  A<J.m..ffl]  A  ft4.m..pn.  —  iÄ.  aopttj]  A  oo.lfl. 

—  ib.  <n»Mi7,]  A   «n>Ml)i.  —  17.  fl>AA>>£]  P  WA.'P'e.  —  IÄ.  hAlUfh]  A  hilil/n  i  «»"^n..  —  18.  «>A,P. 

n*ic]  A  mhfiimc.  —  19.  A'^s.i'A]  A  (ii.vn.  —  «*■  Ao-n^.^n]  A  AAh-n.^.en.  --  iä.  M'^t***] 

A  Kf&V*.  —  ib.  Ah.H.V.A]  A  Ah.H-y.A-  —  20.    Ah.H..ffl]  A  AMI.?!).  —  l'Ä.  TA^h./]  A  TMlx?. 

—  21.  fflAfln-VÄ*]  P  p/ra.  a.  —  i*.  h.h.^h.]  A  nh..ey,A.  —  J'i.  ii-n^n]  A  imwn.  —  iä.  <daä*+] 

P  om.  A.  —  IÄ.  AMJiC]  A  A>inkC  —  22.  fliA-STr]  P,  A   «DA^Tr.  —  l"Ä.    h.^H-<5y.A]  A    h^U^KA. 


quatre  mille  (hommes).  ,:'Le  dixieme,  au  dixieme  mois,  etait  Ma'alä'i,  du 
pays  de  Netafat,  descendant  de  Zerä'i ;  sa  division  etait  de  vingt-quatre 
mille  (hommes).  "  Le  onzic'me,  au  onzieme  mois,  etait  Banä'iyas  Ferotäwi 
des  fds  de  'Efrem;  sa  division  etait  de  vingt-quatre  mille  (hommes).  ' '  Le 
douzieme,  au  douzieme  mois,  etait  Keldä'i,  du  pays  de  Metfat,  üls  de  Hado- 
nehel;  sa  division  etait  de  vingt-quatre  mille  (hommes).  ,6(Voici  les  cbefs) 
des  tribus  de  'Esrä'el  :  chef  (de  la  tribu)  de  Robel,  'ElyAzrr,  iils  de 
Zekri;  chef  (de  la  tribu)  de  Sem'on,  Safätiyäs,  fils  de  Ma'akä'e;  "(chef 
de  la  tribu)  de  Lewi,  'Asabiyas,  Iils  de  Qämouhel ;  (chef)  des  fils  de  'Aron, 
Sadoq;  ,8(chef  de  la  tribu)  de  Yehoudä,  'Elyäb,  (lun)  des  freres  de  Däwit; 
(chef  de  la  tribu)  de  Yeskär,  'Amäri,  fils  de  Mikä'el;  "'(chef  de  la  tribu) 
de  Zabilon,  Sama'iyäs,  fils  de  Abdiyäs;  (chef  de  la  tribu)  de  Neftalem, 
'IyArimot,  fils  de  'Ouzihel;  "(chef  de  la  tribu)  *  de  'Efrem,  'Ase,  fils  de 
'Ouziyäs;  (chef)  de  la  demi-tribu  de  Menäsc,  'Iyohel,  Iils  de  Palda'iyä; 
21  (chef  de  l'autre)  demi-tribu  de  Menase,  Tida'i,  Iils  de  Zebdiyas,  du  pays 
de  GalA'ad;  (chef)  des  Iils  de  Benyäm,  'Asahel,  fils  de  'Abner;  '3  (chef 
de  la  tribu)  de  Dan,  'lyAzourihel,  fils  de  'Iyoram.   Tels  furent  les  chefs  de 


[109]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-SEPTIEME.  629 

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«Mm.  ••  ttahM-  .■  Wi4*A  •■  00-A+  •■  hbKtä'  ■  mahM'  '  fc-ny-t*  ■■  ?iA  ■  £h0-V- 
10  ATIV   :   (HMbl   ■  ih^A   ■■   fl)AiiA  ■■  «7 "idS:  ■  V^'+i  •   ©AS-  ■   Ah.^.ttA 

■'TiAw.  .■  a?iA  ■  rdictiv  ■■  A5»°.e.t:  :  ©AM  :  j?.1-wp  »  i-wj&o»  •  hiuh, 

fl)AA  ■  ttA-fl  "    7ö»AdA  :  7/.0-1J  s  n.,"lh.  '•  A-Arh.^  »  <5Ö7'/:JP  »  04M  :  »»H«7 

•nl-  -•  ?iA  •  iMm.  :  ndWii-  •■  JiM^i-  ■  c.e/j  •  H-ns. :  0A£  ■  ftvx  ■•  2sfl»AöA  ■ 


/Ä.  Mio»-  :  ^Äi^t]  P  >.nfl»  :  •Pg.r'-l- :  A  <n»A>>>1t.  —  ib.  £*4>]  A  Offl.  —  23.  «Jh/V-rt-fe] 
P  <Dh.-VA-fe  s«'c.  —  ib.  -y-A-Po»-]  P  -rA*»»-  sie.  —  24.  rt<.K„pfi]  A  h^'hfO.  —  ib.  jb->»a«I^] 
P  .e-TA-h  sie.  —  ib.  a>f>n-(l]  P  ö».e>MI  sie.  —  ib.  h^u-]  A  om.  —  ib.  mh.f V-A-fe]  P  a> 
K-J-VA*  sz'c.  —  ib.  -v-A*«"*]  P  -V"A*o»-  sie;  A  -T-A*«»-.  —  25.  «mirn»-^]  P  (miöo-i-  s;c,"  A  a> 
Uao.^..  —  (ö.  Ah.j'-y.A]  P  Ah.S.y.A.  —  ib.  «»in-n^]  P  «»i|-M11-.  —  /6.  »Am.]  A  Oi\m-  sie.  — 
ib.  rixiHi-/-]   A  o/w.  i»-fit.  —  ib.  Ml^t]  P  Ml^t.  —  ib.  "7-ü.^]    P  T^ää.  —  ib.  Ah.S.y.A] 

A   Ah..e-XA.    —    26.   >,n<"»   :    A>iA]   A   <»AÖA    '    >iA.   —   ib.    iDA>iA]    A  «D^ftA    :   7.A.  —   ib.    VH^fc.] 

A  vm^K..  —  27.  li-at-vl  A  °,ojt.  ■■  «nj&Tr.  —  ib.  it.'^.K.I  A  rt."»^..  —  rt.  A-ft<h.<:]  A  H>i?"-n«h, 
^.  —  /Ä.  <{."7t^]  A  i."!*?.  —  ib.  ödh-MI*]  P  aon-1-flt.  —  /Z>.  DAffl.]  A  OAfl»-  Si'c  —  ib.  ll-fl-S.] 
A  im^.  —  ib.  o<i:*]  A  nq:^. 


tribu  des  fils  de  'Esrä'el.  2,Le  roi  Däwit  ne  recensa  ni  ne  denombra  ceux 
(qui  etaient  äges)  de  vingt  ans  et  au-dessous,  car  le  Seigneur  avait  declare 
et  dit  qu'il  multiplierait  son  peuple  de  'Esrä'el  comrae  les  etoiles  du  ciel. 
24'Iyo'ab,  fds  de  Sarou'iyäs,  eommenga  ä  denombrer  et  ä  recenser  le  peuple 
de  'Esrä'el,  mais  il  n'aebeva  pas,  (car)  un  fleau  survint  contre  'Esrä'el  ä  cause 
de  cette  entreprise.  (Aussi)  leur  nombre  ne  fut  ni  compte  ni  inscrit  dans  le 
livre  des  Rois  aux  jours  du  roi  Däwit.  as  Aux  tresors  de  la  maison  du 
roi  (etait  prepose)  Wazmout,  lils  de  'Iyohel.  Aux  tresors  provenant  des 
champs,  des  villages,  des  maisons  de  campagne  et  des  chäteaux  appar- 
tenant  au  roi  (etait  prepose)  Yonätän,  fils  de  'Oudihel.  26Sur  ceux  qui  labou- 
raient  la  terre  et  qui  la  eultivaient  avait  autorite  'Ezrä'i,  fds  de  Keloub. 
"7  Sur  les  champs  (l'intendant  etait)  Semi'i  du  pays  de  Rämätiyä.  Sur  les 
biens  provenant  des  vignobles  (l'intendant  etait)  Zabdi,  fils  de  Säfni. 
-8  Sur  les  oliviers  et  sur  les  figuiers  qui  etaient  dans  les  vallees  etait  Balanä 


10 


630  LES  PARALIPOMENES.  [110] 

ÖOtn-  :  fflt&l-  ■  ß»AoA  •■  flPfiiOi'  :  hA  :  !/A*P  •  flWH*  :  <£.A*7  :  flAV  •  1F-&-V.  •• 
hilf"  •  AM  '•  anHI'tt'l'  •  HJV'Prt  ■  h.fhft  •  ■f'Wf.ao  ::  'WAoA  :  ""/.-O 
V  •'  hAUiTl"  s  hA  '  I/Atn.  :  flJ-A-l-  :  «feA-V  ■  ftlVh.  ■  flC?<i°'Il<£  "■  fflAoA  «  hA 
,'  '  b  VT*  ■■  hA  •  iMfli.  ■  at'tl *+  i  M-A*?  ■•  M-T  i  fl>A*  i  Ah*ih.  «  "hfl»»  •■  Ad 
A  i  h«l"ll\(\  ■  h.li.fh  ■■  htlalaiAfR  ■•  •VtPf.ao  ::  rDAliA  i  JtTrf-l  :  K?*.?t\  • 
Hh'/'-Orh,/.  i  <"Y.-F>  «  '  fflAoA  i  h"M.>.  i  M1*H  :  h.^^  «  hA-  i  WA-ö»-  : 
<wj-n>   i     Ji*>,e.O«»-  :  AflA   :   WA*  i  T<J*  ••  A^'P/l'  ■  TW  ■••  Wfl»P-V^->  :  hl-U-  i 

Ahn-D-  s  awi- 1  -nhfi.  ■■  m</"Vm:  ■  jvv-o  ••  mmfl/n  •■  mÄrh^, « «p-h+fc  »  mh. 
jpy.A  i  öjas.  :  AMi/ffc  :  y°fiA  s  &<fc+  s  ">?•/"  ••■■  "(PMimfk  •  nhrt.  ••  ««"rh 

Aih  :  AT?-/»'  «  flJW-rt.  :  +^"7«?.  s  OCYl-  «  hilf  •■  u tD9°tlA,0-  '•  h\\.")Vi.  :  fl> 
w-lAcD  :  njw  •■  KP-KSZK  '■  ©AS-  •  AIKh..efl  ■■  mhUfpC  "  athshn  :  OT 
Ahh  :  flCBlh  ■  A>7-/»'  « 

XXVIII,  '{Dhtl'l'Ptth  •■  WA'  '•  w-A- :  «oAfch-l-  ••  hfi/«h,A  ■  «wAhiil-  ■  CD 

»WH  i  mw-A-  ••  «"iMM- 1  hA  :  nn  :  oA-fo»-  •  eo^-n?1  ■  a^t-/*'  ■■  ojaw-a«  • 

«"»AMlf-  •■  hhAT-  •  athr>\:\'  i  tDAöA  ■■  W-A«  i  hA  •  ,e»hfl>-V- :  AdA  •  «"H*W1+  *  f-C    >5 
HV  Ih  ■  fflAWA-  i  hA  i  •tiff.ao'  :  AoA  i  W"A-  ■  T^*  •  ©AX'W»  ■  fl»A»»ft-/-+HA 

28.   AA-7]   P,   A   <{.A7.    —  ib.    7/U-V]  A   l./.^'C.  —   20.    hAU5^*^]    P    >iAUy°1-.   —   J'6.    OAffl.] 

A  oaw  kc.  —  ib.  •ji'\^-]  A  >feAt.  —  ib.  fiT^h.]  A  AT^h..  —  ib.  DAto.]  A  »Afl>-  sie.  —  ib.  KV 
A"»]  P,  A  tiW\l.  —  ib.  AVJh.]  A  t\\MK-  —  30.  VVVAft]  A  >,"J"7AV..  —  //'.  h.rt.^A]  A  h,A 
^n.  —  ib.  post  >>>.^.T  A  rt«i(/.  \.  —  ib.  >,..p.S..?n]  A  KfR-fh.  —  31.  >imft.i]  P  v*-«nA,i  sj'c.  — 
32.  iiirnr.]  A  n?"li*..  —  j'S.  a»-M:>.]  A  o/n.  >..  —  jj.  A/in."?*.]  A  A>,n."7ir..  —  33.  a>Mim<i:}.] 
A  «i>,ri./n¥ii.  —  ä.  n»»f-rt.]  A  mn-ft.-  —  34.  h'n.mvx']  A  >,^.im<i:a.  —  ä.  h.f h.^h.]  A  h,r/i-s>i.. 
XVIII,  1.  Od  •■  ÖA-F«»-]  A  (in  ■■  A-HäI-  :  öA-Fö»-.  —  rö.  TiA  j  .P-Yk»-1/-  i  Aöa]  P  om.  —  ib.  a»W 

°int]  P  «n>in-n^. 

Gadoräwi.  Sor  les  provisions  d'huile  etait  prepose  'Iyo'as.  aoSur  les  irou- 

peaux  de  boeufs  qui  etaient  dans  les  terres  basses  etait  Seträ'i  Seronotäwi.  Sur 

*  p»      les  boeufs  qui  etaient  *  dans  les  vallees  etait  Sel'ät,   lils  de  'Ailä'i.    '"Sur  les 

H'.l  v°  b.  n 

chameaux  etait  prepose  'Elijas  'Esmä'eläwi.  Sur  les  anes  etait  'Iyädiyas,  du 
pays  de  Maräton.  "  Sur  les  chevres  etait  Yozez  'Agarawi.  Tous  ces  iutendants 
etaient  preposes  ä  la  (gestion)  de  tous  les  biens  du  roi  Uäwit.  '"  Yonätan,  l'rere 
du  prre  de  Dawit,  etait  conseiller;  il  etait  vaillant,  savant  et  lettre;  Uli  et 
'Iyähel,  lils  de  'Akimäni,  etaient  aupres  des  fds  du  roi.  "  'Aktafni  etait  con- 
seiller du  roi.  Kouesi  etait  grand  ami  du  roi.  IS  Apres  'Akitafni  venaient 
(imm6diatement)  'Iyo'iyada'i,  fils  de  Banä'iyas,  et  'Abyatär.  'Iyo'ab  elait 
general  de  l'armee  du  roi. 

XXVIII,  '  Däwit  reunit ä  'Iyarousalem tous  les  princesde  'EsräVl,  leschefs, 
les  olliciers,  tous  les  cbels  qui,  chaeun  ä  son  jour,  gardaient  le  roi,  tous  les 
cbefs  de  niille  et  de  cent,  tous  ectix  <[ui  etaient  eharges  des  tresors  pour  les 
offrandes,  tous  ceux  qui  etaient  preposes  ä  (la  gestion  de)  tous  ses  biens.  les 


a. 


[111]  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-HUITIEME.  631 

i  :  >iA  :  th-lhfll  -  flWl+  ••  ftC«B  -  tthJKAM*  ••■  -inlf.fm  :  JJ«g+  :  '}-)./»•  :  0l't\'\*  : 
°Tht\tra*>-   :  *D.e,Il.  i   MnO-l   "   ?T>h  «   h^PS   ■■   fflATMlf  i  A.+  ■   OCU  i   AA. 

vp  =  o-tit-  i  A-ne  i  «vhA.e.h-  i  h»»  •■  ?wV*jv  ■■  im*  »  a<v.t*  »  ;Mi+  » -H->» 

HH  i  h*7H.Ml<fb£  ■  «O'Ml  i  p.+ö>-',7  s  Kltfl»-  i  AfrtlUWlrfbC  •  h9°f\Wt  ••  ö) 
M+JJAlD-ll-  :  All'}*  i  «VM  i  tf-A-  i  HotV+H»«  ::  flJJ?,|L  :  Mll.h-ttih.C  i  h9° 
A*l>  •  Ä.I'/h'JÄ-  i  A.+  :   IL+  :  Afl?"f  i  ?»ft«w»  i   -tthfl.  i  »Wl+^+A  i  h"J+  i 

WA«   :  11+  I   fcfl'f  :  ll"»  I   MKJ  i    «DhlPf?0  >    AM  I    /hTfll  :    H.ÄU«  i    ht\/.hfr 

MÜ9°  ••■•  mAAA  i  .f.ii-ff  •  MIC  •  71/*'  •■  (Dh9,*(\,l'  ■■  &0-H  i  IL*  ■  Ahfl-f 

fc^w-A*  s  £*+  i  Mi-?  :  Vu.ee  ■  i»»5>v.  ■  m-w?  .■  u<m  ■■  Ka-i  ■■  tm»«  ■  am 

MV.-feA  '■  *tBh9°Yt-ä-  •■   ft«fe+P  ■  Wl«»  ■  -fltl"!  i  fl>-fr£  l    Ä1ffl>.  :  hlll.Vnrh. 

c  :  oi'Wf-  i  ArtA»'/0*  i  ©aä-p  i  x\<n>  ■  ^hic  ■■  ^.n  >  onini  •  «w^/"*  .■ 

AöA  ■  Mll-feA  s  "<oj?.(LAfc  i  fr?II.Ji-fl<h»C  i  AA-1°*J  i  <DA£-h  i  Prh'Jft-  i  A. 
+  :  IL+  i  0hdft4.0<  :  Ml»»  :  •^.hp»  i  t\o»  i  P.VhVfc  •■  fl»A£  ■  n>M>.  •  Mi 
<d-S°  i  hfl  s  7  fl>MV>rt  :  mhtfrb  ■  "»711/.    ■•  tm^r-b  i  ?iAh  ■■  A'JAr  i  fl> 

/6.  rtCB]  A  (\i-vj\-.  —  2.  post  ■^T-p'  A  add.  n>i7<{i>.  —  iä.  post  rt.1-  A  add.  n.  —  ib.  a>h 
m-SAfl>-h-]  A  mhti-t-wfn:  —  3.  m.eru]  A  io.en>A>..  —  ii.  /i.-J/h'V»]  P  h^A-v*.  —  4.  hö^c] 
A  om.  —  ib.  -v*?!»»]  A  -VT-iw.  —  5.  -nH->]  A  -nil-V  —  ib.  m-iir]  A  om.  m.  —  6.  f^hT-»] 
P  .fWi-V».  —  Ä.  «>>iö8-S.t»-]  A  «Dhövs^f.  —  iä.  ©Aä]  P  aftvx.. 


(homines)  vaillants  et  les  combattants  enröles  dans  l'armee.  2Le  roi  Däwit  se 
tmt  au  milieu  d'eux  et  dit  :  «  Ecoutez-moi  donc,  mes  freres  et  mon  peuple. 
Un  desir  etait  monte  dans  mon  coeur  :  j'avais  pense  bätir  un  temple  pour 
faire  reposer  l'arche  de  l'alliance  du  Seigneur,  oü  se  tiennent  les  pieds  du 
Seigneur,  notre  Dieu.  J'avais  prepare  tout  ce  qui  est  necessaire  ä  cette 
construction.  3(Mais)  le  Seigneur,  notre  Dieu,  a  dit  :  Tu  ne  me  bätiras 
pas  un  temple  ä  mon  nom,  car  tu  as  ete  un  guerrier  et  tu  as  repandu 
beaucoup  de  sang.  *  *  Le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  m'a  choisi  dans  toute  *  P, 
la  maison  de  mon  pere,  afin  que  je  devienne  (roi)  et  que  je  sois  etabli 
sur  son  peuple  de  'Esrä'el  ä  jamais.  11  a  fait  reposer  la  royaute  sur  (la  maison 
de)  Yehoudä;  dans  la  maison  de  Yehoudä  la  maison  de  mon  pere  (a  ete 
choisie);  de  tous  les  fds  de  mon  pere  il  m'a  agree  et  choisi  pour  devenir 
roi  sur  'Esra'el.  r'De  tous  mes  fds,  car  le  Seigneur  m'a  donne  beaucoup  de 
ills,  il  a  choisi  Salomon,  mon  lils,  pour  le  faire  asseoir  sur  le  trone  royal 
de  'Esrä'el.  '' Le  Seigneur  m'a  dit  :  Salomon,  ton  fds,  me  bätira  le  temple  et 
ses  parvis,  car  je  Tai  choisi,  ahn  qu'il  soit  pour  moi  un  fds,  et  moi  aussi, 
je  serai  pour  lui  un  pere.  7  J'affermirai  et  je  dresserai  son  tröne  royal  ä 
jamais,  s'il  est  capable  de  garder  mes  commandements  et  mes  lois,  comme 


90  r  a. 


632  LES  PARALIPOMENES.  [112] 

Kho»{\  i  hUA  •■  ü*n  :  frtoillf  ■  onpfrAf  i  flho»  ■  HI:  •  AA->  «  8fl»£ÄH.i  ä 
(17Ä  i  W-A-  :  hAHn  i  fr?H.frn<h.C  i  a>nft9°0  i  h*nUk'0<h£  ■  h0°A*lS  i  A+ 
fl-  :  l»1/»*i»»-  ■  W-A"  i  l"?iHH  i  fc1H.Ml<fi.C  i  Ä</"AVl>  i  h»»  i  ^fr  ■  9°£Y.  ■ 
n-CVJl"  ■  fl»}i*0Ä'*»&hö«»*41  •■  ;i-ö»-CA-  ■  Aft«fc*V)fl»"  •■  ?»Ah  ■■  Mh9°  s  9<D£hH. 
J-  :  AA*"P">  :  fl)A.P;f  :  fchjr*C?  i  (D^CIf  ■  AXIHLfakhC  ■  fcJP'Ail  :  MM»h  i 
fl»-M«W?.  i  A-I--  :  flAfl  ••  TJW"  i  mttWh  i  PTCfr  ■  ?«A«»  i  A0  i  J54A-?  ■ 
fr7II.Jffl<li.C  ••  fl»WA-  :  AA.9  i  ,eM°C  i  mf.m.9.*  "•  a*Khat>'i.  :  'l«P/**Jl  :  T-m- 
V  i  JB^hS-hflll  i  Ö»A?t»«.Jr  :  -MV»  s  £7£r£h  ■  AlJA-tf«  ••■  lo0£Mtfc  i  flJAÄP  i 
AA-1°?  ••  hh9°C  ■  fflrnj?.*  i  h»»  i  fclll.A'flfh.f:  i  *Wf h  i  h«»  i  tohW  <  A- 
*  •  n»-f*  s  4»£*A-1*  •  XSö  •■  mlftC  a  "oitfDfnjJ»  .•  totoon  s  391*  :  AAA»T"J  > 
IDA*  i  hChf  i   fl>*J"  i  9°t*'<Pö  i  «JlM-Vl-  ■  fflVf-A»  i  hflW-  i  OJÄÄY.rh.U-  i 

(D0»n^tv-  i  ö»AT.e>  :  öiAivi-  ••  fl°?>rt*  ■  12fl»AKch^  s  floBid.a  •.  n.ho-  ■• 
*  p-      OJAhAJVW-  i  n.1*  i  MHA-fl«lb*C  ■  o>AYf-A-  »  IL+  =  wimVfrö  •  KA  «   ho 

90  r°  b.  ,, 

Ä*  •  aaa  ■  aon'qnt  -.  nw-  »  hmA-flAG  :  «daaa  ■•  «"tn-n-h  »  tä-At  «    © 

AAA    ■     -fY.4-'1-    i     HAA    i    öMr    ■    HhUTl"    ■    flWA.«W*  i    ©Vf-A»    i    *fc    i 

8.  hAwn]  A  AiHI.  —  iä.  ante  WH.Vfl<h.C  A  arfrf.  a>.  —  i*.  arsf'»']  A  (»1^.  —  9.  />•»" 
C]  A  Phi^C  sk\  —  ib.  m.e.m.fi$>]  P  ».em.,R+.  --  Ä.  jB**tinn]  A  .e.n?"^n.  —  ib.  ßiR/Ln] 
A  r>Ä7Yl.  —  10.  *,V»*]  P  ^A"/».  —11.  flJhöVU»-]  A  fl»,ö"7A{.u..  —  ib.  fflOT^V]  A  «»-"/T.O. 
—  ib.  l°9>i^]  A  T»9>i*.  —  12.  mrt>,r.>,.e]  A  mhCht-  ■■  n-M\f.  —  ib.  ahhüM+Ji  A  om.  mA.  — 
ib.  haff;  ]  A  °,afH.  —  ib.  >\bti\  P  A>,A  i  AöA.  —  ib.  «d^öa]  A  ow.  <d.  —  13.  t<:-{.^]  P  +«.t ;  A 

^•^4.*".  —  ift.  H»lUV*]    P  H>lUTt.  —  ib.  <DNA,«P«e^-V]  A  "/«.  ffl. 


(il  le  fait  en)  ce  jour.  "Maintenant  en  face  de  tout  le  peuple  du  Seigneur, 
le  Seigneur,  notre  Dieu,  etant  temoiu,  gardez  et  chercliez  tous  les  com- 
mandements  du  Seigneur,  notre  Dieu,  afin  que  vous  heritiez  de  (cette)  terre 
benie  et  qu'aprös  vous  vous  (la)  laissiez  en  heritage  ä  vos  fds  ä  jamais. 
'  Maintenant  Salomon,  mon  fds,  connais,  crains  le  Seigneur,  Dieu  de  tes  peres, 
et  sers-le  avec  un  cceur  parfait  et  avec  une  ame  de  bonne  volonte,  cur  le 
Seigneur  sonde  le  cceur,  connait  et  penetre  toutes  les  pensees.  Si  tu  le 
cherches,  il  sera  trouve  rapidement  par  toi ;  mais  si  tu  l'abandonnes,  il  te 
rejettera  ä  jamais.  ,0  Maintenant,  mon  fds  Salomon,  sache  et  comprends  que 
le  Seigneur  t'a  choisi  pour  lui  bfttir  (son)  temple;  sois  fort  et  agis.  » 
"  Däwit  remit  et  donna  ä  Salomon,  son  lils,  le  dessin  de  l'autel,  des  parvis, 
de  tous  les  vestibulcs,  des  chambres  hautes,  des  appartements  secrcts  {texte 
interieurs)  et  du  propitiatoire,  ,2ainsi  que  le  plan  (qu'il  avait)  dans  l'esprit 
"  i'.  des  parvis  de  la  maison  du  *  Seigneur  et  de  toutes  les  chambres  environ- 
nantes  pour  les  trösors  de  la  maison  du  Seigneur  et  pour  le  tresor  des  objets 
sacres.    "(II   donna    des    Instructions)    sur  les   fonctions   quotidiennes   des 


10 


15 


[113  I  I \  111 :  1M;i:M1KI{,  CHAPITRE  VINGT-HUITIEME.  033 

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ll>.  "W.->]  r  "7VH-.  —  17.  post  WfVb  A  «<W.  «o-iK.c.  —  i'i.  (nA«'^e.•rt•'i'■o,»•]  A  fl>iioi«.i'rt" 
•Po»-.  —  //>.  fl<">£A">]  P  ll«".e;rt»t.  —  18.  Hfl'nV-'l]  P  fl>llö")'i-|- :  A  a)o»-y,V  ■■  ö«lV>.  —  ib.  <n 
'i:-!.-'/]  A  oin.  a>.  —  //).  n*-h-V]  A  fl$.»>.  —  j'6.  .J-fll]  P  ;MIV.  1'»-  «nti^A-]  P  <ntf-n°.  —  '/'  <>» 
>iCh.i']  A  afhChf. 


prßtres  et  des  levites,  sur  tou-t  le  Service  et  le  ministere  de  la  maison  dii 
Seigneur,  sur  le  tresor  des  ustensiles  du  Service  qu'ou  emploierait  ä  l'autel 
et  dans  la  maison  du  Seigneur,  ''sur  le  poids  d'or  et  d'argent  des  vases 
sacres.  '11  lui  donna  et  lui  remit  le  poids  exact  (d'or  et  d'argent)  pour 
les  chandeliers  et  pour  les  lampes,  "''  tout  le  poids  pour  les  tables  de 
propositiou,  pour  chaque  table  d'or  et  pareillenient  (pour  chaque  table) 
d'argent,  ,7le  poids  d'or  et  d'argent  pour  les  fourchettes,  pour  (les  ustensiles 
de)  l'autel,  pour  les  c'oupes  d'or  et  pour  les  autres  (objets)  selon  le  poids 
de  chacun  (d'eux),  "  (le  poids  de)  l'or  purilie  et  eprouve  dont  l'aspect  n'est 
pas  trompeur  (poun  faire  l'autel  des  parfums,  ainsi  que  le  plan  du  char  des 
cherubins  dont  les  ailes  etaient  etendues  et  ombrageaient  l'arche  de  l'alliance 
du  Seigneur.  '-'Toutes  les  choses  qui  sont  ecrites  dans  la  loi  du  Seigneur, 
le  roi  Däwit  les  donna  et  les  remit  ä  Salomon,  son  fds,  eonl'ormement  au 
modele  et  au  dessin  qui  lui  (en)  avaient  ete  donnes,  afin  qu'il  fit  et  bätit 
la  maison  du  Seiffneur,  Dien  de  'Esrä'el.  -"Däwit  dit  :  «  Salomon,  mou 
bis,  aie  force,  aie  eourage,  agis,  ne  crains  pas  et  ne  t'effraie  pas,-  car 
le  Seigneur,  mon  Dieu,  sera  avec  toi,  ne  te  rejettera  pas  et  ne  t'aban- 
donnera  pas,  jusqu'a  ce  que  tu  aies  acheve  tout  le  travail  du  temple 
{texte    :   de  l'autel)    du   Seigneur.  Voiei  le  dessin  de  la   eonstruction  de  la 


r.vrn.  on.  —  t.  xxut. 


41 


634  LES  PARALIPOMENES.  [114] 

irftAh  :  mh.f.l£4.\i  i  (Dh„?,/AOh  ■■  htih  i  An  •  •ThCJW  ■'  Vf-A»  »  4>fc  i  IM-  • 
rmih  •  AMH.Vnrh.c  -•  a»>«p  i  fccfc.e  •  /im  :  n,i-  ••  ?»"iii.>i-nri».c:  ■■  mh 

ÖM.lh    i    mhOhfi.   :    WhX£.ih.Ü-   i    (Dtmnitä'    i    0'ATjn    •   0A.+    i    AC? '1*    ■ 

mfccfc.e  :  nw-  •■  *.-jii.vn,h.c  ■  äl 09i>  ••  nn  •■  Mi<t-f-«»<»-  ■■  hu«rt-  •■  ö>A,«P'e.e 
,,()\!  a  ->  i  *aaaa  :  wa-  ■•  °i-nc  •■  n,-f"  ■  MiiA-flrh.c  ■•  mrhtäti.  ••  aw-a-  ■  ih-hu  • 

fliH+fli-üfl  ■■  Ah  :  inVA'tDiSXy  ■■  ATA-fl  i  AM  ••  W-A-  ■■  lO  ■  ©»»Ahh'l*  •■  0 
tf-A- 1  /hii-n  i  jp.rtrö- 1  tf-A»  i  .«M-l:h  « 

XXIX,  '•».f.n,  ■  Wp  •'  TW  :  AW-A-  ■  "?'W.  i  hA4-h.A  »  AA-1°*>  ■■  0A 
£■?  i  Vl.jPlJ-  :  -liCr  s  A-I--  :  h"?H.Ml<h.C  ■  (ß&M  ■  mMl  •  "MK-fl  i  0(1..?.  i  hfl»»  i 
Wfi  :  Art-flh  ••  H-fc  '  AIÄ  ■  HhTÜA  i  AMH.JfAfh.C  ■  hflM  "•  -0Ah«»  i  nh9°*n 
V  i  *tf.Af  •  hfi-f^Atn-h-  •  AA.1*  ••  V7H.MMi.C  •  fc?°4h.P  i  0C+  •■  0-nW.  i  fl»-n 

c-r  s  m-u.i  i  0*00  •■  0Miv  i  A?°  s  nn  •  »»h-nn-  s ©mi>  ■  hnv-i- s  nn  ■  aa 
^i/'öd-  .•  »w-a»  s  h-nv  •■  tod'i^.  ••  hnv.  ■■  «>fl)/..fl>-<{,  i  •nn-,i  «  «b'J-?.  •■  M 
H  i  TtA^Xr  :  MAC  i  AA.+  i  Mil.frArfi.C  i  Jtf°AH.f  ■  0infltih  ■  TP„ei-  i  0C 
*  :  0  fKC  :  VT  i  011'Alh  i  AA.+  i  MlLMhhC  i  Ä9°Ah.f  i  -nth'Ti  •  Hh?AA  • 


20.  ftcf>]  P  ncrt.  —  21.  nn  ■  >,-n<s.-Fö»-]  Pnn  ■  miä-m»  .«'c.  —  ib.  nw?*]  P  *iu?+.  —  iä.  <o 
A.«P'WV]  P  mtk.'PV.fi :  A  «BA.'Pfl»-^'*.  —  ft.  post  idoi»^>iYi^  A  rtc?J.  i.  —  ib.  ,e.(\9"0-']  A  .f.fiy"0-. 

XXIX,  l.  -icr]  A  i^p.  —  2.  hnfsno-fr]  A  >,nt^rt°n-.  —  ib.  o?"]  P  n?".  —  ib.  «»vwin-] 
P  oounn-.  —  ib.  «»>,•«>]  P  a»7,-n-/.  —  ib.  nn  =  ^n^woo-]  a  H-nH-v  ■  tn<5irö>>-.  —  ib.  ante  «« 
^fl>-Ä  P,  A  add.  bTr-k.  —  3.  aunflCfr]  A  (»Hinrni-.  —  i'A.  HH-t]  P  -flH"t. 


maison  du  Seigneur,  de  ses  parvis,  de  ses  vestibules,  de  ses  chambres 
hautes,  des  appartements  secrets  (texte  :  interieurs),  du  propitiatoire  et  le 
plan  de  (toute)  la  maison  du  Seigneur.  2I  Voici  que  les  pretres  et  les  levites, 
cliacun  ä  son  tour,  (vaqueront)  *  a  tont  le  service  de  la  maison  du  Seigneur. 
(Des  hommes)  experts  en  tous  arts  t'assisteront  pour  toute  I'ceuvre  commise 
et  confiee  ä  tes  soins.  Les  chefs  et  tout  le  peuple  obeiront  ä  tous  tes 
ordres.   » 

XXIX,  '  Le  roi  Däwit  dit  ä  toute  Tassemblee  de  'Esra'ßl  :  «  Salomon, 
inon  (ils,  que  le  Seigneur  a  choisi,  est  jeune  et  adolesccnt,  niais  l'oeuvre 
(qu'il  doit  faire)  est  grande,  car  cette  construetion  a'est  pas  pour  uu 
homme,  inais  pour  1(^  Seigneur,  notre  Dieu.  "Selon  mos  Forces  j'ai  prepare 
pour  la  maison  du  Seigneur,  mou  Dieu,  de  Tor,  de  largcnt.  de  l'airain,  du 
fer,  du  bois,  des  pierres  d'onyx,  (des  pierres)  variees  a  enchasser,  des  pierres 
precieuses  de  diverses  coulcurs,  toutes  sortes  de  pierres  precieuses  et 
quantite  de  marbre  blanc.  :|  De  plus,  voulant  faire  (somptueuse)  la  maison 
du   Seigneur,  mon  Dieu,  voici  que  je  donne  ä  la  maison  du  Seigneur,   mo« 


*  P, 
90  v°  .i. 


*  p, 

90  v°  b. 


[115]  L1VRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-NEUVIEME.  635 

Hhft'h'iAaHfr  •■  All./-  ■  +£A1-  ■  v«jV  •  «»Jr)A.'|'  :  flJfrp  :  UhTtt.h,^  :  fot.C  ■• 
infttt"/  •  Thl-  •  wJjAP  •  tt<-C  ■  fffcJBi  :  fflV*|.">  ■•  h»»  .-  l'.Afhiv  •■  fD^.4»nh*  ■ 
h/A'l-  i  fl»+  i  MlUkihkC  i  IUiR  •  h/*y  "■  öjotv.  :  fc«*h  i  itfnWId  •  ?.&. 
K9°  ■  hft^IJ-  ■  H-fc  •  AA'f-  «  "Ah'TH.Jk'flrfi.C  i  fcT-no-  i  «"»AMl-f-  i  Ml«»-  •  010» 
5  Ahhl-  s  fc«fe+  i  hti/.h,t\  ■  hChtl-i'  -■  fcAT-  s  fDhChM"  •  9nh'l'  ■  aum-wl-  i 

?»a  :  ?.rtvv-  s  im  •■  4»i  s  n»-i-  ■•  hiii.h'dth.i:  i  alOT'i'n-/- »  nw-  s  ??-/*'  s  7ai 
o)i;n-  ■■  fflö»rtVh  ■•  Ai-n/.  ■•  n,-i-  •■  >i*7H.vnrh,f:  ••  «»iiAe  s  oc*  •■  v;r  .-  m\ 

V/,-'f-  !  Äff  !  flXroflAf  s  "fl^C  :  Äff  :  fl>Äfl»{;  i  fll/w»JlAP  :  '1fK.7  ••  Vff  ::  Kfl)tf-A" 
H'fV.hH  :  flWH"  :  h-ttp-lnrav  ■  A'i'fe  -•  ftflY.  -■   h-(\h*  ••   anmm(D.  :   Aff»7-n-|- 

w  nw- :  KituwiffbC  •  aha&u  .■  a^p-xa  «  iciwe  •••■  "mii^A^  ■  ©-i -ii»»?. 

A1W1  '  ££-4-&  i  Ji9°H  ••  * ni-no-  ■  T\t\ao  •■  flA-n  ■  ¥Ä-J»°  s  m-tUh  :  fflh'nh- 
AhllUk-ndbC'  ■  JtJ>°A»i<n>.  .-  ri»!«/M-  :  77-/*'  ■■  I  ^./»Vh  «  Uli.?  "■  ' °  öW.Ji  •  W. 
•f  -.  Vbi»  •  Afc1II.Jk*fMi,C  ■■  IM»*-«*»  i  tf"A-  l  Allfl  ■  ht\/..}*,/\  :  fc-JH  :  £-flA  i 
JR^n/.h  i   VMjMkhC  i  h9°Ah  i  ?»A/..h,A  :  hfl  i   ILA!  i   h*"**-«»  :   «JA9°  i 

i8.  iimw-sauhi"]  A  HhM-SA»n-.  —  4.  wnm  ■  ?">.-r]  P  mg?.  —  //>.  »«.je :  o«t^]  a  *<.«•  : 
«»<i:*>.  —  5.  jrä»?"]  P  .ec*r  sie.  —  6.  vr-no-]  P  T-no-  s/c;  A  to-ö.  —  ib.  0007-0^]  P  m 

o"7-n+.  —  ib.  fl)m>7-nt]  A  fl>o«>H°/-ri-J-.  —  7.  ma>rth-]  A  o»z.  a>.  —  ib.  m%.<; i.y  -.  gr#]  A  om. 

ib.  ffl;»mi-;]  A  om.  —  ib.  «dodyiap  i  >ä.Tt  i  Typ]  A  m,i»;,ay  >  -tlch-  ■■  hAt  i  >iAV  i  mftoo->*  -. 
?">,•>  :  (DantiAf  :  /h<0  '  ^«"C*  >  >iA¥.  —  8.  «Dtf-fl»]  P  mtf-fr.  —  ib.  Ml^tir.«»-]  A  Odf-tWao.. 
—  ib.  ffloortifli.]  A  foaomah  sie.  —  iJ.  A<n»7-n-J-]  A  A<n>q*7-nt.  —  l'J.  Il>i-fl^./.]  P  nh-dA»:  «c.  — 
rö.  7CA.TC]  P  ÜC.{>1. 


Dieu,  les  nombreux  vases  d'or  et  d'argent  que  j'avais  faits  (pour  moi-meme), 
sans  compter  ce  que  j'ai  prepare  pour  le  temple  :  'trois  mille  talents  d'or  du 
pays  de  Soufir  et  sept  mille  talents  d'argent  pur  et  fin,  afin  que  les  artisans 
(en)  revetent  et  (en)  recouvrent  les  murs  de  la  maison  du  Seigneur.  JQui 
donc  aujourd'hui  s'empressera  de  remplir  ses  mains  (d'offrandes)  ?  »  6Les 
chefs  des  familles,  les  princes  des  fils  de  'Esrä'el,  les  chefs  de  mille,  les  chefs 
de  cent,  les  surveillants  preposes  aux  travaux  de  la  maison  du  Seigneur  et  les 
intendants  de  la  maison  du  roi  s'empresserent  (d'apporter  des  ofTrandes)  au 
Seigneur.  7  Ils  donnerent  et  ajouterent  pour  l'ceuvre  de  la  maison  du  Sei<meur 
cinq  mille  talents  d'or,  dix  mille  pieces  (d'or),  dix  mille  vingt-trois  talents 
d'argent  et  cent  mille  talents  de  fer.  8  Toutes  les  pierres  precieuses  qui  se 
trouvaient  dans  leurs  maisons,  ils  les  offrirent  et  les  livrerent  aux  intendants 
de  la  maison  du  Seigneur  par  l'intermediaire  de  'lyohel  Garsomäwi.  9  Le  peuple 
se  rejouit  extremement  et  exulta  ä  cause  de  *  l'empressement  qu'on  avait  mis  ä  *  p, 
offrir  (ces  dons)  avec  un  cceur  parfait  au  Seigneur,  son  Dieu.  Le  roi  Däwit  se  n°  v  b' 
rejouit  d'une  grande  (joie).  "'Le  roi  Däwit  benit  le  Seigneur  devant  tout  le 
peuple  de  'Esrä'el,  en   disant  :    «  Beni  soit   le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el, 


636  LES  PARALIPOMENES.  [H6J 

tnhtlh  ■  h°ihT  ■•■  "  Ah  :  MlW.h  ■■  ÖIW  '■  ffl'V£A  «  ©»wie  i  «>»»'/Jh  i  »«TW  ■ 
liftfl»  ■  M+  •■  fc«7tl.*  i  'IrtT'J  :  AM  i  tf-A-  i  m\9°?:CX  •  a>nA"7fö  »  <Dfcy° 

tl  :  ID-Ji'lJ  :  -ni>A  I  rDhllC  i  <DM'I*  :   MlW.h  i  frtj/***  i    »W«  :  AM  :  tf-A-  I 

©■TW*  i  w-a-  ■•  ■!,«»+  i  ako-a-p  s  h&,h>.  i  'ijp.A  i  idä-'**  ••  «'iih^hj'.  ■ 

fr;}«,  i  tf-A-  :  "ihr  i  M-flf-  :  mhX'iP  :  fltf-A-  ■•■  '  3<D£XHJr  i  ^«711.*  ■•  TIfc  i  A 

h  :  -vnv.  i  tomn/h  =  fi«»h  ■  »v-o  «  "wn-b-  ••  m  •  mnfäb  ■  Jiii-nh  ■ 

?iA»»  «  mOöV  «  fl'hiJA'i  ••  oofliiu  :  hft»»  s  Hll.Mi  ■•  tf-A-  *  flihJHI.Mi  s  J,4Y. 

-nv  i  fflhn?»>  •■  Ah  ■•  Mi»»  :  ^.AAjn  ■  ho» -H-  i  iav  i  n4».r."£h  ■  jDwt  .- 

nh»»  :    tf-A-   i    hflfl»*  «    tDooVÖtiM   •  ho»  i    Ä"AA-"h   «    3.A   i    0"JCC  i    flJhAH  : 

HJ?.;P°/.7ft  i  0J&HIC  ■  A'HA-tf-  •■••  nMHh  '■  WiM  ■■  DAf""1!}  « -HM-  ■•  -nil-'V  i 
HhA/^Ato-'n-  •■  \\ao  :  M'iX  ■  0»+  I  Art«»  i  >Uih  :  4»*f|  I  ?if?v?.  -•  H.Jih  •■ 
ffltf-A-  s  llll.Ml  :  MlU.h  a  17 tohho-CTn-  ■  fflfllf*  i  V71I.*  •■  2iA»»  »  h'JP  «  IJ 

-l^"*  •  An  i  m:)*6M:  i  »-£•+  i  hfi»»  ■■  nf «pü  ■  A-n  i  mn^h-  •  hw  •  tf- 

A-  «  (D£h\M.  ■■  fclll.*  •  ?»A  :   'IV.fcn-  i  fcfäilMlIl  i  IIP  -•  CA,hJP«°-  i   flWi"!t 
11.  M«Tr]  P  tft*>;  A  i-aws/c  —  //'.  iiiiy".e.c>.  ■  wiin"7.R>.]  A  min"7.t*.>. :  »Hnjrjttt.  — 

12.   wVf:]  A  o/w.   —  ib.  (Dlft'1:"/]  A   mlft'i:"/  sie.  —  ib.   hö-nv"]  P  Mfl.f-  —  '*■   n»WPW] 
A  o/n.  m.  —  1.3.  -V7V:]  P  txT/..  —  ib.  «»»ft.-ll.li]  A  roTrft.il/liU.  —  14.  »»■*»**■]  P  fl»»^»t>. 
/Ä.  fl»9n'/>V-]  A,   P   wT'Wr    —  ib.  Aill-fltl]   P  ."imini.  —  //'.   «»(H'/ll]  P  «»diiii.  —  ib.  aiM 
>»>]  P  mh-Whi  sie    —  15.  >iö».>/.]  A  o/m.  —  16.  Ull-V]  A  -ilir;l.  —  ib.  n>,ft|-.'JrtiD-ii]  A  iihflt 
fUP1\:  —  17.  (l/h"/.V]  P  ll/ln»"|-  sie. 

nolre  pere,  depuis  le  commencement  des  siecles  etjusqu'ä  da  lim  des  siecles 
"  A  toi,  ö  Seigncur,  grandeur,  puissance,  gloire,  vicloire  ei  force,  parce  que 
toi,  ö  Seigneur,  tu  domines  tout  ce  qui  est  sur  la  terre  et  dans  le  ciel.  Devant  ta 
face  s'epouvantent  et  sc  troublent  tous  les  rois  et  les  peuples.  '-  Les  richesses 
ei  ta  gloire  vieiment  de  toi.  Toi,  6  Seigneur,  tu  regis  et  domines  tout;  tu 
conimandes  ä  toute  dignite;  daus  ta  main  sonl  la  puissauce  et  la  force; 
dans  ta  main,  maitresse  de  l'univers,  sont  la  grandeur  et  la  puissance  sur 
toutes  choses.  "  Maintenant,  ö  Seigneur,  nous  te  celehrons  ensembte  et  11011- 
glorifious  ton  noni  puissant.  ' 'Que  suis-je,  moi,  et  qu'est  ton  peuple  pour 
(|ue  nous  osions  nous  permettre  de  (t'offrir)  de  telles  choses?  Car  tout  est 
a  toi  et  de  ce  qui  est  a  toi  nous  te  l'aisons  offrande  et  liommage.  l5En  eilet, 
nous  sommes  des  etrangers  devant  toi  et  des  voyageurs,  ainsi  que  (Tont 
ete)  tous  110s  peres.  Nos  jours  sont  comiue  l'ombre  sur  la  terre  ei  personne 
ne  dure  et  ne  demeure  a  jamais.  "()  Seigneur,  notre  Dien.  1111  si  grand 
noinbre  de  choses  que  j'ai  preparöea  pour  batir  une  maison  ä  ton  nom 
saint  (proviennent)  de  ta  inain  et  sont  toutes  ä  toi,  6  Seigneur.  ,TJe  sais 
et  je  suis  certain,  ö  Seigneur,  que  tu  sondes  le  coeur  ei  que  tu  aimes  la 
verite.  (Tu  sais)  que  j'ai  offert  avec   un  coeur  sincere  toutes  ces  choses. 


1171  LIVRE  PREMIER,  CHAPITRE  VINGT-NEUVIEME.  637 

1-  ••  rn-ao- 1  fohnh-  ■■  Ah  -••  l8MH.*  ■•  h'r<\h  ■■  taicw  ••  <d£AWi*  ■  (ohtiz-h, 
a  •  hrih  •■  hn*^v  ■  iij-j- :  *+-n  ■■  nnwn«  >  ^Ann.if««»-  ■  Arilin  ••  n.-Mi  ■ 
hi\i\  i  a'Jai»"  ■•  mMMA  ■■  hAnn.i/'ön-  >  w.h  «  19<DAAA-«r>  •■  «iA.e.-f  i  im  ■• 

AH  i  C+H  i  h'/n  :  ß-JflC  i  WA"  i  S*hHH"tll  >  fl»Ay°|lh  i  <D/»*CO+h  i  Jl«n»  i  A 

r>  <wy.  i  jp-nKMi  •■  fl»^«7nc  i  w-a» 1  rtci- 1  n,lh  ••■•  -<D.e,n,  «  Wi-  ••  aw-a-  ■  "7 
*mi*!.i  ht\/.Ki\  •  nt:*jj»  i  Ahiii.Jfflfh,f:  -•  tor^m  «  (ot\s.\\  ■  tf-A-  ■  tmc  ■ 
hhiti.haih.i:  ■  h?°Ah  :  hamrao.  .•  ajAis-  •  n-n^iur«»-  ■  tihiihh-ndu:  ■  an 

ATT-/"  •■•  -' OifO  ■  Wir  •  ATrfll.Jfflfh.C  ■  tmrvö-t-  i  <"M/.T  '  <P"-CnJ  ■•  A 
fclllA-nrh.C  i  h?°AVh  •■  0fl4fc^-  :  AA-1-  •  VO  «  KAO?°+  :  Tg  «  0),h/.?.J"  ■ 
10  Y?  :  atao-StiYx  t  Tjf  :  OIR'i'hAx'l'Arw  •■  (D(m^'tPM'  :  -fllM  ••  Atf-A-  •■  rThlfll  : 
M/.JbA  ::  --fflflAO"  l  fflrt^f-  :  *£'«b  i  ^Ill.^'flrh.C:  l  flflM:  i  öMr  ■  Il0fl.£  i 
H:/"/h>  "•  a»JWi/»'JP  i  hön  :  ArtA-fl0"}  ■•  «DA*  i  AWIh  •  «Dt-nW  i  h<w  : 
JP.*K*  •  TU»»  •■  AAlfll  i  hlW.h-IXAy.i:  ■•■  mfiP^'/.  -  +ip£«»  :  at-M*  ■  hütt  ■ 

fl»W/.  :  AA»fl°7  ••  3.fl  i  <n»1ll/.  ■  Oi«T1/»'+  :  ^J^'l-  :  fclMl«  ■  ID+d^d  '  O^fl  i 


23. 


*  1> 

91  r° 


91  r°  a. 


18.  <i»,n<i.h.A]'A  <i\e.fu>bA.  —  ib.  m+]  P  TT**.  —  ib.  win  i  A°rAy"]  A  av»5>".  —  19.  ^> 
MHtll]   P   ^-MIH-tV.  —  i'Ä.  mhT'O'ri]  P  fl»fiy"öjl.  —  Ä.    flW.JHlfl]   P  «•/"KO'Hi.  —  Ä.  WA-] 

P  w-A-.  —  i'i.  d^h]  P  n-^p.  —  20.  nr.Y»»>]  A  mncTi-.  —  ä.  mn/.i-]  P  ©n«cti;  A  mor.n-. 
i*.  frft-]  P  w-a-.  —  ib.  Ttnc]  P,  A  "v^n«;.  —  ä.  A>l^ll.^l■ll/h.c]  P,  A  om.  a.  —  ?'*.  Jin«/:ir 
«»»•]  P^n«e>.  —  //»    n-fliti.u'<n>-  ■  Aj,°/H.>,-fl»h.r.]  A  A>,"»H.>i-fl<h.t:  ■  n-n/.WAro»-.  —  21.  post  yo 
A  add.  fjf>*.  —  ib.  iD,h^?.+]  P  a»wi<!.i>.  —  22.  *.^»»]  A  n*.?:«».  —  rö.  non.^]  P  no-n.ft 

sie.  —  rö.  »ft(l  s  ArtA-TTr]  A  AftA»f°"/  :   »UM.  —  ib.  mbf&x]  A  ID^^*V.. 


Maintenant,  ö  Seigneur,  j'ai  vu  avec  joie  ton  peuple  qui  se  trouve  ici  t'offrir 
(ces  choses)  avec  empressement.  ,80  Seigneur,  Dieu  de  'Abreham,  de  Yeshaq 
et  de  'Esrä'el,  Dien  de  *  nos  peres,  maintiens  cet  (empressement)  dans  le  *  p, 
coeur  de  ton  peuple  ä  jamais  et  dirige  son  coenr  vers  toi.  I!)  Donne  ä  Salomon, 
mon  fils,  un  coeur  droit,  afin  qu'il  observe  tous  tes  commandements,  tos 
preceptes  et  tes  regles,  qu'il  mene  ä  achevement  et  ä  execution  toute 
la  parure  de  tu  maison.  »  -"Däwit  dit  ä  toute  l'assemblee  de  'Esrä'el  : 
«  Benissez  le  Seigneur,  notre  üieu.  »  Toute  l'assemblee  benit  le  Seigneur, 
Dieu  de  leurs  peres,  et  se  prosterua  ä  genoux  devant  le  Seigneur  et  devant 
le  roi.  2l  Däwit  offrit  des  sacrilices  au  Seigneur  et  oll'rit  des  bolocaustes  au 
Seigneur,  son  Dieu.  Le  lendemain  il  immola  mille  taureaux,  mille  beliers  et 
mille  agneaux;  (il  oll'rit)  de  nombreux  holocaustes  et  sacrifices  pour  tout  le 
peuple  de  'Esrä'el.  "Ils  mangerent  et  burent  devant  le  Seigneur  ce  jour-lä 
avec  grande  joie.  Ils  firent  roi  une  seconde  fois  Salomon,  tils  de  Däwit,  et  ils 
l'oignirent,  afin  qu'il  füt  roi  du  peuple  du  Seigneur.  Sadoq  aussi  fut  institue 
(prince)  des  pretres.  -'Salomon  s'assit  sur  le  trone  royal  de  Däwit,  son  pere. 


038  LES  PARALIPOMKNES.  [118] 

tf-A-  ■■  m?,{\>rw  ■■  \i-fc  -■  Aiffl  •  htiih,&  ••■■  -'' «"»AMfi-l'fc  .•  <dxw*-  ■■  fflH-A-o»-  • 

J  •■  AöA  •  WA*  ■■  t\&?:0D  ■  WA-  ■  «fcilfl  •■  hti£h,&  ■■  atmutx  -.  MiLh-ndyC  ■  hfl 

/.  ■■  Tb/"  ■  HÄ.M  :  Mio»  :  Vl/*,;h  ■  +^9o;|-  s  ?iA  '•  Jt££vf.£  ■■  HxriiFa»-  ::  2öflJ 
^Ijr   :  fflAft  :  ?,A,£  :  V°Il*'  »  MA  *  hft/..^A  l  "ÄC-fl'}  :  alOi>Y  :  tt'ttth,^  *  Vt    5 
-flCT}  :   rt-fl*}'!"  «   "/tm-t-  s  fl»nA.e4-AA,9°  s   äimr  :   "ttm-Y  :   (DliV  i   OTh-fWl   :   A'* 
•91*»-   :    A>}<R>   :    ÄCfl*J    •  °/»«>-f-   «   **0>hÖ/Ld.   •■    fllPV£   :    CAh   «    'flÄ-rh   :    ««"PA 

a  •  ö»nhnf:  «  mti-dAA  ••  a>nti'(\ihi-  •  mtihMri-  •••  mii*>  ■  aa-'/d>  ■■  wt-b 
a-  •  ti/**  ■  itf<^->  •  «onh-n-  s  w-a-  :  vno-  ■•  ojnwpdA  »  hm  ■  (lh-n^-r  • 

T7w  ■  A^*  :  AdA  •  tf-A-  »  ~hh/.h.(\  •■  mi\öh  •  W-A-  ■■  M/^+  >  9°?:C  " 

23.  Alin  :  >ifu.h.A]  P  om.  —  ib.  ^fi^h,A]  A  ?,t\i.h,6i.  —  24.  mKT**]  P  xfftt.  -  25.  »h. 
Ji>]  P  offi.  H.  —  ib.  XA]  A  M.  —ib.  hA.Ki.stl  A  <{..e:<{.Ä.  —  27.  fl-n,h.<C  ■  M1CV  i  ftm-l-  :  ^ 
«n»t]  P  om.  —  ib.  «rom-fl-fl  :  A"V°»i*»-]  A  «"M-ilii  :  TtT./»'.  —  ib.  A-S<e^]  A  o/?z.  A.  —  28.  mfihh- 
•fc^]  P  fl»(1h»i-fe*  sie.  —  ib.  post  AA»T"V  A  add.  wa^..  —  ib.  wrv-fcih]  A  ui">-tü'  sie.  —  29.  + 
C<t]  A  t£A..  —  ib.  Iob-kaI  P  rt<n^h,A  szc.  —  /7>.  >n..ft]  P  >-fl.R  «C  —  ib.  mn.*A]  A  wn*A 
1-.  —  ib.  >üj&]  P  Vfl.e.  sie.  —  ib.  <nn.*'W-  s  .ig:  >  "Hlfl]  P  o/??.  —  30.  •*-»/»■  ■  iwe^-]  A  •>«?•»»•  : 
A-Si;^-.  —  ib.  »Tr0\J  P  X-VO:  A  om.  —  //>.  <nn<n>'PAA]  A  oflWt  i  «""PftA.  —  »A.  n>i-fl/J.+]  P 
l)>.-fla.t  s/c.  —  ib.  Tr-ii»*]  P  -j-jy.  —  ib.  },fi^>i,A]  A  fih£-hA.  —  ib.  post  »Vt  •  ?"JC:C  P 

ll  fut  airae  de  tous  et  tout  le  peuple  de  'Esrä'el  Iui  obeit.  -'Les  princes, 
les  vaillants  et  tous  les  fils  du  roi  Dawit,  son  pere,  se  souiuirent  ä  lui. 
25  Le  Seigneur  eleva  Salomon  au-dessus  de  tous  devant  tout  le  peuple  de 
'Esrä'el.  Le  Seigneur  lui  donna  une  gloire  royale  teile  qu'il  n'y  en  avait  pas 
eu  (de  semblable)  sous  les  rois  precedents  qu'il  surpassa.  ■'Dawit,  fils  de 
'Esey,  regna  sur  'Esrä'el  "'quarante  ans  :  au  pays  de  Köbron  sept  ans  et 
ä  'Iyarousälem  trente-trois  ans;  le  total  des  annees  du  rögne  de  Dawit  fut 
de  quarante.  ""II  mourut  dans  une  heureuse  vieillesse,  comble  de  jours,  de 
gloire,  de  richesses,  de  louanges  et  de  reconnaissance.  Apres  lui  Salomon 
i>  regna  ä  sa  place.  -"Les  autres  actions  du  roi  Dawit,  les  premieres  et  les 
dernieres,  sont  öcrites  dans  l'histoire  de  Samou'61  le  voyant,  *  c'est-ä-dire 
le  prophete,  dans  l'histoire  du  prophete  Natän  et  dans  l'histoire  du  prophete 
Gäd,  30concernant  tout  son  regne,  tous  ses  exploits  et  (les  evenements)  qui 
se  sont  passes  ä  (son)  epoque  et  sous  son  regne  dans  tout  'Esrä'el  et  dans 
tous  les  royaumes  (texte  :  rois)  de  la  terre. 


91  r°  1). 


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ayi-  ■■  rftrt,!)- :  o^aoa»  ■■  ©Mine  •  ££-4.&  « *a»/?.n.  i  ixtvpi  •  mn  ■•  w- 

A-  :  htUh,t\  ■■  ACh-Ai  i  T?  :  fflACh-AV  :  f  i  0)A«bVF>->  .-  foAVi'A-  i  ""Ah*! 

b    >  .-  fl4»£w  :  W-A-  s  AfV. ->».A  :  A<">4fch'f'  i  hlU»-  ■  ''*  0M»<:  •■  AA-«P7  ■  ffltf-A*  i 

"MIU:  •  ht\i kA  i  9°flA»U-  ■  m«/H*  :  "»h'J  s  A0-A  •■  HflWl+   i  70A»'>  i  'W  ■' 

im-  •  i>f  ■  ft-ni*^  :  n.+  s  i\9°b  •  Ki+  •■  hiH.vnA.c  ■  M-t  ■  i-m:  «  «"»-a.  •• 

«P"-AT.l>-   :  Aft1tt.frfl<h»C  s   MW  ■   *M   •■  ;MH*    :  h*7H.Ml<h.C  :  hd^t  ■  ***£ 

*  ■•  \9°üld  ■  tcfrr  ■■  htioB  :  Jtft-MAfD  :  A-/;  >  Wr  ■■  (1+  i  flA.f4-AA.JF0  « 

10    anu-  ■  j»°/»*«p*  •  m+  ■  -ncl*  i  H?-n<:  ••  AA.A.&  ••  ©a*.  i  hcfk  ■■  «da*  •■  aj» 

CJP  i  Uf  i  WA»  •■  fl^Ä"»»  s  (t'h  s  t\9°6  i  Hh-IH.Vflrh.C  s  flJ^iP^f  :  rtA-V?  :  0» 

Türe  :  «tXJTV  i  tiA>>]  P  -M8Tr  i  sie  »iA>,  ■  g :  A  hfhVi  ■■  Ylfir  •■  jftiM  ■  »iAV  —  1,1.  MM°Tr] 
P  litff"!  sie.  —  ib.  Iluo-v»//*-*]  P  aootift.  —  2.  ACh-0>]  P  ACIWIV  «C.  —  Ä.  X?]  P  y?; 
A  7»A«P.  —  ib.  fl>ACM>]  P  a>Ar.rHt>  sie;  A  o/«.  a.  —  ib.  f]  A  T"**.  —  ib.  odami^]  P  <n>i>, 
Kit.  —  3.  TW  :  M/f-h-A]  P  TW  >  AA»T"V.  —  ib.  UA»]  A  «Am*.  —  ib.  >,■*+]  P  VVH.  —  4.  Ä 
f^oK]  P  >.?"U7r..  —  #.  +c^W]  A  +c.f-tv.  —  5.  iiii.A.'/.]  A  ikiava.  —  i&.  hCftt]  A  h-c.». 
—  ;6.  A>iC.f]  A  A>.c.  —  i*.  ifct  i  ny"4  :  h]  P  om. 


(LIVRE)  SECOND  DES  PARALIPOMENES 

I,  '  Salomon,  fils  de  Däwit,  fut  affermi  dans  soa  regne;  le  Seigneur,  son 
Dieu,  etait  avec  lui;  il  l'eleva  et  l'honora  extremement.  2  Salomon  parla 
ä  tout  'Esrä'el,  aux  chefs  de  mille,  aux  chefs  de  cent,  aux  juges,  ä  tous 
les  princes,  devant  tout  'Esrä'el,  et  aux  chefs  des  familles.  3  Salomon  s'en 
alla  et  toute  l'assemblee  de  'Esrä'el  avec  lui  vers  le  lieu  eleve  qui  etait  en 
Gabä'on,  lä  oü  etait  le  tabernacle  de  la  maison  du  temoignage  du  Seigneur, 
que  Mouse,  serviteur  du  Seigneur,  avait  fait  dans  le  desert.  '  Mais  Däwit 
avait  fait  monter  l'arche  du  Seigneur  de  la  ville  de  Qaryätem.  En  effet, 
Däwit  lui  avait  prepare  une  maison  ä  lyarousälem.  '  L'autel  d'airain  qu'avait 
fait  Baselehe,  fils  de  'Aryäs,  fils  de  Aryä,  etait  lä  devant  la  maison  du 
temoignage  du  Seigneur.  Salomon  et  toute  l'assemblee  de  'Esrä'el  (allerent) 


640  LES  PARALIPOMENES.  [120] 

tf-A-  •  "7  W.  ■■   htl/.h,t\  •  A;!*fW-  ■■  hinjvtt.h.C  ■■■  '  (OOCl  ■■  Uf  :  rtA-Tl  »  fl>- 

A+  s  n.+  ■  {»"/"«PA  .•  H-nfM-  :  n&z-tm  •■  hiit.vndi.c  ■  him-  ■  w-m-  ••  n»+  « 
ixrö  •  fflhö/.7  s  aaa.i>-  i  t'-cnv'f-  ••  I?  «  mn^-M:  ■  a,a.->  •  h/i-hc^r-  -■  h°\ 
\\M\<h.c  ■■  ArtA-T">  :  o)/?.n,A»  i  rthA  i  hru  i  H?iihrih  « sm?.n,  ■  aa-t"*  i 
n-w  =  7t*7ii.^-n#h.c:  ••  ^m*  ■•  inch  =  n\/i  ■■  ha-?  ■■  w-  ■  *•*£+  ■■  on.e  •■ 

o»  •  H.*h  i  AM  i  WI"  i  hn*f   :   Ml«»  :  h'ii'  •  fc'JVhfc  i    AAA  i  3iTMl  ■■ 

n  -011*1  i  Hh  *«•»  ■  ","*  i  aac  «  '"ß>.e.Mi,fc  ■  mhl*  ■  taa  ••  ©An-?  ■■  mi>.  ■■ 
noh-i-p :  ö»nnh-K  :  n*£'«»  ■  m*  .-  a-imi?  -.  mio«>  •■  ^aa  •  H.e-hA  ■  h- 
">s°  ■  in*  -■  Aif-n  i  on..e.  «  "ffl^itA-  :  hiii.^'flfii.c  i  Artn«"p"}  •  u«+  ■■  u> 

HWiA£ll  •  fflOCT  ■•  TT»*  :  flWlf-  ■  A-flh  •■  mfc.MAh>.  ■  -flAA  :  fl)7*Pf  ■  ö'h 
•11/.  :  töJOT-A  i  RATi-Hl  •  ÖMllM  :  enxpfity  :  A.AJtAtlfc  s  o>AhAh%  ■  Tflfl  J 
fl»An-V  :  htm  :  -TM^S"  :  ATTJ*  :  JhlMlf  ■  HhWlhfl  i  AAA.ir<"»-  i  "TAA 
fc  i  ©Afi'V  :  MMlll  :  OMlAA  :  mfpf  <   fc-fl/.   ■'  MMlll  i  HA.+iD-un  i  h»«>t|  : 

6.  o»oc7]  P  mhö<:.i.  —  ib.  m  ■■  nft»«j°-v]  A  (id-fi  :  uf.  -  /ä.  m-ni-  s  ai-  <  >"/*"p«  ' 
mir.*-  :  n*.e-«n»  :  >."/n>i-fl<h.r:  i  hoa-]  A  o/re.  --  ib.  y;g]  A  0i»»t:t  •■  y>i+.  —  7.  iiTiihnn] 
A  ow.  h.  —  8.  oaf]  P  o-nr  sie.  --  10.  mniih^v]  P  «xim^f.  —  i*.  Aiiwr]  A  -mmi.  — 

ji.    TITr-fc    :    Ä.TM1     :    fln..e     s:    (P    01I.P.    SU  )]    A     H"*t    "    ÄiHfl    I    OHP.    —     11.     "H"»*]    P    OOT. 
ib.    X4M-H]    P    X'W/tl.    —  /*.    fl>-(lH->    :    «»<PÖA]    A   fl>-(|H">    :    «o«PÖA.    --    12.    TIMi]    P   TdHi. 

—  /*.  nh.ta»-un]  P  Hh.twuun  «c.  —  ib.  n<n>ti]  P,  A  »i^/n. 


chercher  l'arche  du  Seigneur.  ß  Salomou  monta  ä  l'autel  d'airain,  devant 
(l'arche)  du  Seigneur,  qui  etait  dans  la  maison  du  temoignage  et  il  otl'rit 
dessus  mille  holocaustes.  '  Cette  nuit-lä,  le  Seigneur  apparut  ä  Salomou  et 
lui  dit  :  «  Demande-moi  ce  que  (tu  veux  que)  je  te  donne.  »  8  Salomou 
dit  au  Seigneur  :  «  Tu  as  manifeste  une  grande  misericorde  envers  D;Hvit, 
mon  pere,  et  tu  m'as  etabli  roi  apres  lui.  '' Maintenant,  ö  Seigneur,  mon 
Dieu,  qu'elle  soit  vraie  ta  parole  sur  Däwit,  mon  pere,  puisque  tu  m'as  etabli 
roi  sur  uu  peuple  aussi  nombreux  *  que  le  sable  de  la  mer.  '"Maintenant, 
ö  Seigneur,  donne-moi  la  sagesse  et  lintelligence,  quaml  je  parais  (texte  : 
ä  ma  sortie  et  ä  mon  entree)  devant  mon  peuple,  parce  que  personne  ne 
peut  gouverner  ce  grand  peuple.  »  "Le  Seigneur  dit  ä  Salomon  :  «  Parce 
que  tu  as  songe  (ä  cecii  et  que  cette  (pensee)  est  montee  dans  ton  coeur, 
i  parce  que)  tu  nc  m'as  pas  demande  les  riebesses,  les  biens,  la  gloire,  ni  la  vie 
de  tes  ennemis,  et  que  tu  ne  m'as  pas  demande  de  nombreux  jours,  mais 
que  tu  m'as  demande  la  sagesse  et  lintelligence  pour  gouverner  mon  peuple 
sur  lequel  je  t'ai  etabli  roi,  ,2je  te  donne  la  sagesse  et  l'intelligence  et  je 
te  donnerai  des  riebesses,  des  biens  et  des  honneurs  tels  qu'il  n'en  a  pas  et6 


91  v"  a. 


10 


,121 1  L1VRE  SKCO.ND.  CHAPITRE  DEUXIEME.  641 

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—  13.  ~h9°naT]  A  ^n"?.  —  14.  mji-vjp]  A  fl>»i>.  —  /A.  «nn-nn«»«»-]  A  o»nnn««»-  *«?.  —  «>.  Zf?  .• 
a»9f]  A  ^i»>c*  i  h£\v  ■•  fflhc-n-i  i  Di^.  —  ib.  ittiW]  P  n^T\t.  —  ib.  str  ■.  m»?]  A  >i^h^- 1 

>iA'i:    :    mSfld.    r    ?->,!»•.    —  ;Ä.    hVi-(\]  P  hQV.rt   SM !.  ib.    Whi]  P  >iU7^<:   S«f.    —    15.    fHl«n>   : 

>»-t)v  i  n>i.F<.0A,?"]  P  nn«n»  :  vm  :  n<n>  :  nh.f •f.ort.ir ;  A  n«n>  :  ö-riv  :  nh.v<.0A>!r.  —  j'ä.  ante 
iiii/ii./.  P  arfrf.  id.  —  rt.  ntio»]  A  n«o.  —  «'6.  ante  nn»-fi1-  P,  A  add.  a>.  —  16.  mw*?, 
h]  A  fl>«n>?°»>,.  —  ib.  post  "?n»  A  ß^rf.  m^T"/  ■■  U-t^i.  ■■  }?X.ftV:  —  ib.  fl»-Mo»->i-J:]  A  flm 
■V*  :  o»->,-j:.  —  ib.  ffl^fi^ü-]  P  <Dhi)t°iV-;  A  aihtrt-hv.  —  ib.  .e.ri»*.]  P  fl*c.  —  ib.  athö£i~] 
P,  A  ffloo-.  —  17.  s]  A  hM..  —  ib.  n«v]  A  nn.e-fi*  :  ?">,^.  -  iö.  siivmv]  A  >,w.^.  =  nyj.i-  s 
at59°4.  —  ib.  \\pa*f"i\  a  wen.  «"*■  nx-fia.*«»-]  P  iiviu.i-n".  s/c. 
If,  i.  ^A'V»]  P  .fWilr».  —  JA.  fl».e.A-V»]  P  ffleTh-V*»  sü-. 

donne  aux  rois  precedents  et  qu'il  n'en  sera  pas  donne  apres  toi.  »  l;1  Salomon 
descendit  du  licu  eleve  (bamä)  qui  etait  en  Gaba'on  (pour  aller)  ä  'Iyarousalem 
devant  la  maison  du  temoignage.  Salomon  regna  sur  'Esrä'el.  "Salomon 
rassembla  des  chars  et  des  cavaliers;  Ieur  total  fut  de  mille  quatre  cents 
(texte  :  cent  quatre  mille)  chars  et  de  douze  mille  chevaux.  II  mit  les  chars 
dans  les  villes  (destinees  ä  les  recevoir).  Mais  les  hommes  (d'equipage)  furent 
avec  le  roi  ä  'Iyarousalem.  ' ;  Le  roi  Salomon  rendit  Tor  et  l'argent  aussi 
(communs)  que  les  pierres  ä  'Iyarousalem,  et  les  bois  de  cedre  au  pays  de 
Yehouda  aussi  (communs)  que  les  nombreux  sycomores  dans  les  vallees. 
"' Le  lieu  de  provenance  des  chevaux  de  Salomon  etait  la  terre  de  Gebs 
(figypte).  G'etaient  une  gloire  et  un  tribut  pour  les  grands  du  pays  d' aller 
(les)  acheter  pour  le  roi  Salomon.  Ils  faisaient  monter  et  amenaient  du  pays 
d'Egypte  ,Tun  char  pour  six  cents  pieces  d'argent  et  un  cheval  pour  cent 
cinquante.  Pareillement  ils  en  amenaient  par  les  (memes)  moyens  pour 
tous  les  rois  des  Kätäwyän  et  (pour)  les  rois  de  Soryä. 

II,     '  Salomon  dit   qu'il    bätirait   une    maison    au    nom   du    Seigneur   et 


G42  LES  PARALIPOMENES.  [122] 

,„\!..\.   Ä*  ■•  0,-1"  ■  Aao'iir'l'  •  H.fci>  ■  'cahM-Ptth  ■  AtWt  ■  £*??  ■  flAfl»  .-  WiHA 
-/■  :  iff  .-  mfc-l  ■•  h-tt'i  ■■  (lat-h-t-  •■  £-flC  •■  fflhArt  :  £«Pfl>-0»-  :  ^rtA.ifö>»-  i  in? 

(D%?  :'.  3flJ<Ofl)  i    AA»f"}  :    «M    »  h.<5-9°   :    "\-\tP   :    fll.(?fl  :    «Dflfl,  i    fltl»»    :    «MC 
h    :     0°ftA   S  fcfl-f   :    *}«e>    :    <D£WD-h    '■    fc"U   *    Ö0(D    :    H«?fl1'   ■   tl«»    '    J?»rTh^X'    ! 

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A  :  hhi-h.fi  ■    «»(WH*  1  HM  ■  JtrfilK"  '  0Ü.JS.  '  fl»*fc*  •  Afc?°AhS  1  J»9°W-A-  » 

fc^Ah^  ■  '  flltfo>.  :   HjM»A  :  rhfcfc  i  A-*  i  ft+  ■  TiA»»  ■  rt°7JE-  ■  fl>rt°?f   1    A"7    10 

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Ä  i  A-*  ■■  0,+  i  Hh'HIA  :  \\ao  ■.  hhxliK  i  flJfcAT'J  i  A-+  i  A"l>  :   n4»£""fci>  s 
7  fflJK.JiH.3r  •■  £V-  ■  A,-»  !  -AhA,  i  mM  :  mV fh9°C  •  fl>H.fcJfjA  i  Afl.m  i  nfl»C+  i 

axHif-c  •  (Dfl-ncl-  •  aiiwk/*  ■■  öja^a-i-  •  axH-ni  ••  a^.  ■  ©ah  ■  ^m*  ■ 

2.  ««]  A  %  :  >,A£.  i'i.  WiiiAt]  A  im.  —  ib.  gff]  A  ft«n»Trt  i  >iA<t.  —  ib.  ante  <d<m:i-  i 
>i-(rv  A  add.  mei-M-  i  fla»vt  ■  >>A<C  i  ».  —  ib.  <n>iAA]  A  om.  (t.  —  ib.  .p.+ib-öo-  :  <\ftA.ira»-] 
A  ,e>£-?*}Pao-.  —  /6.  «i vt» v:v3  A  Mi  •■  9?Wt  >  mfi.e-n*  i  y">i^.  —  3.  jbA-*«]  P,  A  /AT-*.  — 
4.  h<h*Vif]  P  JiAi'V*.  —  iä.   post  I1W-A-  i   J.H.  A  add.  mxiao  ■.  ^ftci  i  +-CA11-  ■■  (Itf-A-  i  Xlfc.  — 

/'6.  0nnc4>]  A  a>nn<"c*.  —  /6.  im*a]  A  n»-nt.       5.  on.jß]  P  o-n.e  sie.  —  ib.  n^avi*]  P 

h«n»AVlt  Sic.  —  6.    A"7/V]    P  ft"7f*   «C.    —   /6.    h«ro]   P   i»»l<n>.    —  7.    Wifhr'C]    A   fflHfSfC 

s/t-.  —  ib.  n<nc4»]  P  <nna>c+;  A  om.  a.  —  ib.  anm<.ci  A  om.  n.  —  /6.  mdllC*-]  A  ow.  — 
i'A.  mn"*A*]  P  <nn»%A1-:  A  «nnt-fl^  i  "l^^. 

pj      qu'il    bätirait    une    maison    rovale    pour    lui-meme.    2  Salomon    rassembla  * 
91  v°  >'•  .  .  ... 

soixante  mille  porteurs  et  quatre-vingt  mille  tailleurs  de  pierres  dans  les 
montagnes;  ceux  qui  les  surveillaient  etaient  trois  mille  six  cents.  'Salomon 
envoya  dire  ä  Riräm,  roi  de  Tiros  :  «  Ainsi  que  tu  as  l'ait  pour  Däwit, 
mon  pere,  en  lui  envoyant  des  bois  de  cedre,  afin  qu'il  batit  la  maison  dans 
laquelle  il  devait  demeurer,  4  (ainsi  l'ais  pour)  moi,  son  fds,  (qui)  vais  bätir  une 
maison  au  nom  du  Seigneur,  mon  Dieu,  afin  de  (la)  lui  consacrer,  de  brüler 
l'encens  devant  lui  et  (d'oll'rir  les  pains  de)  proposition  en  tout  temps  (et  des 
liolocaustes)  chaque  matin  et  chaque  soir,  aux  sabbats,  aux  neomenies  et  aux 
fetes  du  Seigneur,  notre  Dieu,  et  ceci  ä  jamais  en  'Esra'el.  '  La  maison  que 
je  bätirai  sera  grande,  (parce  que)  notre  Dieu  (est  plus  grand)  que  tous 
les  dieux.  '  Qui  peut  lui  batir  une  maison,  puisque  le  ciel  et  le  ciel  des 
cieux  ne  peuvent  pas  porter  sa  gloire?  Qui  suis-je  pour  pouvoir  lui  batir 
une  maison?  Mais  je  ne  dois  bätir  que  pour  brüler  l'encens  devant  lui. 
7  Maintenant  envoie-moi  un  homme  liabile  qui  sache  et  qui  puisse  travailler 
l'or,  l'argent,  l'airain,  le  fer,  la  pourpre,  l'ecarlate  et  l'hyacinthe,  et  qui 
sache  et  puisse  sculpter  avec  les  artisans  qui  sont  avec  moi  en  Yehouda  et  ä 


[123!  LIVRE  SECOND,  CHAP1TRE  DEUX1EME.  643 

aH\H  :  fh9°C  •  fl».e.hA  -  ih.&.  :  rt\h  ■  rnn.m  ■  hh  i  »Mm.  •  ?°ftA.e  i  fl»«ft+  " 

£im  s  wÄ.e<^A»r  i  hka-i-iaoi  »  Wi*  i  fcn-e  •••  8<»v>  ■  a.-j-  ■•  öoa»  -.  \n 
n-l-  ■  iiA.q?ft  i  hti"°  i  M  ■  hhrc  i  ö»hm,.e+  >  h»»  ■  fci-nc-fch  ■  ,eM°<.  ■ 

1\\.ao  :  ,V»  :  WOhM-  :  A.n<,°ft  i  Off*  :  hlttll'llh  •  9°tlh  '■  hl-ttCW  :9\\a»  ■ 

5  &M- 1  *f  a-maoi  >  a.1-  :  lioflj  i  -niM  ■  fcA«"» :  n,->  :  tifc-vw 1  on.£  ■  <»h 

fl'C  «   "öJTli-  i  (DfMllfr  i  AfcA  i  £**>£  i  ö'A?»A  i  JP-THö»-  •  f>0ö'  :  Mf-**»-  i 

ftCV?  ■■  nw  ■  t\hinci:h  i  gff  •■  o»A<«.Ci*  =  *<»A,!«n  ■■  ef? :  o°A<«.C+  •  o»H 

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92  r  a. 


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f,rVR.  _  jfi.  g^]  A  TlAh,  :  ff.  —  ib.  imflACt]  A  n«n»A<tC|-  i  *CA.  —  »*■  <»n?<n.  i  Bfp]  A  mrtl 
a»  :  tlA>»,  :  >iAi.  —  I*.  <*»fi,CC+]  P  o>(l£C4-;  A  n«n>flACt  "  *CTl.  —  IÄ.   toilJBtX  '  (P  «»H^*i  -) 

gff  "  «»n<tct]  A  a><D.e>  i  hA)b  ■  >iA<t  i  n«»»ft<(.ct  ■  nji.li  «  mH.eti  i  ha*.  ■  >iA<{.  ■  (iö"ftAC+  « 
n^,n.  _  li.  jn]  P  om.  —ib.  flMwJf]  A  a»tct".  —  12.  (i>n.(l]  P  mfL-fl.  —  «*•  •fl'»"C] 
A  ftiVC.  —  13.  (»^»"C]  A  HPh»°C  «C.  —  14.  «Dllöi»!]  P  <DII«n>£. 


'lyarousftlem    sur   (les   matöriuux)    que   Däwit,   raon    pere,    avait   prepares. 
s  Envoie-moi  des  bois  de  cedre  du  Libänos,  car  je  sais  et  je  suis  certain  que  tes 
serviteurs  savent  couper  les  bois  du  Libänos.  Voici  que  tes  serviteurs  (seront 
char^es)  9  d'aller  avec  nies  serviteurs  et  de  preparer  pour  moi  quantite  de  bois, 
parce  que  la  raaisou  que  je  bätirai  sera  grande  et  glorieuse.  ,0  Voici  que  je 
donnerai  gratuitement  ä  tes  serviteurs  qui  travailleront  et  qui  couperont  les 
bois   comme   nourriture   vingt   mille  mesures  de   ble,   *  vingt  mille  mesures 
d'oro-e  et  vingt  mille  mesures   d'buile.  »    "  Riräm,  roi  de  Tiros,   ecrivit  et 
envoya  dire  ä  Salomon  :  «  Parce  que  le  Seigneur  a  aime  et  a  choisi  son  peuple, 
il  t'a  etabli  roi  sur  eux.  »  '2  Kiram,  roi  de  Tiros,  dit  (encore)  :    «  Beni  soit 
le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  qui  a  fait  le  ciel  et  la  terre  et  qui  a  donne  au  roi 
Däwit  un  fils  sage  et  intelligent,  connaissant  la  sagesse  et  (ayant)  l'intelligence 
pour  bätir  une  maison  au  nom  du  Seigneur  et  une  maison  royale  pour  lui- 
meme.  ,:i  Maintenant  je  t'envoie  un  homme  sage  (qui)  connait  la  sagesse  et  (a) 
l'intelligence,  Kirän,  mon  serviteur.  "La  famille  de  sa  mere   (descend)  des 


*  P, 

92  f  a. 


644  LES  PARALIPOMENES.  [124] 

Afcö»-  ■  h.9°hVti&  i  Vi  •  a>M-ih  :  -n?iA.  ■  h9°h«PAR  !  m.f?A  "  mph9°C  • 

wir  :  fliAn.m  :  nwc*  -■  tonn<c  •  mn-nci-  ■•  a>n'ix.i  ■■  «»njk-n"»  ••  «nruw 

fl>-  :  tD£hA  i  fci««»  ■  "*A->  i  rDnjPh'}'|-  i  fl>n^Ann  i  hn-c  i  röflfcAHA  ■  A.c. : 
<BJP.*1A  :  1/i.d.  s  Ä9°AA  •  Ö).e.rh.A.  ■•  ö>£A,n*  ■■  W-A»  :  "f-fl/.  •  HhTft  •  t*°l\\ 
ö>-h  :  A+*V-  •  9"AA  i  rnn-nlh  ■  aimfl-fl-f*  «  fltf*  ■  ?i*7H.?iP  ■  fclWi  "  cd 
j&MLfc  i  AC«7£  ■  mtxir  ■  ci)H.e,>  s  mm?/}  •■  uf,a,  -.  hiw.h?  ■■  htm  ■.  f.<0-  : 

Ahl'ttCt.O-   :   «»HlV-   «    "  (DVi'i  :  TITW0  :  000»  :  ^A.GTA  i    iHl»»   :    Hf£->fll 

h  s  awooXh"-'  ••  ara-aGa*  •  MfcCTA  •  Mi"  •  A/hf."  «  hAh  ■  -fUh.1.  i  Ä.P- 
Ä,  :  <D;j-fVJ->n*öB-  i  oi.i-nÄVhö»-  •■  Ä.P4-AA.1P0  "  r athtilP-nh  ■■  Art-f"*  : 
TW*  ■  W"A**  i  fl£fl>  i  0r7»;i-fl»-.e>  ■  ?iA  ■■  O-A-f'  i  JTJt^  >  hft/.<Jt.A  i  hA  s   fvh  i-o 

An*  i  ffl+v-A*  »  9°aa  ■  ha  ■■  v-A*fe  i  nopt  ••  Ml*  •■  ffljv.hn  ■  <*>h-nflfl»- 1 

jff?   s   fl>££f  :   ffliijg  :   flllg    ::  "tO^Af  s   h9°fl»*A't-f ö"»'  "    %fV    '   rhHA-p   •'    ©Äff1  : 

fl>+C+  ■■  MW  ••  flJiiijf  s  onr  "  >iA  •■  f.+lß.pa*  •  AoA  •■  A*IM1  « 

i'£.  fc^-h'PA.R  !  <n.«f  f]  A  >.y"m.if  n.  —  ib.  myhr'cJl  A  mrhiT  «c.  —  t'A.  iDnjst.Tr]  P  la  lettre 
>\.  est  effaeee.  —  ib.  «M*]  P  «1A+.  —  ib.  «Dn.eti^OT'P  n»nmTr*  sie.  —  ib.  wn-c]  P  feit«.  — 
ib.  wnhAOfi]  P  mrihAnn.  —  ib.  >>y"iA]  P  hi>"AA.  —  ib.  rn>mo>n]  A  «omn.  —  ib.  At-KVif]  A 
»t+'Vf-.  —  ib.  miMH-ji]  A  mn.ot.n.  —  15.  mm?"]  A  fflrti?".  —  lti.  dhcVA]  P  »«"  =  fcCVn. 

—   IÄ.  iD.-f-DK'/'xnx]  A  fl»;i-n»W>(»'ö»'  SIC.  —  17.  nA;lfl>-.P>J  P  nA;>fl»-.0 ;  A   «{.'»fl^'V.  —  l'J.  >iA]  A 

ä^*ä"W.  —  ib.  "hh.>  -v°A*]  P  >ift  i  t-VA*.  sie;  A  h  w»-fe.  —  i'ä.  Tff  ■  m/-rr  i  ffloiv  :  fl>?;v]  P  ;■;??  : 

<!>/•«  :  Win?  i  d»g;  A  I@  i  «nriyn-»:  :  J»A*B  i  WAO  :  «BflJtfl*  '  l^)»^.  —  18.  rrr  ■  AIIAt]  A  A-H"it  : 
>iA<(.  •■  JW»Ct !  o*.  —  i'A.  «»*??]  A  «Dft«wV+  :  >>A<{..  —  ib.  wöiS  "  ffl»%jp]  A  fl>i»>AA  :  r"h+  i  «nfl.e-fit  ' 
?">,t.  —  iä.  ante  M  P,  A  flrf</.  to.  —  ib.  .ewp.yo»-'}  \  ,e,+flj-<n>.  :  mfi&tfiy«*'. 


filles  dfl  Dan  ;  son  pere  (descend)  des  filles  de  Tiros.  II  sait  travailler  et  plaquer 
l'or  et  l'argent,  (et  travailler)  l'airain,  le  fer,  la  pierre  et  le  bois:  il  peut 
tisser  (des  etofles)  de  pourpre  et  d'hyacinthe  et  (faire)  des  liabits  precieux 
et  des  habits  eearlates;  il  peut  sculpter  des  figures;  il  (peut)  concevoir  et 
comprendre  tous  les  ouvrages  que  tu  lui  douneras  ä  executer  avec  tes  arlisans 
et  (avec)  les  artisaus  de  Däwit,  raon  seigueur,  ton  pere.  ' '  MainUuant  (que 
soitdonnee)  la  quautite  de  ble,  d'orge,  d'huile  et  de  viu  que  mon  seigneur  a 
promis  d'envoyer  ä  ses  serviteurs.  "'Nous  couperons  les  bois  du  Libanos 
ainsi  qtie  tu  (le)  desires;  nous  les  appoiterons,  nous  les  chargerons  sur  des 
radeaux  (et  nous  les  eouduirous)  par  mer  jusqu'ä  la  ville  de  'Iyope;  tu  les 
rasseinbleras  et  les  transpnrteras  ä  'lyarousalöm.  »  l7Le  roi  Salomon  as- 
sembla  tous  les  proselyles  du  territoire  de  'Esra'el  qui  avaienl  ete  recens6s 
et  denombres  avec  ceux  que  Däwit,  son  pere.  avait  denombres;  leur  total  sc 
trouva  de  cent  cinquante-trois  mille  six  cents.  Is  11  fit  d'eux  soixante-dix  mille 
porteurs,  quatre-vingt  mille  tailleurs  de  pierres,  et  trois  mille  six  cents 
contremaitres  pour  le  peuple. 


*  p, 

92   l"    !i. 


[125]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TROISIEME.  645 

ä.^^a.  9°  ■  nft-nd  ••  vre?  ■  n-tn  ■•  htiichv-  ■  hin.hn.h.c  ■  AW-  = 

II   •   fl(l»T'i   ■•   h'«»   •   ?.'Y}R   ■■    IL-I-   ■•   Art""   :   ?»«?H.Vfl,M:   •  M»Ah   •  fflC'V  : 

iw-n*  ••  °i»"\-  ••  «■w**  «  «»h»»'»  ■■  hihu  :  aa"{uj  :  jp.-m*  ■  n»i-  =  a 

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(1-  -  Art.-'!-  ••  vy  ■  IIKw'1'  ■■  afi'-i.  -.  r  ■.-.  öiAIlm  ■■  h'W-  ■  fl>-Am-  ••  flöHI*  :  »'{-£  « 

fflAÜ/f-rt  :  Ott.?,  ■■  hai-W  ■  i»h?nP  ■■  ftöO  ■  mn-l-  ■  toMlm  ■  rt— 1=5:  •  Hfl» 

1     f."*  ••  ?»<•.«'.  •■  (O)hd.  •  llA<>Aw>-   s  IH'A-J-  »  <Dfcfth4-f-  «    ffl^Ac??»  .-  AfU-fcl-  .- 

h.->  i  h'/,<m'-  s  hn-n  ■  Ahm:  :    aaxmcty  ■■  x<?.  •■  aw,.?,  ■.  hvaici  . 

Uh9°:i^V,'r  :  fflfcAlh"  :  Af»*?.'|:  ■  (Vi-  ■  (Of\h/A'l.O-  •  (DAta'4'X.lJ-  •■  mtiaott 
h«J-  .-  (OiW'PMi-  :  ttmift  ■■  W«  «  0»7A«£.  :  IlMA,!)-  ■"  fMAA  •  at'h'\:  •■  h/Stä  ■ 
flJt9u4A  i  h.<-n,A  «  "«»7-n/.  :  IM"  :  4»«Jfl  :  4»«J-A1'  i  V-"V  i  Atf»?»'|:  :    0,1'  :  *   : 

III.  i.  h'r3*:^]  A  Mir**:.i*.  —  ib.  n>cv]  A  «a.  —  3.  >,i»t]  P  >,(«>■»•.  —  ib.  :<•]  a  no.  — 

ib.  •#]  A  >ifi/!-.  —  '->.  AH.1-]  P  rtn.1-.  —  ib.  #]  A  >.fi^-.  //>.  ante  mv-i-  A  «<A/.  atfav.  —  ib.  V] 
A  (n\1\i-  ■■  n>io»->.  —  li.  7. ■>/•]  P  VWI.  —  //-.  m-ildv]  A  wfl'n.  —  ö.  OH..«]  P  O-fljB  Sic.  —  ib.  flrtn] 
A  IlöHfl».  —  7.  flJ-X..ft]  P  o/«.  <n.  —  ib.  ItTtocA'  ■.  HW'Tf/.r'  •■  <»>iAll/»  i  (\Whl:  •■  n,->  :  mhhM- 

t»-    :   «OAVi'l'K.U-    :    0>rtO»^ll(B-    :     (DAlfPIIW    :    ttWCA'    I    'ü.ft]    P    0/72.    //>.    nh?"1ft]    A    Ol».    f|. 

8.  -Vt-n  :  'l'.<;<>->]  I'  «l'-'i-n  ■  -I-rm-  sie;  A  '>.e.ni-  :  '>wv.  —  rt.  k]  A  >ifu-. 


III,  '  Le  roi  Salomon  commen^a  a  bätir  la  rnaison  au  nora  du  Seigneur 
ä  * 'Iyarousälem  sur  la  montagne  de  'Ämoryä,  oü  (Tange  du)  Seigneur  avait  *  p 
apparu  ä  Däwit,  son  pere,  ä  I'eudroit  que  Dawit  avait  prepare  dans  l'aire  de 
()niä  lyäliousäwi.  "Salomon  commenca  ä  bätir  la  niaison  au  nom  du  Sei- 
gneur le  deuxieme  mois  de  la  quatrieme  annee  de  son  regne.  :1  Salomon 
commenca  ä  bätir  la  rnaison  au  nom  du  Seigneur  de  cette  maniere  :  sa 
longueur,  d'apres  la  coudee  de  l'ouvrier  (selon)  l'ancienne  mesure,  etait  de 
soixante  coudees  et  sa  largeur  de  ringt  coudees.  ''  Quant  au  vestibule 
('elänn,  sur  la  facade  du  temple  sa  longueur  correspondant  ä  la  largeur  du 
temple  etait  de  vingt  coudees  et  sa  hauteur  de  cent  (coudees).  II  (le)  revetit 
d'or  pur  au  dedans.  'II  lambrissa  et  renforca  la  (partie  la  plus)  grande 
du  temple  avec  des  bois  de  cedre;  il  la  revetit  aussi  d'or  pur  sur  lequel  il 
grava  des  palmes  et  des  chainettes.  f'll  decora  le  temple  avec  des  pierres 
precieuses  de  (grande)  beaute  '  et  avec  de  Tor  pur  et  clioisi,  de  l'or  de 
Pärouhcm;  il  revetit  d'or  clioisi  le  temple,  ses  murs,  ses  portes,  (ses) 
fenetres  et  (ses)  baltants.  II  sculpta  sur  les  murs  des  figures  de  cberubins. 
8 II  fit  le  saint  des  saints;  la  longueur  du  (saiut  des  saints)  etait  de  vingt 
coudees  et  sa  largeur  etait  de  vingt  coudees.  II  le  fit  revetir  ainsi   que  les 


'.12   r-  I). 


*  p, 
92  v°  a. 


646  LES  PARAL1P0MENES.  [126] 

i\hao^r  :   (DCM*  ■■   f\(D-hU  ■   1V1-   :   Ä  :   flh«»*  ■■  mhhftfl*  •'   flCDC*  ■•   "iZlh 

Ah.<-n»A  :  (1»»>iap  s  mc<t>  •■  g?  « 9öJ»»Vi'nn  ••  4"lv.-t  =  aä  ■•  aotx^cA- 

t  •■  IfiC  ■•■  (DtiftCM.  :  fcAflrn  :  nfflC*  ■•  ?JUTh  "  '"  on-n^  '  (D-i\V  ■■  n.-h 
*£ftf-  •■  *£-«VV  ••  hAh,*l-  :  ti.<n,A  ■  o>lAfc"ö»-  :  hJ»"öö  =  a>hfr(\tn  -.  (\atc. 
4>  s  "fliy.-^  .■  hVi«rö°"  =  Ah.<.n,A  •■  ä  •  flh«»^  :  w6  -.  ln'}4-  ■  £  *  flh«»;l- 
hfih  :  y,Mn<h  ■  -in  =  h/.<t  i-  ••  im-  «  "öjJia?»  ■  in*  ••  g  ■■  n?»»»-i-  .•  ^h 
.c.Ahv  ■  *n«i. •■  h.<-n,A  ■  hA?i  =  "/An  :  hi*.  ■■  h.<-n,A  ■■  £  •  ahooi- :  ht\h 
?,Nn<£  :  *Hl  •  h&ti*  -■  IM-  '  /« -flö  ■■  *i**<t  -■  h.<-n,A  *  £  ■■  hh«Hh  .■  fcfih  =  ?, 
Ahy-  »  h><{.  •■  h.<-n»A  =  hA?.  «  " fflhv^irtf»-  ■  Ah.4-itA  :  frf.*?  ■  ©tih-n 

riM^irö»-  ••  fl>?jtfli»-  •  £wrc  ••  -vn  =  im*  *  hin^-nrh.c  •■■  "öj-mu  ■  »«.'jrn^ 
*+  ••  hr.eh'rt-  ••  fl>h^A *•>  ••  flih^'i-n/.  *  a?.  ■•  aHx9°tu..?,  ■■  öi^?,v»d  .-  4 

ÖA.U-  •  Afl>-?»|-  •■  »n->rn/\(>V  ■•  h9°f\h  ■  h.<ll,A  ■  '  <D*)fU  :  MW  «  IM"  :  ?t1 

u.^nrh,c  s  höaii?*  •  hAh,-i"  ■  nn  *  m  s  flj-v/'Ai-"  ■■  nh«"-i- :  >•»•  ••  ö^^c^A•/: 

ib  n>i«o^]  P,  A  om.  —  ib.  ror.^n-]  A  a>i.^n-.  —  iä.  Ar»->i1:  :  fl*]  A  om.  —  ib.  K]  >,fi/!-. 
—  ?'*.  riU.AIIi»]  A  mhAnCö»-.  —  IÄ.  TrÄ-A]  P  -VÄ.r»i.  —  I&.  5?Jf]  A  flfr  i  y">.V.  —  9.  4'^V.I:] 
A  4»^/J.-fcl>.  —  «6.  Aä]  A  Arth/h^}-.  —  «i.  «»«»JIACt  >  ?;  i  WC]  A  ;ii^'»  "  S.SV.  i  «Dt:*.  —  t*.  VX.,li] 
P  -VÄ./J1.   —    10.  ^t^-]  A   **A*».    —   '6.   fl>7Afc-:a"-]   A  m"/A-«J.Tr.   —  //'.    ^Vflrt]   A  IIÖO  :  hCfem- 

■tvv  :  fl»-ni-  "  n,*.        ii.   »]   A  >i/^'<!..  —  «6.  <i>Ä]  A  a»><h%:  —  ib.  m-»4.]  P  n><c. 

I*.  g]  A  rl?»«*.  —  12.  g]  A  riyfW:.  —  J*.  g]  A  ;Yf»t\U.  —  «'*.  >n]  A  0«.  —  ift.  g] 
A  ^»"fi*.  —  (i  >»fm]  P  >>A.  —  13.  fflU^-ir««»-]  A  ni|iw.ii'«»-ii.  —  i'6.  rut]  P  ow.  —  14.  m 
~hr"}-M3  A  om.  sr'.  —  15.  mi-n^]  P  om.  m.  —  ib.  hitzig.  •■  »am  >  nn  :  «i  :  <D-v?°n*]  A 

HAVI-  ••  h*"7Ä  i  mnj?:fi*. 


ch6rubins,  d'or  pur  (du  prix)  de  six  cents  talents  d'or.  9  (II  fit)  tous  les  clous, 
valant  chacun  ciuq  pieces  (d'or).  II  fit  revetir  les  chambres  (haules)  d'or  pur. 
'"II  fit  dans  le  saiut  des  saints  deux  cherubius;  il  les  sculpta  dans  le  bois 
et  les  fit  recouvrir  d'or.  "  L'etendue  des  ailes  des  cherubius  etait  de  vingt 
coudees;  celle  d'une  aile  etait  de  cinq  coudres  et  toucliait  le  mur  de  la 
maison.  '"La  deuxieme  aile  avait  ciuq  coudees  et  touchait  l'aile  du  deuxieme 
cherubin;  la  tioisierae  (qui  etait)  l'aile  du  (second)  cherubin  avait  cinq  coudees 
et  touchait  le  mur  de  la  maison;  la  quatrieme  (qui  etait  lautre)  aile  du 
(meme)  cherubin  avait  cinq  coudees  et  touchait  l'aile  de  l'autre  cherubin. 
''Les  ailes  des  cherubius  etaient  deployeos  et  contigues;  elles  se  touchaient 
les  unes  les  autres  et  avaient  (ensemble)  vingt  coudees.  Ces  cherubius 
etaient  dresses  sur  leurs  pieds  et  leurs  faces  ötaient  tournees  vers  la 
•  v.  maison  du  Seigneur.  ''II  fit  un  voile  d'hyacinthc,  de  *  pourpre,  d'ecarlate 
"  "'  et  de  lin  (fiu);  il  fit  tisser  sur  ce  voile  des  figures  de  cherubius.  '''11  fit 
devant    la  maison  du   Seigneur   deux  colonnes  ayant  chacune    trente-cinq 


127]  LIVRE  SECOND,  CMAPITRE  QUATR1EME.  647 

ii-  •  aö>-?i'|:  •■  h/>ai?;  -■  aa  •■  /:  •  ahtm -t-  :■.  u  mim.  •  iicojc-t-  ■  a*-i\i-  ■•  y, 

(IC  •  mhittc:  ■  at-til-  •■  "»Art AI-  •  hChtlt  ■  hbatl?:  ••  mrm.  •  i  :  C*"7V 
+  ■  "©MM?"«»-  •■  «»AriA/M/'tf»-  "  lah^V*"0-   •   AM"7£"  ■■  MM.  ■■   fVt*  •• 

1  •  Cid  ■  m(\a»V'  ■■  tit°  ■■  M9°K  ■■  H«n'J'JA  :  BP9°  ■■  Ä'iö  •••• 

IV,  '<mn/.  :  (Vi-  «  r/»'*pö  •  if-nct  •■  v-v-  •■  ä  •  n?»«»>"i- .-  cocvn-  ••  r>/*' 

£.  ■■  fXhOD^  :   «l|;V.    :    «Jtf»C*   :    Jl?!^"!-    ::    -  0^   :    7(1^  !    Q<V.    :   Kl+  «     (IC 

V  :  T  :  ah""1'   ■■    "VTitlA   :   tW/.l'    '■   (D\H\(\    :    •fi'h'i^"/   •    (OhOffi   :    I*-AA    '    fljl 

«»•>  ::     fl>fc<>0AA  :  KAÜf  ->  :  tf»l'W.7  ■  hüfP,  :   1DJ&<»X«WI«P  «  fl>ffca>-£<P   :   T  : 

10    fflf>/*'C  :  n?i«w>->  ::  tDI-dS.  >  ö»;Sft-.n-r"  :  htD-^  S  ffl»U'C+  s  0>lFjAJ».'|:  ■  hw'i-p  • 

hA  «  CHVnFoo-  -.  fthhV9°1'  •  (ltö-rW-  ■•  9°Mln  •■  '  r»7-fl/.  ■•  ti°ao-  ..  oiA-c-/-  :  ruh 
Afc,-/-  :  hAiMP*-l*  :  I:  «  £fcftr{>  ■•  «»TiA  >  JtfMi  ■■  »i;  •  p.i.X<*  '■  *™'}lA  ■  Od 
•n  :  fl)j;  •  £MK-  '   f">Hti   i  haV1i   ■  mj;  ■■  fAttt*  ••  Willi  s  ftn-fl   «   ö»n*Th 

l'A.    IDhCtitl-tO-  i   Afl>->i»:  :    hft"?^  :    (10  :    /;  :    n>,oi..7-]  A   mhOifl-fc^   :   ^?™n  +  .  —    16.  rtCft.lf1-] 

P  ncrt.!?*;  A  n«Cft.C"t.  —  ii.  hOiJit  i  >iö°7.e-]  A  hCÄfitW*»«  ■  ATiAYi»;  ■  >iö"V£-  —  /7>.  V]  A  9** 
M".  —  ib.   c°7S-1-]  P  r."vv-l-  sie.  --  17.  «"»AflAfew«»»-]  A  «toaöa-j-  .-  «,<!•  :  ft.«^.  —  ib.  s] 
A  h/h^.  —  «'*■  «>S]  A  m?,^i.?.  — ib.  ii«d-V7A  ••  (•"?■>  :  r.Vö  •■  a>A«of  :  ni°  i  A^?".^]  P  om. 
IV,  1.  ä]  A   ö/1"«!-.     -  /'/).  a>r.^n-  •■  br'i-  •■  tt^a»*  •■  fl»t>-  •  *^«»'C+  s  n^a»^]    P  o»i.  — 

2.    >,"Vt]  P  >iTrll.  —  ib.  T  (P  »)  :  fl*«".*  :  "7J.K1A  :  IW&   :  a>W(\H  >  W-A^.-i'V]  A  A-fWl-   I  ^u>C*  >  t\"h 

o»H-  ••  hirrti*?  ••  flJYil-ll  :  If-A-'V^-v  v/r.  —  ib.  mhoffi]  A  »"id^^ir.  —  ib.  u>i\i\]  P  "nn  s«c;  A  f 

Afl. 3.    T  (P  »)    s   fflö/"f:  :    fl>i«n>^]  A  */"C  :  n>i«o^   :  lObf^C.  :  (1>iö»^.   —   ib.  WM1£]  A  Ofll.  ID. 

—  ib.  atotfc.i:  ■■  mviAh,*]  P,  A  o/h.  «DOiwct.  —  ib.  yfinm]  P  irfinn s/c.  —  4.  o>7-n<:]  A  «>7-n^. 

—  ib.  Oiwct  :  fl»nA>i,t]  A  Trog.  —  j'o.  C]  A  ivAA*.  —  iä.  fflC]  A  rniwAM:.  —  j'6.  o»i:]  A  miwAfi 
*.  —  «6.   fl»r]  A  «DioAA-J:. 


coudees  de  hauteur;  les  chapiteaux  de  ces  colonnes  avaient  chaeun  cinq 
coudees.  ,e  II  fit  des  chainettes  (comme)  dans  le  sanetuaire  (däber)  et  il  les  mit 
au  haut  des  chapiteaux  des  colonnes.  II  fit  cent  grenades  ,7et  il  les  mit  sur 
(les  chainettes).  II  dressa  les  colonnes  devant  le  temple,  une  ä  droite  et  l'autre 
ä  gauche;  il  appela  la  colonne  qui  etait  ä  droite  Rectitude;  il  donna  ä  la 
colonne  qui  etait  ä  gauche  le  nom  de  Force. 

IV,  '  II  fit  l'autel  d'airain;  sa  longueur  etait  de  vingt  coudees,  sa  largeur 
de  vingt  coudees  et  sa  hauteur  de  dix  coudees.  -  II  fit  encore  la  mer  d'airain; 
(son)  diametre  et#it  de  dix  coudees;  eile  etait  toute  ronde ;  sa  circonference 
etait  de  trente  coudees.  :|  Des  figures  de  beeufs  en  groupe  de  dix  par  coudee 
etaient  (sculptees)  sous  son  bord  (texte  :  contour),  l'entouraient  et  l'envi- 
ronnaient.  II  fit  des  bassins  autour  d'elle.  II  y  eut  douze  beeufs  qu'on 
fondit  dans  la  fournaise.  ''  (Des)  douze  boeufs  (qu')il  fit  trois  regardaient 
Torient,    trois    regardaient    l'occident,   trois   regardaient    le    nord   et   trois 


•  p 


*  p, 

92  V  b. 


648  LES  PARALIPOMENES.  [128] 

c  •  tinYt^  •■  (o-i-ncA-  .•  /roArtA-i.'irtf»-  ■•••  a>?;"id,irao. ..  AKAh*  •  hAD-ri-  •  ?. 
WTC  :  a>-/im  «   fl»/;V  :  A£J»-fc  •■  fl^bc  «  KTi- :  nc'l-  •  fc?-I"  :  /»"HC  «  m\\-id./..  •■ 

h»n  :   h'^y.  :  JV<p0  :  (DfA^'l*  ■•  MA.'/  •  Jtf°AA  s  XI  ■■  AlfcAf-C  -  (D+vrC    : 

i»ip  s  aofoxA'  •■•■  (oi-at-  -■  ffl^Ä^  « '  mm/. •■  Ji(in  •■  »D^Ä'-n-i"  =  öipc-i-  :  01^7 

IV.  •  "WÄt  :  HP«?')  ••  Oi>Tt\l  ■■  aOP9°  •■  hat>  :  fi/Wt  ■■  «D-ft'fc-f m»-  -■  (lH  i 
•1;;J-  ■•    hUV't  a  7l»1-5.   :    1-üd    ■•    OiPfM"   -•  tm^a*  s  fO(:4»   i    lUlw    :   /"Cfl-f- 

oo-  ■  flJÄ'jflfi,o»- 1  «wn*  '  n.*i*  ■■  hin.h-ttih.c  ■■  £  i  iipt*  «  mg  -.  no:>9n  - 

*mh1M.  •■  Ow*C+  •■  IM-!-  •■  öh:4>  ■  (Djtfni  i  flWl-l-  •  o»*Jk*  ■  IM*  ■  hl 

n.h-a<b.c  i  iirhM  ?  £  i  n?°7>  «  «»/•  ■  nov*?0  «  w-inY.  ■  kvi-v  ••  a>t:$  -.  ?  - 
Bam&  ■■  oä&  :  aj»uv>  •  owxft  ■  on.f  i  onn/.  :  a-*  ■  y?^m  .■  aj«n<yn 
cd  :  frwtt-  ■  -nc'i- "  "(daiMiQ  •  h-jfl^  •■  o»-a+  i  ikm+  ■  n,->  ■  «»■jia  • 

f<TJ  •  H0D77A  ■  X'flA  ■  "  ffl-i-n/.  •  tl./..J>°  :  7*m;J-l-  »  M*  »  A/*7-»  i  «djiu 

/..•/«  :  maotww  -.  na,-f  ■  9°r'Vft  ■■  flJWA»  i  tv9  •■  in/.  •■  mw-  •••■  ann 

ib.  fi-HYi-1-  :  o-VflCt-]  P  "Killt  ■  m'/Il^l-:  A  om.  m.  —  ib.  >,AU)>"->]  P  hAU?"-»-.  —  5.  m 
■tv]  P  «Dfi-tv  s«c;  A  mmic  ■■  IS  --  ib.  n.K>,t  ■  aAC  —  XTrt  i  /"nie]  P  a.p.>,1:  .•  -iic>  ■ 
>iV-/-  i  /"nie.  —  ib.  m"iA9¥]  A  o»'7A<f.-V.  —  ib.  jvn]  P  om.  —  ib.  mpirt}  P  o/«.  — 
ib.  uiV]  P  o/«.  öi;  A  i»"\rt  i  vV  ?">,-J-.  --  ib.  «ofKCC-rj  V  n+.  —  6.  +-COV*]  P  «j>-cnv-/-. 
-  ib.  mytn<-1  P  iDfOWiD-  sie.  —  ib.  W]  A  Vf.  —  7.  owct  >  «">;H-«d]  A  t-4"P«n>  i  «»c<1>.  - 
z£.  a»Ä]  A  mrliTM:.  —  8.  Owc.-l~\  A  J-/-.  —  ib.  £•]  A  ^«""fl*.  —  ib.  «>?;•]  A  m.-'iy'ftl:.  — 
ib.  post  <D7-fl4  A  add.  »All.  —  ä.  v]  A  *°M\  —  9.  post  toind.  A  «</</.  »ah.  —  ib.  a»o«.p] 
A  o/«.  a>.  —  ib.  Otl.v~\  P  O-n.c.  sie.  —  ib.  <nai>i»<D]  A  om.  —  ib.  4-n->,|]  A  -l-D-V.  —  ib.  -ttc. 
^•]  P  fflC*.  —  10.  "7>,iiVl]  P  a-Wit  sie;  A  «■^•IrtTf1.  11.  7^/i>;'-/]  P  J'-m.»-/-  s*c,"  A  v. 
fit-  —  ib.  M-1-]  A  om.  —  ib.  rtf'";}]  P  om.  i\,  A  om.  —  ib.  rnny^-l-]  A  fl>awi<i-1-.  —  ii.  m 
ti^n-]  P  «Dtf-rt-:  A  om    m. 


regardaient  le  sud.  (Cette)  mer  clail  fondue  et  pösee  sur  eux.  La  Croupe 
de  ccs  boeui's  etait  dirigee  vers  l'intcrieur.  '  L'epaisscur  de  cette  mer  d'airain 
etait  d'une  palme.  Son  bord  etait  comme  le  liord  dune  cou[>e;  il  etait  recourbe" 
[texte  :  sculpte)  sur  lui-incnic  comme  uue  ilcur  de  lis.  (Cette  mer)  contenait 
trois  mille  mesures.  11  la  fit  et  il  l'acheva.  'II  fit  aussi  dix  bassins;  il  (en)  mit 
cinq  a  droite  et  cinq  ä  gauche,  afin  qu'on  y  lavät  (les  usteasiles)  qui  etaient 
employes  (pour)  le  aervice  des  holocaustes  qu'on  döposait  la.  Mais  la  mer 
(etait  reservee)  aux  ablutions  des  prötres.  7  II  lil  encore  dix  chaudeliers  d'or 
selon  le  modele  prescrit;  il  les  mit  dans  la  maison  du  Seigijeur,  cim|  ä  droite 
et  cinq  ä gauche.  8 II  lit  faire  '  dix  tables  d'or;  il  (les)  mit  dans  la  maison  du 
Seigneur  qu'il  avait  bätie,  cinq  ä  droite  e1  cinq  ä  gauche.  II  lit  ceut  coupes 
d'or.  "11  lit  le  parvis  des  pretres  ei  le  grand  parvis  auquel  il  lit  des  portes 
ei  des  panneaux  {texte  :  fenßtres)  couverts  d'airain.  '"II  mit  la  mer  dans 
l'angle   du   leinple  du  eöte  droit  vers  l'orient.   "  Kirain  lil  des  fourebettes  ä 


i» 


[129]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  QUATRIEME.  649 

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A-f-  s  hCfcAi'  "  hAh'l:  •  e  ■  M"7£'  ••  mhAJb'f-  =  o»"!«?*:  .•  h«/D  ■  £*!£■«?  •  fc 
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C  :  Jt<D-&&  ••  h«n  i  J?,h.P."J  :  fcAft'f-  :  B  s  ^A+  i  IDtf-jf^f  i  Hl/Affl  :  J5-W1C  • 
<wAAA|-  :  hAh*  ■  W7Ä"  a  ufl>7iV.  :  })Afl  :  "ÄhT-f-  :  OivC-f-  •'  wx-ftt  ■ 
jT"l?n^  •  »nAAAfciro»"  •  AhAh'l:  •  °Z»l'i"V  «  "flÄVh-t  !  KA-t '  OAC  • 
10  totwCi:  >  ö»hAh,'l:  »  ÄAIW0'!*  »  KA  «  ,fc+fl)-<n>-  :  «D-Ivlifc*/  »  "'(DfAJtflt  i 
h°li:  ■  wr"i1(l;l'  i  ?%£flJ-  »  ö«\IV.;I-  •■  flJ7*rn;J"f-  •  F3?  ■■  fl>tf-A»  s  ^-ru  «  Hl 

■n<:  ■■  h.<i  9°  •  ahödi  ■■  A-|:  :  ArtA-f0'*  :  tt-/*"  :  aivi-  i  h°/n.^-nrh.c  s  n 

C-t-  :  7JUh  "•    7  (l£fl>A  •■  P'CWA  •  Üf  :   Aflllfl»-  :  IT-/*'  i  ttaolllA.  ■  VKC  •  i\ 

ib.  post  fl>7-n<C  A  rtöW.  aii.%ao.  —  12.  a>«n»AöA-J:ir<«>-]  A  om.  m.  —  ib.  HVf-.J-a.^]  A  VJ-A*. 

—  '*•  B]  A  UAh,*.  —  J'5.  fflülAW]  P  fl>YlA>h-J:.  —  ?'*.  .ttllÄ'V]  P  .RH^V  «IC  —  (Ä.  W-.i^^c]  P  tf- 
^■it;  A  ftfvSfr.  —  rt.  i/)HArii.]  P  <i)iin»>-  .v/r.  —  i'Ä.  ^lAh,]  A  VlAh,*.  —  13.  XV»A]  A  KVVJVA 
s/c.  —  /6.  a>B]  A  ac?rf.  jf.  —  ib.  X]  A  >i/h^..  —  ib.  >i?">iA-]  A  >ijr»>iAVi-t.  —  ib.  Jia>-££]  A  hm- 
Ä^.  —  ib.  >!AYi+]  P  JiAVl-fc.  —  ib.  g]  A  HAh.t.  —  ib.  fflW^-it]  A  a>\i?-6-\-.  —  ib.  HOftw] 
A  iliJA»-  —  ib.  >,A1i1:]  P  HAh,*.  —  ib.  post  hb^R  A  add.  e.  —  14.  ^ti¥"1-]  A  "VnT-V.  - 

14-16.  «nJAÖA-tWö»-  :  A>iAH-|:  i  (A  AHAh,-J:  i)  a%f\,T:V  •■•■  «D>,Tr^H-t  :  hWi-t  i  HAf.  :  (D^iwC*  ■  ffllnAh,. 
+'    s  hAU?"^-  ■■   >iA    !   ,e+fl»-o»-   :   <n».Y-,"h-I;V    s    fl»9"/ii«ni]   P   OW.    —    lü.    fl»y«"Y?nt]    A  m»"A«n. 

—  ib.  fl>>m;>-i-]  P  af):m^  sie.  —  17.  0«»'niA]  A  nwiui.. 


feu  pour  la  chair,  des  chaudrons,  la  grille  (ä  feu)  de  l'autel  et  tous  les  usten- 
siles  du  Service.  Kiräm  fit  tout  le  travail  que  le  roi  Salomon  (avait  entrepris 
de)  faire  dans  la  maison  du  Seigneur.  ,2I1  fit  deux  colonnes;  ä  leur  somraet 
(il  mit)  les  bourrelets  (golät)  des  chapiteaux  (kouetäret)  (qui  etaient)  sur  les 
sommets  de  ces  deux  colonnes  et  deux  treillis  pour  couvrir  les  sommets  des 
chapiteaux  (qui)  etaient  places  sur  les  sommets  de  ces  deux  colonnes. 
13 II  fit  faire  quatre  cents  sonnettes  d'or  et  (les)  insera  dans  ces  treillis; 
il  insera  deux  rangees  de  grenades  d'or  dans  chaeun  de  ces  treillis  couvrant 
les  deux  bourrelets  et  les  chapiteaux  qui  etaient  places  sur  les  colonnes. 
14 II  fit  aussi  dix  socles  (mekänot);  il  fit  des  bassins  sur  ces  socles.  ,s(Ilfit) 
la  mer  [texte  :  cette  mer  unique)  ainsi  que  les  douze  boeufs  qui  se  tenaient 
sous  eile,  l0des  bassins  pour  les  pieds  et  des  bassins  pour  les  mains, 
des  chaudrons  et  des  fourchettes  ä  chair.  (Voilä  donc)  tous  les  ouvrages 
en  pur  airain  que  Kiräm  fit  et  ofirit  au  roi  Salomon  pour  la  maison  du 
Seigneur.  ,7C'est  dans  la  region  du  Yordänos,  dans  la  terre  argileuse  entre 

ATR.    OR.   —  T.    XXIII.   —   F.   4.  42 


*  p, 

93  r°  a. 


650  LES  PARAL1POMENES.  [130] 

°lhhf\  ■•  tibi-  -■  atnihhti  •  i&c-y  ••••  "mint  ■  AA»f,'>  •■  ft-nh-h  ■  J'P.e-l-  •• 
tD-i-nd  :  •aim  i  ££-4<ft  i  fl>^«.eriiA+  •■  -im-ii  »  -nc^  -  i9<dhi<j  «  rtA-i°?  ■■ 
wa»  i  7<p„ep  i  im.  i  n,-j-  •  hiii.vnrh.r:  ■  «oiu-  ••  ^/»'«pa  •  h<dg*  :  o»"??» 

JJ-f-  ■■  fl»C4»  s  fl><w>A0A-J:iro«»-  s  'Wlft-I-  ■■  9°hy9°  *  -"flJSI°4"P"7-|-  ••  tf»;V"|-fl>.   •■ 

(lioD-yiio  :  ka  ■  .encn-  ■■  nh*^»  •■  <ixi  ■  aipcfVt  •  M*<i  •  wx.  ■  hrmcb  ••  5 

?•*<■£    •   flOfll-T.  :=    "'  fl)'J"*'Ptf7'l'   s    »n;Vrfl>-  :    ÖJ/td'/Vö)    :   >|A    :    <w>AAA'l:ir>    : 

--tDR<pf}i  .-  öiir'4»/..flj' :  mhxfo&Y  •■  i-nr:  •■  ho«:*  »  «■<-£  •  a»?m«s  «  fl>«r 
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+  :  (Lih  ••  fl>n»-i-  s  9"/M'PA  ■■  hau:*  «  flj-iv.Ä»»  •■  tf-A-  ■■  i-nc  ■■  ö»*k  ••  m-n/.  ■• 

rtA-'P'}  1  AIVP  ••  hnu^i-ttth-C  ■■•■  10 

V,    tnhnh  ■■  fifi-T'i  •  "irr'  ■■  *.e.Al-  ■  fi'P.I-  ■•  hn-o-  ■■  wfK/.fc  «  o>o«:<p 
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"VI  ■■  M-t-P-nh  ■  AA-r>  :  W-A"  :  onAÜ*i-  :  htl/.h,fr  '■  0»ifA-  ■  r/nA?i5nl*  '  >*l 

«6.  ll-VWlA  1  UM-  :  ro||"7>i1irt  :  r\Rr.;']  P  «nnru-r 1  fl»i>.  —  18.  fl-flTH-  =  VP.el]  P  11X11-  ■■  sielt 
f!!lm  A  Xt-tf  ■■  HT-t  i  "VP^t.  —  ib.  («"/■n*'.]  P  mvm..  —  ib.  fl>h.y,lift+]  A  wK.eJ-XM"-  —  ib.  -n 
t:'i]  P  HCl-.  —  19.  ■9-fld]  P  "Ml?.  —  //'.  m°7Mt  :  mi:'>]  P  o/72.  —  //i.  im^y]  A  7».  — 
20.  fl>y"'>'i*"71-]  A    m-i-'l"/*««».  /A.   ö»;iii'fl»-]  A  "V-Vl-m-.   --  /V'.   <D(n>;,,-').fl)]  P  <doi>;v1-ö>-.  — 

i'ä.  .encu-]  A  fftc/.  —  ib.  ante  miö»  P  «c?«/.  o>.  —  ib.  hT-«/.]  A  >iV««c  «f'c  -  -  21.  «m.-ilw] 
P  al$:t-iD-  sie.  —  i"6.  moD'/^.fl)]  P  om.  ;  A  mo»V->in-.  —  zo.  ö»AflA1;l/"V]  A  «"AftA-tlfo»1.  — 
22.  <D»'P",t]  P  «dä-T^1!';  A  om.  m.  —  ib.  <B-0T.fl]  A  aa»-"lm.  -■  U,^  :  m^iays  n,^-.  — 
ib.  '>.efi^]  P  'l'jefit.  —  ib.  <daw+]  A  w-tii  •■  A»+. 

V,  1.  W.*  •■  htt-a-2  A  ?>IM>-  :  ^'R^.  —  //>.  mttW.i.']  P  m-fK-Ci.  —  '*■  fl»o»C+2Ü  P  mion* 
>..  —  /i.  (Djr-A»]  P  mW-A-.  —  2.  <n"iU'M-]  P  "7AU4-I-  .svV ■. 


Säkot  et  Seclortä,  c'est  lä  que  le  roi  les  (fit)  foiulre.  '8  Salomon  fit  fondro 
des  vases  et  des  ustensiles  extrememeat  nombreux  sans  epuiser  la  quantite 
d'airain.  "'Salomon  fit  tous  les  vases  du  Service  de  la  maison  du  Seigneur, 
l'autel  d'or  et  les  tables  d'or  sur  lesquelles  etaieat  les  pains  de  proposition. 
*  p>  ~"  Les  candelabres  et  les  lampes  qui  brülaient  *  selon  la  loi  et  la  regle  devant 
le  sauetuaire  (däbir)  (il  les  fit*)  d'or  pur  et  fin.  *•  Les  candelabres  et  les 
lampes  qui  etaient  sur  eux,  "les  coupes,  les  encensoirs  et  les  cassolettes  (il 
les  fit)  d'or  pur  et  fin.  La  porte  Interieure  de  la  maison  du  Seigneur  donnanl 
acces  au  saint  (des  saints),  a  Lendroit  le  plus  retire  du  tcinple  et  ä  l'autel  (il 
la  lit)  d'or.  (Ainsi)  furent  acbeves  tous  les  ouvrages  et  travaux  que  Salonion 
fit  pour  la  maison  du  Seigneur. 

V,  '  Le  roi  Salomon  apporta  les  objets  consaercs  par  Dawit,  son  pere, 
ainsi  que  l'argcnt  et  l'or  et  tous  les  vases  de  Service  que  Dawit  avait  reuais 
{texte  :  avait  introduits)  et  (il  les  mit)  dans  le  tresor  de  la  maison  du  Seigneur. 
-'Alors  Salomon  asscmbla  tous  les  anciens  de  'Esra'el,  tous  les  princes  des 


[131]  LIVRE  SECOND,  CIIAPITRE  CINQUIEME.  651 

£■  ■■  fflAW-A-  •  "BW}*  ■  hi\tlh  .-  +A9°1-  ■•  H£*+  i  htlth.fr  ■  nA.ft.AA.90 
h«w>  :  ,P<iC7-  •  -HI+  :    VMM  i   h'fll.Vnrh.C  ■  W01&  ■   *ft?t  ■  Mff  i  A"7 

Äf-*>  ::      fllf^nh-  I    -*fl  >    AA"'*0?    i  77-/"   i    W-ft*  i  *ft«D  l    hil/.Kfr  i  AIWA 

onifl»-h'l--  ■■  fl»C1  i  And  "  ^taaoKh,  :  tf-A-  •  «BAU+t1  i  ftfl4<Jt.A  «  <D>/»*M» 
5   tf-A-  :  A.«Wf  :  A;Mi-l-  •    (nhfiS.TP  ■.  AjP.h-l;  i  rMl*  •■  fl>A£nlY«-  ■  tl'/°fi  «  ö>A 

tf-A-  ■■  ><p.e-i- 1  n,i- :  int:  ■•  h^ä-a*  ■■  Htm-  i  o-Af-  •  j&iM-i-  ■  mhbw?  ■■  u 

UV->  •  fflA.*P'ß.e^  s  6fl»rtA-9°1  -■  77-/*'  ■  ffltf'A-  :  "Y'W.  i  ht\/. -h.fr  •■  flJtf-A»o»-  ■ 

«f^u.e>  •  hin.h-a<h,c  •  n^ini?«"»-  ■■  n4»£«» .-  .-j-n-i- 1  fr7ii.viMi.c  ■  hm  ■■ 
HhAi^Afli.  :.A/: :  n^,n.c  •  in-  ■  frjtA-T*  ■  «^-m-  •■  hJAirm»-  ■  Ah.<n,A  « 

*(DOh(n.  :  >ttf»'H--  .-    ll.^-ltA  i   AfrJiT  i   hiÄU*«"»-  i  aofröfrl:'/  ■   Aj&M:  ■  ;i- 

Ol-  :  ffl.e»h.e.-j*p  s  h.<-n,A  ■  hAh-fc  ■  ,-i-o-l-  ■  Ji-m.Vn<h.c  •  fl>^n  ■  w 

i'ä.  ante  nh.vf.lA,'/"  P  arfrf.  m.  —  ib.  ;»-Pt]  P  o/«.  —  ib.  »iHH]  P  IMiii  sie.  —  3.  tot? 
-tth-2  P  fl>1\Mlh.  —  '/'•  JA]  P  om.  —  ib.  (i/FVT,  ■.  '/?•/*•]  A  Tr7-/"  i  AA-'P'V.  —  z'£.  ante  W-rt-  P 
add.  a>.  —  ib.  <mia>-}W.-]  A  flniVJ:  i  m-lx-f:.  —  ib.  0-fl.ö]  A  HVTr.  —  4.  trA-]  A  tf-A»o>". 
ifc.  A.«P<e.eV]  A  A.'Pfl>-.ev.  —  ib.  A.J-nV]  P  o/m.  —  5.  »orttf-A-]  A  miwi-tr-i.  —  ib.  post  h»a»  i 
<o-nt  :  £-f)t<5-  A  arfrf.  (dittographie)  mMiTP  •■  rt.R>it  i  .i-n^  ■  a>i\R-tt1-£.  ■■  fi!T*  ■  a>i\1t-fr  -.  VP 
.fl-  :  (1.+  "  "l-nc.  :  n+.e:0^  :  Hüft»  i  m-hi-  ■■  .en-lvs-.  —  ib.  mwp.fV]  A  m^vm-fi.  —  6.  fljtf-rt-] 
A  afit-tf.  —  //?.  r-»nt]  A  M-.  —  ib.    V-A-fe]  P  -VA*  sve;  A    V^A-fc.  —  ib.  <i»>,AP]  A  «d^APö»-. 

—  7.  post  A.-M1-I-  A  arfrf.  frJiHH.  —  ib.  H^ntSAffl.]  P  Hhfi-MA«»-  s/V;  A  HhAt^Afl».  —  ib.  n»t : 

^ä-o^]  P  n.i-  i  fl>-At  s  n.+  :  *.?;'»■>;  A  nt  >  ^.erfit  :  ■7'S'i'v.  —  ?i.  m><tu*o^]  P  mTAWö^  s/V. 

—  8.  <Dt)A<n.]  P,  A  muAfl»-  sie.  —  ib.  .J-n>]  A  a"-ny  .-  ,-i-nt  .•  ^>,HH-  i  A>.*7ll.h-flrh.C.  —  /ö.  >,A 
1i*]  P  >>AVit.  —  ib.  ante  .-K>t  A  aiöf.  A. 


Iribus  et  tous  les  chefs  des  familles  des  enfants  de  'Esrä'el  ä  'Jyarousälem, 
afin  qu'ils  fissent  monter  l'arche  de  Talliaiice  du  Seigneur  de  la  ville  de 
Däwit  appelee  Seyon.  3Tous  les  hommes  de  'Esrä'el  se  reunirent  aupres 
du  roi  Salomon  pour  la  fete ;  celle-ci  eut  lieu  au  septieme  mois.  ''Tous  les 
anciens  de  'Esrä'el  vinrent.  Tous  les  levites  prirent  5et  firent  monter  l'arche, 
le  tabernacle  du  temoignage  et  tout  le  mobilier  sacre  qui  etait  dans  le 
tabernacle.  Les  pretres  et  les  levites  firent  monter  (l'arche).  °Le  roi  Salomon, 
toute  Fassemblee  de  'Esrä'el  et  tous  ceux  qui  craignaient  le  Seigneur  (se 
tinrent)  reunis  devant  l'arche  du  Seigneur,  sacrifiant  des  boeufs  et  des 
moutons  (texte  :  des  boucs)  (sans)  nombre,  sans  mesure  et  sans  Evaluation 
par  suite  de  leur  multitude.  7Les  pretres  introduisirent  l'arche  du  Seigneur 
dans  le  lieu  qu'ils  lui  avaient  prepare  dans  le  däbir  (ou)  sanetuaire  sous  les 
■ailes  des  cherubins.  8  Les  ailes  des  cherubins  etaient  etendues  au-dessus  de 
l'arche;  les  cherubins  couvraient  l'arche  du  Seigneur  et  (s'etendaient)  sur  le 


652  LES  PARALIPOMENES.  [132] 

"7  s  A£?»'f:  »  .-J-fl^  -■  h^Mfr  ■•  athl  Ti  .-  <Pä-"7  "  "at&tfäRfr  ■  hCKAf-  ■  <w> 

ue  ••  hAh  ■•  jEfc-t  i  flA-1"  ■•  "fl>ÄAn  :  ihm»  :  flWii-  :  p-X-t  •  ^-n>  i  HX'jnA  ■ 
hAjb'i-  -•  tauft :  Hfr?ni  :  öB-rt,  s  n&n/.  ■  ti^-n  ■  Hfl<»>-  ■  i*»co  ■  hiu.h 

•flrh-C    ■    AR*+    ■   fcA<S-h.A   :    hon  :    .ftfllöh-    i    M*£-£   ■  "/'flÄ'  «    "fflM   i   h?"    5 

£-1<:  ■  mdh.  i  hUV-T-  i  fc?°fl,-|-  i  *£-A->  ■•  hA»n  :  tf-A»o»>-  i  iiUVP  •■  h9°fk't  i 

*.^A-l-  ■■  ?iA  s  -i-^inn- 1  nue  •  ++ftfr  i  wa.»iv-  ■•  tia»-^  .-  «d-ai-  :  miä 

7  ■  fflA&«fe#  i  inAh^^Ü-  i  hA  ■  £/.'flfl-  s  JiAnrt  ■  A.^.?.  i  llÄVÄA  •  fDflh 

ncr  ■■  fl»n-nöH  ■■  jt+m-o»-  .■  ot-^a  :  Ä-nwi  ••  n.+  s  rrvö  ••  hvaait«»^  ■•  "> 
hu?*  ■  gö»Ä  ■•  j&w-t-  i  nh*o->  «  I3«dm  i  ,+a  i  od.?,  ■  mjwa  «  An  ■ 
w-v-  i  nfl»-?»*  •  h$ci>  ■  toAn  ■  H«><.  »  ©An  ■  o^p-  ■  wa-o»-  :  om 

■fc  :    .*A   :    h<w   :   £«!>£   :    ©.ftA-flA?»   »   AhöJH.^-nrh,C   "    ffl^AOA*    «    •**A-<n>'  s 

flaMi*  i  jftc?*  ■■  ffln-n"i.H>  ■  cmaätä-a  ■  fDn«DrhA.e.  •  kw  ■  jvnA-  s 

9.  o»-fi«p>,>]  P  «»•ti'PM-;  A  yn^-PTr  sie.  — ib.  wn.1-]  A  >«?™n,t.  —  #.  m/c]  A  mt>A?>. 

—  10.  TiAMO  P  HAM-.  —  ib.  h-n^*]  P  h-nw.  —  11.  ante  wöh.  P  add.  «j-n».  —  //;.  M»n,t  s 
*Ä:0¥]  A  JiiT'n.ih  s  tyeft*.  —  iA.  )ini.t  i  ■l'.P.'i^  i  (P  ■l-.er^t)]  A  om.  —  ib.  o»h,li>-]  A  o/>*.  ^,. 

—  /i.  fltfn-.eir]  P  flao-^'V.  —  IÄ.  Vfl<2.->]  P  Ji-fli^  SJC.  —  12.  fflA,1"W>]  A  «>A.'Pfl>-^V.  —  ib.  (Bao 
H»%*V]  P  ann»iir£-7r  sie.  —  i&.  <Drth,»7^-]  P  om.  fl>;  A  mA>b"7».  —  ib.  jß^Yin-]  A  .CA-dfr.  — 
ib.  post  «ixwirtu  A  arfrf.  mf|oi>fl"V*.  —  16.  j?m»]  A  ?"}.*  :  «dJ,/^^..  — 13.  Ofljc]  P  0-n.ft  sie.  — 
iä.  .*a]  P  o/72.  —  ib.  m.e.n-n/hj»]  P  ai.ert.-n.li}".  —  ib.  M»o*]  P  h^evt.  —  ib.  mn-n%n*2 
P  «D-n^iH-.  —  ib.  post  mdÄVÄ-A  P  «rfaf.  «jnflMhje. 


front  de  l'arche  depuis  le  sommet;  le  front  etait  recouvert.  "Les  bouts  des 
*  p,  brancards  se  voyaient  du  sanetuaire  devant  le  *  däbir,  mais  on  ne  (les)  voyait 
pas  du  debors.  (L'arche)  a  ete  lä  jusqu'ä  ce  jour.  I0I1  n'y  avait  rien  dans 
l'arche  que  les  deux  tables  de  pierre  que  Mouse  (y)  deposa  au  mont  Kond), 
sur  lesquelles  le  Seigneur  institua  (sa  loi)  pour  les  enfants  de  'Esrä'6l, 
lorsqu'ils  sortirent  de  la  terre  de  Gebs  (Kgypte).  "Apres  que  les  pretres 
l'urent  sortis  du  sanetuaire,  car  tous  les  pretres  qui  s'etaient  trouves  la  dans 
le  sanetuaire  avaient  ete  consacres  sans  etre  designes  selon  la  repartition 
(des  fonetions),  '-les  levites  et  les  ehantres,  tous  lils  de'Asaf,  de  'ßmät  et  de 
Idoutoun,  avec  leurs  fds  et  leurs  freres,  portant  des  habits  de  lia  (fin)  et  ayant 
des  cymbales,  des  tambours  et  des  harpes,  se  tenaient  Vera  l'oricnt  de  l'autel; 
avec  eux  cent  vingt  pretres  sonnaient  des  trornpetles.  I:'1I  y  avait  grande 
clameur  et  (grand)  bruit,  lorsqu'ils  sonnaient  des  trompettes,  lorsqu'ils 
chantaient  et  lorsque  tous  s'aecordaient  d'une  nieme  voix  pour  celöbrer  et 
glorifier  le  Seigneur.  Ils  elevaient  leurs  voix  avec  les  trompettes,  les  harpes, 


Ü3  r°  b 


93  v  a. 


[133]  LIVRE  SECONDj  CHAPITRE  SIX1EME.  653 

1»  i    AV7H.M1A.C    ■•  ht\aa  :  ,h,C  l    hft»»>  :  A°/A'/°  :  0°A<S*   ::    fllfl,  +  l    Mll. 

Ml,h,C  '   »"Ah  i    öi-Ml.C''/  i  Rooq-t  s  h-ttth-t-  ■  ft*7lUWl<fi.C  ■•  " tohjnüdr  i 
jj«?/w>  .■  »hj«,'-!-  s  «J"e«»  ■■  oH-Ahln  ••  h9o$?:0°  -•  at-h-U  •  (Jfl»-rt-  «  &o»v  i  h 
Ar/o  :  «daä  s  rtnw»/' :  hin.h-adhC  i  h?°Ah  ■  hti/.h,&  ■•■ 
5       vi,  'äö7.'/  :  jp.ii,  i  rtA»T'}  i  hiii.h-nrh.c »  xin  ■  mj&n,  ■•  ha»  -.  j&aä-c  •• 

flJ-fW-  •■   Öfl>-A"  «  "  fl)JOrt  :   'WX-Yl-  i  IVI"  a  Aftff»  s  Ii.hu-  •'  4»-S-ft  s  fl»£"Afl»-  s 
"7'*ft<-  i   A'JAJT0  ::  j  ö)"?.m  ■'   7*  i  ?'WM  ■  AA*"/1"*  i  fl>0/.h  ■  W-A-  ■  °7'i(l/.   i 

ht\ih,&  ■■  fl>w-fr  ■  «^iiu  ■  ht\/.h,&  i  JP.+HMW»- «  ojf.n, :  aa-t"*  ■  £;in<: 
h  i  fciH.Jwifii.c  i  Ä^Ah  ■  hti/.h,&  •■  H-f-ra  i  nh£ «  ii.hu- 1  -Tin  ■  w-  •■ 

,vwi  i  um  i  h?°Ä^  ■■  -miä-  i  «D*Ä.A<ijä.n-  •■  ninc  •  h^tf-A-  •  wft  ••  h 

A/«h,A  •  h«»  :  j&jtfft.  i  A.I-  i  IM'  i  m\\ao  -.  fifcl  i  ti9°?  i  (IUP  i  mY^AWS- 
Vh    :   -nhrt,  :    h«»   :   j?,VKJ    :    ÖD.-JJI,    :    /\0A   :    ,Th7l(l    »    H.hP  i   hA/.JbA    «  6  Ö»"V. 

jrvi«  i  (DrfiHtti* '  nh.e<.AA»'/° :  A.-J-  s  n,i-  i  h«w  i  jri»»«»j&  i  nre  i  nue  ■ 

/6.   post  «n>A>i  P  add.  MHVfl/ikC.  —  i'i.  ,e.o°S-l]  P  .P.«»V>.  —  14.  >.?"4>.e-«n»  :   m->.+  s  0 

<D-fr>  :  .Ron«,"]   P  MP'WV/:    i  £«»¥.    —    //'•    pOSt  .P«i>S"  P,  A  ööf^.   fl-fl/ht  ä  >,*7JI,VflWi.C.  —   ib.    >ifl 

VI,  2.  ante  -»*ih  P  arfc?.  h..  —  iä.  °V>ä*-]  P  "71.RCH.  —  3.  mn^ti]  P  mn^ti  «c.  —  5.  <"hni 
n]  P  ,Vtwi.  —  //».  ,p.»"h->x.]  P  ^-vx..  —  /ö.  i\9°?l  P  n«n>.  —  i'i.  ante  nur  P  «<W.  ©.  —  6.  tia»  : 
.ei»'öi»,e.  i  nrf  i  nup  i  a>i^,p,rc  =  A,t  ■■  ^</:>v]  P  o/h. 


les  cymbales  et  les  instruments,  en  disant  :  «  Rendez  graces  au  Seigneur, 
parce  qu'il  est  bon  et  parce  que  sa  misericorde  est  ä  jamais.  »  La  maison  du 
Seigneur  fut  remplie  et  couverte  du  nuage  (texte  :  des  nuages)  de  Ia  gloire  du 
Seigneur.  ''Les  pretres  ne  purent  s'(y)  tenir  davantage,  (ni)  accomplir  leur 
ministere  ä  cause  de  l'obscurite  (texte  :  la  tempete)  du  nuage,  parce  que  la 
gloire  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  avait  rempli  (le  temple). 

VI,  '  Alors  Salomon  dit  :  «  Le  Seigneur  avait  parle  et  avait  dit  qu'il 
habiterait  dans  l'obscurite  (texte  :  la  tempete).  2  Mais  moi  j'ai  bäti  la  maison  ä 
ton  nom  saint ;  la  demeure  est  prete  ä  jamais.  »  3  Le  roi  Salomon  tourna  sa  face 
••et  benit  toute  l'assemblee  de  'Esrä'el.  Toute  l'assemblee  de  'Esrä'el  se  tenait 
debout.  Salomon  dit  :  '  «  Beni  soit  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  qui  a  parle 
de  sa  bouche  ä  Däwit  et  a  realise  par  ses  mains,  en  disant  :  3Depuis  le  jour  oü 
j'ai  fait  monter  mon  peuple  de  la  terre  de  Gebs  (Egypte),  "je  n'ai  pas  choisi  *  p, 
de  ville  dans  toutes  les  tribus  de  'Esrä'el,  afin  qu'on  m'(y)  bätit  une  maison 
et  que  mon  nom  y  füt;  je  n'ai  pas  choisi  d'homme  pour  etre  chef  de  mon 
peuple  de  'Esrä'el.  °Je  choisis  (maintenant)  et  je  bätis  ä  'lyarousälem  une 
maison  pour  moi,  afin  que  mon  nom  y  soit  invoque,  et  je  me  choisis  Däwit, 


93  v"  a. 


654  LES  PARALIPOMENES.  [1341 

(D-\Wn-  :  A/f*  ■■  W&W  •  h^  :  £YK>  :  ^"M*-  :  4ÖA  «  TtA^fbA  «  7flMiAP  t 
fl)0Cl  ■  fl^A-l"  i  AIP  i  A^lM'  ■•  hfl-f  i   h<w  •   ßllX:  ■   (VI-  s  Ahltt.h'ttth.i:  * 

h9°Mn  ■■  hhi-KPi  •••■  "fl»^n.  •  hinjvnth.c  ■  -irn  ■  w-  ■  hn-«?  i  hA«»  :  +& 

A«?    i   OJOC7   i   (D-tll-   i   Allh  •   \\ao  :   fälK  :    |VP  i   Mt9°t  ■    dllPW  '   "MCh  s 

hft««>  .•  rhAj?.h  ■  nA-nh  •• 'ant-t-  ■  ht-t  ■  ä.+a*w  ■  im-  ■  Afti^e  i  M  ■ 

d»A£"h  ■  HfflöK  ■  ?i9°'1i*h  ■•  (D'h'U  ■  fAIÄ"  i  IVJ-  •  AA9°e  «  'flifc+OT  .-  ?,«•) 
Mh-tiih.C  ■   *A  ■  HDui-  i  HITV.   •  «D-NDAJMl«  '  Afl^-Th  ■  hfl-P  i   mMCYh  s 

3.11  i  odkul  ■  «•»ii/*'*!*  -■  ?»ft/-?bA  ä  nh<w  ■  vnn  ■  K^iiA-n^c  ■  ai,i,w 
vi-  ■  ivr  •■  aa«»  i  h-iH.Ä-nA.c;  ■  hyAh  :  iht\/,.h,&  ■  "whincfr  ■  uf  ■■  -mw-  ■ 
M+  :  Ohm*  i  aftrbp  ■  rfcMii  i  flUuwl*  ■  HX-HLMMbC  i  H Hif^o»-  ■ 
KhtUh,&  i  Ann*  «  ,2fl»*»n  ■  MW  •  fl»+  ••  MlU'fliibC  ■■  min*  !  {^/"-P 

d  :  n+jt«»  i  w-a- 1  "7-w.  ■  ht\/.h,&  ••  öJrtT-'*i  i  hft*ei>  «  "ab-mii  ■■  aa-t"}  ■ 

</»OC7  :  HllCP  i  (DMH°  ••  "7?ihA  ■  0K£  ■  IVJ'  :  hlll.Jfflfli.C  «  £  i  11?»»» 
^-  s    y.'V-  s    ©£   •    nh*»»^1  :    /..in*  :    0>AAft   "    flJi«»""-   :    «7£"öd-  ::    <».)W/i>  .-    <tdAA 

Abu-  ■  ao>-?i1-  ••  oD°fCi  ■•  -nc-p  ••  (Dtin?.  ■  nn/.ti.i)-  ■■  n^Ä»»  ■  Tin/.  ■■  KA<s< 

/6.  -V7i»>]  P  -VT-/".  —  8.  t<hAr]  A  iiAjeit.  —  ä.  "i-wjv]  P  tv>».  —  i'J.  Any"v]  A  nn«» 
H.7.P.  —  9.  M-W.-V*]  P  h.^/'hT'».  —  ib.  ante  rut  A  a^a.  A.t.  —  ib.  >,A]  P  >iA.  —  ib.  fl»A.e.Yi] 
P  mA£;n.  —  ib.  f/h"V»]  P  fATiK.  —  ib.  ante  n,+  A  add.  rt.-/-.  —  10.  toxich-]  P  om.  a>.  — 
ib.  «ro'/"//"!]  P  ö'»'V"//»"V.  —  11.  «ML.«",',*  i  II]  A  <Dh.^5>.  -  13.  tn.or.7]  P  "70C7  «'C-  - 
ji-  ante  H-nc1!-  P  a^«?.  AA-T-V.  -  ib.  a»M"f°]  A  «dWIKT«»-.  —  '6.  ox.eJ  P  OMä  s/V.  — 
l'S.  ?;]  A  ;1?"A1:.  —  JA.  <n?j]  A  ffl^?"ni:.  —  //'.  <t-"ifl-]  A  *7jt«D-.  —  '*•  «nflAA  i  (17.«"^  ■  "/Ä- 
ü»-]  A  mwAn*  i  fl>i<n>->  i  *«»■*•.  —  li.  «""/Ci]  P  "V°(C?  sie.  —  iä.  ante  TW  A  arfrf.  W-A-- 


afin  qu'il  soit  roi  sur  'Esrä'el.  7  Est  montee  dans  le  cceur  de  Dawit,  mon  pere, 
la  pensee  de  batir  une  maison  au  Seigneur,  Dieu  de  Esrä'el.  8Le  Seigneur 
dit  ä  Dawit,  mon  pere  :  «  Puisqu'est  montee  en  ton  coeur  la  pensee  de  bätir 
une  maison  ä  mon  nom,  tu  as  bien  fait  d'avoir  pense  (ainsi)  en  ton  coeur. 
9  Toutefois  ce  n'est  pas  toi  qui  bätiras  la  maison  ä  mon  nom,  mais  c'est 
ton  fds,  sorti  de  tes  reins,  qui  bätira  la  maison  ä  mon  nom.  »  '''Le  Seigneur 
a  confirme  la  parole  qu'il  avait  dite  :  j'ai  ete  engendre  par  Däwit.  mon  pere,  je 
me  suis  assis  sur  le  trone  royal  de  'Esrä'el  comme  le  Seigneur  avait  dit, 
j'ai  bäti  la  maison  au  nom  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  "et  j'y  ai  depose 
l'arche  oü  sont  l'alliance  et  les  engagements  que  le  Seigneur  a  conclus  avec 
'Esrä'el,  son  peuple.  »  '-(Salomoii)  se  tinl  debout  devant  la  maison  du 
Seigneur  et  l'autel  en  presence  de  toute  l'assemblee  de  'Esrä'61,  et  il  etcndit 
ses  mains.  ''Salomon  avait  fait  une  estrade  d'airain  et  il  l'avait  mise  au 
milieu  du  parvis  de  la  maison  du  Seigneur.  Sa  longueur  etait  de  cinq  coudees, 
sa  largeur  de  cinq  coudees  et  sa  hauteur  de  trois  coudees.  II  se  lint  sur 
cette  estrade  d'airain,  s'agenouilla  devant  l'assemblee  de  'Esrä'el  et  tendit 


10 


15 


93  v°  b. 


[135]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  SIXtEME.  655 

^.A  ■■  0>A£rh  ••  h&o-  i  at'til'  ■■  A°7.e.  •■■  "ro.t'.iL  »  AA-O  ■  Mtl.*  «  hV^h  ■■  h 
n/^i.A  i  fcAO  •  H.e»«DrtAh  i  ÄJ>"Ah  :  f l rt"V jt»-  ••  mfl'/'.e.-t:  ••  h'in  •■  p+ah9°  «  nW- 
p*-n  •■  h/SHi  ••  flj"/uAh  i  AMflCfeh  •  fcA  ■  Vthto-^.  ■.  n4>£-"Zh  ••  fltf-A-  ■  a 
flu»-  «  '  atM"Fh  i  AW- 1  Än-P  :  7«nch  i  m«V7Ch  ■  Ma  ■■  1-riA  ■  m>nnii  •■ 

9°f\\\  ■■  hft/../bA  »  A+n  ■  (ohfyr  .•  A?nf:h  s  *wm-  ■  Mi-e  ■■  micii  ■  hm  ■■ 
1-fiA  ■  v.frhA'fh  ••  nfcA.  ■  ^'/'^ä-ot  i  ?ä-p  :  H.e.vnt:  •  -s.n  ■•  «»**n/.  >  «•» 

■J«V+  :  ?»A/«.>i,A  ■  flJ?i«wA  :  O+n-  :  £«fe4»h  :  WO'P  '  ö'^«»  ■"  M-  "  flfl»-A'l"  » 
«V7f  r    Oh**»   :    M'M  I    hin  i    n+Ä-^f  «    '7fl»JE.htt.fc  i  h"/IU  •  fc'/°Ail  :  ?tfl^. 

io  Ji,A  ■■  .('.Vi-'}  "  ,*Ah  •■  fc««»-»  •■  H-f-flCh  •  A^i'eH"  ■  t'-Al.h  «  "tnhtmft  i  h"? 
1  «  T*  •■  PAÄ-C  ■■  h'W.fc'flffi.C  :  rAA  i  fr*A  i  hovfofai'  i  aWl-l-  i  0°£-C  ■ 
fl»?»»»A  i  h-lll.X  :  Afl7.fc  s  «DA0??  i   A"V-1*  ■■  A.£l)Ar  i  fc'/Y.   ■  A'flrh-th  i  fl> 

9°'i1i-  i    Ohh-t:    :    1I-J-I-  :    fl,*   •    HM   i    rhVJVh-  «   '"©WTC   I  AAA   i  RA"I*  :  7-11C 

h  ■  ojaaa  ■  AhA-fc  ■  hin.h  ■•  hrilnv  ■  h»»  ■  Ihiö  •■  ra->p  i  dAhA-f-  • 

i*.  Ve„ü-]  A  Ytg.VP'.  —  14.  m-l-04-fl]  P  <d+0'1"(1.  —  iä.  ante  >iA  P  add.  m.  —  ib.  VA,af 
<■]  P  ftbR<-.  —  ib.  nw-A-]  P  mtf-A-.  —  15.  mn>ij?i.»»i>.]  A  0/72.  ^.  —  j/3.  nn«n>  i  Ht]  A  nu 

-t.  —  16.  h^'^n]  P  ?,y°An  s/f.  —  ib.  imCtO  A  HI-VICl».  —  JA.  h.fAA+Tl]  P  h.^hA<Mp 
A  h.P'hA'K  —  JO.  m>,ai>n]  A  mnA*  ••  >>ö"rt.  --  j/3.  .e.-fc^Yi]  P  j?«6+li.  —  i'A.  «PVm-p]  A  *s" 
«Cf.  —   ib.    rn^im  :  ,!.<:]    P  n»»  i   >>«»-C.  r/3.    n<D-M-  ••  ^ilf]  P  IKn-flfc-Fo"-  s  (Hl«»  i  A°?f.  — 

17.  >i«n»->]  P  >,o»--v.  —  iä.  •f^A-k.Yi]  A  7(lch.  —  18.  post  mVTrh-i-  A  «rf(/.  >.-y.-j.  —  19.  ante 
V?H>    P   flf/rf.   A.    —  /Ä.     hy"A11f]   A  hiTAtlT. 


ses  mains  vers  le  ciel.   '''Salomon  dit  :  «   0  Seignour,  Üieu  de   'Esrä'61,  il 

n'y  a  pas  de  dieu  qui  soit  semblable  ä  toi  dans  le  eicl  et  sur  la  terre,  puisque 

tu  confirmes  et  gardes  ton  alliauce  et  ta  misericorde  pour  tes  serviteurs  qui 

marchent  devant  toi  de  tout  leur  cceur.  '"Tu  as  confirnie  ä  Däwit,  mon  pere, 

ton  serviteur,  ce  que  tu  (lui)  as  dit  par  ta  parole;  (ce  que)  tu  (lui)  as  exprime 

par  ta  bouclie  tu  l'as  realise  par  tes  mains,   comme  (ü  est  manifeste  en)  *  ce      *p 

jour.    ";  Maintenant,  ö  Seigneur,  Dieu  de    Esrä'el,  garde  et  confirme  ä  ton    93  v°  b' 

serviteur  Däwit,  mon  pere,  ce   que  tu  lui  as  declare,  en  disant  :  «  II  ne  te 

manquera  pas  un  homtne  devant  ma  face  pour  s'asseoir  sur  le  tröne  royal 

de    'Esrä'el,  si  tes  fils  gardent  mes  voies  et  s'ils  vont  selon  ma  loi,  comme 

tu  es  alle  toi-meme  devant  moi.  "Maintenant,  ö  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el, 

vraie   soit    la  parole  que   tu    as  dite  ä  Däwit,    ton   serviteur.    ,8(Se  peut-il) 

veritablement   que   le   Seigneur  habite.avec    les    hommes    sur   la  terre?  Si, 

6  Seigneur,   le   ciel   et   le    ciel   des   cieux    ne    peuvent   contenir    ta   gloire, 

qu'est-ce  (donc)  que  cette  maison  que  moi-meme  ai  bätie?  ''(Mais)  regarde 

la  priere  de  ton  serviteur  et  sa  demande,  6  Seigneur,  mon  Dieu,  afin  que  tu 


656  LES  PARALIPOMENES.  [136] 

TTICh  i  HÄAP  i  -HUi  ■  n»W.'  «  Ml-  :    0flJhOT  :  £YhV  »  ^öj?.'>'/;h  •  7*y-f"  •  A 

aa  .■  in* :  n.-i-  ■■  »o^A-h  •■  WA.A.-I-  •■  nu?  '  öwpp  •  m*  •■  n»->  •■  hm-i-  -• 

''PA,  :  X\a»  s  £A<">£  :  ft9»h  :  1MM.D-  :  "'  fflhöD  :  ^"70  :  fcrt»-p  :  7'flCll  : 
HP-Ä.A.  :  -*A>h  :  (D'M-  •■  ll'i'l'  ••  tmU'i  ■■  fl»ft"7d  =  ÄA»-f*  s  TflCh  ••  fflAfcA'l'  s 
JhlMIll  :  htlÄhfr  ■•  htm(\  ••  AAP-  i  -W,h  s  OWH-  i  7TH-"  i  »»hl  i  OtM+X  ■  5 
fc«7ll.fc  ■  A°7fl  i  Am-A-P  •  £-Afl>-  i  «n»I>  i  «TlftCh  i  H\9°flal?,  i  tl9°?o*  i 
KA-f-o»-  :  tD/ro^i  j  fflA^.p.  i  VK*  •  A-m»-  «  "flifcOTfl  :  liftHA  i  -n?iA.  :  AAA  •■ 
n.Ä-  :  fflK<w>n  ■  HftVfc  :  AAA.M-  i  WiM'  i  A«»  :  ptm'Mp  :  (Donffft  :  (D 
AAP  •■  fflAhA  s  4\P.'»»  s  flJ-?,'|:  :  0,'V  :  tD9°t>"PÖ  '■  (D'M'  •  (D-h-fr  ■  fl»'>  »  ~3Ö» 
M-l*£  i  hlll.fc  i  A"7i>  i  WA*??  ■  Afl7fr"|-  i  flJ°?nc  ■  T-'lvh  i  AhlMlI'M  i  lo 
*  P       (DX\ao  :  -H:    £'P'  :  A°/"77.  i  fflh««»  •  .-i-?t*lp-  i  (Bpl-Oh  •  AAA  •  Chih  •■  flh 

94  r"  a. 

OB  :  «P^U-  ••  fl);J"K£*#  ■  A4£-4»  •  at\\(m  :  >MP-  »  AA  i  £  i  h»»  •  X" 
fr*  ::  "(DfamA  i  H  i  H'lA'fK-  :  Jhll-nh  i  hA^h>A  i  lH>£»  :  0(TO»-  • 
?«»nn  :    tlhflfh   '■   Ah  :    tOi-0Df,m-   :    tD1>f.   :    AAiTh   i    IDRAf-   i    fl>AJiA-    i    IM* 

"£h  i  1111*»+  ä  ILT  i  2  (Dh'i-n  •■  MHJk  i  A"7fl  i  Jtf-A"??.  i  öJ^d^^  i  lUi   15 

20.  a»ri«»]  A  o/ra.  id.  —  z'6.  ■>*■/•(■]  P  "VfcVt  sie.  —  ib.  oo^a-I-]  P  "7öAt  s/c.  —  i'A.  n 
uc]  P  nvf  sie;  A  o/n.  —  «o.  n.^-]  A  oon'V.  —  ib.  n?**i(i]  P  noon ;  a  i\9"r.  —  21.  mn«ni]  A  om. 

in.  —  ib.  pOSt  fl»-flt  s  "H"**  :  «oilTr  A  «flfof.  (dittologie)  Hh">t  i  ^-(U  i  Yio»  i  fioxmf,  ■.  ti9"M  >  HOö 

rt,o>  <  n«n  i  ^n"'/*  ••  a/i-t  i  7-nr.Yi  i  ii.cA.rt.  i  in.n  =  m-nt  i  in-t:  ■■  aow-,.  —  ib.  ^n-nti]  A  7-flcn. 
—  ib.  ooti>]  A  "7»i>  sie.  —  ib.  post  ^"rt"?^,  P  add.  m<"/-^.^c"<n>".  —  i'A.  moo-hA  •■  «oft.:-«.]  I'  n> 
«n»/hC  =  attii.fi.  —  22.  «>->il:]  A  1I"V*.  —  /A.  ante  m-nt  A  arfrf.  <d.  —  ib.  afMß  A  *H"V*.  — 
23.  mtioo]  A  p/w.  w.  —  ib.  «niioo  .•  ^-Mif-]  A  o«?.  —  /'/>.  a»^*j^#]  A  <dvi«/»  i  :I-xr#.  —  ib.  s] 

A  >i/h^-.  —  10.  post  S  P  rtöfrf.  Mao  i  >,,1hf.  —  10.  Hot]  P  «m«o ;  A  IHl<n>. 


exauces  ma  priere  et  la  demande  que  ton  serviteur  t'adresse  en  ce  jour, 
-"afin  que  tes  yeux  veillent  jour  et,  nuit  sur  cettc  maison  et  sur  ce  templc 
oii  tu  as  dit  que  ton  nom  serait  invoque,  -'et  afin  que  tu  exauces  la  priere 
que  ton  serviteur  t'adresse  en  ce  Heu.  Ecoute  la  priere  de  ton  serviteur 
et  la  demande  de  ton  peuple  de  'Esrä'el.  S'ils  te  prient  en  ce  lieu,  toi 
de  ton  cöte,  ö  Seigneur,  ecoute  dans  le  lieu  prepäre  de  ta  demeure,  du  ciel 
exaucc  leurs  priores  et  sois-leur  niisericordieux  et  indulgent.  ssSi  quelqu'un 
a  peche  contre  son  procliain,  si  quelqu'un  a  fait  le  mal  contre  lui  pour 
l'affliger,  s'il  vient,  prie  et  suppüe  devant  cette  maison  et  l'autel  (qui)  est 
dans  cette  maison,  23toi  de  ton  cöte,  ö  Seigneur,  ecoute  du  ciel  des  eieux 
*  i',  el  rends  justice  ä  tes  serviteurs,  alin  de  *  chaticr  l'inique,  de  lui  rendre  le 
mal,  de  reverser  sur  sa  tete  selon  ses  voies,  de  faire  justice  au  juste  et  de 
retribuer  chaeun  selon  la  justice.  -'Si  ton  peuple  de  'Esrä'el  est  en  döroute 
devant  ses  ennemis,  s'il  a  peche"  contre  toi,  s'il  revient,  implore  ton  nom,  prie  et 
supplie  devant  toi  dans  cette  maison,  2"toi  de  ton  cötö,  6  Seigneur,  öcoute-(le) 


94  r°  a. 


[137]  LIVRE  SRCOND,  CHAPITRE  SIX1EME.  657 

mMLf.  :  AÄ11A  ■■   ATi-flh  ••  hiUh,t\  •    fl)-1"7.rntf«»-  :   AHö-  l  Ot'tX'l'  •  9°£C  ■■ 

Mi"  •  hat-s.Mw  i  tihlVPjro»-  •■•  Mh*n>(i  .•  HMlfextf*  '  W"»  ■  »V7.e.  i  «' 
Mlf-r  i    hfl»-r:^  ••  ay-tif  •■  ITÄTC  "    hi\tm  :  MiA-  «  Ah  :  Ö»ÄAP  I  «»'AI'  ■  ö»- 

hf:  i  «"Y*  «  rn.e.rt,n,h.  i  Aftjrh  ■  wfroog,a*  •  <»>/*Mi-  «  IWH-  s  $m.M 

3    <n>-    :    hf|0D    :    MAClM*  ••  "  tOht-t-t.   I    Mll.fc   :    A"?J>   «    M"Ä*7J&    !    fl>0D,h£  : 

YKJ  i  «'(V.?.  i  MMU'"«"  i  AfVHflh  •■  fcA/.Ji.A  «  ?ifl»"  ••  hChfto**  •  9t 
-l*  ■■  l'A'öl'  »  htm  :  £M-  i  fl-J:  •■  <»-r<0-  •■  OJ-ThiJ-n  ■■  *HS,o»>  ■•  AflA  :  9°£C  s 
Kit-  ■  hah/ihYtao.  .-  AAlMltl  «  x fl'h'wn  ■■  Il«°ft-Jt  >  Ml/>  :  AM  i  WC  »  ö»>t 
«»fc  s  <w>Ä*Ji  -•  /.'Vfl  s  AM  :  9"£C  ■■  fl)?!«»  :  Mi  i  V4-A  !  £*B  ■'  «»h»»  :  *»*•  •  hT 

K**MUl  i  xAÄ.  ■  hiKd  -■  hütd  •  A-H-nh  :  nh»»  ■  w-a«  •■  *"Mfli «  »AT*"  ■ 

Hj&nKVHö»-  i  -U'WA-  •  h>h  ■  ÄA-1-  i  fflW-A«  ■  AhA;I-  •  H*i*<Wö»  ■  M^W  •  WA-  .■ 
15  fc  :  Mll.*   1   A°7fl  ••  ?»9°rt',7.<'.   1  fflhir.e.-Afl»-  •■  «7'V?.f:li   ••   ivijD-fi  ••  cobt» 

25.  >,-Vl]  P  WC.  —  26.  m->,/:]  A  -H-**.  —  27.  J»Trt]  P  «»>iTrt;  A  hVI".  —  #.  Wm^nr-«»-] 
A  >.a»-^.er»'ö»-.  —  28.  H«»w>,]  P  ilh'/"?.-h.  —  ib.  «»»>,]  P  fl»A.  —  ib.  zw  ■■  *\öA  •  «-rj  P  o/h. 
—  jft.  ><f.fl]  A  ««"-»Art.  —  «&■  £«]  P  O/H.  —  J*.  ofha»  i  hji  i  J.Vti'-ö]  P  fl»7io»  '  M"  '  S"Pii  "  M1-"-* 
«c.  _  ,6.  rD>,«o  =  Mi]  P  mt,a«(i.  —  ib.  jc11l^]  P  .P.7-n^.  —  1*.  >.«"]  P  >>n«"».  —  ib.  whAÄ-l'] 
A  Who°  ■■  hAM-.  —  29.  Xft~>]  P  ÄA-t.  —  Ä.  flM*]  P  riÄAt.  —  «'*•  fflA^oH  P  axhaoao.  - 
30.  <n,f.fl>^]  P  r»rf.rnr».  —   ///.  mö/»"f]  P  «nOrtf. 

du  ciel,  sois  misericordieux,  pardonne  le  peche  de  ton  peuplc  de  'Esra'el, 
convertis  leur  cosur  (et  ramene-les)  ä  la  terre  que  tu  as  donnee  en  heritage  ä 
leurs  peres.  20Si  le  ciel  retient  la  pluie  et  refuse  de  (la)  faire  descendre  sur  la 
terre,  parce  qu'ils  ont  peche  contre  toi,  s'ils  prient  en  ce  Heu,  s'ils  glorifient 
ton  nom,  s'ils  se  convertissent  et  fönt  penitence  ä  cause  de  leurs  peches, 
parce  que  tu  les  as  affliges,  "  toi  de  ton  cöte,  6  Seigneur,  ecoute-(les)  du 
ciel,  sois  misericordieux  et  pardonne  les  peches  de  ton  peuple  de  'Esra'el. 
En  effet,  tu  leur  montreras  la  voie  droite  en  laquelle  ils  doivent  marcher;  tu 
enverras  et  accorderas  la  pluie  sur  la  terre  que  tu  as  donnee  en  heritage  ä 
ton  peuple.  28Si  une  calamite  vient  sur  la  terre,  si  la  famine  vient  sur  la 
terre,  ou  le  vent  de  la  maladie,  ou  les  diverses  especes  de  sauterelles  {texte  : 
ou  les  anakou'e,  ou  les  'anbatä,  ou  les  dagobyä),  si  l'ennemi  arrive,  approche 
et  amene  le  danger  devant  les  villes  de  ton  peuple  ainsi  que  toutes  les  afflic- 
tions  et  souffrances  qui  (pourraient)  lui  arriver,  "quelle  que  soit  la  priere 
et  quelle  que  soit  la  supplication  faite  par  uii  homme  ou  par  tout  ton  peuple 
de  'Esra'el,  quel  que  soit  l'liomme  qui,  ayant  reconnu  sa  maladie  et  sa 
douleur,  vienne  et  tende  ses  maius  vers  cette  maison,  "'toi  de  ton  cöte, 
ö  Seigneur,  ecoute    du  ciel  et  de  ta  demeure   preparee,  gueris   et  retribue 


658  LES  PARALIPOMENES.  [138] 

P-  •■  h-tthfi.    ■■    IUi<w>    •.   WPjh    •  fl»nh«n>  :  mf+   •■  1A.TU-  ■•  hl\<™   ■■  hl't  ■■ 
•  r       n*'W-lhh    ■   hlti.h  ■■   ^h9"f:  i  fl»rm,J?.*>  :    W-A»  ■  lA.Virö0-  i  AMA  »  ?. 

94  r°  b. 

<n»-  :  at'tx-V  •  9°?:C  ■•  h1+  ■  hat-SAh  «  AMPCi/'«»-  «  i2aJtf-A-  »  HuC  »  HÄ.M  '• 
hPVhlMIll    ■■  fcA/.^A  •■  (BKaoP    ■    HHKVh   •■  h9°-ttib.C  ■  CA.*  ■  (1?TH'  i   A   & 
yh  :  fljnhR,h  ••  JV'JA-r  ■■  ö>n»»'M/--d;l"h  s  AO-A  s  fflA^<w  s  flÄVh-  •■  fl»nh-  ••  ö» 
KAP-  i  (D-M'  :   ni'Jl:  «  o°h*}  i    ' «öfc-Hi:  i  h1H.>*  *   h9°Pa°-  »  ^/"A"??.  «  ?i9° 

,e.-Ao>- :  ^ftch  •■  miflc  •  a~|j  ■  HAfcA  •■  -VlMi  j  m-X'l--  ••  YnX  «  h»»  :  .Fhs»0 
<•  s  vf-A»tf»-  i  h/hnn  :  yjtc  ä  ft^oji  :  (d\\<">  •■  p-^cu-h  ■•  nh«»  ■  rVH-nii  : 

fcA/. -^A  •■  ö»h«»  ■■  .??!'/"<.  :  mjr.^r/DV.  :   h»»  ■   'l"ÄO>-0  •■  A?°h  ••   AAA  ■■   tn-I:  i    '» 

n,v  s  hm  ■  diWttb  ■    'öj^^a  .■  ©oh- 1  Aiinh  i  Aon.?»  i  l'W  i  PC«"»-  i 
nhvt-  •  ^'^ipoo-  .•  \\ao  i  P.M-  •  n-f:  •■  «»äa?-  •■  ■ifl.u-  ■■  nh«w»  ••  /^cj-p  » 

Uli?«»-   :   Hh'H-   «  rlutf.h   :  ÜMiM  •  X\a°  '  .P-Ä'PA  •  ftyh  i   I1AAA  i   TI7*  : 
IM-  ■  HM  i  fhWh-  i  AAirh  :     ath-ii'/.  ■  hlUh  •  tirpa»-  .  ^rrt^.ft  ••  A 

J,A-f-ö»-  s   fDÄA'-f-ö1»-  ■'   ÖJ-l'^flC  ■•    V'Thrh«"»-  ::     'KA<n>  s    ^flA-  '   Ah  "    JiA»«»  :    h    '» 

z'ä".  «ptiiu-]  P  <a<n.  —  '/'•  fl»nn<n>]  a  om.  n.  —  ii.  ante  i-hrr.  P  «rf</.  n^irth.  —  ib.  + 
hf°c]  A  th5^C  sie.  —  ib.  tf-fr-]  A  W-A-.  —  i*.  1A.viro»']  A  Aft,Ttif<"»-.  —  31.  mYioo]  A  o/». 
w.  —  32.  ante  Hh.t>>  P  add.  m.  —  ib.  *■>**]  P  »Väl-.  —  ii.  fl»n«n»i^öVn]  P  «»TI*»t1».  — 

33.  ante   u(iht\   A  arft/.  HW-A-.  —  ib.    ante  fiö»n  P  add.  m.  —  ib.  .e.vr.tMfi]  A  om.  w.  — 

34.  jh-H-nti]  A  o/w.  ti.  —  iä.  +^jp.>]  A  o/re.  —  ib.  »er«»-]  A  oc.  —  ib.  .e.a«Pd]  P  .e.xa»-ö.  — 
ib.  ante  (Höa  P  arfrf.  m. 


cet  homme  selon  ses  voies  et  seloa  quo  tu  cormäis  ses  scnliments,  car  toi 
*  P,  '  seul,  ö  Seigneur,  coonais  et  penetres  toutes  les  pensßes  des  hommes, 
81  afin  qu'ils  craignent  tes  commandements  et  tes  voies,  tous  les  jours  de 
leur  vie,  sur  la  terre  que  tu  as  donnce  en  heritage  ä  leurs  peres.  ss(Si)  des 
etrangers  qui  ne  sont  pas  de  ton  peuple  de  'Esrä'el  viennent  d'un  pays 
lointain  ä  cause  de  ton  nom,  de  ta  main  forte  et  de  ton  bras  eleve,  s'ils 
viennent,  entrent  et  prient  dans  ce  lieu,  :l:1toi  de  ton  cöte,  ö  Seigneur, 
6coute-les  du  ciel  et  de  ta  demeure  pröparee  et  aecorde  a  ccs  etrangers  ce 
qu'ils  t'ont  demande,  afin  que  tous  les  peuples  de  la  terre  connaisseat  ton 
nom,  afin  qu'ils  te  craignent  comme  ton  peuple  de  'Esra'dl  et  afin  qu'ils 
sachent  et  croient  que  ton  nom  est  invoque  dans  cette  maison  que  moi-m6me 
ai  bätic.  v'Si  des  hommes  de)  ton  peuple  parteat  en  guerre  contre  L'armee 
de  leurs  ennemis,  afin  d' aller  par  (la  voie)  ou  tu  les  as  envoye's,  s'ils  te  prient 
(en  se  tournant),  selon  la  regle,  vers  la  ville  ([ue  tu  as  choisie  pour  que 
ton  nom  soit  invoque  dans  lc  teinple  que  moi-meme  ai  liäti  a  ton  nom, 
"toi  de  ton  cöte,  ö  Seigneur,  ccoute  du  ciel  leur  demande  et  leur  pnere, 
afin  de   soutenir  leur  cause.    "Mais  s'ils  pechent   contre  toi,  car   il  n'y   a 


94  r°  b 


p, 

v°  a. 


[139J  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  SIXIEME.  659 

AH  s  fl-Mx  ■■  ttK?.h,-nti  ••  <i)l-«H-A»tf°-  ••  <o'|"£tj»,ö»-  •  at-til'  >  ?i£  •  MM- 

ö°-  ••  (Dp.K.iD'Ot'poo.  :  n?°.e.V.  :  0O»-  I  fl0o,K,G  s  CA41  •■  aha"  »  M«  ■'  $C-(\:l' 

~ (D-i'aof.ax  i  hAnn.»*"0-  ••  o>-ft'l'  «  ifÄ-r?«"*-  •■  fc'W"  =  fl>-Af;;J-  •■  -/"fliAS. 

fl>h/w»rt    :    ■/•tfDfcnv    :    (»•(•"7DAA-    >    Ah     »    nnrh.C    «    *M    s    Ä,Ö)fl>-jPfl<»-    :    fc*Hf 

.ewiA-  ■■  M1A>  s  (DOtmö^  ••  fflfc.O'MlV  :  ->?»HHh  »  38m-/-*<M>jZ,nv  ■  'Vfl>h  ••  nw-A- 
An«"»-  s  mflYf-A-  «  WAö"'  s  (Hl<h.C  ••   *lfl  ••  Ä,flifl>-?*o»-  •■  0>äAP   '  ÜT-V  :  «fl 

*.(?<"»•  :  ?»^f"  s  <w»mfl»-h  •  Ahn^ir«»-  ■•  minc  •  m\~  ••  thtp.h  ••  o»(V>  ■• 
h'il-  ■  rhwl>  ■  Ah  ■■  AA'/°h  • 39 mht+X  :  ft^ö  :  MW  :  fcyrtW  »  hr.e.- 

Afl>-   :    "7'i£Ch    ••    fl)ft"7A    ••    flfcA-f-ö»-    ■    C-l-int:    :    VÜV/i  :    tDaoAid,   :    h«">    •    A 

ATi-nh  ■  hA  ■  MlA-  •■  Ah  «   'ajp.hiL'/.  :  ?,oiii.>.  :  ,e.h-v  ■  WKh  >  -}*■//• 
fflMlJ'.h  ■■  tltiK9°h  ••  ÄA-1-  s  h'H-  •■  V1<Offlh  ■  fl»-A'/-  :  H-J:  ■■  «»hl  -  4,fl»£?»H. 
X  •  Klti.h  •  fc9°A3ne  ■■    l'tfh  •■  a*-M'  •  d^T->h  •  h">+  »  <D;J-1W-  i  ^ftfth  « 

°l\\.h  ••  hTlln?  ■■  K:\'aW  ■■  ifch  :  Wi.?  •■  ?i«nrt.Ah  »  m+HhC  ■•  ^Mh^-f*  : 
AW- :  i-nch  « 

36.  at.e.K.tD-m-irof']  P  <D.e.Ä,a»-j»ai>-.  —  /£.   •>c-fl;r]  P  4»c-flt.  —  37.  ir'.e.ir«0*]  A  irjcfö»-.  — 
l&.  .ß-nn-]  P  .e.-flA».  —  38.  «.»DflJ-jPöw]  A   lat-m-pav  sie.  —  ib.   ^Vl-]  P  >iTrll.  —  ib.   aommw^ 
A  «"min.  —  ib.  mfU-]  A  ffllfct.  —  39.  VM>]  A  >i"»l>  i  ri°?il.>..  —  i*.  fl»^--jnc]  P  mfrv-nc.  - 
IÄ.  fr-V]  P  1YHD--V.  —  40.  VlJVt]  P  ■>*'/•>.  —  ib.  **OmYi]  A  ^^«C^.  —  ib.  fl>-flt]  P  o«/.  - 
41.  Ji^AUf]  A   hi'^'tn.P.  —  42.  MTWP]    A  hy^ltP.  —  ib.  7Ätl]  P  7?i^. 


pas  d'homme  qui  ne  peche,  et  que  tu  les  abaltcs  et  les  livres  aux  mains  de 
leurs  ennemis,  et  que  (ceux-ci)  les  emmenent  captiTs  dans  le  pays  de  leurs 
ennemis  dans  un  pays  lointain  ou  proche,  "s'ils  se  tournent  (en)  leurs  coours 
vers  la  terre  oü  ils  sont  nes,  s'ils  se  convertissent  et  s'ils  te  supplient  dans 
le  pays  oü  on  les  a  emmenes  captifs,  en  disant  :  «  Nous  avons  peche,  nous 
avons   agi  iniquement   et  nous   n' avons   pas   garde  tes  commandements  », 

38 s'ils  *  reviennent  ä  toi  de  tout  leur  eceur  et  de   toute   leur  äme  d;ins  le      *  p, 

i      94  v"  a- 
pays   oü  on  les  a   emmenes  captifs,   et  s  ns  prient  (en  se  tournant)  vers  le 

pays  que   tu  as  donne  ä  leurs  peres,   vers  la  ville  que  tu  as  clioisie  et  vers 

la  maison  que  j'ai  Lätie  ä  ton  nom,  3''toi  de  ton  cöte,  ö  Seigneur,  ecoute  du  ciel 

et  de  ta   demeure   preparee  leur   priere,  alin  de  (leur)  faire  justice   et  sois 

misericordieux  ä  ton  peuple  qui  a  peche  contre  toi.  ""Maintenant,  ö  Seigneur, 

que  tes  yeux  soient  vigilants  et  tes  oreilles  (attentives)  ä  ecouter  la  priere  qui 

t'est  adressee  en  ce  lieu.  "Maintenant,  ö  Seigneur,  mon  Dieu,  leve-toi  pour 

(fixer  ici)  ton  repos,  toi  et  Tarche  de  ton  sanetuaire.  Tes  pretres,  ö  Seigneur, 

se  revetiront  de  justice  et  tes  justes  se  rejouiront  de  joie.   420  Seigneur, 

mon  Dieu,  ne  detourne  pas  ta  face  de  moi,  ton  oint,  et  souviens-toi  de  (ta) 

misericorde  envers  Däwit,  ton  serviteur.  » 


000  LES  PARALIPOMENES.  [140] 

VII,  >An  »  &."kaf>  :  ftti-tp-i  :  m-t  ■■  Kitt  '■  f.Mi.  ■  hlh  ■  MTh  ■■  <ßL 
fc  «  hriX0!^  ■  wnAO  «  aift/hA*  ■  tf-A«  >  «JhC(W+  »  <»tf-A»  '•  ot/»"Pö-P  " 

uv>  ••  n<eh  ä  ö»-fpr  •■  n,-h  ■  hi\i.h-n<h,c  ■  n£M:  ■■  *a-i-  ■  wi**»  .■  ti-aA 

+  ■■  Trfll.A'fMi.C    i  "»Ah   :    |hn*7i'|:  i    11,-1-   "    flJtf-A»«»-  i  £«64»  •  hh!.h,&  ■ 
Chf-V  •  ti£.h-l:  :  MV  i  MM  :  ->fl»C£-  i  fflil-flr/il'  i  hlfLh-ttdbC  i  «WA  i  ö>-?i 

'|:    :    Ifl-    »   AKDÄ**   :    ni/tm»-   :   flJ-ft'!'   :   9°R'C  ■  (DOi'M'  •  «»»hl   «   H.fc-nA?'  s  ") 

aac"i**  i  liiD-h-u  •■  ätät-  i  mfl-M.  i  nuf  i  a>«vnfW  ■  Ahiii.Mi'h.c  ■■  ?»? 

H  :   «A-flA-  i  iSA«™  ■  A^A9°  :  i>°,7,<M:  ■  'fl)rtA»f">   «  tt-/»  i  ö>tf-A-  i  AlM  i 
¥  p,     htlth.fr  •  «Aipö>-0-  •  «/»/»'«PAP  ■  n*.^»n  i  ?»"?II.Vnrh,C  «  "m«/'»  •  rtA-*«F"J  i 

94  v°  b. 

n,P.?%-/:  i  AA-l-  »  ÄAUIT'-I-  :  eff  :  flJftV  :  flJtfiV.-AP  :  ÄQ^A  :  Tg?  :  ffleff  «  fln-fl/.  « 

0>rfi£A  •  0,-1'  i  h'W.h'(\<h,C  ■■  AA-1°**  i  TW  ■  öJW*A-  »  Alfll  i  htl/.h*h  « 

6  fflilüS"^  s   ?,<l>a>-o»-  .■  rnpOTi-   •■  flfl   s  jr,4"Pö74:ir«n>-  :  fliA.«P«E.e'>  •■  Hol 

IU-  i  £<Oai.  i  «T1A.+  •  Ahllhh-ttAuC  -■  Hfl«ß1-  i  IT-r  ■  «7VP-  ■  AMlLMl 

VII,  1.  >,->Yi]  A  o/m.  —  z'i.  ante  fU-  A  add.  n»->,*.  —  2.  ante  n-d/ht  A  «rfrf.  n«».  —  i&.  n 
«>->i*]  A  m-fW-  :  «>-}i1.\  —  3.  •Vmc.e-]  A  ^atCR-f:  sie.  —  iä.  ididjc*]  A  idA7^..  —  Ä.  fl»o>fW-] 
P  OOT.  id.  —  ib.  lAflC'TV]  A  ♦Alllfrtl'».  —  4.  fl'>£-«»  :  V7H.  Vflrh>C]  A  rtT.-Ml.vn/h.C.  —  5.  gff  ! 
<":'•>!]  A  "iixct  i  ?">>-l-  i  mö/"<!..  —  ?6.  fli<n>/..öf]  P  o»i.  m.  —  ib.  Mio]  P  V/<l'#.  —  i'i.  I*?  « 

*»!???]   A     "iU-C-I-    s   >iA<{.    :     (DtlAh.t    ■     >iA<£.    —   IÄ.     «D7-ni   >    AlHiÄlt]     A    B»?1I<;    I     «".P.-l'/h.    — 

ib.  ante  n.t  A  add.  i\.  —  (i.  «dfotV-]  P  w.eOT7-.  —  ift.  y«*4"i,''?-fci/"flo-]   P  ■r^T-l.irof.  - 
ib.  mrt,'P'i:.e"/]  A  fl>rt,<pa>-.rv.    —  16.   jB4,-Vm.]  P  .ft<Oa>-  sie.  —  /ö.  A7>"fil.Vfl/h.C]  A  ii+äo»! 

>i"/ii.h-n/h,c. 


VII,  '  Quand  Salomon  eut  acheve  cette  priere,  alors  le  i'eu  descendit  du 
ciel,  devora  et  consuma  tous  les  holocaustes  et  tous  les  sacrifices.  La  gloire 
du  Seigneur  remplit  la  maison  2et  les  pretres  ne  purent  plus  entrer  dans  la 
maison  du  Seigneur  en  ce  jour,  car  la  gloire  du  Seigneur  avait  renipli  cette 
maison.  3Tous  les  enfants  d'e  'Esrä'61  virent  descendre  le  feu  et  la  gloire 
du  Seigneur  sur  cette  maison;  ils  tomberent  la  face  contre  terre  dans  le 
lieu  qu'on  appelait  golserotan,  c'est-ä-dire  le  pave,  sy  prosternörent  et 
glorilierent  le  Seigneur,  en  disant  :  «  Car  sa  misericorde  est  ä  jamais  ».  lLe 
roi  Salomon  et  tout  le  peuple  de  Esrä't'l  ofTrirent  des  sacrifices  devant  lc 
p,  Seigneur.  *  "Salomon  sacrißa  ce  jour-lä  vingt-deux  mille  bteufs  et  cent  vingt 
mille  moutons.  Le  roi  Salomon  fit  la  dedicace  de  la  maison  du  Seigneur 
avec  tout  le  peuple  de  'Esrä'61.  'Les  pretres  ötaient  debout  et  encensaient 
(en  se  tenant)  chacun  ä  son  poste;  les  levites  avec  des  iastruments  de  musique 
executaientles  cbants  du  roi  Dawit  au  Seigneur,  (en  disant)  :  «  Hendez  graces 
au  Seigneur,  car  sa  misericorde  est  ä  jamais  ».  Parmi  les  liymnes  ä  la  gloire 


10 


'.Kl   v"    I) 


[141]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  SEPTIEME.  661 

,h,c  ■  hfl»"  -•  mw  ■  r\ix/.-i--  ■■■•  (FviA.--!*  ■  nti-ttihi'  ■■  Mn.hiith.c  ••  "»h 

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jtmk-  i  A4A>i>-  i  R"j-h#h  ■  mf-cflV'i-  ■•  *Bo«»*dAl*  ■•  'htmii  ■  aa-t?  i  n 
°/A  ■■  (\a*hU  ••  «D<PAA  ■■  fitt'O  •■  öM"  -  ai'ii'f*  ■  ?»rt/.Ä.A  :  y"i1A»n-  ■  "Ml-M  ■ 

cninv  ••  «vinc  :  on.£  «  «i.R-'J &  ••  hrtivh  ■■  h,T'i-  ■  a>htih  •■  -Mih,  •  h-mä-  - 
'ivatiki'  •■  nA^'j-i'  s  aa>  •■  -mv.  :  AA-in  ■■  o*>°h  ••  ftA«»  ■  -f-ARA  ••  »»+*R 

io  rt  !  IM"  ■■  ?°/*'tPA  ■■  ati-m.  ■  AA"f">  5  ncB-Ki"  ■■  »»"PAA  ■  n°/A  ■  rtfl-tf  ■  AA 

-I«    S    "fflhon    :    X   :    (/»AA'A-    :    AAflA    «    (DCA  '■   6.W0**   :  A/hTPfl    :  IM   *  «•MiÄ' 

6Ü'o**  :  J^-JH  ■  ffti^ib-  i  m&t"\u*$  i  llA-fl  ■  VJW  :  flJViPvTi  ■  fl»"«i'J{»0  ■ 
m^.n  :  ipS'R  ■  fc*>-f"  i  111/.  ■  MH.Vn#h.C  •  AWP  •  flJArtA»'P">  ■  flJArfcllfl-  ■ 

fcA4-Jk.A    «    "flMiVK    •■    r&V.fcOT   :   AA»f"}   :   fl»+   i   )rfll.Vfl<Ji.C   =   •»(!,+    :    »»''> 

i5  •»*/»■*  ::  mw-A- 1  HWiAf  i  öj^rt0  ■  aaa-'Pj  i  iiv<PA-  i  ho»  ■  *?.**inc  i  nn»p  I 

IÄ.  DA-fl/ht  i  TV?H.Vfl<hG  '  ö»n<öo-<:  <  («rollflo-  :  .s/t)  h^i;*]  A  nn-ll/ht  i  «»niö»-C  '  ii-sii-V.  — 
ib.  ante  n«H<{«'o*  P  add.  w.  —  7.  ante  wf  A  add.  n.  —  ib.  H-ncl-]  A  om.  —  ib.  h.v-(l(f] 
A  Kf>°°£.  —  ib.  fl»<('-r.nvi]  A  wf-cns^-.  —  8.  0H.e]  P  0-n.e  «c.  —  ib.  h.1"*]  A  h."7^.  — 
9.  a>tt<\ij-  •.  nt?*"V>]  P  milfA;»-  =:  fl'iüi^".  —  ib.  hfl«"]  P  o/«.  —  ib.  w|-<l>£rt]  P  m+Äfl.  — 
ib.  ört-f-]  P  öA>.  —  10.  ;»]  A  \fi:  —  ib.  M-M  ■■  a»CV]  A  l\mc.^  ■■  nr>^.  —  ib.  on.iKe:Mru<>-] 
A  ao^Rttrav  sie.  —  ib.  tpn.r'  ■■  <n]  A  om.  —  ib.  mAAllfl-]  P,  A  om.  A.  —  11.  Kl«"1]  P  ntioo. 


du  Seigneur  ils  chantaient  les  psaumes  de  Däwit  (qu'ils  aecompagnaient)  de 
leurs  mains.  Les  pretres  sonnaient  des  trompettes  devant  eux  et  tout  'Esrä'el 
se  tenait  debout.  7Salomon  iit  la  consecration  de  l'interieur  du  parvis  de  la 
maison  du  Seigneur,  car  il  y  offrit  les  holocaustes  et  la  graisse  des  viclimes 
pacifiques,  parce  que  l'autel  d'airain  qu'il  avait  fait  il  ne  l'avait  pas  etabli 
pour  y  mettre  (tant)  d'holocaustes,  d'oblations  et  de  graisses.  8Salomou  fit 
en  ce  temps-lä  une  fete  pendant  sept  jours;  tout  'Esrä'el  etait  reuni  avec 
lui;  il  y  eut  une  tres  grande  assemblee  depuis  Tentree  de  'Emot  jusqu'au 
torrent  de  Gebs  (Egypte).  "Le  lendemain,  le  huitieme  jour,  Salomon  fit  la 
clöture,  car  l'autel  avait  ete  inaugure  et  consacre  et  Salonion  avait  fait  en 
ee  temps-lä  la  fete  pendant  sept  jours.  ,0Le  vingt-troisieme  jour  du  septieme 
mois,  il  renvoya  le  peuple,  chaeun  vers  sa  demeure.  (Tous)  se  rejouissaient 
et  exultaient,  le  coeur  satisfait,  rejoui  et  heureux  des  bienfaits  que  le  Seigneur 
avait  aecordes  ä  Däwit,  ä  Salonion  et  ä  son  peuple  de  'Esrä'el.  "  Salomon  bätit 
et  acheva  la  maison  du  Seigneur  et  la  maison  royale.  Tout  ce  que  Salomon 
avait  projete  et  s'etait  complu  (k  imaginer)  en  son  äme,  pour  (l')executer 
dans  la  maison  du  Seigneur  et  dans  sa  maison,  fut  lä  pour  lui  exaete  reussite. 


662  LÜS  PARALIPOMENES.  [142] 

95*rf-a  hin.h-n<h,c.  =  flinn,-!.-  •  nuf  ■  i^hn  ■•  ismhM-chv-  ■  ?.s<7ii^-n<h.c  ••  a 
fii\»Ti  ■■  ay.hl:  •■  A.A.V  ■•  a».e.n,A»  •  iWh-  ■  ftft-Hi  «  fl»v.£tv  s  a-wj*  « 
»»>r>  ■■  Y\at>  :  e.n-ijr  :  n»l*  '■  9°/*"Pö  ••  nfl>?i«»rt  ■•  hKnölnv  -■  Art"?.?,  s  mM 

?»Vl*P  ■  hAKI**.  :  1IV9°  :  10-ftl-  :  JP'ÄC  «  fflfcOT}-  :  KHIUfI?'  :  Afc "Hl«!  :  h«»  : 
.P-flAA  :  WA»  :  ÖOflJ  •'  HJ&A<5  :  OlAh«»^  :  <O0>-tl-  :  Tl'  ■•  AM  »  /hTPflP  '■  "ffl 
'\*ao£,a\'  •  rD-J-hAh-  ■■  rlh-H-nf  :  H-f-Ät»-»  =  AjTf  :  (lA<>A.l/'<n>-  ■•  fl>ÄAP-  ■•  *NL 
P  :  ffl'Vw'U"  ••  1JVP  ■■  (D-t-fmp.m-  •■  hTT'T'l'  ••  hiW'OO-  :  (D^X  •"  hA^Vo»-  : 
hrft0!?.  •■  Wr^^(0-  ■■  °l"l?X?  ■■  (OOBA^  :  hhö»'"}  :  flJ|V..P»  :  A^HAlFö»-  : 
(Dhi0(P'(ia°-  •■  (DhthV-  '■  9°^-aao-  ::  '  fl)^.hH,>.  ■  höfi-tfä  :  '**•/»-  :  JP-ht»-«,'  = 
OJ?iH'K>.    :    $Wh    •■    Art«"/"     :    h'JH    :   ttd.1?   :   Oft\V   «   H7*    :   «n^   ::  "  0)£ 

MU  ••  -tej&hp  •  flJ+p.Ah?*  :  AH>'1-'  «  n>-7-  i  Y\ao  :  .e.rtoDf,  .-  t\9°?  •■  hhh  ■ 

A^A9°  »  IDUPJr  :  .e.hWV  »  fcA.e.VJ-f  •"  CDAflP  fc  S  fltf-fr  »  «»«PAA  "  '7  fflh'H-Jr  : 
Ah<n>  :  rhCh  :  n+Jt«**?  :  Oh»»  :  */.  :  *fltf-  :  fcfHl  s  tDlÜCXl  :  tf-A»  :  HfcHTiVh 
h  :  rli^P   :  fln/->kP>.    ■  Ah«"  :  0<|>nh    ■     * hW'J0   •    O'fcjOA    -  »o-ilU  :  au^f» 

>h  ■•  nii»»  ■  thf £■*#•  i  a W»-  •  ^n-h  ■  ?i}h  •  kha  •  Ä.ewiA+h  •  -nhfi.  ■■  hj?. 

iA.  nuf  :  -nmip]  P  *io»  i  .e-v^nn.  —  12.  n.R>ii:]  P  m.r.Vfc.  —  j*6.  ,eji>i]  A  ,e,n--/.  —  1  i.  m 

7.«»>.]   A   me\-ha»i.  —  14.  WV-r-l-]  P  hVer1!:  —  «6.   <n>„{„rt»-^ai>.]  P  >,<,a»-n.  —  1").    >«»:•/•»■] 

P  •v*v^-.  —  '&.  o»,iiw);]  A  wvirm..  —  '*.  a»-ni-]  P  <»».  —  16.  post  nsn*  A  «rff/.  nwc  — 
ib.  iDA-dfli]  A  o//i.  >..  —  17.  rt},<n>]  p  o/».  —  18.  ante  im«»  P  add.  m.  —  ib.  i-w R~nf2 
P  l-KifÄ'J»  s/V.  —  ib.  >.-flA]  P  o/w.  —  ib.  Kf^iA+n]  A  h.r-VA*. 


«  p,  *  ' 2 Le  Seiauieur  apparut  ä  Salomon  cette  nuit-lä  et  lui  dit  :  «  J'ai  entendu 
ta  priere;  j'ai  choisi  ce  lieu,  afm  qu'il  soit  monautel.  l:iSi  je  fenne  lc  ciel  et 
si  je  l'empöche  de  faire  descendre  la  pluie  sur  la  terre,  si  je  commande 
aux  sauterelles  de  manger  tous  les  arbres  qui  donnent  des  fruits,  si  j'envoie 
la  mort  sur  mon  peuple  ''et  si  (les  fds  de)  moa  peuple  sur  qui  inon  nom 
a  ete  invoquö  se  detournent  et  s'eloiguetvt  (du  mal),  s'ils  nie  prient,  s'ils 
cherchent  ma  face  et  s'ils  se  convertissent  de  la  voie  de  lcur  malice,  moi  de 
mon  cöle,  je  les  exaucerai  du  ciel  et  de  ma  demeure  preparee,  je  serai  misö- 
ricordieux  et  indulgent  ä  leurs  peches,  je  les  guerirai  et  je  sauverai  leur 
pays.  ,s  Maintenant  mcs  yeux  seront  vigilants  et  mes  oreilles  ceouteront  la 
l>riere  qui  sera  adressee  en  ce  lieu.  '"  Maintenant  j'ai  choisi  et  j'ai  sanctifie 
cette  maison,  afin  quo  mon  nom  soit  invoque  ä  jamais  et  que  mes  yeux 
et  mon  cceur  y  soient  tous  les  jours.  "Si  toi  aussi  tu  marches  en  ma  pre- 
sence  com  ine  a  marche  Dawit,  ton  pere,  si  tu  accomplis  toute  ma  loi  que 
je  t'ai  prescrite  et  si  tu  gardes  mes  commandements,  lsje  maintiendrai  et 
j'aH'ermirai  le  tröne  de  ta  royauto  ainsi  que  je  Tai  promis  a  Dä'wit;  ton  pere, 
en  disant  :  «  11  ne  te  manquera  pas  de  successeur  (texte  :  d'liomme)  (]ui  soit 


p, 

r  b. 


{143]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  HUITIEME.  663 

X\Wi  •■  M-%  i  AM  ■  AlMl?  ■■  h(l/.h,&  «    '«nAh^A  ■•  -f-önfTlfl«»«»-  .-  Jtf'l-o0* 
<n,hft"?oi»-    :   flV.Adhtf,>-  ••  l-hHIftf  -•  aifoi?  i  Himmaf-'n-lna0-  ■■  oi^Chö0- 

J#°JtC  ••  M-f  ■  hat'/MM'v0-  ■■  hhlVP.lnaT*'  -.  mtniiU  •  (Li-  •■  H<^&All5', 

5   A/llTP  •  ?,«».e.T  s  iä-P  «  hfiü"  •  atWkfp  ■  mh&M-  ••  Yli.  •■  a>h'Ft\h  «  A 

if-A-  •■  JwliH-fl  ■  flUW  ■■  Atf-A-  ■■  nthat-tft  •■  äl  mMU  •  IV'I-  «  VlfW:  ■  f»WA-  ■• 

rM£,  ■■  V'i"'i"  ■  H.f<J.hP-  ■  W?o-  s  ffl.e.nA-  s  nx*7+  i  9°i'l-  ■■  int  •■  Mii.fc 
■n<h,c  i  a*a  :  mb  ■■  (VI-  i  waöa  •■  in*  •  r&c  ■■  h»»ii  ■.:  32a>ya>s»h-  ■■ 

flJ.ft-nA-    •■    htia»    •■    /ftd?'    i   hhlll.h'aih.C    ■■    t\9°1h   i   ha<Pjra*>-  :   Whiit-i,'/, 
io  ou-  •  h.9°ß:£  ■  1'fHV  i  ffl'l'Afli.  «  mh9aM\-  i  ^"VAhl"  s  ttu:  s  0»'/*+'*?-  >  a» 
<n>-  s  0>n?t'H"TI  s  fc'/"ft'h  s  ArtA-l/'t"»-  •■  tf"A»  :  )l'i'l'  •  hfr?  « 

VIII,  ö)1iV  :  W»JCM  i  ä  "  •}«•">  i  #MR  ■  rtA-T"J  i  IM-  i  hlli. 
h-tttMl  ■  «nfl»'l*  ■■  »»"n/***  ■  2<»KUT-<i£  ■■  JiA  ■  flWfl  «  *l.^-iT»  .-  -JT-w  i  m. 
(?A  :  ArtA-f"*  »  JwMR  i  AA-1°?  ■  öifc/hRtfo»-  i  DP  ■  Afc*+  ■  T\t\6h,l\  ••    at 

15  immi  i  AA-fl°i  «  Mh  i  RfflA  ■  h,°7l"  i  <vn>i  •  flJÄX"jo « 4<dJwMr :  nur  ■  +£■ 

?'Ä.    rt>{.i  :  <\ÖA  :  AllHf]    P  <\drt    :    fl<{.!t    '    «MÖA    i    ATHIP.    —  19.     fl>Wi.P."J«»-]    A    O/M.    —    /Ä.  H 
«TOrtHD-n-li««».]  A    ll<nxn)Mi0i>-.    —    20.    Ti-V-I-]    P    >i"VII.   —    ib.    AW-A-]  P    fitf-A-.    —   21.    HjBA>if-]  P 

H>iinf.  —  ib.  .ft.P.>°/o-]  A  .p..e.>°»u.  —  ib.  5T-v>]  A  fhYf.         22.  ffl^oiA-h.]  A  o/».  id.  — 
ib.   ^Aö}P]  P  iCOöVlJP.  —  ib.  mlAm.]  P  ar\-W. 

VIII,  1.  -£]  A  ö/"M/t-.  —  li.  ante  ,h>X  P  arfrf.  >i9".e.-^<:.  —  ib.  roat]  P  om.  a>.  —  2.  whui- 

jü.1  P  iDhu-^o..  —  3.  amfiih  •■  nA-v*  i  >.nn  ■  .cwa  .■  h,"7>]  P  c»n»wi  ■  ä<da  i  >inn  i  >,«»»t. 


prince  sur  mon  peuple  de  'Esrä'el.  »  ,9Mais  si  vous  vous  detournez  (de  moi), 
si  vous  abandonnez  et  oubliez  mes  commandements  et  ma  loi  que  je  vous  ai 
donnes,  si  vous  allez  adorer  les  dieux  des  etraugers  et  vous  prosterner  devant 
eux,  -°  moi  de  mon  cöte,  je  vous  ferai  emigrer  de  la  terre  que  j'ai  donnee 
«n  heritage  ä  vos  peres;  de  cette  maison  que  j'ai  sanetifiee  pour  mon  nom  je 
detournerai  ma  face,  et  je  la  donuerai  et  la  mettrai  en  lecon  et  en  exemple  a 
tous  les  peuples  et  en  fable  ä  tous  les  pays.  2I  Quant  ä  cettc  maison  glorieusei 
quiconque  passant  par  le  chemin  la  verra,  sera  stupefie  et  dira  :  «  *  Pourquoi 
le  Seigneur  a-t-il  agi  ainsi  contre  cetle  maison  et  contre  ce  pays?  »  220n  *  P, 
repondra  et  on  dira  :  «  Parce  qu'ils  ont  oublie  le  Seigneur,  Dieu  de  leurs 
peres,  qui  les  avait  tires  de  la  terre  de  Gebs  (Egypte),  qu'ils  ont  suivi  et 
aJore  les  dieux  des  etrangers  et  les  ont  servis,  ä  cause  de  cela,  il  a  amene 
sur  eux  tous  ces  maux.  » 

VIII,  '  Vingt  aus  apres  que  Salomon  eut  bäti  la  maison  du  Seigneur 
•et  sa  maison  royale,  2il  fit  rebätir  les  villes  que  Kiräm,  roi  de  Tiros,  lui  avait 
donnees  et  y  fit  demeurer  les  enfants  de  'Esrä'el.  3  Salomon  parvint  jusqu'au 
territoire  de  'Emät-Sab'e  (dont)  il  s'empara.  '  11  fit  bälir  Tadmor  dans  le  pays 


95  r°  b. 


*  p, 

95  v" 


G64  LES  PARALIPOMENES.  [144] 

1°C  ■■  Ohlft  •■  n*h,/.  :  1X9°  ■  fl)tf-A»7  :  KWb£  ■  ÄYd-f-  »  HrhVÄ  :  tt-üth,d.  ' 
WIA'  "  fflrhVÄ  ■•  hÖ(l  •■  (i,Wi  ■  AMP  •  (D&Wi  :  :i*W?  :  hl)t£  - 
KWl*  :  (Dl-m.  :  A-f»  ■■  hdtt  i  fflfcV+Ä  ■  (Dtmf.'til't'  :■■  ffl",^  :  fcAfl  : 
A-flfh.1  s  IHM"  «  fflAW-A»>  s  fcU7-C  i  #*•«}•>  •  ?iA  i  <DU<fl7>  :  AAA-1°?  ■  «0 
AftlThl  i  rV.lA-1-  i  mAtf-A"?  i  fctJTY.  i  «>»A-i-XW>  «  0>Atf-A«  i  Mh  i  iMiAf  ■  5 
tDttd.*?,  •■  AA-fl0?  i  Oho«»  ■  tf-A-  ■  Hr/iAF  i  h«n  •  £/h'W  i  ah.?<fli^9°  i  öJflA. 
flfA  •  WriW-A-  ■'  oo-)"l/»-b  :  |f£K<">  ::  7fflW-rt»fli>-  :  AtMl  ■'  ?iA  =  'f"Ctf-  •'  ?i9°h."l 

q»^i  s  fl>Mi°M"^n  !  toh9ni.6n(o-n  :  <»hi'"A«.en-Afl>'jP'>  ■•  fl>?»A  ■  h. 

M-  :  •1»A*öd-  •■  Aft*+  >  M)4-JfcA  ■  shA   •    I-OJAS.  «  fcyft**««!.  i  hJ»°>»A  « 
+Cf-  :  h9°?."}d.irao-   s  fll-ft-f*  ■■  yÄ'tTö«»-   ■■   hA  i  K«4,+AJpoD"   -■  £«fe+  :  ?,A/J.    lo 
h,A  :  «dM^«"»'  i  AA-f1'}  •■  (DlVa»-  ■■  X\oo  -.  ?u(\'  •■  "l-f\&  ■  htlh  ■  fl'fc  "  A 
A>  «  9»*M^JMS+  ■■  fcft<S-fc.AA  •  W/^h  ■■  AA-f"*  ■  h«7-nC+  i  o»n/"i:  : 
KA»»  :  A£ö>-  •■  ÄTÖ'l-  '  flJ<">ft-l"Ä*dV>  !  «D«*ft+M*A1  :  ha—tt  *  fl>o»A?i1ri'1-  •■ 

3-4.  «DhJWO  :  m>»7,>a  :  nuf  I  +Äl°C  '  wfH-  I  -flrh,^  l  7-S5'"]  A  a>,f,™  :  A;Mt«n»C  :  fmy».  — 
i*.  *Yfl1-]  A  «>«**.  —  //'•  W-l*]  A  h,"?*.  —  5.  ffc-PC"»]  P  n,-FTrC"V.  —  Ä.  AöAf]  P  16A/&; 
A  aöa.p.-t.  —  '6.  ^A^r]  P  +/"h.-»-.e ;  A  ,-i-hf.e.i-.  —  i*.  hOT-4]  P  hu?*c;  A  >,07-4  «c.  —  ib.  ft» 
•P'V]  1'  ft»tV..  —  ib.  post  mhV^K  P  add.  anrov-ncl'.  —  6.  (1Ah>]  A  (lAö-1-.  —  i*.  hW>C]  P,  A  MV- 
C.  —  ib.  mo-MT]  A  Ji'Vjp.  —  ib.  cdAMH-I]  P  mhü7*<;;  A  AhU7^.  —  '6-  mAJf-A-V  i  MJ7-4  i  (P  hW 
T-i  »)  «WitJVöW]  P  <da>iU7^<1  i  h<t:<!-n.  —  ib.  >,Trti]  A  o/«.  —  ib.  ante  AA-f"»  A  add.  a.  —  f'6.  .& 
rVVJV]  P  fA"V».  —  iä.  ffidtf-A-]  P  om.  n.  —  7.  Mrii.ni'j.'.rv]  A  >iy*n.'no>-fV.  —  ib.  <D>1j>">iT'V-<e 
^•V]  A  io>,y>,i%«»-^-».  —  ib.  «Djiywmn-rt  A  <D>i?"<CCHfl>-^V.  —  i"4.  a>>,ir>,..enAfl»-.eV]  A  a», 
•f°K?Mw?"i.  —  ib.  >».»>>■]  A  h,}>>.  —  iä.  v»a*ö">-3  P  ■TA*»»'  sie;  A  -v-a*«"»-.  —  ib.  aä*^ 
A  >,'/".p.«t+.  —  9.  post  h.V"*»  A  arfrf.  A°*.  —  i'ä.  hl-OCt  "  «"»"W***]  A  -?-n<:  i  n»VI/lW*.  — 
?6.  xvö^]   P  ÄVöt:  A  »>-°,-V.  —  i'Ä.   <D<n>fi|»dV'/]  A  om.  —   ib.  fflm^Mnfr]  P,  A  a»«n»A>.Vit. 


du  desert  et  il  bätit  toutes  les  villes  fortes  du  pays  de  'Enämöt.  :'II  b;\tit 
«ncore  Betoron  la  haute  et  Betoron  la  basse,  villes  fortes ;  il  leur  lit  murailles, 
portes  et  barres.  '  Salomon  (fit)  de  meine  pour  la  ville  de  Balä'at  et  pour  toutes 
les  villes  fortes  qu'on  lui  avait  donnees,  ainsi  que  pour  les  villes  (destinöes) 
aux  chars  et  pour  toutes  les  villes  (destinees)  aux  ca valiers.  Salomon  realisa 
donc  tout  ce  qu'il  avait  concu  et  voulu  pour  tout  cc  qu'il  avait  resolu  de  bädr 
ä  lyarousälem,  au  Libanos  et  daus  tout  son  royaume.  7Tous  les  peuplcs  qui 
restaient  des  KiMäwivän,  des  'Amoräwiyän,  des  Farizäwyan,  des  "Iyäbou- 
säwyan  qui  n'etaient  pas  du  nombre  des  enfants  de  'Esra'el,  "(mais)  qui 
etaient  nes  des  enfants  de  ceux  qui  resterent  apres  eux  dans  leur  pays  et 
que  les  enfants  de  'Esra'el  n'avaient  pas  tu£s,  Salomon  leva  sur  eux  (1'impöt) 
*  p.  et  les  contraiguit  k  payer  le  tribut  jusqu'ä  ce  jour.  '  'Mais  des  enfants  de 
'Esrä'el  Salomon  n'en  prit  pas  comme  serviteurs  de  son  royaume,  parce 
qu'ils  etaient  hommes  vaillants,  cavaliers,  guerriers,  capitaines,  combattants 


95  v*  a. 


(145]  LIVRE  SECOND,  CIIAP1TRE  HUITIEME.  665 

<D1W*'>  ■  WfmfihTnl'   ■■    A/.7A1"  ■■   atm>tlVK'Ö',"i  •'•  hhfc  ••   ho«-'i'U  ■   «i»Afch+  : 
l'Mtlljh   •  AAA"P"}  ■•    J?-/M  :  ef  ■  ö»7  '  hti  ■•  fr+wao-  .•  AAA  »  IllC  »  f»A 

AA  :  tf"A-   :  JwliMIl  :=  "tf>A«)A'|-  :  ^.(.V">'/.  »  M/.."»  :  Ati'Ti    »  TiiTUV.  :  Wl'  : 

rohin*  •  d»-A/-  •  (Vi-  ■  r//fi>Ä  •  a-I:  ■•  wi<»  »  j?.n,  ■•  tm-Ti  ■■  hjrAiRC  ■■  n 

/nV"  :  (Ifc*  ••  J»f  ■■  A;MW-  «  ?»«7li.VfMi.(:  «  ,2(oh"V/  ■  hödl  •  AA-T"*  *  X'i 

<u,h  ■  hhai\\jvn<h,c  ■■  fiAAA  ■  it-/-  :  i>°/»'«PA  ■■  H2tfiUHi<fi>c  •  Hrhta  •■  AA»r 
i  ■  hin/.  -•  im-  ■■  hiu.yvf\th.i:  ■■  ,3fl>nh«» :  ,+a  =  unn  ■•  aa-1-  :  h«»  ■  ,edc*i- : 

(lh»«i    :    h|/H    :    ao-ft,   :    (\(\    :    AVlll'    :    «(1(1    "    ÄÖ^'V    '    0(1(194-1-  »  /»"Art  «  A°/ 

io  OT--J. :  ainn°/A  :  s7i-i-  s  axiim-f*  •  Avnr  ■  aiium-f-  •  «»xa*  ■•  "©m* 
ao-  .■  ö)A.'P'fij?'jA  s  nSi»»  :  <r<><p"7-/;irtfi>-  .•  h«n  s  je-rt-n^i?»  ■  AKiiLÄ-ndiiC  ■ 

fl>£rAJ»h}"tf»-  ■  AilUVl-  •■  llh»»>  :  tf-A-  •■  +A  ■  HAA  •■  AAr  s  fl>0«MH-  i  M'* 

XX   '   flh«w    :   yiT-A-f-o»'   :   (1(1   :  h'H'fltf«»-   s   ht\ao  :  h»»ll   :  J&h'fc   :   'l'ltiWa»-   : 

15    ri-Trn  ■■  ?,'£>  :  -nhA,  :  fr7ll.Jfflrh.C  «  ,sfl»Ä«rhRl  ■■  mh^fH"/.  •  Kr^MU  •  W. 

ib.  öjäVö-V]  P  <däVö+;  A  fl>»"/-()ir.  —  ib.  maaVKHV]  A  o/«.  m.  — ib.  fl>flDn-/-»ö'i"V]  Aom.  m. 
—  10.  eV  ;  m:Q  A  DAh,  :  ^"Ji^  :  m]i.  —  ib.  m^öA]  A  Mftrt.  —  j'ä.  >,;i,u-il]  A  ,VlMl.  —  11.  «da 
<i»At]  P  «>fl»At.  —  i'Ä.  a»,"Mi>.]  A  m^-n»!.  —  /6.  post  AA'T'Tr  A  add.  "ii-f".  —  ib.   A.Mi.e.c] 

P  h.^-W>.?:C  SIC.  —  ib.    A.+flt]  P  Om.   A.  —   12.   tnj,""/;'/  .•   hö^-J   :  AA»'Ji"V  :  WV-l.rfi   :   A>i°/Il.>i-Il,h.t:] 

A  ow?.  —  13.  ihm]  P  n>nn  sie;  A  haa.  —  ib.  xio»  i  $t>c.i~]  A  nn«»  :  voc.-h.  —  ib.  /"Art]  P  f 
Afl.  —  /ö.  A"j«»>]   P  Ad^A.   —  //).  m(HI"iA   :  VM-]   P  mfid'VA  i  HftH"ll :   A  ffllM°/'\/-  ■■  Vö>.  - 
ib.  flj|M"i'»l]  P  i»ft-,M-  sie;  A  mnil'V\->.  —  14.  TiVA-fö»-]  A  ö-n^.*«»-.  —  /ö.  ViVA-fö»-]  A  0-lU, 
-Pöo-.  —  ib.  IM  >  ^Tr+Zo»-]  A  AhV>»  s  (nh"/+W. 

et  chefs  des  chars  et  des  cavaliers.  ,nLes  chefs  de  Service  du  roi  Salomou 
etaient  (au  nombre  de)  deux  cent  cinquante,  qui  surveillaient  les  travaux  de 
tout  le  peuple.  "  Salomon  fit  monter  la  fdle  du  pharaou  de  Ia  ville  de  Däwit 
et  la  conduisit  ä  la  maisou  qu'il  avait  bätie  pe-ur  eile,  car  il  dit  :  «  Que  ma 
femme  rie  demeure  pas  dans  la  ville  de  Däwit,  roi  de  'Esra'el,  qui  est  sainte, 
parce  que  la  est  l'entree  de  l'arche  du  Seigueur.  »  l2Alors  Salomou  olTrit 
des  holocaustes  au  Seigneur  sur  l'autel  du  Seigueur  qu'il  avait  bäti  devant  le 
temple  du  Seigneur,  ,:'pour  qu'on  (y)  ollrit  (les  sacrifices)  selon  l'ordre  de 
chaque  jour,  comme  Mouse  (l'javait  commande,  chaque  sabbat,  chaque  mois 
et  aux  trois  fetes  de  l'annee  :  ä  la  fete  des  azymes,  ä  la  feie  des  semaines 
et  k  la  fete  des  tabernacles.  "Il  dtablit  d'apres  l'ordonnance  de  Däwit  les 
pretres  selon  leur  classe  et  selon  leur  ministere ;  les  levites  selon  leur  rang, 
afin  qu'ils  glorifient  le  Seigneur  et  qu'ils  servent  les  pretres  d'apres  toutes 
les  ordonnances  de  chaque  jour;  les  gardes  des  portes  selon  leur  classe, 
ä  chaque  porte,  car  tels  etaient  les  commandements  de  Däwit,  l'homme 
du  Seigneur.  I5I1  n'omit  rien  des  commandements  du  roi  Däwit  concernant 

PATR.   OR.   —  T.   XXIII.   —  F.  4.  43 


666  LES  PARAL1P0MENES.  [146] 

fr  •  vbf»  •■  nnhi-t-  <  hüT-l-  ■■  (Dttah'H'  •  tyvp„n  •  nw-A-  •■  um  ••  +a  ■ 

17  fl»^'/  i  */.  i  rtA"f"*  ■•  flWI-l-  i  ftfflA  :  KT-?  i  70.C  ■  m[\h,ti<F  •  h?!* 

Ä-»A  I  OrliC  ■■  >l'H"  l    nrh./.  I  h.f-9°$h  "   l*  ID AMD  l  h.^90  :  fl?»£  :  fc«7-nC'fctf- 

fc<V7l  i  ffl?iA  :  yh9°<*  •  n&£  "  fl»M-  •  mW*  i  5>°flA  i  JfMiafci*  »  ArtA-?0 

7   i   A-flrh,/.    i   rt^,/..  :   fflV/*'h-  •    (Dhh'l'OX  :    J.JT'Uf  »  hCHÖ+  ■  f  «   «»3  i   »»hA. 
IX,    '(O-iir'-l-    •    tlWtl    i    fljPOfr    :    H.VU-    s    ArtA-T^    ■•    (Doofth-I*    :    fttfD   : 

^«/»hC  ■•  ArtA-f"*   i  *>!-/»•  i  nfcfl+^flA-  i  nA.f<.AA.y  i   flrhj?>A  •  HTM  ■   i» 
<f.£'4-£  i  myAA.yJt  ■•  fc*7<*7A  :  £ÄflK-  i  h£«D  i  ffltDC*  ■■  -fllM  '  (Dd'i'k  ■  h 

n-<:  i  fonx'rfi^  ••  -w  ••  aa-vi  ■•  mwuA-  •  w-a-  i  howi*-  .•  ao  « "mAA-f''} 

y.  s  Uön  ■•  H.VP  i  WA-  ■  *A/."/  :  (DK'h^l  ■■  .+A  i  AA»f"*  »  ?»9"V7<-  i  JIA.H.VP  i 

nXTfku-  ■  3fl»c?».e  •■  wrt  •■  aq?i  »  Tnn.u-  •  aaa-t"}  ■■  mn,*  •■  Hrhta  ■■ 

'fflöBfiAö-l-  ■  afihM*  ■  aumW'ttC'l'  •■  hl-nc-lio-  ■•  *»*;'■  -.  AhttiyJ-  •  mhMti.ir  u> 

15.  ntf-n-]  P  munw-rt'.  —  17.  »\-v  :  ?n.c]A  ^/"f-Tr  ■  ?n,c  —  i'J.  >,->•/■  i  jvva]  A  >,-vt  i  »»a 
öa-I-  i  »-Vi.  —  18.  .sTi?"*.]  P  y>,!r<.:  A  thnsic.  —  «6.  A-fl«h,<c]  P,  A  ao.V.  —  j'ft.  «ohM-m.] 
P,  A  mhM-af  sie.  —  ib.  mhr'Xh.]  P  m«»»>i.. 

IX,  1.  "/?•/"]  A  owi.  —  i'6.  W-A»  :  II]  P  ont.  —  2.  H.5-P]  P  K.¥«c.  —  #.  *AtV]  P,  A  ,+tt 
u-.  —  ä.  ii^itvp]  P  o/u.  —  4. 7,"Hir.fci>]  P  vj-ncV.  —  /6.  <D°,-Tr»iiWv]  A  <DA-vy<h.  —  ?'*.  ante 
AA-'r"»  A  arfrf.  a. 

les  pretres  et  les  lövites  pour  toutes  les  choses  qui  avaient  ete  prescrites  et 
pour  les  tresors.  '"Tout  le  Service  avait  etc  pröpare  et  orgaaise  depuis  le 
P>  jour  oü  Salonion  commenca  la  maison  du  Seigneur  jusqu'au  moment  oü  *  il 
l'acheva.  "Alors  Salomon  alla  au  pays  de  Seyon-Gabir  et  ä  'Elftm  sur  le  bord 
de  la  mer  dans  le  territoire  de  'Edomyäs.  '"Kiräm  envoya  par  ses  serviteurs- 
des  vaisseaux  et  des  navigateurs  experimentcs.  Ils  partirent  et  voguerent  avec 
les  serviteurs  de  Salomon  vers  le  pays  de  Saferä;  ils  prirent  et  ramenerent 
de  lä  quatre  cent  cinquante  talents  d'or,  qu'ils  apporterent  au  roi  Salomon. 
IX,  'La  reine  de  Sabä'e  apprit  la  renommee  de  Salomon;  eile  vint  pour 
eprouver  le  roi  Salomon  en  lui  proposant  des  enigmes;  (eile  arriva)  a 
lyarousälem  avec  un  equipage  tres  puissaut  :  (eile  avait)  avec  eile  des  cha- 
meaux  portant  des  aromates,  beaucoup  d'or  et  des  pierres  precieuses ;  eile 
parvint  aupres  de  Salomon  et  lui  exposa  tout  ce  qui  ctait  dans  son  cceur. 
2  Salomon  aussi  lui  expliqua  toutes  ses  enigmes  et  ne  laissa  passer  (aucune) 
enigme  sans  la  lui  Interpreter.  :iLa  reine  de  Saba'e  ayant  vu  la  sagesse  de 
Salomon,  la  maison  qu'il  avait  bätic,  iesmets,  les  tables,  les  appartement» 
de  ses  serviteurs,  l'ordonnance  de  ses  domestiques  et  leurs  habits,  ceux  qui 


95  V 


om 
A  a>ö 


—  ib.  A°*]  P  A°A°  sie.  —  ib.  n.<0]  A  i\i.,t..  —  ib.  <dao<d]  P  mbOa>-.  —  ib.  mö^-k]  P, 
»•»■/-.  —  ib.  nn-dj  P  \it\c.  —  11.  ?iAiit]P>iAtf-t. 


se  tenaient  aupres  de  lui  et  leurs  vetements,  ainsi  que  les  holocaustes  qu'il 
offrait  dans  la  maison  du  Seigneur,  en  fut  stupefaite.  5EUe  declara  et  dit  au 
roi  Salomon  :  «  Elle  est  vraie  la  parole  que  j'ai  entendue  dans  mon  pays 
au  sujet  de  ton  renom  et  de  ta  sagesse.  °Je  n'avais  pas  crudes  paroles  des 
gens  jusqu'ä  ce  que  je  sois  venue  moi-meme  et  que  j'aie  vu  de  mes  yeux; 
voici  qu'on  ne  m'avait  rapporle  que  la  moitie  de  ton  abondante  sagesse; 
tu  as  ajoute  renommee  ä  la  renommee  que  j'avais  entendue.  7  Heureux  sont 
les  hommes  et  heureux  sont  les  serviteurs  qui  se  tiennent  devant  toi  en  tout 
temps  et  qui  entendent  toute  ta  sagesse  8Beni  soit  *  le  Seigneur,  ton  Dicu, 
qui  s'est  complu  en  toi  pour  te  donner  (la  royaute)  et  te  mettre  sur  son  tröne, 
afin  que  tu  sois  roi  sur  tout  'Esrä'el,  et  afin  qu'il  t'etablisse  roi  sur  eux  ä 
jamais.  II  t'a  fait  roi  sur  eux,  afin  que  tu  rendes  le  droit  et  la  justice.  »  "La 
reine  de  Säbä'e  donna  au  roi  Salomon  cent  vingt  talents  d'or,  une  gramJe 
quantite  de  parfums  et  de  pierres  precieuses;  il  n'y  avait  point  de  parfums 
semblables  ä  ceux  que  la  reine  de  Sabä'e  donna  au  roi  Salomon.  '"Les 
serviteurs  de  Salomon  et  les  serviteurs  de  Kiräm  apporterent  au  roi  Salomon 
de  l'or  du  pays  de  Selerä,  des  bois  de  pin  et  des  pierres  precieuses.   "  Le  roi 


96  r°  a. 


[147]  LIVKE  SECOND,  CHAPITRE  NEUVIEME.  667 

at-M'  -■  0,1-  ■■  t\a]\\.>\(\th,C.  ■  tohTUh  •■  f.tiß't  ••  (Dhaf'f'M-  •  fl>l*n,A»  = 
ATI-/"  »    rtA»'Jl"J  :  ha»'"}  '  *A  i  tifl^öh-  ■  n-R/lbCf  •  tth'H'  •  *Ah  »  ai'Ah 

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h  •  Ad/Uftf"-  :  i-bw  •  Mh9°  "  mh'ilii'ii  •  AdA-ifö0-  •■  htm  -.  ->«jnf:  ■  V-tth  ■• 

10    fflÄ-Ä*   ::      anntnlf-   :   A">T-/^    "   fin-l0^  •    V^FY    •   Wh  •■  9°h-l*  •  (OK  •  tm\] 

M*  s  ö)C*  s  mh&JD  :  -ntM  •■  J?.ö"->  ■■  mbl'k  •■  hfl-^  ••  ffl^AO  •■  Hj?.«»AA-  ••  Afl»- 
?%*  •  hd.at-  :  HflJI/n-f  ■  'J°//M-l-  ■'  MJ\  '  AAA-r'J  ■'  •»!•/*•  «  '"tn^flCh  '  rtA-T1 
^  s  flJÄlnC'h  :  ih/.9°  •  M»°X"h.  :  A-*  ■•  AAA-fl°'*  ■  "Tbl»  ■  fl»i:+  ■  h9°-ttih./'.  * 

tt,£,i-  •■  (Odem  ■  u«!^  i  mö'i'k  i  hnv.  «  "ffli-n/.  ■■  AA-'p*  ■  >?•/»'  :  htäit  • 

5.  AT-T./"]  P  Offl.  —  ?*.  Ilrt«"/*n-]  P  IWVdll.  —  /6.  (IV/1-  :  ,*Ah]  P  (l>i'V|-  :  .'/-Ah  :  o»il>iV 
•/•  i  .+Ah.  —  6.  h.it>fl».i]  P,  A  h.w.'itD-x  sie.  —  /7>.  -iih">]  P  -nH->.  —  7.  -no-'W  :  ho»-"/t.  •■  ö.e.at-2 
A  ub-M-  s  >i>«"7-i:Yi.  —  /A.  Tfiim]  A  -rnnn.  —  8.  viwm]  P  ^»-nn.  —  iä.  o»-vn«c  i  UMh]  A  a» 

Trfli  s  ao-,«\f^  s    ||>i1H.>i-n/h,C.    —  '&•  ■»■»>]  P  "VT-/".  —  ib.   »TA-  I  ^A^JbA]  A  Atl-fltl  I  ^A/i.>bA. 

—  ib.  mh-iloifil  P  »Dh,>7/l"ti.  —  9.  inji]  P  A0>i.  —  ib.  <i'/„<..i>]  P  (Dh,c<C  s/t.  —  /'6.  iDö'/'k] 
P   fflö'V'r-.   —  ib.    Wh]  P  An>>.   —  ib.   AAA»1°V]  A  ArtA»^  sie.  —  10.  mhlUCI-  •.  AA»1°'V]  A 


*  p, 

90  r°  a. 


668  LES  PARALIPOMENES.  [148] 

Ö0(D  ■   V^  :    aB«,C)  :   A0.+   i    fr7ll.Jfflrli.£    •  (Dod^C.-}    :  Afl,/'    :    ob">«7/»«+  : 

A.e.  ••  mwim  •  h«»*ii  ■.  n+f.r**"*-  ■•  nh»»  «  i-at  ■  aa-t"*  ■  •»•!«/»*  ■• 

M°?.V.  ■■  .e.n-4;  «  '" mturTYl.  ■  flWfl  •■  fiil^'l'  •  Wh  •  Vf-A»  ■  tm^r,  .-  Hfl 
JiA-f-  ■   Hh'JflA  :  Hh'röÄ'l-  ä  hr>Ü-  ■  A'JTV"  »  Atl-T'i  '••  at'li\M'  •  (BYtm$,   5 
riv'l-  ■■  nJi./..  ••■  13ioM  :  <n>h-flfl  :  ©£$  :  Hh9°K'h*  ■  A-*  •  ArtA-f"}  i  Ilft-Vt  ! 

«*««»*   :  %f  :   fl};i;  :  r/n}jAf  •  (DC&  •   "ittrfflA  i  Ö&at-  :  ?,A  •'  R\rM.*l  i  WrtjPrtl.  ' 
?iA    •'    W?-    •■   .ewX-h.    :   A-|s    ■•    <D»7rfflA    :    WA*    :    V7/A*'|-    i    h/.-d.e    i    <Dot/J 
T-'H"  ■  9°Ä-C  •'  H^^Ä'h.  i  fflC^J-.  :  0>-fl{.l  -•  ATW  i  rtA«"/0?  "•  "flrffll  i  A 
A*"f°'}  ■  hAh,  s  g  ■■  fl>A'>flJ  :  HfflC*  =  ll-fUn  :  otAA  *  6  ■■  h9°h£\Yl'b  •■  fl>A-l-fl>-  »    i° 
%  r  i.    ,,lm*  :  $2  ■■  3.W  :  «"C*  ■  16a»r?  i  Al4-  ■  Höh:*  i  ffl'tnv  >  *AA  i  Ä  :  rf  •  mM 

nc?«»-  .■  rtA-'/°'j : (D-ni- 1  im-  ■■  ^9°  •  HA.nTft « "«hii  ■■  rtA»'/"?  i  »»-jn/.  ■■  «» 

/7>.  <n>>';C7]  P  ö»"7»,f.7  v/c.  —  i'J.  >,y"),A-n;.]  P  >>>i!r>.A^f:  .•>/>.  //'.  ööfl>]  P  ö(lfl»-.  —  ib.  <m 
n«T*t]  P  m<""JV'l!-|-  -v/V.  —  //'.  m.^--5r-ni|i-]  P  a>iCit\.h-\-  sie;  A  m.e,-"/-nO-|-  svV.  —  ib.  Ao»-hA 
jR]  A  Ao»1A.ft  s/V '.    —  j'J,    iniao]    P  mtioo;    A   II.   —  12.   post  fl)ftA'"lDVli  A    add.    •V7-/w.  — 

/7).  «ni»n]  A  mun.  —  /'/'.  -ii/h./.]  A  wu-.       13.  AnA»'/°v]  P  om.  a.  —  /'//.  :?v  :  m:>;]  A  n.e-ni: : 

'/-VI-  :  mi\t\  -.  int\h-.  —  ib.  «ohaf]  P  <n»iA.P..  —  14.  <nn.em.]  A  mftfT.  —  ib.  ,R>"/"J.]  A  .e.iv 
7.S-.  —  //'.  hdUf]  P  Vll^  sie.  --  ib.  mc+i]  P  «DC*i.  —  /V).  m-IK./.]  P  ffl-fK-C.  —  15-  »>A 
h.  •■  V]  A  KiAh./-  i  ?">i-l'.  —  //'.  ä]  A  h/ii.S-.  —  /'6.  Äy-ÄA^l*]  A  hr'M.  —  ib.  "tm-]  A  om. 
—  ib.  o»c«>]  P  "///•  —  16.  i;V]  A  flA/"*  i  l^Ji^.  —  //'.  M""]  P  ^«».  —  1".  ante  »n-vn<C  P  <7fl?(/. 
n.   —  ib.  Ji^h^CV*]   A  V/*"Vl'Ot.   —  /Vi.  lOhAII/n]  I*  inhAflm. 


Saloraon  üt  de  ces  bois  de  pin  les  degres  de  la  maison  du  Seigaeur  et  les 
degres  de  sa  maisoa  royale;  il  fit  encore  de  ce3  bois  de  pin  des  harpes  et  des 
lulhs  pour  les  musiciens  (texte  :  les  instrumeats  de  musique).  (Kien)  n'avait 
ete  fait  auparavaat  de  seoiblable  ä  ce  que  le  roi  Salomon  lit  dans  la  terre  de 
Yehoudä.  '"Salomon  donna  ä  la  reine  de  Säbä'e  tout  ce  qn'elle  avait  desirö 
et  lui  avait  demande  et  au  dela  des  presents  qu'elle  lni  avait  apportes.  Elle 
s'eu  retourna  et  revint  ä  son  pays.  ' '  La  somme  d'or  qu'on  apportait  ä 
Salomon  chaque  annee  etait  de  six  cent  soixante  talents  d'or,  "sans  compter 
ce  que  les  homines  designös,  les  marchands  et  les  vovageurs  lui  apportaient, 
et  sans  compter  l'or  et  L'argeat  que  tous  les  rois  de  'ArabyA  et  les  princes 
de  la  terre  apportaient  au  roi  Salomon.  ''Salomon  fit  deux  cents  boucliers 
d'or  battu;  le  piix  de  chaeun  de  ces  boucliers  etait  de  six  cents  pieces 
'  P,  d'or.  Ifi(ll  lit  aussi)  trois  cenls  (petits)  boucliers  d'or;  le  prix  *  de  chaeun 
r-lait  de  trois  cents  (pieces  d'or).  Salomon  les  mit  dans  la  maison  en  bois  de 
Libänos.    "Salomon   lit  son  tröue  royal   avee    l'ivoire    de  grandes    Cornea 


[149]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  NEUVIEME.  669 

(DWi  :  18ro;i  :  ao°,cn.  .-  Am-Trl-'  •  "»"Hill  >  Afl-T*  >  fl'4'n'M  •■  a>CA*  ■■  (n-l-n 

/.  ■■  rt>t.&.  ■■  ai>m:b  •■  riA^„  ■  o)nA<c  ■  Anw.  i  «"'*n/.  ■■  «■w»**  «  mm^  s 

rohAh,*  ■•  vr-nA-'i-  i  JP.+HMH»-  •  up  •  »»AflA-r  »  hAh*l-  ■  i  i  o»^:i  ■  ha 
5  <L  ■  milAÄ,  i  fl»A.'M-n/.  !  hwil  •  fllrf-A- «  mVIPp*  ••  'ö»WA- 1  "»«Pf  ■  <Hu-  ■ 
A'H-/**  i  rtrt-f'J  :  öJ(:4»  :  rD.n<C  ••  mtf-A-  '  "»«Pf  ■■  *fc  i  MW*  :  M"  •  IIA.0 
TA  ■■  Hö»c:*  «  fli+CÄ  ■■  <D££-££  :  mhfrfl  i  rfiAfl  i  ffl>A«fc  •  fl«»«PM.iJ-  i  A 
ÄA-1°*J  ■■  IT-/"  •■  fK-C  ■••  älMl«»  ■  A«ro4.  i  An/»'  i  AA-<r>  i  JWW  i  A(l,h./.  i 
+CA.A  •  9°AA  •  hinC-1'Jh  •■  All./.'/'  ■■  (19°ÖC  '■  ©IM  ■  I;  i  •Ja»-!'  i  p.«oÄ-h  ■• 

io  fli-M:  ■  ,h«»»c  •  h9°-nth,<:  ■■  n:ti,ti  •■  m?.anxh  ■  rfch  ■■  ajtv"  ■  mi:&  ■  © 
j7/"*i  ■  a-nöfii.  •■  oiTn-fl  «  "*$•&  ■■  »/*•+  ■  *°ä*c  =  pa/"«*  •■  öj^kjh  • 

7fl   •   ArtA-fl"?   i  h«w  i  f.tl9°fh  i  TIM  ■  llfl»«fl  •■  Kimk-HrfbC  !  «B-fH*  :  AIP  « 
"flftAtl-f:   i     V?/*'*    •    nn    :    li.Älfö°-    i    $a°Xlt*    ■■   A-'|:  i   Yx,f°>   i   ^«P^+  : 


ls 


18.  a»",ci-  :  rtfl>->i1:  i  oo-ync:]   P  o»"iC7-  !  Afl»->iJ:  :  oo^CT-  i  Aa>->i-|:  i  tm"i{\C..  —  ib.    (lft/f„  i  <n|IA 
<(„  :  Afl>->W:  i  «n«Trim  i  ai>"V"Jr"*  ■  mi-fl^  >  VIAh.1'  i  hT"l»It  i  «">V7A  :  TiATnl:  i  iTö/.<{.  ■  <n»ir.>.]  P  O/W. 

—  19.  <Dfli»>C/:  :  mW&hsb]  A  (DT  :  fl>e.  —  JO.  KV-MI*]  P  KV-ftflt.  —  l'Ä.  ;X]  A  ftj^n*.  —  10 .  Wh. 
•n-ntl  P  fl»>».7-(l<:.  —  20.  ffltf-A-]  A  fflff-A".  —  ib.  VPf]  Po/w.  —  20.  mc*]  P  fl»«*.  —  l'Ä.  w 
1K.C]  P  u»-lK4;  A  om.  —  jo.  m-I-CA]  P  <oHC<C  «c.  —  li.  o>Aä<Cä]  P  w<C.e:<f.Ä.  —  lo.  Wi-Al.-.] 
P,  A  ffl-VA-fe  s/<  .  —  ib.   hdtVP"!  i    -VT-^"]  A  ATr7Y"  s  AA-V""/.  —  21.  riiTöC]  A  ?"*<:.  —  22.  >7 

/*"*i]  A  0//7.  i.  —  ib.  ante  mioa'/.  P  add.  m.  —  24.  h?°;i  i  Tr-Pft]  P  Vf'.ei-  i  W°;S.  —  «o.  w 
C*]  P  toc*.  —  ib.  mhAOA]  PmhAlfi.  —  ib.  <D*TrM]  P  ml'IrM- ;  A  a>hi.m  ■.  H.ft><tl-fl»-  i  fflli.e)-. 

—  ib.  mannAöl-  •■  TO-ö»]  P  maniiAö*  :  mtO'V .  —  ib.  mwi-tx]  P  whvth  sie. 


(d'elöphant)  et  il  lo  revetit  d'ör  pur  et  fin;  ,8les  six  degres  de  ce  tröne 
etaient  revetus  et  recouverts  d'or;  il  fit  les  supports  des  bras  d'un  cöte  et  de 
lautre  du  tröne  royal;  il  fit  deux  lions  se  tenaut  pres  des  supports  des  hras; 
'"douze  lions  sur  les  six  degres  se  tenaient  lä  d'un  cöte  et  de  l'autre;  il  ne 
setait  (rien)  fait  de  pareil  dans  aueun  (autre)  royaume.  20Tous  les  vases  de 
Service  du  roi  Salomon  etaient  d'or  et  d'argeut;  tous  les  vases  de  service 
de  la  maison  en  bois  de  Libänos  etaient  d'or.  L'argent  restait  en  abondance 
et  n'avait  (ni)  estime  (ni)  valeur  dans  les  jours  du  roi  Salomon.  -'  En  effet,  les 
vaisseaux  du  roi  Salomon  naviguaient  vers  le  pays  de  Tarses  en  meme  temps 
que  les  serviteurs  de  Kiräm;  tous  les  trois  ans  les  memes  vaisseaux  arrivaient 
du  pays  de  Tarses;  ils  venaient  vers  le  roi  charges  d'or,  d'argeut,  d'ivoire 
et  de  singes.  22  Salomon  fut  glorieux  et.  surpassa  tous  les  rois  en  richesses 
et  en  sagesse.  "Tous  les  rois  de  la  terre  cherchaient  et  desiraient  la  face 
de  Salomon  pour  entendre  la  sagesse  que  le  Seigneur  lui  avait  donnee 
dans    son    cceur.    24Chacun   de  ces   rois  lui  apportait  (ses)    presents   :  des 


670  LES  PARALIPOMENES.  [150] 

4»A  «  '2  flH^hfl  ■■  A»*  :  ArtA-fl0"}  '  ü?,A«H  •'  fcT/.A  !  JiKVA  »  AA/.9AP  •■  fflTflJß 
TiAT-  ■  Ji<tV«A  ■  hltt'ö  •■  fl>h>n(?«».  :  AA-T"}  •  mh^A-ö»-  :  fl>-A'|-  •  hVluü  ••  A 

*  p,      /.7A  ■  mrAA,ih  s  !  A7T-/"  »  ftti.P4.AA.?"  «  2I  fl>M  i  A4fc  »  AöA  >  tf-A-  •  Vl/^V  i 

96  v°  a. 

hr?*an\  s   IhH.  ■  ?iAh  •  ST£Y.  ••  A.A-9A.  ■  fl)?.Ah  =  fcfflA  ■■  «7-flÄ-  «  2  flJfcllU  t 

it-/**  ■•  Aa-t">  s  ö>c+  ■  ö»-n<-^  ä  at-ti-i-  -•  >i«p<-aa,jt  :  h»»  ■■  vn>  ■■  «0000»  •  5 

IHÜ*  ■  h»n  :  flo  :  dAA  s  lfd>«A'|-  :  Wi4»A  i  nihl  «  ^fD9°Khir  •■  hV£-ÜJh » 
AAA»T">  :  77V"  :  JiJ'-'flrh.^  ■■  -J-flÄ-  •  fflhJ^W-A-  »  nrhflMI'Th  «  'öJfcA  :  -f-C£  : 
h9°4'M-  ■■  AA»r'}  ■  •pfc?"!'  1  «DftHiC*  1  VP'*  •'  ÄVh-4 -i- 1  n*A-i-  ■  «,"^->  ■  > 
n..l'.  ■■  md.'M'/"  1  hin?  ■  AA-V'R  •■  fflll^A  1  Ä.P'/.A  ■  H£<i,Ji.  ■  ttht-l-  ■•  h,?'C 
't\0i9°  :  0>A£  s  VflT  «  '"ffliliK  ■  AA-f"*  :  77-/*'  ■•  AÖA  •  WA-  »  hh/.h,fr  ■  hC  10 
n'J  1  *}<w>.f"  ::  31fl)S"»»  :  AA»?°7  •  flJ«PflC$P  >  flWl«f*  *  «7^  »  Wl'  s  fcfWJ-  s  1D>«7 

X,  ^ao^h  .■  fMTJir  ■  nvi.-nc?'*  =  ?.A«w  :  v?  •  aoxh-  ■•  tf-A-  ■■  hfi/. >bA  i  h 
««» 1  yii/^f  ■■  AC-nw « 2fl»v«>  1  An  1  A'ro  ■  ä.mhi'W :  oa?.  =  vot  =  ?iA«w  -• 

25.  s  >,a^]  P  s«.  —  ib.  >.'i:^n]  P  >!*4n  sie.  —  ib.  h>.'/-fi]  P,  A  Kh>t\.  —  iä.  wTflig 
>iA«j:]  P  ffl.Tv?  :  fflRv?-  —  ib.  hV£W\  P  >,^«Cft  sie.  —  ib.  >,U7-£]  P  M)7-<C.  —  2(i.  n^.k]  A  n-f.fc. 
-  27.  J.-nTr  .-  (daooi]  P  öflm-  :  >,-flV.  —  ib.  Hin*]  P  IHO*.  —  28.  mVKhtl  A  m?"^«/..  — 
29.  i»>iA]  P  «>A>,A.  -  ib.  »A-<.*]  P  A-A.-f.ti  A  KdfS-i.  —  ib.  ante  ü/MI-  P  flrfrf.  a».  —  ib.  >n. 
.c]  P  v-n.e  s/V-.  —  //).  h^iy]  A  >%\ip.  —  ib.  nA»ve]  A  nn-vi;.  —  //;.  «>n*A]  A  mtunv.  —  ib.  ante 
(1>.-Vt  P  add.  m. 

X,  2.  h.fc-ii'v/"]  p  c'-n^?™.  —  /A.  VIT]  P  TUT.  —  IÄ.  >,n«ro]  A  Ä"»H. 

vases  d'or  et  d'argent,  des  velements,  de  la  myrrhe,  des  epices,  des  chevaux 
et  des  mulets.  25Salomon  possedait  quatre  mille  (texte  :  quarante  mille) 
juments  pour  les  chars  et  douze  mille  (texte  :  cent  vingt  millej  chevaux  (pour 
les  cavaliers);  Salomon  les  mit  et  les  reparlit  dans  les  villes  (destiuees)  aux 

*  P,      chars  et  aupres  du  *  roi  a  'Ivarousälem.   2|'1I  domiiia  tous  les  rois  depuis  la 
96  v°  a.  . 

frontiere  du  lleuve  ('Efrätes)  jusqu'au  pays  des  'Ilofeli  et  jusqu  ä  la  frontiere 

de  Gebs  (Egypte).  27Le  roi  Salomon  rendit  l'or  et  l'argent  ä  "lyarousälem 
aussi  (communs)  que  les  pierres,  et  les  cedres  aussi  aombreux  que  les 
sycomores  qui  sont  dans  la  campagne.  ~*  On  amenait  des  chevaux  pour  le 
roi  Salomon  du  pays  de  Gebs  (Egypte)  et  de  tous  pays.  29Les  antres  actions 
de  Salomon,  les  premieres  et  les  dernieres,  voiei  qu'elles  sont  ecrites  dans 
les  prophetics  du  prophete  Nätän,  dans  les  propheties  de  'Akya  Selonäwi  et 
dans  les  propheties  de  'lyohel,  le  voyant,  concernant  lyorbe'Am,  fds  de 
j\äl)At.  i0  Le  roi  Salomon  regna  sur  tout  'Esra'öl  pendant  (juarante  ans. 
"Salomon  s'endormit;  on  Fensevelit  dans  la  ville  de  Dawit,  son  pere. 
Robe 'am,  son  fds,  regna  apres  lui. 

X,  '  Robe 'am  vint  ä  Kebron,  parce  que  tout  'Esra'el  y  etait  venu  pour  le 
faire  roi.   2Lorsque     lyorbe'am,  bis  de  i\ah;U,    apprit  (cela),  il  se  trouvait 


[151J  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  DIXIEME.  671 

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HÄiThCJ»  ■  flW'"7h/.  ■  ?°AA  «  £4:4»  ■  ?»A  ■•  -f-Aö*.  i  y°AA,i>  ••  >»A  :  fl+own». 

15    4>  £■<»£„.  ::  '•'  fl)£fl,rt»0i>-   :   o»"}«!"   :    ;l'OT]n<.Jr    i   hl^'O0'   '■    ho»   i   hah^'h"1*'  '  P 

ib.  m-ti^J  A  o/ra.  V..  —  /i.  oft»]  A  ortw.  —  iä.  n-fl/W]  P,  A  om.  n.  —  ib.  m,hw]  A  <D/h 
£.  —  3.  >,fi<i.>„A]  P  >i"MLVri/h,C.  —  4.  *i]  P,  A  tm.  —  iä.  m>iy"'>iih]  P  om.  at.  —  5.  V/Vin] 
A  ow.  —  i'i.  m:f-m..e,'kx]  P  »¥'«n»f*i.  —  6.  <D.cn.rt"oi>.]  p  m_p,n.ft».  —  7.  %£]  P  -i.e.  —  iä.  wn 

<roC1l]    P   llfl»'»r:il(»»'.   —  ib.  i»>S'.ftt]  P  WVP+  *'(,•.  —  8.  A«n>/\u<>.>]  P  A<n"\u4»-J-.  —  ib.    fi.^m-ao-'] 

P  .efD-o»-  sie.  —  9.  yvt]  A  9"7i+>.  —  /6.  ^■»»VK.i]  P  .-»-»»ik^;  A  ^«»vk.^. 


au  pays  de  Gebs  (Egypte),  car,  deputs  qu'il  s'etait  enfui  de  la  face  du  roi 
Salomon,  'Iyorbe'äm  demeurait  au  pays  de  Gebs;  (alors)  il  revint  de  Gebs. 
3  Ou  (lui)  avait  envoye  (des  messagers)  et  on  l'avait  appele;  'Iyorbe'äm 
vint.  Toute  l'assemblee  de  'Esrä'el  vint  aupres  du  roi  Robe 'am,  en  disant  : 
a  'Ton  pere  a  fait  peser  sur  nous  la  servitude;  mais  toi  aujourd'hui  allege 
et  reläche  le  poids  de  la  servitude  amere  de  ton  pere  et  de  la  dure  servitude 
qu'il  nous  a  imposee,  et  nous  te  servirons.  »  3 II  Ieur  dit  :  «  Allez-vous-en 
donc  pour  trois  jours,  (puis)  vous  reviendrez  vers  moi  et  vous  connaitrez 
ma  (reponse).  »  Tout  le  peuple  de  'Esrä'el  s'en  alla.  °Le  roi  Robe 'am 
convoqua  tous  les  anciens  qui  se  tenaient  continuellement  devant  Salomon, 
son  pere,  quand  il  etait  vivant.  11  leur  dit  :  «  Comment  desirez-vous  et 
comment  *  vous  apparait-il  que  je  (doive)  repondre  ä  ce  peuple?  »  "'  Ils  *  P, 
repondirent  (ces)  paroles  et  lui  dirent  :  «  Si  tu  es  bon  en  ce  jour  pour  ce 
peuple  et  si  recevant,  (ces  hommes)  avec  faveur,  tu  leur  dis  de  bonnes  paroles, 
ils  seront  (tes)  serviteurs  pour  toujours.  »  "(Mais)  Robe 'am  delaissa  le 
conseil  que  les  anciens  lui  avaient  donne.  II  consulta  les  jeunes  gens  qui 
avaient  ete  eleves  avec  lui  et  qui  se  tenaient  en  sa  presence.  9 II  leur  dit  : 
«  Quelles  paroles  me  conseillez-vous  de  repondre  ä  ce  peuple  qui  m'a  parle, 


672  LES  PARALIPOMENES.  [152] 

a  :  attj+  -.  Au-n  :  H-rc-K-i  .■  km  ■■  fwia-  ■■  ht\Wi  ■■  hrfo  ■  11*711/.  •• 

fcfWl  :  (1<\ÖM  ::  '"mhahrW  :  &<k&  :  hA  '■  KhÖV-  :  9°tl&V-  :  «^IbA?'  »  h 
OTif  :  a(fa°'  :  A-WJ'1:  ■  ATi-n  »  H/VV.h  »  ?i**H  *  J?W1A  •  JifWl  :  MM£  ■  MA. 
>  '  4*fc  »  a*hn-V\  s  Äft/Th'l-  •■  A>  «  fflh»»Tf  •■  fcflJ-/»7.0»-  ■■  flKlA»o»-  ••  '>h-rt  s  J»ft' 

M>.  ■■  ?a/*'Ä*)tf»-  s  HOPC-a*  ■■  X2<Daofth  -.  h,?Ctt0/9°  •■  ffltfA-  >  A*IM1  s  *W  • 

c-ni*0 :  •nv  ■  n-f  aa-1-  ■  öav  ■  nh<m  >  o£f,<«"  •  ttr  ■■  mh  ■  jmia  1  in 
h-  ■•  -me  ••  n"f Afti-  ■  öai- ■ 'ruho»-/»'^- .-  ^t»  -.  $>\<t>  •.  (,ow ■•••  at,u&i  ■. 
c-tx^y0  :  77-/**  ••  9°\\c:o»-  s  fiOD/wb-l-  •■  "attiahfhao-  .■  A^ni-n  ■  m°.[\,t^ao- :  1» 
nh»D  .■  rw.  ■  flj^.ji">  ■■  km »  /?.-nA  •  fcnr \  •  fchflfc  1  A<*A,ho«»- :  to  ■  ©M 
fc  «  hWhln  ■■  AdAu-  >  MV? fc :  iiPÄhö»-  •  n»»4*i*"r- r  «  fl>Mfc  ■■  h  Vä*!««»-  •■  fl 
o^C'ttl'  •■■  Ka>K(\9°o  s  (?'n°yjr  :  +a-i-  ■  /hii-n  «  ?ifi<™  =  M  ■  öaöj-v  •■  n-^n  = 
K-fn.vnrh.c  :  H^-n,  s  Ä«i'«°  ■  ha\\\.h-ü,h,c  ■  *a-  .■  Hvnn  ■•  nh^D-  ■  aä»ij?  ■ 


ib.  iih-in«:]  P  ll.ft>-nc.  —  10.  ä**]  P  Ä'ft^.  —  ib.  ante  n«n»-n]  P  add.  a>.  —  ib.  hVin.O 
A  wnttH.  sie.  —  ib.  -}h.n]  P,  A  >,-Vft.  —  11.  ante  <n.e>,H.V.  P,  A  add.  fl>,en,A»a>>-  ■■  C-W-if"  ••  'V7- 
p>.  —  ib.  7u»}H)ai>-]  P  7u>«fc.  —  ii.  n*i]  P  fl>n*i.  —  /6.  Yin-.^-]  P  ruhe;  s/<\  —  //>.  n»»4'i»",:] 

P  a>fiöD.>ui<i: ;  A  fl9"^"IV.  —  12.  mJi^A-  i  Ai"H-fl]  P  iD^ni-n.  —  '7).  >n  i  cr-fl"/!'"]  P  »fin 
jr.  —  //;.  ante  n*7Afi>  P  add.  a>.  —  13.  A<n"\U'M-]  P  A«>"\u*-I-.  —  14.  *k  .■  wh^i  >  >ii;nii  ■■ 
Aört,lh]  P  ow.  —  15.  V>]  A  Ki>^.  —  ib.  iiAfo-l-2  A  öAmil-.  —  ib.  mn]  A  >i?"tn.  —  ib.  AMl 
^•]  A  AhlU^. 


en  disant  :  Reläche  pour  nous  la  servitude  que  ton  pere  nous  a  imposee.  » 
,0Les  jeunes  gens  qui  avaient  ete  elevös  avec  lui  lui  repondirent  et  lui 
dirent  :  «  Reponds  ainsi  k  ce  peuple  qui  t'a  parle,  eu  disant  :  Ton  pere  a  l'ait 
peser  sur  nous  la  servitude;  inais  toi,  allege-(la)  pour  nous.  Reponds-lcur 
ainsi  et  dis-leur  :  Mon  petit  doigt  est  plus  gros  et  plus  fort  que  les  reins 
de  mon  pere.  "  Donc  mon  pere  vous  a  chäties  par  une  lourde  servitude, 
mais  moi  j'ajouterai  ä  votre  servitude;  mon  pere  vous  a  chäties  avec  des 
fouets,  mais  moi  je  vous  chatierai  avec  des  scorpions.  »  ,2'Iyorbe'am  et  tout 
le  peuple  vinrent  aupres  du  roi  Robe  Am  le  troisieme  jour,  ainsi  que  le  roi  les 
avait  convoques,  en  disant  :  «  Rcvenez  vers  moi  le  troisieme  jour.  »  ,3Le 
roi  leur  repondit  des  paroles  dures.  Le  roi  Robe 'am  delaissa  le  conseil  des 
anciens,  "repondit  au  peuple  et  s'adressa  ä  eux  selon  le  conseil  des  jeunes 
gens,  en  disant  :  «  Mon  pere  a  fait  peser  sur  vous  la  servitude,  mais  moi  j'v 
ajouterai;  mon  pere  vous  a  cliätios  avec  des  fouets,  mais  moi  je  vous  chatierai 
avec  des  scorpions.  »  '-'Robe'äm  n'ecouta  pas  les  demandes  du  peuple,  parce 
qu'il  y  eut  un  changement  (voulu)par  le  Seigneur  qui  avait  dit  :  «  Le  Seigneur 


10 


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[153]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  ONZIEME.  073 

tiwii  •  (iM+  •  h.mair'  ■  o>a£  ■  viit  ■  toaM-i-  •  tf-A?  ••  hut-h.*.  •■•  '">* 

ft»D    :    h.fl9°Poo-    :    tW»    :  fllfcO»-/»*},.    '  titt  •    All* 'fl  i    <»f.fl>A7'  »   An/"  • 

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y.  «  "?**££  -•  (D-M'   i  ai>>^^\\ao.  .-  fcA/.^A  :  OI/lMl-fc  i  CA«  i  IM'h  "  Wl"  "• 

5    fl»rh/.   :   W-A-  i  hh£-h.6i  "  IM   i  ao-teMTa*-   ::  'fllflfcfll  ■  fcA/..Jt.A  '  hA  •  PA£" 

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XI,  'anroft-fc  :  tf-n"/?"  i  fli-ftl-  ■  hS'.AMn  ■  mhA+^-flh  i  WA-  i  Allll  : 

?,lhf\    !   Ol Altd    ■    •fl^y"    -•   fllJO    ■■  OTjFMMfli»-    :  J@    :  fll^ff  :  fll/..tH'  '  Ä-*/-0/'!'  ' 
fflOTfllvMhA">   :s  fl).|-4».f-A-Oi».   :    AA1II1   i  Ml^kA   :  h«w  :  ?°Mh  •  (OpICC  i 

(Djtti'fl'fl  i  o-tn^-f-  ■  s<»m  i  ,+a  •  Ji'fii.VnA.c  :  -"in  i  a//"jp  ••  -n?»iY,  ■  fci 

H.VI1A.C  i  ?»^lf  •■  Jt-flA  ■    IIA-  :  ACT-fl-W  ■'  ©AR  ■  rtA»f"*  ■  flUlA-«»»-  "  Atf-A- 

16.   rt»i(D-/MK.]  A   mfcw-/'"*.  — //;.  iTVir-V-]   P  ?0Vr'/-.  —  iß.  o»\l<(.A»]  I'  o»W-(tAt>  s/c.   — 
'6.  CA**]   I*  Cilt*.  —  /6.  ante  9"l>l\  P  arfrf.  o>.  —  ib    ffl-A-e]  A  om.  —  ib.  fcnjß]  A  >irt..t'..  — 

ib.  1-fi.e.  :  m-tll-  :  onii.evJYmi*.  i  }iA<i>t.A]  A  >.-/:  i  >,fUh.A.   —  l'£.   Ml]  A  ffl-fW-.  —  /£.  <n>;l^^iröi>-] 

A  •^IThU.&xrao' .  —  17.  mö.en»]  P  fl»ö£fl>-.  —  e'Ä.  >.UT-<:]  PhUV-i.  —  18.  Ch.il  ■■  "Mir.  ■  mmicP  >  Ä* 

+    :  >in/-h,A    :    Ilö-11'V    s    (BVV  :    fll]    P   0/72.    —  ib.   Tr7-/"*]  P  'Vl-i*'.    —    19.  <D0A(D.]   P,  A  <D0A(V  S/V  . 
XI,  1.  W  :  ©Äff]  A  "iuT./:  s  <Dftoi>>-J:  :  T.A'i:.  —  *'Ä.   »>■*■/*]  A  Ä>*^Tr.  —  'V'     fl>lvMA»fl»-] 
A  .e^.-J'tA-oo..  —  2.   ny"^]  A  <»?"^.  —  3.  Atf-A-o»-]  A  Atra"-  sie. 


a  confirme  sa  parole  qu'il  avait  proferee  par  1'intermediaire  de  Akyä  Selonäwi 
au  sujet  de  'Iyorbe'äm,  fils  de  Näbät,  et  au  sujet  de  tout  'Esrä'el.  »  "' Coniine 
le  roi  ne  les  avait  pas  ocoutes,  tout  *  le  peuple  repondit  et  dit  au  roi  :  •  p 
«  Quelle  part  avons-nous  avec  Däwit  et  quel  heritage  avons-nous  avec  le  fils 
de  'Esay?  Fuyez  vers  vos  demeures,  (enfants  de)  'Esrä'el,  et  maintenant 
pourvois  ä  ta  maison,  Däwit.  »  Tout  'Esrä'el  s'en  alla  chaeun  ä  sa  demeure. 
,7Les  hommes  ile  'Esrä'el  qui  demeuraient  dans  les  villes  de  Yehoudä 
garderent  pour  roi  Robe 'am.  ,8Le  roi  Robe  am  envoya  (aux  dissidents) 
'Adoräm,  intendant  des  tributs ;  les  enfants  de  'Esrä'e!  le  lapiderent  et  il 
mourut.  Le  roi  Robe'äm  se  häta  de  monter  ä  Iyarousälem.  l!'La  maison 
de  'Esrä'el  se  rebella  contre  la  maison  de  Däwit  jusqu'ä  ce  jour. 

XI,  '  Robe'äm  vint  ä  'Iyarousälem  et  reunit  tout  le  peuple  de  Yehoudä  et  le 
peuple  de  Benyäm;  leur  (nombre)  total  etait  de  cent  quatre-vingt  mille  jeunes 
hommes  vaillants  et  aptes  au  combat.  II  (voulait)  lutter  contre  le  peuple  de 
'Esrä'el,  pour  (le)  reduire,  (le)  soumettre  et  retablir  l'integritö  de  son 
royaume.  2La  parole  du  Seigneur  s'adressa  ä  Samyä,  komme  du  Seigneur, 
en  disant  :  3«  Parle  ä  Robe'äm,   fils   de  Salomon,  et  parle  ä  tout  le  peuple 


ti"  r  a. 


674  LES  PARALIPOMENES.  [154] 

a°'  '■  Alffl  ■•  ß>l)-fi  ■  at-Mfr  -•  hlrti  •■  ^ -flA  •  4h«oll  :  ?,0,  «  TilU.h'ttih.C  •  Jt« 
1*d<I?-  s  (Dh.'1-M-  ■■  fl>Ä.;R\"H"AJ»,tf',•  :  A^:'"e3Fl<n»'  •■  "Ml*!-  •■  ÖJ'hOTfm-  :  66  : 

at-ti-t  •■  ao-\?:t,\\a»-  .-  hl\(*o  ■■  h^-htt,?  •■  (D-h-U  ■■  in*  ••  V1C  «  mrtiT0-  ■  *A  •■ 
hinjvttth.i:  ■•  aH-tm^m.  ■.  (Dh.M~  .-  a*A  •  Ä.P-fMW?0  «  na}£n°/9°X  ••  fl»A£  ' 

rtn-T"}  •  nr'  •  >n^  ••  at-iii' :  ^.e<^A.9°  :  (dmm  •  hvtd  ■■  icm+  ••  n-n  5 

Ä.  :  mrtli  ••  aihP-h'r  ■  &m%'l'  :  m-JcA"}  ■•  am*  s  «IC  ■•  Bfl»hJV.-A.?°  •  fl»J»Ah.A  • 
mM*  ■  WTC  •■  "'ffliU-Ä.  '  mhjh"!  ■•  ©hwim  :  h^-P  >  JMJ-1  ■  (D-Ülff0  :  hu 
7-C  :  ÄVH*  ■  "  (DfcAflfll  >    VPA"  i   hW'l*   •    m'^ffo   :  tm^YH'  ■   ©h^fU  •   fl>* 
9-*rrb      ftL-fö»-  =  «nHln*  ■  MlA  •  fflH.ftV  :  (D<D*£-}  :  "011  »  UlC  ■  0>hl(\t  •  Ü?  '  Yl--    1(> 

9;f"f-  ••  OJ^n^rh  ■  mhhWiPa»-  ■.  <j.£-4-£  "■  ffllTJ?1  '  Atlfl  »  A.P.^1  ■  tD,Thtl 

n  ■■  ■nv*0 :-.  "öJhuv^  ■  (dwpj-}  ■.  hti  »  nw-A-  «  hA/.^,A  •  ipnh*  •■  -^11, 

4.  h.^*^?]  A  h.löC7-.  —  'V».  fl'h.:l-><)'1A}p<i»-]  P  <nh.->-T"M-A?»<">-  s/c.  —  /6.  post  m-|-«rop,m- 
flc?rf.  «rn-nh..  —  ib.  aih.^.*.]  P  o/w.  h..  —  ib.  h.fC-d*^!'"]  P  h.f<.lrt.iT.  —  5.  M)7-<0  P,  A 

)!•■£..  —  //<    «■>•»*]  P  x't-0!*.  —  6.   «DhA^Ä]  A  tDihyu.  —  j'ä.  n.t  :  AA.5T]  P  n.t  ■  ikh. 

'.  —  ib.  wh,«)V]  A  a>h,«\f".   —  ib.  at'i.4-K\  A  wt*h,.  --  7.  oin»-|-  :  ft-^h.]  A  a»n.t  :  rt.^. 


A 

»".  —  /ö.   a>h.<nV.p]  A  (B)b"ir.   —  i'6.  ml'.'Ph.]  A  ö»l,<Ph., 
-  /ö.   wrtji]   A    mft-n  :  a»nj>"/.    —    ib.    tohfAif0]  A  mh^.iir.  —  8.  a>7CPTr]  A  o»«n>c(>Tr.  - 
'b.  miM.]  A  fflitrf..  —  9.    m>,rtli.fi]  A  0AtLfl.    —  ib.    <dMI.4>]  A  toa,U:i-.      -  10.   a>h..t(v"i]  A 


07  r°  b 


aih.PM.  —  /ö.  huir.]  P,  A  hU7vn.  —  11  hivf]  A  ••id-lir«^.  —  ü.  flJti.e.^  :  a»ffl,eTr]  A  to 
mpn  :  mii.e^.  —  12.  an  ■■  inn]  P  n»:»7c.  —  ib.  a»ifn-«Trj»m>-]  P  «»ifit^vj1.  —  t'A.  Aiin]  A  An 
(l.  —  13.  fl>A,i"i;.PV]  A  atxvjfy}.  —  14.  m  h£7-]  A>.fioo  i  )Ä7-.  —  ib.  A,T<l.*^V]  P  mA.'P'e^'V. 
A  A.Tav.eTr.  —  i"Ä.  ante  "7^Äd  P  add.  a>.  —  ib.  <n»v>il.u'ai>-]  A  9"ö*fl.ira»-. 


de  YehoudA  et  de  Benyäm,  eu  dis.uit  :  «  '' Aiusi  dit  le  Seigueur  :  Ne  montez 
pas  et  n'allez  pas  combittre  contre  vos  freres;  revenez  et  retournez,  chaeun 
diins  votre  djmeure,  parce  que  cet  evenement  (est  arrive)  par  ma  (volonte).  » 
Ils  ecoutereut  la  parole  du  Seigneur;  ils  retounierent  et  n'allerent  pas  contre 
'Iyorbe'äm.  'Robe'am,  fds  du  roi  Salomon,  demenra  ä  'Iyarousälem  et  iit  bätir 
des  villes  fortes  dans  le  pays  de  Yehoudä.  6 II  lit  bätir  Beta-Lebüm,  La  ville  de 
ltäuyä,  Niqo'i,  7  Beta-Sourä'i,  Sako,  'Adolam,  8Get,  Gorson,  la  ville  de  Zofä, 
:I  Adorä'im,  Alakis,  la  ville  de  Azäqä,  '"Sarä'i,  'lyälon,  Kebron,  cn  Yehoudä 
et  cn  Benyäm  (et  en  lit)  des  villes  fortes.  "  11  des)  entoura  toutes  de  murailles; 
P,  il  (y)  plaga  des  gouverneurs;  il  mit  des  magasins  de  vivres,  «Thuile  et  *  de  vin 
,2en  chaque  ville;  il  y  etablit  (des  arsenaux)  de  boucliers  (texte  :  piques) 
et  de  langes;  il  rendit  (ces  villes)  tres  fortes.  Le  peuplc  de  Yehoudä  et  le 
peuple  de  Benyäm  etaient  avec  lui.  "Les  pretres  et  les  levites  qui  etaient 
dans  tout  'Esrä'öl  se  rassemblerent  pres  de  lui  (venant)  de  tous  les  pays. 
"Les  levites  abandonnerent  (leurs)  demeures  (et)    leurs  postes  et  allerent 


[155]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  ONZIEME.  (175 

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ö>rtA»^"> « -fl»M-+<s-  s  ir-n0/^' ■  A«»Wn  •■  ö>ap .•  hn»rt,A-'/°  ■  hrftfr  •  h'rnt- 
jpjj-  :  (Bwr-dtf  ■  ö*n/:u-  s  A4«» .-  «*/»'<. :  o^jr  .•  kim-  ■■  >/**A  •■  rod^nj"  ■ 

//*.  vn]  P  nn  «  ;min.  —  //».  (ih.f<.'jA,?"]  A  aw^a,?".  —  ib.  r,n«»]  p,  A  om.  —  ib.  h.fi-1-* 

>f.]  P  h.**'/?.  Sic.  —  15.  (»AhflA  ■•  (A  att\hTy<lA9"  •■  sie)  fliAHlTVir  s  fl>Ah?"0A  ■•  ^W?"]  P  «Dftrt  : 
y,9"fil\  ■■  AM?"  s/c.  —  ib.  ante  )|?-||^  P  add.  m.  —  ib.  hj-oft",'/"]  P  vc.iiai9a.  —  17.  >,fni]  P  >i 

AM*.  —  //>.  «*«•»*•]  P  "lön-l-.  —  /ö.  u-Aflt]  AR.  —  18.  af/P'h  •■  A-J:  :  CT-d^lT  :  "ilf"  •■  -||>irt.+] 
P  Tifio»  :  ^  .■  nfVPI-  :  y,v.h-  ■  •1\},<1:V.  —  ib.  1»1->]  A  TAI-.  —  /6.  KfC.oi**']  A  h.^««»-^.  - 
//>.  (Bhfl.c]  P  mi,p;  A  h-nh.^A.  —  ib.  ante  mAt  P  add.  m.  —  /7i.  h.^n,p.]  A  h„et.e.  —  19-  """ 
A.PJI-]  P  fl»A^.V.  —  /7».  A-f:  •■  Jf.-P.-I"  :  h.f>,n]  P  om.  —  ib.  rnllA-ilA?"]  A  wAII?".  —  20.  >,il.rt.A- 
jr]  A  Mlrt.A»ir.  —  //;.  athf+J  A  aihf-t.  —  /7;.  mrtA»i»>]  A  a»AAf"*.  —  21.  cf-n'V?0]  P,  A 
Kf-n-fl'^ir.  —  ib.  hH,rt.A»i»"]  A  >,nrt.A-ir.  —  ib.  ante  >,5r»W-A"  P  ocW.  m.  —  ib.  atr'<-'i  P 
■°/u>{.  s/c. 


en  Yehoudä  (et)  ä  'Jyarousälrm,  parce  que  'Iyorbe'äm  et  ses  fils  les  avaient 
chasses,  afin  qu'ils  ne  reinplissent  plus  le  ministere  du  Seigueur.  ,5  'Iyorbe'äm 
se  donna  des  pretres  des  hauts-lieux  pour  les  idoles,  pour  les  faux  (dieux) 
et  pour  les  statues  de  veaux  qu'il  avait  faites.  "11  fit  sortir  des  tribus  de 
'Esrä'el  ceux  qui  aspiraient  en  leur  coeur  ä  cliercber  le  Seigneur,  Dieu  de 
'Esrä'el;  ils  vinrent  ä  'Iyarousalem  sacrifier  au  Seigneur,  Dieu  de  leurs 
peres.  l7Le  regne  (de  Robe'äm)  fut  affermi  pendant  trois  ans,  parce  qu'il 
marcha  dans  les  voies  de  Däwit  et  de  Salomon,  son  pere,  pendant  (ces) 
truis  ans.  ,8Le  roi  Robe'äm  prit  pour  lui  une  femme  appelee  Molät,  fille 
de  'Ivärmout,  fils  de  Däwit,  et  (une  autre  femme  nommee)  'Abvä,  fille  de 
'Elyäb,  fils  de  'lyäsay.  I!l  (Celle-ci)  lui  enfanta  des  fils  :  'Iyo'as,  Samärvä, 
son  fils,  et  Zalouzälam.  2"Ensuite  il  prit  pour  lui  une  femme  appelee  Ma'aket, 
fille  de  'Abeselom.  (Celle-ci)  lui  enfanta  'Abyä,  'Ayäti,  Zizä  et  Salomon. 
21  Robe'äm  aima  Ma'ak,  lille  de  'Abeselom,  plus  que  toutes  ses  femmes  et 
plus  que  toutes  ses  coneubines.  En  effet,  il  prit  dix-huit  femmes  et  soixante 


676  LES  PARALIPOMENES.  [156] 

£  •■  OfflAR  :  0>-A*£  :  K  ■■  ©rt^^i"  s  Ä^n-0  >  Wh*P&&  '  £  «  "ffl"/,T'  :  tf-n^  > 

4»t?  s  -'ffl+W  .■  a>4<"h£  s  mx"/-d  '  ?i9°W-A-  '  &*6*  >  flW-A-  •■  fl*hfl»-lM*  :  .&!)■ 

97  v"  a. 

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JtA»»  ■•  M1A-  s  $?:im  :  hlllh-fUh.i:  ■   (lVf  ■  fl»ef  »  A/.1A  s  a»m  •■  h¥^t\  ■■  a*h 

ao  ■  -i^ii  ■  ah  •  tn>xh  ■  Ttifcu-  ■.  h9°-adhd  ■■  inx  ■■  mh'rihhat'Ct-  ■  A-n  l» 
j?  ■  mmA-lIWi  ■■  atfi-tth  :  /».'l-f-Ä-j?  s  * mhibrWPin»-  •■  ahvii:  s  KV-'JTh  •■  ÄA  : 
im*p  ■■  oWi+  :  -nrh./.  ■■  y.u-f,  ■■  oinx-rh.  i  JiAh  ■  Ä.f^^A.?0  "•   ffl»»Ä^  s  A"7 

Ä.eA  s  vn..f.  s  -in  s  (rn0/^'  s  nv  •■  wvn  ••  otakiü-  « pu*^  >  ?iA  s  i-n-hTr  •• 

ib.  S]  A  M.  —  i*.  »]  A  bri-  —  «'*•  n»n"7it]  P  ml^li.-!-  sie,  —  //'.  mh-PAÄ]  A  mhVA.e.: 

—  ib.  S]  A  M.  —  22.   "Vhli]  A  tf»Mi.  —  ^-  wft«]  A  m(\<.-,..  —  23.  ante  nW-fr  P  «^    "»• 

—  ib.  o>nhU7-c]  P,  A  mnM)?^C.  —  ib.  wrthrt]  A  mv/">,.  —  ib.  ante  -fW-V  P  ßdd.  a>. 

XII,  1.  od-v"?/"/.]  A  ov'rtr'*.  —  ib.  ^->»iiii]   P  MiHM  s/V.  —  2.   ft-n-1'h.y"]  A  ft-o*y". 

—  JÄ.  KV<-1M"1  P  >...P<-0A.iT  */r.  —  3.  n.TV]  A  IH)a>C-|:  :  V.  —  //*.  «nKK]  P  Om.  V.  —  «6.  BlgS] 
A  mftÄfll:  :  >>A'i:.    —  ib.    V-A*]  P  -"A*.  .wV •;  A  -7--A*.         l'Ä.   fl»>i?"nWin>-r.l]  P  HooffJi  i  y'flA. 

ih  i  >isnMifl»-r.+ .  A  t«n>»>,  :  ?"nA.ih  i  >,y"-rirh.a>-ci-  sz'c.  —  ib.  A-ayJ  A  A-riyn.  —  ib.  mmr/Ai: 
.p->]  P  «DfliTVe/"*;  A  mtmflftAfi.  —  4.  idn^iijpö»-]  A  »MUrV.  —  Ä.  ftMJ»C]  P  AhW?^^: 
A  a>.u/^c.  —  ib.  ba«p]  P  uaoh  s/r.  —  //>.  wn»<h.]  P,  A  duiftvh.  —  5.  n«v>i.^n]  P  ^fi«»  ■  >.n.eft 
.s/V.  —  ib.  vhjr]  P  >-n.e,.  —  ZA.  in-vv]  P  v^ibh-v sie. 

coneubiues,  et  il  engendra  vingt-huit  fils  et  soixante  filles.  "Le  roi  Robc'äni 
etablit  Alna,  fils  de  Mä'ak,  chef  et  prince  de  ses  freres,  parce  qu'il  l'aimait 
-'et  qu'il  etait  plus  grand,  plus  beau  et  plus  vaillant  que  tous  ses  fds  (qui 
etaient)  dans  tous  les  pays  de  Yehoudä  et  de  Benväm  et  dans  les  villes 
*  p'      fortifiees.  II  mit  beaueoup  de  vivres  *  dans  (ces  villes).  II  demanda  (pour  ses- 

'.i7  v"  a.  ' 

fds)  de  nombreuses  fcnirnes. 

XII,  'Apres  que  son  royaume  eut  ete  afTermi,  Hobe'«\m  se  relächa  et  oublia 
les  commandements  du  Seigneur,  et  tout  'Esra'öl  aveo  lui.  2La  ciuquieme 
annee  du  regne  de  Robe  "am,  Sousqe'öm,  roi  de  Gebs  (Egypte),  marcha 
contre  'Iyarousälßm,  —  car  (les  enfants  de  YelioudA)  avaient  peehe  devanl 
le  Seigneur,  —  '  avec  douze  cents  cbars  et  soivaute  mille  cavaliers  (texte  : 
chevaux).  Innoinbrable  6tait  (Ia  multitude)  qui  viut  avec  lui  du  pays  de 
Gebs  et  du  pays  de  Lebyä  ainsi  que  les  Taraglawivan  et  les  gens  de  'Ityopya. 
'Ils  prirent  les  villes  fortilie'es  qui  elaient  dans  le  pays  de  Yehouda  et  il» 
parvinrent  jusqu'ä  lyarousäleiu.  5Le  prophete  Samä'iyas  vint  trouver  le 
roi   Robe  am  et  les  princes  de  Yehouda  qui  etaient  reunis  ä   'IyarousAlem 


[157]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  DOUZIEME.  677 

fl>-fll"  i  h.¥<tlM"  ■■  h')"VA  i  t\-h<ll9°  ■•  1tu>  •  "H1JV  ■  (ny.&fcan-  .-  htmli  :  ?, 
n>  ■•  hlUJx'tt.hA:  t  hll"0-  ■■  ,h.e.0/ö»>.  ■  tnhYt.  ■  ihf,t\lf>'  :  tD'tii'  ■■  ?»£,«'•  i 

Afrft*y°  •■  7?l*'  ■•  "HMT  "   '  (O'Wt.  :  OBAKtlt  i    ?tfl/«>i,A   :   (DilY'ao-  :   «ICH, 

A-  i  8£"P  •■  h*?H.Mlfh.C  »    mM\  ■■  Chf  •■  hlll.httAx.i:  ■■  3i»»  •  +o»J6m«  •  a)'#fi 

S    rh-  s  fflViV  ■■  ,+A  ■  h1\lh-i\ih,C  ■  «M  :  rt"7?ij?n  i  7fl.£  ■•  hl\\  ■■   Jf.nA  J  htm  -.  -/• 

«".f-rtv  ■■  KfthM'o»-  :  ö)?,«J-n<n»-  :  ftA+  •■  lt\±-\'  ■  A«".e."V>/V  ■■  mh.?la\[\ 

T-n  ■  «»«*•>?  ■  aaa  ■■  K?'.'tiA,r  •■  sh«»  »  jr.Yi-v-  ■  fc*Mic*  ■  toph9°<-  •■  'He  ■ 

flJ+k  '   YI/**+  ■    9°£C  «     fOOC.l  i  A-ft«fe9°  :  *J"M*>  :  "M1JV  :  f»>/"h  :  //»»H'fW  I 

w-a»  •■  him-  i  af'M'  i  nw*  s  ?»°jii.VfMi.c  •  öxroHin-/-  =  ihm-  •■  o>-fH*  -•  n»-i-  = 

10     >7-/»'  :  fl)>/"h  :  ,h'H.-f*  :  <DC*  «  ?iA  i  l'(\S.  i  «lA»'/1"*  «  ,0ID7«fl<Z  i    C?«fl^?°  •'  UP 

1-kirao-  :  r/,^4..f-  :   -nfM-  ::  (B"/,«d  :       AÖA-Ifö»'  :   l"-ü°t9°  ■    1t/»  '   "»AhVW"    '■        "  ''  , 

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ffl?iA>.  i  JP.'ThAWflJPö»-   •'  AonAWfl-l'  ■•  ?iA  s  ptfahao-  :  fl)p(l*Jl-  :  hV+Ä  «  ^7- 

/"  ::    '-fll^Jl  :   Iftrh-   ä     /«".ftm  i    h9°ilfö«>-   i    <m|l+   i   h<7H.Ä'flrh.C   =    OH^fthti 

ib.  /h.e.70iöo-]  A  hVÄ-vn«»»-.  —  7.  >ii..p.]  P  >-n,e  a/c.  —  ii.  /...tvhAtfö»-]  A  h.fiA*«n»-.  —  8.  ante 
Ina»  P  acht.  w.  —  9.  rt-fi-W"]  A  n-O-J;?".  —  10.  C-n'^y"  !  V7/M]  P  rt-ft<M"  :  Tn-o«  :  *M1».  —  //'.  <"• 
'kJiTnl']  P  <«"\>1\i.')-.  —  zi.  (DfO^fl-]  P  mpotyn-.  —  11.  h«ro]  P  ■hao.  —  ib.  frl-at-im-  :  »DfO-Vn-] 
P  ^0'>n-  i  mfi'l-m-ao.  ■.  mfO'l'll-.   —  ib.   jß->rt>iYlJ»*o»-  I  Aö»'\>>l(l-'i-  :   >)A]  P  Olli.  —   ib.  ,C<hfl>-öD-]   P  jb 

ü>-ai>-  s/V.  —  iä-.  <Df(M>n-]  P  ra^O'l'n-.  —  12.  >fi,h.]  P,  A  o/«.  —  ib.  post  ■J-'">.p.(n  P  add.  "ii-f. 


(i'uyant)  la  face  de  Sousqim,   roi  de  Gebs,  et  il  leur  dit  :  «  Ainsi  a  dit  Ie 

Seigneur  :  Vous  m'avez  abandonne;  moi  aussi,  je  vous  ai  abandonnes  dans 

la  main  de  Sousqim,  roi  de  Gebs.  a  'Les  princes  de  'Esrä'el  et  leur  roi  furent 

confondus  et  dirent  :   «  Le  Seigneur  est  juste.    »  '  Lorsque  le  Seigneur  vit 

qu'ils  se  convertissaient  et  se  repentaient,  la  parole  du  Seigneur  s'adressa 

au  prophete  Samä'eyäs,  en  disant  :   «  Puisqu'ils  se  convertissent,  je  ne  les 

aneantirai  pas,  (mais)  je  leur  donnerai  un  peu  de  repit  pour  (leur)  salut;  je  ne 

deverserai  pas  ma  colere  sur   'Iyarousälem,  (mais  je  ferai  eu  sorte)  8  quils 

soient  assujettis,  afin  qu'ils  sachent  (la  difference  entre)  me  servir  et  servir 

les  rois  de  la  terre.  »  '  Sousqim,  roi  de  Gebs,  monta,  prit  tous  les  tresors  qui 

«taient  dans  la  maison  du  Seigneur  et  les  tresors  qui  etaient  dans  la  maison 

du    roi;   il  prit  les  boucliers    d'or  que   Salomon   avait  faits.    ,0  Robe 'am   fit 

a  leur  place  des  boucliers  d'airain.  *  Le  roi  Robe 'am  les  remit  aux  officiers      *  p- 
1  97  v°  b. 

qui  se  tenaient  debout  et  gardaient  les  portes  du  roi.  "  Lorsque  le  roi  entrait 
dans  la  maison  du  Seigneur,  les  officiers  qui  se  tenaient  debout  et  faisaient  la 
garde  entraient  avec  lui  ainsi  que  (les  hommes)  servant  (ces)  officiers  qui  se 
tenaient  debout  et  gardaient  les  portes  du  roi.  '-' Lorsque  (les  enfants  de 
Yehoudä)  se  furent  repentis,  la  colere  du  Seigneur  se  detourna  d'eux  et  il  ne 


678  LES  PARALIPOMENES.  [158] 

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siCm  —  ib.  3]  A  kern.  --  ib.  °,o»t]  A  ■*»»*  s/c  —  #.  >,«•>  s  h-V7/*jP]  P  mWi/T.  — 
/6.  onet  ■  fl»*-  !  ■V«"*]  P  OftC*  1  n»?; "  *Vo»l:.  —  i6.  vvt]  P  >>n<"».  —  (0.  ante  ww-h-  P  arfrf. 
m-  _  ,-fl.  v-h->D7]  A  V-h."7.  —  JA.  "i-VV'l.'^]  A  h'PVU-V.  —  14.  AH]  P  Ad.  —  ib.  Kl«»]  A  07«. 
—  15.  post  cr-n«;7"  A  arfrf.  X.  —  #•  ft°7V1]  A  (i«l.K?h.  —  1*.  >n..ß]  P  >•"£  sjc.  —  i'i.  «oh 
<»•/•]  A  mh..S..  —  iä.  ante  tf-n»  P  arf«?.  m.  —  ib.  ©.e^/M-fr]  P  m.ftl+tA»  sie. 

XIII,  1.  mft-VVlO  P  mno»-»*:  A  (DA"7X-|.-.  —  2.  Wl^]  A  >,-fl^.  —  iä.  >.-C>uA]  A  k.c*a.  - 
/6.  -h-r-n^t]  P  »•jta^  s/V.  —  ib.  wy]  A  >,n^.  —  3.  kyö*]  P  ««t. 


les  extermina  pas  ä  jamais,  parce  que  de  bonnes  oeuvres  furent  trouvees 
dans  Yehouda.  I3  Robe  'am  s'alFermit  et  regna.  Robe  am  avait  quarante-et-uu 
(texte  :  quarante)  ans,  quand  011  le  fit  roi.-Il  regna  dix-sept  ans  ä  iyarousAlem, 
dans  la  ville  que  le  Seigneur  avait  choisie  parmi  toutes  les  tribus  de 
'Esrä'el,  (afin  que)  son  nom  y  füt  invoque.  Le  nom  de  sa  mere  etait  Nou'ou- 
namä  Amünuwit.  ,4  (Robe 'am)  fit  le  malet  n'appliqua  pas  son  eoeur  ä  chercher 
le  Seigneur.  '"'Les  actions  de  Robe 'am,  les  premieres  et  les  dernieres,  ae 
sont-elles  pas  ecrites  dans  les  propheties  de  Sama'eyas,  le  prophete,  et  de 
Awdo,  le  voyant,  ainsi  que  tous  ses  exploits.  I\obc';\m  combattit  contre 
'lyorbe  am  tous  les  jours  (de  sa  vie).  "'Robe  am  s'endormit  et  fut  enseveli 
avec  ses  peres  dans  la  ville  de  üawit.  'Abyä,  son  fils,  regna  apres  lni. 

XIII,  '  La  dix-buitieme  annec  du  rögne  de  'lyorbe 'am,  roi  de  'Esrä'el, 
'Abiya  regna  sur  Yehouda.  "Pendant  trois  ans  il  regna  ä  'Ivarousälem.  Le 
nom  de  sa  mere  etait  Ma'aka'e,  fille  de  'Our'öl,  du  pays  de  Gabä'on.  11  y 
out  guerre  entre  'Abiya  et  'lyorbe 'am,  roi  de  'Esrä'el.  3  Abyä  le  combattit 


10 


[159]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TREIZIEME.  679 

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AAm  •■  hr'hani.h-  •■  'ffl-l/J-nh-  •■  rhti.o-  ■■  d^at-  •■  Mirfi  ■  ©£*#  i  /.rt. 
°ii  •■  (Di'ir'h  •■  totht: :  -w  •  (?mj>°  •  ©AR  ■  rtA»T">  s  oj^n'Jir  ■  ©ar  = 
rtA-f"*  s  fl»£i  i  ö»ä»  ■  Tn-rt  ■  nAn-  «  mh.Mo  •  <wnA»u-  «  nö)^?,h. 

Jr  :  fc-Ho».  :  iHlA-  i  ;J'Ä>0-  «  (D^m-flO-  :  «OlA  I  «w?,7/M+  !  Trfll.Jt'fhh. 
C   ■  Mh&V'o»'  :   A£«fe<l>   ■■  W»'   ::   <Dh"M'<n»-£  i   J8-&H.  «  -OlM  «  &#4 ■£  «  ?"ft 

A,5nö«»-  •  hAi>'/,>  '  hioc*  s  inn/.  ■  Ä.pcn0/?0  «  hfl?Ah+  «  'fflÄ^ai-toln 

ob-  .-   Mio»-  :  J|U<M'  '  h9°hfom  •  9°ÄC  =  ö»tf"A-  •  11*6  ■  ^.««AK  s  hf^U'  ■ 

ib.  jitö^]  P  xvöt;  A  »v-^-v.  —  i'i.  i-.*i-ft»]  I'  t+1-A»  s/< .  —  ib.  M'öh-I  P  xvöt;  A  *>• 

Vr.  —  4.  Wl..e]  A  Mly.  —  /ö.  ft.T'ifTr]  A  Ä,«7Ci'".  —  '*■  fl?"0-"/.]  A  fl?""/*..  —  l'Ä.  .*Af]  A 
o/«.  —  i'Ä.  h.fCH'W]  P,  A  ClI-il'".  —  5.  h>i!TC"  i  (P  >i>i<n>C"  :)  >it>V-  '  (P  >iV  ■)  AUo»-]  A  >,»>■/■  : 
AVla»-  :  M\9°C  —  6.  TOT]  P  Olli.  —  T.  «»£**]  P  ffl^t.  —  rt.  »Cll^r  >  mA£  :  nA»f,>'V] 
A  om.  —  ib.  mK.Ä'VO]  P  om.  h.-  —  8.  ^-äTtO-]  A  +WVO-.  —  //'.  cD^-m-no-]  A  at^-1-no-.  — 
!&.  Hn>^.tü''",•]  A  im>>.e.W«»»-.  —  ib.  hAuir^]  Pi  yxAvr-V.  —  ib.  post  m-ttt  A  «öff/.  A\ia»-.  — 
9.  ath,?a>-l>xWov]  P  <Dh.^a>-o>ili<»»-  s/V;  A  mhm-i'h^av.  —  ib.   viUVt  ■■  >i°JII.Ml»h.C  ■  >i?"i1iio»-]  P 

»UV1-  :  >i°JH.>.-(l<h.f.  :  9°nA,no»-;  A  ^^iVlö»-  :   HUVt  :  ^"/ll.h-flfh.r..  —  ib.  (D/fPI^Tr]  A  (DA.TOJ-^'V. 


avec  de  vaillants  hommes  de  guerre  (au  nombre  de)  quatre  cent  mille  hommes 
valeureux.  Iyorbe'äm  le  combattit  avec  huit  cent  mille  (texte  :  quatre-vingt 
mille)  vaillants  hommes  de  guerre.  '  'Abiyä  se  leva  du  pays  de  Semoron  qui 
est  *dans  les  montagnes  de  'Efrem,  et  dit  :  «  Ecoutez  nies  paroles,  'Iyorbe'äm  *  P, 
et  tout  'Esrä'el.  5  Ne  savez-vous  pas  que  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  a 
etabli  comme  roi  sur  'Esrä'el  pour  toujours  Däwit,  (puis)  ses  fds  par  un 
pacte,  6que  'Iyorbe'äm,  fils  de  Näbät,  serviteur  de  Salomon,  fds  de  Däwit, 
s'etant  insurge  s'est  eloigne  et  s'est  separe  de  son  maitre,  '  qu'ä  lui  des  hommes 
mauvais  et  des  fds  impies  se  sont  joints,  qu'il  s'est  leve  et  a  marchö  contre 
Robe 'am,  fils  de  Salomon,  et  que  Robe 'am,  fds  de  Salomon,  etant  jeune  et 
n'etant  pas  courageux  en  son  cceur,  ne  lui  resista  pas?  "Maintenant  vous 
dites  que  vous  aurez  force  et  puissance  contre  le  royaume  du  Seigneur  qui 
est  dans  la  main  des  fils  de  Däwit.  Vous  etes  maintenant  extremement 
nombreux.  Avec  vous  sont  les  veaux  d'or  que  'Iyorbe'äm  a  faits  dieux. 
9  N'avez-vous  pas  chasse  (loin)  de  vous  les  pretres-  du  Seigneur,  les  fils  de 
'Aron  et  les  levites?  Vous   vous    etes   fait  des  pretres   parmi    (toutes)    les- 


98  r°  a- 


♦  p, 

98  !■"  b. 


"  P. 

'.IN    |        I). 


680  LES  PARALIPOMENES.  [160] 

A"M«P  :  t\i)9°  •  fc9°fcAUJ>°l-  :  athdlö  •  %  ••  fl>*iV-  ••  hU?+  ••  AH  »  fc.M  ! 
fcrAh  « '"©■»'war  •  Afciri>n,h,c  -■  fcirAM  =  Kt/Mö  ■••■  art\x>tto-\  ••  H£ -1- 
hhhp  ■  hhnu.hnih.c  •  w.*  •  ha  ■■  am,wttyt  ■■■■  "amn  >  hn^-f-w  ■■  ? 
OTV- 1  ATrfii.Jt-flrh.c  i  R-i'hrh  •■  an  •■  iiu  »  «Dflfl  i  fleh  ■■  fl"iv  ■•  a«»oh  ■■ 
<Dt>nfl'l*  i  9°tif9°  ■  A*A  •  "7fc£-  i  wärt-  i  a»+4»«pöi»  -•  «n-H-  :  hwc*  »  5 
moos^a*. ..  ^  .  erh-|.fli.  .•  nn  •  v?u  ■  ©nn  •  fleh  :■■  fcA»«>  i  yym  ■  vo*n  > 

IM"    :  fca7H.fc'(Mi.C  i  fc?°Ah  :  MW  i  fl»Ä'>->0».fl  :  lAftl9a?>  «     2CDS"(i-  I    </°AA. 

i  i  t-ä."»?  i  fciii.fc'flfh.i:  •■  mhuv-fcu-fc  •■  oifc*c>fcu-fc  :  *&A  !  .p-äH-V  i  mj? 

fl9"0-  i  MA-h"»-  :=  fl>&<M'  :  fcA4.*,AA  i  fc.-^lA?'  :  Afc"?II.VfMa:  i  fclTAh  •■ 
aJ£9°R -fco»-  ■■  JCW+  ■  ö»J»V  i  flJtfJll  i  -W.'H-o»-  i  AfMi*?  i  ©OH-  ■■  £"»& 
fflÄC'V-  i  «MI  i  fc«7li.fc-flA.C  i  lohüM-V.  '■  P.iV'i-  i  flfc*C?->  "  ' 'oj&flC-fc  i  AR 

JA.  A'OÖ'I"  :  1»?°]  P  a>%  :  möV  :  AU?"  sie /  A  AflAI'  i  lU»0  "  lDfl£-M:  i  "1Ö*P  ■  111»".  — 
ib.  t]  A  Afl'VI:.  —  //».  <DjiV-]  P  mfi.  —  ib.  hf^lt]  P  hfttl.  —  10.  ffl-V-»!:]  A  mVhXt.  —  //».  A 
V?H.Vfl<fi.C]  P  0/K..A.  —   //>.  h/V^flrt]  P  h/»C4*.  /'/>.  U.tV>AMlJ>']  P  m.c.lAMl}»  :  A  O/W.  H. 

i'A.  fl>A,'i"l.'.t'V]  A  mtkvai'fi.  —  11.  Vlli-f-ö»-]  P  h-n^-F«"»-  sie.  —  ib.  ö"i>]  P  öm>  s/c.  — 
/6.  A<n>0H]  P  l\9nl\?9".  —  ib.  ^,liV<«.]  A  VMV.  —  ib.  Art  :  "ilV  •■  <n|||l  i  |tC»]  A  Wi"l\)  ■  (Bftt\C 
n.  —  12.  mhtyr.-iWiJ  A  oh4>C^  s/V.  —  ?o.  h.^-*^AjP]  P  .e.-HAr :  A  Kt/ioHir?1.  —  /£.  Ml 
<C\i0i»]  I*  hn'!.*!)'«»-.  —  ib.  wM-Oinm««*]  A  a»Ä.,c,rt^1  s  A^i«»-.  —  13.  .kö'IFod.]  A  ,eö"?>.  — 
/6.  «D.ftj»»x^öt>-]  P  mpcmxho»-.  —  14.  Wh-r'tyK«iirat>.~]  P  «o^y+lA. 


populations  du  pavs.  Quiconque  vient  et  presente  de  ses  mains  im  jeuue 
taureau  et  sept  beliers,  e3t  fait  pretre  de  ce  qui  u'est  pas  dieu.  '"  Mais  nous, 
nous  u'oublions  pas  le  Seigneur,  notre  Dieu.  Les  pretres  qui  servent  le 
Seigneur  sont  des  fils  de  'Arou  et  des  levites.  "  Ils  brülent,  chaeun  a  sou 
tour,  des  bolocaustes  au  Seigneur,  chaque  matin  et  chaque  soir,  et  des 
parfums;  (ils  placent)  les  pains  de  proposition  sur  la  table  pure  et  (ils  ont 
soin)  du  chandelier  d'or  et  des  lampes  qu'ils  allument  chaque  matiu  et  chaque 
soir.  Car  c'est  nous  qui  gardons  la  maison  du  Seigneur,  Dieu  de  nos  peres, 
mais  vous,  vous  avez  oublie  (le  Seigneur).  '"Voici  que  le  Seigneur  et  ses 
pretres  sont  avec  nous  et  ä  notre  t(He  avec  les  trompettos  qui  "  sonnent  et 
retentissent  contre  vous.  Enfants  de  'Esrä'öl,  ue  combattez  pas  contre  le 
Seigneur,  Dieu  de  vos  peres,  (car)  vous  n'obtiendrez  (aueun  succes).  » 
11  lyorbe'Arn  sc  tourna  pour  les  encercler  et  pour  marcher  contre  eux  par 
derriere;  il  ötait  en  face  de  l'armee  de  Yehoudä  et  il  (la)  contourna  par 
derriere.  "(Mais)  Yehouda  so  retourna  et  voiei  que  le  combat  (se  fit)  ä 
l'arriere  et  ä  l'avant.  (Les  hoinmes  de  YchoudA)  criaiont  vers  le  Seigneur  et 
les  pretres    sonnaient    des  trompettes.   l5(Alors)    les  homines    de  Yehoudä 


[161]  LLVRE  SECOND,  CUAPITRE  TREIZIEME.  681 

öj  ■  ,e.u->;  :  (DhiH.Jwirh.c  ■  ++a-  •  tiKvca0/'/0  '  <DAfli1in  •  KfMJbA  • 
4>.e.-tfD  .•  h-n.e  i  >t-w  s  £»*/!  i  entA«"  ■  /him- «  16©7»P  .•  ,vnn  ••  hhAh. 

5    CDllV    s    Ä'+'l*   ••   (Jfl.P    S    fl)fl»Ä-«|s    :    -h.4"/:A-öO-    •'  fc'/VhTifl   i   hiV.kA  •■  a&o»- 1 

hrk  •■  MPt  ■  fl»R?fl-  •  fc«fe*  i  £u-*i  :  ?%ft»»>  »  •1-fl'hA-  i  (lfclii.fc'flfh.C  i  K9°Ah 

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15.  jbim  :  ro}."?H.vfi,h.c]  A  jbim  ■.  mtm  ■.  ac<h-  ■  >•£«»  '  /mm  !  <o>i*7ii.vn  h.c.  —  i'A.  +tA»] 
A  -r*tA».  —  iä.  ante  *.t<«»  A  acttf.  n.  —  ib.  matRo»]  A  owi.  n.  —  17.  oa?]  P  0-fl.e  sie.  — 
ii.  +,*tft»o»-]  P  i-'Mifao-  .sie.  —  ib.  3g]  P  o/w.  —  //).  xvö*]  P  äVö-I-.  —  18.  ante  n.ft>i 
t  A  arf^.  öj.  —  ib.  a>x-»o-]  A  om.  m.  —  19.  n>ftÄ.C]  A  ö>tA}p.  —  i*.  ä:^/»i>>  i  Ah.f-r.-fl°i!r] 
A  Ah.fC-n'V»"  i  £-1<&i>-.  —  i*.  <»>/*•>•]  P  (DhK-yo.  —  ib.  ante  .^Ath  A  add.  >,jr.  —  i*.  Wb 
i]  P,  A  hu?-<C.  —  Ä-  post  oDtA^-ty  A  add.  X-  —  ib.  »ftW]  P  <da>.  —  i'i.  hU7-C]  A  >• 
U7-C.  —  i*.  mAhftK-S-fcV]  A  o/w.  A.  —  ib.  wAVi:a.V]  A  mAh'i^-V.  —  20.  wh^Hfl]  P  «»Wiin.  — 
21.  post  ©>/*■>,  A  arfd.  A°*.  —  i*.  »]  A  bfi-.  —  ib.  £+.¥  >  (P  £*+  =)  9§]  A  HA*,  i  Ä**-  — 
ii.  mlmf]  A  wv^ci--  ■  mftÄft*.  —  22.  /-c-f.]  A  tc«..  —  i*.  mi^"7n^]  A  mi>°"/n<i-to.  —  ib.  a» 
4>i\-to-']  P  affi-to-  sie.  —  ib.  >,/>.]  A  h.^..  —  i'o.  >n,.ft]  P  Mfi  sie. 

pousserent  des  clameurs  et  le  Seigneur  battit  'Iyorbe'am  et  le  peuple  de 
'Esräel  devant  'Abya,  roi  de  Yehouda,  et  devant  son  peuple.  ,0Le  peuple 
de  'Esrä'el  s'enfuit  devant  Yehouda  et  le  Seigneur  les  livra  entre  leurs 
mains.  "  'Abyä,  roi  de  Yehouda,  et  son  peuple  les  battirent  et  les  mirent 
en  deroute ;  ce  fut  une  grande  defaite  :  cinq  eent  mille  vaillants  hommes 
de  guerrc  du  peuple  de  'Esrä'el  tomberent  en  combattant.  ,8Les  enfants  de 
'Esrä'el  furent  humilies  et  abaisses  en  ce  jour,  (mais)  les  enfants  de 
Yehouda  furent  fortifies,  parce  qu'ils  s'etaient  confies  au  Seigneur,  Dieu 
de  leurs  peres.  ,9  'Abyä  poursuivit  'Iyorbe'am  et  lui  prit  la  ville  de  Betel  et 
ses  villages,  la  ville  de  'Onä  et  ses  villages,  'Efren  et  ses  dependances. 
20  Des  lors  'Iyorbe'am  ne  recouvra  plus  de  force  pendant  tous  les  jours 
de  'Abyä,  roi  de  Yehouda.  Le  Seigneur  le  frappa  et  il  mourut.  2I  'Abyä 
s'affermit.  II  prit  viugt-deux  femmes  et  il  lui  naquit  quarante-quatre  fils 
et  seize  fdles.  *s  Les  autres  actions  de  'Abyä,  roi  de  Yehouda,  ses  ceuvres 
et  ses  paroles,  voiei  qu'clles  sont  ecrites  dans  le  livre  du  prophete  'Ado. 

PATR.    OH.   —  T.   XXIII.   —   F.    4.  44 


682  LES  PARAL1P0MENES.  [102] 

XIV,  *<D*?OD  :   MlJP  :  9°M  ■■   htt^O-  ■   (D-t"t»f\<:   :   (D-M'  •    Ul£  •    %<£*  •■■ 
*  (Di^if  :    M  ■   fl»AS-  :    ?»?"£"7<Z.JJ'  ■•  (D(\aofpf,t^U'  :   AhA  ■    U&'M'  ••  tDhCtm 

98  v°  3. 

T+m  •■  if-A"  s  IfiiWAPtn»-  :  fii-ji///»  :  WA»  ■■  h?»'P07.lfflD-  «  *fflJ?.n»A-«n>-  ••  AATJ  & 
fl  :  J'-U-'i  »  X\ao  -.  fAtTP  ■  AJilH.^-nrh.C  •■  Ki^Ah  •  hn*eiro»-  i  Oho»  : 
.e.°7n4-  :  AT  «  h'nn.h-ttth.C  •  O»  1?iH»W:i»'  «  whl-Si»  •  ffliipf*  i  Wtf-A-  •  hV 
"hl.  :  ^U-*!  ••  W-A»  :  Ä-njPf-  •  9°/^Wt  '  IfHuG  s  anAClT"0-  «  60>7fK-  ••  flrtA 
9°  :  tf-A-  •■  hVbC  ■■  ÄVA'l-  !  (19° ££  ••  frlM  ■  ht\<™  '  hCa-ao^-  .  jp£-c  «  mh 
b£&A'  ■  ö»hAH  ■'  HJR.->.*'hA»o»'  ■■  fltf>-?i-f=  :  '*«»•>  :  hft»D  :  h1\l.h-ttth,C  '■  hb£  i» 
t°<n>-  «  7fliJP.n,A-ö«»-  s  AAHn  :  f.O-H  '  TTt*  i  AH/:  •■  MC  !  WlttC  »  AI:  i  fc<! 
Vi-  :  aiaoi^fii-  :  (DhlbR  ••  fl»fl»TOT+  i  >iA  ••  Oo»-  «  7rt<PV  i  A9"£'C  s  hfl 
m>  :  nh«w»  ••  -^ip/*'«7M-  '  A?.°JH.^-nrh.C  i  fc?"Ail7  i  Ofh'PX  ■  V«1)  i  a*Y\bL&. 
7  '■  flfcCTl.}  ■•  WtoomOft  ::  "tDfclJP  :  AM  •  tut^-  ■  Mb*  »  fl»0«»fl-f\+*A1  • 

XIV,  1.  h-Ufl  P  VI1.P.  —  '/».  ante  Oi"Ct  P  om.  a>.  —  2.  y/«"P'M-]  A  «"»/"«Pbt.  —  4.  AA 
Uli]  P  AJhilfK  —  ii.  ante  Yio»  P  «^rf.  «».  —  5.  MJ7-4]  P,  A  >.u?^<:.  —  i'A.  ante  W-A»  P,  A 
örfrf.  <d.  —  ib.  T"tuv0>:t']  A  «»/"«pö^.  —  (3.  W-A-]  A  tf-A».  —  ib.  Nurc]  P,  A  >iW?^c.  — 
ib.  JW**]  P  ÄVöt.  —  #.  Hje*.*+A"«n»-]  P  HjB++A»«n>-  sie.  —  ib.  höiKa^l  A  höit:.  —  7.  hi 
<i:-|-]  A  "i£4.1\  —  ib.  atao-jMV.ftf-]  A  flJ"7'i(C£.  —  id.   a»tm»<niB>]  A  mf^ßmlr.  —  S.  rt^-i,'-!-  ■ 

XS'öt]  P  ft*«Ct   i  K90+. 


XIV,  '  'Abyä  s'endormit  avec  ses  peres;  il  fut  enseveli  dans  la  ville  de 
Däwit.  *  'Asil,  son  fds,  regna  apres  lui.  Dans  les  jours  de  'Asä  la  terre 
P,  de  Yehoudä  fut  eil  paix  et  en  repos  pendant  dix  ans.  2 II  fit  ce  qui  etait 
hon  et  droit  devant  le  Seigneur,  son  Dieu;  il  detruisit  les  autels  des  (dieux) 
etrangers  et  les  hauts-lieux;  '  il  brisa  toutes  leurs  idoles  et  coupa  tous 
leurs  bois  (sacres).  'II  dit  au  peuple  de  Yehoudä  de  chercher  le  Seigneur, 
Dieu  de  leurs  peres,  et  d'observer  la  loi  du  Seigneur  et  ses  commande- 
ments.  5Il  enleva  et  detruisit  dans  toutes  les  villes  de  Yehoudä  tous  les 
autels  des  (dieux)  etrangers  et  leurs  idoles.  f'  Toutes  les  villes  fortifiees 
dans  la  terre  de  Yehoudä  deineurerent  en  paix,  parce  que  le  pays  etait 
dans  le  cahne  et  le  repos.  Personne  ne  les  combattit  en  ees  annees-lä, 
car  le  Seigneur  leur  avait  donne  la  tranquillite.  7('As;\)  dit  au  peuple  de 
Yehoudä  :  «  Reconstruisons  ces  villes  et  refaisons-leur  des  murailles,  des 
tours,  des  portes  et  des  barres.  Par  ces  (fortilications)  nous  dominerons 
le  pays.  En  eilet,  comme  nous  avons  cherche  le  Seigneur,  notre  Dieu,  lui 
aussi  nous  a  cherches,  nous  a  donne  la  paix  ä  nos  frontieres  et  nous  a  sou- 
tenus.  K  'Asa  avait  une  armee  de  vaillants  guerriers  pouvanl  porter  le  bouclier 


98  v"  a. 


[163]  LIVRE  SECOND,  CIIAPITRE  QUATORZIEME.  683 

h/\  •■  ^hA- :  Ä'/y.  ■  rhi4- 1  mtr  \  ■•  nr.^v.  •  jmj-j;  ■  im  •■  marzt  ■  -my 

jr  :  <dk<i~-1-  ••  fl»l?.¥-l-  ■■  ff??  s  ö»ä  s  ff  ••  OJtf-A-  «  *&0>-  •'  ÄVA-Tr*  '  fli«ofi'f-«H-A 

7    ::   "OHDflfc  I    AAA.U-   >    H&  ■    TW  ■    iMVk?   '  llA^'fM'    !    KV-*}-*   :    IAA 

«t-P  ■  AMT-  •■  ttrf  ■■  A/.7A-I-  -•  aK\X,h  •■  fcAh  i  oo&ft  "•  wwmbh  •  1W  ■  £ 
s   0-*i  •■  A+flAtf-  i  flH-0p>  •■  A-l-^-'l-A-  ■•  fl>-ft'f"  •'  <f.AT  :  HM*/.  »  £il"n  s  Aa>-?i 

*  s  <i.AT  ■  «^a  « "<däci  i  M  >  -w  :  hitUrtifh.c:  •  h?°Alfr  i  mh  •  £-ha  s 
?i°;ii>  «  M'AM  ■  n-w.ii  :  ää-v?  i  n-nti-u  >  am-vm  •■  hrnoi  •■  mh>  ■ 

fc9°Ah*  ■•  ^fto»  :  *nh  •■  -I-flJhAV  ••  <DnA9°h  i  ooKM  ■  AdA-U'«"»-  s  A?iA- :  A/.- 

n*  •  haao  :  -v»a*  •  h-jn.*Ä'flA.c  ■  hrrtfi  ■  A.Mrc*  =  A-nh  ■  n*£"Ä  ,m\!b 

io  h  :-.  "mwtrao-  :  Trfti.JWldt.C  ■■  AAnA  ■  A.>P"Ä'.e  •  n*«"«"»  i  ftllfl  !  p.W-'J  ! 
öH-A-CK-  :  mW  ■•  A-flA  ■  M"**J  "  "ö>A&&  :  M  i  W  !  fflATIfl*  :  *r1A 
U'ö»-  i  AAli  i  n,h,/.  i  l?-C  i  tomfrit  s  flH«RA-  !  A-flÄ  ■  Ä.frf-Ätf  ■  AA»»  • 
-\Th-  ■  Till/,  i  AA"»  i  «h+T+nv  ••  n+Ä1««»  ■  MH.VflA.C  •■  fl»n4»£v/D  ■  *1£A«  ■ 

ib.  mit']  A  u"\1  i  >iAV.  —  i8.  a>(l5rw]  P  mfl ?"£•<■.  —  l*.  »X«*1  !  fl»>JCV*]  P  <D0V1-  :  «>W 
+.  —  iä.  ««  i  (P  add.  <dä)<d£  :  ?#]  A  ö/»V8.  :  ffl^?~n*  i  fcAV.  —  iä.  wtf-A-]  A  >,A-  i  tf-A-.  —  ib.  XT 
ö^]  P  XT4t.  —  ib.  «nn>fl1-  +  >^"/J  A  O/K.  fl>.  —  9.  Hi]  A  Vi,.  —   ib.  'V7-/*']  A  •VT-»'.  —  /A-  nfijf]  A 

rivAn*  >  r'Kt.  —  ib.  Wi*]  A  ft<;7A.  —  i*.  >ifiri  •  on^n]  P  ^nn  =  n»*  ■  «»»in;  A  >ion  =  -nwi. 

4  :  a»i-i\.  —  10.  post  ffluidh  A  add.  Mm.  —  Ä.  At.*^-ft°]  P  A++*A-  «c.  —  ib.  <CA7]  P  «CA"/. 

—  ii.  tri]  P  >n  i  in.  —  ib.  «■»«>,>]  P  h^-xxv.  —  ib.  n^'e;^]  P  n«;«e*  s^-.  —  ib.  ^a*]  P  -va* 
sie;  A  -wv*.  — 12.  AMI*]  A  Arilin.  —  //».  n*.t<»>»  ■  Aiin]  A  n+.c;«»  >  mg  ■■  a»n**«».  —  «'*• 
a»>e]  A  a>7-e.  s/V  .  —  13.  mAilfH]  A  m^ni-ni.  —  ib.  fflt+W]  P  mt^lfr.  —  #.   ITh.]  P  -VT>,. 


et  la  lance  (au  nombre  de)  trois  cent  mille  au  pays  de  Yehoudä,  et  au  pays  de 
Benyäm  des  frondeurs  et  des  archers  (au  nombre  de)  deux  cent  cinquante 
mille,  tous  vaillants  hommes  de  guerre.  9  Zare,  roi  de  Ityopyä,  marcha  contre 
lui  avec  (ses)  vaillants  soldats  (au  nombre  d')un  million  et  avec  trois  cents 
chars  et  s'avanca  jusqu'ä  Mares.  ,0  Le  roi  de  Yehoudä  marcha  ä  sa  rencontre 
et  rangea  (son  armee)  en  bataille  dans  la  vallee  au  nord  (texte  :  au  nord 
de  la  vallee)  de  Märes.  "  *Asä  invoqua  le  Seigneur,  son  Dieu,  en  disant  : 
«  O  Seigneur,  il  n'est  pas  impossible  avec  toi  (d'obtenir)  le  salut,  (qu'on 
soit)  nombreux  ou  peu  nombreux.  Fortifie-nous,  6  Seigneur,  notre  Dieu, 
car  nous  avons  confiance  en  toi  et  c'est  en  ton  nom  que  nous  sommes  venus 
contre  cette  armee  innombrable.  0  *  Seigneur,  notre  Dieu,  qu'aucun  homme 
ne  remporte  contre  toi.  »  ,2Le  Seigneur  battit  les  gens  de  'Ityopyä  devant 
le  peuple  de  Yehoudä;  les  gens  de  Ityopyä  furent  mis  en  deroute  et  s'en- 
fuirent.  ,:'Le  roi  'Asä  et  son  peuple  les  poursuivirent  jusqu'au  pays  de 
Gedor;  les  gens  de  'Ityopyä  tomberent,  furent  battus  et  ne  purent  se 
ressaisir,  car  ils  furent  ecrases  devant  le  Seigneur  et  devant  son  armee  et 


*  p, 
98  v°  b. 


684  LES  PARALIPOMENES.  [164] 

©"ViV.hJPö0-  »  9°OCh  ••  -nH"1r  ••  "ai-NwX.  :  cd-^a*  «  hd^Ttlfö»-  i  ?iA  ■■  r»» 

iK-  :  htl  i  h?:?1'l'  •■  l£-C  i  hA»»  ■■  M  :  £:TJH  ■  fc^'M  :  ?rfll.Jfflfli.C  :  A 
flA.lf'tf»-  :=  flJ"7U/.W  •  VfA»  >  hlThtira-  '•  Khan  r  -fllM  "  TVlM'  '■  MY.P-  s  ,5?» 
Hon  :  •&&  '■  Vö-f-*»-  •■  Uhtm*lf;fP..?'}  •■  h/hA*  •■  aU/**h-  i  (UM  i  «%fle  s 
fc"]A.  •  ath'T'lfi  ■•  aH-0-ß.m-  •■  -n<h,£  i  A.KJM4"  "■ 

XV,  '©MceA  ■■  a»Afc  ■  MF:  ■•  »»Afc  •  4flA.ii-  i  0oT£A  i  ?i"7li.>in,h,C  s 
-mmöh  •  A«M14  «  hA  •■  TT-/»*  i  a»tf-A-  ■  fcAHfl  •  fciM  ■■  ffl-nTjP?"  .-  <nf.ll,  .- 

A^-o-fc  i  j»a  i  fl»w-A- 1  atm  s  fiM  i  amtfir  ■■  hiu.hn^i:  ■  irt\M\a^  .- 
im-  •  An  i  ät'iö»-  i  frAA.ii-  i  cDh«»*/  :  *iv*p*ayap  ■•  .e.iv.hn"flö«-  ■■  ©Ah 

ao\  -■  lAtiWPP  -.  ?,l?:6too°- ::  3fll-flM*^  :  KTT*  ■■  «»«PflA.il.  s  AhA^/bA  •  K 
(TV"/.'/  i  Ä.jPyuAh-  :  ÄfTAh  i  IffifrfT  ■  fflfcAfl  •■  »IU>  ••  HfChV-o-  ■■  mhfrfl  ■■' 

A7  P  fD^'lv/nfrnm»-  :  MN/HMbC  :  J»'/04il  '  hA<C >».A  s  ffl.ftlV-hOö»-  :=  a»ll 
tD-h'U  '  «»«PflA  •■  JtAH  ■•  A4»»  s  AH  ■•  p.mfih  s  fflAH  i  j?.n<o-?»  '•  h{\a°  '•  ao 
Ol'  ■■  ft'7ll.V(Mi.C  ■■  AflA  ■  tf\Vtf»-  ■  hA  ■■  fr/iK-<.  •  nWl-f-  '  ll'iiflWM-  »  ' '•lOf.-t.* 

14.  «»"VUdlh]  P  «BooiKClI-  SIC.  —  l'J.  tf-A°]  P  VfA\  —  ZÖ.  >.U7«? »■«■>•]  P,  A  hU7^Wö»-.  — 
l'Ä.    T-UOl?   i  JilYK]   A  "W.11-  »    )'hT/.ti  :   ft»<«»-.    --    15.    htlaa    ■.    /■••,(•>   :   T/,Jf.av   :    HhöullVI."^^  i 

(P  nYxaoWi'Wt  i  a-k •)  hAA*  i  m>r»i-]  A  >/»•>,.  :  o>h^A4:. 

XV,  2.  ho]  P  o/n.  —  ib.  h^iin]  A  <Tnin.  —  ib.  m.en.]  P  w,e.n.A-.  —  ib.  ?"AA.\)ö»]  P  itaa. 
■jioo  .s/r.  —  i'Ä.  ante  Ad  P  add.  m.  —  ib.  .rV^YMUiu'»-]  P  y.^U-WnaB- .  —  3.  ante  >1V"^•'^,/ 
P  ndd.  a>.  —  ib.  >nr/]  A  UM"/.  —  ib.  »fChf-tn*']  A  tiy.&'hY-an-.  —  ib.  A7]  A  ,"h°/.  —  5.  AI 
oo]  P  AA«>.  kc,  —  ib.  M«»]  P  o//;.  —  ib.  F/h£-<.]  P  ^»hÄ-*..  —  6.   m.c.l/C/A]  P  m,P.>'|>1-A. 


on  Ieur  prit  un  grand  butin.  ' '  Les  villagea  qui  etaient  aux:  environs  de 
Gedor  furent  saecages  et  detruits;  ils  furent  saccagcs,  parce  que  l'epouvante 
du  Seignour  etait  sur  eux.  (Les  enfauts  de  Yehoudä)  pillerent,  toutes  les 
vüles  et  acquirent  un  butin  considerable.  ,;'En  efTet,  ils  saccagerent  les 
bergeries  (texte  :  les  tentes  des  troupeaux)  des  'AmazänAwivan,  prirent  de 
nombreux  troupeaux  de  moutons  (texte  :  ehevres)  et  des  chameaux  et  s'en 
revinrent  au  pays  de  'Iyarousalem. 

XV,  '  'AzAryäs,  fils  de  'Adäd,  l'ut  rempli  de  l'esprit  du  Seigneur.  "II  alla 
ä  la  reneontre  du  roi  'Asa  et  de  tout  le  peuple  de  Yehoudä  et  de  Benyäm  et 
dit  :  «  Ecoutez-moi,  'Asä  et  (vous)  tout  le  peuple  de  Yehoudä  et  de  Benyäm. 
Le  Seigneur  est  avec  vous,  lorsque  vous  etes  avec  lui.  Si  vous  le  cherchez, 
vous  le  trouverez ;  mais  si  vous  I'oubliez,  il  vous  abandonnera.  'Nombreux 
seront  les  jours  peudant  lesquels  des  enfants  de)  'Esrä'el  n'adoreront  plus 
le  vrai  Dieu  et  (pendant  lesquels)  il  n'y  aura  plus  de  prötre  pour  les  enseigner, 
ni  de  loi.  'Mais  (s'ils  sc  convertissent),  le  Seigneur,  Dieu  de  Esrä'el, 
reviendra  vers  eux  et  ira  au-devant  d'eux.  :i  En  ces  jours-lä  il  n'y  aura  pas 
de  paix  pour  eelui  qui  sorlira  (ni)  pour  celui  qui  ontrera,  car  la  colerc 
du    Seigneur    sera   sur    tous    les    liabitants   des   pays.    "  Peuple   combattra 


10 


[105]  LIVRE  SECOND,  CHAP1TRE  QUINZIEME.  085 

-J-A  ■■  &ll-(\  i  AJhiHl  «  mint;  .-  Ai/IC  »  ?iA»»  ••  h*?tl.Ml<fi.C  ■•  h^'ilPao-  ..  ii 

0*^-1*  •  ra}t\6\\a»-  «  H«»iMl  t  fiTO  i  MVI*  "  .*A-I*  ■•  a»-1-JfU-  •  JiHC^A  ••  V  gg*P'a 

hah\j\tt,h.c  •  him-  •  jm<c  ■  (Li-  «  hnw.hn.M.  ■•■•  "«DMi-fVMifc  ••  fliiffl  •  y-o- 

p,  ■.  at(\i?9°  •■  fl»n.7i;i'fl>-.e>  «  >»A  ••  PWiJM-  ■■  1TAA.U«  >  h^Alin  •  h.V&9°  ■  m 

An  i  c?»r-  ■•  h««»  •  hrm.h'üA.c  ■  to°<rt\-  ••  taa.»-  ••■ "W^-nh. . öj-ai-  •■  hs',A 

10  a,9°  i  fl'fAA  •  an'A  ■■  nV'C  •■  to-yrt\  ■  ■V»+  .■  m>'}'>ir'p  -.  AM  -.  'Y\w  :  j», 

ihp,  ■.: "  a*ro  •  fc"fc*/  •  njz-M: .  (VAU- :  A^iiA-Arh-c  •  hrvcw;  ■  nhrxh  •■ 

%i  •  hAUjr*"h  *  fflffV;  •■  mA,  «  '-tBK^A^  ■  IHi.>S7  •  hao  ■  VArr  ■■  ATtlll.Vfl 

Ä.  A/hlW]  P  «dAtMI;  A  om.  —  ib.  moic]  P  Ainc.  —  7.  <i>h..e.£-tiö»-]  A  a>h.fiRX>a1.  - 
8.  ft?"0]  P  rtiro-.  —  i'J.  post  i\9"0  A  aöW.  °i-7.  —  ib.  >.*\Tr1-]  A  «-vi-.  —  ib.  w>->n.t]  A  am 
"V+  i  *'V(l.-l\  —  //'.  XI.R]  P  >1l.e.  svV  .  —  /6.  ch-rt]  A  ctfrt.  —  /A.  ante  fcy-tf-A-  P  «rf(/.  m.  — 
ib.  hVii]  P,  A  hWht.  —  ib.  >.urc]  P,  A  hur-c.  —  iä.  Win]  A  iihvii.  —  iä.  ante  £•»£  A 
flrfrf.  n.  —  ib.  y°r'f'0~\  P  ?,V"'Po;  A  ao^vö'i-.  —  9.  «nihV-a»-,?*]  P  rnnSh^affT/;  A  mAAn^>. 

—  ä.  v«hÄ<-]  P  .f'h.e.'f-.    -  //'.  mtiry^  A  «»»jr/Tmin  ■  ny-^v.  —  ib.  mtw*]  P  fl>-/«<{.'i!  «« •; 
A  ,i>-Ä/..-k.  —  10.  n^/»"c  :  a>^?"n  :  ^a»t]  p  n*7An  :  mr.1  .■  a°,fvi:  ■■  mc-i  •■  ni^n  s  sie  ^<»>-j-. 

—  11.  >,;ruciiT]  A  >15'°»1hc»i.  —  ib.   ?>]  A  n-n-w-  :  nt.  —  '6.  ante  hAU?"1-  P  arfrf.  rt 
47^1".  —  ib.  m&v]  A  öinini-  =  y">w\  —  «6.  mA.]  A  h«iA..  —  12.  flih«i>Ah]  A  wOh.  —  /ö.  n«. 

^Tr]  A  ll.J?>. 


contre  peuple  et  ville  contre  ville,  parce  que  le  Seigneur  Ies  epouvantera 
par  toutes  sortes  de  calamites.  "  Mais  vous,  soyez  forts  et  que  vos  maius  ne 
faiblissent  pas,  car  vous  aurez  *  la  recompense  de  vos  oeuvres.  »  8  Lorsque  *  p, 
('Asä)  eut  entendu  ces  paroles  et  (cette)  prediction  du  prophete  'Azäryas,  il 
fut  affermi.  II  öta  toutes  les  abomiuations  de  toutes  les  villes  de  Yehoudä  et 
de  Benyäm  et  de  toutes  les  villes  qui  etaient  sur  le  inout  'Efrem;  il  retablit 
l'autel  du  Seigneur  qui  etait  devant  la  maison  du  Seigneur.  9 II  rassembla  le 
peuple  de  Yehoudä  et  de  Benyäm  et  les  proselytes  qui  demeuraient  avec 
eux  parmi  les  populations  de  'Efrem,  de  Menäse  et  de  Sem'on,  car  de  nom- 
breux  (enfants)  de  'Esrä'el  etaient  revenus  se  joindre  ä  lui,  lorsi|u'ils 
avaient  vu  que  le  Seigneur,  son  Üieu,  etait  avec  lui.  "'Ils  s'assemblerent 
ä  'Iyarousälem  le  troisieme  mois  de  la  quinzieme  annee  du  regne  de  'Asä, 
roi  de  Yehoudä.  "  Alors  ('Asä)  sacrifia  au  Seigneur  ce  jour-lä  sur  le  butin 
qu'il  avait  emmene  sept  cents  boeufs  et  sept  mille  moutons  (texte  :  chevres). 
12 II  s'engagea  par  un  pacte  ä  ce  que  (le  peuple)  cherche  le  Seigneur,  Dieu  de 


99  r° 


*  p, 

99  r°  b. 


686  LES  PARALIPOMENES.  [106] 

<h,C  ■  h9°^il  ■  httVAh  .■  hJTW-A-  .-  A(V  »  ffl^WA-  •■  1A.VH-  «  "mtf-A-  ■  tth,^ 
o"f  s  Afcltl.A'IMi.C  "  fc^Ah  •■  hn<e!h  ■  >t5>°W-A-  ■■  Afp  »  fflJijrtf-A-  »  1A.TU-  : 
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All-  i  m>>»"tf-rt-  i  -}ft.VO-]  A  om.  —  /7>.  fl>>,ir-n>,rt.]  P  om  w.  —  14.  on.jß]  P  o-n.e.  s« •• 
/6.  «MHirtH]  A  om.  n.  -  15.  aBfci\\  P  "7/h*i  s/c.  —  ib.  \Hao  -.  r.y-tf-A'  >  AP«n»-  i  ra>,?"tf-A'  i  t 
rt.Vi/"<">- 1  «oairt-]  A  o/w.  —  16.  a»A"7>i>i>i]  P  om.  a;  A  wAoo^n.  —  ib.  h'll'i  ■■  A>ifi'nt:m.v]  A  A 
f"M'f"  ■■  h°ni.  —  ib.  >i?°'»ifi]  A  om.  —  ib.  a?™aa]  A  t\afhp  -.  r>i\A.  —  ib.  *jtc">]  P  *£• 
Cli.  —  17.  oinii:A]  P  om.  i\.  —  ib.  post  «vs.  A  flrfrf.  ih.  —  ib.  iia<d.]  P,  A  oiiat-  sie.  — 
ib.  h>i->iia  i  ah-]  A  iiwnA  :  o.ii-t.i- :  An-.  —  //>.  nvn  i  vr-rt-]  A  «ntf-rt-.  —  18.  mn-n^c]  A  «;/i. 

II.  —  19.  H1\*tA»]  P  H+4»tA-  sie.  —  ib.  "htlTn  '  rtjnö'S]  A  >.f)Y)  :  fAO  i  m;W°IH;. 


ses  peres,  de  tout  son  cceur  et  de  toute  son  Arne.  "  Que  quiconque  ne  clier- 
cherait  pas  le  Seigneur,  Dieu  de  ses  peres,  de  tout  son  coeur  et  de  toute  son 
Arne,  et  que  quiconque  ne  chercherait  pas  le  Seigneur,  Dieu  de  'EsräY'l, 
meure,  jeune  homme  ou  vieillard,  horame  ou  femme.  ' '  ll  (en)  fit  sennent 
au  Seigneur  ä  haute  voix  et  au  (son)  des  trompettes  et  des  cornes.  "Tons 
(les  enfants  de)  Yehoudä  se  rejouirent  de  (ce)  serment,  car  ils  jurerent  de 
tout  leur  cceur  et  de  toute  leur  Arne  et  ils  chercherent  (le  Seigneur)  de  tout 
leur  creur.  Le  Seigneur  vint  ä  eux  et  leur  donna  la  paix  ä  chaeune  de  leurs 
frontieres.  l0('Asa)  ecarta  Mä'ekA'e,  sa  mere,  aün  qu'elle  n'adorät  plus 
la  divinite  'Astärten;  il  lirisa  l'idole  et  la  brüla  daus  le  torrent  de  Qüdron. 
"  Toutefois  les  Iiauts-lieux  ne  disparurent  pas  et  subsisterent  encore  dans 
Yehouda  et  dans  'Esrä'ßl,  quoique  le  cceur  de  'AsA  (Vit  parfait  devant  le 
*  Ü\  Seigneur  pendant  tous  *  ses  jours.  ,8  II  porta  (dans  le  temple)  les  vases  sacres 
de  son  pere  (texte  :  de  DAwit,  son  pere)  et  les  objets  sacres  en  or  et  en  argent 
(destines  ä)  la  maison  du  Seigneur,  son  Dieu.  "  Personne  ne  fit  la  guerre  au  roi 
'AsA  jusqu'A  la  vingt-cinquiernc  (texte  :  trente-cinquieme)  annce  de  son  regne. 


[167]  LIVRE  SECOND,  CHA.PITRE  SEfZIEME.  683 

XVI,  '(Dflu'44  i  (DtlRil-b  i  0/«w|-  i  tfn'}1/»'-|:  :  AM  ■  ÜCT  i  HM  •■  YbV  \ 
htl/.h,fr  ■  AM  ■■  ?'ll-r,  :  ID,M*  1  A/."7h  :  h»«  :  hJ-Chtt  •  TlWh  "  fl>ö»9 
Ä  ■•    fcA   :    '»?«>•    l    ft|J.J|  •.:  -fllV'h  :    M  :  IPC*    S  fl»n<V.    :    fco»H"Ml'l*  !    0,1"  « 

?iin.>inrh,c  ■•  (»Jt^m-n-i- 1  n,/-  »  nr"  «  0»<Orö»  «  ao>a&  •  fc£,c ■■  tt-w  •■  ac 

P  „e  •■  if£Wic  i  nrh./.  •  £°7ft#  ■•  htu  ■  jvnA  s  3ötSf°K  •■  h.«  =  "7?»hA.e  ■•  flj"?h 

iiAh  •  rö«7?ihA  »  ha-?  •■  wÄn-h  «  o>vij-  •■  <Oö>-in-  :  Ah  ••  öh:+  i  omk*i  >  htm  .• 

"hJ-ft?!  s  fflliMi  i  hn?  •■  AHM  •■  Tr*u>  •  hiu.h.t\  •■  h»n  s  £frja>h  ■  m^A-vh 

ÄVd+  i  AAA  ■  hin -6  ■■  ht\/..h,h  ■■■  fl)'l\*-/-A  •  -flrh./.  =  hM-'i  ■■  (Dt\,h./.  ■■  ?,-}  i 

«o  flJ-nrh./.  ■  MlA  •  "W*  s  fliWA"  ■■  Y\?:?u*>  •■  "WA.?"  ••   mfltt  i  ft9°0  ■■  nhA  •■ 

£Vfl)  .■  h*w>  ■  J>}*7«»  i  h.W*XV  !  A/.."7?»  •  UiC  •  aihödd.  ■■  tf-A-  ••  "MK-  »  '  ö»fc 

A  •■  -JT-ip  .■  £!>•*}  s  htl't-Ptth  ■   W-A-  ■  /hlM  t  JK,l>^  s  ÖJ>/*'K  s  m%£  ■   WA»  • 

h-nv  ■  /«•tf7?i  •  ffl(iÄ«ey  ■  umk  ■■  t\M  •■  inh<iM  ■■  nw-M--  ■  öoat-  .■  at^-ni  •  -n 

ih,£  ■  -MK  •■  (D-ttfh.^  •■  tmfäh  :■  7  mnat-M-  ■  «»<pAA  ■  <n>Xh  ■■  MX  ■  Vfl.£  ;  ■'i 

XVI,    1.  <IMI""V1    :    iDfl^fH:]    P    fflllflAfl    :    mlin^X*.  —  //».    ^<n»1-    :    <n»Tr°J/"-|:]    A    "Kro*.  — 

ib.  AhO]  A  AhOV.  —  ib.  M-aTh]  A  A<s.<^.  —  ib.  9"-ttVh\  A  o»-n>..  —  2.  m,0<D]  P  ä><d.  — 
3.  «DTO-]  A  H.eiM.  —  ib.  <Owh-]  A  ^"h-.  —  ib.  mfru-ti]  P  ffl^-iMn.  —  ib.  ftflM]  A  AUhfi. 
—  4.  ATr?-/"]  P  ow.  A.  —  ib.  MJ7-<G  P  >iU7^<:.  — -  ib.  m-|-.*tA]  P  mfM-A.  —  //».  >i>.f-"/  :  m-n 
4H.C  i  ^"V]  A  -STr  :  hÄf"/.  —  i'A.  VflA]  A  mia.  —  //'.  °Vh.'»]  A  ora.  —  5.  (IM]  P  (IM  :  A  n 
hfl.  —  ib.  A/!-"?>i]  P  A£"7>>;  A  A^"7.  —  ib.  °MK.]  P  °/-nr..  —  6.  T^-uO  P  TrT-u»  :  -VT-iw.  —  /ö. 
^>.]  P  i.°l>x.  —  ib.  um]  P  (IM  ;  A  OM.  —  /*.  m>,-(nr]  P  wMi>.  —  7.  >a.R]  P  Mfl  sie. 


£• 


XVI,  '  La  vingt-sixieme  (teicie  :  trente-sixieme)  annee  du  regne  de  'Asä, 
Ba'asä,  roi  de  'Esrä'el,  monta  contre  Yehouda  et  bfttit  Rämä'e,  afin  que 
'Asä,  roi  de  Yehoudä,  ne  trouvät  (ni)  entree,  (ni)  sortie.  2  'Asa  prit  de  l'or  et 
de  l'argent  des  tresors  de  la  maison  du  Seigneur  et  des  tresors  de  la  maison 
du  roi,  et  l'envoya  au  fds  de  'Ader  (Benader),  roi  de  Soryä,  qui  demeurait  au 
pays  de  Damäsqo,  en  disant  :  «  *  Etablis  une  alliance  entre  moi  et  toi  (comme) 
entre  mon  pere  et  ton  pere.  Voici  que  je  t'ai  envoye  de  l'or  et  de  l'argent, 
afin  que  tu  viennes  inquieter  (et  detourner)  de  moi  Ba'asä,  roi  de  'Esrä'el, 
et  qu'etant  inquiete  il  s'eloigne  de  moi.  » ''  Le  fds  de  'Ader  (Benader)  ecouta 
le  roi  'Asä  et  envoya  ses  chefs  vaillants  contre  les  villes  de  'Esrä'el.  II 
frappa  le  pays  de  'A'eyon,  le  pays  de  Dan,  le  pays  de  'Ablä-Mä'in  et  tous  les 
environs  de  Neftälem.  5  Lorsque  Ba'asä  eut  appris  (cela),  il  envoya  (des 
messagers)  afin  qu'on  ne  bätit  plus  la  ville  de  Rämä'e,  et  tout  le  travail  fut 
arrete.  6  'Asä,  roi  de  Yehoudä,  rassembla  tout  le  peuple  de  Yehoudä  (qui) 
prit  et  transporta  toutes  les  pierres  et  les  charpentes  de  Rämä'e  avec 
lesquelles  Ba'asä  avait  bäti.  II  fit  bätir  avec  ces  charpentes  et  (ces)  pierres 
la  ville  de  Gabä'i  et  la  ville  de  Masäf'e.  '  En  ces  jours-lä  le  prophete  'Anäni 


68S  LES  PARALIPOMENES.  [168] 

fl  ■■  TU3"  >  M  '■  <D£n»A»  s  htl"»  •  -pmhAh  ■  (] Tbl»  ■  t>S.*R.?t  i  rD/ulfflhA 

h  •■  nh-7rUi-nrh.c  •  hvihh  ■  nh*j+-H  ■  £•-»- :  rt/..<ei-  s  iv..<c.n  ■  h9°h&*e 

1b  •  ffln-1-nA«,"  i  mflhV-i-h  •  «DonJi-f-ft-dT}  :  mt-Y)  .■  f»+  .■  mhaofi  ■.  -J-0)hA 
ft»D  .•  höftf-to- :  Ah-M.Vfifh.c  •  jüäy-  ■  am  ■■  w-a-  ■  ?°£c  ■•  h»»  •  #r?0  « 
A  •  mh'rp.htt-fi  ■  ,e.hfl»-'j  ■  9°ftA.h  •■  +>A  «  Mml9°bo  ■  M  •■  "JT-/*"  *  AAA  ■ 

M'fc  :  *fl.£  i  tDh'itta  ■■  fl»-f>-I'  ■■   IL'/'  ■  T*A  :   htl<r°   :    /{TdO  •'  Tbl»  ■   M   I 
AM  ■•  1H'|:  :  *A  ■■  (DhCh»tl  •■  M  i  flö»-?i-|:  •  «»<PiiA  •■  n"7?»hA  :  Atf-fl  »  "ö>    1(> 
VP--J  :  jf\\>  :  M  :  «f^?»^  :  (D^-'iC^  '■  Xth&t  «  at-tl'l'  '  tm^t\^  -.   >7/*>-f-  .•  £ 
tf-JJ  :  fl)?,f|/,.JbA  «  '"tDf.tDf  ;  J,A  :  fcö»  :   rli  :  0)0  :  «J</D-f-  :  m^f»^   :   £fljf   : 

Ji7<Jil-  s  -IHM  ■■  fflJl^'BUj'.  ••  *«*W»jr*  ■■  tiklW.h-üth.C  ■  HVH1A  «  Ao+n-r  « 

/"<{.£  ■  13fl)S"ön  :  M  '■  9°tlt\  »   fcn'ßtf«  =  (DhÖ/.d.  :  (\y  '  CBh^'/:  «  °/»».J-  :  ao-} 

ib.  rnr?-«»»]  P  m-T-/".  —  ib.  ai'.yy']  P  ft^i.v'V  sie;  A  n«?-^^-»  sjc.  —  ib.  r-Yp']  P  .^^>. 

—  ib.  a-trH  P  Hi-V.f"i  sie;  A  ft^iw-^T-  «c.  —  8.  A-ll^fi]  P  A-tlfi  sie.  —  ib.  ante  !•>■  P  «rfrf. 
ai.  —  ib.  •(IH-;iV  ••  fflWi.W]  P  -nil-;!»  i  flJ/Ji^ATr.  —  ib.  mllhV/tfl]  P  o/«.  m.  —  9.  ^öA]  A  wM-. 

—  ib.  Yi«n>  s  .pä-Vö  :  AA.TIP«"»-  i  rt(i:x."V>  ■  A-Il]  P  m.e.^H.i.  >  fdb  •■  l\9"AM-  >  A-(l  ■  axw-Kf"^-  •■ 

(P  amr'vxr'H-  :  sie)  -^rt.v  :  nmo-.  —  ib.  nh.^yr.'VVi]  A  nh.h^'c^ti  sie.  —  10.  mi-r'60] 

A  a>-V9"ai.  —  ib.  >n..R]  P  i-ttfi  sie.  —  ib.  n^/Jitlft]  A  om.  |1.  —11.  >7/"-/-]  P  om.  ~  12.  fflii] 
A  <ntfiai*.  —  '/'.  .P.n»!'  =  >\?<5U-]  P  >>7<{ü>  :  srmi.  —  ib.  mn.e.'Bü-X]  P  mn'U.e.Hlo-i..  —  ib.  rtO-J-n 
t]  A  ■tttt-Ji-'i  :  ^<Mlt. 


vint  trouver  le  roi  'AsA  et  lui  dit  :  a  Parce  que  tu  t'es  confie  au  roi  lies- 
SorAwiyän  et  que  tu  n'as  pas  eu  conflance  dans  le  Seigueur,  tou  üieu,  ä  cause 
de  cela  l'armee  des  Soräwiyän  s'est  echappee  de  tes  mains.  ■  Les  geus  de 
'Ityopya  et  les  geus  de  Lebyäs  n'etaient-ils  pas  nombreux  et  vaillantsT 
en  force  et  en  courage,  avec  des  chevaux  et  des  cavalicrs  tres  nombreux,  et 
*  Pi  parce  que  tu  as  eu  confiance  dans  le  *  Seigneur,  ton  Dieu,  ne  les  a-t-il  pas- 
remis  et  livrös  entre  tes  mains?  "  En  effet,  les  yeux  du  Seigneur  regardent  sur 
toute  la  terre,  afin  de  fortilier  le  courage  de  ceux  qui  sont  parfaits  de  coeur. 
Maintenant  que  tu  as  pöclie  dans  ton  inconscience  en  cette  affaire,  desormais 
la  guerre  se  fera  contre  toi.  »  "'  Le  roi  'Asil  se  l'acha  contre  le  propbete  Anäni 
et  le  mit  en  prison,  car  le  roi  'Asä  s'etait  irritö  k  cause  de  ces  paroles.  En  ces 
jours-lä  'Asä  fit  couler  le  sang  (texte  :  souilla)  parmi  le  peuple.  "  Voici  que- 
les  actions  de  AsA,  les  premieres  et  les  dernieres,  sont  ecrites  dans  le 
livre  des  Rois  de  Yehoudä  et  de  'Esra'ed.  ,a  'AsA  tomba  malade  la  trente- 
neuvieme  annee  de  son  regne;  il  soufTrit  beaueoup  des  pieds;  en  sa  maladio 
il  ne  chercha  pas  le  Seigneur,  mais  les  medecins.  "  Asa  s'endormit  avec  ses 


[169]  LIVRE  SECOND,  CIIAPITRE  DIX-SEPTIEME.  689 

«7/^-J:  ::  "ffl+nc?'  ••  at-M-  :  <™+>(\i:  i  )ll-lU  ■  AA.U-  i  (U/V.  i  ?,<£>  >  (Dfcfth-fl 

fljin4-  •  a-+  i  <n»-vh  s  +nc  ■  on..c  ■•  t+  •« 

XVII,  'öiV«7ip  .•  P-AT-T  i  WA-**.  ■•  WÄ"**!*-  «  (DK70  ■  P-AVT  >  n^'J*"?/»* 
5  -P  ••  AflA  ■  ?iA<:.K,A  «  *a>Jtfni  ■  rt/.'/M'  -■  Md-fr  ■•  nWi-f-  .  tf-A-  •  ^.mv.  s  P.t> 

S\  ■  ÄVAl*  s  Ö1"/,»d  :  OTOq.'M-  :  fll-ft+  :  tf-/V  »  ll^tD-C'P  »  P.IJ-P,  •  fflflVfA*  ■  hV 
•hC  ■•  h.Vd.9°  •   ?lA  :    7'flh-  '■    AM  ■■  t\hn-lh  :■•     ÖIIM»  :  Ti-Jll.VflrM:  :   9°t\A,lh  : 

APA^T  ••  JtA»»  :  frd.  ■  (lVVrö  :  fcn*i>  •■  +&'/"'|-  «  mh^i»»'  -.  h«7A3fl/-  s 

vh.c  ■•  tthWti  ■  K*7ti.JK-n<fi.c  i  hr^h  ■•  fcn-o-  ■  -w-w  -•  ma-ihmt .- mm*-  ■  ,*v.  ■ 
t-/*"  ■  fliiiv :  A-I--  ■  oa.p.  •■  to-nc  -■  cD-nöA  •••  latinh  .■  An-  ■  ö»-ap  ■  «p^ö»  ■■  h"? 

H.Vflrh.C  ■  fl)°/^.  ■  rt^ffl»-  •  m?j"tlfion-  ■.  tihat-IC  •  fflAfc?»W  ■•  K9"W-A-  i 

15  Vdh  ••  AhflÄ^A  s  mAHhCjPA  ■  öJA;i-«,"'e,/.A  •  ö>A"7.}ljPA  :  il»»  :  ,ft?»ij<.  .-  n 

14.  oa.R]  P  0-a.e,  sie. 

XVII,  2.  xv*t]  A  äVö*.  —  /ö.  >iU7-4]  P  hVT-i.  —  ib.  m-n-i'i  A  om.  —  ib.  XU7-4]  P  >iU7- 

«J.  —  3.  flVTfl»]  A  wnt  :  Wm.  —  ib.  ante  hrt-u-  A  add.  fi^f.  —  ib.  +^?";>-]  A  om.  —  ib.  mh. 

Vu'i»']  A  o/n.  a>h..  —  ib.  >i"YAlit]  A  °7AHt  s/c.  —  4.  mWi]  P  <D>,öDhr>.  —  5.  roh?"**.]  P  ow. 

-  ib.  0(l..e]  P  0-n.e  sie;  A  OHP.  —  7.  ante  um  P  «^rf.  a>.  —  ib.  ida^vijxa]  A  mAV+V.A. 

—  rö.  n>iU?-4]  P  n^u?-^. 

peres  et  mourut  la  quarante-et-unieme  annee  de  son  regne.  '''  On  l'ensevelit 
dans  le  sepulcre  que  lui-raeme  avait  construit  dans  la  ville  de  Däwit;  on  le 
coucha  sur  un  lit  qu'on  remplit  d'aromates  et  de  (toutes)  sortes  de  parfums 
prepares  (specialement)  et  on  lui  fit  de  tres  grandes  funerailles. 

XVII,  '  Yosäfet,  son  fils,  regna  apres  lui.  Yosäfet  pendant  son  regne  se 
fortifia  contre  'Esrä'el.  2  II  mit  des  soldats  vaillants  dans  toutes  les  villes 
fortifiees  de  Yehoudä  et  etablit  des  gouverneurs  dans  tous  les  pays  de  Yehoudä 
et  dans  toutes  les  villes  de  'Efrem  qui  avaient  ete  prises  par  'Asä,  son  pere. 
3  Le  Seigneur  fut  avec  Yosäfet,  parce  qu'il  marcha  dans  les  premieres  voies 
de  son  pere.  II  ne  chercha  pas  les  dieux  des  (peuples)  etrangers,  k  niais  il 
chercha  le  Seigneur,  üieu  de  son  pere.  11  marcha  selon  les  commandements 
de  son  pere  et  non  selon  les  oeuvres  de  'Esrä'el.  5  Le  Seigneur  rendit  pros- 
pere  et  forte  la  royaute  dans  ses  mains.  Tout  le  peuple  de  Yehoudä  *  apporta  *  p 
despresents  au  roi  'Iyosäfet;  il  eut  unegraude  gloire  et  (de  grandes)  richesses. 
6  Son  cceur  se  tourna  vers  les  voies  du  Seigneur.  II  lit  disparaitre  aussi  et 
detruisit  les  hauts-lieux  et  les  bois  (sacres)  de  tout  le  pays  de  Yehoudä.  7  L^i 
troisieme  annee  de  son  regne  il  envoya  des  chefs  et  des  hommes  puissants 
'Abdyäs,  Zakäryäs,  Tänäwihel  et  Mikyäs,  ahn  d'instruire  (le  peuplej  dans  les 


99  v°  b. 


690  LES  PARALIPOMENES.  [170] 

flÄ^A  ■■  (Dh.?V.fr  -  a>A«7C*  -  ath.V-^-'i  ■■  tohf-Tryil  ■•  (Dhmti  ■  (ohF-Tph  ■■ 
foWn  ••  <DhM.  ■  9°tlil,iroi>'  :  h.fr(\°l  •  (Dh.V'/.-9°  •  hUV'1"  ••  (Dtmi)^  :  fth 
Whd  :  ?.»•?,  :  (Plf°t\t^\rof>'\  :  aoftthi.  :  Al"  :  Ahlll.A'flfh.C  '•  Olh'iflflOX  :  <D- 
tll'  '  tf-A-  •■  hüll:  •■  tiF.ihP,  '■  (DtmuCpoo-  :  A/hTJ-n  «  '°<DM  *  £tPt  ■  h"l\l. 
h-tt(h,C  :  AflA  :  W-A-  :  ao'i1f>'-J"t  •  9°£C  *  hA  :  fcOTÄ  ■■  P-O-X  !  &K*& 
/•A}p  :  AAi.PAVT  "  " hVKlr&tC  '  ?0°Xh'  •■  A-*  »  AA.P-AT-T  i  "iT-f  ■  fc^ 

:5»  s  cdl'4»  s  ni.n<-^  s  mi-n/.  ■-  mrt-no  >  o<wi>.  ■■  jp»»Ä*h.  >  A-*  ?  hn°?o  ••  h->n- 
O  :  (??  •■  m%i  •■  (DAilslArX  ■■  mA.  :  e'i  •■  at%f  a  >*fDA.f*4¥T  •  -Ttfl  -■  .e.Ä'Jfl  » 

frho>-c  ■•  ffl-iin  i  f.\i-nc  ■  t+  «  mMz  -■  hny+  •  nwn*  ■  nrho»*c+  ••  £im  i 

flJjtUTY.  •  JWM"  «  13ffl7-n/.  ••   (lH"!  ■■  -110/.  :  A-*  :  nj&iM « tohöftah  ■  Ä«TA 

-Th  :  0)öDft'h4'1.A^  ■  mffi-0  ■  nÄ«e<.AA.9°  «  "miTM:  i  Ö>-h'|:  s  VA#0°-  i  fl 
fliftt:  hfl^lfö"-  i  atüpjhfi  :  Chi-«  ■■  Tg  s  h£"7fl  :  0»AMl  i  flJ?"AA»l>-  : 
<>&fl>-  ■•  JfWl  ■•   IMj&A  i  ffiff  i  '  flJ9°ftA.iro»-  .-  J».P-M"J  i  <"»ft*1 1  ö»ir»AA.i>- 

8.  A."Pie^>]  A  f^vm-fi.  —  /7>.  <Dh.^y.A]  A  oih.^l<h.A.  —  i'i.  a»r*"7if^]  A  m^W*.  — 
ib.  «Dhrtifi]  A  ann-n.  —  ib.  h.V<Hfi]  A  mrt,'Pfl>-.F'V.  —  iä.  fl»>,Ai]  A  om.  —  ib.  yn/tifö»-]  P  9"fiA. 
0-.  A  fflirflA,l('(«i>-.  —  ib.  >bArt°7]  A  ^AO"?.  — 9.  nhUI-l]  P,  A  n>iU?^4.  —  '/'.  «DJtTrnrtffl.]  P  a>N 
•tCdat- sie.  —  ib.  MJ7-C  s  (P  hVT-C  »)  II.RO'-S]  AhUW  '  J6«M.  —  10.  «Dh.t^-I'AJ»']  P  oM'^tAYi. 
—  IÄ.  Ah.f *>¥T]  A  rtf-l'PT.  —  11.  Ah.P-'iWT]   P,  A  rtftVT.  —  /7».   (D-fltl]  A  ffl-IK-C.  —  «i.  fl> 

•j-fld]  P  fl»"/-fln.  —  ib.  ffljtv]  A  oirf-tn-/-  i  v.  —  ib.  fl>w^^^■^i]  A  o/>*.  ^.  —  //;.  my;v]A  mn-n^t  > 
V.  —  12.  mh.vnvr']  P,  A  (DtfOVP.  — ib.  an,vhi2  P  ©llhuv^^  ;  A  «DhoV^i.  —  //'.  »¥*+]  A  xVftV. 
-  13.  .iiAiiSm]  A  w>i£aH.  —  /6.  XT4*]  P  ÄVöt.  —  14.  >A*H  P  ■VA*«»-  v/c;  A  VA*«»-.  — 
ib.  ante  im  P  add.  m.  —  ib.  ch-t>]  P  r.h-1^.  —  ib.  «»]  A  u"\^  :  ^av. 

villes  de  Yehoudä.  8 II  envoya  avec  eux  les  lovites  Semou'iyäs,  Nätyäs, 
Zebdyäs,  'IyAliel,  Somärot,  'Iyotftn,  'Adonyäs,  'Atäs  et  Tobädonyäs  [texte  : 
Adonyäs);  avec  ces  levites  etaient  'Elsamä  et  lyoräm,  pretres.  °  Ils  ins- 
truisirent  (le  peuple)  dans  les  villes  de  Yehouda,  (ayant)  avec  eux  le  livre  de 
la  loi  du  Seigneur;  ils  parcoururent  toutes  les  villes  de  Yehoudä  et  iustrui- 
sirent  le  peuple.  '"  La  terreur  du  Seigneur  fut  sur  tous  les  royaumes  des  paya 
environnant Yehoudä  et  ils  ne  lirent  pas  la  guerre  ä  lyosäfet.  "Les  Ilofeli 
apportaient  au  roi  'lyosäfet  des  presents,  de  Tor,  de  l'argent  et  des  tributs. 
Les  gens  de  'Arab  lui  apportaient  sept  mille  sept  cents  beliers  et  sept  mille 
sept  cents  boucs.  ,s  'lyosäfet  grandit  au  point  de  devenir  tres  puissant  et 
tres  illustre.  II  bätit  des  casernes  dans  le  pays  de  Yehoudä  et  des  villes 
fortifiees.  ,:|  II  fit  de  nombrenx  ouvrages  dans  Yehoudä.  Les  hommes  de 
guerre  vaillants  et  valeureux  (se  trouvaient)  ä  'Iyarousalem.  ( '  Voici  leur 
denombrement  sclon  chaque  inaison  paternelle.  En  Yehoudä  les  cbefs  «le  mille 
etaient  :  'Ednas,  le  chef  (principal)  :  avec  lui  etaient  trois  cent  mille  hommes 
vaillants    au   combat;    'apres  celui-ci   (texte    :   avec    eux)    etait     Iyo'anän, 


10 


[171]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  DIX-HUITIEME.  691 

X  ••  7»ff  '■  taP:y.  :  Mo-  :  "io9°tlt\,ih'/.  i  "Vxtlptl  •■  <»A£  «    Hh<S  «  nf&aof.  ■. 

Mx1U.yx(\<h.C   •    a>9nl\(l.lhV.    I    A£fl>-    I   i«M-  :   g@  ::  "fflh0°M£  :  -n'JjP^  :    fl?i 

A.  ■■  ä*V-ö  «  Hfto»-  ■■  fc,A„e-n  ■•  ffly0ftrt.«J->.  ■■  ?i£fl»-  ••  M&fl  ••  aKow.fri  -. 
Äff  "  lx  fli9"AA.i;-fc  :  p-«-n£"  s  a>iTf)A,rJ-  :  Yff  i  mrt«7'},e  •■  V  -•  ÄM'J  ■■  h-W'-l' 

a-  «  "oi?iA-  •  w-A-ff»-  ■  jejhAMip  •  fim-r1  s  HhjnA  » iijrtni  •  p-att  •■  o»-a 

+  i  hÜT-C  i  AM*  •■  flWl'1-  i  WA-  :  nWifl»*C/"  ■  £tf-fl  « 

XVIII,  'rnjiS"  i  AP-AT-T  •■  £.e.-4£  ■  -flAA  i  m/HlA**  «  athahntt  •  M¥   ,,,  V, 

Ott  ■  ttth.s.  ■■  rt^c^  «  fflrh/.^  i  a»*  i  hhon  :  ftAUsr0'*  •  mhmo  •  -nH- 

10   2  i  (DAJhiMlfc  ■  hA  :  9nAA,U-  :  fl»M".+r?  i  fflAJiA»  s  h»«»  i  P,iiC*7  :  '/'AA.Ü-  :  7 
A°/.e."    s     ffl^ILA»  :   fchfl-fl    i    IT-!»»    i    TtiV.-fc.A    i  AP'A<PT  :  77-1*'  i  P,^^  i  VD/  • 

1TAA.P  i  7A°/£-  «  athaffh  ••  <D£fl,A-  •  fc?A  i  h"7h  :  fl),1,Tl-nP  i  h«™  .-  rfc 
TMlh  •■  A«r.*'ThA»  s  fl>JP.n,A»  •■  P-AVT  ■•  tlll-t»  •■  htl/..h,t\  ••  1/*V  ■■  ?i'*h  :  P- 
9°  ■•  Ah°?H.fc-fUh,C  «    mh&o»  ■■  Vbw  •■   hh/.h.fr  i  HU+  :  fccnA-f-  »  £  «  fc 

»5    £fl)  :   fDJJfl.A-O-    :   ?»»»A    :    fcrhC    i    <D«/I+    :   fl^'T"    i   U7C   x    M+   :   -TMi.*:  : 

15.  flj-n-v]  P  om.  v.  —  Kl.  fljjrfift.iM'.]  P  inThtbiraf}..  —  ib.  D7hfi^n]  A  a»hn^n.  —  ib.  niiit<{] 
P  Wild-  —  ib.  «¥**]  P  ÄVö-f-.  —  17.  (...)  flA,!*».  s  TiRah  •.  MVflr :  mfl»w^'>  :  Tivr  -.  —  mmvv  '  '» 
AR  ■■  bi  :  we  :  °i<n>->  :  y,ao  :  tw.P.a»  :  K.V^^y  o  llanVI/^'t  i  Il.hu-  i  fl»S  i  tonf  i  y"/!»1  i  Hh.(... )]  P  om.; 

cette  lacune  de  P  (xvn,  1-xxi,  5)  est  due  ä  la  disparition  de  deux  feuillets  du  manuscrit.. 

le  comniaudant  :  avec  lui  ctaient  deux  cent  quatre-vingt  mille  (texte  :  deux 
cent  huit  mille)  homraes;  ,c  apres  celui-ci  etait  Mä'asyäs,  fils  de  Zekri,  qui 
servait  le  Seigneur  •  avec  lui  etaient  deux  cent  mille  hommes  vaillants. 
,:  Dans  la  tribu  de  Benyäm  etait  un  komme  vnillant  appele  'Elyäb  :  avec  lui 
ctaient  deux  cent  mille  archers  et  frondeurs;  "  apres  celui-ci  etait  Yozäbed  : 
avec  lui  etaient  cent  quatre-vingt  mille  (texte  :  cent  huit  mille)  hommes  de 
guerre.  ,9Tous  ces  (hommes)  servaient  le  roi,  sans  compter  ceux  que 
Yosäfet  avait  places  dans  les  villes  fortifiees  en  tous  les  pays  de  Yehoudä. 

XVIII,  '  Yosäfet  eut  beaucoup  de  richesses  et  de  'gloire.  Yosäfet  epousa  *  A» 
une  femme  de  la  maison  de  'Aka'ab.  ~  Deux  ans  apres,  il  descendit  vers 
'Aka'ab  au  pays  de  Samäryä.  'Aka'ab  immola  beaucoup  de  boeufs  et  de 
moutons  pour  lui  et  pour  les  gens  qui  etaient  avec  lui;  il  le  traita  avec 
amitie  et  lui  demanda  de  monter  avec  lui  contre  (Rämot  de)  Gala'äd.  3  'Aka'ab, 
roi  de  'Esrä'el,  dit  ä  Yosäfet,  roi  de  Yehoudä  :  «  Viens  avec  moi  contre 
(Rämot  de)  Gala'äd.  »  (Yosäfet)  repondit  et  lui  dit  :  «.  Moi  comme  toi  et  mon 
peuple  comme  ton  peuple  (ne  sommes  qu'un)  pour  combattre.  »  4  Yosäfet  dit 
au  roi  de  'Esrä'el  :  «  Consulte  donc  aujourd'hui  le  Seigneur.  »  5  Le  roi  de 
'Esrä'el  convoqua  quatre  cents  prophetes  et  leur  dit  :  «  Dois-je  aller  com- 
battre contre  la  ville  de  Rämot  qui  est  au  pays  de  Gala'äd,  ou  dois-je  m'abs- 


692  LES  PARALIPOMENES.  [172] 

7A°/£"  !  A+1'A  •   h(D-  '■  ?t*jr  «   «hfl^'h.    !  tO^kA?'  ■    AC<7  «   Ö»^C  !  <D£rt,C 

v :  fc"Ni.j»nrh,c  ■  (\h&(p.o- :  ait-/" « ' fl>£n,A»  «  p-a<pt  «  hAnv-  ■  tip  •■  vn. 
p  •■  hi\i.hn<i*,c  ■  atai^.  -■  i/*'/**  •  n-mu- « "©ha»*/"*»  ■  ttv»  •  hti/.h,&  • 

h"in.h'(\<h,c  •■  (Dhih  ■•  äamu"  »  Ao>-M-  ■  -rthti.  •■  ht\"°  •  K&tWF-  ■•  */>&?  '■ 

}x-U  •  °Vn?h  '  ö>a&  :  p.rAh  ■•••  öj^,ii,a-  ■■  p-«wt  ••  jub/mm  ■  vvr  ■  hi+  « 

"«JÄtD-0/  •'  hM'tt  ■•  Vhi»  •  hi\6h,h  '  fcrhft  ■■  hrWWjh  :  fl)p.n,A»  s  T-m-i  ' 
h?"XV.  •■  A"Y.h„Dft  '  fl»Aft  ■•  JV/°Ah  «  9<DVH*'  ■■  hl\/.h,&  ■  fl»P-<WT  :  TM*"  '■ 
?,V-P,  :    P.J'fK-  •'    -S.n  :    »»711/.    ••    «»T'?/*'-')"  :    HHHH.Kirö»-  •■    WAIKI?  :    hbftV> 

-i- :  mp.wK-  ■•  nwi-f-  •■  •fi-i- *  »»ein  ■  h 7+r  ••  rt"7c.e :  fliif-A»öo- :  vn.,?^  -• 

,02  vA»'a.    .P'linf-  :  n+Ä^IfO«»-  :•■  '" OtTOt  .'  rt£,4\e     ti  •  fflAP.  :  ltfM  '  h*C'M"  «  HAI 

j  .■  mp.n, :  Ji»»*h  ■  j&n»  i  KiiLMkihC  ■  um***  ■  hfro*  ••  ^toih*-  ■■  aa/«. 
fl>-,e}  ■•  hfth  :  .-j-'iA*^-  •■••  "«dw-a-o»-  i  *n..e-l- 1  j?,nnf-  ••  ä'Jh  •  pwia-  •■  fiel  •■ 

t?  •  MH  :  P»nA  «  VP-o"-  ■  Vn.JP-1'  •  'hVK-  »  flhrh-fc  <  *ai-  •  ivVP.h  i  ftMl  '■ 

XVIII,  7.  h^^\  A  >.a^  Äi'c.  —  11.  für*]  A  n-{-^i-  s/< ■■ 


tenir?  »  Ils  repondirent  et  lui  dirent  :  «  Monte  et  va.  Le  Seigneur  donnera 
sueees,  (en  livrant  la  ville)  entre  les  maias  du  roi.  »  "Yosäfet  lui  dit  :  «  N'y 
a-t-il  pas  ici  un  prophete  du  Seigneur?  Informe-toi  aussi  aupres  de  lui.  »  7  Le 
roi  de  'Esrä  el  repondit  et  dit  ä  Yosäfet  :  «  II  me  reste  encore  un  homme  par 
rintermediaire  de  qui  je  (puisse)  consulter  le  Seigneur,  mais  je  hais  cet 
homme,  car  il  ne  me  proplietise  (rien)  de  bon  et  tont  au  long  de  ses  jours  il  ne 
m'a  prophetise  (rien)  de  favorable  :  c'est  Mikyäs,  fds  de  Yemlä'e.  »  Yosafet 
lui  dit  :  «  Que  le  roi  ne  parle  pas  ainsi.  »  s  'Aka'äb,  roi  de  'Esrä'el,  appela 
un  de  ses  eunuques  et  lui  dit  :  «  Fais  venir  rapidement  Mikyäs,  tils  de 
Yemlä'e.  »  "  ('Aka'äb),  roi  de  'Esrä'el,  et  Yosäfet,  roi  de  Yehouda,  etaient 
assis,  ebaeun  sur  son  tröne  royal,  et  revetus  (cliacun)  de  (son)  manteau.  11s 
siegeaient  dans  l'(>space  ouvert  ä  l'entree  de  la  porte  de  Samäryä  et  tous  les 
A,  propbetes  propli6tisaient  devant  eux.  "'*Sadeqyäs,  iils  de  Kanä'an,  (se)  iit 
des  cornes  de  fer  et  dit  :  «  Ainsi  dit  le  Seigneur  :  Avec  ces  cornes  tu  frapperas 
les  Soräwyän  jusqu'a  ce  que  tu  les  aies  detruits.  »  "Tous  les  prophetes 
propbetisaient,  en  disant  :  «  Monte  contre  Rämot  qui  est  au  pays  de  Gala'äd; 
le  Seigneur  te  donnera  le  succes  et  la  livrera  entre  les  mains  du  roi.  »  '"  Le 
messager  qui  ötait  alle  appeler  Mikiyäs  lui  park,  cu  disant  :  «  Voici  que  les 
propbetes  ont  prononce  d'une  seule  voix  (des  eboses)  favorables  au  roi.  Oue 


102  v"  a. 


[173]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  DIX-HUITIEME.  693 

"}?-/"  ••  fl>.P.VK>  :   .'»'Ah  I  \\tm  :   faltf.  :  h9°  %&<*>■  '■  0?"HMI  :  U  *,'?.'!'  B  "fflf, 
II  •■   "YJlJPft  '    rltf  <D-  s   fr?H.h>fl<fbC  I    fcfl»«  i   H£fl,Afc  s    hlU.hlhh.C  •   tl.^y  i 

ifrric  ••••  'at"»xh  ■■  -in  :  vvr  -.  ö'jmla»  •■  *?-/"  i  a"Wi  >  ?„m:v.  ••  tu- 
5  jpft  ■•  wi..e.  •■  fiel  •■  todt-c  i  ffljp.A,(.v/,h  »  oi.t'.inh.  s  ö»-rtJ-  ■  fcfcqjho«»- «  '  m^n, 

A-  :  "JT-I*1  ■■   fcfMJbA  :   "lOBflil  :    Mnt1xM\  s   h<w   :   Kjffl£X  s    fHIl»?  '    HA.ll 

V  :  R-Ä-+  ■■  (INI  i  Km.h'üth.C  "  "wjL'.fl,  •  CKJnpe0-  •  liri^PV  i  AM/.-A.A  :  fl> 

ft+  ■■  hÄ-nc »  h»«. .-  Mn*  :  map  :  TA'/»  i  <n#n,  .•  ham.hn<h,i:  ■•  hAO«D-  s 
rt4-ji :  .e.i-nh- :  w-a-o»-  i  na  •  "vwtxro»-  •  nrtA?"  ■  "<dj&0>  •■  tum  •■  hti/.-h. 

io  A  i  AÄ.PATT  ■'  A.£n.Aifr  i  h»»  :  kjtfttßfc  -•  AAA.P  i  0»?JW  !  lft">OA  i  ?i 
h.+  «  '"fDj&n.  :  Ml  :  h»«'H  i  Ar»-  :  ,+A  i  Ä<7H>nrh.C  :  CÄ.tl?1  ■  Afc1ll>n,h. 

c  s  •s.n  9  »»'HK- :  cnvf-A-  •■  :*».i'.A  s  rt^jpü- :  jp.+öi-öi»"  .■  ne**7^-  ■•  oiflÄ/Jo»-  a  "wp. 

0,  :  KfH.h'flfli.C  i  «•»*■  ■  «pAA*  ■•  AfciuMl  ••   >7-i*»  i  hiV./bA  ••  h»«> <  P.ACT  i 
is  l"w(DKh  -•  imfAft  i  *»#»"  i  *£°7.r>  i  Afc1ll.jffMi.f:  :  fflf.n,  i  M  ■•  ^A,l, 

■f- «  oi^n,  i  h^ti.h'flrh.c  i  nr"it-  ■■  ptiävf- « -m^n,  .■  ?,<Bdh  i  öj^Iio-'j  •  od 

14.  n/.'P>]  A  n^f**.  —  iä.  m.eft.C/hn]  A  m?,&c.  ■■  sie  mp.tycfa-n.  —  16.  "l'iRiWa»*']  A  «n^.^- 
^(/■«■^  sie.  —  17.  H>.TrnA]  A  nKWlr.  —  19.  n-f-T**]  A  ttä.9"^.  —  ib.  ante  ti-J*  A  add.  mp.n,. 


ta  parole  soit  comme  celle  de  chaeun  d'eux  et  qu'elle  annonce  des  (choses) 
favorables.  »  '•  Mikyäs  dit  :  «  Le  Seigneur  est  vivant!  Ce  que  le  Seigneur 
m'a  dit,  je  le  declarerai.  »  '4 II  vint  vers  le  roi.  Le  roi  dit  ä  Mikyäs  :  «  Dois-ie 
aller  combattre  contre  Hämot  qui  est  au  pays  de  Gala  ad.  ou  dois-je  m'abs- 
tenir?  »  Le  prophete  Mikyäs  dit  :  «  Monte  et  va.  (Le  Seigneur)  te  donnera  le 
succes  et  (les  gens  de  Rämot)  seront  livres  entre  tes  mains.  »  ' '  Le  roi  de 
'Esrä'öl  lui  dit  :  «  Combien  de  fois  t'ai-je  adjure  de  ne  pas  dire  devant  moi  ce 
qui  n'est  pas  la  verite  devant  le  Seigneur?  »  ,c  (Mikyäs)  dit  :  «  J'ai  vu  'Esrä'el 
disperse  dans  les  montagnes  comme  des  brebis  qui  n'ont  pas  de  pasteur.  Le 
Seigneur  a  dit  :  lls  n'ont  pas  de  chef;  que  chaeun  retourne  en  paix  dans  sa 
demeure.  »  ,7Le  roi  de  'Esrä'el  dit  ä  'lyosäfet  :  «  Ne  t'ai-je  pas  dit  qu'il 
ne  me  prophetisait  pas  le  bien,  mais  le  mal?  »  '"(Mikyäs)  dit  :  «  Ce  n'est 
pas  ainsi  :  Ecoutez  la  parole  du  Seigneur.  J'ai  vu  le  Seigneur  sur  son  tröne 
et  toute  l'armee  des  cieux  se  tenait  debout  ä  sa  droite  et  ä  sa  gauche.  ,,JLe 
Seigneur  dit  :  Qui  trompera  'Aka'ab,  roi  de  'Esrä'el,  pour  qu'il  monte  et 
qu'il  tombe  devant  Rämot  de  Gala'äd?  *  L'un  parlait  dune  maniere  et  l'autre  *  a, 
,  parlait  d'une  autre.  "°  Un  esprit  s'avanQa,  se  presenta  devant  le  Seigneur 
et  dit  :  C'est  moi  qui  le  tromperai.  Le  Seigneur  dit  :  Comment  le  trom- 
peras-tu?  '-'  (L'esprit)  dit  :  J'irai  et  je  deviendrai  un  esprit  de  mensonge  dans 


102  V  b. 


694  LES  PARALIPOMENES.  [174] 

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"«»jßfl.  :  °Wft  !  *.'«■  i  *£*«  :  ft?,h-k  :  ÖA1-  ■  >.7H  i   H'ttat'Ji  :  (O^UDÖh  ■  h9° 
tD-r"V   '■   Afli'/^'T   •■  l\o°   i  1'lh  a  ^fll^n,   :  "J7-IP   •  'ht\/-}>,/\   :    }/**>i{P  s  A"Z 

h^ft  «  mj?.n,  ••  hi-ühp  ■■  -w  s  h°Äc  ■■  fM*«  >  iirh.c  ■•  flj-vn  •  Ji.p-j%ft  ■■  o» 

•ncfp  ■■  Ain-fc  ■■  awi+ »  im-  •  r^A  :  öJ^nAo  =  i-fift-i*  =  nr^n,  ■•  mw  «> 
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W-Ah<n>-..-  h^H-n  s  28<D0C7  :  IT-ip   ■'  ht\/.h,fi\  ••  (DÄ.P-^VT  :  ">T-i*'  ••  fM-H  '■ 

n/.-'p-'j-  ■■  ?i'}i- :  ihht:  •■•■  2!,ö»«?.n,A-  ■  -itw  :  ?iA/..h,A  ■  Mx.v -w?  ■  hfrim.  ■ 

^AQ^/"  :  >h.<5  -f"  :  fl)hnfl>-?i  :  (D-tl-t-  '.  +>A  ■  mÄ-J'l-  ■  Aflft  ■■  ÄAnftf  :  ÖH-Afl    15 
A  :  ^T-I*»  :  hll/.-t*.&  •  (Ofih  •■  flWH*  :  +Ü"A  «  3"ffl>T-l*'  :  ACJP  '  hlili  :  tf-A»tf»-  ■' 

»»Ahh'l'  ■•  A^7A;I'  ■  JiA  '  9°tliUlh  ■  «1^,0,  •  A.^V+hA-  ■•  öi^A^O-A  ■  (Oh^fiO 

25.  "»i»»]  A  Tr7v»»\   —  i'6.  o»AWl  i  £*+]  A  «»AhJxn»-  :  A.c*+.  —  26.  fl» *> "7 r. }»<«•-]  A  m>-/ 
Kjpoo-  s/e.  —  27. 1-öofTJi]  A  •J-oi'.e.Tn  s/r.  —  3U.  tf-n-o»-]  A  W-ft». 


la  bouche  de  tous  ses  prophetes.  Le  Seigneur  lui  dit  :  Tu  peux  letromper; 
pars  et  fais  ainsi.  ~  Voici  que  maintenant  le  Seigneur  a  mis  aiusi  l'esprit  de 
mensonge  dans  la  bouche  de  tous  ses  prophetes;  le  Seigneur  a  döcide  le  mal 
contre  toi.  »  "'  Sedeqyäs,  llls  de  Kanä'an,  s'approcha,  frappa  Mikyäs  sur  la 
joue  et  lui  dit  :  <c  Par  quelle  voie  l'esprit  du  Seigneur  a-t-il  passe  pour  te 
parier?  »  -''  Mikyäs  dit  :  «  Voici  que  tu  le  verras  le  jour  oü  tu  passeras  (texte  : 
tu  entreras  et  sortiras)  de  chambre  en  chambre  pour  t'echapper.  »  *5  Le  roi  de 
'Esrä'el  dit  :  «  Saisissez  Mikyäs.  »  II  ajouta  :  «  Livrcz-le  ä  'Emör,  gouverneur 
de  la  ville,  et  ä  'Iyoas,  commandant,  fils  du  roi.  2e  Vous  leur  direz  ceci  :  Ainsi 
a  dit  le  roi  :  Mettez  cet  (homme)  en  prison;  qu'il  mange  le  pain  dans  l'alllie- 
tion  et  qu'il  boive  l'eau  dans  l'allliction,  jusqu  ä  ce  que  je  revienne  en  paix.  » 
27  Mikyäs  dit  :  «  Si  reellement  tu  reviens  en  paix,  le  Seigneur  na  pas  parle  par 
inoi.  Entendez  ceci,  vous  tous,  peuples.  »  "  Le  roi  de  'Esrä'el  et  'Iyosäfet,  roi 
de  Yehoudä,  monterent  contre  llämot  de  Gala'äd.  a'Lerpi  de  'Esrä'el  dit  ä 
Iyosäfet  :  «  Revets-moi  d'habits  ötrangers  et  j'entrerai  dans  la  bataille;  pour 
toi,  revets-toi  de  mes  habits.  »  Le  roi  de  'Esrä'el  se  deguisa  et  entra  dans  la4 
bataille.  '"  Le  roi  de  Soryä  conimanda  ä  tous  les  chefs  des  chars  qui  etaient 
avec  lui  et  dit  :  «  Ne  combatte/.  ni  contre  le  petit,  ni  contre  le  grand,  mais 


[175]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  DIX-NEUVIEME.  695 

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L02  v  c. 

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XIX,  taH-oof,m  :  A,p»/vt  i  77-«*'  •  J&iM  •  at-til-  «  n»l--  ■■  Ä.M-AA.9"  • 

nrtAr  s  -oiflidAi  •  jB^hMUt- 1  Ä.f- 1  aiAft  :  Mi.  ■•  vn..e.  •  m^iu»  •■  a**tv  •• 

A.P-1?.T  ••  ho°tt  i  A^Th  i  K*»*!"  i  ttA-Hh  i  öJHV.  :  ÄAfc  ■  ?t"?II.K'nrh,C  i 

fc^-f-  i  ;J*£*C  i  nfc?+  i  •»">*  i  «wÄTK  i  «B+iP^-h  •  fr7H.frnrh.C  i  AAA,h  « 

15  3+a-1-  :  w-T,?^  «  -h^hn  i  AAA»h  ■•  htl*™  :  h«7:i/"h  •  fc"7A*H-  •  h9"£Y.  :  f.U- 

^  i  hCpÖll  •  Aflh  i  hao  :  ->^/*"/'  :  Ah<7ll.K'nrK.C  ■•  '  (D^d  i  P'A^T  i  OhM'  i 
A.f<-AA,9°  ■  flifflöÄ  s  hdn  i  iP'AA  :  ATl-n  i  K9°fl>Crtn>^i  ••  hrth  ■  fA\L  •  h,V&9°  , 

31.  fittAF]  A  je^tAä"'  */< •.  —  34.  fi+ahV]  A  fi.iat-9".  —  ib.  >ifin]  Ä  >ifi«o.  —  /3.  AMI 
h  i  flc?]  A  rt>,n/  ä.a. 


seulement  contre  le  roi  de  'Esrä'el.  »  :"  Lorsque  les  chefs  des  chars  du  roi 
de  Sorya  aper^urent  ('Iyosäfet),  ils  dirent  :  «  *  G'est  le  roi  de  'Esrä'el  »,  et  *  a 
ils  l'entourerent  pour  le  tuer.  'Iyosäfet  cria  (vers)  le  Seigneur  et  le  Seigneur 
le  sauva  et  les  detourna  de  lui.  12  Lorsque  les  chefs  des  chars  virent  que  ce 
n'etait  pas  lui  le  roi  de  'Esrä'el,  ils  s'eloignerent  de  lui.  33  (Mais)  un  homme 
tendit  son  arc  et  tira  (une  fleche)  sans  viser;  il  frappa  le  roi  de  'Esrä'el  entre 
les  poumons  et  la  cuirasse.  (Le  roi)  dit  k  son  cocher  aupres  de  qui  il  etait 
monte  :  «  Tourne  bride  et  fais-moi  sortir  de  la  batadle,  car  je  suis  blesse.  » 
"  La  bataille  fut  perdue  ce  jour-lä.  Le  roi  de  'Esrä'el  se  tint  sur  son  char 
jusqu'au  soir  devant  les  gens  de  Soryä  et  il  mourut  au  coucher  du  soleil. 

XIX,  '  'Iyosäfet,  roi  de  Yehoudä,  revint  en  paix  dans  son  palais  ä  'Iyarou- 
sälem.  2  Le  prophete  lyou,  fds  de  'Anäni,  s'avanga  ä  la  rencontre  du  roi 
'Iyosäfet  et  lui  dit  :  «  Puisque  tu  aides  le  pecheur  et  que  tu  aimes  celui  qui 
hait  le  Seigneur,  ä  cause  de  cela  le  chätiment  du  Seigneur  viendra  sur  toi. 
3  (Mais)  il  s'est  trouve  en  toi  de  bonnes  ceuvres,  car  tu  as  fait  disparaitre  les 
(faux)  dieux  du  pays  de  Yehoudä  et  tu  as  rendu  droit  ton  coeur  pour  chercher 
le  Seigneur.  »  '  Yosäfet  demeura  ä  'Iyarousälem.  II  alla  de  nouveau  vers  le 
peuple  depuis  Bersäbeh  jusqu'ä  la  montagne  de  'Efiem  et  il  les  ramenä  au 


102  \°  c. 


'  A, 
103  i-  a. 


15 


696  LES.PARALIPOMENES.  [176] 

Wlfliao-  :  -Trfl  •■   h1tt.h't\th.C  •■  hfAll  ■•  ht\^ir <"»•  ■■'•  '  at"t,tm  :  «nVO"}!*  :  fl>- 
M-  ■  W-A-  i  h?Yb&  ■•  ¥>ihP,  ■■  W(D'M'  ■•  "/öV'i  •■  IWIC  «  '  ''mf.0,  i  Afl"W'1'  «  h 

h?»<.  .■  H"HfK-  s  M-l-tfi»-  s  M»»  •  Ali  ■  Artnh  ••  H-Vi  ■  M  •■  Ah-JHXuii-c  i 

öJ'/"ftA.hfl»-  ■■   *A  ■•  V-T-A  s  7  d>£fclLfc  i  jfclh?  :  «PClIi-  i  hlHjHMbC  i  AMI. 

*  ho»- .-  foi-ö+n-  .■  fli-i  °?n<- 1  m««»  ■  ä«m  ■  *w  ■■  h«?iUwiA.c  ■  «*«•»?  ■■  oa.-*  i 

££  S*IÄ"  :    OthJ-lh  :   1AJH   "   ^fl»»  •  ftfi.P<-AA.9°  i    «*«•»  :  fcJ'ATT  -    »lUV 

•|-  :  ©A.'P'e.eV  •  ÖJA.+V/"  i  hllm  s  htl6h.fr  '■  fi&tfa  i  Ah1ll.fcn,h.C  i  fflJP.h- 
Vt-  :  W-A»  i  HfiÄ-C  i  iD-ft-f-  i  Ä.«.AÄ,y  «  "ho«"!!  •  v>CF*°-  ■  ©£11.  i  lf">+  i 

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H«»Ä-fc  i  AV-1A  •■  AÄV/JU-  .-  ?,A  i  P-^JW.  •  flHl«f*   ■•  flrhiD-C'tiro«»-  i  °7flh  i» 
A  i  £9"  i  at&9"  •  fl»"70hA  ■  /*'c:°/'|-  ■  flJVJC  ■'  rßÄ"£'4*  i  fl>T-'Kh  •■  atpM-p 
-nWo»-  i  <DA.f MiA«  .■  AKIH.K'Ürh.C  •  tfJÄ..e,YKJ  i  «■**  .-  AhllLMMbC  •■ 
AMMl"«»'  ■•  fl»AM\  i  ^-Veyjö»-  i  h"»11  :  «jn<-  i  flJ/i.'I-Mlrt-  ::  "©Vi)-  •  h«*7C^  ■■ 

Uü'i    :    j&AWho«»-    :   (ltfA-   :    +A   l   Mll.h'flrii.C    •    «DTHl^A  «    «DAfc  !    hft"71 

A  :  «nA<P7  •  A1VI-  ■  ß-ü-%  ■•  4M  ■  W-A-  >  HIT-/**  i  «BRAV*  i  a)ü,*Pa^,n  i  4*£ 

XIX,  8.  w.e.h"V/-]  A  fl»jBfr"V.  —  //'•  W-A»]  A  tf-A-.  —  10.  post  AV-VA  A  add.  «P^/h-.  —  rö.  m 
A>i°IH.h-fl/h,C]  A  o/ra.  —  11.  m»,h'i:>]  A  mn^hV-'f. 


Seigneur,  Dieu  de  leurs  peres.  '  II  etablit  des  juges  dans  toutes  les  villes 
de  Yehoudä  et  dans  les  place?  fortes  de  (chaque)  cito.  '  II  dil  aux  juges  : 
«  Sachez  ce  que  vous  ferez,  car  vous  ne  jugerez  pas  pour  les  homines,  mais 
pour  le  Seigneur  et  vous  repondrez  de  la  sentence.  T  Maintenant  que  la 
*  A,  erainte  du  Seigneur  soit  sur  *  vous,  aliu  que  vous  agissiez  avec  vigilance, 
car  Finiquite  n'est  pas  avec  le  Seigneur,  ni  Tacception  des  personnes,  ni 
la  reception  de  dons  corrupteurs.  »  8  'Iyost\fet  etablit  ä  'lyarousuletn  (quel- 
ques) pretres,  levites  et  chefs  de  famille  de  'Esrä'61,  pour  juger  (les  affaires) 
du  Seigneur  et  rendre  justice  ä  tous  ceux  qui  demeuraient  ä  'Iyarousalem. 
'II  les  instruisit  ainsi  et  dit  :  «  Faites  ceci  dans  la  erainte  du  Seigneur, 
avec  droiture  et  avec  un  coeur  pur.  '"Tous  ceux  de  (vos)  freres  habitant  dans 
leurs  villes  qui  se  presenteront  pour  un  jugement  entre  parents  et  parents 
(texte  :  sang  et  sang),  entre  regle  et  preeepte  et  (entre)  loi  et  ordonnance, 
vous  les  aecorderez,  aliu  qu'ils  ne  peebent  pas  conlre  le  Seigneur  et  que  la 
col6re  du  Seigneur  ne  tombe  pas  sur  vous  et  sur  vos  freres.  Faites  ainsi, 
afin  que  vous  ne  pechiez  pas.  "  Voici  que  'Amarya,  pnHre,  sera  preposö 
pour  vous  ä  toutes  les  affaires  concernant  le  Seigneur  et  que  Zebdivas,  fds  de 
'EsmA'el,  chef  de  la  maison  de  YeboudA,  (sera  preposö)  a  toutes  les  (affaires) 
concernant  le  roi.  Les  scribes  et  les  levites  seront  (couune  juges)  devanl  vous. 


[177]  LIVHE  SECOND,  CHAPITRE  VINGTIEME.  697 

ao  -.  wtooo'  :  1ä'}0-  :  OT-llfK-  :■  roj?.VK>  »  h*7ll.fc-n,h,C  i  'Fhhtoo»-  :    u:  ■•• 

XX,  '  fl»K0°£"teTi :  OTjvh-  ■  £*+  •  M°'*  ■  o»£«fc«fr  »  T'Ä-n  s  w"i\(i>ir 

ao-   .■  Ji'P"WJ  •"  *W   :  N¥T   •  il"»   ■  £;I\+'»"AJP  «  2<D«wJVh.  :  athCh^9*  ' 

AÄiM«T  :  flj.e.n,Ajp  i  «»ah. :  /\ört,h  •  -mn&i  •  hiöp-'t  •  n*c  «  mh9°t»c 

M*T  •■  ho»  :    P.'V /»'•/•  :    Afc1II.Jfflffi.C  »  Ö»rtnh  :  *«»>  :    I1WA*  s  tf-U-*}  «     ÖJfcJl 

-»".'»•flÄ  :  ,e.u-Pi  ■  jr,i/»y  •■  A?iiii>n,h,c:  «  hFti-fa  •■  nwiiiMM-  ■■  ?.v-?,  ■.  a»x 

h  ■■  h«>  i  tArr?  •  A?t°;ii.hnrh.c - ud$od  -.  ^p-wr .•  floytni  ••  fcAY.-*.A •• 

nA.f<^A.?°  «  niu- :  j.iHXhh.c  s  +.^</«> «  iä  »  "/oä- ■  mm  •■•■  amf.a.  •  hin. 

10  h-n^c  ••  fcyih  •  hn«ev  -■  hm-  ■  hi-v  ■■  afttni?.  ■  wÄ^h  ■  hiiLho»-  ■.  aw-a- 

*öo.    .-  V7/**'h    :    JwTiH'fl  «    OWH«   :    h£,h  >   :\&A  '  (DbtÖ  -    Ö>J»Afl  i    n4»£"»Xh  i        *  A 

^  103  r  b. 

j»°£"C  ■  hy**-«»  •  *jä  •  diii-nh  s  hiM-hfr  ■  ano-\n\\  •.  Auch  ■■  h-ncvr  ■■  t- 

*Ch  :  A'JA?"  «  *CD-}£<.  :   Ohtlhf  :  fflAVO-  »    ^Jl'/  :    ao^^d  :    Aftw  :  \[.hX\  « 

Ä-aÄii-  ■  A-H  ■•  (tih  •  ffl*.e:"7.h  •  ?»ft»«'  :  t\ao  •  lUMi  •  AÖA.U-  .-  AH  ■  n,'h  •  flO 

XX,  2.  ai>,?"Pc^]  A  mThr'C'^Cf.  —  ib.  ante  ^-^c  A  flrfrf.  H.  —  4.  <n.»>,]  A  o/«.  —  7.  >,n 

/!-h,A]    A   JP,ft<!.>i,A. 

Vous   serez  forts  et  vous  serez   actifs.  Que  le   Seigneur  soit  avec  vous  (et 
avec)  les  bons.  » 

XX,  '  Ensuite  les  enfants  de  'Amon,  les  enfants  de  Mo'ab  et  avec  eux 
les  'Amonäwiyän  s'avancerent  contre  Yosäfet  pour  lui  faire  la  guerre.  2  On 
vint  l'annoncer  ä  'Iyosäfet  et  on  lui  dit  :  «  De  nombreux  (ennemis)  s'avancent 
contre  toi  d'au  delä  de  la  mer  (Morte)  et  de  Soryä ;  ils  sont  ä  'Asäson-Tämär 
qui  est  Gädi.  »  3  'Iyosäfet  eut  peur.  II  se  ressaisit  afin  de  chercher  le  Seigneur 
et  il  proclama  un  jeüne  dans  tout  Yehoudä.  '  II  rassembla  Yehoudä  pour 
chercher  le  Seigneur.  De  toutes  les  villes  de  Yehoudä  on  vint  pour  chercher 
le  Seigneur.  3  'Iyosäfet  se  tint  debout  dans  l'assemblee  de  'Esrä'el,  ä  'Iyarou- 
sälem,  dans  la  maison  du  Seigneur,  devant  le  nouveau  parvis.  6 II  dit  : 
«  Seigneur,  Dieu  de  nos  peres,  n'es-tu  pas  au  ciel  et  n'es-tu  pas  le  maitre 
*  de  tous  les  rois  des  peuples?  Dans  ta  main  sont  la  force  et  la  puissance;  *  a, 
il  n'est  personne  qui  (puisse)  te  resister.  7  N'est-ce  pas  toi,  Seigneur,  qui 
as  extermine  tous  les  habitants  de  ce  pays  devant  la  face  de  ton  peuple  de 
'Esrä'el  et  qui  l'as  donne  pour  toujours  ä  la  posterite  de  'Abrehäm,  ton 
bien-aime? 8  Ils  ont  habite  lä;  ils  ont  bäti  lä  un  temple  ä  ton  nom.  Ils  ont  dit  : 
9  Si  quelque  calamite  vient  sur  nous  :  la  punition,  la  mort,  la  famine,  nous 
nous  tiendrons  debout  devant  cette  maison  et  devant  toi,  car  ton  nom  est 
sur  cette  maison;   nous  crierons  vers   toi  dans  notre   allliction;  tu  (nous) 

PATR.   OR.   —  T.    XXIII.   —   F.   4.  45 


103  r°  b. 


103 


G98  LES  PARALIPOMENES.  [178] 

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iföo- .-  «iä.^00-  :  Jii'-ÄV.  •■  -M1JV  •■  htitf  ••  rtrtrt-  ■•  ta^iir«*»-  .•  -t-h-ühpn»-  •■  h 

hJ^Cft^V  i  h?+  i  ©'WIM  a  "frmjh  i  h?°AM  i  Jh^/Adi*-  i  hiTkl>*tf«>-  i  hfl   5 
»»  :  hA-ftt  ■'  ££A  ■■  fimhA  :  4"e»»  •■  frÄ*«"»  '  TI?*  ■■  •flti*'i  :  Ho»Ä'h  :  4oA»J  s 
(ohShrc  ••  im-flC«"»"  ■  H>»?nA  ••  MCT-tHI  •■  'HUi  «  "ffltf-A-  ■  £u  fi  •■  ß+m- 

IfJlCJPfl  ■  o»Aft  i  A-nh^JP  i  flJAS-  i  Ah,fV/.A  i   «DA*  i  A'/'J.J-'JjPft  i  A.*P<C  ■  ?» 
9°R4:+  ■  MV-  ■  M  ■  MA.D-  i  «»'><<.rt  •■  frTH.frfl<fi.C  ■  fl^rthA  >  "TOIC  «  t:imf.   io 
II.  i  ftjro-  =  tf-Aho»-  i  ,P.«> «fl  i  OJhA  i   l-TrÄ-4-  i  Jfc.rf4M"  •  <»'*?•/*'  !  Ä.f"f¥ 

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fc*7ll.frn<h.C  s  "  l'*"7D  !  <J*  ■■  MrVJ'o»-  i  fflVi'-  i  wert-  •■  my.an:^.  •  tn-ft-f-  : 
A:     9°öi-i  -  ht\K  ■■  ml 'Iv.hn^ö1"  ■•  o>-fi * -l*  ■  ä"»a  ■■  Ihn.  ••  üiüa-  •■  K9&1>&  "  is 

lTMi  ■  hll-o0-  i  H'H^/AJPo»-  s  ^A  •  h?i9°<-  i  ©A-fltn.  :  «m £•;'•>.'/•  :  hlW.h 
11.  fi/h..-»--v]  A  fi/h-m-v.  —  12.  mh.s'wr'c]  A  mh.wrc  v" .  --  14.  0A4  i  rty"v.i'v.rn]  A  a 

•/"'Vt.+'V.fn.  —  16.  mWiW-ÜPo»-]  A  m|v..li-(l}Po»-.  —  i8.  WVi]  A  Ä'VA. 

exauceras  et  tu  noua  sauveras.  Iü  Voici  que  maiatenant  les  enfants  de  'Amon, 
(les  enfants  de)  Mo 'ab  et  les  enfants  de  Seyer,  (sur  les  terres)  de  qui  tu 
n'as  pas  permis  {texte  :  on  n'a  pas  permis)  (aux  enfants)  de  'Esrä'el  de 
passer,  quand  ils  sortirent  du  pays  de  Gebs  (Egypte),  car  ils  s'eloignerent 
d'eux  et  disparurent  devant  eux  afin  de  ne  pas  les  detruire,  "voici  (donc) 
que  maintenant  ils  agissent  mal  et  viennent  nous  chasser  de  notre  heritage 
que  tu  nous  as  donne.  ,80  Seigneur,  notre  Dieu,  ne  les  jugeras-tu  pas?  En 
effet,  nous  n'avons  pas  (assez)  de  force  pour  pouvoir  resister  a  cette  mul- 
titude  qui  est  venue  contre  nous.  Nous  ne  savons  pas  ce  que  nous  fcrons 
contre  eux,  mais  nos  yeux  (sout  tournes)  vers  toi.  »  "Tout  Vehoudä  se 
tenait  debout  devant  le  Seigneur  avec  leurs  femmes  et  leurs  enfants.  ,l(Lä 
se  trouvait)  'O.uzhßl,  fils  de  Zakftryäs,  descendant  de  Leb'anyä,  deseendant  de 
'Eichel,  descendant  de  MentänyAs,  lc  levite,  de  la  posterite  {texte  :  des  fds) 
de  'Asäf;  sur  lui  fut  l'esprit  du  Seigneur  au  milieu  de  l'assemblee.  I:'ll  dit  : 
«  Ecoutez,  vous  tous,  Yehöudft,  vous  qui  habitez  ' Iy arousal em  et  toi,  roi 
'Iyosafet.  Ainsi  dit  le  Seigneur  :  Pour  vous,  ne  les  craignez  pas  et  ne  soyez 
pas  epouvantes  ä  la  vue  de  cette  multitude,  car  (cette)  guerre  n'est  pas  la 
vötre,  mais  celle  du  Seigaeur.  "  Demaia  desceadez  contre  eux;  voici  qu'ils 
montcront,  (puis)  descendront  par  la  colline  de  'As'i;  vous  les  rencontrerez 
*  8   Texti-iimite  du  torrent  au  dösert   <le     Iyärilirl.    "  Ge   n'est  pas  vous   qui 


'  A, 

103  r  c, 


[179]  LIVRE  SECOND,  CI1APITRE  VINGTIEME.  699 

'f)rh,C  «  XiV  •  9°l\Mlot>-  i  y.ihfi  ■  mhS {•AA.'T  '•  hJtGClh  '•  (Dh.W.TrlO-  • 
Iwa»  :  Imöh-  ■  TT+nA?'«0-  •■  0MHjvlklbC  !  '/'flrt.'fifl«»-  «  IK«niVifc  «  fc«fM 
VT  -•  (17Ä.  i  fl»WA-  ■  F-U-fi  :  ö)?iA  •  P^Ä-4-  ■  A.f  {.AA»9°  •  m£"fc  *  (Mo»-  »  AKT 
H.K'flffbC  •■  mfi-?.«;.  •■  AK<7il.K'flfh.C  «  ,!'a»#ni»-  s  A/Pohi?  •■  to,0£«fe+  ■■  +°/T  ■  fl» 
s  ^ft-fet  ■  #£  i  J^A-flAP»  i  AKlICK-flifhC  i  fc^Alri  :  n.+A  >  Ofl.ll  »  ©AO-A  « 
80  ffllrt-  •■  11**70  i  atmöh-  ■  m-n/f-  i  TS»»  ■  /:**/»  «  «MH  '  £a>Ah.  ■  *«•»  •  f- 
ATT  ■  fOXCrh  i  «0^-fl.  •  AjP'O-i  i  JS-O-fl  i  m?iA  i  -frfl'Hb  »  ä.P^AA.P0  i  ?»"»"> 
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->höi».   ::  »'  flJ-/-°?h^  s  JP'fiA  I  rThlf-n  •    «0°i^im  :    0DH9%7   '    fl»hA  •'  ^A/fl/fi-  ■'  h 

io   ao  :  f  fctf-4:  :  mf.'TW  :  A*£AT  i  All  ■  JK-ö»ö?»  i  M*/^  i  *i£A  i  0>jB,n,A*  i  *7V 

£  i  A?»<7H.K-nrh.C  i  hfl«»  s    U:  ■  Wl«»  •  i\°/tl9°  i  {""Vh^-fc  "■  "flJhf^Ä"!^  i  Htf» 

<-  :  fflhMifl- ■■  T.T  ■  n-nWiT  s  muoö»-  :  hiii.taMi.c  ■  *vvj  *  h«»  •■  j&fr.* 

-f-A-  i  £«+  i  äi°7  i  ArtnÄ  i  t°ha  i  ö>a?»a  i  £WK-  i  owii- 1  £-n<:  i  A,£ 

C  --  KA »  fflöh.  i  AAA  i  j&u-fl  :  rnfflÄ-*  s  ^aH^ifh-  •■  £«fe+  i  fcf"*  ■  tol°h 

15   -fl  i  AAA  :  ?iA  ■  JB.W1*.  :  flWU*  i  ft-fl^  '  AJ&C  •  h»°  i  ^W/JAP*«*'»-  ■  fl^lA* 

20.  -t*X]  A  -fc+fc.  —  ib.  oii-MT"/.]  A  <i>»-h<n>v-.  —  22.  post  .R^t-p-t-ft-  A  add.  9°tit\.  —  ib.  ante 
rtrt-flh  «fi?«/.  o>.  —  /ä.  >.A  s  .eHK.  i  a»-ftt]  A  oa«.  —  23.  ante  töA  A  nrf^.  fl>. 

les  combattrez,  mais  sachez  et  comprenez  que  le  salut  du  Seigneur  sera  avec 
vous,  (avec)  Yehoudä  et  (avcc)  'lyarousälem;  ne  craignez  pas  et  ne  soyez  pas 
«pouvantes ;  demain  vous  vous  avancerez  ä  leur  rencontre  et  le  Seigneur  sera 
avec  vous.  »  l8  'lyosafet  se  prosterna  la  face  (contre  terre);  tout  Yehoudä 
et  ceux  qui  habitaient  'lyarousälem  tomberent  sur  leur  face  devant  le 
Seigneur  et  adorerent  le  Seigneur.  ,9Les  levites  des  fils  de  Qa'ät  et  des  fds  de 
Qore  se  tenaient  debout  pour  glorifier  le  Seigneur  Dieu  ä  voix  forte  et 
haute.  2Ü  Ils  se  leverent  tot  au  matin  et  s'avancerent  vers  le  desert  de 
Teqouhe.  Pendant  qu'ils  s'avangaient,  Yosäfet  se  tint  debout,  cria  et  dit  : 
«  Ecoutez-moi,  Yehoudä,  et  vous  qui  demeurez  ä  'lyarousälem,  mettez  votre 
confiance  dans  le  Seigneur,  votre  Dieu,  et  votre  conliance  (sera  recom- 
pensee) ;  mettez  votre  confiance  dans  son  prophete  et  votre  succes  sera 
assure.  »  *■'  II  tint  conseil  avec  le  peuple.  II  placa  (en  avant)  les  psalmistes 
et  les  chantres  pour  celebrer  (le  Seigneur)  et  chanter  les  prieres  sacrees,  en 
s'avangant  devant  l'armee.  Ils  disaient  :  «  Rendez  gräces  au  Seigneur,  car  il 
est  bon,  car  sa  misericorde  est  ä  jamais.  »  2a  Apres  qu'ils  eurent  chante  et 
reeite  les  actions  de  gräces,  le  Seigneur  incita  (texte  :  donna  force)  les 
enfants  de  'Amon  ä  combattre  contre  les  gens  de  Mo 'ab  et  contre  les  habitants 
de  la  montagne  de  Seyer  qui  s'etaient  avances  contre  Yehoudä  et  (qui)  furent 
defaits.  2:|  (En  effet),  les  enfants  de  'Amon  et  (les  enfants)  de  Mo'ab  se  leverent 
(conjointement)  contre  les   habitants   de   la  montagne    de    Seyer    pour   les 


700  LES  PARAL1POMENES.  [180] 

JPöp-  s  fliK9°Ä"l<:  s  W-hpar-  :  mh^^^oo-  •  AhA  '•  P'l£'<-  >  A,£C  •  -Vit» 
h.  •  tttt^'-Iill'ao-  .-  h<w>  :  JB,£«7flA-  i  flJ^.1  "W*  «  21  mfia-M  ■■  ftftfl*  ■  MW  • 
<w>77A  :  9^,9°  :  0)Ch£  «  1fh»  •  if^Vt  '■  "HN"^  s  öiTU-  i  tf-A-tf»-  :  9°fB,^l  ■■ 

*  A;       <DflK«J.«l"}  :  ^.Jl  «  9°Ä"C  «  ©ÄAO  :  /hjPfl>-  -'  h9°i.ir*  O—  «  -fflflÄVh  s  Ä.f-A$T  > 

orTiTin  i  n.hu«  i  h«»  ••  ^fl7i)cVi-  i  yvhc»!  •■  oiihn*  ■  -ah-^  •■  9°och  •  a»i<pv 
öJ.eA+.'»"nh«  ■■  yunJnrfl»-  •■  ftA*"»  ■■  •nH*3,*i  ■  T+  •■  hö0-?-!- «  ^mn^-nd*  ■  fl 

A^  •  '/'."»-nh.  i  flWI+  «  ÄAl  i  fUJl-V  •  öJh^h-l?'  :  AJ»°?H.h-nrh,C  '  (DttM-b 
71  •  ^f\9°^  ■  t\a°-  :  nat-h-U  ■  aoh"i  •  d.M  ■  n^h->  ■  hfiTn  •■  H-fc  ■  ötör  "  "7  at-V 
oo?,m-  ■  H-A*  •■  h?.af-  ■  H£iM  ■  «Wl-f-  ■  Ä.P4.AA.90  ■  «DÄ.f-Af-Tfc  ■  IT-/*'  •• 
9°t\ti,\rao'  :  nr/i»/.>  i  Ofl.£  i  >.&<*>  .-  hft+<P/M«h«n»-  «  V7ll.fc*fMi.C  i  (IRAK* 
<n>-  :■•  ^Wflfc.  i  A.f<-AA,iT  i  Hä-VÄA  i  <DfK-nA.A  i  fl»fI.*A  i  +C7  i  ö»*A'J"  i  IM*  s 
fc1li.Ml<Ji.C  «  "«M  !  IC«7-/  i  h<7H.h-fl(fi>C  i  AriA  ■■  tf-A-  i  M/M+  i  9°£'C  ■  hh 
tm  :  fi9°(h  :  ho»  i  hlll.JWlrh.C  i  J&-fr^+A  •  A-0»-  i  AäAM'  i  hA/5-Ji.A  «  3U© 
Vi*  i  IIa*  •■  AÄ.P-ATT  i  ttfl^9°  i  mhödC  i  ?i*7ll.^-n.h.C  •  h9°AVh  »  hJ-Ä") 
«f.ü-  «  31  rDV«7a>  :  ^.P-AT-T  ■  AdA  :  ^il-^  ••  h'CS"  ■■  ö»AA  "  (n  '  OJhAt  «  'J«»^  : 

^öd  :  J?,>"7/*'  :  «DMlP  s  nÄ.Pi-AA.y  "  ÄÖJÄ  :  ^«»'|-  ::  fliA"?  I  Ah"0-  l  MM*  s 
/ä.  .e.e°7rtfr]  A  ,e£"Vnft-  «c. 

detruire  et  les  aneantir.  Apres  qu'ils  eurent  tue  et  aneanti  les  habitaats  de 
(la  montagne)  de  Seyer,  ils  se  leverent  les  uns  contre  les  aulres  ponr  se 
detruire  et  s'aneantir.  2*  (Les  enfants  de)  Yehoudä  arriverent  au  guet 
regardant  le  desert;  ils  virent  cette  armee  nombreuse  :  voici  que  tous  etaieut 

*  A-      morts  et  tombes   sur  le  sol;   personne  d'entre  *  eux  n'etait  vivant.  -3  'Iyosäfet 
103  v  ü.  ...  .     : 

et  son  peuple  vinrent  prendre  le  butin;  ils  trouverent  un  butm  abondant  ainsi 

que  des  objets  precieux  et  ils  prirent  toutes  ces  depouilles.  Ils  demeurerent 
trois  jours  ä  ramasser  et  ä  rassembler  le  butin,  car  il  etait  extremement 
abondant.  20  Le  quatrieme  jour  ils  se  reunirent  pres  de  la  vallee  de  la  bene- 
diction  et  ils  benirent  (texte  :  remercierent)  le  Seigneur;  c'est  pourquoi  ce 
lieu  l'ut  nomine  vallee  de  la  benediction  jusqu'ä  ce  jour.  "  Tous  les  bomines 
de  Yeboudä  retournerent  ä  'lyarousalem;  le  roi  Iyosäfet  etait  avec  eux; 
ils  etaient  dans  une  grande  allegresse,  parce  que  le  Seigneur  leur  avait 
donne  joie  sur  leurs  ennemis.  28  Ils  entrerent  ä  'lyarousälem  dans  la  maisou 
du  Seigneur  au  son  des  cymbales,  des  citbares  et  des  trompettes.  2'J  La  terreur 
du  Seigneur  tut  sur  tous  les  rois  du  pays,  parce  qu'ils  apprirent  quo  le 
Seigneur  avait  combattu  contre  les  ennemis  de  'Esra'el.  :'°  Le  royaume  de 
Iyosäfet  fut  en  paix  et  le  Seigneur,  son  Dieu,  lui  donna  la  trampiillitd  ä 
ses  frontiercs.  "  'Iyosäfet  regna  sur  Yehoudä.  II  etait  äge  de  trente-deux 
ans.  quand  il  devint  roi.  II  regna  ä  lyarousälem  vingt-cinq  ans.  Le  nom  de 


10 


10 


•   A, 
103  v°  li 


[181]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-ET-UNIEME.  701 

U>M'  ■■  A.A.  ■■■   Wö»/h/.  :  n^TAJ  :  hlMJ-  ■■  °,t\  :  fDh.ll^A  :  hF'lü.d.  :  *«?•>  :  C.1' 

dl-  •■  n*.e.«»  .-  MH.M1A.C  «   "M  •  °/3.  •  Ohm.  -.  hat-IC  •  fl»»,^'*"»- » Aif-n  • 

Ä^tf-«}  !  AP«»-  :  -Vll  :  fr?H.fc<n<fbC  »  Ä'/'Ah  s  Kfl^lf  O-  "  3i  fflhA  •■    IC4-  ■•  .«M 

•I-  :  v-wr  -.  +?ja:i-  •■  my.'Mi-i- :  Wi  i  Ä,h.«j-"i-  ■•  n*»x-Wi£  >  K?fa  ••  vn.f.  •• 

WAP.  :  ÄV>.  :  HXrh£  :  n»nfc-,h£  '  >?/*'/"  :  M/..Jt,A  «  35fl>hJP,£"W  :  Tlf*  >  + 

/.  •  h:a,a  s  ffl-MK-  •  m°v.  i  n^'Äv:  ■  ptiv-i  •  .mc  ■ "m+wif  ■■  ^.a°/,h,c  « 

fflA.P.  ■  h?:?  :  Hhr-flrh,^  :   "7f:nA  :   AM  :   P-/TT  »   ?i?H  »   .1'WIA  >   nh»»  •' 
■l*£«»Ch  :  ö»f  fc£fl>-h  :  jr'AA  •■  JthitfA  •  Thtv  ■  TiA^kA  ■  wtm  ■■  Tt^iLh-n 

XXI,   'fl)S0on   :    fc,P-ATT   ■    0"AA  ■    hl\<Pjh    :   fl>-fth   :    tili.   :    WJ-  ::    fl»"f 
W  '  h.V/.9°  ■■   ö»AS.  ■  Uf'H.U-  :••  -flJO'l:  :  h>tO-  •  A*+  =  A.P-^¥T  •  %  J  «»11 

'}-!-■  ■  at-h-U  ••  ^ft0?/:^^-  s  MCph  >  m^^'/.A  •  fflHJiC.eft  »  ffl^HC.eft  •  ai 
15   "Z/ih-fr  ■   (DM-Tyii  ■■  0»?iA-  s    tf-A-<n>-  ■■  R«fe+  •■  Ä.P-AT-T  •'  "JT-ip  s  f.J>>>}  «    fl» 

37.  h>ni^fi]  Ahtilcfl. 


sa  mere  etait  'Azoubät,  Alle  de  Sili.  ss  11  marcha  dans  les  voies  de  son  pere 
'Asä  et  il  ne  se  detourna  pas  d'agir  selon  la  voie  droite  devant  le  Seigneur. 
53  Cependant  il  y  eut  encore  des  hauts-lieux,  et  le  peuple  aussi  ne  dirigea 
pas  (entieremcnt)  son  'coeur  (texte  :  son  coeur  ne  fut  pas  droit)  vers  le 
Seigneur,  Dieu  de  ses  peres.  3i  Les  aulres  actions  de  Yosäfet,  les  premieres 
et  les  dernieres,  voici  qu'elles  sont  ecrites  dans  le  livre  du  prophete  'Iyäsou, 
fds  de  Anäni,  qui  (les)  a  inserces  dans  le  livre  des  rois  de  'Esrä'el.  35  Ensuite 
Yosäfet,  roi  de  Yehoudä,  s'allia  ä  'Akazyäs,  Roi  de  'Esrä'el,  qui  commettait 
le  peche.  :'6  *  II  s'associa  k  lui  afin  de  construire  des  navires  pour  aller  au  pays  *  A, 
de  Tarses.  On  construisit  (ces)  navires  au  pays  de  Gäsyon-Gäber.  "  'El'ezer, 
lils  de  'Adyä,  du  pays  de  Märsos,  prophetisa  contre  Yosäfet,  en  disant  : 
«  Puisque  tu  t'es  allie,  en  transgressant  (mon  ordre),  k  'Akäzyäs,  roi  de 
'Esrä'el,  le  Seigneur  a  detruit  ton  ceuvre;  tes  navires  se  sont  brises  et  n'ont 
pas  pu  aller  au  pays  de  Tarses.  » 

XXI,  '  'Iyosäfet  s'endormit  avec  ses  peres  dans  la  ville  de  Däwit. 
'Iyoräm,  son  fds,  regna  ä  sa  place.  2I1  avait  six  freres,  fds  de  'Iyosäfet. 
Voici  leurs  noms :  'Azäryäs,  'lyehel,  Zakäryäs,  'Azäryäs,  Misä'el  et  Sefätyäs; 
tous  ceux-ci  etaient  ßls  de  'Iyosäfet,  roi  de  Yeboudä.  '  Leur  pere  leur  donna 
de  nombreux  biens   :  de  l'or,   de  l'argent,  des  armes,  ainsi  que  des  villes 


103  v°  b. 


702  LES  PARALIPOMENES.  [182] 

M?-C  ■  hti  '■  M-W  ■  hM:m  ■  (\9°££  ■  f-O-H  ■  annryq/»+A  !  atoo  * 

hhS'&9°   '    CA  «J.    =    ?lA<W    :    |lW-<.    :   ID-Jl*   »    '  tOi'i/*'h    i    K^i'9°  »    fl«»'J*7 

/**+  «  H.K»>  '  WA'}'}  :  fl»«H'A  ■■  W-A-"1»-  ■•  h*l*Elh  s  nrt.&T-  •'  oxwAhJrH-  :  ?» 

*  P.       «7/"-f-  :  H  fcij.  .-  fl)?;  :  «JtfD-f-  :  J«7/*»  :  QÄ. * M-*iM°  •■  6Cafr£  "  «WH"  '  OT«>  :  V    5 

100  r"  a.  " 

1/^-1*   :    hfl^feA  s   Ml«»   i   7(V.   ■■   (M*   i   MlMl  :  htia»  i  fl»A+  •  MlJffl  ■  V/M 

h  .■  A-*  s  nhrt.i- 1  ffli-fi^  i  fch.*- s  fl**:«» »  hin.h-n<h,c  ■••  7<dä.£+r  ■■  h*7 

llhUAuC  •  htm  :  £|»»{.  :  fl,|-  :  flig*  :    0**1+  i  Jl.«  i   H+hf/'-  '  M/&  ■   «H 

h»»  s  £fl,A»  >  h"»  ■■  f  Ufl  i  "71*+  »  7*7/*"  ■  fl»A£«fe*  i  fcfth  ■  Mrti9°  i  llW-A-  ■ 
<w>«PAA  ■  8<Dflai-M:  i  «WPÖA  ■   CA*  ■  h.W  i  WJ&iM  ■  athtlv*-  •  AAA.T  io 
ö»-  •■  TM*»  «  8flM.<:  ■  KPt'9°  ••  TW  •■  9°M  ■  W-A- 1  «»AMl-fciJ-  « n»W"A*  !  KT- 
/.A.U-  ■■  <d»i>  i  fc^Ä"!*!  i  TIT*  !  "M/"*  •'  flAA/t"  ■■  ffl+i-A-  '  Ah.W  ■  HO? 

^ :  rpAwAKh-f  s  iUtW:i>  ■  ' 'öHrt-iU  3  an»?  »  aiwi  •■  nn  1  +oj&iir«°-  ■  oi-f 

«71 1*- 1  Ä.M"  !  h9°'ttih.d  •  ?-Ü-f\  ■■  htlh  1  H-f:  1  ÖA'1-  «  h°Xy  1  +«71i#»  ■  A»n,v 1  n 
ö>-M:  1  <w><PAA  1  h9°-a*b.d  1  IthU-  •  JiA»»  1  /.A/1  !  AMH.K'flA.C  >  Äl^Ah  ■  K 


15 


XXI,  3.  >iA]  A  om.  —  4.  tf-A»«»-]  A  tf-A-.  —  (3.  W+]  P  W/***.  —  'V'-  n)i«n.]  P  o»no».  — 
?6.  V"/.  '  A«t]  A  r>>*.  —  7.  ante  nw-l-  P  add.  a>.  —  ib.  Httif/.]  P  H-Hif/.  «Je.  —  Ä.  "W*l 
p  ■>■!«..  —  8.  flJfM>-},-|.]  A  fl»n>iTVI:.  —  Ä.  fiötklFao-  ,  ",nw~\  A  "»T-i»  ■  IMAA.U'p»'.  —  10.  fl»>f] 

p  aif.p.  —  iJ.  nn  i  tojaw*"«0*]  A  n -r- "f .«*- v. i/*ö«>- .  —  ib.  tva.'il  A  A.n.T.  —  ib.  >inö»]  p  >,««.  — 

ib.  £t\P  :  A>,"?»l.MWi,r.]  A  iW  '  *"l\\.M\<h.C. 


dont  les  murailles  etaient  (solidement)  bäties  au  pays  de  Yehouda;  mais  il 
donna  le  royaume  ä  'lyoräm,  son  fds,  parce  qu'il  etait  son  premier-n^. 
''  Iyorftm  prit  possession  (texte  :  s'cleva)  de  son  royaume  et  s'aflennit.  II  tua 
par  l'epee  tous  ses  freres  et  (quelques-uns  des)  princes  de  'Esrä  el.  ;1  'lyoräm 
etait  age  de  trente-deux  ans,  quand  il  fut  mis  ä  la  töte  de  son  royaume. 
*  P  II  regna  huit  ans  ä  *  'Iyarousalem.  "II  marcha  dans  les  voies  des  rois  de 
ioo  r°  a.  'Esrä'el,  comme  avait  fait  la  maison  de  'Aka'ab,  car  il  avait  pris  pour  femme 
une  fille  de  'Aka'ab,  et  il  fit  le  mal  devant  le  Seigneur.  '  (Mais)  le  Seigneur 
ne  voulut  pas  exterminer  la  maison  de  Däwit  ä  cause  de  1'alliance  qu'il  avait 
concluc  avec  Däwit  et  parce  qu'il  lui  avait  dit  qu'il  lui  donnerait  la  lampe 
de  la  royaute  ä  lui  et  ä  ses  lils  ä  jamais  et  pour  toujours.  s  Rn  ces  jours-lä 

Kdom  se  separa  de  Yehoudä  et  se  donna  im  roi.  "  Le  roi  'lyoräm  partit 
avec  tous  ses  chefs  et  toute  sa  cavalcrie;  puis  s'etant  levö  la  nuit,  il  battit 

Edom  qui  l'avait  encercle  ainsi  que  les  cliefs  des  chars.  ,0('ßdoatt)  fut  mis 
en  deroute  et  le  peuple  s'enfuit  cliacun  vers  sa  teilte.  TMom  se  detacha  du 
pays  de  Yehouda  jusqu'ä  ce  jour.  Alors  Lobdnä  se  detacha  a  cette  epoque 
du  pays  de  (Yehouda),  parce  que  (lyoräm)  avait  oublic  le   Seigneur,  Dien 


10 


ioo  r°  b. 


[183]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  V1NGT-ET-UN1EME.  703 

IW.lh  «  Hht\0»  ■■  Ot'h-U  I  7-J1V.  •■  htD'ld  :  (lÄUTV.  s  JR-U-S  i  0)^H«nflj  :  CöKC-'i*  : 

A?»A  •  P,fi£-4.  i  A.f<0A»'r  i  fl»  AAllfl  i  J&lhJft  ••  mhftWi-f-o*»-  n  "(Dflffrli  «  *A  • 

•>  «  ha-h  ■  um- 1  HA.^ch  •  nvvo» *  fciMi  •  K?-wr  ■■  anw^m  -.  m  ■■  *}t- 

ffl/hCh    :   IKW    s    VI/"'!-   :    fcft/.h.A    :    Ml»»    '•   htioo^d0'  '■    11.+    »   MlK-fl  :  Ö» 

AJi^<ehfc  ■  p.**  :  M-h  :  ?iA  ■■  y.'W.m.  ■■  Th9°ih  ■■  t+AJi««»-  s  "oivu-  •  Tt^il.* 

-n,h.c  •■  j6++Ah  ■  floo*i»v-v  ■  on.?.  ■■  n°7?ihA  ■  ati-Mi  •■  mniitxhn  >  &<k$h  ■ 

toKn-?,  •■  £<B  i  hC/»*  i  Mh  ■  y.möh  ■  h«T0-th  !  Jk^'A'Wh  «  rinn  ■•  M  r  «  "<d 
J»'}/"*  ■  h^H.Ji'flrh.C  ■  AÖA  »  hfA-90  ■  Alffl  «  Ä.A-VA.  :  <»AA-(1?t  »  fc*5 11.°  «  fli 
lihKHi.  •  AMhPÄ\e  ::  'öJpCT-  ■■  mnXTrh-  ■  -üih,d.  ■  J?.lh^  »  m-h,hf  A{"  ■  fflfcfl 

11.  h<»-°?4]  P  hffl-"»C.  —  «6.  a>MI«nm]  I*  ilöofli;  A  «nHo».  —  ib.  athcW]  A  fflJiC^JKpoo-.  — 
ib.  a>.a]  A  AA.  —  ib.  ante  «JhfiWi-Pm»-  P  add.  n.  — 12.  M-»n  >  h,Afti  ■■  >a.e  ■  H.eiu]  P  H.en.  :  h.A.e 
fi  «  >-fije  >  «c  H.en..  —  /A.  post  n^v»  A  add.  ^«e^.  —  j'S.  h.vwr']  A  o/m.  —  13.  nwt]  A  n 
VS'«B.  —  «7».  ^fi/!Ji,A]  A  /?.fi<{.>i.A.  —  ib.  oiw-cn  :  n^rt  i  >V"1-  i  >in<{./i.A]  A  a>A>irtX  !  ,e>-fK. : 
h.P<.0A.?".  —  ib.  Ml«»}»»»-]  P  J,ll<mfl)-}Ooo-.  —  ib.  jß-^Cffl.]  A  ^XC«>-  Sic.  —  ib.  «M-AJifl»"]  P  4>1- 

AJ>m>-  s/c;  A  +1-AH.  —  14.  0fl..e]  P  0-(l.e  "-"  •  —  ib.  hT/ti^yn']  A  hTrft-t^n.  —  15.  ao^c.  >  afhtt- 
.e]  A  >ih-.ft  :  oxro^c.  —  ib.  ante  £<b  A  add.  ma.  —  ib.  >i^0-tri]  P  h"70"Jti.  —  ib.  T.jrA 
"7?~ti]  P  offl.  ti.  —  ib.  ante  Hflfl  2  add.  m.  —  16.  ATin  >  h.A»VA,]  P  Anw  :  >h.C;  A  wv^n  : 
h.A°VA,.  —  /7>.  <DAfl-fl>,]  A  0/«.  A.  —  ib.  >,<Hl.r]  A  0<C-fly.  —  ib.  mAhttS'A]  A  >iA  :  (IhJVVA.  — 
17.  mtAPA?']  P  «Di-AfA»«»-. 


de  ses  peres.  "  En  efTet,  il  avait  etabli  des  hauts-lieux  dans  les  villes  de 
Yehouda;  il  avait  pousse  ä  la  prostitution  et  detourne  (du  Seigneur)  ceux  qui 
habitaient  'Iyarousälem  ainsi  que  le  peuple  de  Yehoudä  et  il  les  avait  egares. 
,2Un  message  ecrit  du  prophete  'Elyäs  (lui)  parvint,  qui  disait  :  «  Aiusi  a 
dit  le  Seigneur,  Dieu  de  Däwit,  ton  pere  :  Parce  que  tu  n'as  pas  marche  dans 
les  voies  de  ton  pere  'Iyosäfet  et  dans  les  voies  de  'Asä,  roi  de  Yehoudä, 
,3  (mais)  parce  que  tu  as  marche  dans  la  voie  des  rois  de  'Esrä'el,  que  tu  as 
pousse  ä  la  prostitution  le  peuple  de  Yehoudä,  que  tu  as  marche  dans  la  voie 
des  rois  de  'Esrä'el  ainsi  que  la  maison  de  'Aka'ab  les  avait  pousses  ä  la  pros- 
titution, et  que  tu  as  assassine  tes  freres,  lils  de  ton  pere,  qui  etaient  meilleurs 
que  toi,  "voici  que  le  Seigneur  te  fera  perir  d'une  grande  plaie  au  milieu  de 
ton  peuple,  au  milieu  de  tes  enfants,  au  milieu  de  tes  femmes  et  au  milieu  de 
tous  tes  biens.  ,5  *  Tu  seras  atteint  d'une  maladie  penible  et  pernicieusc,  une  *  p 
maladie  de  ventre,  teile  que  tes  entrailles  sortiront  jour  par  jour  par  suite  de 
ton  mal.  »  ,6  Le  Seigneur  suscita  contre  'Iyoräm  le  peuple  des  Ilofeli,  les  gens 
de  Aräbyä  et  ceux  des  frontieres  de  'Ityopyä.  I7  Ils  monterent  et  arriverentau 


100  r°  b. 


704  LES  PARALIPOMENES.  [184] 

-t-p-nh-  •■  fljv/»'h.  •■  w-a»  :  t<h-  :  H<:hn-  •  ihmi.1  •  y.o-f,  ■•  tnA^**^  :  tohh 

?"£**  «  18<PhWW  ■  TfH:  ■   VfA-  ••   «MA»  •  fclll.A'flrh.C  '  Hin*  ■  fc«  i 
hf.V"  i   H^.'JV.Jin  i    A-*  :    djtthtl  :■    "fl>M  s    Jt«»  :    CMMi  i    fl>£    :    0D<PAA  i    h 

•mm.  i  ATi-n  :  oht-  ■■  «mm  •■  hau-  ■•  nAAA,w-  ■  nh«»  •  +n/.  ■•  hn^u- « -ah 

'PS    '•    "»AR  •'    AAA  :    (Dg   :    °,ao^   :    Yxtm    :   J&>«7/"    :    tDrt"7>.'J'  :    *>«n.|-    :  i^i».  : 

nA.p<-AA,r  «  o»,h^  :  n«PT-"i-  •  h-j-i- 1  ä.m*  i  ciöv  •••  an-+-a&  •■  nue  ■  hm 

XXII,     ath-iif*'?  ■  ?iA  .-  flMK.  i  Ä.e<-AA,r  :  AÄimjPA  i  fl>A«J.  ••  7 

h-A  •■   h9°X:l£.lh  s  ?,A»»  :  WA-  ■•  hl'i'P.lh  i  «n»Aü4"l-  i   ++'>A*  i   IHlrfbl  i   H-S  • 
J,«td  :  iTD^'h.  ••    AAA.IJ-  ■'   früh   •■   h/.-ttJ   •   mh'PH'P.y}   •••  -fl»>*7i*'  :   hhll?tl  -■ 

j'6.  wVh-]  P  am.  —  ib.  T<?1  ■]  P  T<5*«n>-.  —  iä.  n-ll/h.4]  A  MM-.  —  ib.  <DA£**i]  P  <dA£4:%. 

—  ib.  ^r'i.iru»-  -.  A£**]  A  Wä«*.  —  ft.  iiVwia]  P  HK.1>>.  —  ib.  hvni.efi]  P  MO^rn. 

//>.  ■hr'ji.-k-ti  ]  P  «n>-v<(.n  «  weu-:  A  >.ir>,;}«eu-.  —  18.  mi-v*]  A  min-.  —  i8.  iih.t«jmn]  P  ha.* 
o>n  s/c •.  —  19.  o>ji> :  hao  •■  n*/h  ■  nv-.c  >  wpöa  s  >i9°ii  >  £mp]  P  a>f>  =  >i<«»  ■  %  •  on*  ■  (P  am-  ••) 

M  :  flÄVh  ä  XH.  :  <n.<pflA.U-    i  e  :   *A>.   —  ib.   >,"70-J:]  A   >i"VO"tlh.   —  ib.   h9")&£  i  Ä««-]   P  >•?" 

jt*»Ai»'.  —  «'*.  A"M-n]  A  Ann  :  H.MK  —  ib.  «fritf  ä  Hho-]  A  -Mlc.  —  j'J.  n^öft-u-]  A  om.  n.  — 

ib.  (Itioo]   P  ntl*"»-||.  —  20.  «DA.P.]  P  ö)-A-£.  —  /Ä.  ffle]  A  fflllAh..  —  ib.  ho«  s  jb>"V*]    P  o/«. 

//».  fl»nB7'/.i-]  P  fl»n°7M-;  As.  —  ib.  <\odi-]  P  u/».  —  ib.  post  >."/■(•  Padd.  nv-tc  —  ä,  nur] 
A  o/«.  —    ib.  mh.tiVrt]  P  ow.  >».;  A  o/w.  rt. 

XXII,  1.  ante  Trh.fi  P  arfrf.  m.  —  ib.  y^»]  A  ib-A-^..  —  //>.  -1-+>A-]  P  ■»••M-A-;  A  +7A-. 

—  //;.  ante  (iiu.y.  A  a^.  l^C.  —  j'6.  Aöa.«-]  A  AöA,w<n»-.  —  ib.  >^n..p]  A  *l<:-n^.  —  ib.  a> 
hT»lf«e/*V]  A  fl>M,,i|a>-.l'-/. 


pays  de  Yehoudä;  ils  l'emporterent  sur  (Yehoudä) ;  ils  rarnasserent  et  prirent 
tous  les  biens  qu'ils  trouverent  dans  le  pays  de  Yehoudä;  (ils  emmenerent)  les 
fds  et  les  fdles  (de  "Iyoräm);  il  ne  resta  aucun  de  ses  enfants,  sauf  'Äkäzyas 
qui  etait  le  plus  jeune  de  ses  iils.  '*  Apres  toutes  ces  choses  le  Seigneur  le 
fit  perir  de  cette  maladie  de  veutre  pour  laquelle  il  ne  se  trouvait  pas  de 
guerison.  "'Lorsque  deux  ans  [texte  :  jours)  se  furent  ecoules,  depuis  qu'il 
etait  malade,  ses  entrailles  sortirent  par  suite  de  cette  maladie  et  il  mourut  de 
(ce)  mauvais  mal.  Le  peuple  ne  lui  fit  pas  de  funerailles  semblables  aux 
l'unerailles  de  ses  peres.  ""  II  etait  ftgö  de  trente-deux  ans,  quand  il  devint  roi ; 
il  regna  huit  ans  ä  IyarousAlem.  II  marcha  dans  la  voie  qui  n'etait  pas  droite. 
11  futenseveli  dans  la  ville  de  Dawit,  mais  non  dans  le  sepulcre  des  rois. 

XXII,  '  Ccux  tpii  babitaient  lyarousälem  firent  roi  apres  lui  'Akozyas, 
son  (plus)  jeune  fils,  parce  que  tous  ses  freres  plus  äges  avaient  etc  tues  au 
desert,  lorsque  les  gens  de  'Arftbiyä  et  les  'Amozawiyan  vinrent  contre 
(IvorAm).  -'  '  Akazyäs,  fils  de  'Iyoräm,  roi  de  Yehoudä,  devint  roi,  lorsqu'ü 


10 


[185]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-DEUXlEME.  705 

<«A£  •  hSA'r  •■  Vbw  •■  v.u-p,  i  h«/JS°  i  o)A£  >  fi  •  •Joo-T*  ■  mVl«*'  '  fchlljM  ■ 

*0irH!  i  riv.  i  MPf-f-  i  hhhn  ■  hi\of>  ■■  ho«-  •  tm<r\\L  •■  WH-  •■  h«»  ■  P-it 
h-  :••  onn/.  ■•  fch«+  •■  n+Ä-o»  i  fc'W.VflA.c  !  nft"0  ■■  fc+  :  fchJwi  «  wi«*»  ■■ 

/.  ■•  Hjur«*-  ••  <*£  ••  «>*<£ :  s>°AA  i  Kt-t-f  « «"Aft  i  MiMi  i  o>A+  ■  o-nh  ■ 
a«>a  :  M*Ä  i  thp  •■  acjp  i  iwia.*:  •  y..<rr  ■  ifiAfcÄ1  s  mv^T-?'  =  AA.ra-r  i 
tohP-AfiF  "  Ba>'pao£m  ■■  an-ah  ■  «"1^  !  ä.MI/.^A  i  h»»  »  f.^d.aitt  •■  h9° 

4>--aa  i  hm»aas>1  i  ftnh  -  flc*y  •■  t\-n,h.£  ••  /..r-t  ••  *.-jh  •  W+a-  ■  iojj.a< 
10  Ahn*/.A  ■■  ym»  i  Ac^  «  fl»*.witf  A  ■  war  -■  Ä.rv.r  ••  *?w  ■  jmi-js  ■■  ©v.fc  ■ 

hw  s  f,hfl>-K  •■  MuV/-9°  i  «»AR  i   MlK-fl  i  OÄ.^-Tl^h.A  i  JiA»»  !  J'&'G  ■ 

toxrwi  i -KnUk-fliibC  i  WH*  •■  *Afl»/"  i  MnijPA  :  h»»  >  JB*"tt  ■  \f\-  K 

fV«.jr  ::  fliAA   i  aofth   :  «DÖfc  i  ^ftA  i  h.V/-9°  :    VA  i  Ä.jPh-  i  »AR  i  V?»A  ■• 

»»>A.fh.  ■•  A?iö?ii.Ä-nrh,c  «  höj*iv  ■  nho»  •  +n+A-  ■  K.&*  •  aim-  =  Mifc-n  •■  a> 

2.  n»A^.  :  Kf'/Mr]  A  ow.  —  ib.  »]  A  äwk.  —  ib.  >,vm.en]  P  tmii^fi  s/V •.  —  ib.  mrt-l-  :  11 
W]  A  mAt  i  MiCMI  i  o)A.e  :  H»"<5.  —  3.  ani-v*]  A  mm*  s/V.  —  //;.  öd</»\i^]  P  R-r-nl.  — 
ib.  .e.^Th.]  A  f;VT>i..  —  4.  (IYiot]  A  IM««.  —  ib.  >,fiöo]  Po/h.  —  4-5.  hfH>-  >  /h«V*  !  Vi«"»  i 

.e.ncm-jp  :  mnr-nc  ■■  ».hirov  ■■  *£*•■■  mM.  •■  irnrt  =  h.rt-9"  >  mar]  P  »'«•  —  5-  >»h*a]  A  Miy. 
A.  _  ,7,.  /..'/».'j]  A  ^T»^.  —  ib.  afiRVp]  P  m/hje.'i:}".  — 6.  fl>to",cm]  P  mtfim-sic.  —  ib.  h..e, 
m^JtA]  P  fcJUhwft.  —  ///.  /.I-*]  A  IV*.  —  ib.  A>,HV.A]  P  om.  l\.  —  ib..  mip.  .  n«"  =  P/hm-x]  P 
Yiöd  :  .pWim-Ji  ä  s/V'  m£R ;  A  o/w.  —  ib.  iUx.rt-90]  A  o/;/.  —  rö.  flh.jP.m^h.A]  P  n>in<J-/HA ;  A  -nA, 
^.  :  h..em/-h.A.  —  7.  *Am*]  P  öAm->.  —  ib.  aoxt,  -.  mflh]  P  möh  ■■  a»KK.  —  ib.  <7>ifl3  A  V"7n- 


etait  äge  de  vingt  ans.  (Ainsi)  regna  'Akäzyäs.  II  regna  un  an  ä  'Iyarousälem. 
Le  nom  de  saniere  etait  Gotolyä  (Athalie),  fille  de  'Zamri.  :1  Ce  (roi)  marcha 
dans  la  voie  de  'Aka'ab,  car  sa  mere  etait  sa  conseillere  pour  le  peche.  4  II  fit 
le  mal  devant  le  Seigneur  comme  la  maison  de  'Aka'ab.  En  effet,  apres  la  mort 
de  sonpere  (des  hommes  de  la  maison  de  'Aka'ab)  devinrent  ses  conseillers 
pour  sa  perdition,  3  et  il  marcha  selon  leurs  conseils.  II  alla  avec  'Iyoräm, 
fils  de  'Aka'ab,  faire  la  guerre  ä  'Azähel,  roi  de  Soryä,  au  pays  de  Rämot 
de  Gala  ad.  (Des  archers)  frapperent  'Iyoräm  et  le  blesserent.  G( 'Iyoräm) 
revint  et  retourna  au  pays  de  'Iyezräel  pour  se  soigner  de  la  blessure  que  les 
hommes  *  de  Soryä  lui  avaient  faite  au  pays  de  Rämot,  pendant  qu'il  com-  »  Pj 
battait  contre  'Azähel,  roi  de  Soryä.  'lkozyäs,  fils  de  'Iyoräm,  roi  de  Yehoudä, 
descendit  pour  visiter  'Iyoräm,  fils  de  'Aka'ab,  ä  'Iyezrä'el,  parce  qu'il  etait 
malade.  7  Ce  fut  la  perte  de  'lkozyäs  (voulue)  par  le  Seigneur  que  d'aller  vers 

lyoram.   Lorsqu'il  fut  venu,  il  marcha  avec   'Iyoräm  contre  'Iyä'ou,  fils  de 
Na'es,    l'oint  du    Seigneur.   8  (Mais)    'Iyä'ou  se  vengeant  de  la  maison  de 

'Aka'ab,  rencontra  les  princes  de  Yehoudä  et  les  (fils  des)  freres  de  'lkozyäs 


loo  v  a. 


706  IpS  PAKALIPOMENES.  [180] 

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XXIII,    mllAno  i  "/od-V  :  ä70  i  KP-M  i  ö>r/"fc  ■  o"AWfi+  •  ?  i  AKHC 
(?  s  fflAR  i  Ä.PV.9"  ■  «DfcA»7«i.A  i  ©AR  i  Ä.f"M">  ■  lOhnC?  i  ©AR  ■■  tlLÄ"  i 

8.  «n"vht>-r]  P  «»Ahn-h.  —  '/'■  Ah.rm.rn]  A  Ahvm.eft.  —  i».  Ah.r>nvft]  A  ami-ii,?«.  —  ib.  >• 
nw]  P  >,nn.  —  ii.  id-7i*]  P  m.  »ft.  «>«"r  ■•  AV/n.vn.h.r]  P  n->o>a>  ■.  >,-ni.>.iirh,c.  —  ib.  m 
>.An]  P  om.  —  ib.  Ah.fH.en]  P  iih.vv.rf!.  —  10.  Ah.»m^n]  A  Ah/)i.pfi  sie.  —  ib.  nr.yn.-i-] 
A  om.  *h9°.  —  11.  Ah.»-hfi]  A  Ah.fh.fh*.  —  ib.  h.ini.»fi]  P  rm.eTr  sie;  A  Milien.  —  ib.  m 
A4+-P]  P  a>M,+*.  —  ib.  ante  -W1  P  flrfrf.  w.  —  ib.  iTfinn-]  P  i^Ann-  s/f ■.  —  ib.  Ah.f-h^]  A  Ah. 
MJ!.  _  12.  -Vfl-h]  P  "HU.  —  /6.  ;i]  P  a>%\  A  n.PvAt.  —  ib.  VJi»*]  P  >«?•". 

XXIII,  1.  -/o»*]  P  o/«.  —  ib.  ;n]  A  i^h*.  —  ib.  AhHC.r]  A  Ähneln.  —  »ft.  »hATV-Al 
A  oot.  ©.  —  /ä.  °i,n.jp.-]  A  Mtjt. 

qui  servaient  Ie  roi  de  Yehoudä,  (et)  les  tua.  n  II  ordonna  de  chercher  Ikozyäs ; 
on  se  mit  ä  sa  recherclie  et  on  le  trouva  tandis  qu'il  se  soignait  au  pays  de 
Samärya;  on  Tarnen»  ä  'Iya'ou,  qui  le  tua.  On  l'ensevelit,  en  disant  :  «  C'est 
le  fds  de  'lyosäfet,  qui  a  cherche  le  Seigneur  de  tout  son  coeur.  »  II  n'y  avait 
personne  dans  la  maison  de  'Ikozyäs  qui  füt  assez  fort  pour  (assumer)  La 
royaute.  "'  GotolyA  (Athalie),  mere  de  'Ikozyfts,  voyant  que  son  fils  etait  tnort, 
se  leva  et  fit  perir  toule  la  descendance  royale  de  la  maison  de  Yehoudft. 
!*  Yosabet,  fillc  du  roi,  prit  lyo'as,  fils  de  'Ikozyäs.  Elle  le  deroba  et  le  prit 
furtivement  du  milieu  des  ent'ants  du  roi  qui  furent  tues;  eile  le  mit  avec  sa 
nourrice  dans  une  chambre  ä  coucher  retinae.  Yosabet,  lille  du  roi,  (qui) 
avait  cache  'lyo'as,  ötait  la  sceur  de  'Ikozyäs  (et)  la  femme  du  prötre  'lyo'adä. 
Elle  le  caclia  anx  regarda  de  Gotolya,  (qui)  nc  (put)  pas  le  luer.  IS II  demeura 
cache  avec  eile  dans  la  maison  du  Seigneur  pendant  les  six  annees  qae 
Gotolya  rägna  sur  le  pays. 

XXIII,  'La  septieme  annee  'lyo'adä  se  döcida;  il  prit  les  chefs  de  cent  : 
A/.arvä   fils   de    Iyorätn,    'Esmä'el  fils   de   'lyo'anän,     AzAryä  fils  de    'Eböd, 


10 


15 


[187]  LIVRE  SECOND,  CHAP1TRE  VINGT-TKOISIEMK.  707 

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a-i*  s  h.^fiü,9°  ••■•  'idu'Co-  ••  /"CJ-j-  •  w-a- »  ftu-Ji  i  nTvncTö»-  ••  nn.-i- «  h*f 

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2.  A,1"WV]  A  kvahfi.  —  j'ä.  hrtffl]  P  Mim-.  —  3.  ante  tf-A-  P,  A  acW.  A.  —  ib.  ante  .5.11  P 
add.  <o.  —  4.  -/am-]  P  i»«Afit  s/f.  —  j'i.  >,jp„\i«n»-]  P  n-)n.\i0v.  —  ib.  a.«pi;^->]  A  A.'Pm-^'V.  — 
ä.  TiJtYia»"]  P  o/72.  —  ib.  >!.eoTiö»-]  P  o/?z.  —  6.  fl»7v..R<l>i]  A  iDjP.nh..  —  ib.  post  7,m»  A  «rfrf.  II. 
—  ib.  mn.W.ft'}  P  mlkWW,  A  mn.'Pw^.  —  ?'*.  jßtAMl *•«»"]  P  jR^AMij"'««»'.  —  Ä.  AA-I^CfV] 
A  A.Tfl»-^'V.  —  l'A.  fiHm-tt."]  P  0/72.  —  /7>.  n,t]  P  1.H,.  —  7.  OPhVtP  •  A,<Pfl»-^Tr  "  A"»T-/"]  P  a>+£ 
«">•  ä  A.1"e.O  :    fl-td  :    "VT-/**.   —  2'6.  ID-fl^rt.]  P  0772.  (D.  —  ib.  "VPf  :  /h4»A-  ■  JßX-C  '  0>'M-  s  TiJCCtf'] 

P  ¥CA.*  "  «o-llt  '  ^Ä'CO"  '  Jß^C.  —  ib.  mfOAm.]  P  fflh.OAi»-  s/V;  A  mfOAfl»-  «2C. 


Mätyä  fils  de  'Adä'eyä,  et  'Eläsfet  fils  de  Zakäryäs  avec  lui  dans  la  rnaison 
du  Seigneur.  *  -  IIs  parcoururent  (le  pays  de)  Yehoudä,  rassemblerent  Ies  *  p, 
levites  de  toutes  les  villes  de  Yehoudä  (ainsi  que)  les  chefs  de  famille  de 
'Esrä'el  (qui)  vinrent  ä  'lyarousälem.  3  Tout  Yehoudä  fit  uu  accord  avec  le  roi 
en  une  assemblee  (tenue)  dans  la  rnaison  du  Seigneur.  ('lyo'adä)  leur  montra 
le  fils  du  roi  et  leur  dit  :  «  Voici  le  fils  du  roi;  (c'est  lui  qui  doit)  regner, 
ainsi  que  le  Seigneur  a  dit,  sur  la  rnaison  de  Däwit.  '  Voici  les  choses  que 
vous  ferez.  Qu'un  tiers  d'entre  vous,  pretres  et  levites,  entre  (le  jour  du) 
sabbat  (et  garde)  toutes  les  portes  de  vos  entrees;  3  qu'un  tiers  (se  tienne) 
dans  la  rnaison  du  roi;  qu'un  tiers  (garde)  la  porte  mediane  et  que  tout  le 
peuple  (se  tienne)  dans  le  parvis  de  la  rnaison  du  Seigneur.  "  Que  (nul) 
n'enlre  dans  la  rnaison  du  Seigneur,  si  ce  n'est  les  pretres,  les  levites  et  ceux 
qui  servent  les  levites.  Ces  derniers  entreront,  parce  qu'ils  sont  consacres  et 
tout  le  peuple  gardera  la  rnaison  du  Seigneur.  7  Les  levites  entoureront  le  roi, 
en  faisant  cercle  autour  de  lui.  »  II  dit  :  «  Que  chaque  homme  porte  ses  armes 
ä  la  main.  Celui  qui  penetrera  dans  le  temple  sera  mis  ä  mort.  Que  (ces 
hommes  armös)   soient  avec  le  roi,  lorsqu'il  entrera  et  lorsqu'il  sortira.  » 


104  v 


708  '.ES  PARALIPOMENES.  [188] 

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iä.  f/Jifl»-r.]  P  ,e'i.fl»-r.  s/c.  —  8.  /fP'er»  s  "•W"'*" '  JB»M]  P  JM*«*«  !  «"H*  !  A.«P't:rV-  —  '*■  >7^] 
P  >7£.  —  z'&.  A-fc]  P  om.  —  ib.  nn]  P  om.  —  i'i.  ö.e.m]  P  (m.m-.  —  /ä.  h.P-h'!]  A  W*  sie.  — 

ib.  n>i-(l<tt]  P  OMI/i-I-  i/c.  —  9.  <l>h".t"»ro]  P  flJh»y'/fl>-.  —  //).  llrtin.]  P  Ort«»-  sie.  —  ib.  A-S«!.**  i  Tri- 

/»■]  A  a'Vjy"  :  j?«c*.  —  10.  wh+o»]  P,  A  >,a  i  h+o».  —  iä.  «■hiin]  A  <>nin.  —  iä.  W-A-]  P  w-a». 
—  j'i.  hoptv]  P  om.  —  //'.  im«.-)?"  :  n,t]  A  tin,+.      i*.  >."»ii.h-(Wh.r.  ■  CA  ^-7h.mia.c"  ■  sie)  mn. 

t   "  "/7/"  "  hm-öh  •■  A(BA.P.  :  "/7/"  :  m"/.«n>  :  '»ÖA.Ü-  i  ÄVlrt.A  I  WYlfH >ifl»"  "  "WlM    i  -HH--i'V  I  ti 

nn  s  n-n^h<:  ■  rt.<f„A  <  a-i.-  ■  mn-nAV.  i  #fi«>A  ■  mh+-n/- 1  ht>w.  ■■  m.e."r  ••  nm-ni-  ■  >.Ä-nr.  =  m7(...)]  P 
om.;  cette  lacune  de  P  (xxm,  10-xxvi,  10)  est  due  ä  la  disparilion  de  deux  feuillets  du 
manuscrit.  —11.  h.v>i-S]  A  h,M  «ft  —13.  ante  o»i>»n*  A  «'/'/•  n».  —  ib.  a>,e.>v«h.]  A  m> 


8  Les  levites  et  tout  Yehoudä  firent  comine  avait  ordonne  le  pretre  'lyo'ada. 
Chacun  garda  avec  soi  ses  hommes  tant  (ceux)  dueommencomentde  la  semaine 
que  (ceux)  de  la  fin  de  la  semaine,  car  le  pretre  'lyo'ada  ne  (les)  avait  pas 
ücencies  ä  (leur)  tour  et  ä  leur  jour.  "  II  (leur)  donna  les  öpees,  les  boucliers 
et  les  lances  qui  avaient  appartenu  au  roi  Däwit  (et  qui  etaient)  dans  la 
maison  (du  Seigneür).  "Ml  plaea  tout  le  peuple,  cliaque  (homme)  avec  ses 
armes,  depuis  le  cöte  droit  du  temple  jusqu'au  cöte  gauche,  (pres  de  l'autel 
de)  la  maison  du  Seigneür  et  (pres  de)  la  maison  du  roi.  "  II  fit  avancer 
le  iils  du  roi,  lui  mit  sur  (la  töte)  la  couronne  royale  et  (dans  la  main  le  livre 
du)  temoignage.  'lyo'ada  et  ses  Iils  le  proclamerent  roi,  l'oignirent  et  lui 
dirent  :  e  Vive  le  roi!  »  '- GotolyA  entendit  la  voix  du  peuple  qui  courait, 
rendait  gräces  et  acclamait  le  roi.  Elle  entra  dans  la  maison  du  Seigneür 
(allant)  vers  le  roi.  |:I  Elle  vit  le  roi  sc  tenant  debout  sur  son  estrade;  a  l'entree 
i  laicnt  les  princes  et  les  trompetl.es;  tout  le  peuple  se  repuissait;  on  sonnait 
des  trompcltes;  les  chantres  (au  son  des)  instrumenta  celebraient  (le  roi) 
104 v*a.   et  chantaient  des  louanges.  GotolyA  döcbira  son  manteau,  *  s'ecria  et  dit  : 


A 


[189]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-QUATRIEME.  709 

föi-1-  .•  m-T-fl.  i  "7AA.1-  i  "7AA.1-  "•  nO)(Dtih  •  hS'M  •  hm  •  m^lM-tf»-  •■  A»"A 
?,HI-  i  l  »  tDiiaoiiMl-1-  •■  >?.f\  i  fl>.e.n,A-fl»-  ••  hai-blxV  ■  hVh  ■  faTU-f*  •  ?i1 
tl.Jfflrh.C  •  öiHIA'P  •  £"*£'/  ■  f.o»-^  i  n</"Tn^r'l'  «  hil<™  ■  f.ü,  •  hUi  »  K:l' 

a»-i'  •  nn,/'  •■  hi\i.hftih.c  •■ '  fljfl»öK-v  » ?.">+  ■  9°c:«px  •  mv.a  «  hivj« :  ??■ 

/*'  :  <D«M'A<P  »  JlUf  "■  "  (DwC°i  «  J»„f-M  «  /"CW"  »   "7hhA.ll-  »  fl>"7?ihA  ■  /hTf 

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n-l-  •■  rh^Äj"ö°- :  öjaö7;J-'>  ■•  »iü>  ■  noA  :  «mas"  :  n'r/»"Pd  « '"mhfH-M 

h  ■  Ai.p-'J'i  ■  w-a-  :  int  -•  im-  •  htnn.hn<h,c  •■  nhR  ■■  huvl-  ■■  fl»A»*pfl»%e*>  ■  h 

io  a  ■  nhA+ncr-  ■•  h^c*  ■■  ^'c-i- ::  m^cra»-  .■  nn  •  zw0-  ■  mhödi  ■■  o»/*'tP 

Öl*  '■  ilh1\l.h-ttth.C  ■  tthao  ■■  ÄVh-T-  »  ö>-A'f'  s  W+  «  oo-ft,  -  nV/M'»i  i  fflllfHMi 

v  •  ittfc  ■■  iwjx*  -  M(D»t,at> :  "/oat-f  ■  -s.n  s  -vp'ifli  s  n,i-  s  h"iH.frnwi>c  ■  h»«> 
KP-nh  •  ch-fi  ■■  o-fth  ••  tf-A-  ■■  *7-nc  ■«  "to^^h  -.  ham  -.  ntmf.a^  -.  m-w^- 
oOTAhhh  r  ,1,-h^i  .-  ©WA-  ■  ^riiHn  ■  9°£c  ■■  fll^fl>v.fr?,  •  A-jT-/*'  ••  hrn,-»- 

XXIV,   'fllh'eT  ■  Ä.P-ÄA  :  <DA&  :   7,  :    V»'>  :  ^»d  :   ^Vl/»'  =  (O'lltP  •  h, 

15.  aiffldM-]  A  cofflöh.  —  16.  ^.f-M]  A  h.f-S  s/t '.  —  ib.   post  aj-vi-/**  A  atW.  jEYh'V.  - 
18.  1-fl«;]  A  ow.  —  20.  mi'r'Ji]  A  w»/"^. 

«  Trahison,  trahison!  »  ''Lepretre  'lyo'adä  s'avanga,  s'adressa  aux  chefs  de 
cent  et  aux  chefs  de  l'armee  et  leur  dit  :  «  Tirez-la  hors  de  la  maison  du 
Seigneur.  Que  celui  qui  la  suivra  meure  par  l'epee.  »  Le  prötre,  en  efFet,  avait 
dit  :  «  Quelle  ne  meure  pas  dans  la  maison  du  Seigneur.  »  <r'  Elle  sortit,  en 
traversant  la  piste  des  chevaux  de  la  maison  du  roi ;  on  la  tua  lä.  IB  'lyo'adä  fit 
un  pacte  entre  lui,  le  peuple  et  le  roi,  alin  que  le  peuple  craigne  le  Seigneur. 

17  Tout  le  peuple  du  pays  entra  dans  la  maison  de  Ba'al,  detruisit  son  autel, 
brisa  tous  les   dieux   nouveaux  et  tua    Mätän,   pretre  de  Ba'al,    ä  l'autel. 

18  'lyo'adä  commit  tout  le  service  de  la  maison  du  Seigneur  aux  inains  des 
pretres  et  des  levites  selon  la  repartition  (des  fonctions)  que  Däwit  avait 
etablie.  II  les  repartit  chacun  ä  son  rang  pour  offrir  les  sacrifices  au  Seigneur, 
comme  il  est  ecrit  dans  la  loi  de  Mouse,  avec  des  rejouissances  et  des 
cantiques  selon  l'ordonnance  de  Däwit.  "  II  mit  des  portiers  aux  portes  de  la 
maison  du  Seigneur,  afin  que  n'enträt  (aucun  homme)  impur  en  quoi  que  ce 
soit.  -°  II  prit  les  chefs  de  famille,  les  (hommes)  puissants,  les  princes  du 
peuple  et  toutes  les  populations  du  pays  qui  firent  descendre  le  roi  de  la  maison 
du  Seigneur  et  l'assirent  sur  le  träne  royal.  -'  Tous  les  peuples  du  pays  se 
rejouirent.  Le  pays  fut  tranquille,  (apres  qu')  on  eut  tue  Gotolyä  par  l'epee. 

XXIV,  i  iyo'as  etait  äge  de  sept  ans,  quand  il  devint  roi.  'lyo'as  regna 


LO 


710  LES  PARALIPOMKNES.  [190] 

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104  V*  D. 

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■V  ■  JtJhHfl  :  hlM-h.fi  ■  fl»C+  i  ffl-fKV.  ••  HfhhA»  i  An,l"  i  hlll.Jfflfh.C  ■  AA°/ 
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Ah'lil.K'nrh.r:  i  fc»»  :  hhlPüh  •  tf-A-  •■  hhi-h.fi  ■■  anft+  »  «»Cm-A  «  fcfl«»  i 
•W-A^  i  £h-fc  •  :*tM-  i  d>fc*.+fc  •  K«"Tin<-  i  IM-  i  h1\\.httih,C  ■  totw  »  4» 
£AV  ■■  II1LI-  i  frflLfakffaC  i  -MK-  i  AlMtA.?*  «  H<D£n,  :  TW  '  £«7IK.  i  0-X 
f  ••  ^'Ä'^'V  •■  fl>jp'}'fK-  :  fl»*ft'l*  :  hl-bK  '  IM"  «  &1HlJi*nA»C  ■  fcTf-  !  h¥K  « 
roj'.AnYl-  ■  A»o°-  i  flWH'  •  WA-  »  Mt/L  •  £lM  '  fl»Ä.P<-AA.9°  i  öJ.e-nh-  i  A?i  m 
"Ill.h'flrh.C  •■  Ml"»  i  J&1L  i  ö»A.  i  <f"-A1,U-  i  AKIIi.h'flrh.C  »  AAA  i  hh/.h;6i  ■ 
t\lH9°  ■■•  '"ann-Mr  >  W-A-  ••  «»»Vl*»^  ••  fl>W-A*  >  r"hll*fl  ■  wh^h-  ■  "»nh  •■  awR.?-  ■• 

XXIV,  2.  Ah.fhS]  A  Ah..M  sz'c.  —  3.  h.fM]  A  h.yK..ev=  i  «»AMI.  —  i*.  n»fl>A.e]  A  mmA.P.. 
—  6.  AVfM]  A  Ah.fh.fR-.  —  7.  HIUJ-  :  h-7HhHA.C  ■  TU*]  A  Td-f.  i  IUI./"  i  h«7H.h-«IA.C. 

quarante  ans  ä  'Iyarousälem.  Le  nom  de  sa  mere  etait  'Abyä,  du  pays  de 
Bärsebähe.  -  'Iyo'as  fit  le  bien  devant  le  Seigneur  pendant  tous  les  jours  du 
pretre  'lyp'adä.  '  Le  prince  (des  pretres)  iyo'adä  prit  pour  ('Iyo'as)  deux 
femmes  dont  il  engendra  des  fils  et  des  filles.  ''  Ensuite  il  vint  (texte  :  it 
a,  monta)  ä  la  pensee  de  iyo'as  *  de  restaurer  la  maison  du  Seigneur.  '  11  reunit 
les  pretres  et  les  levites  et  leur  dit  :  «  Allez  dans  toutes  les  villes  de  Yehoudft 
et  recueillez  cbaque  annee  de  tous  les  pays  du  peuple  de  'Esrä'ßl  l'or  et 
l'argent  necessaires  ä  (la  reparation  de)  la  maison  du  Seigneur.  »  Les  levites 
ne  se  baterent  pas.  '  Le  roi  iyo'as  appela  le  prince  (des  pretres)  'Iyo'ada  et 
lui  dit  :  «  Pourquoi  n'as-tu  pas  surveille  les  levites,  afin  qu'ils  apportent  de 
Yehoudä  et  de  'Iyarousälem  cc  qui  a  ete  prescrit  par  le  Seigneur  et  par 
Mouse,  le  serviteur  du  Seigneur,  lorsquil  a  asseinble  tout  'Esrä'el  k  (la  tente 
du)  tömoignage?  7  En  eilet,  la  pöcberesse  Gotoly;\  et  ses  fils  mit  ravage  la 
maison  du  Seigneur  et  out  destine  les  objets  sacres  de  la  maison  du  Seigneur 
(au  service)  des  Ba'alim.  »  "  Le  roi  pn>scrivitde  faire  un  tronc  pour  les  aumönes 
et  de  (le)  mettre  ä  la  porte  de  la  maison  du  Seigneur  a  1'extöiieur.  "On  publia 
dans  toutes  les  villes  de  Yehoudä  et  ä  Iyarousälem  quo  (chaeun  devait) 
apporter  des  oflrandes  au  Seigneur,  comme  Mouse,  le  serviteur  du  Seigneur, 
avait  prescrit  ä    Lsiäel  dans  le  desert.    ,ü  Tous  les   cliefs   et  tout  le  peuple 


104  v°  b 


*  A, 
104  v"  c. 


[191]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-QUATRIEME.  711 

Ot-tl-t  ■  ao-W  ■  FÄ'Vl'  i  htlh  ■■  '/»AM-  ■■•■  "fflliV  ■■  fll\  •  jMö>-h.  i  a°-W  ■■  9*X 

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ao-Stf  :  9°fFP%-  '.  Wh1-(\h<P  !  fl>*A'J"  •■  o«»h¥  "•  (D\\tm-\\  :   J?,'l-n<-   ■■  AA  •'  flA'l"  •• 

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t\ao :  j'.'j.fK.  ■•  "Mi<: :  n»+  ■■  \t,mj\-f\th.c.  ■  "mMw  <  hh  •  .Ri-n<- »  i'n<:  ■•  n, 
-/- :  K"?iLÄ-nrh.c  ••  mi'd.^ot>  ■.  wa-  ••  i-nc  •■  nh^'cirö»-  :  oJh<Mr<p  .•  Anw- : 
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10  (D-W  •  A.P-M  ■■  hWi  •  H-f-f^.  ■    n<  *d  ■•'  (DTttCP  •■  tVf-l'  •  Altl"  ■•  J\«H\.h-(l 
A.C  ••  m-iVfi  ■■  KtAtAiH"  •■  fl'JV'P'W'  »  fl»C*  :  ffl-fK-C  ••  a*hö£l-  •  XV/'H'  •• 

aivi-  ■•  hnu.h(\,h,i:  ■  nw-A-  ■•  i.u.  •  a^vöt^u-  ■  hY\S-M  •■• iaeaim  •  hs-h 

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£0naHh  ::  "  tD+nC?'  :  fl»-A-/'  =  (11^  "  >J^">  ■"  9°AA  s  i?/**^  =  ?ift««  :  l-fl^  s  !*»«? 

hr,  :  flh-  ■■  aofOxtiV  ■  ?.ü-Pi  ■  fflrtlS-  :  A-*  :  A^?"/^  '  (DhaV/  '■  {\'FPo°'  i  Tb 

12.  a>h.f-Ml  A  fl)h..Mh,.  —  13.  «rou-i-l:]  A  /"CV*.  —  14.  jt,pM]  A  Kfhf*.  —  ib-  -n<.<:] 
A  -n<:c.  —  17.  >,.f-^]  A  K^h-S. 

donnerent,  apporterent  et  deposerent  (leurs)  offrandes  dans  le  tronc  des 
aumönes  jusqu'ä  ce  qu'il  füt  rempli.  "  Lorsqu'on  apportait  le  tronc  des 
aumönes  aux  intendants  du  roi  par  la  main  des  levites  et  qu'on  voyait  que 
l'argent  etait  abondant,  le  secretaire  du  roi  et  l'intendant  du  grand-pretre 
venaient  vider  le  tronc  des  aumönes  et  le  reportaient  ä  sa  place.  Ils  faisaient 
ainsi  chaque  jour.  Ils  recueillirent  beaucoup  d'argent.  '"Le  roi  et  le  pretre 
'Iyo'adä  (le)  donnaient  ä  ceux  qui  faisaient  le  travail  de  la  maison  du  Seigneur  ; 
avec  cet  (argent)  ils  payaient  les  macons  et  les  charpentiers,  car  ils  faisaient 
le  travail  (de  reparation)  de  la  maison  du  Seigneur.  l3Ceux  qui  faisaient  le 
travail  (de  reparation)  de  la  maison  du  Seigneur  travaillerent  (avec  dili- 
gence);  tout  Touvrage  fut  acheve  par  leurs  mains;  ils  retablirent  solidement 
la  maison  du  Seigneur  sur  ses  fondations.  '*  Lorsqu'ils  eurent  fini,  on  apporta 
au  *  roi  et  au  pretre  'lyo'ada  l'argent  qui  restait.  On  en  fit  des  vases  pour  *  a, 
la  maison  du  Seigneur,  des  ustensiles  pour  les  holocaustes,  et  des  coupes 
d'or  et  d'argent.  On  offrit  coutinuellement  des  holocaustes  dans  la  maison 
du  Seigneur  pendant  les  jours  de  'lyo'ada.  ,5  'Iyo'adä  vieillit;  ayant  acheve 
ses  jours,  il  mourut.  II  etait  äge  de  cent  trente  ans,  quand  il  mourut.  ,cOn 
l'ensevelit  dans  la  ville  de  Däwit  avec  les  rois,  parce  qu'il  avait  fait  le  bien 
envers  'Esrä'el  devant  le  Seigneur.  "Apres  la  mort  de  'Iyo'adä  les  princes 
de  Yehoudä  vinrent  se  prosterner   devant  le  roi;   alors  le  roi  les   ecouta. 


712  LES  PARALIPOMENES.  [192] 

f»  ::  u~aWVP  •'  Mh^W.h'ttth.C.  I   h9°*\\\  ■    htt'iro»'  :  flJ'hAOJ.  :  hlhlM'  '  "Ml 
^  v.  fl>M  :  0fl.JP,  ••  an^w^A'  i  Mlh  •  ?'Ü-f\  •■  aih.?<'fia.9°  '•   flfl>-?»'M  '  ««"PdA  :: 

^rndJito  :  -Hlifo«»-  .-  vfl.e-1-  :  h»»  •  £1-0»? m-  ■  W  ■  hlli.talA.C  i  athtiro*  •■ 
A»on-  s  mh,(\rO'  •■  -" (Demi^fi  :  K«7H.K-flA.C  ••  Aflrt  »  J»HC£  «  fflA£  i  Ä.P-K 
1  ■■  hWi  '■  (O'llF'h  ■  MA  ■  JwliH'fl  •  ffl^.n»A-tf°-  •■  \\aoii  ■  .P.O.  ••  }\1\l.h-nth.C  ■■   s. 
AiT7>  :  Ä.'N/iflK-  i  n^hHIf  ■  MHjVfl<hC  :  aih.l-UU)'  ■  ht\a°  ■  *1ft*WP  ■ 
ATrfll.h'fldi.C  i  h9°AhV)ö»-  i  fflfll«h-|:  i  f1£"lh<n»-  :!  ™  «»CA-  •■  ^.fl»»*  •"  fl>MH-  i 

f^a^icp  ■  a-ihnii  •  ä.p-m  i  '»v  i  n°/0£  •  n.-i*  ■  miuk-aa-c  «  "•a.+ii 
h*: :  A.r-fcft  ■•  "/ua  i  itmk:  ■  vii&ih  •  ä«p-m  «  Kn*««  ■  »++a-  •■  aoja«j.  ■ 

MC^A  «  h*>li  •  fraotD-tt  •■  £11,  i  TU-  i  KIHlMbhC  »  ft<tfc«  !  «om-M:  ■  £*KJ  10 

f  •■  aMRih  i  AiiA  :  (\A\afC-1*  ■  JÄU"*!  !  ö»ä.P<  ^A,'/"  i  «iPtf  >  tf-A»  ■■  »»A 
105  £'a.  ?»h-I"  i  ?iA  :  «Am.  '  «o-ft-h  ■  «hTHl  ■•  «»W-A-  ■  ^ACh«?  ■  H.*Klf«*  ■  */"fc  ! 

4.^  1  ?»fi««>  ••  /aö?*  ■  Khin.h-ath.c  •■  h9°Ah  1  Än*eircn.- ::  lorftA  ■  Kf-hti  •■ 

18.  wtAffl.]  A  wtAw  sj'e.  —  23.  oaw.]  A  DAvaic.  —  24.  ante  m-w*  A  arfrf.  nö>}->.  - 
ii.  Tut]  A  Tili. 


18  Ils  abandonnerent  le  Seigneur,  Dien  de  leurs  peres,  et  suivirent  les  dieux 
nouveaux.  II  y  eut  un  grand  chätiment  sur  Yehouda  et  sur  'lyarousälem  en  ces 
jours-lä.  "  Le  Seigneur  leur  envoya  des  prophetes,  afin  qu'ils  se  convertissent 
vers  lui;  (ceux-ci)  protesterent  devant  eux,  (mais)  ils  n'ecouterent,  pas. 
20  'Azäryä,  fils  du  pretre  'Iyo'adä,  fut  rempli  (texte  :  fut  revetu)  de  l'esprit  du 
Seigneur.  II  se  leva  devant  le  peuple  et  leur  dit  :  «  Ainsi  a  dit  le  Seigneur  : 
Pourquoi  ne'marchez-vous  pas  dans  les  commandements  du  Seigneur?  Vous 
ne  prospererez  pas,  car  vous  avez  abandonne  le  Seigneur,  votre  Dieu,  et 
lui-meme  vous  abandonnera.  »  "'  Ils  se  precipiterent  sur  lui  et  se  mirent  ä 
le  lapider  par  ordre  du  roi  'Iyo'as  dans  le  parvis  de  la  maison  du  Seigneur. 
-  Iyo'as  ne  se  souvint  pas  de  la  bonte  que  'Iyo'adä,  son  pere,  avait  eue  pour 
lui  et  il  tua  'Azäryäs,  son  fils.  (Gelui-ci)  dit,  en  mourant  :  «  Voici  que  le 
Seigneur  voit;  que  lui-ineine  fasse  justice.  »  13  Apres  que  l'annöe  fut  ecoulee, 
l'armee  de  Soryä  monta  contrc  lui,  arriva  au  pays  de  YelioudA  et  ä  'Iyarou- 
saleni,  extermina  tous  les  chefs  qui  ötaient  parmi  le  peuple,  prit  toutcs  *  leurs 
depouilles  et  (les)  envoya  au  roi  de  Damäsqo.  "  Hien  que  les  troupes  de 
Soryä  fussent  vcnues  peu  nombreuses,  le  Seigneur  livra  en  leurs  inains  des 
troupes  extremement  fortcs  et  nombreuses,  parce  que  (les  enfants  de  Yehoudä) 
avaient  oublie  le   Seigneur,    Dieu  de  leurs   peres.   (Les  Soräwivän)    firent 


*  A, 
105  r°  a 


[193]  LIVRE  SECOND,  CHAPITKE  VINGT-CINQUIEME.  713 

TfK-  •■  TiMi  "  *s<Dfc?0Ä"WH  •'  M>  •  k9°llh  "  "Wto*-  •  h.JP(>-  >  fl?.*  ■  011. 

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5   flJ^.p-Mn.P."  •■  ö>A&  •■  rt^^'l'  ••  TMVA'  "  27f»&«fe*  !  W-A-tf«"  i  «MIC?*  »  fl"Wh 
fl^?'  ::  rwfcAV.  s  +c4-  ■  *A'/:u-  ■  Vli-  "  K Mi.4'1*  «  ff-M*  ■■  aoKdii.  ■  M/"*  s- 
«dJ-Iip  ■■  WAjPA  ■•  CAS-  »  MP£4£0-  « 

XXV,    'frß'j'    :   fl»AR  ä  d/»7,.  :  flJ:V{P»ft|i  s   *J«d->  •   hOT  :   f.W  :   h°lt\? 

t\  ■  d/*v-  ■  «D'i*ft^+  ■  900+-  ■  >"?'*■  ■  nÄ.e<AA>9°  ss  a«?  ■  Aho»-  ■  A.^jk.f-'- 

10    "i   s  fc^'-'V.   s   Ä.f<.AA.9°  ::  -  (DTftt  ■  «*'VP  »  tö^an  :   h<7ll.K<flf|i,C  ■   «MlA  > 

lirAh-l-  :  mVÄ^'Ü'  !  A-n  "    röJiV  s  TtfTÄ'V.  ■  'tmhfh  •  a>Wi  ■  »»iv 

>  «   fl?i&  ■  lfchl>  i  fll+IA»<n»-  :  AKl'flC'ttf-  •■  hA  '  +f'A?'  i  AKfl'Ü-  "  IT«/**  » 

4fl»A.«,.«fe*ö'»A  ■  Ä.+  IA  ■  nh»»  ■  Wi  ■  t"hi  •  ?iiu.h-n#h.c  ■■  nh»»  ■  ävh.«p  ■ 

tthao  :   J.HH  s  fr>)ll.Mlffi.C    ■'  Ä">H  s   £'flA  s  Ä.£c»aMs  »  ÄflO*  "  Üf  1+  ■  £* 
at>  :   %*r  :  mtthftfl  •  \\J\0'  s  ß.atah'f  s:     fflhM '.f'tth  ■■   h"7Aj?A    s  -it-/»  •■  it> 

i^-t :  im*  '  j?.o-'i  s  öJK+ro»-  ■  nn  s  hnjp/*  :  ^n^ir*»»-  ■  ©"t«»  s  ^»iir 

25.   h.V>i^]  A  h.^"^.   —   26.    Wi'C*]  A  h'TT'e.  —  27.   ml^m-r]  A  mA/hfl»-}P  s«V.  — 
ä>.  tC-{.]  A  tCA. 

XXV,  1.  hfl?n^n]  A  >i"*n.eft.  —  4.  «domm]  A  mn>.nft  sie, 

justice  de  'lyo'as.  "Eiisuite  ils  s'eloignerent  de  lui,  en  le  Iaissant  (atteint) 
d'une  grave  maladie.  Ses  serviteurs  le  punirent  pour  le  sang  du  fds  du  pretre 
'Iyo'adä;  ils  le  tuerent  dans  son  lit  et  il  mourut.  On  l'ensevelit  dans  la  ville 
de  Däwit,  (mais)  on  ne  le  mit  pas  dans  le  sepulcre  des  rois.  -0  Ceux  qui  le 
tuerent  etaient  Zabed,  fils  de  Samät  'Amonäwit,  et  'lyozäbad,  fds  de  Samärit 
Mo'abäwit.  27  Tous  ses  fds  l'ensevelirent  et  le  pleurerent.  Voici  que  ses  autres 
actions  sont  ecrites  dans  le  livre  des  Rois.  'Amäsyäs,  son  fds,  regna  apres  lui. 
XXV,  '  'Amäsyäs  etait  äge  de  vingt-cinq  ans,  quand  il  devint  roi.  II  regna 
vingt-neuf  ans  ä  'lyarousälem.  Le  nom  de  sa  mere  etait  'Iyä'eyedän  de  la  ville 
de  'lyarousälem.  -  II  fit  le  bien  devant  le  Seigneur,  mais  non  d'un  cceur  entier 
et  parfait.  :1  Apres  que  le  royaume  fut  bien  etabli  et  affermi  en  sa  main,  il 
tua  les  serviteurs  qui  avaient  assassine  le  roi,  son  pere;  '  mais  il  ne  tua  pas 
leurs  fds  d'apres  le  pacte  de  la  loi  du  Seigneur,  selon  qu'il  est  ecrit  (et)  comme 
le  Seigneur  a  ordonne,  en  disant  :  «  Les  peres  ne  mourront  pas  ä  la  place 
de  leurs  fds ;  les  fils  ne  mourront  pas  ä  la  place  de  leurs  peres ;  mais  chaeun 
mourra  pour  sa  faute  et  pour  son  propre  peche.  »  5  Le  roi  'Amäsyäs  rassembla 
les  troupes  de  la  maison  de  Yehoudä  et  les  organisa  par  familles.  11  leur 

PATR.    On.   —  T.    XXIII.   —   F.   4.  46 


714  LES  PARALIPOMENES.  [194] 

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A.JT»  :  fl)1vA*ö«»-  :  h9*a\'i  »  <*/*'/.-  i  ^«w"l'  i  fl'A<C  '  ffl^lWo»-  ■■  fl^A**  ä 
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9°ftA  ■  hhih,f\  '■  (DYt-fc-oo-  :  £44»  :  ^«j:^?»  s  kA«Hot  i  jwfJHh  i  ö»WiA£h  s 

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•Mtrdireo'  ■  fl«D«H-  ■  on.^  «  umh°lt\^ti  i   >?•/*'  •  ä^^  i  a>frA4V>'Qft  •  An  15 

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5.  u"\^]  A  wlrt. 


*  ^'1  preposa  des  *  chefs  de  mille  et  (des  chefs)  de  cent  dans  tous  les  pays  de 
Yehoudä  et  ä  'Iyarousälem.  (II  fit)  le  denombrement  de  ceux  qui  avaient  vingt 
ans  et  au-dessus  et  il  les  trouva  au  nombre  de  trois  cent  mille  (hommes) 
vaillants  et  capables  de  faire  la  guerre  et  de  porter  le  bouclier  et  la  lance. 
c  II  prit  ä  sa  solde  (cent)  mille  (hommes)  tres  forts  de  'Esrä'el;  leur  solde  fut 
de  cent  talents  d'argent.  7  Un  prophete  du  Seigneur  vint  le  trouver,  en  lui 
disant  :  «  (O)  roi,  que  l'armee  de  'Esru'el  ne  marche  pas  avec  toi,  car  le 
Seigneur  n'est  pas  avec  'Esrä'el,  (ni)  avec  tous  les  enfants  de  'Efröm.  *  Si  tu 
(les)  prends  et  si  tu  penses  que  la  victoire  s'obtiendra  par  eux,  le  Seigneur  te 
fera  tomber  devant  tes  ennemis,  car  il  appartient  au  Seigneur  de  fortifier  et 
de  faire  tomber.  »  9  'Amäsyä  dit  au  prophete  du  Seigneur  :  «  Que  ferai-je 
donc  au  sujet  des  talents  que  j'ai  donnes  aux  troupes  de  'Esrä'el?  »  Le 
prophete  du  Seigneur  lui  dit  :  «  II  n'est  pas  iinpossible  au  Seigneur  de  te 
donncr  beaucoup  plus  que  ces  (talents).  »  '"Le  roi  'Amäsyäs  dispersa  les 
troupes  qui  etaient  venues  vers  lui  des  villes  de  'Efrßm,  afin  qu'elles  s'en 
aillent  et  s'en  retournent  chacune  ä  son  pays.  Elles  furent  fort  irrilees  contre 
Yehoudä  et  elles  retournerent  ä  leurs  pays  dans  unc  grande  colere. 
"  Le  roi  'Amäsyäs.  sc  forlifia,  rassembla  son  peuple,  alla  vers  la  vallöe  de 
'Agouerim  et  battit  lä  di\  mille  enfants  de  Söyer.  '-Lesenfants  de  Yehoudä 


[195]  L1YRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-CINQUIEME.  715 

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K+A  ■  ttChd-  •    ?,lt>Oh(,  :    A-ö»'  «    '"CDVlV  :    <7i>4»|p<f..f-  :  h«?H.^nrh,C  :   AÖA  :  Ä 

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f  •■  i-O+'fl  ■■  h»»  :  A«'T["'V«H^ft'n  «  (Dh\9Caotm  s  >n.£  ••  ?»'>H  •■  £-flA  :  ?iAot  - 
»»h/.  ■■  hltt.h'ttfh.C  '  Aj>A,h  :  \\ao  :  £A{.h  i  ?ifl<w  »  IttCh  •  H'JI-  :  tDh.(l°lb 

h  ■■  y°ln^  ■  \\M  ■•  "mi^ihd  ■  h°lt\?  ■■  it-/**  ••  o»Ahh  ■  -W  ■■  ?-ht\  ■•  aja 
ft  ■  Ä.p-?i»ni  s  o»AR  •  K?h*  -  l-bo>  •  htuh.fr  ■■  htn  ■  ^.nA  :  Wh  -.  Wth 

15    £   :   7J\   :   mjT   "    "fllAWl   i   PhA    s    "itlf   ■   hflih.fr   ■   '^n   :   h°7A.e   :    }T-I*»  : 

PO-*  ■  h'ill  ■  £-flA  ■•  h$"i.  ■  itat-ti-t-  ■■  A.n'fA  ■  hh\\  ■  -\tt  •  nid  ■  HA.ns°A  •■ 

13.  J.WW]  A  J.UT'i.  —  ei.  ft.feC"V]  A  A-tcv.  —  14.  A.ec]  A  rt.h.c.  —  ib.  f-itlR]  A  jems-. 

firent  dix  mille  {texte  :  quarante  mille)  prisonniers;  ils  les  menerent  au 
sommet  d'un  precipice  et  les  projeterent  du  sommet  de  ce  precipice;  tous 
furent  dechiquetes.  '3  Les  homraes  vaillants  que  'Amäsyäs  avait  congedies, 
afin  qu'ils  n'aillent  pas  avec  lui  ä  la  guerre,  envahirent  toutes  les  villes  de 
Yehoudä  depuis  le  pays  de  Samäryä  jusqu'ä  Beteron.  Ils  tuerent  trois  mille 
(hommes)  parmi  (les  habitauts)  et  prirent  un  grand  butin.  ' '  *  Quand  'Amäsyäs  *  A, 
fut  revenu,  apres  avoir  battu  les  (hommes)  du  pays  de  'Edomyäs,  et  eut 
apporte  avec  lui  les  dieux  des  enfauts  de  Seyer,  il  en  fit  ses  propres  dieux,  les 
adora  et  sacrifia  lui-meme  devant  eux.  ,ä  Le  chätiment  du  Seigneur  vint  sur  le 
roi  'Amäsyä.  (Le  Seigneur)  lui  envoya  des  prophetes,  en  disant  :  «  Pourquoi 
as-tu  recherche  les  dieux  du  peuple  qui  n'ont  pas  delivre  leur  propre  peuple 
de  ta  main?  »  ,cTandis  qu'ils  lui  disaient  cela,  'Amäsyäs  dit  ceci  (ä  Fun  des 
prophetes)  :  «  (Est-ce  que)  je  t'ai  etabli  mon  conseiller?  Prends  garde  de  ne 
pas  etre  chätie.  »  Le  prophete  ne  se  tut  pas,  mais  dit  :  «  Le  Seigneur  a  resolu 
de  t'exterminer,  parce  que  tu  as  fait  cela  et  que  tu  n'as  pas  ecoute  mon 
conseil.  »  "Le  roi  'Amäsyä  prit  conseil  et  envoya  (des  messagers)  ä  Yo'as, 
fils  de  'Iyo'akäz,  fils  de  'Iyä'ou,  roi  de  'Esrä  el,  en  disant  :  «  Viens,  afin  que 
nous  nous  voyions  face  k  face.  »  '8  Yo'as,  roi  de  'Esrä '61,  envoya  (des  messa- 
gers) ä  'Amäsyä,  roi  de  Yehoudä,  en  disant  :  «  Le  chardon  qui  est  sur  le 
Libänos  envoya  (des  messagers)  au  cedre  du  Libänos,  en  disant  :  Donne  ta 


716  LES  PARALIPOMENES.  [196] 

Ki\\  •  R'flA  •■  Utti.  s  fflA'f-h  :  Aö»AÄ"f  •■  -tthM'  '•  tDi^a*  •■  njTrh.  ■•  hi-^i-  •• 

I-  ■■  h,P9"?ti  ■•  fl».e. l-%neh  •  A-nh  »  <*.£-4&  «  «dr^h.*.  ■  ?nc  ■  awi-f-  •  n»-T-h  « 

fflA'/'J-l-  •  ;lvn»hc  •  fli ThlV. .^?i  :  AhW  ■■  flJl'fflÄ'4»  -•  h'W  •■  mtf-A-  s  RiJ-JJ  » 

rti&in  -  30mh,A9°'i  .•  hitipti  •  7?-/*' :  hft»»  ■■  hirw  -■  hi\i.h-n<h,i:  •  in>>  •■ 

JP'J  ::  2I  fll^C?  :   f'hh   •   77"!*'   «   ht\/.'h.<\   '  fl*'fY.M'    :   (Ul W'flirfl»'   '   Ot-}\'W.  : 

a)ha1hy  ■■  JT-i*1  i  .f-i»-*5  ■•  nn,-l-  •  <itnLti  •■  hTr-i'  •■  RwA  •■  RU-JJ  •■••  "(D(D?:<\>.  :  j>,u- 

>j  !  M*/.  •■  ?in/.h.A  :  ffl?-f-  :  nn^V'ti/'ö»-  ■  mi-nh.  :  nn  ■  tn>-\?:&\ra»-  ■.-. 

105  ^a     ä,fl,A^"Wl^    !     >7-'*'     :     *JW^    :    ffl^R    :    P*M    :    RT«°    :    *"Ml    !   '*7"l*,    :    >»ft 


10 


h^  s  Hh«n;|-  «  -fflVf-A»  :  OHM«  :  m-fK-/.  •  ffltf-A"  ••  'J<PP  :  H -IV.  hfl  :  Oi«/|-|-  ■•  (1. 
+  i  hlM.httth.C.  ■■  HhRiJ-  •  AK-nR,^«"»'  i  tD0°H"l-a-p     0.+  •■  71/*'  i  ö>AR«fe 
+  •■   4AWi  •■   (O''l(i\ao.  :   fllh«7.n^öi>-  :  iT'AA.lJ-  :  flA.<l  •  rt"VC.e  s  -<»r/,^,fl)  :    15 
halttytl  1  fl»AR  :  fc«f-fcfl  1  ">"?«*'  ■  JtpJl  ■  •WÄT'M  1  fl°*  1   A^.PÄA  ■  fl»A 
R  1  KV-  '   11'»'  «  ?iA/.-^A  :  'iu'C'J-   :    tD$9°h-t  :  °iOB-\'  ::  -u  fll^A  s  +C4-  1   +A 

23.  h-v+x  :  °7>.ni>->]  A  0/».  —  25.  h.»-hn]  A  h.f-hf-n. 


iille  ä  mon  fils  pour  femme.  Voici  que  les  betes  du  desert  du  LibAnos  arriverent 

et  foulcrent  aux  pieds  le   chardon.  '".Lorsque  tu  as  dit  :  Voici  que  j'ai  battu 

les  (hommes)  du  pays  de  'Edomyäs,  ton  coeur  s'est  ijrandement  enorgueilli. 

Maintenant  demeure  dans  ta  maison.  Pourquoi  prepares-tu  et   favorises-tu 

(ton  propre)  malheur?  Tu  tomberas  toi-meme  et  tout  Yehoudä  (toinbera)  avec 

toi.  »  -"  Le  roi  'Amäsyäs  ne  (l')ecouta  pas,  car  c'etait  (la  volonte)  du  Seigneur 

de  le  livrer  aux  mains  de  ses  ennemis,  parce  qu'il  avait  recherche  les  dieux 

des  'EdomäwyäQ.  "'  Yo'as,  roi  de  'Esra'el,  monta  et  ils  se  virent  Tun  l'autre, 

lui  et   'Amäsyä,   roi  de  Yehouda,  ä  Beta-Sämis  du  territoire  de  Yehouda. 

--(Les  liommes  de)  Yehoudä  furent  mis  en  deroute  devant  'Esrä'el,  s'enfuirent 

tous  ensemble  et  retournerent  cliacun  ä  sa  demeure.  i3  Yo'as,  roi  de  'Esra'el, 

*  A>      poursuivit  'AinAsva,  roi  de  *  Yehoudä,  lils  de  Yo'as,  le  fit  prisonnicr  k  Beta- 
105  V"  a.   '  J  .r 

Samse  et  le  fit  entrer  avec  lui  ä    Ivarousälem.   II  demolit  les  murailles  de 

lyarousälem  dcpuis  la  portc  de  'Kfrem  jusqu  ä  la  porte  de  l' Angle  sur  quatre 
cents  coudees.  24  11  prit  et  emporta  avec  lui  au  pays  de  Samärya  tout  l'or, 
l'argent,  tous  les  vases  qui  se  trouvaient  dau.s  la  maison  du  Seigneur  sous  la 
garde  de  'Abdedomou,  les  tresors  de  la  maison  du  roi  et  des  otages.  ■"  'Amä- 
syäs, fils  de  'Iyo'as,  roi  de  Yehoudä,  vecut  quinze  ans  apres  la  mort  de  Iyo'as, 
ßls  de    lyou,  roi  de   Esrä'el.  *°  Les  autres  actions  de  'Amäsyä,  les  premieres 


[197]  LIVRE  SECOND,  CHAPITKE  VINGT-SIX1EME.  717 

-I-  •  h°7tt?  •  *?*9°>  i  <DR$Crt  •  hbi-  >  Kvii-4'>  »  to-til  ■■  ™Rihi.  »  V1/*'+  «  ?» 

h-a, u.r.  •■  «d-mk.  ■  aaa.u-  •  "7dA./-  ■•  (Di»?  •.  hvnih./. :  /i.e<.0A,ir .-  A-n<h.<:  •  Ah. 

5   AdAJ-  ■  MV«ft  :  (DjfflfcTiT'  :  fli+nc?'  ••  5TftA  :  htl'tlih  ■■  at-tll'  •■  WUS  *  Mll'  ■' 

XXVI,  ,flJ>/»'h}P  •■  WA-«»-  ■  Jul.Hfl  «  r?:C.  *  M*ll?tl  •  a>h'Hf»9>  .-  h«£ 

T  •  mA£  ■  °,wVA-  ■  inhgrti-U  •  «}«•»•>  i  mfr*-?/**}"  ••  ufH*  »  M-u-  •  ha1t\?t\  - 

2o>hU  •  WiVä  •  in<:  •  *tA-l-  «  w-fc-fci  :  h*7-nJt  »  o-ftl-  •  ?%&  •  p.o-r,  ••  hir.e.} 

^  :  «PN-  s  '*?-/"  i  KQrÜ-  :  9°l\ti  :  hfl'/JU-  '■■     h'P.1"  *  <»A£  :  °ilt>C\-  •  0>ft£-A'|:  - 

ft«?  :  Khon>*  :  Ä.p»h.Aeft  :  h9°Ü16  •  h.?<tiMa  «    min/. »  Cl°/  '  04*.?."»»  ■ 
h*?H.fc*fl<h.C  ,:  flh<w>  .-  WA-  :  H7.fi/.  s  h°l  *  tl?  •  htt-U-  "    fflJM»  •  fAfr  •  td\      <A 

105  v°  b. 

iiKh-nj-c  :  n»n<P(trt.ii.  :  uhcfn  ■  *fU'.  •  rijs-v-nc  s  iu<jy  •  fr?ti.MiHi,c : 

<Dn»»<PAA.U.fc   :  ^.ipy  :  Aft1ll.jfflrh.f:  :  mh'W.h-tttb.C  ■  ?,{\,C.ih  •  A"*  «  '  fflö»Ö 
15    h  :    <D+-[-A-ö°-    :   Arlhlin  s  /».A-VA.  «    fl>^fl>-^+    :  V.4--/;'/  s  A2-1'  :    (Ot/Astf  : 

AA.jPn.ft  :  ai*>^4--l;y  ■  A'HUni  •  mhM*  ■  hWb/.  -■  fl'/'^V.  i  ^Urn>  ■•  AKKU. 
fl>-nf-  i  A.A-VA.  «  :  (DhX'i?  •■   AAA  i  Ä.A-VA.  i    h<7H.h'fl«fbC  «  ©AAA  i   hAH 

XXVI,  1.  AMi^fi]  A  MxHCfil.  —  2.  m->,l.]  A  m-M-.  —  3.  Miyn]  A  hfi^fi.  —  6.  m>,A>x] 
A  <n>,/j.TrX  s/c.  —  ift.  hUT-^]  A  JiU?^«C. 

et  les  dernieres,  ne  sont-elles  pas  ecrites  dans  le  livre  des  Rois  de  'Esrä'el  et  de 
Yehoudä?  *'  En  ces  jours-lä,  lorsque  'Amasyä  se  fut  eloigae  de  la  voie  du  Sei- 
gneur,  on  fitune  conspiratiun  contre  lui  et  il  s'enfuit  de  la  ville  de  'lyarousälem 
a  la  ville  de  Lakis.  (Mais)  cm  depecha  (des  hommes)  deniere  lui  (qui)  le  pour- 
suivirentjusqu'ä  la  ville  de  Lakis  et  le  tuerent  lä.  -*  On  le  transporta  sur  des 
chevaux,  on  l'amena  et  on  l'ensevelit  avec  ses  peres  dans  la  ville  de  Däwit. 
XXVI,  '  Tous  les  peuples  du  pays  prirent  'Ozyäs  et  le  firent  roi,  alors 
qu'il  etait  äge  de  seize  ans;  ils  le  firent  roi  ä  la  place  de  'Amäsyäs,  son  pere. 
2 II  rebätit  la  ville  de  'Elät  et  (la)  ramena  sous  la  doinination  de  Yehoudä, 
apres  que  le  roi,  son  pere,  fut  mort  (et  enseveli)  avec  ses  peres.  3  'Ozyas  etait 
äge  de  seize  aus,  lorsqu'il  devint  roi;  il  regna  cinquante-deux  ans  ä  'lyarou- 
sälem. Le  nom  de  sa  mere  etait  'lyekelyäs  de  la  ville  de  'lyarousälem.  i  II 
fit  ce  qui  etait  droit  devant  le  Seigneur  selon  tout  ce  qu'avait  fait  *  'Amäsyä,  *  A, 
son  pere.  5  II  cheicha  le  Seigneur  dans  les  jours  du  prophete  Zakäryäs  qui 
demeurait  dans  la  crainte  du  Seigneur;  en  ces  jours-lä  il  cherchale  Seigneur 
et  le  Seigneur  le  rendit  prospere.  e'  II  alla  combattre  le  peuple  des  'Ilofeli.  II 
renversa  les  murailles  de  Get,  les  murailles  de  'Iyäbes  et  les  murailles  de 
'Azäton.  II  fit  bätir  des  villes  (fortes)  au  pays  de  Azäton  et  au  pays  des  'Ilofeli. 
7  Le  Seigneur  le  rendit  fort  contre  les  'Ilofeli,  contre  les  peuples  de  Arabyä  qui 


718  LES  PARALIPOMENES.  [198] 

hV'ia*'?'}  ■  h9°>  i  AMI,Pfl  »  IT-/**  "•  fflllftvh  :  Ao-  :  hl\h  >  i\,ha*-C-\r  »  «Ml 

A  :  tf">AflA'P  •■   Ä">+Ä  :  £A*7  :  f»tf»AdA'I*  ■  "Vöml*  :  fDÄ?*}  ■  "fl»r/l>Ä  i  "7'1£ 

fc    :    (1^59°   :    flKD-p/.   :  Oht\\'   -  h-tfvli  »  hl(\(\  '   'MWl  ■   ht\ao  :   MM   ,   .flH- 

*>?/  r  -WIM  :   IWl/fi./.   ■  A,£,A  ■  A»*  •  mlWlrh,^  ■  rh«PA  ■■  fflh+'nl-  l  hol?.  '■  ffl 

ioi  J'a,   £**  :  1fl>-AI"  ■■  fcjeOC  '  (Ol *f,9°  s  n-Arh,^  :  4*CY.A-fl  ■  M«"»  :  <7D<p.«f»<r,  :  ,h/.f| 

1-  »  n>-h*  «  "  ©»o?» :  AJ.Tf.efi :  rtz-'C^  :  ?»A  ■■  £ViA-  •  4-fcA  ■  fflf.Jnfr  ••  aith  » 

0-n?i  •  AVA4"-  "■  fl>M  •■  *i»A#tf"»-  •  fl?»£,i>  •  tlh.Pl.fr  s  *Vh£  :  fl>fl?»£  •  <w»A.Ai  s 
«DVia^-}  :  flJJl?iÄ,ü-  s  AAV^JP  ■  o.+fl, '  oo-yq/»lr  «  '-«oinv  ■  V»A*tf»-  ■  Ahllfl>-  •■ 
äVöT-  s  ttto-M-  >  o-nft  ••  Äg  s  <Dgg  k  13  fflrt/..<e-Th  -■  xvd-lh  s  A«H-A  :  flxfoxrao'  -. 

in®  '■  (DG%  s  flJ£f  •  ?»A-  :  h«"»-'}'t"  -■  3>iA  s  £*lA-  '   +'fcA  :  (DKi-'}'}   :  fb/i.l'A  !  <» 

P-hA-  ■  ^h*  a  A**?-/"  ••  AM  :  0<-  ■■  y' (DhMUhm  ■■  A»o«>-  •  hllptl  ■■  T/t/"  ■■ 

8.  AMi^fi]  A  Ah-n^.  —  (».  Mi.en]  A  Vini^n.  —  ib.  >,Tr+x]  A  h-/4>».  —  10.  +r."7.A«fi]  A  4C»? 
A»n.  —  ib.  »•>,•»:]  P  ww-Vl:  sie.  —  11.  AMl.en]  P  AJ.vin.pn  ;  A  Ahii^n.  —  ib.  A/~'n*]  P  rt^«nt. 

-  ib.  .enA-  i  +tA]  P  £■>->/>•  :  +-CA.  —  ib.  AV»A«(^]  P  A-VA*  v/< .  —  ib.  -wvtfa»-]  P  ""A*<n>-  mfc; 
A  ->--A*<n»-.  —  'V'  A>>..t"/.A]  A  Ah..Ph,y.A.  —  12.  >Ä*w>-]  P  -VA*ö»'  s/V;  A  ->^A*ö»-.  —  'ö.  Ah 
IIa»-]  A  A>i£<i>-.  —  ib.  M  ■.  w?;?]  A  ö/*V-  :  ?">i->  s  mn-fl"»*  :  ir?.^.  —  13.  a>üi.<pjr']  P  mrt/i.l-  sie. 

-  /ö.  räf?  :  mifV  s  ib/;V]  A  "»Aft  i  >iA'i:  :  m(i-n°,  •■  TM-  '•■  rt>;19"fl*  \-  9°^^.  —  ib.  >iA  i  .ftilA-] 
P  dittographie.  —  ib.  ante  n^h.e.A  P  add.  w.  —  ib.  &5>.f]  A  «:.e-h.-F.  —  14.  Mi.ffi]  P 
>,..fn  s/c;  A  >ni.pfi. 


habitaient  (l'Arabie)  Petree  (texte  :  sur  le  roc)  et  contre  les  'Amonawyän. 8  Les 
'Amonäwyan  donnerent  des  presents  au  roi  'Ozyas.  Sa  renoinniee  parvint 
jusqu'au  pays  de  Gebs  (Egypte),  car  il  etait  extremement  puissant.  °  'Ozyas 
II t  bätir  des  tours  ä  'Iyarousälem,  ä  la  porte  de  la  Vallee  et  (a  la  porte)  de 
l' Angle  et  il  les  fortiüa  (texte  :  et  elles  furent  fortes).  I0 II  bätit  des  tours 
dans  le  desert;  il  creusa  beaueoup  de  citernes  dans  le  roc,  car  il  possedait 
de  nonibreux  troupeaux  dans  la  region  basse  (söfel)  et  dans  la  pinine;  (il  mit) 
*  £'  des  vignerons  sur  les  montagnes  et  dans  *  la  campagne  du  pays  de  Oarmelos, 
car  il  etait  l'ami  des  agriculteurs.  "  Ozyas  avait  des  troupes  pouvant  com- 
battre  et  pouvant  aller  a  la  guerre  selon  (l'ordre)  du  denombrement.  Le 
denombrement  avait  ete  fait  par  'lyäbel  scribe,  par  Masi'a  commissaire  et 
par  llanänya  licutenant  royal.  "  Le  nombre  des  chefs  de  faniille  vaillants 
au  combat  etait  de  deux  mille  six  cents.  ,:|  Sons  eux  etait  une  arm6e  vaillante 
au  combat  de  trois  cent  sept  mille  cinq  cents  (hommes);  ceux-ci  pouvaient 
faire  la  guerre.  6taient  vaillants  au  combat  et  pouvaient  aider  le  roi  contre 
ses  ennemis.  ' '  Le  roi  'Ozyas  pröpara  pour  tous  les  hommes  de  son  armee 


to 


[199]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRK  VINGT-SIXIEME.  719 

Atf-A-  •■  fl-tth  •■  '"i£A-  •■  ,hl4  -t'  i  athCtth  >  ö»«w»iä->  ■  bCM-lh  »  H'VX.">  i  mfc 

}£•«*•  i  n*wM  i  amton?  ■  onf.-i-  •■•■  midro  ■  H-vir»«»-  ■  AAAh-i-  i  ahm*  ■• 
rh,c  •■  amijpa  i  Mh  ■  joo  «  ™«Af*ÄrK  ■■  Rio  •■  /*one  ■  An- 1  h»»  ■  £i>»<! 

III-  ::  O>0</»0  :  n4>£'0»  »  h'-Ill.A'flrh.C  f  Ä9°AVh  i  «DflJt  >  «D-/U*  i  IM*  I  V-)II.Jffl 
,h.f"  :   h-HjPft   :  h«»  :    ft^TJ   l  *«1>  '  OW|-|"  >   (1»'»'   »  iTT"«!-*  >   Hj>TT  >  "■   "flMji  '■ 

h9°?:1d,ih  »  hflC^  ■  hU"J  ■  ffli^ftAü-  ■  hüW  i  A*7H.V(lrh.C  i  ii;  ■  ö&ah  t 
10  jwd-T- ■• '8  •+?/Mfc  •  aoa  •  *i#n.  :  •>!-/**  i  fl»£n,A?>  ■  ho*7-T*  :  hj-Xun-Vn  ■ 

Mtf  A  i  W  i  h»»  :  TOT?  ■  Afca7II.A-fl#li.C  i  M  i  AJlüV>  i  Afc**  ■  htf 
?  i  ?»A  ■  -t+fLfh  ■  Ahlli.JtflWi.C  •  h<*»  ■■  JftiiTV-  ■  A"fc  «  &?&&&  ■  hlW-TF  ■ 
AAltf  A  i  77-/»'  i  *7K  i  WIM-  ■  ««>4»£rt  ;  ?,ftOT  .•  e.h.*  ■•  h'i-i-  ■■■  7x9°}x1\l.h'tt 

<h,c  ■  flJA.^.hfl»->h  ■  ti*i*  i  h-nc  ■  n-w  i  7»-?ii.VfUh,c  •  ^9°Ah  ■••  '"«Hf-* 


101  r°  b. 


iä.  Am  i  ».RA-]  P  i.en  <  rt-nw..  —  ib.  m>.c"V«fi]  A  «ohC°7«*i1".  —  ii.  ö>«»»i.^>]  a  <D<n>n,^>. 

—  ib.  hc^nih]  P  hOtft-i-.  —  15.  i\iT\t1  A  ft<5-T»+  s/c  —  /6.  jb>ä4-]  P  P-"m:<h.  —  ib.  man  •■  js 

h-T  i  D»AAAt  i  "Mi.?  :  «»»oAÖAt  :  ao"nn  ■■  jR"Vä4-]  P  O/li.  —  IÄ'.  Ilh^f]  A  (IWi?«"»-.  —  ib.  <Dfl>.>i 
IV]  A  fflllö-nv.  —  ib.  fl»tfl*°0]  P  ffltn»"  •■>/(.  —  IÄ.  rt4T>t]  A  will*.  —  ib.  «n»VTV"|-]  P  aof 
«*7t.  —  «'*.   >iftU]  P  M«».  —  '6-   AJ-Tl^fl]  P  NXVf,  A  rt>iH.yfl.  —  16.   hllfil]  P  hTI^;  A  >iH..P. 

—  17.  ;n]  A  n"?"/.«"-  —  //'.  XV*"!-]  P  XT41-.  —  18.  Mi.efi]  P,  A  wä.  —  ib.  m^dAP  i  *iut*  • 
Wnaf/to  •.  h-}\fl\  •■  (P  hli.pfi :)  •VT-/W]  P  dittographie.  —  ib.  NhntiSi'ttth.C]  A  IM-  ■  WH.Ml'h.c. 

—  I&.  M  ■■  A*1Ü¥*]  P,  A  >>A  ä  AH  i  »lU*?^.  —  ib.  AMI.pn]  P  AhHII^ft  j  A  h1l?l\.  —  ib.  fl>h..P.Jni>-> 

■ji]  P  a>K. e.w «»•'».  —  iä.  mnc]  A  n-a&. 


des  boucliers,  des  lances,  des  casques  de  fer,  des  cuirasses,  des  arcs  et  des 
fremdes.  'II  fit  ä  iyarousälem  des  maehines  de  tir  destinees  ä  6tre  (placees) 
sur  les  tours  et  sur  les  angles  pour  lancer  des  traits  et  de  grosses  pierres.  La 
nouvelle  (de  Ia  ebnstruetion)  de  ces  maehines  se  repandit  jusqu'en  pays 
lointain,  car  on  admirait  (la  maniere)  dont  le  Seigneur  aida  'Ozyäs,  en  sorte 
qu'il  devint  puissant.  "Apres  qu'il  fut  devenu  puissant,  son  coeur  s'enor- 
gueillit  pour  sa  perte.  II  agit  iniquement  devant  le  Seigneur,  son  Dieu. 
Ozyäs  entra  dans  la  maison  du  Seigneur  pour  brüler  l'encens  sur  l'autel  des 
parfums.  '7  (Mais)  entra  apres  lui  le  pretre  'Azaryä,  aecompague  de  quatre- 
vingts  pretres  du  Seigneur,  hommes  energiques.  '8  Ils  s'eleverent  contre  le 
roi  'Ozyäs.  Les  pretres  lui  dirent  :  «  II  ne  t'appartient  pas,  (6)  roi  'Oyzäs, 
de  brüler  l'encens  au  Seigneur,  mais  (cela  est  reserve)  aux  pretres,  fils  de 
'Aron,  qui  ont  ete  consacres  au  Seigneur  pour  (le)  lui  brüler.  »  Les  pretres 
dirent  au  roi  'Ozyäs  :  «  Sors  du  sanetuaire,  car  tu  t'es  eloigne  du  Seigneur 
et  *  ceci  ne  sera  pas  gloire  pour  toi  devant  le  Seigneur  Dieu.  »    ,J  Le    roi   101  r*'b. 


720  LES  PARALIPOMENES.  [200] 

o  o  y*n?t\  •  iw  >  hm  >  ua<dt  ■  «ml  ■  "tömi*  ••  oa  +  •■  h&ib  ■  Ahm? 

il  :  htm  :  j?,öT7  »  niL+  :  ?ie?H.Ä'flrh,C  «  fc?H  «  £*<*»«**  i  AJlU«7>  «  fl)«,* 
l>  ■  u>Lfx  ■  A9°K  '  0>A-P  ■  T-fta»-  -  M*Ti?i\  i  77V  i   fl+Ä1»»  i  ftllUt-flfh. 

*J^-  :  hött-V  « -"«m-nh  •■  *lfl,«>  •  AMtf  A  •  ti«/m  «  hm  i  +we  ■  aüivtt 

X  ■  7C  ■•  9°liti,ü'  i  01*70-  :  ^h(l-  s  AJPÄ  ä  a»-A'J"  «  »Pffop-  a  «DrtfcÄ'JP  ■■  h9°Ü?  ! 
hA/TD  :  OHjt-l:^  :  7-T-Ä  :  h»"  a   £1h  ■'   fcjTUP  s  ?,A»d  .-   $w&  ,  ^«7H.^-nrh,C  a 

21  toittd  s  ^TJjPA  t  77V  :  oA-f-  ■  A9°Ä-  i  KAh  «  oA+  ■  1°*  i  fl»nn,+  »  h*F 
»M*  ■  WU  ■  Vllf  ■  AfHt  :  A0A>i>  i  htioo  ■.  CA.*  i  hfA*  i  fr*?lUi'fl<fi.C  «  m 
+AJ6«»  •■  K?'h+9°  ••  »AS.  i  AöA  i  ^w  i  lUw>  i  atfifatt  «  WA°  i  KAHll  ■ 
f/°JtC  «  "öi?iA  «  -hC4-  •  /Mf-  i  M#A  !  +ft9"l-  ■  roRrhC-l"  •  RdtA-1  ■  oWl-f-  -• 

OoRih*.  ■  KWtl  ••  *fl.£  «  4''fll«r«t»  :  fcTtffl  :  JH»AA  i  hdVjh  i  OfMC?'  >  0>A 
+  ■•  Wi+A  •■  HM  :  «d.4»^i^  :  Vi/»--!-  :  ?,ft<ro  .-  j&(|>Ar  :  iT7»  «  HA9°Ä"  ••  «O-h*  « 
fflV«7iv  •  A.P-h;i-9°  »  fl>AS-  i  WÄ-iAtf-  « 

19.  j.-n.pn]  P,  A  vw.pfi.  —  ib.  -SZ.0-]  P  >iä,u*ö»..  —  ib.  AVH,s»ft]  P  AVii^n  ;  A  Ahiun.  —  iä.  f.* 
«»"iö]  P  .e^<n>o/,<">'.  —  ib.  i»>£k]  A  i»'<:o;h.  —  ib.  AMi^ft]  P,  A  A^ii^n.  —  ib.  r,f"<rai:t-']  A  aop* 
«Pd*.  —  20.  07-nh]  A  an-flh..  —  iä.  ante  iftih  P  add.  nu-».  —  iä.  AMI.eA]  P  KXifXLfb ;  A  VII 
.fft.  —  iä.  TtT-^]  A  om.  —  ib.  -ii]  A  MV.  —  21.  Ml^n]  P  VJl.pn.  —  //'.  ->T-/"]  A  om.  — 

/6.7.nn]  P  >i«».  —  i'A.  «p*]  p  i»t.  —  ib.  mnn.1-  i  m=a^  ■  >ac2  P  <»nn.*  ■•  avpa*  i  >n<:: 
A  a»n^  :  m-i\T  i  nn.t  •  sie  hvfö.  —  ib.  7.irn,i-  :  >,°;ii.MiA.r.]  A  h9"l\am.M\<h,c..  —  22.  tc<.] 

A  tC4-.  —  ib.  >.1l.pn]  P  >.n^n.  —  ib.  +.e?"^  i  m^WiC^]  P  R<hCt  i  m+£y"t.  —  ii.  K..P.n^A] 
P  K.f-A^n.  —  ii-.  Wlje.]  P  >-fl.e  s/< •■  —  23.  hUfi»]  P  w«.  —  ?*.  hni;»-]  P  >>n-u-.  —  ib.  w.4» 
A]  P  <tA7.  —  Ä.  Hf>]  P  om.:  A  »!>».»>>.  —  ?'i.  h.f-h.J-y"]  A  h.f^-y*. 


'Ozyäs  se  mit  en  colere,  alors  que  l'encensoir  etait  encore  Jans  sa  maio 
pour  brüler  l'encens  dans  la  maison  du  Seigneur.  Pendant  qu'il  se  mett;iit 
en  colere  contre  les  pretres,  voiei  que  la  lepre  lit  eruption  sur  le  front  du  roi 
'Ozyas,  devant  le  Seigneur  et  devant  les  pretres  dans  la  maison  du  Seigneur, 
aupres  de  l'autel  des  parfums.  ""  Le  grand-prrtre  ('Azäryä)  et  les  quatre-vingts 
pretres  (qui  etaient)  avec  lui  setant  tournes  vers  le  roi  'Ozyas,  voiei  qu'ils 
apergurent  la  lepre  sur  son  front.  Ils  le  chasserent  (du  templc).  Lui-meme  se 
häta  de  sortir  de  lä,  parce  que  le  Seigneur  l'avait  chätie.  JILe  roi  Ozyas 
resta  lepreux  jusqu'au  jour  de  sa  mort;  il  demeura,  alors  que  la  lepre  fut 
sur  lui,  dans  une  maladrerie  ('afsat),  car  il  avait  6tc  rejete  de  la  maison  du 
Seigneur.  'Iyo'atam,  son  fils,  fut  etabli  sur  son  royaume  et  il  gouverna  tout  le 
peuple  du  pays.  "  Les  autres  actions  de  Ozyas,  les  premieres  et  les  dernieres, 
sonl  ecrites  dans  le  livre  du  propliete  'lyesyäs.  -3  Ozyas  s'endormit  avec 
ses  peres;  on  l'cnscvelit  dans  le  champ  oii  etait  le  s6pulcre  des  rois,  parce 
qu'on  disait  qu'il  etait  lepreux.  'Iyo'atam,  son  fils,  r£gna  apres  lui. 


10 


•  p, 

im  v°  a. 


[201]  LIVRK  SECOND,  CHAPITRE  V1NGT-SEPT1EME.  721 

XXVII,    h^T  •  fliAÄ  :  £a»£  i  "i"»*  ■  KV'h:i-'J°  :  hf/n  :  W/*'  !  I<»2  : 

«Jot-1"   :   >«|»>   :   fUi^-AA.?"  ::  fl)ft«7  s  Ah«"»-  s  Ä.P4-A  '  <»A'|-  I  rtf-'P  «  2flM»^  « 

nT.*.*«  »  ä-ä-4»  >  n4\e.-«»  ■•  htiUtfidbC  i  nh«»  •  tf-A-  >  in-n/.  ••  mijpa  >  J»n- 

U«    :    M    :    A.PÄ    :    fl»-A/"    •    0,1'    >    ?i"»I.Ai'nrh.C    •  &0,Pt.\Va°'  «  fliTI-fl  >   ^A*7«f.  " 

5  3rDfl»-?,-|:  .■  ,hta  s  h*M»R  i  IM'  ■•  V7lUfflfh.C  i  AOA'h  »  r»Ji/.4.'I:t>-  i  M\<\A% 
ll-  «    öirh>Ä  ■  -fllM  •■  hÜT-^  ■  Witt  ■  HRioA  s  flu-*  •  d>d>-fl-|-  *  hWr  ■  "»;•» 

£-*Y  :  (Dao'Sif.fi'f'   ::     flHD«?,-!:   :    -f-OM  •  A'JT-'/'ö1»'    -'    AR**  «  W*  »  fl»Ä">0  s 

aaa.ii- «  öJ^u-n?»  ■•  £*+  •■  hT"»  s  im.  i  nn  s  "/«»v  :  crohA.^  :  -n<-c  •■  &?  •■ 

©otA^C-/"  :  ftCS"£  ■■  Äff1  s  ©Ar/0  ••  öfv  :  n*(?A  «  HT"f'  ••  tf-A»  :  ^»»Jf h-  s  A" 
10    -f:  :  £«fe+   :  a,f°l  ■   fD^T-/'«n»-  :    A£<fe+  '    "/"P"*  •'   IM  '  °/«»r  «   n+^W.   =  ^9°  - 

aHMA?»  s  mn^/AA  ■  '  flJJOO  ■  ^.P-h^-90  :  ?,A«n  :  J,A-K,AflJ  =  WRü-  ■■  K;J- 
y.  :  n4»£-<m  ;  h-Jll.^-nrh.C  ■■  fc9°AVl-  ■■  7ffl?iA  ••  "hC4-  *  .*A+  '  Ä.PvH.^r  »  «0 


XXVl'I,  1.  °iöi..i-]  P  diltologie.  —  ib.  h.f),;ir]  P  ^P-M-?".  —  ib.  y.m-Q  P  Tmii.  —  ib.  h. 

P<.0]  P  h.F<.fl.  —  8*.  A,f»*]  A  <J/L*.  —  2.  Vll.en]  P  VH.pn.  —  IÄ.  M]  P  hfl.  —  ib.  h.0h]  P  h.P 
>h.  —  I*.   X-jn.>.-nA,C]  P  VUlVU/h.  Sic.  —  2-3.  a>«,^.ira^  :  ATMI  :  .ttft"|.S-  ::  fl»fl>-VI:  :  W.>Ä  i  W-h 

x  i  n,t  :  VJH.MI,fi.r.]  P  o/«.  —  3.  a>hM.-to-l  A  a>n°iC4-to-.  —  ib.  fthVIi.u-]  A  hV\1.  —  4.  m 
AVä]  A  ow.  o».  —  ib.  hvi£]  P  hUT^<:.  —  ib.  mm-nt]  P  <n<»->.*.  —  ib.  >.VP?"]  A  7^?".  - 
ib.  oo$R£']  P  »"7^.^  sie;  A  <d"7->äc.  —  '/'•  m«n>^s:-St]  P  m'^^'i:>Jt  s/c;  A  »1W.  — 
5.  post  a><D->,1:  A  a^rf.  i.  —  'V».  tlhA]  A  tnhrt.  —  //'.  ATZ-r«»*]  A  ?"fiA  :  "i-hfa^.  —  ib.  £* 

+  •■  hT»-v]  P  äi°->  s»  ••  —  ib.  "l-m.  ■■  nn  ■  ^o»^]  P  ■v-n«'.  ■  £*+  ■  ■vfv  ■  "?-n<:  ■  wv.  —  ?'*.  §v] 
A  om.  S. —  ib.  maonvc.i-2  A  o»nAC+.  —  «'*■  nnf.e]  P  nev  s/c.  —  ?'i.  Kff]  A  o/w.  S.  — 
/ö.  <dA7?"  :  S?y  :  n*C"fi]  P  om.  —  ib.  A^**  :  WV]  A  o/??.  —  ib.  post  -ITV  P  add.  ^T-f 
ob..  —  ib.  iimpiA},]  P  mn>iA>.  sie.  —  6.  mxTrO]  A  om.  a>.  —  ib.  W^ih]  A  o/k.  —  ib  n 
^Ä-"™]  A  om.  n. 


XXVII,  '  'Iyo'atäm  etait  äge  de  vingt-cinq  ans,  quand  il  devint  roi.  II 
regna  seize  ans  ä  lyarousälem.  Le  nom  de  sa  mere  etait  iyarousa,  fdle  de 
Sadoq.  2 II  marcha  dans  les  voies  de  la  justice  devant  le  Seigneur  selon  tout 
ce  qu'avait  fait  'Ozyäs,  son  pere,  mais  il  n'entra  pas  dans  la  maison  du 
Seigneur.  Le  peuple  adorait  encore  (les  idoles).  3  II  construisit  la  baute 
porte  de  la  maison  du  Seigneur  et  les  murailles  d'Ophel  (texte  :  des  vallees). 
4 II  bätit  plusieurs  villes ;  il  bätit  dans  le  territoire  de  Yehoudä  et  dans  les 
bois  *des  chäteaux  et  des  tours.  5  II  combattit  contre  le  roi  des  enfants  de  *  p, 
'Amon  et  il  triompha  de  lui.  Les  enfants  de  Amon  lui  donnerent  chaque 
annee  comme  tribut  cent  talents  d'argent,  dix  mille  mesures  de  ble  et  dix 
mille  mesures  (qoros)  d'orge.  Les  enfants  de  "Amon  et  le  roi  des  enfants  de 
'Amon  lui  apporterent  tout  cela  annuellement  :  lapremiere  annee,  la  deuxieme 
et  latroisieme.  6  'Iyo'atäm  devint  puissant,  parce  qu'il  avait  prepare  ses  voies 
et  ses  moyens  devant  le  Seigneur,  son  Dien.  '  Les  autres  actions  de  iyo'atäm, 


101  v°  a. 


722  LES  PARALIPOMENES.  [202] 

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ht)/.-h.fi\   '•  "mh'R'f  s  X<Dh  '.  a,tm-1'  :  htm  s  J?,>«7/*'  :   tDUD%  :    «}OT'|"  s   Vft*'  :    (1 

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XXVIII,  'hfl»1?  ■•  ö»A£  i  0/*%  i  "/»«">  ■  Will  i  fc»»  i  WV  i  fl»X<«»|  !  5 

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/.  ■  a>£ml  i  fc0°AA  ■  3fl»AaWi'|:  '■  fc9°AA  '  £»»a»«0  •  aWl-|-  .■  9"£Y.  i  ö>A&  • 
hf?"  ■■  roJwliA^  i  &##  i  ?i'J|-  •'  "7>illA  i  htffr  •  Ahe»  ■  Clt-t*"*"  i  AhrThH-ll  i 
hA  i  iPüPa°'  ■.  h1tLh-üth.C  ■■  hV^Ka*  ■  7*<»l>'  "  A£«fe+  i  htU-h.fr  «  fflOfli  lo 
*/  :  </»AdA-f"  i  Jmd-1C  i  0»ö»AdA+  i  MAiM*  i  m.Jvh-f-  i  ÖO  ■  tf"A-  »  H1«l-Th  « 
'(DaomP  •  h1\lJv(\th,C  ■  hWn-  ••  at-hf  •  h&  •■  IT-i*»  ■  flCf  ••  fl>«M-A°  ■• 
mnutM  ■  HxT%v-  i  9°ijcjit  •  on.e  •  fl>hnx\h  i  -ruh,^  •  £"7fi#  «  o>n>i& 
«*»■>£  s  A">T"W  »  ?»i*i/.-?bA  ■■  oomf  :  a>+-f"A»  s  rohoi-fc*  ••  MPÄ»  »  -ntt*:**  « 
*  p       "axH-A  ■  4.*Jb  i  *  fl»AR  :  ^"y.Af-  i  TM»»  :  htU-h.fr  •  flJ&Ü-fl  i  Qh-M:  ■■  öiit  ■■    is 

101  v°  b. 

7.  h.>>«-]  P  H.W«»-;  A  n.ho-1.  —  ib.  w]  A  ><P.   —  i*.  >7/"1-]  P  »V*.  —  8.  ^«d->] 

A   "firof. 

XXVIII,  1.  ft/»V]  A  ;»fl>S.  —  //'•  "/»»'•'I-]  P  ",001-.  —  ib.  ante  hüll  P  flöW.  >-ju>.  —2.  >,jr"4 
rt]  P  hiTftA  si'c.  —  3.  wM-  :  5T.W]  A  n-MJ-.  —  /7'.  mA.e.]  P  o/n.  —  ib.  >,V?"]  A  V.9°iT.  - 
//».  r.tf-r»ö>»- :  a>„Tmmi]  A  r.if-n  ■  *;mhi.  —  4.  ao  .•  xt-t*  ■.  Hin*]  P  ö«  ■  vf-A-  ■■  irvir:  A  tf-A- 1  *'>«- 

t  i  *ö.  —  5.  oav]  P  O'flP  «c-  —  Ä-  Ä"7M]  P  £«•>&#  «C.  —  //».  a>hafR"P~]  P  <D>,in-.e*.  —  2*6.  •(! 
H-;l>]  P  -nH-^-*.  —  6.  <f.*h.]  A  4.*^,.  —  ib.  post  aiV.x.a  P  flrfii.  TiA  :  h.*+cn-. 


ses  guerres  et  ses  exploits,  voici  qu'ils  sont  ccrits  dans  le  livrc  des  liois  de 
Yehoudä  et  de  'Esrä'el.  8  11  etait  äge  de  vingt-cinq  ans,  quand  il  devint  roi ;  il 
regna  seize  ans  ä  'Iyarousäleni.  °  'lyo'atäm  s'endormit  avec  ses  peres  et  fut 
enseveli  dans  la  ville  de  Däwit.  'Akäz,  son  lils,  regna  apres  lui. 

XXVIII,  '  'Akäz  etait  age  de  ringt  ans,  quand  il  devint  roi;  il  regna 
seize  ans  ä  Iyarousäleni.  II  ne  mareha  pas  dans  la  voie  droite  devant  le 
Seigneur,  comme  Däwit,  son  pere.  2  (Mais),  il  mareha  dans  les  voies  des  rois 
de  'Esrä'el,  car  il  fit  et  faconna  des  idoles.  'II  sacrilia  ä  ces  idoles  dans  le 
pays  des  fils  de  Anoni  (Ben-Hinnom).  Il  fit  passer  ses  lils  ä  travers  le  feu, 
selon  l'abomination  des  peuples  que  le  Seigneur  avait  extermines  devant  la 
face  des  enfants  de  'Esrä'el.  'II  brüla  de  l'encens  sur  les  collines,  sur  les 
toits  et  sous  chaque  arbre  de  cedre.  :iLe  Seigneur,  son  Dieu,  le  livra  aux 
mains  du  roi  de  Soryä;  (celui-ci)  le  battit  et  lui  prit  un  grand  butin  qu'il 
emmena  au  pays  de  üamäsqo.  (Le  Seigneur)  le  livra  (ensuitc)  aux  mains  du 
roi  de  'Esrä'el  qui  le  battit  et  mit  cn  deroute  un  grand  nombre  des  siens. 
101  v'b    ''Fäqou'6,  *  fils  de  Romelyou,  roi  de     Esrä'el,   tua  en  Velioudä,   en  un  seul 


[203]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-HU1TIEME.  723 

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/£.  *Ä<d]  P  *£<»-.  —  I*.   KTö-l-]  A  Kfö*.  —  7.   MW<S]  P  Ah.t><5.  —  20.    *V-0]  P  JVV-*.  — 
Ä.  vj&ur]  P  Mttf.  —  //'.  h-HOiV~\  P  fl»A»7rt.VP ;  A  A"7rt..t*.  —  ib.  <da>iII.«{]  A  mAh/iu-. 

—  ib.  ante  «m^n,  P  add.  t\.  —  ib.  <da?*a.-i>Y]  A  mA^A-f-V.  —  //'.  ö»Aä]  A  o»^n,.  —  8.  >,?" 
>i:i'/.*ir<n>-]  P  a»>,?».p.«i:+  :  >i»"h^i;i"i»»-;  A  h$W-  —  ib.  m.e.'J:+]  P  <hä*<>.  —  ii.  fflM'A.e.]  P 
a>hVe\K.  —  ib.  UH-V]  P  -AH"}.  —  «Ä.  »7U^n-]  P  ao\)/.l\-  sie.  —  ib.  'hr'i.U'ao-'}  A  o/».  —  //'.  at- 

ni]  P  o/w.  —  ib.  h^c.p]  P  ^c^.  —  9.  vn.f]  P  >-nf  ««•■  —  ib.  «no»-]  P  o/w.  n.  —  ib.  m-r. 
■=)•]  P  n<;<e-l\  —  i'6.  rtD7c."]  P  OCf.  —  iä.  >.äi.'Vi<i»-]  P  hwjrov.  —  ib.  >.y"iO"«»-]  P  rij^ivm»-. 

—  10.  .ITCR]  P  +TCB  SlV.  —  /6.   M   s   üAflMl-   i  '/"AA-Ino»-  i   fiyo    ■   MH.M1A.C   '   Hr'Wnoo-'] 

A  ^m.h->  i  ^öa-iiöo-  :  t\-h-i».h-t\th.c.  i  k^'^hviö"-  i  ny»ö.  —  11.  yocYiT]  I'  r-AW.  —  z'6.  h°7u 

^Hiö»-]  P  oooGXio'»'  sie. 


jour,  cent  vingt  mille  honinies  vaillants  au  combat,  parce  qu'ils  avaient 
abandonne  et  oubliä  le  Seigneur,  Dieu  de  leurs  peres.  7  'Azakari,  (homme) 
vaillant  de  'Efrem,  tua  Mäsi'ewä  fds  du  roi,  'Ezcri  intendant  de  sa  maison, 
et  'Elqänä  lieutenant  (texte  :  fds)  du  roi.  8  Les  enfants  de  'Esrä'el  llrent  parmi 
leurs  freres  trois  cent  mille  captifs  (hommes),  femmes,  garcons  et  fdles,  leur 
prirent  un  grand  butin  et  emmenerent  leur  butia  au  pays  de  Samäryä.  9I1  y 
avait  lä  un  homme,  prophete  du  Seigneur,  appele  'Aded.  11  s'avanca  ä  la 
rencontre  des  troupes  qui  arrivaient  au  pays  de  Samäryä  et  leur  dit  :  et  Voici 
que  la  colere  du  Seigneur  est  sur  (les  enfants  de)  Yehoudä;  il  les  a  livres 
entre  vos  mains;  vous  en  avez  tue  (beaueoup)  avec  une  colere  (qui)  est 
parvenue  jusqu'aux  cieux.  '"  Maintenant  vous  pretendez  retenir  pour  vous 
les  enfants  de  Yehoudä  et  de  'Iyarousälem  comme  esclaves  et  servantes . 
Ne  suis-je  pas  temoin  contre  vous  devant  le  Seigneur,  votre  Dieu?  "Main- 
tenant ecoutez-moi.  Rendez  le  butin  que  vous  avez  pris  ä  vos  freres,  car 
le  chätiment  du   Seigneur   est   sur  vous.    »    "Les   princes   des  enfants   de 


*  p, 

102  r°  a, 


724  LES  PARALIPOMENES.  [204] 

«,"»  •  flW.-h.jPft  i  fl»A&  •■  ntltl'W'  ■■  AH+^ft  >  «AR  ■    lA.'/'.'  J»"7ftf  •■  ö>AR  • 

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HhllOx-ttAuC  :  AM  :  htl/.h,fr  «  "fllrhftT-  •  0°UCV)Viro"-  i  ■■ft+^+AT  i  ö> 
tf'A»  •■  Ä/Plfö»-  ■•  4»Ä'<ro  :  *  onAMfrt"  •'  flin+Ä'«»  :  tf-ft«  :  "7'WlC  «  '  SflH*Vh«  > 
0&«D-   s  ?»A  >  AonjP.JPflo.  .-  hrt«^'J;|/*öi»-  :  0>'|-a>Vl£  :  hAlli*  s  %<P  '  WAtf-A-o»'  i 

o<..+*»  i  hAnA?**"»-  i  MJ-ÜCtW  i  H^lfö»-  i  fl»h£'H"o'>-  ••  mhö&ZIPo0'  s  (oh 

•flAA?'*»»'  -■  flJ+'n?l?,ö^,•  s  «D'l-fllhT.f'o«»-  ::  (DV.RÖ'Wao-  :  0>«fH«  :  0<PA  s  Jl£1  « 

Atf-A-  ■  £-m.r>  '  flj^-nxvii}"oD-  ■  0W1+  •■  ui<:  ••  Kfd*  •  M-t  •  l*»>i:l-  •■  -\ 
n  -  h'^vfao-  :  aH'o-f'tn-  •■  on-nh-  ■■  -nrh,<:  ••  A°7Ce  «  "mJlo-X'P  ■•  *j«»-v  .■  £ 
Vöj  :  hhTI  i  TW  i   W  •■  TM*>  ■  MC  ■  hao  .-  ficfrh  •  "MI«»  i  h,F~aVPJ'}  ■ 

12.  (Dii.s-n.yfi]  A  mn<:n.yfi.  //».  mai"*]  A  «haa-p**.  —  i&.  post  iiia'/"*  P  «rf«/.  ,-hii4\t,n  ■ 
fflA.e.  i  wn  ■■  mn/.n..en  «  n»A£  ■■  nnn<p*¥.  —  ib.  hnnrl  P  h«n>n.e.  —  ib.  fcyjinM-]  P  ^«»xnh.* 
S,V.  __  j3  a).e,n,A}Pö»-]  P  m.e.n,Aj»\  —  ib.  iructiviio»-]  P  trwcnvi/'«»-.  —  ib.  amw  >  awils 
■nw^c]  A  hflO  ■•  V1H.M1A.C.  —  ib.  ante  *i<«>  P  add.  ai.  —  j'ä.  M'^'tr]  P  h^r'C.  —  ».  <">0 

1:  i  A>i"JH.>»-nrfi.C]  A  <n>»,|-  :  ■hllltt-ttth.C.  —  14.   '/"UClrtVirö»-]  A  ?"UC>lVir«o-.  —  IÄ.  o»Jlt^W*] 

P  ffl«f>+/K  —  ib.  mVfA»]  Poitf-rt-.  —  ib.  ä.'Pü'öo-]  p  jt"P.  —  /6.  *£•«"]  A  n*.e.öo.  —  15.  XAVit] 
P  TtAtit.  —  «'*    *T]  A  ITWö"-.  —  '/'•   hAlinj^oi»-]  P  hAflrt.iroi>-.  —  //;.  >,'/"ur.VlV  i  ILMra»-]  A 

mhr'w^oo-  :  >.y"ncn<:  ■  umt««»-.  —  //'.  ©.rä-öv^o»-]  a  mhK-npoo-.  —  //».  A^cy]  P  Kr. 

—  16.   •Voo*]  P  <ho»V.  —  ib.  hK]  P  Kr-  —  17-  ^"VI^Tr]  P  h./»"WV;  A  K^afflr. 


'ßfrem  'Azäryä  lils  de  'Anän,  Baräkiyäs  fils  de  Basälamot,  HezqeyÄd  fil& 
de  Sälem  et  'Amäsyä  fils  de  'Adli  se  leverent  contre  ceux  qui  arrivaient  de 
la  guerre  ,:'el  leur  dirent  :  «  N'introduisez  pas  chez  nous  votre  butin,  car 
(cela)  nous  (serait  impute)  ä  pcche  contre  Ie  Seigneur.  Vous  songez  ä  (texte  : 
vous  dites)  ajouter  un  pechc  ä  vos  peches,  sans  savoir  que  le  cliätinient  de 
la  colere  du  Seigneur  est  sur  'Esr;\'el.  »  uLes  guerriers  laisserent  leur 
*  P,  butin  et  tous  leurs  captifs  devant  *  les  princes  et  devant  toute  l'assemblee. 
'Los  bommes  dont  les  noms  ont  ete  cites  se  leverent  et  accueillirent  cua 
captifs.  Ils  vrtirent  de  leurs  depouilles  tous  ceux  qui  elaicnt  nus,  les  cou- 
vrircnt,  les  firent  reposer,  leur  donnerent  ä  manger,  les  oignirent  et  les 
lieberffrrent.  Ils  lirent  inonter  sur  des  auons  tous  les  malades  et  les  emme- 
nerent  vers  leurs  freres  ä  la  ville  de  'lyariho,  qui  est  (la  ville)  des  palmiers. 
(Puis)  ils  s'en  retournerent  et  revinrenl  au  pays  de  Samarya.  '"Cette 
annee-lä  le  roi  'Akäz  envoya  (des  messagers)  au  roi  de  'Asor,  alin  qu'il  le 
secounU,  "parce  que  les  'ÜdomawiyAn  avaient  fait  une  incursion,  avaient 
battu  Yehoudä,   avaient  fait  du   butin  et  avaient  pris  de  nombreux  captifs. 


io> 


[205]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  V1NGT-HU1TIEME.  725 

£.*i.  :  fl)«M'A-  •  ttV.O-f,  ■•  ffl"7lV>  •  Wi^'h*  ■.  -fllM  ••  VP  ■■■  ,Hfl>J..A»VA.  i  nx- 

,h.  •  ö>(?.«j.  «  hmv.  «  ?w  i  ^?"£fl)A  :  £n-n  :  ?.wf\  ■  ö»>/"?i*p  i  aim-  •  a«7. 

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JW:V  ■•  <»A."J07ll.?i  i  öiAÄd«^'/:'/  •  ffl-VW-  .■  üf  a  "?,A«/o  .-  J,-]V(,t  :   ?,<7i|.Vn 

5  ,h.c  .•  /hiin  ■•  ?.of\  •■  \xhii  •  fc»m  ■  ttr  •■  ht\o°  ■•  CA*  ••  ca.*  •■  fc?0?^!. 

Mlfh.G  «  "'fflwffh  :  A<iA.«J-  :    tal<Z.i:';tlt  >   ilu»  •  MC  ■■  r»h<r"-AA»  s  2,fl)V' 
h    ■   ^i>l'TI   s  IT-/*'   ■   Hilft-   ••    (D-M'    ■   tt,t   •■  h1U.h(\ih.C  ■  (O&'hY  :  fl,+  :  IT- 

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Jfcfl.  i  hfl«»  •  K"7AIH"  ■■  ^1-ip  :  AC.F  !  h»1»-'»*  ■  WrtJ"  s  (»jtfiH.%  :  hivaj- 
A  :  A"o°-  ■  fl)?»in>'H:Ji  •'  fArirKh\  «  fliho»  "M--  ■  VOJP  :  Aö-°?  ■   <»AWA-  ■■  ht) 

/.h,A  « -(DhnAu»  ■  wm  :  n«/*1  «  w-a»  ■  }<pf  :  n,^  ■  h°iu.h(\,\*,£  •  toAn 
i5  *pöii-  ■■  nw-A«  •  »»hin  ■■  whs^M0  ••■  -  ö>nwA-  ■  u?c  •■  «nuic  ■■  A.e.w-'j^  ■  i 

ib.  if.S-]  A  C"X..  —  i'i.  o»/w>i-]  P  om.  io.  —  18.  fl>h.rt»<i:ft.]  A  mh.ft-Vft.V'..  —  /ä.  «ntf.«}.]  A 
«nrx..  —  /6.  v^ir]  P  iß.9"  sie;  A  .eih^.  —  ib.  Alt  =  ft-TLrt.]  A  Ait-f-  s  o°in.  —  ib.  ©AV^r-v] 
A  iDAK.^A»Tr.  —  ib.  ö)Artl>'l]  A  fl»An>i>i.  — ib.  «DAt«n»tV  i  mAhö«.S-CV]  A  ow.  —  /Z>.  <DA.),'7H.>i] 
A  mnp^in.^.  —  19.  •VT-/"]  A  "iT-fa*-.  —  ib.  c«"h+  =  O/vl-]  A  r/i.4>  s  c^+.  —  20.  f/ACVfi-*]  A 
•/■"M-JCVi.  —  21.  n,t  :  a>"».li>]  P  om.  Mr.  —  22.  m]  P  >,a.  —  //>.  Ahao-y^n]  P  A>,au  :  v.e.P 
-S« ■.  —  23.  h^/"y<">-]  P  'h^r'fa0'.  —  24.   Win^i]  A  ao-n-fi.  —  ib.  Hh.f<.0A,ir]  P  Hh.,f«.1A.7" 

A/f.  —  25.  mann:  •■  A.ftü-sv.]  P  ow.  n  ;  A  iDno7<:  :  j&u-Sfc. 

*8Les  'llofeli  etaient  venus,  avaient  fait  ineursion  dans  les  villes  de  la  cam- 
pagne  an  territoire  du  suil  de  Yehouda,  avaient  pris  Beta-Samisi,  'Eyä- 
loyon,  Gäberot,  Sakot  et  ses  villages,  Tamatanä  et  ses  villages,  Gämäzi'e 
et  ses  villages,  et  y  etaient  demeures.  |,JLe  Seigneur,  en  efTet,  avait  humilie 
le  peuple  de  Yehouda  ä  cause  du  roi  'Akäz,  parce  qu'il  s'etait  fort  eloigne  du 
Seigneur.  -"  Tagfarnäsen,  roi  de  'Asor,  marcha  contre  lui  et  l'accabla.  2I  Le 
roi  'Akäz  prit  ce  qui  etait  dans  la  maison  du  Seigneur,  dans  la  maison  du  roi  et 
dans  la  maison  des  princes  et  le  donna  au  roi  de  'Asor.  (Cela)  ne  lui  fut  pas 
secours,  22mais  cause  d'aluiction  pour  lui-meme.  De  nouveau  le  roi  'Akäz 
s'eloigna  davantage  du  Seigneur.  2:l  Le  roi  dit  :  «  Je  rechercherai  les  dieux 
de  Damäsqo  qui  m'ont  frappe.  »  II  dit  (aussi)  :  «  Puisque  les  dieux  du  roi  de 
Soryä  le  rendent  fort,  maintenant  je  leur  sacrifierai  et  ils  m'aideront.  » 
(Mais)  ils  devinrent  cause  d'aehoppement  (texte  :  perversite)  pour  lui  et  pour 
tout  'Esrä'el.  2iLe  roi  'Akäz  retira  tous  les  vases  de  la  maison  du  Seigneur 
et  les  brisa;  il  ferma  les  portes  de  la  maison  *  du  Seigneur.  II  se  fit  des  *  p, 
autels  dans  tous  les  coins  de  'Iyarousälem.  25  Dans  toutes  les  villes  du  pays 
de  Yehouda  il  fit  des  hauts-lieux  pour  brüler  l'encens  aux  dieux  (des  peuples) 


726  LES  PARALIPOMENES.  [206] 

-(1^  :   hlD-lt    ■  \\ao  :  ?,Ö1"}  i   Ah^Ahf"  i   Vtl.C    «   (DhF'bbP   ■    hhin.h-tt  th, 

C-Th  i  }P-7  i  KvM.7  i  o>-ft+  i  aoxghd.  •■  YU**ir  •  po*  i  a>hh£h,&  ■•■  2  m? 
an  i  hh-H  •■  9"flA  i  Ml^If*  i  m-Mfüd  •  (IUI/.  '  f\*P.-1'  ■  ht\oo  ■.  h.yttOfhlP  i  fl>- 
ft+  :  0D.<J».fll  :  >7/^i-  :  £lJ.JJ  ::  OJ}«7iP  i.  jhlf^fl  I    ©AS.  i  ?i90£"V<{.U«  «  & 

XXIX,  JreT  i  fl»A£  *  */**/.-  ■  a»*W°ft+  •  loa*  •  mbn*  ■  wi-hoi'  •■ 
O/oo-t'  -.  >«7u.  :  nA.f<-0A.9°  «  mtltm  -.  h<n>-  ••  hOh-'Th  :  fflA-P  s  HhC^A  «  2flM» 
£  i  flT-'f-r  i  C^öl'  ■■  (14*««»  •  fr?(I.Jt'flrfi.C  ■■  (lh«n»  :  A5<e^  :  htt-U-  s  JflHi>  .- 
h9°?i»D  :  #ot  s  01X70  s  flo»**«'!/*'*  :  fflfl'l'Wß  i  ö>C1  ■■  hC*1fl>  i  -Tl«P1^y  i  A 
(M*  ■  TrfH.Jfilfh.C  i  fflÄt*'VP"<n»-  «  '»MUh«**-  :  AhUTP  s  ö»AA*Pö>*.e'}  i  fl>M»   i» 

T»oo-  .•  o-ni- :  n»  1-  •■  noo'iiA  ■■  xnA  ■  3fl»jp>n»A»o«»-  •■  ft^o-fc  s  a><p%^  •■  js-wt 

fc  :  Jtfffrli-  i  n,+  :  TrfH.Ml'ii.C  :  h9°<\h  -  httVOlO*-  ■  <Dh<i>*h.  >  Ch-ll  :  ?i 
VbRlft  •■•■  "Ml*"»  :  CA*  i  hfl*5>  '  M"h1lLMMbC  •■  ö»MVf"fc  >  1lK-  :  04» 
Zoo  .-  fc"}ll.JWlfli>C  ■  todMf  ■■  Wfcnv  ■  •?£<"»•  i  h9°(l,l'  i  hlll.Vnrh.C  • 
o»Kä">o-  •■  hAa^irö«»-  •■  7  oioÄffl.  s  ^«p^m  .•  nw-  -■  ?iiii.vnrh,c  »  ffl^T^h-  ■■  15 

26.  tc-f.]  A  1-C4-.  —  ib.  **•<{.■»]  A  **■**.  —  27.  >ifi«n>  :  h.^nfl»->l?,  i  to-M-  •■  ao^-ni  .•  >7/" 
t  >  ,eu-s]  P  ow. 

XXIX,  1.  bfi-  ■  ffl->9"fl1:]  A  »mg.   —  IÄ.   fflö/M<!-  :   dJ-J-not]  A  fl»»n»ü.  —  ib.  flh.f'f.lA.T"] 

P  nh.^-'f.iA.?"  sj'c.  —  ib.  Mh-W  A  hnw.^.  —  3.  ©n+.sTi:]  A  fl»n+-s"7.ei.  —  4.  rt->]  P  n,+.  — 

5.  A.«P«e,T*]  A  «.«PfD-^"/.  —  //'.  ante  .eMti  A  add.  a>.  —  ib.  r.n-ft]  A  CW-ft.  —  «6.  >.!T4'.e:'i^]  A 
■h9°n>*  ■■  tm^f.i^.  —  6.  >,9">,°JH>i-iMi,t:]  P  >ifi<»>»  ■  V7it>,-n,h,c.  —  iä.  mom-s.tr «■>•]  A  ut-stirno-. 
—  7.  fflOxm.]  P  mOHaf  sie.  —  ib.  •»T'tfl»]  P  ->'P'>iw:  A  om    —  ib.  whfVt-'}  A  o/w.   m. 


etrangers.  (Ainsi  les  enfants  de  Yehoudä)  irriterent  le  Seigneur,  Dieu  de  leurs 
peres.  ac  Ses  autres  actions  et  Oeuvres,  les  premieres  et  les  dernieres,  voiei 
qu'elles  sont  ecrites  dans  le  livre  des  Rois  de  Yehoudä  et  de  'Esrä'el. 
27  'Akäz  s'endormit  avec  ses  peres  et  fut  enseveli  dans  la  ville  de  Däwit, 
mais  on  ne  le  mit  pas  dans  le  sepulcre  des  rois  de  Yehoudä.  Hezqeyäs, 
son  tils,  regna  apres  lui. 

XXIX,  '  II  etait  äge  de  vingt-cinq  ans.  II  regna  vingt-neuf  ans  ä  Iyarou- 
sälem.  Le  nom  de  sa  mere  etait  'Abä'out,  fille  de  Zakärväs.  -II  marcha  dans 
la  voie  droite  devant  le  Seigneur,  comme  Däwit,  son  pere.  '  Des  qu'il  fut 
etabli  et  affermi  dans  son  royaume,  le  premier  mois  il  ouvrit  les  portes  de  la 
maison  du  Seigneur  et  les  restaura.  lIl  iit  venir  les  pretres  et  les  levites,  les 
mit  dans  la  place  (texte  :  maison)  qui  est  ä  l'orient  i;et  leur  dit  :  «  Ecoutez-moi, 
lövites;  maintenant  purifiez  la  maison  du  Seigneur,  Dieu  de  vos  peres,  et 
rejetez  du  sanetuaire  les  impuretes.  "Car  nos  peres  s'eloignerent  du  Seigneur, 
firent  le  mal  devant  le  Seigneur,  L'oubliereat,  detournerrut  leur  face  <1<'  la 
maison  du  Seigneur  et  endurcirent  leur  cceur  (texte  :  cou),  '  fermerent  les 


*  p, 

102  v°  a. 


[207]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-NEUVIEME.  727 

«»»01  i  Ö)<i"lV  ••  KOaCf  •  0CT«iuhfc  •  h.?tth-  ■  Ah9°1\\  •  htl/. kA  •■  *«}. 

h   ::  *(D-\röO   •■   hlH.VfUi.C   :   MA  :  £lh3  ■   fl»Ä.f<.AA.0°   :  tOrmmF'K"   '■    A£" 

T7*V  •■  <dAö»-AV  ••  aJAw/J»*  ■■  ©AM*  •■  Ah«»  •  K^-l-<n>-  ••  '!•£?»£  •  tthö^ 

5  fflÄ'JA'/.jPhö»-  >  i-foim.  ••  oi-nl-  :   n<h»C  •■  Uh.?h9°<~  ■  *  anihto.  ••  .fcMU.  » 
fl>Mh  •  Hl:  s  MV  «  '"fl»^,XH.rt  i  jMh?  »  o>-A^  •■  A-nh««"  ••  h«»  :  Whf*  • 

Wl  ■  Ah*7ll.A'fl<li.C  :  J%9°Ah  ■  ?.ft/.->,.A  :  fl>£"?.T  s  «D+iPff-f-  :  «nO'fc  :  M02i 
J  «  "fl>£?,H.£  :  ^l-AHV-  :  W\ao  i  hfitoao-  :  «K?  ■  h1»i.Vn,h.C  i  h<">  •  %?:"!. 
ih  :  -"M-AMb  i  d»WW  »  IhhäyJ«  ■•  h»»  .■  ->drnV-  ■  ö^V  »  A*£"0fcu-  «  -tnl-j 
io  /»'h.  ■•  A»<P<PJl"}  ■  A"ÄÄ -1-  «  «DAR  :  K°7^h  *  fl»Ä.P-y.A  »  ö»A&  s  tthC 
9h  •  h^ft-ft*  «  +0-V  i  0^9°^*+  •  "fc^  i  «feA  ■  ©AR  i  0-113.  '  fcHC^fl  i 
ö»A&  i  PXA.A  ••  <Bfc0°fc4:+  •  ICA?  i  ?-h:f  i  «AR  i  H°M*  i  Ä.^«  ■  ö»A£  i 

l7>.    OD;i^-(D]    P    m»;J}-fl>-.   ib.    (DÖ'nV    ■    h.0 <!•>•]  P  fl»fl<ll>   !    SIC    h.0fll>   SIC.    ib.    fflÄ,'V'li«h.l'.] 

P  mhw^i'V.iiWi.i  sie;  A  möMi/hi.  —  ib.  >.fi,i  j„a]  A  pn<!-h,A.  —  //>.  +S-ft]  P  *^-fl.  —  8.  i\r 
■»"lAV]  P  A^'V/öS"  sie;  A  A.O.3*.  —  '*•  »AM*]  P  ruAfirt-)'  sie.  —  ib.  post  W*iro-  P  add. 
<Dhrv*<n>-fc.  —  9.  >.n<e>l]  A  om.  %.  —  ib.  *««■]  A  -fertA-.  —  ja.  mh'PAS.Vi<n»-]  P  om.  - 
ib.  post  <DWfi-fc.ftio»-  A  a<i^.  X-  —  ib.  +1.<d<d.]  P  itoun.  —  ib.  Hh..e>ij>"<.]  A  Hh.l>>  =  II.MJ* 
öi».  —  zi.  <i>iirt«n,]  P  <DUAd>-  sie.  —  ib.  u-fc]  P  nt  s/c.  —  10.  <D,e>.n.rt]  A  m.e>iH.5;.  —  ib.  n 
oo]  P  ^«n»  sie.  —  ib.  ^vif-S-]  P  ^^li^^.  sie.  —  ib.  aoi^o>^:-\-'\  A  ootyiu-j-  sie.  —  11.  Jv^A 
HV-]  Pom.  h.;  A  h.*"VHV-.  —  Ä.  JCf]  A  ><:f.  —  iä.  Uo»]  A  o/m.  —ib.  4-4-Afcfr]  P  W»Mh| 
A  Wawb?*.  —  'Ä.  fll^n•^'?,]  A  *.er"%o-  :  mrm»  ••  ^h-'VF.  —  ib.  ^^n»]  P  A>i»iiü-  sie.  —  ib. 
ante  um»  A  add.  a>.  —  ib.  *örti>]  A  frflTir-.  —  i%.  ö<n>]  P  örti>  sie.  —  12.  m-|-'Vl'>>-]  A  a> 
NVr^"0-.  —  ü.  A.'Pi.'^'V]  A  A.'Pto-^'V.  —  i'ä.  A«%M-]  A  A^h.^-.  —  ib.  ante  ^yj?**  P 
add.  a>.  —  ib.  f«A.A]  A  füAA.  —  l'fi.  7C0V]  A  ICt.  —  l'J.  f>,^]  A  f)it.  —  ib.  II»**] 
A  H»?*.  —  ib.  Yt.fMTi'}  A  h.r-M. 


portes  de  la  maison  du  Seigneur,  eteignirent  les  lampes,  ne  brülerent  plus 
l'encens  et  n'offrirent  plus  les  holocaustes  au  Dieu  saint  de  'Esrä'öl.  8(Aussi) 
le  Seigneur  s'irrita  contre  Yehoudä  et  (contre)  'Iyarousälem  et  les  livra  ä  la 
terreur,  ä  la  desolation,  ä  la  derision  et  ä  la  moquerie,  comme  vous  (le)  voyez 
de  vos  yeux.  9Voici  que  nos  peres  ont  ete  frappes  par  le  fer  et  que  vos  fds, 
vos  fdles  et  vos  femmes  ont  ete  emmenes  captifs  dans  un  pays  qu'ils  ne  con- 
naissent  pas  et  oü  *  ils  sont  encore  (restes)  jusqu'ä  ce  jour.  lüOue  (1'intention  *  P 
de)  conclure  une  alliance  avec  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  soit  maintenant 
en  votre  coeur,  afin  qu'il  detourne  de  nous  le  chätiment  de  sa  colere.  "Main- 
tenant ne  soyez  pas  negligents  (texte  :  ne  soyez  pas  tristes),  car  le  Seigneur 
vous  a  choisis  pour  servir  devant  lui,  pour  etre  ses  ministres  et  pour  brüler 
l'encens  devant  lui.  »  ,2  (Alors)  sc  leverent  les  levites  :  Me'at  fils  de  'Amäsä'e 
et  'Iyohel  fds  de  Zakäryäs  parmi  les  fds  de  Qa'at;  parmi  les  fils  de  Meräri, 
Qisä  fils  de  'Abdi  et  'Azäryas  fils  de  Yahelel;  parmi  les  fils  de  Garson,  Yo'at 


102  v"  a 


728  LES  PARALIPOMEN  ES.  [208] 

h.V-hti  •■  ''fflJ.fRtt  :  h,M4  "i  -  i\9°6  ■  mhS'Kt^  •  o>Ä9"£<fc+  '•  M<£  ■  H 

VW*'*  ■  rt°?A..eft  ■  ö'A.H.'/.A  "•  '  athtlfP-nh*  ■■  WRira»-  :  mtiiXii»  ■■  Chi»"»-  • 

[\\\ao ..  ihHH-  ■  A'nr  ■■  n-lhHH  :  ?iin.vnA.f:  ■  h*»  •■  .e *r*a.  « im  ••  fc"»«. 
öh.  ■  h-a»  :  t:w-rt  -■  ri-Minn  ■  cwi-f*  ■  im*  ■  h°?n.vnA.c  ■•  ano-irt  ■  oä£  ■  n» 

+  i  ha)\\.h-n<h.C  ■  ö*-l*"»>mm.  •  A.-P-BH  i  fl»J»fl>-öh-  i  fcT-h  i  flWl-1*  !  £Al  • 
H°?n>  ■  "»h£H*  i  n+fil?.*  i  Ml*  i  IWA+  i  rtC*  ■  MDCI  ■  +*w.  =  w* 
A-  ■  rnttWi-t-  ■  Ml*  ■■  Oh-  i  «KU*  ••  IM-  i  VlIf.A'flA.C  '  flJMftvh-  •  IM*  ■ 
fc-JII.JillA.C  ■  Ortowj  :  AAl*  i  oinoi«»-«-  ■  (DA4-A-  ■  A+*°Y£  •■  ®C 'i  i  4&a-  - 

"öioh.  :  ahhm  i  'in  i  Aiftyft  i  n-/"  ■  <D£n»A?-  ■  miav  ■  tf-A- :  hid-a-i*  ■ 

IM*  "  ?i1ll.Vn,h.C  ■  «»IM*  !  9°r"?b\  "  MV7AA,  :  <D*m  i  -WIC  i  MM*  i  AT 

io.  fxf-hfi]  P  h.fMi.  —  13.  a».y\e.-ft+]  P  om.  >,?".  —  ib.  h,AM.V]  A  hAfi-f.Tr.  —  *'».  i\9"&~\  A 
wvs.  —  i'A.  mv]  P  hit«.  —  i».  Hucyn]  P  imcrn.  —  i'A.  mao-v^n]  A  fvvyn.  —  14.  h.e.*.y. 
A]  A  h.ry.A.  —  i'o.  fflrt."?,]  A  «diW..  —  //'•  «OiirÄ*'*-]  Po/».  V.r.  —  i*.  h.e*Tr]  A  h.e*f».  - 
//'.  <oh.H.%A]  A  mh-niy.A.  —  13.  mhVX/h.]  A  fl>+.e>.  —  16.  mpfc.]  A  «>>,>,  sie.  —  ib.  a>ha>-i> 
}v]  A  «D^flHöh-.  —  ib.  ctf-n]  A  Clu-n.  —  ib.  Ht^mil]  P  iitili  nie  —  ib.  atfaomak]  P  <nt«» 
nid»-  a/(.  —  i£.  A,v«c.e-*]  A  A,Ta>-.p"/.  —  iä.  (ohm-äh.]  P  <i».fl>->».  sie.  —  ib.  post  hvh  A  flrf^. 
w-a-  i  ch-n  :  m-^nn  :  «n-nt  :  o.t  '  vjnvnw>.c.  —  17-  n+-s»v.e:l-]  A  n«M"i*i-.  —  16.  »nnc*  >  +< 

«V.r]  A  JI+/?"V.  i  mc.^.  —  i'Ä.  fl»nfl»*"V"l-  i  ört-1]  A  mno^'-VI-  l  ÖAt  :  •»•C*  i  IM'-S"?.  i  fflC-i  :  ^Tr* 

/h.  :  «Diioy-'v*  :  öav.  —  //'.  n*.]  P  «>n>..  —  ä.  n.t  ■  >."iii.>.-n#h.i:]  A  °iAy°.  —  ib.  nfl«**v] 
P  nAy"V^.  —  lo.  fl>noi»^<.  ■  »rt-s-ft-]  A  tonia>%.  —  ib.  a+-sd7^.]  P  a+^.r  sie;  A  a+^"7..  - 
l«.  wftrti]  P  a»nm.  —  ib.  Ani*.ffi]  A  /"hni+^n  sie.  —  ib.  *•■>**>]  P  h-v»/hv.  —  i*.  «»">•»• 
a.]  A  mä-v^iA.  —  //'•  "/nc]  P  °/nc  sie;  A  °/-n<:.  —  ib.  tin-t]  A  o/w.  n. 


fils  de  Zamet  et  'Iyä'adän  fils  de  iyo'as;  ''parmi  les  iils  de  'Elsäfan,  Samri 
et  iyo'ihel;  parmi  les  iils  de  'Asaf,  Zakäryäs  et  Maateyäs;  "parmi  les 
iils  de  'Emän,  'lye'ihel  et  Semi;  parmi  les  fils  de  'lyoutoun,  Samä'iväs  et 
'Izehel.  l5Ils  assemblerent  leurs  freres  et  se  purilierent  enx-memes  selon 
l'ordre  du  roi  sur  le  commandement  du  Seigueur,  afin  de  purifier  la  maisou 
du  Seigneur.  "'Les  pretres  entrereut  dans  la  maison  du  Seigneur,  afin  de  (la) 
purifier;  ils  rejeterent  toutes  les  impuretes  qui  se  trouvaient  dans  la  maison  du 
Seigneur  et  dans  le  parvis  de  la  maison  du  Seigneur;  les  levites  (les)  prirent 
et  (les)  empörterem  dehors,  (pour  les  jeter)  dans  le  torrent  du  Qedron 
(texte  :  des  cedres).  "  Ils  commencerent  ä  purilicr  le  premier  jour,  le  jour 
de  la  nouvelle  lune  du  premier  mois;  le  liuitieme  jour  ils  entrerent  dans  la 
maison  du  Seigneur;  ils  purilierent  la  maison  du  Seigneur  pendant  huit 
jours;  le  seizieme  jour  du  premier  mois  ils  terminerent.  ,8Ils  penetrerent 
aupres  du  roi  Hezqeyäs  et  lui  dirent  :  «  Nous  avons  purifie  tout  ce  qui  etait 
dans   la  maison  du   Seigneur,  l'autel  des  lioloeaustes  (avec  ses)  ustensiles 


LO 


*  p. 

102  v  b. 


[209]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-NEUVIKME.  729 

xiH.vrui.f:  •■  uhcM  ■■  htm  -.  n~r  ■  fomwrb  ■■  achAi-  ■■  hrhnu.  h 

•ttth-C  ■  Vth  •  MftJiV  ■■  athtilfttiio^  ••  (n',ih  ■  *£-»d  i  'FWO  ■•  (Vf-  •  TxlUji 

7;  s  fl)^n°?ü  »  M-n*0  s  7;  :  <D«w»,hft^  :  hfllA  •■  rt-m-h  ■■  aitw4:öM'  •  mA.  : 
7;  ■  (D'U'h'l-  ■  ?;  :  nh^l'  :  -'im.h't'  •  mnix'i'l'  ■■  ilw  ■  \\.hl)'  ■  (OtthTrl'  ■■  +£■ 
AI'  :  lOtth'i't  •  ATM  ••  htli-h.&  «  flJ^(LA»öo-  ■  Aft**  ••  fc(T*  ■  »lUV*  •*  ÖC 

10  iH-iwWr  •  fL'fao-  :  tDl-H-i-  ••  at-M*  •  n»-f"  ••  h1\0\-(M*.C  •  aiiiött  ■■  VO-  ■•  h 

Ah-»-  :  rt-mi- :  Arno  ■  M-n-o  ■■  mn •*•  •  ftf«^-  *  flWi+  =  '/"/»-«pa  ■■  «»vo-  •• 

?»Ah-f-     ■•     »«A'ÖA'J'    ■    ffllOhf    '    AT«»-    .-    (D'iTtrh-    ■    JVI'    :    T/^VÖ  ■■  "  A»Ji 

rö.    (D°7Mt    :    i'"/,M^9"]  A    fl»V«PP    :    r'f*'??"    •■    <D<"IM-\-    =    ft^fT".   —   Ä.    OJ'V'P.p-f  ]  A    WVP 

sie.  —  19.  *k  s  fUt]  A  °?-nc  =  II IM*.  —  ib  V^Tiir]  P  W1KM  sie.  —  ib.  «ohM-S/xn-V]  A  mhM- 
JSA»V.  —  20.  ^ini«l:.en]  A  Aii«>yn.  —  iä.  <n>v>.Tr-vt]  P  odI^-v»  sj'c.  —  Ä.  ante  >,fu-h.A  A  orfrf.  II. 
t.  —  «J.  o>0f:7  :  a>-i\i-  *  U.J-  ä  >i°/ll.>.-n<h.C]  A  om.  —  21.  ^u?1*]  A  tu?"  s/c.  —  (6.  ?.]  A  rt-ll-rl-. 

—  ib.  h'tn-Oj  P  h^n-fl.  —  i'ä.  ?;]  A  n-ll^-l-.  —  J&.  a>a»A,t)h  >  holt  s  ft-niit]  P  om.  —  ib.  moo-i> 
flAt]  A  fflöD-f-^  s/f.  —  ib.  %~\  A  rt-(IOt.  —  ib.  m-W-it]  P  fl»V/!-l> ;  A  W/Ii<{l.i-  s  rtift..  —  ib.  ?;] 
A  rt-fl'Vt.  —  ib.  Il^-Vt  1  im.h^]  P  nwt  >  '»«UM-;  A  o/n,  —  ib.  «DflVVf-  ■  '>"/■»']  P  m^liw.  — 

iJ.  *.eri^]  P  *£-fti-.  —  '6.  Ann  :  >ifu>i.A]  A  Ann  i  n.ho-  ■  >%n<!.)i.A.  —  /ä.  vujt*]  P  vavt. 

—  ib  AC7-]  P  hötr.—  ib.  n.1-  :  >«°?ii Vi-nrf».r.]  A  n>t  1  ■rr'Vb  ■■  H^iH.vn^.c.  -  22.  ©yösPö»-] 

P  fljivflpao. ;  A  <d^C7-  J  fflydi"»1".  —  IÄ.  >iAÜ7"t]  A  hAüi/"-!-  s/f.  —  ib.  n»+  1  >>'7ll.>i'n/h.C]  A  H. 
t  :  9"r"Vö.  —  ib.  yo*]  P  i*^o-.  —  ib.  A-n°w-  =  Mio  s  h^n-o  :  (A  wh^n-o;]  P  om.  —  ib.  a»in] 
P  afYVh  A  fflVil^.  —  /ö.  T'r'Vb]  P  /•"*  s«V;  A  7"Y*"ö  s/c  —  ji.  wyo-  :  (P  mwo-  -.)  >.Amt  > 

«"»AÖA1-  :   <Dt<Dln4-  '  £f*<n>-  i  fl»1l»l»-  :  (P  Trll/h-  •)  H.+  :  9nr"Pö']  A  om. 


(texte  :  ustensiles  de  la  maison  du  Seigneur),  les  tables  de  proposition  (avec 
leurs)  ustensiles  '"et  tous  les  vases  du  service  de  la  maison  du  Seigneur,  que 
le  roi  'Akäz  avait  souilles  pendant  son  regne,  en  s'eloignant  du  *  Seigneur;  *  p; 
voiei  que  nous  (les)  avons  purifies  et  prepares  et  voiei  qu'ils  sontdevant  l'autel 
de  la  maison  du  Seigneur.  »  -'"Le  roi  Hezqiyäs  se  leva  de  grand  matin,  reunit 
tous  les  chefs  de  'Esrä'el  et  monta  ä  la  maison  du  Seigneur.  2'I1  offrit  en 
sacrifice  sept  veaux,  sept  beliers,  sept  agneaux,  sept  chevreaux  et  sept  boucs 
pour  les  peches,  pour  son  royaume,  pour  les  choses  sacrees  et  pour  le  peuple 
de  'Esrä'el.  II  dit  aux  pretres,  fils  de  'Aron  :  «  Montez  ä  (l'autel  de)  la 
maison  du  Seigneur.  »  22  Ils  immolerent  les  veaux,  prirent  leur  sang  et  (le) 
repandirent  sür  (l'autel  de)  la  maison  du  Seigneur ;  ils  immolerent  aussi  les 
sept  beliers  et  repandirent  leur  sang  sur  l'autel;  ils  immolerent  les  agneaux, 
prirent  leur  sang  et  (le)  repandirent  sur  l'autel.  "Ils  firent  approcher  les 

PATR.   OR.   —  T.    XXIII.  —   F.   4.  47 


102  V  b. 


730  LES  PARALIPOMENES.  [210] 

*^n-  :  JiAh-l"  :  ,hi  XV  •■  Hflh'H-  :  •\a\.h:\r  ■  fl*£'«»  :  Tb/»  •  a>fl+£- 
an  :  TVJIC  "  Win»-  ••  fr&'Eir«*'-  ■■  hl)V'>  «  MA.lJ'<n»-  ■■  -•fliy'fljPö»-  :  ffl'hflJh 
4.  :  ^Tö»"  :  OJ'/TP'l-  ••  Tr'*?0  •■  (DhM'tXW  ■  tlhTl*  '  tf-A-  :  htUh.fr  -  h 
Htm    :    n?»'>-/-    1    WA«    :    htl/.hfr    :    J&fl,    !    IT-/»*    :    "Hrt   1    HP.  »   <7"/»''Pfl;P   >   I) 

Ml*   -.   '*im."v7-   •••  '2  fl)K+'/0öo-    :  AA.^*^?/  •  at-M*  •  0,-1-  «  ?»°7H.Vn,h,C  »  5 
flXVXTA  :  Cllhllr?  :  (ntl'ttfiH  -.  (l\\ao  -.  ^HH*   ■  WP.'I-  ■  TP/»*  1  atpg:  >  9° 
h"»*/-   1  A'JT-/"   s   Ö»V.-i-'>   ■  */(!.£   :  ?tft«»  «  n'PfcHH  :  Hx°l\\.hüth.C.  '  /»'COl'  s  U 
A»    '   flJ-ft'J-    ••    h.^^l/'O»-    -■    Ain.J?^'   ■  26<D#«H»-  :  WPJ'i    :    (\fl}\lj.'l'  :  WP  ' 

oUiü^i  ••  jp-VTrh.  •  nM-ni*  ,■ 2T  «»j&n.  •  /hn*.eft  ■■  ?t-/»'  ■■  Met :  «»/»• 
<pap  s  ^.n  •  fr^h. «  ffl^n  ■■  höti*  •  »»/»'«pö-p  ■  +&««>•  .■  iprcz  ••  AhTiiA-n  1* 
* p     rh,c  •  nh^a'i'  -  rrh  ■  ötfLt-t-  •  ^'P/'p  =  *yhp  ■  hti/.h,&  ■•■  -^mtf-A-  •■  «7i 

103  r°  a. 

ac  ■  ,e.rtTS.  ■  (onoD-novi:  -.  ,e,ivnrh.  »  wah^cit  ■■  jp.'iV",.  .■  htih  •■  +*§:****+  » 

«•»/»•«Pd-Th  "•  "" fflAll  :  AR«0'  •■  hflCT  1  «»/»■'PjVI-  s  ftiPl-fllh  :  TP/»'  1  ©tf-A» 
«n».  :  ?,A  «  iMffl.  1  9°f\ti,o-  -  rtTS-  «   °m.e,n,  •  ,TiTl4»ffl  •    JT-/»'  ■  (DtmW}-!-  ■ 

23.  miwt]  P  om.  u.  —  j'ä.  ante  "Wnc  A  flrf^.  tf-fr.  —  24.  myöjp<n»-]  A  mY'öf.  —  ib.  aty 
"M-V-]P  mVllV-.  —  //'.  y"/*"P0]  P  9°f*'Vb.  —  ib.  a>hi\v<\tv.~\  P  ffl>,fi|-ftCP  s/V •;  A  «nhfi/ft^P.  — 
/6.  >.fioi>  s  n>.Vt  1  Vi^A-  :  }>fu-h,A]  A  om.  —  ib.  <n»/*"PöV]  P  w>A*"P*+.  —  $.  ante  nj»">t  A  flrfrf. 
11.  —  25.  aa.T'C^*/]  A  ftA.'i'fw.p''/.  —  /6.  <» ii-ii,i pi]  P  fini-Mi'iii  sie;  A  mnv-nrt.n  =  a»n+c"/.  —  '6-  f/" 
>,ö»v-]  P  m>iöo>.  .s/r.  —  /6.  A>n..e^]  P  A>n..e>  svV.  —  26.  wer*]  A  a.'pot-.pv.  —  ib.  iiöviu. 
•!•]  A  nfl"/il.<!-.  —  ib.  mtiu*!».]  A  aniuv-ttf'o»-!'..  —  27.  A"ll*,ffl]  A  Ani-1'.efi.  —  ib.  »"V-hA.] 

A  »"/-IkIi.  —  ib.    «»pfl  :  hö/,7]  A  mpf)  1  +.e<n»-    s    höCh.   —  ib.    llh-lT.'/^]   P  0/)l.    II.    —   IÄ.    ÖVII. 

i-\~\  A  öVH.<i-.  —  28.  .ert-JS-]  P  .RA"/.?:.  —  29.  hbc.1  •■  oo/Mi*ö^]  A  -IAM'.  —  ib.  ante  rt7^. 
A  add.  a>.  —  30.  (Böi>*>/w^]  P  moDWV'f. 

boucs  pour  les  peches  devant  le  roi  et  devant  Tassemblee.  Les  pretres  Ieur 
imposerent  les  mains,  "les  immolereat,  prirent  leur  sang,  (le)  repandirent 
sur  l'autel  et  demanderent  pardon  pour  tout  'Esrä'el,  car  le  roi  avait  dit  : 
«  Que  ce  sacrifice  pour  les  peches  soit  pour  tout  'Esra'el.  »  J:ill  placa  les 
levites  dans  la  maison  du  Seigneur  avec  des  cymbales,  des  luths  et  des  harpes, 
selon  l'ordre  du  roi  Däwit,  de  Gäd,  le  fidule  (voyant)  du  roi,  et  du  prophete 
Nätän,  car  d'apres  le  commaudement  du  Seigneur  (cette)  ordonnance  avait 
ctö  (reglee)  par  rintermödiaire  des  prophetes.  '-"Les  levites  se  tenaient 
debout  avec  les  instrumenta  de  Däwit  et  les  pretres  sonnaient  des  trompettes. 
27  Le  roi  Hezqiyäs  dit  :  «  Ütl'rez  des  sacrifices  sur  (l'autel)  des  holocaustes.  » 
Lorsqu'ils  eurent  oll'ert  les  holocaustes,  ils  commencerent  ä  celebrer  le 
i',  Seigneur  avec  les  trompettes  et  avec  les  Instruments  de  Däwit,  *  roi  de 
'Esra'el.  "'Tollte  l'assemblee  adorait;  011  glorifia  (le  Seigneur)  avec  des 
cliants  et  on  sonna  des  trompettes  jusqu'ä  la  fin  du  sacrifice.  "''  Lorsqu'on  eut 
acheve  d'oHrir  le  sacrifice,  le  roi  s'agenouilla  et  tous  ceux  qui  etaient  avec  lui 
adorerent.  *°Le  roi  Hezqeyäs  et  les  chefs  dirent  auz  levites  de  glorilior  le 


in:!  1"  ;i. 


[211]       •  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  VINGT-NEUVIEME.  731 

Mt,wp.n  i  \\ao  -.  p-rt-fi/w  i  iikam,h-a*h,c  ■■  ntin,hi'  ■  m\:v  ■  ©mt-  •■  wi. 
f,  ■■••  ©An/h?'  ■  n-n-l-  ••  (ohtit-ntbo0-  •■  Ai*  •■•■  Ma>hai>r']\  ■•  fii-n+^A  •• 

ao/»<?bY  ■■  (Oti-ttihV  ••  A?i*1II.Vn,h,C  •■■  mhö/.l-  ■  "l^ttll  •  tm/>"PM'  •■  o>A 

5  -ririvr  «  A0.-I- 1  h*7ii.Vn,h.c :  wh-a-  i  wm-A  ■•  A-n  ■  wo  ■••  2<dm  -.  w-a-  -• 

*-A«P'-  :  nao^'Ptrl'  ■  HfciV.7-  i  •MI1C  ■  fcAU?°+  ■  £  !  0>rtV.7.f"  :  6?  : 
(DhniO  t  ef.  ■■  tia»/*"Pö+  i  KIHjk'fldbC  i  11?*  ■  W-A*  :i  '1fl»A<k  i  JtAU9° 
->  :  «1A*P  ■■  ?iA  a  -J-+£rt-  :  %f  •■  tOhniÖ  ■  m£  ••  "«DhU^Ml  «  a*-,U.P,l  -■  ffl^hl) 
A-  s  ÄÖC-V  •  ao^'tpö-1'  ■  (D'MdJivJPöo-  :  ^^'ßir00-  ■■  ftAh  !  "hi.R«B  "  "MIC  s 

to  flihfth  :  Wih.  i  Jiuvr  ■  M«»  :  A.'P'/j.e-jrt  ••  WA.  i  hr&n  ■  aä-4-ä  ■• 
Whiw-Th  ■  ^mao^tpö^  i  -nH-i  i  ür;»  ■  +*««•**  ■  AAJMd*  :  m^-l-o  •■  *? 

ilC  i  ftfl,+  ä'h*7H.h-flA.C  s  "öH£/*',h  «  «lilltyft  i  WW-A-  '■  AlMl  i  IWk*»+  • 

ift.  aa.'P'W'V]  A  flJA.'PflH.ev.  —  ib.  nn-n»ht]  P  nn-fw.*.  —  ib.  *<&]  P  o/ra.  —  31.  post  % 
ii-'p.ffi  A  arfrf.  -VT-/**.  —  ii.  HäÜH«0*]  p  om.  —  ift.  AMU^diC  "  wMtf-  •■  T)ttc  ■  o<>r"r 
Öt  '  fl»IM1/ht]  A  om.  —  ib.  mtf-A-]  A  wfltf-A-.  --  32.  trA-]  A  om.  —  ib.  V-A'r-]  P  "VA*. 
a/c;  A  v-A-fe.  —  ib.  HOO/-P4*]  A  o/w.  H.  —  #.  TVflC]  P  "7-*n£.  —  ib.  fcAuy-r]  P  hAU 
y.^..  _  ,/;.  m,h/..7.-r]  P  atibi-Vf.  —  &.  KV]  A  om.  g.  —  rö.  »Will)]  P  whllö.  —  ?6.  ev]  P 
&?.  —  ib.  Vrl-.  ■■  W-A-]  P  tf-A-  i  "Hl*.  —  33.  fl»V»A-fc]  P  «D-VA*  «''  ,'  A  ^A*.  —  ib.  mM 
-»«]  P  o»z.  a>.  —  /A.  ffip]  A  RV.  —  34.  m-jh-fnl  A  -M<n"/.  —  Ä.  >i^.l.,U*o»-]  P  o/h.  —  /&.  A. 
'P'C^'Vn]  A  A,«P«o-,rvn.  —  ?'*•  ante  &.R4H.  A  flrfrf.  a>.  —  35.  maof^'Vb^  •■  HH-t]  A  mo» 
f—Pbt  ••  -ftH-.'i.  —  Ä.  nx.i]  P  ä^.  —  ib.  fi:^"**]  A  t«*"M-.  —  ib.  post  A^.e»n^  A  flrfrf_ 

Seigneur  avec  les  louanges  de  Däwlt  et  du  prophete  'Asäf.  Ils  le  glorifierent 

■tivec  joie   et  s'agenouillant  ils  adorerent.  "  Hezqeyäs  parket  dit  :   «  Main- 

tenant  que  vous  avez  dresse  vos  mains  vers  le  Seigneur,  presentez  et  offrez 

des  holocaustes  et  des  sacrifices  d'actions  de  gräces  au  Seigneur.  »  L'assem- 

itlee  offrit  des  holocaustes  et  des  sacrifices  d'actions  de  gräces  dans  la  maison 

du  Seio-neur;  chacun  d'un  coeur  pur  o(Trit  des  sacrifices.  :i2Le  nombre  total 

■des  victimes  (texte  :  holocaustes)  que  l'assemblee  offrit  fut  de   soixante-dix 

taureaux,  cent  beliers  et  deux  cents  agneaux;  tous  ceux-ci  (furent  offerts)  en 

holocauste  au  Seigneur.  :!3Le  nombre  des  veaux  qui  furent  consacres  fut  de 

•six  cents  et  celui  des  moutons  trois  mille.   ;n  Les  pretres  etaient  peu  nom- 

breux   et  ne  pouvaient  pas  offrir  (tous)  les  sacrifices;   (aussi)   leurs  freres, 

(les  levites),  les  assisterent  jusqu'ä  ce  que  le  Service  füt  acheve  et  jusqu'ä 

ce  que  les  pretres  fussent  purifies,  car  les  levites  se  purifiaient  avec  beaucoup 

plus  de  facilite  (texte  :  empressement)  que  les  pretres.  3i(Il  y  eut)  beaucoup 

d'holocaustes  ainsi  que   des  dons  pour  rendre  completes  les  offrandes  paci- 

fiques,  et  le  culte  fut  retabli  dans  la  maison  du  Seigneur.   36  Hezqeyäs  et 

iout  le  peuple  se  rejouirent  de  (ce  retablissement  du  culte)  que  le  Seigneur 


»  p. 

103  r°  b. 


732  LES  PARALIPOMENES.  [212] 

tihii-i-fifito  .•  hin.h-tt.hiC  •■  A/hiin-  ■  (onh-inh  >  t-^na-i-  ■■  w  •■  in*  ■  wc  •■• 

XXX,  '(Oi.'KO  :  Jhll^ft  s  'Vfl  »  WA«  J  /i(V->..A  :  <n£|>.J}  :  00D^M-'h  ■  Kr/i 

Ä.f<-AA.9°  .-  <DjV7(K-  ■  n°/A  ■  Ahlll.Vflrh-C  ■  h9°Ah  ■■  htUh,&  ••■  */Dd.+fL  ■ 
•TT-/^  :  fllOT^I-H-  i   fl>Vf-A-  i   «71I1C  i  hA  :   nÄ.f<-AA,9°  i  htm  :  £1(K-  '  fl1}    5 

a  ■  nhAh  •■  toch  s  3hti<n>  ■■  hjmt*  ■■  -in.fr*  •  nm-h-u  •  »»«p<ia  ■  7»a«»  .- 

WhUV*  ■■  hjXd*  i  fl»H-A*  i  ATM1  i  Ä.-IV'nJi  i   HJ^M-A/W  «   'ffljij  :  fc 
Htm  :  Ti-Ji:  .■  >ic  i  n*»*:«"»  ■"  hÖßt'tO-  i  ATW  •■  mn^Ä-«»  i  °71flC  «    ©M» 

,ii : KAh  i  «  •  mj?,?»jfh. .■  a>f>.«m<- -■  n°/A •  AX<7ii.vnrh,c ■■  hr^h  •■  riiuh.& •  » 
nÄ.e<-AA,9°  i  m«»  •  -nw-^j  ■  m  ■  Ä.-M4.  ■  nh<™  ■  «vm: « 6<Drh4. :  mh  ■■ 

jM<P*X.  i  n<n»*<lhr-',l-  i  h9°*W  •  IT-/*'  ■  mao\tfT,^  :  fltf-A-  >  />(V>.,A  i  «DJ8.II- 

^  .■  nh»»  i  -i?iHH  •  «■/••  a  a>?.n»A- 1  £*+  s  hti/.-h.&  •■  •t0°?a*  « -"in  ■•  ^9°A 
Vv  :  AÄ-nc/r  s  cDj&n,/,*  ■•  <B.ed*-n  »  ©£«»£1* :  ka  ■  jm*  •  Witt.  •  ?»&> 

36.  AAtin-]  P  ow.  —  /ö.  w]  A  ti-n<:.  —  ja.  >vc]  A  i-nc. 

XXX,  1.  -vil]  P  om.  —  ib.  W-A-]  P  tf-ft».  —  /6.  anroaAvt]  P  om.  id.  —  2.  «jä+ä]  A 
m-i-im..  —3.  7fl.C#]  A  in.C.-»-.  —  Ä.  h.»**!*]  P  >»f.£<f.<i.  i  »A.A.  —  ib.  Ktymi"]  P  om.  h.;  A 
M'^-dh..  —  4.  Mao]  P  wy.  —  /6.  >,ö.eTr-fctf-  :  A-V7Y"]  P  >,°JH>,1l,h.C.  —  5.  }ifl4-h.A]  A  filU- 
/bA.  —  ib.  nctn>/h]  A  n.r.oit.«li.  —  j'ä.  a».e?"»K.]  A  \\ao  ,  fir'Kh-.  -  iä.  mA]  A  <f.rt.n. 
—  iä.  A>>"/u.vnwi.r.]  A  om.  a.  —  ib.  n>«.p<.<tA,5>"]  P  om.       «'*.  -nw-yi  ■■  ~hn  •■  h,Tn<-2  P  <"«• 

A  11H-^   :  >.A  :  .KTIK..  —  6.  (l«»«AV*  »  fc?"in  i  TrT-/"]  A  n«n>Kvh<t  I   "W-/". 


avait  propare  pour  son  peuple,  (car)  ces  choses  furent  faites  soudainemont. 
XXX,  '  Hezqeyäs  envoya  (des  messagers)  dans  tout  'Esrä'el  et  dans  (tout) 
Yehoudä  et.  ecrivit  des  lettre«  ä  'Efrem  et  ä  Menäse,  afin  qu'ils  viennent  ä 
la  maison  du  Seigneur  ä  'Iyarousalem  et  qu'ils  fassent  la  paque  (texte  :  Ia 
*  P>  fete)  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el.  -  *  Le  roi,  les  chefs  et  toute  l'assemblee 
(jui  etait  ä  'Iyarousalem  resolurent  de  faire  la  p:\que  (texte  :  la  lete)  au 
deuxieme  mois,  'parce  qu'ils  n'avaient  pas  pu  la  faire  en  son  temps,  car  (un 
nombre  süffisant)  de  pretres  ne  s'etaient  pas  purifies  et  tout  le  peuple  ne 
s'etait  pas  assemble  ä  'Iyarousalem.  'Cette  resolution  fut  agreable  aux  yeux 
du  roi  et  ä  l'assemblee.  5I1  fit  un  decret  (enjoignant)  que  l'ordre  soit 
envoye  dans  tout  'EsrA'el  depuis  le  pays  de  Barsabeh  jusqu'ä  Dan,  afin 
qu'on  vint  faire  la  fete  du  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el,  ä  'Iyarousalem, 
parce  que  nombreux  etaient  ceux  qui  ne  (l')avaient  pas  faite,  comme  il  est 
dcrit.  "(Les  messag(^rs)  s'en  allerent  t'ii  bäte  (texte  :  en  courant)  avec  les 
lettres  du  roi  et  des  chefs  dans  tout  'Esrä'el  et  dans  (tout)  Yehoudä,  selon 
l'ordre  du  roi.  Ils  dirent  :  «  Enfants  de  'Esrä'el,  revenez  au  Dieu  de  'Abraham, 
de  Yeshaq  et  de  Yä'qob,  et  il  ramenera  les  survivants  qui  ont  echappö  ä  la 


10 


ir>3  v"  a. 


[213]  LIYRR  SECOND,  CHAPITRE  TRENTIEME.  7.33 

II-  ■  A>7-i*'  i  hibC.  ■••  ^tDhJtfr}-  i  htm  ■  htVlfto0-  :  mh.'"P.'ha0-  ■  JiA  s  CA*  :  K 

'/"Klil.Vflfh.f:  :  h9"Ah  i  Ml^lfm»-  :  ffl(n>mai.  .•  GhAoo-  •  A«»/)'."  ■  Oh«»  i  fc'J 

Iöd.  .-  fc&fcß  ::  s fl»A».;)'K^Ö-  >  hAfl»-«}.ha»-  i  Hfl-  i  fl-fUil'  •'  A?i*1H.Vn*h.C  «  <« 
Oh-   ■•   n*£«V'|-  :    H+P.rt   :  htlh  i  A^AIT1  ■■  fli'M'W  «  AfcJTAhhtf»-  «  <d£0d£ 

?iA  i   KDOt-^ao.   :    r/H'Hi;,./»-   s   fl>-fl-|"    :  »1-/;    :  •>"£■£  :  hl\OD  :    tmAy&  :   hlM.h 

i <om. :  n->2iHH  ■•  K^H.^'fidbC  ■■  my^r  ■  ftu-uic  > tone  •■  n^-n^  «  kT^?*  ■ 

flJrVrt,  :  ?ifth  :  Hn.A»>  :••  fflX^H  :  £frflfr  '  l'hWlllh  •  tlV-  «  £ftA*  '  AdA,IJ* 
*»°*  ■'  riÄAl-^  :=  "?iA-  ••  0£ö»  :  hfbC  »  Ö^VA,  »  ©hrHlLA*''}  :  +RAAI.  «  fl>»»K" 
h.  :  fl»-ft'|'  :  A.M.AA.9"  I  0>?.|hJifc  s  "jl«1  J  J»Ä,I)-  :  A}i'7ll.Ä'flfh.C  »  AAA.lf 
<">-  »  Ah/J.Hfl  :  h»»  »  ftf    Oö»-  s  All  •  Ö>JP,9°X7i.  "  mff.ltK-  s  (Hl«»  s  ihfcHH  J 

«6    hrt-c]  A  MC.  —  ".  Aöo-fiT]  A  Air.>5>"V.  —  8.  DOaM.Viö»-]  A  ti^evio»-.  —  i8.  post  a>i 
1H.VIIA.C  A  tfeW.WAto.  —  ib.  frt'.e«  •]  A  n*j?tf*.  —  i*.  AMrAVHK«*]  A  A»+  >  amumia, 

C  '  h^^HMo»-.  —  9.  fl'J-<«\e.«'->liöi>-  ••  >n  =  >i°/ILh-tl^i,C]  P  Ofll.  —  ib.  post  h;i'i:Vl<n»->'.  P  rtd/(/. 
fl>Ml(em<n>-i.  —  /'ä.  post  fflfB-A'.^Viö«^  A  add.  \.  —  ib.  arhi-b]  A  Ai^Mi^V.  —  //'    (ofTfih 

OD-]  A  ö»^7-fl>i?,<n»-.  —  ib.  post  oo.l,<{  A  rtflfäf.  fl>«i»n-(-"/UA.  —  «Ä.  mh..R«D-RT]  A  ö>h..P,<n>_R£»D 
,eT  s/f.   —    10.    XnVl    :    IIH.A-V   «    ffl^^ll     :    .eA-Olh    :    -».HHtU-]   A    0!)l.    —   ib.   Vi-  '  (A    (»»>>■    i) 

.en^Ti*  ■■  '»öA.i/'ö».]  P  o/w.  —  //).  flhfi>-F]  P  nhMvfi^-P.  —  11.  ö£«b]  P  ö^a>-.  —  //>.  m>,;ri| 
n.A»Tr]  A  mMru-nA»-».  —  ib.  m.e.iMi]  P  ow.  i.  —  12.  !■>}•]  P  a>ii>;  A  mw*.  —  ib.  AöA.i»' 

«■>•  s   Ah^iH-d  s    Yl««>  :  fOfla*    i  Afl]  A  'iöA,«*«»-  :  Yl«o   i   fl»(lö»-    :   rtÄ/l.Mil    :   Afl.    —   ib.    ai.R9"Kh-'l 

A  o/fl.  <d.  —  ib.  iiviöd]  A  o/w.  n. 


inain  du  roi  de  'Asour.  '  Ne  soyez  pas  comme  vos  peres  et  vos  freres  qui  se 
sont  eloignes  du  Seigneur,  Dieu  de  leurs  peres,  et  se  sont  livres  eux-memes 
ä  la  perdition,  comme  vous  (Ie)  voyez.  8  Ne  raidissez  pas  voscous;  donnez 
gloire  au  Seigneur,  entrez  dans  le  sanetuaire  qu'il  a  consacre  ä  jamais,  servez 
votre  Dieu  et  il  detournera  de  vous  le  chätiment  de  sa  colere.  9Car  quand 
vous  reviendrez  au  Seigneur,  vos  freres  et  vos  fds  trouveront  misericorde 
devant  tous  ceux  qui  les  ont  faits  captifs  et  il  les  ramenera  dans  ce  pays.  En 
effet,  le  Seigneur,  notre  Dieu,  est  misericordieux  et  il  ne  detournera  pas  sa  face 
de  nous,  si  nous  revenons  ä  lui.  »  ,0(Les  messagers)  qui  furent  envoyes  sur 
l'ordre  du  Seigneur  et  du  roi  (allerent)  de  ville  en  ville  depuis  les  montagnes 
de  'Efrem  et  de  Menäse  jusqu'ä  Zäbilon.  Tandis  qu'ils  proclamaient  les  com- 
mandements  (du  roi),  on  se  moquait  d'eux  avec  mepris.  "(Mais)  les  hommes 
de  'Äser,  de  Menäse  et  de  Zäbilon  se  preparerent  et  vinrent  ä  'lyarousälem 
et  en  Yehoudä.  ,s  La  main  du  Seigneur  fut  sur  (ces)  peuples  pour  leur  *  donner  *  p, 
le  courage  d'aller  et  d'accomplir  l'ordre  du  roi  et  des  chefs  selon  le  com 


103  v°  a. 


734  LES  PARALIPOMENES.  [214] 

•JT-/^  s   (DaoWy-1-  :   flrfcHH  '   KIH.h'ttth.C  s  "m-r^-nh.  s  •ntf:*'}  :  htlM-tt  > 

at-tii'  ■■  hst'ti&v0  •■  h*w> :  £"?n<.  ■■  niA  •  «tm-  ■  nhA?i »  öjci  •■  "wrinc • 

AJt°7AJnl-  i  mn&Vpao.  :  at-M*   «  £A1  :  *JtG7  "•  '  W0-  •  4-A.li  •■  W/A  • 

nou-4-  ■•  oj/.n-o-  »  AJiAh  s  oci  ■  ö»»iu«rt-2r  :  <DA,<p<e,!r>  ■  f-£Aai.  •■  mw 

nh<w  •  -IKHIh  ■  A<"»-rt,  ••  «J^AtU-  ■  Afc*7ll.MWfi>C  •■  mhüttX  i  jP.rfflhf  •  &«•> » 
nJiR^lf«»-  i  AA.'P'C.n  i  "ftflfl"  i  nH-^-J  ■  ?iA  i  A.HC'h-  i  <DA.«P1»^7  i  fcA  : 
f,u>OhO-  ■■  nfl'JA  ■  AW-A-ö«»-  .■  ^A  •  Ä.5T11JA-  «  1X.A  ■  Ahlll.frflfh.C  •■•■  ,8*»fl«°  ■■ 
o-airt-f-a*  »  ArVH-fl  ■  Uh.9d.9°  '■  tWVA,  •■  (Dj&AtiC  ■  OHn-A-"}  :  h,'if,^'i  '  <D 
I1A0-  i  n°/A  i  4-rt.h  i  itirfHA  i  frftHlf-  -  öJäAP  i  Jhiityft  i  nKMAir^-  i  V* 
H  •  jPWlA  i  fcllt.A'flffi.C  ■    t,C  :  id-M:  ■  £A<!  i   "nh'H-  i  tf"A-  i   A-fl  i  H/.A 

0. .  -yw-f. ..  AMH.fc-flA.C  ■  Jt9°Ah  !  hn^ir«"»-  •■  mKbA  •■  nh<w>  ■  }Ä\h  ■■  *S. 

j'A.   pOSt  OxroVW*  A  arfrf.   fc.    —  £6.    flMiHH]  A  n«>Ä-<w*.  —  13.  -nH-^Tr  :  >>AiH-(l   I  m-Jlt  i  h.P 

<-oa,9"]  A  awi+ :  h.p<.iA.5>"  i  •nH-^  i  /Tni-n.  —  ii.  t**]  P  ««»äa*.  —  14.  «dthic]  A  o/n.  <d. 
-  /ö.  ante  fV**}*.  P  «^^-  «».  —  ii.  post  nh.f*1A.?°  A  flrfrf.  atV-tv  >  HfOTV-  '  Ah^AYi^.  — 
li.  «nho»-<l:,e?'öO']  A  mhaf/.K9'.  —  ib.  Ah^VA^-]  A  o/??.  —  ib.  angsupa*]  A  «n^T.  —  ib.  «fe 
.e-CV]  A  *JtG"fl.  —  15.  <f.n.D]  P  0/;?.  —  ft.  nn'VA]  A  An*\A.  —  i'Ä.  rnA-Tq.'^»]  A  fl>A.T<D-.rV. 
—  16.  »h+yj»»«»»-]  A  wvi"/"}».  —  i%  (l/^T.O-P«»-]  A  nfC^fr.  —  ft.  ante  fHioo  P  add.  m.  - 
ib.  £*<Dh4-]  A  ^^«Bll*..  —  //).  AA.T'J.'^V]  A  MkVafjn.  —  17.  post  HH-^Tr  A  «rfi.  >."7^nc.  — 
ib.  oiA.'Pi.'.r'/]  A  miuvahf^t.  —  ib.  ante  >.a  A  add.  "hao'^u.  —  ib.  nn*^A]  A  AflOA.  —  ib.  h.viu 
a-]  P  jp-viA-.  —  18.  nw-A-/"]  A  \wr'h.v&r\  —  ib.  nrnn-A-VI  A  am-nif^.  —  ib.  h.vx-<vv] 
A  h.VK'th-.  —  //'.  «f-M]  P  ow.  —  /i.  m-VlO  P  o/m.  —  j'ö  ,en<5]  P  H^A+rt«!.  —  19.  H«CAO-  s 
;i"l.y*  i  AMBLMI»h.C]  P  ow;. 

mandement  du  Seigneur.  ''De  nombreux  peuples  s'assemblerent  ä  Iyarou- 
sälöm  pour  faire  la  fete  des  azymes  le  deuxieme  mois.  "(II  y  eut)  une  grande 
assemblee.  Ils  se  leverent,  detruisirent  les  autels  qui  etaient  ä  'Iyarousalem, 
renverserent  les  dieux  et  les  jeterent  dans  le  torrent  du  Qödron.  '5 11s  immo- 
lerent  la  päque  pour  la  fete  le  quatorzieme  jour  du  deuxieme  mois.  Les  pretres 
et  les  levites  sc  preparerent,  se  purifiereut  et  oll'rirent  des  holocaustes  dans 
la  maison  du  Seigneur.  If'0n  les  plaga  ä  leur  rang  selon  rordonnanee  de 
Mouse,  serviteur  du  Seigneur.  Les  pretres  recevaient  le  sang  des  mains  des 
levites.  ,;  En  eilet,  beaucoup  de  gens  ne  s'etant  pas  purilies,  c'etaientles  levites 
qui  sacrifiaient  pendant  la  feto  pour  tous  ceux  qui  n'avaient  pas  pu  se 
purifierdevant  le  Seigneur.  '"La  plus  grande  partie  des  peuples  de  Lfrein,  de 
Menase,  de  Yesftkor  et  de  ZAboulon  n'etant  pas  purilies  mangerent  la 
paque  malgre  l'ordonnance  (de  Mouse).  llezqeyas  pria  pour  eux,  en  disant  : 
«  Que  le  Seigneur  (qui)  est  bon  pardonne  "ä  ceux  qui  ont  oublie  (rordon- 
nanee et)  ont  cherche  le  Seigneur,  Dieu  de  leurs  percs,  de  tout  (leur)  coeur, 


10 


*  p, 

103  v°  b. 


1(1 


[215]  LIVRE   SECOND,  CHAPITRE  TRENTIEME.  735 

A?  :■•  -'öJrtiPV  ■•  Mn.h-n*h.c  ■  A/hii^.eft  •■  mfcApjPoD- «  AAimi  «  2,ö»-j.n<-  .•  f. 
*+  •■  hA/.h,A  «  ?.A  s  »Mm.  ■  nA.ft-AA.9"  !  11°/A  i  *,7i:|-  i  Afl-0  ■  ÖA+  ■■  n 

¥/***h  •  onj&  i  Mn  ■  £tt,-nw  •■  Ahitt.h-n*h.c  •■  nw-A*  ••  «»«paa  «  rnJinvi* 

fc  s  flJA.<W*  :  l\öi\U.-1-  ■■  f.A.-flfW  ■■  /\h1\\.h(\,h.C  -•  'flHVV.  i  Jhilty  ft  i 
ahtii'  •■  WA-  •■  Afl<">-  i  AA.<Pfl»-.e>  ■  fflhA  i  vVf  ■■  FA-nm.  i  Ah^H.hnrh.C  ■ 
tDd&a»-  :  n'JA  ■  rtfl-ö  •  *A+  i  VJH  ■  f.wafO*  ■  tmrWb-Y  ■  ATtfiUt-flfh. 
C  s   fc^Ah  >  hn«ElfmH  «  B0£+*.  .-  "7-Mlc  i  £*7IK.  i  n°/A  i  rt(tt)  ■  *A+  ■ 

»iaä  ■  fli^7öD- :  n*}A  •  nw*  ••  ofl.£  «  MfcA«»  ■  AiftyA  ■  h-nft  i  A£im  • 
cDAT^nc •■  hAUf**  i  ig  i  ©hmo  •  &i  •  «"«"W*"»^  »  fc-nh«  ■  Adiif-n  •  *äa 

IW°+  '  Tg    :    fflMlö    ■■  Äff  !  flW+ftA-  ■■  flliV'1-  ••  -  (Ol  'WA*  :  tf"A-  i  "7inC  ■ 

hü«7-H  !  MWen  !  «OW-A*  i  hft4-Jt.A  •■  a>4AWt  ■  ?iA  i  <n>ffh.  .-  hf*£r£  s 

hh/.h,&  -•  (ahn  :  e-u-<- 1  nj&uJi «  "»w  i  -via-  i  on.?.  =  n\.r<-AA.9°  •■  *«» 

•PÖA.U-  i  ArtÄ»f"}  ■  fl>A£  ■■  *i<P  Th  ■  TMP  »  hh/.h.fr  ■■  at^+Tüd  '■  nD/A  i  h«w»Tf  : 

20.  mh/fifj"«»-]  A  mh^pjp.  —  21.  9>i*]  P  «rojtA*.  —  ib.  öA-r]  P  ÖA*.  —  ib.  o»¥AA]  A 
ÖA*.  —  i'A.  (DA-TH^Tr]  A  «>A.<Pfl>-.rV.  —  22.  Vf  A-]  P  0/».  —  ib.  AA.-Pw.rV  :  m?iA  :  u»Vf  <  jP.A.-fl«n.  i 
AV7H.Mldi.C]  P  0»i.  —  Ä.  post  (\"il\  P  add.  o»XA^.  —  ib.  <n>/»"Pö1-  ••  A>i"JH.»i-flWfcC]  A  aof¥ 
ö-l-  •■  MV"  i  «»iTrll  =  jETVB  i  A>«"JH>,-n^i.C.  —  23.  a>i.4-fi.  '  °7^nc]  A  <ot"71i<.  i  W"A-  i  "V^nc.  — 
i'A.  post  .riik.  A  arfrf.  >ii'"£'^<{.i/'ö>»-.  —  //'.  »tAh  i  wje.iao-  i  ii^a]  A  o/w.  —  iä.  on..e]  A  ö/m. 
—  24.  Jg]A  °ii»C1-  ••  y">i+.  —  /ö.  mMIOl  P  «Dhmö.  —  //>.  c?¥]  A  ft-fllt  i  »"Xt.  —  ib.   i 

V]  A  IrWCIt  =  ?°>i/-.  —  IÄ.  <nM*70]  P  «DNOlö.  —  Ä.  Sff]  A  A-n"it  i  >iA<(..  —  ib.  <Dt4>£A-  : 
(P  ffl+Äft-  •)  HUS'^]  A  fl»4»^A1-  :  >1UV>  :  -(IH"!.  —  25.  mWZf^]  A  fl»A.'PlI»'^'*i.  —  ib.  IDtf-A"  : 
7k(l^h.A]   A    (Dtf-A-    i    "7->n<:   i  .ft^S    :   HOAffl    I   at-llt    :   K.P*.4A.*/°.    —    lA.    >i?l^h,A]  A    filM-KA.   — 

ib.  <d>,a]  A  om.  a>.  —  ib.  n.eo-^]  P  om.  n.  —  26.  Tt*  i  OtljB]  A  on..e  i  Wi**i^.  —  i'A.  ante 
>i'""PöA,U'  A  arfrf.  m.  —  ib.  toAg.  ■■  W>f  ••  "ii-o>  ■■  >ifi<!->bA]  A  Vh/-  •■  a»A£  ■•  ^«e^.  —  ib.  mh.t 
7-n<:]  A  o/«.  <d.  —  ?'A.  n*^A  :  vktoii]  A  n«i>ii  :  n°iA. 

mais  non  selon  la  purete  (reqnise)  pour  les  sanetiiles.  o  20Le  Seigneur  exauga 

Hezqeyäs  et  purifia  (texte  :  guerit)  le  peuple.   "'  Les  enfauts  de    'Esrä'el  qui 

etaient  ä  'Iyarousälem  firent  la  fete  des  azynies  pendant  sept  jours  avec  une 

grande  joie,  en  glorifiant  le  Seigneur  tous  les  jours.  Les  pretres  et  les  levites 

glorifiaient  le  Seigneur  avec  des  instruments.   "  Hezqeyäs  parla  au  co3ur  de 

tous  les  levites  et  de  ceux  qui  avaient  l'intelligence  exaete  (des  choses)  du 

Seigneur.   Ils  celebrerent  pleinement  la  fete  pendant   sept  jours,  en  ofl'rant 

des  saorifices  au  Seigneur,  Dieu  de  leurs  peres.  2i  L'assemblee  voulut  celebrer 

la  fete  pendant   sept   autres  jours    et    refit    la  iete    avec  une  grande  joie. 

21  En  effet,  Hezqeyäs   offrit  ä   Yehoudä  et   ä   l'assemblee   mille  taureaux    et 

sept    mille    moutons,   et   les    chefs   offrirent  au    peuple  *  mille   taureaux    et      *  p' 

.  ,       .  .  ,  ,  103  v»  b. 

dix    mille  moutons.  Les  pretres  s'etaient  sanetifies.  2"Toute  l'assemblee  se 

rejouit,   pretres,  levites,    tout    'Esrä'el   ainsi   que  les    proselytes  qui  etaient 

venus  du  pays  de   'Esrä'el  et  qui   demeuraient  en   Yehoudä.   2(1La  joie  fut 

plus  grande  ä    Iyarousälem  qu'aux  jours  de  Salomon,  fils  de  Däwit,  roi  de 


736  LES  PARALIPOMENES.  [21G] 

iiä.p<  AA»jr  •■■■  -ffl-f-j^'h-  •  huv-V  •■  <D(y*P'p.jri  ■  mndinpoo-  -.  A/h-H-n  ■  fflf-rt 
xxxi,  ' (ohr^t  •■  -hin/.  •■  in*  ■  tf-A-  s  ©öh-  ■•  w-a-  ■  fcn/.h,A  «  h 

A  -•  fl»-ft-h  ■■  £!)■*}  :  iMffl.  :  fl)+T+nV  s  tf-A»  •■  Ji"7A3fH-  ••  (DlttO»'  i  A0O)  :  fll>i 
aa  :  fl)fcfl>V.«|.  :  tf-A»  l    Aö'A  :   (Bao/ftpM   ■   hVtf-fc  »    £U->1  »   (D-tt'i^  '■  Wh.    5 

t.^9»  .-  öirTA,  •  hnh  :  A°/Ar  ■■  ffl'/vwj?,riv  s  tf-A- ■  Y\tu.h,& «  ää  ■  nn  :  ca+  ■■ 
fl»nn  :  hv-btü-  ■■•  2ö»A-n*.eA  ■  'j-w*'  :  wco  ■  hv^-t-  •  fflA,«p<e,e»  ■  min  s 

AA'|:  :  AAÄ  :  M\<m  •  AAt1  •  «»Ahh*  :  Aj?.'ThAhh  •■  hU«rt*  s  fflA.'P'ß.e'}  s  A"» 
/"«PA'"»'  :  tDAÄ->Wir/i  :  Xif.Ofir  i  h»»  i  £<Hl,l,.  i  fD£1tf.  :  <D£frtMh  i  Hb? 4>X  i 
hdM+  "  IL-f*  ■■  t\°l\\J\n(h,C  ••■  3(DOi*>d  i  77-/"  i  ^9°W-A-  :  T<J*  s  A«*»/**«P*'>  i   10 

H^->inc  s  AM«  •  onrtcifi  :  <DA«n»/"«pfl*  :  H^^nc  »  nnv-nl-  i  a»awc*  i 
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//>.  post  nw^A,?™  A  arfof   w-n-r  i  ~siu-h,A.  —  27.  »iW9*  =  a»A.«p«i:.rv]  A  A.«p«>-.rv  ■  mnu 

«T*.  —  iä.  tDflKvh]  P  om.  (\K<h.  —  ib.  «7-7£<.]  P  «7<W. 

XXXI,  1.  1-Tfl^  :  IITt-!:]  P  TPVJb  :  t7"fld.  —  Ä.  VTA-  i  7iil<!-?t.A]  A  .P.fUh,A.  —  jfr.  7.A  i  «"fl 
1-  :  JßlM  :  IIA«n.]  A>>A  :  UA«D.  s  fl»-flt  :  |I7<:  :  ,f,M.  —  /Z>.  h"7A111-  =  m7l|ö»-  :  flflfll  !  Whao~\  A  Öl) 
«»  :  M\V9°.  —  //'.  W-rt»  :  AO'rt  :  lDoo/'"<pö+]  P  0/W.  —  ib.  W"A-]  A  O/W.  —  ib.  Sa]  A  >i/h^.  •  YukH-. 

—  ib.  nn]  P  n.  —  ib.  man  ■■  mjt-^u-]  P  om.;  A  <onn  ■  wh&O'.  —  2.  fl>/7iii*.rn  :  ■»/"  ■•  i»> 
r.o]  P  (n/hii+.en  :  u>co  :  TtTv»";  A  Vdu>co  i  Ani^^n.  —  ib.  miTt]  P  *iuv*.  —  iä.  wa.'P'i;^»] 
P  «da.'P'WV:  A  h,vm-fi.  —  ib.  öai.-]  P  *,öa.  —  ib.  AAS]  A  AAM.S..  —  i'o.  öAt  i  «"AMn*] 
P  om.  —  ib.  A.ft-7-AMi]  P  om.  a.  —  ib.  «da.'P'C^'V]  A  <nAA,'Pfl»-.e'V.  —  ib.  A«n»/*"Pö^  i  ffl]  P  om. 

—  ib.  A.ftml-]  A  o».^;!».  —  'i-  ante  tioo  A  add.  a>.  —  ib.  .f.rt-n/h-]  P  om.  —  ib.  m.ft";>f]  P 
om.  a>.  —  ib.  «ort-ami]  P  o/».  —  ib.  DJiV^x]  A  AhT^x.  —  ib.  hfiMt]  A  o«?.  —  3.  fflOiv^] 
A  ffliwc^.  —  ib.  fl>Aö»/'"'Pö^]  A  oah.  A.  —  ib.  mn««'C+]  A  «unn^c*. 


'Esrä'61;  une  teile  fete  n'avait  (jamais)  ete  faite  ä  'Iyarousalem.  27Lesprrtres 
et  les  levites  se  leverent  et  benirent  le  peuple;  leur  voix  fut  entendue  et  leur 
priere  parvint  dans  la  demeure  sainte  qui  est  aux  cieux. 

XXXI,  '  Apres  que  tout  cela  fut  accompli,  tous  (les  enfants  de)  'EsrA'61 
qui  se  trouvaient  en  YehoudA,  sortirent,  briserent  tous  les  dieux,  couperent 
les  arbres  et  les  bois  (sacres)  et  ruinerent  a  jamais  tous  les  hauts-lieux  et  les 
autels  de  tout  (le  territoire)  de  YehoudA,  de  BenyAm,  de  'Efrem  et  de  Menäsö. 
Tous  (les  enfants  de)  'EsrA'el  retournerent  cliaeun  ä  son  heritage  etchacun  ä 
sa  ville.  -  Le  roi  Hezqeyäs  retablit  les  pretr(>s  et  les  lövites  dans  (leur  servier) 
quotidicn,  chacun  selon  le  jour  de  son  ministere,  afiu  que  prdtres  et  levites 
servent  pour  les  holocaustes  et  pour  les  offrandes  pacifiqucs,  glorifient,  su|i- 
plient  et  servent  aux  portes  des  parvis  de  la  maison  du  Seigoeur.  :|  Le  roi 
preleva  sur  tous  ses  biens  la  dime  pour  les  holocaustes  qui  sont  offerts  mal  in 
el  soir  et  pour  les  holocaustes  qui  sont  offerts  aux  sabbats,  aux  neomcnies  et 
aux  fetes  inscrites  dans  la  loi   du  Seigneur.   'II  dit  au  peuple  qui  demeurait 


10 


[217]  LIVRE  SECOND,  CHÄPITRE  TRENTE-ET-UNIEME.  737 

-H-n  •  ?*a  :  e-v«L<-  ■■  (B'hi'  »  hj<-/iA,9°  ■■  \\im  ■■  ?ua-  ■  °,ri.v  •  Ahuvl-  •• 

'}  ■  atu&t  ■  ffl^^c  .-  aitf-A*  >  <h£  »  "TÄC  -■  mhr'i-l-  •  h'/'W-A-  »  ^ffh-  ■ 

-nif-:"»  l  fc«fe+  :  hh/.h,t\  ■■  m?,lbPt  ::  '  OI?»A  I  £WK-  ■•  Ä.M-AA.90  i  fllf.U-JS  I  ftf 

Kh-    i    V4.+    «   ÄAU9°h   ■    öJÄmo  »  fl»h«lA,  i  ö>-t£A«  i  ATrfll.A-nrh.C  « 

^y"A*i<">-  :  (DÄ-nh.  «  flJi-n<-  i  AA.++  •■  7  fl»n«f  aa  i  coc'i  :  mh*  •  j^a: 
tuchf-f* !  aa.*-!- 1  n^hj»  «  AX°jii>nrh,c  •  wArThiin  •  ?»a  y..ä,a ••■ ' ö»  j-AhA»  lo*  po a 

«"»-  ■■  ,7iTl4\eA  ä  AhUV>  •  fflAA.'P'e.p'J  •  tth'il'  ••  ^.A.'»*->  «  lüa>£n»A-  ■  hHCftl  i 

«wu-  •  n»+  >  hin.^i-nrh.c  :  (mm  ■  ©A w  «  «OM**:-«  ■■  hA»»  ■■  hi\i.h-n,h, 
c  i  n<:h  ■  /mm  «  "mj&n.  i  <vh4\?a  »  h»»  ■■  ßÄ^o»-  ■■  ©.eAi^Am. :  n»f  • 

4.  !-»£■<.]  P  ,e>iK..  —  ib.  «n-n-r]  A  om.  —  //>.  •*/"**■]  A  iMlt.  —  ib.  mrk.vp.Wi  Am^-po»- 
^Tr.  —  ib.  A«n»A>iYl1']  A  (l<n«A>iVl/-.  —  5.  mfin«"  i  o>C"i  >  H"V+  i  /**c^+]  P  o/rt.  —  ib.  ante  >i-mi>- 
P  add.  at.  —  ib.  "ifi-l-]  A  V**M*.  —  i'S.  flCV.e  i  mmfin  ••  mupJt  >  «dod^c  i  ffltf-A-]  A  ftCVP  > 
<»ii.e-j-  :  <Dö),e.>  :  a>a»a,t  ■••■  a>\tff.  —  ib.  »vm  ■  JiD^fr]  P  om.  —  ib.  ante  ?o<»Kh.  P  «c?r/.  o. 
—  li.  -flH-;l]  P  om.  —  6.  a>ht\  -.  (A  >ift  i)  j6>-n<-  ■  h.Pi.tA.y  s  m,p,i>^  :  ton»»?,.]  P  o/w.  —  8.  a>c>if 
«»•]  A  mcM".  —  ib.  <M.*1-]  A  «f.^.+l-.  —  'i.  ante  n^Ti}^  A  arfrf.  at.  —  ib.  oin/hlM]  A  m 
rt^mn-.  —  9.  fl>Art,'P<i:^-v]  A  fflAA.fm-.e'V.  —  10.  hHCA'fi]  A  Micfh.  —  ib.  «»»»-■»]  P  ao^-y 
Trft  —  «i.  n/>">]  A  0.R*.  —  z'Ä.  «»Oh  s  ^/"^t  i  flJ-flt  :  0,1-]  A  «roll?,  i  fU\  —  Ä.  (l^öV  i  at(\\- 
,e>  :  <d>i->4^:>]  A  .e.flAO-  s  m.en>l5  s  fl».RX",n-  ■■  a>$-\-CA..  —  11.  öj.R(1,]  A  at^T"\\  >  f.d.  —  ib.  fiR 
"?<">•]  A  .e.e."/)'0.  —  ib.  ffl;HMAin.]  A  fl>.«*n'|-^A-. 


ä  'Iyarousälem  de  donner  la  dime  pour  les  pretres  et  pour  les  levites,  afin 
qu'ils  soient  forts  pour  le  ministere  de  la  maison  du  Seigueur.  5  Selon  Tordon- 
nance  qu'il  avait  etablie,  les  enfants  de  'Esrä'el  donnerent  abondamment 
la  dime  du  ble,  du  vin,  de  l'huile,  du  miel  et  de  tous  les  fruits  de  la  terre; 
les  enfants  de  'Esrä'el  et  de  Yehoudä  apporterent  abondamment  la  dime  de 
toutes  choses.  °  Ceux  qui  demeuraient  ä  'Iyarousälem  et  en  Yehoudä  appor- 
terent la  dime  des  bceufs,  des  moutons  et  des  chevreaux,  (les)  consacrerent  au 
Seigneur,  leur  Dieu,  et  (les)  ollrirent.  On  fit  des  reserves;  7le  troisieme  mois 
on  commenca  ä  constituer  les  reserves  (qui)  furent  terminces  le  septieme  mois. 
8  Hezqeyäs  et  les  chefs  vinrent  et,  ayant  vu  les  reserves,  benirent  le  Seigneur 
et  le  peuple  de  *  'Esrä'el.  "Hezqeyäs  interrogea  les  pretres  et  les  levites  au      *  P, 

104  v°  a 

snjet  des  reserves.  I0  'Azäryäs  pretre,  chef  de  la  maison  de  Sadoq,  lui  dit  : 
«  Depuis  qu'on  a  commence  d'apporter  roffrande  de  la  dime  dans  la  maison 
du  Seigneur,  nous  avons  mange  et  bu  et  nous  avons  laisse  des  restes,  car  le 
Seigneur  a  beni  son  peuple.    »  "Hezqeyäs  ordonna  de  preparer  ä  nouveau 


738  LES  PARALIPOMENES.  [218J 

<w>m<PAci  •■  Alt-f-  •  hinMldbC  •■  "mhfl-NSAm.  •  ath-tth-  •  flY.e  ■  o»(\hl'  '  m 

h'Ub  ■  O+fl,  :  \\Mf-  •  'fflÄ.P-'/.A  ■  mhmiti  ■  anih-f-  ■  (Dhfi7,fr  i  mh.f&ff!f 
fflÄ.P-im.e.-  :  mh,A'/,A  •  atfrlti.?  ••  mT}  >  i  tanifti  >  atf,<k4i\  ■■  ?,$a*ao. 

Ajr .-  OT.an,  i  n,!- 1  Knn.h'i\<h,c  •■■■  "o*^  ■  ©a?.  ■  fcjc.9°tö  s  A,«p<e  i  o.+n.  s  h 

■J+Ä-  i  Ua-tlli  i  Jf HA  ■  «»AdA+  ■  /^9°di'  •  h*7HLK-fl«li.C  i  h«"  !  riHi  ■  »»n 

M*-:  fc-?ii.vn,h,c  :  «d4»£-a+  •  *3.A?  ■  "JU&u*  •  Aiw^r  i  <D«flW  :  fl'^.e 

fr  ■■  ß»rt,a7.  •■  miCpti  -  aULYktfh  i  n^ft^ifo»-  ■  AJiUVl'  i  hfl"-!  ■  h«"  s  f  IUI 

Ajtf^iro»-  ••  nn  ■  hnz-fo»-  .•  Aon.f->. ■  fl>A*»h.fi£  ■  l6Hh"»flA  ■■  R«fe*  ■  h^a-ö 

hfi  i  K9°!;  s  °/9°  .-  fflAöA  »  WA-  :  HJ?>no>-?i  ■  (1,1"  i  h1il.h-f\(h,C  '•  iitttt  i  ÖA^ 
AoDAdtl-i-  ■  h-n^-l"  i  ih?»HH  :  fUilJ*o»-  «  "iTM"  i  (P-hb  -  fiTA-tf"»-  ■■  Ahuv* 

iJ.  <n>'Wn<PAA]  P  tf»m<PA0  s/V.  —  12.  fiW]  A  flWf.  —  ib.  otxim-  :  «n-t]  A  hfi<*-t  i  *£- 
A->.  —  ib.  vi1i.-V.fn]  A  ti.-V.pTi.pn.  —  ib.  wA-lh/V]  A  mft"7*V.>..  —  ib.  }.-V-u-  s  0.*n.  ■  H.V)-]  A  >.-V«n  i 
H.MK  —  13.  MlHfi]  A  «»iiiiift.  —  ib.  o»Vh-P]  A  mVirVK  —  ib.  mMV.A]  A  mMKA.  —  ib.  m 
h..ea.«»-^]  A  my^f&Vh.  —  ib.  ö>h.p-i|<i£]  A  <Dh.v-un.e.-.  —  ift.  ©TV*]  A  (BVh*.  —  ib.  a>t\"i 
.pn]  A  fl»nv.pfi.  —  ib.  j>w.pn]  P  Mi.-v.pfi.  —  ib.  aUk-^th.!  A  wfl."^.  —  14.  >,jp.?»i?i]  A  h..«*. 
t-a*.  —  //>.  o»A«At]  A  aöa.  —  ä.  r"f°*Jr  ■■  vmvn«h.c]  P  h-v^fi^.  —  iä.  po-n]  P  p»n-. 

—  ib.  4».S.<l'V]  P  *.ei^fi.  —  15.  fl>ijP„ih]  A  fflAöA  :  >..e„ü-.  —  i'J.  Ah.^/"]  A  K.9°.  —  ib.  m-ll 
■V.P?"]  A  «D-nv^fi.  —  z'i.  fl»7>.^fr]  A  mh..pO.  —  i6.  fl>A."%]  A  fl»rt."7..  —  Ä.  <nfUi.Tr.Pfi]  A  a>U}"V 
.pfi.  —  ib.  ah.e.vjrov  ■.  aviuv^-]  A  \\h\)i-C  •■  viUV^-.  —  Ä.  >><"»-'V]  P  >m»-vj:.  —  i6.  n»»]  P 

0»i.    l(i.    HV/flA   :    .P.**  :    (P   Ä*+  ')    h^fl-*    I    >lA   :    ^9°?.   '   *V?"]  A    HWflA    I    >|A    :   1"V»A«j!  >    Ö.Z. 

W  :  >,J»"Ö)A.P.  :  ÄfflO.  —  ?'J.  A«n>AÖ\H-  :  >i1ia.l]  P  OW.  —  !  7.  ante  IITr*  A  «</</.  W.  —  /Ä.  Vi 
<i:A»ö»-]   A  IIVA-Pö»-. 


des  magasins  pour  la  maison  du  Seigneur.  ,2Ils  (les)  preparerent  et  y  depo- 
serent  les  ofTrandes  et  la  dime  fidelement.  Räkenyäs,  le  levite,  fut  prepose 
comme  surintendant;  Säme'ön,  son  frere,  etait  son  subordonne;  '''Ivohel, 
'Azäzas,  Nä'ato,  'Esähel,  'Iyäremout,  'Iyozäbäd,  'Elhöl,  Samäkiyä,  Mä'ätT 
Bänyäs  et  ses  fds  etaient  sous  l'autorite  de  Kokenyas  et  de  Seme'i,  son  fröre, 
ainsi  que  (T)avaient  ordonne  le  roi  HezqeyAs  et  'AzArvas,  clief  de  la  maison 
du  Seigneur.  ,4Qore\  fds  de  'Eyemla'e,  levite,  garde  de  la  porte  situec  a 
l'orient,  etait  prepose  aux  dons  volontaires  au  Seigneur,  alin  de  distribuer  les 
oll'randes  du  Seigneur  ainsi  que  les  clioses  sacröes  ,:1par  l'intermediaire  de 
'Edöm,  Benyäm,  'lyäsou,  S6m6,  Märyäs  et  Sökenyäs  et  par  rintermediaire 
des  pretres  (qui)  devaient  (les)  donner  fidelement  ä  leurs  l'rercs,  sclon  le  lour 
de  cliacun,  aux  grands  et  aux  petits,  "saus  compter  les  enfants  mäles 
de  trois  ans  et  au-dessus,  et  ä  tous  ceux  qui  entraicnt  dans  la  maison  du 
Seigneur  cliaque  jour  pour  le  service  (d'apres  leur)  tour  (et)  leur  fonction. 
"Teile  ötait  la  distribution  (ä  faire)  aux  pretres  selon  leurs  familles.  Quant  aux 


i» 


[219]  LIVRE  SECOND,  CUAPITRE  TRENTE-DEUXIEME.  739 

nivj- 1  tittvirao-  -.:  <DA.<p<ef  in"  i  nMi&-f-  ■•  ii.m»'ö°-  '  WS  >  **■ i  «"WA  •  n-1- 
hmi  ■■  n.hira»'  •••■  lsa»nw-A-  ••  -tno-ak  ■  £*#«»•  ■•  wK'PA^jrfl«»-  >  nw-A- «  mi  T 

0».  :  htian  :  IIA"?."*  «  «^fli"  i  A*  «Jfl  «  "  Ö»A£«fe+  »  fcCTJ  ■  A?iA  i  A»»»-  i  M  •  »1 

ÜV>  s  AhAfc  i  ?i9°Kirj<i  ■  l!.hlf«n».  :  J1WA- 1  Mm: «  fflillC  «  A£fl>- '  ?iA  ■  'f*A 

5  jrp.  .-  h»»  i  fW  «  hVA  i  AWA-  :'  -f-Hfll-  <  AJiUVl-fc  ■•  öJAW-A-o»-  ■  >iA  ••   l"7°A 

*  :  nA.*P'ß.e'}  :■•  "opmii  «  <Thii4\eA  •■  h^ii  i  nw-A-  •  &o-fi  •••  mint  ■•  i^ve  » 
au*/.  .■  nvTl-  ■■  i:i-ö-i- «  n+£»»  »  ?i*?n.vnrh,c  •  fcj^AYi-  «  -' nw-A- ■•  i-ac  ■• 

HU*  •■  KlttJi'ttth.C  •  0JI1A7-  ••  flJn;!hHH'/:U-  ■■  *<D-*ipy  •  AK<7H.^'fl<fbC  i  h 
9°fi\b  ■  flW-A-  S  An-  •■  ©WA-  :  Hin^  :    f-flCr/»  :  A-*  ■ 

io  XXXII,  ' aWK'U.  •  hl'i-U  •■  *11'  •■  ann-l-  ■■  R-Ä-+  ■  mnd  •■  oDftYy  ;  rt,*,' 
YbC9°  ■  Vhw  •  Mi'Wi  •■  (DflXVfi  i  AflA  ■  ^»U-^  •■  ©-I0PV  »  f%0»-&  »  MC  •  fr 
Ö1.V1-  :  ffl-^Af  •  fDj&fl,  ••  h»n  s  £{-^<n»-  «  -fflChf-  s  Alltyfl  ••  h<*>  :  nxvh  • 

/'£.  nn.+  i  Mitif«»']  A  nnü-fii-Fm»-.  —  ü.  «oA/P'c.fM]  A  mA.i'fl>-^vn.  —  £6.  «dam]  A  a> 
töA-.  —  //>.  post  n^HH  A  add.  \tvi\-f.  —  18.  Afc-S-fi]  P  om.  —  19.  a>i\.e.4:-p]  P  om.  to.  — 
ib.  »iUV*]  A  llUV*.  —  rö.  post  HU«-  P  add.  flW-fr  :  ü?C  •■  AW-A-  :  1-Oö-P««»-.  —  #.  ATiAl:  i  >•'/">, 
07-^  :  \\JMro<*  :  (IW-A-  :  hVIC  ■■  atUtC.  i  ÖÄ«»-  !  >>A  :  1A?"B  :  lio»  i  PI) II-  :  Jl*A]  P  O/«.  —  /Ö.  AW" 
A-  :  tOA^  s  AHBT*4  i  fl>Atf-A»ö»-  :  >iA]  P  om.  —  iä.  flA.'P'C^-V]  P  tth.'i\V.?"r  sie;  A  flA.'Ptn-^Tr.  - 
20.  iwVf]  A  t»"f.ft+.  —  21.  ante  ntf-A-  A  arfrf.  at.  —  ib.  ine.  -.  nn.1-]  A  "l-nc  ■  Hhiil  :  .eine  :  n 
ftt.  —  ib.  «i'll/liV]  A  fl>nA?  i  ^"JUJi-flA-C.  —  Ä.  ffltf-A-]  A  «untf-A-. 

XXXII,  1.  mirvi]  A  fflHl-.     -  ib.  ft.vikC»°]  A  Afii/W".  —  //>.  >,^i.'^Tr]  P  fl-mr».  - 
/6.  ^öa]  P  om.  —  ib.  <d(-0P>]  P  «>1-0.ex  —  Ä.  hm-Ä]  A  AöA.  —  ib.  mc  •■  »ffl.V^]  A  U74  : 


levites,  (ils  avaient  part  ä  la  distribution)  ä  partir  de  vingt  aus  et  au-dessus 
selon  leurs  fonetions  et  leurs  classes.  ,8(La  distribution  se  faisait)  ä  tous 
leurs  enfants,  garcous  et  filles,  si  nombreux  fussent-ils,  car  ils  (se)  con- 
sacraient  fidelement  au  (service  du)  sanetuaire.  l0Pour  les  fils  de  'Aron  qui 
etaient  pretres  et  qui  (demeuraient  dans  les  faubourgs)  de  leurs  villes,  (il 
y  avait)  dans  toutes  les  villes  des  hommes  nommement  designes  pour  donner 
(leur)  part  ä  tous  les  mäles  parmi  les  pretres  et  ä  tous  ceux  qui  etaient 
inscrits  parmi  les  levites.  -°Hezqeyäs  fit  ainsi  en  tout  Yehoudü.  II  fit  le 
bien  et  marcha  dans  la  voie  droite  devant  le  Seigneur,  son  D'ieu.  -'  Dans 
toutes  les  ceuvres  (qu'il  entreprit)  pour  la  maison  du  Seigneur  et  en  (ce  qui 
concerne)  sa  loi  et  ses  commandements  il  *  chercha  le  Seigneur,  son  Dieu,  *  p 
de  tout  son  coeur.  Tout  ce  qu'il  fit  lui  reussit. 

XXXII,  'Apres  ces  choses  et  (lorsque  Hezqeyäs)  eut  accompli  ces  (actes) 
de  fidelite,  arriva  Senäkerem,  roi  des  'Asoräwiyän.  II  marcha  contre  Yehouda 
et  assiegea  les  places  fortes  avec  le  projet  et  l'intention  de  les  prendre 
d'assaut.  2  Hezqeyäs  vit  que  Senekirem  etait  arrive  pour  faire  la  guerre  contre 


104  r°  b. 


740  LES  PARAL1POMENES.  [220] 

ti,i.t\.&9°  •■  \\o»  •  w-nh  ■  A>i.r<.flA.?°  ■■•■  ffl-i"7h^  -•  ;h7i4\eA  >  -jt-/"  •  9°fiA  = 

A.*fl>-'}+  :  A*Hfl-  ■■  ffl9°ftA  '■  KW*  •■  h»n  ;  £00.  :  J,7*(W  :  «VjP >  >  HlM»  • 
hVh  ■  rx9°01C  ■  ID-I^ao^  -.  H'/'h^  '■  U.hW  ■  '  mMI^-nfi  «  /hlM  »  -fllM  • 
fflhÖ0(D  ■  hl^Öl'  i  "7^  s  «D-Mllli  s  fflanvhH  :  "7£  i   H£<D-1'1I  :  ?i^'/-  :  °7K 

hA  s  U7C  «  mfra, :  Ani4».er*i  ■■  >?■/*'  •  /\h<™  ■  »»X"Ji  :  J-m*»  '  Mi-Vfl  ••  flV.  5 
ti.fl  ■•  -nii--Tr  s  "7P  *  £Ä'*0  ■    fl»JO0  «  Jhlf^fl  ■•  m,WiK  *  tf"A»  :  h<J<P+  >  "><hA 

J5+  :  J71^  :  ffflfr  :  <DJt(WiA<D  i  7<Pf  i  ,h4»A  i  -fllM  «  '  fl»"/,»D  :  ,/i«\?,>»f-  i  0 

■n?i  ■  Mitir«"»* :  aä/i.ih!  « to+^-nh- :  -in.«- »  n"»ctn  »  «IC  •  m+  ■■  £A«7  « 
atWiGo-  :  mhT-no  ■  ^AOILir«0-  •  hin  ■  £«flA  ■•  TÄ"M*  i  aH"WA-  »  o»A«>  10 
ftllO-  i  MTM»»  ••  M&Wi  ■■  (nh9°h^H'tt  ■  hA  ■■  9°AA.ü"  i  7»ft«»  i  ti9°AA»} 
*L  s  £mi1  ä  K9°%V-  ■  89"flA.i»rt  i  ""HCh  '  hA  ■■  f?  ■  tD9°hMA  i  ?»*7ll.Vfl 

2.  rt.kn.Ajr"]  A  ftVT>«ty°.  —  ja.  ante  Tnan  A  «<W.  a>7ft.fc.  —  3.  -vi./*']  A  o/ra.  —  ib.  n,*fl>- 
"»■r]  A  rt,*V-|-.  —  ib.  wjrnrt  ■  »V-'VV]  P  om.  —  ib.  ante  tio»  P  arfrf.  m.  —  ib.  £ö0-]  A  ,e,v-X9" 
sie.  —  ib.  öH-"/«i><:]  A  a»i»'?,*<:.  —  ib.  ny"1i<:]  o/w.  n.  —  4.  <n>,60<n]  A  wao».  —  ib.  W1-  i 
"V>.Yirt]  A  ftarhmi\.  —  ib.  07C]  A  JT£-C.  —  //'.  rt^a»  :  «■>*>,]  P  h..e?"«>,.  —  ib.  ttH-Vf^l  P 
rt/.'C^'V.  —  ib.  ffl^HP]  P  ö><cnn.  —  5.  a>Mti]  A  <d>i<1i>ä.  —  ib.  ««+]  A  ^i'J.t.  —  i'6.  fl>>i 
y"h<i:>i>.]  P  o/«.  w.  —  i'A.  nA>,t]  A  *iA>i.  —  ib.  *»c  i  hvve]  P  om.  —  ft.  -Tai-W]  P  i>"4 

«t   •««■;  A    T'bi-l.  —  0.    <n>1>iYH-]  P  aofO\-\-    sie.   —  ib.   <\flA.l»'o»-   :    Ah<7iU-n]    A    Aftrt    :    Al*ll-fl. 

—  j'i.  n«">r.tn]  A  ->n  i  o»c:tn.  —  ib.  ante  ine  A  «(/'/.  vv+a.  —  k'ä.  >»■>■/• :  aai]  A  o/n.  — 
/6  «DhT-no]  A  <nh>-n>i.  —  7.  >i!r-/7-u']  A  >.?"7ä  :  'v?!»».  —  ib.  hw-«efv]  P  rt^uyv.  —  IÄ.  <n 
Tii^TiAii-fl]  A  mwi*  s  -nii"V  :  h^»i-n.  —  ib.  >,a  :  jrnA,u-]  A  U9"fth,iro»-.  —  ib.  >,nöD]  P  om.  — 
ib.  Hr'hWn,]  A  om.  \y.  —  ib.  >i/"ki>]  A  'hr'i.Vao-.  —  8.  <n>nc>«]  A  nct\. 


'Iyarousälem.  3  Le  roi  Hezqeyäs  tint  conseil  avec  les  anciens  du  peuple  et  avoc 
les  guerriers,  afin  de  tarir  les  sourees  qui  etaient  hors  de  la  ville;  ils  furent 
de  son  avis.  'II  assembla  beaueoup  d'homiiies  et  fit  tarir  les  sourees  aiusi 
<|ue  la  riviere  et  le  ruisseau  qui  coulaient  au  milieu  du  pays.  Le  roi  Hezqeyäs 
dit  :  «  Si  le  roi  des  'Asoräwiyan  venait  et  trouvait  beaueoup  d'eau,  il  serait 
fort.  »  5  HezqeyAs  fortifia  et  rebAtit  toutes  les  murailles  detruites,  les 
lours  et  au  debors  l'autre  muraille  de  1'enceinte  exterieure;  il  lortifia  la 
eitadelle  de  la  ville  de  Däwit;  il  prepara  beaueoup  d'armes.  'II  etablit  des 
chefs  inilitaires  sur  le  peuple.  Ils  s'assemblerent  aupres  de  lui  sur  la  place  de 
la  ville  (pres  de  la  porte  dounant)  sur  la  vallee.  II  leur  parla  et  aflermit  leurs 
coeurs,  en  disaut  :  «  '  Soyez  forts  et  vaillants  et  ne  vous  elTravez  jias 
devant  le  roi  des  'Asoräwiyan  et  devant  les  peuples  qui  soiit  avec  lui, 
car  ceux  qui  sont  avec  nous  sont  plus  nombreux  que  (ceux  qui  soiit  avec) 
lui.  "Avec  lui  sont  des  bras  de  cbair,  mais  avec  nous  est  le  Seigneur, 
notre    üieu,    afin    de    nous   sauver   et   de   mener   pour    nous    notre  propre 


[221]  LIVRE  SECOND,  CHAP1TRE  TRENTE-DEUX1EME.  741 

,h,C    i   hf°Mnh   ■■  htm    :  ?£ "}J>    :  (D£fcI"hA    :   A>   s   «»Ms    :    «HA    s    H.M   - 

athT-no  •  rTh-nn  •  n*A  ■.  ,Yi»i«p.eA  «  >?-.*»  ■•  j&oi  ■■•  "»M*£rM  ■■  inu  •  <oa»  -. 
/.  ■  aift/..<zu  .•  A(iA  i  IM.  i  Ah.ft  «  ffl^'/tD  :  m  ■■  /hll'pJPA  s  Jl-i*'  •  ?>o-?,  :  fl» 

5  -Till  :  W-A*  :  rTKlin  a  £l>Jä  8  TxA  -  (Mffl.  •  h.?< -^A.y°  :  fc?li  s  £flA  :  "h'W'H  • 
Jifl.  ••  rt.Vh^?"  ■■  77-u'  ■  hfi^^n  i  AÖA  ■■  tfnV-K  .-  f(Dh.Ah<n."  ■  inCVl"»"  ■■ 
«\«>A  ■■    hffW  :   AA.f^A.90  «   "m^tiV.  :  ,7,Tf<p^fl  s   JPA-Tli'/Vjön-  :  h""   '■   ?.tn> 

hh^  s  j?,hA  :  hJMV-HH»*  .-  hrh^O-  •  AAA'tlÄ?0  s  7T-W  ■  hMtn  "• ,s ^ 

^i  8  </)Aäa>.  :  ,e.>n<.  b  ^p<.aa,9°  8  mh  :  /j-nA  8  m*<: :  im-  •■  fcaiii.tai<h.c  ■ 

h«w  8  «Äfil-«?.':  AdA.ll-  :  X\0o  •■  J&dTV-  «  " (Dh,?'h<mCAlO'>-'l'  a  H^V  :  mcVh  s  ffl 

inn<-  8  hnv?  •■  Avf-A-  -■  h^nn  a  nrhoxft  •  nhh  •■  niiy.A  •  huA-  ■  *»"7Ah 

•t  a  JuThHn.'/  a  AVf-A-  b    «/"£-C   s  h«w  b  ££"»-   :  AHnj/'ö»-    8    rx9°h?*a*?  ••• 

ib.  fiao  :  .?.£"}»  :  «D.el-.'MA  :  AV  :  «D-M:  i  -H-A  :   H.h>]  P  01)1.  —  ib.   IDMWIO]   A   fl»<lHI0-.  — 

ift.  n.*rt]  A  n.-M-f-.  —  9,  rt,vn<j.y°]  A  iifliA»°.  —  ?6.  hw-^'v]  P  bi-tw  A  jiOce^Tr.  — 

l£.  fl>fl>>i-J:i]  A   mto-^-frft.  —  ib.    (D(\&.V.1:~\  A  ffltf-A-  ■■  t»i-*V.-\-   ■■  H.hlh.  —   /i.  ->ll]  P   O/».   —  ?6.   Tr 

t-u»  i  .eo-s  :  <d]  P  om.  —  10.  ft.vm<kv]  A  nwii-y0.  —  iJ.  JiM'e.o]  P  n^«c^Tr;  A  o^-«^"V.  — 
11.  Art.vna.ir]  A  rtrtvm<ty".  —  ib.  hw-^yv]  P  rt^'ß^-v.  —  12.  post  niTr*  A  add.  «b-j,*.  — 
rö.  ?"/»"p°it]  A  '/*Y"<p^ik  —  j'J.  a»rt>iAi  :  .ßV-fK]  P  o/«.  —  ib.  ante  h.P<-0/w?"  P  «rff/.  m 
A.  —  /ö.  >,->«<:  :  n.t  >  >i°JH.h-(lrh,c]  P  om.  —  ib.  ante  AöA,^  P  add.  at.  —  ib.  jßöTV-]  P 
.e.öm'V.  —  13.  ath.fhot>c.\ia°''i-']  P  o/».  >-.  —  j'J.  ante  nh>  A  «c?^.  >iTrh.  —  ib.  >in«ef]  A 
hnm-f.  —  ib.  h,i,nii]  P  hAH-fi;  A  Aiin.  —  /6.  n^m-c^  i  ii>.t>  :  nvi'iA  i  nu/»-]  P  o/».  — 

l'Ä.  V7AYW-  =  h^iHllV]   P  «Dh-yAln^. 

combat.  »  Le  peuple  fut  encourage  par  les  paroles  de  Hezqeyäs,  roi  de 
Yehoudä.  "Ensuite  Senakerem,  roi  des  'Asoräwiyän,  envoya  ses  serviteurs 
contre  Iyarousälem,  tandis  que  lui-meme  et  son  armee  assiegeaient  la  ville 
de  Lakis.  II  envoya  (des  messagers)  ä  Hezqeyäs,  roi  de  Yehoudä,  et  ä  tout 
le  peuple  de  Yehoudä  qui  se  trouvait  ä  'Iyarousälem,  en  disant  :  «  l0Ainsi 
dit  Senakerem,  roi  des  'Asoräwiyän  :  En  qui  mettez-vous  votre  confiance 
pour  demeurer  dans  les  fortifications  de  'Iyarousälem?  "  Est-ce  que  Hezqeyäs 
ne  vous  trompe  pas  pour  vous  livrer  ä  la  mort,  ä  la  faim  et  ä  la  soif,  en 
disant  :  Le  Seigneur,  *  votre  Dieu,  peut  vous  sauver  de  la  main  de  Senakerem,  *  p 
roi  des  'Asoräwiyän?  l2N'est-ce  pas  cet  Hezqeyäs  qui  a  detruit  les  autels  et 
les  hauts-lieux  et  a  parle  au  peuple  de  Yehoudä  et  aux  habitants  de  'Iyarou- 
sälem, en  disant  d'adorer  devant  (l'autel  de)  la  maison  du  Seigneur  et  d'y 
brüler  de  l'encens?  ,:iNe  savez-vous  pas  ce  que  j'ai  fait  moi-meme  et  ce  que 
mes  peres  ont  fait  ä  tous  les  peuples  des  (autres)  pays?  (Ne  savez-vous  pas) 
que  les  dieux  des  peuples  de  toute  la  terre  n'ont  pas  pu  par  (Ieur)  puissance 


104  V  a. 


742  LES  PARALIPOMENES.  [222] 

yaoi.  :  K'ih  s  ?i9°W-A-  «  h"7/Sv5n;|-  •  Ki-t  ■  ATM1  !  ?»A  s  iv^fD.  ••  hflo«?  •■  HVllJ 
A  :  hfrY*  ■  AHlUro»-  ■  ?i9°?i?„P  i  h«»  :  jMfiija  «  h9°^Tnoo-  ..  KAu)?'Mi 
<"»•  «  ,sfl»£liH.!fc  ■■  Ä.jPAA'tfrio»-  .-  ,ThTf4^A  »  fl»fl»-Yl-AV  ••  J»..e.<:rt. *]<"»•  "  UM"}-!:  : 
.«MT  :  fl»^.;|•^.'TO'^?,  •■  htltm  :  A.£hA-  s  ha1fr\\'\'  »  tf-fr  •■  h/hH'fl  s  maofq 
/*'->  :   h£"K  :   rlilin  ■   H.*U-  »   h9°WPS  *   fflK^KÄ.lfö«»-   :   Ahn'fif  •'   hfl«»   : 

Ä.^Ä'»ho»-  •■  hyAhhfl»-  ■  hy°hftfl>-e  •■•  16«ohdfl  ■  PV7<-  ■  Jrtuc-fcD-  •■  a? 

T-i*'  s  hfl/.'P.?'i  -'  MA  :  h1li.Jffhh.C  ■  hi>"4Vl  '•  an\öti  i  &*H*,pA  i  +*6iMh  » 
,7a>X,h£  •■  aoRth*.  •'  fc"»lf  •  .ft;l*1.P(?  i  AhlULh-aduC  ■  h9°1\\  ■  hti/.h,fr  '■  h"i 

H  ■  JP.-HA  i  IHrt-fchi*  i  h«»ti  .■  nhtm  .-  K«7AJfj/-  i  fcAiffl  ■  rzi:  ■  KfS&fr 1 
AHn.ir<»o-  i  h9°WPS  '  h°7«>-  •  Ä.JJM7  '•  fc0°Ah  •'  fVHtyA  ■  Ann  i  hju*  • 

h9°h?~a>-?  :••  18<däca  ■  non.?.  s  +a  •■  nvn:  i  4Hi£-j&ftm.  •■  a*a  •  Ann  •■  K 
m-aa.*-  ■■  hf\  i  «Am.  ••  ^.n  i  h£f4  ■  ^,+fl>-o»-  s  ho»  -■  yv-ara-  ■  atyzniz 

14.  VVto]  A  o/w.  «o.  >.•>■»■]  P  07«. ,  A  »kW*.  —  iä.  Ail-fl]  P  om.  —  ib.  >»S.a>.  ■■  M»r  ■• 
il(A  hli  :)  tiUA]  P  o/h.  —  j'6.  h.t'VV]  P  hjt-JV.  —  Ä.  >.'/">..e..v]  P  otk.  —  ib.  >,£"M-rYi«»»«]  P  h 
H.-^-rH-Wa»-.  —  ib.  post  h^V/Viö»-  A  «rfrf.  >.5r>i.e„f.  —  15.  h^efuM-mm»-]  A  h.en/lrHi«»-.  — 
ib.  h.jB«jn.n<n>-]  A  >...e.^ft.\ia'»*  sie.  —  ib.  <i»h.»,«n>-/}p]  P  om.  —  ib.  J,fi«n»  i  h..e.iirt-]  P  a>h.fi.Wl^. 

—  /6.  7,"7A1W-  I  t^rt-  :  h.liil-ll  :  «DOO',"//"^]  P  >,"7A\1>  i  «utf-A-  i  Amn  i  o»>"//»"1- .  —  ib.  hJfW] 
A  Yl«n«  i  .PÄ^V-.  —  l'Ä.  Uhu«]  A  H.7.WO»-.  —  iJ.  >,ir>,.P.«l.'f]  A  J.r>.tf.  —  'ö.  «D>,'/">,^,ir<n>.]  A 
fl»7»J»">i£«Cir<n»-.  —  '0.  h.^JC"»H«n»*  "  h^MMo*]  A  ?i9"'»l\lo»-  i  J>..r£-'W)oi»-.  —  j'i.  >»jr>ijco»-p]  P 
O/n.  —  16.  flJUÖfl  :  1-VK.]  A  fl>IV7<.  :  tlOn.  —  ib.  X,W.'i:.rV]  P  ft^'l.'l'V.  —  17.  hiTATl  :  -j.ii/.a.a  > 

(A  t,r"\v  ■■  sie  y.m-h.A  0  »."/ii  :  .K-nA  =  avitha-  ■■  n«n>n]  I'  om.  —  //>.  Tuhmi]  A  Atm.  — 
'V'.   K.J'.p,-»-]  P  h.^A'».  —  '*•  AiHLi»'«'»']  P  <-hnin.""ö°-  *"  •   -  -  *•  WVe.'i.'r]  A  >ii»">..e„p. 

—  i'o.  n°7o>  s  h.^.p.-1'V  i  h?°^ti  ■■  Aiifrjpfi  s  «"hnm  s  n.*»«»-  =  >>i'">>.e.a>-f]  A  o///.  —  18.  Aiin  >  k.p 
<.<ja.s>"]  A  Aim  :  Uhu-  i  iih.f^OA.ir.  —  /6.  ^"iicwao-  ■■  mf.e:'i")Ko'>-  ■.  mriöo  :  fh.ni-i']  P  ju*a 

sauver  leurs  peuples  de  mes  mairis  ?  ' '  Quel  est  donc  parmi  tous  les  dieux  des 
peuples  que  mes  peres  ont  detruits  celui  qui  a  pu  sauver  son  peuple  de  ma 
main,  (pour  que  vous  croyiez  que)  votre  Dieu  puisse  vous  sauver  (de  mes 
mains)?  ,:iQue  maintenant  Hezqeyäs  ne  vous  trompe  pas,  qu'il  ne  vous  rende 
pas  confiants  par  de  telles  paroles;  ne  le  croyez  pas,  car  les  dieux  de  tous 
les  peuples  et  de  (tous)  les  royaumes  n'ont  pas  pu  sauver  leurs  peuples 
de  mes  mains  et  de  la  main  de  mes  peres.  G'est  pourquoi  votre  dieu  ne 
vous  sauvera  pas  de  mes  mains.  »  "Los  ofiiciers  du  roi  des  'AsorawiyAn 
parlerent  encore  contre  le  Seigneur  Dieu  et  contre  IJezqeyas,  son  serviteur. 
,7I1  ecrivit  une  lettre  injurieuse  contre  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrfi'61,  en 
disant  ainsi  ä  son  sujet  :  «  De  meine  que  les  dieux  des  peuples  de  la  terre 
n'ont  pas  sauv6  leurs  peuples  de  mes  mains,  de  meine  le  Dieu  de  Hezqeyäs 
ne  sauvera  pas  son  peuple  de  mes  mains.  »  '"  D'une  voix  forte  il  cria  en 
langue  hehraique  vers  le  peuple  de  'Iyarousaleui  qui  se  tenait  debout  sur  la 
muraille,  afin   de  l'effrayer  et  de  Tepouvanter  et  de  s'cmparer  de  'lyarou- 


10 


[223]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-DEUXIEME.  743 

üb-  .-  mh<m  i  PJ»:Wi«P  ■  AÄ.f<0A,'r  ••■  "öHVV.  ■■  AdA  ■  h9°Mn  ■  h.?'.-fiA,'r  ■■ 

(\\W»  :  flAAA  •  h'n^nl'  ■■   KAMI  •  9°£C  ■  htl  :    |fr  =  "l-dd  «  Äft  ?  MA  «  ?i«» 

/li.eo>-  "■  2"  o»ÄAP  i  r7il/«>jPA  i  1*/»  i  mhAMtl  •  r»A£  :  Ä^fr  »  VfU'.  s  Hfc 

1+  i  11?*  "   rfl.e.fM-  !  fl»RC>  :  fl>-Al"  :  rt°7.e.  "  "' <d£}oi  >  hai\\.hf[,h.V.  ••  ob 

s  AMi  »  fl)i*>/.fl)  .-  W-A»  i  -n>tA.  i  Ä"V-(i  •■  m"»fH\4*ü"A  :  <»Atf-A-  ■•  «»a?iVi->  «  m 

«•»at-H-  ■•  n^djä-l*  ■•  ai-m»»  ■■  hflA'P.?'}  -  an-aojf.m  •.  mnnh  ••  /^.cr  :  -n 

<h.C  ■  mOKr/i  :  IM-  ■•  fcrAll-  s  fflö»-A-S.  ■  ?iA  •  fl»öh-  ■■  h9°th$lh  ■■  hat-?.*?  ■ 
llrt.fcT.  :  ArtVh^y  k  Mo»fc£»Vf  •  Trfil.Jfflfh.C  s  A,Vll4\en  ••  mAfcA  ■  eve.<-  s 
Ä.M.AA,?0  =  h'J°h?„ih  :  An<,'*l<Z.9n  ■   >-M*'  •'  M/..^*J  :  <»?»'/">,£,  i/'o»-  ••  Atf- 
io  a-öb-  ■  JwYtHfl  «  9°£C  :  OJJwV.  *  (Zoo-  :  HO  «  hKV&Wti-  ::  -flinih^V  ■  Ä9"      *  v  • 

104  v°  b. 

Kh-  •■  "»OÄ  ■  AYx1\l.h'i\th.i:  ■  flJ'flfr'Ti  ■  MP°^  :  Jt9°A?i.  i  AJhlft^ft  ••    >-M*-  » 
WT*  i  </»"P<iA  ■  rh»»  i  flilrt^ft  ■  fcflh  i  A«»«->  i  öJÄAP  •  'W  ■•  VnUjril 

A.C  i  mnjrT'  ■  mlhirc-M:  •  o»j;n  -■  -  mMi  ■  nh«»  ■  in/,  i  A-*  ■  ?.i 

ll.Ainrh,C  i  Ortf-  =  Ahö?M.Ai'n*h.C  i  r7ni*.PA  •  Ybo>  i  J&«->5  i  KA  •  -hOHf  • 

19.  m-/-V7<:  i  *\ört]  A  ffll-7-n<C.  —  Ä.  inöA]  A  o«.  n.  —  ib.  ante  «j-n<c  A  add.  >,jr.  - 
20.  öjkc'V]  P  o/«.  —  21.  <di»v.(b]  P  atwc.O.  —  ib.  tf-n°]  P  om.  —  ib.  anmiw.-'A-]  P  o/n.  — 
ib.  n-Vft.ev/-]  P  n^ftjßc*  sie.  —  ib.  hfli-'F.jr'i]  P  A^CT><  —  ib-  Aftsni?"]  A  o/w.  —  22.  mA>iA] 
A  fflAt^A»»»-  :  >iA.  —  ib.  r7£<0  A  ja>u<..  —  ib.  >,A«5.<i.'.rv]  P  n^"C^-v;  A  M<s-«e.r*.  —  '*■  ffl>» 
?">i.e„i»'ö>»-  i  Mi-ivao.  :  >,,-hiin  :  y".^c]  P  o/m.  —  23.  post  AV)H.>i-n,h.C  A  add.  (lh.P<.1A,i^.  — 
ib.  hir-Xh.]  A  o/w.  —  ib.  m-MOA]  A  m-JAOA.  —  ib.  All-n]  A  >,Ai|(l  i  9°.e:C.  —  24.  afur'.P: 
^L  ■■  >i"7'V*]  A  n'h-T'rl:.   —  25.  AVJII.MIA.C]  A  om. 

sälem.  ,,JI1  parla  contre  le  Dieu  de  'Iyarousälem  comme  (s'il  parlait)  contro 
les  dieux  des  peuples  de  la  terre  qui  sont  l'oeuvre  de  la  main  des  hommes. 
""Le  roi  Hezqeyäs  et  le  prophete  'Isäyyäs,  fils  de  'Arnos,  prierent  au  sujet 
■de  cette  injure  et  crierent  vers  le  ciel.  2lLe  Seigneur  envoya  son  ange  (qui) 
«xtermina  tous  les  hommes  vaillants  et  les  guerriers  ainsi  que  tous  les  chefs 
•et  omeiers  de  l'armee  du  roi  des  'Asoräwiyän.  (Celui-ci)  s'en  retourna 
•et  rentra  daus  son  pays  couvert  de  honte.  II  arriva  ä  la  maison  de  son  dieu. 
Ses  fils,  issus  de  ses  reins,  firent  perir  Sanäkerem  par  l'epee.  ""Le  Seigneur 
<lelivra  Hezqeyäs  et  les  habitants  de  'Iyarousälem  de  la  main  de  Sanäkerem, 
roi  des  'Asoräwiyän,  et  de  la  main  de  tous  les  peuples  de  la  terre;  *  il  leur  *  p, 
tlonna  la  paix  ä  toutes  leurs  frontieres.  2:!  On  apporta  beaueoup  d'ofirandes 
au  Seigneur  et  on  apporta  beaueoup  de  presents  ä  Hezqeyäs,  roi  de  Yehoudä. 
II  fut  exalte  et  devint  glorieux  aux  yeux  de  tous  les  peuples.  "'Apres  ces 
jours  Hezqeyäs  tomba  mortellement  malade;  il  pria  le  Seigneur  (qui)  l'exauca 
et  lui  donna  un  signe.  25  Hezqeyäs,  roi  de  Yehoudä,  ne  recompensa  pas  le 
.Seigneur  en  raison  de  ce  que  le  Seigneur  avait  fait  pour  lui,  mais  son  coeur 


744  LES  PARALIPOMENES.  [224] 

An-    ■■  eoaoKh  ■■  AÖA.U-   :   ot>4»ia"P'1-  :    a>AW-A-   i  f,o-fi  ■   (0h^?^fiA.9°  « 

'}£"<•  ■■   Uf   s  fl»Ä«»»Ä*h   •  oo^wf^  '  <\bh>\Vo*>'  :   n«D'P0A.U-  s  AAti^ft  « 

27ö»hT  i  AdiiityA  ■  -nöA  :  arti'nc  ••  •nn-'V  •  ££-4£  ■  aitfi? ■  A-*  •■  ^m-n-i-  •■ 
ö»c4*  s  fl>-n<-c  »  aHmm-m-  «  d-}«p"-  ■  hn-c  »  m-niM  ••  *»£<»  ■  a»0o7<M-+  ■  TP  5 
f  •*  rh*A  ■-  a>-y*p?'l'  ■■  non<h-Ta*-  ■••  >sfl>fcU7Y.fc  ■•  AXhA  ■  mAnfs?  ■  atAmp.'i  .- 
attxhöWl'  ■■  w-JA  »  Atf-A-  •  MM  ■•  (ottO^  ■  l\a»6*ti?.  "  29tDhV1-i:  ■  hh  ■  rhVÄ  ' 
A»-|:  :  (DT^-I-  -•  W9°  •■  fflmA,  :  «ntM  •■  htioo  -.  mW  i  "hlti.yi-ttth.C  •  T<M'  •  -n 
H--V  :  AXrtft  «  "fflfo-hl.-rt  s  A"H*,?ft  ■  00*»  >  "°  ^H  ••  al?  ■  Wi  >  H^fflöh  » 

AflA   I   (DhC^Po0'  «  «•»'WA  •  ^/ft^   :  0«b?IA  :  ftfl~fl  '  «*I^  ■   Wl"  :!  "  «0+ÄC    1(> 
rii  ••  lÜiTf^JPA  s  nW-A*  •'  H*M1<!  «  fflh^U-fc  :  AA..*V  ■  »«»ATih'l-  i  ?iA  '  K9°-n»h, 

<: :  nn.A-7  ■  i-<o<n.  ■■  -^n,o-  •  h«» :  ^hr<-  ■  a>£m£*  ■  fc^-ii*  •■  ^yc-h « 

?»•}!•  :  Wfr  i  -S.n  ■  {TRC  ■  «D'IM  ■■  XltijHMfaC  i  \\au  -.  $od\\£  i  «Dj&CJtjS.  ■ 

//>.  ante  Art-  A  «rfrf.  n.  —  ib.  o»4»u»«i:*]  P  ao&wpt.  —  ib.  «DAtfA-]  A  fl»A*A  i  ITA-.  — 
26.  >,9">fltt.-f  ]  A  0*40,1-.  —  Ä.  fl»>.A-5r]  P,  A  fl>>iAi.  —  Ä.  KV<-1A-Va  ■■  9°AA.Ü-  i  >iA  i  fiR 
<■   :   Uf]    A  jßMK.    :   K.f<.^A,9"   :   9"(lfl.lh.  —  Ä.     fl»h,ö"»>,   :   <n>4>i>Mi:^    :   AÖA-lFö»-]   A    <Dh.^?°»>i  • 

<\öA.troi»-  s  öo4»u>«i:-j-.  —  ib.  A/hii-hefi]  P  o/«.  —  27.  «nt:*  i  <n-n<-C]  A  o»C+  '  fl>1l<-<C.  — 
//;.  nn-n]  A  \in-<:.  —  ;6.  ©irvn^t]  P  mflo^n«:.  —  //'.  vpf  =  w.*a]  A  'vr.el-  •  iiaa^a. 
—  /i.  mVP^t]  A  m-VPf.  —  28.  mhU7<:>.]  A  om.  X-  —  ib.  fl>?A]  A  «DhiTA^.  —  iä.  WAO] 
A  WfiAu-.  —  /6.  01)04-]  A  mno.+  l-.  —  J*.  Ao»<!.ö.ß]  A  A«>»<!>iP-.u-.  —  29.  flxnA.]  A  inhmA..  - 
30.  0>0>->,1;A]  A  flJ-M:.  —  ^.  »7f]  P  ^.ß.  —  //».  l-*iTr]  A  o/?2.  —  (ö.  ao"iH\  •■  .-'vli^  i  flJ«"»Tr7 
A   :   Rtt-Il   :  07^]  A  o»'*7A    i  ^<1  :    A»7i.   —  31.   fflh"7^i]  A  Om.  \.   —  ib.  AA..J>>]  A   A,.*f+.  — 

/6.  >iA]  P  om.  —  ib.  a>.«c>i^]  P  atpc.h.. 


s'enorgueillit;  (aussi)  le  chütiment  (menaga)  de  venir  sur  lui  et  sur  tout 
Yehoudä  et  'lyarousälem.  2,iHezqeyäs  s'humilia  de  l'orgueil  de  son  coeur 
ainsi  que  les  liabitants  de  'Iyarousali'm  avec  lui  et  le  chätiment  ne  vint  pa3  sur 
eux  dans  les  jours  de  Hezqeyäs.  -7  Hezqeyas  eut  richesses  et  tres  grande 
gloire.  II  fit  pour  lui  des  tresors  d'or  et  d'argent,  des  tresors  de  pierres 
precieuses,  beaucoup  d'aromates,  des  depöts  d'armes  et  des  vases  de  prix. 
"  (II  fit  aussij  des  villes  pour  le  ble,  pour  L' traue  et  pour  le  vin,  des  etables  et 
des  creches  pour  tout  le  betail  et  des  bergeries  pour  les  troupeaux.  -:l  11  bätit 
des  villes  pour  lui-meme.  II  posseda  beaucoup  de  bceufs  et  de  moutons 
(texte  :  chövrcs),  car  le  Seigneur  lui  avait  donne  des  biens  extreniement 
nombreux.  30Ce  meme  Hezqeyfta  arreta  le  cours  des  eaux  du  Gihän  ä  sa  partie 
supörieure  et  le  dirigea  sous  (terre)  du  cöt6  du  sud  vers  la  villc  de  Dawit. 
"  Hezqeyäs  reussit  en  tout  ee  qu'il  fit.  Nöanmoins  devant  les  ambassadeurs 
des  princes  qui  lui  avaientetö  envoyes  du  pays  de  Babilon  pour  sc  renseigner 
et  s'informer  aupres  de  lui  du  prodige  qui  s'etait  produit  sur  la  terre  (a  sou 
sujet),  le  Seigneur  l'abandonna,  afinde  l'eprouver  et  de  voir  ce  qui  etait  dans 


[225]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-TROISIEME.  743 

•iu  •■  £*+  ■  **<£*  i  ntHic  »  r»nfin,h>  ■  +nc?1  =  tf-A-  ■  atm  «  £im «  ofc  10* *>a 

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XXXIII,  'h'/Jf  ■•  ©A£  ■•  VflJg  «  •*«•»•>  •  AfVA.  »  h»"  :  fYinP  •  fl»jjfl»g  : 

«frOT-j-  :  v"jw  .■  n^.f^^A.'/"  ••••  -mn-nt  •■  M1.1-  •■  n4»£-«»  •■  h*7n.>i'n<h.c  =  nw- 

A-  ■•  CH-rt  «  hrTfiH-d  :  ?»A  ■■  i*»^J"ö»-  «  h-hLh-fldhC  *  hF&Xr*-  ■  "J^ö"*  ■■  A£«fe 

*  :  t\tUh,fr  •••■  3OH-aof,m  '•  tBhMiK  ■■  h(0-"\C  ■■  H>i»"/'  »  hfl*U-  ■  t"hl&?tl  '  ö> 

io  Ji+ot  i  Jü>°AA  s  AflJtA.9°  :  fliTH/.  ■  ^?i<P<w  ■  0>rt9£  »  Atf-fr  »    I^Y  ■  A°7 

n-w  •  jR-n»  ■  ikiii.hn.h.i:  •■  nhj< tiM°  •  w*i  ■■  tir?  •  A'jAr  •■■  (ohMK  • 

*o/»*Pö-t-  i  AW-A-  »  -fV/V.  •■  iW«  :  lle  ■  hW+  s  n,-h  ■■  fc<7H.Vfldi.C  « '  fl» 

iö-hi-i  ■  fcin-op  :  £*#  !  A«i/,;h  •  OiTÄV. :  ns°r  i  tDpn-nc  ■■  iw.  •  nn-f.  ■ 

32.  1-C4-]  A  tC4-.  —  «'*.  «•«•.t*'/.]  A  fl>».^4:X.  —  ib.  K,h-V]  A  »/h-*.^  s/c  —  /£.  ih-va*  > 
A]  A  o/«.  —  iä.  post  >(l..e  A  «rfaf.  waä  !  h.VX.  —  33.  ante  nn-nc  P  add.  a>.  —  ib.  /hiin]  A 
Ailh.  —  ib.  post  ö»>,a  A  add.  X.  —  ib.  Pt£<0  A  .RV-fK.. 

XXXIII,  1    A9°Vrt.]  A  o/w.  —  2.  rhf-ft  i  >.AH-n]  A  cW-Aod-  ,  a^hh.  —  3.  ö»,A>ä]  A  m 

^^X,  _  ,-J.  fca>.-J£]  P  ^U>d.  —  /Ö.  hfl-U-  i  A1I«>JPII]  A  All*^n  i  MHK  —  JA.  Afl/iA.?"]  A  Ad 
Ah.9».  —  li.   AW-A-]  A  d*.^ö"  :  Jf-A-.  —  5.  -l-MTd]  A  +>i?%t.  —  ib.  Ili?]  A  n«A>i,If«n»-.  —  6.  II 

v-j^G  A  n-feii-.  —  *■  nt°5»°]  A  idaä  :  «rs^.  —  ä.  a>jp.7-nc]  A  om.  a>.  —  ib.  nr't-fi] 
P,  A  om.  11. 

*=on  coeur.  3-Les  autres  actions  de  Hezqeyäs  et  sa  justice,  voici  qu'elles  sont 
V;crites  Jans  le  livre  de  la  prophetie  du  prophete  'Isäyyäs  et  dans  le  livre  des 
llois  de  'Esrä'el  et  de  Yehoudä.  33  Hezqeyäs  s'endormit  avec  ses  peres;  on 
4'ensevelit  dans  un  Heu  eleve  (parmi)  les  tombeaux  des  fils  de'Däwit;  tout 
le  peuple  de  Yehoudä  ainsi  que  les  habitants  de  'Iyarousälem  l'ensevelirent 
■avec  gloire  et  avec  honneur.   Menäse,  son  fds,  regna  apres  lui. 

XXXIII,  'Menäse  etait  äge  de  douze  ans,  lorsquon  le  fit  roi.  II  regna 
cinquante-cinq  ans  ä  'Iyarousälem.  2I1  fit  le  mal  devant  le  Seigneur  Selon 
iuutes  les  impuretes  des  peuples  que  le  Seigneur  avait  extermines  devant 
la  face  des  enfants  de  'Esrä'el.  Ml  se  detourna  (du  Seigneur);  il  fit  rebätir  les 
liauts-lieux  que  Hezqeyäs,  son  pere,  avait  detruits;  il  dressa  des  images  aux 
ßa'alim;  il  fit  des  bois  (sacres) ;  il  adora  tous  les  signes  du  ciel  et  leur  rendit 
un  culte.  ''II  fit  bätir  des  autels  aux  idoles  dans  la  maison  du  Seigneur,  lä 
-oii  le  Seigneur  avait  dit  :  «  Que  mon  nom  soit  ä  'Iyarousälem  pour  toujours.  » 
1 II  fit  bätir  des  autels  ä  tous  les  signes  du  ciel  dans  les  deux  parvis  de  la 
maison  du  Seigneur.  °  Lui-meme  fit  passer  ses  fils  par  le  feu  devant  les  idoles 
-au  pays  de  Banom;  il  s'adonna  aux  pratiques  des  magiciens,  des  devins  et  des 

PATR.   OR.   —  T.   XXIII.  —   F.  4.  48 


105  r°  a. 


746  LES  PARALIPOMENES.  [226] 

»i  ■  nn»-r  ■  *iiiiA-nA.c  •■  n-in  ■  wla-  •  hiii.vnrh.c  ■■  awv  ••  wArtA-v»**  ■ 

öJAS.  ■•  Mfi'U  ■  fl.>  ■  0>nJ»,e<  -AA,5>°  s  -WYv  •  fc9°tf-A-  •  M£  i  fcft4-fc.A  i 
hwjä.0-  •■  A9°e  ■  tD'tib-P  ■■  b0i/i9°  «  8<DÄ.flfc«W  •  Mb  '•  hV-Mi-  ■  fc^C  ■•  ?» 
?°hfl<5-Ji,A  i  MPH-fc  !  ?°£"C  s  K'J'h  !  «DW-nh?1«0-  "  Ahn'ehö»-  «  fflflf'h'fJrt  " 
?iö»  s  0+n-  •■  (Dl-tt^  :  W-A"  ••  H?»H'Hy){pöO"  ■•  (lh»»  :  Jf  ,h.<t*  •"  Ohtli"  >  /h"tf  : 
ffl'1'hH-HP  i  fl»*Hri  '  HA?  ■  nnitx&O-  •  Ao»-A.  «  9fl»ftfl«h-fr<n»-  i  9°TA  i  A^hTlfl  i 
£«■*  :  flJAW-A-tf»-  .■  hti  ■  MJW-  i  Ä.f<.AA.0°  ■  X\0°  i  £1(K-  •■  Ml«-!-  ■  ££"4- 
£  :  Wtf-A*  i  fcAH-fl  i  hA  i  MW»«»-  i  TtfHA'flfh.C  i  Kn%a»-  :  AR*+  ■  hfl* 
105  ?'b  **A  '"  ,°öH"»"'1^  :  MH.Ji"fl«lbC  ■  *A0°«7A.  «  ©A/mill  i  HA»  »  a»h.pX9°hP  ■• 
"<Bh9°Kh  i  MHA'flA.C  •■  AAA,U'o»-  i  </»A?ih-f-  :  -1£A-  ■  ATM*"  '  MfrV? 

Ofl.A-'J  «  iäfl»Afl  •  -t-f-iM  ■  •iwu*  ■  "1K  ■  AV7HA-AA.C  '  h90AYJ-  i  »Vi  i 

*6.  ntic/*"]  P  nvic.+n.  —  ib.  c*i-]  P  <Mvs+.  —  7.  n-mc]  A  o/n.  h.  —  ib.  mn-avl 
P  «Drtnn.  —  Ä.  «•flK.KyMWr*]  A  om.  a>.  —  ib.  >,fi^)hA]  A  .ßfi/ih.A.  —  &.  ^i*»jair]  A  >ift. 
9«»,  _  8.  VJC  ■  hTTMlMtAl  A  o;«.  MC  '  >i?°.  —  *■  AMIO«»-]  A  /IMIt'iro»-.  —  j*.  fl> 
n^i+n]  A  o/w.  ft.  —  ib.  post  >,«»  A  add.  t\.  —  ib.  a>4-Mi-iir]  A  w*Mi«*f.  —  9.  f->^<-]  A 
g^^l^.^  —  iJ.  >,y"7jtöo.]  A  >^5'"4•.e.•ö,,  s  78<n>-.  —  ib.  >.fi//i.A]  A  JS)l^>h>A.  —  11.  'V.RA'  !  A"** 
I»»]   A  rijEA    >    »•>>■»'.  —  ib.    hPi-V.rH    P   ft^'C^Tr.    —    12.     19.    :    A>.1lt>.'n<h.n]   A    7*    :    VW* 

■n<h.c. 


ventriloques;  il  fit  des  incantations  et  il  fit  pleinement  le  mal  devant  le 
Seigneur,  au  point  de  l'irriter.  'Il  plaga  des  images  sculptees  et  (des  statues) 
fondues  dans  la  maison  du  Seigneur,  lä  oü  le  Seigneur  avait  dit  ä  Dawit  et 
ä  Salomon,  son  fils  :  «  Dans  cette  maison  et  ä  'lyarousälem  (que)  j'ai  choisi.- 
parmi  toutes  les  tribus  de  'Esrä'el  j'etablirai  la  mon  nom  a  jamais.  "Je  ne 
ferai  plus  bouger  le  pied  de  'Esra'el  de  ce  pays  que  j'ai  donne  ä  vos  peres,  ä 
condition  qu'ils  observent  et  accomplissent  tout  ce  que  je  leur  ai  commandc, 
comme  il  est  ^crit  dans  ma  loi,  dans  mes  commandements  et  dans  mes  pre- 
ceptes  qui  (ont  ete  donnes)  par  l'intermediaire  de  Mouse.  »  "Menase  egara 
le  peuple  de  Yehoudä  et  tous  les  habitants  de  'lyarousälem,  afin  qu'ils  fassnit 
le  mal  bien  plus  que  tous  les  peuples  que  le  Seigneur  avait  terrasses  devant 
*  '•■  la  face  des  enfanls  de  'Esrä'el.  ,0Le  Seigneur  parla  *  ä  Menase  et  ä  son  peuple, 
mais  ils  ne  l'ecouterent  pas.  "  Le  Seigneur  fit  venir  contre  eux  les  cbefs 
de  l'armee  du  roi  des  'Asorawiyän.  11s  prirent  Menasö,  l'enchatnerent  de 
chaiiK's  dr  fer  et  l'emmenerent  au  pays  de  liabilon.  ,JLorsqu'il  fut  (ainsi) 
afflige,   il  chercha  la  face  du  Seigneur,    son  Dien,  et  il  s'luunilia  extreme- 


l» 


[227]  LIVRE  SECOND,  CIIAP1TRE  TRENTE-TROISIEMR.  747 

9°  ■  mtaiio»-  ■•  Ahn«ev  ■  Ahne/?0  ••  ©a^aa*  ■■  <DA^d#n  «  ö>awa«  >  <r-<z. 

iro»-  ■•  A*JW>  a  Hinch  ■•  iWP  s  ö>J>"£Y.  »  TM  •  W-A-  •  °/A'ptfB-  «  H7i*»Ä* 

5  h  •  AflAc  i  n+A  ■  ^hmih  •  hokIi  •  +AJ+  ■■  mWi-HPh  »  m<-9°  «  ©öH^fc  « 
flAn-A  ••  A9°h  «  hw-a-  ••  ££*£■  •■  ».ej^A+A*  «  hr*^»»  ••  1Ä  >  -V£Ah  :  ?iA 
»»  ■  fcAfl  ■•  K"j£  >  flne  ■  A-n^fch  •  a>»K.9o  :  ot^t-wi  ■  MA  •■  '>^hi «  fc 

AO  :  '7-A<fe  :  fl^AO  :  «DflACf-  '  "/UA  »  -T^HIIll  «  txt\tn>  :  fc-J-f-  :  fc<7||.;ffl 
rh,C  i  nA-/:Thh  ■  A0-A  ••  t^ihd  ■  CrM»  i  aoo^  :  «i-nil-^  •  "/UA  •■  maohi-ip. 

,4"i  i  h\i :  aijä-*  «  mncti  •  a-*a*  :  Mi  ■  AÄ-ncy?0  .•  toA^Arh*  ■■  wa^a* 

-fl  i  JiA  :  Khttib  ■  Ah  «  hA  i  -hOTfp  :  -JA*  :  H.Ä?  :  H^«T?i  »  TiA"»  «  hllAYl-  s 

?6.  ix]  A  ow.  —  13.  VM»  <  .ßiM]  A  Tr7Y".  —  ib.  •Pip-f-']  P  .<M.p-r  sie.  —  «5.  m<.y°]  P,  A 

°H.ao.  —  ib.  Htf-A-]  P  fltf-A-.  —  ZA.    fl>*7<.?"]  A  Offi.   fl>.  —  /6.    <n>4»u>^:^Yi]  A  <n>4>i»"i:l'  «  »»Ir^ri. 
—  ib.  ■V'A'fe]  P,  A  -VAt  s/c.  —  /ö.  ante  "ZUA  A  arfrf.  A.  —  ib.   fl»«n»fil,B7jB'P]  A  ö"fitö«'jeT. 
—  (ö    H7flCt']  A  tlincYi. 

ment  devant  la  face  du  Seigneur,  Dieu  de  ses  peres.  ''Menäse,  fils  de 
Hezqeyäs,  roi  de  Yehoudä,  pria  et  dit  ainsi  : 

«  0  Seigneur,  dominateur  du  monde  entier, 

Dieu  de  nos  peres  'Abrehäm,  Yeshaq  et  Yä'qob, 

et  de  toute  la  semence  (texte  :  le  fruit)  des  justes, 

Toi  qui  as  fait  le  ciel  et  la  terre 

avec  tout  leur  monde, 

Toi  qui  as  contenu  (texte  :  reprimande)  la  mer  par  le  verbe  de  ton 
commandement, 

qui  as  ferrae  les  abinies  et  (les)  as  scelles 

par  ton  nom  terrible  et  glorieux, 

Toi  devant  la  puissance  de  qui  tout  tremble  et  cliancelle, 

car  la  grandeur  de  ta  gloire  n'a  pas  de  limites 

et  ton  chätiment  sur  les  pecheurs  est  terrible, 

Toi   dont  la  promesse  de  pardon  est  sans  nombre  et  sans  mesure, 

car  tu  es  le  seul  Seigneur  tres  haut, 

misericordieux,  eloigne  de  la  colere,  plein  de  clemence 

et  (pret  ä)  t'incliner  vers  les  peches  des  enfants  des  hommes, 

Maintenant,  6  Seigneur,  Dieu  des  justes, 

ce  n'est  pas  pour  le  juste  que  tu  as  fait  la  penitence, 

ce  n'est  pas  pour  'Abrehäm,  pour  Yeshaq  et  pour  Yä'qob 

qui  n'ont  pas  peche  contre  toi; 


*  p, 

105  v°  a. 


105  v"  a 


748  LES  PARAL1POMENES.  [228] 

nönu-i-h  ■  oj?iVhes:  ■  n*Ä"7.h  •  mcn-  •  ^h  ■  ho*n  ■  ith-  ■  fl»j,mpv  ■  h 
KWWi.  •■•■  mjf.hti.'/.  ■  ?irt*7£-  •  n-n/.h  •  A-nf  ■  kw  •  htihfr  ■  rki*  •■  h.*  5 

h  «  MMi-  ■  h°lll.>.  ■  hflfiVh  :  m-Vm.Vm.  •■  M'h^'i  ■■  TrfvTDfjAA  .-  whfifcA 
h  ■•  l-lü  *Afc  •  V7H.J»  •  J"/iMfc  «  fl>A.ih<w>Tfl>>.  s  A'1m.Vhf  •  fflA^Aj^rt  » 
M  b4"f\  '  A.+  •  ?iJl^.e  ■  tDÄ.Uhfl+Ai  ■  fta»°iT¥V;l  •■  A9*RC  ■■  Ml*™  •■  h'i 
1*  ■  ?i1ll.>.  •  hlTAVic»-  ■■  AKA  :  £fcft,h.  «  ftli-CK.  1  >.<-'l"h  ■■  fMAP  ■■  hw  ■• 
X^H  ■•  h*i  :  ä'Acd'I-  :  M*  ■  h?;-Yi\ft.  •  IMllM  ■  "/UAh  «  hrtWMih  «  fltf-A-  1   io 

^H,  :  fflOVfA-  :  «w"PliA  ■  r"hJ?,CD-lf  :   ?,A<7D  :  h..Ph  »   j?.rt,n,h.  i  tf-fr  ■  'W  '■  A"7 

ib.  7.9"-/»A<fe]  P  J.rYA')'--  sie;  A  J.y-VA'fc  sie.  —  ib.  ->m.>,*f]  A  pnfrr  sie.  —  ib.  RA 
<•»*]  P  £An»fr  sie.  —  ib.  >,-/.<;>ö.S.]  P  Wt.-P0<i.  sie.   —  ib.    hfi^i.i-]  P  >>fl,V'-  sie.  —  ib.  mmiv.] 
A  mmm..  —  ib.  <D,hTi-  =  n<n>o->n]  A  «»>oin  =  omi»-.  —  ?7>.  mhmn]  A  o/«.  m.  — i'ö.  i"/i»a>.] 
A   /i»>vrt>.  s/f.   —  z£.  -»-"/üaIl]  A    )-i»'VAV.  v/r.  —  ib.  flih.i-,K).|.rti]  A  iDh.>>fl+Al:  sie.  - 
ib.  Ina»']  A  om.  —  ib.  M>]  A  >>.»>>.  —  id.  .fAm->]  P.p.Am^  sie.  —  ib.  ft,-f-]  P  o/n. 


Ainsi  tourne-toi  vers  ma  penitence  (et  vers  moi)  pecheur, 

car   j'ai   commis    des   peches   plus    (nombreux)    que  tous    [texte   :  le 

noinbre)  (les  grains  de)  sable  de  la  mer 
et  mes  fautes  sont  (sans)  nombre. 
Je  ne  suis  pas  digne  de  lever  (les  yeux)  et  de  regarder  la  hauteur  du 

ciel  ä  cause  de  la  multitude  de  mes  peches. 
Je  suis  accable  de  chaiues  de  fer 

au  point  de  (ne  pouvoir)  etendre  mon  soulHe  ä  cause  de  nies  peches; 
ainsi  je  n'ai  pas  de  repos, 
Car  j'ai  excite  ta  colere, 
et  j'ai  fait  le  mal  devant  toi, 
en  m'attachant  aux  choses  vaines 
et  en  multipliant  ce  qui  n'ctait  pas  bon  pour  moi. 
Maintenant  j'adore  sur  les  genoux  de  mon  coeur, 
en  implorant  ta  misericorde. 
J'ai  peche,  ö  Seigneur,  j'ai  peche; 
je  confesse  mes  fautes; 
je  (te)  supplie  et  je  t'implore, 
r.  *  aic  pitie  de  moi,  ö  Seigneur,  aie  pitie  de  moi. 

Ne  me  livre  pas  ä  mes  peches, 
ne  retiens  pas  ma  malice  a  jamais 
et  ne  me  punis  pas  dans  les  profondeurs  de  la  terre, 


[229]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-TROISIEME.  743 

„e-1-  ■••  r»Ah  •  fi-fl**  :  A'JAfT  i  h°Vi  ••  atf>(\  •  CM  •  Mtt.K'aAt.C  =  11»»:^ 
<h  ■  9°vrt,  ■•  >x90h\\?  •  rid',- 1  imii  ■■  nÄ.w*ff* «  >»«,\ThAv  ■  hi\i.hn(h.c  » 

ffiA«/"/»  i  ÄA-f-  i  fli-fu-TS»  •  ,+A  i  MAI--  •  fli"7.rn  ■•  aW  '  h.V^tlM°  •  Ml 

J-I--  •  Ä1VÄ  •■  fc<^+  '•  h9°0l£  ■  W'  ■  hVh  ••  ?i"»'J7A  ■  rVy.7  ••  fcfttl  ■■  ao-i 
7A  :  fcfl-11  s  ««.AT  •  aih'il  ■  ha-?.  •■  M+Ä"  «  ht\h  <  «»>»>  ■•  H/VdA?»  :  im/. 
A*fl4  -£ftfll.  •  M-A  ■■  fflfcAoA  :  ££'4-£  «  fl>"i»»  ■  »»A?i*W-  .-  -^'.A  ■  fltf-A- 

fcU7-C  ■    X-ffl.«,"'!-  :    n.ftU -S  ::  '    0>J»flW>J»    '  Ä"7Ah+  ■•  Hl.C  ■•  fl>*7Afc"  «    Jl^lU* 

io  ?i«?i!.^nrh,c  ■  öJW-A-  ■  OT/"<pfli.  j  Hhr-h>Ä  •  nfl»-ftf-  ■  n.+  ■•  Trfii.Jwwii.c 

cDflA.f <-AA.{r  :  mfcT-fc  ■  ?»^H7f:  "  UiaihM'tM  ■  tn>r"Pöt  •■  Ahlll./Ynrh.C 

/'&.  aniwr?']  A  mi-immr.  —  t'6.  to>"Aln]  P,  A  WAti.  —  14.  >,-»*]  P  /hVK.  —  ib.  WP1-] 
A  h«.-r.  —  üft.  ante  n»lV  A  fl^'i.  -,£».  —  ib.  >ifih  :  m>V7rt]  A  sn^HV  i  AIP-»  ■■  <n»V7A.  — 
/7>.  «»,•>•>]  P  o/n.  w.  —  ib.  >iW£  i  W<i>jv]  P  W+x  ••  hto-R.  —  ib.  ante  J,tiln  A  ar/d.  o».  — 
ib.  <i»,AdA]  P  ./>/,Aiin-.  —  ib.  ntf-A-]  A  fl»VfA-.  —  ib.  MJ7-C]  A  M>7<C.  —  ib.  »«0.9*]  A  «mV 
+.  —  ift.  n.eiM]  A  A.e.iM.  —  15.  h*,,ti>x]  A  haw».  —  ?'*.  n«>-nt]  A  n«»n>  sie.  —  ib.  müh. 
r<.ll\,r'1  A  om.  a».  —  ib.  mhvhl  A  o/n.  ta.  —  16.  o».ntft>f]  A  athi»w.  —  ib.  aoft'b-l-  >  l\\ 

~m.\-nth,c]  A  n.t  ■■  r'r'Vi  •■  WH.vn<h.c. 

car  tu  es,  6  Seigneur,  le  Dieu  des  repentants. 

Ta  bonte  se  montrera  sur  moi 

et  dans  mon  indignite 

tu  me  sauveras  par  la  grandeur  de  ta  misericorde. 

Je  te  louerai  en  tout  temps 

et  tous  les  jours  de  rna  vie, 

car  toute  la  vertu  des  eieux  te  glorifie. 

Gloire  ä  toi  ä  jamais.  Amen. 
Lorsque  le  Seigneur  vit  que  Menase  se  repentait  de  la  malice  des  actes 
qu'il  avait  faits  dans  son  ignorance,  il  (lui)  pardonna,  ecouta  sa  priere, 
exauca  les  paroles  de  sa  demande  et  le  ramena  ä  'Iyarousälem  dans  son 
royaume,  comme  il  etait  (auparavant).  Menase  connut  que  le  Seigneur  est 
Dieu.  Le  Seigneur  se  rejouit  de  ce  que  Menäs<''  s'etait  repenti.  l4Ensuite 
(Menase)  fit  bätir  la  muraille  (qui  est)  hors  de  la  ville  de  Däwit  depuis  le 
sud-(ouest)  jusqu'au  sud  de  la  vallee,  prolongea  l'enceinte  (depuis)  la  porte 
(des  Poissons)  jusqu'au  lieu  qu'on  appelle  dans  la  laugue  hebraique  'Oflä  et 
(l')eleva  tres  haut.  11  mit  des  chefs  militaires  dans  toutes  les  villes  fortifiees 
de  Yehoudä.  ,5I1  fit  disparaitre  les  dieux  (des  peuples)  etrangers,  les  idoles 
de  la  maison  du  Seigneur  et  tous  les  autels  qu'il  avait  fait  batir  dans  la 
maisou  du  Seigneur,  ä  'lyarousälem  et  hors  de  la  ville.  ,0I1  repara  l'autel  du 
Seigneur  sur  lequel  il  ofirit  des  sacrifices  de  paix  et  d'aetions  de  gräces.   II 


750  LES  PARAL1POMENES.  [230] 

(DfO  '.  /\ÖA.Ifö°-  •■  OB/M«P0+  ■  «oJMJtf-  :  (Dil-flAx^  ::  0)^(1»  •'  A/hUfl  S  £lj.j;  : 
\\tm  t  J?,-V4.jp  :  Ah°»I.Vnrh,C  J  hJ>°Ah  "  fcft/ >„  A  «  1T  (DflÄrtti  »  AlMl  !  «»A 
öAi-  s  h(D-1C  •■  MAm.  :  P0TV-  s  '8  0»?iA  :  -f-Ci-  >  ,*A'I*  s  ?°VA,  s  0>ÄA«"fc  •■  HÄ 

ap  :  -w  i  hii^rn^c  i  ö».*a  •  in.^1-  •  *a  .■  jbttw  ■  nA«»  ■  hitu-ndi. 

105  v'b.  C  '  ?*9"Ah  :  MMt*&  I  '  >P-Ö«»-  :  4.(1  I  ,*A+  :  ÄA-f"  :  HAU"  ■  fl»*nh»o  1  rtr/1  I 
fc-JH.Vflrh.C  •'  ÄA--f-  :  ffltf"A»  s  MIAU*  -•  <Dtf-A»  :  "MIC  I  tD(n>U*?'\'  s  hü  "  AdA. 
lfö°-  ■■  fc^VÄ  s  hO-*?^  ■■  tDh^ao  :   (lUf  :  hliVoo  >  ffl^AC  >  IfTrfflA  1  £-><*»? 

t  •  -in  i  hrm.h-ttth.c  •■  su-,  •■  ä-a<p  ■  n.+A+  >  >n.^*  « 2n0js°«»>  •■  j^a,  •  9°h 

nA.e<.AA,9° ::  --ffli-n^  ■  mu+  ■■  n4»£-«»  ■  Mii.^-nrh.c  ■  nh»»  •  w<:  ■  yv 
n,  ■■  fcn-u-  ••  fflAw-A-  •■  ä9°aa  •■  Hin*;  ■•  hn-u-  ••  vo  •■  j»t"*  s  o»++'>e  s  A-fl»-  •■•• 
S3fl»Ä.^JlMi+  i  ChA  •  lM»Jt«*»  :  h*?lUk-fl<ii>C  i  nti«*»  ■  hfahi-  •  ?°va  i  Mi- 

U-  :  hA»»  :  hf»?  :  01  A4-  i  Ml*lf*1l  i  'Vrtl.M'  S  fl*.^«»  :  h*?H.Ji'fl,h,C  ■'■  "ffl 
•^/"h-  :  AöA,U"  ■  h^-nC-tlh  «  ©t-f-AP*  •'  fl0>-A'f"  •  fl,->  «  * :i  ID++A?*«»*  s  ?i 

JA.    AftA.ir«n>.]  A  AÖA.O-.   —  17.    ii«i,7,-/:n  :  /hlHl]  A   mOA*  s  AlHlfl.  —  «Ä.   ante  «n>AöAt  A 
flfifr/.  'V^.U'ö»'.  —  j'i.   DAffl.]  A  ö»!.  —  Ü6.  pOSt  F0TV-  A  «(/^.  «L.^4.Ä  '  >i'/">i"/H.>.-n«h,C  s  >!?"'>»>»»■. 

—  18.  HXAP]  A  >iT-t  :  (om.    XAf).   —  i'ft.    ffl*rt]  A   <D."M1\  —  19.    XA»t]  A   OW.   —  IÄ.   fl>nil<n)] 

A  om  n.  —  i'A.  mtf-A»]  A  n>nw-A-.  —  /6.  i-fic]  A  ^"inc.  —  /Ä.  AßA-tro»-]  A  n«»«>-.  —  /6.  >•;»>>«] 
A  a>ä.  —  /ä.  n.<M-i-]  A  n.'j'A.  —  20.  9"va.]  P  om.  —  //).  nr/t  >  n,*]  A  no7<..  —  ib.  >,'/°v] 
P,  A  df».  —  21.  «a»g]  A  V\{.  :  mHAh,*.  —  //?.  Vi»-»]  P,  A  h-P»».  —  ib.   me]  A  om.   a>. 

—  ib.  «*«n»t]  A  °/<n>^-.  —  22.  ante  >,n-tf-  A  add.  r"fii..  —  ib.  h'P'V]  P  M"*.  —  23.  n'>.ta"] 
A  om.  n.  —  /'6.  M»Tr]  P  J.f°». 

ordonna  au  peuple  de  Yehoudä  de  servir  le  Seigneur,  Dieu  de  Esra  .1. 
"  Toutefois  le  peuple  continua  ä  brüler  de  l'encens  sur  les  hauts-lieux.  I8  Les 
autres  actions  de  Menäse,  (les  paroles  de)  la  priere  qu'il  adressa  au  Seigneur 
et  les  paroles  que  les  prophetes  lui  dirent  au  nom  du  Seigneur,  Dieu  de 
*  P,       'Esra'el,  "voici  qu'elles  sont  (ajoutees)  au  recit  de  sa  priere.  *  La  facon  dont 

105  V  b.     ,      „    .  .  ,    i    ,  -i  i       • 

le  seigneur  exauca  sa  priere,  tous  ses  peches,  toutes  ses  actions,  les  endroits 
sur  lesquels  il  fit  bAtir  des  hauts-lieux  et  oü  il  mit  les  bois  (sacres)  et  les 
images  sculptees  avant  de  se  convertir  au  Seigneur,  voici  que  (tout  cela)  est 
ecrit  dans  les  paroles  des  prophetes.  -"Menäse  s'endormit  avec  ses  peres  et 
fut  enseveli  dans  le  jardin  de  son  palais.  'Amon,  son  fils,  regna  apres  lui. 
'-'  'Amon  ctait  äg&  de  vingl-deux  ans,  quand  on  le  fit  roi.  11  regna  deux  ans 
ä  'lyarousälrm.  "II  fit  le  mal  dcvant  le  Seigneur  comme  avait  fait  Menasd,  son 
pere.  'Amon  sacrifia  ä  toutes  les  idoles  que  son  pere  avait  faites  et  les  servit. 
"II  ne  s'humilia  pas  devant  le  Seigneur  comme  (s')etait  humilie  MenAsö, 
son  pere,  car  'Amon,  son  fils,  multiplia  les  pöehes  devant  le  Seigneur.  =l  Ses 
serviteurs  s'insurgerent  contre  lui  et  le  tuerent  dans  (son)  palais.  "  Le  peuple 


10 


106  r°  a. 


[231]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-QUATRIKMK.  751 

AHI1  i  9°Ü:C  ■■  AfcA  i  -/ '}/»'h.  •  A<>A  «  Yb/»  »  hf")  "  ö»*i'»/MJp  »  h^m  • 

XXXIV,  'hfl»«,"  ■  fl>A£  ■  iVJfc*  i  •}«"•>  ■  *»<*>  i  fYV-P  «  AJk.P-fiJ'fi  : 

ÖJinfflÄ  :   «JödJ-  :   i>  :   nÄ.f{.AA,i,D  S   -fDthd.  :   nWJ*   "   CrfrT*  »   Jl4»£-<"»  «   ?i 

jm/*,v  ••  AhiiOrtkh.c  ■  M-Ah  s  Wi-  •  ha-o-  ••  (onjme  ■.  -im-v  .■  «d-ji/»' 

*  •  h'Ml  :  h«»  :  jp->ÄVYi  •  A£iM  ■■  fl'A/^.P{-AA.'/,,  «  h^haf-IC  ■  ath9°hh*P 
9°  ■  0h9°hS°hti  ■■  fi-flti  ••  ' (Dh'iihti  i  nfl»£'°£i>  •  ao^vd-t  :  nÄA.9°  •  mj,<i> 
io  «7<1  :  H»»Af)A'l;ir<n>-  :  tohllloo  »  hh^ao  ■.  (Dh9°ftti  •■  *flAG  s  fW.  i  fll+T+ 
Ol  •  Y\9°f\h  ■  fflfl£fc°o«»-  ■  h"}^/.  :  »».«J'^l^  :  Thti  i  Y>0-  •  A-tf»-  «  5r»hflflir0J* 
*hlW-fcir«"»-£s  hfl>-0f  ■■  n*»M*  ■  otAjJAI-  i  'Tf'P'i-hirao-  ::  fDK7Ä-rhö°- 
A£r»I  •  flJA^V<-0A.9°  :  mt\hüT~£  •■  h.f&.T  ■■  mrSh,  ■  mtihVhd  ■  t\9°PTi 
a>V\'$'h,V  •  memtlS-fr  •  ?»A  •  hiO-P-ao-  a    (Dh'iihti  «  hbfoo  •■  aJ9°f>"Part* 

25.  *,?-•»]  P,  A  h<P*. 

XXXIV,  1.  ante  Yi'CV*  A  «<W.  w.  —  ib.  rt"?*.*]  A  rt«»iri:.  —  ib.  «'Mim/.']  A  a»i»"\'»  :  hAI". 

—  3.  fflilirii]  P  o>nn?"Tr  s/e.  —  ?'£.  mafh-bi.]  A  o/«.  5-,  —  ib.  «y«L  :  ^»"V]  A  Arv  =  ^-S..  — 
Ä.  mil  .'«>(;]  A  mttOr'C.  •■  wVlAh,.  —  ib.  .PTrÄ-A]  A  ^TtävI..  —  ib.  mrth.fi.OA.i'0]  A  flJrth.F<-A.9" 
sie.  —  4.  nhA.?"]  P  (lh.ft.1T.  —  ib    <Dh"Mlm>]  P  <d>,»JHö«>-  s/'c.  —  /6.  post  h9°*h  A  fidd.  fi-fll'. 

—  ib.  vw]  P  vvä«c  s/c ■.  —  ib.  oo;P-t\£.  :  >,a]  a  «».•».■n^irtf».  .•  A>.ft.  —  5.  nuv-fcir«»-}'.]  A  o/». 
X-  —  ib.  ante  o»aöA+  A  «fifa?.  n.  —  ifi.  9"r»<P-rt\ra<f~\  A  ?™/'"'P'\.Wö»-.  —  /6.  fl>Ah.p<^A>?"] 
A  o/n.  ft.  —  6.  h,v^9°2  P  Ji^A?".  —  ib.  AnronTt]  A  <d*ius'1-.  —  7.  ©^/»"p^t]  A  ««»»/»"PAti. 


du  pays  tua  ceux  qui  s'etaient  insurges  contre  le  roi  'Amon.  Le  peuple  du 
pays  fit  roi  'Iyosyäs,  son  fils,  apres  lui. 

XXXIV,  '  'Iyosyäs  etait  äge  de  huit  ans,  quand  on  le  fit  roi.  II  regna 
trente-et-un  ans  k  'Iyarousälem.  2I1  marcha  dans  la  voie  droite  devant  le 
Seigneur  et  marcha  dans  les  voies  de  Däwit,  son  pere,  sans  se  detourner  ni 
a  droite  ni  ä  gauche.  3La  huitieme  annee  de  son  regne,  alors  qu'il  etait 
encore  adolescent,  il  commenga  ä  chercher  le  Seigneur,  Dieu  de  Däwit,  son 
pere.  La  douzieme  annee  de  son  regne  il  commenca  k  purifier  Yehoudä  et 
'Iyarousälem  des  hauts-lieux,  des  bois  (sacres)  et  des  images  en  fönte.  A II 
detruisit  les  autels  des  Ba'alim  (qui  etaient)  devant  lui  et  les  hauts-lieux  qui 
etaient  au-dessus  d'eux;  il  fit  couper  les  bois  (saeräs);  il  brisa  les  images 
sculptees,  mit  en  pieces  les  images  (fondues)  et  les  jeta  devant  les  tombeaux 
de  ceux  qui  leur  avaient  sacrifie.  3  Quant  aux  os  *  de  leurs  pretres,  il  (les)  brüla  *  P» 
dans  le  feu  sur  leurs  autels.  II  purifia  Yehoudä,  'Iyarousälem,  cles  villes  de 
'Efrem  et  de  Menäse,  les  villes  de  Sem'on  et  de  Neftälem  et  les  lieux 
environnants.  7I1  detruisit  les  bois  (sacres)  et  les  autels;  il  brisa  et  mit  en 


752  LES  PARALIPOMENES.  [232] 

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4]  P  (Dhat-nc.  —  ib.  h"iX<h  •■  m]  P  om.  —  ib.  >ifi^h,A]  A  ,e.ti£h.A.  —  8.  wn.TfflS]  A  «WO/"** 
C  ■■  fflOy-V.  —  ''*.   hTr»A1-]  A  JiTr»/»..  —  IÄ.  i>fl>]  A  i.'i'P.  —  ib.  AftVV]  P  om.  A;  A  «oft^-y. 

—  ib.  A.A-S]  'A  rt.A^.  —  ib.  fflAh.f->.A]  A  mAh.r-hm.  —  ib.   h.v>iimi]  A  f-hmi  i  ö»hyic.  — 
/7».  ante  xaä,  A  add.  mwv.  —  ib.  .pjv'VO-]  A  ^ATrX..  —  Ä.  hy-Ah]  A  >iin>Ali  i  v/r  ilhiroo..  —     . 
9.  h.A*^A]  A  •fcA^.en.  —  //>.  ömdüH}»']  P  tnmoflov.  —  ib.  A^T'C^'V]  A  luvaffi.  —  ib.  >iTr|Q 
A  >iA.  —  ib.  >,v*x]  P  >.T+*:  A  h^+X.  —  ib.  (W^v-]  A  >!?">.£.  —  ■'*.  A?°TA.]  A  om.  A.  — 
ib.  o>>,a3  A  w^irw-A»«»-  .  >,A.  —   ib.    ?iy">,fi^.>i.A]  A  JiS'-.e.f^h.A.  —  i'A.  f>.e:<.]  A  jeviK.. 

—  10.  <do»üi1}p]  A  wink  —  i'S.  o»-nt  i  MLir«»-]  A  (1>iä.  —  ib.  A>%A]  A  >iA.  —  ib.  fl.t]  P 
o/».  —  ib.  mmo-ÜP]  A  axDO-njPat»-.  —  ib.  t\M-~\  P  ow.  a.  —  ib.  m.cx-'Vß-]  P  m^X'VO'.  — 
ib.  post  m^JVVO-  A  add.  ft.1-  >  7tlii.h'fl<h>C  =  maw-iWoo-.  —  11.  fl»A>£4»^]  A  ow.  at.  — 
ib.  ante  Yn»»  A  add.  w. 


pieces  les  images;  il  purifia  et  detruisit  tous  les  hauts-lieux  du  pays  de 
'Esrä'el  et  revint  ä  'Iyarousälem.  8  La  dix-huitieme  annee  de  son  regne,  apres 
avoir  fini  de  purifier  le  pays  et  la  maison  royale,  il  envoya  Safen,  fds  de 
SeldA,  Mäsyäs,  gouverneur  de  la  ville,  et  'lyo'as,  fils  de  'Iyo'akez,  son 
secretaire,  afin  de  reparer  la  maison  du  Seigneur,  son  Dieu.  "  Ils  arriverent 
aupres  de  Kilqeyäs,  le  grand-pretre,  et  ils  lui  donnerent  l'argent  qu'on  avait 
offert  pour  la  maison  du  Seigneur  et  que  les  levites  qui  gardaient  les  portes 
avaient  recueilli  de  la  main  de  Menftse,  de  ;fifrem,  des  princes,  de  (tout)  le 
reste  de  Esra'el,  des  enfants  de  Yehouda  et  de  Bcnyam  et  des  habitants  de 
'Iyarousälem.  '"Ils  le  remirent  entre  les  mains  de  ceux  qui  faisaient  l'ouvrage 
de  la  maison  du  Seigneur  et  de  ceux  qui  etaient  preposes  aux  travaux  dans 
la  maison  du  Seigneur;  ils  le  remirent  ä  ceux  qui  exöcutaient  (les  travaux)  de 
la  maison  du  Seigneur  aün  de  (la)  restaurer  et  de  (la)  consolider,  "ainsi 
qu'aux  macons  et  aux  cliarpentiers  afin  d'achet.er  des  pierres  de  taille  et 
des  bois  pour  la  toiture  (des  bätiments)  du  temple  que  les  rois  de  Yehouda 


[233]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-QUATRIEME.  753 

dAfli»  n,r  »  ?.a  •  ^^r/lA•  •  w+  •  fM-%  •••  '"  foö?.ai  ■■  aouf.r"n  ■  ■*«»  •■ 
aöa  i  *7-nf:  i  fli-f.OT  •  <MA.ir<n»-  :  ?,a  :  ^fi-M.+£,j>,fl«»'  ■■  j'.vi-  «  mo-n^fi  • 

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-n,h,c  ■  flv.hn  •  h.A*.eA  s  Jim  ■  o»x,h£.  ■■  m-  «  Ah^ii.^-nrh.c  •  iin?»£,«>-  ■ 

Aö»-rt,  '•  '  (DhOhr'h  ■■  lUAtyft  ■•  »im  ■■  CD JR.0>  *  A-  ■■  ArtVJ  »  Ärh£  ■  <n>Jt-rh£  ■    IOg  J'b 

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10    -}  ::  '6 (DjWIA  »   AV}  •   ©'M'  •  <n>ff,f|£  :   •'&  :    fr jf»  ::   (OhÖi\  '  WlC  ■   J*A  '• 
A'JT-/*'  i  JrtH  i  /MlA  ■  Trf-A-  ■  ÖJC+  «  ÖMK^  '  a»(\h  :  nhÄ,«/*»»"  '  tlhl-ttC'll 

h  s  ka  i  £7-n<-  i  in/.  ■  n,i-  «  hm.Yx-a.h.c  «  " ©Anhi"  »  A-n<-r:  ■  h-mim  » 

/'6.  post  n,fr  A  rtrfrf.  o>Art<i«Rt  :  Mlft.  —  12.  mbg.a>  •■  <n>»_e,j»»v>]  P  <nö.e.a>-  j  «»UjRjrw.  — 
/'ö.  '»öA.u'm»-]  P  ^ört  =  1-nc.  —  ib.  ,e.ah:i-2  A  ja*\.*.  —  #.  «»0-ri.s.^ft]  A  wh-n^.^fi.  —  ib.  post 
«Dittic^n  A  a^rf.  ann>m\9".  —  ib.  ^>^^]  A  4'ai:i-.  —  ib.  Av+.e-]  P  oin.  a;  A  n«}.*.^.  —  ib.  a, 
*P«e]  A  rt,'P<l>•^,'•  —  ib.  Ani:]  A  Anm..  —  ib.  mroc]  A  <d?"i)-<..  —  ib.  post  (IäV»A  A  add. 
n-nwit.  —  13.  wiiia^]  A  xmc*.  —  j*.  ?nc]  A  °?-nc.  —  «'*.  »xai^]  a  nj>,?»A.'P<B-rv  !  x^i 

*^.  —  ib.  monV.'yv*]  A  fliaovi.'VTr-/-.  —  ib.  hTr+w]  A  JiS'*».  —  14.  mWll]  A  o/h.  a>.  —  ib.  p 
©*>h]  A  ,fcfl»6>i..  —  /7>.  o»->,1-]  A  m-M:.  —  JA.  ffl-lK.^]  P,  A  rt»-n<.c.  —  Ä.  ll.Afr.rfl]  A  •ftAfr^fl. 

—  15.  ti.Afr.pn]  A  -fiAfr^n.  —  /6.  mn]  A  ow.  —  /6.  x^.]  A  ä/Jiä,.  —  ?'ä.  n.Afr^n]  P  aha* 
fti;  A  *Afrn  sie.  —  ib.   ante  *iU"V  P  arfrf.  m.  —  ib.  ai->,+]  A  <i>->.1-.  —  16.  mM\b  ■■  A*Tr  ■• 

«D-^t]  P  O/H.    —    /'i.    «DYiöll  i    tWJf]   A  n»tV7C   s    »tön.  —    /ö.    ,*A  :   ATrl/"]   A   A-»V-/»"  i   ,+A. 

—  ib.  n>ije„(r<n>.  :  A>i*7iic-fcYi  :  >.a  :  fiTtH.  s  °/-fi4]  P  cm.  —   ib.  ante  n.t  P  «^rf.  A.  — 

17.  A-IK-C]  A  AfflCfr. 


avaient  detruits.  ,2II  etablit  des  hommes  fideles  pour  (l'ex^cution)  des  travaux 
et  leur  preposa  comme  inspecteurs  Ye'et  et  'Abdiyäs,  levites,  des  fds  de 
Möräri  et  Zakaryäs  des  füs  de  Qä'ät  pour  la  surveillance.  Chacuu  de  (ces) 
levites  etait  habile  et  experimente  ä  (jouer)  des  instrumenta  {texte  :  cymbales). 
,3Sur  les  porteurs  et  sur  tous  les  ouvriers  qui  vaquaient  ä  leur  travail 
respectif  etaient  des  scribes,  des  commissaires  et  des  portiers.  M  Pendant 
qu'on  retirait  Tor  et  l'argent  quon  avait  ofTerts  en  don  ä  la  maison  du 
Seigneur,  Kilqeyäs,  le  pretre,  trouva  le  livre  de  la  Loi  du  Seigneur  qui  (avait 
ete  donnee)  par  l'intermediaire  de  Mouse.  ,äKilqeyäs,  le  pretre,  s'adressa 
et  *  dit  ä  Safen,  le  scribe  :  «  Nous  avons  trouve  le  livre  de  la  Loi  dans  la  10*  PJ. 
maison  du  Seigneur.  »  Kilqeyäs,  le  pretre,  le  remit  lui-meme  ä  Safen. 
10  Safen  porta  ce  livre  au  roi.  Ln  outre,  il  rendit  compte  au  roi,  en  disant  : 
«  (On  a  remis)  tout  Tor  et  l'argent  (olfert)  en  don  entre  les  mains  de  tes 
serviteurs  qui  fönt  les  travaux  de  la  maison  du  Seigneur.  ,7On  a  fondu 
l'argent  qui  a  ete  trouve  dans  la  maison  du  Seigneur  et  on  l'a  remis  entre  les 


754  LES  PARALIPOMENES.  [234] 

(O'tl't   :    0,-i'    :    h'W.h'nfh.C.   -  aHDU-MPa0-   »    öWl^  ••  Ti&IJlPtf»-  •■  A4-4»Ä"  •■  ö>- 

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An  s  rtro  s  11-/»  -■  Ph  ■■  A«7  i  wmm  ■•  ÄAHA.^  s  "aijuiif  ■  TW"  «  Ah  5 
TnJ-f0  •  fl>Ah.A4\eft  i  mAO-flM  ■■  <»A£  i  J>°Ah.,FA  ■■  oiArtV'J  i  K,hl.  «  mA 
fcAÄ.,?  ■  «J~Atu-  ■  KW  •■  f.nA  i  21M-  i  h'}h  i  »y»y  .■  AKiu.vnrh-c  ■■ 

flMt^P  ■'  fl»nh"J+  :  tf-rt»tf»-  :  hA  ■  +C*  «  h9°htl£h.fr  •■  fflhjr'.fcij.*;  i  n?i 
•>-!•  !  .«M-f*  s  oDX'rhr-  ■  IM-Itlfl  »  "ht\ao  •  oDOf  i  Trfll.Jk'flfh.C  i  0fl.£  >  *£•>  ' 

AdA.v  •■  ?»A<w.  .-  }u(nro~  -■  J»n«ev  ■  ^a  >  hinh-n^c  ■•  ha»  ■.  ?,-hk.  •■  w-a-  *  w 

iHf/M?  :  Hhlt-fr  i  TfJ-t:  i  onjfrh?  ::  "OM^  :  lUA^A  »  Ö»?»A  :  f.QJra*  i  1t 
/"  ■■  -W  i  AA^-J  s  >fl.J&*  |  flTtA.*  i  AA-A.'/"  :  ©AS.  ■  A'|:4s&  i  IDA*  i  A 
ÄA.C  i  0*n.J-  •■   "HiHll   :   0>£M:i.  ••  -l'TifrC  i  m-M-  •■  A.f4-AA.y°  i  <D*A+  : 

ib.  «xno-fijPöi».]  P  om.  —  ib.  m&k  =  '»•fit  :  "iiRV.irwl  P  o//z.  —  18.  nw]  P  hwv.  — 
ib.  o»»<hi  :  ,W]  P  om.  —  ib.  n.A<>.pfi]  P  n.A*.r.  —  ib.  mv/dfi]  A  h"WIP.  —  //>.  (»«•>] 
P  nw;  A  O'iJ'V.  —  /6.  ah\f  -.  m>xM.~\  a  iiid-m  i  €n>K^v.  —  ib.  ntnal  A  m-dun  i  nn.t  > 
V7H.M1A.C  —  1"-  ,+A  >  '"h*?]  P  o//i.  —  20.  AMi..*?"  i  a>AUA4>,fil]  A  AKA+f  :  (primitivement 
AllA^'^n  i)  o»AMl..*y  "  i»A£  i  (|¥T>.  —  ib.  «urtOD^Tr]  P  <w».  A.  —  ib.  r'AMfii^  A  9"AH^fl. 
—  /6.  wAfiVTr]  P  mAfiVV.  —  ib.  <nA7,ri7>..e]  P  om.  a>\  A  fl>Ahrt.7...p.  —  21.  ,».<.]  A  /h-f..  - 
//'.  >i?">ifu.7i,A]  A  >i?,'jf.n<!-h>A.  —  //'.  Ofl.e]  A  on.e.  —  «6  ante  iöa.>  A  ««'rf.  n.  —  ib.  .* 
A  :  MH.MIA.C  i  >J»n  i  .i'.ld*.  :  tf-A».  —  /A.  m-M]  A  o/«.  —  22.  n.A'1-.fn]  P  luAru^fi. 
ib.  post  n»,A  A  «(M.  i.  —  ü'ä.  aa-sv]  A  >.A^Tr.  —  //'.  >n..e*]  P  >IH-.  —  iä.  aa-a./"]  A  aa.a 

iT.  /?7.  A**<{.]  A  A^t-V^.  —  /'6.  WAS-  :  A7.A.C]  P  0/77.  —  ib.  0.*tt.t  '  ^>ilHl]  A  °k*n,  >  >»A 

oa.  —  ib.  i-väc]  A  ^>-ric. 


mains  des  inspecteurs  et  entre  les  mains  de  ceux  qui  fönt  les  travaux  de  la 
maison  du  Seigneur.  »  l8Safen,  le  scribe,  annonga  (cette  nouvelle)  au  roi 
'Iyosyäs,  en  disant  :  &  Kilqeyas,  le  pretre,  m'a  donne  le  livre  de  la  Loi.  » 
Safen  lut  devant  le  roi  ce  livre  que  (Kilqeyas)  avait  trouvö.  '"Lorsque  le 
roi  entendit  les  paroles  de  la  Loi,  il  dechira  ses  vötements.  20Le  roi  donna 
des  ordres  k  'Akiqäm,  ä  Kilqeyas,  ä  'Abdon,  iils  de  MelkiyAs,  ä  Safen,  le 
scribe  et  ä  'As'iya,  son  serviteur,  en  disant  :  '■'  «  Allez  donc  consulter  le 
Seigneur  pour  moi  et  pour  tous  ceux  qui  restent  de  'Esrä'öl  et  de  Yehouda  au 
sujet  des  paroles  du  livre  qui  a  ete"  trouve,  car  la  grande  colere  du  Seigneur 
est  enllammee  sur  nous,  parce  que  nos  peres  n'ont  pas  ecoute  les  paroles  du 
Seigneur  pour  accomplir  tout  ce  (jui  est  ecrit  dans  ce  livre.  »  "Kilqeyas  et 
ceux  que  le  roi  avait  designea  allerent  trouver  la  prophetesse  Ilaldan,  femine  de 
Soulßm,  fds  de  Touqoure,  fds  de  'Äser,  gardienne  des  commandements;  eile 
habitait     lyarousAlem  au  lieu   appele  «   seconde  partie  »  (MasanA'i)   (de  la 


10 


*  p, 

106  v"  a. 


[235]  LIVRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-QUATRIEME.  755 

onli'i  i  K'J'I-  ■•  ft°7  a  «mrtVA.  :  m-MlCP  i  Hl/A»  »  0»-ft'|'  i  Aflo"»"  »  -'ffl'liLA» 

ei»- :  h«»ii  •  j?.n,  !  hi\\.i\-nth.c  ■•  hvih  ■■  hA<s-A.A  ■■  iny  ■  A-nfcA.  ■  ri<o 
mhoD- :  ^n,e  •  "höo-H  .-  ^.n, ■  hiii.vnrh.c  •■  ?«■  ■  h0»xrA  •  iWhst  •■  aaa 

«ITUi  i  aoiYi  ■  fl'AWA-  :   *M'l"  ■■  ?»A  i  ÄJi.<f.;I*  «  OWH  'II  »  »»Ä7h¥  '  H+ill 
n+Ä-OT  :  ^T-i».  .-   .ftn-^   :   -  ?,ft-7D  s  ttio-l  :  fl)'/'0-   i  Ah"7A5Tl'  :  Vh.C  :   h««> 
f'FttO'l.    I    llVf-A-    •    "?n/.    I    fcfc'EI/'o»-  «   ö>>£>  :    «nfllf   :    f[f,t\    :    7fJ-|:   :    f/oi} 
1  ■  (OKf-m^h  "  26fflA77-u'   :  }>,U  S\  ■■  AH  •  ihafnao-  :  \\m>  ■.  ^/v/moi  .  ^ 

"m.hn(h.c  •  \\ob-u  :  -iic.9*  •  Xxao-u  -■  f.n,  •  h"?n.vnrh.c  ••  h9°*\\\  ■•  ht\/.h,(\  • 

<M'f-  :  >»A  :  li^J>h  :  -(D&nO  '.  A'flh  :  (R.Wi  i  mMvfrWl  i  C?iAll  :  hJ>° 
^»K  •  rt"7.0h  :  *.*Ai"  :   tt.Jtf  »  n-Hl*  :  "»*1?  •  Ö»AAA  :  hA  :  f-*£'C<P 

mMvhlh  i  Chfih  ■■  n*.e.wxe  ■•  mu'fliTh  ••  fcAflrt.h  ■  a>nh£h  «  n*£"£P 
«>M3r  s  rt°7Ab-h  •  j&n,  •  hin.vnrh,c  «  m<d«tij-  »  hoc^h  •  -vn  ■■  fcn«Rh 

flrtA?"  «  (Dh.?,<i>h?  ■  hd^-fch  •  tf-A»  •  WM-  •  HlMfflfc  <  Ä»«»Ä-?t  :  AAA  «  7i 

Ä.  »»rtVh.]  A  raftTh..  —  i&.  pOSt  m-rT7CP  A  flöW.  HTr1\  —  ib.  IllJA»  ••  fl>-fl|-  •■  APo»-]  A 
O/«.  —  23.  hy-ttl  :  },^!„A  :  (A  je,fU-h,A)]  P  Offl.  —  24.  nonll]  A  ow.  n.  —  ib.  X,an»>,]  A 
>,«i>»h.  —    /Ä.   fflrth^fr  :    *^^]    A  «D^ÖA    :  >>A  :    .ft>-fl<.   :    ty-ft°   :    *'»■/■.   —  ib.   W-fltll]  A    «D-M'  >    H"t 

.s/r.  —  25.  a»>.e>]  P  «».p.a.  —  i"4.  11'V-1:]  A  M-t.  —  //>.  o»w.jB#nv>i]  A  fl>K.>mv>i.  —  2(J.  post 
.p.u-S]  A  rtrfä?.  i.  —  ib.  -nao  -.  ^ff»y  .  ftV7H.MlW>,c]  Poffl.  —  //).  Tr-jc?»]  A  (\Af.  —  ib.  h 
ir^n  s  >ifi<!>bA  s  (A  .e.n^>i,A)]  P  om.  —  27.  post  n.v,r  A  add.  >,rt.  —  ib.  mn-*]  A  '»öA  ■  int. 
—  ib.  W>4A  s  >,A]  P  W>iA.  —  ib.  fJÄCP]  A  FWl.e•<:}»,.  —  /Ä.  fflJi^/h^tl]  A  om.  u>.  —  ib.  C>iAVl] 
P  C>%flYi  —  ib.  ft!P.e:a%?']  A  o/«.  n.  —  ib.  ante  raimiiTti  A  «eW.  la  dittographie  suivante  : 
A"7.htl  s  ,+At  s  Sic  H.>if  :  hA  i  SIC  A>.A  i  IITrJ:  s  aoiTi  •■  fflAöA  :  >iA  '  tthKC^  "  h^/h^h  i  CM»!  i 
■^Ä^f.  —  28.   hOCAn]  A  >ifi-| \51IMi.  —  ib.   ante  flrtA?"  A  «of^.  m^h-Wh  i  «o-fit  >  <n».*-l)<iVi. 


ville) ;  ils  lui  dirent  ce  qui  etait  dans  leur  coeur.  -3  Elle  Ieur  dit  :  «  Ainsi  a 
dit  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el.  Dites  ä  l'homtne  qui  vous  a  envoyes  vers 
moi  :  24  Ainsi  a  dit  le  Seigneur  :  Voici  que  je  ferai  venir  le  mal  sur  ce  lieu 
selon  toutes  les  paroles  ecrites  dans  ce  livre  qui  a  ete  lu  devant  le  roi  de 
Yehouda,  25car  ils  m'ont  oublie  et  ils  ont  sacrifie  aux  dieux  (des  peuples) 
etrangers,  de  sorte  qu'ils  m'ont  irrite  par  toutes  les  ceuvres  de  leurs  mains. 
Ma  colere  est  enflammee  sur  ce  lieu  et  eile  ne  s'eteindra  pas.  26Au  roi  de 
Yehouda  qui  vous  a  envoyes  pour  consulter  le  Seigneur  dites  ainsi  :  Ainsi 
a  dit  le  Seigneur,  Dieu  de  'Esrä'el  :  (Tu  as  ete  effraye)  des  paroles  que  tu 
as  entendues,  27  ton  coeur  a  ete  epouvante  et  est  devenu  triste,  tu  t'es  humilie 
toi-meme  devant  moi,   en  entendant  *  mes  propres  paroles  contre  ce  lieu  et      *  P, 

■  in   .-  .i      ■■•.•:       i  •  i .  i  •  .  m  v°a- 

contre  ceux  qui  1  habitent,  tu  t  es  humilie  toi-meme  devant  moi,  tu  as  deenire 
tes  vetements  et  tu  as  pleure  devant  moi.  Pour  moi,  je  t'ai  exauce,  dit  le 
Seigneur.  28  Voici  que  je  te  ferai  reposer  aupres  de  tes  peres  en  paix;  tes 
yeux  ne  verront  pas  tout  le  mal  que  je  dois  faire  venir  contre  ce  lieu  et  contre 


756  LES  PARALIPOMENES.  [236] 

l*  •■  imWi  :  ©aAA  '■  hti  ■  f.V'fK-  «  at-hb-J*  «  a»/tmP4»Jp  "  ATh/"  s  *A+  • 
H-TidA-ö"'  «  *'lD£}<D   :  "JT-/*1  '  ÖJhft-l-^-nh  :   Vf-A-   ■  A..+V+  •  ^«■'S  ■  Ö»A.f 

< -^a,^  «  "mocn  •  j-m*-  s  ,e.D->5 :  at-ti-t- -.  n,i*  •■  hiii.Vfi'h.c  *  ww-a-  ■  Ann  » 

fAhi\  »  fl»?»Afc  :  £M14-  ■  hS*,  ^A9°  s  cnhUT-1  -fc  «  mWefl  :  a>W-A-  •  Au-n  • 

?«irofl..ft  ■  ht\h  •  ^h-A  s  mj^nn  ■■  tD-ti-i-  ■  ?iH>.irtn>- :  w-a-  s  *M-f-  •  «••#,/, 

n**-«»  .-  h«7H.Ä-n«fi,c  i  ho»  >  y.thc  ■  im*«**««  ■  mh«»  ■  ?,ö+-a  »  ^ähh* 
ih  :  mtxTPx  ••  fflrTh-?  i  n.hih  i  nw-A-  •  An- :  amw-A- 1  vva-  ■■  n+A-f-  ■  h.^">  ■ 

?tA  :  R<h4A'  •■  dWlf-  ■  Tfl*  :  »»JVrh«P  »  2  fflÄ+o»  ■  Atf-A»«"»-  s  XA  «   fY.*M-  i 

nA.e<.0A»9° :  öin-nrh,/.  •  -n-j.ey0  «  öj^a^  •■  js-wtf.  ■  ä.p<.aa»»°  •  \uvk  «  niM*  ■ 
ha}ii.^'fl<fi.c  «  Ä9"Ah  :  ^n«eiroT- «  "ajtfAA  •■  kp-mh  ■•  t/vf  »  w-a-  ■  cvv 

A  ■  h^tf-A-  ■■  9°&C.  ■  HM  :  A.C.*4*  •  ?ifl/.JbA  ••  m£(\?~ao.  ■  Atf-A-<*°-  «  >iA  i  + 

/.hn-  •  n^e<.^A?°  »  <»n?iA/..Ä,A  •■  h»»  ■  je.*«*  ■  Ah*?iUi-n,h.c  ■  fcyAiw«»*  ■ 

nWA-  i  0D<PAA.ü<  ■■  fl»Ä.+o»JE.m  i  h9°?:"i/.  ■■  fr7ll.MKh.C  i  fciTAh  i  M19JU-  - 

IÄ.    fflAöA  :  >iA]  P   AM.  —  J0.  ^>-fl<.]  P  om.   —  ib.  H^n,A°<"»-]  A  HfrlWf.    —  30.  <d>i^A-   < 
Alin   :.P,U-^    :   fl».Ai   i  .M-1K.    :   h.P<-0rt.9°]   P   OTTl.    —    ib.    <DA,«P«er*]  A  «»A.'PJD-^Tr.  —   Ä.    >.y°0 

a^  ■•  >>nn  :  -vh-n]  A  >i;r-v>»-n  ■  >.fin  i  ^0..?..  —  ib.  n.^>  i  riinvi-n/Kc]  A  »l-s-v  ■  HJ,";n.>1-nA.c  ■ 
H-f-tfid  :  llftf-i  ^"/Hh'n^h.r..  —  31.  «D-M-  i  O^jt]  A  in  i  r^Va<f.  —  i'J.  ante  Tum»  A  arff/.  «>. 
—  ib.  amr'PX']  P  <»ft!'"0,i.  —  ib.  ttpW-']  P  «^>1t.  —  $.  TITr*]  A  II.  —  32.  m>,A^  s  jp.>-n<.  : 
h.f<.0A.9"]  P  o/k.  —  //).  ante  h.'tt  P  «rfa1.  mn.  —  ib.  nn.t]  P  o/w.  n.  —  33.  mhVArt]  P  u> 
m:hü:  —  ib.  .inr/,n-:  >,.a]  A  a>n.e.(u.)t,£\.  —  ib.  «n'PöA.u-]  ««'PflA.Wo»'. 


ceux  qui  y  demeurent.  »  11s  informerent  le  roi  des  paroles  qu'elle  leur  avait 
dites.  -JLe  roi  envoya  (l'ordre)  de  rassembler  tous  les  anciens  de  Yehoudä 
et  de  Iyarousälem.  "'Le  roi  de  Yehoudä  monta  ä  la  maison  du  Seigneup 
ainsi  (jue  tout  le  peuple  de  Yehoudä,  les  habitauts  de  'Iyarousälem,  les 
pretres,  les  levites  et  tout  le  peuple  depuis  le  plus  grand  jusqu'au  plus  petit, 
et  il  lut  ä  leurs  oreilles  toutes  les  paroles  du  livre  de  Talliance  du  Seigneuh 
:"  Le  roi  se  tenant  debout  sur  une  estrade  lit  en  preseuce  du  Seigueur  uue 
alliance,  aiiu  de  marcher  devant  lui,  de  garder  ses  commaudements,  son  temoi- 
gnage  et  sa  loi,  de  tout  son  coeur  et  de  toute  son  äme,  (et  d'accomplir  ainsi) 
les  paroles  du  pacte  qui  etaient  ecrites  dans  ce  livre.  :I2I1  lit  acquiescer  tous 
ceux  qui  se  trouvaient  ä  iyarousälem  et  dans  le  pays  de  Benyäm.  Les 
habitauts  de  Iyarousälem  (lirent)  l'alliance  dans  la  maison  du  Seigneur, 
Dieu  de  leurs  peres.  :,:i  Le  roi  ivosyäs  bannit  toutes  les  aboniinations  de  tout 
le  pays  appartenant  aux  enfants  de  "Esr&'dl.  II  obligea  tous  ceux  qui  se 
trouvaient  ä  iyarousälem  et  en  'Esrä'ei  ä  servir  le  Seigneur,  leur  Dien, 
pendant  tous  ses  jours.  II  ne  se  detorrna  pas  du  Seigneur,  Dieu  de  ses  peres. 


10 


*  p, 

106  v"  b. 


1237]  L1VRE  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-CINQUIEME.  757 

xxxv,  'Ann/.  ••  hstipti  i  yvr  ■  *v/»vh  ■  AhiH.Mi<fi.c  ■••  mrbr  •  a 

fl»- :  tohfcipo0-  ■■  n»»A?iirH* .-  n,j- :  h<7H.frn<fi.£  «  ohmi-a««»»-  s  AA'P^.e»  •■ 
ARVd-i-  •■  m  i  nw-A- »  m/./t.a  i  -mihi-  ■  h^  ■  £+£■*>  i  cmo"»-  s  A^iu-n 

5  rh.C  "  mh'ittCV  i  A-J-n'l-  ■  +Ä-A-T«  :  «D-A+  •  fl.ll-  i  Mfhffl  ■  AA-fl°1  ■  atfiif.  •  *i 
«El-  «  TM»»  •■  ht\Ah,fr  ••  fl»JP.fl.  i  T>/*'  •  *hjtl?tl  i  JiA-nhfl'»-  ■■  HlÄ«>-4.  i  ar- 
A+  ■  aop\i£hao-  .-  <DjS.IfiH.2-,  i  lAfchP*  i  Ahlli.fc'fl'h.C  ■  M^Ahho«»-  ■  ö'Arlill 
(1  i  HAU-  ■  Mll-JkA  «  4flH£Affl.  ■  flfl  i  Mlf-f"  •■  Äfl'ßhö»-  ■•  nh»»  i  -H.HH-  i 
A^*e->  ••  77-ip  •■  TiiV-kA  •■  tnrtA°'/°^  :  fflAS-  "    fl>*ö»-  s  o-ft-f-  i  (VI*  i  HxlW.h 

10    -fl,h,C  ••  tthao  :  JrjVA  :    All.«?'/'    »   httttioo-    :   hWtflO«-  i    &<fe+  ■  AH-nfr«"»-  « 

"orwfh  ■  »P/**rli  ■  ofcfH- JJAffl.  ■•  4»Jt»"i+  ■  Ah:*^*!««*-  ■  h«»  ■  1"7fl<-  i  nh<w>  ■ 
/J*A  i  h"7ll.VnA.C  i  HflhR,^  i  Ao»-A,  ■•  -ffliRA  i  h.Vl\?tl  i  '*?-/"  i  A£«fe+  i 
Alffl*  i  mA.  i  fl»»«.*AA'/'  i  0>0>7AAJt  i  ^rw-A-R  i  A/.  ^ >  ■  if-A»  i  H£hfl>-'}  i 

XXXV,  1.  ¥/"*]  P  «iV-ii.  —  //».  post  nTilH.vrirh.C  A  a«W.  h7"Ai»-.  —  ib.  ft«/»«A]  P  nv 
/"•■>.  —  A.  AwCV  >  +*5"7je]  A  A*S"VL  :  fflct.  —  2.  mh-hao]  A  (Dh+«/°««»-.  —  ib.  viuvr]  A  AH 
»9"C.  —  lft.  n<"»AWn1-]  P  OOT.  (1.  — 3.  AA,1"e.e"/]  A  M^Va-fV.  —  ib.  AÄS'ö>]  A  A»>W.  — 
iö.  -r^YM-]  P  om.  —  ib.  ante  .ß+.e-rt-  A  a«M.  pHM»  i  m.  —  /ä.  cfcrf»«"0-]  P  o/ra.  —  iJ.  Tri./"  : 
h.f-fl.Pfl]  A  Kf  fl.ffl  i  "*•*■/*".  —  ft.  <n»;i-lliHöo-]  A  oo+W.-ttooo-  i  «Di.r'Vti.  —  l'Ä.  tAWBj*»]  A 
•l-AWl-.  —  JA.  mAA-MIl]  A  Ö/W.  A.  — ib.  >,fU-h.A]  A  .ftA^h,A.  —   4    post  MIO«"»-]  A  rtrfrf.  fl»nn  : 

>i'h<*>*Mn<nx  i  n»nn  <  h-nytvi««»-.  —  5.  yiva]  A  Yi«it.  —  «ä.  aji^^viö»-]  P  om.  —  ib.  post  ,t.ti 

•fltio».  A  a(i(/.  YiW\1-  ■■  Jifl'Clfiö»-  i  A.'P'l.'j'Tr.  —  6.  IVA]  P  ¥/»"*.  —  ib.  mhA-l-SAm.]  A  >iAt-SA 
<d..  —  7.  fl>7£A]  A  (Ddl-d/Ji.  —  ib.  mA.]  A  >i«lA..  —  ib.  <D<n>$AAt]  A  «o'/^<',A.  —  JA.  ©"VAAh] 
P  (i><'»,'l,rt/,  sie;  A  fl><">Jin>..  —  rö.  WA»]  A  WA-. 

XXXV,  '  Le  roi  'IyosyAs  fit  la  päque  du  Seigneur.  On  immola  la  päque  le 
quatorzieme  (jour)  du  premier  mois.  3I1  etablit  les  pretres  chaeun  dans  ses 
fonetions  et  les  fortifia  dans  le  miuistere  de  la  maison  du  Seigneur.  '  11  dit 
aux  levites  les  (plus)  actifs  (texte  :  forts)  qui  se  trouvaient  en  tout  'Esrä'el 
de  se  sanctifier  eux-memes  pour  le  Seigneur.  Ils  deposerent  l'arche  sainte 
dans  le  temple  que  Salomon,  fils  de  Dawit,  roi  de  'Esrä'el,  avait  bäti.  Le  roi 

Iyosyäs  dit  :  «  Vous  ne  devez  plus  transporter  (l'arche)  sur  vos  epaules.  *  p> 
Maintonant  servez  le  Seigneur,  votre  Dieu,  et  son  peuple  de  'Esrä'el.  4  Pre- 
parez-vous  chaeun  selon  la  maison  de  vos  peres  eonformement  ä  l'ordonnance 
de  Däwit,  roi  de  'Esrä'el,  et  de  Salomon,  son  fils.  5Tenez-vous  dans  la 
maison  du  Seigneur,  selon  les  divisions  des  maisons  de  vos  peres,  pour  vos 
freres,  les  enfants  de  votre  peuple.  6Immolez  la  päque  et  preparez  les  choses 
saintes  pour  vos  freres,  afin  d'agir  selon  la  parole  du  Seigneur  qui  (a  ete 
donnee)  par  l'intermediaire  de  Mouse.  »  7Le  roi  'Iyosyäs  immola  pour  les 
enfants  de  son  peuple  des  chevreaux,  des  animaux  gras,  des  agneaux  (choisis) 
parmi  les  plus  jeunes  et  tout  ce  qu'il  fallait  pour  la  päque.  (Les  animaux)  qui 


758  LES  PARALIPOMENES.  [238] 

A^/^A  •■•  athAtl  •  -i-^ntt'  ••  M  ••  -7°A*ö»-  •  rff  ■  mhfrV^'v  ■  Tg  ••  J.A-7* 
Hh-tth  ■  ö>7&A  ■    JTV  ■  fc^T^-f"  •  lUiU-  «  8<D«»A?,lTfcü.i  :  7£A-  "  AAlMl 
0iAhü9>  '  öiAA.'P'e.e'J  «  (DOHhnpov  ■•  tl.A4^A  "  fl»HJlCJPA  ■■  fl»Ä.f-Ä.*/.A 
tf">7-n+  s  n,"/*  ■•  hlM.h'ttth.C  «  AhUS'Th  :  A<P/MA  '  mA.  i  fl»tf°#flAi-  ■  fliOT^ft 
fc  :  Ä?  :  fflä?  ■•  flJÄAU?°i*  s  v'l  b  n  flJjnVbT-jPft  s  fliOI^A  >  a*(i<nih.?t\  s  a»9;*-9Ä 
A  ■  fc-Vu-  ■  fflOA-nj?  :  mhS~hJ.fr  :  <DA.f-tffl£-  ä  «•»■M1  +  :  A.WJ'i  ■  A<i-»J.  •• 
AA.'P'B.H  :  A<P/*'A  :  mA.  »  ve  •  ffl^AUiP*-!-  ■  gjr  s  wCWfr  «  <wA?.Vl^fl»-  ■ 
01*0»-  .■  Jiuv-1-  •■  (l(\  •  jr4«<pff7'/:irfl»-  s  <da.<p«p^  »  Mn'PA-f'  ■  h.*u'o0-  • 

(lh<w»    '    VhHfr   ■•   A77-/"  S   "  O>«/'0-   »   «P/^A    s   CDJII'V   :    £«p    »   hütt    '■   flhR 
{Po»-  ■  AhUV'1-  •■  X\ao  :  ^nh.  .  Afr7li.VflA.C  t  M\tm  :  JfWvT-  «  tD-fl-v  "  AT  « 

j^-f-  s  <n»A.  -■  13tDho»ii  .■  nx-nA  s  ^m-nrt-  ■•  t-aa '  nh^i-  >  nh»"  s  .»m  • 

Ä.  A^:/1"^]  PA«/"*.  —  ib.  i°a*ö"-]  P  -TA*»»-  s«\  —  ift.  j;«]  P.itf;  A  t^AV-.  —  ib.  a> 
hAvr'H-^  P  fl»iAUsr-|\  —  ib.  Tg]  A  fflg.  —  Ä.  JiA-'V*]  A  mM-,!:.  —  i&.  fl>7£A]  A  wm-nWi.  — 
JÖ.  7i7"T<S1"  i  H.*iU-]  A  JiyiVS*.  —  8.  7£A-]  A  (ti-ttAf.  —  ib.  mmO-fljPao-]  A  mata-nf.  —  ib.  to. 

A*jpft]  P  An.A->^n;  A  ah.a'p.pa.  —  i*.  «wucrn]  P,  A  <dah*ic^a.  —  ib.  <Dh.K.s.y.A]  P  AK.B.h.x 
a  A  a»Ah.B.h,*A.  —  ib.  n,t]  A  om.  —  ib.  A«/»*A]  P  A5Y»Mi.  —  /ö.  flx»»*öAt]  A  man^-o^ 
.s/r.  —  ;ö.  <D>,AU?"t]  A  «»JiAU?™^.  —  //'.  EX]  P  12.  —  9.  fflim-Tr/fl]  A  a>t>-V5t.f  A.  —  i'6.  fl>m.pn] 
A  fflUlr/ll.  —  /6.  fl>A"7h.^A]  A  fflA"7ö^A.  —  /ö.  mf^-VXA]  A  cdV^TXA.  —  li.  mOA-fl^]  A  fl>niL 
^.  — ib.  a»h.Ph.y,A]  A  fflh.fh,y,A.  —  t&.  fl>h,P-nn.e-]  A  a»h.fH-n.c.  —  ib.  aate  A<C.S-  P  arf^.  a>. 
-  /6.  A^/^A]  P  V-A"-h.  —  ib.  mA.]  A  <nA..  —  ib.  üyj  P  om.  —  ib.  a»,AU?"t]  A  hAU?"*.  — 
»*.  gj?]  P  om. ;  A  3Vjr*>i^.  —  10.  cfrö*]  A  m^-'V.  —  ib.  nmvAt]  A  nnvAt.  —  11.  SV/fi]  P 
v/"^i.  —  ib.  £<p  :  >iuv^]  A  m)T*  s  £1°.  —  j'6.  fll\£.v.iro*"']  A  n^^w«»-.  —  Ä.  post  fmbh.  P 
arfrf.  >>?">,<iV.  —  12.  ©.ent-SAm.]  A  fflhAI^Am..  —  ib.  AJV'Viirh.]  A  A»T"»iA.  —  ib.  post  AHUV* 
A  add.  nn«n>  :  H«i:A°*<n»-  :  sie  niM-  s  hn^'t/'ö»-  ■  A£*+  s  AnHJ.  —  i'J.  a»-A+  i  Av  >  (P  A°l  i)  h<it] 
A  liwt.  —  13.  VA/h]  P  o/«. 

se  trouvörent  (reunis)  furent  au  notnbre  de  trente  mille ;  (il  y  eut  aussi)  millo 
hoeufs  que  le  roi  oil'rit  et.immola  sur  son  propre  bien.  K  Les  princes  immolerent 
pour  le  peuple,  pour  les  pretres  et  pour  les  levites.  Kilqeyas,  Zakaryas  et 
'IyiVihel,  chefs  de  la  maison  du  Seigneur,  donnerent  aux  pretres  pour  la 
paque  des  chevreaux,  des  animaux  gras  et  des  agneaux  (au  nombre  de)  deux 
mille  six  cents  ainsi  que  trois  ceuts  beeufs.  'Kokenyäs,  Banyas,  Sami\'iyas, 
NiUanähcl,  son  frere,  'Asbeya,  'Iyou'ihel,  'Iyozabäd,  chefs  des  levites, 
(donnörent)  aux  levites  cinq  mille  moutons  (texte  :  chevres)  et  cinq  cents 
bumfs  ä  immolcr  pour  la  päque.  '"  Leur  ministere  fut  bien  ordonne  :  les  pretres 
se  tinrent  chaeunä  sa  place,  ainsi  que  les  levites  selon  leurs  divisions  confor- 
mement  ä  l'ordre  du  roi.  "  Les  pretres  immolerent  la  päque  et  en  repandirent 
le  sang  de  leurs  mains.  Les  levites  ecoreberent  (les  victimes) '-  et  preparörent 
les  holocaustes  pour  les  remettre  aux  pretres,  afin  qu'ils  les  olTrcnt  au  Seigneur, 
coinme  il  est  ecrit  dans  la  loi  de  Mouse.  ''Ainsi  (firent-ils)  le  matin;  (puis)  ils 


10 


[239]  LIVRE  SECOND,  CHAP1TRE  TRENTE-CINQU1EME.  759 

••Ml  «  W-A-iw  ••  £«M'  >    A1M1  «  "«DfcWW  >  Jtft'MAai.  i  (DAhUtf-  ■  9°flA.ir 

«n»-  ■•  A^4»f:n  "  oa-t-tt A+  •■  fl»X "iAA-I"  »  hflh  «  A.A.V  «  öiA.'P'e,?'»  *  A  i  ?A-NJ   1()*  £'a 

•»T«/"  .-  ffl^AKhl-  :  <D0<H1'I*  ■•  M'^Ä'  i  HT'V-I"  ■  <n?»jrjrJ+Ä-  ■  Au-nfl»-A  : 

A»tf»-  :  JP-M**  »   ?iOTA>ih'|-  1   *£'A>  !   hftö»  :  h^^l/'ö»-  .-  i\,<PV.y}  •  ftl-Mti 

m. :  A»«^-  «  "  ffl<: -10  :  fflf-fcAm  s  tf-A-  ■■  «wAfchh  «  11+  •  hal\\M\<h,C  ■  flF-M:  s 

AA>  :    h<*>  l   J?»1fK-  •■   <h/*'A  I    OtflOT  »  ,eAC7-  !   8"M„h.  :    AAA  !   i^Y"«?«  :  fcl 

io  H.JHIA.C  J  Ml«*»  :  >?,HH-  s  Ah.?-l\?t\  ■  IT-/**  •'  ,7  arMK-  «  «PAA  •  nj&^-fc 
*A>  ■  hA  s  -l'diia-  ■  £«fe«f»  ■  hlxih.^  :  ttat-h-P  ■■  ot<paa  »  wfl'JA  ■  «??i> 
An-0  •'  *A+  ■'  '8  (D^-i-l-ttd  '■  ¥AA  -'  H£<w>AA»  :  n^A-  ■  fcA<<  A.A  ■  JiOT'PdA.ll- 
AA^kA  ■  ffltf-A-  s  V7/"+  s  hA/.h.A  i  Ä."MK-  »  «P/^A  *  X\ao  -.  ii\d  •  Ä.P-A 

«6.  fl»W-5-¥]  A  nx/h^)-  sie.  —  ib.  AXIAIM*]  P  mflA-tlO-r  s/c.  —  ift.  tf-A»«»-]  A  W-A-.  —  14.  n> 
AtlUT*]  P  «OHUYfri.  —  ib.  pOSt  9°t\tb\rov  A  tfcW.  >in«»  :  £*+  s  hC'/  i  HUT*.  —  &.  «"»"/H^-l] 
A  flU/h*.  —  IÄ.  <D}W«»i«ht]  A  fflJW/h/Ji*.  —  15.  hT*»]  A  JiV«J»»  SJC.  —  rö.  H-?"i*]  P  H"¥"}-|-. 
—  «6.  ^-naJ-A]  P  KfMIfhx.  —  ib.  ^.J.fJ:]  A  .p***.  —  Ä.  %m>AMlt]  P  Jwn^fcnt.  —  16.  <toa>, 
Ht]  P  mußtet.  —  ib.  ¥/»•*]  P  Vf-h.  —  ib.  post  föCT-  A  arfrf.  «n#h  i  w.  —  ib.  X"V>i»h.]  A 
K")<h<ii.  —  iö.  post  rfva  A  ««W.  n.t.  —  iÄ.  nn«n> :  *>,iih-  :  Ah.v n^n  i  ■»»/"]  P  om.  —  17.  «p 

fl«h  =  njBVfc  :  ÖA*  ■  >iA  i  t^Yin-]  P  OW.  —  JA.   (Jfl>->i*  I  <n"PÖA]  A  om.  —  ib.    VT.*]  P  o"ÄA*.  —     ' 
Ä.  flfH)]  A  %.    —    18.    «AAi]  P  O/;/.  —  l'A.   >,fl^Ä.A]  A   .t'.fl/.-h.A.  —  /'6.  A0o»-h.A]  P    AAö»>->».A 

«c.  —  i'A.  >.n/->i.A]  A  jen<c-}bA.  —  «6  VA"»h2  P  «^«h.  —  /ö.  ti«»]  A  nnöo. 

rötirent  au  feu  la  päque  selon  le  preeepte  de  Mouse  et  firent  cuire  les  saintes 
offrandes  dans  des  marmites  et  dans  des  chaudrons.  (Tout)  se  passa  bien  pour 
.  eux  et  ils  s'empresserent  aupres  de  tous  les  enfants  du  peuple.  "Ensuite  ils 
preparerent  (la  päque  pour  eux-memes)  et  pour  les  pretres,  (car  ceux-ci  etaieut 
oecupes)  ä  offrir  les  graisses  et  les  holocaustes  jusqu'ä  la  nuit.  Les  *  levites  *  P. 
preparerent  donc  (ces  choses)  pour  leurs  freres,  les  fds  de  'Aron.  ,5Les  chan- 
tres,  fils  de  'Asäf,  etaient  chaeun  k  sa  place,  selon  l'ordonnance  de  Däwit,  de 
'Asäf,  de  'Emän  et  de  'Idoutoun,  prophetes  du  roi;  (de  meme)  les  chefs  et  les 
portiers  etaient  aux  (diverses)  portes.  II  ne  leur  etait  pas  permis  de  s'eloigner 
du  ministere  des  choses  saintes;  aussi  les  levites,  leurs  freres,  leur  prepa- 
rerent (la  päque).  ,f'Tout  le  eulte  de  la  maison  du  Seigneur  fut  bien  ordonne 
et  prepare  en  ce  jour  pour  faire  la  päque  et  pour  offrir  les  holocaustes  sur 
l'autel  du  Seigneur  selon  l'ordre  du  roi  'Iyosyäs.  l7Les  enfants  de  'Esrä'el 
qui  se  trouvaient  (ä  'Iyarousälem)  ä  cette  epoque  firent  la  päque  ce  jour-lä 
ainsi  que  la  fete  des  azymes  pendant  sept  jours.  ,8I1  n'avait  pas  ete  fait  de 
päque  semblable  ä  celle-ci  dans  tout  'Esrä'el  depuis  les  jours  de  Sämou'el  et 
aueun  roi  de  'Esrä'el  n'avait  fait  la  päque  comme  (la)  firent  pour  le  Seigneur  le 


700  LES  PARALIPOMENES.  [240] 

JPA  «  IT-/"  •  fflJlUVihi  :  (Dt^WJ-i  ■•  (Dtf-A-  :  ,MM  :  ?,U-P,  *  (Oht\/.h,&  «  Oi\ 
M.  :  ?'!£•<-  :  hStAtl.90  ■  A?»*7ll.Knrh,C  «  '9fllfl7lDS  :  >+  :  r/D-}«?/»-.!;  :  ft 
h.Ptl?h  "  (DhOt-Öh   ■■  WA-ÖD.  :  fcA  !  ££?!?.    :  llhC/**  i    Ö)?iA   :    ?,W,-  »    "M£  : 

m>i..f,:v  -■  mhr'fih.  ■  tnpj'l'  •■  +w,t\.r  ■■  nuitr  •■  9°?:£  ■-  je.«-^  ■•  whs^A&'r  ■■ 
mhat-o?  •■  tihtft  •  Vvr3  ■■  h.?-ti?ti  •■  h<w  =  ?b'r  •■  PM-  •  AT  ■  *A  •  ÄVh-4-  5 

>  :  AÖA  :    önÄVhV  •  Hltlfl  •   h.A*^A  '  hU?  :    IHM*  •   fr7tl.Jt-fl'h.C  «   Ö»>iAfl  I 

a-  i  An-  :  ö>nwA-  ■  vpa-  •■  fflhjrw-A-  ■  :^,a-  i  nhao  .■  wa-  s  hämi-t-  ■•  n* 
ma  s  fcu-JS  ■■  <daaa  :  wa-  •■  Hfliwin  s  jpvrt,  •■  ?•*•/" «  ffl.&n»  •  hiti.A'fMi.c  ■ 

P  •    Mit  :    A.f<^A,?°    -•  h'il'  ••    -V..ftVh   :    «JAlt-l-Jr   '  Uhtt,  '  h»»  :  ffrl  :  ft?» 

«6.  mtf-A-]  A  flW-A-.  —  /&.  ro>,n<i>i.A]  A  <Bh.f<-tA,ir  :  11-IV.lill.  —  ib.  fi£<.]  A  ,ft>-n<-.  — 
19.  <n»^._p,'>]  A  "ycr*.  —  ib.  ante  mAyoftA  aofüf.  «D-tc+l.  —  ib.  m/'.i-^]  A  <o«i?1-.  —  ib.  .* 
^•.ßrt.ir]  A  .-pc.pü.9".  —  ib.  post  .i.j,.i-(iv  A  «<ic?.  hftöy"/:»*«»-.  —  /A.  ■>?•/»•  :  h.ffiyn]  A  h.f ft^ 

ft  :  ■VT-/*'.  —  Ü&.    >iA    :    »<h.<-^-   :   AÖA   i    ot>X<bV    '    H^VKI   i   n.A+.en   (A    h.A*^ft  0    *lUt]  P   01)1.    — 

ib.  >i>"4»jey*]  A  M'"«»'^'/"*.  —  i'i.  iltio»  :  ■i-ön.e.m]  P  H1-o»jB«n.  —  ib.  flKltf-A-]  A  «»^^"W-A-. 
—  ib.  whr'Yt-fc  ■■  :i.ra-  :  im«n  ■  »i^a-  i  Hff/tf«  =  (A  nxj»v  •■)  n^t  =  <"»-rt.]  P  om.  —  ib.  H.ft«»A 
A]  A  H.e.o»AA».  —  ib.  h.+«nvim]  P  o»i.  h..  —  //?.  ante  >,°/ii.>i'fl/h,c  A  arfrf.  m»%u»*:i"i  — 
/6.  Ott.fi.  s  m-yfto  :  ooot  :  >i°»i.vnwi,c]  P  om.  —  ib.  ante  ,ftiM  A  arfd.  tf-A-.  —  ib.  ff-A-  :  na» 
«»•]  P  o/«.  —  ib.  hc/h*]  P  KfCÄip.  —  ib.  >1y*.t«D  ■  7»f]  P  om.  —  ib.  >iC/h*}'']  P  KfiC 
Wi->p.  —  /6.  fl»^^.e:^]  P  mh.f)fi:.-).  —  ib.  «bA(U^>.  •■  ti>.n,]  P  om.  —  ib.  Mao  ,  .en-Tr]  P  <D.eiKV. 

roi'Iyosyäs,  les  pretres,  les  lövites,  tout  le  peuple  de  Yehoudä  et  de  'Esrä'el 
et  les  habitants  de  'Iyarousalem.  '''Ce  fut  la  dix-huitieme  an  nee  du  regne  de 
Iyosyäs  que  (cette  päque  fut  celebree).  Le  roi  'Iyosyäs  chassa  tous  ceux  qui 
voyaient  (l'avenir)  dans  les  entrailles  (des  victimes)  et  ceux  qui  faisaient  oeuvre 
de  magiciens;  (il  brisa)  les  images  des  idoles  et  les  statues  abominables 
(q&räyesim)  qui  se  trouvaient  au  pays  de  Yehoudä  et  ä  'Iyarousalem  et  (les) 
brüla  dans  le  feu,  afin  de  confirrner  les  paroles  de  la  Loi  qui  sont  ecrites  dans 
le  livre  que  le  pretre  Kilqeyäs  avait  trouve  dans  la  maison  du  Seigneur.  11  ae 
se  trouva  aucun  (roi)  parmi  ses  predecesseurs  qui  lui  füt  semblable  pour  se 
tourner  vers  le  Seigneur  de  tout  son  cfBur,  de  toute  son  aine  et  de  toute  sa 
Force  selon  tout  ce  qui  est  ecrit  dans  la  loi  de  Mouse;  apres  lui  (aucun)  ne  se 
trouva  qui  (lui)  füt  semblable.  Ccpendant  le  Seigneur  ne  se  detourna  pas  du 
chätiment  (voulu)  par  la  grande  colere  avec  laquelle  il  s'irrita  contre  Yehoudä 
a  cause  de  toutes  les  provocations  du  roi  Mena.se.  Le  Seigneur  dit  :  «  J'eloi- 
gnerai  Yehoudä  de  ma  face  comme  j'ai  eloigne  'Esrä'el  et  jabandonnerai 
la  ville  de    Iyarousalem  que  j'avais  choisie  et  la  maison  de  laquelle  j'avais 


10 


[241]  LIVRE  SECOND,  CHÄPITRE  TRENTE-CINQUIEME.  761 

P  •  ai'M::h  i  A°/A'r  •■  'awill  ■■  dMP'i  ••  '/.hh-  «  TM*-  ••  «7-flÄ"  «  AM  :  ilw  • 
hfitWi  ■■  X\<">  »  .e.'1-.+  IA  i  rni,C»l,"7A  ■•  h'H- 1  £A7  ■  MV-fli.fl  «  0+Vfc  .• 
Ä.P-flJP/1  i  A+I1A  ■■  II.JilJ-  «  il  fli<Ofl>  ■■  W  :  -M M1A+  •■  h?H  •■  Jf.-fl  A  «  J»"H-  « 

'AP  ■•  '/"AA.h   :   TM*'  •  y.ll-P,   :   Ä.M   ■•    H«»*Ml«    :    "Hill   •■    A«H"A  "   Trfll.Jk'fhli. 

c  ••  £fl»A£ :  h«» :  h,hc  ■•  «»h-ns/h  ■■  -w  •  .t'.n,A'/.  -  j-°/+n  •  h9ahiu.hnth.c  ■■ 

WPhM  •  h«»  i  Kfi-v^h  ■■•■  na)h."V.m  ••  hjMlfh  ■■  7*  i  M  •■  RIO  •  mh-w  ■ 
£fö*A-  ::  ffl^Aro  >  ÄJ'AjPA  •  ,+A  ■  J7w  i  "MW  i  fcllfc.  i  «»»»ffh  •  h«»  i  '  *. 
JHW+A"  ■  IRA7  i  "TWi  •■■■  "mWA'.'P  i  >£<P*  •■  hhS-tifh  i  ffljS-fl.  i  Ahl-nt: 
■fco- :  hai-öh-J-,  ■■  M*n  .-  rh0»9Dfr  .■  ^..e.-j.^  ::  -4 tohai'öhP  ■•  hl-nctu-  ■  7%'riV. 
7AU-  ■•  a»h<V.^?,  ■•  3.11  i  hAfc  •  rt/.T\  i  fDfrflft-Jii'*  i  *.?<-AA,y  i  MIC  «  ö>'/ü 
•1-  ■  (IUP  s  m-i'^-nd  ■■  9°tM  i  MM!0-  «  mtf-A-  »  Ann  •  £f>*i  «  «DÄ.?<-flA.9°  • 
Arhai.  •■  AdA'«  h.?t\?tl  i  TT-/"  «  - ■'■flHHir-  i  h.C9°ytl  i  Vn.f-  =  JDAA?1  i  AÄ.P- 

10.  wflfc;/-]  P  O/W.  —  20.  00C1  :   <f.C?V  <  V.Hh.]  A  »W'Ä'K  :  "HTr*  i  tf"A-  i  hn-MAf»  i  h.f il 
JPtt  i  IM-   :   "iCl    ■■  Vlh-    —  ib.    AÖA    :    "rt-w  I    >.^«S-*C^»-V    l  (P    MV.?  "l )]    A    0/72.  //).    )7öd    ■   .e'f.'l-l- 

A  :  ini.(:ti."7ft]  P  om.  —  ib.  Art?]  P  oin.  —  ib.  ?,'i:^/n.n]  A  hV-i-vb.  —  ib.  post  m-|-'//«">, 
A  «eW.  «•/!•<;.  —  ;7>.  post  >i.vn.pfi  A  add.  -nt".  —  21.  post  <d<o<d  A  add.  vn,!»-.  —  iä-,  "»/**] 
A  om:  —  //*.   iv-iia/-]  A  •/■•'/il'V/-.  —  i'6.  '/"VI]  A  y-'/lh.  —  i'o.  h.v>]  A  ?>.)>»..  —  z'J.  !!«■>«>, 

Tb  :  '»IUI  :  rt+VA]  A  1Ört.tl  I  H+  I  ftftt  I  ilo«  :  >,'VIIC  i  «I- lft.  —  ib.  post  •/»/'l-n  A  flrfrf.  iL..  — 
ib.  >,!»"7i'VII.?ill<h.C  :  iiy-firt.!1]  P  Olli.  —  22.  post  78  A  "<W.  >.'/"5;l>-.  —  Ä.  JV'/O]  A  hfllJ'.V-i.  - 
//'.  .tvH-ft"]  A  ßtfß-tiv.  —  ib.  post  >.*ih.  A  arfrf.  ii.c.itrt«  ■■  (l*rt  =  ^"/H.h-n/h.i:.  —  ib.  arw'i~\  A  "l 
•/.^.'V.  —  23.  J-j^P5/-]  P  MW  sie.  —  ib.  post  Ah.v-fi.efi  A  add.  ■V7-/".  —  iä.  pnst  my.it.  A  «rfrf. 

h.fn/n  i  "vw*.  —  «o.  ^n<n.  .•  thao-rn-  ■■  ar-i.r]  P  om.  —  2k.  mhat-öw  -.  vwictu-]  P  o/h.  - 
j/j.  post  w\  A  add.  m-<jmn  :  a»-/:.  —  ?'o.  oic]  A  om.  —  id.  on°+  :  iiuv]  A  onur  ■  i°t.  - 
li    m|-.|.-n<:]  A  ra-wir.}».         i'ö.  aitf-A-]  P  mtf-A».  —  ib.  /htm]  A  A-IMk.  —  ib.  1/hm.]  A  rtiio>- 
v/r.  —  25.  >i.r.i>".»,fi]  A  h,£\9"yft  sie.  —  ib.  (ba^jp]  P  witihp  sie. 


dit  que  mon  nom  y  serait  pour  toujours.  »  20Le  pharaon  Nikä'ou,  roi  de 
Gebs  (Egypte),  monta  contre  le  roi  des  'Asoräwiyäa  pour  combattre  ä  Ker- 
kemäs  sur  le  fleuve  'Afrätis.  'lyosyäs  se  leva  (et  alla)  ä  sa  rencontre.  "'Le  roi 
(d'Egypte  lui)  envoya  des  ambassadeurs,  en  disant  :  «  Qu'ai-je  afi'aire  avec  toi, 
roi  de  Yehoudä?  Je  ne  suis  pas  venu  pour  (faire)  la  guerre  contre  toi.  Le 
Seigneur  m'a  dit  d'aller  et  de  me  rendre  vers  (le  Heu)  qu'il  m'indiquerait. 
Prends  garde  que  le  Seigneur  qui  est  avec  moi  ne  t'aneantisse.  »  '"'Iyosyas 
ne  detourna  pas  sa  face,  mais  s'afl'ermit  et  commenca  ä  le  combattre.  *  lyo- 
syäs n'ecouta  pas  les  paroles  de  Nikä'ou,  roi  d'Egypte,  (mais)  il  vint  le 
combattre  dans  la  vallee  de  Mägedän.  "Les  archers  atteignirent  'lyosyäs. 
II  dit  ä  ses  serviteurs  :  «  Emmene/.-moi,  car  je  suis  gravement  blesse.  »  2i  Ses 
serviteurs  l'enleverent  de  son  char,  le  firent  monter  sur  un  autre  char  et  le 
transporterent  ä  la  ville  de  'Iyarousälem.  II  y  mourut  et  fut  enseveli  avec  ses 
peres.  Tout  le  peuple  de  Yehoudä  et  de  'Iyarousälem  se  lamenta  sur  le  roi 
'lyosyäs.  25Le  prophete  'Ermeyäs  pleura  et  composa  une  lamentation  sur  le 


*  P, 
107  r  b. 


T.  XXIII.  —  f.  4. 


762  LES  PARALIPOMENES.  [242] 

fljPft  •  ttf»  «  flJ^.n,A*  :  W"A-  ■■  tmlMl'l-  ■•  <Drt4-V^*i  !  «*  •  «"»/"AI  s  AöA 
hS'Mtl  ■■  t*/»  •■  ?»Ah  ■  H-fc  :   ÖA1-  "■  (D»>CÖ<P  ■  Aje-h-t  ■•  aap» ,h1  •■  Atf-A- 

A.PAJP/I  ■  flJl'fl>-hA'|:J:  ■  Ä-^4-*>  :  n,Th*J  •  hllLA-fldbC  •■••  -' fl»KA  «  -hC4-  *  ?\ 
i'  ■■  H.JiU-  ■■  +Rjr->  ■  m^hct-  ■■  >P«n>-  ■  Ävh^-J  •  (\0>>Xth<{.  »  M/***  ■■  ?»ft<5. 

xxxvi,  'fflv/»'?»}"  -■  hfonn  ■■  r&c.  ■  hKp-hh-w  •■  ©as.  •■  AJufJi.efi  ■ 
öJ+'n^l?,  ••  oih+90?'  •■  nA.e^A.?"  ■•  ??•»•  »  uf w  ■•  hn-o*  -  -  \\<ps  ■  o»a£  •• 

Staii;  :  <*»».>  :  fc»»  .-  JPV?/*'?»  s  AÄ.P-Jih'H  >  o»r  •■  mc-'i  :  *"?/*•  ••  flJuf<-0A. 
9"  ::  fl)A"7  :  Ah"»'  '•  h'T/'lA  ■  a>M'  :  h,i:9°?tl  •  Hh^-Arh.^  »  AIM"  «  flU-ll^  i 
A?ih.T-  :  fl4»£'"»  »  hlH.Mlfh.C  •  Oh"»  :  W-A-  •'  H7'fK-  :  hlW.lh  '■'■  <ö%fl»{P  :  (Df* 
*rh  •  £C/">  :    tflh-  •■    linrh./.   ■   £-flA;J">  :   (Mlffbl  »   fc.»?*  i   htm  :  KJ.l^ir  : 

(\hs< ~tiM°  •  mhnXih  :  -fl,h./.  ■  i-nx  «  ffl^Ae  «  iti»  ••  «wut  «  ma  >  w- 
A-  •■  ?°£-c  ■■  äoa-I"  :  v  j  «»JiAe  :  -fl-j-c  ■  fflÄr/iJ-  s  0D]nA.'f*  ■  ou:*  «  'fl>u/.f,  ■• 

//>.    V7/*"]  P  om.  —  ib.  anffhw^]  A  «mAJitl*.  —  Ä.  fl>n<f.  "/.e^V.]  A  om.  5r..  —  li.  OT/"/h"?]  A 
T"iiA1.  —  ib.  '»Art  :  h.P-rt.eft]  A  ftvnyn.  —  ib.  •W/*']  P  o/».  —  ib.  aor'thli']  A  ?"fiWi"».!  ntf-rt-  i 

5>"flWi°/.  —  //'.   >.P  :  »/)>-<{.■>  "  (A  *A4.->  :  Sic)  .ß>,-t  !  «n-flt  :  aoKihi.   I  irrtA"/]  P  OW.  —  2ü.   r»Ji"/] 

A  a>r>>.  —  /A    a»*a»-liA*i]  A  o/n.  i..  —  ib.  «■*.-{.■>]  A  »A.<{.^.  —  27.  n>iü-]  A  h.r-n.fn.  —  Ä.  «> 

£■><!¥]  P  WÄVC1-.  —  I*.  »f-o»-]  A  >»•••».  —  IÄ.  »/h-f.T-]  A  »A-f.*.  —  l'J.   >,fl<!h.A]  A  .RfU-h,A. 

XXXVI,  1.  hAun]  A  All ii.  --   #.  ■>-m»']  A  J"?!»'.  —  2.  ö»A£]  P  «»-rt-Ä.  — //'.  ».-"/."lA] 

A  Ji»lTA.    —  //>.  fflrtt  s  JbCiTpf)  :  ll^y-fl^V.  :   All-Y]  P  O/».   —  «Z>.  fltl«»  '  tf"rt-  :   II7-IK.  i  hfl^O«] 

P  o/w.  —  ;'6.  Win)}»]  A  mtnun-jp.  —  //>.  Ä-flA^V]  A  .e.-dA.-J-"/.  —  ib.  hj6"V7/*']  A  o/n.  h..  — 
3.  post  flJh-nxvi-  A  add.  ^rr".  —  ib.  öo»iAf]  A  «»«a.-I\  —  ib.  »DJiAt]  A  fl»«i. 


roi  'Iyosyäs.  Tous  les  princes  et  (toutes)  les  princesses  reciterent  cette 
lamentation  sur  le  roi  'Iyosyäs  jusqu'ä  ce  jour.  On  prescrivit  cette  lamentation 
ä  tout  'Esrä'el.  Voici  qu'elle  est  eerite  dans  le  livre  des  Lamentations.  -°Les 
actions  de  'Iyosyäs  et  sa  conliance  sont  ecrites  dans  la  Loi  du  Seigneur.  -7  Ses 
autres  actions,  les  premieres  et  les  dernieres,  voici  qu'elles  sont  ecrites  dans 
le  livre  des  Rois  de  'Ksra'el  et  de  Yehoudä. 

XXXVI,  '  Le  peuple  du  pays  prit  'Iyo'akäz,  fds  de  'lyosyas,  l'oignit 
et  letablit  roi  a  'IyarousAlrm  a  la  place  de  son  pere.  2 'Iyo'akäz  6tait  äge 
de  vingt-trois  ans,  quand  on  lc  lil  roi.  II  regna  trois  mois  a  'Iyarou- 
sAli'tn.  Le  nom  de  sa  mere  etait  Amitäl,  lille  de  'Ermeyäs,  du  pays  de 
Lebounä.  II  fit  le  mal  devant  le  Seigneur,  sclon  tout  ce  que  ses  peres 
avaient  fait.  Le  pharaon  Nöka'ou  le  üt  captif,  l'emprisonna  au  pays  de 
DablatAn  dans  la  terre  de  'Emät,  pour  qu'il  ne  regnat  pas  a  'IyarousAlcm, 
'et  l'emmena  au  pays  de  Gebs  (Egypte).  Lc  roi  d'Egypte  iniposa  sur  tout 
le  pays  un  Irilmt  de  cent  talents   d'argent  et  d'un  talent  d'or.   l  Le  pharaon 


in 


"  p, 

107  v*  a. 


[243]  LIVRR  SECOND,  CHAPITRE  TRENTE-SIXIEME.  763 

d.Cri   i    JiJlh«  •   hf-hP-M  ••  ö»A£    •  KWh  '  TT-»»    •'    t&*  :  "*"*'*  ' 

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f  :■•  fl»-n<v.5:  •  fflöu:*  :  «dimmp  ••  M.c.Pi  ■  aihrhav/  •■  MiH-  ■  rw  ■  ;J-i 
5  -n?»  i  unA-fl*  i  n<.c  •  A<tc/"i  i  ??*«*•  »  "Miä*  •  »w-ä*  !  §§  '•  n^^n  •'  T^*  : 
£u»n  -  mM-i^n?».  i  <dc+  :  mnw.  i  i^-w-a- 1  JwiiHn  i  '/°ä"C  i  h«w  =  ?o-n 

f  ■■  Ad.CP'i  ■■  tfih*  «  W  »  ö'Aft  i  Äfli/j  ■  ^oo-l-  i  h<»>  *  f}1/»9*  :  AAi.P-J» 
'fei'"  !  »Ä  !  0i"°'\'  •  V0?!*'  ■■  n\.f<-AA.y°  a  fl)ft"7  i  A?iöd-  ■■  H*l«5-  i  ö>A'J"  > 
iCjPA  i  HM'Vndt.l  i  ^"7h  s  (Di-fl/(.  :  AKtU-t  ■  «*£■««'  ■  hin.MMi.c  ■  nh«»  •• 

10  w-a-  s  imK- :  hn«ei>  ••  mrio«»«pdAjh  i  o»x*h  ■  vn*Yi£,vxc  i  tu*»  :  am-? : 

fl»-ft-|*  :  fÄT».  i  J&lM  ::  fl)>fl/.  s  MB  *  £*+*£  !  Ar*  *  j!  *  9^+  !  fO-MItf»  = 
*,9°fcU-  "•    ffl^fl>   :    ?,«7ll.A,nrh.C   :    *40A.I>  I    tlAW>   •■    <D£J+  :    A*V£)  ■    (O 

&S+  i  •flrh./.  i  rh-n  i  <d^*+  i  of"*  ■  fl'hA  :  n,h,<:  ■  aicy  •■■■  <dca*  ■  ?»r 

4.  k»ih.]  P  knv  —  //>.  A.v-h.'1-nv  :  waä  :  h.v-fi.eA  »  ■»*"»•  ■  £«■*]  A  Ah-A^ir  ■  M-o-  >  Ah.f- 
wn  :  fijBiws.  —  j'ö  m-nm]  P  m-^m.  —  //;.  Ah.v-h'fty"]  A  a^a^*?".  —  i&.  fifrfij]  A  f->.*y°.  - 
ä.  <DAh.rMni]  P  wAh.f>,mi.  —  //'.  >/w^]  P  >/Mh.  —  i*.  "»nur  >  i-t]  A  i»t  >  nur.  —  ib.  m-fl 
«i] P  ffl-n<-ci.  —  ft.  post  <dwc+  A  tfrfrf.  >..  —  ib.  aacvv]  A  a>-m»»  ■  "/n»  ■  äc^'V.  —  /'*.  mV- 
A-  :  SS]  A  (Obß.  ■■  Wft-.  —  ib.  tohMp-tth.1  P  «DWH-jJHh.  —  ib.  V.TW-A-  ■  hAHJI  =  «C  '  In«»  ■  f»n 
jp]  p  0/„.  _  5.  fl,AjC]  p  n^rt-^.  iJ.  ^o»*]  P  ^o»1-.  —  Ä.  ^'»I/^F]  A  Wir.  —  ib.  Äk.f-Mf] 
A  o./ra.  A.  —  ?'*.  ante  Tws  P  rt<W.  w.  —  ib.  nh.f<.0A.!T]  A  nh.fiOA.i'"  sie  —  Ä.  iin/-]  A  iin 
<!..  —  j'ä.  kn^n]  A  i.e.? pi  sie  -  //-.  aMu.  •■  a>.h.->]  A  <D7-ni  :  htut.  —  ib.  n-n-  i  in-n<.]  P  owi. 

i*.  Yfni£?*c]  A  vn-  i  mÄV  ■  xc.  —  /*•  ?"«<!  ■  .eo-s]  A  jrjtc.  —  ib.  toiiu  >  t^n  ■■  .eli+>.e  ■■ 

A»*  :  £  :  «Von-I-]  A  «D/Il^  I  E^O»t  =  >i"VH  :  Jßt+>JB  I  A-*.  —  «'S.  >iy"kl>-]  A  >»»~->0.U-.   —  ä.  HA^'K^V] 

P  HAJW*.  —  *■  A^*i:.f>]  P  hilir^.  —  «*.  fflA.Pt  i  ■fl'W.]  P  Offz.  —  ib.  ante  T*MI  P  «<i^.  m. 

Nekä  ou  etablit  Iyo'aqäb,  fils  de  'Iyosyäs,  roi  de  Yehoudä  ä  la  place  de  son 
frere  {texte  :  pere).  Le  roi  d'Egypte  cliangea  le  nom  de  'Yo'äqib  eu  'Iyo'aqim. 
Le  pharaon  Neka'ou  prit  'Iyo'akäz,  son  frere,  et  Temmena  au  pays  d'Egypte 
oü  il  mourut.  On  donna  de  l'argent  et  de  l'or  au  pharaon;  des  lors  le  pays 
commenca  ä  payer  le  tribut  d'argent  au  pharaon  roi  d'Egypte.  Chacun 
donnait  en  proportion  de  ses  biens.  On  recueillait  Tor  et  l'argent  de  tous  les 
peuples  du  pays  pour  le  donner  au  pharaon  Nekä'ou.  5  'Iyo'aqim  etait  age  de 
vingt-cinq  ans,  quand  on  le  fit  roi.  11  regna  onze  ans  ä  'lyarousälem.  Le  nom 
de  sa  mere  etait  Zakärä,  fille  de  Neryäs,  du  pays  de  Rämä'.e.  11  fit  le  mal 
devant  le  Seigneur,  selon  tout  ce  que  ses  peres  avaient  fait.  Dans  les  jours 
(de  son  regne)  Näboukednasor,  roi  de  Bäbilon,  vint  dans  le  pays  de  Yehoudä. 
('Io'aqim)  fut  (fidele)  ä  servir  (le  Seigneur)  pendant  trois  ans,  (puis)  il  se 
detourna  de  lui.  (Alors)  le  Seigneur  envoya  *  contre  lui  les  Kaladawiyan,  *  p, 
les  brigands  Saräwiyän,  les  brigands  du  pays  de  Mo 'ab,  les  enfants  de 
'Amon  et  ceux  du  pays  de  Samäryä.  Apres  cela,   ils  s'eloignerent  selon  la 


107  v°  a. 


764  LES  PARALIPOMENES.  [244] 

£*V.  •'  1IY1-  •  +A  :  tthtm  :  fPf\  :  Jh"lH,h(\<l*C  !  lifth?Wo°-  :  AhlttC.-hlh  '• 
Vn.jP'l-  ••  aKl&U  ■  o°0\'  ■•  h'W.h'ttth.C  •■  lMfl>P  «  <\ÖA  ■  £U*i  ■  hw  ■•  ^Cltf  • 
hir+Ä«»  :  7?,.  :  flj»*n-  :  fciMU'o»-  •  aMMi"  :  tf-A*  !  H"MK-  :  ö'Jlh'J-l-  :  -flÜ* 
'V  •  £ir  ■■  }juii  i  iM'1nA<D  i  iifcfc  ■  hs-Mil)°  ■■  aw»Afc  i  AJfc.f{-4A£"  ■■  £«•»  • 
>ju/i  i  «BÄiA+Ä  i  ?.°i»i.-?i-nrii.(:  i  h«»  i  .e.i*T:{"ö-  - "  öhjci  :  ma.h-  ■  vn-iriÄ- 
«täc  :  'ji-i*'  ■•  nn.A»'>  =  mhttc  ■  n^'p+^'i-  >  «»flirte  •■  -üiiw.  ■  nn,A-"j « 

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//).  -im]  a  -li-v-i-.      ä.  nn>i.e'i:u'o»- 1  iMinct»  ■  >n..i'-v]  P  o/w.  —  ib.  i>a«j>]  P  oah».  - 
/A.  )iö»  :  fei*  i  n9"'l'.e;o»  ■■  7H-]  P  oi».  —  ib.  hnoiro»-]  a  haia-  >  hr"Hi..  —  ib.  in-n<.]  A  in-ii 
^.  _  ,7,.  ^iH-^]  A  -mi;!.  —  ib.  -»juTi]  P  om.  —  ib.  H+Y»«<»]  A  tino<n.  —  ib.  n~h.ej  A  om.  — 
ib.  )i.r-vi:r]  P  h.jp >>■!:?" :  A  KAybV.  —  rö.  wn>A>i]  A  «»Ah.  —  6.  TlHiftTM]  A  fO-UjOX 

(;#  _  ib.  nonl-l-rlrl-  I  rBfl>n<p.  i  -flfh.^]  A  no»<P*At  '  Wil.V  i  tt,\\VX):  '  •IKJi./..  —  '■  mtf-ft»  '  "»Tf  I 
I1.I-    :    >.'7ll.v>l^h.C]   A    (n^jF'-'/ff  i  IUI-   :  V71I.MM1.I:   i  «oft*    i  VII-   s   h£>^K  ■■•■  -ll.hV.  i    ll(l.A»-/  Sit". 

—  ib.  n.+]  A  o/n.  —  //'■  «nl11»"]  A  «i?l.-.  —  8.  +c*]A  ici-.  —  ib.  h.v-M:r*~\  A  h.fh*;'". 

IÄ.  «ntf-A]  P  mtf-A".  —  '/>.  pOSt  >,)■"/■  A  "(W.    tf-A-.  //'.    «*■*■>]  A   */b-f-^.   —  ib.    ttaofcthi.  : 

P^-  ■■  >.a]  P  oni.  —  //».  wh+.r'~\  A  »..fh^y0.  —  //'.  h.e.vv.fft]  A  h.vv.en.  —  9.  °v«n.i-]  p 
•Vod-i-.  //).  AK.e.t''V.i'ft]  A  Ah.f-YiVfi.  —  //'.  «•Du".'.]  A  m",r3/..  —  ib.  mviU-  ■■  KMl¥]  A  min 
/.  ■■  Mi.1".  —  II».  ()«»■>]  I»  am.   —  ib.  VIMljeYKC]  A  Vll-7i.P.>^f..  —  i'6.   "/l/"]  A  Vl-w  ■.  il(UP7r. 


parole  du  Seigneur  qui  (fut  transmise)  par  riutermediairc  de  ses  serviteurs 
les  prophetes.  Toutefois  la  colere  du  Seigneur  etait  sur  YehoudA,  de  teile  sorte 
qu'il  les  eloigna  de  sa  face  ä  cause  de  leurs  peches,  ä  cause  de  tout  ce  qu'ils 
avaicnt  fait  et  a  cause  dti  sang  innocent  qui  avait  ete  rcpandu  en  abondance 
par  la  inain  de  'Iyo'aqim,  (car)  il  avait  rempli  Iyarousalem  de  sang  innocent ; 
(cependant)  le  Seigneur  ne  voulut  pas  les  exterminer.  'NaboukednaRor,  roi 
de  Bäbilbn,  monta  contre  ('Iyo'aqim),  le  chargea  (texte  :  le  lia)  de  chaiaes  et 
l'emmeaa  au  pays  de  Bäbilon.  711  (emporta)  tous  les  vases  de  la  maison  du 
Seigneur  qu'il  mit  dans  la  maison  des  idoles.  8Les  autres  actione  de  'Iyo'aqim 
ainsi  (jue  toutee  qu'il  a  fait  n'est-ce  pas  ecrit  dans  le  livre  des  evönements  qui 
(eurent  lieu)  aux  jouis  des  rois  de  Yehoudä?  'Iyo'aqim  s'endormil  avec  ses 
peres.  II  ful  enseveli  avec  ses  peres  au  pays  de  Gftoozän.  lyekonyas,  son  Bis, 
regna  apres  lui.  ''  'Iyekonyäa  etail  age  de  Im i t  ans  [texte  :  dixhuit),  quaud  oi» 
le  lit  roi.  II  regna  trois  mois  et  dix  jours  ä  'lyarousäleni.  II  lit  le  mal  devant 
le  Seigneur.  '"Comme  l'annee  s'aehevait,  le  roi  Naboukednasor  (le)  üt  emme- 


10 


[245J  LIVRE  SRCOND,  CHAPITRE  TRENTE-SIXIEME..  765 

nil.rt"'*  ■  iTAA  «  '}*PjPü-  :  iifnVA-ai-  -.  Hi/A»  ■  a>-i\l'  •■  0.+  « fc*7H.MlA.C  •■  to 
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10    h-tt,h.i:  i   iM^ft-AA.?0  ::   ''fllrfOflJ  :  fclll.A'flrli.C  i    (l?ifc  I  HU?-fcU-  i  MM  ■  £7 
£A  :  -'itt.irao.   :  a»MU  :    ££>  :  Aftfcfclh  i   hhan  :    £j>°Ah  i   AHIl  ■    ll.hll-  :    <» 

A*.P.A/:w-  «  "  flilMm.  :  j&AJh*  ■  fl>£AA+  i  AAA  •  Ah»l>.i>«  ••  A?i«7II.Vn<h.C  • 
tapsi-H-  •  Pl-tv  i  fl>.fcAA*  i  4AA  i  VII.  ?-/:»>■  i  fcAh  :  llÄVh  ■  *ß»0-f-  i  V7H.     *  p 

107  v  b. 
Ä.  'V«P^]  A  'V'P.ft.  —  ib.  Hon'^-l-n»-]  I'  07«.  ii.  —  ib.  tn-fi-r]  P,  A  om.  —  -  j'i.  m>°/i»']  A  in 

jvwr  i  a.  —  ib.  Ah.fhty]  P  Ah.fn.pn.  --  //>.  mi-u-]  A  om.  —  11.  img]  P  t.  —  12.  i\h.c 

•TLjPfl]  A  AÄ.cyyfl.  —  Ä.   »fLjE  ■•  mtOiVph  ■•  MH.MIA.C  >  mhj  P  O/TZ.  —   13.  Aon'HA]  A  P0A-. 

—  IÄ.   Vn-TIÄVÄC]  A  TIHIJCWC.  —  IÄ.  "/W']  A  ■V7-1W  s  iin.A»-V.  —   ib.   HW/hft-]   P  «Dh?"-tA». 

—  //;.  ioA|l>.]  P  O/M.  —  ib.  post  mAfl7.  Xadd.  hX"iO.  —  ib.  Vi«»  :  h^ftl-önfT  i  VII  i  >i'7ll.h-n»li. 
C  :  h?"AVl  :  >ifl<{>bA  :   (A  fitU-KA)"]  P  om.  —  14.  mviUV».]  P  ff>»iMVI->..  —  ib.  5»"£-r.]  P  o/w. 

—  ib.  öAm/]  A  öAm-V.  —   ib.   cvfn]  P  r.ti-rt;  A  nctf-A«»-  ■  A.  —  ib.   fc/hH-fl]  P  h.tiHll.  - 

IÄ.    III1?».P<.AA.5'"]    A    OOT.    II.    —    15.   I1J..P.    ä   Vn..etlh]   A     l)}i.W«°-   ■   AXI^-tO.    —    ib.   Jx(\ao    : 

jWAl»]  P  o/«.  —  ib.  Anin  i  H.J.O-]  P  «paa-im.        iä.  «»A^jtAt»"]  P  om.  »da;  A  fl>A-l'.e.A/-  ■■ 

H.hlK  —  16.  lD,f.AA<l!]  I1  «BKAA*  sie.    —  ib.  a»jßfll-»]  A  «iö»'/"/-.  —  Ä.  m.C.AA'l:]  1*  tf> p,(\l\<\:  sie. 

ner  au  pays  de  Bäbilon  (et  fit  empörter)  les  vases  precieux  qui  etaient  dans  la 
maison  du  Seigneur.  Sedeqyas,  fröre  de  'I)*o'aqi>m,  son  pere,  regna  sur 
Yehoudä  et  'Iyarousälem  apres  lui.  "  Sedeqyäs  etait  äge  de  vingt-et-un  aus, 
quand  on  le  fit  roi.  II  regna  onze  ans  ä  'Iyarousälem.  I2II  fit  le  mal  devant  le 
Seigneur.  II  n'eprouva  pas  de  honte  devant  la  face  du  prophete  'Ermiyäs,  ni  au 
sujet  des  paroles  du  Seigneur,  ,:ini  en  se  revoltant  contre  le  roi  Näboukednasor 
qui  lui  avait  fait  jurer  (iidelite)  au  nom  du  Seigneur,  son  Dieu.  (Mais)  il  raidit 
son  cou  (et  endureit)  son  cceur  pour  ne  pas  se  tourner  vers  le  Seigneur, 
Dieu  de  'Esra'el.  ''Tous  les  nobles  de  Yehoudä,  les  pretres  et  le  peuple  du 
pays  multiplierent  les  transgressions  selon  les  abominations  des  nations  et 
souillerent  la  maison  du  Seigneur  qui  etait  ä  'Iyarousälem.  l:'Le  Seigneur 
envoya  (des  avertissements)  par  l'intermediaire  de  ses  prophetes,  en  se  mani- 
festant  de  bonne  heure  ä  eux  et  en  depechant  ses  messagers,  car  il  (voulait) 
epargner  son  peuple  et  son  sanetuaire.  ,6(Mais)  ils  se  riaient  et  se  moquaient 
des  messagers  du  Seigneur,  meprisaient  ses  paroles  et  se  moquaient  de  ses 
prophetes,  jusqu'ä  que  *  la  colere  du  Seigneur  arrivät  contre  son  peuple  et  107  v'b 


766  LES  PARALIPOMENES.  [24(3] 

h(\<h,C  •■  AÖA  ■  Alffl  :  U.fcU-  :  hl\\l  :  A.?.hOH»>  •  &.0*t\  =  " IDhVXh  "  AÖA» 
lf0».  :  IT-W  :  hAÄ.P'J  :  ffl+'fA  >  fl,/.H"fcl/,tf»-  '•  flA£T-  «  nn,1*  ■  4*Ä-A'fclföi>-  « 
fl»Ä.90A»i  i  AA,£,*,pft  ■  "JT-y-ö».  .-  fl)Afc«7"JA.l/'tf«>-  •  K00^  '  fl»AM<-*l.tf,<»0- 
fc   •■  (ort4}.  ■•   -nrh,(?<n>-  ••  fflAVf-A-o»-  •■  «rom?1"»-  .•   fc'lll.fi'fUh.C  i  nhR^lfö»-  « 

l8fflh"-A- :  -><p,e-i-  •■  n»+  s  hiiiA-fl'h-c  ■  on.e  ■  ©-jh-A  ■  maoni-a-t-  ■■  Hivr  •■  5 
h^ii.^'drh.c  i  fl»Hfl.+  i  IT-/"  ■  fflöomn-f*  s  onjM"  •■  ine  ■  <dA£  ■  -aa.*:  ■ 
nn.A»'} «  "flJÄo»-op  :  n,+  i  hin.h-ttth.c  ■  nhA-r  ■  mh^A  i  Ä/.4.1:'/ »  aä. 
e<-AA,ir  ■  öi'j'pe  ■  frjeA-ty  s  hö7A>  ■  °  ©a>A£  1  xa  ■■  -rcf  >  -fl*h,/.  i  nn.A» 

->  :    fllJn'JJ»»   :    A£«fc*  ■    hlttC-l'    ■   ?iAh  :    -jT-'/'O»-  s    A°M-1tf  ?   S  21  h"»  :    .ft-ll* 

/li  •  ,+A  ■  h°l\i.h-n,tui:  ■■  ttfthi-ih  ■  AJbCi^A  ••  htlh  •■  VPflJhT.  •  9°£C  ■  A-7  10 
•n-r  ■  iLÄy  ■  h«°  1  ***rtl*fl-Th  •  11W-A-  ■  »«"PAA  ■  l«p«5?  s  ftHl^f-  ■■  Mih  ■  ^.1- 

<CÄ5T  :  G  :  «}oi»'>  «  "  n+^W.  ■■   *>»"!"  ■  *(?A  «   "JT-IP  :   4-Cft  ■  hf-Vfll  «    flÄ* 

/7>.  '»ort  1    "MM  1   UM*]  P  om.  —  ib.   h.,enaK>]  A   hjfrCBH.  —   17.   iDhywh]  A  fflOCI. 
—  //->.  kia^jp-/]  P  A-Cii.  —  ib.  na.e.v  i  MM"  ■  ■>£<i-f:i/,«'>-]  P  o/w.  —  ib.  mh.9°!M'2  A  a»^«» 

Vt>.  —  ib.  h.o<><]i£  ■■  <nAhÖ<-7.l/*o">-iL]  P  om.  —  ib.  fllrt-S-]  A  toli.e^af..  —  ib.  IDMt-fr-ao.  :  an 
»ll}Pö»-]  P  Atf-A»«»-   :  (Otmm^ao-  ;  A  «Dtf-ft-oo-  :    >,°/-()>i.  —    //).    ri«7H.Ml,h.C]  P  '»«•    —    'A.    flTiÄ'Rtf' 

»»•]  A  a»-n-l-  :  Ve..!/"«"»-.  —  18.  mWft»]  A  fl>WA\  —  ib.  VP^t]  A  'V«PP.  —  Ä.  OILf  ■  a»"**.fl]  A 
",(1..«.  :  m"/>,.fi.    —   //).   iDai>in-ni-]  A   ('/«.    cd.  —  ;7>.    rallfl.-/-]  A   (uomn-flt   i    IM".   —   ft.   """* 

iniit  :  oii.c.i-  :  inc]  A  fliaoin-d-i-  .•  ru-i-  >  ■^ii.p.po»'  •■  o»h^A°.  —  19.  nM*]  A  o/«.  —  ib.  mh 

■/Wirt]  A  m>i!r/lirt»'V.   —  ib.  MAA:'I  ■  rth.f^'irt.i»"]  A   fth«.1-   i    A.P<.rtrt,y".  —   //».    mTr<pp  s   «l-.e-A 

20.  iiifjirt.e.]  P  a>m{\.<i..  —  ib.  n<n.fiv.p"i~\  A  l\a%Ha>'fy .  —  21.  post  t\h,C.r?ü  A  add.  >n..ß. 
(7*.  >iftii]   A  n«».  —   //'.    I.'P'BV]  A  WP.'/  sie.  —  ib.   rt"/n.M-]  A  ft-vn.i-tv.  —  '7>.   .^'.•'^^Xi',•] 
A  -I-V.?,"11- .  —  ib.  ",oi.^-]  P  °,a»-\-.       22.  n+^"7.e]  A  ll^-ST.. 


jusqu'ä  ce  qu'il  n'y  eüt  plus  de  remede.  ,7Il  fit  venir  contre  cux  le  roi  des 
Raladewon  qui  tua  leurs  jeunes  hommes  avec  l'epee  dans  la  maison  du  sanc- 
tuaire.  II  u'epargna  pas  Sedeqyäs,  leur  roi;  il  n'eut  pitie  (ni)  de  leurs  vierges, 
(ni)  de  leurs  vicillards;  on  (les)  ernmena  dans  le  pays  (des  Kaladewou);  le 
Seiffneur  les  livra  tous  entre  leurs  mains.  l8Tous  les  vases  de  la  maison  du 
Seigneur,  grands  et  petits,  les  tresors  de  la  maison  du  Seigneur  et  de  la 
maison  du  roi  el  les  tresors  des  grands  de  la  ville,  (le  roi  des  Kaladewou  les) 
emporta  au  pays  de  Bäbilon.  "II  aneantit  par  le  l'eu  la  maison  du  Seigneur, 
demolit  les  murailles  de  'IyarousAlem  et  detruisit  les  vases  sacrös.  2"U  ern- 
mena les  survivants  au  pays  de  Bäbilon  qui  devinrent  ses  esclavcs  et  ccux 
de  ses  lils  jusqu'ä  (l'ötablissement  du)  rpyaume  des  Medäwiyän,  "  afin 
que  s'accomplit  la  parole  du  Seigneur  qui  (avait  öt<5  dite)  par  la  bouche  de 
'l'lniH'vAs  :  o  Jusqu'ä  ce  que  la  terre  ait  celebre  ses  sabbats,  (car  eile  dut) 
observer  le  sabbat  pendant  tous  les  jours  de  la  (te.vte  :  sa)  captivite,  jusqu'ä 
ce  que  soixante-dix  annöes  aient  ete  accomplies.  »  M  La  premiere  annee  de 


[247]  LIVRE  SECOXD,  CIIAPITRE  TRENTE-SIXIEME.  767 

rh  •■  at-td&oo  .-  *A  :  MU.h'ttih.C.  «  MMih  i  A^CJ^A  ■  *fl.p.  s  mhi^h  > 
hltt.h-ttih.c  i  <n»?£A  •  A«fc(?ft  ■  VN»«  «  4CA  ■  aihim  •■  .e.finyi  ■■  oi-fi-f-  ■■  tf- 

A«  •  ÜdtOhC-t  :  1«7l»»  :  )l.hl)<  >  II'/dJMiVV  "  ?T>H  »  £-flA  ■  M  h«i"H  :  f.ß,  i  «fe 
(?A  :  >*M*>  :  4c:ft  l  Atf-A-  :  M/"+  ■  '^ÄC  ■  <BÜfl\  >  fflfcAAnifc  :  Jtlll.fc 
•ll,h.C  i    Ä^tl  i    fl°7£  i   rOfll-h-J-Ji  i  JtliHfc  :  X\tm  :  fc/h'Jft-  :   A-'fc  «   0,1*  •   ÜhS 

<-oa.9°  ■■  n-nw^  s  jr« .p,  v.  tm-,.  ■.  ?,}h  «  Äirw-A«  i  ftjMM  ■  hau-  ■  haihd-?  « 

fl»JRlfh*>  i  h1\l.ii(\<h,C  ••  9°AA.U-  i  at?„hC  '  mf-AilK  " 

ib.  a>W/*Mh]  A  o/h.  <d.  —  ib.  ooVAP]  P  «n>Tr<tfl.  —  23.  cohfMWnfc]  A  «ohnAfli»..  —  ib.  to 
«n-Jifci]  A  oi».  X.  —  ib.  WH]  A  o/n.  —  j'J.  /,,'j,iiii]  A  Aiin.  —  /A.  post  hjrthh-'V  P  arfrf.  «»A 
Mi.  —  ib.  m.ariTr]  A  o/«.  <u.  —  ib.  ante  Wn.Vfl#h.c  A  add.  rt.  —  ib.  post  «brWjv  A  aaW. 

Qiros,  roi  de  Färes,  apres  que  la  parole  du  Seigneur  qui  (avait  ete  dito ) 
par  la  bouche  du  prophete  'Ermeyäs  fut  accomplie  et  realisee,  le  Seigneur 
suscita  l'esprit  de  Qiros,  roi  de  Färes,  et  (lui)  ordonna  de  faire  une  procla- 
mation  par  ecrit  dans  tous  les  pays  de  son  royaume,  en  disant  :  «  23Ainsi  dit 
Qiros,  roi  de  Färes,  ä  tous  les  rois  de  la  terre  :  Le  Seigneur,  Dieu  du  ciel, 
m'a  charge,  m'a  donne  pouvoir  et  m'a  commande  lui-meme  de  lui  bAtir  une 
maison  ä  'Iyarousälöm  dans  le  pays  de  Yehoudä.  Quel  est  donc  celui  (d'entre 
vous)  qui  est  de  son  (texte  :  de  tout  son)  peuple?  Que  le  Seigneur  soit  avec 
lui,  qu'il  s'en  aille  et  qu'il  bätisse.  » 


APPENDICE 

TITRES  OU  ARGUMENTS  DU  MS.  N°  94  DE  PARIS 


Dans  les  marges  superieures,  rarement  dans  les  marges  inferieures',  le 
manuscrit  de  Paris  n°  94  (Zotenberg,  n°  5)  presente  nn  certain  nombre  de 
titres  ou  arguments  munis  le  plus  souvent  d'une  cote.  Le  scribe  les  a  trans- 
crits  avec  beaucoup  de  negligence. 

Le  livre  I  (IT.  75  r°a  — 91  r°  b)  contient  treize  arguments  distribues  sans 
reeularite.  Trois  d'entre  eux  ne  sont  pas  cotes.  Aux  fol.  du  debut  (ff.  75  r°  a 
—  83  r"  a)  aucun  titre  ne  figure;  du  fol.  83  r°  b  au  fol.  87  r°  a  douze  titres  se 
succedent  regulierement;  du  fol.  87  r°  b  au  fol.  90  v°  b  il  y  a  interruption; 
au  dernier  fol.  (91  r°  a)  le  treizieme  argument  apparait. 

Meine  fantaisie  dans  la  cotation  de  ccs  arguments.  Voici  l'ordre  des 
cotes  :  (l)  manque,  (2)  19,  (3)  manque,  (4)  21,  (5)  22,  (6)  23,  (7)  25,  (8)  26,  (9) 
manque,  (10)  28,  (11)  29,  (12)  30  {texte  :  20),  (13)  31. 

Au  livre  II  (ff.  91  r"  b  —  107  v"  b)  les  titres,  au  nombre  de  trente-trois, 
deviennent  röguliers.  Ils  se  suivent  sans  interruption  ä  travers  tout  le  livre, 
saufen  cinq  fol.  (92  r"  b  —  96  r"  b)  oü  ils  fönt  defaut. 

Par  contre,  la  cotation  est  tout  ä  fait  desordounee  :  (1)  1,  (2)  3,  (3)  manque, 
(4)  manque,  (5)  manque,  (6)  !.'>,  (7)  11,  (8)  i8,  (9)  19,  (10)27,  (11)  28,  (12)  29, 
(13)  25,  (14)  26,  (15)  manque,  (16)  20,  (17)  27,  (18)  28,  (19)  manque,  (20) 
manque,  (21)  20,  (22)  21,  (23)  22,  (24)  85,  (25)  24,  (26)  man9«e,  (27)  21,  (28) 
22,  (29)  24,  (30)  25,  (31)26'.  (32)  manque.  (33)  manque. 

LIVRE  I 

(fol.  83  r°  b)  fl?i'H-  :  hbC&P  ••  A;J*fl+  »  XllUtfldfaf:  ■ 
(fol.  83  v   b)  Tg  ••  'W  •■  RA?  i  JJfltf-  «  ÄA-+  « 
(fol.  84  r"  a)  11X1+  '  ++A  «  H+^*+A  ■  *W»+  '  9°ftA  •  X££04C  ■ 
(fol.  84  v"  ä)  ÄÄ  ■■  'W  ■  4MB  ■  W»-  »  +V-HA+  ■  «JkfrfrhtCP^-]  ■ 
(fol.  83  r°  1»  -Äe  i  0X1+  •■  iH-TA«!"-  i  (n/V>  ATH1  = 
(fol.  85  v"  a)  Äi;  «  0X1+  •  H+VM?  ••  ?£  •  tölft  •  11X1+  ■  H+V'At"-  •• 
(sie)  rlni-n  ■■ 

1.  I.cs  marges  inferieures  prcsenlant  im  argument  sont  Livre  II)  Celles  des  fol.  96  v°  a, 
100  r°  a,  102  r°  a,  105  r°  a ;  les  marges  superieures  de  ces  fol.  sont  aussi  munies  d'un  titre. 


[249]  APPENDICE.  709 

(fol.  85  v"  b)  Kg  s  flM-l-  ■  0a>&  •■  {sie)  *C«7  •  K?WP.  "• 

(fol.  86  r°  a)  %%  •  -M  ■•  äAP  «  <tf-  •■  aifir/*  »  Trttl.Jfflffi.C  ■ 

(fol.  86  r°  b)  J1MI'  ■•  hon  :  h>7C?  »  Wh  •  AAA-f-l  i  ö»A«J.  « 

(fol.  86  v"  a)  kx  ■  flM-h  i  1<P£  •■  H'Wl  s  ^«G^  ■  AH.+  '  \al\\.h-tt<h,C  • 

(fol.  86  v°  b)  sB  :  tlM-f-  ■  1"7i*»-  ••  AAA-fl  ' 

(fol.  87  r°  a)  (n  s  {texte  :  k  :)  nfcl-f-  «  ■flA'M'  '  A.'P'G.ei  ■ 

(fol.  91  r°  a)  (Ab  •  -M  •  hö<:<L  •  Wl-  ■  i%(*  »  9  ■  9«"+  • 

LI  VRE  II 

(fol.   91  r    b)  6  '  '«1  :  AhA»  •  AA-^PI    ■  Afr-lH.Mlffi.CC  =]  h<*>  '  ha«  s 

(sie)  KA-f-cKf*  : 

(fol.  92  r°  a)  r  ■  (Mit*  »  hA  ■■  -1-+1P-  ■  AAA-f-1  ■  müM*  »  AI*  '  0,-1-  ' 

frfHLMlth.C  ■ 

(fol.  96  v°  a)  atilin  :  AA-1°1  '■  y  •  V*"!"  .- 

(fol.  96  v°  a,  marge  inferieure)  i«lo>  :  C-n0i9°  •  "/AA  «  fr^if*-!*  i 

(fol.  97  v°  b)  atili»  :  MS  '•  i^t>  ■•  WMflr  ! 

(fol.  98  v°  a)  Tg  :  ah-ii'  »  M  ■  ö»A£  «  fcll.P  <  HVJip  :  :"»9°A  ■  W**»* i 

(fol.  99  r°  b)  Tz  :  llhl-f-  »  H-f-MP  ■  Mi.  •  hM  >  1*M*»  *  £iVJ  ■' 

(fol.  99  v°  a)  Tg  :  (Diliv  ■•  p-A<PT  ■  A£*A  ■  hrPt^r?  •• 

(fol.  99  v°  b)  TB  •  'i(\  ■■  i.i(D  •■  p-AVT  "  AT  '  fr*lH.Mlrh.C  •  &aoTWA  • 

A£u-3  • 

(fol.  400  r°  a)  kz  .-  flMf-  «  ntö&ao  -.  {texte  :  nh^ao-  »)   -f-'nC  ■  9°A 

A  ■•  £tf->J  *  fr/01?  ••  JuP<-AA,iJ°  " 

(fol.  100  r°  a,  marge  inferieure)  k£  ■  ÜM-t  ■  H-HflP  »  JbAJ'A  ■  i\K?-^9°  « 
(fol.  100  r°  b)  kB  ■■  -W  •■  ili»  •  Ähll^A  i  hri  •  7x9° W*  ■ 

(fol.  101  r°  a)  gg  :  {{KM'  i  HÄ«^h0>'io  i  .GÖT-J  : 
(fol.  101  r°  b)  gl  •  n?»7'l'  >  Hfflöh  ■  A9°K-  "  Ahhll^A  s 
(fol.  101  v°  a)  i«l\p  :  hUli  s  Tr  ■■  h9°Wl"  « 

(fol.    101    V°  b)    ÄJ  :    -^n    :    -t"M.   '■    hR,Ä-  :    nh"}1*  '•    hti  -    't%aKD.  :    h9° 

(fol.  102  r°  a)  kz  ■■  n°/AMC  ■  °iao^  -.  ao^^f»-)?  ■  Afchtl  •  hV  s  1^«  s  Ä.P 

4-AA.9"  = 

(fol.  102  r°  a,  marge  inferieure)  Kg  ■•  (Wi-l'  ■  ium-t*  s  hhll  ■'  1*1-/*'  « 

(fol.  102  r°  b)  i«\o>  :  /hiifc.PA  ■•  Tfflö  :  WrKt*  ■ 

(fol.  103  r°  a)  nhl-f-  s  HAVflJ  •■  fcnH>fh  ■  ?,KO>~0'  -  Am(l.rh  •  4-A.h  i 

(fol.  104  r°  b)  k  •■  ^fl  ■•  0»Xh  '  A,*."hÄ9°  • 

(fol.  104  v°  a)  kä  •  -id  -  AAP  i  A*H*PA  •  17-/**  ■■  <oA.A.e..eA  ■  VJl^.  ■■ 

PATR.   OR.    —   T.    XXIII.   —   F.   4.  50 


770  LES  l'ARAUPOMENES.  [250] 

(fol.  105  r°  a)  we  .•  öi^ip  -•  ^Vrt.  ■'  Ig  -.  tx90f\*P.:\'  » 

(fol.   105  r°  a,  marge  in  fori  eure)  vrr  :  tlhlfl'  •  flAflJ^  ■•  HO  Aß»  '■  ?0Vrt,  •• 

(fol.  405  r°  b)  ftö  :  -W  i  KAP  i  9"VA,  « 

(fol.  105  V°  1)    fll>°?l*>  s  Ml"J  :  (/'.r/r  .  h'l°X  •■)  X*  s  M°H*E;l'  •• 

(fol.    IOC)  r    a)  KÄ  :  nh^'l'  •  aoRihd.  ■  A*7  :  H/.hfl  •■  h.A4»^ft  ■•  >IU'J  •• 

(fol.  106  r  b)  Äe  =  ([Ml  ■  foMi  ■  ittjt  •■  {sie) 

(fol.  106  v   a)  äü  •■  -IH  •  TM.  ■  Vf<h  &  hj-hfü  ■  YhP  • 

(fol.  107  ral  gg  »  llh'H-  '  HJ&fl,  •  £C/"J  »  Jifih-  >  AJUWA  i 

(fol.  107  r°  b)  m  .-  Oht-t  ■  f°l'  i  h.Vh?t\  ■• 

(fol.  107  v  a)  nh'J-f-  •  ^«.yi'jeft  ■  irt°la»  :  rmC-li  -•  aiJM-f-  ■• 

(fol.  107  v    b)  l\h'H'  i  *<?/>  : 

L1VRE   I 

(fol.  83  r"  b)  Sur  l'etablissement  de  l'arche  du  Seigneur. 

(fol.  83  v"  b)  19.  Friere  quo  fit  Däwit. 

(fol.  84  r"  a)  Sur  le  combat  que  livra  Däwit  ä    Ader'azär. 

(fol.  S'i  v"  a)  21.  Oü  Däwit  envova  des  ambassadeurs  (qu')  ou  outragea. 

(fol.  85  r°  b)  22.  Sur  le  denombrement  du  peuple. 

(fol.  85  v°  a)  23.  Sur  le  discours  de  Gäd  ä  Däwit  au  sujet  du  denombre- 
ment du  peuple. 

(fol.  85  v°  b)  25.  Sur  l'aire  de  'Ornä  'Iväbousäwi. 

(fol.  8(j  r"  a)  26.  Oü  pria  Däwit  et  l'exauca  le  Seigneur. 

(fol.  86  r"  b)  Sur  le  discours  de  Däwit  ä  Salomon,  son  fils. 

(fol.  8ü  v"  a)  "28.  Sur  les  richesses  que  laissa  Däwit  pour  la  maison  du 
Seigneur. 

(fol.  86  v"  b)  29.  Sur  la  royaute  de  Salomon. 

(fol.  87  r"  a)  30  (texte  :  20).  Sur  les  pouvoirs  des  leviles. 

(fol.  91   r"  a)  31.  Oü  miMirul  Däwit,  apres  avoir  regne  quarante  ans. 

LI  VRE  II 

(fol.  *.M  r°  b)   I.  Ou  Salomon  implora  le   Seigneur,   lorsqu'il  lui  apparut. 

(fol.  '.>:>  r°a)  :!.  Sur  les  serviteurs  de  Salomon  et  sur  la  construetion  de  la 
maison  du  Seigneur. 

(fol.  '•'(')  v"  a)  Regne  de  Salomon  pendant  quarante  ans. 

(fol.  96  V  a,  marge  infdrieure)  Regne  de  Robe 'am,  troisieme  (roi)  depuis 
Däwit. 

(fol.  97  v"  b)  Regne  de  'Abiya,  quatrieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  98  v°  a)  15.  Sur  le  regne  de  'Asa,  Ria  de  'Abiya,  cinquiemc  (roi) 
depuis  Däwil. 


[251  APPEND1CE.  771 

(fol.  99  r"  b)  17.  Sur  ce  quc  Anäni  prophetisa  ä  'Asä,  roi  de  Yehoudä. 

(fol.  99  v"  a)  18.  Regne  de  Yosäfet,  sixieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  99  v"  b)  19.  Oii  Yosäfet  envoya  ä  Yelioudä  la  loi  du  Seigneur  et  des 

docteurs. 

(fol.  100  r"  a)  27.  Oü  ('lyoräm)  se  mit  ä  appeler  Yehoudä  (vers  les  hauts- 
lieux  et  ä  le  detourner)  de  'Iyarousälem  '. 

(fol.  100  r"  a,  marge  inferieure)  28.  Sur  ce  que  prophetisa  'Elyäs  ä   lyoräm. 

(fol.  100  r"  b)  29.  Regne  de  'Akäzyäs,  huitieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  101  r°  a)  25.  Sur  son  offrande  illicite  de  l'encens. 

(fol.  101  r"  b)  26.  Sur  la  lepre  surveuue  ä  Akäzyäs. 

(fol.  101  v"  a)  Regne  de  'Akäz,  treizieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  101  v°  b)  26.  Discours  de  'Aded  au  sujet  des  captifs  de  Yehoudä. 

(fol.  102  r"  ä)  27.  Captivite  (des  habitants)  de  'Iyarousälem  en  la  dixieme 
annee  du  regne  de  'Akäz. 

(fol.  102  r"  a,  marge  inferieure)  28.  Sur  l'attitude  du  roi  'Akäz. 

(fol.  102  r°  b)  Regne  de  Hezqeyäs,  quatorzieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  103  r°  a)  Sur  Tenvoi  (de  messagers)  par  Hezqeyäs  pour  convoquer  ä 
l'immolation  de  la  päque. 

(fol.  104  r"  b)  20.  Venue  de  Senäkerem. 

(fol.  104  v°  a)  21 .  Priere  du  roi  Hezqeyäs  et  du  prophete  'Isäyyäs. 

(fol.  105  r°  a)  22.  Regne  de  Menäse,  quinzieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  105  r"  a,  marge  inferieure)  23.  Sur  l'impiete  que  montra  Menäse. 

(fol.  105  r°  b)  24.  Priere  de  Menäse. 

(fol.  105  v"b)  Regne  de  'Amon  {texte  :  'Arnos),  seizieme  (roi)  depuis  Däwit. 

(fol.  106  r"  a)  21 .  Sur  le  livre  de  la  Loi  que  trouva  le  pretre  Kilqeyäs. 

(fol.  106  r°  b)  22.  Sur  la  prophetesse  Heldän. 

(fol.  106  v'°  a)  24.  Celebration  de  la  päque  par  le  roi  'Iyosyäs. 

(fol.   107  r"  a)  25.  Sur  ce  que  dit  le  pharaon  Nekä'ou  ä  'Iyosyäs. 

(fol.  107  r°  b)  26.  Sur  la  mort  de  'Iyosyäs. 

(fol.  107  vu  a)  Sur  'Ikonväs  qui  regna  trois  mois  et  dix  jours. 

(fol.  107  v°  b)  Sur  Qiros. 

1.  Ce  titre  obscur  semble  faire  allusion  au  verset  11  du  chapitre  xxi  oü  Joram  etablit 
des  hauts-lieux  en  Juda  et  engage  les  habitants  de  Jerusalem  ä  delaisser  le  temple  :  Kai 

vip  ocijtck;  litoiy,(j£v   0'V/-,).a  sv  Tat;  ttÖaeciv   'louoa   xai  i;£Trdpv;u(j£  -cou;  xatotzoCivTscc  iv     Ucou<io(Xr,a   y.at 
aTCcTtXävviiis  tov    'loüSav. 


TABLE  DES  MATIERES 

DU  TOME  XXIII 


Fase.  I.  —  LES  HOMILIAE  CATHEDRALES  DE  SEVERE  D'ANTIOCHE. 


Pages 


[Homelies  LXXXIV  ä  XC). 

Avertissement 5 

Texte  syriaque  et  traduetion  frangaise 7 

Fasc.  II.  —  HISTOIRE  DE  BARHADBESABBA  'ARBAIA. 
(irc  Partie). 

Avant-propos 181 

Texte  syriaque  et  traduetion   i'rangaise 182 

Fasc.    III.   —   HISTOIRE   DE    MAYA-IBN-SATD    D'ANTIOCHE    CONTI- 
NUATEUR  DE  SA'ID-IBN-BITRIQ. 
[Fascicule  II). 
Texte  arabe  et  traduetion  Franchise 349 

Fasc.  IV.  —  LES  PARALIPOMENES. 
{Livres  1  et  II). 

Introduction 525 

Version  Ethiopienne  et  traduetion  francaise 531 


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